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Full text of "Paris médical : la semaine du clinicien"

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PARIS  MÉDICAL 


II 


PARIS  MEDICAL 


PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis  (depuis  le  i"  décembre  1910).  Les  abonnements  partent  du 
i"  de  chaque  mois. 

Pri.x  de  l’abonnement  (/'■■  Décembre  au  3o  Novembre)  :  France,  12  francs.  —  Étranger,  15  francs. 
Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue  Haute- 
feuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 

Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  64  pages  (Prix  : 
5o  cent.  Franco  :  76  cent.). 

Tous  les  autres  numéros  ont  de  Sa  à  48  pages  (Prix  ;  20  cent,  le  numéro.  Franco  :  3o  cent.). 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 


ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX  (64  pages) 


Janvier. ...  —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber¬ 
culose. 

Février. ...  —  Physiothérapie  ;  —  physiodiagnostic. 

Mars .  —  Dermatologie;  —  syphilis  ;  —  maladi;.s 

vénériennes. 

Avril .  —  Gynécologie  ;  —  obstétrique;  —  maladies 

des  reins  et  des  voies  urinaires. 

Mal .  —  Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Faux  miné¬ 

rales,  climatothérapie;  —  diététique. 

Juin -  —  Maladies  de  l'appareil  digestif  et  du  foie. 


Juillet . —  Maladies  du  cœur,  du  sang,  des  vaisseaux. 

Août .  —  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in¬ 

fectieuses. 

Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du  larynx  ; 
—  des  yeux  ;  des  dents. 

Octobre...  —  Maladies  nerveuses  et  mentales; —  méde¬ 
cine  légale. 

Novembre  ,  —  Thérapeutique. 

Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles;  —  Pué¬ 
riculture. 


Le  premier  semestre  1911  comprend  deux  volumes  : 

'l'ome  1.  —  Partie  médicale  (614  pages) 

Tome  II.  —  Partie  paramédicale  (742  pages) 

Les  deux  volumes  «nsemble  (ils  ne  se  vendent  pas  séparément)  :  10  francs 


!..  —  Imprimerie  CKtrt, 


PARIS  MÉDICAL 

LA  SEMAINE  DU  CLINICIEN 


DIRECTEUR  ; 

Professeur  A.  GILBERT 

l'ROFiaîSEUR  DE  CLINIQUE  A  LA  FACULTÉ  DK  MÉDFXINE  DE  PARLS, 
MÉDECIN  DE  L’IIOTEL-DIEU,  MEMBRE  DE  L’ ACADÉMIE  DE  MÉDECINE 


COMITÉ  DE  RÉDACTION  : 


Jean  CAMUS  Paul  CARNOT 


DOPTER 


Professeur  agrégé  à  la 
Faculté  de  Médecine  de  Paris. 


Professeur  agrégé  à  la 
Faculté  de  Médecine  de  Paris. 


Professeur  agrég;  au 
Val-de-Orâce. 


P.  LEREBOULLET  G.  LINOSSIER  MILIAN 


Médecin 

des  Hâpitaux  de  Paris. 


Professeur  agrégé  à  la  Faculté 
de  Médecine  de  Lyon. 


Médecin  des 
Hôpitaux  de  Paris. 


MOUCHET  A.  SCHWARTZ  ALBERT-WEIL 


Chirurgien  des  Hôpitaux 


Professeur  agrégé  à  la  Faculté 
de  Médecine  de  Paris. 


Secrétaire  de  la  Rédaction  : 

Paul  CORNET 

Médecin  en  chef  de  la  Préfecture  de  la  Seine. 


II 

Partie  Paramédicale 

^  1  »  »  l)  1»  2 

J.-B.  BAILLIÈRE  &  FILS,  ÉDITEURS 

-  19.  RUE  HAUTEFEUILLE,  PARIS  - 

1911 


—  I  — 


Voir  le  Sommaire  à  la  page  III 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 


PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  lo^de  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  (/"■  Z)ece?n£>/'e  azt  .?o  A^03'e??2Ôre)  :  France,  12francs.  —  Etranger,  ISfrancs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  :  I  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  cliez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 

Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Tous  les  autres  numéros  bnt  32  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 
ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX  (48  pages) 


Janvier _ —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber¬ 

culose. 

■Février _ —  Physiothérapie;  —  physiodiagnostic. 

Mars .  —  Dermatologie;  —  syphilis;— maladies  véné¬ 

riennes. 

Avril .  —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  voies  uri¬ 

naires. 

Mai .  —  Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miné¬ 

rales,  climatothérapie  ;  —  diététique. 

Juin .  —  Maladies  de  l'appareil  digestif. 


Juillet .  —  Maladies  du  cœur,  du  sang,  des  vaisseaux 

Août .  —  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in¬ 

fectieuses. 

Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 
larynx;  — des  yeux. 

Octobre _ —  Maladies  nerveuses  et  mentales;  —  méde- 

Novembre  .  —  Thérapeutique. 

Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles;  —  Pué¬ 
riculture. 


PRIMES  DE  PARIS  MÉDICAL 

Les  abonnés  d’une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  6  fois  IJ  2 
le  prix  de  l'abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l’ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

I.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris-Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  à  ces  six  primes)  : 

1“  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
Blacque,  Instruments  de  chirurgie,  sS.  rue  Cuias,  à  Paris. 

2»  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emile 
Dupont  fils,  G.  Mathieu  fils  et  G'*,  Instruments  de  chirurgie,  g,  rue  Cujas,  à  Paris. 

3°  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  100  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne.  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4“  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  toutachatde  vingt-cinq  francs  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  5o  francs,  à  la  librairie  J.-B.  Baillière  et  fils,  19,  rue  Hautefeuille,  à  l’aris. 

5°  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  l’achat  d’une  montre  médicale  (75  francs, 
ou  90  francs)  de  la  maisim  Auhicoste,  horloger,  10,  rue  De  La  Boétie,  à  Paris. 

6"  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
CquDRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  (Pour  avoir  droit  à  celle  prime,  il  faut 
joindre  au  prix  de  l’abonnement  la  somme  de  2  f'r.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port). 

II.  Primes  offertes  en  outre  aux  1 200  premiers  abonnés  de  Paris-Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  à  une  seule  ae  ces  dix  primes)  : 

1“  Règles  plates  en  glace  de  Saint-Gobain  verre  rouge  à  base  de  sels  d’or  (valeur  6  francs) 
offertes  par  PUraseptine  Rogier  et  un  Agenda  médical  offret  par  le  Lactéol  Boucart  (ces 
deux  prîmes  ensemble). 

2"  Portefeuilles  offerts  par  le  Lait  Lepelletier  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  Lécuyer),àCarenian. 

30  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Ch.  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  I^aris. 

4“  Trousses  de  poche  pour  l’analyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosurine,  16,  rue  Charlemagne, 
à  Paris. 

5<>  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison  David,  69,  avenue  des  Ternes. 

6“  Un  colis-postal  de  15  rosiers  de  la  maison  Gemen  et  Bjuro,  de  Luxembourg.  (.Joindre  i  fr.  5o 
pour  l'embat  âge  et  le  port  du  colis  des  rosiers). 

7“  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  légumes  (25  variétés)  offertes  par  la  maison  L.  Clause,  à 
Bréiigny-sur-Orge.  Joindre  /  fr.  pour  l’emballage  et  le  port. 

8"  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Sachet,  papeterie  médicale, 
29,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

9“  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d’ins¬ 
truments  de  chirurgie,  ii3,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris. 

100  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Cooit  et  C‘“, 
Aopare'lsd--  précision,  36,  boulevard  Saint-.Michcl,  à  Paris. 

_  En  outre  les  25o  premiers  abonnés  recevront  dans  le  courant  de  Janvier  chacun  trois  estampes 
anciennes  ofl'ertes  par  M.  Brünot,  pharmacien,  rue  de  Chaillot,  à  Paris. 

hnvoyer  avec  le  montant  de  l’abonnement  la  liste  des  primes  dans  l’ordre  de  préférence.  — 
Joindre  5o  centimes  pour  les  frais  d’expédition  de  chacune  des  primes.  —  Les  primes  seront 
expédiées  dans  un  délai  de  iS  jours. 


I  Désireux  de  faire  profiter  les  abonnés  de  Paris,  de  France,  de  l'Étranger  avec  des  chances  égales  aux 
primes  remboursant  six  fois  et  demi  le  prix  d’abonnement  de  PARIS  MÉDICAL,  il  est  attribué  pour 
chaque^  categorie  d’abonnés  (Paris,  France,  Etranger)  des  proportions  équitabics  de  chaque  prime,  si  bien 
que  meme  les  abonnés  des  pays  les  plus  éloignés  ont  des  chances  d’obtenir  des  primes. 


—  II  — 


COMSTiPATMON 


SUPPOSITOIRES  LAXATIFS 

deL.  PACHAUT 


à  la  OLYCÉFilNE  et  ft  l'HUILE  de  P  ALMA-CHRIS  TI 

FORME  SPÉCIALE  permettant  l’INTRODUCTION  plus  facile  et  la  PÉNÉTRATION 

plus  profonde.  —  Effet  rapide  et  sûr  grâce  à  l’action  combinée  de  la  G-lycérin©  et  de 
l’üxiil©  de  I^alma-diristi. 

Recommandés  dans  tons  les  cas  d’ATONIE  INTESTINALE  rebelle  on  légère,  récente  on  invétérée. 

EN  VENTEDANS  TOUTES  LES  PHARMACIES  et  BU  DÉPÔT  :  Pharmacie  U  PACHAUT,  130,  BouP Haussmann, PARI». 


Le  plus  fidèle 
Le  plus  constant 
Le  plus  inoffensif 


DIURÉTIQUES 


SANTHEOSE 


SOUS  SES  QUATRE  FORMES 


PURE 

Le  médicament  régulateur  par  X"  ' 

excellence,  d’une  efficacité  sans 
égale  dans  l’artério-sclérose,  la  pré-  j 
sclérose,  ralbuminuine,  riiydropisie.  \ 

PHOSPHATÉE  V.i 

L'adjuvant  le  plus  sûr  des  cures 
de  déchloruration,  est  pour  le  brigh- 
tique  le  remède  le  plus  héroïque 
qu'est  la  digitale  pour  le  cardiaque 


CAFEINEE 

Le  médicament  de  choix  des  cardio¬ 
pathies,  fait  disparaître  les  œdèmes 
et  la  dyspnée,  renforce  la  systole, 
régularise  le  cours  du  sang. 

LITHINÉE 

Le  traitementrationnel  de  l’arthri¬ 
tisme  et  de  ses  manifestations  : 
jugule  les  crises,  enraye  la  diathèse 
urique,  solubilise  les  acides  urinaires 


s  cachets  sont  en  FORME  DE  CŒUR  et  se  présentent  en  boîte  de  24. 


DOSES  :  2  à.  4  cachets  par  joi 


PRODUITS  FRANÇAIS  - 


E  DU  ROI-DE-SICILP,  PARIS  -  PRODUITS  FRANÇAIS 


PRIX  ORFILA  de  6.000  francs.  -  PRIX  DESPORTES.  -  Académie  do  lledecine. 


DIGITALINE  cristallisée 

NATIVELLE 


Employée 
dans  tous  les 
Hôpitaux  de  Paris. 


AGIT  PLUS  SUREMENT 
que  TOUTES  les  autres  PRÉPARATIOHS  de  DIGITALE. 

-  hnnUTIons;  LABORATOIRE  NATIVELLE.  24,  pl.  ri  -  - 


LAIT  FRAIS  ECREME 

LAITERIE  MÉDICALE.  Fermes  de  Claire  et  de  la  Pommeraye 

79,  Rue  de  la  Chapelle,  79,  PARIS  (18'  Arrondissement)  —  Téléphone  440-52 

ÉCHANTILLONS  SUR  LA  DEMANDE  DE  MM.  LES  DOCTEURS 


—  111  — 


SOMMAIRE 

Programme .  . 

A.  Gilbert . —  La  clinique  médicale  de  l’IIôtel-Dieu  de  Paris.  Leçon  d’ouverture . 

P.  Carnot .  -  1-e  séné,  son  mode  d’action  et  ses  indications . . . 

A.  Schwartz .  —  Diagnostic  du  cancer  du  sein . 

Nicolas  et  Jambon -  —  Les  fards  en  dermatologie . 

Calmette .  —  L’auio-épuration  biologique  des  eaux  d’égout . 

Actualités  médicales.  —  L’accoutumance  à  la  morphine.  Un  nouveau  signe  diagnostique,  la  percussion  du 

thorax  en  inspiraiion  soutenue . 

Sociétés  savantes _ —  Académie  de  médecine.  Société  médicale  des  Hôpitaux,  Société  de  biologie. 

Société  de  pédiatrie.  Société  anatomique . 

La  vie  médicale  à  l’étranger . 

L’actualité  :  L’affaire  Crippen  et  l’empoisonne-  i  Les  médecins  au  Palais  :  Exercice  illégal  de  la 

ment  à l’hyoscyamine. . . . III  — - - j. - u... 

une  maison  de  santé _ _  .  . 

Illustratiun . 

La  médecine  au  théâtre  :  «L’homme  mystérieux». 
Connaissances  pratiques:  L’âge  du  cheval  d’après 
l’examen  des  dents.  —  Travaux  horticoles  en 

Décembre . 

L’intermédiaire  des  médecins  :  Faut-il  châtrer  oi 
fouetter  les  apaches?- 


ment  à  rhyoscyanune . 

Chronique  scientifique  :  La  composition  de  1’ 

dans  le  Métropolitain  de  Pans .  v 

Médicaments  nouveaux.  —  Appareils  nouveaux  : 
Médicaments  radilères.  —  Trousse  pour 

l’analyse  des  urines . VU 

Nouvelles  :  La  reconstitution  des  bibliothèques 
de  l’Université  de  Toulouse.  —  Un  médecin 
cha'Sé  par  sa  clie^'tèL-.  —  L’institut  du  ra¬ 
dium.  —  Un  nouveau  domaine  pour  la  maison 

du  médecin .  IX 

Diététique  :  Recettes  de  régime;  recettes  pour 

administrer  la  viande  crue .  XI 

Formules  thérapeutiques  :  Contre  la  grippe  _  Xlll 

Curiosités  :  Epigramme  sur  la  pierre.  —  Le  gout¬ 
teux.  —  Apophtegme  hygiénique . 


XIII 


chat 


apaches?  —  Comment  doit-on  se 
-  De  quelle  affection  était  atteinte 
ydropique  de  Girar.i  Dow? . 


la  femme  hydropique  i  . 

Chronique  des  livres  ;  Opothérapie,  par  Carnot. 

—  Hygiène,  par  Macaigne .  XXV 

La  vie  medico-hospitalière  et  médico-universitaire  XX  VII 
Cours, conférences, congrès.  —  Actesdela  Faculté.  XXIX 


L’ACTUALITE 


L’AFFAIRE  CRIPPEN  ET  L’EMPOISONNEMENT 
A  L’HYOSCYAMINE 

S’il  n’est  pas  tout  à  fait  rare  d’entendre  des  profanes 
traiter  les  médecins  d’assassins,  surtout  à  l’heure  du 
cigare,  propice  aux  paradoxes,  il  est  heureusement  tout 
à  fait  exceptionnel  que  ceux  qui  se  sont  adonnés  à  l’art 
médical  deviennent  vraiment  des  criminels  :  c’est  pour¬ 
quoi  le  Dr  Crippen  qui  mérita  la  corde  comme  naguère 
La  Pommeraye  mérita  l’échafaud,  mérite  aussi  les  hon¬ 
neurs  dé  0  l’actualité  ». 

Convaincu  par  le  jury  l’an  dernier  d’avoir  empoisonné 
au  moyen  d’hyoscyamine  sa  femme,  la  belle  Elmore, 
Crippen  a  été  pendu  le  23  novembre. 

Si  les  jurés  anglais  ont  bien,  jugé,  Crippen  a  commis 
son  crime  par  un  procédé  plutôt  rare.  Car  si  l’on  connaît 
quelques  empoisonnements  criminels  dus  à  la  belladone 
ou  à  son  alcaloïde  l’atropine,  on  n’en  connaissait  pas 
dus  à  la  jusquiame  et  à  Thyoscyamine  :  et  les  auteurs 
qu’on  peut  consulter  à  ce  sujet  ne  font  que  rapporter 
des  intoxications  accidentelles  que  cette  plante  ou  son 
alcaloïde  ont  produit.  Un  médecin  allemand  cité  par 
Lamaout,  dans  sa  botanique,  en  donne  ainsi  une  curieuse 
relation  :  «  L’on  servit  nn  jour  aux  Bénédictins  du 
couvent  de  Blunownne  salade  de  racines  de  chicorée  à 
laquelle  se  trouvait  méléc  de  la  jusquiame.  Après  le 
repas,  les  moines  allèrent  se  coucher  ;  peu  après  les 
symptômes  de  l’empoisonnement  commencèrent  à  se 
manifester,  malaise  général,  douleurs  d'entraille^  ver¬ 
tige,  ardeur  du  gosier.  A  minuit,  heure  des  matines,  un 
moine  était  tout  à  fait  fou  ;  on  crut  qu’il  allait  mourir 
et  on  lui  administra  le  viatique.  Parmi  ceux  qui  étaient 
allés  au  chœur,  les  uns  ne  pouvaient  ni  lire,  ni  ouvrir  les 
yeux,  les  autres  mêlaient  à  leurs  prières  des  paroles  désor¬ 
données,  d’autres  croyaient  voir  des  fourmis  courir  sur 
leurs  livres.  Tous  guérirent.  »  On  trouve  encore  dans  les 
éphémérides  des  curieux  de  la  nature,  la  relation  d’un 
empoisonnement  par  la  jnsquiame  :  quatre  jeunes  gens 
mangèrent  par  erreur  des  racines  de  jusquiame,  et  ils 
furent  pris  d’un  délire  furieux  ;  un  autre,  nouveau 
Midas,  voyait  se  changer  en  or  tous  les  objets  placés 
devant  lui,  même  les  mets  qu’on  déposait  sur  la  table  ; 
nn  troisième,  renouvelant  le  prodige  de  Circë,  voyait 
changer  en  porcs  les  hommes  avec  lesquels  il  se  tronvait. 
Ils  guérirent  tous. 

Avec  l'hyoscyaminc  d’ailleurs  les  symptômes  d’empoi¬ 


sonnement  prennent  immédiatement  une  plus  grande 
activité  que  lorsque  il  y  a  intoxication  par  la  jus¬ 
quiame,  2  milligrammes  sont  déjà  une  dose  toxique  et 
5  milligrammes  déterminent  sûrement  la  mort. 

La  belle  Elmore  a  donc  commencé  par  présenter 
un  délire  plutôt  agréable  ;  ce  n’est  que  peu  à  peu  que  des 
symptômes  plus  graves  ont  dû  se  manifester...  Mais 
Crippen  n’a  pu  publier  son  registre  d’observations  I 

Et  d’ailleurs  a-t-il  vraiment  commis  ce  crime.  Est- 
ce  d’un  coupable  cette  lettre  qu’il  écrivait  de  sa  prison 
quelques  jours  avant  sa  mort  : 

Après  de  nombreux  jours  d'attenteZanxieuse,  sans  que 
mon  innocence  ait  encore  été  reconnue  ;  après  avoir  enduré 
la  souffrance  d'un  long  procès  et  l’attente  d’un  appel; 
maigri  les  derniers  efforts  de  mes  amis,  qui  tentèrent  d'obte¬ 
nir  la  commutation  de  ma  peine,  je  me  rends  compte  que 
mon  sort  est  maintenant  scellé  et  que  je  dois  abandonner 
tout  espoir  de  vivre  encore . 

Si  j’adresse  un  dernier  message  au  monde,  c’est  pour 
le  prier  de  ne  pas  me  honnir  et  d’avoir  foi  dans  les  der¬ 
nières  paroles  d’un  condamné.  Face  â  face  avec  Dieu,  en 
présence  de  qui  mon  âme  va  bientôt  se  trouver  pour  être 
jugée,  je  maintiens  que  j’ai  été  condamné  injustement; 
j’ai  la  certitude  que  des  preuves  viendront  plus  tard  éta¬ 
blir  enfin  mon  innocence..... 

Ma  condamnation  est  une  erreur  judiciaire,  due  sur¬ 
tout  au  bruit  sensationnel  qui  s’est  fait  autour  de  ma  fuite 
et  de  mon  arrestation.  L’esprit  des  jurés  anglais  s’est  tourné 
contre  moi  à  cause  de  l’amour  que  j’ai  éprouvé  pour  une 
femme  qui  n’était  pas  légalement  ma  femme. 

Mon  amour  —  peu  de  gens  voudront  le  comprendre  ou 
le  croire — fut  un  amour  saint.  J’y  trouvai  la  consolation  de 
mon  malheureux  sort. 

La  conduite  de  miss  Le  Neve  envers  moi  a  été  admira¬ 
ble.  Sa  loyauté,  son  courage  et  son  entier  dévouement  sont 
la  preuve  de  sa  grandeur  morale.  Et  s’il  y  a  eu  une  faute 
commise  —  nous  avons  en  effet  violé  la  loi  des  hommes  — 
c’est  moi  qui  en  suis  coupable  ;  elle  en  est  complètement 
innocente . 

Dans  le  silence  de  ma  cellule,  je  prie  Dieu  qu’il  prenne 
en  pitié  tous  les  copurs  faibles,  tous  les  enfants  déshérités 
de  la  vie,  et  son  malheureux  serviteur. 

Si  Crippen  .était  innocent,  sa  fin  est  d'un  stoïcien 
si  Crippen  était  coupable,  c’était  un  homme  qui  alliait 
à  la  férocité  une  bien  rare  maîtrise  de  soi. 

Spectator. 


IV  — 


PRODUITS  PHILOLOGIQUES 

A.  DE  raONTCOURT 


Avenue  Victor- Hugo,  BOULOCNE- PARIS 


Intestinal 

MONCOUR 


l'a^TnihlT 

KXTH.ItlT  ^ 

Gastrique 

Hépatique 

Pancréatique 

ENTÉRO-FAWCRÉATIQDE 

MONCOUR 

MONCOUR 

MONCOUR 

MONCOUR 

Hypopepsle 

Maladies  du  Foie 
Dlabèie  parjpliepaihle 

DlaPÈte 

par  hyperhépaile 

Allecttons  Intestinales 
TronWes 

EnspMnmnes 

'dosées  à  tld  cIgr. 

En  sphérulines 

dyspeptiques 

dosées  à  0  gr.  m 

En  suppoattoires 

dos,U-s  à  s  gr. 

En  suppositoires 

En  sphérulines 

dosées  à  igv. 

dosées  à  !?5  cjgr. 

Dt;  l  i\  Ifi  sphpruliiiL-s 

Ile  1  à  l(i  siiiif mimes  p.  laurîlle  2  à  10  spliérulinr,s  p.  juur; 

De  1  il  4  sph-'-niliiierf 

par  jtmr. 

lie  1  a  1  .suppciMlüires  — 

lit'  1  a  2  supp»sil«iri‘s  — 

par  jour. 

K^THAIT 

K^VTU.HIT 

coni>!< 

luOL’nRI! 

de  Bile 

Rénal 

Thyroïde 

Ovarienne 

MONCOUR  1 

MONCOUR 

MONCOUR 

MONCOUR 

CDllpnes  Pepatlques  ! 
Llihlasp  : 

Insulflsance  rénale 
AlPumlnurle 

Myxœdéine,  Oïéslté 
Arrêt  de  Croissance 
FlPrûmes 

AiPÉnorrRée 

Dystnénorrliee 

Ménopause 

HenrastRjnieJmlnlne 

Ictère  par  rêienilon  ; 

Nephrlies,  Dréinle 

En  honhons 

‘^do’sùcsà  W  cigr.  j 

A'-i  sphérultnes^^  ^ 

En  sphérulines 

Kn  sphérulinrs 

Du  i  ù irpl^mliiu-s  ! 

lu  1  à  i  liunbons  par  joui 

De 

_ imrjour  j 

lu  t  à  li  spliérulinus  — 

pur  jour 

Taules  cf.s  préparali 

ions  uni  elé  uipérinienlées  dai 

is  lus  llopllaui  do  l’aris.  Eili 

BS  ne  SC  dclivrenl  que  sur  prc 

AL'TRKS 

Préparations 

MOI'^UR 

Extrait 

de  Muscle  lisse 
Extrait 

de  Muscle  strié 
Moelle  osseuse 
Myocardine 
Poudre  surrénale 
Thymus,  etc.,  etc. 
scriplioD  médicaio. 


Traitement  des  Dyscrasies  nerveuses 

Sérum  Névrosthénique  FRAISSE 

au  Cacoüylate  üe  Strychnine  et  au  Glycérophosphate  üe  Soude 

1°  En  Ampoules  |  2°  En  Gouttes  'Sw,.™)' 


Régime  des 

Arthritiques,  Goutteux,  Rhumatisants 

VICHT  CËLESTINS 

BOUTEILLES  ET  DEMI-BOUTEILLES 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE 


LA  COMPOSITION  DE  L’AIR 
DANS  LE 

MÉTROPOLITAIN  DE  PARIS 

L’air  des  tunnels  des  chemins  de  fer  métropolitains 
est  soumis  à  diverses  causes  de  pollution,  dont  la  princi¬ 
pale  est  la  respiration  humaine.  L'énergie  électrique 
dissipée  contribue  à  élever  la  température  et  la  circulation 
des  trains  à  maintenir  dans  l’air  des  poussières  en  sus¬ 
pension.  Mais  c’est  surtout  la  respiration  qui  vicie  l’air 
en  le  souillant  de  poisons  divers  et  en  augmentant  la  pro¬ 
portion  d’acide  carbonique  et  l’humidité. 

Il  est  possible  de  se  renseigner  sur  la  composition,  au 
point  de  vue  physiologique,  d’une  atmosphère  confinée 
parla  mesure  de  trois  éléments  :  la  température,  la  tension 
de  la  vapeur  d’eau  et  la  proportion  d’acide  carbonique. 

Sans  doute  l’acide  carbonique  pur  n’est  pas  nocif 
à  faible  dose,  mais  il  n’en  est  pas  de  même  de  l’acide 
carbonique  d’origine  respiratoire  :  la  quantité  des  poisons 
dégagés  par  notre  respiration  est  évidemment  propor¬ 
tionnelle  à  la  quantité  d’acide  carbonique  exhalé  ; 
la  proportion  de  l’acide  carbonique  peut  être  considérée 
comme  le  critérium  de  la  viciation  de  l’air.  La  commis¬ 
sion  d’hygiène  industrielle  (ministère  du  Commerce)  admet 
qu’une  atmosphère  doit  être  considérée  comme  insalu¬ 
bre  quand  elle  contient  un  millième  d’acide  carbonique. 

Des  analyses  de  l’air  du  métropolitain  ont  été  faites 
systématiquement  depuis  le  i6  janvier  1901,  six  mois 
après  la  mise  en  sendce  de  la  ligne  n“  i,  par  le  laboratoire 
municipal  de  Montsouris. 

Les  Tunnels 

Température.  —  La  température  des  Eouterrains  ne 
présente  que  de  très  faibles  variations  :  elle  est  généra¬ 
lement  comprise  entre  16°  et  23“  et  elle  est  peu  influen¬ 
cée  par  la  température  extérieure,  sauf  dans  le  voisi¬ 
nage  des  parties  à  l’air  libre.  Ainsi,  dans  la  section  Ternes- 
Etoile,  on  a  constaté  18“  le  7  avril  1909,  la  température 
extérieure  étant  210,3  et  180,2  le  9  décembre  1909, 
la  température  extérieure  étant  50.  La  ventilation  noc¬ 
turne  même  abaisse  peu  la  température. 

Vapeur  d’eau.  —  La  tension  de  la  vapeur  d’eau  est 
toujours  élevée  et  atteint  fréquemment  10  à  15  milli¬ 
mètres.  On  a  même  constaté  jusqu’à  20  millimètres. 
Cette  tension  élevée  contribue  à  donner  l’impression 
de  gêne  que  l’on  éprouve  parfois  en  pénétrant  dans  les 
stations  du  métropolitain. 

Acide  carbonique.  —  Les  variations  de  la  proportion 
d’acide  carbonique  sont  en  rapport  étroit  avec  la  fréquen¬ 
tation  des  lignes.  La  viciation  de  l’air  dans  les  lignes  nou¬ 
vellement  mises  en  exploitation  est  extrêmement  rapide. 

Ainsi  dans  le  tunnel  Oberkampf-lîichard-Lenoir  de 
la  ligne  n»  5,  mise  en  exploitation  le  20  décembre  1906, 
la  quantité  d’acide  carbonique,  qui  était  de  43  litres  par 
loo  mètres  cubes  le  15,  passe  à  51  litres  le  21,  66  litres 
le  24  et  77  litres  le  7  janvier,  pendant  le  jour,  bien  que 
l’aération  nocturne  la  ramène  chaque  nuit  aux  environs 
da  38  litres,  chiffre  voisin  de  la  teneur  en  acide  carbo¬ 
nique  de  l’atmosphère  extérieure.  L’augmentation  assez 
rîvpide  qui  se  produit  pendant  les  premiers  jours  d’exploi¬ 
tation  est  imputable  au  développement  du  trafic. 

L’été,  le  nombre  des  voyageurs  étant  moindre,  la  te. 
neur  en  acide  carbonique  est  également  moindre.  Dans 
le  souterrain  Champs-Elysées-Marbeuf  de  la  ligne  n®  i, 
on  a  trouvé,  en  1904, 95  litres  d’acide  carbonique  en  mai, 
58  litres  en  août  et  122  litres  en  octobre. 

Dans  la  section  Concorde-Champs-Elysées,  on  a  cons¬ 
taté,  le  26  décembre  1906,  139  litres  d’acide  carbonique 
alorsque  la  moyennedu  deuxième  trimestre  est  pour  cette 
section  88  litres  et  la moyenneduquatrième trimestre  126. 


Ce  chiffre  élevé  est  dû  à  l’affluence  des  voyageurs  à  la 
station  des  Champs-Elysées,  en  raison  de  l’Exposition 
des  Automobiles  au  Grand-Palais. 

L’ouverture  de  nouvelles  lignes,  augmentant  l’inten¬ 
sité  de  la  circulation  dans  la  gare  d’échange,  a  égale¬ 
ment  pour  effet  d’accroître  la  teneur  en  acide  carbonique. 
Dans  le  voisinage  de  la  station  Villiers,  on  a  trouvé 
avant  et  après  l’ouverture  de  la  ligne  n°  3,  Villiers-Gam- 
betta,  mise  en  service  le  19  octobre  1904  : 

1903.  1904.  1905. 

Villiers-Monceau .  50  lit.  55  lit.  105  lit. 

Monceau -Courcellcs  . .  74  lit.  75  ht.  1 15  lit. 

Les  Voitures 

Dans  les  voitures,  la  composition  de  Tair,  toujours 
plus  vicié  que  dans  le  souterrain,  dépend  de  trois 
facteurs  ;  la  composition  de  l’air  des  tunnels,  le  nombre 
des  voyageurs,  le  système  d’aération  de  la  voiture. 

I  ®  Influence  de  l’air  des  tunnels. —  Cette  influence  ressort 
nettement  des  chiffres  ci-après  : 


2°  Influence  du  nombre  des  voyageurs. —  La  proportion 
d’acide  carbonique,  en  sus  de  celle  du  tunnel,  est,  toutes 
choses  égales,  proportionnelle  au  nombre  des  voyageurs, 
comme  le  montrent  les  chiffres  ci-après,  résultant  de 
prélèvements  faits  à  la  même  heure,  dans  une  voiture  de 
2®  classe,  entre  les  stations  Alma  et  Concorde. 


Température.  vapeurd’eau. 
degrés.  millimètres. 


Nombre  Acide 

de  carbonique, 

voyageurs,  litres  par  1 00  m  ' 


24.3  iS.O  .14  132 

Influence  du  système  de  ventilation.  —  La  Compagnie 
du  Métropolitain  emploie  des  voitures  à  ventilation  laté¬ 
rale,  par  la  partie  mobile  des  fenêtres,  et  d’autres  à  ven¬ 
tilation  double,  par  les  carreaux  et  par  le  plafond,  qui 
est  ajouré.  Ce  dernier  modèle  assure  dans  de  meilleures 
conditions  le  renouvellement  de  l'air  dans  la  voiture  et, 
à  égalité  du  nombre  des  voyageurs,  donne  dans  le 
même  tunnel  un  air  beaucoup  moins  vicié,  comme  le 
montrent  les  expériences  faites  simultanément  sur  des 
voitures  attelées  au  même  train. 


Pour  améliorer  la  composition  de  l’air  dans  les  voitures, 
il  faut  surtout  améliorer  la  composition  de  l’air  des  tunnels, 
Nous  indiquerons  dans  un  prochain  article  comment 
on  réalise  cette  ventilation.  Sevarus. 


—  VI  — 


Un  Nouveau  procédé  très  simple  et  très  précis 

pour  V Analyse  des  Urines 


Rendre  fort  simple,  très  précise  et  infiniment  peu  coû¬ 
teuse  lii  rocherclie  (pialifiitive  et  q\iantitative  des  éléments 
anormaux  de  l’urine  (sucre  et  albumine),  tel  est  le  but  des 
Trousses  Dosurines,  dont  on  signale,  d’autre  part,  l'in¬ 
téressante  création. 

Présentées  sous  la  forme  d’élégants  portefeuilles,  pou¬ 
vant  être  facilement  mis  dans  la  poche,  ces  trousses  ren¬ 
ferment  les  tubes  et  ampoules  à  réactifs  nécessaires  pour 
chaiiue  oiiération  d'analyse.  Elles  permettent,  en  deux 
minutes,  avec  quelques  gouttes  d'urine,  d’étre  très  exacte¬ 
ment  fixé. 

Les  nombreux  médecins  qui  en  ont'  essayé  l’emploi  ont 
été  unanimes  à  faire  l'éloge  de  leur  commodité  et  de  leurs 
rigoureux  résultats.  Tout  d’abord,  au  cours  d’une  visite  ou 
d’une  consultation,  elles  donnent  au  praticien  la  facilité 
d’ètro  immédialomeiit  renseigné  sur  la  composition  de 
l’urine  et  de  pouvoir  instituer,  sans  plus  attendre,  la  thé- 
rapeutiipie  qui  convient.  En  outre,  elles  lui  rendent 
aisément  généralisables  les  analvses  urologiques,  demeu¬ 
rées  jus(iu’ici  le  monopole  des  pfiarmaciens. 

D’autre  part,  en  raison  de  leur  utilisation  extrêmement 
sim|ilu,  l’achat  de  ces  trousses  sera  conseillé  avec  grand 
profit  aux  malades  eux-mêmes,  qui  pourront  de  la  sorte  se 
rendre  compte,  aussi  souvent  qu’il  conviendra,  des  varia¬ 
tions  de  composition  de  leurs  urines.  Il  leur  sera  dès  lors 
loisible  do  surveiller  de  très  près  leur  alimentation, 
de  conirûler  l’influence  de  tel  ou  tel  mets  sur  le  taux  de 


Ces  Trousses  urologiques  apparaissent  donc,  à  tous 
égards,  comme  de  très  précieux  collaboratom-s  pour  le 
médecin.  En  dehors  de  l’exactitude  absolue  do  leurs  résul¬ 
tats,  elles  présentent  encore  l’avantage  d'une  grande  modi¬ 
cité  de  prix  :  chaipie  analyse  revient  à  environ  0  fr.  25, 

Ces  trousses  existent  sous  trois  modèles  différents  : 


U  du 

2»  TROUSSE  A  “  La  Dosurine  ”,  destinée  à.  doser 
l’albumine  contenue  dans  Purine  ; 

3“  TROUSSE  D  “  La  Dosurinet  ”  destinée  à  doser 
la  quantité  de  sucre  (glucose). 

Le  prix  do  chaque  trousse  est  do  5  francs  (franco  5  fr.  30). 

—  Ampoules  de  renouvellement  :  la  boîte  de  10,  2  fr.  50 
(franco  2  fr.  75)  ;  la  boite  do  20,  4  fr.  75  (franco  :  5  francs). 

—  Retuise  de  15  p.  100  à  MM.  les  médecins. 

Adresser  les  commandes  et  les  demandes  de  renseigne¬ 
ments  il  la  Société  LA  DOSURINE,  10,  rue  Charlemagne, 


—  VII  — 


MÉDICAMENTS  NOUVEAUX  —  APPAREILS  NOUVEAUX 


MÉDICAMENTS  RADIFÈRES 

Le  radium,  par  rutilisation''de'^son  émanation,  est 
entré  dans  la  médecine  interne  avec  les  médicaments 
radioactifs  et  radifères. 

Les  médicaments  simplement  radioacHvés,  c’est-à-dire 
exposés  au  rayonnement  du  radium,  perdent  rapidement 
leur  pouvoir  radioactif,  tandis  que  les  radifères  qui 
contiennent  du  radium  le  conservent  indéfiniment.  Les 
médicaments  radifères  se  divisent  en  deux  catégories  : 

i»  Ceux  dans  lesquels  le  radium  agit  exclusivement 
par  son  rayonnement  et  son  émanation,  comme  les  in¬ 
jections  à  doses  massives,  les  pommades,  etc.  ; 

2“  Ceux  dans  lesquels  le  radium  agit  pour  communiquer 
les  propriétés  radioactives  à  d’autres  produits  médica¬ 
menteux. 

Le  poids  du  radium  (de  i/io  à  i  et  même  20  micro¬ 
grammes)  est  suffisant  pour  communiquer  un  pouvoir 
radioactif  déterminé,  supérieur  aux  produits  radio-actifs 
naturels,  de  sorte  que  la  diffusion  do  ces  médicaments 
dans  l’organisme  peut  placer  celui-ci  sous  une  influence 
radioactive  à  peu  près  égale  à  celle  de  ces  produits  naturels. 

Les  effets  physiologiques  du  radium  sont  bien  connus. 
De  nombreuses  expériences  ont  démontré  l’inocuité 
absolue  de  l’absorption  aux  doses  médicamenteuses 
(Jaboin,  Dominici,  Wickham  et  Degrais,  Faure-Beaulieu, 
Lépine  et  Boulud,  Fleig,  Rénon  et  L.  Marre,  Chevrier). 

Les  sels  de  radium  et  leur  émanation  s’éliminent  sans 
inconvénient.  L’émanation  se  diffuse  rapidement  dans 
l’organisme,  s’élimine  par  les  poumons  et  la  peau,  et  en 
faible  quantité  par  les  reins  (Bouchard  et  Balthazard). 
Les  sels  de  radium  ingérés  s’éliminent  rapidement  chez 
les  animaux  et  chez  l’homme,  même  avant  le  mercure. 
La  radio-activité  apparaît  dès  les  premiers  jours  dans 
l’urine  des  animaux  injectés,  et  les  sels  de  radium  se 
retrouvent  dans  les  matières  fécales  pendant  les  cinq 
premiers  jours  après  l’ingestion  (Jaboin  et  Beaudoin). 

Les  sels  de  radium  insolubles,  préparés  pour  l’injeetion, 
peuvent  séjourner  très  longtemps  dans  l’organisme  sans 
aucun  inconvénient,  diffuser  dans  le  milieu  sanguin  et 
transporter  l’émanation  dans  toute  l’économie. 

Les  effets  biologiques  et  thérapeutiques  du  radium,  em¬ 
ployé  comme  médicament,  ont  été  étudiés  d’une  façon 
déjà  approfondie. 

On  connaît  ’activité  spéciale  des  eaux  minérales 
quand  elles  sortent  du  griffon,  alors  qu’elles  n’ont  pas 
encore  perdu  leur  radioactivité  initiale.  Le  professeur 
Albert  Robin  a  pu  dire  «  que  les  eaux  radioactives  agis¬ 
sent  de  diverses  façons  et  par  de  nombreuses  propriétés, 
«lu’elles  exaltent  les  propriétés  des  fennents,  favorisent 
les  oxydations,  la  résolution  des  exsudais  et  la,  solubi¬ 
lisation  des  urates,  augmentant  ainsi  les  échanges  orga¬ 
niques  ». 

L’irradiation  suffisamment  prolongée  sur  différents 
ferments  comme  l’invertinc,  l’émulsinc  et  la  trypsine, 
donne  finalement  des  diastases  inactives,  mais  il  fauLre- 
marquer  que  l’émanation,  à  petite  dose,  active  l’action 
de  la  pepsine  et  des  fenneius  en  général. 

L'émanation  de  radium  cionne  des  .résultats  dans  les 
maladies  rhumatismales  et  les  in/lammations  chroniques. 
l'ne  faible  quantité  d’émanation  a  une  action  bienfai¬ 
sante  sur  les  fennents  et  sur  l’élimination  des  sels  uricjues 
chez  les  goutteux  et  les  rhumatisants.  ^ 

L’eau  radifère  agit  sur  la  culture  des  staphylocoqiîes  oii 


des  gonocoques,  en  raison  des  modifications  produites 
sur  le  milieu,  plutôt  que  par  action  bactéricide. 

Les  cellules  muqueuses  reçoivent,  sous  l’influence  du 
radium,  un  coup  de  fouet  qui  stimule  leurs  propriétés 
végétatives  et  fonctionnelles  (Delbet,  Herrnschmidt  et 
Mocquot). 

La  quinine  radifère,  expérimentée  à  Madagascar,  a  vu 
ses  propriétés  très  augmentées  (D'  Le  Pileur,  D'  Rangé, 
Prof.  Rigaud). 

Enfin  de  nombreuses  expériences  ont  été  effectuées  par 
les  D'»  Dominici,  Faure-Beaulieu,  Coyon,  Chevrier, 
Bardet,  Albert  Robin,  Rénon  et  Marre,  Chantemesse, 
Wickham  et  Degrais  avec  les  injections  de  radium. 

Par  les  o  inclusions  radifères  permanentes  et  parci¬ 
monieuses  »,  Chevrier  a  obtenu  des  résultats  intéres¬ 
sants.  Le  radium  est  un  modificateur  énergique  de  la 
nutrition  en-général.  La  preuve  globale  et  grossière  peut 
en  être  donnée  par  l’augmentation  notable  du  poids. 
Les  injections  de  sulfate  de  radium  augmentent  le  nombre 
de  globules  rouges,  produisent  une  action  analgésique 
démontrée  par  la  sédation  rapide  et  très  nette  de  la  dou¬ 
leur.  Généralement,  il  se  produit  un  abaissement  notable 
au  moins  temporaire  de  la  température,  la  stimulation  de 
Vhématopoièse  sans  occasionner  de  pléthore,  la  stimulation 
du  système  nerveux  sans  phénomènes  spasmodiques'. 

MM.  Rénon  et  Marre,"  en  constatant  l’action  inoften- 
sive  des  injections  de  sulfate  de  radium,  ainsi  que  leurs 
propriétés  analgésiques,  les  ont  employés  souvent  avec 
succès  dans  les  cas  suivants  :  pneumonie,  broncho¬ 
pneumonie  et  congestions  pulmonaires,  méningisme, 
fièvre  typhoïde,  infections  générales  à  gonocoques  avec 
rhumatisme,  septicémies  diverses,  etc. 

En  résumé,  la  radioactivité  ainsi  communiiiuée  est 
donc  considérée  comme  un  moyen  thérapeutique  suscep¬ 
tible  de  modifier  l’atonie  de  certains  organes  d’agir  sur 
les  phénomènes  douleur,  d’augmenter  l’action  des  mé¬ 
dicaments  (théobromine  d’après  Iluchard,  quinine,  fer¬ 
ments,  etc.),  soit  en  facilitant  l’assimilation,  soit  en  leur 
communi(iuant  des  jiroprictés  nouvelles. 

TROUSSE  DE  POCHE 
POUR  L’ANALYSE  DES  URINES 

Une  des  heureuses 
singularités  qui  ca¬ 
ractérisent  cette' 
trousse  (trousse  de  la 
Dosurine)  consiste  en 
ce  que  les  réactifs, 
exactement  dosés, 
sont  renfermés  dans 
des  amiKJules  de 
verre  les  conser\’ant 
intacts,  à  l’abri  de 
l’air,  des  impuretés 
et  de  l’évajmration  ; 
chacune  d’elles,  em¬ 
plie  par  un  procédé 
spécial,  contient  la 
quantité  de  réactif 
précise  et  nécessaire 
pour  une  seule  ana- 
ivse  ou  un  dosage. 

Cette  trou.sse  peu 
encombrante  rendra  de  grands  sendccs  aux  cliniciens. 


—  VIII  - 


—  I\  — 


La  reconstitution  des 
bibliothèquesde  l’université 
de  Toulouse. 

Uès  le  lendemain  de  l’incendie  qui 
anéantit  les  bibliothèques  des  facul¬ 
tés  de  médecine  et  des  sciences  de 
l'université  de  Toulouse,  le  ministre 
de  l’Instruction  publique  chargea 
M.  Bayet,  directeur  de  l’enseigne¬ 
ment  supérieur,  d’une  enquête  sur 
l’importance  de  ce  sinistre  et  ses 
conséquences.  M.  Bayet  tint  le 
ministre,  télégraphiquement,  au  cou¬ 
rant  de  ses  constatations. 

Voici  les  renseignements  qui  ont 
été  donnés  par  M.  Bayet  ;  c’est  pro¬ 
prement  le  résumé  de  son  rapport 
au  ministre. 

«  Je  dois  tout  d’abord  vous  dire 
que  les  bibliothèques  des  facultés  do 
médecine  et  dos  sciences  —  les  seules 
bibliothèques  qui  ont  brûlé  —  ne 
contenaient,  d’après  ce  que  m’ont 
déclaré  le  recteur  et  le  doyen,  aucun 
manuscrit  ancien. 

«  La  perte  la  plus  regrettable,  et  qui 
est  peut-être  irréparable,  est  celle 
des  collections  scientifiques.  Elles  ne 
pourront  être  rétablies  que  lente¬ 
ment,  au  prix  d’eflorts  et  de  recher¬ 
ches,  et  sans  doute  qu’incomplète- 
ment.  Le  nombre  des  volumes,  bro¬ 
chures,  thèses,  etc.,  qui  ont  disparu 
dépassait  150  000.  Nous  espérons 
que  quelques-uns  seront  retrouvés 
sous  les  décombres  plus  ou  moins 
intacts  ;  les  livres  brûlent  difficile¬ 
ment.  Mais  l’eau  n’aura-t-elle  pas 
achevé  l’œuvre  du  feu  ? 

«  Ces  bâtiments  appartenaient  à  la 
ville  et  étaient  assurés  par  elle  ;  les 
volumes  et  brochures,  propriété  de 
Tunivorsité,  étaient  assurés  pour 
250  000  francs  ;  leur  valeur  était  de 
beaucoup  supérieure.  » 

—  Et  les  causes  de  l’incendie? 

«  Je  n’étais  point  chargé  par  le 
ministre  de  les  approfondir,  et  je  n’en 
aurais  été  guère  capable.  Il  faut  lais¬ 
ser  ce  soin  aux  gens  du  métier.  Tout 
ce  qu’on  peut  dire,  c’est  que  l’incen¬ 
die  a  éclaté  au  cours  d’un  véritable 
ouragan,  et  qu’il  y  avait  au-dessus 
du  toit  des  poteaux  qui  supportent 
des  câbles  électriques.  Un  poteau 
s’est-il  rompu?  Les  câbles  sont-ils 
entrés  en  contact  avec  le  toit?  C’est 
possible.  Je  me  garde  bien  de  me 
prononcer  sur  cette  hypothèse.  » 

—  Les  conséquences,  au  point  de 
vue  de  l’enseignement? 

.  Dites  bien  qu’aucun  des  labora¬ 
toires  qui  étaient  dans  le  voisinage 
immédiat  de  la  partie  brûlée,  et  que 
même  aucun  de  ceux  qui  étaient 
adossés  au  mur  des  bibliothèques, 
n’a  été  atteint  par  le  feu.  Ixs  cours 


NOUVELLES 

et  les  conférences,  sans  exception, 
vont  reprendre  comme  si  de  rien 
n’était.  Cette  heureuse  constatation 
est  nécessaire  —  et  elle  est  impor¬ 
tante  —  ])our  toute  la  clientèle  de 
l’université  de  Toulouse,  clientèle 
qui  s’étend  aujourd’hui  au  delà  de 
nos  frontières. 

«  Afin  que  les  étudiants  puissent 
continuer  leurs  études  sans  interrup¬ 
tion,  les  facultés  de  médecine  et  des 
sciences  installent  dans  leurs  locaux 
des  salles  de  bibliothèque,  et  elles 
vont  y  placer  les  ouvrages  indispen¬ 
sables.  Ceux-ci  sont  déjà  achetés  sur 
les  fonds  de  l’université.  » 

- —  Et  l’avenir  ? 

«  Nous  allons  reconstituer  les  biblio- 
tlrèques  anéanties.  Les  250000  francs 
payés  par  les  compagnies  d’assu¬ 
rances  vont  d’abord  servir.  De  plus, 
l’université  va  faire  une  démarche 
auprès  des  universités  et  des  grands 
établissements  d 'enseignement  de 
France  et  de  l’étranger  pour  obtenir 
d’eux  le  don  de  leurs  publications 
scientifiques  et  de  leurs  «  doubles  ». 

«  Ainsi  ont  procédé,  avec  succès, 
Turin  et  Ottawa,  après  l’incendie  de 
leurs  bibliothèques  universitaires. 
N’y  a-t-il  point  là  une  des  occasions 
où  peut  s’affirmer  le  plus  utilement 
la  solidarité  universitaire  et  sciénti- 

«  Où  reconstruira-t-on  les  biblio¬ 
thèques?  Sur  le  même  emplacement? 
Ailleurs?  C’est  une  question  qui 
mérite,  examen.  Récemment,  l’uni¬ 
versité  de  Toulouse  recevait  l’an¬ 
cien  grand  séminaire,  vaste  bâti¬ 
ment  situé  près  de  l’église  Saint- 
Sernin.  Elle  y  a  installé  ses  biblio¬ 
thèques  de  droit  et  de  lettres  ;  elle 
va  y  placer  ses  services  de  l 'histoire 
de  l’art  et  d’archéologie.  Je  peux 
vous  dire  que  même  alors  elle  sera 
singulièrement  à  l’étroit.  Son  déve¬ 
loppement  a  été  tel,  en  effet,  que 
nombre  de  ses  services  sont  installés 
dans  les  conditions  les  plus  défec¬ 
tueuses  ;  la  géologie  et  la  minéralo¬ 
gie,  par  exemple,  l’hygiène,  qui  ne 
peut  organiser,  faute  de  place,  ses 
collections  et  ses  travaux  pratiques, 
la  chimie,  surtout.  M.  Sabatier, 
l’éminent  doyen,  le  professeur  dont 
le  nom  est  connu  partout,  à  juste 
titre,  ne  peut  donner  à  l’école  de 
chimie  qu’il  a  fondée  le  développe¬ 
ment  qui  serait  nécessaire. 

«  Et  c’est  ainsi  que  le  sinistre  récent 
doit  attirer  l’attention  et  sur  la 
nécessité  de  fortifier  les  mesures  de 
prudence  dans  les  bibliothèques  et 
sur  la  nécessité  d’installer  les  ser¬ 
vices  del’univcrsitéde Toulouse  dans 
des  conditions  plus  en  rapport  avec 
le  développement  de  la  jirospérité.  • 
(Le  Temps.) 


Un  médecin  chassé  par  sa 
clientèle. 

La  population  de  Barca  (province 
de  Soria),  mécontente  de  son  méde¬ 
cin  municipal,  don  Ricardo  Carnerol, 
l’invita  à  déguerpir.  Sur  le  refus 
de  ce  dernier,  la  population  mutinée 
prit  d'assaut  le  domicile  du  médecin, 
le  menaçant  de  mort  s’il  n’abandon¬ 
nait  pas  Barca.  Et  l’infortuné  dis¬ 
ciple  d’Esculape  n’a  pas  eu  d’autre 
ressource  que  d’aller  planter  sa 
tente  ailleurs.  (Le\J ournal.) 

L’institut  du  radium. 

Le  conseil  de  l’université  de  Paris 
a  approuvé,  en  ce  qui  le  concerne,  les 
plans  dressés  par  M.  Nénot  pour 
l’institut  du  radium,  à  construire  à 
frais  communs  par  l’université  de 
Paris  et  l’institut  Pasteur.  Ce  nou¬ 
vel  institut  s’élèvera  à  l’angle  de  la 
rue  d’Ulm  et  de  la  rue  nouvelle  qui 
traverse  les  terrains  naguère  acipiis 
par  l’université,  sur  une  surface  de 
I  600  mètres  carrés.  Il  comprendra 
trois  bâtiments  indépendants. 

Un  nouveau  domaine  pour 
la  «  Maison  du  médecin.  » 

La  0  Maison  du  médecin  »  vient 
de  s’assurer  la  jouissance  d’un  fort 
joli  domaine,  à  Brezolles  (Eure-et- 
Loir),  à  l’effet  d’y  installer  des  pen¬ 
sionnaires.  Située  à  24  kilomètres 
de  Dreux,  dans  un  bourg  important, 
cette  propriété  répond  admirable¬ 
ment  au  but  poursuivi.  La  maison 
est  confortablement  aménagée,  bien 
meublée,  et  peut  recevoir  une 
dizaine  de  pensionnaires.  Elle  est 
entourée  d’un  superbe  parc  boisé, 
d’un  jardin  potager,  auquel  fait 
suite  une  prairie  bordée  par  la  char¬ 
mante  rivière  la  Neuvette.  Do  nom¬ 
breux  communs  permettent  une 
ex])loitation  fructueuse  de  la  pro¬ 
priété.  Cheval  et  voiture  à  la  dispo¬ 
sition  des  pensionnaires. 

Ceux-ci  vont  pouvoir  entrer  tout 
de  suite. 

Ils  se  trouveront  à  Brezolles  dans 
une  quiétude  parfaite  :  le  pays  est 
pittoresque,  les  promenades  sont 
agréables,  la  chasse  et  la  pêche 
offriront  un  agrément  de  plus  aux 
amateurs. 

Voici  donc  réalisée  définitivement 
la  première  fondation  de  la  «  Maison 
du  médecin  ». 

Pour  tous  renseignements,  s’adres¬ 
ser  au  siège  social,  32,  rue  Notre- 
Dame-des-Victoires,  Paris. 


X  — 


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-  XI  — 


Quelques  bonnes  recettes 
pour  administrer  la 
viande  crue. 

Df  Leorahd,  d’Amiens) 

Préparation  de  la  pulpe  de  viande 
erue.  —  1°  Choisir  de  préférence  de 
Ja  viande  de  mouton  ou  de  bœuf 
(ou  de  cheval). 

2®  Parer  et  dégraisser  toute  viande 
destinée  à  être  administrée  crue. 
Pour  obtenir  100  grammes  de  viande 
passée  au  tamis,  il  faut  compter 
150  grammes  de  viande  désossée 
(filet,  contre-filet,  tranche  maigre). 

3“  Ne  préparer  la  viande  crue 
râpée  et  tamisée  que  fort  peu  de 
temps  avant  de  la  donner  au  malade. 
En  été  surtout,  cette  recommanda¬ 
tion  est  importante. 

Pour  râper,  se  servir  d’une  petite 
plaque  de  marbre  encastrée  dans  une 
planche  de  hêtre  épaisse,  à  plan 
■légèrement  incliné. 

Pour  piler,  se  servir  d'un  petit 
mortier  en  marbre  blanc,  avec  pilon 
en  bois  dur. 

Pour  tamiser,  se  servir  d’un  tamis 
en  toile  métallique  montée  sur  un 
cercle  en  fer  étamé  muni  d’une  clé 
pour  pouvoir  tendre  la  toile. 

Pour  doser,  se  servir  d'une  série 
de  cassolettes  en  porcelaine  de  con¬ 
tenances  graduées. 

Suc  musculaire  (préparation 
domestique).  -  Pour  préparer  le 
suc  musculaire,  on  prend  de  la  viande 
■de  mouton  ou  de  bœuf  finement 
hachée  ;  on  la  fait  mariner  trois 
quarts  d’heure  dans  un  quart  envi¬ 
ron  de  son  poids  d’eau  froide  préa¬ 
lablement  bouillie  ;  puis  on  soumet 
le  tout,  ■viande  et  eau,  à  l’action 
d'une  presse  de  ménage;  on  com¬ 
prime  aussi  fortement  que  possible  ; 
on  obtient  ainsi,  pour  100  grammes 
de  viande,  environ  15  à  20  cen¬ 
timètres  cubes  de  suc  musculaire. 

Très  rapidement  altérable,  ce  suc 
doit  être  pris  aussitôt  préparé  ;  on 
l’administre  de  préférence  une  demi- 
heure  avant  le  déjeuner,  en  nature, 
ou  additionné  d’une  petite  quantité 
de  sel,  ou  de  jus  de  citron,  ou  mêlé 
à  du  bouillon  très  concentré  ou  à  de 
la  purée  de  lentilles.  La  quantité 
à  donner  est  de  15  centimètres  cubes 
par  kilogramme  de  poids  du  malade. 

Suc  musculaire  (recette  de 
LEUB  ET  rosenthal).  —  Haclicr 
finement  500  grammes  de  bœuf  cru, 
grillé  une  minute  sur  un  côté  seu¬ 
lement  ;  mettre  dans  une  bouteille 
avec  un  demi-litre  d’eau  additionnée 


DIÉTÉTIQUE 

RECETTES  DE  RÉGIME 

de  5  gouttes  d’acide  chlorhydrique  ; 
laisser  reposer  pendant  une  nuit 
sur  de  la  glace.  Le  lendemain,  mettre 
la  bouteille  pendant  deux  heures 
au  bain-marie  tiède,  à  35®.  Vider 
sur  un  tamis  ou  une  étamine,  et 
bien  exprimer  le  contenu  qui  doit 
être  pris  en  trois  fois  dans  la  journée. 

Poudre  de  viande  (préparation 
domestique).  —  I®  Râper  la  viande 
de  mouton. 

2®  La  mettre  sécher  au  bain- 
marie  dans  un  plat  creux  maintenu 
à  la  surface  d’un  vase  rempli  d’eau 
qu’on  récliauffe. 

3®  Broyer  au  mortier  la  viande, 
lorsqu’elle  est  tout  à  fait  sèche,  ou 
la  passer  plusieurs  fois  au  moulin  à 
café,  en  ayant  soin  de  serrer  pro¬ 
gressivement  la  vis,  de  façon  à  obte¬ 
nir  une  poudre  très  fine. 

La  poudre  de  viande  peut  s’ob¬ 
tenir  avec  des  viandes  très  cuites, 
rôties  ou  bouillies  (poulets,  veau)  : 
il  suffit  de  les  passer  au  palpeur 
mécanique,  après  les  avoir  préa¬ 
lablement  débarrassées  de  :  graisse, 
aponévroses,  vaisseaux,  etc. 

La  poudre  de  viande  s’administre 
avec  :  bouillon  dégraissé  et  peu  salé, 
lait  sucré,  bouillies,  purées  de 
légumes  claires,  ou  en  grogs,  ou 
délayée  dans  un  peau  d’eau  de  Vais 
ou  de  Vichy. 

Sandwich  à  la  viande  crue.  —  Tar¬ 
tiner  d’une  couche  de  viande  crue 
passée  au  tamis  fin  des  tranches 
minces  de  pain  de  mie  (pain  anglais). 
Réunir  ces  tranches  deux  à  deux, 
les  souder  en  appuyant  et  servir 
aussitôt. 

Un  sandwich  de  10  centimètres 
carrés  peut  recevoir  30  grammes 
de  viande.  Ces  sandwichs,  qui 
peuvent  être  servis  avec  du  thé, 
peuvent  être  garnis  :  jaunes  d’œufs 
durs  hachés,  maigre  de  jambon  cuit 
haché,  feuilles  de  cresson. 

Boulettes  et  pastilles  à  la  viande 
crue.  —  Hacher  ou  râper  la  viande, 
la  diviser  en  petites  boules  de  8  à 
10  grammes  que  l’on  roulera  une  à 
une  dans  du  maigre  de  jambon  cuit 
finement  liaché. 

Pour  obtenir  des  pastilles,  aplatir 
légèrement  les  boulettes. 

Les  boulettes  et  pastilles  de  viande 
crue  (salée  ou  sucrée)  s’admi¬ 
nistrent  avec  :  potages  tièdes,  œufs 
brouillés,  purées  de  légumes,  confi¬ 
tures,  gelées  ou  marmelades,  cacao 
à  Teau. 


Canapés  à  la  viande  crue.  —  Paire 
colorer  sur  le  gril  des  tranches  de 
pain  anglais  taillées  de  forme  rec¬ 
tangulaire  ;  les  tartiner  de  viande 


Éclairs  à  la  viande  crue.  —  Avec 
de  la  pâte  à  choux,  préparer  des 
éclairs  de  petite  dimension.  Les 
faire  cuire,  et,  sitôt  refroidis,  les 
fendre  sur  un  côté  et  les  remplir 
d’une  cuillerée  de  pulpe  de  viande 
additionnée  de  gelée  de  fruits. 

Les  éclairs  peuvent  contenir  de 
30  à  50  grammes  de  viande  crue. 

Conserve  de  Damas,  (d  manger 
à  la  cuillère).  —  Filet  de  bœuf,  60 
grammes  ;  sel  marin,  i  gramme  ; 
gelée  de  fruits,  500  grammes. 

Viande  crue  à  la  mayonnaise.  — 
Faire  une  mayonnaise  à  laquelle 
on  mélange  intimement  la  pulpe  de 
viande.  Servir  après  avoir  garni  de 
persil  ou  de  cresson  hachés. 

Viande  crue  à  la  mayonnaise  et  à 
l’œuf  dur.  —  Faire  une  mayonnaise; 
étendre  une  couche  de  sauce  sur 
l’assiette,  puis  sur  la  sauce  un  lit 
de  viande  crue,  sur  la  viande  une 
seconde  couche  de  sauce  ;  cou-vrir 
celle-ci  avec  du  jaune  d’œuf  cuit 
passé  au  tamis. 

Tartelettes  à  la  purée  de  viande. 

—  Préparer  les  tartelettes  avec  de 
la  pâte  ;  les  cuire  non  garnies  ;  après 
cuisson,  les  remplir  de  pulpe  de 
viande  crue  liée  à  la  sauce  tomate. 

On  peut  garnir  les  tartelettes  de 
purée  de  poissons,  volailles,  légumes 
cuits  et  tamisés.  Ces  purées  pour¬ 
ront  être  additionnées  de  beurre  et 
liées  aux  œufs. 

Œufs  brouillés  â  la  pulpe  de  viande. 

—  Préparer  2  œufs  brouillés  au  na¬ 
turel  ;  leur  ajouter  hors  du  feu  une 
forte  cuillerée  de  pulpe  de  viande 
de  bœuf  finement  tamisée. 

Omelette  à  la  pulpe  de  viande.  — 
Préparer  une  omelette  de  2  œufs  au 
naturel  ;  la  garnir,  avant  de  la  plier, 
d’une  cuillerée  de  pulpe  de  viande 
tamisée. 

Viande  crue  au  beurre  de  sardine. 

—  Mélanger  intimement  des  sar¬ 
dines  à  l’huile  à  du  beurre  frais  ;  bien 
mêler  le  tout  avec  la  viande  crue,  et 
étendre  sur  du  pain  pour  préparer 
des  tartines  ou  des  sandwichs. 


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-  XIII  — 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


CONTRE  LA  GRIPPE. 

I®  Dans  la  forme  légère.  — 
Donner  trois  à  quatre  par  jour,  des 
cachets  suivants  : 


Antipyrine .  0^,75 

Bicarbonate  de  soude .  ow.as 


Pour  im  cachet  ;  n“  12  semblables. 

(Chauffai  d.) 

Ou  bien,  deux  fois  par  jour  un  des 
cachets  : 

Pyramidon .  osr,i5 

Bromhydrate  de  quinine  . .  o“,20 

Salophène .  o^!^2S 

Pour  un  cachet:  n”  12. 

Ou  bien,  donner  toutes  les  deux 
heures  une  cuillerée  à  soupe  de  la 
■potion  : 


Pyramidon .  i  gramme. 

Acétate  d’ammonia¬ 
que  .  5  grammes. 

Eau  de  laurier-cerise  5  — 

Sirop  de  codéine ....  50  — 

-  Hydrolat .  150  — 

F.  s.  a. 


Ou  bien  la  potion  suivante  qui 
contient,  par  cuillerée  à  .soupe, 
50  centigrammes  d’antipyrine  : 

Antipyrine .  5  grammes. 

Cognac  vieux .  30  — 

Teinture  de  cannelle  10  — 

Sirop  de  mûres .  40’  — 

Hydrolat .  70  — 

F.  s.  a. 

Enduire  les  narines,  matin  et  soir, 
.d’un  peu  de  la  pommade  : 

Salophène .  i  gramme. 

Oxyde  de  zinc .  i  — 

Antipyrine .  i  — 

Lanoline .  20  grammes. 


2®  Dans  la  forme  broncho-pul¬ 
monaire.  —  Par  jour,  deux  des  ca¬ 
chets  suivants  : 

Sulfate  de  quinine .  0^1,25 

Ergot  de  seigle  pulvérisé. . . 

Bicarbonate  de  soude .  0^,110 

Pour  un  cachet:  n°  12. 

Ou  bien  : 

Chlorhydrate  d’ammoniaque  orr.jo 
Pour  un  cachet;  n“  20. 4-5  par  jour. 

(Marotte). 

Ou  bien,  sauf  en  cas  d’adynamie, 
une  cuillerée  à  soupe  toutes  les  deux 
heures  de  la  potion  : 

Racine  d’ipéca  ....  l'r.so 

Eau  bouillante  (dé- 
cocté  après  réduc¬ 
tion) .  90  grammes. 

Sirop  de  polygala  ...  30  — 


3®  Dans  la  forme  cardiaque.  — 
Ni  antipyrine,  ni  antifébrine,  ni 
exalgine,  ni  phénacétine,  en  cas 
d’asthénie. 

Pendant  deux  ou  trois  jours, 
prescrire  pour  les  24  heures  la  potion  : 
Digitaline  cristallisée 

(soLaumill.)....  XXX  gouttes. 

Sirop  de  morphine. . .  20  grammes. 

Sirop  de  citron .  20  — 

Hydrolat  distillé  ...  80  — 

F.  s.  a. 


Pour  les  jours  suivants,  une 
cuillerée  à  soupe  toutes  les  heures, 
de  la  potion  : 


Sirop  de  sucre  ...  10  grammes. 

Hydrolat  distillé. . .  90  — 

F.  s.  a. 


Ou  bien  : 

Sulfate  de  spar- 

téinc .  o>’r,40 

Sirop  de  fleurs 

d’oranger .  30  grammes. 

Hydrolat  distillé. .  120  — 

F.  s.  a. 

Deux  cuillerées  à  soupe  par  jour. 

Ou  bien,  quatre  ou  cinq  par  jour 
des  pilules  suivantes  : 


Sulfate  de  spartéine .  o“,02 

Extrait  de  muguet .  0^,0$ 


Pour  une  pilule;  n“  30. 

4®  Dans  la  forme  gastro-intesti¬ 
nale.  —  En  cas  de  vomissement,  la 
potion  de  Rivière,  ou  bien  une 
cuillerée  à  soupe  toutes  les  deux 
heures  de  la  potion  : 


Chlorhydrate  de 

cocaïne .  0^,05 

Eau  chloroformée. .  60  grammes. 

Sirop  de  belladone. .  30  — 

Eau  de  fleurs 

d’oranger .  —  09 


(G.  Lyon). 

Contre  la  diarrhée,  donner  deux 
ou  trois  par  jour  des  cachets  sui¬ 
vants; 


Salicylate  de  bismuth .  osr.io 

Tannalbine .  op,io 

Tannigène .  osr.os 


Glycérophosphate  de  chaux  o*r,20 
Pour  un  cachet:  n®  12. 


Caféine .  i  gramme.  suite  après  le  cachet,  prendre 

Benzoate  de  soude .  i  —  une  petite  tasse  d’infusé  chaud  de 

Sirop  de  morphine..  20  grammes  grande  consoude. 


CURIOSITÉS 


Epigramme 

sur  la  pierre. 

Certain  ministre  avait  la  pierre. 
•On  résolut  de  le  tailler. 

Chacun  se  permit  de  parler 
Et  l’on  égaya  la  matière. 

Mais  comment,  se  demandait-on. 
A-t-il  pareille  maladie? 

C’est  que  son  cœur,  dit  Florimon, 
Sera  tombé  dans  sa  vessie. 

(Mediciniana, Almanach  de  1813) 


Le  goutteux. 

(Chanson  du  xvii®  siècle.) 

Quel  chagrin  1  quel  ennui 
De  compter  toute  la  nuit 
Les  heures,  les  heures,  les  heures. 

De  moment  en  moment 
Réveillant  de  Saint-Mcxcant 
Pour  dire,  pour  dire,  pour  dire  ; 

Le  genou,  le  jarret, 

La  main  gauche,  le  poignet 
L’épaule,  l’épaule,  l’épaule. 

De  remède  en  sait-on? 

Je  tiens  tout  onguent  miton 
Mitaine,  mitaine,  mitaine. 


Apophtegme 

hygiénique. 

N’est-ce  pas  Willy  (Henry  Gau- 
thier-Villars),  qui  a  mis  dans  la 
bouche  d’un  des  principaux  person 
nages  de  ses  romans,  dans  la  bouche 
de  Maugis,  l’aphorisme  suivant 
«  L’été  à  poil,  l’hiver  à  Pau?  » 

Et  cette  autre  vérité  lapidaire 
0  Mieux  vaut  pénurie  qu 'album 

(Centre  médical,  novembre  1910}. 


-  XIV  — 


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—  XXI  — 


LA  MEDECINE  AU  THEATRE 


L’HOMME  MYSTÉRIEUX 

M.  André  de  Lorde,  ce  spécialiste  de 
l'horreur,  est  hanté  par  les  multiples 
problèmes  et  les  situations  poignan¬ 
tes  que  suscite  la  folie  :  son  théâtre 
ne  saurait  donc  presque  jamais 
laisser  les  médecins  indifférents. 

La  pièce  qu’il  vient  de  faire  re¬ 
présenter  au  théâtre  Sarah-Ber- 
nhardt  avec  la  collaboration  du  sa¬ 
vant  psychologue  M.  Alfred  Binet, 
fait  frissonner  le  public  en  montrant 
tout  le  danger  que  font  courir  à 
ceux  qui  les  entourent  les  délirants, 
les  monomanes  de  la  persécution  ; 
et  de  plus,  elle  est  un  plaidoyer 
éloquent  pour  une  réforme  de  la  loi 
actuelle  sur  le  régime  des  ahônés, 
qui  permet  à  un  procureur  de  la 
République  de  ne  tenir  aucun  compte 
d’un  avis  médical  pour  décider  de 
la  libération  hors  d'un  asile. 

Ce  problème  est  posé  au  deuxième 
acte  de  l'Homme  mystérieux.  Le 
Dr  Bernard,  le  médecin  de  l’asile 
Saint-Léger,  estime  que  Raymond 


Bercier  est  atteint  du  délire  de  la 
persécution  et  qu’il  est  de  nécessité 
absolue  de  le  tenir  enfermé  loin  de 
sa  famille. 

Le  Procureur  de  la  République, 
ému  par  les  lettres  de  Raymond 
et  par  la  ténacité  avec  laquelle  son 
frère  réclame  sa  mise  en  liberté,  prie 
le  docteur  de  lui  donner  une  preuve 
péremptoire  de  la  folie  de  son  mal- 


Après  avoir  voulu  résister  à  cette 
sommation,  le  Dr  Bernard  consent 
à  interroger  immédiatement  Ray¬ 
mond  et  à  tenter  de  montrer  combien 
son  délire  est  manifeste,  combien  la 
hantise  de  la  persécution  le  poursuit. 

Mais  l'interrogatoire  habilement 
conduit  est  interrompu  par  le  frère 
de  lîaymond  au  moment  où  la  tare 
cérébrale  allait  être  démasquée  ;  et 
le  docteur  ne  peut  administrer  la 
preuve  que  le  procureur  sollicite  ; 
celui-ci  signe  une  mise  en  liberté  en 
accusant  presque  le  médecin  d’ avoir 
séquestré  son  patient  pour  des  rai¬ 
sons  fort  peu  honorables. 


Au  troisième  acte,  Raymond  Ber¬ 
cier  tue  son  frère  au  milieu  d'un 
accès  terrible  de  folie.  Le  docteur 
n’avait  donc  que  trop  raison  ;  et 
le  procureur  n’était  qu'une  mazette. 

MM.  André  de  Lorde  et  Binet  ont 
donné  au  D’’  Bernard  une  allure  des 
plus  sympathiques;  et  l’interroga¬ 
toire  qu’il  dirige  pourrait  être  con¬ 
duit  par  le  psychiatre  le  plus  dis- 

Tout  au  plus  peut-on  trouver  un 
peu  naïf  qu’il  accepte  le  défi  du 
procureur  et  peut-on  objecter  qu'il 
n’est  pas  dans  les  habitudes  médi¬ 
cales  de  se  prêter  à  une  expertise 
publique. 

Mais  il  ne  sied  pas  d’être  trop 
sévère  sur  ce  point  :  les  nécessités 
du  théâtre  obligent  parfois  à  ces 
petites  entorses  à  la  vérité. 

Nos  lecteurs  pourront  d’ailleurs 
juger  comment  MM.  André  de  Lorde 
et  Binet  ont  fait  agir  le  médecin 
des  fous  ;  nous  reproduirons  dans 
le  prochain  numéro  toute  la  fin  du 
deuxième  acte.  Spectator. 


CONNAISSANCES  PRATIQUES 

L’AGE  DU  CHEVAL  D’APRÈS  L’EXAMEN  DES  DENTS 


L’âge  du  cheval  se  reconnaît  à 
l’examen  des  incisives  qui  com¬ 
prennent  :  2  pinces,  placées  au  mi¬ 
lieu  de  l’arcade  dentaire  ;  2  mi¬ 
toyennes,  à  côté  des  pinces  ;  et 
2  coins,  aux  extrémités. 


De  30  à  40  jours  :  sortie  des  mi¬ 
toyennes. 

A  8  mois  :  sortie  des  coins. 

A  10  mois  :  rasement  des  pinces. 
A  I  an  :  rasement  des  mitoyennes. 
A  18  mois  :  rasement  des  coins. 


Dcniitioti  de  lait. 

De  6  à  10  jours  :  sortie  des  pinces. 


Dentition  permanente. 

De  2  1/2  à  3  ans  :  sortie  des  pinces 
d’adulte. 

De  3  i/z  à  4  ans:  sortie  des  mi¬ 
toyennes  d’adulte. 


De  4  1/2  à  5  ans  :  sortie  des  coins 
d’adulte. 

A  6  ans  :  rasement  des  pinces. 

A  7  ans  :  rasement  des  mitoyennes. 
A  8  ans  :  rasement  des  coins. 

A  9  ans  :  arrondissement  des  pinces. 
.\  10  ans  :  arrondissement  des  mi¬ 
toyennes. 

De  12  â  13  ans  :  arrondissement  des 
coins. 

De  12  à  13  ans  :  toutes  les  incisives 
sont  arrondies. 

De  15  à  17 ans:  toutes'les  incisives 
sont  triangulaires. 

Fraudes.  —  Les  fraudes  consistent 
à  rajeunir  ou  à  vieillir  un  cheval  en 
limant  les  dents,  en  les  creusant  ou 
en  arrachant  les  dents  de  lait  pour 
faire  apparaître  les  dents  perma¬ 
nentes  avant  leur  époque  normale 
Seltensperger. 


TRAVAUX  A  EXÉCUTER  EN  DÉCEMBRE  AU  POTAGER  ET  AU  VERGER 


Potager. —  Labourer  et  fumeries  carrés  vides.  Recou¬ 
vrir  de  paillassons  ou  de  litière  :  cerfeuil,  épinards,  m⬠
che,  persil,  chicorée  sauvage,  pissenlit.  Porter  au  cellier 
ou  dans  une  cave  les  choux  récoltés.  Récolter  les 


légumes  conservés  deliors  sous  couverture  ou  en  cave. 

Verger.  —  Terminer  les  plantations.  Achever  la  taille 
des  arbres  à  fruits  à  pépins,  lorsqu’il  ne  fait  pas  trop 
froid.  Transporter  engrais,  fumier,  etc.  G.  Werv. 


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Nombr-ideStroDhantus  sont  inertes, d'autrestoxiquBSiles  fe/nfuresaonê /nf/dè/BS, exieerla  Signature  CATIllON 
Srtx  de  l’^eaiémit  de  ,Méieeiiii  pour  "§trophantos  et  iSttophantine",  i’Qt  (gxpes  BPiv  1900. 


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—  veux  et  la  Tuberculose  osseuse  infantile.  — 


—  XXIII  - 


L’INTERMÉDIAIRE  DES  MÉDECINS 


Le  médecin  a  maintes  fois  besoin 
d’être  renseigné  sur  divers  points  de 
médecine  ou  sur  divers  sujets  qui  cons¬ 
tituent  les  à-côté  de  la  médecine. 
D’autre  part,  il  est  des  questions, 
médico-sociales,  ou  d’ordre  plus  par¬ 
ticulier,  pour  lesquelles  il  est  inté¬ 
ressant  d’avoir  l’opinion  que  l’expé¬ 
rience  de  chaque  jour  et  les  confi¬ 
dences  reçues  ont  fait  naître  chez  le 
praticien.  Ce  sont  là  les  raisons  qui 
nous  font  ouvrir  cette  rubrique. 

Que  nos  lecteurs  et  abonnés  posent 
les  questions  qui  les  intéressent  :  d’au¬ 
tres  lecteurs  les  renseigneront  s’ils  sont 
à  même  de  le  faire.  Nous-mêmes,  nous 
poserons  de  temps  en  temps  quelques 
petits  problèmes,  et  nous  espérons  que 
nombreux  seront  les  collaborateurs  qui 
voudront  les  résoudre, 

i.  Faut-il  châtrer  ou  fouetter 
les  apaahes  ? 

A  son  retour  du  voyage  d’études 
en  Amérique,  le  directeur  des  ser¬ 
vices  pénitentiaires  au  ministère  de 
l’intérieur,  M.  Schramecke  a  donné  à 
un  rédacteur  du  Journal  des  détails 
sur  le  régime  des  prisonniers  aux 
États-Unis.  Au  sujet  de  la  castra¬ 
tion  des  criminels,  il  s’exprime  ainsi  : 

•  Les  criminels,  là-bas,  sont  consi¬ 
dérés  comme  des  dévoyés  qu’on  doit 
remettre  dans  la  bonne  voie,  ou 
comme  des  malades  dont  il  faut  gué¬ 
rir  les  tares. 


«  A  ce  point  de  vue,  rien  de 
curieux  comme  ce  qui  sc  jiassait 
jadis  dans  l’État  d’Indiana  ;  là,  con¬ 
sidérant  les  condamnés  comme  tarés, 
l'on  estimait  qu'ils  ne  devaient  pas 
avoir  d’enfants,  et  on  leur  faisait 
subir  une  opération  qui  tarissait  à 
jamais  leurs  ressources  de  reproduc- 

«  Aujourd’hui,  cette  opération 
n’est  plus  pratiquée  que  si  le  con¬ 
damné  y  consent  ;  on  en  a  opéré  un 
devant  nous  ;  l’opération  est  cu¬ 
rieuse  ;  elle  est  intérieure  ;  il  ne 
s’agit  pas  de  châtrer  l’individu  ;  on 
veut  simplement  supprimer  ses 
facultés  reproductrices  ;  on  y  par¬ 
vient  sans  dégâts  extérieurs. 

«  Cet  exemple  vous  montre  mieux 
que  tous  autres  qu’aux  États-Unis 
on  considère  les  criminels  comme  des 
dévoyés  ou  des  malades.  i> 

Que  pensent  les  médecins  d’un  pa¬ 
reil  procédé  ?  En  sont-ils  partisans  ? 
Préfèrent-ils  le  fouet  ou  sont-ils  les 
adversaires  de  tout  châtiment  cor¬ 
porel  ? 

2.  Comment  doit-on  se  cha  usser  ? 

La  majorité  des  bottines  que  livrent 
les  cordonniers  ont  une  forme  qui 
ne  rappelle  que  de  très  loin  la  forme 
du  pied  :  le  tiers  moyen  du  pied 
y  est  comprimé  et  les  orteils  se  trou¬ 
vent  parfois  un  peu  comprimés. 
Les  souliers  dits  américains  se  rap¬ 


prochent  plus  de  la  forme  rationnelle 
du  pied,  mais  ils  ont  parfois  moins 
d’élégance.  Comment  convient-il  de 
se  chausser?  Faut-il  user  des  formes 
classiques  françaises  à  bout  rond  ou 
carré?  Faut-il  user  des  lormes  amé¬ 
ricaines  ou  faut-il  se  faire  faire  des 
bottines  qui  épousent  strictement 
la  fonne  du  pied? 

UN  DIAGNOSTIC  ARTISTIQUE 

Nous  avons  souvent  plis  plaisir,  en 
contemplant  des  œuvtes  d’art  à  sujets 
médicaux,  à  chetcher  le  diagnostic  de 
V affection  représentée,  à  faire  un  dia¬ 
gnostic  ARTISTIQUE,  zl  ussi  nous  pen¬ 
sons  intéresser  nos  lecteurs  en  faisant 
ici  une  place  à  cette  intéiessante  ques¬ 
tion.  Nous  reproduirons  quelques 
tableaux  de  cas  pathologiques  à  dia¬ 
gnostiquer, 

3.  De  quelle  affection  était 
atteinte  la  femn  e  hydropique 
de  Gérard  Dow  (Musée  du  Louvre)  ? 

La  femme  hydropique,  si  connue, 
de  Gérard  Dow,  qui  est  au  Louvre, 
jirésente  à  notre  sagacité,  d’une  part 
son  faciès,  son  coloris,  son  attitude, 
d’autre  part  l’aspect  même  de  ses 
urines  qu’examine,  par  transparence, 
notre  antique  confrère. 

Peut-on  avec  ces  éléments  faire 
un  diagnostic  précis  ?  l’hydropisie 
est-elle  celle  d’une  cirrhotique,  d’une 
cardiaque,  d’une  rénale,  d’une  néo¬ 
plasique  ? 


La  Femme  hydropique,  par  Gérard  Dow. 


—  XXIV  - 


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—  XXV  — 


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professeur  agrégé  à  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris,  1911,  i  vol.  in-8 
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thèque  de  Thérapeutique  Gilbert 
et  Carnot)  ;  cartonné  :  12  francs. 
Paris,  J.-B.  Baillière  et  fils. 
L'unité,  l'hannouie  de  l’organisme 
sont  assurées  par  deux  mécanismes 
essentiels  :  par  les  réactions  nerveu¬ 
ses  et  par  les  modifications  du  milieu 
intérieur,  par  voie  nerveuse  et  par 
voie  humorale.  Par  la  première  est 
établie  une  circulation  d’énergie  de 
la  périphérie  aux  centres,  et  des 
centres  à  la  périphérie,  toutes  nos 
cellules  sont  unies  grâce  au  système 
nerveux.  Elles  sont  unies  aussi  par  le 
milieu  intérieur  qui  les  baigne  toutes, 
et  les  modifications  humorales  reten¬ 
tissent  plus  ou  moins  sur  chaque 
variété  de  cellules. 

Dans  le  torrent  circulatoire  sont 
déversés  d’une  façon  constante  de 
multiples  produits  :  les  uns,  inutiles 
ou  nuisibles,  seront  éliminés  ou  trans¬ 
formés;  les  autres,  utiles,  iront  agir 
à  distance  sur  telles  ou  telles  cellules 
qui  attendent  d’eux  une  incitation  â 
sécréter,  elles  aussi,  des  substances 
actives  pour  d’autres  cellules.  C’est 
à  des  produits  de  cet  ordre  que  Baylis 
et  Starling  ont  donné  le  nom  û'hor- 
mones.  Que,  par  une  cause  patholo¬ 
gique,  une  de  ces  substances  utiles 
ne  soit  plus  sécrétée  là  où  elle  doit 
l’être,  l’organisme  fera  effort  pour 
trouver  ailleurs  des  suppléances,  et 
il  y  réussira  parfois.  Mais  il  est  pos¬ 
sible  aussi  que  l’organe  lésé  n’ait  pas 
son  équivalent  dans  le  reste  de  l’orga¬ 
nisme,  ou  que  les  phénomènes  de 
suppléance,  bien  que  réels,  soient 
insuffisants.  Dans  ces  deux  cas  la 
tiiérapeutique  devra  intervenir,  et 
elle  aura  chance  de  rétablir  l’har¬ 
monie  troublée  si  elle  sait  apporter 
les  substances  qui  manquent  ou 
neutraliser  celles  en  excès.  Où  trou¬ 
vera-t-elle  mieux  les  produits  néces¬ 
saires  que  dans  un  organisme  voisin 
de  celui  qui  est  malade? 

Pour  écrire  un  ouvrage  d’opothé¬ 
rapie,  il  ne  suffit  pas  d’être  bon  cli¬ 
nicien,  il  faut  connaître  d'une  façon 
parfaite  la  physiologie  des  glandes 
et  leur  chimie  biologique  ;  pour 
l’écrire,  il  serait  également  insuffi¬ 
sant  d’être  seulement  physiolo¬ 
giste,  les  modalités  cliniques  des 
insuffisances  glandulaires  présentant 
des  variétés  qui  ne  sont  pas  toutes 
réalisées  par  l’expérimentiiüon. 

Nul  n’était  mieux  désigné  pour 
entreprendre  ce  travail  réellement 
difficile  que  M.  Carnot  ;  ses  travaux 
antérieurs  nous  montrent  presque 
tous  l’union  étroite  de  l’information 


clinique  et  des  recherches  de  labo¬ 
ratoire.  Non  seulement  il  nous 
apprend,  dans  cet  ouvrage,  tout  ce 
qui  est  entré  dans  l’arsenal  théra¬ 
peutique  et  que  nul  médecin  ne  doit 
ignorer,  mais  il  nous  fait  toucher 
du  doigt  ce  que  la  médecine  peut 
attendre  de  cette  science  née  d’hier. 

La  vogue  de  cette  partie  de  la  thé¬ 
rapeutique,  si  parfaitement  logique, 
si  séduisante  par  sa  logique  même, 
a  été  considérable  et  l’on  est  surpris 
de  voir  combien  les  notions  d’opo¬ 
thérapie  ont  pénétré  dans  les  mi¬ 
lieux  cultivés,  en  dehors  même  du 
monde  médical. 

A  l’heure  actuelle,  le  domaine  des 
hypothèses  est  plus  grand  que  celui 
des  faits  précis,  les  essais  se  multi¬ 
plient  de  tous  côtés  et  un  travail  de 
révision  s’imposera  dans  quelques 
années.  11  est  évident  que  de  ces 
mélanges  complexes  extraits  globa¬ 
lement  des  organes,  on  isolera  de  plus 
en  plus  des  substances  chimiquement 
pures  et  spécifiquement  actives. 

Personne  ne  songerait  à  écrire 
aujourd'hui  un  travail  définitif 
sur  un  pareil  sujet,  mais  c’est  déjà 
beaucoup  que  de  fixer  pour  un  mo¬ 
ment  l'état  actuel  d’une  partie  de 
la  thérapeutique,  surtout  quand  des 
applications  pratiques  de  premier 
ordre  ont  déjà  été  réalisées. 

Ces  applications,  nous  les  trou¬ 
vons  dans  le  livre  de  M.  Carnot,  aux 
chapitres  si  documentés  du  corps 
thyroïde,  du  pancréas,  des  capsules 
surrénales,  des  organes  génitaux,  des 
sécrétions  digestives,  etc.  Il  est  in¬ 
dispensable  pour  le  médecin  de 
posséder  des  notions  précises  sur 
les  indications,  les  contre-indications, 
les  doses,  les  effets  immédiats  et 
tardifs  de  ces  médicaments  orga¬ 
niques.  Jean  Camus. 

Précis  d’Hygiène,  par  le  D^  Ma- 
CAIGNE,  professeur  agrégé  à  la 
Faculté  de  médecine  de  Paris 
(Bibliothèque  Gilbert-Fournier)  . 
1911,  I  vol.  in-8  de  450  pages  et 
figures;  cartonné  :  10  francs.  Paris, 
J.-B.  Baillière  et  fils. 

La  Bibliothèque  du  Doctorat  en 
médecine  vient  de  s’augmenter 
d’un  nouveau  volume,  un  Précis 
d’Hygiène,  où  l’auteur,  après  avoir 
exposé  nettement  le  but  général  de 
cette  science  :  rôle  éducateur  et 
rôle  prophylactique,  envisage  les 
diverses  questions  qui  s’y  rattachent, 
en  étudiant  tout  d’abord  l’Hygiène 
générale,  puis  l’Hygiène  individuelle, 
puis  l’Hygiène  sociale. 

Dans  l’Hygiène  générale,  sont 
successivement  traitées  les  ques¬ 
tions  relatives  au  sol,  à  l’atmo¬ 
sphère,  à  la  climatologie,  aux  eaux, 


sujet  qui  préoccupe  depuis  de  lon¬ 
gues  années  les  hygiénistes  de  pro¬ 
fession  et  les  pouvoirs  publics.  Il  en 
est  de  même  de  l’hygiène  de  l’ha¬ 
bitation,  sur  laquelle  de  nombreux 
efforts  se  sont  orientés  d’une  façon 
si  heureuse  et  si  productive,  et  de 
la  question  des  matières  usées  dont 
l’éloignement  et  la  destruction  ont 
suscité  tant  de  travaux. 

L’Hygiène  individuelle  prend 
l’homme  à  son  berceau,  le  suit  dans 
les  différentes  étapes  de  son  exis¬ 
tence,  et  envisage  l’hygiène  des  divers 
appareils  et  systèmes  de  l’économie. 
Signalons  ici  les  chapitres  relatifs  à 
l’alimentation,  aux  dangers  qu’elle 
comporte  et  contre  lesquels  l’homme 
doit  être  mis  en  garde. 

Grande  est  l’importance  accordée 
à  l’Hygiène  sociale,  où  sont  traités 
les  développements  relatifs  à  l’hy¬ 
giène  de  l’écolier,  sa  surveillance 
sanitaire,’!  qui  réclament  les  plus 
grands  soins  pour  faire  de  l’enfant  et 
de  l’adolescent  des  adultes  résis¬ 
tants  aptes  à  supporter  les  injures 
pathologiques  qu’ils  sont  appelés  à 
subir  à  chaque  instant  de  l’exis¬ 
tence.  A  cet  égard  il  n’est  pas  niable 
que  l’action  du  médecin,  de  l’hy¬ 
giéniste,  de  l’inspecteur  médical 
doive  être  envisagé  comme  des  plus 
élevée  et  des  plus  fructueuse  pour 
l’améUoration  de  la  race.  11  en  est 
de  même  de  l’hygiène  industrielle, 
destinée  à  préserver  le  travailleur 
contre  les  multiples  causes,  notam¬ 
ment  les  maladies  professionnelles, 
qui  entravent  sa  santé  et  lui  enlè¬ 
vent  la  force  suffisante  pour  donner 
libre  cours  à  son  activité. 

Enfin,  une  dernière  partie  est 
réservée  à  l’étude  étiologique  et 
prophylactique  des  maladies  trans¬ 
missibles,  et  à  l’exposé  de  la  légis¬ 
lation  sanitaire,  questions  admi¬ 
nistratives  que  l’hygiéniste  et  le 
médecin  ne  peuvent  plus  ignorer 
actuellement,  alors  que  les  pouvoirs 
publics  ont  entrepris  d’assurer  la 
conservation  et  le  perfectionnement 
de  l’être  humain. 

Ouvrage  clair,  précis,  agréable  et 
facile  à  lire,  agrémenté  de, nom¬ 
breuses  figures  ;  telles  sont  les  qua¬ 
lités  capitales  de  ce  nouvel  ouvrage, 
dans  lequel  non  seulement  les  étu¬ 
diants,  mais  encore  les  hygiénistes  et 
les  médecins  praticiens  puiseront 
un  enseignement  dont  l’utilité  est 
actuellement  incontestable.  11  faut 
être  reconnaissant  au  D'  Macaigne 
d’avoir  groupé  et  condensé  en 
500  pages  l’exposé  des  plus  grands 
problèmes  hygiéniques  ;  il  faut  l’en 
féliciter  encore,  car  la  tâche  était 
ardue,  et  il  s’en  est  admirablement 
acquitté.  C.  Dopter. 


-  XXVI 


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—  XXVII  — 


LA  VIE  MÉDICALE 

Professeurs  des  Cours  de  clinique  annexe.  ■ — Sont  délé-  pour  l’année  scolaire  1910-1911  des  fonctions  de  sup- 
gués,  pour  un  an,  du  l'r  novembre  1910  au  31  octobre  pléant  de  la  chaire  de  chimie. 

1911,  dans  les  fonctions  de  chargés  de  cours  de  clinique  Sont  chargés,  pour  l’année  scolaire  1910-1911,  des 
annexe,  les  médecins,  chirurgiens  et  accoucheurs  des  fonctions  de  chefs  de  travaux  : 

hôpitaux  dont  les  noms  suivent  ;  M.  Grau,  agrégé  des  sciences  physiques,  chef  des  tra- 

Hôtel-Dieu.  —  MM.  Petit,  médecin  des  hôpitaux,  et  vaux  chimiques  (pharmacie). 

Guinard,  chirurgien  des  hôpitaux.  M.  Luton,  docteur  en  médecine  (anatomie  ethistologie). 

Charité.  —  M.  Mauclaire,  chirurgien  des  hôpitaux.  Hôpitaux  de  Lyon.  —  Sont  nommés  pharmaciens 

Saint-Antoine.  —  MM.  Siredey  et  Vaquez,  médecins  adjoints  des  hôpitaux  :  MM.  Morand,  Gautliier,  Niquet, 

des  hôpitaux  ;  LEjARs  et  Ricard,  chirurgiens  des  hôpi-  Chautard,  Faget,  Ventajol,  Comeloup,  Durand,  Coiflard, 

taux  ;  Doléris,  accoucheur  des  hôpitaux.  Décréaux,  Rival,  Pic,  Chevret,  Droux,  Eugène  Rebond, 

Necker.  —  MM.  Rénon,  médecin  des  hôpitaux,  et  Brunet,  Chassignole,  Ponsot,  Bemet,  Roche,  Rey, 

Routier,  chirurgien  des  hôpitaux.  Valérian. 

Cochin.  —  M.  Schwartz,  chirurgien  des  hôpitaux.  Hôpitaux  de  Lyon.  —  Les  mutations  suivantes  de 

Beaujon.  —  MM.  Bazy  et  Tuffier,  chirurgiens  de  chefs  de  services  ont  été  faites  : 
hôpitaux.  M.  le  docteur  J.  Courmont,  est  passé  de  l’hôpital 

Lariboisière.  —  MM.  Brault,  Launois,  Le  Gendre,  Saint-Pothin,  à  l’Hôtel-Dieu  ;  M.  le  Docteur  Bret,  de 

médecins  des  hôpitaux  ;  Sebileau  et  Picqué,  chirur-  l’hôpital  de  la  Croix-Rousse  à  Saint-Pothin  ;  M.  le  doc- 

giens  des  hôpitaux.  teur  Paul  Courmont,  de  l’hospice  du  Perron  à  l’hôpital 

Laënnec.  —  MM.  Bariê  et  Bourcy,  médecins  des  hôpi-  de  la  Croix-Rousse  ;  M.  le  Docteur  Péhu  est  entré  en 

taux  ;  Legueu,  chirurgien  des  hôpitaux.  service  à  l’hospice  du  Perron. 

Enfants-Malades.  —  MM.  Méry,  médecin  des  hôpi-  Assistance  publique  de  Paris.  —  C9NCOURS  pour  les 
taux  ;  A.  Broca,  chirurgien  des  hôpitaux.  prix  a  décerner  a  mm.  les  élèves  internes  en 

M.  Aviragnet,  médecin  des  hôpitaux,  est  chargé  médecine  de  quatrième  année.  —  Année  1910-1911. 

d’un  cours  annexe  de  clinique  (service  de  la  diphtérie)  —  Co«co«»  s  i/e  L’ouverture  de  ce  concours  aura 

à  l’hôpital  des  Enfants-Malades.  lieu  le  hindi  13  mars  igii,  à  4  heures,  dans  la  salle  des 

Pitié.  —  M.  Potocki,  accoucheur  des  hôpitaux.  Concours  de  l’hôpital  de  la  Charité.  Les  élèves  qui  dési- 

Boucicaut.  —  MM.  Letulle,  médecin  des  hôpitaux  ;  reront  y  prendre  part  seront  admis  à  se  faire  inscrire  au 
Lepage,  accoucheur  des  hôpitaux.  Service  du  personnel  de  l’Administration  tous  les  jours, 

Tenon.  —  M.  Thiéry,  chirurgien  des  hôpitaux.  les  dimanches  et  fêtes  exceptés,  de  onze  heures  à 

Claude- Bernard.  —  M.  Teissier,  médecin  des  hôpi-  trois  heures,  du  2  au  7  janvier  inclusivemennt. 
taux.  Le  mémoire  prescrit  comme  épreuve  du  concours 

Election  du  doyen  de  la  Faculté  de  Paris - L’assem-  devra  être  déposé  au  service  du  Personnel  au  plus  tard 

blée  de  la  Faculté,  réunie  le  24  Novembre,  a  procédé  à  le  samedi  7  janvier  1911,  à  3  heures  dernier  délai. 

l’élection  pour  la  désignation  du  doyen.  Nécrologie.  —  M.  le  Dr  Moine,  ancien  médecin  ins- 

Au  premier  tour  de  scrutin,  M.  le  professeur  Landouzy  pecteur  du  service  de  santé  militaire  français.  —  M.  le 

a  été  désigné  en  première  ligne  par  57  suffrages  sur  Dr  R.  U.  Krônlein,  ancien  professeur  de  clinique  chirur- 

59  votants.  Deux  bulletins  blancs.  gicale  à  la  Faculté  de  médecine  de  Zurich.  —  M.  le 

M.  le  professeur  Pouchet  a  été  désigné  en  seconde  ligne  Dr  James  Revins  Hyde,  professeur  de  dermatologie  et  de 

par  47  voix  contre  4  à  M.  le  professeur  Roger,  i  à  M.  le  syphihgraphie  à  Rush  Medical  College  de  Chicago.  — 

professeur  Blanchard,  i  à  M.  le  professeur  Quénu  et  un  M.  le  Dr  De  Forest  Willard,  ancien  professeur  de  chirur- 

bulletin  blanc.  gie  orthopédique  à  l’University  of  Pennsylvania  de  Phila- 

Faculté  de  médecine  de  Lille.  —  M.  Pierrot  est  nommé  delpliie.  —  M.  le  Dr  Vincent  de  Constantine.  —  M.  le 
chef  de  clinique  médicale.  docteur  Fernand  Bernheim. 

Ecole  de  médecine  de  Reims.  —  M.  Lardennois,  On  annonce  la  mort  de  : 

suppléant  des  chaires  de  pathologie  et  de  clinique  chi-  M.  Chambon,  à  qui  l’on  doit  la  méthode  de  vaccination 

rurgicales  et  de  clinique  obstétricale,  est  prorogé  dans  animale  directe,  à  Montmorency. 

ses  fonctions  jusqu’au  31  Octobre  1911.  Mariages.  —  M.  André  Latarjet,  docteur  en  médecine, 

M.  Bagnéris,  suppléant  de  la  chaire  de  physique,  est  professeur  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine  de  Lyon,  et 
prorogé  dans  ses  fonctions  pour  un  an  à  dater  du  25  Oc-  Mlle  Suzanne-Françoise  Liiiossier,  fille  de  M.  Linossier, 
tobre  1910.  docteur  en  médecine,  professeur  agrégé  de  la  Faculté  de 

M.  Téchoueyres,  professeur  d’histologie,  est  chargé,  en  médecine  de  Lyon, 
outre,  pour  l’année  scolaire  1910-1911,  d’un  coursdepara-  M.  le  D‘  Alexandre  de  Barbier  de  la  Serre,  et  Mlle  Si- 
sitologie  et  bactériologie.  mone  de  Garin. 

M.  Bottu,  professeur  de  chimie  et  toxicologie,  est  M.  le  Dr  Lucien  Rousset,  fils  du  Dr  Rousset  (de  Sen- 
chargé,  en  outre,  pour  l’année  scolaire  1910-1911,  d’un  Iis),  et  Mlle  Odile  de  Baudouin. 

cours  complémentaire  de  chimie  biologique.  M.  le  Dr  Siméon  Bernard,  de  Cannes,  et  Mlle  Margaret 

M.  Henrjq  agrégé  des  sciences  physiques,  est  chargé  Gérard. 


La  Vie  Syndicale.  —  Une  délégation  des  Syndicats  Syndicat  des  Médecins  de  la  Seine.  —  Le  syndicat 
médicaux  de  France  a  été  reçue  au  ministère  du  Travail  des  Médecins  de  la  Seine  vient  de  procéder  à  l’élection 

et  de  la  Prévoyance  sociale  par  le  Dr  G.  Lièvre,  sous-chef  de  son  bureau  qui  est  ainsi  constitué  pour  1911  : 

du  cabinet.  La  conversation  a  porté  sur  les  conflits  fré-  Président  :  Dr  Bellencontre  ; 
quents  entre  médecins  et  Compagnies  d’assurances  au  sujet  Vice-présidents  :  Dr®  Vimont  et  Levassort  ; 
des  accidents  de  travail,  et  sur  les  moyens  d’y  remédier.  Secrétaire  Général  :  Dr  Tourtourat  ; 

Les  délégués  vont  étudier  à  nouveau  cette  question  et  Secrétaire  général  adjoint  :  Dr  Lamare  ; 

apporteront  sous  peu  les  solutions  qu’ils  préconisent.  Trésorier  :  Dr  Saltas. 


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Traitement  chirurgical  des  Néphrites  médicales,  par  le 
Dr  A.  PoüssoN,  professeur  à  la  Faculté  de  médecine  de 

Bordeaux.  1904,  i  vol.  in-ifi,  cart .  1  fr.  60 

Radiothérapie  et  Photothérapie,  par  le  D'  L.  Hèunikr, 
chef  du  Laboratoire  d’électrothfrapie  de  l’hôpital  de 
La  Charité.  1902,  i  vol.  in-16,  avec  fig.,  cart. .  1  fr.  60 
La  JVlécanothérapie,  par  le  D'  L.-R.  Régnier.  1901,  1  vol. 

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Le  Rein  mobile,  par  le  Dr  K.  Legueu,  professeur  agrégé  à 
la  Faculté  de  médecine  de  Paris,  i  vol.  in  16,  avec  lig., 

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Les  Auto-Intoxications  de  la  Grossesse,  par  le  Dr  BourrE 
DE  Saint-Bi.41se,  accouclicur  des  hôpitaux  de  Paris. 

1899,  I  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  60 

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Kei.m.  ancien  interne  des  hôpitaux  de  Paris.  igo8,  i  vol. 

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Cancer  et  Tuberculose,  par  le  Dr  IL  Claude,  médecin 
des  hôpitaux  de  Paris.  1900,  i  vol.  in-16,  avec  fig., 

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Syphilis  et  Cancer,  par  le  Dr  R.  Horand.  1908,  i  vol. 

in-16,  avec  10  lig.,  cart .  1  fr.  60 

Les  Albuminuries  curables,  par  le  Dr  T'eissier,  professeur 
à  la  Faculté  de  médecine  de  Lyon.  igo5,  i  vol.  in-16, 

cart . 1  fr.  60 

Les  Régénérations  d’organes,  par  le  Dr  P.  Carnot,  pro¬ 
fesseur  agiégé  à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris.  1899, 

1  vol.  in-16,  avec  14  lig.,  cart .  1  fr.  60 

L’Obésité  et  son  traitement,  par  le  D’  P.  Le  Noir,  méde¬ 
cin  de  l'hôpital  Saint-Antoine.  1907,  i  vol.  in-16, 

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Les  Traitements  du  Ooitre  exophtalml<|ue,  par  les  D’»  Sain- 
Tos,  ancien  chef  de  clinique  de  la  Faculté  de  mé  iecine 
de  Pans,  et  Delher,m.  Préface  de  M.  le  prolesseur  Gii.- 

iiEBT-BALLKr.  1908,  I  vol.  in-i6,  cart .  1  fr.  60 

Le  Cloisonnement  vésical  et  la  division  des  urines,  par  le 
Dr  Cathelin,  ancien  chef  de  clinique  à  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris.  ii)o3,  i  vol.  in-i6,  avtc  23  ligures, 

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Moustiques  et  Plèvre  jaune,  par  A.  Ciiantemesse,  profes¬ 
seur  à  la  Faculté  de  médecine  d.‘  Paris,  et  F.  Sorel. 

1906,  I  vol,  in-16,  avec  lig.,  cart .  1  fr.  60 

Mouches  et  Choléra,  par  le  professeur  Ciiantemesse  et  le 
Dr  Borel.  I(K)6,  I  vol.  in-it),  avec  fig.,  cart. .. .  1  fr.  60 


I  Les  Unfants  retardataires,  arrêts  de  la  croissance  et 
troubles  du  développement,  par  le  Dr  F.  Apert,  méde¬ 
cin  des  hôpitaux  de  Paris.  1902,  i  vol.  in-16,  avec  lig  , 

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La  Diathèse  urique,  p.ir  Henri  Labbé.  1908,  i  vol.  in-16, 

cart .  1  fr.  80 

La  Médication  surrénale,  par  les  Dr»  R.  Oppenheim  et 
M.  Lcepeb,  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris. 

1904,  I  vol.  in-16,  cart .  .  1  fr.  60 

Les  Médications  préventives  ;  Sérothérapie  et  Bactério- 

thérapie,  par  le  Dr  Nattan-Larrier,  chef  de  clinique  à 
la  F  culté  de  Paris.  iqoS,  i  vol.  in-16,  cart. . .  1  fr.  60 
Le  Traitement  de  la  Surdité,  par  le  D' Chavanne,  médecin 
des  hôpitaux  de  Lyon.  1900,  i  vol.  in-16,  cart.  1  fr.  80 
La  Technique  hlsto-bactériologlque  moderne,  procédés 
nouveaux,  méthodes  rapides,  par  E.  Lefas,  1907.  i  vol. 

in-i6,  cart .  1  fr.  60 

Le  Rhume  des  Foins,  par  le  Dr  Garel,  médecin  des  hôpi¬ 
taux  de  Lyon.  1899,  i  vol.  in-16,  cart .  1  fr  60 

L’Odorat  et  ses  Troubles,  par  le  Dr  Collet,  professeur 
agrégé  à  la  Faculté  de  Lyon.  1904,  i  vol.  in-16,  avec 

lig.,  cart .  1  fr.  60 

Thérapeutique  oculaire,  nouvelles  médications,  opérations 
nouvelles,  par  le  Dr  F.  Terrien,  ophtalmologiste  des 
hôpitaux  de  Paris.  1899,  i  vol.  in-16,  avec  12  hgures, 

cart .  1  fr.  60 

La  Fatigue  oculaire  et  le  Surmenage  visuel,  par  le  D’  L. 
Dor,  chef  de  laboratoire  à  la  Faculté  de  médecine  de 

Lyon.  1900,  I  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  60 

La  Qoutte  et  son  traitement,  par  le  Dr  Apert,  médecin 
des  hôpitaux  de  Paris.  1902.  i  vol.  in-16,  cart.  1  fr.  60 
Le  Diabète  et  son  traitement,  par  le  Dr  R.  Lépine,  pro¬ 
fesseur  a  la  Faculté  de  médecine  de  Lyon.  2'  édition, 

1905,  I  vol.  in-16,  cart . '. .  1  fr.  60 

Les  Complications  du  Diabète  et  leur  traitement,  par  le 

Dr  Lépine.  19  6.  i  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  60 

Diagnostic  des  Maladies  de  la  Moelle  (siège  des  lésions), 
par  le  Dr  Grasset,  professeur  à  l'Université  de  Mont¬ 
pellier.  3*  édition,  1908,  i  vol.  in-16,  avec  figures, 

cart . 1  fr.  60 

Diagnostic  des  Maladies  de  l’Encéphale,  par  le  prolesseur 
Gba.sset.  2'  édition,  1908,  i  vol.  iii-i6,  avec  figures, 
cart .  1  fr.  60 


Traité  de  Pathologie  exotique 

Clinique  et  Thérapeutique 

ITBI.IÉ  EN  FASCICULES  SOUS  LA  DIRECTION  DE  .M.M. 

Ch.  ORALL  ET  CLARAC 

.Médecin  inspecteur  ilu  scivice  de  s.uité  |  Directeur  de  l’Kcole  d'applicaliini 

des  Troupes  coloniales.  |  du  service  de  santé  de»  Troupes  coloniales. 

8  fascicules  grand  in-8  de  35o  à  5oo  pages  avec  figures. 

1.  Pa/i«//s;«c  (565  pages,  140  figures) ... .  12  »  5.  Maladies  parasitaires  exotiques. 

2.  Parapaludismeet  Fièvres  des  pays  chauds.  6.  Intoxications  et  Maladies  générales  aux  colonies. 

(380  pages,  30  figures) .  10  »  . .  .  ^ 

3.  Fièvre  mme,  Peste,  Choléra.  7*  Maladies  de  la  peau  exotiques. 

4.  Maladies  exotiques  de  l'Appareil  digestif.  8.  Maladies  chirurgicales  aux  colonies. 


SKLe  DE  HUNT 


—  XXIX  — 


COURS  —  CONGRÈS 


Cours  de  la  Faculté.  —  Professeur 
Gilbert.  Samedi  3  décembre,  à  10 
heures  ei  demie.  Leçon  clinique  à 
l’Hôtel-Dieu  sur  la  néphrite  scarla¬ 
tineuse  chronique. 

Samedi  10  décembre.  Leçon  clini¬ 
que  sur  la  néphrite  érysipélateuse 
chronique. 

Les  mercredis,  présentation  de 
malades,  rédaction  et  correction 
d’ordonnances. 

111°  Congrès  de  Physiothérapie  des 
médecins  de  langue  française. 
Traitement  et  diagnostic  par  les 
agents  physiques.  (Paris,  18,  19  et 
20  avril  1911.) 

Le  bureau  de  la  commission  d’or¬ 
ganisation  est  ainsi  composé  ;  pré¬ 
sident,  M.  le  D°  Béclère,  membre 
de  l’Académie  de  médecine  (société 
d’électrothérapie)  ;  vice-présidents, 
MM.  Hirsberg,  René  Mesnard, 
Kouindjy,  Laquex  (société  de 
kinésithérapie)  ;  secrétaire  général, 
CJA.  Laquerriére,  2,  rue  de  la 


Bienfaisance,  Paris  ;  secrétaire  gé¬ 
néral  adjoint,  Wetterwald  ; 
trésorier,  D''  Delherm,  2,  rue  de  la 
Bienfaisance. 

Programme  provisoire.  —  Mardi 
18  avril.  —  Matin  9  heures  : 
jr*  séance.  Discours  d’ouverture  du 
Président  du  congrès. 

Soir  2  heures  ;  2°  séance. 

Mercredi  19  avril.  —  Matin 
9  heures  :  3°  séance.  —  Soir  2  heures  : 
4°  séance. 

Jeudi  20  avril.  —  Matin  9  heures  : 
5°  séance.  —  Soit  2  heures  :  6°  séance 
et  clôture. 

Le  Mercredi  19  avril,  à  7  h.  i/2du 
soir  :  banquet  du  congrès  (les  dames 
sont  particulièrement  priées  d’assis¬ 
ter  à  ce  banquet). 

Questions  à  l’ordre  du  jour.  — 
Sciatique  ;  Lupus  vulgaire  ;  Hyper¬ 
trophie  de  la  prostate  ;  Hémorragie 
de  la  ménopause  ; 

Les  quatre  autres  donneront  lieu 
à  la  lecture  des  rapports  suivants. 


Entéro  -  colite  muco  -  membra¬ 
neuse.  —  MM.  Dausset  :  thermo  et 
photothérapie  ;  Desplats  ;  électro- 
thérapie  :  Froussard  ;  hydrologie 
et  hydrothérapie  ;  Laquet  :  kinési¬ 
thérapie  ;  Milon  :  diététique. 

Pied  plat  douloureux.  —  MM. 
Albert-Weil  :  radio-diagnostic, 
électrodiagnostic,  électrothérapie  ; 
Menciéres  :  indications  respec¬ 
tives  des  agents  physiques  et  des 
interventions  chirurgicales  ;  René 
Mesnard  :  kinésithérapie  ;  X...  thé¬ 
rapeutique  hydrominérale  et  ther¬ 
mothérapie. 

Syiingomyélie.  —  MM.  De¬ 
lherm  :  électrodiagnostic  et  élec¬ 
trothérapie  ;  Duhain  :  radiothéra¬ 
pie  ;  Kouindjy  :  kinésithérapie. 

Fibrome  utérin.  —  MM.  Bra¬ 
dant  :  kinésithérapie  ;  René  de 
Langenhagen  :  hydrologie  et  hy¬ 
drothérapie  ;  Oudin  radiumthéra- 
pie  ;  Laquerriére  et  Guilleminot 
électrothérapie  et  radiothérapie. 


ACTES  DE  LA  FACULTÉ  DE  PARIS 


Examens  de  doctorat 

Lundi  5  Décembre  igio.  —  5°,  Chirurgie  (Première 
partie),  Hôtel-Dieu  :  MM.  Kinnisson,  Pierre  Duval, 
Proust.  —  5®,  Chirurgie  (Deuxième  partie),  Hôtel-Dieu  : 
MM.  Marfan,  Guillain,  Léon  Bernard.  —  M.  Reclus, 
censeur  ;  M.  Marcel  Labbé,  suppléant. 

Mardi  6  Décembre  1910.  —  5®,  Chirurgie  (Première 
partie)  (i™  série),  Laënnec  :  MM.  de  Lapersonne,  Lecène, 
Okinczyc.  —  5®,  Chirurgie  (Première  partie)  (2®  série), 
Laënnec  ;  MM.  Quénu,  Terrien,  Anselme  Schwartz.  — 
M.  Thoinot,  censeur  ;  M.  Claude,  suppléant.  —  5®  (Deu¬ 
xième  partie)  (i™  série).  Charité  :  MM.  Chauffard,  Carnot, 
Roussy.  —  5®  (Deuxième  partie)  (2®  série) ,  Charité  : 
MM.  Achard,  Balthazard,  Rathery.  —  M.  Pozzi,  censeur; 
M.  Gougerot,  suppléant. 

Mercredi  7  Décembre  1910.  —  Médecine  opératoire, 
Ecole  pratique  :  MM.  Hartmann,  Proust,  Branca.  — 
3®  (Deuxième  partie).  Laboratoire  des  travaux  pratiques 
d’anatomie  pathologique  ;  MM.  Gautier,  Blanchard, 
Loeper,  Epreuves  pratiques.  —  2®  :  MM.  Gariel,  Mulon, 
Jean  Camus.  —  4®  (i'®  série)  :  MM.  Gaucher,  Richaud, 
Macaigne.  —  4®  (2®  série)  :  MM.  Widal,  Laigncl-Lavas- 
tine,  Tiffeneau.  —  4®  (3®  série)  :  MM.  Marfan,  Wurtz, 
Sicard.  —  M.  Pierre  Marie,  censeur  ;  M.  Zimmern, 
suppléant. 

Jeudi  8  Décembre  1910  (conseil  de  la  Faculté  à 


3  heures).  —  Médecine  opératoire.  École  pratique  ; 
MM.  Pozzi,  Grégoire,  Okinczyc.  —  3®  (Deuxième partie), 
Laboratoire  des  travaux  pratiques  d'anatomie  patholo¬ 
gique.  MM.  Pierre  Marie,  Nicloux,  Gougerot,  Epreuves 
pratiques. — 2®  :  MM.  Ch.  Richet,  Prenant,  André  Broca.  — 
3®,  Oral  (Première  partie)  (i™  série)  :  MM.  Bar,  Morestin, 
Lenormant.  —  3®,  Oral  (Première  partie)  (2®  série)  : 
MM.  Quénu,  Brindeau,  Chevassu.  —  3®,  Oral  (Première 
partie)  (3®  série)  :  MM.  Ribemont-Dessaignes,  Rouvière, 
Anselme  Schwartz.  —  3®,  Oral  (Deuxième  partie)  : 
MM.  Chauffard,  Castaigne,  Brumpt.  —  M.  Chantemesse, 
censeur  ;  M.  Maillard,  suppléant. 

Vendredi  9  Décembre  1910.  —  5®,  Chirurgie  (Première 
partie)  (ï®®  série),  Necker:  MM.  Segond,  Lejars,  Ombré- 
danne.  —  5®,  Chirurgie  (Première  partie)  (2®  série), 
Necker  :  MM.  Delbet,  Legueu,  Pierre  Duval.  —  M.  Hart¬ 
mann,  censeur  ;  M.  Proust,  suppléant.  —  5®,  Obstétrique 
(Première  partie).  Clinique  Baudelocque  :  MM.  Pinard, 
Potocki,  Couvelaire.  —  M.  Jean  Camus,  suppléant. 

Samedi  10  Décembre  1910.  —  5®  (Deuxième  partie) 
(i'®  série),  Beaujon  :  MM.  Alb.  Robin,  Castaigne,  Gou¬ 
gerot.  —  5®  (Deuxième  partie)  (2»  série),  Beaujon  : 
MM.  Gilbert  Ballet,  Widal,  Nobécourt.  —  5®,  Obstétrique 
(Première  partie),  Beaujon:  MM.  Ribemont-Dessaignes, 
Brindeau,  Jeannin.  —  M.  Gilbert,  censeur;  M.  Roussy, 
suppléant. 


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Hygiène  de  la  Peau,  par  J.  Niool.as,  prote.sseur  à  la 
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Oulde  pratique  du  diagnostic  de  la  Syphilis,  sér^  -di  .- 
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reclierclies  de  laboratoire,  par  le  U^  P.  Gasiou  lyio, 

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Hygiène  du  visage  (cosmétique,  esthétique  et  massage), 
parle  Dr  P.  Gasiou,  directeur  du  lab  .ratoire  centrai  de 
i'hopital  Saint  l.o  '  '  ’ 


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par  le  D'  Zikmkrn,  prolesseur  agrégé  à  la  Faculté  de 

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Les  Opsonines  et  les  traitements  opsonisants,  par  le 
1)‘  K.  Gaui.tikr,  chel  de  Clinique  de  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris.  i  vol.  in-itj  avec  ligures 

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L’Artériosclérose  et  son  traitement,  par  A.  Gouiiet,  pro¬ 
fesseur  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine  de  P  .ns.  11107, 

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La  Radioscopie  clinique  de  l’Hstomac  normal  et  patholo¬ 
gique,  par  le  1)'  Cerné,  professeur  a  l'Kcole  de  méde¬ 
cine  de  Pouen  et  le  D'  Uelakobue.  iooS,  i  vol.  i  .-U), 

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Technique  de  l’Hxploration  du  Tube  digestif,  par  le 
Dr  (iii  i.TiER,  hef  de  cimiüue  à  la  Faculté  deméiecine 
de  l’aris.  ii|o.‘i,  i  vol.  in-iô,  avec  i3  .  g.,  cart. . .  1  tr.  60 
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litiue  des  distensi  ns  g'.i.vO'ô/we.v,  par  le  Dr  Kené  Gai  i.- 


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prof.'s.-eur  a  régé  à  l’Ficole  du  Val-..e  Grâce.  i(|>hi, 

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La  Cure  de  Déchloruration  dans  le  Mal  de  Biiglit,  par  le 
Dr  F.  WiDAi.,  prolesseur  à  la  Faculté  de  ineile  ine  de 
Par  s,  et  le  Dr  A.  J  avai..  iqofi,  i  vol.  in-iti,  cart.  1  fr.  60 
La  Diphtérie,  li  ctériohifriè  et  Clinii/ue,  l’riiplivlaxie  et 
Tr  ileaie/it.  par  les  D"!!.  Barriir,  médecin  de  l’h  pital 
Ilérold,  et  G.  Ui..mann.  i8i|q,  l  vol.  in  16,  avec  ti,.u  es, 

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Les  Maladies  du  Cuir  chevelu, /Voi>/iv/ii.vic  et  7'raitement, 
pir  le  Dr  (ÀASTou,  assistant  a  l’iiopital  ^alnt-l.ouis. 
2’  édition.  U, 07,  I  Vol.  in-iti, avec  iq  lig.,  cart.  1  fr.  60 
Traitement  de  !a  Syphilis,  par  le  Dr’  F.meiiy,  m  leii  cl  ef 
de  Clinique  à  l:i  Faculté  de  Paris.  Préf.tce  de  .\i.  le  pro- 
lessenr  Fo  rmer.  a-  édit.  ujo.').  i  vol.  in  lô,  cart.  1  fr.  60 
L’Alimentation  des  Enfants  malades,  p.ir  le  1><  l’Éiiim, 
mé  ec.n  des  l.ôpitaux  de  Lvon.  iqoS,  i  vol.  in-iô, 

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Le  Traitement  de  la  Constipation,  par  le  D'  l■'ROl:ssARIl, 
ancien  m  ente  des  liiipiMux  de  l’aris.  2"  édition.  1000. 

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Calculs  des  Voies  biliaires  et  Pancréatites,  par  le  D'  K. 
tÎAiii.TitR,  elle!  de  I  Unique  à  la  Facu  té  de  méJe  ine  du 

Pa'  is.  yoS.  I  vo  .  in-i'i,  avec  lô  lig.,  c.-irt _  1  f. .  60 

Trachéobronchoscopie  et  (Esophagoscopie,  par  le  I  )■  u  i- 
SE/,  chef  des  travaux  d’oto  Giino  larvngol..  le  à  la 
clin  q  e  chirurgicale  de  ITIôtel-Dieu.  lo’o.'i.  i  vol.  in  ni, 

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La  Démence  précoce,  par  le  D'  G.  Deny,  médec  n  de  .a 
Salpétrière,  et  P.  Roy.  i  vol.  in-it),  avec  ii  ligures, 

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Les  I-olics  intermittentes.  La  Polie  maniaque  dép  e.ssive, 

'  1)’'  G.  Dexy  et  I’.  Gaaies.  1907,  1  vol.  in-ni. 


avec  lig.,  c  irt.  . .  . 

L’Ionothérapie  électrique,  par  les  Dr"  Du, 
interne  es  iiopitaux  de  Paris,  et  A.  I.aiji 
reat  dc  '.Académie  de  médecine.  iqoS,  1  vi 


Les  Rayons  de  Rontgen  et  le  Diagnostic  des  affections 
thoraciques  non  tuberculeuses,  |  ar  le  D"’  A.  Béci-ère, 

i.j  )i,  1  vol.  in  II),  a.ec  10  lig.,  cart .  1  fr.  50 

Les  I- ayons  de  Rontgen  et  le  Diagnostic  des  maladies 
interne.s,  par  le  Dr  A.  Béci.ère.  igoq,  i  vol.  in-iô  avec 

lig.,  cart .  1  fr.  60 

La  Fulguration,  son  rôle  et  ses  efiets  en  thérapeutique, 
par  le  Dr  Zi.m.viebn.  pro.esseur  agrégé  a  la  Faculté  de 
médecine  de  Par.s.  lyog,  i  vol.  in-i6,  avec  ligures, 

cart .  l'ir.  60 

Le  Cytodiagnostic,  les  méthodes  d’examen  des  s,  l  osités 
P  nhologiq  les  et  du  liquide  céphalo  racinuien,  par  le 
l)r  Alarcel  I.ai  bé,  prolesseur  agrégé  à  la  F’aculté  de 

n  édecine.  lyoq,  i  vol.  in-ili,  cart .  1  fr.  50 

Le  Sang,  parlé  IJr  Marcel  Labbé.  d’édition.  1910,  i  vol. 

in-  6,  a  ec  lig.,  cait  .  1  fr.  50 

La  Protection  de  la  Santé  publiqu  *.  Loi  et  Commentaires 
de  la  loi  et  des  règlements  d'administration,  par  le 
Dr  Mosny,  médwCin  ces  hôpitaux  de  Paris.  1904,  1  vol. 

in-if),  cait .  1  fr.  60 

Les  Accidents  du  Travail.  Guide  du  médecin,  par  le 
Dr  B  oiiARDEi.,  médecin  des  hôpitaux  de  Paris.  2'  édi¬ 
tion.  1907,  I  vol.  in-if),  cart .  1  fr.  £0 

La  Psychologie  du  Rêve  au  point  de  >’ue  médical,  par 
•N'.  V '.sc.HiDi:,  chef  des  travaux  du  laboratoire  ce  psy¬ 
chologie  expérimentale  des  Ilautes-Ktudes,  et  II.  Piéron. 


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Chirurgie  intestinale  d’urgence,  par  le  Dr  A.  Moi'chet, 
chirurgien  des  hôpitaux  de  Paris.  i(p3,  1  vol.  in-iô, 

avec  23  I  g.,  cait . . ’. .  1  fr.  60 

Chirurgie  nerveuse  d’urgence,  par  le  Dr  A.  Chipault. 

i<K)4,  I  vol.  in-n’),  cart .  1  Ir.  60 

Le  Canal  vagino-péritonéal,  Diapnutic  et  traitement  de 
la  hernie  inpuinale  et  des  hydrocèles  congénitales, 
de  Tectopie  testiculaire,  par  lé  D'  P.  Vieeemis,  chirur¬ 
gien  des  hôpitaux  de  Paris.  lyoq,  i  vol.  in-ifi,  avec 

17  lig.,  c.art  .  1  fr.  60 

La  (lastrotomle,  par  le  Dr  J.  BRAOtiEiiAYE,  agrégé  ii  la 
F.iculté  de  Bordeaux,  chiru  gien  de  l’hôpital  de  Tunis. 

lyoo,  1  vol.  in-if)  -vee  ligures,  cart .  1  fr.  60 

Chirurgie  des  Voies  biliaires,  parle  D'  PAticiiiT,  chirur  ien 
des  Hôpitaux  d'Amiens.  lyoo,  i  vol.  in-16,  avec  lig., 

cart . ’. .  1  fr.  60 

Le  Tétanos,  par  les  Dr"  J.  Gourmont,  professeur,  et 
M.  Doyon,  professeur  agri^gé  à  la  F'aculte  de  médecine 

de  Lyon.  iSyy,  i  vol.  in-iô,  avec  lig.,  cart _  1  fr.  60 

Le  Rhumatisme  articulaire  aigu  en  bactériologie,  par  les 
D'»  H.  TRiiioiii.Er,  médecin  des  hôpitaux  de  Paris,  et 

A.  I  OYON.  iiKX).  I  vol.  in-ii),  avec  lig.,  cart _  1  fr.  60 

Le  Pneumocoque,  par  le  Dr  Lirpmasn,  ancien  interne  des 
hôpitaux  de  Pans.  Introduction  par  le  Dr  Duei.ocq, 
médecin  des  liôpitaux  de  Paris,  lyi»,  i  vol.  in-iô,  avec 

lig-,  cart . ’. .  1  fr.  60 

Les  Oxydations  de  l’Organisme  (oxydiuves),  par  E.  FInri- 
qiEz  et  J.-A.  SiCARi),  médecin  des  hôpitaux  de  Paris. 

lyqa,  i  vol.  n-il),  cart .  1  fr.  60 

Les’  Etats  neurasthéniques,  IHagnostic, Traitement,  par  le 
D'  .A.  Richi:,  médecin  de  l’hospice  de  Bicêtre.  utoH, 

1  vol.  in-il),  cart .  1  fr.’ 60 

Les  Myélites  syphilitiques.  Tonnes  cliniijues  et  traite¬ 
ment.  p.ir  le  Dr  G11.1.ES  ni;  i,a  Toiirette,  professeur 
agn-géa  1 1  F’ac.de  Paris.  iSiri,  1  vol.  iii-if>.  cart.  1  ir.  60 
Le  Traitement  pratique  de  ’l’Epilepsle,  par  le  Dr  Gii.i.es 

m,  1.A  ToiiRi  rtE.  uni.  i  vol.  „i  ,6.  cart .  1  fr.  60 

Les  Névralgies  et  leur  traitement,  par  les  1)'"  Lévy  et 
Baudouin,  anciens  internes  des  hôpitaux.  H|oi).  1  vol. 

in-iti,  avec  lig  .  cart . .’  ’l  fr.  60 

Les  Thérapeutiques  récentes  dans  les  maladies  nerveuses, 
par  les  D‘»  Lansois,  prole'.'ciir  agrégi-,  et  Pohot,  chef 
•’e  clinique  a  la  Faculté  de  médecine  de  Lyon.  iiKvy, 


•:  60 


La  Syphilis  de  la  moelle,  par  les  Dr»Â.  Giebert,  profes' 
à  la  F’aciiltéile  m  decine  de  Pari',  et  G.  Lios,  méd  cin 
de  l'hôpital  de  la  Pitié.  ii)(>8,  i  vol.  in-il),  cait.  1  fr.  60 
Les  Rayons  N  et  les  Rayons  N',  par  le  Dr  Bordier,  pro¬ 
fesseur  agrège  à  la  ‘  acuité  de  médecine  de  Lvon.  iiio-A. 
i  vol.  in  11),  avec  iC  lig.,  cart . ’  l  fr.  60 


SOMMAIRE 


V- 


C.  Dopter .  —  La  méningite  ourliennc . . . .  .... 

Behgoniê .  —  Traitement  des  accidents  dus  à  l’électricité  industrielle . 


yj'ff 


Actualités . 

laire.  —  Les 
diabète . 


Sociétés  savantes.  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  —  Académie  de  médecine.  — 

.  Académie  des  Sciences.  —  Société  de  chirurgie.  —  Société  anatomique.  —  Société  de  psychiatrie. 

La  Vie  .médicale  a  l’Étranger:  Société  médicale  de  Berlin . 

Médecine  pratique:  Médication  calcique  antispasmodique . 

La  l'ie  pratique  :  Les  pourquoi  de  l’iiiver . 

Libres  propos . . . 

Choses  du  four  :  Les  femmes  à  l’Institut . 

La  Médecine  au  Théâtre  :  L’homme  mvsterieux . .  V 

Diététique  et  Formules  :  Recettes  de  régimes  :  quelques  recettes  de  potages  vegetariens . 

Formules  thérapeutiques  :  Traitement  medical  des  hémorroïdes . 

Curiosités  :  Les  méfaits  du  corset . 

Les  plaquettes  médicales  :  Médaille  du  protesseur  Raymond . 

L'intermédiaire  des  médecins . 

Art  et  médecine  :  Les  cartes  du  bal  de  l’internat . 

Médicaments  nouveaux  :  üastrozytn.T.se . 

Chronique  des  livres  :  Etiologie  et  prophylaxie  das  maladies  transmissibles,  par  Achal.me,  Ld.  et  Et.  Sergent, 
Makciioux,  Simond,  Lévaditi,Thoinot,  Ribierre,  Jeanselme,  Mouchotte.  —  Maladies  des  nerfs,  par  Cunéo, 
—  Traité  élémentaire  de  physiologie,  par  Gi.ey . ’. . ! . ' 


La  vie  médicale .  XXlll 

Cours,  Congrès,  —  Actes  de  la  Kaculté . 


35 

42 


47 

49 

54 

54 
XI 
111 
111 
et  VU 
IX 
IX 
XI 
XIll 
XllI 
XVII 
XIX 


XXI 
It  XXV 

xxvn 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 


PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  lerde  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  (/■'''  Décembre  au  3o  Novembre)  :  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  :  1  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 

Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Tous  les  autres  numéros  ont  32  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 


ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX  (48  pages) 


Janvier _ —  Maladies  des  voie.s  respiratoires;  —  tuber¬ 

culose. 

Février. ...  —  Physiethérapie  ;  —  physiodiagnostic. 

Mars .  —  Dermatologie;— syphilis;— maladiesvéné- 


Mai .  —  .Miiîadies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miné¬ 

rales,  climatothérapie  ;  —  diététique. 
Juin .  -  Maladies  de  l’appareil  digestif. 


Juillet .  —  Maladies  du  cœur,  du  sang,  des  vaisseaux. 

Août .  —  Bactériologie;  —  hvgiène;  —  maladies  in¬ 

fectieuses. 

Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 
larynx  ;  —  des  yeux. 

Octobre....  —  Maladies  nerveuses  et  mentales;  —  méde¬ 
cine  légale. 

Novembre.  —  Thérapeutique. 

Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles;  —  Pué¬ 
riculture. 


PRIMES  DE  PARIS  MÉDICAL 

D’Importantes  primes  remboursent  6  fois  le  montant  de  l’abonnement 
pour  les  I  200  premier  abonnés. 

(Voir  le  détail  au  verso  page  II) 


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SEUL  YOGHOURT  par  procédé  Oriental  et  Ferment  Bulgare  AUTHENTIQUE 

ADMINISTRÉ  EN  CURE  ET  EN  RÉGIME.  DANS  LES  MALADIES  OEl 
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Aliment  entièrement  assimilable  —  Diététique  sans  aucune  contre-indication. 

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— 11  — 


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(ComAiaaisoa  d'Heotine  et  de  uercure). 


AMPOULES  A  (Par  ampoule  HeGtine  0,10;  Hg  0,005).;  Une  ampoule  par  j 
V  pendant  10  à  15  joi 

AMPOULES  B  (Par  ampoule  :Hectine  0,30;  Hg  0,01).  S  injections  indolo 


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PRIMES  DE  PARIS  MÉDICAL 

Les  abonnés  d'une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  6  fois 
le  prix  de  l'abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l'ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

I.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  à  ces  six  primes)  : 

1"  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
Blacoue,  Instruments  de  chirurgie,  25,  rue  Cujas,  à  Paris, 

2»  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  E.mile 
Dupont  fils,  G.  Mathieu  lils  et  C”,  Mobilier  médical,  chirurgical,  pour  malades  et  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  9,  rue  Cujas,  à  Paris. 

3»  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  100  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne.  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4°  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  vingt-cinq  francs  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  5o  francs,  à  la  librairie  J.-B.  Baii.i.ière  et  eils,  19,  rue  Hautefeuille,  à  Paris. 

5°  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  l’achat  d’une  montre  médicale  (75  francs, 
ou  90  francs)  de  la  maison  Auricoste,  horloger,  10,  rue  La  Boétie,  à  Paris. 

f)“  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
CouDRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  (Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut 
joindre  au  prix  de  l’abonnement  la  somme  de  s  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port). 

II.  Primes  offertes  en  outre  aux  .1 200  premiers  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  à  une  seule  de  ces  dix  primes)  : 

1°  Règles  plates  en  glace  de  Saint-Qobaln  verre  rouge  è  base  de  sels  d’or  (valeur  6  francs) 
offertes  par  l’Uraseptine  Rogier  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéol  Boucart  (ces 
deux  primes  ensemble). 

2“  Portefeuilles  offerts  par  le  Lait  Lepelletier  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  Lécuyer),àCarentan. 

30  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Ch.  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  Paris. 

4°  Trousses  de  poche  pour  l’analyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosurine,  16,  rue  Charlemagne, 
à  i’aris. 

5“  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison  David,  69,  .avenue  des  Ternes. 

ti»  Un  colis-postal  de  15  rosiers  de  la  maison  Ge.men  et  Bouro,  de  Luxembourg.  (Joindre  i  fr.  5o 
pour  l'emballage  et  le  port  du  colis  des  ro.sicrs). 

7"  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  légumes  (25  variétés)  offertes  par  la  maison  L.  Clause,  à 
Brétigny-sur-Orge.  Joindre  i  fr.  pour  l'emballage  et  le  port. 

8“  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  S.achet,  papeterie  médicale, 
29.  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

9"  Boris  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d’ins¬ 
truments  de  chirurgie,  1 13,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris. 

100  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Cooit  et  C‘s 
Appareils  de  précision,  36,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

En  outre  les  25o  premiers  abonnés  recevront  dans  le  courant  de  Janvier  chacun  trois  estampes 
anciennes  offertes  par  M.  Brunot,  pharmacien,  rue  de  Chaillot,  à  Paris. 

Envoyer  avec  le  montant  de  l'abonnement  la  liste  des  primes  dans  l'ordre  de  préférence.  — 
Joindre  5o  centimes  pour  les  frais  d’expédition  de  chacune  des  primes.  —  Les  primes  seront 
expédiées  dans  un  délai  de  i5  jours. 

{  Désireux  de  faire  profiter  les  abonnés  de  Paris,  de  France,  de  l’Êtningcr  avec  des  chances  égales  aux 

I  primes  remboursant  six  fois  le  prix  d'abonnement  de  PARIS  AtEDICAL,  il  est  attribué  pour  chaque 

I  catégorie  d’abonnés  (Paris,  France,  Étranger)  des  proportions  équitables  de  chaque  prime,  si  bien  que 
I  même  les  abonnés  des  pays  les  plus  éloignés  ont  des  chances  d’obtenir  des  primes» 


LIBRES  PROPOS 


Ayant  uno  recherche  à  faire  à  la  bibliothèque  de  la 
h'acultè  de  médecine,  je  me  jiréaentais  aamedi  devant  la 
porte  de  l’école,  et  n’étais  pas  peu  surpris  de  la  trouver 
close.  Un  étudiant,  qui  venait  d’éprouver  la  même  mésa¬ 
venture  m’en  donna  incontinent  Ja  raison  :  (Juehjues 
jours  avant,  avait  eu  lieu  l’inauguration  de  la  statue 
d'un  homme  politiipie  célèbre,  et  le  ministre  de  l’Instruc¬ 
tion  jiublique  avait  cru  bon  de  commémorer  cet  imjior- 
tant  événement  par  un  jour  de  congé  accordé  aux  étu¬ 
diants. 

Que  l’on  agisse  ainsi  vi.s-à-vis  des  eiafants  de  l’école 
primaire,  des  potaches  des  lycées,  pour  qui  tout  travail 
est  un  pensum,  pour  qui  un  jour  de  congé  est  synonyme 
de  jour  de  fête  et  de  réjouissance,  je  le  conçois.  Ou  fera 
bénir  par  toute  une  génération  et  pour  une  journée  en¬ 
tière  (car  la  reconnaissance  est  courlse)  le  nom  du  grand 
homme  I  Mais  que  l’on  en  use  de  même  dans  Jes  facultés, 
je  me  permettrais  de  trouver  cela  quoique  peu  saugrenu, 
s’il  n’était  bien  connu  qu’un  ministre  est  inca])able  de 
prendre  une  décision  justiciable  de  cette  épithète. 

Comment  !  voilà  une  population  de  jeunes  gens  qui 
ont  à  faire  leur  carrière,  ijui  travaillent  de  tout  leur  cœur 
à  acipiérir  des  amies  pour  les  luttes  futures,  à  qui  le  temps 


mamiue  souvent  pour  préparer  concours  et  examens,  et 
vous  allez,  sous  jirétexte  de  réjouissance  nationale,  les 
condamner  à  un  jour  de  repos  forcé,  leur  fenner  la  faculté, 
les  obliger  à  traîner  leur  oisiveté  dans  les  brasseries  du 
quartier  ! 

On  me  ré]iondra,  je  le  sais  bien,  ipie  tous  les  étudiants 
n’étudient  pas,  cpCil  en  est  bon  nombre  à  qui  le  fainiente 
est  doux  et  le  travail  morose;  mais  ceux-là  se  jiassent  de 
l’autorisation  du  ministre  pour  ne  rien  faire,  et  ils  n’ont 
pas  besoin,  pour  s’abstenir  des  cours  et  de  la  bibliothèque, 
d’avoir  un  grand  homme  à  commémorer.  Les  cours 
n’étant  pas  obligatoires,  ils  évitent  de  s’y  égarer,  et  ils 
ne  se  sont  certainement  pas  aj)erçus  que,  samedi,  il  y  avait 
(pielque  chose  de  changé  à  la  Faculté.  Les  seuls  qui  s’en 
sont  aperçus,  et  pour  en  pâtir,  sont  les  laborieux  dont  on 
a  entravé  le  travail,  les  ])auvres  diables,  qui,  mal  éclairés, 
mal  chauités  dans  leurs  chambres,  viennent  à  la  biblio- 
thèipie  consulter  confortablement  les  livres  qu’ils  n’ont 
]ias  les  res.sources  .sulfisantes  pour  acheter.  Ce  n’est  pas 
un  droit  au  repos  cpi’a  accordé  le  ministre,  c’est  une 
interdiction  de  travail  cpi’il  a  pre.scrite.  Vraiment,  est-ce 
une  manière  logi(pie  de  célébrer  la  mémoire  d’un  labo¬ 
rieux?  G.  Linossier. 


CHOSES 


LES  FEMMES  A  L’INSTITUT 

Mme  Curie  a  posé  sa  candidature  à  l’Académie  des 
Sciences  au  fauteuil  laissé  vacant  par  la  mort  de  M.  tîer- 
nez.  lît  ce  geste  fait  couler  beaucoup  d’encre  ! 

I,a  comims.sion  administrative  centrale,  instituée  «  jKJur 
administrer  les  j)ropriétés  et  les  fonds  communs  aux 
cimi  académies  »  et  statuer  aussi  .sur  les  ipiestlons  d’in¬ 
térieur  et  d’administration  de  l’Institut,  a  eu  à  e.xaminer 
dans  sa  séance  de  Novembre  les  conséquences  qu’il 
entraîne,  car,  semble-t-il,  les  cinq  Académies  sont  soli¬ 
daires  ;  et  si  l’une  d’entre  elles  admet  des  femmes  dans 
son  sein,  il  est  naturel  ipie  les  autres  puissent  être  tenues 
d’en  faire  autîint  ;  mais  la  commission  ne  s’est  pas  mise 
d’accord  et  ce  n’est  que  le  q  janvier  prochain  cpie  le  pro¬ 
blème  sera  résolu  :  Partisans  et  adversaires  des  candi- 
daUires  féminines  ont  donc  tout  le  temps  pour  argumen¬ 
ter  et  faire  campagne. 

La  «piestion  au  reste  n’est  pas  nouvelle.  L’Académie 
des  Beaux-Arts  au  xvni''  siècle  admit  parmi  elle  (juehpies 
femmes  ;  la  plus  célèbre  d’entre  elles  fut  Mme  Vigée- 
Lebrun  qui,  méconnue  pur  ses  contemporains,  fut 
classée  immortelle  par  le  fait  du  prince,  en  l’espèce  par 
l’ordre  de  Marie-Antoinette,  lit  l’.Vcadémie  Française 
elle-même  compti  au  xvir  siècle  deux  académiciennes... 
honoraires,  il  est  vrai.  C'est  Conrart  qui.  abandonnant 
pour  une  fois  son  silence  prudent,  nous  l’apprend  dans  ses 
mémoires  :  «  Mlle  de  La  Suze,  tpii  joignait  an  don  de  ver¬ 
sifier  à  miracle  celui  île  raisonner  solidement  et  joliment, 
m’ayant  fait  confidence  ijn’elle  avait  parié,  après  rêver, 
qu’elle  serait  des  nôtres  en  esprit,  sinon  en  charnelle  pré¬ 
sence,  je  m’amusai,  de  mon  côté,  à  la  projxiser  aux 
sullrages  de  mes  confrères,  lesquels  furent  unanimes 
à  contenter  son  juste  désir  et  à  récompenser  son  mérite. 
Elle  eût  succédé  de  la  sorte  à  Mlle  de  Scliurmann  pour  qui 
r.\cadémie,  quelques  années  eu  deçà,  avait  montré  une  | 


DU  JOUR 


pareille  courtoisie  cpii  ne  semble  pas  contraire  au  dessein 
que  marqua  M.  le  cardinal  de  Richelieu,  en  voulant  que 
le  charme  et  le  goût  eussent  leurs  assises  constrantes.  » 
Mais  Conrart  ajoute  : 

«  Une  femme  ne  serait  plus  guère  charmante,  qui  dis¬ 
puterait  avec  nous  autres  hommes  des  livres  et  du  geste, 
fût-ce  sur  le  destin  des  mots  et  des  phra.ses  ». 

11  ne  s’agit  plus  aujourd’hui  de  s’en  tirer  ]>ar  une  jii- 
rouette  ou  plutôt  par  une  galanterie;  c’est  à  l’Académie, 
dont  les  travaux  semblent  le  moins  aptes  à  intéresser 
la  généralité  des  mentalités  féminines  ipCest  posée  une 
candidature  vraiment  sérieuse  qui,  si  des  raisons  de  jirin- 
ci])e  ne  viennent  pas  l’écarter,  a  de  grandes  chances 
d’aboutir.  La  littérature  compte,  certes,  phusieurs  femmes 
de  grand  talent  et  l’on  peut  citer  deux  ou  trois  roman- 
cier.s-femnies  qui  ne  seraient  jias  déplacées  ])armi  les 
quarante  ;  mais  aucune  d’elles  ne  s’impose  et  les  .Acadé¬ 
miciens  peuvent  très  facilement,  si  elles  sollicitaient  leurs 
suffrages,  ne  jioint  les  leur  accorder.  Mais  Mme  Curie  a 
une  place  à  part  dans  la  science  contemporaine  ;  la  décou¬ 
verte  du  radium  et  les  recherches  longues  et  précises 
qui  l’ont  précédée  et  suivie  lui  ouvriraient  incontestable¬ 
ment  les  ]K)rtcs  de  l’Institut,  si  elle  eût  appartenu  au 
sexe  fort.  Et  c’est  là  que  git  la  difficulté  qui  émeut  si  fort 
certains  académiciens,  hénjs  de  la  tradition  ! 

Les  femmes  ont  déjà  brisé  bien  des  barières  :  les  lettres, 
le  droit,  les  sciences,  la  médecine  ne  leur  sont  plus  fennés. 
Elles  peuvent  être  avocates,  médecins,  internes  des 
hôpitaux,  etc.  Mme  Curie  est  iléjà  professeur  à  la  Sor¬ 
bonne  ;  ])eu  importe  qu'elle  soit  ou  noji  académicienne. 
Le  féminisme  fait  chaque  jour  îles  progrès.  Nos  fils  verront 
peut-être  un  jour  des  femmes,  i>rofesseurs  de  la  faculté 
de  médecine,  doyennes  ou  recteurs? 

Sera-ce  un  bien?  Sera-ce  un  mal?  je  n’aurais  garde  de 
répondre. 

Si*ECTATÇ»«- 


—  V  — 


LA 

L’HOMME  MYSTÉRIEUX 

Nous  donnons  ici  la  fin  du  V  acte  de 
l'Homme  mystérieux,  la  belle  pièce 
de  MM.  André  de  Lorde  et  Binet 
qui  est  représentée  actuellement 
au  théâtre  Sarah-Bernardt. 

Le  Docteur.  ■ —  Ne  vous  déran¬ 
gez  lias,  Mon.sieur  Bercier,  je  vais 
venir  auprès  de  vous.  Nous  av'ons  à 
causer  tous  les  deux... 


Le  Docteur.  —  Ah  !  ah  !  vous 
voyez,  la  mémoire  vous  revient... 
Votre  femme...  Vous  avez  eu  des 
difficultés  avec  elle,  n’est-ce  pas? 
Vous  avez  eu  des  scènes  d’une  vio¬ 
lence  extraordinaire...  Vous  avez  cru 
qu’elle  vous  trompait?... 

Raymond.  —  L’idée.’.,  oui...  Cette 
idée  m’est  passée  par  la  tête... 

Le  Docteur.  — ■  Vous  avez  eu 
aussi  l’idée  de  la  tuer,  n’est-ce  pas? 

Raymond,  très  ému,  à  voix  basse, 
—  C’est  vrai...  C’est  vrai...  J’ai  eu 
un  moment  cette  idée  terrible., 
mais  je  l’ai  chassée. 

Le  Docteur.  —  Chassée  !  Pour¬ 
quoi?... 

Raymond,  énergiquement.  —  Par¬ 
ce  que  je  me  suis  aperçu  qu’elle 
n’était  jias  coupable...  Que  c’était 
au  contraire  la  plus  dévouée,  la 
meilleure,  la  plus  honnête  des 
femmes  !... 

Le  Docteur.  —  Et  si  cette  idée 
vous  reprenait? 

Raymond.  —  Oh  1  non,  jamais... 
Vous  avec  dissipé  mes  mauvais 
soupçons,  à  force  de  discussions  pa¬ 
tientes,  vous  m’avez  guéri... 

Le  Docteur,  sc  levant  et  jetant 
un  coup  (l'œil  au  procureur.  -  ■  Guéri  ! 
Vous  avez  dit  guéri  !...  Vous  re¬ 
connaissez  donc  que  vous  avez  été 
fou? 

Raymond,  qui  a  surpris  le  regard 
du  docteur  au  procureur.  —  Non, 
Monsieur...  La  passion  n’est  pas  de 
la  folie...  Un  fou  vit  toujours  dans 
son  erreur.  Moi  je  m’en  suis  débar- 

Le  Procureur,  à  mi-voix.  ■ — 
Très  juste. 

Le  Docteur.  —  Très  juste,  en 
effet.  (Un  silence.)  Je  viens,  mon  cher 
Monsieur  Bercier,  de  vous  sou¬ 
mettre  à  une  petite  épreuve.  Je  vou¬ 
ais  savoir  par  moi-même  où  vous 
en  étiez  de  votre  délire...  Je  suis 
content  de  vous.  Je  vous  trouve 
très  amélioré.  Vous  avez  du  bon 
sens,  du  jugement...  Ces  Me.ssieurs 
ont  pu  s’en  rendre  compte. 

Le  Procureur.  —  C’est  vrai... 

Le  Docteur.  —  Jusqu’ici,  je 
m’étais  opjmsé  à  votre  sortie...  Oh  ! 
absolument.  Eh  bien,  si  M.  le  Pro¬ 


MÊDECINEAU  THÉÂTRE 


cureur  m’en  prie  un  peu,  je  suis  ca¬ 
pable  de  signer  votre  exeat. 

(H  s’avance  à  la  table,  face  au  pro¬ 
cureur  qui  s’est  levé,  et  lui  fait  ra¬ 
pidement  avec  la  main  un  signe 
qui  veut  dire  ;  Non,  pas  du  tout.) 
Raymond,  se  levant,  avec  un  cri 
de  ioie.  —  Enfin  ! 

Lionei-,  même  jeu.  —  Ça  y  est  !... 
LÉ  Docteur.  • —  Vous  voyez  bien 
que  les  médecins  ne  sont  pas  des 
geôliers.  Monsieur  le  Directeur, 
voulez-vous  me  permettre...  (Le 
directeur  se  lève,  lui  cède  sa  place. 
Le  docteur  s’assied.  Il  prend  du  pa¬ 
pier,  une  plume.  Un  grand  temps. 
Puis  il  trempe  sa  plume  dans  l’en¬ 
crier,  va  écrire,  hésite.  Lionel  et 
Raymond  suivent  anxieusement  cette 
scène.)  Seulement...  (Il  s’arrête  à 
nouveau  et  regarde  le  procureur 
comme  pour  lui  dire  :  Attention  !)... 
seulement,  comme  je  vous  porte 
grand  intérêt... 

Raymond.  —  Vous  êtes  bien  bon... 
Le  Docteur.  —  Je  me  permets 
de  vous  donner  un  conseil.  Quand 
vous  nous  quitterez,  où  irez-vous? 
Raymond.  — ■  Chez  mci. 

Le  Docteur.  —  A  Rouen? 
Raymond  . — Naturellem  en  t ,  pu  is- 
que  j’y  ai  mon  domicile,  mes  tra- 

Le  Docteur.  — ■  Voilà  ce  que  je 
craignais  !  Vous  allez  tout  de  suite 
vous  remettre  au  travail. 

Raymond.  —  Le  travail  ne  me 
fait  pas  jieur  ! 

Le  Docteur.  —  Oui,  mais  tel 
que  je  vous  connais,  avec  votre  na¬ 
ture  nerveuse,  sensible,  vous  allez 
vous  refaire  du  mauvais  sang... 
Raymond.  —  Pourquoi? 

Le  Docteur,  tout  en  ayant  l’air 
d'éerire.  —  Ne  m’avez-vous  pas  dit 
que  les  affaires  étaient  très  difficiles, 
que  vous  étiez  entouré  de  jaloux, 
d’envieux,  d’ennemis... 

(.1  ce  moment  Raymond  tressaille, 
le  docteur  ne  le  perd  pas  des  yeux.) 
Raymond.- —  Tout  le  monde  en  a... 
Le  Docteur.  —  Surtout  quand  on 
occupe  une  .situation  imjmrtante 
comme  la  vôtre. 

Raymond.  —  Certainement  ! 

Le  Docteur,  lui  tendant  un  piège. 
—  On  est  victime  de  telles  indigni¬ 
tés...  Tout  le  monde  vous  en  veut... 
Raymond.  --  C’est  vrai... 

Le  Docteur.  —  Tout  le  monde 
vous  guette...  Tout  le  monde  com¬ 
plote  contre  vous... 

Raymond,  sans  voirie  piège  tendu. 

■. —  Il  y  a  longtemps  que  je  m’en 
.suis  aperçu. 

Le  Docteur,  se  levant  sans  bruit 
et  se  rapprochant  de  lui.  —  .-Mi  ! 
vraiment... 

Raymond.  —  Depuis  que  je  suis 


dans  les  affaires,  j’en  ai  vu  de  dures, 
allez  !  Pourtant  je  suis  honnête 
homme,  je  n'ai  jamais  rien  fait  à 
personne.  (S’exaltant  peu  à  peu.) 
Eh  bien,  j’ai  été  cerné,  traqué  par 
une  bande  qui  en  voulait  non  seule¬ 
ment  à  mon  henneur,  mais  à  mon 
argent...  Vous  jiarlez  de  complet? 
Si  je  vous  disais  ce  qui  m’est  arrivé... 
ce  qu’on  m’a  fait  à  moi?  C’est  à 
ne  pas  y  croire...  C’est  une  histoire 
à  faire  frémir... 

(Le  procureur  s’est  levé.) 

Lionel,  intervenant  avec  vivacité. 
—  Mon  frère  a  raison.  Nous  avons 
été  victimes  dans  nos  affaires  d’un 
véritable  complot... 

Le  Docteur,  furieux  de  l’inter¬ 
vention.  —  Mais... 

Lionel,  continuant.- —  ...on  nous 
a  fait  toutes  les  infamies  possibles. 
(.4  Raymond.)  C’eat  à  ça  que  tu  fai- 
.sais  allusion,  n’est-ce  pas? 

Raymond,  se  ressaisissant  et  très 
naturellement.  —  Oui...  c’est  à  ça... 

Lionel.  —  C’est  qu’à  t’entendre, 
ces  Messieurs  auraient  pu  croire... 

Raymond,  regardant  le  docteur 
et  le  procureur  bien  en  face.  —  Ils  au¬ 
raient  pu  croire  quoi?  Alors  main¬ 
tenant  tout  ce  que  je  dirai... 

Le  Docteur,  le  regardant  les 
yeux  dans  les  yeux.  —  On  aurait  pu 
croire  que  vous  exagériez  vos  griefs, 
mon  cher  Monsieur’  Bercier...  Mais 
moi,  je  sais  bien  que  non...  «t  ces 
Me.ssieurs  pourront  s’en  convaincre 

quelques  détails... 

Raymond.  —  Sur  quoi? 

Le  Docteur,  le  poussant  davan¬ 
tage,  avec  une  nervosité  mal  dissi¬ 
mulée.  —  Sur  cette  affaire  dont  vous 
parliez...  Sur  ce  complot... 

Raymond,  l’arrêtant  net.  —  Non... 
docteur...  non...  Depuis  un  cpiart 
d’heure  vous  cherchez,  par  vos  in¬ 
sinuations,  à  me  troubler,  à  me  cir¬ 
convenir,  pour  montrer  à  ces  Mes¬ 
sieurs  que  je  n’ai  plus  ma  tête  à 
moi...  Ce  manège-là,  il  y  a  trois 
mois  qu’il  dure...  trois  mois  que  vous 
vous  livrez  à  des  interrogatoires 
sans  fin,  jiendant  lesquels  je  vois 
qu’on  écrit  tout  ce  que  je  dis  et  pro¬ 
bablement  ce  que  je  ne  dis  pas.. 

Le  Docteur.  —  Oh  !  Monsieur 

Raymond.  —  Si  je  réponds  à  vos 
questions,  je  suis  fou...  Si  je  garde 
le  silence,  je  suis  fou...  Si  j’ai  de 
l'émotion,  si  je  m’indigne  à  certains 
souvenirs,  je  suis  fou...  J’en  ai 
assez  !  Je  déclare  qu ’à'- partir  de  ce 
moment,  vous  aurez  beau  faire  et 
beau  dire,  je  ne  vous  répondrai  plus  ! 
(Il  se  tourne  du  côté  de  son  frère, 

dos  au  docteur.  Un  temps.  Le  pro¬ 
cureur  reste  songeur.) 


-  VI  - 


-  VII  - 


LA  MEDECINE  AU  THEATRE 


Lk  Procureür,  après  nn  silence, 
bas  au  docteur.  ■ —  Voulez-vous  con¬ 
tinuer  à  l’interroger? 

Le  Docteur,  bas  au  procureur, 
en  remontant  au  fond.  — •  11  n’y  a 
plus  rien  à  faire...  Il  est  buté... 

Le  Directeur.  —  Vous  n’avez 
plus  besoin  de  M.  Bercier? 

Le  Docteur.  —  Non... 

Le  Directeur.  —  Alors,  dans  ce 
cas...  (Au  surveillant.)  Veuillez  ac¬ 
compagner  Monsieur  à  son  pavillon... 

Le  Surveillant,  s'avançant.  — 
Bien,  Monsieur  le  Directeur. 

Raymond,  reculant.  —  Je  ne 

Le  Docteur,  . —  Allons,  voyons. 
Monsieur  Bercier... 

Le  Procureur,  qui  est  resté  pensif 
depuis  les  dernières  paroles  de  liay- 
mond,  à  l'infirmier.  ■ — •  Attendez  !... 
Raymond.  • —  Je  proteste  !... 
Lionel,  avec  éclat.  • — ■  Après  l’in¬ 
terrogatoire  auquel  je  viens  d’assis¬ 
ter,  il  est  impossible.  Monsieur  le 
Procureur,  que  vous  reteniez  mon 
frère  plus  longtemps... 

Raymond,  avec  indignation.  — 
Monsieur  le  Procureur,  .si  vous  ne 
me  rendez  pas  justice,  je  vous  pré¬ 
viens  que  j'aurai  recours  à  la  vio¬ 
lence. 

Lionel.  —  Tu  en  auras  le  droit  ! 
Le  I’hocureur,  à  Lionel  et  A 
Raymond.  — •  Voyons,  du  calme  I 
Avant  de  prendre  une  décision,  j’ai 
besoin  de  causer  quelques  instants 
av»c  le  docteur  Bernard.  Pendant 
ce  temjjs,  Monsieur  Bercier,  veuillez 
m’attendre,  là,  dans  le  parloir.  Vous 
n’avez  rien  à  craindre  ;  votre  frère 
vous  tiendra  compagnie... 

Lionel.  —  Bien,  Monsieur  le  Pro¬ 
cureur.  (A  son  frère.)  Viens,  Ray¬ 
mond,  viens...  N’aie  pas  peur...  Va... 
Je  .suis  là  !... 

Raymond.  —  Sois  tranquille, 
je  saurai  me  défendre  ! 

(Le  surveillant  leur  ouvre  la  porte 
de  gauche.  Raymond  et  Lionel  sortent.) 

Raymond,  en  sortant.  —  Je  veux 
ma  iiberté...On  n’a  pas  le  droit  de 
me  retenir...  on  n’a  pas  le  droit... 

Le  Directeur,  à  l'infirmier.  — 
Laissez-nous... 

(Le  surveillant  .sort  au  fond.) 

Le  Docteur,  voyant  que  le  pro¬ 
cureur  ne  dit  rien.  —  Eh  bien,  Mon¬ 
sieur  le  Procureur? 

Le  Procureur,  tout  en  arrangeant 
des  papiers  dans  sa  serviette.  ■ —  Eh 
bien,  voulez-vous  mon  avis?  Si 
M.  Bercier  a  été  autrefois  malade,  il 
me  semble  aujourd’hui  guéri... 

Le  Docteur,  avec  un  mouvement 
de  stupéfaction.  — -  Guéri  !  Vous  ne 
l’avez  donc  pas  examiné  pendant 
que  je  l’interrogeais?... 

Le  Procureur.  —  Si...  très  at¬ 
tentivement. 


a-w  Le  Docteur.  -—  Alors,  vous  avez 
dû  remarquer  ses  hésitations,  ses 
i.j;  réticences,  son  émotion? 

Le  Procureur.  — ■  Le  malheu- 
.  reux  !  Voilà  trois  mois  qu’il  est 
enfermé  ici  sous  la  plus  grave  des 
accusations  ! 

Le  Docteur.  —  Ce  n’est  pas  une 
accusation  ! 

Le  Procureur.  —  C’est  pire  t 
Depuis  trois  mois,  il  vit  anxieux, 
inquiet,  n’ayant  sous  les  yeux  que 
des  spectacles  troublants. 

Le  Docteur.  —  En  tout  cas,  vous 
avez  dû  vous  rendre  compte  que 
cet  homme  a  une  allure  mystérieuse, 
inquiétante. 

Le  Procureur.  —  Tout  paraît 
inquiétant  dans  ce  milieu  ! 

Le  Docteur.  —  Ses  gestes,  ses 
paroles,  jusqu’à  ses  silences  .sont 
d’un  aliéné  !... 

Le  Procureur,  allant  chercher 
son  manteau  et  son  chapeau  qu'il  a 
déposés  sur  le  canapé.  ■ —  II  ne  délire 
pas.  Il  a  la  pleine  conscience  de  ce 
qu’il  dit. 

Le  Docteur.— De  ce  qu  ’il  veu  t  dire. 

Le  Procureur.  —  Enfin,  n’im¬ 
porte.  Il  n'est  pas  bien  dangereux, 
on  peut  lui  rendre  sa  liberté... 

Le  Docteur,  s'emballant.  -  -  Pas 
dangereux  !  Mais,  Monsieur  le  pro¬ 
cureur,  M.  Bercier  est  un  persécuté, 
j’en  suis  sûr...  Tout  à  l’heure  j’ai 
cni  le  tenir,  j’ai  senti  son  regard 
qui  vacillait,  mais  son  frère  est  in¬ 
tervenu,  Ta  empêché  de  se  démas¬ 
quer.  Mais  il  a  en  lui  l’idée,  Tolises- 
sion  de  tücr  ;  peut-être  a-t-il  déjà 
choisi  sa  victime.  On  ne  sait  jias  !... 
Si  nous  le  lâchons,  nous  nous  ren¬ 
dons  complices  d’un  meurtre... 

Le  Procureur,  qui  a  remis  son 
pardessus  et  qui  est  revenu  à  la  table 
prendre  sa  serviette,  d'un  ion  sec.  --- 
Bien  de  tout  cela  n’est  prouvé... 
Monsieur... 

Le  Docteur.  . —  Pour  vous  peut- 
être,  qui  ne  faites  que  passer  ;  mais 
pour  moi,  (pii  l’étudie  sans  cesse 
ilepuis  des  mois... 

Le  Procureur,  élevant  la  voix.  — 
Vous  qui  l’étudiez  sans  cesse,  vous 
n’avez  pas  la  moindre  preuve  à 
apporter... 

Le  Docteur.  —  J’ai  en  tout  cas 
mon  expérience  de  praticien. 

Le  Procureur,  s’emballant  aussi. 

■ —  Elle  ne  suffit  pas  pour  faire  con- 
(iamiicr  quelqu’un. 

Le  Docteur.  —  Elle  suffit  tout 
au  moins  pour  provoquer  un  doute. 

Le  Procureur.  —  Le  doute  ne 
doit  profiter  qu’à  celui  qu’on  accuse... 
Magistrat,  je  ne  condamne  que  sur 
une  conviction,  et  ma  conviction 
est  que  vous  avez  commis  une  erreur 
qui  a  entraîné  une  séquestration 
arbitraire... 


■  Le  Docteur.  —  C'est  votre  der- 
jiiier  mot? 

Le  Procureur.  . —  Non,  Mon- 
.  y  sieur.  Je  dois  ajouter  qpe  votre  atti- 
tilde  me  paraît  singulière.  On  dirait 

■  que  vous  n’avez  qu’une  seule  pen¬ 
sée  :  retenir  ce  malheureuK  à  Tasile. 

■  On  dirait  que  c’est  votre  proie,  et 
vous  la  défendez  contre  nous  avec 
une  âpreté  que  je  trouve  regrettable. 

Le  Docteur.  —  Si  nous  nous 
comprenons  si  mal,  je  n’ai  plus  rien 
à  ajouter...  Faites  ce  que  vous  vou¬ 
drez  !...  Vous  êtes  le  maître,  dé  là 
situation,  puisque  la  loi  a  coinnii$  , 
cette  faute  de  vous  donner  le  pas.,^ 
sur  moi  èt  de  faire  juger  en  demita:', 
ressort  un  malade  par  un  magistrat. 
Mais  de  toute  manière,  je  tiens  âj, 
protester  devant  M.  le  Directeur,  et 
devant  vous,  afin  de  dégager  ma 
responsabilité. 

Le  Procureur,  avec  hauteur.  — 
Vous  n’avez  aucune  responsabilité... 
puisque  je  vous  couvre. 

Le  Docteur.  —  Je  vous  demande 
pardon,  j 'ai  une  responsabilitémorale. 
Je  suis  ici  pour  défendre  la  société 
contre  un  meurtrier. 

Le  Procureur.  . —  Et  moi,  je 
défends  une  famille  contre  l’arbi¬ 
traire,  un  malheureux  innocent 
contre  une  erreur  médicale... 

Le  Docteur.  —  Vous  allez  re¬ 
nouveler  l’histoire  de  TOgrc.sse  que 
les  tribunaux  ont  mise  en  liberté  ! 
Elle  continue  à  étranglér  des  en¬ 
fants  ! 

Le  Procureur.  —  Et  vous,  .sous 
prétexte  de  science,  vous  voulez 
nous  ramener  à  l’époque  où  Ton  em¬ 
bastillait  les  gens,  sans  jugement, 
par  lettre  de  cachet.  Ce  n’est  plus 
le  caprice  des  puissants,  c’est  une 
aberration  de  médecin  ;  ça  ne  vaut 

Le  Docteur.  —  Monsieur  le  Pro¬ 
cureur  !... 

Le  Procureur,  l'arrêtant  net.  — • 
Inutile,  Monsieur,  cette  conversa¬ 
tion  a  trop  duré  et  ma  résolution  est 

Le  Docteur.  —  Comme  vous 
voudrez  !...  Je  m’en  lave  les  mains  ! 

Le  Procureur.  . —  Monsieur  le 
Directeur,  voulez-vous  prier  ces 
Messieurs  d’entrer?... 

Le  Directeur.  —  Tout  de  suite. 

(Il  va  il  gauche,  ouvre  ta  porte,  dis¬ 
parait  une  .seconde  et  rentre,  suivi 

de  Raymond,  Lionel  et  du  sur¬ 
veillant  en  chef. 

Le  Procureur,  à  Lionel.  ■ —  Je 
me  rends  de  ce  pas  à  la  préfecture 
pour  signer  les  pièces  nécessaires  à 
Télargissenient  de  Monsieur  votre 
frère.  (.4  Raymond.)  A  partir  de 
ce  moment.  Monsieur  Bercier,  vous 
êtesjlibre  !  (Rideau.) 


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QUELQUES  RECETTES 

DE  POTAGES  VÉGÉTARIENS 

(Bünnejoy) 

Potage  au  riz.  —  Prenez  trois 
cuillerées  de  riz,  lavez-les  dans  un 
peu  d’eau  froide,  inettez-les  dans  un 
litre  et  demi  d’eau.  Quand  elle  com¬ 
mence  à  bouillir,  ajoutez  trois  jiom- 
mes  de  terre,  un  poireau  coupé  fin, 
un  demi-navet  coupé  fin,  une  feuille 
d’oseille,  (luelques  rondelles  de  ca¬ 
rotte,  du  céleri,  mais  pas  de  chou,  il 
nuirait  au  goût.  Deux  heures  de 
cuisson  à  petit  fen,  quantité  suffi¬ 
sante  de  beurre  fondu,  qui  se  mettra 
en  petite  quantité  avec  les  légumes, 
le  reste  trois  quarts  d’heure  après. 
Saler  modérément. 

Ce  potage,  quand  il  est  réussi,  pos¬ 
sède  un  excellent  goût  et  est  très 
réconfortant  et  nourrissant. 

Potage  vermicelle  à  l’oseille.  — 
Faites  cuire  de  l’oseille  selon  l’art, 
avec  un  morceau  de  beurre.  Quand 
elle  est  bien  revenue,  ajoutez  quan¬ 
tité  suffisante  d’eau.  Faites  bouillir, 
jetez  dans  le  vennicelle.  Une 
demi-heure  d’ébullition  à  feu  doux. 
Au  moment  de  servdr,  tournez  un 
jaune  d’œuf  à  part  avec  de  l’eau  ou 
un  peu  de  bouillon  et  ajoutez. 

On  peut  associer  l’oseille  à  tous  les 
potages  :  riz,  semoules,  graines, 

L’oseille  a  pour  effet  de  corriger 
l’influence  de  ces  potages  qui  est 
légèrement  échauffante.  Mais  il  faut 
l’employer  en  nature  et  év'iter,  pour 


cause  de  composition  inconnue,  les 
préparations  toutes  faites  d’avance. 

Potage  (suppe)  aux  pommes  de 
terre.  —  F'aites  bouillir  dans  de  l’eau 
salée  une  bonne  quantité  de  pommes 
de  terre,  puis  passez-les  jiar  un  tamis 
de  crin,  mettez  demi-quart  de  beurre 
dans  unecas.serole  avec  les  pommes, 
une  cuillerée  de  farine  et  faites  reve¬ 
nir  pendant  cinq  minutes.  Ajoutez 
d’abord  deux  tiers  de  lait,  et  en¬ 
suite  l’eau  nécessaire  et  faites  cuire 
dix  minutes.  Au  moment  de  servir, 
ajoutez  deux  œufs  entiers  et  un 
quart  de  litre  de  crème.Mettez  encore, 
si  vous  voulez,  de  petits  morceaux 
de  pain  grillé. 

Julienne  fine  aux  boulettes  à  l’ceuf. 
—  Quantité  suffisante  pour  dix  per¬ 
sonnes.  Prenez  une  assiette  et  demie 
de  belles  carottes  rouges,  trois 
quarts  de  pommes  de  terre,  deux 
grandes  tomates,  un  demi-pied  de 
céleri,  deux  poireaux,  un  oignon,  un 
bouquet  de  per.sil,  un  fort  chou-rave, 
une  demi-téte  de  chou-fleur  et  une 
tête  de  chou  frisé  ordinaire  :  tous 
coupés  en  morceaux  ;  cent  cinquante 
grammes  environ  de  petits  pois, 
faites  revenir  le  tout  dans  un  demi- 
quart  de  beurre  pendant  une  demi- 
heure.  Ajoutez  l’eau  nécessaire  et 
faites  passer  le  tout  à  travers  un 
tamis  étanié,  assez  gros,  et  remettez- 
le  dans  la  casserole  pour  le  faire  bouil¬ 
lir  pendant  cinq  minutes.  Servez 
alors  après  avoir  ajouté  au  potage 
les  boulettes  suivantes  ; 


Battez  quatre  œufs  entiers  et  les 
ajoutez  à  un  demi-litre  de  lait  ;  faites 
cuire  au  four  jusciu’à  bonne  consis¬ 
tance  et  ajoutez  au  précédent  dn 
beurre  en  morceaux  de  la  grosseur 
d’un  œuf  de  jiigeon. 

Ceci  est  de  la  cuisine  raffinée, 

par  une  bonne  cuisinière  végéta¬ 
rienne,  il  est  fort  capable  de  couver, 
tir  à  la  doctrine  le  nécrophage  le  plus 

Potage  (suppe)  aux  pois  jaunes.  • — 
Prenez  (piantité  .suffisante  de  jiois 
secs,  ajoutez  dix  grammes  de  tapioca 
jiar  couvert,  du  beurre  ;  on  fait 
cuire  les  pois  à  l’ordinaire  et  on  passe 
à  travers  un  tamis,  puis  on  met  le 
beurre  et  le  tapioca  cuit  à  part  et  on 
donne  au  tout  un  bouillon  d’environ 
cimj  minutes,  et  on  sert,  salant  mo¬ 
dérément. 

Potage  au  blé  vert.  —  Prenez 
vingt-cinq  grammes  par  couvert  de 
semoule  au  blé  vert,  beurre,  sel,  etc. 
Jetez  la  semoule  dans  l’eau  bouil¬ 
lante  en  tournant  toujours,  laissez 
cuire  huit  à  dix  minutes  ;  puis  ajou¬ 
tez  des  œufs  bien  frais  battus  avec 
un  demi-verre  de  crème  épaisse  et  le 
beurre  un  peu  avant.  Il  faut  un  œuf 
pour  deux  couverts. 

La  semoule  de  blé  veit  est  un  pro¬ 
duit  allemand,  c’est  du  blé  cueilli 
avant  maturité  et  desséché,  il  fournit 
de  fort  bons  potages  rafraîchissants. 

Ce  potage  est  fort  bon,  il  a  un 
petit  goût  aigrelet  fort  appétissant. 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 

TRAITEMENT  MÉDICAL  DES  HÉMORROÏDES 


1“  Contre  la  congestion  doulou^ 
reuse  :  onction  avec  la  pommade  : 
Extrait  de  jusquiame  . .  oS>',5o 

Extrait  de  belladone  . . .  o'qso 

Chlorhydr.ate  de  cocaïne.  oi''',5o 

Onguent  populeum  ....  30  grammes. 

F.  s.  a. 

Prescrire  3  fois  par  jour,  entre 
les  repas,  dans  un  peu  d’eau, 
XV  gouttes  du  mélange  : 

Extrait  fluide  d’hama- 

melis . 15  grammes. 

Extrait  fluide  d'hydras- 

tis  canadensis .  615  — 

Mêlez. 

Ou  bien,  3  par  jour,  des  pilules 
suivantes  : 

Extrait  de  belladone  . . .  o”,oi 
—  d’ham.amelis .  ow.os 

F.  s.  a.  une  pilule;  n“  20. 

Spécialement  contre  la  douleur, 
prescrire  un  des  suppositoires  ; 
Chlorhydrate  de  cocaïne. .  o'a'.oz 
Extrait  de  bclhadone  ....  osqoz 


Beurre  de  cacao .  .}  grammes. 

F.  s.  a.  un  suppositoire. 

Ou  bien  : 

Chlorhydrate  de  mor- 

Extrait  de  jus(puaine -  o='',oi 

Beurre  de  cacao .  4  grammes. 

F.  s.  a.  un  suppositoire  ;  11“  6. 


2'>  Contre  les  hémorragies.  Si  les 
hémorragies  sont  abondantes  ou 
prolongées,  et  qu’il  y  a  d’autant 
moins  lieu  de  les  respecter  qu’elles 
peuvent  entraîner  par  elles-mêmes 
des  complications,  recourir,  en  de¬ 
hors  des  autres  moyens,  aux  médi¬ 
caments  suivants  : 


Extrait  fluide  d’iiainamelis,  Q.  S. 

Une  cuillerée  à  café  3  fois  ]iar 
jour,  entre  les  repas  ;  à  continuer 
pendant  plusieurs  semaines,  en  cas 
d’hémorragies  répétées. 

Ou  bien  : 


.\ntip>Tinc .  i  gramme. 


Eau  distillée .  20  grammes. 

F.  s.  a.  une  solution. 

A  introduire  dans  le  rectum,  à 
l’aide  d’un  tam]ion  de  ouate  hydro¬ 
phile,  ou  en  injection. 

Ou  bien  prescrire  la  chrysarobine 
(Lemoine  et  Gérard)  : 

Chrysarobine .  o'',i5 

Extr.iit  de  belladone -  o«,02 

Beurre  de  cacao .  4  grammes. 

1'.  s.  a.  un  sui'positoire  ;  n“  6. 

Ou  .sous  forme  de  pommade  ; 

Chrysarol)ine .  2  grammes. 

Lanoline .  30  — 

Au  be.soin,  pre.scrire  concurrem¬ 
ment,  à  ])rendry  par  cuillerée  à 
soupe  toutes  les  heures,  la  potion  sui- 

Clhorure  de  calcium  ...  4  grammes. 

Sirop  di.acode .  50  — 

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—  XI  — 


LES  POURQUOI  DE  L’HIVER? 

Pourquoi  lorsque  la  maison  est 
confortabicment  chauffée  ies  meubles 
se  décoilent-ils? 

Parce  que  les  sources  de  chaleur 
(jue  nous  employons  dessèchent 
l’atmosiihère,  qu'il  s'agisse  du  mc- 
deste  poêle  ou  du  calorifère  ;  c'est 
])oiir  cette  raison  aussi  que  les 
plantes  s'étiolent,  que  les  fleurs  se 
flétrissent  si  rapidement.  Le  remède 
est  simide  ;  il  suffit  de  placer  à  l'ori¬ 
fice  des  bouches  de  chaleur  des  réci¬ 
pients  |)leins  d'eau  ;  en  s’évaporant 
cette  eau  rend  à  l’atmosphère  le 
degré  hygrométri<]ue  habituel  et 
tous  les  ])hénomènes  que  nous  dé- 
idorions  disparaissent. 

Pourquoi  trouve-t-on  dans  tous 
les  livres  d’hygiène  et  d’économie 
domestique  cette  affirmation  bizarre, 
il  est  mauvais  de  chauffer  les 
chambres  à  coucher? 

11  se  produit  une  confusion  dans 
l’esprit  des  auteurs  qui  confondent  la 


Les  méfaits  du  corset. 

Ce  n’est  pas  d’aujourd’hui  que 
datent  les  protestations  des  méde¬ 
cins  contre  les  modes  féminines. 
En  1770,  dans  son  essai  sur  les 
maladies  des  gens  du  monde,  le 
D'  Tissot  membre  de  la  Société 
royale  de  Londres,  s’exprimait  ainsi  : 

»  L’on  sait  combien  les  corps 
baleinés  ont  détruit  de  tailles  et  de 
santés  ;  l’estomac,  les  viscères  du 

saire  le  poumon,  toujours  compri¬ 
més,  coustamment  gênés  dans  leurs 
fonctions,  les  font  toutes  mal  ;  les 
digestions  se  perdent,  les  viscères 
s’obstruent,  les  humeurs  s’altèrent, 
les  malades  tombent  dans  les  pâles 
couleurs  et  la  cacochymie  ;  l’acide 
prév'aut,  la  nutrition  ne  se  fait  plus, 
les  os  s’affaiblissent,  leur  figure 
s’altère  souvent  depuis  l’âge  de 
dix  ans  jusques  à  celui  de  dix-huit, 
et  ces  mêmes  moyens  destinés  à 
procurer  des  tailles  élégantes,  sont 
sans  aucun  doute  la  cause  qu’il  y 
a  beaucoup  de  contre-faites.  Cet 
usage  malheureusement  ancien,  dont 
Varron  parle  déjà,  que  Térence 
tournait  en  ridicule  dans  ses  comé¬ 
dies,  il  y  a  dix-neuf  siècles,  dont  les 
poètes  romains,  qui  l’ont  suivi,  ont 
aussi  fait  l’objet  de  leurs  sr.tires 
dont  les  plus  habiles  médecins  ont 
fait  sentir  les  dangers,  ne  peut  point 
encore  se  détruire,  malgré  tous  les 
avis  qu’on  peut  donner  aux  femmes 
là-dessus,  malgré  tout  ce  que  leur 
apprend  l’expérience.  Nuisible  à 


LA  VIE  PRATIQUE 

chaleur  et  les  produits  délétères  de  la 
combustion. 

11  ne  peut  qu’être  excellent  de 
chauffer  modérément  une  chambre 
à  coucher.  Un  feu  bien  fait  avec  un 
lion  tirage  n’est  pas  une  cause  de 
viciation  de  l’air  ;  au  contraire,  le 
meilleur  auxiliaire  de  la  ventilation 
est  certainement  un  bon  foyer  en 
ignition. 

Ce  qu’il  faut  redouter,  ce  sont  les 
poêles  à  combustion  lente  qui 
ap])li(piés  contre  des  rideaux  de 
cheminées  mal  fermés  offrent  un 

en  effet  que  les  produits  de  la  com¬ 
bustion  sont  refoulés  dans  la  che- 

hermétiipie,  ils  pénètrent  diins  la 
chambre  à  coucher  et  l’on  devine 
les  couséipienccs. 

11  faut  donc  se  rendre  compte, 
bien  exactement,  de  l’état  de  cette 
fermeture  et  au  besoin  veiller  soi- 

On  peut  obtenir  une  herméticité 
parfaite  en  emplovant  à  cet  effet 


CURIOSITÉS 

tout  âge,  puisque,  comme  je  l’ai  dit, 
en  comprimant  l’estomac,  tous  les 
organes  du  bas-ventre,  et  la  poitrine, 
ils  dérangent  absolument  la  diges¬ 
tion,  produisent  des  obstructions 
du  foie,  des  jaunisses,  des  flatuosi- 
sités,  des  diarrhées,  des  palpita¬ 
tions,  des  toux,  des  asthmes,  des 
défaillances  ;  ils  sont  surtout  dan¬ 
gereux  pour  les  femmes  enceintes 
et  pour  les  jeunes  filles  qui,  étant 
plus  sensibles,  sont  ]ilus  affectées 
par  la  gêne,  et  chez  qui  les  vaisseaux 
])lus  mous  résistant  moins  à  cette 
pression  étrangère,  sont  par  là  même 
beaucoup  plus  dérangés  dans  leurs 
fonctions  ;  et  comme  les  dérange¬ 
ments  sont  beaucoup  plus  fâcheux 
à  cet  âge  cpii  est  celui  où  la  machine 
se  forme,  et  où  elle  se  forme  mal  si 
son  organisation  est  gênée,  que  dans 
un  âge  plus  avancé  où  les  mauvais 
effets  de  cette  compression  n’ont  pas 
une  influence  à  vie,  on  comprend 
aisément  combien  il  est  cruel  de 
sacrifier  la  santé  à  venir  et  le  bien- 
être  actuel  d’une  jeune  iier.sonne  à 
l’espérance  de  lui  voir  un  jour  une 
taille  de  (pielques  lignes  plus  mince 
qu’elle  ne  l’aurait  peut-être  eue  si 
on  n’eût  pas  employé  ce  cruel  arti- 
fice;  espérance  même  souvent  déçue, 
puisque  si  ce  moyen  diminue  (|uel- 
quefois  le  volume  de  la  taille  en 
empêchant  la  nutrition,  il  jette  sou¬ 
vent  dans  la  nouure  qui  défigure. 

Nous  rions  des  Chinoi.ses  qui,  par 
des  souliers  forts  et  étroits,  pré¬ 
viennent  totalement  l’.accroissc- 
ment  des  jiieds  ;  sommes-nous  moins 


des  bandes  de  carton  d’amiante 
détrempées  dans  l’eau  ;  molles  et 
])lastique.s  on  le.s  tasse  aisément  et 
une  fois  en  place  elles  durcissent  et 
forment  de  très  bons  joints. 


Quel  est  le  combustible  le  moins 
cher  ? 

Beaucoup  diront  ;  le  charbon  de 
terre,  et  les  prix  comparés  île  la 
valeur  des  diflérentscombustibles,  eu 
égard  à  la  quantité  de  calories  pro¬ 
duite  par  eux  semblent  leur  donner 
raison.  La  vérité  est  que  cela  déiiend 
de  rageiicement  de  l’appartement 
que  l’on  chauffe.  Dans  une  maison 

blés  .sculptés,  le  charbon  n’offre  que 
des  avantages  ;  dans  une  maison 
bourgeoise  il  est  un  véritable  effroi 

qu’il  iicnnet  de  réaliser  sur  le 
chauffage  est  largement  déliassée 
par  de  coûteux  et  fréquents  achats 
de  tentures. 

M'’  .Moi.i.-\Veiss 


ridicules  et  ne  sommes-nous  pas 
infiniment  plus  cruels,  nous  qui 
astreignons  nos  jeunes  filles  à  pas¬ 
ser  la  moitié  de  leur  vie  dans  des 
étaux  qui  non  seulement  empêchent 
l’accroissement  d’une  partie,  mais 
qui  en  gênant  absolument  les  fonc¬ 
tions  les  plus  e.ssentielles,  détruisent 
leur  sauté. les  jettent  dans  les  maux 
de  langueur  les  plus  cruels  et 
abrègent  leurs  jours?  Cette  mère 
qui  craindra  (lue  sa  fille  ne  s’e.xpose 

rang  de  contes,  qui  sera  desesperee 
si  elle  est  obligée  de  passer  une  heure 
dans  une  chambre  qui  ne  soit  pas 
très  chaude,  ou  qui  la  croira  morte 
si  elle  est  e,xposée  un  quart  d’heure 
au  soleil  du  printemps,  peut  la  voir 
tous  les  jours  souffrir  plusieurs 
heures,  au  point  d’avoir  les  larmes 
aux  yeux,  ne  rien  manger,  être  pâle, 
évanouir,  pendant  qu’elle  est  encla¬ 
vée  dans  son  corps,  maigrir,  dépérir 
insensiblement,  n’étre  heureuse  que 
quand  elle  est  délivrée  do  cette 
affreuse  entrave,  et  elle  a  le  courage 
ou  plutôt  la  barbare  cruauté  de  la 
forcer  tous-les  matins  à  y  rentrer. 

C’est  peut-être  là  une  des  contra¬ 
dictions  et  des  bizarreries  de  l’esprit 
humain  les  plus  difiiciles  à  expli¬ 
quer.  L’homme  ne  désire  sans  doute 
que  d’être  heuretix,  c’est  .son  seul 
but,  il  court  sans  cesse  après  le 
bonheur,  mais  il  court  à  l’aventure 
et  sans  avoir  jamais  demandé  :  où 
est-il?  11  serait  ceiiendant  assez 
naturel,  quand  on  part,  de  savoir 
où  l’on  veut  aller. 


—  Xll  - 


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-  XIIT  - 


LES  PLAQUETTES  MÉDICALES 


MÉDAILLE  DU  P'  RAYMOND 

La  mé<laille  du  regretté  professeur  F.  Raymond  cpxe 
nous  reproduisons  devait  lui  être  remise  par  ses  amis  et 
ses  élèves. 

l’ar  une  cruelle  ironie  du  sort  elle  n'a  été  achevée 


qu 'après  la  mort  de  ce  Maître  vénéré.  Elle  doit  être 
remise  ces  jours-ci  à  Mme  F.  Raymond  jxar  le  comité. 

Elle  est  due  au  talent  de  M.  Prudhomme,  et  rejxroduit 
fort  bien  les  traits  du  professevir  de  la  Salpêtrière. 
Au  verso  il  est  rejiréseuté  pratiiiuant  l’examen  ner¬ 
veux  d’une  de  ses  malades. 


L'INTERMÉDIAIRE  DES  MEDECINS 


Un  blessé  qui  s'opère  lui-même 

On  lit  dans  un  numéro  de  novem¬ 
bre  du  Matin  : 

Dans  l’après-midi  d’hier,  vers 
quatre  heures,  Louis  Maître,  char¬ 
retier,  âgé  de  cinquante-trois  ans, 
au  service  d’un  agricidteur  de  la 
commune  de  Jouy-le-Comte,  se 
rendait  à  la  gare  de  l’er.san-Beau- 
mont  pour  prendre  livraison  d’un 
chargement.  Comme  le  charretier 
se  trouvait  dans  la  gare  aux  mar- 
cliandises,  il  n’entendit  pas  venir 
une  locomotive  de  manœuvre  f|ui 
le  tamponna.  I.e  mécanicien  de  la 


Faut-il  châtrer  ou  fouetter  les 
apaches ? 

A  mon  humble  avis,  les  Frain;ais 

les  crimes  des  apaclies  tant  qu’ils 
n’aunmt  p.as  recours  à  l'iin  ou  l’autre 

La  castration  est  une  piiiiilion 
lieaucoup  plu.s  dure,  beaucoiq»  plus 
efficace  aussi,  pm.scpi’elle  supprime 
la  descendance  île  .1  ces  messieurs  ». 

Je  suis  pour  le  fouet  d’abord, 
très  catêgori<iuement,  et,  en  cas  de 
récidive  un  jieu  corsée,  pour  la 


QUESTIONS 

locomotive.  Leroy,  avait  aperçu 
M.  Maître  et  avait  crié  à  différentes 
reprises  pour  le  prévenir.  Le  char¬ 
retier  semblait  ne  pas  entendre. 
Le  mécanicien  serra  ses  freins,  mais 
il  était  trop  tard,  M.  Maître  avait 
glissé  sur  le  rail  et  sa  jambe  droite, 
jirise  sous  la  roue,  était  coupée  à  la 
hauteur  de  la  cheville. 

Quand  le  personnel  de  la  gare, 
prévenu  par  le  mécanicien,  accourut 
pour  relever  le  blessé,  on  retrouva 
M.  Maître,  qui  avait  tiré  de  sa  poche 
son  couteau,  occujié  à  trancher  les 
lambeaux  de  chair  qui  retenaient 

REPONSES 

La  Société  est,  depuis  trop  long¬ 
temps,  la  victime  d’un  sentimenta- 
li.sme  outré:  il  est  temps  qu’elle  se 
défeiKle!  A.  M. 

Comment  doit  on  se  chausser  ? 

l’ermeltez  à  un  de  vos  abonnés 
de  la  première  heure  de  vous  ex¬ 
primer  très  franchement  son  avis 

11  n’y  a  que  les  souliers  américains 
qui  présentent  la  fonne  rationnelle 
du  jiied.  Ce  sont  les  seuls  dont  ou 
devrait  faire  n.sage. 

Rendant  vingt  ans  de  ma  vie 


encore  .son  pied  à  la  jambe.  Avec  un 
courage  inouï,  sans  une  plainte,  le 
charretier  voulut  terminer  lui-même 
cette  amputation  primitive,  et  il 
ne  se  laissa  conduire  à  l’hôpital  de 
Beaumont  que  lorsipi’il  eut  achevé, 
de  ses  projires  mains,  un  pansement 
provisoire.  Le  Uf  Brenans  a  jirocédé, 

vante  qui  a  parfaitement  ré'ulsi, 
et  il  faut  espérer  tpie  M.  Louis 
Maître,  qui  est  marié  et  père  de 
deux  enfants,  .sera  bientôt,  sauf 
complications,  en  voie  de  guérison. 

Connait-on  des  cas  analogues  de 
blessé  s'olH  tuni  lui^mémc  P 


d’adulte,  j’ai  eu  recours  aux  chaiis- 
■sures  orilin.iires  toutes  faites  ou 
faites  .sttr  mesttre  ;  c’est  souvettt 
avec  ces  dernières  epte  j'avais  le  plus 
tnal  aux  pieds.  J’ai  du  reste,  été 
frappé  toujours  de  riticom])étence 
notoire  de  ceux  «pii  s’intitulent 
.  bottiers  ». 

Depuis  (pie  j’ai  eu  recours  aux  sou¬ 
liers  américains,  mes  pieds  ont  une 

Que  it’ai-je  connu  plus  tôt  ces  for¬ 
mes  rationnelles  de  chaussures? 


NTODYNE 


occasionn  - 
m  dyspnéi 
ni,exân thème, 
m  douteurs 
stomacales 
ni  cyanose 


ANALGESIQUE  SÉDATIF  ^^^cSse 

Sàfls  action  antitfierm/que . 

Sp  nrPnHpn  EMPLOI  comme  ANALGÉSIQUE.  </<î/7j  ttévra/ytes  Migraines 

n  ^  ÿo  Cephâke.  Douteurs  rhumatismales .  manifestations 

Ogn  50  ( entants  douloureuses  des  fièvres  infeclieuses 

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fi  ïdlvi-.' 

oHr,  en  3  foi»,  un  peu  avant  les 

INDICATIONS  granulé  pS/Æ  (Err 

f;  '.1  r"'.inar.v/î 

'  AMPOULES  .  > 

cenli^T.  jur  roiitmif 

tro  cube.  —  Dose  :  i  injection 

-  XVI  — 


CONTRE  LES  INSOMNIES  I 

LES  AFFECTIONS  m  ^  nn/ÊÊ  rtttf  ^-ES  MALADIES 
SPASMODIQUES  UVUM.C.un  —  ivieNTALES 


0.25  de  Diêthylmalonylurêe  par  cuilleree  a  bouche,  j 
DOSE  :  J  à  3  cuillerées  à  bouche  par  jour  dans  de  l’eau. 

TOLÉRANCE  PARFAITE  -  SOMMEIL  NORMAL  -  GOUT  AGRÉABLE 

BUISSON  et  C^',  20,  Itoiilevard  MoiitfMritafise,  PAUIS  I 


OPOTHÉRAPIE  GASTRIQUE 


ACTION  digestive  immédiate 
ACTION  antiseptique 
ACTION  excito=sécrétoi  re 


Depuis  quelques  années  on  utilise, 
en  Opothérapie  gastrique,  non  plus  les 
extraits  de  muqueuse,  mais  le  suc  gas¬ 
trique  naturel,  artificiellement  recueilli 
après  sa  sécrétion.  Cette  méthode  est 
très  rationnelle,  puisqu’elle  utilise  le 
produit  déjà  fabriqué  par  l’organisme 
et  tel  qu’il  est  fabriqué. 

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—  XIX  — 


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L’Opothérapie  est  le  traitement  spécifique  des  insuffi¬ 
sances  organiques.  L’extrait  d’ovaire  contre  les  troubles 
de  la  ménopause,  le  suc  thyroïdien  contre  le  myxœ- 
dème  .sont  de  véritables  coiKpiétes  thérapeuti<iues. 

L’estomac  doit  bénéficier  de  cette  méthode. 

La  nature,  qui  nous  offre  l’exetnjde  de  l’opothérapie 
placentaire  chez  les  animaux,  nous  présente  également 
des  cas  d’opothérapie  gastrique.  On  sait  cjue  le  pigeon 
nourrit  ses  petits  en  dégorgeant  dans  leur  bec  des  aliments 
qu’il  a  déjà  à  moitié  digérés.  Ue  même  chez  les  abeilles, 
les  nourrices  passent  d’alvéole  en  alvéole  pour  donner  aux 
jeunes  larves  un  mélange  de  nectar  et  de  pollen  qu’elles 
ont  emfnagasiné  dans  leur  estomac. 

Tous  les  peuples,  dans  tous  les  temps,  ont  eu  une  sorte 
d’intuition  instinctive  de  l’opothérapie.  11  n’est  pas 
d’animal,  il  n’est  pas  d’organe  ni  de  sécrétion  dont  l’empi. 
risme  n’ait  cherché  à  faire  un  remède. 

En  1851,  Corvisart  fit  le  premier  essai  d’opothérapie 
scientifique  en  employant  la  pepsine.  11  empruntait  à 
l’estomac  un  remède  pour  l’estomac. 

En  1895,  Frémont  réalisa  un  progrès  considérable  en 
ayant  recours  au  suc  gastrique  lui-même.  Le  premier  il 
isola  physiolcgiqueinent  l’estomac  du  chien,  et  il  obtint 
le  suc  gastrique  pur,  sans  mélange  d’aliments. 

On  a  fait  quelques  objections  au  suc  gastrique  du 
chien  :  son  odeur  désagréable  et  surtout  son  acidité  beau¬ 
coup  plus  élevée  que  celle  du  suc  de  l’homme.  Le  chien 
est  un  carnivore  de  par  .son  origine  ;  or,  la  digestion  de  la 
viande  et  des  os  nécessite  une  acidité  considérable. 

Choix  de  l’animal.  —  Tout  en  rendant  hommage  à  l’ini¬ 
tiative  de  Frémont,  nous  avons  choisi  de  préférence  le  porc. 

A  l'état  domestique  comme  à  l’état  sauvage,  le  porc  est 
omnivore.  Sa  constitution  est  robuste  ;  ses  maladies  sont 
rares  ;  sa  puissance  digestive  est  sans  égale.  Dans  l’espace 
d’une  année,  son  poids  passe  de  i  kg.  à  150  kgs. 

Après  un  choix  judicieux  de  l’animal,  on  lui  fait  subir 
une  opération  consistant  à  isoler  son  estomac  et  à  jier- 
mettre  aux  aliments  d’arriver  directement  dans  l’intestin. 


A  l’aide  d’une  sonde,  on  recueille  le  suc  de  l’estomac. 
On  obtient  ainsi  un  liquide  louche,  verdâtre,  à  odeur 


peu  prononcée,  dont  voici  l’analyse  : 

Densité  à  15" .  1.008 

Réaction .  acide 

Résidu  fixe,  par  litre .  12  gr. 

Ce  résidu  fixe  se  décompose  en  : 

Cendres .  i  gr.  20 

Matière  organique .  10  gr.  50 

L'acidité  totale  évaluée  en  HCl  donne  : 

Acide  chlorhydrique,  par  litre..  1  gr.  50 


La  matière  organique  est  constituée  par  le  ferment 
spécial  de  l’estomac  ou  zymase  gastrique  à  l’état  naturel 
et  en  quelque  sorte  vivant,  combinée  avec  HCl. 

Aidés  par  l’habitude  que  nous  avons  des  préparations 
des  produits  organiques,  nous  sommes  parvenus  à  con¬ 
centrer  le  suc  stomacal  en  lui  consei-vant  son  activité. 

Cette  concentration,  faite  à  basse  température  dans  le 
vide,  n’enlève  à  ce  suc  aucune  de  ses  propriétés  digestives. 
Les  nombreuses  expériences  de  toutes  sortes,  auxquelles 


nous  avons  soumis  la  Gastrozymase  desséchée,  nous 
donnent  le  droit  d’être  affinnatif  sur  ce  point. 

S’il  n’est  p.as  douteux  que  le  suc  gastrùpie  brut  est  plus 
actif,  faut-il  encore  que  son  aspect  et  son  goût  ne  rebutent 
pas  trop  le  malade.  De  plus,  il  est  indispensable  (pie  sa 
conservation  soit  d’une  durée  assez  prolongée  pour  que  le 
malade  ne  soit  pas  exposé  à  faire  usage  d’un  [iroduit 
décompo.sé  et  très  dangereux  par  les  iitomaïnes  qu’il  jieut 
contenir.  Avec  notre  mode  de  préparation,  tous  ces 
inconvénients  sont  écartés. 

Propriétés  PHYsioLOOiorES.  —  Le  suc  gastrique 
naturel  po.ssède  trois  actions  distinctes  : 

I"  Par  sou  action  digestive  immédiate,  il  vient  au  secours 
de  l’estomac  affaibli  ;  2“  Par  son  action  antiseptique,  il 
combat  les  fermentations  stomacales  ;  3»  Par  son  action 
cxcito-secrétoire.  ilrèvcillcl'estomac  et  lui  redonne  graduel¬ 
lement  l’énergie  perdue. 

Effets  cliniques.  —  Le  suc  gastrique  naturel  offre  le 
véritable  caractère  du  mcdicamcnt  spécifique,  c’est-à-dire 
qu’il  ne  s’applique  qu’à  un  seul  symptôme  défini  :  Vin- 
suffisancc  secrétoire  de  l'estomac.  Il  est  vrai  que  ce  symp¬ 
tôme  se  présente  dans  les  affections  les  plus  diverses. 

Les  symptômes  de  cette  hypopepsic  sont  constants  : 
manque  d’appétit,  enduit  blanc  de  la  langue,  bouche 
pâteuse,  haleine  fétide,  gonflement  et  pesanteur  épi¬ 
gastriques  après  les  repas,  renvois  désagréables,  lenteur 
des  digestions. 

Sous  l’influence  du  suc  gastritpie,  on  voit,  en  peu  de 
jours,  la  langue  se  netto3'er,  la  salive  affluer,  l’appétit 
renaître  et  les  digestions  se  faire  rapidement  sans  malaise. 

Dans  toutes  ces  cachexies,  la  fonction  gastriipie  est 
profondément  atteinte.  Et  pourtant,  comment  relever  les 
forces  si  l’estomac  refuse  son  service?  Le  problème  est 
presque  insoluble. 

Le  rétablissement  des  fonctions  digestives  est  la  clé  de 
la  situation,  .ûucune  médication  chimicjue  ne  peut  infuser 
à  l’estomac  la  force  qui  lui  mampie.  Au  contraire,  en  pre¬ 
nant  à  un  estomac  riche  pour  donner  à  un  estomac 
pauvre,  on  a  toutes  les  chances  de  succès. 

Indications  de  la  gastrozymase.  — ■  Comme  l’a  dit 
le  Professeur  Robin,  le  fonctionnement  de  l’estomac 
reflète  fidèlement  l’état  général  du  sujet.  Quand  l’orga¬ 
nisme  souflre  par  épuisement  ou  par  infection,  l’estomac 
languit.  C’est  justement  dans  ces  cas  d’hypopepsie  liée 
à  unne  cause  générale,  plutôt  encore  que  dans  les  lésions 
pro]ires  de  l’estomac,  que  la  gastrozymase  obtient  le® 
résultats  les  plus  satisfaisants. 

Elle  sera  donc  indiquée  dans  ;  l’indigestion  (après,  tou¬ 
tefois,  que  tous  les  résidus  alimentaires  auront  été 
évacués)  ;  l'embarras  gastrique  (après  la  purgation)  ;  la 
dyspepsie  atonique  ;  la  dilatation  ;  nombre  d'affections 
d’intestin  dues  à  une  mauvaise  digestion  stomacale  ; 
la  neurasthénie  ;  l'anémie  ;  la  débilitation  générale  ;  les 
convalescences  traînantes  après  la  grippe,  la  fièvre 
typhoïde,  etc.  ;  la  langueur  des  pays  chauds. 

Contre-indications.  - —  Hyperpepsie,  Hyperacidité 

Mode  d’emploi.  —  Dès  le  début  du  repas,  mettre  dans 
deux  à  trois  grandes  cuillerées  d’eau  froide,  sans  agiter, 
les  comprimés  brisés  en  quelques  morceaux. 

Au  milieu  du  repas,  les  comprimés  étant  complètement 
dissous,  agiter  le  liquide  et  avaler  rapidement. 

Il  peut  arriver  que  quelques  comprimés  tardent  un  peu 
à  se  dissoudre.  Dans  ce  cas,  il  suffit  de  les  écraser  pour 
obtenir  la  dissolution  complète. 

Doses.  — ■  La  dose  de  comprimés,  sauf  indication  spé¬ 
ciale,  est  de  l  à  3  à  chaque  repas. 


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-  XXI  - 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


Étiologie  et  prophylaxie  des 
maladies  transmissibles  par  la 
peau  et  les  muqueuses  externes, 
jmr  Achalme,  Ed.  et  Et.  Sergent, 
Marchoux,  Simond,  LevaditeThoi- 

NOT,  lîIBIERRE,  JEANSEI-ME,  MoU- 
CHOTTE.  Fascicule  XVII  (lu  Traité 
d’Hygiône,  de  Chantemesse  et 
Mosny  ;  Paris,  J.-E.  Baillière  et 
fils,  i()ii.  I  vol.  gr.  in-8  de  730  pages 
avecfig. ;  16  fr.  Cartonné:  17  fr.  50. 

Le  nouveau  volume  du  Tiaité 
(l’Hygiène  qui  vient  de  paraître  ne 
le  cède  en  rien  en  intérêt  à  ceux  qui 
l’ont  précédé.  Avec  le  fascicule  XVII, 
les  auteurs  abordent  l'étiologie  et  la 
prophylaxie  des  maladies  conta¬ 
gieuses,  en  ne  traitant  que  celles  qui 
se  transmettent  par  la  peau  et  les 
muqueuses  externes.  La  suite  de  ce 
côté  important  de  l’hygiène  sera 
traitée  en  des  fascicules  ultérieurs. 

Après  des  généralités  sur  les  mi¬ 
crobes  commensaux  et  saprophy¬ 
tes,  occasionnellement  pathogènes, 
M.  Achalme  étudie  les  affections 
transmissibles  de  l’animal  à  l’hom¬ 
me,  puis  les  maladies  spécifiques  de 
'homme,  s’inoculant  par  voie  cuta¬ 
née.  Dans  ce  cadre  rentrent  les  nom¬ 
breuses  affections  microbiennes  ou 
parasitaires  que  l’on  contracte  aux 
pays  chauds.  On  arrive  ensuite  au 
remarquable  travail  d’En.  et  Et. 
Sergent,  qui  exposent  les  notions 
actuellement  connues  sur  l’étio¬ 
logie  du  paludisme  :  ils  insistent  sur 
la  prophylaxie,  (jui  en  découle, 
montrent  les  progrès  immenses  qui 
ont  été  faits  depuis  plusieurs  années, 
et  décrivent  ce  que  doit  être  une 
campagne  antipaludique.  A  cet 
égard,  ils  font  profiter  le  lecteur  de 
la  grande  expérience  personnelle 
qu'ils  ont  acquise  en  luttant  contre 
l’endémie  palustre  algérienne. 

Les  mêmes  remanjues,  les  mêmes 
éloges  s’adressent  aussi  au  cliapitre 
de  la  fièvre  jaune,  où  Marchoux 
nous  soumet  des  documents  du  plus 
haut  intérêt  conceniant  son  étiologie 
et  surtout  la  prophylaxie  à  entre¬ 
prendre  pour  l’enrayer.  A  P.-L. 
SiMONU  revenait  naturellement  de 
rédiger  le  chapitre  de  la  Peste,  dont 
l’étiologie  a  reçu  tant  d’éclaircisse¬ 
ments  à  la  suite  de  ses  travaux 
sur  la  transmission  par  les  rats  et 
les  insectes  ciiticolcs.  Le  rôle  de  ces 
derniers, on  le  sait,  fut  très  contesté; 
après  les  recherches  de  Simond,  le 
doute  n’est  plus  possible. 

Signalons  encore  de  bonnes  études 
faites  par  Leva  diti  sur  les  spirilloses 
humaines,  de  Thoinot  et  Kibiekke 
sur  le  typhus  exanthématique,  de 
Mouchotte  sur  l'infection  puerjjé- 
rale,  enfin  de  Jeanselme  sur  les 


maladies  vénériennes,  et  la  syphilis 
en  particulier.  Avec  de  telles  ma¬ 
tières,  et  de  tels  collaborateurs,  ce 
nouveau  fascicule  du  Traité  d’Hy- 
giène  a  son  succès  assuré  ;  il  sera  lu 
non  seulement  par  les  hygiénistes  de 
profession,  mais  encore  par  tout 
médecin,  tout  praticien  soucieux, 
dans  sa  clientèle  privée,  d’instituer 
une  prophylaxie  rationnelle  des 
maladies  microbiennes  et  parasi¬ 
taires  précitées,  car  son  rôle  con¬ 
siste,  on  le  SiTit,  à  prévenir,  peut-être 
plus  qu’à  guérir.  C.  Dopter. 

Traité  élémentaire  de  phy¬ 
siologie,  par  E.  Gley.  professeur 
au  Collège  de  France  2''  édition,  Paris, 
J. -B.  Baillière  et  fils.  1911,  i  vol. 
gr.  in-8  de  1190  pages  et2  98  figures  : 
20  francs. 

On  sait  quel  remaniement  com¬ 
plet  M.  Gley  avait  ajiporté  dans 
l’édition  précédente  de  l’ouvrage  de 
Kuss  et  Duval.  Le  manuel  si  long¬ 
temps  classiciue  de  ces  auteurs, 
après  avoir  instruit  plusieurs  géné¬ 
rations  de  médecins,  avait  vieilli  et 
ses  dernières  éditions  n’apportaient 
plus  rexpo.sé  complet  des  deniiers 
jirogrès  de  la  physiologie.  Une  refonte 
totale  s’imposait,  et  ce  fut  non  pas 
une  réédition,  mais  un  ouvrage  entiè¬ 
rement  nouveau  de  physiologie  qui 
fut  écrit  par  M.  Gley.  La  dernière 
partie  de  cet  ouvrage  est  parue  il  y 
a  seulement  quelques  mois,  et  déjà 
une  deuxième  édition  nous  est  offerte 
attestant  quel  accueil  fut  fait  à  la 
jiremière  par  le  public  médical. 
Nous  trouvons  nombre  de  pages 
nouvelles  dans  cette  deuxième  édi¬ 
tion  ;  elles  ont  trait  principalement  à 
l’étude  des  ferments  intracellu¬ 
laires,  au  rôle  de  jour  en  jour  plus 
important  et  mieux  connu  des  glan¬ 
des  à  sécrétions  internes.  Dans 
cliaque  cliapitre,les  faits  nouveaux  et 
intéressants  jHJur  le  médecin  ont  été 
mentionnés.  Signalons  des  passages 
instructifs  sur  l’anaphylaxie,  sur  le 
rôle  des  hématoblastes  dans  la  coa¬ 
gulation  du  sang,  sur  les  progrès  im- 
IwrtanLs  et  récents  en  sphygmoraa- 
nométrie  clinique.  De  nouvelles 
figures  illustrent  ces  faits  nouveaux. 

Malgré  ces  additions,  gnâce  à 
quelques  suppressions,  grâce  à  une 
concision  plus  grande  de  certains 
passages,  le  texte  ne  s’est  accru  que 
d’un  petit  nombre  de  pages. 

Néanmoins,  le  format  de  l'ouvrage 
a  été  augmenté,  et  cette  modification 
s’imposait  ;  le  livre  de  M.  Gley  était 
autre  chose  qu’un  manuel  et  le  texte 
s’accommodait  mal  avec  la  forme  de 
la  première  édition.  MM.  Baillière 
l’ont  compris,  et  ils  nous  présentent 


un  ouvrage  très  heureusement  trans¬ 
formé.  Les  étudiants  y  reconnaî¬ 
tront  le  plan  et  les  qualités  maî¬ 
tresses  d’expo.sition  (pii  leur  ont  plu 
dans  la  première  édition  les  méde¬ 
cins  trouveront  à  leur  usage  dans  ce 
livre  une  mise  au  point  précise  de 
l’état  actuel  de  nos  connais.sanccs 
en  physiologie. 

Jean  Camus. 

Maladies  des  Nerfs,  par 
Bernard  Cunéo,  professeur  agrégé 
à  la  Faculté  de  médecine,  chirurgien 
des  hôpitaux  de  Paris.  Fascicule  X 
du  Nouveau  Traité  de  Chirurgie 
clinique  et  opératoire,  de  Le 
Dentu  et  Pierre  Delbet.  Paris, 
J.-B.  Baillière  et  fils,  1911.  i  vol. 
gr.  in-8  avec  50  figures. 

Le  fascicule  X  du  Nouveau  Traité 
de  Chirurgie,  Maladies  des  nerfs, 
continue  brillamment  la  série  de 
ceux  (jui  l’ont  précédé. 

Dans  ces  172  pages  écrites  avec 
autant  de  précision  ipie  d’élégance, 
Bernard  Cunéo  a  clairement  exposé 
toutes  les  maladies  des  nerfs.  L’évo¬ 
lution  anatomique  des  ))laie.s  des 
nerfs  (dégénérescence,  régénéres¬ 
cence)  est  fort  bien  mise  au  point  ; 
je  signalerai,  comme  particulière¬ 
ment  intéressants,  les  chapitres  sur 
le  traitement  des  plaies  des  nerfs, 
sur  le  névrome  jilexifomie,  sur  la 
maladie  de  Recklinghausen. 

Albert  Mouchet. 

Analyses  alimentaires,  par  R. 
Guillin,  Directeur  du  laboratoire 
de  la  Société  des  agriculteurs  de 
France,  Paris,  J.-B.  Baillière  et  fils. 
1911,  I  vol.  in-i8deqoo  pages  et 
figures.  5  fr.  {Encyclopédie  agricole) 
Ce  petit  livre  n’est  pas  destiné 
aux  médecins.  Il  fait  partie  d’une 
encyclopédie  publiée  par  une  réu¬ 
nion  d’ingénieurs  agronomes,  et  son 
auteur  est  directeur  du  laboratoire 
de  la  Société  des  agriculteurs  de 
France;  Mais  le  sujet  qu’il  traite 
est  de  ceux  dont  le  médecin  ne  peut 
se  désintére.sser.  A  côté  des  pro¬ 
cédés  d’analyses  destinés  à  décou¬ 
vrir  les  atérations  et  les  falsifications 
des  aliments,  on  y  trouvera  des  ren¬ 
seignements  sur  ces  altérations  et 
C(»i  fahsifications.  On  y  trouvera 
même  en  appendice  les  lois,  arrêtés, 
circulaires  ministérielles  relatifs  à 
la  répression  des  fraudes.  Tout  cela 
est  exposé  simplement,  clairement 
et  brièv'emeiit.  Les  médecins  qui 
s’occupent  de  diététique  ]>arcour- 
ront  avec  jirofit  ce  petit  livre,  qui 
sera  plus  précieux  encore  aux  phar¬ 
maciens  chargés  de  l’expertise  d’ali¬ 
ments  suspects.  G.  Linossier. 


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Psychoses^^^^,^^iii«-'^jfJ  1^1  P  •  I’ 

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SOMMAIRE  du  N“  1 


médecins  au  Palais  ;  Exercice  iliégal  de  la 
médecine.  —  Accident  au  cours  d’une  obtu¬ 
ration  dentaire.  —  Coups  et  blessures  dans 


A.  Schwartz .  —  Diagnostic  du  cancer  du  .sein . . . 

Nicolas  et  Jamdon _  —  Les  fards  en  dermatoloj^ie . 

Calmktte .  —  L’auto-épuration  biologique  des  eaux  d’égout . . . . 

Actualités  MÉniCALis.  —  L’accoutumance  à  la  morphine.  Un  nouveau  signe  diagnostique,  la  percussion  du 

thorax  en  in.spiration  soutenue . . . 

Sociétés  SAVANTES. .. .  — Académie  de  médecine,  Société  médicale  des  HôpiMux,  Société  de  biologie. 

Société  de  pédiatrie.  Société  anatomique . 

La  vie  médicale  à  l’étranger . 

L’actualité  :  L’affaire  Crippen  et  l'empoisonne-  Les  médecins  au  Palais  ;  Exercice  iliégal  de  la 

ment  à  l’hvoscyamine .  111  médecine.  —  Accident  au  cours  d’une  obtu- 

Chronique  sclentijique  ;  La  composition  de  l’air  ration  dentaire.  —  Coups  et  blessures  dans 

dans  le  Métropolitain  de  Pans .  V  une  maison  de  santé . 

Médicaments  nouveaux.  —  Appareils  nouveaux  :  Illustration . 

Médicaments  radiléres.  —  Trousse  pour  /.a  médecine  nw  t/)édfrc  ;  «L’homme  mysleiieux» 

l’analy.se  des  urines .  Vil  Connaissances  pratiques  ;  L’âge  du  cheval  d’après 

Nouvelles  :  La  reconstitution  des  bibliothèques  l’examen  des  dents.  —  Travaux  horticoles  en 

de  l’Université  de  Toulouse.  —  Un  médecin  Décembre . •.••••; . 

chassé  par  sa  clientèle.  —  L’institut  du  ra-  L’intermédiaire  des  médecins  :  Kaul-il  châtrer  ou 

dium.  —  Un  nouveau  domaine  pourla  maison  fouetter  les  apachcs?  —  Comment  doit-dn  se 

du  médecin .  IX  chausser?  —  De  quelle  affection  était  atteinte 

Diététique  ;  Recettes  de  régime;  recettes  pour  la  femme  hydropique  de  Girard  Dow? - - 

administrer  la  viande  crue .  XI  Chronique  des  livres  ;  Opothérapie,  par  Carnot. 

Formules  thérapeutiques  ;  Contre  la  grippe .  Xlll  —  Hygiène,  par  Macaihne . 

Curiosités  :  Epigramme  sur  la  pierre.  —  Le  goût-  La  vie  médico-hospitalière  et  médico-untversitairi 

teux.  —  Apophtegme  hygiénique .  Xlll  Cour.s,conférences,congrès.  — Actes  de  la  Faculté 


Illustration . 

La  médecine  au  théâtre  ;  «L’homme  mysleiieux». 

Vil  Connaissances  pratiques  ;  L’âge  du  cheval  d’après 
l’examen  des  dents.  —  Travaux  horticoles  en 

Décembre . 

L’intermédiaire  des  médecins  :  Kaul-il  châtrer  ou 
fouetter  les  apachcs?  —  Comment  doit-dn  se 
IX  chausser?  —  De  quelle  affection  était  atteinte 

la  femme  hydropique  de  Girard  Dow? - - 

XI  Chronique  des  livres  ;  Opothérapie,  par  Carnot. 

Xlll  —  Hygiène,  par  Macaihne . 

La  vie  médico-hospitalière  et  médico-universitaire 
Xlll  Cours, conférences, congrès.  — Actes  de  la  Faculté. 


JUBOL 


—  XXIII  — 


LA  VIE  MÉDICALE 


Hôpital  Laënnec.  —  On  vient 
d’ouvrir,  en  annexe  de  l’hôpital 
Laënnec,  un  dispensaire  d’une  orga¬ 
nisation  inédite  et  conforme  au  pro¬ 
gramme  qui  a  été  tracé  par  M.  Léon 
Hourgeois,  président  de  la  commis¬ 
sion  permanente  de  préservation 
contre  la  tuberculose.  Ce  dispensaire 
est  placé  sous  la  direction  du  pro¬ 
fesseur  Dieulafoy,  membre  de  l’Aca¬ 
démie  de  médecine. 

Facultés  et  Écoles  de  Province.  — 
Facultés  de  médecine.  —  Lyon.  — 
M.  le  D’’  P.  Courmont  est  nommé 
I)rofe.s.seur  de  pathologie  et  théra- 
jjeutique  générales. 

Bordeaux.  —  M.  Verger,  agrégé, 
est  .nommé  chef  des  travaux  d’a¬ 
natomie  pathologique. 

M.  le  Dr  Beylot  est  nommé  chef 
des  travaux  d’histologie. 

Montpellier.  —  M.  Lecercle,  agrégé 
libre,  est  rappelé  à  l’exercice. 

Nancy.  —  M.  Zilgien,  agrégé  libre, 
est  chargé  d’un  cours  complémen¬ 
taire  de  thérapeutique. 

Sont  nommés  pour  l’année  sco¬ 
laire  igio-igi t  : 

MM.  le  Dr  Villemin,  chef  du  labo¬ 
ratoire  d’anatomie,  norma.e  ;  Lam¬ 
bert,  agrégé,  chef  des  travaux  de 
idiysiologie. 

Lille.  —  M.  Bué,  agrégé,  est  char¬ 
gé  du  cours  d’accouchements  et 
d’hygiène  de  la  première  enfance. 

M.  Vallée,  agrégé,  est  chargé  du 
cours  .sur  les  altérations  et  falsifi¬ 
cations  des  produits  phannaceu- 
tiipies  et  alimentaires. 

M.  Fontan,  ancien  aide  d’ana¬ 
tomie,  remplira  jusqu’au  31  mars 
igii  les  fonctions  de  prosecteur 
d’anatomie. 

M.  Tondeur,  moniteur  de  dentis¬ 
terie,  est  autorisé  à  donner  aux  sta¬ 
giaires  en  chirurgie  flentaire  l’en¬ 
seignement  nouveau  de  la  méca¬ 
nique  appliquée  et  de  la  métallurgie 
appliquée. 

M.  Pierret  est  nommé  chef  de 
clinique  médicale  à  la  Faculté  de 
médecine  de  Lille. 

M.  Raiison,  étudiant  en  phanna- 
cie,  est  nommé  moniteur  des  tra¬ 
vaux  pratiques  de  pharmacie. 

Écoles  de  médecine.  —  Dijon. 
—  Un  congé,  jusqu’au  31  octobre 
igii,  est  accordé,  sur  .sa  demande, 
et  pour  raisons  de  santé,  à  M.  Misset, 
professeur  de  pathologie  interne, 

M.  Petitjean,  suppléant  des 
chaires  de  pathologie  et  de  clinique 
médicales,  est  chargé  JusC|U’au 
31  octobre  1911  (durée  du  congé 
accordé  à  M.  Misset),  d’un  cours  de 
pathologie  intenie. 

Rennes.  ■ —  M.  Millardet,  sup¬ 
pléant  des  chaires  de  pathologie 


et  de  clinique  médicales,  est  chargé 
d’un  cours  de  clinique  médicale. 

M.  Véron,  professeur  de  clinique 
obstétricale,  est  chargé  de  l’ensei¬ 
gnement  de  la  théorie  et  de  la 
pratique  des  accouchements  aux 
élèves  sages-femmes. 

M.  Marquis,  suppléant  des  chaires 
de  pathologie  et  de  clinique  chirur¬ 
gicales  et  de  clinique  obstétricale, 
est  chargé  de  l’enseignement  de 
l’anatomie,  physiologie  et  patho¬ 
logie  élémentaires  aux  élèves  sages- 
femmes. 

Sont  chargés  pour  l’année  sco¬ 
laire  igio-icjir,  des  fonctions  de 
chef  de  travaux  ;  MM.  Lefeuvre, 
professeur  :  physiologie  ;  Castex, 
professeur  :  physicpie  ;  Lenormant, 
professeur  :  chimie  ;  Houlbert,  pro¬ 
fesseur  ;  histoire  naturelle. 

Angers.  —  M.  Jagot,  professeur 
de  clinique  médicale,  est  nommé  di¬ 
recteur  pour  trois  ans,  à  partir  du 
I''''  novembre  1910. 

Caen.  —  M.  Charbonnier,  sup¬ 
pléant  des  chaires  d’anatomie  et 
de  physiologie,  est  chargé,  pour 
l’année  scolaire  1910-1911,  des 
fonctions  de  chef  des  travaux 
d’anatomie  et  d’histologie. 

Écoles  de  médecine  militaire  et 
coloniale.  —  Corps  de  Santé  mili¬ 
taire.  —  Par  décision  ministérielle 
du  26  novembre  1910,  M.  le  mé¬ 
decin-major  de  2»  classe,  Lafforgue, 
répétiteur  à  l’école  du  service  de 
santé  militaire,  a  été  nommé  pro¬ 
fesseur  agrégé  de  la  chaire  «  mala¬ 
dies  et  épidémies  des  armées  »  à 
l’école  d’ap{)lication  du  service  de 
santé  militaire  (Val-de-Grace). 

Corps  de  Santé  des  Troupes 
Coloniales.  — •  Par  décisioil  mi¬ 
nistérielle  du  26  novembre  igio, 
ont  été  désignés  pour  occuper,  à 
dater  du  12  janvier  igii,  les 
emplois  ci-après  à  l’École  d’appli¬ 
cation  du  .service  de  santé  des  troupes 
coloniales  à  Marseille  : 

Professeurs.  —  Chaire  de  bactério¬ 
logie  :  M.  le  médecin-major  de 
classe  Boufïard. 

Chaire  de  clinique  interne  :  M.  le 
médecin-major  de  i"’  classe  Sala- 

Chaire  de  clinique  externe  :  M.  le 
médecin-major  de  classe  Gaide. 

Chaire  d’administration  :  M.  le 
médecin-major  do  ir»  clas.se  Lasnet. 

Chaire  de  chimie  ;  M.  le  phar¬ 
macien-major  de  2«  classe  Bloch. 

Professeurs  adjoints.  ■ —  Chaire  de 
clinique  externe  :  M.  le  médecin- 
major  de  2"  classe  Pichon. 

Liste  de  classement  par  ordre 
de  mérite,  des  candidats  aux  emplois 
de  professeur  adjoint  à  l’école  d’ap¬ 


plication  du  .service  de  santé  des 
troupes  coloniales  à  Marseille. 

l’our  la  chaire  de  clinique  interne  : 
M.  Marty,  médecin  -  major  de 
2"  classe. 

Pour  la  chaire  de  clinique  externe  : 
MM.  Pichon  et  Imbert  (J.-M.), 
médecins-majors  de  2'’  classe. 

Concours. —  Faculté  de  Médecine 
de  Lille.  —  Un  concours  s’ouvrira 
le  25  avril  1911,  devant  la  Faculté 
mixte  de  médecine  et  de  pharmacie 
de  l'Université  de  Lille,  pourl’emploi 
de  chef  de  travaux  d’anatomie. 

Le  registre  d’inscription  sera 
clos  un  mois  avant  l’ouverture  du  dit 
concours. 

Le  programme  de  ce  concours  est 
ainsi  arrêté  : 

1“  Comjiosition  écrite  sur  une 
question  d’anatomie.  Cinci  heures 
sont  accordées  pour  cette  épreuve 
qui  a  lieu  sous  la  surveillance  d’un 
membre  du  jury  ;  les  c>  ncurrents 
ne  peuvent  s’aider  d’aucun  ouvrage 
manuscrit  ou  imprimé  ; 

2“  Une  leçon  d’une  heure  sur  une 
question  d’anatomie  de.scriptive , 
après  trois  heures  de  préparation, 
.sous  la  surveillance  d’un  membre 
du  jury,  sans  aucun  secours  étran¬ 
ge  i 

3“  Épreuves  pratiques  : 

a)  Une  préparation  extemporanée 
d’anatomie  descriptive  ;  cinq  heures 
.sont  accordées  pour  cette  prépa- 

b)  Une  préparation  extemporanée 
d’histologie  ;  quatre  heures  sont  ac¬ 
cordées  pour  cette  préparation  ; 

c)  l'ne  épreuve  de  médecine  opé¬ 
ratoire  ; 

et)  Une  préparation  de  pièces 
sèches  dans  un  délai  fixé  par  le 
jury. 

4“  Appréciation  des  titres  et  tra¬ 
vaux  scientifiques. 

Concours  pour  l’emploi  de  répé¬ 
titeur  à  l’École  du  service  de  santé 
militaire.  —  Un  concours  s’ouvrira 
le  5  janvier  1911,  à  l’École  d’appli¬ 
cation  d\i  service  de  santé  militaire, 
pour  l’emploi  de  répétiteur  à  l’iïcole 
de  Lyon  (médecine  légale,  thérapeu¬ 
tique  et  hygiène). 

Les  médecins-majors  de  2”  classe 
sont  seuls  admis  à  prendre  part  au 
concours. 

Les  demandes  formulées  en  vue 
d’obtenir  l’autorisatiou  de  prendre 
part  iL  ce  concours  seront  revêtues 
de  l’avis  motivé  des  chefs  de  cha<]ue 
candidat  et  adressées  au  ministre 
tle  la  Guerre  (direction  du  service 
de  santé,  l'f  bureau),  avant  le 
15  décembre  1910. 


—  XXIV  - 


gui  assurent  à  ces  analyses  la  plus  grande  précision 
scientifique,  permettent  de  les  faire  en  quelques  minutes 
et  mettent  chaque  analyse  aux  prix  insignifiant  de  0  fr.  25. 


2"  Trousse  A  “  la  Oosurlne  ",  destince  à  doser  l'Albumine  contenue  dans  TUrine  ; 
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PARIS  -  113,  Boulevard  Saint>Germain  —  PARIS 


-  XXV  - 


Hôpitaux  de  Paris.  —  Concours 
DE  l’internat.  —  Anatomie.  — 
Séance  du  2  décembre  :  M*'”  Blan- 
chier,  8  ;  M.  Béon,  2  ;  M>'<’  Leven, 
10  ;  MM.  Fumet,  7  ;  Baudoin  et 
Besvaux-de-Lyf,  10  ;  Baréty,  g  ; 
Jacquemîin  (Alfred)  et  Powilewicz, 

8  ;  Hischmann,  ii. 

Séance  du  .(  décembre  :  M"“  Tré- 
lat,  6  ;  MM.  Alary,  8  ;  Le  Meaux,  7  ; 
Pernet,  10  ;  Charbonnier,  5  ;  Héri- 
court,  13;  Hue  (Édouard),  6; 
Cleisz,  9  ;  Meaux-Saint-Marc,  10. 

Pathologie.  -  Séance  du  2  dé¬ 
cembre  :  MM.  Belloir,  7  ;  Tzaiick, 
10  ;  Moreau,  9  ;  SéVnllotte,  6  ;  Le¬ 
fèvre  (Louis),  7;  Wiart,  10;  Latil, 

9  ;  Trousset,  Pœhrich  et  Schoefs, 

10  ;  Kichard  (G.-H.),  14. 

Concours  du  prosectorat.  - 

Anatomie,  oral.  —  Séance  du  3  dé¬ 
cembre  :  «  Développement  et  rap¬ 
ports  de  la  glande  parotide  ». 

MM.  Roux,  Cadenat  et  Girode, 
18  ;  Berger,  20. 

Académie  de  Médecine.  ■ —  M.  Wic- 
KERSHEIMER  est  iiommé  bibliothé¬ 
caire  en  remplacement  du  Laloy 
décédé. 

Hôpitaux  de  Bordeaux.  —  MM. 
Loubat  et  Parcellier  sont  nommés 
après  concours,  médecins  résidants. 

Hôpitaux  de  Lyon.  —  M.  le  Doc¬ 
teur  Gonnet  a  été  nommé  accoucheur 
des  hôpitaux  de  Lyon. 

Polyclinique  de  Rothschild,  199, 
rue  Marcadet,  l’aris.  —  concours 
POUR  DEUX  PLACES  d’iNTERNES  EN 
MÉDECINE  ICT  EN  CHIRURGIE.  1.  - 

Un  concours  sera  ouvert,  le  19  dé¬ 
cembre  1910,  àune  heure  de  l'après- 


La  Peste  bubonique.  -  -  Saint- 
Pétersbourg,  le  5  décembre.  -  Dans 
une  lettre  aiiressée  aux  journaux  de 
Saint-Pétersbourg,  le  Dr  Bagnache, 
résident  depuis  de  longues  années 
en  Mandchourie,  attire  l’attention 
du  gouvernement  et  de  l’opinion 
publique  sur  le  danger  que  présente 
pour  le  monde  entier  la  peste  bubo¬ 
nique  qui  sévit  actuellement  en 
Mandchourie. 

Le  médecin  constate  (pie  l’admi¬ 
nistration  du  chemin  de  fer  de  l’Kst 
chinois  est  impuissante  et  incapable 
de  combattre  le  fléau  qui  se  réjiand 
toujours.  11  est  absolument  néce.s- 
saire  que  le  gouvernement  prenne 
des  mesures  spéciales  et  envoie  de 
Saint-Pétersbourg  un  haut  fonction¬ 
naire  investi  de  pouvoirs  exception¬ 
nels. 

Le  docteur  met  en  relief  la  rapi¬ 
dité  avec  laquelle  l’épidémie  se 
répand  et  signale  des  foyers  toujours 
nouveaux  qui  se  forment  sans  cesse. 

Musée  Pasteur.  Le  Conseil 
niunicipal  de  Dole  qui  déjà,  avait 


LA  VIE  MÉDICALE 

midi,  pourla  nomination  d’un  interne 
titulaire  et  d’un  interne  provisoire 
en  médecine. 

Conditions  du  Concours.  -  IL  — 
Les  candidats  devront  être  Fran¬ 
çais  et  être  âgés  au  moins  de  22  ans. 

Ils  devront  avoir  au  moins  douze 
inscriptions  et  avoir  fait  un  stage 
régulier  dans  un  service  de  méde¬ 
cine  et  de  chirurgie  ;  ils  ne  devront 
pas  être  docteurs  en  médecine. 

III.  -  L’interne  nommé  à  la 
suite  du  concours  devra  assurer 
le  service  médical  de  la  polycli¬ 
nique  en  assistant  les  médecins  et 
les  chirurgiens,  tant  pour  les  con¬ 
sultations  (pie  pour  la  visite  des 
malades  hospitalisés  et  les  interven¬ 
tions  chirurgicales. 

Épreuves  d'admissibilité.  —  IV.  — 
i"  Unes  épreuye  écrite  sur  une 
(juBstion  de  pathologie  interne  ; 

2“  LTne  épreuve  écrite  sur  une 
question  de  pathologie  externe  ; 

3°  Une  épreuve  écrite  sur  deux 
questions  d’hygiène  ou  de  patho¬ 
logie  infantile. 

Épreuves  d'admission.  —  Seuls, 
les  six  premiers  candidats  admis 
subiront  les  épreuves  d’admission  : 

1“  Élpreuve  clini(]ue  de  patholo¬ 
gie  interne  ; 

2"  Épreuve  clinique  de  patholo¬ 
gie  externe  ; 

3“  Épreuve  clinique  de  pathologie 
infantile. 

11  .sera  fait  état  des  titres  des  can¬ 
didats  (exteniat  et  internat  des  hô¬ 
pitaux  de  l’aris  ;  internat  des  asiles 
de  la  Seine). 

Jl  Avantages  matériels.  —  L’intenie 

NOUVELLES 

fait  apposer  une  pla(pie  commémo¬ 
rative  sur  la  maison  natale  de  l’a.s- 
teur,  vient  de  décider  d’en  faire 
l’acipiisition,  pour  la  transformer 
en  musée. 

Proposition  de  loi  contre  l’ab¬ 
sinthe.  —  On  a  distribué,  à  la 
Chambre,  le  5  décembre,  le  texte 
suivant  d  une  proposition  de  loi 
de  M.  Vaillantetd’uncertain  nombre 
de  ses  collègues  : 

Article  uni(ptc.  —  Seront  punis 
des  peines  portées  par  1  article  pre¬ 
mier  de  la  loi  .sur  la  répres.si(m  des 
fraudes  dans  la  vente  des  marclian- 
dises  et  des  falsifications  des  den¬ 
rées  alimentaires  et  des  produits 
agricoles  : 

I"  Ceux  (pii  fabri(]ueront,  expo¬ 
seront,  mettront  en  vente  ou  ven¬ 
dront  la  lioisson.  ou  Ihiueur,  connue 
sous  le  nom  d  absinthe  et  toutes 
boissons  qui,  sous  une  dénomina¬ 
tion  (pielconque,  constituent  une 
imitation  de  cette  boisson  d’ab¬ 
sinthe.  L'interdiction  de  la  boisson 
d’absinthe  et  de  toutes  boissons 


titulaire  est  nommé  pour  un  an, 
à  partir  du  i't  janvier  1911.  Il 
sera  logé,  nourri,  et  recevra  une 
allocation  mensuelle  de  100  francs. 
11  touchera,  en  outre,  des  indemnités 
de  déplacement  pour  visiter  les  ma¬ 
lades  indigents  à  domicile,  et  une 
gratification  de  200  francs  à  la  fin 
de  l’année. 

L’interne  provisoire  recevTa  une 
allocation  mensuelle  de  30  francs. 
Il  sera  nourri,  et  touchera  une 
indemnité  égale  à  celle  de  l’in¬ 
terne  titulaire  lorsqu’il  le  rempla¬ 
cera  officiellement.  Le  .service  de 
garde  sera  assuré  à  tour  de  rôle  par 
les  deux  internes.  Ils  auront  droit, 
également,  à  six  semaines  de  congé. 

Légion  d’honneur.  Officiers  ; 
D''  Jean  Charcot,  explorateur  ; 
Dr  Bernhein,  professeur  honoraire 
à  la  Faculté  de  médecine  de  Nancy. 

Chevalier  :  D»  Prenant,  professeur 
à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris. 

Nécrologie.  —  M.  le  professeur 
Mosso,  de  l’Académie  de  médecine 
de  Turin,  corre.spondant  de  l’Aca¬ 
démie  de  médecine  de  Paris.  —  M.  le 
Dr  OiiLED  (de  l’aris). 

Mariages.  -  M.  Saint-Girons,  in¬ 
terne  des  hôpitaux  et  Mlle  Yvonne- 
Reine-Marie  Carouge.  M.  le  Dr  René 
Bénard,  ancien  interne  des  hôpitaux 
de  Paris,  et  M“«  Julia  Huet;  le 
Dr  .Miel  Banni-  gartner,  interne  des 
hôpitaux  de  Paris,  et  M"*'  Yvonne 
Pagès  ;  M.  Henri  Gaudibert,  inspec¬ 
teur  des  Finances,  et  M»>'  Pauline 
Segond,  fille  du  professeur  Segond; 
M.  le  Dr  Georges  Hauser  etM"''  Ger¬ 
maine  Lehmann. 


qui  l’imitent  s’étend  également  à 
l’absinthe  et  à  ses  imitations  à  l’état 
dilué  ou  dulcifié  ; 

2"  Ceux  qui  fabrhpieroiit,  expo- 
.seroiit,  mettront  en  vente  ou  ven¬ 
dront  des  liqueurs,  apéritifs  et  vins 
aromatisés  obtenus  soit  par  macéra¬ 
tion  de  matières  aromati(]iie.s  dans 
de  l’alcool  ou  une  eau-de-vie,  soit 
]iar  distillation  de  plantes  aroma¬ 
tiques  macérées  dans  de  l’alcool, 
soit  enfin  par  addition  à  un  liquide 
alcooliipie  d’essences,  d’extraits,  de 
teintures  ou  d’alcoolatiires,  quand 
la  composition  de  ces  liqueurs, 
apéritifs  et  vins  aromatisés  n'aura 
pas  été  approuvée  par  l’Académie 
de  médecine. 

Consultations  de  médecine.  — 
.\  tout  lecteur  de'  Palis-Médical 
(|iii  en  fera  la  demande,  il  sera  fait 
le  service  gratuit  des  Consultations 
de  Médecine  et  de  Thérapeutique 
(pii  viennent  de  iiaraitre  dans  la 
Petite.  Bibliothèque  Médico-Théra¬ 
peutique,  20,  boulevard  du  Mont¬ 
parnasse,  l’aris. 


—  XXVI  - 


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Publié  en  fascicules  par 

Ai’ert,  Akmand-Dei.ille,  Aviuagnet,  Barbier!  Broca,  Castaignk, 
Fargin-Fayolle,  (’jKnévkier,  Grenet,  Guillemot,  Guinon,  Guisez, 
Halle,  Marfan,  Méry,  Mouchet,  Simon,  Terrien,  Zuber  {de  Paris), 
Nové-Josseranu,  Péhu,  Weill  (de  I.yon), 

Andérodias,  Cruchet,  Denucé,  Mousbous,  Kocaz  (de  Bordeaux), 
Frœlicii,  Haushalter  (de  Nancy),  Carrière  (de  Lille), 

Dalous  (de  Toulouse),  Leenhardt  (de  Montpellier), 

Andéoud,  Bourdillon  (de  Genève),  Uelcourt  (de  Bruxelles). 

secrétaire  de  la  rédaction  :  R.  CRUCHET 


1.  Introduction  à  la  méiiecine  des  Enfants  lo  » 

2 .  Maladies  du  tube  digestif  (432  pages,  89  figures) .  12  » 

3.  Maladies  de  l’Appendice  et  du  Péritoine,  du  Foie,  des  Peins,  Sang,  Ganglions  et  Paie  (530  pages, 

1 18  figures) . 12  » 

1 .  Maladies  du  Cœur  et  des  Vaisseaux,  du  Nez,  du  Larynx,  des  Bronches  et  des  Poumons .  12  » 

5.  Maladies  du  Système  nerveux,  des  Os  et  des  Articulations . 

6.  Maladies  dde  la  peau  et  Fièvres  éruptives . 

7.  Chirurgie  viscérale .  12  » 

8.  Chirurgie  osseuse  et  Orthopédie . 


Chaque  fascicule  se  vend  également  cartonné  avec  un  supplément  de  1  fr.  50. 


TRAITÉ  DE  STOMATOLOGIE 

PUBLIÉ  EN  FASCICULES  SOUS  LA  DIRECTION  DE 

G.  GAILLARD  et  R.  NOGUÉ 

l)i:NTlSTi-:H  DLS  HOPITAUX  DL  PAHlS 

10  l’asciculcs  grand  in-8  de  200  à  5oo  pages  avec  figures. 

1 .  Anatomie  de  la  Bouche  et  des  Dents,  par  les  Df’  Uieul.\fé  et  Heri’IN  (180  pages,  49  figures) .  6  » 

2.  Physiologie,  Bactériologie,  Malformations  et  Anomalies  de  la  Bouche  et  des  Dents.  Accidents  de 

Dentition,  par  les  !)'“  Guibaud,  Nogué,  Besson,  Dieui.aké,  Herpin,  Baudet,  Fargin-Fayoi  le 
(322  pages,  217  figures) .  10  » 

3.  Maladies  des  Dents  et  Carie  dentaire,  par  les  IF»  Dieulafè,  Herpin  et  Nogué. 

.| .  Affections  paradentaires,  parles  D''  Fargin-Fayolle,  Guibaud,  Koenig,  Gaumerais,  K.  Maurel, 

Lebedinsky,  L.  Monier,  Terson,  Pietkiewicz,  Mahé  (500  pages,  avec  figures) .  12  » 

5.  Anesthésie,  par  le  Nogué  (250  pages). 

7.  Maladies  de  la  Bouche,  par  le  Df  L.  Fournier. 

8.  Maladies  chirurgicales  de  la  Bouche  et  des  maxillaires,  par  les  Df-  Dieulafè,  Herpin,  Pierre 

Duval,  Bréchot,  Baudet  (420  pages,  2.J0  figures) .  12  » 

9.  Orthodontie.  Padiologie,  par  les  D”  Gaillard  et  Belot. 

10.  Prothèse  buccodentaire  et  faciale,  par  le  Gaillard. 


XXVII  — 


COURS 


Clinique  médicale  de  l’Hôtcl- 
Dleu.  —  PROFESSEUR  GILBERT.  —  Samedi 
lo  décembre,  à  lo  heures  12, 
leçon  sur  la  Néphrite  chronique 
scarlatineuse  et  sur  la  Néphrite  chro¬ 
nique  érysipélateuse. 

Samedi  17  décembre,  leçon  sur  la 
Néphrite  chronique  syphilitique. 

Les  mercredis  à  10  heures  12 
présentations  de  malades,  rédaction 
et  correction  d'ordonnances. 

Hôpital  Beaujon.  —  M.  Tufkier, 
assisté  d'un  certain  nombre  de  scs 
anciens  élèves,  fait  une  série  de 


conférences  sur  les  actualités  chi¬ 
rurgicales.  Les  conférences  ont  lieu 
le  jeudi  à  neuf  heures  et  demie. 

1“  Théorie  et  pratique  du  jjansc- 
ment  aseptique  :  M.  Tuffier  ; 

2"  Radiographie  de  Testomac  et 
de  l’intestin.  Ses  progrès,  ses  appli- 
catimii  :  M.  Ai’bourg  ; 

3"  De  Timmunité  au  point  de  vue 
chirurgical  :  M.  Mauté  ; 

4"  Rétroilexion  utérine  :  M.  Tuf- 

5“  Coxalgie  chez  l’adulte  :  M.  Du- 

CROqUET ; 


6“  Les  réactions  des  ganglions 
dans  le  cancer  ;  M.  Potier  ; 

7"  Diagnostic  des  sténoses  et 
tumeurs  de  l’oesophage  :  M.  Aiîranü; 

8"  De  la  consolidation  des  frac¬ 
tures  :  M.  Tuffier  ; 

<j“  lai  défense  des  tissus  contre 
Tenvahissement  du  cancer:  M.  Doiii- 

io'>  Pied  bot  congénital  :  M.  Des- 

11“  Diagnostic  de  la  valeur  fonc¬ 
tionnelle  du  rein  :  M.  Tuffier. 


ACTES  DE  LA  FACULTÉ  DE  PARIS 


Thèses  de  Doctorat 

Mercredi  14  Décembre,  à  1  heure.  -  -  M.  Sidoun  :  Sur 
un  cas  de  macrostoinic  unilatérale  droite  avec  malforma¬ 
tion  auriculaire,  absence  de  la  branche  montante  du 
maxillaire  inférieur  et  tumeur  préauriculaire  ;  MM.  Kir- 
niisson.  Reclus,  Delbet,  Ombrédanne.  -  M.  Cîuillemin  : 
Des  sténoses  cicatricielles  spontanées  de  l’aî.sophage. 
Leur  traitement  ;  MM.  Reclus,  Kirmisson,  Delbet,  Ombré¬ 
danne.  —  M.  Martinet  :  Contribution  à  l’étude  de  la 
réduction  des  luxations  récentes  de  l’épaule  en  avant. 
Procédé  de  Kocher,  Procédé  de  Mothe  modifié  ;  MM.  Del¬ 
bet,  Kirmisson,  Reclus,  Ombrédanne.  ■  M.  Desnos  :  La 
méningite  aiguë  syphilitique  ;  MM.  Roger,  Pierre  Marie, 
Marfan,  Marcel  Labbé.  M.  Oranuin  :  Contribution  à 
l’étude  clinique  des  tumeurs  du  nerf  acousti<iue  avec 
«luelques  considérations  sur  leur  structure  anatomique  ; 
MM.  Pierre  Marie,  Roger,  Marfan,  Marcel  Labbé.  -  - 
M.  Reinolu  :  De  la  glycolyse  jiar  association  du  muscle 
et  du  pancréas.  Essai  d’opothéraiiie  ;  MM.  Marfan,  Roger, 
Pierre  Marie,  Marcel  Labbé.  —  M.  tlii-Liir  :  Contribution 
à  l’étude  des  ostéomes  intra-musciilaires  ;  MM.  Segond, 
•Vug.  Droca,  Mauclairc,  Pierre  Duval.  M.  Piialempin  ; 
Contribution  à  l’étude  des  jiseudo-coxalgies  ;  MM.  Segond 
Aug.  llroca,  Mauclaire,  Pierre  Duval.  -  M.  Couture  : 
Des  pseudo-kystes  traumatiques  du  pancréas  ;  MM.  Se¬ 
gond,  Aug.  Hroca,  Mauclaire,  Hcrre  Duval. 

Jeudi  15  Décembre,  à  i  heure.  -  M.  Lyon-Caen  :  La 
tension  .superficielle.  Son  application  à  la  différenciation 
des  chlonires  et  à  l’étude  du  rôle  du  foie  dans  les  ictères  ; 
MM.  Alb.  Robin,  Chauffard,  Acliard,  Carnot.-  M.  Schne- 
iiER  :  De  l’albuminurie  dans  les  hémorragies  méningées  ; 
MM.Chaufïard,Alb.  Kobin,Achard,Carnot.  -  M.  Marre  : 
Les  réactions  générales  d’origine  colique  (Étude  clinique); 
MM.  Chauffard,  Alb.  Robin,  Achard,  Carnot. —  M.  Feuil¬ 
let  :  Contribution  à  l’étude  des  mdènivs  aigus  circons¬ 
crits  (Maladie  de  yuincke)  ;  MM.  Achard,  Alb.  Robin, 
Chauffard,  Carnot. 

Bxamens  de  Doctorat 

Lundi  12  Décembre.  —  5*',  Chirurgie  (Première  jiar- 


tie)  (i™  série),  Hôtel-Dieu  :  MM.  Reclus,  I.ejars,  Pierre 
Duval.  —  5“,  Chirurgie  (Première  partie)  (2''  série),  Hô¬ 
tel-Dieu  :'MM.  Hartmann,  -Vug.  Hroca,  Proust.  —  M.  Gau¬ 
cher,  censeur  ;  M.  .\ndré  Jousset,  suppléant. 

Mardi  13  Décembre.  —  3>’,  Chirurgie  (Première 
jiartie)  Laënnec  :  MM.  (.fuénu,  .\uvray,  I^ecène.  —  g'' 
(Deuxième  partie)  (l'i'  série),  Laënnec:  MM.  Thoinot, 
Claude,  Roussy.  —  g"  (Deuxième  partie  (2  ■  série)  Laën¬ 
nec  :  MM.  Chauffard,  Goiigerot,  Ratherj’.  -  M.  Gilbert 
Hallet,  censeur  ;  M.  Carnot,  -suiipléant. 

Mercredi  14  Décembre.  — ■  Médecine  opératoire. 
École  pratique  :  MM.  Hartmann,  Proust,  Hraiica.  -  g"" 
(Deuxième  partie).  Laboratoire  des  travaux  jiratiques 
d'anatomie  pathologique  :  MM.  Gautier,  Blanchard, 
Loeper,  Epreuves  pratiipies.  -  ■  z'’  :  MM.  Gariel,  Retterer, 
Jean  Camus.  -  -  3“  Oral  (Première  partie)  :  MM.  Lejars, 
Millon,  Leiiueux.  —  4"  (i'»  série)  :  MM.  Widal,  Sicard, 
Tiflèneau.  •  4“  (2“  série)  :  MM.  Richaud,  Mucaigne, 
Laignel-l.avastine.  M.  Gaucher,  censeur  ;  M.  Guillain, 
siiiipléant. 

Jeudi  ig  Décembre.  —  Médecine  opératoire.  École 
pratique  :  MM.  Pozzi,  Morestin,  Lecèiie.  -  -  3>‘  (Deuxième 
partie).  Laboratoire  des  travaux  pratiques  iranatomie 
jiathologique  :  MM.  Pierre  Marie,  Maillard,  Hrunqit, 
Épreuves  pratiipies.  —  i<'r.  Oral  :  MM.  de  Lapersonne, 
Rouvière,  Grégoire.  -  -2'‘  :  MM.  Ch.  Richet,  Prenant,  Ni- 
cloux.  —  3*’,  Oral  (l’remière  iiartie)  :  MM.  Bar,  Retterer, 
Okinczyc. —  g'-,  Oral  (Deuxième  partie)  :  MM.  Hutinel, 
Nobécourt,  Gougerot.  -  ('■  :  MM.  Chanteniesse,  Thoinot, 

Richaud.  —  M.  Gilbert,  censeur  ;  M.  André  Broca,  sup- 
jiléaht. 

Vendredi  16  Décembre.  g’’.  Chirurgie  (Première 
partie)  (i'"'  série),  Necker  :  MM.  Kirmisson,  Aug.  Broca, 
Proust.  — •  g",  Chiiiirgie  (Première  partie)  (2‘‘  série),  Nec¬ 
ker  ;  MM.  Delbet,  Lejars,  Pierre  Duval.  —  M.  Déjerine, 
censeur  ;  M.  Léon  Bernard,  suppléant.  —  g‘‘.  Obstétrique 
(Première  jiartie).  Clinique  Baudelocque  :  MM.  Pinard, 
Coiivelaire,  Potocki.  —  M.  De.sgrez,  suppléant. 

Samedi  17  Décembre  iqio.  -  g''.  Obstétrique  (Première 
jiartie).  Clinique  Tarnier  :  MM.  Bar,  Brindeau,  Jeannin; 

M.  Lecène,  .suppléant. 


...  le  fer  oêgêtal  du  Rumex  crispus 

Société  de  liioUnjie,  Mai  IVOti.  —  Académie  des  Sciences,  Février  1909. 


FERROPLASMA 


Rapide  augmentation  du  nombre  des  globules  r.  et  du  taux  de  l'hémoglobine. 

Pas  de  constipation  ni  d’embarras  gastriques. 

VIVIEN,  Rue  La  Fayette,  126,  PARIS. _ 


J.~B.  BAILLIERE  et  FILS,  Editeurs,  19,  rue  Hautefeuille,  à  Paris 


BROUARDBL  et  GILBERT 


NOUVEAU 

TRAITÉ  de  MÉDECINE 

et  de  Thérapeutique 


Publié  en  fascicules  sous  la  direction  de  MM. 


A.  GILBERT 


L.  THOINOT 


r  la  collaboration  de  MM. 

Achard,  Aubertin,  Auché,  Aviragnet,  Babonneix,  Ballet,  Baizer,  Barbier,  Barth,  L.  Bernard, 
Bezançon,  Bolnet,  Bouiloche,  P.  Carnot,  Cartaz,  Castex,  Chauffard,  P.  Ciaisse,  Ciaude, 
Courmont,  Cruchet,  Dejerine,  Deschamps,  Dupré,  L.  Fournier,  Gaillard,  Gallois,  M.  Garnier, 
Gaucher,  Gilbert,  Gouget,  Grasset,  Gulart,  Hallopeau,  Hayem,  Herscher,  Hudelo, 

Hutinel,  Jacquet,  Jeanselme,  Klippel,  M.  Labbé,  Loncereaux,  L.  Landouzy,  Lannols, 

Laveran,  Le  Fur,  Le  Noir,  Lereboullet,  Letulle,  L.  LevI,  Lion,  Marfan,  Marie,  Marinesco, 
Menetrier,  Méry,  Mllian,  Mosny,  Netter,  Parmentier,  Pitres,  Rauzier,  Raymond, 

RIchardière,  Roger,  Roque,  Sainton,  Sérieux,  SIcard,  A.  SIredey,  Surmont,  J.  Teissler, 

Thoinot,  A.  Thomas,  Triboulet,  Vaillard,  Vaquez,  E.  Well,  Wldal,  R.  Wurtz. 

CHAQUE  FASCICULE  SE  VEND  SÉPARÉMENT 

1 .  Maladies  microbiennes  en  général,  6'^  tirage  (27^  pages,  75  figures  noires  et  coloriées) .  0  » 

2 .  Fièvres  éruptives,  4'-  tirage  (255  pages,  8  figures) . (  » 

3.  EiA'fc  5‘‘ tirage  (240  pages,  16  figures) .  4  » 

4.  Maladies  parasitaires  communes  à  l’Homme  et  aux  Animaux  (Tuberculose,  morve,  charbon, 

rage,  etc.).  Nouveau  tirage  (56O  pages,  81  figures) .  10  » 

5.  Paludisme  et  Trypanosomiase,  .p' tirage  (i-ZJ[\yAg,cs,  figures) .  2  50 

0.  Maladies  e.xotiques,  3'-’  tirage  (440  ])ages,  29  figures) .  8  » 

7.  Maladies  vénériennes,  4“  tirage  (318  pages,  20  figures) .  6  » 

8.  Rhumatismes  et  Pseudo-Rhumatismes,  5“  tirage  (164  pages,  18  figures) .  3  50 

().  Grippe,  Coqueluche,  Oreillons,  Diphtérie,  .f  tirage  (172  jiages,  6  figures) .  3  50 

10.  Streptococcic,  Staphylococcie,  Fneumococcie,  Colibacillose,  etc.,  3‘"  tirage .  3  50 

1 1 .  Intoxications,  2'>  tirage  (352  pages,  6  figures) . . .  6  » 

12 .  Maladies  de  la  nutrition  (diabète,  goutte,  obésité),  2"  tirage  (378  pages,  15  figures) .  7  » 

13.  CViWccr  (662  pages,  114  figures) .  12  »  I  26.  Maladies  du  Sang. 

(508  pages,  iSofig).  10  «  I  ^7.  Maladies  du  N es  et  du  Larynx  (277  pages. 


M aladies  de  la  P 
1 5 .  M  aladies  de  la  Bouche,  du  Pharynx,  etc.,  2*^  tirage 

(276  pages,  avec  figures)  .. .' .  5  » 

lO.  Maladies  de  l’Estomac. 

17.  Maladies  de  l’Intestin,  2'-'  tirage  (501  pages, 

7y  figures) .  9  » 

18.  Maladies  du  Péritoine  (^i,\\ragcs,f\g.).  5  u 

19.  Maladies  du  Foie  et  de  la  Rate. 

20.  Maladies  des  Glandes  salivaires  et  du  Pancréas 

(342  pages,  avec  60  figures) .  7  » 

21.  Maladies  des  Reins  -pages,  yb  9  u 

22.  Maladies  des  Organes  génito-urinaires,  3''  tirage 

(458  pages,  67  figures)  .  8  » 

23 .  Maladies  du  Cœur. 

24.  Maladies  des  Artères  et  de  l’Aorte  (472  jKiges, 

63  figures) .  S  ji 

25 .  Maladies  des  Veines  et  des  Lymphatiques. 

I.e  .Xotii’cau  Traité  de  .Médecine  et  de  Thérapeutique 
.séparés,  lorinajit  chaeun_  un  tout  complet,  et  constituant 


65  figures)  . 

28.  Sémiologie  de  T  Appareil  respiratoire  (176  pages, 

93  ligures) . )  » 

29 .  Maladies  des  Poumons  et  des  Bronches  (8O0  pages, 

50  figures)  .  16  I) 

30.  Maladies  des  Plèvres  et  du  Médiastin. 

31.  Sémiologie  nerveuse  (620  pages,  122  tig.) .  12  » 

32.  Maladies  de  l’ Encéphale. 

33.  Maladies  mentales. 

3.(.  Maladies  de  la  Moelle  épinière  (839  pages, 
420  figures) .  16  » 

35.  Maladies  des  Méninges. 

36.  Maladies  des  Nerfs  périphériques. 

37.  Névroses. 

38.  Maladies  des  Muscles  (170  pages) .  5  » 

39.  Maladies  des  Os. 

40 .  M  al .  du  Corps  thyroïde  et  des  Capsules  surrénales. 
it  le  premier  ouvrage  Iramjais  qui  paraisse  en  fascicules 

....  temps  que  le  livre  de  médecine  complet  du 


savant,  le  guide  journalier  du  praticien.  Le  succès  considérable  qui  a  accueilli  cette  innovation  a  obligé  les  éditeurs 
à  faire  mieux  encore;  aussi  chaque  nouveau  fascicule  csi-il  en  progrès  sur  les  précédents  par  ses  qualités  pratiques, 
.sa  mise  au  point  exacte  de  la  science  actuelle  et  aussi  par  sa  lorme,  notamment  par  son  illustration  toujours  plus 
développée. 

M.M.  (lu  iiKKT  et  Thoinot  ont  voulu  que  le  Nouveau  Traité  de  Médecine  et  de  Thérapeutique  soit  le  Traité  de 
Médecine  perpétuel  du  XX"  siècle  ;  aussi  grâce  à  la  haute  compétence  des  collaborateurs,  suivant  l’énorme  mouve¬ 
ment  scicntilique  actuel,  le  Nouveau  Traité  de  médecine  est  perpétuellement  mis  au  courant.  A  chaque  tirage 
les  fascicules  sont  revus  en  tenant  compte  des  derniers  progrès  scientifiques. 

Chiuiue  fa.sciciile  se  vend  également  cartonné  avec  une  augmentation  de  1  fr.  60  jiar  fascicule. 

27  fascicules  étaieul  en  vente  au  i^r  octobre  1910. 


SOMMAIRE 


Pierre  Lereboui-I.et  et  l'AURK  Beaulieu.  —  l.’én  thèine  noueux  (Revue  générales . 

Jean  et  Lucie.'»  Camils .  —  Recherches  e.xpérimentales  .sur  le  (iofi . 

Actuaeités .  —  Mort  subite  des  enfants  et  glandules  parathyroïdes . 

SocitxÉs  Savantes .  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  bioloftie. —  Académie 

de  médecine.  —  Société  anatomique.  —  Société  de  chirurftie. . . 

La  Vie  médicale  à  l'Étranger . . . . 

Libres  propos . .  . 

Choses  du  jour  :  l.es  matches  de  boxe .  . 

Chronique  scientifique  :  La  ventilation  du  métropolitain  de  Pans . 

Chronique  des  livres  ;  Précis  de  médecine  opératoire,  par  le  D'  Lecene.  —  1  raite  d  livqiene  par  le  Dr  Le.moine. 

Nécrologie  :  Henri  Huchard  par  le  Dr  Magdeeaine . . . . . 

Les  Médecins  urologues.  —  Curiosités . : .  . 

La  médecine  au  théâtre  :  Sabotage. —  Le  million.  —  Chou-Blanc . 

Art  et  Médecine  :  Les  sangsues  par  Granville . 

Diététique  :  Menus  et  Recettes  de  régime.  —  Formules  thérapeutiques  :  Contre  la  Sciatique . 

Connaissances  pratiques  :  Fabrication  ménagère  du  Vinaigre . 

.Nouvelles .  XXI 

La  vie  médicale . . . . . . 

Cours,  Congrès.  —  Actes  de  la  Faculté . .  . 


55 


74 

111 

111 

•  et  Vil 
IX 
XI 
Xlll 
XIll 
XVll 
XIX 
XXI 
t  XXlll 
XXV 
WVll 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 

PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  p^de  chaque  mois. 
Pri.x  de  l’abonnement  (/"r  Décembre  au  3o  Novembre)  :  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  :  1  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILUÈRE  et  F11.,S,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureau.^  de  poste. 

Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Tous  les  autres  numéros  ont  Sz  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 

ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX  (48  pages) 

Janvier. . . .  ~  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber-  Juillet . —  Maladies  du  coeur,  du  sang,  des  vaisseaux. 

culose.  Août . —  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in- 

Févrler _  —  Physiothérapie  ;  — physiodiagnostic.  fectieuses. 

Mars .  —  Dermatologie;  —  syphilis;— maladies  véné-  Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 

riennes.  larynx  ;  —  des  yeux . 

Avril . —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  voies  uri-  Octobre....  —  Maladies  nerveuses  et  mentales;  —  méde- 

naires.  cine  légale. 

Mal .  —  Maladies  de  la  nutrition;  —  Eaux  miné-  Novembre.  —  Thérapeutique. 

raies,  climatothérapie  ;  —  diététique.  Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles; —  Pué- 
Juln .  —  Maladies  de  l’appareil  digestif.  riculture. 


PRIMES  DE  PARIS  MBDICAL 

D’Importantes  primes  remboursent  6  fois  le  montant  de  l’abonnement 
pour  les  1  200  premiers  abonnés. 

(Voir  le  détail  au  verso  page  II) 


PRIX  ORFILA  de  6.000  francs.  —  PRIX  DESPORTES.  —  Académie  de  Médecine. 


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Employée 
dans  tous  les 
Hôpitaux  de  Paris. 


AGIT  PLUS  SUREMENT 
que  TOUTES  les  autres  PRÉPARAT/OHS  de  DW/TALE. 

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—  II  — 


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PRIMES  DE  PARIS  MEDICAL 

Les  abonnés  d'une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  6  fois 
le  prix  de  l’abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l’ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

I.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonne  a  droit  à  ces  six  primes)  : 

I”  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
Blacque,  Instruments  de  chirurgie,  aS,  rue  Cujas,  à  Paris. 

2»  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emile 
Dupont  fils,  G.  Mathieu  fils  et  C*”,  Mobilier  médical,  chirurgical,  pour  malades  cl  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  9,  rue  Cujas,  à  Paris. 

30  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  100  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne.  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4»  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  toutachatde  vingt-cinq  francs  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  5o  francs,  à  la  librairie  J.-B.  Baillière  et  fils,  19,  rue  llautefeuille,  à  Paris. 

5»  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  l’achat  d’une  montre  médicale  (75  francs, 
ou  90  francs)  de  la  maison  Auricoste,  horloger,  10,  rue  La  Boétie,  à  Paris. 

6“  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
CouDRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  (Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut 
joindre  au  prix  de  l'abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port). 

II.  Primes  offertes  en  outre  aux  i  200  premiers  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  à  une  seule  de  ces  dix  primes)  : 

i"  Règles  plates  en  glace  de  Salnt-Oobaln  verre  rouge  à  base  de  sels  d’or  (valeur  6  francs) 
offertes  par  l'Uraseptine  Rogier  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéol  du  Boucard 
(ces  deux  primes  ensemble). 

2»  Portefeuilles  offerts  par  le  Lait  Lepelletier  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  Lécuyer),àCarentan. 

30  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Cii.  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  Paris. 

4“  Trousses  de  poche  pour  l’analyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosurine,  16,  rue  Charlemagne, 
à  Paris. 

5“  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison  David,  69,  avenue  des  Ternes. 

6»  Un  colis-postal  de  15  rosiers  de  la  maison  Gemen  et  Bourg,  de  Luxembourg.  (Joindre  i  fr.  5o 
I  pour  l'emballage  et  le  port  du  colis  des  rosiers]. 

'  7"  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  légumes  (25  variétés)  offertes  par  la  maison  L.  Clause,  à 

Brétigny-sur-Orge.  Joindre  /  fr.  pour  l'emballage  et  le  port. 

8“  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Sachet,  papeterie  médicale, 
29,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

9”  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d’ins¬ 
truments  de  chirurgie,  ii3,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris, 
loo  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Cogit  et  C', 
Appareils  de  précision,  36,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

En  outre  les  260  premiers  abonnés  recevront  dans  le  courant  de  Janvier  chacun  trois  estampes 
anciennes  offertes  par  M.  Brunot,  pharmacien,  rue  de  Chaillot,  à  Paris. 

Envoyer  avec  le  montant  de  l'abonnement  la  liste  des  primes  dans  l'ordre  de  préférence.  — 
Joindre  5o  centimes  pour  les  frais  d'expédition  de  chacune  des  primes.  —  Les  primes  seront 
expédiées  dans  un  délai  de  1 5  jours. 


-  III  - 


LIBRES  PROPOS 


Que  le  bon  sens  a  donc  de  la  peine  à  triompher  1 
J’assistais  au  début  de  ce  mois  à  une  séance  du 
Sénat  ;  avant  que  le  Président  du  conseil  vînt  donner 
en  quelques  phrases  claires  et  nettes  l’approbation 
du  gouvernement  au  projet  de  loi  sur  la  limitation 
des  débits  de  boissons,  j’avais  entendu  plusieurs 
discours  prononcés  par  des  adversaires  du  projet  de 
loi  qui  se  disaient  cependant  dévoués  à  la  cause  anti- 
alct)olique.  Si  tel  était  vraiment  le  fond.de  leur  pensée, 
comment  se  fait-il  que  ces  honorables  «  pères  cons¬ 
crits  »,  plus  éloignés  que  les  députés  des  «  mares 
stagnantes  »,  n’aient  pas  compris  que  l’occasion  fait 
le  larron?  Quand  un  ouvrier  ne  trouvera  pas  un  débit 
de  boissons  sur  son  chemin,  il  se  passera  de  boire  le 
plus  souvent,  et  n’ira  pas  plus  loin. 

Ifoit-on  admettre  que,  chez  certains  de  ces  ora¬ 
teurs,  la  crainte  du  comité  électoral  dont  le  «  bistro  » 
tient  les  ficelles,  empêche  de  songer  à  l’avenir  de  la 
race  que  l’alcool  empoisonne? 

Je  n’ose  pas  émettre  une  pareille  supposition. 


Un  joujou  pour  adultes  qui  a  fait  fureur  cette 
année,  c’est  le  briquet  ;  il  nous  changeait  des  allu¬ 
mettes  ininflammables  et  chères  cpie  nous  fournit  la 
Régie  et  qui  sont  la  risée  de  l’Europe.  Le  briquet 
était  ingénieux,  commode  :  tous  ceux  qui  ont  voyagé 
en  Allemagne,  en  Belgique  ou  en  Angleterre  remplis¬ 
saient  leurs  poches  de  briquets  pour  leurs  amis.  La 
Régie  s’est  émue  et  son  émotion  va  se  tratiuire  sans 
nul  doute  par  des  persécutions  à  l’égard  des  citoyens 
coupables  de  vouloir  autre  chose  que  ses  détestables 
allumettes. 

11  eût  été  bien  simple  cependant  que  la  Régie  pro¬ 
fitât  de  la  vogue  extraordinaire  qui  venait  d’échoir 
aux  briquets  pour  en  faire  une  énorme  commande 
à  l’étranger  et  les  revendre  avec  bénéfice  aux  fumeurs 
français.  Oui,  mais  c’était  trop  simple  et  nos  ingé¬ 


nieurs  des  tabacs,  qui  ont  si  longtemps  pâli  sur  les  x, 
n’ont  certainement  pas  réfléchi  à  cela  ! 

En  attendant,  on  a  nommé  un  expert  qui  doit 
«  analyser  la  matière  contenue  dans  les  briquets  et 
dire  si  c’est  une  composition  chimiquement  pré¬ 
parée  ». 

Avant  qu’on  ait  obtenu  la  réponse  de  l’expert, 
tous  les  Français  auront  leur  briquet  ! 

Si  nous  causions  un  peu  médecine  pour  finir  !  l.e 
docteur  Bazy,  un  maître  de  la  chirurgie,  justement 
estimé  et  aimé  de  tous,  vient  d’être  condamné  à  une 
grosse  amende  pour  une  compresse  laissée  dans  un 
kyste  très  complexe  qu’il  dut  marsupialiser. 

Quand  il  a  affaire  à  un  homme  de  la  valeur  chirur¬ 
gicale  du  docteur  Bazy,  un  tribunal  ne  devrait  pas 
condamner,  même  s’il  était  prouvé  que  le  chirur¬ 
gien  ait  laissé  la  compresse  pendant  l’opération. 
Le  seul  point  qui  devait  retenir  l’attention  du 
Tribunal  était  le  suivant  :  la  faute  est-elle  lourde 
en  soi?  a-t-elle  eu  des  conséquences  graves  pour 
le  malade? 

Dans  le  procès  en  question,  la  réponse  du  tribunal 
devait  être  conforme  à  l’avis  des  experts  seuls  com¬ 
pétents  pour  apprécier  les  faits  ;  la  faute  était  légère 
en  soi  ;  elle  n’avait  eu  aucune  conséquence  grave. 

D’ailleurs,  on  ne  devrait  môme  pas  parler  de 
faute  ;  les  chirurgiens  les  plus  éminents  ne  sont 
pas  pour  cela  infaillibles  !  Il  est  inouï  de  constater 
avec  quelle  facilité  l’assistance  judiciaire  est  accor¬ 
dée  à  des  plaignants  suspects  ! 

Qu’on  y  prenne  garde  ;  de  jiareilles  condam¬ 
nations  nuiront  plus  aux  malades  qui  ont  besoin  de 
nos  soins  qu’à  nous-mêmes.  Et  le  jour  viendra  où, 
en  présence  de  «  cas  graves  »,  médecins  et  chirur¬ 
giens  «  se  défileront  »  plutôt  que  de  prendre  une 
responsabilité  qui  peut  leur  coûter  cher. 

Albert  Mouchet. 


CHOSES  DU  JOUR 


LES  MATCHES  DE  BOXE 


Naguère  n’existaient  que  des  salles  d’armes  ou  des 
salles  de  gymnasticiue.  Les  salles  de  boxe  et  de  culture 
physique  se  multiplient  maintenant  en  même  temps  que 
les  combats  de  boxe  attirent  non  seulement  le  populaire, 
mais  même  des  intellectuels  que  l’on  pouvait  croire  moins 
sportifs.  Joé  Johnson,  Jeffries,  Sam  Mac  Vea,  Joé  Jan- 
nette  sont  célèbres  et  les  épreuves  où  ils  doivent  figurer 
font  recette. 


Cet  automne,  lesmatches  de  boxe  .se  succèdent  chaque 
jour  et  les  journaux  annoncent  toute  une  série  de  rencon¬ 
tres  sensationnelles.  Faut-il  s’aliliger  de  l’engouement 
actuel,  crier  au  retour  à  la  barbarie  ou  jilutôt  se  féliciter 
de  cette  renaissance  des  exercices  physiques  et  du  culte 
de  la  beauté  plastique  qu’elle  entraîne? 

11  semble  qu’il  vaut  mieux  se  réjouir  que  se  plaindre. 
Certes,  loin  de  moi  l’idée  de  glorifier  les  combats  de  boxe 
ijui  autorisent  deux  hommes  n’ayant  aucune  haine  l’un 
contre  l’autre  à  s’entretuer  pour  quelques  livres  sterlings 
devant  des  spectateurs  qui  se  passionnent  bien  moins 
pour  le  déjiloicment  des  forces  et  l’endurance  îles  com¬ 
battants  que  pour  les  paris  engagés.  Mais  il  est  des  com¬ 
bats  moins meurtriers  et  moins  brutaux  ;  ce  sont  ceux-là 
qu’il  faut  encourager,  car  ils  contribuent  à  amplifier  le 
mouvement  cpii  entraîne  une  grande  partie  de  la  jeunesse 
françai.se  vers  cet  exercice  musculaire,  qui  comme  le  dit 
leDr  Peugniez,  profes.seur  declinique  chirurgicale  à  l’École 
de  médecine  d  .àmiens,  déveloi:pe  à  la  fois  le  cœur  et 
l'esprit. 

«  Nos  élèves,  écrit  le  D»  Peugr.iez.  parlant  de  la  Société 
de  boxe  française,  se  bornent  à  exercer  leur  machine  dans 
l;i  pratique  d  un  sport  ipii  développe  le  sang-froid,  le  coup 
d  œil, la  hardiesse,  tout  en  resUint  hygiéiiûjueet  attrayant. 


«  Les  gants  .sont  là  pour  protéger  contre  toute  blessure, 
écartant  le  danger,  atténuant  les  coups,  assez  pour  éviter 
tou  t  accident,  trop  peu  pour  ne  pas  enseigner  l’endurance. 

«  L’endurance.  lille  fait  partiedu  contingent  de  (pialités 
que  confère  la  boxe.  Elle  arme  l’enfant  contre  la  douleurj 
de  façon  que,  devenu  grand,  il  ne  reste  pas  à  sa  merci 
sans  courage  et  sans  énergie,  se  croyant  mort  à  la  pre¬ 
mière  piqûre  et  s’évanouissant  en  voyant  la  première 
goutte  de  sang... 

ic  Pourcpioi  ne  pas  aguerrirde  bonne  heure  l’enfant  contre 
l’importune  semsibilité  qui  ajoute  au  mal  l’impatience  de 
l’endurer?  Plus  on  l’apprivoi.sera  avec  la  douleur,^  plus 
on  lui  ôtera  «  la  peinture  de  l’étrangeté  »,  comme  eût  dit 
Montaigne. 

<1  11  faut  cependant  (pie,  sans  être  brutal,  l'exercice  porte 
en  lui-inême  la  sanction  des  fautes  qu’on  y  commet.  On 
joue  distraitement  les  jeux  oû  l’on  peut  être  maladroit 
sans  ri.scpie.  Un  volant  qui  tombe  ne  fait  de  mal  à 
personne.  Mais  rien  ne  dégourdit  les  bras  comme  d’avoir 
fa  tête  à  couvrir.  Rien  ne  rend  le  coup  d’œil  si  juste  que 
(l’avoir  à  garantir  les  yeux. 

«  Ces  critiques  sur  les  prétendus  dangers  de  la  boxe 
écartées,  je  voudrais  vous  montrer  (juc  nous  ayons  là 
l’exercice  le  mieux  approprié  au  développement  régulier 
de  toutes  les  parties  du  corps,  celui  (pii  perfectionne  le 
plus  vivement  le  plus  grand  nombre  de  nos  aptitudes 
phvskiues,  accroît  dans  la  plus  grande  mesure  1  énergie, 
salis  (létruire  l’harmonie  des  proportions  et  des  formes  ». 

Si  donc  l’admiration  un  peu  cxce.ssive  ([ue  d’aucuns 
manifesteront  devant  vous  pour  les  champions  du  ring 
vous  agace  et  vous  horripile,  domptez  votre  agacement 
et  pensez  (pie  cette  exagération  est  la  rançon  d'un  bien 
véritable. 

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_  IV  — 


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—  V  — 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE 


LA  VENTILATION  DU 
MÉTROPOLITAIN  DE  PARIS 

Nous  avons  indiqué  dans  un  précédent  article  les  prin- 
ci])ales  causes  de  pollution  de  l'air  du  métropolitain  de 
Paris. 

Par  suite  de  l’intensité  exceiitionnclle  de  la  circula¬ 
tion,  la  quantité  d’acide  carbonicpie  jiroduite  est  consi¬ 
dérable  et  la  viciation  de  l’air  très  rapide. 

D’une  manière  générale,  la  ventilation  est  assurée 
pendant  la  nuit  par  l’ouverture  des  portes  d’accès  aux 
stations,  lesquelles  ont  été  munies  do  grilles  à  cet  effet  ; 
cette  ventilation  nocturne  est  très  efficace  et  suffit 
prescpie  partout  à  ramener  la  proportion  d’acide  carbo¬ 
nique  à  un  chiffre  voisin  de  la  proportion  normale  de  l'air 
extérieur.  Mais  une  heure  après  la  mise  en  marche  des 
trains,  les  effets  de  la  ventilation  nocturne  ont  déjà  dis¬ 
paru. 

Pendant  l’exploitation,  un  renouvellement  rapide  de 
l’air  est  nécessaire  pour  éviter  une  augmentation  exces¬ 
sive  de  la  proportion  d’acide  carbonique. 

Les  soufflets  d’air  en  apparence  très  intenses  que  l’on 
constate  à  l’entrée  et  à  la  .sortie  de  certaines  stations 
n’entraînent,  contrairement  à  ce  que  l’on  ])Ourrait  sup- 
lioser,  que  des  déplacements  d’air  ])eu  importants,  .sans 
grande  ré])ercus.sion  sur  la  composition  chimique  de  l’air 
des  tunnels. 

l-es  lignes  alternativement  à  l’air  libre  et  en  souterrain, 
dans  lescpielles  les  tunnels,  de  longueur  relativement 
faible,  sont  largement  ouverts  aux  deux  extrémités, 
sont  dans  des  conditions  très  favorables  i)our  la  forma¬ 
tion  d’un  courant  d’air  continu.  Aussi  la  composition 
chimicpie  de  l’atmosplmre  y  est  généralement  .satisfaisante. 

Ainsi  sur  la  ligne  n"  2  Nord,  de  la  station  Anvers  au 
terminus  Nation,  on  ne  constate,  dans  toute  la  partie  en 
souterrain,  que  des  teneurs  en  acide  carbouiiiue  variant 
de  52  à  78  litres  j)ar  100  mètres  cubes  et  dont  la  moyenne 
est  inférieure  à  60  litres.  Sur  la  ligne  n"  2  Sud,  entre  Troca- 
déro  et  Nation,  la  teneur  varie  de  33  à  üo  litres  et  est  en 
moyenne  voisine  de  .}5  litres. 

Ces  chiffres  sont  très  satisfaisants;  il  n’en  est  pas  de 
même  dans  les  parties  en  soutermin  sur  de  grandes  lon¬ 
gueurs,  comme  la  ligne  n"  1  Maillot-Vincennes, 
ligne  n"  3  Villiers-Canibetta,  la  ligne  n"  .(  Clignancourt- 
Porte  d’Orléans,  où  la  teneur  de  iqo  litres  d’acide  carbo¬ 
nique  ])ar  100  mètres  cubes  d’air,  con.sidérée  comme 
rendant  l’atmosphère  insalubre,  n’était  malheureusement 
p,as  exceptionnelle,  avant  cpie  l’on  ait  |)ris  des  me.sures 
spéciales  pour  assurer  le  renouvellement  de  l’air. 

Pour  ventiler  ces  longues  parties  en  souterrain,  deux 
systèmes  ont  été  employés  :  la  ventilation  naturelle  par 
des  baies  en  communication  directe  avec  l’air  libre, 
généralement  dans  les  stations  o\i  aux  abords,  et  la  venti¬ 
lation  artificielle  au  moyen  de  ventilateurs  prenant  l’air 
au-des.sus  du  .sol  et  le  refoulant  dans  le  souterrain.  ‘ 

\  cnttlatcurs.  —  Les  ventilateurs  n’ont  pas  donné  do 
résultats  très  satisfai.sants. 

Un  ventilateur  de  mètres  de  diamètre  étudié  ])our 
déltiter  100  mètres  cubes  à  la  seconde,  actionné  par  un 
moteur  de  25  HP  et  pouvant  tounier  à  150  tours  par  mi¬ 
nute,  a  été  installé  à  titre  d’essai  en  1908  sur  la  jilace  des 
Ternes,  à  côté  de  la  station  du  même  nom  de  la  ligne 
11"  2  Nord. 

Le  fonctionnement  à  grande  \dte.sse  produisant  dans 
la  station  des  Ternes  des  courants  d’air  intolérables, 
<m  a  dû  réduire  la  vitesse  à  iio  tours  par  minute  et  ra¬ 
mener  le  débit  à  75  mètres  cubes  par  seconde. 

Malgré  cela,  on  est  obligé,  pour  ne  pas  incommoder 
le  public  et  les  employés,  de  ne  le  faire  fonctionner  régu¬ 


lièrement  que  pendant  la  nuit,  et  d’une  manière  discon¬ 
tinue  pendant  quel<iues  journées  d’été.  Mais  la  ventila¬ 
tion  nocturne  a  lieu  d’influence  .sur  la  comjrasition  de 
l’air  pendant  le  jour.  Le  fonctionnement  diurne  du  ven¬ 
tilateur  produit  une  amélioration  très  notable  jusqu’aux 
stations  voi.sines  Ktoile  et  Courcelles,  rapidement  dé- 
croi.ssante  au  delà  et  négligeable  à  la  troisième  station, 
ijui  est  celle  de  Villiers. 

Un  antre  ventilateur  existe  à  la  station  Etoile:  il 
as.sure  le  renouvellement  de  l’air  dans  la  station  riiéme, 
mais  en  refoulant  l’air  vicié,  principalement  dans  la  di¬ 
rection  des  Tenies  et  au  delà  de  celte  station,  de  sorte 
que  l’on  constate  entre  Monceau  et  les  Ternes  des  jjro- 
portions  d’acide  carboniipie  élevées,  supérieures  de  près 
de  50  p.  100  à  celle  des  parties  voisines  Villiers-Monceau 
et  Ternes-Etoile,  où  la  circulation  des  voyageurs  est  sen¬ 
siblement  la  môme  (par  exemple,  jiendant  le  (luatrième 
trimestre  lijoy,  yo  et  108  litres  contre  68  et  70  litres). 

Peut-être  obtiendrait-ou  de  meilleurs  résultats  avec 
des  ventilateurs  plus  petits,  ne  débitant  que  30  à  .)o  mè¬ 
tres  cubes  par  seconde,  jdacés  à  une  certaine  distance  des 
stations  ou  disposés  de  manière  à  diriger  le  courant 
d’air  du  côté  opposé  à  la  station.  Mais  les  petits  venti¬ 
lateurs,  néces.sairement  à  marche  rapide,  produi.sent  un 
bruit  de  sirène  très  désagréable,  fhi  ventilateur  installé 
dans  le  parc  Monceau  a  donné  lieu  à  de  multiples  plaintes 

Cependant  la  ventilation  artificielle  a  été  appliquée  à 
l’étranger  dans  un  certain  nombre  de  souterrains  de  grande 
longueur  pour  les(piels  la  ventilation  naturelle  était 
insuffisante. 

En  général  les  ventilateurs  sont  placés  entre  les  stations 
et  asjnrent  l’air  vicié  pour  le  rejeter  au  dehors,  l’air  frais 
pénétrant  par  les  stations. 

Dans  le  chemin  de  fer  souterrain  de  Boston,  les  venti¬ 
lateurs,  d’une  puissance  de  12  chevaux,  sont  placés  ])ar 
groupes  de  deux  et  calculés  de  manière  à  renouveler 
l’air  en  15  minutes. 

Au  tunnel  sous  la  Severn  du  Great  Western  Kailway 
de .(  3/8  milles  de  long  (7  kilomètres)  l’air  est  aspiré  vers 
le  milieu  par  un  ventilateur  suffisant  pour  renouveler 
l’air  du  tunnel  en  10  minutes. 

Le  tunnel  .sous  la  Mersey,  reliant  les  villes  de  l.iverpool 
et  Birkenhead,  (pii  a  deux  milles  de  long  (3''™, 200)  et  qui 
est  parcouru  par  une  double  ligne  de  tramways  électriques, 
est  ventilé  au  moyen  d’une  galerie  .spéciale,  iiarallèle  au 
.souterrain  et  dans  kuiuelle  aspirent  des  ventilateurs 
débitant  1350.000  pieds  cubiques  (27"''')  par  minute,  ce 
(pii  suffit  pour  renouveler  l’air  du  tunnel  en  y  minutes. 

A  Paris,  les  distances  entre  les  stations  ne  sont  pas 
assez  grandes  ])our  que  l’on  soit  oliligé  d’avoir  recours  à 
des  installations  aussi  complètes. 

Baies  d’aération.  —  En  raison  des  inconvénients  que 
pré.sente  la  ventilation  artificielle,  on  a  eu  surtout  recours 
'à  la  ventilation  naturelle.  Celle-ci  est  malheureu.sement 
très  irrégulière  et  dépend  non  seulement  de  la  sit\iation 
des  lieux,  mais  aussi  des  circonstances  atmosphériques  : 
température,  direction  du  vent,  etc.  Tout  le  monde  a  pu 
constater  ipie,  aux  entrées  de  quelques  stations,  il  se  pro¬ 
duit  certains  jours  un  courant  d’air  intolérable,  qui 
n’existe  plus  queUpies  jours  ajirès.  / 

Il  faut  des  conditions  particulièrement  favorables 
pour  que  l’ouverture  d’une  baie  d’aération  produise  une 
ventilation  effective,  sur  une  grande  longueur  de  souter¬ 
rain.  Cela  i)arait  être  le  cas  cependant  lorsque  la  baie  se 
trouve  au  point  bas  d’un  tunnel  en  rampe  continue  et 
qu’il  en  existe  une  autre  au  point  haut  :  on  conçoitque,  , 
dans  ce  cas,  il  se  produise,  comme  dans  une  cheminée,  im 
tirage  donnant  naissance  à  un  courant  d’air  continu. 


-  VI  - 


station  Thermale  de  CHATEAU -THIERRY 

Source  du  MONT-MARTEL 

HORS  COxNCÜURS,  PARIS  1900 

Établissement  d 'Hydrothérapie  ouvert  toute  l'année 
Station  climatérique  admirable  —  Site  merveilleux 

L’eau  minérale  naturelle  du  MONT- MARTEL,  nitrée,  ferro-alcaline  et  bicarbonatée,  dont  les  sources  sont 
à  Chateau-Thierry  (Aisne),  est  remarquable  par  ses  propriétés  toniques,  diurétiques,  résolutives  et  fondantes. 

Spécialement  prescrite  dans  le  traitement  de  l’arthritisme,  de  la  gravelle,  des  lithiases,  des  allections  du  foie,  de 
l’estomac  et  des  rems,  elle  est  le  spécifique  par  e.vcellence  de  toutes  les  congestions,  hvpostases  et  engorgements,  ainsi 
que  des  maladies  par  ralentissement  de  la  nutrition,  l’anémie,  la  neurasthénie  et  la  tuberculose. 


-  VII  — 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE 


Ainsi,  les  travaux  de  raccordement  de  la  ligne  n"  8 
à  la  ligne  n"  i  exécutés  en  1908  près  de  la  place  de  la 
Concorde,  ayant  provoqué  en  ce  point  une  aération  no¬ 
table,  ont  eu  pour  efifet  d’améliorer  considérablement 
l’atmosphère  de  La  ligne  du  Palais-Royal  à  l’Etoile, 
comme  le  montrent  les  chiffres  ci-après  : 


Litr 


Acide 


lUoile-Alma 


Al  1  f 

Mi  f  1  1  -es.. 

Champs-Klysées-Concorde 
Co  111 


Tu  1  11  K  1 .  Ï02  (>(> 

te  Ut  1 1  nus  sur  une  grande  longueur  paraissent 

;itt  111  1  ;  la  ligne  est  en  rampe  continue  du 

raccordement  en  question  à  là  place  de  l’Etoile. 

La  Compagnie  du  Métropolitain  est  autorisée  à  ouvrir 
à  lit  Concorde  une  baie  qui  donnera  vrai.semblablement 
des  résultats  très  favorables. 

Ce  n’est  cpie  tout  à  fait  exceptionnellement  que  les 
baies  d’aération  ont  des  effets  aussi  étendus,  car  il  se 
])roduit  rarement  des  courants  d’air  continus  sur  une 
grande  longueur  de  souterrain. 

Mais  la  circulation  des  trains  agit  à  la  manière  du 
piston  d’une  pompe,  par  aspiration  et  i)ar  refoulement, 
pour  détenniner  des  entrées  et  des  sorties  d’air  alter¬ 
natives  qui  assurent  un  mélange  tout  au  moins  local  de 
Vair  extérieur  et  de  l’air  du  tunnel  et  par  suite  une 
amélioration  dans  la  composition  de  celui-ci. 

Ainsi  l’évent  placé  dans  le  scpiare  de  la  tour  Saiut- 
Jacques  a  ramené  le  nombre  de  litres  d’acide  carbonique 
par  100  mètres  cixbes  d’air  dans  le  souterrain  Hôtel-de 
Ville-Châtelet  de  109,  140,  ii6,  à  60,  67,  77,  72. 

Les  ouvertures  ménagées  dans  la  station  Hôtel-de-Ville 
ont  encore  fait  tomber  la  porportion  d’acide  carboniiiue 
dans  les  tunnels  adjacents  Châtelet-Hôtel-de-Ville  et 
Hôtel-de-Ville-Saint-Paul  de  73  à  59  et  de  68  à  58. 

Une  baie  ouverte  dans  le  souterrain  Sentier-Réiiunuir- 
Sébastopol  a  ramené  la  proportion  d’acide  carbonique 
de  104  à  48  dans  ce  tronçon,  avec  amélioration  dans  les 
tronçons  suivants  (80  au  lieu  de  105  et  93  au  lieu  de  137). 

Les  prises  d’air  des  stations  Bréguet,  Sabin  et  Richard- 
Lenoir  ont  réduit  à  43,44  litres  au  lieu  île  60,62  la  pro- 
liortion  d’acide  carboniipie  dans  les  tunnels  voisins. 

IVautres  ont  donné  des  résultats  moins  complets  : 
ainsi  malgré  ses  grandes  dimensions,  la  baie  ouverte  dans 
la  station  Rome  ne  donne  d’effet  utile  ipie  dans  l’un  ou 
l’autre  des  .souterrains  adjacents,  suivant  les  conditions 
atmosphériijues  :  encore  cet  effet  est-il  souvent  très  faible. 
On  a  notamment  trouvé  les  proportions  suivantes  d’acide 
carbonique  en  litres  jiar  100  mètres  cubes  d’air. 


Rome-Villiers . *  64  n? 

Clichy-Rome .  96  91 

On  a  cherché  à  vérifier  le  sens  et  la  vite.sse  du  courant 
d'aération,  mais  cette  détermination  jirésente  des  diffi¬ 
cultés  en  rai.son  des  tourbillons  formés  par  le  passage  de 
trains  nombreux  et  de  directions  opposées.  Pour  éliminer 
dans  la  mesure  du  possible  cette  cause  d’erreur  on  place, 
à  égale  distance  des  extrémités  du  tunnel,  deux  anémo¬ 
mètres  enregistreurs,  un  sur  chaque  jiaroi,  dans  la  di¬ 
rection  même  des  trains  qui  suivent  cette  paroi. 

Les  anémomètres  toiinient  alternativement  dans  nn 
sens  et  dans  l’autre,  suivant  la  direction  des  courants 
d’air,  donnant  des  lectures  juisitives  ou  négatives  et 
tinalement  indiquent  une  vitesse  moyenne,  résultante 
des  vitesses  successivement  enregistrées.  On  poursuit 


l’expérience  pendant  20  minutes  environ,  après  qu’il 
est  passé  7  trains  dans  chaque  sens. 

Les  résultats  suivants  ont  été  obtenus  avec  cette  mé¬ 
thode  de  part  et  d’autre  de  la  station  Rome  en  No¬ 
vembre  1906. 


Tunn  el 
Clich  y- 
Roiue.. 
Tunnel 
Riome- 
Villiers. 


Anémomètre  Anémomètre 

côté  côté  Direction  du 

montant,  descendant,  courant  d’air. 


Vitesse  du 
courantd’air. 


-j-i2fi2  -t-  3  Rome  vers  1 262  — 3  _ 

Clichy.  20x60 


-f  732  -j-  263  Villiers  ve 


La  baie  de  la  station  Rome  n’assainissait  donc  à  cette 
date  que  le  tunnel  Clichy-Rome,  ce  que  confirment  les 
proportions  d’acide  carbonique  trouvées  par  l’analyse 
et  indiquées  ci-dessus  (64  litres  entre  Clichy  et  Rome 
contre  96  entre  Rome  et  Villiers). 

Les  sorties  de  secours  aménagées  dans  certaines  stations 
pour  permettre  une  évacuation  rapide  en  cas  d’accident 
forment  en  même  temjjs  des  prises  d’air,  car  on  peut 
les  laisser  ouvertes,  le  public  n’ayant  pas  à  souffrir  des 
courants  d’air  qui  se  forment  dans  les  couloirs  d’accès, 
puisque  ces  sorties  ne  sont  pas  utilisées  en  sendee  normal. 

En  raison  de  l’effet  purement  local  obtenu  avec  cer¬ 
taines  haies  d’aération,  on  a  été  conduit  à  les  ménager 
de  préférence  dans  les  stations,  car  c’est  là  qu’il  est  le 
plus  important  d’avoir  un  air  pur  ;  en  voici  les  raisons  : 

i"  Un  plus  grand  nombre  de  voyageurs  se  trouve 
rassemblé  dans  les  stations  que  dans  les  autres  parties 
du  souterrain. 

2‘>  Le  renouvellement  de  l’air  dans  les  voitures  est 
moins  rapide  pendant  les  stationnements  qu’en  pleine 
marche. 

3"  L’évacuation  de  la  fumée  et  de  la  chaleur  est  plus 
rapiile  en  cas  d’incendie  et  les  voyageurs  ont  plus  de 
facilité  pour  s’échapper  de  la  station. 

Mais  l’on  ;su  heurte  alors  à  un  autre  inconvénient- 
Texistence  de  courants  d’air  quelquefois  inadmissibles 
pour  le  personnel  et  pour  le  ])ublic  stationnant  sur  les 
quais.  î’our  ce  motif,  les  prises  d’air  à  Li  station 
Hôtel-de-Ville  ont  dû  être  en  grande  partie  fennées 
par  des  vitrages  mobiles. 

Ces  inconvénients  n’existent  jias  j)our  les  ouvertures 
ménagées  en  [xleine  voie,  où  les  courants  d’air,  très  fa¬ 
vorables  à  la  ventilation,  peuvent  être  tolérés.  11  y  a  donc 
certains  avantages  non  négligeables  à  placer  les  baies 
en  dehors  des  stations.  Nous  ajouterons  que,  en  général, 
leur  em])lacement  est  déterminé  par  les  dispositions  de 
la  voie  [xublique  et  ne  peut  être  modifié  arbitrairement. 

11  semble  donc  que  la  multiplication  des  baies  d’aéra¬ 
tion  soit  le  seul  remède,  et  d’ailleurs  un  remède  généra¬ 
lement  efficace,  à  la  pollution  de  Tair  des  parties  sou¬ 
terraines  du  métropolitain.  Déjà  de  nombreuses  baies 
ont  été  ouvertes  et  les  zones  dans  lesquelles  la  propor¬ 
tion  d’acide  carbonique  liépasse  100  litres  par  100  mètres 
cubes  sont  devenues  rares.  On  rencontre  encore  cette 
pro])ortion  dans  quelques  tronçons,  mais  de  nouvelles 
baies  sont  projetées,  notamment  aux  stations  Louvre, 
Tuileries,  Place  de  la  Concorde,  Champs-Elysées  sur  la 
ligne  I,  près  de  la  station  Place  Blanche  sur  la  ligne  2, 
et  en  de  nombreux  points  de  la  ligne  n“  4  (Porte  de  Cli- 
gnancourt-Porte  il’ürléans). 

L’exécution  de  ces  tnivaux  améliorera  encore  une 
situation  que  les  analyses  démontrent  liéjà  à  peu  jxrès 
partout  satisfaisante,  et  ce  n’est  qu’en  îles  jioints  parti¬ 
culiers,  que  l’on  jiourra  être  encore  obligé  de  recourir  à  la 
ventilation  mécanique,  malgré  scs  inconvénients. 

SlîVARUS. 


AURICOSTEI 


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-  IX  — 

CHRONIQUE  DES  LIVRES 


Précis  de  Médecine  opératoire 
par  le  1)'  Paul  Lecène,  professeur 
agrégé  à  la  Faculté  <le  médecine  de 
Paris,  chirurgien  des  hôpitaux, 
1911,  I  vol.  petit  in-8  de  307  pages, 
avec  321  figures  originales  dans  le 
texte,  cartonné,  10  fr.  (Bibliothèque 
du  doctorat  en  médecine  de  Gilbert 
et  Fournier,  Paris,  J. -B.  Baillière 
et  fils,  19,  rue  Hautefeuille). 

Le  Précis  de  médecine  opératoire 
de  Lecène  vient  à  son  heure  et 
remplit  parfaitement  son  but.  Après 
le  merveilleux  livre  de  médecine 
opératoire  du  regretté  Farabeuf, 
il  semblait  que  tout  fût  dit  et  (ju’on 
n’eût  plus  rien  à  publier  sur  ce 


sujet.  Cependant,  l’étudiant  se  plai¬ 
gnait  de  ne  point  avoir  à  sa  dispo¬ 
sition  un  ouvrage  moins  complet, 
aussi  riche  en  figures,  où  il  pût 
trouver,  décrit  à  propos  de  chaque 
opération,  un  seul  procédé  :  celui  qui 
est  couramment  enseigné  et  usité. 

Le  livre  de  Lecène  comble  cette 
lacune  :  il  n’a  d’autre  prétention 
que  d’étre  «  un  manuel  d’amphi¬ 
théâtre  à  l’usage  des  étudiants  ijui 
préparent  le  troisième  examen  du 
doctorat  . .  Mais  cet  ouvrage  .  élé¬ 
mentaire  et  pratiipie  »  est  très  clair, 
très  précis  ;  il  fait  admirablement 
comprendre  à  l’élève  les  différents 
temps,  toujours  bien  réglés,  d’une 
opération  cadavériciue  ;  il  lui  en¬ 
seigne  surtout  avec  précision  les 
différentes  attitudes  qu’il  devra 


adopter,  pour  exécuter  commodé¬ 
ment  et  correctement  l’opération. 

Le  texte  est  substantiel,  renfer¬ 
mant  tous  lès  renseignements  néces¬ 
saires  à  la  bonne  exécution  de  l’opé¬ 
ration,  mais  rien  que  ceux-là  :  il  n’y  a 
pas  un  détail  oiseux.  Les  points  im¬ 
portants  sont  en  italiques.  Le  texte 
est  facile  à  suivre,  grâce  aux  très 
nombreuses  figures  qui  l’illustrent. 
Ces  figures  sont  toutes  faites  sur  des 
ilocuments  jihotograjihiipies  et  sont 
vraiment  «  [larlantes  ». 

D’un  format  élégant  et  commode, 
ce  précis  de  médecine  opératoire  de 
Lecène  est  ajipelé  à  un  réel  succès. 

Albert  Mouchet. 


Traité  d’hygiène  militaire,  par 
G.-H. Lemoine, P'au  Vabde-Grâce. 
I  vol.  in-H.  12  fr.,  Paris,  Masson 
et  Cie. 

Cet  ouvrage  est  le  résumé  du 
cours  professé,  de]juis  dix  ans,  au 
Val-de-Grâce,  par  l’auteur.  .\u  mo¬ 
ment  d’abandonner  ])Our  d’autres 
fonctions  .son  enseignement,  le  .sa¬ 
vant  profe.sseur  a  eu  l’heureuse  pen¬ 
sée  d’en  fixer  les  graniles  lignes  en 
un  volume,  «pii  sera  jiotir  les  méde¬ 
cins  militaires  un  vade  mccum  indis¬ 
pensable.  Les  médecins  civils  ne 
le  liront  pas  avec  moins  d’intérêt. 
La  plus  grande  partie  des  questions 
traitées  les  intére.ssent  :  les  lois 
et  les  procédés  de  l’hygiène  ne 
changent  pas  par  le  .seul  fait  que 
l’homme  porte  un  uniforme  et  vit  à 


serne.  La  vie  spéciale  du  soldat, 
la  néce.ssité  de  concilier  les  mesures 
hygiéniques  avec  les  exigences  de  la 
défense  n.ationale  soulèvent  cepen¬ 
dant  pour  le  médecin  d’armée  un 
certain  nombre  de  problèmes  ignorés 
du  médecin  civil  ;  mais,  précisément 
parce  cju’il  les  ignore,  il  jirendra 
intérêt  à  l’exposé  des  efforts  pour¬ 
suivis  jjour  les  résoudre,  des  diffi¬ 
cultés  rencontrées,  et  il  en  tirera 
des  enseignements  applicables  à  l’hy¬ 
giène  des  agglomérations  civiles,  à 
l’hygiène  familiale  et  individuelle. 

Dans  un  avant-propos,  M.  Le¬ 
moine  expose  brièvement  l’histoire 
et  l’organisation  actuelle  île  l’hy¬ 
giène  militaire,  et  montre,  non  sans 
un  légitime  orgueil,  les  progrès  ac¬ 
complis  depuis  vingt  ans  dans  l’état 
sanitaire  des  troupes  par  l’effort  per¬ 
sévérant  du  service  de  santé;  il 
fait  re.ssortir  le  rôle  joué  par  ses  col¬ 
lègues  de  l’armée  dans  les  ])rogrès 
de  l’hygiène  générale,  et  combien  la 
population  civile  elle-même  a  béné¬ 
ficié  de  leurs  importants  travau.x. 

Puis  il  discute  le  problème  si  im¬ 
portant  des  conditions  d’aptitude  au 
service  militaire. 

L’hygiène  des  exercices,  l’hygiène 
aljmentaire,  l’hygiène  du  vêtement 
l’ârrétcnt  longuement.  Les  h.-ibita- 
tions  du  soldat,  casernes,  hôpi¬ 
taux,  installations  de  fortune, 
avec  les  questions  d’aération,  de 
chauffage,  d’éclairage,  d’évacuation 
des  matières  usées,  sont  l'objet 
d’importants  chapitres.  11  en  est  de 
même  de  la  pro])hylaxie  des  maladies 
contagieuses  et  de  la  désinfection. 

L’ouvrage  se  termine  par  une 
étude  des  règles  d’hygiène  spéciales 
atix  pays  chaïuls,  de  ce  ijul  est  utile 
à  connaître  au  moment  île  la  pré¬ 
paration  d’une  expédition  lointaine. 

Tout  cela  est  fortement  documen¬ 
té,  expo.sé  dans  une  langue  claire, 
simple,  illustré  de  nombreuses  gra- 
vtires.  Bien  des  parties  sont  origi¬ 
nales  et  représentent  la  contribu¬ 
tion  apportée  à  l’hygiène  militaire 
par  l’œuvre  clinique  et  expérimentale 
de  M.  G.-H.  I.emoine  ;  mais,  ce  qui 
est  la  qualité  principale  de  ce  livre, 
c’est  celle  qui  domine  toute  l’œuvre 
scientifique  déjà  considérable  de 
l’auteur,  celle  que  Gœ-the  appelait  le 
génie  de  l’humanité,  lu  bon  sens, 
c’est-à-dire  l’esprit  critiqtie  avisé  et 
réfléchi,  ouvert  à  toutes  les  notions 
nouvelles,  deiuaiulant  aux  décou¬ 
vertes  du  laboratoire  ses  idées  direc¬ 
trices,  mais  exigeant,  avant  de  les 
appliipier,  le  contrôle  de  la  pratique. 

Il  est  ré-confortant  de  penser  que 
l’hygiène  de  nos  soldats  est  confiée  à 
de  tels  hommes.  Je  souhaite  au  livre 
de  M.  G.-H.  Lemoine  tout  le  .suc¬ 
cès  qu’il  mérite.  G.  Linossier. 


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saire,  que  la  forme  pittore.sque,  familière,  pratique  .stiar- 
tout,  adoptée  par  l’auteur  était  bien  celle  qui  contieiit 
au  médeciu  déjà  lancé  dtuis  la  pratitjue,  à  qui  le  tempn 
manque  jxmr  suivre  au  jouir  le  jour  la  marche  évidem¬ 
ment  jtrogressive,  mais  un  peu  sinueu.se,  de  la  scienee 
contemporaiiie,  et  qui,  dans  uii  cas  embarrassant,  desüre- 
trouver  de  suite  la  solution  eliercliée,  donnée  non  à  Ih 
façon  des  manuels  secs  et  itupersonnels,  mais  dictée  patir 
un  lies  maîtres  dont  le  sens  clinique,  la  sagesse  et  la  pen- 
dence  font  autorité  dans  l'a  science. 

Ce  volhme,  c’est  HiiCHARn  lui-même  appelé  en  con- 
sultationi  et  jiarlant  au  lit  du  malade,  débrouillant  clai- 
Tcmcnt  une  jiatliogénie  bien  clini(|ue  et  dégagée  des 
brumes  des  laboratoires,  faisant  ressortir  les  symptômes 
qui  seuls  dbivent  compter,  et  dictant  avec  une  ë.viiérienee 
coufionunéela marche asnivrepour  un  traitement ra tionuel. 


Nulle  part,  00  me  sanit  la  tendanci?  au  livre,  à  l’œuvre 
d'airain,,  c’est  magistral  néanmoins  par  l’autorité  qui 
s’en  dégage.  11  s’y  trouive  de  tout  :  de  r élémentaire  qu'on 
ne  répétera  jamâiis  trop  parce  qu’il  es-t  fondanieatat  :  du 
rafime  aussi,  des  anaJvses  minutieiises  et  des  interpré¬ 
tations  délicates,,  oùi  F’aiutenr  apporte  tonte  l’antorite  de 
,sa  longue  expérience.  Ili  faut  lire  tontes  ces  con-suitations, 
aussi  cajitivantes  que  les  CUniq/ms  de  Teousseau,  dont 
elles  rappellent  la.  magistrale  luciilîfé  et  qui  empoignent 
le  lecteur  avec  une  puissance  irrésistible. 

Un  jiremier  voliiime  traite  de  la  Thérapeutique  clinique 
en  général,  des  méilications,  de  leurs  indications  et  de 

Un  second  volume  est  entièrement  consacré  à  hi  Théra¬ 
peutique  clinique  des  maladies  du  cœur  etàl’exjjo.sé  com- 
I)let  (le  nos  connaissances  sur  V artériosclérose. 

Le  troisième  et  dernier  volume,  ijui  vient  de  jjarailre, 
est  consacré  au.x  Maladies  de  l'appareil  respiratoire  et  de 
l'appareil  digestil. 


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CONVALESCENCES  H 

Typhoïde,  Pneumonie,  V  ^ 

Paralysie  générale,  IT  W  ^ 

Anémies,  Syphilis^^^^^^^^AÉ  I  RI  et 

Psychoses^^^^^^^^>^ g*  lyi  i  ^  l’Immunité  i 

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-  XIII  — 


NÉCROLOGIE 


HENRI  HUCHARD 

Le  Dr  Hii.NRi  Huchakd  vient  de  succomber 
après  une  longue  et  douloureuse  maladie  à  l’âge  de 
soixante-six  ans.  Interne  des  hôpitaux  en  1H67,  doc¬ 
teur  en  médecine  en  1872,  médecin  des  hôpitaux  en 
1878,  il  fut  élu  membre  de  l’Académie  de  Médecine 
à  une  énorme  majorité  en  i8cj6.  Le  D'  Huchakd  était 
officier  de  la  Légion  d’honneur;  victimedu  devoir  pro¬ 
fessionnel,  il  perdit  un  œil  jicndant  son  internat  ; 
c’est  à  cette  époque  qu’il  reçut  la  croix  de  chevalier. 

Le  Dr  Huchakd  ne  fut  pas  professeur,  l’école 
en  fut  jirivée  par  les  «  règlements  surannés  »  du  recru¬ 
tement,  mai.s  il  prit  une  magnifique  revanche  en  pro¬ 
fessant  magistralement  pendant  tant  d’années,  dans 
cet  amphithéâtre  Laënnec  de  Xecker  aménagé  de  ses 
propres  deniers,  attirant  en  foule  les, auditeurs,  non 
seulement  les  étudiants  mais  aussi  et  surtout  les  mé- 
ilecins  qui  trouvaient  dans  son  ensei¬ 
gnement  un  trésor  inépuisable  et  sans 
ces.se  renouvelé.  «  Ne  doit  intéresser  le 
médecin,  me  disait-il,  le  jour  oii  j’en¬ 
trais  dans  son  service,  comme  interne, 
en  181J5,  que  ce  qui  est  pratique.  Posez 
bien  votre  diagnostic  ;  ceci  fait,  votre 
tâche  commence  avec  l’application  du 
traitement  ».  C’était  à  cette  époque  un 
langage  presque  nouveau  pour  nous  ; 
l’enseignement  de  la  thérapeutique 
existait  à  peine,  et  l’on  comptait  les 
services  hospitaliers,  où  l’on  daignait, 
s’en  occuper.  L’étude  des  maladies  de 
l’appareil  circulatoire  fut  sa  constante 
préoccupation,  mais  il  aimait  à  rappeler  (ju’il  avait 
commencé  la  série  de  ses  si  nombreux  ouvrages  en 
faisant  en  collaboration  avec  Axenfeld  un  «  Traité 
des  Névroses  ». 

On  peut  dire  qu’il  a  touché  à  tous  les  sujets  dans 
scs  pulilications  innombrables,  dans  le  Journal  des 
praticiens  qu’il  fonda  et  dont  il  assura  le  succès,  dans 
ses  commixnications  à  r.\cadémie,  dans  les  différents 
congrès  où  il  était  toujours  écouté.  «  Son  œuvre  pleine 
de  faits  et  d’une  science  inépuisable  a  fait  de  lui  une 
autorité  que  partout  l’on  cite  1 .  C’est  ainsi  cpie  s’ex¬ 
primait  Potain  à  l’occasion  de  l’élection  de  Huchard 
à  l’Académie  en  1897.  Deux  œuvres  dominent  les 
autres  :  ses  Consultations  médicales  et  son  grand  et 
magistral  Traité  des  maladies  du  cœur  et  des  vaisseaux. 

'  Avant  lui,  disait  hier  un  professeur  à  laFaculté,  il 
n’existait  pas  de  traitement  des  maladies  fin  cœur.  » 
Jusqu’à  ses  découvertes  on  ne  voyait  que  les  lésions 
des  orifices  de  l’organe,  véritables  cicatrices  contre 
lesquelles  la  thérapeutique  estévidemment  impuis¬ 
sante  (malgré  le  dire  intéressé  de  certains  médecins 
étrangers).  11  a  montré  que  si  la  lésion  est  irréduc¬ 
tible,  l’avenir  des  maladies  du  cœur  n’est  jias  cejien- 
dant  aussi  sombre  qu’on  pouvait  le  croire. 

"  Il  n'est  pas,  disait-il,  de  maladies  dans  lesquelles 
il  soit  plus  possilile  au  médecin  de  reculer  la  fatale 
échéance.  »  Le  terrain  sur  lequel  évoluait  ralfection 
c.'irdiaque  était  une  de  ses  grandes  préoccupations  et 
son  effort  portait  sur  les  mille  façons  de  soulager  le 
travail  de  l’organe  menacé.  11  insistait  et  jamais  trop 
sur  l'importance  capit.'de  du  régime  dans  les  cardio- 


Iiathies  artérielles,  appelant  l’attention  sans  cesse 
sur  l’influence  nocive  pour  les  vaisseaux  et  le  rein 
des  iioisons  introduits  dans  l’organisme  par  une 
alimentation  mauvaise.  La  thérapeutique  ainsi 
comprise  devient  efficace  dans  cette  période  présclé¬ 
reuse  caractérisée  par  l’hyiiertension  artérielle  qui,  si 
elle  n’est  jias  combattue,  aboutit  fatalement  à  la 
déchéance  cardiaque. 

.‘\ussi  «  frappant  avec  le  même  marteau  sur  le 
même  clou  »,  il  nous  disait  :  L’auscultation  vous 
indique  «  que  la  maladie  est  au  comr,  soit,  mais  le 
danger  est  au  rein  ;  le  traitement  des  cardiopathies 
artérielles  doit  être  rénal  ou  il  n’est  pas.  » 

Puis  lorsipie  le  traitement  vasculaire  et  rénal  ne 
suffisait  pas,  alors  il  intervenait  avec  une  médication 
cardiaque  merveilleuse,  maniant  avec  une  sûreté  de 
main  qui  lui  était  personnelle  les  «  médicaments 
héroïques  »  comme  il  aimait  à  les  appeler. 

L’étude  de  l’action  desmédicaments 
sur  le  cœur  et  les  vaisseaux  le  pas¬ 
sionna.  N’est-ce  pas  à  lui  que  nous 
devons  la  posologie  merveilleusement 
établie  maintenant  de  la  digitale  ? 

lèn  mettant  en  praticpie  ces  notions 
réellement  nouvelles  et  admirable- 
mentprécisées.il  aprolongé  l’existence 
de  milliers  de  malades  et  à  ce  titre 
«  il  doit  être  mis  au  rang  des  grands 
bienfaiteurs  de  l’humanité  ».  comme 
a  pu  l’écrire  le  professeur  Konix. 

De  tous  les  jiays  les  malades  sont 
accourus  vers  lui.  A  sa  Clinique  du 
cœur  que  son  énergie  toujours  vivace 
lui  avait  fait  créer  lorsque  aiiprochait  l’heure  de  la 
retraite  des  hôpitaux,  les  malades  venaient  en  foule 
ces  jours-ci  demander  de  ses  nouvelles.  C’est  que  le 
IF  Huchard,  s’il  était  un  éminent  médecin,  était 
aussi  homme  d’un'grand  cœur,  d’une  sensibilité 
extrême  malgré  son  .apparence  parfois  un  peu  rude. 
Les  luttes  .souvent  vives  qu’il  eut  à  soutenir  en 
étaient  la  cause.  Sa  haute  situation  conquise  ]}ar  un 
effort  jamais  lassé  lui  avait  valu  des  envieux,  il  fut 
souvent  attaqué,  mais  par  ceux  tpii  ne  le  connais¬ 
saient  pas. 

'(  Remercions  vos  ennemis,  lui  disait  le  professeur 
Roiîin,  le  jour  de  rinauguration  de  la  Clinique  du 
c(i!ur,  ce  sont  eux  qui  vous  ont  trempé  en  vous  exci¬ 
tant  à  faire  plus  encore,  à  vous  élever  toujours  davan¬ 
tage  par  un  incessant  labeur.  » 

C’est  ainsi  que  clinicien  remarquable,  thérapeute 
de  premier  ordre,  polémiste  redoutable,  le  IF  H.  Hu¬ 
chakd  conquit  malgré  les  difficultés  élevées  sur  sa 
route  la  place  la  plus  enviée  parmi  les  médecins  les  plus 
connus  de  tous  les  jiays.  Ce  fut  un  Français  aimant 
profondément  sa  jiatrie,  et  son  liernier  article  écrit 
sur  son  lit  de  mourant  intitule  »  la  médecine  com¬ 
merciale  »  fut  une  dernière  iireuve  de  .son  «  chauvi¬ 
nisme  et  de  son  grand  désintéressement. 

L’ieuvre  du  IF  Huchakd  est  extrêmement  consi¬ 
dérable:  il  fut  un  maître  dans  toute  l’acception  du 
mot,  adoré  de  ses  élèves  qu’il  sax-ait  conquérir  par  une 
bonté  et  une  indulgence  sans  exemple.  Il  restera  une 
des  grandes  ligures  de  la  science  française. 

.MAGDEtAIX!'. 


Dissout  92  /o  des  Composés 
de  l’Acide  urique 
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XVI  - 


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XIX  — 


DIÉTÉTIQUE  ET  FORMULES 


RECETTES  DE  RÉGIME 

PotaRC  aux  pois  cassés  à  la  fran¬ 
çaise.  ---  Prenez  (juantité  sufli-sante 
de  pois  cassés,  lavez  et  mettez  dans 
la  marmite  ;  faites  bouillir  au  moins 
tiiK]  à  six  heures.  Pour  peu  qu'ils  ne 
soient  ])as  de  l'année,  même  au  bout 
(le  ce  temps  ils  ne  sont  ])as  encore 
souvent  très  cuits  ;  il  faut  alors  les 
avoir  mis  tremper,  dès  la  veille,  dans 
un  peu  d'eau  tiède.  Vers  la  lin  de  la 
cuisson,  on  ajoute  un  peu  de  beurre 
frais,  on  écrase,  on  passe  et  on  sert. 

thiehiues  personnes  y  ajoutent  de 
petits  morceaux  de  ])ain  carrés  et 
Irits,  ce  (pii  constitue  la  /lanV;  aux 

l.e  pois  est  un  des  légumes  l(;s  plus 

on  se  trouve  liien,  en  général,  de  ne 
pas  alambicpier  la  cuisine,  l'estomac 
la  supporte  mieux. 

Potage  riz  au  lait.  -  -  Prenez  cin- 
ipiante  grammes  environ  de  riz, 
bonne  (pialité,  par  couvert,  lavez  et 
mettez  dans  de  l'eau,  faites  bouillir 
environ  deux  heures,  vers  la  lin 
mouillez  avec  du  bon  lait  bouillant 
et  servez.  On  peut  y  ajouter  une 
liaison  de  jaunes  d'œufs,  ou  du 
zeste  de  citron. 

Potage  aux  haricots  rouges.  - 

l'aites  cuire  des  haricots  ronges  avec 
du  sel,  deux  ou  trois  oignons,  passez 
en  purée  et  mouillez  avec  le  bouil¬ 
lon  de  cuisson.  -Vjoutez  du  beurre  et 
versez  sur  des  croûtons  frits. 


Potage  aux  marrons.  - 

ses  châtaignes  et  dé-corthiuez-les, 
faites  alors  revenir  dans  du  bon 
beurre,  trois  ou  quatre  oignons  et 
mouillez  avec  du  bouillon  de  hari¬ 
cots  ou  de  lentilles,  b'aites  de  nou¬ 
veau  bouillir  les  marrons  pendant  un 
(juart  d'heure  environ  dans  un  tiers 
de  celui-ci.  Ensuite  écrasez-les,  sauf, 

tiers,  et  faites  une  purée  .avec  les 
deu.x  parties  restantes  du  bouillon. 
.\u  moment  de  servir  ;  ajoutez  quel- 
ipies  cuillerées  de  lait. 

Ce  potage  est  très  réconfortant. 

Potage  au  céleri.  -  Lavez  et  cou¬ 
pez  par  petits  morceaux  du  céleri 
en  assez  grande  quantité,  faites-le 
blanchir  et  cuire  ensuite  avec  eau, 
sel,  cpielques  condiments  si  l'on  veut  ; 
ajoutez  de  la  purée  de  légumes  et  je¬ 
tez  sur  des  cubes  ou  tranches  de  ])ain 
frit. 

Potage  julienne  à  la  française.  - 

Prenez  des  carottes,  navets,  panais, 
poireaux,  céleri,  du  cœur  de  chou 
(jne  vous  coupez  en  petits  lilets,  de 
l'oseille,  laitue,  cerfeuil,  (pie  vous 
hacherez  un  peu,  des  ])ois  verts  ou  de 
petites  fèves  :  faites  cuire  à  moitié 
avec  du  beurre.  Mouillez  de  bouillon 
de  haricots  ou  de  consommé  de  lé¬ 
gumes  ;  achevez  de  cuire,  ajoutez 
de  la  purée  de  lentilles  ou  autre  si 
vous  voulez  mettre  à  consistance 
voulue,  salez  et  servez.  On  peut 
aussi  épaissir  avec  un  lieu  de  riz. 


F>otagc  au  pain  ou  panade. 

Prenez  du  bon  pain  de  ménage, 
blanc  ou  bis,  coupez  par  tranches  et 
faites-le  bouillir  pendant  une  heure 
environ  dans  une  quantité  .suffisante 
d’eau,  ou  mieux  de  bouillon  de  hari¬ 
cots.  .\joutez  un  peu  de  bon  beurre 
ou  un  peu  de  lait,  et  .servez  à  consis- 

y  casser  un'œuf  (pie  l'on  bat  avec  le 
poL-ige  au  moment  de  servir.  Ce  jm- 

Potage  au  potiron.  Faites  cuire 
du  potiron  ou  de  la  citrouille  à  l’or¬ 
dinaire,  ajoutez  deux  ou  trois  oi¬ 
gnons  revenus  dans  du  beurre  selon 
l’art,  —  imis  servez  après  une  légère 
recuisson.  On  peut  y  ajouter,  selon 
besoin  ou  convenance,  du  lait,  un 
amf  ou  du  sucre,  ou  même  de  la 
farine  ou  de  la  mie  de  pain  grillée. 

Potage  au  melon.  --  Faites  bouil¬ 
lir  et  cuire  la  chair  d’un  melon  brodé 
moyen,  coupé  par  morceaux  dans  un 
litre  d’eau,  versez  melon  et  bouillon 
dans  une  casserole  où  vous  avez 
fait  frire  un  oignon,  salez,  (pieltpies 
grains  de  poivre  sont  nécessaires 
pour  s’opposer  à  la  vertu  froide  et 
fébrifiante  de  ce  fruit.  Mêlez  à  de  la 
mie  de  jiain  et  servez. 

On  prépare  de  même  les  potages 
aux  concombres^  tomates,  chicorée, 
laitues,  oignons  verts,  etc.,  ou  tous 
autres  analogues  sans  qu’il  soit  be¬ 
soin  de  s’étendre  davantage. 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


CONTRE  LA  SCIATIQUE 

Le  traitement  rationnel  de  la 
sciatique  est  à  la  fois  causal  et  symp¬ 
tomatique. 

i"  Dans  les  cas  légers  de  scia- 
ti(iue  aiguë  et  récente,  recourir 
aux  médicaments  antinévralgiques 
multiples. 


l’vramidoa. 


lirDiuhydr.atc  de  quinine .  oi-'bio 

Poudre  d’opium .  ocboz 

F.  s.  a.  mi  cacJiet;  u"  12.  Deux  ou 
trois  par  jour. 

Ou  bien,  toutes  le.s  deux  heures, 
une  des  pilules  : 


Sulfate  de  quinine .  ow.io 

bleu  de  méthylène .  o<^,oi 

E.xtiait  de  coca .  o’^,o$ 


F.  s.  a.  une  pilule  ;  ne  30  semblables. 


On  peut  prescrire  également  l'as¬ 
pirine,  l'antifehrine. 

-Applications  locales,  de  vésica¬ 
toires  successifs,  ou  de  chlorure  de 
méthyle,  ou  de  salicylate  de  méthyle 
ou  de  chlorolorme,  ou  d’emplâtres, 
ou  de  mésotane,  ou  de  pommades, 
dont  la  suivante  : 

Extrait  thébaïque .  2  grammes. 

Extrait  de  belladone  ...  2  — 

Extrait  de  ciguë - ...  i  — 

Vaseline .  30  — 

IL  s.  a.  une  pommade. 

2“  Dans  les  cas  graves  de  scia¬ 
tique  très  douloureuse  ou  rebelle, 
recourir,  entre  autres  interventions, 
aux  injections  sous-cutanées  pro¬ 
fondes,  soit  de  glycérophosphate  de 
soude  (Albert  RontN). 
Glycérophosphate  'de 

soude.... .  2.‘i  grammes. 

Eau  stérilisée .  100  — 

F.  s.  a.  une  solution,  dont  on  injec¬ 
tera  aussi  profondément  que  possible  et 


au  point  le  jilus  douloureux,  un  centi¬ 
mètre  cube  cha<iue  jour. 

Ou  bien,  de  la  morphine  : 


Chlorhydrate  de  mor¬ 
phine  .  o>u,20 

Sulfate  neutre  d’atro- 

Eau  st(''rilis(V .  20  grammes. 

F.  s.  a.  une  solution  dont  on  injc-ctera 
un  centimètre  cube  deux  ou  trois  fois 


Ou  bien  on  pratiquera  des  injec¬ 
tions  épidurales  de  sérum,  ou  de 


.Acide  phénique .  o«r,  20 

Chlorure  de  sodium  . . .  oi-’%3() 

Eau.  distillée  stérilisée..  30  grammes. 

F.  s.  a.  une  solution.  Pratiipier  tous 
les  tiois  jours,  jusqu'à  guérison,  trois 
injections  simultanées  de  3  centimètres 
culres,  et  dont  la  première  sera  épidu¬ 
rale,  la  deuxième  rétrotrochantérienne, 
et  la  troisième  sera  faite  sur  le  milieu 
de  la  face  postérieure  de  la  cuisse 
(SiCAKD). 


XX 


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-  XXI  - 


NOUVELLES 


PRIX  DE  L'ACADÉMIE  DE  MÉDECINE 

Séance  annuelle  du  13  décembre 

L’Académie  de  médecine  a  tenu  sa  séance  annuelle  le 
13  décembre  sous  la  présidence  de  M.  Dieulafoy,  j>rési- 
dent,  assisté  de  MM.  Lannelongue,  vice-président  ;  Jac¬ 
coud,  secrétaire  perpétuel  ;  Weiss,  secrétaire  annuel,  et 
Hanriot,  trésorier. 

M.  Thoinot  a  i)rononcé  l’éloge  de  Paul  Brouardel, 
M.  Weiss  a  lu  le  rapport  général  sur  les  prix  décernés  en 
1910  et  M.  le  président  a  proclamé  les  lauréats  : 

Le  Prix  de  l’Académie  (i,ooo  fr.)  est  décerné  àM.  Paul 
Thaon,  de  Paris.  Une  mention  très  honorable  est  accor¬ 
dée  à  MM.  Jactiues  Parisot  et  Maurice  Lucien,  de  Nancy. 

Le  Prix  Alvarenga  de  Piauhy  (800  fr.)  est  décerné  à 
M.  Gabriel  Petit,  professeur  à  l’école  d’Alfort. 

Le  Prix  Amussat  (1,000  fr.)  est  décerné  ii  M.  Étienne 
Verhaeghe,  de  Lille.  Une  mention  est  accordée  à  M.  Ber- 
gasse,  médecin  militaire. 

Le  Prix  Apostoli  (600  fr.)  est  décerné  à  M.  Nogier,  de 
Lyon.  Une  mention  honorable  est  accordée  à  M.  Bonne- 
foy,  de  Cannes. 

Le  Prix  François-Joseph  Aiidiffred  (un  titre  de 
24,000  fr.  de  rente)  n’est  pas  décerné.  L’Académie  ac¬ 
corde  :  un  encouragement  (le  1,000  fr,  à  MM.  Xavier  De- 
lore  et  André  Chalier,  de  Lyon  ;  un  encouragement  de 
500  fr.  à  M.  Jules  Lemaire,  de  Paris. 

Le  Prix  Baillarger  (2,000  fr.)  est  décerné  à  M.  Ga¬ 
briel  Doutrebente,  de  Tours.  Une  mention  très  honoarble 
est  accordée  à  M.  A.  Rodiet,  de  Dun-sur-Auron  (Cher). 

Le  Prix  Barbier  (2,000  fr) .  et  partagé  entre  M.  Marie, 
de  Villejuif,  et  M.  Saccpiépée,  médecin  militaire. 

Le  Prix  Boggio  (4,300  fr.)  est  décerné  à  M.  Rappin,  de 
Nantes. 

Le  Prix  Charles  Boullard  (1,200  fr.)  est  décerné  à 
MM.  P.  Sérieux  et  J.  Capgras,  méclecins  des  asiles  d’alié¬ 
nés  de  la  Seine. 

Le  Prix  Mathieu  Bourceret  (1,200  fr.)  est  décerné  à 
MM.  Albert  Frouin  et  Terroine.  Des  mentions  très  hono¬ 
rables  sont  accordées  à  M.  Bustpiet,  de  Nancy,  M.  Ch. 
Livon,  de  Marseille,  M.  Marcel  Nathan,  de  Paris,  M.  Léon 
Plumier,  de  Liège. 

Le  Prix  Henri  Buignet  (1,500  fr.)  est  décerné  à 
M.  Maillard,  de  Paris.  Une  mention  très  honorable  est 
accordée  à  MM.  Henri  Labbé  et  Georges  Vitry,  de  Paris. 

Le  Prix  Adrien  Buisson  (10,500  fr.)  est  décerné  à 
MM.  de  Beunnann  et  Gougerot,  de  Paris. 

Le  Prix  Camphell-Dupierris  (2,300  fr.)  est  décerné 
à  M.  Jungano,  de  Naples. 

Le  Prix  Capuron  (1,000  fr.).  —  L’.Académie  décerne  : 
un  prix  de  600  fr.  à  MM.  Cathala  et  Michel. 

Le  Serrec  de  Kervilly  ;  un  prix  de  400  fr.  à  MM.  Ru- 
daiix  et  Le  Lorier. 

Le  Prix  Chevillon  (1,500  fr.)  est  décerné  à  M.  Joseph 
Thomas,  de  Paris.  Une  mention  très  honorable  est  accor¬ 
dée  à  M.  k.  Contamin,  de  Lyon. 

Le  Pri.x  Civhieux  (800  fr.)  est  décerné  à  MM.  A.  Marie 
et  Beaussart.  Une  mention  très  honorable  est  accordée 
à  MM.  Roubinovitch  et  Henri  l’aillard. 

Le  Prix  Clarens  (400  fr.)  est  décerné  à  M.  Ginestous, 
de  Bordeaux.  Une  mention  très  honorable  est  accordée  à 
MM.  Frois  et  Sartory.  Une  mention  honorable  à  M.  Jar- 
ricot,  de  Lyon. 

Aucun  mémoire  n’a  été  présenté  pour  le  prix  Daudet 

1,000  fr.). 

Prix  Desportes  (1,300  fr.).  —  L’.Académie  décerne: 
un  prix  de  700  fr.  à  M.  Fleig,  de  Montpellier  ;  un  prix  dé 
300  francs,  à  MM.  Rochard  et  de  Champtassin,  de  Paris  ; 
un  prix  de  800  fr.  à  M.  Marcel  Labbé,  de  Paris.  Une  men¬ 
tion  honorable  est  accordée  à  M.  Delille,  d’Épinal. 

Le  Prix  Falret  (700  fr.)  est  décerné  à  M.  Benon,  de 
Paris. 

Concours  Vulfranc-Gerdy.  —  L'Académie  a  accordé 


en  1910  une  récompense  de  500  fr.  à  M.  Feuillié,  avec  le 
titre  de  lauréat  ;  une  récompense  de  500  fr.  à  M.  Parturier 
une. récompense  de  500  fr.  à  M,  Glénard,  une  somme  de 
1,500  fr.  à  M.  Paillard. 

Le  Prix  Frnest  Godard  (1,000  fr.)  est  décerné  à  M. 
Marcel  Brulé,  de  Paris.  Des  mentions  honorables  sont  ac¬ 
cordées  à  MM.  Noël  l'iessinger,  René  Gaultier,  Léon  Gi- 
roux,  Émile  Feuillié,  de  Paris,  et  Georges  Boyé,  de  Vin- 
cennes. 

Le  Prix  Pierre  Guzman  (un  titre  de  rente  de  1,328  fr.) 
est  décerné  à  M.  Camille  Lian,  de  Paris. 

Le  Prix  Théodore  Herpin,  de  Genève  (3,000  fr.), est 
décerné  a  M.  Félix  Rose,  de  Paris. 

Aucun  mémoire  n’a  été  présenté  pour  le  prix  Herpin, 
de  Metz  (1,200  fr.). 

Le  Prix  Huguier  (3,000  fr.)  est  décerné  à  M.  Mercadé,, 
de  Paris. 

Le  Prix  Jacquemier  (i  ,700  fr.)  est  décerné  à  M.  André 
BcKpiel,  d’.'Vngers.  Une  menticin  très  honorable  est  ac¬ 
cordée  à  M.  Paul  Boiupiet,  de  Brest. 

Le  Prix  Labori  (5,000  fr.j.est  décerné  à  M.  Dominici, 
de  Paris, 

Le  Prix  du  baron  Larrey  (500  fr.)  est  décerné  à 
MM.  Bassères  et  Coste,  médecins  militaires.  Des  mentions 
honorables  sont  accordées  à  MM.  Jeanselme  et  Barbé,  de 
Pairs,  et  à  M.  Pégurier,  de  Nice. 

Le  Prix  Laval  (1,000  fr.)  est  décerné  à  M.  Albert  Ber- 
geron,  étudiant  en  médecine  de  la  Faculté  de  Paris. 

Le  Prix  Henri  LoiigUET  (3,000  fr.)  est  décernéùM. Mi¬ 
gnard,  de  Paris. 

Le  Prix  Louis  (3,000  fr.)  est  décerné  à  MM.  P.-  Emile 
Weil,  F.  Lévy,  de  i>aris,.et  G.  ,Boyé,  de  Vincennes. 

Le  Prix  Magitot  (1,000  fr.)  est  décerné  à  M.  Cruet, 
de  Paris.  Des  mentions  honorables  sont  accordées  à 
M.  Amoédo,  de  Paris  ;  MM.  Dieulafé,  de  Toulouse  et 
A.  Herpin,  de  Paris  et  à  M.  Louis  Morel,  de  Paris. 

Le  Prix  Mege  (900  fr.)  est  décerné  à  MM.  Léopold  Lévi 
et  Henri  de  Rothschild,  de  Paris. 

Le  Prix  Maynet  (2,600  fr.)  est  décerné  à  M.  Louis  Bal- 
denweek,  de  Paris. 

Prix  Adolphe  Monbinne  (1,500  fr.).  —  L’.\cadémie 
décerne  :  un  prix  de  1,000  fr.  à  M.  Cazalbou,  vétérinaire  ; 
un  iirix  de  500  fr.  à  M.  Joyeux  .(Guinée). 

Le  Prix  Nativelle  (300  fr.)  est  décerné  à  MM.  Emile 
Perrot  et  Ernest  Fourneau,  de  Paris. 

Le  Prix  Orfii.a  (6,000  fr.)  est  décerné  à  MM.  Rolants, 
Boullanger,  Massol  et  Constant,  de  l’Institut  Pasteur  de 
Lille.  Une  mention  honorable  est  accordée  à  MM.  Hébert, 
Heiin,  Sartory  et  Schoelfer,  de  Paris. 

Le  Prix  Oulmont  (1,000  fr.)  est  décerné  à  M.  Jean- 
Louis  Roux. 

Le  Prix  Perron  (3,800  fr.)  est  partagé  entre 
MM.  Frouin,  de  Paris  ;  Genaro  Sisto,  de  Buenos-Ayres  ; 
Noël  Fiessinger  et  Pierre-Louis  Marie,  de  Paris.  Des  men¬ 
tions  très  honorables  sont  accordées  s\  MM.  Abel  Gy, 
Emile  Géraudel  et  Georges  Faroy,  de  l'aris. 

Le  Prix  Portai.  (600  fr.)  est  décerné  à  M.  J.  Thomas, 
de  Paris. 

Aucun  mémoire  n’a  été  présenté  pour  le  prix  Saint- 
laiger  (1,500  fr.). 

Le  Prix  Saintour  (4,400  fr.)  e.st  décerné  à  M.  Gabriel 
Petit,  professeur  à  l’École  d’AUort. 

Le  Prix  Tarnier  (4,500  fr.)  est  décerné  à  M.  André 
Delmer,  d'.Mfort.  Une  mention  honorable  est  accordée  à 
M.  Dejouany,  médecin  militaire.  ^ 

Le  Prix  Vernois  (700  fr.)  est  partagé  entre  MM.  Fer- 
rier,  de  Vitré,  et  Lassablière  de  Paris. 

Des  mentions  très  honorables  sont  accordées  à  M.  Mar¬ 
cel  Bernard  et  à  MM.  Imbeaux,  Hoc,  Devos,,  Bétant, 
Peter,  Klein  et  Van  Lint. 

L'Académie  décenie  en  outre  des  médaillles,  pour  le 
service  des  épidémies,  le  service  de  la  vaccine,  et  le  service 
de  l'hygiène  de  l'enfance. 


—  XXII  - 


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—  XXIIl  — 


NOUVELLES 


Prix  de  l’Académie  des  Sciences.  —  Prix  Montyon. 
—  Trois  prix,  de  2  500  francs  chacun,  sont  décernés  à  : 
MM.  G.  Martin,  Lebœuf  et  Roubaud,  pour  leur  ouvrage 
intitulé  :  «  Rapport  de  la  Mission  d’Études  de  la 
Maladie  du  Sommeil  au  Congo  français,  1906-1908  »  ; 
MM.  J.  Déjerine  et  André  Thomas,  peur  leur  ouvrage 
intitulé  :  «  Maladies  de  la  Moelle  épinière  »  ;  M.  E.  Per- 
roncito,  professeur  à  l’Hniver-sité  royale  de  Turin,  pour 
son  ouvrage  intitulé  :  «  La  malattia  dei  minatori  dal 
S.  Gottardo  al  Sempione  ». 

Trois  mentions,  de  i  500  francs  chacune,  sont  accordées 
à  ;  M.  Ch.  Mantoux,  peur  son  mémoire  intitulé  :  «  L’in- 
tra  dermo-réaction  à  la  tuberculine  »  ;  M.  P.  Émile-Weil, 
])our  l’ensemble  de  ses  travaux  sur  1’  «  Hémophilie  »  ; 
MM.  Moussu  et  Monvoisin,  pour  leur  mémoire  sur  «  Le 
lait  des  vaches  tuberculeuses  ». 

Des  citations  sont  accordées  à  ;  M.  Aynauld,  assistant  à 
l’hôpital  Pasteur,  pour  son  ouvrage  intitulé  :  «  Le  globu- 
lin  des  Mammifères  »  ;  M.  Léon  Rérard,  professeur  à  la 
Faculté  de  Médecine  de  Lyon,  pour  son  ouvragé  sur  «  Le 
coqjs  thyroïde,  les  goitres,  les  cancers  thyroïdiens  »  ; 
M.  Jules  Milhit,  pour  son  ouvrage  intitulé  :  «  Les  Opso- 

Prix  Barbier  (2  000  francs).  —  Le  prix  est  partagé 
entre  :  M.  A.  Thiroux,  médecin-major  des  troupes  colo¬ 
niales,  directeur  du  Laboratoire  de  Bactériologie  de  Saint- 
Louis  (Sénégal),  pour  .son  mémoire  sur  «  la  Maladie  du 
sommeil  et  les  trypanosomiases  animales  au  Sénégal  »  ; 
.\1.  H.  Bierry,  maître  de  Conférences  à  l’École  des  Hautes- 
Études  au  Collège  de  France,  attaché  au  Laboratoire  de 
Physiologie  expérimentale  à  la  Sorbonne,  pour  l’ensemble 
(le  ses  travaux. 

Prix  Bréant  (ioo  000  francs).  —  Ce  prix,  destiné  à  ré¬ 
compenser  celui  qui  aura  trouvé  le  moyen  de  guérir  le 
.  choléra  asiatique  »,  n’est  pas  décerné.  L’Académie  dé¬ 
cerne,  sur  les  arrérages  de  la  fondation  :  un  prix  de 
3  500  francs  à  M.  Jules  Bordet,  directeur  de  l’Institut 
Pasteur  du  Brabant,  ]iour  l’ensemble  de  ses  travaux  rela¬ 
tifs  aux  «  Théories  chimiques  de  l’immunité  »,  et  pour  ses 
»  Études  sur  le  sérum  des  animaux  vaccinés,  les  toxines  et 
les  antitoxines  »  ;  un  prix  de  i  500  francs  à  M.  A.  Tau- 
relli  Salimbeni,  chef  de  Laborateire  à  l’Institut  Pasteur,  à 
Paris,  pour  l’ensemble  de  ses  travaux  sur  «  Le  Choléra  et 
les  Vibrions  ». 

Prix  Godard  (i  000  francs).  —  Le  prix  est  décerné  à 
MM.  L.  Ambard  et  E.  Papin  pour  leur  «  Étude  sur  les  con¬ 
centrations  urinaires  ». 

Des  mentions  très  honorables  sont  accordées  à  : 
M.  Carie,  pour  son  ouvrage  intitulé  :  <-  La  blennorragie 
iirétrale  chez  l’homme  »  ;  MM.  Hans  et  Winiwater  et  G. 
Saintmont,  pour  leurs  travaux  relatifs  à  1’  «  Ovogenèse 
et  l’organogenèse  chez  le  chat  ». 

Prix  du  Baron  Larrey  (750  francs).  —  Le  prix  est 
partagé  entre  :  M.  Chavigny,  médecin-major  de  i"'  classe, 
professeur  agrégé  au  Val-de-Grâce,  pour  ses  Études  de 
«  Psychiatrie  militaire  »  ;  M.  Miramond  de  La  Roquette, 
médecin-major  à  Nancy,  pour  son  étude  de  la  «  Ceinture 
scajmlaire  ». 

Prix  Bellion  (i  qoo  francs).  —  Le  prix  est  partagé 
entre  :  M.  Imbcaux,  docteur  en  médecine,  ingénieur  en 
chef  des  Ponts  et  Chau-ssées,  à  Nancy,  pour  son  ouvrage 
intitulé  :  ■<  Annuaire  statistique  et  descriptif  des  distri¬ 
butions  d’eau  »  ;  M.  Frois,  inspecteur  du  travail,  et  M.  Sar- 
tory,  secrétaire  de  la  Commissio'i  d’Hygiène  industrielle, 
pour  leur  mémoire  intitulé  ;  «  l  es  buées  et  les  poussières 
organiques  dans  l’industrie  ». 

Prix  Meoe  (10  000  francs).  —  I..e  prix  n’est  pas  dé¬ 
cerné.  Le  prix  annuel  (300  francs),  représenté  par  les 
arrérages  de  la  Fciulation,  e.st  décerné  à  M“<‘  J.  joteyko, 
chef  des  Travaux  au  Laboratoire  de  l’Sychc-physiologie 
de  l’I.Tiiiversité  de  Bruxelles,  et  M'*’’  Stefano\v.ska,  jwnir 
leurs  travaux  relatifs  à  »  La  fcnction  imisciilaire  »  et  à  la 

Psycho-physiologie^de  la  douleur  ». 


Prix  Dugaste  (2  500  francs).  —  Ce  prix  quinquennal 
est  décerné  à  M.  Séverin  Icarcl,  pour  son  mémoire  inti¬ 
tulé  :  «  De  la  constatation  des  clécès  dans  les  hôpitaux 
en  France  et  à  l’Étranger.  ITtilité  de  l’autopsie  hâtive  et 
nécessité  d’un  diagnostic  précoce  de  la  mort  réelle  per¬ 
mettant  la  pratique  hâtive  des  autop.sies  ». 

Prix  Montyon  (physiologie  expérimentale)  (750  fr.) .  — 
Le  prix  est  partagé  entre  :  M.  Ch.  Livon,  pour  ses  tra¬ 
vaux  de  Physiologie  expérimentale  ;  M.  Marin  Molliard, 
pour  une  série  de  travaux  .sur  «  La  nutrition  organique 
des  végétaux  supérieurs  dans  ses  rapports  avec  la  mor¬ 
phologie  ». 

Prix  Piulii>eau.\  (900  francs).  —  Le  jirix  est  décerné 
à  M.  Maurice  Arthus,  profe.sseur  de  Physiologie  à  l’Uni¬ 
versité  de  Lausanne,  pour  son  travail  intitulé  :  «  La  séro- 
anaphylaxie  du  lapin  ». 

ITne  mention  très  honorable  est  accordée  à  M.  E.  For- 
geot,  vétérinaire  départemental  à  Bourg,  jiour  ses  travaux 
relatifs  à  la  «  Composition  de  la  lymphe  chez  les  rumi- 

Prix  Lallemand  (i  800  francs). . —  Ce  prix  e.st  partagé 
entre  :  M.  René  Legendre,  pour  son  ouvrage  intitulé  :  «  La 
cellule  nerveuse  A’Helix  Poniatia  »  ;  M.  Aldo  Perroncito, 
pour  son  travail,  exécuté  au  Laboratoire  de  Pathologie 
générale  et  Histologie  de  l’ilniversité  de  Pavie,  intitulé  : 

«  Les  éléments  cellulaires  dans  le  processus  de  dégéné¬ 
rescence  des  nerfs  ». 

Prix  Pourat  (i  000  francs).  —  L’.Académie  avait 
mis  au  concours  la  iiuestion  suivante:  «Action  iju’exercent 
les  rayons  X  et  les  rayons  du  radium  sur  le  développe¬ 
ment  et  la  nutrition  des  cellules  vivantes.  Aucun  mémoire 
n’est  parvenu  à  l’Académie.  La  question  est  maintenue 
au  concours  pour  l’année  igi.F 

Prix  Martin-Damourettb  (i  400  francs).  —  Ce  prix 
biennal,  destiné  à  récompenser  l’auteur  d’un  cuvrage  de 
physiologie  thérapeutiiiue,  est  décerné  à  M.  E.  Laguesse, 
pour  son  ouvrage  intitulé  :  «  Le  Pancréas  ». 

Les  médecins  militaires.  —  11  est  heureusement  et 
enfin  question  d’augmenter  le  nombre  des  médecins  mili¬ 
taires  français.  Le  ministre  de  la  Guerre  propose  217  uni¬ 
tés  de  plus  ;  M.  Ch.  Humbert,  sénateur  de  la  Meuse, 
propose  une  plus  forte  proportion  de  grades  supérieurs. 

Si  les  deux  propo.sitions  sont  adoptées,  il  y  aura  donc 
217  médecins  militaires  en  plus,  et  comme  gradés  supé¬ 
rieurs  au  total:  4  médecins  inspecteurs  généraux,  21  méde¬ 
cins  inspecteurs,  50  médecins  principaux  de  1'“  classe,  et 
95  médecins  principaux  de  2'’  classe. 

Orchestre  médical.  —  L’orchestre  médical,  sous  la 
présidence  du  D'  Richelot,  a  donné  son  premier 
concert  le  jeudi  15  décembre,  â  la  salle  de  la  Société 
■  d’Horticulture.  Nous  en  donnerons  un  compte  rendu 
détaillé  dans  le  prochain  numéro. 

La  Mission  Charcot.  —  L’exploration  antarctique 
dirigée  par  le  D'  G.-B.  Charcot  sur  le  Pourquoi  pas  ? 
a  été  reçue  solennellement  à  la  Sorbonne  la  semaine  der¬ 
nière,  sous  les  auspices  de  l’amiral  Fournier  et  de  M.  Paul 
Doumer,  que  M.  Charcot  désigne  fort  justement  comme 
le  père  de  l’expédition. 

Plus  de  4  000  personnes  se  pressaient  dans  le  grand, 
amphithéâtre,  sous  la  jirésidence  de  M.  Maurice  Faure, 
ministre  de  l’instnicion  jniblique,  entouré  de  MM.  :  le 
prince  de  Monaco,  le  ministre  île  la  Marine,  les  présidents 
du  Sénat  et  de  la  Chambre  des  déiHités,  M.  Loubet, 
MM.  Étienne,  BiTteaiix,  M.  Émile  Ificard,  président  de 
l’.Académie  des  sciences,  M.  Henri  Poincaré,  président  ilu 
Bureau  des  longitudes,  M.  Edmond  Perrier,  le  prince 
Roland  Jlonaparte,  MM.  Pavie,  Liard,  Lépiiie,  Armand 
Bernard,  etc.,  etc. 

Plusieurs  discours  encadrèrent  la  conférence  du 
IF  Charcot  cpii  exjio.sa  très  simplement  les  pèri])étie.s  et 
les  premiers  résultats  de  cette  expédition  scientifique. 


—  XXV  — 


LA  VIE  MÉDICALE 


Le  successeur  du  professeur  Ray¬ 
mond.  —  La  chaire  de  clinique  des 
maladies  nerveuses  à  la  Salpêtrière 
est  attribuée,  s\ir  sa  demande,  au 
Professeur  Diîjkrink  le(iuel  est 


suffisamment  connu  jiour  cppil  soit 
utile  d’énumérer  tous  les  titres  qui 
désignent  l’élève  de  Vulpian,  pour 
succéder  dans  1  enseignement  iieii- 
ropathologiciiie,  à  Charcot,  à 

RAYMON’D. 

Élection  à  la  Société  de  Biologie. 
—  Le  1)'’  l’aul  Mui,on  a  été  élu  mem¬ 
bre  de  la  Société. 

D' l’aul  Millon,  né  à  Paris  en  1872, 
liréjiarateiir  au  laboratoire  des  tra¬ 
vaux  pratiques  d’histologie  en  iSim; 
préiiarateiir  fies  conférences  et  des 
'Durs  d’histologie  de  igoi  à  1007  ; 
ii'.;régé  d’anatomie  en  1007  ;  chargé 
depuis  cette  éjimpie  par  le  profes¬ 
seur  Prenant  (l’un  enseignement  de 
|ierfectionnement  de  tecliniipie  his- 
tologiciue. 

A  iniblié  un  grand  luimbre  de  notes 
à  la  Société  de  biologie,  et  fiifférents 
mémoires  dans  les  Archives  de  iiiéde- 
t!ne,  Archives  d’anatomie  microsco¬ 
pique,  dans  la  Bibliographie  anato- 

e 

mtque.  'Ions  ces  travaux  traitent  de 
la  signification  de  certaines  glandes 
à  sécrétion  interne  au  point  de  vue 
de  l’anatomie  générale  et  de  leur 
histo-physiolfigie.  Il  a  ainsi  étudié  la 
.glaiule  .surrénale  corticale,  le  corps 
jaune  et  les  glandes  interstitielles 
'i\  iirienne  et  testiculaire;  les  grai.s.ses 
et  les  pigments  ()ue  l'on  y  rencontre, 
leur  origine  et  leur  utilisation.  11  a 
montré  histologiquement  la  .sécrétion 
de  l’adrénaline  flans  les  glandes 
chrfnnaflines,  et  étmlié  les  meiiifes- 
tatifins  séxTétoires  fie  la  cellule  hypo¬ 
physaire  chez  la  femme  enceinte. 

.Auteur  du  texte  français  accom¬ 
pagnant  les  planches  clvVAtlas  Ma¬ 
nuel  d'histologie  deSobotta,  et  d’une 
traduction  flu  Manuel  d'histologie 
technique  de  Slohr. 


L'colcs  de  Médecine.  -  Limoges. 
—  M.  Corvi.sy,  suppléant  fies  chaires 
fie  physique  et  de  chimie,  est  chargé 
en  outre,  i)Our  l’année  scolaire  lyio- 
loii,  fies  fonctions  tle  chef  des  tra¬ 
vaux  ])hysi(jues  et  chimifiues  pour 
les  élèves  en  pharmacie. 

Marseille.  —  ITn  congé,  jiour 
l’année  scolaire  iyn>-i<jii,  est  ac¬ 
cordé,  sur  sa  flemantle  et  pour  rai¬ 
sons  fie  santé,  à  M.  Kallot,  jtrttfes- 
seur  tl’hygiène  et  médecine  légale. 

M.  (limer,  .suitpléant  des  chaires 
de  palholt)gieet  de  clinique  médicale 
est  chargé,  en  outre,  peiniant  l’année 
scolaire  i<)io-iyii  (durée  du  congé 
accordé  à  M.  Kallot),  fi'un  cours 
fl’hygiène  et  fie  médecine  légale. 

M.  Lop,  flocteur  en  médecine,  est 
chargé,  pour  l’année  scolaire  lym- 
i<)H,  d’un  cours  complémentaire 
d’accouchements. 

Un  congé,  jusqu’au  31  janvier 
lyii,  e.st  accordé,  .sur  .sa  demande 
et  ]iour  raisons  de  santé,  à  M.  .Acqtia- 
viv'a,  chef  des  travaux  anatomifiues. 

Mutations  dans  les  Hôpitaux  de 
Paris.  -  -  M.  Kaisans  passe  à  licau- 
jon  ;  M.  P.  Marie  à  La  Saliiétrière  ; 
M.  Koger  à  l’Môtel-Dieu  ;  M.  Morel- 
Lavallée  îl  Lariboisière;  M.  Dalché,  à 
l’Hf")tel-Dieu  ;  M.  Caussade  à  l’Hôtcl- 
Dieu  ;  M.  Soufpies  à  Bicêtre  ;  M.  J. 
Kenaidt  à  Saint-Louis  (service  d’en- 
fant.s)  ;  M.  Bezançon  il  la  Charité  ; 
M.  Labbé  à  La  Charité  ;  M.  Bergé  il 
Broussais  ;  M.  Josué  il  la  Pitié  ; 
M.  Carnot  à  Tenon  ;  M.  Laffitte  à 
Tenon  ;  M.  Sergent  à  La  Charité  ; 
M.  Brouardel  à  la  Maison  Dubois  ; 
M.  Sicarfi  à  Ivry  ;  M.  fie  Massary 
à  Amiral  ;  M.  Lesné  au  bastion 
20  ;  M.  Papillon  il  Sainte-Périne  ; 
M.  Griffon  à  Debrousse;  MM.  L.  Ber- 
nartl  et  Hist,  à  Laënnec  (service  de 
tuberculeu  x). 

Hôpitaux  de  Paris.  —  Concours 
i)E  l’intkrnat. — Anatomie.  Séance 
fin  5  décembre.  —  MM.  Feld¬ 
stein,  7  ;  Astruc,  5  ;  Be.sset,  y  ; 
Netter,  8  ;  Kuelle,  5  ;  Cambou- 
lives,  8;  Colombe,  10;  Sécheret, 
7  ;  Bfmnet,  y  ;  Mlle  Bomlerlique,  5, 

Séance  tlu  7  décembre  :  M.  Paley, 
11;  M.  Lœwy,  m  ;  M.  Durfeux, 
10;  M.  Dupradeau,  y;  M.  Moris- 
.son-Lacombe,  8  ;  M.  Juin,  5  ; 
M.  Jacob,  5  ;  M,  .Allendy, .(  ;  M.  Men- 
gé,  3  ;  M.  i’ineau  (Al.),  3. 

Séance  tlu  y  fiécembrf?  :  MAI,  Bail¬ 
le,  3  ;  Lamarre,  7  ;  Gatellier,  8  ; 
Prunier,  .)  ;  Uircher,  7  ;  Lehmann 
(Pierre)  et  Kouftignac,  8  ;  Mfinofl- 
i.orenz,  lo. 

Séance  tlu  ii  ilécembre  :  MM.  lai- 
nos,  7  ;  Lévy,  10  ;  Clap,  ii  ;  Diicas- 
taing,  12;  Dufour,  ti  ;  l’impaneau, 
8;  .Avezou,  to;  Champs-de-Saint- 
I.éger,  4  ;  Teis.set,  7. 

Pathologie.  —  Séance  flu  3  dé¬ 
cembre.  -  -  MM.  Dcflet,  y  ;  Salés,  y  ; 
.Acliard,  10;  Fraiiçfns,  i.}  ;  Coppin, 
Il  ;  Boulier,  12;  Netter  (K.)  10; 
Prigent,  1.1;  Pierret,  it  ;  Ribo,  y; 
l’araf,  n. 


Séance  du  7  flécembre  ;  M.  Monod 
(Raoul),  12  ;  M.  Butin,  ii  ;  M.  Du- 
theillat  de  la  Alothe,  10;  M.  .Angol, 
10;  M.  Frette,  10;  Mlle  Pouzin,  y  ; 
M.  Chatellier,  8  ;  M.  Fudel,  7  ; 
M.  Vincentelll,  6  ;  AL  Vallery-Kadot 
(Pierre),  6  ;  AL  Boncopain,  5. 

Séance  du  10  flécembre:  AIAI,  Alar- 
cassus,  7  ;  Rousseau  (Ferdinand)  12  ; 
Béon,  3  ;  Bel,  10  ;  Ti.ssier,  y  ;  Arnau- 
fion,  8  ;  Beloux  et  Percepied,  y  ; 
Bourgeois  (Franci.s),  7  ;  Al"''  Peltier, 
12  ;  Bouquier,  lo. 

Concours  du  Prosectorat. 

Oral.  Physiologie.  —  Séance  du 
G  décemiire;  AIAI.  Girode,  16; 
Roux,  20;  Cadenat,  16. 

Oral.  Physiologie.  -  Séance  du 
10  flécembre  :  «  Physiologie  du  testi¬ 
cule  (sans  la  féconda tiotl).  » 

AIAI.  Basset,  20  ;  Berger,  17  ;  Pou- 
pardin,  13. 

Facultés  de  médecine.  —  Paris.  — 
AL  le  professefir  Koger  est  nommé 
membre  flu  Comité  con-  .sultatif  de 
l’en.seipiemeut  public  (P''  .section). 

Il  siégera,  en  cette  qualité,  à  la 
Ctmimission  de  médei'ine  et  de  phar- 

Al.  Bonnaire,  accoucheur  des  hôpi- 
tîiux,  est  fiélégué,  iJentlant  l’année 
scolaire  lyio-icui,  flans  les  fonc- 
tif)ns  fie  chargé  fie  cours  de  clinitiue 

Nancy.  —  AL  Parisot  e.st  chargé, 
pour  l’année  setdaire  lyio-iyii,  des 
ft)nctions  tPagrégé. 

Nancy.  —  Concours  du  clinicat.  — 
AL  Legris  e.st  ntnnmé  chef  de  cli- 
nifpie  métlicale,  AL  Gournet,  chef  de 
clinitpie  atijoint. 

AL  Bœckel  est  nommé  aide  de  cli- 
nifiue  des  maladies  fies  voies  uri¬ 
naires,  AL  Chevel  est  nommé  aide 
de  clinique  adjoint. 

AI.  Alutel  e.st  nommé  aide  fie  cli¬ 
nitpie  fie  chinirgie  infantile  et  ortho- 

Nécrologle,  -  -  IF  Galland  (de 
F'ieurbaix).  —  IF  Gruber  (tle  Ge¬ 
nève).  —  Fritz  Suter  (d’.Aarau). 

Est  tiécéfié  flnnanche  fiernier, 
à  trois  heures,  le  IF  Hucharu, 
membre  de  l’.'icadémie  de  méde¬ 
cine,  méfiecin  honoraire  des  hôpi¬ 
taux  fie  Paris,  directeur  tlu  Journal 
des  praticiens,  tlirecteur-fomlateur 
tle  la  »  Clinifiue  tlu  cœur  ». 

AL  Hucharo  était  âgé  lie  soixante- 
.six  ans,  et  officier  de  la  Légion  d’hon¬ 
neur. 

Mariages.-  -Le  I Guibert,  à  .Anti¬ 
bes,  avec  Aille  Alarguerlte  l’elagaud. 
—  LelF  Emile  .Abel,  avec  Aille  .Anna 
Simon,  tille  du  j)rofe.sseur  agrégé  à  la 
Faculté  de  médecine  de  Nancy.  — 
AL  Jacques  FestaR  externe  des  hôpi¬ 
taux  de  Paris,  et  Aille  Lucile  Jala- 
guier,  lillethi  IF  Jalaguier,  professeur 
agrégé  à  la  Faculté  de  médecine, 
cliirurgien  tle  l’iiôpital  fies  Enfants- 
Alalatles.—  AL  le  IF  Jo.seph  .Ancibure 
(de  Cambo)  et  Allie  Marie  Desca- 
zeaux  (de  lliarritz). 


—  XXVI  — 


SOMMAIRE  du  N“  1 


Profjramme . 

A.  Gilbert . —  La  clinique  médicale  de  l'Hôtel-Dieu  de  Paris.  Leçon  d'ouverture . 

P.  Carnot .  —  Le  séné,  son  mode  d’action  et  ses  indications . 

A.  Schwartz .  —  Diagnostic  du  cancer  du  sein . 

Nicolas  et  Jambon....  —  Les  fards  en  dermatologie . 

Galmette .  —  L’auto-épuration  biologique  des  eaux  d’égbut . 

Actualités  médicales.  —  L’accoutumance  à  la  morphine.  Un  nouveau  signe  diagnostique,  la  percussion  du 

thorax  en  inspiration  soutenue . 

Sociétés  savantes....  — Académie  de  médecine.  Société  médicale  des  Hôpitaux,  Société  de  biologie. 

Société  de  pédiatrie.  Société  anatomique . 

La  vie  médicale  à  l’étranger . 

L’actualité  :  L’affaire  Crippen  et  l’empoisonne¬ 
ment  à  l'hj’oscyamine .  111 

Chronique  scientijîque  :  La  composition  de  l’air 

dans  le  Métropolitain  de  Pans .  V 

Médicaments  nouveaux.  —  Appareils  nouveaux: 

Médicaments  radifères.  —  Trousse  pour 

l’analyse  des  urines .  Vil 

Nouvelles  ;  La  reconstitution  des  bibliothèques 
de  l’Université  de  Toulouse.  —  Un  médecin 
chassé  par  sa  clientèle.  —  L’institut  du  ra¬ 
dium.  —  Un  nouveau  domaine  pour  la  maison 

du  médecin .  IX 

Diététique  :  Recettes  de  régime;  recettes  pour 

administrer  la  viande  crue .  XI 

Formules  thérapeutiques  :  Contre  la  grippe .  XIII 

Curiosités  :  Epigramrae  sur  la  pierre.  —  Le  gout¬ 
teux.  —  Apophtegme  hygiénique .  XIII 


Les  médecins  au  Palais  :  Exercice  illégal  de  la 
médecine.  —  Accident  au  cours  d’une  obtu¬ 
ration  dentaire.  —  Coups  et  blessures  dans 

une  maison  de  santé . 

Illustration . 

La  médecine  au  théâtre  :  «  L’homme  mystérieux». 
Connaissances  pratiques  :  L’âge  du  cheval  d’après 
l’examen  des  dents.  —  Travaux  horticoles  en 

Décembre . 

L’intermédiaire  des  médecins  :  Faut-il  châtrer  ou 
fouetter  les  apaches?  —  Comment  doit-on  se 
chausser?  —  De  quelle  affection  était  atteinte 

la  femme  hydropique  de  Girard  Dow? . 

Chronique  des  livres  :  Opothérapie,  par  Carnot. 

—  Hyeiène,  par  Macaigne . 

La  vie  médico-hospitalière  et  médico-universitaire 
Cours,  conférences,  congrès.  —  Actes  de  la  Faculté. 


XXV 

XXVII 

XXIX 


SOMMAIRE  du  N°  2 


C.  Dopter . — La  méningite  ourlicnne . . . 

Beruonié .  —  Traitement  des  accidents  dus  à  l’électricité  industrielle . . . 

Actualités . —  Le  typhus  exanthématique  en  Tunisie.  —  Métastase  cancéreuse.  —  La  dysenterie  spiril¬ 

laire.  —  Les  phénomènes  cutanés  au  cours  de  la  trypanosomiase  humaine.  —  Rayons  de  Rœntgen  ■  et 

diabète . 

Sociétés  savantes.  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  —  Académie  de  médecine. 

Académie  des  Sciences.  —  Société  de  chirurgie.  —  Société  anatomique.  —  Société  de  psychiatrie. 

La  Vib  médicale  a  l’Etranger  :  .Société  médicale  de  Berlin . . 

Médecine  pratique  :  Médication  calcique  antispasmodique . 

La  vie  pratique  :  Les  pourquoi  de  l’Iiiver . 

Libres  propos .  . . 

Choses  du  jour  :  Les  femmes  à  l’Institut . 

La  Médecine  au  Théâtre  :  L’homme  mystérieux . . .  V  i 

Diététiaue  et  Formules  :  Recettes  de  régimes  :  quelques  recettes  de  potages  végétariens . 

Formules  thérapeutiques  :  Traitement  médical  des  hémorroi’des . 

Curiosités  :  Les  méfaits  du  corset . 

Les  plaquettes  médicales  :  Médaille  du  professeur  Raymond . 

L  intermédiaire  des  médecins . 

Arf  ef  médecine  :  Les  cartes  du  bal  de  l’internat . 

Médicaments  nouveaux  :  Gastrozymase . 

Chronique  des  livres  :  Etiologie  et  prophylaxie  des  maladies  transmissibles,  par  Aciialme,  Ed.  et  Et.  Sergent, 
Marchoux,  Sihond,  Levaditi,  Thoinot,  Ribierre,  JtANSELME,MoucHOTTE.  —  Maladies  des  nerfs,  par  Cunéo, 

La  vie  médicale . . : .  XXIII  « 

Cours,  Congrès,  —  Actes  de  la  Faculté . 


XIII 

XIII 

XVII 

XIX 


XXI 
t  XXV 
XXVII 


^  JUBOL 


-  XXVII  — 


COURS  —  CONGRÈS 


Clinique  médicale  de  l’Hôtel-Dleu. 

—  P*'  Gilbkrt.  —  Samedi  1 7  décem¬ 
bre,  à  10  heures  et  demie,  leçon  sur 
la  Néphrite  chronique  érysipélateuse  ; 
samedi  24  décemijre,  leçon  sur  la 
Néphrite  chronique  syphilitique. 

Les  mercredisà  10  heures  et  demie, 
piésentations  de  malades,  rédaction  et 
correction  d'ordonnances. 

Collège  de  France.  —  M.  u’.Vr- 


soNVAL  (M.  Bordas,  suppléant). 
Médecine.  Secrétion  lactée  au  double 
point  de  vue  chimique  et  alimen¬ 
taire;  mercredi  et  samedi  5  h. 

M.  Gi.ey.  liiologie  générale.  Ac¬ 
tions  régulatrices  de  quelques  fonc¬ 
tions  organiques,  en  particulier 
des  échanges  matériels. 

M.  François  Franck.  Histoire 
naturelle  des  corps  organisés.  Défense 


de  l’organisme  contre  les  variations 
anormales  de  la  circulation  chez 
l'homme  sain  et  malade  ;  mercredi 
3  heures  trois  quarts  et  vendredi 
Il  heures. 

M.  Kanvier  (M.  SucHARD,  sup¬ 
pléant).  Anatomie  générale.  Struc¬ 
ture  des  organes  de  la  circulation  ; 
mercredi  et  vendredi  4  heures. 


ACTES  DE  LA  FACULTÉ  DE  PARIS 


Thèses  de  Doctorat 

Mercredi  21  Décembre,  à  i  heure.  —  M.  Cadre  : 
lUudes  sur  les  inodiiications  ilu  poids,  de  la  taille  et  de 
la  suture  sagittale  chez  le  nouveau-né,  dans  les  neuf  pre¬ 
miers  jours  ;  MM.  l’inard,  Blanchard,  Macaigne,  Cou- 
velaire.  —  M"*'  Koy  :  Les  centenaires.  Essai  sur  la  lon¬ 
gévité  Inimaine  ;  MM.  Blanchard,  Pinard,  Macaigne, 
Couvelaire.  —  M™"'  I’inon-Guertchikoef  :  Sarcophila 
magnilica  Schiner  en  Russie  et  la  myase  qu’elle  déter¬ 
mine  ;  MM.  Blanchard,  Pinard,  Macaigne,  Couvelaire.  — 
M.  Fernet  :  Les  parathératoses  p.soriasiformes  de 
Broci]  ;  MM.  Gaucher,  Marfan,  Jean  Camus,  Gougerot. 
—  E.  Erroux  ;  Contribution  à  l’étude  des  propriétés 
physiologhpies  de  l’avoine  ;  MM.  Marfan,  Gaucher,  Jean 
Camus,  Gougerot.  -  -  M.  Marey  :  Contribution  à  l’étude 
d’une  variété  particulière  d’exostoses  de  la  voûte  cr⬠
nienne.  Le  spongiostéome  :  MM.  Marfan,  Gaucher,  Jean 
Camus,  Gougerot.  -  M.  Prince  :  .Anestliésie  générale 
avec  circulation  réduite  ;  MM.  Segond,  Lejars,  Pierre 
Diival,  Ziminern.  -  -  M.  Wolf  Stern  :  Contribution  à 
l’étude  chirurgicale  des  utérus  doubles  sans  hémato- 
métrie  ;  MM.  Segond,  Lejars,  Pierre  Duval,  Zhnmern.  -  ■ 
M.  Garnier  de  Falletans  :  Radiographie  stéréosco- 
])iquo  ;  MM.  Segond,  Lejars,  Pierre  Duval,  Zimmeni.  — 
M.  Galluchon  :  De  l’emploi  de  la  teinture  d’iode  en 
chirurgie  ;  MM.  Segoml,  Lejars,  Pierre  Duval,  Zim- 

Jeudi  22  Décembre,  à  1  heure.  —  M.  I-'aurofs  ;  Con- 
trilnition  à  l’étude  de  la  pleurésie  enkystée  du  .sommet  ; 
MM.  Debove,  Chaulfard,  André  Broca,  Castaigne.  — • 
M.  Giterciie  :  De  l’enqiloi  des  bains  chauds  dans  le 
traitement  du  tétanos  ;  MM.  Chauffard,  Debove,  André 
Broca,  Castaigne.  -  -  M.  Gontier  :  Le 'traitement  local 
des  adénopathies  tuberculeuses  par  les  rayons  de  Rôntgen 
MM.  Chauffard,  Debove,  .\ndré  Broca,  Castaigne.  — 
M.  Capot  de  yuissAc  Naddin  :  De  la  stomatite  aphteuse; 
MM.  Hutinel,  Chantemesse,  Thoinot,  Nobécourt.  -- 
M.  l’RAT  :  Quelques  considérations  sur  l’hygiène  en 
lia.sse- Bretagne  et  la  désinfection  à  la  campagne  ; 
•MM.  Chantemesse,  Hutinel,  Tlioinot,  Nobécourt.  -  - 
M.  Laurent  :  Des  jirogrès  île  l’hygiène  dans  les  lycées 
dejuiis  vingt  ans  et  des  réformes  à  accomiilir  ;  MM.  Chan- 
lemesse,  Hutinel,  Thoinot,  Nobécourt.  -  -  M.  Duvoir; 
Étude  .sur  la  variolo-vaccine  ;  MM.  Thoinot,  Hutinel, 
t'hantemes.se,  Nobécourt.  —  M.  Gastaldi  :  Contribution 
à  l’étude  de  l’inégalité  de  volume  des  reins  et  de  l’atro- 
lihie  congénitale  uni-latérale  ;  M.M.  Pozzi,  Quénu,  Gilb. 
Ballet,  Claude.  —  M.  Lemée  :  Des  coups  de  feu  dans 
l’oreille  dans  la  pratique  civile  et  de  leurs  complica¬ 
tions  labyrinthiiiues  ;  MM.  Quénu,  l’ozzi,  Gilb.  Ballet, 
Claude.  —  M.  Guéméné  :  Contribution  à  l’étude  du  trai¬ 
tement  des  luxations  externes  de  la  clavicule  ;  MM.  Quénu 
Pozzi,  Gilb.  Ballet,  Claude.  -  M.  Le  Jamtkl:  Quelques 
considérations  sur  les  opérations  multiples  chez  les 
névropathes  et  les  aliénés  ;  MM.  Gilb.  Ballet,  Pozzi, 
Quénu,  Claude.  ■ —  M.  Lecat  :  Considérations  .sur  les 
exercices  respiratoires  ;  expériences  pratiquées  à  l’École 
militaire  de  gymnastique  et  J’escrime  de  Joinville  ; 
MM.  Gilbert,  Dupré,  lainglois,  Caniot.  —  M.  Hokl: 
Contribution  à  l’étude  du  traitement  radiothéraiiique 
de  la  leucémie  myéloïde  ;  MM.  Gilbert,  Dui>ré,  Langlois, 
Carnot.  —  M.  Girardeau  :  Iæ  foie,  la  bile  dans  le  livre 
des  «  Mille  nuits  et  une  nuit  »  ;  MM.  Gilbert,  Dupré, 
Langlois, Caiiiot. — M.‘C.haiikul:  lais  pancréatites  dans  les 
altérations  du  foie;  MM.  Gilbert,  Dupré,  lamglois,  Caniot. 


Examens  de  Doctorat 

Lundi  19  Décembre.  --  51-  chirurgie  (première  iiartie) 
(i'’'  série),  Hôtel-Dieu  :  MM.  Reclus,  Aug.  Broca, 
Proust.  —  5''  chirurgie  (première  partie)  (2«  série), 
Hôtel-Dieu:  MM.  Segond,  Lejars,  Pierre  Duval.  — M.  De- 
jerine,  censeur  ;  M.  Sicard,  suppléant. 

Mardi  20  Décembre.  —  Dissection,  école  pra¬ 
tique  ;  MM.  Pozzi,  Rouvière,  Grégoire.  Epreuve  pra- 
tiipie.  —  2»  (P“  série)  :  MM.  Ch.  Richet,  Retterer,  André 
Broca.  —  2"  (2“'  série)  :  MM.  Prenant,  Langlois,  Mail¬ 
lard.  —  3'>  Oral  'deuxième  partie)  :  MM.  Cliauliard, 
Brumpt,  Rathery.  —  4":  MM.  Chantemesse,  Thoinot, 
Richaud  ;  —  M.  Gilbert  Ballet,  censeur  ;  M.  Nicloux,  sii])- 
pléant.  —  51'  (deuxième  jiartie)  (i«  série),  Flôtel-Dieii  : 
MM.  Gilbert,  Caniot,  Balthazard.  —  5»  (deuxième  par¬ 
tie)  (2» série),  Hôtel-Dieu  :  MM.  .\cliard,  Claude,  Roussy; 
—  M.  de  Lapersonne,  censeur  ;  M.  Lecène,  suppléant. 

Mercredi  21  Décembre  igio.  —  Médecine  opératoire, 
école  pratique:  MM.  Hartmann,  Ih-oust,  Branca.  -- 
3“  (deuxième  partie).  Laboratoire  des  travaux  pratiques 
d’anatomie  pathologique:  MM.  Gautier,  Pierre  Marie, 
André  Jousset.  Épreuves  pratiques.  —  3»  Oral  (première 
partie)  :  MM.  Reclus,  Mulon,  Leijueux.  —  4»  :  MM.  Widal, 
Richaud,  Laignel-Lavastine.  M,  Gariel,  censeur  ;  M.  An¬ 
dré  Léri,  suppléant. 

Jeudi  22  Décembre.  —  Médecine  opératoire, 
école  pratique  :  MM.  De  Lapersonne,  Morestin,  Lecène. 
— -  3'’  (deuxième  partie),  laboratoire  des  travaux  jira- 
tiques  d’imatomie  patliologique  :  MM.  Desgrez,  Brumpt, 
Roussy.  Épreuves  pratiques.  —  2<'  :  MM.  Ch.  Richet, 
Ih-enant,  Nicloux.  —  3‘',  Oral  (première  partie)  (la-  série)  : 
MM.  Bar,  Rouvière,  Okinczyc.  —  3''  Oral  (première 
partie)  (2»  série),  MM.  Ribemont-Dessaignes,  Grégoire, 
Amsekiie  Schwartz.  —  4*':  MM.  Alb.  Robin,  Wurtz, 
Balthazard  ;  —  M.  Achard,  censeur  ;  M.  Maillard,  sup¬ 
pléant. 

Vendredi  23  Décembre.  • —  Médecine  opératoire,  école 
pratique  :  MM.  Nicolas,  Hartmann,  Aug.  Broca.  --- 
3”  (deuxième  jiartie),  laboratoire  des  travaux  pratiques 
d’anatomie  pathologique:  MM.  Blanchard,  Desgrez,  De 
Lapersonne.  fipreuves  pratiques.  —  2*’  :  MM.  Gariel, 
Millon,  Jean  Camus.  —  3‘’  Oral  (deuxième  partie)  ; 
MM.  Dejerine,  Sicard,  André  Jousset.  —  4<’:,MM.  Thoi- 
nos,  Marfan,  Macaigne;  -  M.  Widal,  censeur;  M.  Zim- 
mern,  suppléant.  —  5”  chirurgie  (1™  partie)  (i>«  série, 
Necker:  MM.  Reclus,  Delbet,  Proust.  —  5*’  chirurgie 
(i"'  partie)  (2®  .série),  Necker  :  MM.  Segond,  Lejars  Herre 
Duval.  M.  Herre  Marie,  censeur  ;  M.  Laignel-Iaivastine, 
suppléant.  —  y  Obstétrique  (première  partie),  clinique 
Baudelocque  :  MM.  Pinard,  Couvelaire,  Guéniot. 
M.  Léon  Bemaril,  suppléant. 

Samedi  24  Décembre.  -  -  Médecine  opératoire,  école 
pratique  :  MM.  Quénu,  .Auvray,  Lecène.  Épreuve 
pratique.  —  2"  :  MAI.  Ch.  Richet,  ITenant,  Nicloux.  — 
3”  Oral  (deuxième  jiartie)  :  MM.  Chauttard,  Brumi>t, 
Rathery.  —  4*';  MM.  Chantemesse,  Caniot,  Baltha- 
zard  ;  —  M.  De  Dipersonne,  censeur;  M.  -Maillard,  suji- 
jiléant.  —  5'‘  (deuxième  partie)  (!«'  série),  Beaujon  : 
MM.  Gilbert,  Widal,  Claude.  --  5‘'  (deuxième  partie) 
(2®  série),  Beaujon  :  MM.  Alb.  Robin,  Achard,  Cas¬ 
taigne.  -T-  S®  (deuxième  partie)  (3®  .série),  Beaujon  : 
M.M.  Gilb.  Ballet,  Nobécourt,  Roussy.  —  5®  Obstétriipie 
(liremicre  partie),  Beaujon  :  MM.  Ribemont-Dessaignes, 
Brindeaii,  Jeannin  ;  —  M.  Hutinel,  censeur;  M.  Gougerot 
suppléant. 


LIBRAIRIE  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue  Hautefeuille,  à  Paris 


Bibliothèque  de  Thérapeutique 

PUBLIÉE  SOUS  LA  DIRECTION  DE 


A.  GILBERT 

Professeur  de  clinique 
à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris. 


&  R  CARNOT 

Professeur  abrégé  de  thérapeutique 
à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris. 


I.a  Thérapeutitiue  peut  être  envisagée  ditlêremment,  suivant  que  l’on  prend  pour  point  de  déptirt  de  son  étude 
le  Médicament,  le  Symptôme  ou  la  Maladie.  La  bibliothèque  de  Thérapeutique  est  donc  divisée  en  trois  Séries  conver¬ 
gentes,  dans  lestpielles  sont  étudiés  les  AtiKNT.s  thérapeutiques,  les  médications,  les  traitements.  Chaque  série 
comprend  un  certain  nombre  de  volumes,  indénendants  les  uns  des  autres  et  paraissant  en  ordre 'dispersé,  mais  dont 
la  jilace  est  nettement  déterminée  dans  le  plan  d’ensemble  de  l’ouvrage. 

Ui  première  Série  est  relative  aux  acients  thérapeutiques.  Elle  comprend,  comme  introduction  générale, 
l'Ar/  de  formuler,  puis  l’étude  des  Techniques  thérapeutiques  médicales  et  chmirgicales. 

L’étude  des  Aqents  physiques  a  pris  un  tléveloppement  considérable.  Les  diverses  branches  delà  Physiothérapie 
offrent  ttu  Praticien  une  série  de  ressources  nouvelles.  Qu’il  s’agis.se  de  Kinésithérapie,  de  Massaqe,  A’ Hydrothérapie, 
A'Klectrothérapie,  de  liadiothérapie,  etc.,  tout  médecin  doit  savoir  appliquer,  lui-méme,  les  méthodes  usuelles. 

L’étude  des  Médicaments  chimiques  a.  fait,  elle  aussi,  de  grands  progrès.  Les  Médicaments  minéraux  ont  récem¬ 
ment  revêtu  des  tonnes  nouvelles  (combinai.sons  organitpies,  métaux  collo'idauxj ,  douées  de  nouvelles  propriétés  théra¬ 
peutiques.  Quant  aux  Médicaments  organupies.  leur  nombre  s’accroît  tous  les  jours.  Si  les  Médicaments  d'origine  végé¬ 
tale  sont,  de  plus  en  plus,  obtenus  par  syntlièse,  de  nouvelles  plantes  entrent,  à  leur  tour,  dans  la  matière  médicale. 

Les  Médicaments  d’origine  animale,  fort  employés  jadis,  puis  fort  oubliés,  sont  de  nouveau  étuiliés.  L'Opoiherapie 
utilise  des  produits  fabriqués  par  l’organi.sme  même  et  supplée  à  l’insuffisance  glandulaire,  en  fournissant  artificiellement 
au  malade  les  substances  qu’il  ne  fabri(]iie  jiliis.  C’est  la  base  de  la  Thérapeiitiiiue  de  demain. 

Les  Médicaments  d'origine,  microbienne  ont  métamorjihosé  le  traitement  et  la  prophylaxie  des  maladies  infectieuses. 
Ils  jieiivent  conférer  une  immunité  active  grâce  aux  métliodes  de  Vaccination,  ou  passive  grâce  aux  méthodes  de 
Sérothérapie:  On  jieut  aus.si  faire  de  la  liactériothérapie,  en  opposant  aux  microbes  nocifs  d’autres  microbes,  dont  le 
développement  gêne  celui  des  premiers. 

L'étinle  des  Agents  ‘l'hénipeiitiques  comprend  encore  la  Crénothérabie  (Eaux  minérales),  la  Thalassothérapie 
(bains  de  mer)  et  la  Cliniatotherapie.  L'étude  des  Régimes  alitnentaires  s'est  beaucoup  précisée  :  le  régime,  scientifi¬ 
quement  établi,  lait,  de  plus  en  plus,  partie  de  l’ordonnance  et  du  traitement. 

Enfin  l’étuile  des  Agents  Psychiques,  la  Psychothérapie  a  prLs,  elle  aussi,  une  grande  importance. 

•La  deuxième  Série  de  la  bibliotlièiiiie  de  Tliénipeiititnie  est  relative  à  l’étude  des  médications. 

Étant  donné  un  symptôme  cliniipie,  le  jiremier  problème  thérapeutique  qui  se  pose  est  de  savoir  si  l’on  doit  agir 
sur  lui,  le  favori.ser  ou  le  combattre.  En  second  lieu,  pour  ou  contre  un  symptême  donné,  on  peut  utiliser  plusieurs 
métliodes  thérapeutiijues.  Chacune  a  ses  indications  et  ses  contre-indications. 

On  voit,  iiar  là,  toute  l’importance  pratiiiiie  que  pré.sente  l’étude  des  Médications  Symptomatiques. 

La  troisième  Série  comprend  l’étude  des  traitements. 

Le  Traitement  d’une  Maladie,  lorsqu’il  n’est  pas  pathogénique,  est  fait,  le  plus  souvent,  de  la  juxtaposition  d’une 
série  de  Médications  symptomati<iucs.  Il  devra  se  modifier  incessamment,  en  se  modelant  sur  la  marche  même  de 
l’affection,  beaucoup  'de  tniitements  sont  devenus  médico-chirurgicaux.  I.a  partie  médicale  a  donc  ôté  complétée 
par  une  partie  chirurgicale,  de  telle  sorte  que  l’on  puisse  envÊsager,  .sous  leurs  différentes  faces,  les  multiples  traite¬ 
ments  d'une  même  maladie.  C’est  dans  cet  c.sjirit  qu’une  série  de  volumes  sont  consacrés  aux  Traitements  des 
Maladies  Cénérales  (Infections,  Intoxications,  Alaladies  de  la  Nutrition),  des  Maladies  de  cluaque  ogrgane  (Maladies 
nerveuses,  digestives,  circulatoires,  pulmonaires,  génito-urinaires),  ainsi  tiue  îles  Spécialités  (Maladies  cutanées  et 
vénériennes  ;  Maladies  de  la  bouche,  du  nez,  du  LTrynx,  des  oreilles  et  des  yeux). 

Ainsi  se  complètent,  mutuellement,  les  trois  Sé’ries  relatives  aux  .Agents  Thérapeutiques,  aux  Médications  et  aux 
Traitements.  Elles  .sont  conçues  avec  une  même  préoccupation,  celle  d’être  immédiatement  utiles  au  Praticien. 


/"■  Série.  -  LES  AGENTS  THÉRAPEUTIQUES 
L’Art  de  Formuler,  par  le  professeur  CiII.bert.  i  vol.  8  fr. 
Technique  thérapeutique  médicale,  par  le  I)'  Mii.ian.  i  vol. 

*  Technique  thérapeutique  chirurgicale,  par  les  IR”  Pauciiet 
et  Ducroquet.  i  vol.  15  fr. 

Physiothérapie. 

♦  Klectruthérapie.  parle  IR  Noiiier.  i  vol.  10  fr. 
Radiothérapie.  Kadiumthérapie,  Photothérapie,  par  les  l)'” 

Oumx  et  XlMMI  KN.  I  vol. 

♦  Kinésithérapie  :  Massage,  (iymnastique,  i>ar  les  I>'“  1’.  Car¬ 
not.  Daokon.  DrcROQUKT.  Naoeotte,  Cai’tku,  Uou- 

♦  Méeanothéra  pie.  Jeux  et  Sports,  Hydrothérapie,  par  les 
I)'“  FrAIKIN,  IlE  Cariienae,  Constensoux,  TlSSIÉ, 
I>i;i..v(;entére.  I’akiset.  i  vol.  8  fr. 

*  Crénothérapic  {Raiix  minérales).  Thalassothérapie,  Cll- 
mathothérapie,  par  les  (irofesseiirs  Lashou/y  ilAUTiKK, 
.MouREf.  De  Launay,  les  IR"  Meitz.  I.AMARot'E,  Laeesque, 
1*.  Carnot,  i  vol.  i.(  fr. 

Médicaments  chimiques  et  végétaux,  par  le  i»  l’ic  et  le 
IR  i.MIIENT.  2  vol. 

”  Opothérapie  par  le  IR  i’.  Carnot.  :  vol.  ii  fr. 

*  Médicaments  microbiens  |  Itaetériothérapie.  I  ’accinalions. 
Sérothérapie),  par  Metciintkokk.  .SACouÉrÉE.  Kemeinoer. 
Louis  Martin,  Vaii.i.ari>.  Doi-ter.  bESRi  iiKA,  Sai.imiient, 
\V,\SSI:BMANN.  DujARniN-lfEAUSlETZ,  Caemette.  i  vol.  s  fr. 

*  Régimes  alimentaires,  par  le  IR  Marcel  I.AI111Ê.  i  vol  12  fr. 
Psychothérapie,  par  le  jirol.  Déjerine  et  le  IR  André  Thomas. 

I  vol. 

2<‘  Série.  -  LES  MÉDICATIONS 

*  Médications  générales,  p.-ir  le.s  IR”  Rouciiaki).  il.  Kooer. 
Sabourauh.  Sakrazès.  ISeroonié,  i*iNARi>.  .Atert.  Mauree, 
Kauzier,  1’.  Carnot.  I’.  Marie.  Ceitnet.  I.épine,  i’ou- 


CHET,  IUETIIAZARD,  A.  RoBIN  et  COYON,  ClIAUFKARD, 
WiDAEet  Le;mie;rbe.  I  vol.  12  fr. 

Médications  symptomatiques  (Mal.  nerv.,  resp.,  circulât.), 
pitf  J.  Léi’ink,  Sicari),  Guieeain,  M.  de  Keeury,  Mé.né- 

TRIER,  MaYOR.  I  vol. 

Médications  symptomatiques  {.Mal.  digest.  hepat.,  rénales, 
génit.  et  cutanées),  .par  Giebert,  Castaione,  Jacquet  et 
M.  Ferrand  i.  vol. 

3”  Série.  -  LES  TRAITEMENTS 
Thérapeutique  des  Maladies  infectieuses,  par  les  IR”  NoiiÉ- 
couRT.  Noc.  Marcel  Garnier,  i.  vol. 

Thérapeutique  des  Maladies  de  la  Nutrition  et  Intoxica¬ 
tions,  Jiar  les  1)'”  I.EREIIOUEEET,  I.ŒPER.  I  Vol. 
Thérapeutique  des  Maladies  nerveuses,  par  lesIR' Ci.aude, 
I.EJONNE,  DE  MaRTEE.  I  Vol. 

*  Thérapeutique  des  Maladies  respiratoires  et  Tuber¬ 
culose,  par  les  IR”  Hirtz,  Rist,  Kus.s,  Tiieeier.  i  vol.  12  fr. 

Thérapeutique  des  Maladies  circulatoires  (Crrur.  Vaisseaux, 
.Sang),  par  les  IR”  JosuÉ,  Vaquez  et  .Aubertin,  Wiart. 

I  vol. 

Thérapeutique  des  Maladies  digestives.  Foie.  Pancréas, 
par  les  IR”  1’.  Carnot,  Combe,  Lecéne.  i  vol. 

*  Thérapeutique  des  Maladies  uri  aires  (Reins,  Voies 
urinaires,  .ippareil  génital  del'homme),  |>ar  les  1)'”  Achard. 
Marion.  I'aisseau.  12  fr. 

Thérapeutique  gynécologique  et  obstétricale,  par  ics 
IF*  BrINDI':AU  et  Jeannin.  i  vol. 

Thérapeutique  des  Maladies  cutanées  et  véné,  iennes, 
par  les  IR”  .Audry,  Durand,  Nicoeas.  i  vol  12  fr. 
Thérapeutique  osseuse  et  articuiaire,  par  les  IR-  Hexiiard. 

IAatot.  Mouciiet,  Marfan.  i  vol. 

Thérapeutique  des  Maladies  des  Veux,  des  Oreilles,  du  Nez, 
du  Larynx,  de  la  Bouche,  des  Dents,  par  les  1R«  Duruv- 
Dutemi’s,  Ée.tinne  Lombard,  M.  Rov.  i  vol. 


Les  volumes  parus  sont  précédés  d’un  astérisque. 


SOM^HM^RE 

A.  Moiichht .  1  umeur  ganglion4©rü  pédiclfe  de  la  p.iroi  postérieure  du  pharynx  buccal.  yS 

Lin^ssier  .  —  Le  traitement  Mli  •••••■: .  7*’ 

Ans.  Schvvaiitz .  —  Traitement  du  càticcx/d^.^fl|||.'. .'. .  f. . . . .' . ! . .  .........  ?3 

Acii  ALiTts .  —  La  sécrétion  psyàlîitÿl^e  l’dRmac  chez  l’homm  ■.  —  La  polynévrite  palu¬ 

déenne. —Rés'ul*StsTfu  ayiefn/othorax  thérapeutique  dans  iâ  tuberculose.  «6 
SocihTÉ.s  SAVAMhs . —  Société  médicale  hàpfiau^ï-  S.  ciélé  de  Hioiogie.  —  Acadéniiede  méde¬ 

cine.  —  AcadémicsÂt^^^j^es.  —  S.  c.été  de  thérapeutique.  -  Société  de 
neurologie.  —  Sociéîe"nalomique.  —  S.iciete  ce  cliirurgie.  —  Société  de 

psychiatrie .  87 

La  vik  .médicale  a  l’éthanüeb.  —  Société  de  iiiedeciiie  interne  de  Ikriin .  qe 

Médecine  pratique  :  MédicatUm  anttcancereusc.  par  le  1)''  Gillet .  iu 

Libres  propus . l'iT 

Choses  du  jour:  Les  étrennes  a  travers  les  âges .  III 

Chronique  scientifique:  Comment  acheter  une  fourrure,  par  le  Dr  V.  Balthizahd . V  et  Vil 

Art  et  médecine  :  Leçon  d’anatomie  de  Iiio.mas  de  Leyser .  IX 

Curiosités  :  Ordonnances  et  notes  d  honoraires  de  médecin  sur  des  cartes  a  jouer  :  Sur  la  pénurie  de 

cadavres  à  la  Faculté  ;  Fumisterie  de  salle  de  girde .  IX 

Les  cérémonies  scientifiques  :  Centenaire  lie  Régnault  rilenn-Victorl.  par  le  1)' (i.  Weiss.... .  XI 

Les  Plaquettes  méditâtes  :  Médaillé  du  Prolesseur  Bernheim .  .Xlll 

Chronique  des  livres  :  La  pratique  des  exercices  physiques  (gvniiiastique,  jeux  et  sports),  par  11.  litenig; 

Technique  thérapeutique  chirurgicale,  par  Raiichet  et  Ducroq.iet .  Xlll 

Art  et  médecine  :  Scène  de  la  vie  medicale,  par  (javahni .  .  XVII 

Diététique  ;  Boissons  pour  malades .  ,X1X 

Formutes  thérapeutiques  :  Contre  1  aneniie.  —  Pommade  pour  favoriser  l  amaigrissemeiit .  XIX 

La  Médecine  au  Palais .  XIX 

Nouvelles Le  Dîner  triennal  de  1  Agrégation . .  XXI 

Eloge  de  Claude  B.-rnard  (i8i3-i878)<  — L'orchestre  medical . .  XXlll 

La  Vie  médicale .  XXV  et  XXVII 

Cours.  —  Actes  de  la  Faculté  di  Pans .  X.XV’H 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 


PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  i®tdc  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  (/'  '•  Décembre  au  3o  Novembre)  :  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  ;  1  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 

Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Tous  les  autres  numéros  ont  Sa  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 


ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX  (48  pages) 


Janvier. ...  —  M-iladles  des  voies  respiratoires;  —  tuber¬ 
culose. 

Février _ —  Physiothérapie!  —  physiodiagnostic. 

Mars .  —  Dermatologie; — syphilis;— maladies  véné¬ 

riennes. 

Avril .  —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladies 

des  reins  et  des  voies  urinaires. 

Mal .  —  Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miné¬ 

rales,  climatothérapie  ;  —  diététique. 

Juin .  —  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du  foie. 


Juillet .  —  Maladies  du  cœur,  du  sang,  des  vaisseaux. 

Août . —  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in¬ 

fectieuses. 

Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 
larynx;  —  des  yeux. 

Octobre....  —  MaI.adies  nerveuses  et  mentales;  —  méde¬ 
cine  légale. 

Novembre .  —  Thérapeutique. 

Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles;  —  Pué¬ 
riculture. 


PRIMES  DE  PARIS  MÉDICAL 

D’Importantes  primes  remboursent  6  fois  le  montant  de  l’abonnement 
pour  tous  les  abonnés  jusqu’au  8  Janvier. 

(Voir  le  détail  au  verso  page  II) 


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—  II  — 


AUTO-INTOXiCATIONS 

■  CONVALESCENCES 

Typhoïde,  Pneumonie.  P” 

Paralysie  générale,  ^^,*«***T^g  fc  P  . 

Anémies.  Syphilis^^,„i*«^'**^jig  I  Ml  o\S  ‘‘® 

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PRIMES  DE  PARIS  MBDICAL 

Les  abonnés  d'une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  6  fois 
le  prix  de  l’abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l'ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

J.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

{Chaque  abonne  a  droit  à  ces  six  primes)  : 

1“  Bons  dè  rembourse.xent  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
Bi-AcgiiK,  Instruments  de  chirurgie,  25,  rue  Cujas,  à  l’aris. 

20  Bous  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emii.e 
Dupont  fils,  G.  Mathiku  fils  et  C'",  Mobilier  médical,  chirurgical,  pour  malades  et  Instru- 
■  ments  de  chirurgie,  9,  rue  Cujas,  à  Paris. 

30  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  100  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne.  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4“  Bons  de  remboursement  de  six  fr.  sur  un  achat  de  vingt-cinq  fr.  ou  de  douze  fr.sur  un  achat 
de  5o  ir.  de  livres  édités  par  la  librairie  J.-B.  Bah.i.ièke  et  nus,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris. 

5»  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  l'achat  d’une  muntre  médicale  (75  francs, 
ou  90  francs)  de  la  maison  Auricoste,  horloger,  10,  rue  La  Boétie,  à  l’aris. 

6“  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
CoiioRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  (Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut 
joindre  au  prix  de  l'abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port). 
IL  Primes  offertes  en  outre  aux  abonnés  de  Paris  Médical  jusqu’au  8  janvier 

(Chaque  abonné  a  droit  à  une  seule  de  ces  dix  primes)  : 

I»  Règles  plates  en  glace  de  Saint-Qobain  verre  rouge  à  base  de  sels  d’or  (valeur  <S  francs) 
offertes  par  l’Uraseptine  Rogler  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéol  du  D'  Boucard 
(ces  deu.x  primes  ensemble). 

2»  Portefeuilles  offerts  par  leLaitLepelletler  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  Lécuyer),àCarentan. 

30  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Ch.  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  Paris. 

4»  Trousses  de  poche  pour  l’analyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosubine,  16,  rue  Charlemagne, 
à  Paris. 

5“  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison  David,  69,  avenue  des  Ternes. 

60  Un  colis-postal  de  1 5  rosiers  de  la  maison  Gemen  et  Bourg,  de  Luxembourg.  (Joindre  i  fr.So 
pour  l'emballage  et  le  port  du  colis  des  rosiers). 

7“  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  légumes  (25  variétés)  offertes  par  la  maison  L.  Clause,  à 
Brétigny-sur-Orge.  Joindre  /  fr.  pour  l'emballage  et  le  port. 

8“  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Sachet,  papeterie  médicale, 
2((,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

90  Boris  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d’ins¬ 
truments  de  chirurgie,  1 13,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris. 

loo  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Cogit  et  C'°, 
Appareils  de  précision,  36,  boulevard  Saint-Michel,  à  l’aris, 

II"  Une  caisse  de  30  bouteilles  d’Eau  de  Pougues  St-Léger, offerte p,ir la C‘"  de  Poi  gces  Si-LfauR. 

En  outre  les  25o  premiers  abonnés  recevront  dans  le  courant  de  Janvier  chacun  trois  estampes 
anciennes  offertes  par  .M.  Brunot,  pharmacien,  rue  de  Chaillot,  à  Paris. 

Envoyer  avec  le  montant  de  l'abonnement  la  liste  des  primes  dans  l'ordre  de  préférence.  — 
Joindre  5o  centimes  pour  les  frais  d'expédition  de  chacune  des  primes.  —  Les  primes  seront 
expédiées  dans  un  délai  de  1 5  jours. 


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—  veux  et  la  Tuberculose  osseuse  infantile.  — 


_  III  _ 


LIBRES  PROPOS 


On  a  beaucoup  parlé,  ces  temps  derniers,  de  l’entrée 
des  femmes  à  l'Institut.  W"»  Curie,  candidate  à  l’Aca¬ 
démie  des  sciences,  .sera,  nons  re.spérons,  nommée  et  ce 
sera  ju.stice  :  car,  ayant,  avec  Pierre  Curie,  découvert  le 
radium,  il  est  juste  qu'elle  soit  à  l’honneur,  comme  à  la 
peine.  Pierre  Curie  le  comprenait,  d'ailleurs,  ainsi,  et  ii 
refusa,  dit-on,  la  croix  parce  qu’il  n’y  en  avait  pas  une 
autre  jiour  sa  collaboratrice.  Or,  Pierre  Curie  fut  de 
l’Institut  ;  il  devait  donc  désirer  qu’elle  en  fût  aussi,  et 
cette  élection  apparaît  comme  un  acte  de  piété  envers 
le  grand  Savant  qui  a  donné,  par  ses  découvertes,  tant  de 
lustre  à  la  Phy.si()ue  française,  envers  le  grand  laborieux, 
et  le  grand  modeste  dont  la  vie  fut  trop  courte  pour 
l’humanité,  et  dont  le  caractère  était  aussi  admirable 
que  le  génie. 

C  est,  d’ailleurs,  une  consbitation  bien  curieuse  (et  qui 
ruine  les  théories  de  bien  des  mysogynes)  que  l’appé¬ 
tence  particulière  des  femmes  pour  des  Sciences  même 
abstraites,  ainsi  <iue  la  place  honorable,  voire  même  glo¬ 
rieuse,  qu’elles  y  occupent  déjà.  Notre  monde  médical 
a  été  le  premier  envahi  par  l’élément  fêmjnin. 

Actuellement,  nos  Services  d’hôpital,  nos  Cours  sont 
fleuris  d’étudiantes,  dont  les  grands  chapeaux  ne  couvrent 
pas  toujours  de  petites  têtes,  et  dont  les  frisures  sont, 
parfois  aussi,  intracrâniennes. 

Les  Conférences  d’internat  comprennent,  parfois,  un 
nombre  égal  de  candidats  et  de  candidates,  et  l’on  dit  que, 
parfois,  celles-ci  ne  sont  ni  les  moins  travailleuses  ni  les 
moins  zélées  :  d’ailleurs,  leur  présence  semble  produire, 
chez  leurs  laids  partenaires,  une  émulation  et  une 
stimulation  très  favorables  au  travail  :  en  tous  cas,  elles 


policentles  mœurs  (peut-être  même  un  peu  trop),  et  l’on 
trouverait  difficilement,  panni  nos  étudiants,  les  bar¬ 
bares  du  temps  de  Bichat,  avec  leurs  beuveries  et  leurs 
orgies  gargantuesques.  _ 

Bans  les  Salles  de  Garde,  rintenie-femme  tient  sa  jilace, 
simplement  et  honorablement  ;  la  camaraderie  y  est 
égale,  quel  que  soit  le  sexe. 

Ici  s’arrête  l’évolution  actuelle  ;  il  n’y  a  encore  de 
candidates  ni  aux  Hôpitaux,  ni  à  l’.Vgrégation,  ni  à  l’.Vca- 
démie  de  Médecine  ;  mais  cela  ne  saurait  tarder  et  achè¬ 
vera  d’ahurir  tel  mysogyne  attardé,  qui  se  lamente  de 
voir  les  femmes  prendre  la  place  des  hommes,  sans 
revanche  possible. 

Certaines,  à  la  fois  femmes-médecins  et  femmes  de 
médecins,  ont  continué  encore  à  travailler,  même  une  fois 
mères  de  famille  :  nous  avons  tous  sur  les  lèvœes  le  nom 
de  l'une  d’entre  elles  qui',  depuis  son  Internat,  en  sym¬ 
biose  familiale  et  scientifi<iue  avec  un  Maître  en  Neuro¬ 
logie,  a  réalisé  une  série  de  travaux  de  premier  ordre, 
ipii  a  fait,  avec  lui,  un  atlas  d'Anatomie  nerveuse  qui  est 
un  admirable  monument  élevé  grâce  aux  documents 
recueillis,  préparés  et  dessinés  par  elle,  et  qui  discrète¬ 
ment,  dans  l’ombre,  collabore  à  l’œuvre  didactique  de 

A  celle-là,  la  plus  savante  et  la  plus  illustre  de  nos 
femmes-médecins,  devrait  être  donnée  une  récomiiense 
officielle  et,  puisque  nous  avons  la  bonne  fortune  d’avoir 
pour  ministre  de  l’Instruction  publi<pie  un  féministe 
dévoué,  (pli  considère  les  rubans  rouges  comme  un  attri¬ 
but  de  toilette  ])articulièrement  seyant  aux  femmes,  il  ne 
saurait  faire  choix  plus  mérité  m  mieux  accueilli  dans 
le  monde  médical.  Paul  Carnot. 


CHOSES 

LES  ÉTRENNES  A  TRAVERS  LES  AGES 

L'usage  de  donner  des  étrennes  remonte  à  la  plus 
haute  antiquité.  Be  tout  temps,  en  effet,  les  humains 
ont  apprécié  le  plaisir  de  donner  et  surtout  celui  de 
recevoir. 

Chez  les  Uomains,  cette  coutume  fut  particulièrement 
en  faveur.  Sous  les  premiers  Rois,  on  offrit  d’abord  des 
rameaux  cueillis  dans  le  bois  sacré  de  «  Strenia  ».  Be  là, 
le  nom  de  «  strenia  »,  puis  «  strena  »,  étrenne.  On  y 
joignait  quelquefois  des  présents  symboliques,  du  miel, 
par  exemple,  pour  montrer  combien  douce  et  sans 
heurt  on  désirait  l’année  qui  allait  venir. 

Mais  cette  simplicité  fut  de  courte  durée  et  on  ne  tarda 
pas  à  éclianger  des  cadeaux  plus  précieux  ;  on  avait 
même  une  affection  particulière  pour  les  monnaies  d’or 
et  d’argent,  comme  en  témoigne  Ovide  qui  prétendait 
que  l’argent  a  autant  de  douceur  que  le  miel. 

Sous  les  Empereurs,  tout  le  peuple  allait  souhaiter  la 
bonne  année  à  l’empereur  «pii  se  tenait  dans  le  vestibule 
«lu  palais  pour  recevoir  les  jirésents  qu’on  venait  lui 
offrir.  Auguste  se  montra  généreux  à  son  tour  ;  Tibère, 
indifférent  aux  hommages  «lu  sénat  et  du  jieuplc,  réser¬ 
vait  ses  faveurs  aux  nymphes  «le  Caprée,  mais  le  cupide 
Caligiila  fit  savoir  par  un  édit  qu’indépendamment  des 
présents  <pii  lui  étaient  destinés,  il  accepterait  encore 
ceux  tpii  avaient  été  dédaignés  par  son  prédécesseur. 

Lorsque  le  christianisme  eut  triomphé  du  paganisme, 
les  étrennes  furent  défendues  comme  entachées  d’impiété. 
Les  prêtres  jiromirent  tous  les  feux  de  la  terre  et  de 
l’enfer  à  ceux  <]ui  oublieraient  cette  prescription.  Mai.s 
on  SC  contenta  «le  clianger  la  date  des  étrennes  et  «le 
mettre  «lans  l’échange  «les  ca«teaux  une  plus  grande 
discrétion.  Les  prêtres  eux-niêmcs  ne  tardèrent  pas  à 
devenir  plus  .sensibles  à  la  générosité  des  fidèles,  et  les 
anciens  usages  revinrent. 

Sous  Louis  XIV,  les  grands  seigneurs  firent  as.saut 
«le  générosité.  Bans  toutes  les  cours  «l’Europe,  on  jiarla 
longtemps  des  etrennes  magmtifpies  «pu  furent  offertes 
à  àlme  «le  Mnntcs])an. 

Sous  Louis  XV,  on  ob.seiva  une  plus  grande  réserve. 
Le  canlinal  Bubois  «lont  la  générosité  égalait  la  vertu 


DU  JOUR 

répondit,  un  jour,  à  son  maître  d’hôtel  qui  lui  demandait 
ses  étrennes  :  «  Marau«l,  je  te  donne  tout  ce  que  tu  m’as 
volé  dans  l’année.  »  Il  est  vrai  «pie  le  cardinal  Dubois  eût 
rendu  des  points  à  Harpagon.  Quand  le  premier  ministre 
fut  élevé  à  la  pourpre,  Paris  «lonna  des  fêtes  en  son 
honneur  et  le  peuple  attendait  du  nouveau  cardinal  un 
acte  généreux.  Mais  celui-ci,  comme  la  nuit  tombait, 
partit  en  carrosse  et  ne  rentra  dans  la  capitale  «pi’à  la 
fin  «les  réjouissances.  On  lui  en  gar«la  «juelipie  rancune 
et  tout  le  monde  répéta  cette  Ixnitade  de  Saint-Simon  : 
Il  Le  pape  est  le  meilleur  cuisinier  du  monde,  puisipie 
d’un  maquereau,  il  a  fait  un  rouget.  » 

Profitant  «l’un  exemple  venu  de  si  haut,  un  vieux 
gentilhomme  breton  avait  pris  coutume  d’envoyer  jiour 
étrennes  une  haire  et  une  discipline  à  son  neveu  «pii 
se  piquait  d’être  le  plus  grand  libertin  du  royaume. 
Quanti  le  bonhomme  mourut,  son  neveu,  en  signe  de 
reconnaissance,  fit  graver  sur  sa  tombe  cette  épitaphe  : 
Ci-git,  des.sous  ce  marbre  blanc. 

Le  pins  avare  homme  «le  Rennes  ; 

S’il  est  mort  la  veille  de  l’an. 

C’est  pour  ne  jias  donner  «l'étrennes. 

En  lyijj,  un  édit  sévère  .supprima  les  étrennes  comme 
étant  d’inutilité  publique.  Edit  bien  superflu,  car  le  seul 
cadeau  qui  fût  alors  à  la  mode  était  la  guillotine  et  per¬ 
sonne  ne  mettait  beaucoup  d’empressement  à  se  l’offrir. 

Après  la  tonrineiite  révolutionnaire,  on  chercha 
l’oubli  des  heures  tristes  dans  la  religion  «lu  .souvenir 
et  on  reprit  les  habitudes  «lu  pa.s.sé.  .\près  av«>ir 
été  des  loups  fiiri«nix,  les  hommes  montrèrent  tout 
à  coup  la  patience  et  la  douceur  d’un  agneau  pascal  ; 
après  avoir  égorgé  leurs  semblables,  ils  furent  pris  soii- 
«lain  «l’nn  be.soin  irrésistible  d’aimer  et  «le  se  faire  aimer. 
Mystère  et  caprice  «lu  destin.  L’usage  des  étrennes  rede¬ 
vint  alors  en  faveur  ;  on  voyait  «lans  l’échange  «les  cadeaux 
comme  un  doux  symbole  de  fraternité. 

Notre  éiKique,  malgré  son  scepticisme,  est  restée 
très  fidèle  à  cette  coutume  de  nos  pères,  mais  les  étrennes 
i.tiles  ont  remplacé  les  gâteaux  de  miel  du  b«m  vieux 

La  matière  demeure  et  la  forme  se  perd. 

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—  V  — 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE 


COMMENT  ACHETER  UNE  FOURRURE 

Parle  D'  V.  BALTHAZAKD 

IVofessciir  iifîri'gé  à  la  Faculté  du  méducine  de  Paris 

Qu’il  est  loin  le  temps  où  nos  grancl’mères  achetaient, 
avec  la  traditionnelle  robe  de  soie,  l’unicjue  fourrure  de 
prix  qu’elles  devaient  conserver  toute  leur  vie  !  Aujour¬ 
d’hui,  non  seulement  chacun  veut  posséder  une  fourrure, 
commune  ou  rare,  mais  encore  il  en  faut  changer  suivant 
les  ciijtrices  de  ht  mode. 

A  l’apjjroche  de  l’hiver,  les  devantures  des  fourreurs 
s’ornent  des  peaux  des  animaux  les  plus  variés  :  on  voit 
succéiier,  d’année  en  année,  les  skungs  aux  renards  hkincs, 
les  renards  sitkas  et  argentés  aux  skungs,  les  loutres  aux 
renards,  tpiand  ce  n’est  pas,  comme  cette  année,  l’opos- 
stim  qvii  représente  la  «  haute  nouvetiuté  ». 

Qu’arrive-t-il?  La  peau  de  ropo.ssum,  grise  et  de 
médiocre  aspect,  se  vendait  autrefois  cinq  francs  ;  elle 
servait  uniquement  à  doubler  les  manteaux  et  à  confec¬ 


tionner  des  cols  pour  les  pelisses  d’automobile.s.  Cette 
année,  le  prix  de  la  peau,  avec  latpielle  on  préjiare  étoles 
et  manchons,  atteint  de  25  à  30  francs. 

Ce  n’est  ])as  seulement  en  changeant  la  vogue  des 
div'erses  fourrures  que  la  mode  exerce  sur  nous  sa  tyran¬ 
nie  ;  il  faut  cpie  les  plus  belles  peaux  .soient  taillées  et 
retaillées,  sous  le  vain  prétexte  que  les  vêtements  se 
portent  longs  ou  courts,  cintrés  ou  flottants. 

Un  semblable  gaspillage  des  plus  belles  peaux  de 
loutre,  de  zibelines  soulève  notre  indignation,  que  parta¬ 
geraient  les  fourreurs,  s’ils  étaient  passionnés  pour  les 
matières  merveilleuses  qu’ils  manient  et  si,  chez  eux,  le 
commer^-ant  ne  damait  habituellement  le  pion  à  l’artisan. 

La  conséquence  de  pareilles  pratiijues  est  facile  à  conce¬ 
voir  :  le  prix  des  belles  fourrures  s’élève  dans  des  propor¬ 
tions  considérables,  d’autant  plus  que  la  chasse  aux  ani¬ 
maux  à  fourrures  a  été  jiour.suivie  sans  aucune  modéra¬ 
tion  et  sans  aucun  souci  de  la  conservation  des  espèces. 
Les  belles  fourrures  sont  à  présent  hors  de  la  portée  de  la 
phipart  des  budgets. 

Comme  il  faut  malgré  tout  posséder  des  fourrures  à  la 
mode,  dans  un  siècle  où  l’on  tient  tant  à  paraître,  le  com¬ 
merce  des  fourrures  est  devenu  le  domaine  des  néologismes 
et  des  falsifications.  Le  renard  blanc  n’est  souvent  que 
du  chat,  la  marte  de  la  fouine,  le  renard  argenté  un 
renard  de  ]iay.s  teint  en  noir  et  piqué  de  poils  de  blaireau. 
Mais  le  vulgaire  lapin  de  choux  demeure  la  providence 
des  fourreurs  :  le  lapin  blanc,  dont  le  poil  est  coupé  ras, 
remplace  l’hermine  et  orne  la  robe  rouge  de  nos  maîtres  ; 
le  lapin  gris,  lustré  et  teint,  se  i  iétamorphose  en  loutre  de 
Colombie,  animal  de  la  légende  ;  le  même  lapin,  rasé  et 


teint  en  noir,  imite  la  loutre  d’Hudson  et  se  vend  .sous  le 
nom  de  loutre  du  Nord.  Tour  à  tour  rongeur  et  carnivore, 
le  lapin  arrive  à  atteindre  un  ])rix  élevé  :  telle  peau  que 
la  cuisinière  a  cédé  pour  la  somme  de  quinze  centimes, 
nous  revient,  affublée  d’un  nom  pompeux,  dans  un  man¬ 


teau,  dans  une  pelisse,  et  nous  la  payons  de  dix  à  vingt 

On  voit  à  quelles  méprises  peut  s’exposer  celui  qui 
désire  faire  l’achat  d’une  fourrure.  A  moins  d’avoir 
acquis  par  une  longue  pratique  une  connaiss'ance  parfaite 
des  fourrures,  ipie  les  spécialistes  diagnostiquent  à  la  fois 
par  la  vue  et  par  le  toucher,  il  est  impossible  de  se  dépê¬ 


trer  au  -milieu  des  falsifications  et  des  dénominations 
erronées. 

Pour  cpii  sait  manier  un  microscope,  médecin  ou  phar¬ 
macien,  il  est  pourtant  simple  de  déceler  immediattunent 
la  fraude  :  il  suffit  d’examiner,  à  un  grossissement  conve¬ 
nable,  quelques  poils  de  la  fourrure  pour  être  fixé  sur  sa 
nature  et  sur  sa  provenance. 


~  VI  — 


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—  VII  — 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE  [suite) 


Sans  entrer  dans  les  détails,  que  l'on  trouvera  dans 
l’ouvrage  écrit  par  nous  en  collaboration  avec  M*‘''  Mar¬ 
celle  Lambert  (i),  nous  nous  proposons  dans  cet  article 
de  donner  quelques  indications  rapides  sur  le  diagnostic 
micrographique  des  fourrures.  Ainsi  le  médecin  pourra 
aisément  vérifier  si  l’étiquette  mise  sur  une  fourrure 
répond  à  la  réalité  ;  nous  ajouterons  même  que  jiour  cer¬ 
tains  diagnostics  délicats,  entre  les  martes  du  Nord  et  les 
zibelines,  entre  les  desmans  et  les  rats  loutres,  surtout 
lorsque  les  peaux  ont  déjà  subi  des  maniindations  mul¬ 
tiples,  la  science  du  micrographe  l’emporte  sur  la  pratique 
du  fourreur. 

Les  poils  sont  montés  dans  le  baume  du  Canada,  entre 
lame  et  lamelle  ;  on  les  décolore  préalablement  par  l’eau 


Fourrure  de  loutre  marine. 


oxygénée,  si  leur  teinte  foncée  gêne  pour  reconnaître  les 
détails  de  la  structure. 

Kappelons  que  les  poils  des  animaux  se  divisent  en  deux 
groupes;  les/arrc.?,  en  général  longues  et  raides,  eWes  poils 
de  duvet,  plus  courts  et  plus  flexibles.  Bien  .souvent  la 
peau  est  éjarrée,  c’est-à-dire  que  toutes  les  jarres  sont 
arrachées,  et  il  ne  subsiste  que  des  poils  de  duvet,  au  milieu 
desquels  on  reconnaît  toujours  à  vrai  dire  des  fragments 
de  jarres,  dont  l’extrémité  libre  a  été  cassée. 

L’examen  microscopique  jjorte  sur  la  forme  générale 
du  poil,  sur  l’asjjoct  du  canal  médullaire,  sur  le  pigment 
et  sur  les  écailles  de  la  cuticule.  Le  rapport  des  diamètres 
du  canal  médullaire  et  de  la  tige,  dans  la  partie  la  plus 
renflée  du  poil,  ou  indice  médullaire,  est  sensiblement 
constant  dans  la  même  espèce;  c’est  donc  un  des  éléments 
les  plus  importants  pour  le  diagnostic  de  la  nature  d’une 
fourrure. 

L’alternance  régulière  des  cellules  de  la  moelle  caracté¬ 
rise  le  poil  des  rongeurs  (fig.  i,  3),  ordre  (jui  renferme  un 
grand  nombre  d’animaux  à  fourrures.  Le  poil  de  lapin  se 
rc'connaît  aisément  à  l’empilement  en  colonnes  longitudi¬ 
nales  des  cellules  médullaires  (fig.  i).  Un  simple  coup 
d’œil  jeté  sur  les  figures  ipie  nous  reproduisons  ici  montre 
combien  il  est  facile  de  distinguer  ce  poil  de  celui  de 
l’hermine  (fig.  2),  de  celui  de  l’ondatra  ou  rat  loutre 
(lig-  .1),  dont  la  peau  éjarrée  et  lustrée  constitue  ia 
loutre  d’Hudson,  et  du  duvet  de  la  loutre  marine  (fig.  4), 
si  remarquable  par  la  saillie  des  écailles  lusangi(pies  de 
la  cuticule. 

^  Le  canal  médullaire  du  poil  des  caniivores  forme  un 
réseau  irrégulier,  à  larges  mailles  plus  ou  moins  aplaties. 


La  figure  5  montre  un  poil  de  renard  blanc,  où  l’aspect 
du  canal  médullaire  est  très  net  dans  la  partie  du  poil  h, 
oi  l’air  que  renferme  la  moelle  a  été  partiellement  déplacé 
par  le  baume  du  Canada. 


En  jiré.sence  d’une  fourrure  de  renard  argenté,  piquée 
de  poils  blancs,  il  est  facile  de  dire  si  ces  poils  appar¬ 
tiennent  bien  à  la  jieau  on  s’ils  ont  été  rapportés  ;  l’exa¬ 
men  microscopi<jue  ne  permet  en  effet  aucune  confusion 
entre  le’poil  de  renard  (fig.  5)  et  le  poil  de  blaireau  (fig.  6). 


Ces  quelques  exemples  suffi.sent  pour  montrer  comment 
il  conv'ient  de  procéder  à  l’examen  micrographique  d’une 
fourrure,  en  comparant  les  poils  aux  nombreux  dessins 
contenus  dans  le  livre  cité  plus  haut,  ou  mieux  encore 
aux  poils  de  fourrures  dont  l’authenticité  soit  certaine. 


(i)  Marcelle  Lamrert  et  Balthaeard,  /.c  poil  de  l'homme  et  des  animaux,  Paris,  Stcinhell,  1910. 


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—  IX  — 


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LES  LEÇONS  D’ANATOMIE 

Leçon  d’ Anatomie,  par  Thomas  di;  K-i  ysm» 


CURIOSITÉS 


Ordonnances  et  notes  d’honoraires 
de  médecin  sur  des  cartes  à  jouer. 

On  trouve  dans  le  BKllelin  de  la 
Société  du  Vieux  Papier,  trois  tlo- 
cuments  intéressants  : 

L’un  est  une  ordonnance  de  iné<le- 
cin  au  revers  d’un  sept  de  cauir 
(collection  Guizard)  : 

Sene . 

Sel  de  t  jlaul) 

Rhubarl.' . 

Mæme . 


lin  remettant  l’ordonnance,  le 
médecin  dit  :  a  Vous  ferez  prendre 
cela  à  votre  mari  ».  Le  médecin 
sorti,  la  pauvre  paysanne  jirend 
la  carte,  la  coupe  en  petits  mor¬ 
ceaux  qu’elle  jette  dans  du  lait 
bouillant  et  fait  avaler  le  tout  au 
malade.  Le  malade  est  mort  le  soir 

Connaît-on  d’autres  documents 
analogues? 


2  grammes. 


Aromatisée  avec  l'eau  do  fleurs 
d’oranger. 

L’autre  est  une  note  d’honoraires 
do  médecin  au  revers  d’un  as 
de  cœur  ; 

11  m’est  dû  pour  trois  visites  faites 
pour  Mlle  dj  la  Villejosse.  la  somme  de 
lo  livres. 

Revu  le  montant  cy-dessus,  le  2  mai 
1769.  De  lA  Roujardikre, 

Docteur-Médecin. 


Sur  la  pénurie  de  cadavres  à  la 
Faculté. 

Or  ça,  mon  journal,  tu  me  navres, 
Rn  me  révélant  qu’à  Paris, 

Nos  petits  carabins  chéris 
Manquent,  à  présent,  de  cadavres. 

Plus  de  cadavres  (non,  tu  crois  !) 
Hans  cette  ville  où  chaque  apache, 
Avec  le  browning  ou  l’eustache, 
Tous  les  soirs,  en  fabrique  trois  ! 


Le  troisième,  communiqué  par 
par  M.  Pellisson,  dans  ses  Cartes 
de  visites  saintongeoises  (1898),  est 
également  une  ordonnance  écrite 
sur  une  carte  à  jouer,  saupoudrée 
de  ccius. 


Plus  de  cadavres  1  Non,  que  diable  ! 
Y  i)enses-tu,  mon  cher  journal? 
Le  fait  est  trop  phénoménal 
Pour  qu’il  nous  paraisse  croyable. 

Pourtant,  si  c’est  la  vérité. 


j;’il  n’existe  plus,  ô  prodige  ! 

De  cadavre  même  un  vestige 
Pans  notre  pauvre  l'acuité. 

Sied-il  pour  cela  de  se  faire 
-Vutîint  de  bile,  s’il  vous  plaît, 
•Mors  que,  sans  conteste,  il  est 
Un  si  bon  remède  à  l’affaire  ! 

Par  belle  vous  me  la  baillez  ! 
l’ius  de  cadavres?  Fantastique  ! 
Mais  chez  nos  hommes  politiques 
Vous  en  trouverez  des  milliers  ! 

(Cri  de  Paris). 

Fumisterie  de  Salle  de  garde. 

Ci-dessous  le  rapport  authentique 
rédigé  jadis  ])ar  un  interne  d’un  hô¬ 
pital  de  la  rive  droite  à  qui  ses  col¬ 
lègues  avaient  «  monté  le  cou  »  : 

«  Je  soussigné,  X...,  interne  des 
hôpitaux  de  Paris,  chargé  de  la  garde 
au  cimetière  du  Père  Lachaise  (four 
crématoire),  certifie  que  rien  d’anor¬ 
mal  ne  s’est  produit  pendant  mon 
séjour  au  cimetière  :  il  n’y  a  eu  au¬ 
cune  incinération. 

«  L’interne  de  ser\’ice  au  four  cré¬ 
matoire.  X... 


—  X  — 


LIBRAIRIE  J. -B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue  Hautefeuille,  PARIS 

Consultations  Médicales 


Par  H.  HUCHARD 

Médecin  de  l'hôpital  Necker,  Membre  de  l'Academie  de  médecine 

Nouvelle  édition  complète  en  trois  volumes  :  36  fr. 


I 

THÉRAPEUTIQUE 

CLINIQUE 

1910,  I  volume  in-8  de  (>36  pages... 


Les  Consultations  médicales  de  M.  Huchard  ont  été 
le  plus  gros  succès  de  librairie  de  ces  deniiéres  années. 
Un  tel  résultat  suffirait  à  démontrer,  si  cela  était  néces¬ 
saire,  que  ia  forme  pittoresque,  familière,  pratique  .sur¬ 
tout,  adoptée  par  l’auteur  était  bien  celle  qui  convient 
au  médecin  déjà  lancé  dans  la  pratique,  à  qui  le  temps 
manque  pour  suivre  au  jour  le  jour  la  marche  évidem¬ 
ment  progressive,  mais  un  peu  sinueuse,  de  la  science 
contemporaine,  et  qui,  dans  un  cas  embarrassant,  désire 
trouver  de  suite  la  solution  cherchée,  donnée  non  à  la 
façon  des  manuels  secs  et  impersonnels,  mais  dictée  par 
un  des  maîtres  dont  le  sens  clinique,  la  sagesse  et  la  pru¬ 
dence  font  autorité  dans  la  science. 

Ce  volume,  c’est  Huchard  lui-même  appelé  en  con¬ 
sultation  et  parlant  au  lit  du  malade,  débrouillant  clai¬ 
rement  une  pathogônie  bien  clinique  et  dégagée  des 
brumes  des  laboratoires,  faisant  ressortir  les  symptômes 
qui  seuls  doivent  compter,  et  dictant  avec  une  expérience 
consomméela  marche  asuivre  pour  un  traitementrationnel. 


III 

MALADIES  DE 
L’APPAREIL  RESPIRATOIRE 
ET  DE  L’APPAREIL  DIGESTIF 

in-8  de  5oo  pages. . .  12  fr. 

Nulle  part,  on  ne  sent  la  tendance  au  livre,  à  l’oeuvre 
d’airain,  c’est  magistral  néanmoins  par  l’autorité  qui 
s’en  dégage.  Il  s’y  trouve  de  tout  :  de  rélémentaire  qu'on 
ne  répétera  jamais  trop  parce  qu’il  est  fondamental:  du 
raffine  aussi,  des  analyses  minutieuses  et  des  interpré- 
tîitions  délicates,  où  l'auteur  apporte  toute  l’autorité  de 
sa  longue  expérience.  Il  faut  lire  toutes  ces  consultations, 
au-ssi  captivantes  que  les  Cliniques  de  Trousseau,  dont 
elles  rappellent  la  magistrale  lucidité  et  qui  empoignent 
le  lecteur  avec  une  puissance  irrésistible, 

Un  premier  volume  traite  de  la  Thérapeutique  clinique 
en  général,  des  médications,  de  leurs  indications  et  de 
leurs  contre-indications. 

Un  second  volume  est  entièrement  consacré  à  la  Théra¬ 
peutique  clinique  des  maladies  du  cœur  et  à  l’exposé  com¬ 
plet  de  nos  connaissances  sur  l'artériosclérose. 

Le  troisième  et  dernier  volume,  qui  vient  de  paraître, 
est  consacré  aux  Maladies  de  l'appareil  respiratoire  et  de 
l’appareil  digestif. 


II 

MALADIES  DU  CŒUR 

A  RTÉRIOSCLÉROSE 
10,  I  volume  in-8  de  608  p.iges..  12  I 


LAIT  LINAS 


RÉGIMES  LACTÉS 


NORMAL  é  VIVANT  di  ASEPTIQUE 

des  vaches  laitières  sélectionnées  et  alimentées  rationnellement 
LACTARIUM  LINA8>  de  Versailles,  Fournisseurs  des  Hôpitaux  de  Paris. 

KEFIR  LINAS  AU  LAIT  NORMAL  di  d»  d»  ^ 


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LHI  I  iriMlUIlL  LUI  MO  Livraisons  et  Bureaux  a  PARIS.  H  bis.  rue  Rosa-Bonheur.  Téléphone  :  7«o-W 

NOTICE  ET  ÉCHANTILLONS  SUR  DEMANDE 


—  XI 


LES  CÉRÉMONIES  SCIENTIFIQUES 

CENTENAIRE  DE  HENRI-VICTOR  REGNAULT 


Kegnault  est  ué  en  i8io  à  Aix-la-Chapelle.  Orjihelin  de 
père  et  de  mère  à  l’âge  de  huit  ans,  il  eut  une  enfance 
très  difficile  et  débuta  dans  la  vie  par  une  lutte  pénible 
pour  l’existence.  Privé  de  toutes  ressources,  il  fut,  jus- 
(lu’à  l’âge  de  dix-huit  ans,  obligé  d’entrer  dans  une 
maison  de  commerce  où  il  remplissait  les  fonctions  les 
plus  humbles. 

Cependant,  attiré  par  le  besoin  d’apprendre,  il  profitait 
des  courts  instants  de  loisir  que  lui  laissaient  ses  occupa¬ 
tions  pour  aller  travailler  à  la  Bibliothèque  nationale. 

1  )oué  d’une  remarquable  aptitude  pour  les  sciences,  il 
se  prépara  ainsi  à  l’École  polytechnique,  où  il  entra 
en  1830  et  dont  il  sortit  le  deuxième  de  ^  promotion 
comme  élève-ingénieur  des  mines. 

Pendant  son  séjourâ  l’École 
des  mines ,  Régnault,  en¬ 
voyé  en  mission  en  Allemagne, 
en  rapporta  de  remar¬ 
quables  rapports  techniques 
qui  montrent  à  quel  point  il 
excellait  dans  tout  ce  qu’il 
entreprenait. 

A  la  fin  de  1835,  son  maître 
Berthier  le  fit  attacher  au 
laboratoire  de  l’École  des  mines,  dont  il  devint  le  directeur 
adjoint  en  1838  en  même  temps  qu’il  était  chargé,  en  qua¬ 
lité  de  professeur  adjoint,  d’un  cours  de  dociniasie. 

C’est  là  qu’en  moins  de  trois  ans  il  publia  dix-huit  mé¬ 
moires  importants  sur  la  chimie,  qui  le  conduisirent  à 
l’Institut,  âgé  à  peine  de  trente  ans. 

Il  fut  alors,  sur  la  proposition  de  la  commission  centrale 
des  machines  à  vapeur,  chargé  jrar  le  ministre  des  Tra¬ 
vaux  publics  de  déterminer  les  principales  lois  physiques 
et  les  données  numériques  entrant  dans  le  calcul  des  ma- 
cliines  à  vapeur  et,  commença  cet  immense  ensemble 
de  travaux  se  rattachant  à  l’étude  de  la  chaleur  qui  cons¬ 
tituent  aujourd’hui  encore  le  meilleur  de  nos  documents 
sur  cette  partie  de  la  physique.  Régnault  poursuivit  cette 
œuvre  pendant  près  de  trente  ans  avec  un  tel  éclat,  que  sa 
renommée  de  chimiste  s’en  est  trouvée  quelque  peu 
obscurcie. 

Dès  1841  il  avait  été  nommé  professeur  de  chimie  à 
l’École  polytechnique,  où  il  succédait  à  Gay-Lussac,  en 
même  temps  qu’on  lui  confiait  au  Collège  de  France  la 
chaire  de  physique  illustrée  par  Savart  et  par  Ampère. 

Enfin,  en  1854,11  succéda  à  Ebelmen  comme  directeur 
de  la  manufacture  de  Sèvres. 

Régnault  avait  suivi  à  l’École  polytechinqae  les  cours 
de  Dulong, dont  l’enseignement  eut  la  plus  grande  influence 
sur  la  partie  la  plus  brillante  de  sa  carrière.  11  rejnit  les 
expériences  de  son  maître  ;  grâce  à  une  dextérité  remar¬ 
quable  et  un  jugement  admirable,  il  perfectionna  toutes 
les  méthodes  et  créa  un  outillage  nouveau  qui  lui  permit 
de  pousser  ses  recherches  à  un  degré  de  précision  qui  n'a 
guère  pu  être  dépassé  dans  hi  suite. 

Dans  l'ensemble  de  ses  travaux,  il  en  est  un  qui  doit 
pius  spécialement  attirer  notre  attention,  c’est  celui  qu’il 
exécuta  en  collaboration  avec  Reiset  sur  la  respiration 
des  animaux. 


Depuis  Lavoisier,  divers  expérimentateurs  avaient  en¬ 
trepris  des  recherches  sur  les  échanges  gazeux  des  ani¬ 
maux,  Dulong  lui-même  avait  publié  un  mémoire  impor¬ 
tant  sur  ce  sujet.  Mais  jamais  la  méthode  mise  en  œuvre 
n’avait  été  vraiment  satisfaisante  et  les  déterminations 
n’avaient  porté  que  sur  un  petit  nombre  de  sujets  diffé¬ 
rents.  Comme  pour  ses  autres  travaux,  Régnault  imagina 
un  dispositif  dont  le  meilleur  éloge  à  faire  est  de  rappelar 
que  c’est  encore  à  lui  que  sont  revenus  les  expérimenta¬ 
teurs  américains  dont  les  recherches  provoquent  actuel¬ 
lement  l’admiration  de  tous  les  physiologistes. 

Avec  cette  méthode,  Régnault  et  Reiset  étudièrent 
les  échanges  gazeux  chez  un  grand  nombre  d’animaux 
homéothermes  et  hétérothermes  et  arrivèrent  à  divers 
résultats  importants.  Ils  purent  montrer  ainsi  que  les 
échanges  gazeux  sont  d’autant  plus  importants  que  les 
animaux  sont  plus  petits,  qu’ils  ne  sont  pas  influencés  par 
un  accroissement  de  la  teneur  en  oxygène  de  l’air  inspiré, 
mêmelorsque  l’onvajusqu’à  les  placer  dans  l’oxygène  pur. 
Ils  ont  étudié  les  variations  du  rapport  en  volume  de  l’a¬ 
cide  carboniqxie  expiré  et  de  l’oxygène  absorbé,  auquel 
Pflüger  a  dans  la  suite  attaché  une  si  grande  importance, 
et  ont  démontré  que  les  variations  de  ce  rapport  sont  liées 
à  la  nature  de  l’alimentation.  Enfin  ils  ont  constaté  qu’en 
remplaçant  l’azote  de  l’air  par  de  rhy'drogène,on  active 
les  combustions  de  l’organisme  chez  les  homéothermes, 
parce  que  la  déperdition  de  chaleur  se  fait  mieux, grâce 
à  la  conductibilité  plus  grande  de  l’hydrogène. 

Tous  ces  résultats  ont  été  confirmés  par  les  successeurs 
de  Régnault  et  Reiset.  Il  n’en  est  pas  de  même  pour 
l’absorjition  ou  l’élimination  de  l’azote  gazeux.  Ils 
avaient  cru  voir  qu’en  régime  normal  les  homéothermes 
dégagent  de  l’azote,  tandis  qu’ils  en  absorberaient  dans 
l’inanition.  Les  expériences  ultérieures  d’autres  savants 
n’ont  pu  établir  aucune  absorption  ou  élimination  de 
l’azote  à  l’état  gazeux.  C’est,  dans  l’ensemble  des  tra¬ 
vaux  de  Régnault,  le  seul  point  sur  lequel  on  ait  pu  le 
prendre  en  défaut  ;  il  est  vrai  que  ce  n’était  qu’un  détail 
accessoire  dans  ses  recherches  et  que  son  dispositif  ne  se 
prêtait  pas  bien  à  la  solution  de  ce  problème. 

Pendant  son  séjour  à  Sèvres,  Régnault  avait  été  victime 
d’un  accident  grave.  Une  chute  mit  sa  vie  en  danger  pen¬ 
dant  plus  d’un  mois  et  le  laissa  notablement  diminué. 
Cependant  il  reprit  ses  travaux  et  exécuta  encore  d’impor¬ 
tantes  recherches  sur  la  vitesse  du  son.  Il  put  les  achever 
avec  succès,  mais  ce  furent  les  dernières.  Sa  belle  intelli¬ 
gence  commença  à  décliner,  et  la  mort  de  son  fils  Henri 
Régnault,  tué  à  Buzenval  le  19  janvier  1871,  lui  porta  un 
coup  des  plus  funestes. 

Après  le  siège  de  Paris,  il  voulut  néanmoins  continuer 
son  œuvre,  mais  en  arrivant  à  Sèvres  il  trouva  son  labo¬ 
ratoire  saccagé  par  les  Prussiens.  Ses  manuscrits,  conte¬ 
nant  de  nombreux  réiînltatsd’expôriences,étaient  détruits, 
les  instruments  qu’il  avait  mis  de  longues  années  à  cons¬ 
truire  étaient  brisés,  tout  son  matériel  de  travail  était 
anéanti.  Dès  lors,  désarmé,  atteint  dans  tout  ce  qu’li 
avait  aimé,  il  ne  fit  plus  que  végéter  et  s’éteignit  le 
19  janvier  1878,  anniversaire  de  la  mort  de  son  fils. 

Georges  Weiss. 

Professeur  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris. 


XIJ 


TUBERCULOSES 

■CATARRHES 
GRIPPES  M  M 
BRONCHITES 


Emulsion  Marchais 

i»jaost-  xxo-cR:Ë:oso^rjÉx: 

De  trois  à  six  cuillerées  à  café  par  PARFAITEM EIMT  TOLÉRÉE 
jour,  dans  du  lait  ou  du  bouilfon.  COMPLÈTEMENT  ABSORBEE 


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IODE  PHY8IOLOOIOUE,  SOLUBLE,  ASSIMILABLE 

Première  Combinaison  directe  et  entièrement  stable  de  l'Iode  aveo  la  Peptone 

Découverte  en  189G  par  E.  GALBRUN,  dootkur  kn  pharmaoib 

Remplace  toujours  Iode  et  lodures  sans  Iodisme. 

Vingt  gouttt*  XODAEOSB  agiuent  comme  un  gramme  lodure  atcattn. 
tentRLTmn  cr  firstsTaioii»  :  ^■«^oRATolwc  QAi-BRUN,  18.  Bue  Oberkampt.  PAM8. 


1 


-  Xlll  - 


LES  PLAQUETTES  MÉDICALES 

MÉDAILLE  DU  PROFESSEUR  BERNHEIM 


Le  IJ  novembre  dernier  avait  lieu  à  Nancy  uue  cérémonie 
grandiose  et  touc  hante  pour  fêter  le  j ubilé  du  professeur  Bernheim . 

Ce  fut  toute  une  série  d’hom¬ 
mages  rendus  par  M.  le  Préfet 
de  Meurthe-et-Moselle  ;  par  le 
I  )'  Gross,  doyen  de  la  Faculté  de 
médecine  ;  par  le  Dr  Ganzinotty, 
jn’ésident  du  comité  d'organisation 
de  la  fête  ;  par  le  professeur 
P.  Simon,  élève  et  collègue  du 
Maître  ;  ])ar  les  Dr  Henry,  Haa'ns, 

I  te.,  .sans  parler  des  nombreux 
toasts  au  banquet  du  soir. 

Ün  sait  qu'à  cette  occasion, 

I.f  Proicsscur  lii  k.m;:  im  professeur  honoraire  Bernheim 

fut  promu  pjficier  de  la  Légion 
d'honneur,  et  qu’ainsi  les  nombreux  élèves,  amis  et  la  gracieuseté  d’offrir  à  y'aris  mérficaf  (i)  est  due  au  grand 
admirateurs  du  maître  furent  au  comble  de  la  joie.  artiste  lorrain  Victor  Prouvé.  La  photographie  est  due 

I-a  plaquette,  que  le  Comité  du  jubilé  Bernheim  a  eu  à  la  Maison  des  Arts  graphiques,  de  Nancy. 


I.a  souscription  de  20  I 


ir  qui  paraîtra  à  la  lin  de  jt 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


La  pratique  des  exercices  phy¬ 
siques  (gymnastique,  jeux  et 
sports),  par  M.  Henri  Hœnig, 
professeur  adjoint  au  cours  supé¬ 
rieur  d’éducation  physique  de 
l'Université  de  Paris,  professeur 
au  lycéeHenri-U^  (Paris  J.-B.Bail- 
lière  et  fils,' 1 91 1,  un  vol.  in -18  de 
pages  et  Jig  figures  (Biblio¬ 
thèque  des  connaissances  utiles). 
.\  notre  époque,  il  est  absolument 
nécessaire  jKiur  combattre  la  fatigue 
tlti  système  nerveux  et  du  cerveau, 
de  se  livrer  à  des  exercices  physiques. 
Cette  affirmation,  qui  s’applique 
aux  adultes  et  aux  gens  âgés,  s’ap- 
jilique  bien  plus  encore  aux  enfants 
et  aux  adolescents  si  l’on  veut  qu’ils 
aient  une  âme  saine  en  un  corps 
sain  ;  mais  il  ne  s’agit  pas  tie  recom¬ 
mander  à  la  jeunesse  lit  pratique 
exagérée  d’un  sport  exclusif,  la 
recherche  de  records  ou  de  perfor¬ 
mances  «lui  déterminent  le  sunne- 
nage  et  vont  à  l'encontre  du  but 
cherché.  Il  faut  «pte  l’enfant  et 
l’adole.scent  soient  également  liabiles 
à  tous  les  sparts  et  à  tous  les  exer¬ 
cices  pour  (lue  toutes  les  parties  de 
leur  corps  se  développent  hanno- 
niatisenient. 


C’est  pour  atteindre  cet  idéal  que 
M.  Hœnig  a  écrit  son  livre  :  on  y 
trouve  décrits  les  exercices  gradués 
qui  doivent  composer  une  leçon  de 
gymnastique,  les  règles  des  sports, 
comme  la  lutte,  la  boxe,  la  danse, 
la  gj'mnastique  athlétique,  les  règles 
des  jeux  d'enfants,  les  règles  des 
jeux  d’adultes  comme  le  tennis,  le 
foot-ball,  le  hockey;  et  en  même 
temps  on  y  trouve  exposée  l’utilité 
physiologique  des  divers  exercices. 

Le  livre  de  M.  Hœnig  extrême¬ 
ment  utile  aux  familles  et  aux  jeunes 
gens  qui  veulent  se  livrer  d'une  façon 
raisonnée  et  saine  aux  sports,  l'est 
également  et  à  un  haut  degré  aux 
médecins  car  ces  dentiers  y  trouve¬ 
ront  une  multitude  de  renseigne¬ 
ments,  qui  leur  permettront  de  ré¬ 
pondre  d’une  manière  claire  et  docu¬ 
mentée  quand  On  les  consultera  sur  la 
gymnastique,  sur  les  jeux  ou  sur  les 
sports  qu’il  convient  de  pratiquer. 

Ai,bert-Wi;ii.. 

Technique  thérapeutique  chi¬ 
rurgicale,  par  les  D,-  Pauchet, 
professtuir  à  l’École  de  médecine 
d’.Vmiens,  et  Ducroquet,  chargé 
du  service  d’orthopédie  à  l.i  j>oli- 


cliniquu  Kothschild.  i  vol.  in- S  de 
543  pages  avec  552  figures,  car¬ 
tonné  :  15  fr.  (Librairie  J. -B. 
Baillière  et  Fils'  19,  rue  Haute- 
feuille,  à  Paris.) 

Ce  volume,  qui  appartient  à  la 
collection  de  la  «  Bibliothèque  de 
thérapeutique  a  de  Gilbert  et  Car¬ 
not,  se  re*ommande  essentiellement 
jtar  scs  qualités  pratiques.  Sui¬ 
vant,  en  cela,  la  coutume  tjui  tend  de 
plus  en  plus  à  s’imitlanter  chez  tous 
ceux  qui  écrivent  pour  le  praticien, 
les  auteurs  ont  multiplié  les  figures, 
s’ingéniant  à  ce  (pte  chaque  temps 
opératoire  soit  nettement  repré¬ 
senté.  M.  Pauchet,  après  avoir  lon¬ 
guement  décrit  tous  les  soins  préo- 
opératoires,  passe  en  revue  la  tech¬ 
nique  généraie  des  principales  inter¬ 
ventions  courantes,  en  s’en  tenant 
toujours  aux  principes  généraux 
ipti  doivent  guider  l’opérateur  avant, 
pendant  et  après  l’opération. 

Si.  Ducroquet  nous  apprend  à 
confectionner  et  à  poser  de  bons 
appareils  plâtrés  et  ses  figures  nom¬ 
breuses  et  claires  valent  mieux  que 
toutes  les  longues  descriptions. 

.•\.  SettWARTZ. 


T>issout  92  %  des  Composés 
de  l’Acide  urique 
Kàdiiit  Ipx  Déchets  uratiaues 


TRAITEMENTdeLANEWLIE.NEURASTHENIE 

ET  DE  TOUS  LES  ETATS  CONSOM  PTI FS 


suc  PUR  mAlIERABlEDEVIMIDEDEllŒUF  CRUE 


ASSOCIÉ  À  £A  CATALAN  ET  AUX  OXYDASES 
^  DU  PLASMA  SANGUm 
DE  BŒUF 


LES 

PLUS  HAUTES 

RÉCOMPENSES 


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LIBRAIRIE  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue  Hautefeuille,  à  Paris 


BIBLIOTHÈQUE 

DU 

Doctorat  en  Médecine 


PUBLIÉE  SOUS  LA  DIRECTION  DE 

A.  GILBERT 

Professeur  à  la  Kacultiï  de  médecine  de  Paris, 
Membre  de  l’Aeadémie  de  médecine, 


L.  FOURNIER 

Médecin  des  Hôpitaux  de  Paris, 
Ancien  chef  de  clinique  de  la  Faculté. 


rremiar  examen. 

ANATOMIE  -  DISSECTION  —  HISTOLOGIE 

Anatomie,  2  vol.,  par  Grégoire,  prof,  agrégé  à  la  Fac.  de  méd. 

"'liistologic  (2'  édition),  par  Hrasxa,  prof,  agrégé  à  la  Fac.  de 

méd.  de  Paris .  15  fr. 

Deuxième  examen. 

PHYSIOLOGIE  —  PHYSIQUE  ET  CHIMIE  BIOLOGIQUES 

*  Physique  médicale,  par  A.  Broca,  prof,  agrégé  à  la  Fac. 

de  méd.  de  Paris .  12  fr. 

Chimie  biologique,  par  IJesgrez,  prof,  agrégé  à  la  l'ac.  de 

Physiologie. 

Troisième  examen. 

I.  MÉDECINE  OPÉRATOIRE  ET  ANATOMIE  TOPOGRA¬ 
PHIQUE  —  PATHOLOGIE  EXTERNE  ET  OBSTÉTRIQUE 

Anatomie  topographique,  par  Soulié,  prof,  adjoint  à  la  Fac. 
de  méd.  de  Toulouse. 

*  Pathologie  ext  me,  4  vol.,  par  Faure,  Ombrédanne,  Ciie- 

VAssu,  Schwartz,  prof,  agrégés  à  la  Fac.  de  méd.  de 
Paris,  Alglave,  chirurgien  des  hôpitaux  de  Paris. 
Cauciioix,  Mathieu,  prosecteurs  à  la  Fac.  de  méd.  de 

Paris.  Chaque  volume .  10  fr. 

*  Médecine  opératoire,  par  Lecè.se,  prof,  agrégé  à  la  Fac. 

de  méd.  de  Paris .  lo  fr. 

*  Jbstétiique,  par  Fabre,  professeur  à  la  Faculté  de  méd. 

de  Lyon .  16  fr. 

II.  PATHOLOGIE  GÉNÉRALE  —  PARASITOLOGIE 

MICROBIOLOGIE-PATHOLOGIE  INTERNE  — ANATOMIE 
PATHOLOGIQUE 

*  Pathologie  générale,  par  H.  Claude  et  J.  Camus,  prof, 

agrégés  à  la  Fac.  de  méd.  de  Paris .  12  fr. 

*  Parasitologie,  par  Guiart,  prof,  à  la  Faculté  de  médecine 

de  Lyon .  12  fr. 


Microbiologie,  par  Dotter  et  Sacîiuétée,  prof,  agrégés 
au  Val-de-Grâce. 

Pathologi;  interne  (4  vol.),  par  Gilbert,  WTdal,  i>rof.  à 
la  Fac.  de  méd.  de  Paris  :  Castaigne,  Claude.  Lœper, 
Kathery,  prof.  agr.  à  la  Fac.  de  méd.  de  Paris  ; 
Garnier,  jo.MiER,  JosuÉ,  Paisseau,  Kibierre,  médecins 
et  ancien  int.  des  hôp.  de  Paris  ;  Doi-ter,  Rouget, 
prof,  agrégés  au  Val-de-Grâce.  Chaque  volume .  10  fr. 

*  Anatomie  pathologique,  par  Aciiahd  et  Lou-er,  prof, 
et  agrégé  à  la  Fac.  de  méd.  de  Paris .  12  fr . 

Quatrième  examen. 

THÉRAPEUTIQUE  —  HYGIÈNE  —  MÉDECINE  LÉGALE 
MATIÈRE  MEDICALE  —  PHARMACOLOGIE 


*  Médecine  légale  (2"  édition),  par  Balthazard,  prof,  agrégé 

à  la  Fac.  de.  méd.  de  Paris .  10  fr. 

Matière  médicale  et  Pharmacologie. 


Cinquième  examen. 

I.  CLINIQUE  EXTERNE  ET  OBSTÉTRICALE 
II.  CLINIQUE  INTERNE 

Dermatologie  et  Syphiligràphle,  par  Je  Anselme,  prof,  grégé 
à  la  Fac.  de  méd.  de  Paris. 

*  Ophtalmolo^e,  par  Terrien,  prof,  agrégé  à  la  Fac.  de 

méd.  de  Paris .  12  fr. 

Laryngologie,  Otologle,  RhInologie,  par  Skbileau,  prof, 
agrégé  à  la  Fac.  de  méd.  de  Paris. 

Psychiatrie,  par  Dui'ré,  firof.  agrégé  à  la  Fac.  de  méd.  de 
Paris  et  Camus  (P.),  médechi  des  asiles  d’aliénés. 

*  Maladies  des  iùifants,  par  Apert,  médecin  des  hôpitaux  de 

Paris . . .  10  fr. 


programmes  nouveaux 


La  somme  des  connaissances  exigées  de  l'étudiant  en  médecine  jxrar  l’obtention  du  titre  de.  docteur  et  du  prati¬ 
cien  est  conmdéjrable  ;  elle  s’accroît  constamment  du  fait  des  progrès  chaque  jour  accomplis  dans  le  domaine  médical. 
Il  n’existait  pas,  cependant,  une  collection  d’ouvrages  correspondant  exactement  aux 

composant  toutes  les  matières  et  rien  que  le - - - - n. 

rature  médicale  :  beaucoup  ne  sont  que  de  le 

La  collection  de  Précis  dont  la  librairie  J.  —  .  , _ 

du  professeur  Gilbert,  contraste  heureusement  avec  ces  manuels  impersonnels,  b‘ons  peut-être  pour  repasser, 
incapables  d  apprendre.  Cette  nouvelle  collection  est  faite  pour  réhabiliter  les  PrécLs  dans  le  monde  médical  ;  ce  sont 
en  réalité  des  œuvres  originales  où  ceux-là  mômes  qui  enseignent  les  diverses  branches  des  sciences  médicales  résument, 
pour  le  plus  grand  profit  des  lecteurs,  leur  cours,  fruit  d’une  expérience  réfléchie  et  d’un  enseignement  travaillé.  Ils 
sont  conçus  dans  un  esprit  utilihiire  :  pas  d’historique  ni  de  bibliographie,  pas  de  théorie,  beaucoup  de  pratique. 

Apres  avoir  dre-ssé  le  plan  détaillé  de  la  «  IBibfiothèque  du  Doctorat  »,  les  directeurs  se  sont  efforcés  de  trouver, 
pour  chaque  partie,  le  collaborateur  le  plus  nettement  désigné,  celui  qui,  de  l’aveu  universel,  partit  le  plus  capable  de 
mettre  au  point  la  somme  des  connaissances  que  doivent  posséder  l’étudiant  et  lo  tiraticien. 

Grâce  à  l’autorité  du  directeur,  cette  Bibliothèque  formera  un  tout  homogène  répondant  à  un  plan  mûrement 
réfléchi  ;  grâce  au  choix  des  collaborateurs,  comprenant  trente  professeurs  et  professeurs  agrégés  de  nos  hacultés  de  méde¬ 
cine  et  vingt  médecins  et  chirurgiens  des  hôpitaux  de  Paris,  elle  reflétera  exactement  l’état  actuel  des  sciences  médicales, 
et  en  particuher  1  enseignement  de  la  Faculté  de  Paris. 

,  Ç.*'  j®*""  Ips  éditeurs  ont  tout  fait  pour  que  la  «  Bibliothèque  du  Doctorat  »  se  présentât  sous  un  aspect  capable 

de  satisfaire  les  bibliophiles  les  plus  délicats,  et  pour  qu’aucun  reproche  ne  pût  se  justifier  tant  au  point  de  vue  de 
1  impression  du  texte,  imprimé  en  caractères  neufs  snr  satin,  que  de  la  reproduction  des  figures  dessinées  ou  photogra- 
pmees  sous  les  yeux  des  auteurs  et  reproduites  par  les  procédés  les  plus  perfectionnés.  Knfin.  elle  se  présente  sous  un 
élégant  cartonnage  souple,  rouge  et  blanc. 

Le&  volumes  parus  sont  précédés  d’un  astérisque. 


XVI 


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Augmente  la  force  vivre 


Communicatiom  ■.  Academie  da  Médecine  (  I"  Déc.  1909) 
ci  Académie  des  Sciences  (  28  Juin  1909  ) 

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ANNALES  D’HYQIÈNE  PUBLIQUE 

ET  DE  MÉDECINE  LÉGALE 


-  XIX  - 


BOISSONS  POUR  MALADES 

Limonade  au  citron  : 

Citrons .  n“  2 

Sucre  en  poudre .  yo  grammes. 

lîau  distillée .  i  litre. 

Couper  les  citrons  dans  le  sens 
du  plus  grand  diamètre.  Faire  bouil¬ 
lir  l’eau,  y  verser  le  sucre,  et  laisser 
infuser  dans  un  vase  clos  non  mé¬ 
tallique. 

Limonade  citrique  ; 

Sirop  de  limon .  loo  grammes. 

Eau  distillée .  900  — 

Mélangez.  On  peut  préparer 
d’autres  boissens  acidulées  agréables 
en  remplaçant  le  sirop  de  limon  ou 
de  citron  par  du  sirop  de  cerises, 
du  sirop  de  groseilles,  du  sirop  de 


DIÉTÉTIQUE 

framboises,  du  sirop  de  vinaigre 
framboise. 

De  même  on  peut  remplacer  l’eau 
distillée  par  de  l'eau  de  source  pure, 
par  de  l’eau  de  Seltz  artificielle,  ou 
par  une  eau  minérale  de  table,  non 
alcaline. 

Limonade  gazense  ; 

Sirop  de  citron .  80  grammes. 

Eau  gazeuse .  i  bouteille 

Limonade  tartrique  : 

Sirop  d’acide  tartrique.  100  grammes. 

Eau  distillée .  900  — 

(Codex). 

Limonade  tartrique  vineuse  : 

Sirop  tartrique .  60  grammes. 

Eau  distillée .  840  — 


Orangeade  : 

Orange  pas  trop  mûre  .  n“  i. 

Sucre  en  poudre .  20  grammes. 

Eau  de  source .  250  — 

Faire  fondre  le  sucre  dans  l’eau 
et  presser  l’orange  sur  la  solution. 
On  peut,  suivant  les  circonstances, 
glacer  l’orangeade. 

Hau  d’amandes; 

Amandes  douces .  150  grammes. 

Amandes  amères .  n"  3. 

Sucre  en  poudre .  100  grammes. 

Eau  de  source .  ;  litre. 

Monder  les  amandes,  et  les  con¬ 
casser.  Faire  fondre  le  sucre  dans  de 
l’eau  tiède  qu’on  verse  ensuite  sur 
les  amandes.  Laisser  au  repos  pen¬ 
dant  une  heure.  Filtrer  ensuite  à 
l’étamine. 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


CONTRE  L’ANÉMIE 

Prendre  avant  chaque  repas,  une 
des  pilules  ; 

l’rotoxalate  de  fer .  o-'o2 

Extrait  de  coca .  o-'o4 

F.  s.  a.  une  pilule  ;  n«  50. 

Ou  bien  un  des  cachets  suivants, 
à  prendre  après  un  repas,  2  fois  par 

Tartrate  ferrico-potassique -  o“'o5 

Glycéroph.  de  chaux .  o"i5 

Poudre  de  noix  vomique .  o^'oc 

Poudre  de  q.  quina .  o'''05 

F.  s.  a.  un  cachet;  n"  30. 

Anémie  des  syphilitiques.  —  .\vant 
le  repas,  dans  une  tasse  de  macéré 
de  quassia  amara,  prendre  une  cuil¬ 
lerée  à  soupe  de  : 

Arséniate  de  soude . . .  o=’o3 
Hromhydratede  quinine  o^so 

Glycérine  neutre .  50  grammes. 

Sirop  de  q.  quina  ....  250 grammes. 

F.  s.  a. 

(Lemoine  et  Gérard). 


Anémie  des  enfants.  —  Chez  les 
enfants  de  trois  à  six  ans,  et  de  six 
à  dix,  donner  respectivement  2  à 
3  cuillerées  à  café  ou  à  dessert  de  : 

Arrhénal .  o'’2o 

Sirop  de  tartrate  ferrico- 

potassique .  ys  grammes. 

Sirop  de  q.  quina .  75  grammes. 

F.  s.  a. 

(Herzen). 

POMMADE  POUR  FAVORISER 
L’AMAIGRISSEMENT 

Le  professeur  Albert  Robin,  outre 
le  traitement  général,  conseille,  pour 
favoriser  l’amaigrissement  de  cer¬ 
taines  régions  du  corps,  de  faire  tous 
les  soirs,  sur  ces  régions,  une  friction 
avec  cette  pommade  : 

Vaseline .  30  grammes. 

Extrait  de  noix 

vomique .  o",so 

Extrait  hydro  -  alcoo  - 
lique  de  fucus  vesi- 


culosus . 

lodure  de  potassium  . . 
lodure  métallique  .... 
Essence  de  verveine  . . 
F.  s.  a. 


2  grammes. 

3  — 

3^,30 

ni  gouttes. 


La  friction  faite,  essuyer  soigneu¬ 
sement,  recouvrir  d’une  compresse 
trempée  dans  : 

Eau  distillée .  100  grammes. 

Acétate  de  plomb .  15  — 

Acétate  d’alumine .  i  — 

Recouvrir  ensuite  d’une  feuille 
de  gutta-percha  et  d’une  couche 
d’ouate. 

Sur  le  ventre,  on  peut,  à  la  place 
de  la  pommade  ci-dessus,  appli¬ 
quer  des  compresses  trempées  dans  ; 

Vinaigre  scillitiquc .  200  grammes. 

lodure  de  potassium  . .  10  — 

On  recouvre  ces  compresses  d’une 
lamelle  impennéable. 


LA  MÉDECINE  AU  PALAIS 


Exercice  illégal.  —  Un  ancien 
officier  de  marine,  M.  X...,  com¬ 
paraissait  sous  l’inculpation  d’avoir 
fabriqué  et  mis  en  vente  un  produit 
appelé  «  kymérol  »,  que  le  professeur 
agrégé  Chassevant  qualifie  de  re¬ 
mède  secret.  Le  prévenu  était,  en 
outre,  inculpé  d’exercice  illégal  de  la 
médecine. 

Son  défenseur  a  plaidé  que  tout 
pouvait  être  considéré  comme  re¬ 
mède  ;  que  le  raisin  en  grande 
quantité,  les  épinards  à  dose  laxa¬ 
tive,  la  fécule  comme  topiqut;  étaient 
des  médicaments  et  que  M.  X...  ne 
poursuivait  qu'un  but  humanitaire. 

Bien  qu’il  fût  en  état  de  récidive, 
le  tribunal  n’a  condamné  l’inculpé 


qu’à  500  francs  d’amende  et  300 
francs  de  dommages-intérêts  envers 
l’Association  des  pharmaciens  qui 
se  portait  partie  civile. 

Opération  nouvelle.  —  Le  D'  L..., 
prof,  d’oculistique  dans  une  de  nos 
facultés  deprovince,  estactuellemeiit 
actionné  en  130.000  francs  de  dom¬ 
mages-intérêts  par  un  de  ses  confrères 
oculiste  également  qu’il  a  opéré  le  23 
février  dernier  pour  un  glaucome 
suivi  de  la  perte  de  l’œil  gauche. 

Le  D'  X...  reproche  au  D»  L... 
d’avoir  voulu  tenter  sur  lui  une 
expérience  en  pratiquant  une  opéra¬ 
tion  nouvelle,  dont  le  principe  serait 
discuté  par  les  chirurgiens,  alors 


qu'il  existait  une  opération  ckssique 
ayant  fait  ses  preuves,  l’iridectomie. 
Il  se  plaint  que  le  D'  L...  lui  a  fait, 
malgré  sa  volonté,  une  sclérecto¬ 
mie  avec  iridectomie  périphérique 
qui  aurait  entraîné  la  perte  de  l’oeil. 
Le  D'  L...  repousse  ces  assertions, 
proteste  de  son  dévouement  à  son 
malade  qui  selon  lui  aurait  été  at¬ 
teint  d’une  terrible  complication  et 
dans  un  article  signé  de  lui  signale  à 
ses  contemporains  «  la  mentalité  des 
malades  et  «  des  hommes  de  loi  ». 

Ce  procès,  fort  curieux  à  cause  de 
la  question'  de  «  l’opération  nou¬ 
velle  »  sera  plaidé  ces  jours-ci,  pai 
M®  Lagoutte  et  le  bâtonnier  Bertin 
Maitre-Onome. 


CONTRE  LES  INSOMNIES 

LES  AFFECTIONS  _  ê  »  nntÊt  FtMO  MALADIES 

SPASMODIQUES  —  MENTALES 


VERONIDIA 


Un  Nouveau  procédé  très  simple  et  très  précis 

POUR 

V Analyse  des  Urines 


Kiüiiln^fui'l  simple,  rachat  de  ees  trousses  sera  conseillé  avec  grand 
simple,  très  prolil  aux  mala<les  eux-mènies,  (]ui  pourront  do  la  sorte  se 
précisé  et  in-  rendre  compte,  aussi  souvent  qu’il  conviendra,  dtis  varia- 
ilniinent  peu  tions  de  composition  de  leurs  urines.  }1  leur  sera  dés  lors 

coûteuse  la  loisible  de  surveiller  do  très  près  leur  alimentation, 
recherclie  do  contrôler  l'iniluenco  de  tel  ou  tel  mets  sur  le  taux  de 
qualibiliveel  leur  sucre  ou  de  leur  albumine,  enfin  de  faire  appel  aux 
quantitative  soins  médicaux  dès  que  ce  taux  aura  subi  une  élévation, 
des  éléments  Ges  frousses  urologiques  apparaissent  donc,  à  tous 
anormaux  égards,  comme  do  très  précieux  collaborateurs  pour  le 


cnormaux  égards,  comme  do  très  précieux  collaborateurs  pour  le 
allmniine),  tel  est  lu  but  des  Trousses  médecin,  lüii  dehors  do  l’exactitude  absolue  do  leurs  résul- 
nes,  dont  on  signale,  d  autre  part,  1  intéressante  tats,  elles  ps-ésentent  encore  favantage  d’une  grande  niodi- 
•  ,  cité  de  prix  ;  chaque  analyse  revient  à  environ  0  fr.  2!). 

liées  sous  la  forme  d  élégants  portefeuilles,  pou-  Ces  trousses  existent  sous  trois  modèles  dilféronls  : 

\.:'^ës“ëtmùpouh,sJS  reclmTchè'r^Tu?ine”l-Sm;ounôrd7l’a^^ 


chaijue  opération  d’analyse.  Elles  permettent,  en  deux 
minutes,  avec  quelques  gouttes  d’urine,  d’être  très  exacte¬ 
ment  fixé. 

Les  nombreux  médecins  qui  en  ont  essayé  l’emploi  ont 
été  unanimes  ii  faire  l’éloge  de  leur  commodité  et  île  leurs 
rigoureux  résultats.  Tout  d’abord,  au  cours  d’une  visite  ou 
d’une  consultation,  elles  donnent  au  praticien  la  facilité 
d’être  immédialeinent  renseigné  sur  la  composition  do 
Turinn  et  d  '  pouvoir  instituer,  sans  plus  attendre,  la  thé¬ 
rapeutique  qui  convient.  En  outre,  elles  lui  rendent 
aisément  généralisables  les  analyses  urologiques,  demeu¬ 
rées  jusqu’ici  lo  monoiiole  des  pliarmaciens. 

D’autre  part,  en  raison  de  leur  utilisation  extrèniernenl 


’  •  ■  2»  TROUSSE  A.  “  La  Dosurine  ",  destinée  à  doser 

essayé  l’emploi  ont  l’albumine  contenue  dans  l’urine  : 

iiimoilité  et  de  leurs  TROUS  SB  D  “  L  i  Oosuriaet  ’’  destinée  à  doser 

ours  d’une  visite  ou  la  quantité  de  sucre  (glucosel. 

praticien  la  facilité  Le  prix  de  ehaque  trousse  est  do  !i  francs  (franco  S  fr.  30). 
la  composition  de  —  Ampoules  du  renouvellement  ;  la  boite  de  10,  2  fr.  SO 
us  attendre,  la  thi'-  (franco  2  fr.  7ii|  ;  la  boite  de  20,  4  fr.  73  (franco  :  3  francs). 

elles  lui  rendent  —  Remise  de  13  p.  lOt)  à  .M.M.  les  médecins, 
irologiqiies,  domeu-  Adresser  les  commandos  et  lus  demandes  de  renseigne- 
ciens.  menls  a  la  Société  LA  DOSURINE,  16,  rue  Charlemagne, 

sation  extrèinemenl  Raris. 


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D'  LAMBOTTE  à  lames  transversales  d’acier  trempé  galvanisé 
recouvert  de  couvertures  de  laine  ou  de  coton  lavables.  Se  stérilise 
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Sté  Fse  des  Lits  Aseptiques  H.  DEPREZ,  9,  rue  Hautefeuille,  Paris 


—  XXI  - 


NOUVELLES 


LE  DINER  TRIENNAL  DE  L’AGRÉGATION 


Samedi  i6  décembre,  a  eu  lieu,  chez  Foyot,  le 
dîner  traditionnel  de  l’agrégation,  dans  lequel 
on  fête  les  nouveaux  professeurs  et  les  nouveaux 
agrégés  nommés  depuis  trois  ans.  Ce  banquet  a  été 
tout  particulièrement  animé,  cordial  et  nombreux. 

A  l’heure  'des  toasts,  M.  Ockinczic,  a  pris  la  pa¬ 
role,  très  élégamment,  au  nom  des  agrégés  nouveh 
lement  élus  ;  M.  Marfan  a  parlé  au  nom  des  nouveaux 
professeurs  et  exprimé  quelques  vœux. 

M.  Bucquoy,  malgré  son  grand  âge,  avait  tenu  à 
assister  à  ce  banquet  où  l’on  fêtait,  à  la  fois,  deux 
générations  des  siens  (son  gendre,  M.  Chauffard 
comme  nouveau  professeur  ;  son  petit-gendre,  M.  Guil- 
lain  comme  nouvel  agrégé)  ;  une  ovation  toute  par¬ 
ticulière  a  été  faite  au  vieux  Maître. 

M.  Paul  Carnot,  président  actuel  de  la  Société  des 
Agrégés,  a  pris  ensuite  la  parole  pour  les  remer¬ 
ciements  traditionnels  ;  il  a  rappelé,  en  quelques 
phrases  allégoriques  que  nous  reproduisons  plus  loin, 
les  événements  sensationnels  qui  se  sont  écoulés 
depuis  trois  ans  et  dont  l’Agrégation  a  ôté  le  prétexte  ; 
il  a,  enfin,  insisté  sur  la  nécessité  d’organiser,  sans 
tarder,  à  la  Faculté,  une  série  d’enseignements 
complémentaires  qui  font  encore  défaut,  et  d’établir, 
entre  l’Agrégation  et  le  Professorat,  deux  gradins, 
l’un  de  chargé  de  cours  complémentaires,  l’autre  de 
professeur  adjoint,  comme  dans  toutes  les  autres  Fa¬ 
cultés  (Sciences,  Lettres,  Droit,  Facultés  de  méde¬ 
cine  de  province)  ;  ces  échelons  permettraient  de 
retenir  à  l’école  les  agrégés  utiles  à  l’Enseignement, 
et  assureraient  la  continuité  de  leurs  travaux  et  de 
leur  carrière  universitaire. 

Enfin  le  Doyen,  couvert  de  fleurs  par  les  orateurs 
précédents,  a  pris  la  parole  à  son  tour,  et,  dans 
une  de  ces  improvisations  spirituelles  dont  il  a  le 
secret,  il  s’est  associé  aux  revendications  précédentes, 
qu’il  cherche,  d’ailleurs,  à  faire  aboutir  rapidement, 
pour  le  plus  grand  bien  des  Études  médicales.  Son 
discours  a  eu  l’approbation  unanime. 


Nous  donnons,  ci-après,  un  extrait  du  toast 
imagé  de  M.  Paul  Carnot,  dans  lequel  il  fait  une  revue 
allégorique  des  événements  divers  qui  se  sont 
passés  depuis  trois  ans  ;  ces  événements  sont  trop 
présents  a  la  mémoire  de  tous  pour  qu’il  soit  né¬ 
cessaire  d’expliquer  les  allusions,  transparentes,  de 
ce  petit  passage. 


«  Messieurs,  depuis  quelques  années,  bien  desév 
nements  se  sont  passés,  dont  l’agrégation  a  ét 
tout  au  moins,  le  prétexte,  et  qui  sont  riches  en  e’ 
seignements  divers. 

«  Vous  savez  que  Dame  Agrégation  met  régulier 
ment  au  monde,  tous  les  trois  ans,  une  portée  t 
petits  agrégés.  Fut-elle  fatiguée  par  ces  grossess 
multiples^  et  répétées  ?  Toujours  est-il  qu’on 
crut  atteinte  d’une  maladie  de  langueur,  pour  1; 
quelle  la  famille  demanda  l’avis  de  son  mécïec 
nabituel,  un  Maître  illustre  et  vénéré,  qui  la  .soignai 
d  ailleurs,  depuis  longtemps. 

«  Après  examen,  ce  Maître  conclut  à  une  auto-ii 
toxiciaion  :  il  conseilla  le  grand  air  du  dehors,  la  sur 
iimentation.  et  prescrivit,  notamment,  des  ratioi 
supplcMiientaircs  d’anatomie,  de  physiologie  et  c 
pathologie  générale:  ce  fut  le  Certificat  d'élud, 
medicales  supérieures. 

,i„r  “  P*''"®'  l’ordonnance  était-elle  connue  qi 
“ssourdissantes  éclataient  de  tout 
parts.  On  transigea  :  au  lieu  d’ouvrir  les  fenêtre 


on  les  ferma,  tout  en  conservant  la  suralimentation  : 
ce  fut  le  Concours  d’admissibilité  à  l’agrégation. 

«  Ni  l’entourage  de  la  malade,  ni,  surtout,  les 
héritiers  ne  désarmèrent.  La  pauvre  femme,  qui 
commençait  une  nouvelle  grossesse,  en  fut  si  vio¬ 
lemment  émue  qu’elle  en  fit  une  fausse  couche  ! 

«.  Pareil  accident  alarma  fort  tout  le  monde,  et  l’on 
décida  de  tenir  une  Grande  Consultation,  à  laquelle 
seraient  conviés  les  médecins  les  plus  célèbres,  d’au¬ 
tres  plus  modestes,  et,  môme,  quelques  rebouteurs. 

«  Cette  consultation  se  prolongea  fort  avant 
dans  la  nuit  :  elle  se  termina  par  une  ordonnance 
un  peu  longue,  très  coûteuse,  paraît-il,  ce  qui  fit- 
hésiter  la  famille. 

«  Sur  ces  entrefaites,  la  malade  devint,  à  nouveau, 
enceinte.  Malgré  quelques  attaques  de  fièvre,  la 
grossesse,  orageuse  à  ses  débuts,  se  continua  .sans 
incidents.  Mais  on  redoutait  fort  l’accouchement. 

«  En  effet,  dès  les  premières  douleurs,  il  y  eut  des 
cris,  des  convulsions,  des  rejets  alimentaires  qui 
souillèrent  tout  le  champ  opératoire. 

«  Mais  l’Accoucheur  en  Chef  y  fut  magnifique  à  son 
habitude  :  le  tablier,  tout  constellé  de  taches 
rouges  (causées,  dit-on,  par  des  pommes  d’amour), 
il  fit,  immédiatement,  une  application  de  forceps 
jusqu’à  Tépine  sacrée  ;  il  ranima  la  parturiente 
par  quelques  flagellations  énergiques  et  par  l’inha¬ 
lation  de  quelques  vapeurs  de  gendarmium.  Finale¬ 
ment,  il  tira  au  dehors  une  série  de  beaux  poupons, 
bien  conformés,  ma  foi  I  et-  très  vivants,  puisqu’ils 
se  mirent  à  crier,  sans  interruption,  pendant  trois 
quarts  d’heure. 

«  C’est  au  baptême  de  ces  nouveau-nés  que  nous 
vous  convions  aujourd’hui  ! 

«  Depuis  l’accouchement,  une  amélioration  mani¬ 
feste  s’est  produite.  La  mère  reprend  peu  à  peu  ses 
forces  ;  le  pronostic  s’améliore,  ce  qui  me  dispense 
de  vous  parler  ici  du  traitement. 

«  Je  voudrais,  par  contre,  vous  faire  part  de  nos 
inquiétudes  touchant  l’avenir  des  enfants.  Car, 
vous  le  savez  tous  ici.  la  mère  est  fort  mauvaise 
nourrice  et  n’entend  rien  à  la  puériculture. 

«  On  lui  reproche,  notamment,  de  s’occuper  fort 
peu  de  ses  enfants,  de  les  abandonner  à  eux-mêmes 
sans  moyens  de  travail,  de  ne  pas  fixer  méthodique¬ 
ment  la  tâche  de  chacun,  et  de  ne  tenir  que  peu 
compte  de  la  peine  qu’ils  se  donnent. 

«  Puis,  dès  que  les  enfants  atteignent  Tâge  de  neuf 
ans.  cette  mère  dénaturée  les  met  à  la  porte,  malgré 
toute  leur  gentillesse,  malgré  les  services  qu’ils 
peuvent  lui  rendre,  et  prépare  de  nouveaux  berceaux. 

«  Les  pauvres  petits  abandonnés,  en  proie  aux  dan¬ 
gers  de  la  rue.  sont  recueillis  par  l’Assistance  pu¬ 
blique  :  mais,  longtemps  encore,  on  les  voit  errer, 
malheureux,  autour  du  logis,  guettant  un  signe  de 
cette  mère  qu’ils  aiment  toujours,  et  prêts  à  rentrer 
dans  cette  maison  dont  ils  ont  été  chassés  ! 

«  Messieurs,  Que  l’intérêt  des  agrégés  soit  de 
rester  au  foyer  familial,  cela  ne  souffre  pas  démons¬ 
tration.  Mais  je  prétends  que  l’intérêt  mèmè  de  la 
mère  serait  de  les  garder  en  leur  çlonnant  du  tra¬ 
vail,  en  achalandant,  grâce  à  eux,  sa  maison,  et  en 
étendant  le  chiffre  de  ses  affaires.  » 

Suit  l’énoncé  des  réformes  demandées  pour  l’in¬ 
troduction,  à  la  Faculté,  sous  forme  de  cours  com¬ 
plémentaires,  d’une  série  d’en.seignements  indispen¬ 
sables,  que  tout  le  monde  réclame.  La  question  est 
si  importante,  pour  les  Etudes  Médicales  et  pour  les 
Etudiants,  que  nous  nous  proposons  de  l’e.xposer 
bientôt  à  nos  lecteurs. 


-  XXII  - 


SPÉCIFIQUE  DES  DIARRHÉES  ET  DYSENTERIES 


Hordénine-Laim 


Dysenteries  coloniales  AMPOULES  !  Diarrhées  infantiles 

Entérocoliles-Typhoïdes  BULLES  !  KnClsL^■M.I,rW^^^  Entérites -Castro -entérites 

Adopté  officiellement  par  le  ,  utti^katuki-:  kt  i^ciiantim.ons  Comptes  Rendus  de  l’Acad.  des  Sciences 

Conseil  supérieur  de  san  é  des  colonies  C.  PÉPIN,  D' en  pharin.,  9,  r.  du  4>Sept.,  Paris  et  de  l’Acad.  de  Médecine. 


—  XXI II  — 


NOUVELLES 


ÉLOGE  DE  CLAUDE  BERNARD  (1813-1878)  A  L’ACADÉMIE  DES  SCIENCES 


dont  le  professeur  Van 
Tikghem  vient,  à  la 
séance  annuelle  de  l’Aca¬ 
démie  des  Sciences,  d’évo¬ 
quer  la  grande  figure,  na  ■ 
tluit  de  parents  vignerons, 
au  petit  village  de  Saint- 
Julien,  près  de  Ville- 
franche. 

Claude  Bernard.  vait-il.surKscoteaux  à 

du  Beaujolais,  qui 
font  face  à  la  Domhe.  J’ai  pour  horizon  les  Alpes, 
dont  j’aperçois  les  cimes  blanches,  quand  le  ciel  1 

Ses  débuts  furent  des  plus  modestes... 

Privé  de  son  père  de  bonne  heure,  et 

comme  il  apprenait  bien  à  l’école,  le  curé  JMlMaltH''" 

du  village'  le  choisit  comme  enfant  de 

Claude  continua  au  collège  ecclésiastique 

de  Villefranche.  Puis  il  fut  placé  chez  un 

pharmacien  de  Lyon,  qui  (U-s.servait 

l’École  vétérinare  voisine,  et  llonsieiir  ‘ 

Claude  »  (ainsi  l’appelait  son  ij.iiioii) 

avait,  parmi  ses  attributions,  tille  de 

jîorter  les  médicaments 


Cherchant  sa  voie, 
Claude  Bernaril  s’essaya 
d’abord  à  la  littérature, 
eut  un  petit  succès  au 
théâtre  de  Lyon  avec  un 
vaudeville,  et  se  risqua  à 
venir  à  Paris,  porteur 
d’une  tragédie  en  cinij 
actes  dont  il  était  l’au¬ 
teur,  et  d’une  lettre  ipii 
le  recommandait  à  Saint- 
Marc  (îirardin.  Celui-ci 
détounia  Bernard  des 
lettres,  en  Un  conseillant 
de  chercher  un  métier  pour 
vivre.  Ce  fut  le  trait  de 
lumière  d’où  devait 
jioinilre  la  carrière  scien¬ 
tifique  du  savant  prédes- 


’illustre  phy.siologiste  de  la  table  à  l’autre  :  «  Dites  donc,  je  vous  prends  pour 
t  le  profes.seur  Van  mon  préparateur  au  Collège  de  France,  n 
îHEM  vient,  à  la  La  carrière  de  Claude  Bernard  était  tracée.  Elle 

ice  annuelle  de  l’Aca-  n’avait  qu’il  se  donner  libre  cours  dans  un  établissement 

ie  des  Sciences,  d’évo-  qui  convenait  à  merveille  à  l’apôtre  du  doute  philoso- 
:1a  grande  figure,  na-  phiqiie  et  du  «  raisonnement  expérimental  ». 

de  parents  vignerons.  Les  premières  publications  physiologiques  de  Claude 

letit  village  de  Saint-  Bernard  datent  de  i8.}3.  Il  faudrait  plusieurs  pages  pour 

ien,  près  de  Ville-  les  énumérer.  Sa  thèse  pour  le  Doctorat  en  médecine 
‘Che.  porta  Sur  le  suc  gastrique  et  son  rôle  dans  la 

J’habite,  écri-  otulrition.  L'introduction  à  la  médecine  expéri- 

:-il,surlescoteaux  H  mentale,  qui  le  désigna  au  choix  de  l’Académie 

Beaujolais,  qui  française  pour  occuper  le  siège  de  Flourens,  date 

Lorizon  les  Alpes,  de  1864. 

ES,  quand  le  ciel  »  Son  ascendant  était  tel,  a  dit  M.  Van 

Tikghem,  secrétaire  perjiétuel  de 


l’Académie  des  Sciences,  que  Claude 
Bernard  a  réus.si  à  grouper  autour 
de  lui  toute  une  élite  d’élèves 
dévoués  :  Bert,  Moreau,  Ranvier 
Malassez,  Gréhant,  Dastre,  d’.-lr- 
sonval.  Picard,  Morat,  pour  ne 
citer  que  ceux  qui  ont  travaillé  sous 
sa  direction  comme  aides  ou  pré¬ 
parateurs  et  dont  la  plupart  sont 
devenus  des  maîtres  â  leur  tour, 
plusieurs  même  illustres.  Mais  com¬ 
bien  d’autres,  en  France  et  à 
l’étranger,  ont  suivi  son  enseigne¬ 
ment,  partiqué  ses  méthodes  et  se 
sont  réclamés  de  lui  comme  d’un 


L’ORCHESTRE  MÉDICAL 

Jeudi  deniier  on  a  eu  le  plaisir 
d’entendre  le  premier  concert  donné 
en  France,  par  des  exécutants- 
médecins.  On  sait  que  cette  ini¬ 
tiative  est  duc  à  quelques  virtuoses, 
panni  lesquels,  le  professeur  agrégé 
Kicheigt  ;  MM.  Vaucaikk,  Blon¬ 
del,  Destanches,  Kurtz,  Daniel, 
Regnard,  Milian,  etc.,  soit  en  tout 
une  soixantaine. 


])oindre  la  carrière  scien-  V  M  i  i  II  concert  au()uel  assistait  une 

tifique  du  .savant  prédes-  j  1  if  fl Hfi  imn  1™  nombreuse  et  brillante  assustance,. 

Claude  Bernard  essaya  J|  |  |  |j|  ||||l|  il!  1  lesquels  un  certam  auteur 

l^lll  jiM 

lités  superficielles  qui  font  Statue  de  Claude  Bernard  L'Orchestre  médical  donnera 

réussir.  Son  air  était  ertgée  devant  lej^illège  de''France,*_à'l»aris.  chaque  année  un  .certain  nombre 
gauche  et  embarrassé,  .j.«-  1  ,je  jeûnions  auxquelles  seront  parti- 

et  on  lui  prédisait  une  carrière  médicale  des  plus  culièremeut  conviés  les  médecins  et  leurs  familles, 
modestes.  H  prêtera  son  concours  aux  oeuvres  philanthropiques 

Mais  quch]u’un  ne  s’y  tromjia  pas,  ce  fut  Magendie,  fl  particulièrement  aux  oeuvres  d’assistance  profes- 
qui  eut  Claude  Bernard  comme  interne  à  l’IIôtel-Dieu,  sionnelles. 

et  qui,  ayant  remarqué  la  rare  habileté  de  son  élève  Le  .second  Concert  sera  donné  fin  janvier  au  profit  de 
pratiquant  une  dissection  lui  cria  brutalement  d’un  liout  «  La  Maison  du  mé-decin  »  (création  de  plusieurs  lits). 


Statue  de  Claude  Bernard 
ertgée  devant  le^Collège  de''France,*_à'  l’aris. 


(I)  Claude  Bernard,  par  Ernest  Resas,  discouts  de  réception  â  l’Académie  française  le  3  avril  1879. 


—  XXIV  — 


AFFECTIONS  DU  CŒUR 

EM'PSnrSBMEf  Aathme,  Bronchite  chronique,  I>ila.tation  des  Bronches 
I  et  A.F^ECTXONS  dji  CŒUR  consécutives.  Troubles  de  la  Circulation, 
ARTJBsRIO-SCXjEROSE,  Balpitations,  Intermittences,  Angine  de 
Boitrine,  Affections  névrosiques  du  Cœur. 


GRANULES  ANTIMONIAUX  D‘-pAPILLAUD 


MÉDICATION  à  base  D'ARSËNIATE  D’ANTIMOINE  (0.001-/“parGranule).  00i£;2à«Mnü/e»pafJOBr 

EFFETS  COMPLEMENTAIRES  de  l’ARSENIC  et  de  l’ANTIMOINE.—  RAHPORTà  !' ACADÉMIE  de  MÉDECINE 
^IjStejjjrihPhjJ^djiDjAndréGIGOJOJiwCojHéronjPARISeUjjnkjJ^^njoNttojsta 


Augmente  la  Force  de  vivre 


Archives  des  Maladies  du  Cœur 


n’BLlKKS  sors  LA  DIIIECTION 


DBS  VAISSEAUX  ET  DU  SANG 

du  H.  VAQUEZ 

Ch.  AUBERTIN  iM?' 

SKCIIKTAIUK  DK  LA  RÉDACTION  :  Jean  HEITZ 


Il  paraît  chaque  mois  un  numéro  de  60  pages  grand  in-8,  illustrées  de  figures. 
Abonnement  annuel  :  FRANCE .  (Sfr./  ETRANGER .  (7  fr. 


MÉMOIRES  ORiaiNAUX  PUBLIÉS  EN  1910 


-  La  puisai 


Bsophagicnnc  chez  l’hoini 


CLERC  et  !•  SMEIN. 

RIEUX.  -  L'hdmatoi  _ 

PETREN  et  BERüMARK.  —  L'a’dèmc  aigu  du  poumon  a 
(lypertcnsion  artérielle  paroxystique. 

SEXARY.  —  Pression  artériefic  et  glandes  surrénales  chez 
tuberculeux. 

SAVY’.  —  Tachycardie  paroxystique  et  médication  vomitive. 

TROISIER.  --  La  diffusion  des  seis  globulaires  et  l'hémoiyse. 

THAYER.  —  Le  troisième  bruit  du  cmur. 

WYBAUAV.  —  La  pression  artérielie  à  l'état  normal  et  A  l't 

sXBRAZlf!.î|“  — ,  Plasmodies  du  paludisme. 

BARIE  et  CLERET.  —  Syndrome  de  Stokes  Adams  à  cri 
paroxystiques,  avec  rythme  bicouplé. 

GIROUX.  -  Sclérose  et  athérome  de  l'ar 

LEURET.  -  Ictère  hémolvtique  du  noui 

fETTTNGER.  -■  Les  anémies  ét  les  pr 
cours  du  traitement  radiothérapique. 

BORY.  —  Les  réactions  du  tissu  élastique  des  artères. 

liERING.  —  Sur  les  troubles  fonctionnels  qui  dépendent  des 
systèmes  musculaires  spécifiques  du  cieur. 

FRDIN.  -  Héiniitolyse  in  l’ij-o. 

KOY’.  —  Ectopie  cardiaque  par  inalformation  .sternale. 

RIEGX.SAVY,  COURJON.  —  Leucémie  aiguS  du  type  mvéloi'dc. 

PLETNICW.  —  Modifications  cardio-vasculaires  sous  l'inlluence 
des  bains  artificiellement  chargés  d'acide  carbonique. 


re  pulmonaire. 

!ssus  leucolytiques  ai 


KIESSINGER.  —  L'antifermcnt  protéolytique  du  sérum. 

OIGAARD.  —  De  la  réaction  de  Wassermann  dans  les  maladies 
du  cœur  et  des  vaisseaux. 

SABRAZES,  —  Examen  des  neutrophiles  du  sang  circulant. 

TIXIER.  —  Forme  grave  de  rachitisme  et  syndrome  transitoire 
d'anémie  p.seudo  leucémique. 

STIENON.  —  Alterations  pathologiques  des  cellules  ganglion¬ 
naires  du  cisur  humain. 

BRE'i’  et  ROUBIER - Sur  un  anévrysme  de  la  base  du  ven¬ 

tricule  gauche  co'incidant  avec  une  endocardite  pariétale  su¬ 
baiguë. 

BABONNEIX  et  PAISSEAU.  —  Ànétnie  pernicieuse  infantile 
avec  aphasie  sanguine. 

GIROUX.  —  Sclérose  et  athérome  de  l'artère  pulmonaire. 

SYLLAB.Y.  —  Marche  de  la  maladie  de  Basedow. 

MENETRIER  et  TOUR.ALSE.  —  Action  des  rayons  de  Rnintgeii 
sur  le  sang  dans  le  diabète. 

LEWIS.  —  Fibrillation  des  oreillettes  et  extrasystoles  ventri¬ 
culaires.  * 

PARIS  et  GIROUX.  -  Ictère  hé 

LESIEUR.  —  {inexistence  d'une  . . . .  , 

et  d'une  anomalie  de  la  valvule  de  Thébésius. 

GOUGEROT  et  SALIN —  Ictère  hémolytique  acquis  général  et 


:t  NltiOLAI. 


NUMÉRO  Spécimen  de  chaque  journal  contre  SO  centimes  PAR  JOURNAL  en  Timbres-poste 


STROPHANTUS 


GxanulesdeCatillonl 

A  0,001  EXTBAIT  TITRÉ  de  | 

C'est  avec  oes  granules  qu’ont  étO  faites  les  observations  discutées  h  l’Académie  en  )8gS;  elles 
prouvent  queSR  t  par  jour  donnent  une  diurèse  rapide,  relèvent  vite  le  cœur  affaibli, dissipent 
ASVSTOLIE, DYSPNÉE, OPPRESSION, ŒDÈMES,i«ectioiisMITRAlES,CARDIOPATNIE8de8ENFANTSet  VIEILLARDS, eu. 

Ellet  Immédiat,  —  inooouité,  —  ni  Intolérance  ni  vasoconstriction,  —  on  peut  en  faire  un  usage  continu. 


GRANULES  TONIQUE  du  CŒUR 

DE  CATILLON 

NombredeStroohantui  sont  inertes, d'autrestoxIquBSjles  feinfi/resdonf  inf/dèfed, exiger  la  Signature  CITILLON 
Sri*  de  l'Seaiémit  de  ^idtciai  pour  "Strophantas  et  Stropiaattae’’,  ittédaUle  d'^r  S*Pd>  Mif 


Tablettes  doCatillon  a  0^-25  m  enms  t  J'!  Li  ri»: 

tHittlTÉ.  MYNCPtWE  HERPÉTISME  flOITHE  ete.-Patx  :  3fr-T.tré.  StèriÆgren^aèS!  hZJi 


1 


—  XXV  — 


LA  VIE  MÉDICALE 


Faculté  de  médecine  de  Paris.  — 
M.  Lanclouzy,  jirofesseur  de  clinique 
médicale,  est  nommé  doyen,  pour 
trois  ans,  à  partir  du  i6  décem¬ 
bre  IQIO. 

Sont  nommés,  pour  l’année  sco¬ 
laire  1910-iqii,  chefs  de  travaux 
et  de  laboratoires  : 

I.  Travaux  pratiques.  —  Physio¬ 
logie.  . —  M.  Garrclon,  docteur  en 
méilecine,  chef-adjoint  (en  rempla¬ 
cement  de  M.  J.  Camus,  appelé  à 
d’autres  fonctions). 


accordé  <i  M.  l’ierret),  d’un  cours  de 
clinique  des  maladies  mentales. 


Écoles  de  médecine.  —  Clermont. 
—  M.  le  Moureyre  est  institué, 
pour  une  durée  de  neuf  ans,  suppléant 
des  chaires  de  pathologie  et  de  cli¬ 
nique  médicales. 

Nantes.  —  M.  le  If  Castagnary 
est  institué,  pour  une  durée  de  neuf 
ans,  chef  des  travaux  d’histologie. 


^  II.  Laboratoires  de  recherches  et 
d’enseignement.  —  CiuNlqUE  médi¬ 
cale  (Hôtel-Dieu).  —  MM.  Deval, 
])harmacien  de  première  classe,  chef 
du  laboratoire  cle  chimie  (en  rempla¬ 
cement  de  M.  Nathan,  dont  les 
lonctions  sont  ex])irée.s)  ;  Villaret. 
docteur  en  médecine,  chef  du  labo¬ 
ratoire  d’anatomie  patliologique  (en 
remplacement  de  M.  Sézary,  dont 
les  fonctions  sont  expirée.s). 

Maladies  des  voies  urinaires 
(Xeckçr).  -  -  MM.  Ambard,  docteur 
en  médecine,  chef  (section  de  chi¬ 
mie)  ;  Hraun,  docteur  en  médecine, 
chef  (section  d’histologie)  (en  rem¬ 
placement  de  M.  Guillaume,  dont 
les  fonctions  sont  expirées). 


Cliniüue  TiiÉRAPEUTiyUE  (Heau- 
]on).  —  M.  liouniigault,  chef. 

Physiologie.. —  M.  Camus  (Jean), 
agrégé,  chef-adjoint  (en  remplace¬ 
ment  de  M.  Busquet,  appelé  à 
d  autres  fonctions). 


Facultés  de  médecine.  —  Toulouse. 

-  M.  le  D"'  Ribaut  est  nommé  pro- 
lesseur  île  pharmacie. 

Par  décision  ministérielle  du  15  oc¬ 
tobre  1910,  M.  I£.  Cestan,  professeur 
le  clinique  chirurgicale,  et  M.  Des- 
lorges-Mériel,  agrégé,  chargé  d’un 
cours  demédecine  opératoire, ont  été 
autorisés  à  faire  échange  d’enseigne¬ 
ment  pour  1  ’année  scolaire  1910-1911. 

Pn  congé  d’un  an  est  accordé  pour 
r..i,son.s  de  s.mté  à  M.  K.  Cestaîi. 

•M.  Dambrin,  agrégé,  est  chargé  du 
I  ours  de  médecine  ojiératoire  jien- 
dant  le  congé  accordé  à  M.  Cestan. 


Alger.  ■  M.  le  I)''  Poujol,  agrégé 
lie  la  l'acuité  de  Montpellier,  est 
nommé  prole.sseur  d’anatomie  pa- 
thologiipie  et  histologie. 


Lille.  ■  l'n  arrêté  ministériel  vient 
d’approuver  la  créationà  l’usage  des 
étrangers  d’un  diplôme  de  chirurgien 


Nancy.  M.  Parisot  est  chargé, 
pour  l’année  scolaire  1910-1911,  des 
lonctions  d’agrégé. 

M.  le  professeur  Gross  est  nommé 
doyen  pour  trois  ans  à  partir  du 
novembre  1910. 


Lyon.  —  M.  Moreau,  agrégé,  est 
chargé,  pendant  l’année  scolaire 
1910-1911,  d’un  cours  de  matière 
médicale  (chaire  de  M.  lleauvisage, 
-énateur). 

l’n  congé  de  trois  mois,  à  partir 
du  £5  novembre  1910,  est  accordé, 
ur  sa  demande,  à  M.  Pierret,  p:*o- 
tesseur  de  clinique  des  maladies 
mentales. 

•M.  J.  Lépine,  agrégé,  est  chaigé, 
<  n  outre,  du  z.ç  novembre  njto  au 
££  lévrier  1911  (durée  du  congé 


Rouen.  —  Un  concours  s’ouvrira 
le  6  mars  1911,  devant  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris,  pour  l’emploi  de 
suppléant  de  la  chaire  d’histoire 
naturelle  à  l’École  de  médecine 
de  Rouen, 

Le  registre  d’inscription  sera  clos 
deux  mois  avant  l’ouverture  dudit 


Conseil  d’hygiène  de  la  Seine.  — 
M.  le  Df  Vaillard,  médecin  inspec¬ 
teur  général  de  l’armée,  est  pré¬ 
senté  pour  remplacer  le  D‘’  Lan- 
cereaux  décédé. 


Hôpitaux  de  Paris. —  Concours  de 
l’internat.  —  Anatomie  :  Séance  du 
12  décembre.  —  MM. Monod  (A.),  10  ; 
Larroque,  9  ;  Léchelle,  10  ;  Bar- 
raud,  6  ;  Guerrero,  5  ;  Deftins,  4  ; 
Parciieminey,  10  ;  '  Faveret,  8  ; 
Eissen,  2  ;  Pilatte,  5  . 

Séance  du  14  décembre  :  MM.  Guel- 
F,,..,.,-  , ,  .  Lesage,  4  ;  Réchad,  5  ; 


Mercier,  : 
(Marcel), 
Dell 


Charrier,  7  ;  Guillemet 
,  ,,  ,  ;  Hue  (Georges),  9  : 

Mlle  Delage,  9  ;  MM.  Collet  et  Bruel, 


Séance  du  1 6  décembre  :  MM.  De- 
lagenière.  ii;  Garcin,  7;  Michaux, 
9  ;  Sourdille,  8  ;  Trullert,  Busson  et 
Luijuet,  7  ;  Vaudescal,  12  ;  Vinay,  9. 

Seance  du  18  décembre:  MM.'De- 
livet,  14;  Costantini,  6;  Quénu,  10; 
Lorreyte,  7  ;  Berthomieu-Lomer,  4  ; 
Mignot,  13  ;  Bourgeois  (Maurice), 
5;  Iribes,  6;  M"'»  Athanassiu,  10; 
Landesmann,  9. 

Séance  du  18  décembre  1910.  ■■ 
MM.  Delivet,  14  ;  Mignot,  1 1  ;  Ôuénu, 
10;  Mue  Athanassiu,  10;  Mm.  i,an- 
desmann,  i)  ;  Lorreyte,  7  ;  Constantini, 
h  ;  Tribes,  b  ;  Bourgeois,  5  ;  Bertho- 
mieu-Lamer,  4. 

Séancedu  iqdécembre.  -  MM.Bon- 
compain,  Duval  et  Debray,  7;  De- 
ville,  4  ;  Miégeville,  1 1  ;  Pôrtret,  5  ; 
Jatuin,  4;  ïrifaud,  7;  l’hotiadès,  0. 

Pathologie.  ■  -  Séance  du  12  dé¬ 
cembre  :  MM.  Darrieux,  7  ;  Rous- 
.seau  (E.),  9  ;  Vaquette,  5  ;  Leh- 
mann  (P,),  7;  Cassard,  ii  ;  Rouil- 
lard,  10;  Petit-Dutaillis,  ii  ;  Pollet, 
11;  Boutet,  S;  Besnard  (J.),  10: 
xMallel  (Ch.),  II. 

Séance  du  14  décembre  :  MM.  Ci  1- 
leville,  c»  ;  Girard,  13  ;  Lecerf,  5  ; 
Dubois  (Robert),  12;  Berthod,  8  : 
Barthélemy,  it;  Fitte,  8;  Kreb.s, 
Lépine  et  Caux,  10  ;  Plaisant  (Eu- 
Sene),  13. 

Seance  du  lO  décembre  :  MM.  Tou- 
tpy.  7;  -Hexandreet  Hartmann,  8; 
Gau  truelle,  9  ;  Mounidian,  7  ;  Gres- 
set  et  De.saux,  lo;  Duval,  ii  ;  Ber- 
geret,  14  ;  Debrayi)  ;  Boirac,  8. 

Séance  du  19  décembre  1910, 
MM.  Thiers,  12;  (.M.)  Durand,  ii; 
Delort,  10;  M">  Delage,  10;  Marto- 


relles,  9  ;  Philip,  8  ;  Quinquaud,  7  ; 
Rougeulle,  6. 

Séance  du  20  décembre.  —  Com¬ 
position  écrite  :  MM.  Basset,  28  ; 
Hovelacque,  2  7  ;  Roux  et  Rouhier,  29. 

Concours  pu  prosectorat.  — 
Oral.  Pathologie  externe.  —  Séance  du 
13  décembre  ;  .1  Rupture  trauma¬ 
tique  de  l’urètre  chez  l’homme.  » 
MM.  Toupet,  18;  Rouhier,  17; 
Roux,  20  ;  Basset,  19. 

Oial.  Pathologie  externe.  —  Séance 
du  1 7  décembre  :  «  Phlegmon  dillus 
des  membres.  » 

MM.  Combler,  i6;  Hovelacque,  15; 
Pouiiardin  et  Berger,  20. 


Hôpitaux,  de  province.  . —  Saint- 
Etienne.  —  M.  le  If  Bérard  est 
nommé  médecin  des  hôpitaux. 

Lyyn.  —  M.  Caillou  est  chargé  du 
sen-ice  de  la  consultation  de  chirur¬ 
gie  dentaire  à  l’hôpital  de  la  Croix 
Rouge. 

Montpellier.  —  Le  concours  de 
l’externat  s’est  terminé  par  les  no¬ 
minations  suivantes  : 

Externes  titulaires  :  MM.  Roume, 
Sappey,  Bonnet  (Jean),  Boudot, 
Bouffier,  Hoareau,  Pech,  Evesque, 
Vinon,  Blouquier,  Roux,  Diffre, 
Duntze  et  Giraud. 

Extenies  provisoires  :  MM.  Chaus¬ 
se,  Néollier,  Delon,  Bonnet  (Paul), 
Cazejust  et  Foxonnet. 

Saint-Etienne.  ■ —  L’Administra¬ 
tion  des  hospices  civils  de  Saint- 
Etienne  fait  savoir  que  lé  lundi 
13  mars  1911,  à  huit  heures  du  ma¬ 
tin,  il  sera  ouvert,  à  l’Hôtel-Dieu  de 
Lyon,  un  concours  public  pour  une 
]>lace  de  chirurgien  suiipleant. 


Écoles  de  pharmacie.  -  Paiis.  - 
Le  directeur  actuel  de  l’École  supé¬ 
rieure  de  iiharmacie,  le  professeur 
Guignard,  désirant  se  consacrer 
à  ses  travaux  scientifiques,  l’assem¬ 
blée  des  iirofesscurs  a  été  amener  à 
]iroposer  au  ministre  un  nouveau 
directeur  de  l’École.  Le  choix  una¬ 
nime  s’est  porté  sur  M.  Henri  Gau¬ 
thier. 


Nancy.  ■  M.  Godfrin,  professeur 
d’histoire  naturelle,  est  nommé  direc¬ 
teur  pour  trois  ans  à  partir  du  5  dé¬ 
cembre  1910. 


Mariages.  —  D'  .\ndré  Schu-fer, 
chef  du  laboratoire  de  l’hoiiital  Bou- 
cicaut  et  M'"'  Madeleine  Bove.  ■  ■ 
M.  le  comte  Ravmond  Berlier,  doc¬ 
teur  en  droit  et  il"'  Simone  Bricard, 
fille  du  docteur  en  médecine. 


Nécrologie.  -  ■  M””'  .Allyre  Clm.sse- 
vant,  femme  du  D'  Chassevaiit, 
(irofesseur  agrégé  à  la  Faculté  de 
médecine  de  l’aris.  ■  D‘’  Durand  (de 

Montcontour).  —  I)'  Deltour  (de 
Consobre). 

D'  Gendre,  deTupigny  (Aisne).  -  - 
D'  Torchut,  de  Rovan  (l'harente- 
Inférieure).  -  D'  Alfot,  de  Commen- 
try  (Allier).  D’  Collache,  de  Paris. 
•  -D- Lein.-iire, du  Tréport.  D'Fée, 
ancien  médecin  inspecteurdel’armée, 
ancien  directeur  du  service  de  santé 
du  XI*  coriis  d’année. 


—  XXVI  - 


SOMMAIRE  du  N»  1 


A.  Gilbkrt .  —  La  clinique  médicale  de  l’Hôtel-Diou  de  Paris.  Leçon  d’ouverture . 

P.  Carnot .  —  Le  séné,  son  mode  d’action  et  ses  indications . 

A.  Schwartz .  —  Diagnostic  du  cancer  du  sein . 

Nicolas  et  Jambon —  —  Les  fards  en  dermatologie . 

Calmktte .  —  L'amo-épuration  biologique  des  eaux  d’égout . 

Actualités  médicales.  —  L’accoutumance  à  la  morphine.  Un  nouveau  signe  diagnostique,  la  percussion  du 

thorax  en  inspiration  soutenue . . 

Sociétés  savantes.  ...  —  Académie  de  médecine.  Société  médicale  des  Hôpitaux,  Société  de  biologie, 

Snri,it,S  Hp  nZAintrio  or,»fpmin„P 


.  L’actualité  ;  L’affaire  Crippen  et  l’empoisonne¬ 
ment  à  l’hyoscyamlne .  111 

Chronique  scientifique  :  La  composition  de  l’air 

dans  le  Métropolitain  de  Pans .  V 

Médicaments  nouveaux.  —  Appareils  nouveaux: 
Médicaments  radilére'i.  —  Trousse  pour 

l’analyse  des  urines .  Vil 

Nouvelles  :  La  reconstitution  des  bibliothèques 
de  l’Université  de  Toulouse.  —  Un  médecin 
chassé  par  sa  clientèle.  —  L’institut  du  ra¬ 
dium.  —  Un  nouveau  domaine  pour  la  maison 

du  médecin .  IX 

Diététique  ;  Recettes  de  régime;  recettes  pour 

administrer  la  viande  crue .  XI 

Formules  thérapeutiques  :  Contre  la  grippe .  Xlll 

Curiosités  :  Epigramme  sur  la  pierre.  —  Le  gout¬ 
teux.  —  Apophtegme  hygiénique .  XIII 


Les  médecins  au  Palais  :  Exercice  illégal  de  la 
médecine.  —  Accident  au  cours  d’une  obtu¬ 
ration  dentaire.  —  Coups  et  blessures  dans 

une  maison  de  santé . 

Illustration . 

La  médecine  au  théâtre  :  «L’homme  mystéiieux». 
Connaissances  pratiques:  L’âge  du  cheval  d’après 
l’examen  des  dents.  —  Travaux  horticoles  en 

Déa-mbre . 

L’intermédiaire  des  médecins  :  Faut-il  châtrer  ou 
foüetter  les  apaches?  —  Comment  doit-on  se 
chausser?  —  De  quelle  affection  était  atteinte 

la  femme  hydropique  de  Girard  Dow? . 

Chronique  des  livres  :  Opothérapie,  par  Carnot. 

—  Hygiène,  par  Macaione . 

Lavie  médico-hospitalière  et  médico-umversitaire 
Cours,  conférences,  congrès.  —  Actes  de  la  Faculté. 


x.xv 

XXVII 

XXIX 


SOMMAIRE  du  N°  2 


C.  Dopter .  — La  méningite  ourlienne . . .  35 

Bergowié .  —  Traitement  des  accidents  dus  à  l’électricité  industrielle . . .  42 

Actualités . —  Le  typhus  exanthématique  en  Tunisie.  —  Métastase  cancéreuse.  —  La  dysenterie  spiril¬ 

laire.  —  Les  phénomènes  cutanés  au  cours  de  la  trypanosomiase  humaine.  —  Rayons  de  Rœntgen  et 

diabète .  47 

Sociétés  savaniis.  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  .Société  de  biologie.  —  Académie  de  médecine.  — 

Académie  des  Sciences.  —  .Société  de  chirurgie.  —  Société  anatomique.  —  Société  de  psychiatrie.  49 

La  Vie  médicale  a  l’Etranger:  .'ociété  médicale  de  Berlin .  54 

Médecine  pratique  :  Médication  calcique  antispasmodique .  Sq 

La  vie  pratique  :  Les  pourquoi  de  l’hiver .  Xl 

Libres  propos .  111 

Choses  du  four  ;  Les  femmes  à  l’Institut .  III 

La  Médecine  au  Théâtre  :  L’homme  mystérieux . .  V  et  VII 

Diététique  et  Formules  :  Recettes  de  régimes  :  quelques  recettes  de  potages  végétariens .  IX 

Formules  thérapeutiques  :  Traitement  médical  des  hémorroi'des .  IX 

Curiosités  :  Les  méfaits  du  corset .  XI 

Les  plaquettes  médicales  :  Médaille  du  professeur  Raymond .  XllI 

L’intermédiaire  des  médecins .  Xlll 

Art  et  médecine  :  Les  cartes  du  bal  de  l’internat . .  XVII 

Médicaments  nouveaux  :  Gastrozymase .  XIX 

Chronique  des  livres  :  Etiologie  e't  prophylaxie  des  maladies  transmissibles,  par  Achalme,  Ed.  et  Et.  Sergent, 
Marchoux,  Sihond,  Levaditi,Thoinot,  Ribierre,  Jeanselme,  Mouchotte.  —  Maladies  des  nerfs,  par  Cunéo, 

—  Traité  élémentaire  de  physiologie,  par  Gley .  XXI 

La  vie  médicale . . .  XXIII  et  XXV 

Cours,  Congrès,  —  Actes  de  la  Faculté . . .  XXVII 


^  JUBOL. 


LA  VIE  MÉDICALE 


congctiitalcs,  en  collaboration  avec 
Ménard  (1891)  et  un  grand  nombre 
d’articles  et  communications  publiés 
dans  les  bulletins  de  la  Société  ana¬ 
tomique  et  de  la  Société  de  chinirgie. 

M.  Lannelongue  a  été  élu  membre 
de  l’Académie  de  médecine  en  1882. 

Il  est  commandeur  de  la  Légion 
d’honneur. 


seur  de  chimie  médicale  le  30  juillet 
1884,  en  remplacement  de  son  illus¬ 
tre  maître. 

Parmi  les  ouvrages  didactiques 
du  professeur  Gautier,  citons  :  La 
chimie  ajypliquée  à  la  physiologie,  à 
la  pathologie  et  à  l'hygiène  (1874)  ; 
La  chimie  et  la  cellule  vivante  (1894)  ; 
Cours  de  chimie  minérale  et  organique 
(2»  édition,  1895-1896)  ;  Les  toxines 
microbiennes  et  animales  (1896)  ; 
Leçons  de  chimie  biologique  normale 
et  pathologique  (iSoj)  ;  et  enfin  L’ali¬ 
mentation  et  les  régimes  chez  l’homme 
sain  et  chez  les  malades  (2'’  édition, 
1904),  étude  qui  a  substitué  des  no¬ 
tions  scientifiques  précises  à  cer¬ 
taines  traditions  erronées  et  aux 
vagues  indications  (jui  dictaient  les 
prescriptions  médicales  et  hygié¬ 
niques  en  matière  de  régimes. 

Le  professeur  Armand  Gautier 
est  membre  de  l'Académie  de  méde¬ 
cine  (1879)  et  membre  de  l’Académie 
des  sciences  (1889),  où  il  a  succédé 
à  Chevreul. 

Membre  du  Conseil  supérieur 
d’hygiène  publique,  du  Conseil  supé¬ 
rieur  de  l’Agriculture  et  de  plusieurs 
autres  comités,  il  est  de  plus  com¬ 
mandeur  de  la  Légion  d’honneur. 


Professeur  Lannelongue,  président 
de  l’Académie  de  médecine,  —  I.e 
nouveau  pré.sident  de  l’Académie 
de  médecine  est  né  à  Casteran  (Gers), 
le  4  décembre  1841.  Docteur  en  mé¬ 
decine  il  Paris  (1867),  Chirurgien  des 
hôiiitaux  (1869),  Agrégé  delà  Faculté 
la  même  année  et  Professeur  de  pa¬ 
thologie  externe  (1888). 

On  lui  doit  :  De  l’Ostéomyélite 
aigue  pendant  la  croissance  (187g)  et 
divers  mémoires  complémentaires 
sur  l’ostéomyélite  aiguë  et  chronique 
(1879-1881). 


L'n  autre  ouvrage  ;  A  beès  Jroids 
et  tuberculose  osseuse  (1881),  Tuber¬ 
culose  vertébrale  (1888),  Traité  des 
kystes  congénitaux  (1888)  en  colla¬ 
boration  avec  Achard  ;  Affections 


Professeur  Armand  (lautier,  prési¬ 
dent  de  l’Académie  des  sciences.  - — 
Le  nouveau  jirésident  de  l’Académie 
des  sciences  est  né  à  Narbonne  en 
1837.  Il  fit  ses  études  à  Montpellier 
et  passa  sa  thèse  à  Paris  sur  l'Etude 
des  eaux  potables. 


Élève  de  Wurtz  ,Annnud  Gau¬ 
tier  fut  agrégé  en  1869,  et  profes- 


COURS 

CLINIQUE  MÉDICALE  DE  L’HOTEL-DIEU 

PrCn-BERT.— Samedi  24  décembre,  Les  mercredisà  10  heures  et  demie.  Samedi  7  janvier,  à  10  heures 

à  10  heures  et  demie,  Démonstration  ptésentations  de  malades,  rédaction  et  et  demie,  leçon  sur  la  Néphrite 
cinématographiqtte, purM.CoMAVDOic.  correction  d'ordonnances.  chronique  syphilitique. 


ACTES  DE  LA  FACULTE  DE  PARIS 


Examens  de  Doctorat. 

Mardi  3  janvier,  à  une  heure.  —  5'  (chirurgie,  i'"  partie) 
Laënnec  (i"’  série)  :  MM.  Pozzi,  Lenormant  et  Terrien;  — 
(2“  série)  :  MM.  Quénu,  Lecèiie  et  Chevassu  ;  —  5“  (2»  par¬ 
tie),  Laënnec  (1'“  .série)  :  MM.  Chauffard,  Ilalthazard 
et  Nobécourt  ;  -  (2»  série)  :  MM.  Achard,  Koussy  et 

Kathery  ;  ■ —  M.  Chantemesse,  censeur  ;  M.  Gougerot, 
suppléant. 

Mercredi  4  janvier,  à  une  heure.  — -  Médecine  opéra¬ 
toire,  Ecole  pratique',  épreuve  pratique:  MM.  Hartmann, 
Ketterer  et  Legueu  ;  —  i"  (oral)  :  MM.  Nicolas,  Mau- 
claire  et  IJranca;  2”  MM.  Desgrez,Mulon  et  Jean  Camus; 
—  4»  :  MM.  Marfan,  Macaigne  et  Laignel-Lavastine  ; 
M.  Gariel,  censeur;  M.  Ziminerii,  suppléant  ;  — 
5"  (chirurgie,  partie),  Laënnec  (i'»  série)  :  MM.  Reclus, 
A.  liroca  et  l’roust  ;  —  (2»  série)  ;  MM.  Segond, 
Lejars  et  Ombrédanne  ;  — •  5»  (z”  partie),  Laënnec 
(:re  série)  :  MM.  l’ierre  Marie,  Marcel  Labbé  et  André 
Jousset  ;  —  (2”  série)  :  MM.  \Vidal,Léon  IJeniard  et 
A.  Léri  ;  —  M.  Roger,  censeur  ;  —  M.  Guillain, 
suppléant. 

Jettdi  5  janvier,  à  une  heure.  —  Médecine  opératoire. 
Ecole  pratique,  épreuve  praticpie  :  MM.  de  Lapersonne, 
Grégoire  et  Okinczyc.  —  2“  MM.  Ch.  Riciiet,  Prenant  et 
A.  Hroca.  —  3”  (oral,  i'”  imrtie,  i'»  série)  :  MM.  Pozzi, 
Hrindeau  et  Rouvière  ;  —  (2®  série)  :  MM.  Ribcniont- 
Dessaignes,  Morestin  et  Anselme  Schwartz  ;  —  (3''  série)  : 
MM.  Retterer,  Lecène  et  jeannin.  —  3®  (oral,  2®  partie)  : 
MM.  Chautfard,  Claude  et  Hrumpt  ;  —  M.  Ach.ard,  cen¬ 
seur  ;  M.  Nicloux,  su]q)léant. 


Vendredi  6  janvier,  à  une  heure.  —  Médecine  opéra¬ 
toire.  École  pratique,  épreuve  pratique  :  MM.  Reclus, 
Nicolas,  Legueu.  —  3®  (2®  jiartie).  Ecole  pratique, 
épreuve  pratique  :  MM.  Blanchard,  Pierre  Marie  et 
Desgrez.  —  2®  :  MM.  Gautier,  Branca  et  Jean  Camus.  — 
4®  :  MM.  Déjerine,  Marfan  et  Macaigne  ;  —  M.  Gariel, 
censeur;  —  M.  Zimmeni,  suppléant.  5®  (chirurgie,  impar¬ 
tie),  Necker  (i'«  série)  :  MM.  Delbet,  Pierre  Duval  et  Om- 
brédaime  ;  —  (2®  série)  :  MM.  Hartmann.  Mauclaire, 
Proust.  —  M.  Kirmisson,  Censeur  ;  M.  Sicart,  suppléant. 
—  5®  (obstétrique,  1™  partie),  C/jMîrynr  Baudelocque '. 
MM.  Pinard,  Couvelaire  et  Lequeux  ;  ■ —  M.  Laignel- 
Lavastine,  sui>pl. 

Samedi  7  janvier,  à  une  heure.  —  5®  (obstétrique, 
i®®  partie).  Clinique  Tarnier:  MM.  Bar,  Brindeau  et 
Jeannin  ;  — M.  Lecène,  suppléant. 

Thèses. 

Mercredi  4  janvier,  à  une  heure.  —  M.  Roi,i.et  ;  Médecins 
Astrologues.  (MM.  Blanchard,  président;  Delbet,  Pierre 
Duval,  Jeannin).  —  Mlle  Roy.  Les  Centenaires.  Essai  sur  la 
longévité  humaine.  (MM.  Blanchard  président,  Delbet, 
l’ierre  Duval,  Jeannin).  — •  M.  Paris:  La  cloison  nasale. 
Les  déviations  et  leur  traitement.  (MM.  Delbet,  président; 
Blanchard,  Pierre  Duval,  Jeannin). 

Jeudi 5 janvier, 'àmieUenro. — M.  Fauvet: Contribution 
à  l’étude  des  tumeurs  du  quatrième  ventricule  chez 
l’enfant.  (MM.  Hutinel,  président;  .\lbert  Robin, Carnot, 
Nobécourt).  —  M.  Faux  :  Malaga,  son  climat,  scs  indi¬ 
cations  thérapeutiques.  (.MM.  Albert  Robin  président, 
Hutinel,  Carnot,  Nobécourt). 


LIBRAIRIE  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue  Hautefeullle,  à  Paris 


Bibliothèque  de  Thérapeutique 

PUBLIÉE  SOUS  LA  DIRECTION  DE 


A.  GILBERT 

Professeur  de  clinique 
à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris. 


R  CARNOT 

'roiesseur  abrégé  de  thérapeutique 
à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris. 


I.a  Théraijcutique  jwut  être  envisagée  diliércmment,  suivant  que  l’on  prend  pour  point  de  départ  de  son  étude 
le  Médicament,  le  Symptôme  ou  la  Maladie.  La  Bibliothèque  de  Thérapeutique  est  donc  tlivisée  en  trois  Séries  conver¬ 
gentes,  flans  le.s(juelles  sont  étudiés  les  agbnts  thérai’eutiuues,  les  médications,  les  traitements.  Chaque  séné 
comprend  un  certain  nombre  de  volumes,  indépendants  les  uns  des  autres  et  paraissant  en  ordre  dispersé,  mais  dont 
la  place  est  nettement  détenninéc  flans  le  plan  d'ensemble  de  l'ouvrage. 

La  première  Série  est  relative  aux  agent.s  thérapeutiques.  Elle  comprend,  comme  introduction  générale, 
VA  rt  </r  lormuler,  puis  l’étude  des  Techniques  thérapeutiques  mêdicaies  et  chirurgicales. 

L'étude  des  Agents  physiques  a  pris  un  développement  considérable.  Les  tliverses  branches  fie  la  Physiothérapie 
offrent  au  Praticien  une  série  de  rcs.sources  nouvelles.  Qu’il  s’agisse  de  Kinésithérapie,  do  Massaqe,  iVHy  irothérapte, 
iV lilci  trnthérapie ,  de  Radiothérapie,  etc.,  tout  médecin  doit  savoir  appliquer,  lui-même,  les  méthodes  usuelles. 

L’étude  des  Médicaments  chimiques  a  fait,  elle  aussi,  de  grands  progrès.  Les  Médicaments  minéraux  ont  récem¬ 
ment  re\’ctu  des  formes  nouvelles  (combinaisons  organiques,  métaux  colloitlaux) ,  douées  du  nouvelles  propriétés  tliéra- 
Iieutifpies.  Quant  aux  Médicaments  organifjucs,  leur  nombre  s’accroît  tous  les  jours.  Si  les  Médicaments  d’origine  végé¬ 
tale  sont,  déplus  en  plus,  obtenus  par  synthèse,  <le  nouvelles  rlintes  entrent,  if.  leur  tour,  dans  la  matière  médicale. 

J-es  Médicaments  d’origine  animale,  fort  employés  jadis,  puis  fort  oubliés,  sont  de  nouveau  étudies.  L'Oputherapte 
utilise  fies  produits  fabrifiiiés  par  l’organisme  même  et  supplée  al  insuffisance  glandulaire,  en  [ournissant  artificiellement 
au  inalafle  les  substances  qu'il  ne  fabrifpie  plus.  C’est  La  base  de  la  Thérapeutique  de  flemaiii. 

Les  Médicaments  d’origine  microbienne  ont  métamorphosé  le  traitement  et  la  prophylaxie  des  maladies  infictieuses. 
Ils  peuvent  conférer  une  immunité  active  grâce  aux  méthodes  do  Vaccination,  ou  passive  grâce  aux  niéthofles  fie 
Sérothérapie.  On  peut  aussi  faire  fie  la  liactériothérapie,  en  opposant  aux  microbes  nocifs  d’autres  microbes,  dont  le 
flcvcloppement  gêne  celui  des  premiers. 

L'étude  fies  Agents  Thérapeutiques  comprend  encore  la  Crénothérapie  (Eaux  niinéralc.s) ,  la  Thalassothérapie 
(Bains  de  mer)  et  la  Climatothérapie.  L’étude  des  Régimes  alimentaires  s'est  beaucoup  précisée  :  le  régime,  scientifi¬ 
quement  établi,  tait,  fie  plus  en  mus.  jiartie  de  l’ordonnance  et  du  traitement. 

Enfin  l’étude  des  Agents  Psychiques,  la  Psychothérapie  a  jiris,  elle  aussi,  une  grande  importance. 

La  fleiixième  Série  de  la  Bibliothèque  de  Thérapeutique  est  relative  ii  l’étiifle  des  médications. 

Etant  flonné  lin  symptôme  clinique,  le  premier  problème  thérapeuticiue  qui  se  jxise  est  de  savoir  si  l’on  flfiit  .igir 
sur  lui,  le  favoriser  ou  le  combattre.  En  second  lieu,  pour  ou  contre  un  symptôme  donné,  on  peut  utiliser  plusieurs 
méthodes  thérapeutiques.  Chacune  a  ses  indications  et  scs  contre-indications. 

On  volt,  par  là,  toute  l’importance  pratique  fjue  présente  l’étude  des  Médications  Symptomatiques. 

La  troisième  Série  comprend  l’étude  des  traitements. 

Le  Traitement  d'une  Maladie,  lorsqu’il  n’est  pas  pathogénique,  est  fait,  le  plus  souvent,  de  la  juxtapo.sition  d’une 
série  fie  Méflications  .symptomatiques.  Il  devra  se  modifier  ince.ssamment,  en  se  modelant  sur  la  marche  même  de 
l’afiection.  Be.aucoup  de  traitements  sont  devenus  médico-chirurgicaux.  La  partie  médicale  a  donc  été  complétée 
par  une  iiartie  chirurgicale,  de  telle  sorte  que  l’on  puisse  envisager,  sous  leurs  ditlérentes  faces,  les  multiples  traite¬ 
ments  d’une  même  maladie.  C’est  dans  cet  esprit  qu’une  série  de  volumes  sont  consacrés  aux  Traitements  des 
Maladies  Oénérales  (Infections,  Intoxications,  Maladies  de  la  Nutrition),  des  Maladies  de  chaque  ogrgane  (Maladies 
nerv'euses,  digestives,  circulatoires,  pulmonaires,  génito-urinaires),  ainsi  que  des  Spécialités  (Maladies  cutanées  et 
vénériennes  ;  Maladies  fie  la  Itouche,  fin  nez,  du  larynx,  des  oreilles  et  des  yeux). 

Ainsi  se  complètent,  mutuellement,  les  trois  Séries  relatives  aux  Agents  Thérapeutiques,  aux  Méflications  et  aux 
Traitements.  Elles  sont  conçues  avec  une  même  préoccupation,  celle  d’être  i  iimédiitement  utiles  au  Praticien. 


/"•  Série.  -  LES  AGENTS  THERAPEUTIQUES 
L’Art  de  Formuler,  par  le  professeur  Oii.bf.rt.  i  vol.  8  fr. 
Technique  thérapeutique  médicale,  par  le  Dr  Miuan.  i  vf>l. 

•  Technique  thérapeutique  chirurgicale,  par  les  D"  I’auciiut 
et  Dccroquet.  i  vol.  15  fr. 

Physiothérapie. 

*  Electrothérapie,  parle  IP  Nocuek.  i  vtil.  lo  fr. 
Radiothérapie.  Radiimthtrapie,  Phntothêrapie,  par  les  D" 

Oi’iiiN  et  /immiirn.  i  vol. 

*  Kinésithérapie  :  Massage,  (iymnastique,  par  les  D'*  I’.  Car¬ 
not,  Daiîros,  Ditckoijuet,  NAtiiîoiTE,  Cautru,  Bou- 
rcart.  i  Vf.l.  12  Ir. 

*  .Méeaiwthéra  pie.  Jeux  et  Sports,  Hydrothérapie,  par  les 
n«  Fraikin,  de  Cardenai.,  Constensoux,  ÏISSIÉ, 
I)i;i.AfU  SifcRK,  I'arisi-t.  i  \’oI.  8  fr. 

•  Crénothéraple  IKattx  minérales),  Tha'assothéraple,  Cll- 
inathothérapie,  par  les  professeurs  Landouzy  (îautier. 
Moureu.  De  I.ArNAV.les  D'*  Heitz.  Lamarquk,  Laeesque, 
1*.  CARSfvr.  1  vol.  i.t  fr. 

Médicaments  chimiques  et  végétaux,  par  le  P'  Pic  et  le 
IK  iMIIERT,  2  vol. 

•  Opothérapie  par  le  Dr  P.  Car.not.  i  vol.  12  fr. 

•  Médicaments  microbiens  (Itaetériothérapie,  Vaeeinatious, 
Sérothérapie),  p.ar  Metciinikoef,  .SacqiiéI’Ée.  Kemi.ixger. 
I.taiis  .MAiinx.  VAIU.AUI),  Dopteh.  Bi'sredka.  SAi.iMnESl. 
Wassermann.  Ditjariun-HeaI’METZ.  Oai.mette.  i  vol.  8  fr. 

•  Régimes  alimentaires,  par  le  Dr  Marcel  I.ahiié.  1  vol  12  fr. 
Psychothérapie,  par  le  prof.  Déjerine  et  le  IP  Aiiilré  Thomas. 


Série.  -  LES  MÉO/CATIOUS 
is  générales,  par  les  D'*  Bouciiaru,  il,  Roger, 


ciiET,  Baetiuzard,  A.  Robin  et  Covon,  Chaueeard, 
WiDAi,  et  Lemiekre.  i  vol.  12  fr. 

Médications  symptomatiques  (Mal.  nerv„  resp.,  eirciilat.), 
par  J.  Léi’ine,  Sicard,  Guii,i.ain,  M.  de  Fleury,  Méné¬ 
trier,  Mayor.  i  vol. 

Médications  symptomatiques  (Mal.  digest.  hépal.,  rénales, 
génit.  et  cutanées),  .par  Gieiiekt,  Castaignë,  Jacqueit  et 
M.  Ferrand  i.  vol. 

Jr  Série.  -  LES  TRAITEMENTS 

Thérapeutique  des  Maladies  infectieuses,  par  les  D'>  Nobé- 
coiirt,  Noc.  Marcel  Garnier,  i.  vfil. 

Thérapeutique  des  Maladies  de  la  Nutrition  et  intoxica¬ 
tions,  i>ar  les  D'*  I-ereiioiieeet,  I-oipek.  i  vol. 

Thérapeutique  des  Maladies  nerveuses,  pur  les  Dr»  Claude, 
I.EjoNNE.  DE  Martel,  i  vol, 

*  Thérapeutique  des  Maladies  respiratoires  et  Tuber¬ 
culose,  par  les  IP*  Hiktz,  Rist,  Kiiss,  Tuefier.  i  vol.  12  fr. 

Thérapeutique  des  Maladies,  circulatoires  (Cfcur,  l'fiis.vt!aMjr, 
.'sang),  par  les  Dr*  JosuÉ,  Vaquez  et  Aubkhtin,  Wiart. 
I  vol. 

Thérapeutique  des  Maladies  digestives.  Foie.  Pancréas, 
par  les  IP*  P,  Carnot,  Comih:,  Lecéni;.  i  vol. 

*  Thérapeutique  des  Ataladies  url  aires  (Reins,  Voies 
urinaires.  Appareil  génital  de  l'homme),  par  les  D'»  Aciiakd, 
Marion.  Paisse.au.  12  fr. 

Thérapeutique  gynécoiog’que  et  obstétricale,  par  les 
IP»  Brindeav  et  Jeanni.n.  i  vol. 

*  Thérapeutique  des  Maladies  cutanées  et  véné.icnncs, 
par  les  D'»  Audrv,  Durand,  Nicolas,  i  vol  12  Ir. 

Thérapeutique  osseuse  et  articulaire,  par  les  IP»  iiuciiARn, 

l’iATOT.  ,Ml  UCIIIÎT,  MaIIFAN.  I  vol. 

Théra>icuUquc  des  Ataladies  des  Yeux,  des  Oreilles,  du  Nex, 
du  Larynx,  de  la  Bouche,  des  Dents,  par  les  D'*  Duruv- 
Duteups,  Iîeiinne  Lombard.  .M.  Rov.  i  vol. 


Les  volumes  parus  sont  précédés  d’un  astérisque. 


SOMMAIRE 


Pinard .  —  Les  Médications  dans  la  Puériculture . 

F.  Legi'eu . —  La  Vessie  dans  Id  Tuberculose  rénale . . 

R.  Cruchet .  --  Zona  infantile  par  conta{;ion . 

M.  Segard . . . —  Une  colonie  d’aliénés  en  Argentine . 

Actualités .  —  Les  fractures  de  la  tête  du  radius.  —  Influence  des  rayons  de  Rœntgen 

métabolisme  du  fer.  —  Le  tabac  pour  la  prophylaxie  de  la  bouche — 

Sociétés  savantes .  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  — Société  de  biologie.  —  Académie  de  mé< 

—  Société  de  thérapeutique.  —  Société  de  pédiatrie.  —  Société  anato 

—  Société  de  chirurgie . 

La  vie  médicale  a  l’étranger.  —  Société  médicale  de  Berlin . 

Pratique  médicale .  —  Sérums  antidysentériques  et  sérums  antivenimeux,  par  le  D"'  Henri  Oili 

—  La  Hernie,  accident  du  travail,  par  le  D'  Paul  Cornet . 

Libres  propos . 

Choses  du  jour  :  Le  secret  du  cercueil  de  l'Empereur . 

La  Médecine  au  théàlr:  :  L’assassinat  légal . 

Art  etMedecine  :  Les  hôpitaux  ;  grande  salle  de  l’ancien  Hotel-Dieu  ou  hôpital  Saint-Jean  d  Angers  (xii"  siec 

Siihouette  médicale  :  L’étudiante . 

Curiosités  :  Comment  les  japonais  arrachent  les  dents . 

Chronique  des  livres  ;  Sémiologie  nerveuse  (Nouveau  1  laite  de  Medecine  et  de  1  herapeutique  (jilhkri 
Thoinot)  ;  Kurzes  Lehrbuch  der  Gynækologie,  par  Otto  K.ustner  ;  Consultations  medicales.  Maladies 

l’appareil  digestif  et  de  l’appareil  respiratoire,  par  H.  Huciiard . 

}/intermédiaire  des  médecins  :  Diagnostic  artistique.  Quelle  aflection  semble  la  plus  probable  pour  la  km 

Les  rèj^hments  et  les  lois  intéressant  le  médecin  :  Réglement  pour  les  automobilistes . 

Art  et  Médecine  :  Cartes  du  bal  de  1  Internat,  kjio .  . . 

Diététiaue  :  Potages  maigres . 

Formules  thérapeutiques . 

La  médecine  au  palais  :  L’Institut  Mann.  —  A  propos  du  legs  d  un  cadavre . . 

Connaissances  pratiques  :  Fabrication  ménagère  du  vinaigre . .  . 

Nouveiles . ; . . .  . 

Livres  reçus  au  bureau  du  journa' . 

La  Vie  médicale .  .  \j 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 

PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  le^de  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  (/"  Décembre  au  3o  Novembre)  :  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  ;  I  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Haulefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 

Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  4»  pages. 
Tous  les  autres  numéros  ont  Sa  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 

ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX  (48  pages) 

Janvier..  .  —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber-  Juillet . —  Maladies  du  cœur,  du  sang,  des  vaisseaux. 

culose.  Août . —  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in- 

Févrler....  — Physiothérapie  ;  — physiodiagnostic.  factieuses.  ^ 

Mars .  —  Dermatologie; — syphilis; — maladies  véné-  Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 

Tiennes.  larynx; —des  yeux. 

Avril .  —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladies  Octobre _ —  Maladies  nerveuses  et  mentales ;  — méde- 

des  reins  et  des  voies  urinaires.  cine  légale. 

Mai . —  Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miné-  Novembre  .  —  Thérapeutique. 

raies,  climatothérapie  ;  —  diététique.  Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles  ;  —  Pué- 
Juln .  —  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du  foie.  riculture. 


PRIMES  DE  PARIS  MÉDICAL 

D’Importantes  primes  remboursent  6  fois  le  montant  de  l’abonnement 
pour  tous  les  abonnés  jusqu’au  8  Janvier. 

(Voir  le  détail  au  verso  page  II) 


DIGITALINE  CRISTALLISÉE 

NATIVELLE 

EXiaER  la  Marque  NATIVEUE 

24,  Place  des  Vosies,  Paris 


Nouveau  Traitement  delà  SYPHILIS  ' 


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HECTARGYRE 


Benzosullone  paraaminophènylarainate  de  soude). 
PILULES  (0,10  d'Hectine  par  piluJe) 

Une  à  deuw  pUules  par  Jour  pendant  10  à  15  jours. 
QOUTTE8  (30  gouttes  équivalent  h  0,05  d'Hectine). 

SO  à  100  gouttes  par  jour  pendant  10  d  15  Jours. 
AMPOULES  A  (0,10  d’Hectine  par  ampoule), 
AMPOULES  B  (0,20  d’Hectine  par  ampoule) 
Injecter  une  ampoule  par  Jour  pendant  10  ü  15  Jours 
INJECTIONS  INDOLORES 


^ Echantillons  et  Littéiiatubk  i’Heotiae  et  i’Heotstgyre. 


(Combinaison  d’Beotine  et  de  Ueroure). 

PILULES  (Par  pilule  :  Hectine  0,10  ;  Protoiodure  Hg  0,05  ;  ]  Durée  du 
Ext,  Op  0.01).  —  Une  à  2  pilules  par  Joue.  r  traitemeut 

OOUTTBS  (Par  SO  gouttes  ;  Hectine  0,05;  Hg  0,01).  l  >o  é  is 

20  à  lOO  gouttes  par  Jour.  J  Jours, 

AMPOULES  A  (Par  ampoule  •Hectine  0,10;  Hg  0,005).)  Une  ampoule  par  Jour 
(  pendant  10  à  15  Jours. 

AMPOULES  B  (Par  ampoule: Hectine 0.30;  Hg 0,01).  Sinjections  indolores 


XiABOKATOIXE  de  l'HSCTIira,  12,  R.  du  Chemin-Vert,  VILLENEUVE-U-GARENNE  (Siiii) 


PRIMES  DE  PARIS  MÉDICAL 

Les  abonnés  d’une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  6  fois 
le  prix  de  l’abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l’ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

I.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

{Chaque  abonné  a  droit  à  ces  six  primes)  : 

1°  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
Blacque,  Instruments  de  chirurgie,  aS,  rue  Cujas,  à  Paris. 

20  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emile 
Dupont  fils,  G.  Mathieu  fils  et  C»,  Mobilier  médical,  chirurgical,  pour  malades  et  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  9,  rue  Cujas,  à  Paris. 

30  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  100  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne.  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4°  Bons  de  remboursement  de  six  fr.  sur  un  achat  de  vingt-cinq  fr.  ou  de  douze  fr.sur  un  achat 
de  5o  fr.  de  livres  édités  par  la  librairie  J.-B.  Baillière  et  fils,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris. 

5°  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  l’achat  d’une  montre  médicale  (75  francs, 
ou  90  francs)  de  la  maison  âuricoste,  horloger,  10,  rue  La  Boétie,  à  Paris. 

û»  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
CouDRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  (Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut 
joindre  au  prix  de  l’abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port). 
U.  Primes  offertes  en  outre  aux  abonnés  de  Paris  Médical  jusqu’au  8  janvier 

(Chaque  abonné  a  droit  à  une  seule  de  ces  dix  primes)  ; 

1°  Règles  plates  en  glace  de  Saint-<lobain  verre  rouge  à  base  de  sels  d’or  (valeur  <$  francs) 
offertes  par  l’Uraseptine  Rogier  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéol  du  D'  Boucard 
(ces  deux  primes  ensemble). 

2°  Portefeuilles  offerts  par  le  Lait  Lepelletier  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  Lécuyer),àCarentan. 

30  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Cii,  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  Paris. 

4»  Trousses  de  poche  pour  l’analyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosurine,  16,  rue  Charlemagne, 
à  Paris. 

5°  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison  David,  69,  avenue  des  Ternes. 

6»  Un  colis-postal  de  15  rosiers  de  la  maison  Gkmen  et  Bourg,  de  Luxembourg.  [Joindre  1  fr.So 
pour  l'emballage  et  le  port  du  colis  des  rosiers). 

70  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  légumes  (25  variétés)  offertes  par  la  maison,  L.  Clause,  à 
Brétigny-sur-Orge.  Joindre  t  fr.  pour  l’emballage  et  le  port. 

8"  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Sachet,  papeterie  médicale, 
29,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

9»  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d’ins¬ 
truments  de  chirurgie,  1 13,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris, 
loo  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Cooit  et  O», 
Appareils  de  précision,  36,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

M"  Une  caisse  de  30  bouteilles  d’Eau  de  Pougues  St-Léger,  offerte  par  la  C”  de  Pougues  St-LécER. 

En  outre  les  a5o  premiers  abonnés  recevront  dans  le  courant  de  Janvier  chacun  trois  estampes 
anciennes  offertes  par  M.  Brunot,  pharmacien,  rue  de  Chaillot,  à  Paris. 

Envoyer  avec  le  montant  de  l'abonnement  la  liste  des  primes  dans  l’ordre  de  préférence.  — 
Joindre  5o  centimes  pour  les  frais  d’expédition  de  chacune  des  primes.  —  Les  primes  seront 
expédiées  dans  un  délai  de  1 5  jours. 


LAIT  FRAIS  ECREME 

LAITERIE  MEDICALE.  Fermes  de  Claire  et  de  la  Pommeraye 
79,  Rue  ae  la  Chapelle,  79,  PARIS  (18”  Arrenülssement)  —  Téléphoné  440-52 

ÉCHANTILLONS  SUR  LA  DEMANDE  DE  milfl.  LES  DOCTEURS 


gjvopos 


Quoique  le  nombre  des  journaux  médiçÿTui  'Soit 
très  élevé,  l’apparition  de  Paris  médical  à^é'âe-*' 
cueillie  par  la  Presse  avec  une  véritable  faveurSs^lüti^ 
sont  pas  seulement  les  grands  organes  politiques, 
le  Temps,  les  Débats,  V Eclair,  le  Petit  Parisien,  etc., 
qui  ont  applaudi  à  sa  publication,  mais  encore  les 
feuilles  médicales  parisiennes,  provinciales  et  étran¬ 
gères.  On  a  loué  dans  Paris  médical  son  format 
commode,  sa  riche  iconographie,  son  élégance,  la 
nouveauté  de  son  programme,  la  qualité  de  ses 
rédacteurs  ;  on  a  recommandé  sa  lecture  ;  on  lui 
a  prédit  et  souhaité  le  succès.  Bref,  ça  été  un  con¬ 
cert  d’éloges  et  d’encouragements  ! 

A  de  telles  marques  de  sympathie,  nous  ne  sau¬ 
rions  demeurer  insensibles,  et,  puisque  l’heure  est 
propice  aux  échanges  de  bons  procédés,  nous  la  sai¬ 
sissons  avec  empressement.  Que  donc  nos  confrères 
sans  masque  ou  anonymes  qui,  pour  accueillir  l’avè- 


■«ment  de  Paris  médical,  ont  trempé  leur  plume 
Saans  le  miel,  veuillent  bien  agréer  ici  nos  remercie¬ 
ments.  Nous  ne  perdrons  pas  le  souvenir  de  la  grâce 
de  leur  geste  à  notre  endroit. 

En  ce  31  décembre,  il  nous  est  également  bien 
doux  d’envoyer  l’expression  de  notre  reconnaissance 
à  nos  premiers  lecteurs.  Né  il  y  a  moins  d'un  mois, 
Paris  médical  n’a  pxi  encore  déployer  toutes  ses  sé¬ 
ductions  et  effectuer  toutes  ses  conquêtes.  D’ores  et 
déjà  cependant,  il  possède  une  nombreuse  clientèle 
disséminée  dans  le  monde  entier.  C’est  à  elle  que 
vont  cos  lignes  :  nous  lui  exprimons  toute  notre  gra¬ 
titude  pour  la  confiance  qu’elle  a  mise  en  nous  ; 
en  échange,  nous  l’assurons  de  notre  entier  dévoue¬ 
ment  :  ni  l’effort,  ni  le  temps  ne  nous  coûteront 
lorsqu’il  s’agira  de  la  renseigner,  de  l’intéresser  ou 
de  l’instruire,  —  de  lui  plaire,  en  un  mot. 

A.  Gilbert. 


CHOSES  DU  JOUR 


LE  SECRET  DU  CERCUEIL  DE  L’EMPEREUR 

Napoléon  est  toujours  un  sujet  d’actualité,  car  ses 
historiographes  trouvent  chaipie  jour  des  mémoires 
nouveaux  sur  sa  vie  et  .sur  son  règne. 

Récemment  le  Matin  a  publié  des  documents  fort 
intéressants  que  M.  Paul  Frémeau,  l’auteur  des  Derniers 
jours  de  l'Empereur,  vient  d’exhumer  d’un  dossier  du 
British  Muséum  et  il  en  a  profité  pour  démontrer 
qu’Antomarchi,  le  médecin  de  l'empereur  à  Sainte-Hélène, 
le  soigna  en  réalité  fort  mal  et  pour  faire  comprendre 
que  le  chirurgien  Henry,  chargé  de  l’autopsie  du  sou¬ 
verain  exilé,  fit  un  procès-verbal  très  tendanciel  des¬ 
tiné  à  prouver  que  le  climat  de  l’île  africaine  n’avait 
point  été  meurtrier. 

D’autre  part,  une  commission  de  la  Chambre  vient 
d’aller  visiter  Saint-Denis,  nécropole  des  Bourbons  ; 
et  l’un  de  ses  membres  a  cru  pouvoir  dire  que  le  coeur 
de  Napoléon  s’y  trouvait,  M.  Frédéric  Masson,  à  qui  rien 
de  ce  qui  concerne  Napoléon  1™  n’est  étranger,  a  réfuté 
cette  opinion  ;  le  cœur  de  Napoléon  se  trouve  aux  Inva¬ 
lides,  entre  les  jambes  de  l’Empereur,  enfermé  dans  une 
boîte  en  argent.  Et  un  document  nouveau  qu’a  publié 
le  Git  Bios,  le  i"  décembre  dernier,  montre  que  M.  Fré¬ 
déric  Masson  a  raison.  Ce  document  est  le  procès-verbal 
de  l’ouverture  du  cercueil  fait  jxar  le  D'  Rémy  Guillard, 
chirurgien  de  la  Belle-Poule,  lors  de  la  translation  des 
cendres.  Ce  procès-verbal  est  d’une  émouvante  simpli¬ 
cité  : 

«  La  tête,  un  peu  élevée,  reposait  sur  un  coussin  ; 
le  crâne  volumineux,  le  front  haut  et  large  se  présen¬ 
taient  couverts  de  téguments  jaunâtres,  durs  et  très 
idhérents.  Tel  paraissait  aussi  le  contour  des  orbites, 
lont  le  bord  supérieur  était  garni  de  soxircils.  Sous  les 
laupiêres  se  dessinaient  les  globes  oculaires,  qui  avaient 
lerdu  peu  de  chose  de  leur  volume  et  de  leur  forme.  Ces 
'aupières,  complètement  fermées,  adhéraient  aux  par¬ 
ies  sous-jacentes  et  se  présentaient  dures  sous  la  pres- 
ion  des  doigts.  Quelques  cils  se  voyaient  encore  à  leur 
’ord  libre.  Les  os  propres  du  nez  et  les  téguments  qui  les 
ouvrent  étaient  bien  conservés,  le  tube  et  les  ailes 
l'uLs  avaient  souffert.  Les  joues  étaient  tHiuflies.  l.es 
^gum«uls  de  cette  partie  de  la  face  se  laisuieiit  remar¬ 


quer  par  leur  toucher  doux,  souple  et  leur  couleur  blan¬ 
che.  Ceux  du  menton  étaient  légèrement  bleuâtres. 
Ils  empruntaient  cette  teinte  à  la  barbe  qui  semblait 
avoir  poussé  après  la  mort.  Quant  au  menton  lui-même, 
il  n’offrait  point  d’altération  et  conservait  encore  ce  type 
propre  à  la  figure  de  Napoléon.  Les  lèvres  amincies  étaient 
écartées,  trois  dents  incisives,  extrêmement  blanches, 
se  voyaient  sous  la  lèvre  supérieure  qui  était  un  peu 
relevée  à  gauche.  Les  mains  ne  laissaient  rien  à  désirer  ; 
nulle  part  la  plus  légère  altération.  Si  les  articulations 
avaient  perdu  leurs  mouvements,  la  peau  semblait  avoir 
conservé  cette  couleur  particulière  qui  n'appartient  qu’à 
ce  qui  a  vie.  Les  doigts  portaient  des  ongles  longs,  adhé¬ 
rents  et  très  blancs.  Les  jambes  étaient  renfermées  dans 
les  bottes,  mais,  par  suite  de  la  rupture  des  fils,  les  quatre 
derniers  orteils  dépassaient  de  chaque  côté.  La  peau 
de  ces  orteils  était  d’un  blanc  mat  et  garnie  d’ongles. 
La  région  antérieure  du  thorax  était  fortement  dépri¬ 
mée  dans  la  partie  moyenne,  les  parois  du  ventre  dures 
et  afAussées.  Les  membres  paraissaient  avoir  conservé 
leurs  formes  sous  les  vêtements  (jui  les  couvraient  ;  j’ai 
pressé  le  bras  gauche;  il  était  dur  et  avait  diminué  de  vo¬ 
lume.  Quant  aux  vêtements,  ils  se  présentaient  avec  leur 
couleur,  ainsi,  on  reconnaissait  parfaitement  l’uniforme 
des  chasseurs  à  cheval  de  la  vieille  garde,  au  vert  foiicé 
de  riiabit,  au  rouge  vif  des  parements,  le  grand-cordon  de 
la  Légion  d’honneur  se  dessinant  sur  le  gilet,  et  la  culotte 
blanche  cachée  en  partie  jxir  le  petit  chapeau  qui  repo- 
sîiit  sur  les  cuisses.  Les  épaulettes,  la  plaque  et  les  deux 
décorations  attachées  sur  la  poitrine  n’avaient  plus  leur 
brillant,  elles  étaient  noircies.  lai  couronne  d’or  de  la 
croix  d’officier  de  hi  Légion  d’honneur  seule  avait  con¬ 
servé  son  éclat.  Des  vases  d’argent  apparaissaient  entre 
les  jambes  ;  xin  d’eux,  sunnonté  d’un  aigle,  s’élevait 
entre  les  genoux,  je  le  trouvai  intact  et  fermé.  Comme 
il  existait  des  adhérences  assez  fortes  entre  ces  vases  et; 
les  parties  voisines  cpii  les  couvraient  un  peu,  M,  le  com¬ 
missaire  du  roi  n’a  pas  cru  devoir  les  déplacer  pour  les 
examiner  de  plus  près...  » 

Ce  sont  l,à  ries  miettes  de  l’histoire  ;  mais  ces  miettes 
sont  souvent  plus  intére.ssaiitcs  ipie  l’histoire  ;  car  elles 
pennettent  rie  revivre  le  passé. 


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-  IV  — 


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—  V  — 


LA  MÉDECINE  AU  THÉÂTRE 


Nous  sommes  heureux  de  pouvoir 
procurer  à  nos  lecteurs  le  plaisir  de 
lire  un  passage  de  la  pièce  drama¬ 
tique  médicale  qui  a  pour  auteur  un 
médecin,  le  1)^  Raymond  Groc.  Nous 
remercions  notre  confrère  de  son  ama¬ 
bilité  et  nous  serons  heureux  d'ouvrir 
les  colonnes  de  Paris  médical  à  ceux 
de  nos  confrères  qui  écriront  égale¬ 
ment  des  pièces  à  sujets  médicaux. 

L’ASSASSINAT  LÉGAL 

Pièce  Dramatique  en  i  acte, 
du  D'  Raymond  Groc. 

Mme  Heltier  est  dans  une  situation 
telle  que  seule  une  intervention 
chirurgicale  peut  la  sauver,  tel  est 
du  moins  l'avis  du  docteur  Mar- 
tryns.  Pendant  que  ce  dernier 
court  à  la  clinique  chercher  les 
instruments  nécessaires  à  l'opé¬ 
ration,  M.  Heltier  acquiert  ta  cer¬ 
titude  que  sa  femme  a  eu,  a  encore 
un  amant.  Et  c'est  aussitôt  après 
cette  révélation  que  rentre  le  doc¬ 
teur  Martryns  ;  il  va  se  précipiter 
vers  la  chambre  de  Mme  Heltier, 
pour  effectuer  l'opération,  lorsque 
Heltier  le  retient. 

SCÈNE  VU 

HEtTIER,  MARTRYNS 

Martryn.s.  —  Tu  as  à  me  parler  ? 
Heltier.  —  Oui...  (//  se  tait,  les 
sourcils  froncés,  un  pli  au  front, 
soudain  une  flamme  dans  le  re¬ 
gard). 

Martryns  (devant  le  mutisme 
d'Heltier).  —  Eh  bien  ?...  (un  temps  ; 
très  bref)  Eh  bien  ? 

Heltier  (avec  embarras).  —  Eh 
bien...  eh  bien...  J’ai  réfléchi...  j’ai 
mûrement  réfléchi  depuis  tout  à 
l’heure... 

Martryns.  —  Ah  1...  et  à  quel 
propos  ? 

Heltier.  —  An  sujet  de  l'op¬ 
portunité -«de  l’opération  à  faire  à 
Marguerite. 

Martryns  (étonné).  —  Ah  !... 
et... 

Heltier.  —  ...et...  j’ai  décidé... 
tout  bien  délibéré...  qu’il  valait 
mieux...  du  moins  qu’il  me  semblait 
personnellement  valoir  mieux  que... 
Martryns.  —  Que  ? 

Heltier  (d'un  Irait,  d'une  voix 
sourde,  en  détournant  la  tête).  — 
Enfin...  qu’il  valait  mieux  renoncer 
à  cette  opération  ! 

Martryns  (au  comble  de  la  stu¬ 
peur).  —  Ah  ça...  mais.... 

Heltier  (avec  volubilité).  —  Oui... 


j’ai  vu  Marguerite...  je  me  suis 
rendu  compte  de  sa  situation  dé- 
se.spérée... 

Martryns.  —  Désespérée  ? 

Heltier.  ■  -  Oui...  dé.sespérée... 
j’ai  interrogé  la  sage-femme...  qui... 
en  toute  franchise,:  m’a  affirmé  que 
tout  espoir  de  sauver  ma  femme 
était  perdu... 

Martryns.  —  Que  me  racontc.s- 
tu  là  ? 

Heltier.  —  ...  Donc...  j’ai  dé¬ 
cidé...  en  définitive...  jmisqùe  Mar¬ 
guerite,  de  toutes  façons,  opérée 
ou  non,  était  perdue,  de  ...la  laisser 
mourir  tranquillement  et  de  ne  pas 
lui  infliger  l’inutile  supplice  d’une 
intervention  qui  ne  ferait  que  rendre 
plus  douloureusement  sanglants  ses 
derniers  moments. 

Martryns  (s'échauffant).  — Mais, 
c’est  inouï...  puisque  je  te  jure  que 
je  vais  te  la  guérir,  ta  Marguerite... 
ton  obstination  à  ne  .pas  vouloir 
entendre  raison...  à  vouloir,  tenir 
ta  femme  comme  vouée  à  une  mort 
fatale  m’effraient...  m’étonnent... 
oui,  m’étonnent...  car  enfin  quand 
je  suis  sorti  d’ici  tout  à  l’heure  pour 
aller  chercher  mes  instruments,  tu 
me  pressais...  tu  m’exhortais  à 
aller...  à  revenir...  à  faire  vite,  très 
vite...  tu  étais  nerveux  de  fiévreuse 
impatience  !  Tu  l'appelais,  tu  la 
voulais  cette  opération...  et  voici 
maintenant  que  je  te  retrouve 
inexplicablement  tout  autre...  les 
yeux  durs...  fuyants...  tu  ne  veux 
pas  me  regarder  en  face...  tu  ne 
veux  pas  ou  tu  n’oses  pas. 

Heltier  (la  voix  grondante).  — 
Martryns  I 

Martryns. —Oui...  tu  n’oses  pas  1 
Ta  voix  est  saccadée,  avec  des  éclats 
de  violence  subits  et  mauvais...  et  tu 
ne  tiens  plus  à  ce  que  je  fasse  l’opé¬ 
ration  que  tu  exigeais  il  y  a  quel¬ 
ques  minutes  encore...  et  tu  ne  veux 
pas  que  je  sauve  ta  femme...  Allons... 
allons...  ne  pensons  plus  à  ce  vilain, 
à  ce  louche  incident  et...  (Il  se  dirige 
vers  la  chambre  de  Marguerite). 

Heltier.  —  Martryns,  je  t’in¬ 
terdis  absolument  de  tenter  quel¬ 
que  opération  que  ce  soit  sur  ma 
femme  !  (Et  ce  disant,  il  lui  barre 
le  passage). 

Martryns.  —  Ah  I  ça...  mais... 
tu  es  fou...  Allons...  laisse-moi 
passer  I 

Heltier.  —  Tu  ne  passeras  pas... 
je  te  l’ai  déjà  dit  et  je  te  le  répète  : 
Je  t’intetidis  absolument  de  tenter... 

Martryns  (d'une  voix  grave, 
altérée  cepindant  par  l'émotion).  — 
Comprends-moi  bien...  Heltier...  je 


femme  par  l’opération  qu’il  est 
nécessaire  (pie  je  fasse  ;  si  tu  per¬ 
sistes  dans  ton  odieuse  interdic¬ 
tion,  Marguerite  mourra...  par  ta 
faute...  Tu  seras  responsable  de 

Heltier.  —  Je  .suis  prêt  à  assu¬ 
mer  dans  toutes  ses  conséquencis 
la  responsabilité  de  ma  décision, 

Martryns.  —  Charles,...  ta  voix 
tremble.... 

Heltier.  —  Ma  volonté  est  iné¬ 
branlable  I 

Martryns.  -  Charles...  quelque 
chose  d’atroce  que  je  ne  comprends 
pas...  ciue  je  ne  veux  pas  com¬ 
prendre...  s’est  passé  ici  pendant 
ma  courte  absence.,  quelque  chose 
d’assez  atroce  pour  te  transformer 
au  point  de  faire  de  l’époux  ai¬ 
mant  et  dévoré  d’inquiétude  que 
j’ai  laissé  tout  à  l’heure,  l’époux 
implacable  et  meurtrier  qui  se  dresse 
devant  moi  et  qui,  farouchement, 
condamne  sa  femme  à  mort,  à  une 
mort  épouvantable. 

Heltier  (après  un  temps,  d'une 
voix  sourde).  —  Oui...  il  s’est  passé 
quelque  chose  ! 


Heltier. —  Je  viens  d’avoir  la 
preuve  irréfutable  que  ma  femme 
a  eu...  avait...  a  peut-être  encore 
un  amant... 

Martryns  (tressaille  sans  que 
Heltier  s'en  aperçoive).''  —  Ah! 

Heltier.  —  ...  que  l’enfant  qui 
la  fait  huder  de  douleur  maintenant, 
qui  la  tuera  tout  à  l’heure  n’était 
pas  mon  enfant...  que  sa  chair,  son 
sang,  son  cerveau  étaient  la  chair, 
le  sang,  le  cerveau  de  l’autre...  de 
la  canaille  qui  m’a  volé  Marguerite 
ou  à  qui  elle  s’est  donnée  par  vice, 
par  désœuvrement  peut-être  seu¬ 
lement.  A  cette  révélation,  j’ai 
d’abord  chancelé,  comme  frappé 
d’un  coup  de  massue...  puis  j’ai 
sangloté,  et  à  présent  je... 

Martryns.  —  ...  Tu  vas  com¬ 
mettre  un  as.sassinat  ! 

Heltier.  —  Oh  1  je  t’en  prie... 
pas  de  grands  mots... 

Martryns  (avec  un  fébrile  éclat 
de  rire  de  mépris).  —  Sans  grands 
risques  d’ailleurs  !  Vrai...  j’adniiie 
ton  courage  1  .\u  moins  les  marK 
qui,  apprenant  la  trahison  de  leurs 
femmes,  les  abattent,  font  cela, 
l’arme  au  poing,  au  grand  jour,  au 
vu  et  au  su  de  tout  le  monde... 
Tandis  que  toi,  tu  n’as  pas  le  cou¬ 
rage  —  quoi  que  tu  en  aies  dit  —  i 
d’assumer  la  responsabilité  du  crime 
que  tu  veux  commettre  ;  devant 


-  VI  — 


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-  VII  - 


LA  MÉDECINE  AU  THÉÂTRE  {Suite) 


elle  tu  es  lâche  et,  traîtreusement, 
hideusement,  tu  assassines  ta  femme 
à  l’abri,  ou  presque,  de  la  loi.  Tu 
sais,  je  te  Tai  dit  moi-même  au¬ 
trefois,  que  nous  autres  médecins, 
il  nous  est,  légalement  ou  prati- 
(piement,  impossible,  alors  qu'un 
malade  se  trouve  en  danger  tle 
mort,  d’intervenir  et  de  le  sauver 
par  une  opération  appropriée,  se¬ 
rait-elle  même  réclamée  par  le 
patient,  si  .ses  parents  s’y  oppo¬ 
sent.  Tu  sais  cela  ? 

Heltier.  —  Oui...  et  puis  après  ? 

Martryns.  —  Et,  odieusement, 
tu  profites  de  l’horrible  situation 
de  ta  femme  pour  l’assassiner 
froidement  sans  qu’il  soit  possible 
à  nul  homme  au  monde  de  lui  por¬ 
ter  secours,  de  l’arracher  à  ta  haine, 
à  ta  cruelle  volonté  de  torture  et 
de  meurtre.  Tu  tues  et  l’on  ne  peut 
t'en  empêcher,  te  ravir  ta  victime 
que  d’un  œil  glacé  tu  regardes 
agoniser  avec  une  sécurité  trou¬ 
blante,  désarmante,  révoltante  !  Et 
l’on  ne  peut  t’en  châtier  ;  tu  es 
dans  ton  droit,  dans  ton  droit  de 
mari...  tu  peux  disposer  à  ton  gré 
de  l’existence  de  ta  femme  :  tu 
peux  lui  donner  la  vie...  ou  lui 
donner  la  mort  1  Ah  !  c’est  ignoble  ! 
c’est  ignoble  !  Je  demeure  stupide 
devant  le  sang-froid  de  ton  abject 
calcul...  devant  l’horreur  du  plan 
que  tu  t’es  assigné...  devant  la 
répugnante  infamie  que  tu  vas 
tranquillement  commettre  I 


-âh  ça...  mais....  qu’est-ce  que  je 
fais  ici  ?  Là  on  se  débat  contre  la 
mort  et  moi...  je  demeure  impas¬ 
sible...  soumis...  déférent  à  l’hor¬ 
rible  volonté  de  ce.,  et  l’on  est  en 
train  de  mourir  alors  que  je  pour¬ 
rais...  que  je  devrais...  que  je  dois  tout 
tenter...  oui  tout...  pour  conserver 
une  mère  à  la  vie  et  la  donner  à  un 
pauvre  être...  (Il  va  vers  la  porte  de 
la  chambre  de  Marguerite). 

Heltier  (lui  barrant  de  nouveau 
le  passage).  —  Eh  bien  î 

Martryns.  —  Place...  place... 

Heltier.  —  Hop-là!  (Il  l'arrête, 
le  fait  tourner  et  l’entraîne.) 

Martryns  (le  poing  levé).  — 
Mais  place  donc  !  Arrière...  je  veux 
passer  ! 

Heltier.  —  A  bas...  à  bas...  à 
bas  donc  1  (Il  lui  empoigne  les 
poings  et  les  immobilise.) 

Martryns.  —  Ah  !...  la  brute... 
la  brute...  la  brute  ! 


Heltier  (soudainement  scrute  son 
interlocuteur  avec  une  très  vive  atten¬ 


tion  ;  il  remarque  son  très  violent 
trouble  et  après  un  temps  —  comme 
frappé  d'une  idée  subite,  d’un  soupçon 
très  vague  encore).  --  Mais  enfin... 
dis-moi...  ton  in.si.stance... 

Martryns  (très  vivement,  comme 
s’il  se  doutait  du  soupçon  de  Heltier). 
— ...  bien  naturelle  !  Mêla  reproche¬ 
rais-tu  ?  Je  serais  un  bien  mal¬ 
honnête  homme  si  je  n’avais  pas  à 
encourir  ce  reproche... 

Heltier  (ne  le  perdant  pas  des 
yeux).  •—  Oui...  ton  insistance 
passe  encore  !  Je  la  comprends  : 
j’avais  tort  de  m’en  étonner...  Mais... 
ton  trouble...  ta  pâleur...  ta  voix 
altérée...,  cette  sueur...  enfin  toute 
cette  agitation  ? 

Martryns.  —  Te  serait-elle  sus¬ 
pecte  aussi  ?  Mais  il  me  semble 
que...  et  puis,  après  tout,  je  n’ai 
pas  à  te  la  légitimer  !  Tant  pis  pour 
toi  si  tu  ressens  le  besoin  de  me  le 
voir  faire  !  C’est  triste...  très  triste 
pour  toi  ! 

Heltier  (idem).  —  Paul! 

Martryns.  —  D’ailleurs  je  ne 
comprends  pas  le  pourquoi  de  ces 
insinuations  ! 

Heltier  (idem).  —  Insinuations  ? 

Martryns.  —  Enfin  oui  de  ces... 

Heltier.  —  Halte-là  !...  Tu 
perds  pied...  tu  t’enlizes...  Trop 
tard  la  reprise  I...  Tu  avais  bien 
dit  la  première  fois  !  Tu  avais  donc 
compris  avant  que  je  m’en  fusse  moi- 
même  rendu  bien  '  compte  de  son 
exacte  portée,  le  pourquoi  de  mon 
étonnement  devant  ton  insistance... 
ton  trouble...  tes  révoltes.  Tu  devi¬ 
nais  donc...  tu  savais  donc  la  sus¬ 
picion  que  je  sentais  poindre  en  moi, 
de  plus  en  plus  précise...  impo¬ 
sante...  évidente...  éblouis.santc  ! 

Martryns.  —  Je  ne  te  com¬ 
prends  pas  ! 

Heltier.  —  Tu  devinais  donc 
que  je  sentais  que  j’allais  te  soup¬ 
çonner  ? 

Martryns.  —  Tais-toi  1 

Heltier.  —  ....  que  j’allais  te 
soupçonner  d’être...  d’avoir  été... 

Martryns.  —  Mais  tais-toi  donc  ! 

Heltier.  —  ...  l’amant  de  Mar¬ 
guerite! 

Martryns.  —  Tu  es  fou...  tu 
es  fou...  tu  es  fou.  ! 

Heltier  (avec  un  rire  src).  — • 
Quelle  perspicacité  ?  Hein  quelle 
étrange  et  équivoque  perspicacité  ! 
(Un  temps,  puis  s’avançant  brus¬ 
quement  vers  lui)  Tu  es  l’amant  ! 

Martryns.  —  Charles  ! 

Heltier.  —  ....  avoue...  mais 
avoue  donc...  allons...  misérable! 


Martryns.  —  Eh  bien...  oui... 
oui...  Marguerite  a  été  ma  maî¬ 
tresse...  eh  bien,.,  oui  je  l’ai  aimée... 
follement  désirée...  exquisement  pos¬ 
sédée... 

Heltier  (cri  de  rage).  —  Ah! 

Martryns.  —  Possédée  comme 
tu  ne  l’as  jamais  possédée...  dans 
toutes  ses  pensées...  dans  toutes 
ses  joies...  nos  joies...  dans  tout 

Heltier.  -  -  Te  tairas-tu  ? 

Martryns.  —  11  faudra  que  tu 
les  entendes  minute  par  minute 
nos  jours  et  nos  nuits,.,  nos  longues 
et  adorables  nuits  d’amour  ! 

Heltier.  -  Eous  le  camp! 

Martryns.  -  -  ...  où  nous  étions 
anéantis,  l’un  dans  l’autre,  d’une 
âpre  et  douce  volupté...  où  nous... 

Heltier.  — •  Mais  fous  donc  le 
camp  !  (Il  se  rue  vers  Martryns,  le 
poing  haut.  Un  temps  ;  ils  se  toisent, 
haletants  l’un  et  l’autre  de  fureur. 
Lui  montrant  la  porte  du  corridor  :) 
Va  !  Mais  va  donc  !  (A  ce  moment, 
un  long  gémissement.) 

Martryns.  —  Ah  !  mais...  (il 
jette  un  coup  d’œil  désespéré  vers  la 
porte  de  la  chambre  de  Marguerite, 
hésite,  puis  va  vers  elle). 

Heltier  (lui  barre  le  passage, 
d’une  voix  tremblante  de  fureur).  — 
Paul  !  Je  jure  Dieu  que  si  tu  tentes 
de  pénétrer  dans  cette,  chambre, 
tout  ceci  finira  très  mal  pour  toi  ! 

Martryns.  —  Ah  !...  (Geste  de 
douloureuse  indécision  :  il  ne  peut 
rient  II  s'arrête  accablé,  désespéré.) 

Heltier  (s'avance  vers  Martryns, 
le  prend  aux  épaules  et  le  pousse 
dehors  en  disant  :)  —  Va...  va... 
Dehors.,.,  dehors  !  Mais  fous  donc 
le  camp  ! 

SCÈNE  VIII 

HELTIER,  JEANNE,  MADAME  TOURTEL 

Jeanne.  —  Charles...  Chartes  ! 

Mme  Tourtel.  ■ —  Une  rupture 
utérine  vient  de  se  produire...  rien 
ne  peut  arrêter  l’hémorragie... 
dans  quelques  instants,  Mme  Hel¬ 
tier  sera  morte... 

Heltier.  —  Ah  !  (Du  geste  il  les. 
balaie,  les  rejette  dans  la  chambre 
de  Marguerite,  Un  temps,  puis  ses 
traits  se  détendent,  sa  voix  blanchit 
et....)  Mon  pauvre  amour  I 

(Il  s’écroule  dans  un  fauteuil.) 
KIDEAÜ 


GASTRALGIE 


VA  LS 
SAINT-JEAN 


ENTÉRITE 


J.  AURICOSTE 

Constructeur  de  Chronomètres 

Horloger  de  la  Marine  de  l’État,  de  l'Observatoire  et  du  Service 
géographique  de  l’Armée.  Fournisseur  de  la  Présidence  de  la 
République,  des  Ministères  de  la  Marine,  de  la  Guerre,  des 
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19,  rue  Hautefeuille,  19,  PARIS 

RÉGIMES 

ALIMENTAIRES 

Par  le  D’  Marcel  LABBÉ 


LIBRAIRIE  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue  Hautefeuille,  PARIS 


E.  LITTRE 

Membre  de  l'Institut 

(Académie  Franyaise,  Inscriptions  ei  Belles-Lettres). 
Membre  de  l'Académie  de  médecine. 


A.  GILBERT 

_  Professeur  de  Clinique 


Dictionnaire  de  Médecine 

DE  CHIRURGIE,  DE  PHARMACIE 

ET  DES  SCIENCES  QUI  S'V  RAPPORTENT 

Vingt  et  unième  Edition  entièrement  refondue 


1908,  I  volume  grand  in-8  de  1842  pages  à  deux  colonnes,  avec  860  figures  nouvelles.  Broché  :  25  fr.  Relié  :  30  fr. 


-  IX  - 


ART  ET  MÉDECINE 

LES  HOPITAUX 


Grande  Salle  de  l’ancien  Hôtel-Dieu  ou  hôpital  Saint-Jean  d’Angers  (Xlh-  Siècle) 


Cette  salle  qui  a  été  transformée  en  musée  archéolo¬ 
gique  est  divisée  en  3  nefs  égales  d’une  longueur  de 
48  mètres  et  de  17  mètres  de  large.  Remarquable  par  la 
hardiesse  de  ses  projwrtions,  l’élégance  de  ses  colonnes 
mono-cylindriques  et  la  grâce  de  ses  nervures,  elle  a 
donné  lieu  à  des  controverses  entre  les  archéologues 
français  et  anglais.  Ces  derniers  ont  voulu  voir  dans  cette 


salle  «  le  premier  des  monuments  gothiques  n  et  ont 
]mr  suite  attribué  à  leur  dynastie  des  Plantagenets 
l’honneur  de  la  création  du  style  ogival.  Mais  les  travaux 
des  archéologues  français  notamment  ceux  de  Viollet- 
le-Duc,  ont  ruiné  cette  conception  en  établissant  sans 
conteste  l’antériorité  de  l’église  abbatiale  de  Saint- 


SILHOUETTE  MÉDICALE 


L’ÉTUDIANTE 

Entrez  dans  une  salle  d’hôpital  à  l’heure  de  la  vi¬ 
site.  Sur  la  tache  grise  que  forme  autour  d’un  lit 
de  malade  le  groupe  des  élèves,  presque  toujours 
se  dessinent  quelques  profils  de  jeunes  filles.  De  la 
masse  de  blouses  et  de  tabliers  qui  enjuponnent 
robes  et  pantalons,  bien  souvent  émergent  les  tor¬ 
sades  de  quelques  chevelures  féminines. 

Entrez  une  après-midi  à  la  Bibliothèque  de  la  Fa¬ 
culté.  Dans  ce  cadre  sévère,  sur  le  fond  sombre  des 
vêtements  masculins  ressortent  presque  à  chaque 
table  plusieurs  corsages  clairs.  C’est  l’étudiante  stu¬ 
dieuse  et  solitaire,  la  tête  baissée  sur  son  livre,  c’est 
un  petit  groupe  au  cou  dégagé,  aux  avant-bras  nus 


qui  papote  et  donne  des  distractions  aux  voisins. 
Et  partout  c’est  ainsi,  aux  cours,  aux  pavillons  de 
dissection,  etc. 

Dans  les  rues  du  quartier,  de  plus  en  plus  nom¬ 
breuses,  elles  circulent,  seules  ou  par  dçux,  silen¬ 
cieuses  ou  causant  avec  des  étudiants.  Presque  toutes 
ont  l’allure  comme  il  faut  de  la  jeune  fille  du  monde. 
Elles  vont  à  la  Faculté  comme  elles  allaient  jadis 
au  Cours,  sauf  l’escorte  de  la  maman  ou  de  la  femme 
de  chambre. 

Qu’y  gagnera  «  l’art  médical  »  ?  Les  féministes 
annoncent  des  merveilles.  D’autres,  galants,  se  ré¬ 
servent.  Le  mieux  est  d’attendre...  avec  un  sourire. 

Dr  Pierre  Maurel. 


CURIOSITÉS 


Comment  les  Japonais  arrachent  les  dents.  —  Le  den¬ 
tiste  japonais  arrache  les  dents  avec  ses  doigts,  sans  le 
secours  d’aucun  instrument.  Il  saisit  adroitement  la  tête 
de  son  patient  à  l’angle  maxillaire,  de  manière  que  1  a 
bouche  soit  forcée  de  rester  ouverte  ;  puis,  plongeant  le 
pouce  et  l’index  de  l’autre  main  dans  la  bouche  de  son 
malade,  il  arrache,  quand  le  cas  se  présente  et  dans  l’es¬ 
pace  d’une  minute,  cinq,  six  et  sept  dents  au  patient, 
sans  que  celui-ci  puisse  fermer  la  bouche,  même  une  seule 
fois.  Quelque  incroyable  que  la  chose  puissË  paraître,  elle 
s’expliquera  tout  naturellement  quand  on  saura  do  quelle 
manière  les  dentistes  japonais  sont  préparés  à  l’exercice 


de  leur  art.  Sur  une  planche  de  bois  tendre,  sont  creusés 
des  trous  et  dans  ces  trous  on  enfonce  des  chevilles  ; 
puis  cette  planche  est  placée  par  terre  et  l’apprenti  den¬ 
tiste  doit  alors,  avec  le  pouce  et  l’index  de  la  main  droite, 
saisir  et  arracher  les  chevilles  l’une  après  l’autre,  sans  que 
la  planche  soit  ébranlée.  Cet  exercice  recommence  plu¬ 
sieurs  fois  avec  des  planches  de  sapin,  des  planches  de 
chêne,  et  enfin  d’un  bois  plus  dur,  et  chaque  fois  les  che¬ 
villes  sont  plus  solidement  enfoncées.  Quand  il  triomphe 
de  la  dernière  épreuve,  il  est  mûr  pour  l’exercice  de  son 
art.  {La  médecine  Orientale) . 


Un  Nouveau  procédé  très  simple  et  très  précis 


ili!  l'iinnu  (sucre  et  albuiiiiiie),  tel  est  le  but  des  Trousses 
Diisurines,  dont  on  signale,  d’autre  part,  l'inUtressante 

Présentées  sous  la  forme  d’éléuants  poidcfeiiilles,  pou¬ 
vant  être  facilement  mis  dans  la  poche,  ces  trousses  ren¬ 
ferment  les  tubes  et  ampoules  à  réaidifs  nécessaires  pour 
idiaipio  opération  d’analyse.  Klb's  permetfent,  en  deux 
minutes,  avec  qucltpies  {jôuttes  d’urine,  d’être  très  exacte- 

Les  nombreux  médecins  qui  en  ont  essayé  l'emidoi  ont 
été  unanimes  à  faire  rélog(!  de  leur  commodllé  et  de  leurs 
rigoureux  résultats.  Tout  d’abord,  au  cours  d’une  visite  ou 
d’une  consultation,  elles  donnent  au  praticien  la  facilité 
(l’être  immédiatement  renseigné  sur  la  <(omposilion  de 
l’urine  et  de  pouvoir  instituer,  sans  idus  attendre,  la  llié- 
rapeuti(iuo  qui  convienl.  Kn  outre,  elles  lui  rendent 
aisément  généralisables  les  analyses  urologi(|ues,  demeu¬ 
rées  jusqu’ici  le  monopole  des  pharmaciens. 


V  Analyse  des  Urines 


simide,  l’achat  de  ces  trousses  sera  conseillé  avec  grand 
profit  aux  malades  eux-mêmes,  (pu  pourront  do  la  sorte  se 
rendre  compte,  aussi  souvent  qu’il  conviendra,  des  varia¬ 
tions  do  composition  do  leurs  urines.  Il  leur  sera  dés  lors 
loisible  do  survedh'r  de  très  près  leur  alimenlation, 
de  contrôler  l’influence  de  tel  ou  tel  mets  sur  le  taux  de 
leur  sucre  ou  de  leur  albumine,  enfin  de  faire  appel  aux 
soins  médicaux  dès  (|ue  ce  taux  aura  subi  une  élévation. 

Ces  Trousses  urologiques  apparaissent  donc,  fi  tous 
égards,  comme  de  très  précieux  collaborateurs  pour  le 
médecin.  Kn  dehors  de  l’exactitude  absolue  de  leurs  résul¬ 
tats,  elles  présentent  encore  l’avanlage  d’une  grande  modi¬ 
cité  de  prix  :  chacpie  analyse  revient  ù  environ  0  fi'.  dii. 

Ces  trousses  existent  sous  trois  modèles  dilféronts  : 

1»  TROUSSE  INDEX  “  La  Dosurine”,  destinée  ii 
rechercher  si  l’urine  renferme  ou  non  du  l’albumine  ou  du 

2»  TROUSSE  A.  “  La  Dosurine  ”,  destinée  à  doser 
l’albumine  contenue  dans  l’urine  ; 

3”  TROUSSE  D  “  Li  Dosurinet  ”  destinée  il  doser 
la  (luantité  de  sucre  (glucose). 

Ce  prix  do  chafpie  trousse  est  do  îi  francs  (franco  S  fr.  30). 

—  Ampoules  de  renouvellement  :  la  boite  de  10,  2  fr.  SO 
(franco  2  fr.  73)  ;  la  boite  do  20,  4  fr.  75  (franco  :  5  francs). 

—  llernise  de  15  p.  100  a  .M.M.  les  médecins. 

Adrco-er  le.s  commandes  c(  les  demandes  de  renseigne¬ 
ments  à  la  Société  LA  DOSUlllNK,  10,  rue  Charlemagne, 


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Séance  Académie  du  !  1-8-10  (PARIS  IV). 


—  XI  — 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


Sémiologie  Nerveuse.  ~~  Nou¬ 
veau  Traité  de  Médecine  et  de 
Thérapeutique,  publié  sous  la 
direction  de  MM.  Gilbert  et  L. 
Thoinot.  Fascicule  XXXI.  lyii, 
I  volume  in-8  de  62g  pages,  129 
ligures,  12  fr.  (J.-B.  Baillière  et 
lils,  édit.,  Paris). 

Des  questions  de  haute  impor¬ 
tance  ont  dans  ces  dernières  années 
liréoccupé  les  neuropatliologistes  ; 
ceiLK  (pii  ont  suivi  les  communica¬ 
tions  et  les  discussions  de  la  Société 
de  neurologie  de  l’aris  savent  com¬ 
bien  d’idées  nouvelles  se  sont  fait 
jourdepuis  cpielcpie  temps  en  neurolo¬ 
gie,  s’ajoutant  aux  idées  classiipies, 
ou  parfois  les  remi>la(,'ant  complète¬ 
ment.  .\  l’inver.se  de  beaucoup  de 
sociétés  savantes  dans  lesquelles  on 
se  contente  d’enregistrer  des  obser- 

la  .Société  de  neurologie  a  inscrit 
pilusieurs  fois  à  son  programme,  des 
discussions  sur  des  ipiestions  fon¬ 
damentales,  et  consacré  des  séances 
spéciales  à  ces  discussions.  C’est 
ainsi  qu’à  l’aide  d’observations 
nombreuses  et  variées  et  de  recher¬ 
ches  anatomo-pathologicpies  répé¬ 
tées,  ont  été  discutées  par  les  maî¬ 
tres  de  la  neurologie  française  les 
graves  ipiestions  des  symptômes 
et  de  la  nature  de  l’aphasie,  de 
l’hystérie.  Dans  ce  volume  de 
sémiologie  nerveuse,  la  rédaction 
des  ditlérents  articles  a  été  conliée 
précisément  à  des  hommes  qui  ont 
assisté  et  pris  souvent  par  leurs 
travaux  personnels  la  part  la  pUi.s 
active  à  toutes  ces  discussions. 

C’est  dire  cpie  l’ouvrage  offert 
aujourd’hui  au  public  médical  est 
la  mise  au  point  précise  de  toutes  les 
ac(piisitions  récentes  de  la  neuro- 
I>athologie.  Un  chapitre  de  200  pages 
concernant  l’aphasie  a  été  écrit 
l>ar  MM.  Gilbert-Ballet  et  Laignel- 
Lavastine  ;  on  y  trouvera  claire¬ 
ment  exposé,  d’une  part  tous  les  faits 
classicpies  dus  à  Broca,  Wernicke, 
Charcot  et  son  école,  Lichtheini  et 
Dejerine,  etc.,  et  d’autre  part  l’expo¬ 
sé  méthodiciue  de  la  récente  et  très 
retentissante  discussion  de  MM.  De¬ 
jerine  et  Marie.  .\ux  opinions  défen¬ 
dues  par  ces  auteurs,  aux  faits 
cliniques  et  anatomiques  apportés 
par  eux,  MM.  Gilbert-Ballet  et 
Laignel-Lavastine  ajoutent  des 
observations  personnelles  ce  (pii  aug¬ 
mente  l’intérêt  du  chapitre. 

L’étude  des  symptômes,  des 
lorines,  du  diagnostic  des  hémi¬ 
plégies  et  des  paraplégies  s’est 
enrichi  également  dans  ces  der¬ 
nières  années  d’acquisitions  impor¬ 
tantes.  Ces  faits  nouveaux  sont 


exposés  dans  cette  sémiologie  par 
MM.  Pierre  Marie  et  A.  Deri 
On  sait  quel  merveilleux  musée 
de  neuropathologie,  M.  Pierre  IMarie 
iiossède  dans  son  service  de  Bicétre, 
il  y  a  puisé  largement  pour  nous 
offrir  une  série  de  types  cliniipies 
(pii  sont  pres(pie  autant  d’observa¬ 
tions  per.sonnelles.  I.e  diagnostic 
différentiel  des  affections  organiques 

.M.  Babinski  pendant  ces  dernières 
années,  est  largement  traité  dans  ce 
cbaintre.  Ces  200  pages  .sur  les  hémi¬ 
plégies  et  les  paraplégies  sont  ilbis- 

lecture.  'l'ous  les  autres  chapitres 
(lu  volume  ont  été  écrits  par 
.M.  Achard,  soit  seul,  soit  en  colla¬ 
boration  avec  M.  L.  Levi.  Ces 
importants  chapitres  traitent  de 
l’apoplexie  et  du  coma,  des  délires, 
des  convulsions,  des  contractures, 
(lu  tremblement,  des  vertiges,  des 
cé])halalgies.  Les  troubles  vaso¬ 
moteurs  parmi  les(piels  nous  trou¬ 
vons  ces  affections  curieuses  (]ui 
sont  :  l’œdème  aigu  ou  syndrome 
de  Quincke,  le  trophœdème  chro- 
ni(pie,  la  maladie  de  Raynaud, 
l’érytbromélalgie  sont  amplement 
décrits.  Ce  (pie  nous  savons  de  ces 
affections  encore  mystérieuses  y  est 
exposé  d’une  façon  très  documentée. 
L’ouvrage  se  termine  jiar  une  étude 
comiilète  des  troubles  trophiques. 

Dans  tous  ces  chapitres,  les 
auteurs  tenant  leur  de.scription  au 
courant  des  acipii.sitions  nouvelles 
de  la  neurologie,  se  sont  attachés  à 
différencier  le  iilus  nettement  pos¬ 
sible  les  troubles  purement  fonction¬ 
nels  (hystériques  ou  pithiatiques) 
et  les  troubles  organiipies. 

Jean  Cami-s. 

Kurzes  Lehrbuch  der  Gynæ- 
kologie,  par  le  professeur  Otto 
Kustneu  (de  Breslau),  4*^  édition 
revue,  avec  363  figures  dans  le 
texte  (dont  un  grand  nombre  en 
couleurs).  léna.  Librairie  Gus¬ 
tave  Fischer,  1910. 

Ce  manuel  condense  en  près  de 
600  pages  les  notions  essentielles  de 
gynécologie  utiles  à  connaître  pour 
l’étudiant  et  pour  le  praticien. 
L'exposition  est  claire,  précise  ;  les 
symptômes  primordiaux  sont  bien 
mis  en  valeur  et  les  caractères  ana¬ 
tomiques  ne  sont  pas  négligé.s. 
L'illustration  mérite  d'être  louée  par¬ 
ticulièrement  :  figures  nombreuses, 
originales,  bien  choisies. 

Kn  somme,  ce  livre  de  gynéco¬ 
logie  mérite  le  succès  rapide  qui  lui 
a  été  dévolu,  .-\lbeut  Mouchet. 


Consultations  médicales.  Ma'a- 
dies  de  l'appareil  digestif  et 
de  l’appareil  respiratoire, 
par  H.  Huciiard,  Membre  de 
l.V’cadémie  de  médecine,  ii|ii,un 
vol.  in-8,  12  francs(  J.-B.  Baillière 
et  fils,  éditeurs  à  l’aris). 

L’infatigable  travailleur  que  fut 
M.  Huchard  sera  resté  sur  la  brèche 
jusipi’aii  moment  où  la  plume  est 
tombée  de  .sa  main  défaillante. 
11  était  déjà  mourant,  quand  il  cor- 

volume  de  ses  Consultations  médi¬ 
cales.  11  était  mort  quand  l’ouvrage 

11  est  inutile  de  présenter  au 
public  médical  cet  ouvrage  pos- 
tbuine.  Plusieurs  éditions  ont  eu  en 
librairie  un  succès  éclatant.  L’au¬ 
teur  eût  pu  se  borner  à  une  réim¬ 
pression,  mais  son  esprit  toujours 
avide  de  progrès,  toujours  ambi¬ 
tieux  de  mieux  faire,  n’aurait  pu  s’y 
ré.soiidrc.  C’est  donc  une  œuvre 
rajeunie,  augmentée  de  chapitres 
nouveaux,  amputée  des  paragrajihes 
moins  utiles,  remise  au  courant  de 
sa  science  qui  paraît  aujourd’hui. 
Le  volume  est  consacré  aux  mala¬ 
dies  de  l’appareil  digestif  et  de 
l’appareil  respiratoire.  (Fdème  aigu 
du  poumon,  congestions  pulmo¬ 
naires  arthritiques,  pneumonies 
grippales,  pleurésie  diaphragma¬ 
tique,  poumons  et  coeur  des  bossus, 
bronchites,  tuberculose  pulmonaire, 
dyspepsies,  crises  gastriques  du 
tabès,  cancers  et  faux  cancers  de 
l’estomac,  lithiase  biliaire,  cancers 
du  pancréas,  péritonite  tubercu¬ 
leuse,  urémie,  telles  sont  les  prin¬ 
cipales  questions  traitées. 

On  y  retrouvera  toutes  les  qua¬ 
lités  qui  ont  fait  de  II,  Huchard  un 
des  écrivains  médicaux  les  plus 
remanpiables  de  notre  époque  : 
netteté  de  la  conception,  clarté  et 
brio  de  l’exiiosition,  exceptionnel 
sens  clini(pie,  simplicité  et  précision 
do  la  thérapeutique.  L’érudition  est 
colossale.  L’auteur  a  tout  lu,  tout 
retenu  ;  mais  il  a  surtout  beaucoup 
vu,  beaucoup  réfléchi,  et  ce  qui  fait 
le  mérite  et  le  charme  de  ses  Consul¬ 
tations,  c’est  précisément  que  toute 
science  livres(pie  en  paraît  exclue, 
et  qu’elles  semblent  n'être  que 
l’exposé  des  observations  person¬ 
nelles  d’Henri  Huchard. 

En  feuilletant  le  volume,  on  se 
figure  entendre  encore  la  parole 
charmeuse,  animée,  spirituelle,  qui 
attira  pendant  tant  d’années  à  l'am¬ 
phithéâtre  Laënnec  tant  d’audi¬ 
teurs,  et  qui  s’est,  hélas  !  tue  pour 
toujours. 


G.  Linossiep. 


-  XII 


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1.  Paludisme  {56$  pages,  140  figures)  ... .  12  »  5.  Maladies  parasitaires  exotiques. 

2 .  Parapaludisme  et  Fièvres  des  pays  chauds.  6  _  Intoxications  et  Maladies  générales  a 

3.  Fièvre  jaune,  Peste,  Choléra.  7-  Maladies  de  la  peau  exotiques. 

4.  Maladies  exotiques  de  l’Appareil  digestij.  8.  Maladies  chirurgicales  aux  colonies. 


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-  XIII  - 


L’INTERMÉDIAIRE  DES  MÉDECINS 


DIAGNOSTIC  ARTISTIQUE 

Quelle  affection  semble  la  plus 
probable  pour  la  femme  hy¬ 
dropique  de  Gérard  Dow? 

(Se  reporter  à  la  reproduction 
donnée  dans  le  n'>  i  de  Pans  Mé- 

Puisque  l’on  nous  appelle  en  con¬ 
sultation  et  qu’on  nous  demande 
un  diagnostic  artistique  à  propos 
de  la  cliente  de  G.  Dow,  voici 
mon  opinion  : 

Tout  d’abord,  cette  femme  a  un 
gros  ventre  pour  lequel  on  peut 
admettre  le  diagnostic  d’ascite  :  car 
ce  ventre  tombe  nettement  dans 
les  lianes.  Elle  a,  d’autre  part,  de 
l’œdème  des  membres  inférieurs  : 
car  son  pied  droit,  que  l’on  voit 
au-dessus  de  la  pantoufle,  est  enflé, 
et  fait  une  saillie  anormale.  11  y  a, 
de  plus,  œdème  généralisé  :  car  la 
face  est  également  bouffie,  princi¬ 
palement  aux  joues  et  à  la  région 
sous-maxillaire.  11  s'agit  donc  d’as- 
ciie  avec  œdèmes.  De  quelle  origine? 

S’agit-il  d’une  cardiopathie?  ni  le 
faciès,  ni  la  coloration  de  la  figure  et 


des  mains  n’autorisent  ce  diagnos¬ 
tic  :  la  malade  n’est  ni  rouge,  ni  vio¬ 
lacée  ;  les  •urines  qu’examine  le  mé¬ 
decin,  ne  sont  ni  hautes  en  couleur 
ni,  par  là  même,  rares.  Enfin  la  pose, 
pleine  de  lassitude,  n’indique,  aucu¬ 
nement,  une  dyspnée  cardiaque. 

S’agit-il  d’une  lésion  rénale,  avec 
œdème  généralisé  ?  il  ne  le  semble 
pas  :  car  les  urines  ne  sont  pas 
celles  de  la  néphrite;  il  n’y  a  pas  de 
dyspnée,  etc. 

S’agit-il,  enfin,  d’une  maladie  de 
foie,  d’une  cirrhose,  par  exemple  ? 
Rien  ne  permet  de  le  supposer  :  s’il 
y  a  de  l’ascite,  l’œdème  s’étend  non 
seulement  aux  pieds,  mais  à  la  face  ; 
les  pommettes  ne  sont  ni  rouges  ni 
variqueuses,  le  fond  du  teint  n'est 
ni  jaune  ni  terreux.  Les  urines 
n’ont  nullement  l’apparence  d’uri¬ 
nes  hépatiques.  Enfin  l’attitude 
même  du  sujet  n’est  pas  celle  d’une 
cirrhotique,  pour  qui  la  bonne  hu¬ 
meur  et  l’optimisme  sont  habituels. 
11  semble  donc  que  l’on  puisse  éli¬ 
miner  le  diagnostic  d’ascite  il’origine 
héi)atique. 

Par  contre,  il  semble  s’agir  d’un 
œdème  cachectique,  lié  à  un  état  très 


grand  de  faiblesse  comme  l’indique 
la  pose  générale  du  corps. 

Sur  l’original  du  Louvre  (que  je 
viens  de  revoir  dans  la  salle  Rem¬ 
brandt,  en  allant  visiter  la  collection 
Chauchard),  la  teinte  du  visage  est 
bien  jaune-]iaille  et  rappelle  celle  des 
cancéreux.  Le  faciès  est  j)lein  de 
mélancolie  et  de  tristesse  :  les  œdè¬ 
mes  indiquent  surtout  la  cachexie 
terminale  ;  la  fatigue  est  extrême. 
Aussi  semble-t-il  que  l’on  puisse  por¬ 
ter  le  diagnostic  de  tumeur  abdo¬ 
minale  maligne. 

S’agit-il  de  kyste  de  l'ovaire}  le 
fait  est  possible  ;  car  la  tumeur  est 
inférieure  et  permet  l’attache  du 
tablier. 

Mais  ne  s’agit-il  pas,  plutôt  d’un 
néoplasme  de  l'utérus  ou  d’un  autre 
viscère  abdominal,  ayant  cachectisé 
la  malade,  l’ayant  anémiée  et  bouf¬ 
fie,  lui  ayant  enlevé  ses  forces  et  lui 
ayant  donné  son  masque  découragé 
et  sa  prescience  d’un  avenir  mauvais. 
Le  chagrin  de  la  fille  montre  d’ail¬ 
leurs  qu’elle  ne  se  fait  pas  illusion 
sur  l’issue  du  mal. 

Dr  Cl.AP. 


LES  RÉGLEMENTS 

ET  LES  LOIS  INTÉRESSANT  LE  MÉDECIN 


RÉGLEMENT  POUR  LES  AUTOMOBILISTES 

Recensement  des  automobiles.  —  Il  est  intéressant  de 
rappeler  aux  médecins  automobilistes  que  la  loi  du  22  juil¬ 
let  1909  relative  au  recensement  des  automobiles  est 
applicable  à  partir  du  i”  janvier  191 1. 

L’article  5  concerne  les  médecins  et  les  dispense  non 
de  la  déclaration,  mais  de  la  réquisition. 

«  Article  premier.  —  L’autorité  militaire  a  le  droit 
d’acquérir  par  voie  de  réquisition  dans  les  conditions  géné¬ 
rales  jirévues  par  la  loi  du  3  juillet  1877  les  voitures  auto¬ 
mobiles  nécessaires  au  service  de  l’armée. 

Art.  2.  • —  Tous  les  ans,  du  irr  au  16  janvier,  a  lieu  dans 
chaque  commune  sur  la  déclaration  obligatoire  des  pro¬ 
priétaires  et  au  besoin  d’office,  le  recensement  des  voi¬ 
ture  t  ol  1  I  listes  de  recensement  doivent  men¬ 
tionner  en  regard  de  chaque  voiture,  outre  les  noms  des 
propriétaires,  les  noms  des  personnes  habituellement  pré- 
jiosées  à  la  conduite  de  ces  voitures,  lorsque  ces  personnes 
.sont  soumises  aux  obligations  du  service  militaire. 

Art.  3.  —  Chaque  année,  le  ministre  de  la  Guerre  fait 
jirocéder  du  16  jauvier  au  1“'  mars  ou  du  15  avril  au  15 
juin  à  l’inspection  et  au  classement  des  voitures  automo¬ 
biles.  L’inspection  et  le  classement  ont  lieu  dans  chaque 
département  dans  les  localités  désignées  à  l’avance  par 
l’autorité  militaire,après  entente  avec  les  préfets.  Le  maire 
de  chaque  commune  où  il  existe  des  automobiles,  ou  son 
■suppléant  légal,  assiste  à  l’inspection  et  au  classement. 
Les  opérations  sont  effectuées  par  des  commissions  mixtes 
désignées  dans  chaque  région  par  le  général  commandant 
le  corps  d’année  et  composées  chacune  de  :  un  officier 
président,  un  membre  civil  compétent  désigné  par  le  pré¬ 


fet,  un  reiméseutant  du  service  des  mines.  Les  trois  mem¬ 
bres  ont  voix  délibératrice.  11  ne  sera  pas  alloué  d’indem¬ 
nité  au  membre  civil  de  ladite  commission. 

Art.  4.  —  Les  voitures  automobiles,  reconnues  pro¬ 
pres  à  l’un  des  services  de  l’armée,  sont  classées  suivant 
les  catégories  établies  au  budget  pour  les  achats  annuels 
des  voitures  automobiles  par  le  ministère  de  la  Guerre. 

Art.  5.  — .  Sont  exemptées  de  la  réquisition  en  cas  de 
mobilisation  et  ne  sont  pas  portées  sur  la  liste  de  classe¬ 
ment  par  catégories  :  i»  les  voitures  appartenant  au  chef 
de  l’État  ;  2"  les  voitures  dont  les  fonctionnaires  sont 
tenus  d’être  pourvus  pour  leur  seradee  ;  3“  les  voitures 
de  l’administration  des  Postes  ou  celles  qu’elle  entretient 
pour  son  service  par  des  contrats  particuliers  ;  .4"  les 
voitures  indispensables  pour  assurer  le  service  des  admi¬ 
nistrations  publiques  ;  5“  les  voitures  appartenant  aux 
docteurs  en  médecine,  à  raison  d’une  voiture  par  médecin. 

Art.  6.  —  Les  voitures  recensées  sont  présentées  en 
bon  état  de  fonctionnement  aux  commissions  mixtes  qui 
arrêtent  leur  classement.  A  l’issue  du  classement,  il  est 
procédé,  en  présence  de  la  commission  pour  chaque 
commune  et  dans  chaque  commune  pour  chaque  caté¬ 
gorie  de  voitures,  à  un  tirage  au  sort  qui  règle  l’ordre 
d’appel  des  voitures  en  cas  de  mobilisation. 

Art.  16.  —  Les  propriétaires  de  voitures  automobiles 
qui  ne  se  conformeront  pas  aux  dispositions  autres  que 
celles  de  l’article  14  de  la  présente  loi,  sont  passibles  d’une 
amende  de  25  à  i  000  francs.  Ceux  qui  auront  fait  sciem¬ 
ment  de  fausses  déclarations  seront  frappés  d’une  amende 
de  50  à  2  000  francs.  En  temps  de  paix  et  hors  le  cas 
de  mobilisation,  l’article  463  du  Code  pénal  et  la  loi  du 
26  mars  1891  seront  applicables.  » 


XIV  — 


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XIX  — 


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de  bouillon.  Faire  bouillir  ;  ajouter 
^  fonds  d’artichauts  cuits  et  ré¬ 
duits  en  purée.  Laisser  cuire  25 
minutes.  Passer  au  tamis  fin.  I.icr 
avec  2  jaunes  d’œufs  et  20  gr.  de 
beurre  frais  jiour  ser\'ir. 

On  peut  préjiarer  de  même  des 
veloutés  de  petits  pois  frais,  flageo¬ 
lets,  carottes,  épinards,  poireaux, 
choux-fleurs,  etc. 

Bouillon  nu  pommes  de  terre  et  à 
l’orge  perlé.  —  Préparer  .}  dé-cilitres 
de  purée  depommes  de  terre  ;  ajou¬ 
ter  2  cuillerées  d’orge  perlé  cuites 
au  bouillon  et  lier  d’un  jaune  d’œuf 

Potage  crème  de  légumes  frais. 

—  Passer  au  tamis  quelques  lai¬ 


tues  échaudées  à  l’eau  bouillante. 
Mouiller  la  purée  de  laitues  avec 
4  décilitres  de  lait  ;  faire  bouillir. 
—  Délayer  2  cuillerées  de  crème  de 
riz  dans  i  décilitre  de  lait  froid  ; 
ajouter  cette  préparation  au  potage 
bouillant  ;  laisser  cuire  20  minutes, 
et  lier  avec  2  jaunes  d’œufs  pour 

Potage  crème  d’orge  à  la  viande 
crue.  — ■  Préparer  2  décilitres  de 
crème  d’orge.  Mélanger  au  potage 
tiède  30  à  30  grammes  de  jiulpe 
de  viande  crue  passée  au  tamis. 

Panade  au  lait.  ■ —  Rompre  en 
fragments  125  grammes  de  pain 
rassis,  le  faire  tremper  dans  4  déci¬ 
litres  de  lait,  une  pincée  de  sel. 
Mettre. cuire  à  feu  doux  pendant 
30  minutes.  Remuer  souv-ent  pour 
bien  mélanger.  Passer  au  tamis  fin 
et  ajouter  20  grammes  de  beurre 
frais  pour  servir. , 

Potage  purée  de  haricots  secs.  — 


Faire  tremper  les  haricots  à  l’eau 
froide  pendant  loheures,  les  égoutter, 
les  faire  cuire  avec  de  l’eau  froide 
salée.  Dès  l’ébullition,  écumer;  lais¬ 
ser  cuire  lentement  jusqu’à  cuisson 
complète  ;  égoutter,  tamiser  et  mettre 
au  point  voulu  avec  l’eau  de  cuisson 
ou  avec  du  lait  ou  du  bouillon. 

Potage  purée  de  puis  ou  de  lentilles. 
—  Même  méthode  que  ci-dessus. 

On  peut  ajouter  aux  potages 
purées  80  à  100  grammes  de  beurre 
par  litre  de  potage. 

Potage  aux  poireaux  et  pommes  de 
terre.  —  Quantité  égale  de  poi¬ 
reaux  et  de  pommes  de  terre  ; 
les  couper  en  morceaux  et  les  faire 
cuire  à  l’e.au  ;  passer  le  tout,  ajouter 
au  bouillon  ainsi  obfenu  une  pâte 
quelconque  ;  dans  le  fond  de  la  sou¬ 
pière,  mettre  un  jaune  d’œuf  (ou 
un  verre  de  crème)  et  un  morceau  de 
beurre. 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


Pommade  contre  la  fissure  anale. 

(D’’  Bardet,  de  Paris). 

Orthoforme .  10  grammes. 

Vaseline . 

Oxyde  de  zinc . ! 

Huile  d’amandes  l 

douces  . 

Baume  du  Pérou .  X  gouttes 

On  obtient  ainsi  une  sorte  de 
crème,  analogue  à  du  ripolin,  dont 
on  enduit  largement  les  replis  de 
la  muqueuse  anale  ;  on  en  fait 
même  pénétrer  dans  l’anus  à  l’aide 
d’une  poire  en  caoutchouc. 

Les  bords  de  la  fissure  se  trou¬ 
vent  ainsi  isolés  des  contacts  irri¬ 
tants,  ce  qui  empêche  le  spasme  ré¬ 


flexe,  cause  de  la  contracture  si  dou¬ 
loureuse.  Grâce  au  baume  du  Pé¬ 
rou,  la  cicatrisation  se  fait  rajiide- 
meiit  ;  on  peut,  d’ailleurs,  l’activer 
par  un  attouchement  au  crayon  de 
nitrate  d’argent.  Voilà  un  traite¬ 
ment  simple  de  la  fissure  anale, 
dont  les  malades  se  déclarent  très 
satisfaits. 

Potion  à  base  de  quinine. 

(Professeur  Poucheï). 

Comme  correctif  de  la  quinine,  on 
peut  employer  le  sirop  de  ipiiniiuma 
et  prescrire  : 

Sulfate  de  quinine .  i  grammes. 

Sirop  de  quinquina. .. .  20  — 


Sirop  diacode .  20  grammes 

Eau  de  fleurs  d’oranger.  1 10  — 

A  prendre  en  deux  fois  à  une  heure 
d’mterx’alle. 


Contre  la  dyspnée  des  artérlosclé- 
reux  (Df  Gaston  Lyon,  de  Paris). 
Donner  3  ou  4  fois  par  jour  10  gout¬ 
tes  de  la  mixture  : 


Teinture  alcoolique  de  di¬ 
gitale . s 

Teinture  de  scille .  , 

Teinture  de  racine  d'aco-  \  " 


I 


.ââ. 

grammes. 


Continuer  cotte  médication  pen¬ 
dant  8  à  10  jours. 


LA  MÉDECINE  AU  PALAIS 


L’Institut  Mann.  —  La  dixième 
Chambre  correctionnelle  a  rendu  son 
jugement  dans  cette  affaire,  à  propos 
de  laquelle  le  journal  Le  Tem/rs  s’est 
livré  dernièrement  à  des  commen¬ 
taires  peut-être  facétieux,  mais 
injustes  et  malveillants  envers  les 
médecins. 

En  tout  cas,  la  justice  a  donné 
satisfaction  au  corps  médical,  et  sur 
réquisitoire  du  substitut  René  Tor- 
tat,  et  malgré  l’éloquente  plaidoirie 
de  M<’  Charles  Cornet,  le  jugemen 
suivant  a  été  porté  : 

Pour  escroquerie  et  exercice  illé¬ 
gal  de  la  médecine,  M.  Guillaume 
Mann  a  été  condamné  à  six  mois  de 
prison  et  à  trois  mille  francs 
d’amende. 

En  ce  qui  concerne  M.  Pierre  Gar¬ 
rigue,  officier  de  santé,  le  tribunal 


estime  qu’il  n’a  été  «qu’un  officier 
subalterne,  assimilable  à  un  dactylo¬ 
graphe,  le  figurant  qu’on  exhibe  au 
commissaire  de  police  pour  masquer 
l’exercice  illégal  de  la  médecine  ». 
Relaxé  du  chef  d’escroquerie, 
M.  Pierre  Garrigue  a  été,  pour  com¬ 
plicité  d’exercice  illégal  de  la  méde¬ 
cine,  condamné  à  cinq  cents  francs 
d’amende. 

Voici  certains  considérants  : 

...  Attendu  que  si  des  malades 
affirment  sincèrement  s’être  trouvés 
guéris  ou  améliorés  par  cet  ensemble 
d’exercices,  les  moyens  fallacieux,  les 
mensonges,  les  manœuvres  habituelles 
et  frauduleuses  avec  lesquels  Mann  a 
escroqué  piirtie  de  la  fortune  de  ses 
correspondants  ne  sont  pas  amoindris 
par  ces  déclarations. 

A  propos  du  legs  d’un  cadavre,  — - 


Un  rentier  de  Stockholm,  M.  Vys- 
TROEM,  a  poursuivi  en  justice  l’Ins¬ 
titut  anatomique  danois  dans  les 
circonstances  suivantes  : 

11  y  a  vingt  ans,  M.  Vystrokm 
s’est  engagé  par  contrat  à  léguer 
son  corps  à  l’Institut  d’anatomie 
contre  paiement  d’une  certaine 
somme.  Mais  depuis,  il  est  devenu 
un  homme  riche,  qui  voudrait  bien 
résilier  son  ancien  contrat  de  misère. 

Or,  les  magistrats  danois  ont  dé¬ 
claré  que  le  traité  est  valable,  qu’il 
subsiste  légalement  et  qu’il  n’y  a  pas 
moyen  de  l’annuler.  Le  tribunal  a 
même  condamné  M.  Vystroem 
à  payer  des  domm.ages-intérêts  à 
l’Institut  anatomique  pour  avoir 
violé  une  clause  du  contrat  en  se 
faisant  arracher  deux  dents  sans  au¬ 
torisation  préalable. 


CONTRE  LES  INSOMNIES 

LES  AFFECTIONS  m  m  nniMM  FiiO  MALADIES 

SPASMODIQUES  ~  UUULK.UK  —  MENTALES 


Archives  des  Maladies  du  Cœur 

DES  VAISSEAUX  ET  DU  SANG 


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MÉMOIRES  ORiaiNAUX  PUBLIÉS  EN  1910 

CI.ERC  et  ESMEIN.  —  La  pulsation  œsophagienne  chez  l'homme.  KIESSINQER.  —  L'antifcrmcnt  pronioiytique  du  sérun 

~  L'hématopoièse.  OIGAARD.  —  De  la  réaction  de  Wassermann  dans  les 

PEIREN  et  BhRGMARk.  —  L  œdeme  aigu  du  poumon  avec  du  cœur  cl  des  vaisseaux 

.  SABRAZÉS.  Examen  des  neutrophiles  du  sang circu 

^tif^ercuieU’x  glandes  surrénales  chez  les  -piXlER.,-  Forme  grave,  de  rachitisme  et  syndrome  t 

normal  et  h  l..at 

BAWÉ  «*■' cflRÉT-'^ytlPote'^’r'^S^  à  crises  “SS  sinuuine^ 

pœ'î^im^fÆa^pu.mona^  p.^u|.  ^^^th^de  ..gé^^onair 

îi”rTINGETL.--‘'L“'an^  leucolytiques  au  "fJΙfd.îns  ie  diabVtf  '  “ 


“sylL^mcs  mufcuîa!?«Sfiquerdt"  P-AR^GIROUX.  -  Ictère  hémolytique  congénital. 

FROIN.  —  Ilématolyse  in  hii'o.  '  LESIEUR.  —  Gocxistcnec  d’une  communication  intcrauriculaire 

FOY.  —  Ectopie  cardiaque  par  malformation  sternale.  al  d’une  anomalie  de  la  valvule  de  Thébésius. 

RIEUX,  SAVY,  COURJON.  —  Leucémie  aiguë-  du  type  myéloïde.  GOUGEROT  cl  SALIN.  —  Icterc  hémolytique  acquis  général  et 
PLETNEW.  -  Modilications  cardio-vasculaires  sous  l’influence  purpura, 
des  bains  artificiellement  chargés  d’acide  carbonique.  WECllSELMANN  et  NIGOLAI.  —  Action  du  606  sur  le  cœur 

NUMÉRO  SPÉCIMRN  DE  CHAQUE  JOURNAL  contre  50  Centimes  PAi<  JOURNAL  en  Timbres-poste 


STIÉNON.  —  Altérations  pathologiques  des  cellules  ganglion¬ 
naires  du  cœur  humain. 

BRE'l'  et  ROUBIER.  —  Sur  un  anévrysme  de  la  base  du  ven¬ 
tricule  gauche  coïncidant  avec  une  endocardite  pariétale  su- 

BABONNEIX  et  PAISSEAU.  —  Anémie  pernicieuse  infantile 
avec  aphasie  sanguine. 

GIROUX.  —  Sclérose  et  athéromc  de  l’artère  pulmonaire. 

SYLLABA.  —  Marche  de  la  maladie  de  Basetfow. 

MENETRIER  et  TOURAINE.  —  Action  des  rayons  de  Rœntgen 
sur  le  sang  dans  le  diabète. 

LEMTS.  —  Fibrillation  des  oreillettes  et  extrasystoies  ventri¬ 
culaires. 

P.\RIS  et  GIROUX.  —  Ictère  hémolytique  congénital. 

LESIEUR.  —  Coexistence  d’une  communication  intcrauriculaire 
et  d’une  anomalie  de  la  valvule  de  Thébésius. 

GOUGEROT  cl  SALIN.  —  Ictère  hémolytique  acquis  général  et 
purpura. 

WECllSELMANN  et  NICOLAI.  —  Action  du  606  sur  le  cœur 


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Parie 


-  XXI  - 


CONNAISSANCES  PRATIQUES 

FABRICATION  MÉNAGÈRE  DU  VIGNAIGRE 


Dans  les  régions  viticoles,  l’usage 
s'est  répandu  de  fabriquer  dans 
chaque  ménage  le  vinaigre  néces¬ 
saire  à  la  consommation.  C’est 
une  pratique  excellente,  car  le 
vinaigre  obtenu  est  généralement 
de  bonne  qualité,  comparé  aux 
divers  vinaigres  du  commerce.  On 
utilise  des  vins  de  lies  qui  ne  peu¬ 
vent  être  vendus  et  auxquels  on 
donne  ainsi  une  valeur  nouvelle.  Le 
travail  exigé  pour  cette  fabrication 
est  insignifiant. 

Comme  récipient,  on  emploie  tou¬ 
jours  des  fûts  en  chêne  ou  châtai¬ 


gnier  :  leur  capacité  est  proportion¬ 
nelle  aux  besoins  du  ménage.  La 
méthode  de  fabrication  ne  varie 
guère.  Uu  baril  de  20  à  25  litres  est 
suffisant. 

Ce  baril,  bien  nettoyé,  doit  être 
exempt  de  tout  mauvais  goût.  On 
lui  adapte  un  robinet  de  bois  à  la 
partie  inférieure.  Puis  on  perce, 
dans  le  haut  du  même  fond,  un  trou 


de  4  à  5  centimètres  de  diamètre, 
destiné  à  assurer  l'aération  du 
liquide,  surtout  au  début  :  et  pour 
cela,  opérer  comme  les  vinaigriers 
d’Orléans. 

On  a  présenté  au  public,  pour 
cette  fabrication  ménagère,  des 
vases  cylindriques  en  terre  vernis¬ 
sée,  munis  à  leur  partie  supérieure 
d’ouvertures  et  fermés  par  des  cou¬ 
vercles  de  même  nature.  Mais  les 
veniis  de  ces  poteries  sont  rapide¬ 
ment  attaqués  par  l'acide  acétique, 
et  les  produits  formés  commu¬ 
niquent  an  vinaigre  des  goûts  désa¬ 
gréables.  Au  cas  où  le  vernis  est  à 
base  de  plomb,  ces  produits  sont 
toxiques.  Le  petit  appareil  de 
ménage  semble  donc  difficilement 
réalisable  en  une  autre  matière  que 
le  bois. 

Il  faut  tout  d’abord  préparer  le 
milieu  d'ensemencement.  Pour  cela, 
on  fait  bouillir  3  litres  de  bon 
vinaigre  pour  le  stériliser  ;  puis  on 
le  verse  dans  le  fût,  que  l’on  roule 
afin  de  le  mouiller  complètement. 
Le  lendemain  on  ajoute  3  litres  de 
vinaigre  bouilli  et  3  litres  de  vin. 
Il  est  nécessaire  que  le  vinaigre  soit 
.stérilisé  pour  que  l’ensemencement 
ne  se  produise  pas  dans  la  masse, 
ce  qui  entraînerait  l'apparition  du 
voile  sous  la  forme  mucilagineuse. 

Il  faut  donc  ensemencer  :  on 
trempera  légèrement  dans  le  liquide 
à  acétifier  une  baguette  de  bois  que 
l’on  a  plongée  auparavant  dans  un 
fût  où  l’acétification  se  produit 
normalement.  Quelquefois  il  est 
impossible  de  se  procurer  du  fer- 


•ment,  mais  l’air  renfemie  toujours 
des  germes  en  suspension,  et  l’ense¬ 
mencement  se  produira  spontané¬ 
ment,  en  abandonnant  le  fût  à  lui- 
même  pendant  quelques  jours. 

Le  fût,  ainsi  préparé,  ést  placé  à 
demeure  dans  un  endroit  tempéré. 
Il  ne  faut  plus  le  toucher,  pour  ne 
pas  disloquer  le  voile.  Enfin,  il  faut 
l’isoler  du  vin  sain,  pour  lequel  il 
serait  une  cause  d’altération.  Au 
bout  de  huit  jours,  on  ajoute  2  à 
3  litres  de  vin  à  l’aide  d’un  ento;  - 
noir  à  long  tube,  pour  éviter  d’en¬ 
traîner  le  voile  au  fond  du  liquide. 
On  continue  ainsi  toutes  les  semaines 
jusqu’à  ce  que  le  baril  soit  plein 
aux  trois  quarts.  Une  fois  que  l’acé¬ 
tification  marche  régulièrement,  on 
peut  soutirer  2  à  3  litres  de  vinaigre 
toutes  les  deux  semaines  et  le  rem¬ 
placer  par  autant  de  vin  qu’on  fait 
glisser  le  long  du  bâton  plongeant 
dans  le  tonneau  pour  éviter  de 
rompre  le  voile  mycodermique  ou 
de  l’immerger.  De  cette  façon  le 
liquide  ajouté  va  se  loger  directe¬ 
ment  au  fond  du  fût.  Si  la  tempé¬ 
rature  est  très  élevée,  en  été,  par 
exemple,  on  peut  faire  cette  opéra¬ 
tion  plus  souvent  ;  en  hiver,  par 
contre,  il  ne  faut  la  faire  que  tous  les 

Le  vinaigre  obtenu  est  mis  en  bou¬ 
teilles  et  conservé  comme  du  vin. 
S’il  n’est  pas  limpide,  il  est  impor¬ 
tant  de  le  clarifier  par  qn  collage, 
ou  de  l’abandonner  au  contact  de 
copeaux  de  hêtre,  comme  dans  la 
préparation  industrielle. 

Pacottet  et  Guitonneait. 


NOUVELLES 


Prix  Nobel.  —  Section  de  Médecine.  —  Il  sera  attri¬ 
bué  cette  année  au  D'  Albert  Kossel  (physiologie),  de 
l’Université  de  Heidelberg.  Ce  prix  sera  cette  fois  de 
*93  360  francs. 

Le  prix  de  cliimie  au  professeur  Wallach  (de  Goettin- 
gen)  pour  .ses  travaux  sur  la  chimie  organique. 

Le  prix  de  physique  au  professeur  van  den  Waals 
(d’Amsterdam)  pour  ses  recherches  sur  les  gaz  et  les 
fluides. 

Les  médecins  et  la  Bourse  du  Travail.  —  Le  Syndicat 
de  Médecine  sociale  avait  obtenu  de  la  commission  admi¬ 
nistrative  son  admission  à  la  Bourse  du  Travail.  Le  préfet 
de  la  Seine  a  annulé  cette  décision  parce  que  l’article  3 
du  Syndicat  de  M.  S.  dit  que  «  le  .syndicat  est  ouvert  à 
tous  les  médecins  faisant  de  la  clientèle  et  assujettis  à  la 
patente  ».  Le.s  médecins  ne  sont  donc  ni  ouvriers,  ni  em¬ 
ployés  et  les  lois  de  1884  et  décrets  d’organisation  de 
la  Bourse  ne  sont  pas  pour  eux. 

Académie  des  Sciences. — Prixdeigiz  àiqifi.  — Année 
1912.  Prix  Poorat  :  Apporter  des  documents  nou¬ 
veaux  sur  l’utilisation  et  l’assimilation  des  albuminoïdes 
de  la  ration  alimentaire. 


Prix  Martin-Damourette  :  Physiologie  thérapeu¬ 
tique. 

Prix  La  Caze  :  Pour  ouvrages  ou  mémoires  qui  auront 
le  plus  contribué  au  progrès  de  la  physiologie. 

Prix  Bordin  (Sciences  physiques)  :  Recherches  sur 
le  déterminisme  de  la  sexualité  chez  les  êtres  vivants. 

Année  1913.  --  Prix  Leconte:  i®  Aux  auteurs  de 
découvertes  nouvelles  et  capitales  en  mathématiques, 
physique,  chimie,  histoire  naturelle,  sciences  médicales  ; 
2®  aux  auteurs  d’applications  nouvelles  de  ces,  sciences, 
applications  qui  devront  donner  des  résultats  de  beaucoup 
supérieurs  à  ceux  obtenus  jusque-là. 

Année  1915.  -  Prix  Dusgate  :  Au  meilleur  ouvrage 

sur  le.s  signes  diagnostiques  de  la  mort  et  sur  le  moyen 
de  prévenir  les  inhumations  précipitées. 

Année  1916.  —  Prix  Parkin  :  Destiné  à  récompenser, 
cette  année,  des  recherches  sur  les  effets  curatifs  du  car¬ 
bone  sous  ses  diverses  formes. 

Le  Kaiser,  docteur  honoraire.  —  L’empereur  Guillaume 
a  reçu  le  titre  de  docteur  honoraire  en  médecine  de 
l’université  allemande  de  Prague.  Le  dernier  docteur 
honoraire  de  Prague  fut  Virchow. 


-  XXII  - 


SPECIFIQUE  DES  DIARRHEES  ET  DYSENTERIES 


Hordénine-LautA 


Dysenteries  coloniales  AMPOULES  S  ê&’.?2  4‘’"pÆr.  Diarrhées  infantiles 

Entérocolites-Typhoïdes  BULLES  j  Enfants,! à 6°par^°ry'  Entérites -Castro -entérites 

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LA  VIE  MÉDICALE 


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Conseil  général  du  département  de 
la  Seine  a  voté  la  création  d’un 
Institut  de  puériculture  à  l’hospice 
des  Enfants-Assistés  qui  serait  tout 
à  la  fois  un  centre  de  vulgarisation 
populaire  pour  l’hygiène  infantile,  et 
un  centre  scientifique  pour  l’étude 
de  toutes  les  questions  relatives  à 
l’allaitement,  ouvert  aux  étudiants, 
aux  médecins,  aux  institutrices,  aux 
sages-femmes,  etc. 

Prix  Henri  Huchard.  — -  Par  tes¬ 
tament,  le  regretté  Dr  Huchard 
lègue  à  l’Académie  de  médecine  une 
somme  de  loo  ooo  francs  iiour  la 
fondation  d’un  prix  annuel  dont  la 
dénomination  exacte  est  la  suivante  ; 
Prix  Henri  Huchard,  de  l'Académie 
de  médecine.  —  Prix  du  dévouement 
médical,  en  souvenir  de  Marcel  Hu¬ 
chard. 

Le  Dr  Huchard  s’est  proposé,  par 
la  fondation  de  ce  prix,  de  venir  en 
aide  aux  jeunes  étudiants  qui, 
comme  son  fils,  seraient  victimes 
de  leur  dévouement  professionnel,  et 
de  leur  permettre  de  poursuivre 
leurs  études. 

Institut  Pasteur.  —  Un  labora¬ 
toire  de  chimie  thérapeutique  est 
organisé  sous  la  direction  de 
M.  Fourneau,  le  promoteur  de  la 
stovaïne.  M.  Fourneau  est  le 
gendre  de  M.  le  professeur  Second. 

Hôpitaux  de  Paris.' — Concours  du 
PROSECTORAT.  —  Composition  écrite. 

-  -  Les  myomes  utérins.  --  Séance 
du  20  décembre.  — MM.  Basset,  28  ; 
Hovelacque,  27  ;  Roux,  29  ;  Rou- 
hier,  29. 

Séance  du  22  décembre.  —  MM. 
Combier,  27  ;  Berger,  28  ;  Toupet, 
.30  ;  Poupardin,  27. 

l)isseciion.  —  Séance  du  23  dé¬ 
cembre.  —  Les  muscles  de  la  plante 
du  pied  et  leurs  nerfs  (sans  les  inter- 
"sseux).  -  -  MM.  Berger,  18  ;  Roux, 
17  ;  Toupet,  20;  Rouhier,  16;  Com- 
hier,  15  ;  Horelacque,  15  ;  Poupar- 
din,  15  ;  Bayet,  i6. 

Pièces  anatomiques.  -  -  Séance  du 
24  décembre.  ■-  MM.  Roux,  29  ; 
Hovelacque,  27  ;  Combier,  28  ; 
Bayet,  29  ;  Poupardin,  28  ;  Berger, 
27  ;  Toupet,  30  ;  Rouhier,  30. 

Médecine  opératoire.  —  Séance 
du  24  décembre.  ■ —  Ligature  de 
l'artère  cubitale  au  tiers  supérieur.  — 
ïh'sarticulation  de  la  médiotarsienne 
dite  de  Chopart.  ■  MM.  Berger,  24  ; 
Rouhier,  25  ;  Roux,  28  ;  Bayet,  25  ; 
Toupet,  26  ;  Hovelacque,  25  ;  Pou¬ 
pardin,  28. 

Le  concours  vient  de  se  terminer 


par  la  nomination  de  MM.  Roux 
et  Toupet. 

Concours  de  l’Internat.  -  -  Ad¬ 
missibilité.  —  Sont  déclarés  admis¬ 
sibles  à  l’épreuve  orale  les  candidats 
suivants  :  MM.Delivet,Vallery-Radot 
(Pasteur),  avec  27  points; 

MM.  Bergeret,  Girard,  Gouver¬ 
neur,  avec  26  points 

MM.  Couinaud,  François,  Leblanc, 
Mignot,  Quénu,  Richard  (Georges 
Henri),  Vieille,  avec  25  points  ; 

MM.  Bloch  (René),  Dubois  (Ro¬ 
bert),  Koechlin,  Mairesse,  Prigent, 
Rudelle,  avec  24  points  ; 

MM.  Bonnet  (Émile),  Durand 
(Gustave),  Érançon,  Paley,  M*t*  Pel- 
tier,  Rousseau  (Ferdinand),  Thou. 
venin,  avec  23  points  ; 

MM.  Barat,  Bouquier,  Broussolle, 
Colombe,  Dupradeau,  Gatellier,  God- 
lewski,  Guelfucci,  Héricourt,  Hisch- 
mann,  Legrain,  Lévy  (Isaac),  Ma¬ 
let  (Charles),  Maréchal,  Miégeville, 
Monod  (Raoul),  Nadal,  Rouillard, 
Thiers,  Weber  (André),  avec 
22  points  ; 

M’i»  Athanassiu,  MM.  Avezou, 
Baudoin,  Bes.set,  Bontemps,  Bue, 
Butin,  Cassard,  Coppin,  Delort, 
Ducastaing,  Durœux,  Dutheillet  de 
Lamothe,  Haguenau,  Krebs,  M^'^Le- 
ven,  Meaux,  Saint-Marc,  Monbnm, 
Netter  (René),  Petit-Du, taillis,  M“-de 
Pfeilel,  Pierret,  Plaisant  (Eugène), 
Sourdille,  Théry  (Louis),  Tzanck, 
Vaudescal,  avec  21  points  ; 

MM.  Achard  (Pierre),  Barthéle¬ 
my,  Bel,  Bouttier,.  Bruel,  Cambou- 
lives,  Chatelin,  Desaux,  Dufour, 
Duter,  Escallier,  Fitte,  Gautruche, 
Goret,  Jacquet,  Latil,  Lœvy,  Mer¬ 
cier,  Moriez,  Mossé,  Pernet,  Rous¬ 
seau  (Émile),  avec  20  points. 

MM.  Alexandre,  Barky,  Bonnet 
(Flavien),  Brouet,Colleville,  M»"^  De- 
lage,  Delaginière,  Desvaux  de  Lyf, 
Durand  (Allert),  Hertz,  M»*’  Lan- 
desmann,  Lecerf,  I.évy-Franckel, 
Mallet  (Lucien),  Marchak,  Michaux, 
Michel,  Monod  (André),  Monod  (Lo¬ 
renz),  Paraf,  Rouflignac,  Vinay, 
avec  19  points  ; 

^M.  Angot,  Bailleul,  Bardon, 
Beloux,  Besançon,  Besnard  (Jean), 
Clap,  Dedet,  Dubois  (Jean),  Duval, 
Frotte,  Garcin,  Hartemann,  Lefranc 
(Victor),  Marcorelles,  Maurel,  Noël, 
Pimpaneau,  Piot,  Pollet,  Rougier, 
Salés,  Schoofs,  avec  18  points  ; 

MM.  Alary,  Belloir,  Boirac,  Char¬ 
rier,  Cliatellier,  Ferrand,  Grand- 
jean,  Hue  (Georges),  Lamare,  Lar- 
roque.  Le  Maux,  Lépine,  Libert, 
Lucaa-Championnière,  M"''  Mon- 
biot.  Papillon,  Pilatte,  Tissier,  Tri- 
laud,  avec  17  points  ; 


MM.  Antoine,  MH»  Blanchier, 
Boutet,  Caux,  Chichmanian,  Cleisz, 
Costantini,  Coudray,  Darrieux,  De¬ 
bray,  Deguignand,  Fourrière,  Ga¬ 
lop,  Gougelet,  Gre.sset,  Léchelle, 
I.orreyte,  Marcassus,  Massart,  Maz- 
zoléni.  Moreau,  Morisson-Lacombe, 
Percepied,  Photiadis,  M»>*  Pouzin, 
Ribo,  Rœhrich,  Sébillotte,  Trousset, 
Trulïert,  Wiart,  avec  16  points  ; 

MM.  Busson,  Collet,  Dietz,  Fave- 
ret.  Guillemet  (Marcel),  Larcher, 
Luquet,  Réchad,  Vallerant,  avec 
15  points. 

Oral.  —  .Séance  du  21  décembre. 
-  -  A  natomie  de  la  muqueuse  de  l'u¬ 
térus.  —  Complications  de  la  fièvre 
scarlatine.  —  MM.  Luquet,  Monod 
(Lorentz)  10  ;  Pilatte,  13  ;  Gautru¬ 
che,  16  ;  Meaux  Saint-Marc,  15  ; 
Delivet,  14  ;  Thouvenin,  15  ;  Tru¬ 
ffer!,  9  ;  Jacquet,  17. 

Oral.  —  Séance  du  23  décembre. 
--  Trajet  et  rapports  de  l'artère 
carotide  externe.  —  Complications  de 
l'ulcère  rond  de  l'estomac  :  MM.  Mo¬ 
nod  (R.),  15  ;  Lœwy,  16;  Hartmann, 
14  ;  Bel,  13  ;  Marchak,  13  ;  God- 
lewski,  17  ;  I.amare,  18  ;  Besnard 
(J.),  10;  Krebs,  14. 

Inspectorat  des  écoles  de  la  Ville 
de  Paris.  -  -  A  la  suite  du  concours 
qui  vient  de  se  terminer  ont  été 
nommés  médecins  inspecteurs  des 

MM.  Darré,  Genévrier,  Voisin, 
Rivet,  Merklen,  Fouineau,  Vitry, 
Rosenthal,  Papillon,  Renault. 

II.  Pineau,  Saint-Cène,  G.  Net- 
ter,  Manheimer-Gommès,  Chevet, 
Contet,  R.  Gaultier,  Tournier, 
I.egroux,  Bing. 

21.  Arnoux,  Daily,  Bigot,  Thi- 
roux,  Bernard,  Bricet,  Lobligeois, 
Mathé,  Courtade,  Gèrson. 

31.  Bois,  Bize,  Delmont-Beliet, 
Géraudel,  Kaufmann,  Robert,  Hous- 
quains,  Bidel,  Troller,  Dinet. 

41.  Legrand,  Le  Roy,  Janot, 
Ermenge,  Lejonne,  Lamouroux,  Au- 
bertin.  Forestier,  L.  Netter,  E.  Ra- 
bant. 

51,  Bertrand,  Béliard,  Chapon, 
Hutinet,  Courdoux,  Michaux,  Bail, 
Chaumont,  Sicard,  Curie. 

61.  Bâtisse,  Régis,  Labadie- 1-a- 
grave,  Leclerc,  Dreyfus- Rose,  Perre- 
gaux,  Beauvy,  Mlle  Leclerc,  Bar- 
rault,  Friedel.  ' 

71.  Claude,  Sigre,  M.  Rabant, 
Ijiufer,  Cange,  Mercereaii,  Lebar, 
Labadie,  Laffitte,  Grosset. 

81.  Bourdier,  Braimberger, 
Schwanhard,  Margain,  Grisot,  V. 
Pascaud,  Theulet-Lnzié,  Dupuy, 
Houzel,  Grelley. 


XXIV  — 


PHYTIIME 

PRINCIPE  PHOSPHO- organique 
NATUREL  DES  GRAINES  VÉGÉTALES 

22,  p.  c,  de  phosphore  assimilable 
Reconstituant  Énergique  —  Apéritif  Puissant 
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Disease,  by  Nestor  ïi- 
RARD,  physician  to  king’s 
College  Hospital.  London, 
Smith  Elder  et  C“.  i  vol. 
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on  Prognosis,  in  relation 
treatment  o£  tuberculosis 
of  the  genito-urinary  or- 
gan,  by  Kichsnan,  J.  God- 
LEc,  sargeon  to  University 
College  Hospital.  London, 
J.  Baie  Sons  and  Daniels- 
st)«.In-8,  64  p.,  cartonné, 
2  sh.  6. 

Encyklopadisches.  Hand- 
bucb  der  Heilpadago- 
gik,  par  le  Professor 
D'  med.  A.  Dannemann, 
Giezen.  Hilfsschul-Lehrer. 
H.  Schober,  Posen  ;  Hilfs- 
schul-Lehrer.  E.  Schulze, 


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Marhold.  Halle  a.  S.,  prix 
3  Mk. 

Die  Berufskrankbeiten 
des  Auges,  par  le  Lud¬ 

wig  Hirsch,  Augenarzt  in 
Berlin,  i  vol.  de  146  pages, 
figures  21,  publié  par 
J. -F.  lieri’Htann,  à  Wie.sba- 
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Letraitement  chirurgical 
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tracbéales,  par  le  D--  Sar- 
GNON,  de  Lyon,  et  le  D'  Bar- 
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loine,  Paris,  i  vol.  de 
236  pages  avec  figures  et 
planche  hors  texte. 

Monsieur  l’Agrégé,  par 
le  D'’  Lucien  Nass.  Albin 
Michel,  Paris,  i  vol.  de 
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TECHNIQUE  THÉRAPEUTIQUE 

CHIRURGICALE 

Technique  opèpatoire,  Appareils  et  Bandages 
Par  les  Docteurs 

PAUCHET  I  DUCROQUET 

Professeur  à  l'École  de  Chargé  du  service  d’orthopédie 

médecine  d'Amiens.  |  A  la  Policlinique  Rothschild. 

1911,  I  volume  in-8  de  SqS  pages,  avec  552  figures, 
Cartonné .  IS  fr. 


—  XXV  — 


LA 

Professeur  Qarlel  élu  vice-pré¬ 
sident  de  l’Académie  de  Médecine.  — 
Charles-Marie  Gariel  est  né  à 
Paris  le  9  août  1841.  —  Son  père  et 
son  grand-père  étaient  médecins.  — 

11  a  fait  ses  études  au  Collège 
Chaptal. 

En  1861,  il  pasîse  son  i"  de  fin 
d’année  à  l’École  de  Médecine  et  est 
reçu  à  l’École  Polytechnique  avec 
le  n»  6.  Il  en  sort  élève  ingénieur 
des  Ponts  et  Chaussées. 

Pendant  les  années  d'école  il 
continue  les  études  médicales  et 
passe  sa  thèse  de  doctorat  en  1869. 

Agrégé  de  Physique  médicale  en 
1869.  Professeur  en  i88û. 

Membre  de  l’Académie  de  méde¬ 
cine  en  1882. 


En  outre,  il  est  actuellement  ins¬ 
pecteur  général  des  Ponts  et  Chaus¬ 
sées,  et  vice-président  du  Conseil 
supérieur  d'Hygiène  publique  de 
France.  11  a  été  secrétaire  du  Conseil 
de  l’Association  française  pour 
l’avancement  des  sciences  depuis  sa 
fondation  en  1872  jusqu’en  1906. 
Président  en  1910. 

11  a  organisé  les  Congrès  interna¬ 
tionaux  des  Expositions  univer¬ 
selles  de  1889  et  1900. 

Correspondant  de  diverses  sociétés 
savantes  étrangères.  Docteur  in 
honoris  causa  des  Universités  de 
l’adoue  et  de  Genève. 

Commandeur  de  la  Légion  d’hon¬ 
neur  et  de  plusieurs  ordres  étrangers. 

Hôpital  civil  de  Mustapha.  — 
Concours  pour  un  emploi  de  phar¬ 
macien,  à  l'hôpital  de  Mustapha.  — 
Arrité  ;  Article  premier.  —  Un 
concours  sera  ouvert  à  Alger,  le 
20  février  igii,  en  vue  de  la  nomi¬ 
nation  du  phannacien  de  l’hôpital 
civil  de  Mustapha. 

Art.  2.  — •  Les  candidats  devront 
déposer  à  la  Ih-éfecture  de  leur  <ié- 
partement,  avant  le  5  février  1911, 
les  pièces  dont  la  production  est 
prescrite  par  l’art.  3  de  l’arrêté  du 
23  novembre  1906. 

Art.  3.  —  Les  conditions  du  con- 
l'inirs  sont  celles  détenninées  par 
les  art.  4  et  5  de  l’arrêté  du  23  no¬ 
vembre  1906. 


VIE  MÉDICALE  {Smte) 


Association  internationale  d’ensei¬ 
gnement  médical  complémentaire.  — 

La  séance  solennelle  a  eu  lieu  sous  la 
présidence  de  M.  Raynaud,  ministre 
de  l’.ûgriculture,  assisté  de  M.  Et. 
Bazot,  président  de  l’.ûssociation.  A 
signaler  la  présence  de  LL.  EE.  le 
comte  et  la  comtesse  d’.ônERDEEN, 
vice-roi  et  vice-reine  d’Irlamle;  cel¬ 
les  de  MM.  les  professeurs  .\rmand 
Gautier,  Albert  Robin,  Raphaël 
Blanchard  ;  des  D''"  Levassort, 
Foveau  de  CouRMELLEs,  Brochin, 
Graux,  Victor  Gardette,  etc. 

La  cérémonie  comportait  :  remise 
de  médailles,  musique  et  discours, 
parmi  lesquels  une  causerie  de 
M.  Albert  Robin  sur  le  Climat  marin 
dans  la  tuberculose,  et  d’excellentes 
paroles  du  professeur  Raphaël 
Blanchard  sur  l’utilité  des  voyages 
à  l’étranger. 

Il  y  eut  quelques  distinctions 
honorifiques  :  le  mérite  agricole  au 
IF  Victor  Gardette  ;  l’instruction 
publiijue  au  D'  Blind  ;  tes  palmes 
au  Dr  Petit. 


A  la  Société  de  chirurgie.  ~  Le  D^ 
Bazy,  chirurgien  des  hôpitaux,  a 
posé  à  la  Société  une  question  dont 
voici  les  conclusions  : 

<i  Ne  serait-il  pas  urgent  que  la 
Société  des  chinirgiens  des  hôpitaux 
prît  des  mesures  et  au  besoin  s’en¬ 
tendît  avec  l’administration  pour 
que  l’exercice  de  la  chinirgie  soit 
désormais  pos.sible  sans  arrière- 
pensée?  » 

A  la  suite  de  cette  communica¬ 
tion,  la  Société  des  chinirgiens  des 
hôpitaux  a  décidé  île  nommer  une 
commission  pour  étudier  les  ques¬ 
tions  jiosées. 


Les  maladies  contagieuses  devant 
le  Sénat.  —  La  loi  du  15  février 
1902  relative  à  la  santé  publique 
va  être  modifiée  en  ce  qui  concerne 
la  déclaration  des  maladies  conta¬ 
gieuses. 

Dans  la  commission  chargée  de 
rapporter  le  projet  devant  le  Sénat, 
le  médecin  traitant,  dès  ipie  le  dia¬ 
gnostic  est  posé,  remet  au  chef  de  la 
famille  on  tl’institution,  etc.  un 
bulletin  de  déclaration  qu’ils  .seront 
tenus  d’envoyer  au  plus  tôt  à  l’admi¬ 
nistration  compétente.  C’est  le  méde¬ 
cin  traitant  qui  au  contraire  doit 
agir,  si  dans  les  trois  jours  il  n’a  pas 
été  avisé  que  la  déclaration  a  été  faite. 

Un  amendement  est  proposé  par 
le  Df  Cazeneuve  ,  sénateur  du 
Rhône,  lequel  demande  aussi  l’in¬ 
tervention  du  chef  de  famille,  mais 
en  commun  avec  celle  du  médecin 


et  leur  faisant  signer  tous  deux  le 
bulletin  de  déclaration  d’une  mala¬ 
die  contagieuse. 

11  est  évident  que  les  médecins 
doivent  préférer  le  projet  de  la 
Commission  à  celui  de  M.  Caze- 


Médecin  de  l’État  civil.  —  Le 
Dr  Auvergniot  a  été  nommé  méde¬ 
cin  de  l’État  civil  du  13'’  arrondisse¬ 
ment  de  Paris,  en  remplacement  du 
IF  Devillez,  qui  s’est  retiré. 

Prix  Fillioux..  —  Les  prix  d’oto- 
logie  ont  été  décernés  après  concours 
à  Mlle  Jeanne  Bouteil,  interne  des 
hôpitaux  de  Paris,  et  à  M.  Raoul 
Arnal,  externe  des  hôpitaux  de  Pa- 


ISécrologic.  -  Le  IF  Pierre  Jous- 
SET,  ancien  interne  laurérat  des  hô- 
])itaux  de  Paris,  médecin  île  l’hôpi¬ 
tal  homœopathiiiue  Saint-Jacques, 
décoré  de  la  médaille  militaire,  qu’il 
avait  glorieusement  méritée  pendant 
la  guerre,  au  combat  de  Buzenval, 
vient  de  mourir  à  l’âge  de  92  ans. 

Nous  adres.sons  à  son  fils,  le 
Dr  Marc  Jousset,  à  son  gendre,  le 
1 F  Henri  Chatellier,  à  .ses  petits- 
fils,  les  IF»  Henri  et  Xavier  Jous- 
SHT,  l’expression  de  notre  doulou¬ 
reuse  sympathie. 

M.  .\rmand  Sabatier,  ^oyen  ho¬ 
noraire  de  la  Faculté  des  Sciences  de 
Montjiellier.  —  IF  Duprada  (de 
la  Réole).  -  -  IF  Chatard  (de  Bor¬ 
deaux).  Dr  Mettas  (de  Chambe- 
ret,  Corrèze)  ;  Dr  François  (d’Evry, 
Aube).  —  IF  Lekeuvrier  (de  Vil- 
liers,  Loir-et-Cher). 

IF  l’ROFETA,  professeur  de  der¬ 
matologie  à  la  faculté  de  médecine 
de  Gênes.  —  IF  Johann  Fritsch, 
jirofesseur  de  psychiatrie  à  la 
Faculté  lie  médecine  de  Vienne.  . — 
Dr  Wilhelm  Fischel,  privât  docent 
de  gynécologie  à  la  Faculté  alle¬ 
mande  de  médecine  de  Prague.  — 
Dr  SuTER,  professeur  à  la  F'aculté  de 
médecine  de  Lima.  —  IF  Boi.o- 
GNEsi  (Parts).  —  IF  Eustache, 
ancien  doyen  et  professeur  honoraire 
de  la  faculté  libre  de  Lille. 


Mariages.  —  A  Toulouse,  mariage 
du  docteur  -Faget,  ancien  chef  de 
clinique  à  la  Faculté  de  Toulouse, 
avec  Mlle  Marie-Antoinette  Avé- 
radère,  nièce  du  colonel  .\véradère. 

M.  Raoul  Brice,  médeciiL-major 
au  7”  chasseurs  et  M*‘*’  Fanny 
Bainiek.  -  M.  le  IF  Paul  Perrin, 
et  Mlle  Marguerite  Guichardon. 


XXVI  - 


SOMMAIRE  du  N»  1 


P.  Carnot .  —  Le  séné,  son  mode  d’action  et  ses  indications . 

A.  Schwartz .  —  Diagnostic  du  cancer  du  sein . 

Nicolas  et  Jambon....  —  Les  fards  en  dermatologie . 

Calmette .  —  L'auto-épuration  biologique  des  eaux  d’égout . 

Actualités  médicales.  —  L’accoutumance  à  la  morphine.  Un  nouveau  signe  diagnostique,  ia  percussion  du 

thorax  en  inspiration  soutenue . 

Sociétés  savantes _ —  Académie  de  médecine.  Société  médicale  des  Hôpitaux,  Société  de  biologie. 

Société  de  pédiatrie.  Société  anatomique . 

La  vie  médicale  à  l’étranger . 


L’actualité  :  L’affaire  Crippen  et  l’empo'sonne- 

ment  à  l’hyoscyamine . 

Chronique  scientifique  ;  La  composition  de  l’air 

dans  le  Métropolitain  de  Pans . 

Médicaments  nouveaux.  —  Appareils  nouveaux; 
Médicaments  radilères.  —  Trousse  pour 

l’anaiyse  des  urines . 

Nouvelles  :  La  reconstitution  des  bibliothèques 
de  l’Université  de  Toulouse.  —  Un  médecin 
chassé  par  sa  clientèle.  —  L’institut  du  ra¬ 
dium.  —  Un  nouveau  domaine  pourla  maison 
du  médecin . 


Les  médecins  au  Palais  ;  Exercice  illégal  de  la 
III  médecine.  —  Accident  au  cours  d’une  obtu¬ 
ration  dentaire.  —  Coups  et  blessures  dans 

V  une  maison  de  santé . 

Illustration . 

La  médecine  au  théâtre  :  «L’homme mystérieux». 
Vil  Connaissances  pratiques  :  L’âge  du  cheval  d’après 

l’examen  des  dents. —  Travaux  horticoles  en 

Décembre . . . 

L’intermédiaire  des  médecins  :  Faut-il  châtrer  ou 
fouetter  les  apaches?  —  Comment  doit-on  se 
IX  chausser?  —  De  quelle  affection  était  atteinte 


Formules  thérapeutiques  :  Contre  la  grippe .  XÏII 

Curiosités  :  Epigramme  sur  la  pierre.  —  Le  gout¬ 
teux. —  Apophtegme  hygiénique .  XIII 


la  femme  hydropique  de  Girard  Dow? . 

Chronique  des  livres  :  Opothérapie,  par  Carnot. 

—  Hygiène,  par  Macaigne . 

Laviemédico-hospitalièreet  médico-universitaire 


SOMMAIRE  du  N*  4 


l'umeur  ganglionnaire  pédiculée  de  la  paroi  postérieure  du  pharynx  buccal. 

. . .  —  Le  traitement  de  la  taenyphagie . 

.  .  —  Le  traitement  radiothérapique  des  angiomes . 

. . .  —  'l'raitement  du  cancer  du  sein . 


La  sécrétion  psychique  de  l’estomac  chez  l’homme.  —  La  polynévrite  palu¬ 
déenne.  —  Résultats  du  pneumothorax  thérapeutique  dans  la  tuberculose. 

Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  Biologie.  —  Académie  de  méde¬ 
cine.  —  Académie  des  sciences.  —  Société  de  thérapeutique.  —  Société  de 
neurologie.  —  Société  anatomique.  —  Société  de  chirurgie.  —  Société  de 
psychiatrie . 


La  vie  médicale  a  l’étranger.  —  Société  de  médecine  interne  de  Berlin . 

Médecine  pratique  :  Médication  anticancéreuse,  par  le  D^  Gillet . 

Libres  propos . 

Choses  du  four  :  Les  étrennes  à  travers  les  âges . 

Chronique  scientifique:  Comment  acheter  une  fourrure,  par  le  D'  V.  Balthazard. 


Art  et  médecine  :  Leçon  d’anatomie  de  Thomas  de  Këyser . 

Curiosités  :  Ordonnances  et  notes  d’honoraires  de  médecin  sur  des  cartes  a  jouer  ;  Sur  la  pénurie  de 

cadavres  h  la  Faculté  ;  Fumisterie  de  salle  de  garde .  . 

Les  cérémonies  scientifiques  :  Centenaire  de  Régnault  (Henri-Viciorj.  par  le  u’  G.  \yeiss . 

Les  Plaquettes  médicales  :  Médaille  du  Professeur  Bernheim . 

Chronique  des  livres  :  La  pratique  des  exercices  physiques  (gymnastique,  j’eux  et  sports),  par  H.  Hcenig  ; 

Technique  thérapeutique  chirurgicale,  par  Pauchet  et  Ducroquet . 

Art  et  médecine  :  Scène  de  la  vie  médicale,  par  Gavarni . 

Diététiaue  :  Boissons  pour  malades . ; . 

Formules  thérapeutiques  :  Contre  l’anémie.  —  Pommade  pour  favoriser  l'amaigrissement . . . 

La  Médecine  au  Palais . ; . 

Nouvelles  :  Le  Dîner  triennal  de  l’Agrégation . 

Eloge  de  Claude  Bernard  (1813-1878).  — L’orchestre  médical . 


-  XXVII 


Clinique  médicale  de  l’Hôtel- 
Dleu.  —  Samedi  dernier,  M.  Coman- 
DON  a  fait,  à  l'amphithéâtre  Trous¬ 
seau,  une  démonstration  cinéma¬ 
tographique  des  plus  intéressantes. 
On  vit  défiler,  à  l’ultra-microscope, 
des  amibes,  des  globules  rouges  et 
blancs,  des  trypanozomes,  des  spiro. 
diètes,  etc.,  examinés  dans  leurs 
mouvements,  dans  leur  rôle,  dans 
leur  vie  propre. 

Clinique  médicale  de  l’Hôtel - 
Dieu.  -  -  Pr  Gilbert.  —  Samedi 
7  janvier,  à  lo  heures  et  demie, 
leçon  sur  la  Néphrite  chronique 
syphilitique. 

Les  mercredis,  à  lo  heures  et 
demie,  présentations  de  malades, 
rédaction  et  correction  d’ordon¬ 
nances. 

Cours  de  vacances.  —  Clinique 
médicale  de  l'hôpital  Saint-Antoine, 
professeur:  M.  Hayem.  —  Cours 
de  technique  clinique  et  thérapeutique 
avec  applications  des  méthodes  spé¬ 
ciales  et  nouvelles.  —  Un  Cours  de 
vacances  aura  lieu  du  mardi  5  jan¬ 
vier  au  samedi  14  janvier  1911,  au 
i’avillon  Moïana,  dans  le  service  et 
le  laboratoire  de  M.  le  professeur 
Hayem.  Ce  cours,  essentiellement 
pratique,  comprendra  l’examen  cli¬ 
nique  des  malades  et  la  démonstra¬ 
tion  des  procédés  spéciaux  de  dia¬ 
gnostic  et  de  traitement.  Il  sera  fait 
par  MM.  G.  Rosenthal,  Pater  et 
■\ga.sse-Lafont,  chefs  de  clinique  et 
de  laboratoire. 

Programme  du  cours  :  I,  Affections 
de  l’appareil  digestif. 

Exploration  clinique  de  l'œso- 
)>hage  ;  rétrécissements  et  dilata¬ 
tions.  Exploration  clinique  de  l’es¬ 
tomac.  Le  chimisme  gastrique. 
Les  crises  gastriques  ;  la  douleur 
dans  la  sémiologie  gastrique.  L’ul¬ 
cère  de  Tcstomac  et  son  traitement. 
Le  cancer  de  l’estomac  :  son  dia¬ 
gnostic  précoce  ;  la  réaction  de 
Weber  ;  traitement.  Les  sténoses 
pyloriques.  La  constipation.  Les 
entérites  :  entérite  tuberculeuse,  en¬ 
térite  muco-membraneuse  ;  leur  trai¬ 
tement.  Les  entérites  infantiles  et 
leur  traitement. 

II.  Affections  de  l’apparcii  res¬ 
piratoire. 

Examen  clinique  du  poumon. 
Le  diagnostic  de  la  tuberculose  au 
début.  Son  traitement  :  suralimen¬ 
tation,  hygiène,  gymnastique  respi¬ 
ratoire,  etc.  Les  pleurésies  et  leur 
traitement.  La  pneumonie  de  l'adulte 
et  son  traitement.  Les  broncho-pneu - 
inonies  infantiles  et  leur  traitement. 
Les  dispensaires  antituberculeux. 

III.  Le  sang  eu  clinique. 


COURS 

Importance  et  facilité  de  l’exa¬ 
men  du  sang.  Études  des  principales 
modifications  portant  sur  les  glo¬ 
bules  blancs,  les  globules  rouges, 
les  hématoblastes,  le  réticulum  fibri¬ 
neux.  Sémiologie,  diagnostic  et  trai¬ 
tement  de  la  chlorose,  des  leucémies, 
des  anémies  pernicieuses,  des  pur- 

IV.  Affections  du  cœur  et  du  foie. 

Affections  mitrales.  Affections 
aortiques.  L’asystolie  et  son  trai¬ 
tement.  Diagnostic  des  affections 
du  foie.  Les  cirrhoses.  Les  ictères. 

Ce  Cours  est  réservé  aux  docteurs 
français  et  étrangers  et  aux  étu¬ 
diants  titulaires  de  seize  inscrip¬ 
tions.  Il  sera  complet  en  vingt  le¬ 
çons.  Chaque  leçon  sera  suivie  de 
démonstrations  pratiques  et  d’exa¬ 
mens  de  malades.  Les  leçons  auront 
lieu  à  l’hôpital  Saint-.\ntoine,  Pa¬ 
villon  Moïana,  tous  les  jours,  de 
deux  heures  un  quart  à  trois  heures 
un  quart  et  de  trois  heures  et  demie 
à  quatre  heures  et  deniie. 

Le  droit  à  verser  est  de  50  francs. 
Le  nombre  d’élèves  est  limité. 

Les  inscriptions  seront  reçues, 
dès  à  présent,  au  Secrétariat  de  la 
Faculté  (guichet  n»  3),  les  mardis, 
jeudis  et  samedis,  <le  midi  à  trois 
heures. 

Hôpital  Lariboisière. 

(année  1910-1911). 

Enseignement  de  l’ophtalmo¬ 
logie.  —  Démonstrations  d’ophtal¬ 
mologie  (enseignement  du  premier 
degré).  —  Le  D'  Morax  fera  pen¬ 
dant  les  mois  de  janvier,  février  et 
mars  igii,  des  démonstrations  cli¬ 
niques  et  techniques,  qui  auront 
lieu  les  lundis  et  jeudis  matin  à 
neuf  heures,  dans  le  servdce  de  la 
consultation  ophtalmologique.  Ces 
démonstrations  commenceront  lo 
lundi  9  janvier  1911.  Le  vendredi 
matin,  à  onze  heures  et  demie,  confé¬ 
rence  aveec  présentation  de  malades 
et  de  pièces  sur  les  «  Manifestations 
oculaires  en  rapiwrt  avec  les  affec¬ 
tions  générales  »  (syndromes  viscé¬ 
raux,  vasculaires  et  nerveux). 

Pendant  cette  même  période,  il 
sera  fait  un  cours  pratique  d’ophal- 
moscopie  par  MM.  Magitot  et  Lan- 
drieux.  Ce  cours  aura  lieu  l’après- 
midi.  M.  Magitot,  assistant  du  ser¬ 
vice,  recevra  les  inscriptions  et 
adressera  sur  demande  un  pro¬ 
gramme  détaillé. 

Clinique  d’accouchements  Tarnier. 
Professeur  ;  M.  Paul  Par.  -  Cours 
annexe  de  thérapeutique  gynécolo¬ 
gique  par  MM.  liRINÜEAU,  P.  Gue- 
NIOT  et  LEguEUX,  professeurs  agré¬ 
gés  ;  assistés  de  MM.  Dkvraione, 


chef  de  clinique  ;  Chirié  et  Leme- 
land,  chefs  d'e  clinique  adjoints. 

Réservé  aux  étudiants  ayant  plus 
de  16  inscriptions  et  aux  docteurs 
français  et  étrangers  régulièrement 
inscrits  à  la  clinique  Tarnier.  -  ~  Le 
cours  commencera  le  9  janvier  1911 
et  comprendra  15  leçons  qui  auront 
lieu  à  5  heures  du  soir  et  des  exer¬ 
cices  pratiques. 

Programme  du  cours:  tj  janvier,  ex¬ 
ploration  gynécologique  (M.  Hrin- 
DEAU)  ;  10  janvier,  Périnéorraphies 
(M.  LEguEUx)  ;  A  3  heures  :  Exer¬ 
cices  pratiques  d’exploration  gyné¬ 
cologiques,  par  M.  Devraigne  ; 
Il  janvier.  Fistules  vésico  et  fecto- 
vaginales  (M.  Brindeau)  ;  12  et 

13  janvier.  Traitement  des  métrites 
du  col  et  du  corps  (M.  Guéniot)  ; 

14  et  16  janvier,  traitement  du  can¬ 
cer  de  l’utérus  (M.  Brindeau) 
17  et  18  janvier,  traitement  des  fi¬ 
bromes  utérins  (M.  Brindeau)  ; 

19  janvier,  traitement  des  déviations 
utérines  (M.  LEguEux)  ;  A  2  heures  : 
Exercices  pratiques  sur  la  chienne, 
par  MM.  Chirié  et  Lemeland  ; 

20  janvier,  traitement  des  prolapsus 
utérins  (M.  Guéniot)  ;  21  et  23  jan¬ 
vier,  traitement  des  salpingo-ova- 
rites  (M.  Brindeau)  ;  24  janvier, 
traitement  des  kystes  de  l’ovaire 
(M.  LEguEux)  ;  A  2  heures  :  Exer¬ 
cices  pratiques  sur  la  chieniiCj  par 
MM.  Chirié  et  Lemeland  ;  25  jan¬ 
vier,  traitement  de  la  grossesse  ecto¬ 
pique  (M.  Brindeau). 

Pour  tous  renseignements  s’adres¬ 
ser  à  Monsieur  le  chef  de  clinique  à 
la  Clinique  Tarnier. 

Pronostic  météorologique.  —  Der¬ 
nière  semaine  de  décembre  1910  : 
Pluies  ci  vents  probables,  avec  teiftpé- 
rature  douce. 

semaine  de  janvier  1911  : 
Neiges  abondantes.  —  Puis  période 
de  froid, 

2"  semaine  de  janvier  1911  :  Beau 
temps.  —  Gelée,  —  Soleil  intermittent. 

3'  semaine  de  janvier  1911  :  Dégel, 
—  Temps  brumeux  et  doux,  —  Légère 
pluie. 

Fondation  Pierre  Budln  (91  bis, 
rue  Falguière).  —  Ihie  conférence 
sera  faite  le  jeudi  12  janvier,  à 
5  heures,  par  M.  Brindeau,  agrégé 
à  la  Faculté  de  Médecine,  accou¬ 
cheur  des  hôpitaux,  sur  les  moyens 
de  combattre,  le  refroidissement 
chez  le  nouveau-né. 

Cours  de  Puériculture  par  M.  .\vi- 
ragnet,  médecin  de  l’Hôpital  des 
Enfants-Malades. 

Ce  cours  commencera  le  mard' 
24  janvier,  à  10  h.  et  demie,  et  aura 
lieu  les  mardis  suivants,  à  la  inêiiie 
heure.  . 


Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris 


Les  Actualités  Médicales 

Collection  de  volumes  in- 16,  de  96  pages,  cartonnés.  Chaque  volume  :  1  fr.  50 


Le  Rachitisme,  par  A.-B.  Marfan,  professeur  à  la  Faculté 
de  médecine  de  Paris,  igii,  i  vol.  in-i6,  cart.  1  fr.  SO 
Hygiène  de  la  Peau,  par  J.  Nicolas,  protesseur  à  la 
Faculté  de  me’decine  de  Lyon,  et  Jambon,  chef  de  Cli¬ 
nique.  iQii,  I  vol.  in-i6,  cart .  1  fr.  50 

Quide  pratique  du  diagnostic  de  la  Syphilis,  séro-dia- 
gnostic,  par  les  D"  P.  Gastou  et  A.  Girauld.  iqio, 

I  vol.  in-i6,  avec  22  fig.,  cart .  1  fr.  60 

L’ Ultra-Microscope  dans  le  diagnostic  clinique  et  les 
recherches  de  laboratoire,  par  le  Dr  P.  Gastou.  iqio, 

I  vol.  in-i6  avec  25  lig.,  cart .  1  fr.  60 

Hygiène  du  visage  (cosmétique,  esthétique  et  massage), 
par  le  Dr  P.  Gastou,  directeur  du  laboratoire  central  de 
rhôpital  Saint-Louis.  1910,  i  vol.  in-i6  avec  u  fig.. 

Les  Courants  de  haute  fr^uence  et  la  D’Arsonvalisation, 
par  le  D'  Zimmern,  professeur  agrégé  à  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris,  et  S.  Turchini.  1910,  i  vol.  in-iü, 

avec  22  fig.,  cart .  .  1  fr.  60 

Les  Opsonines  et  les  traitements  opsonisants,  par  le 
Dr  K.  Gaultier,  chef  de  Clinique  de  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris.  1909,  i  vol.  in-16  avec  ligures 

cart .  1  fr.  60 

L’Artériosclérose  et  son  traitement,  par  A.  Gouuet,  pro¬ 
fesseur  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris,  igry, 

I  vol.  in-16  avec  fig.,  cart .  1  fr.  60 

La  Radioscopie  clinique  de  l’Estomac  normal  et  patholo¬ 
gique,  par  le  Dr  Cerné,  professeur  à  l'Kcole  de  méde¬ 
cine  de  Rouen  et  lu  D'  Delaforue.  1908,  i  vol.  in-16, 

avec  21  fig.,  cart .  1  fr.  60 

Technique  de  l’Exploration  du  Tube  digestif,  par  le 
Dr  Gaultier,  chef  de  clinique  à  la  Faculté  de  médecine 
de  Paris.  igoS,  i  vol.  in-16, avec  i3fig.,  cart...  1  fr.  50 
Les  Dilatations  de  l’Estomac,  Sémiologie  et  Thérapeu¬ 
tique  des  distensions  gastriques,  parle  Dr  René  Gaul¬ 
tier.  IQ09,  I  vol.  in-16  avec  12  lig.,  cart .  1  fr.  60 

Les  Empoisonnements  alimentaires,  par  le  D'  Sacquépée, 
professeur  agrégé  à  l'Ecole  du  Val-de-Grâce.  igoo, 

I  vol.  in-iO,  cart .  1  fr.  60 

La  Cure  de  Déchloruration  dans  le  Mal  de  Bright,  par  le 
Dr  F.  WiDAL,  professeur  à  la  Faculté  de  médecine  de 
Paris,  et  le  Dr  A.  Javal.  igo6,  i  vol.  in-16,  cart.  1  fr.  60 
La  Diphtérie,  Bactériologie  et  Clinique,  Prophylaxie  et 
Traitement,  par  les  D»»  H.  Barrier,  médecin  de  l’hôpital 
Hérold,  et  G.  Ulmann.  1809,  i  vol.  in-16,  avec  figures, 

cart . .• .  1  fr.  60 

Les  Maladies  du  Cuir  chevelu.  Prophylaxie  et  Traitement, 
par  le  D'  Gastou,  assistant  a  rhôpital  Saint-Louis. 
2*  édition,  1907,  I  vol.  in-16,  avec  19  fig.,  cart.  1  fr.  50 
Traitement  de  la  Syphilis,  par  le  D'  Emehy,  ancien  chef 
de  clinique  à  la  Faculté  de  Paris.  Préface  de  M.  le  pro¬ 
fesseur  houRNiER.  2*  édit.  1905, 1  vol.  in -16,  cart.  1  fr.  60 
L’Alimentation  des  Enfants  malades,  par  le  D’  Péhu, 
médecin  des  hôpitau.v  de  Lvon.  1908,  i  vol.  in-16, 

cart . ; . . .  1  fr.  80 

Le  Traitement  de  la  Constipation,  par  le  D'  Froussard, 
ancien  interne  des  hôpitaux  de  Paris.  2’  édition.  190Q, 

I  vol.  in-16,  cart .  1  fr'.  60 

Les  Traitements  des  Entérites,  par  le  D'  M.  JouAusr. 

1905,  I  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  60 

Calculs  des  Voies  biliaires  et  Pancréatites,  par  le  D'  H. 
Gaultier,  chef  de  clinique  à  la  Faculté  de  médecine  de 

Paris.  iqo8,  i  vo'.  in-16,  avec  16  fig.,  cart _  1  fr.  60 

Trachéobrànchoscopie  et  Œsophagoscople,  par  le  D'  Cui¬ 
sez,  chef  des  travaux  d'oto-rhino-larvngologic  à  la 
!  clinique  chirurgicale  de  l’IIôtei-Dieu.  m'oS,  i  vol.  in-16, 

avec  20  fig.,  c.  rt .  1  fr.  60 

La  Démence  précoce,  par  le  D'  G.  Deny,  médecin  de  la 
Salpétrière,  et  P.  Roy.  i  vol.  in-16,  avec  11  figures, 

cart .  1  fr.  60 

Les  Folies  intermittentes.  La  Folie  maniaque  dépressive, 
par  les  D»  G.  Deny  et  P.  Camus.  1907,  i  vol.  in-16, 

avec  fig.,  cart .  1  fr.  60 

L'ionothérapie  électrique,  par  les  D»  Delhërm.  ancien 
interne  des  hôpitaux  de  Paris,  et  A.  Laoierriérf,  lau¬ 
réat  de  l’Académie  de  médecine.  1908,  i  vol.  in-ifi,  avec 

II  fig.,  cart .  1  fr.  60 

Les  Rayons  de  Rontgen  et  le  Diagnostic  de  la  Tubercu¬ 
lose,  par  le  D'  A.  Bécl1:re,  médecin  de  l’hôpital  Saint- 
Antoine.  1899,  I  vol.  in-16,  avec  tig.,  cart .  1  fr.  60 


Les  Rayons  de  Rontgen  et  le  Diagnostic  des  affections 
thoraciques  non  tuberculeuses,  par  le  D’’  A.  Béclére, 

1901,  I  vol.  in-16,  avec  10  fig.,  cart .  1  fr.  60 

Les  Rayons  de  Rontgen  et  le  Diagnostic  des  maladies 

internes,  par  le  D'  A.  Béclère.  1904,  i  vol.  in-16,  avec 

fig.,  cart .  1  fr.  60 

La  Fulguration,  son  rôle  et  ses  efiets  en  thérapeutique, 
par  le  D‘'  Zimmern,  professeur  agrégé  à  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris  igog,  1  vol.  in-16,  avec  figures, 

cart .  l'fr.  60 

Le  Cytodiagnostic,  les  méthodes  d’examen  des  sérosités 
pathologiques  et  du  liquide  céphalo-rachidien,  par  ie 
D''  Marcel  Labbé,  professeur  agrégé  à  la  Faculté  de 

médecine.  11)04,  i  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  60 

Le  Sang,  parlé  Dr  Marcel  Labbé.  2*  édition.  1910,  i  vol. 

in-16,  avec  fig.,  cart . .  1  fr.  60 

La  Protection  de  la  Santé  publique.  Loi  et  Commentaires 
de  la  loi  et  des  règlements  d’administration,  par  le 
Dr  Mosny,  médecin  des  hôpitaux  de  Paris.  1904,  i  vol. 

in-16,  cart . .  . . :  1  fr.  60 

Les  Accidents  du  Travail.  Guide  du  médecin,  par  le 
Dr  Brouardel,  médecin  des  hôpitaux  de  Paris.  2*  édi¬ 
tion,  xcfrj,  I  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  60 

La  Psychologie  du  Rêve  au  point  de  rue  médical,  par 
N.  Vaschide,  chef  des  travaux  du  laboratoire  de  psy¬ 
chologie  expérimentale  des  Hautes-Etudes,  et  H.  Piéron. 

1902,  I  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  60 

Diagnostic  de  l’Appendicite,  par  le  Dr  M.  Auvray,  pro¬ 
fesseur  agrégé  à  la  Faculté  do  Paris.  1904,  i  vol.  in-16, 
cart .  1  fr.  60 

Chirurgie  intestinale  d’urgence,  par  le  Dr  A.  Mouciiet, 
chirurgien  des  hôpitaux  de  Paris.  igoS,  1  vol.  in-16, 

avec  23  fig.,  cart .  1  fr.  60 

Chirurgie  nerveuse  d’urgence,  par  le  Dr  A.  Chipaült. 

1904,  I  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  60 

Le  Canal  vaglno-çéritonéai,  Diagnotic  et  traitement  de 
la  hernie  inguinale  et  des  hydrocèles  congénitales, 
de  Tectopie  testiculaire,  par  le  D'  P.  Villemin,  chirur¬ 
gien  des  hôpitaux  de  Paris.  1904,  i  vol.  in-16,  avec 

17  fig.,  cart  .  1  fr.  60 

La  Qastrotomie,  par  le  D'  J.  Braqueiiaye,  agrégé  h  la 
Faculté  de  Bordeaux,  chirurgien  de  l’hôpital  de  Tunis. 

1900,  I  vol.  in-16  avee  figures,  cart .  1  fr.  60 

Chirurgie  des  Voies  biliaires,  parle  D’  Pauchet,  chirurgien 
des  hôpitaux  d’Amiens.  1900,  i  vol.  in-16,  avec  fig., 

cart .  1  fr.  % 

Le  Tétanos,  par  les  Dr>  J.  Courmont,  professeur,  et 
M.  Doyon,  professeur  agrégé  ii  la  Faculté  de  médecine 
de  Lyon.  1899,  i  vol.  in-16,  avec  fig.,  cart. ...  1  fr.  60 
Le  Rhumatisme  articulaire  aigu  en  bactériologie,  par  les 
D'»  H.  Triboulet,  médecin  des  hôpitaux  de  Paris,  et 
A.  CoYON.  1900, 1  vol.  in-16,  avec  fig.,  cart...,  1  fr.  60 
Le  Pneumocoque,  par  le  D'  Lippmann,  ancien  interne  des 
hôpitaux  de  Paris.  Introduction  par  le  D'  Duflocq, 
médecin  des  hôpitaux  de  Paris.  1900,  i  vol.  in-16,  avec 

fig.,  cart .  1  fr.  60 

Les  Oxydations  de  l’Organisme  (oxydases),  par  E.  ënri- 
QUEz  et  J.-A.  SicARD,  médecin  des  hôpitaux  de  Paris. 

1902,  I  vol.  in-tfi,  cart .  1  fr.  60 

Les' Etats  neurasthéniques.  Diagnostic,  Traitement,  par  le 
D'  A.  Riche,  médecin  de  l’hospice  de  Bicêtre.  1908, 

I  vol.  in.i6,  cart . f .  lfr.60 

l.es  Myélites  syphilitiques.  Formes  cliniques  et  traite¬ 
ment,  par  le  D'  Gilles  de  la  Tourette,  professeur 
agrégé  a  la  Fac.de  Paris.  1899,  i  vol.  in-16,  cart.  1  fr.  60 
Le  Traitement  pratique  de 'l’Epilepsie,  par  le  D”  Gilles 

DE  LA  Tourette.  igoi,  /  vol.  m-i6,  cart . .  1  fr.  60 

Les  Névralgies  et  leur  traitement,  par  les  D»  Lévy  et 
Baudouin,  anciens  internes  des  hôpitaux.  1909.  1  vol. 

in-16,  avec  fig.,  cart .  1  fr.  60 

Les  Thérapeutiques  récentes  dans  les  maladies  nerveuses, 
par  les  D”  Lasnois,  profe.sseur'  agrégé,  et  Porot,  chef 
de  clinique  à  la  Faculté  de  médecine  de  Lyon.  1907, 

La  Syphilis  de  la  moelle,  par  les  D»  A.  Gilbert,  professeur 
à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris,  et  G.  Lion,  médecin 
de  rhôpital  de  la  Pitié.  iqo8,  i  vol.  in-16,  cart.  1  fr.  60 
Les  Rayons  N  et  les  Rayons  N',  par  le  D'  Bordier,  pro¬ 
fesseur  agrégé  k  la  Faculté  de  médecine  de  Lyon.  tQo5. 
i  vol.  in-i6,  avec  16  fig.,  cart .  1  fr.  60 


SOMMAIRE  < 

Pierre  Lereboullet .  —  La  tuberculose  en  igio . . . 

L.  Rénon .  —  Le  traitement  de  la  tuberculose  pulmonaire  par  les  sérums . 

André  Mesureur . —  lin  nouveau  dispensaire  et  une  nouvelle  organisation  contre  la  tuberculose. 

K.  Bezançon  et  De  Serbonnjs.  —  Les  poussées  évolutives  de  la  tuberculose  pu  monaire . 

Roleier .  —  La  cure  solaire  de  la  tuberculose  chirurgicale . 

Gabriel  Simon .  —  E.xercices  de  gymnastique  respiratoire  chez  les  pretuberculeu.x . 

Sociétés  savanies .  -Société  médicale  des  hopitau.v.  —  Académie  de  medecine.  —  Société  de 

chirurgie . . 

Libres  propos  :  Les  Palmes  Académiques,  par  G.  Linossier . 

Choses  du  four  :  La  folie  de  Charles  VI . 

Chronique  sportive  :  Les  sports  d’hiver,  par  le  D'  P.  Ienkoc .  V  et 

Les  grands  médecins  :  Laennec . . 

Chronique  des  Livres  :  Die  Klinik  der  Tuberculose.  —  Hvgiene  de  la  peau  et  du  cuir  chevelu . 

Nouvelles  ;  Lutte  contre  la  tuberculose  en  Irlande.  —  Hvgiene  de  1  habitation . . . 

Curiosités  :  La  maladie  de  Pascal . 

L'intermédiaire  des  médecins  :  Diagnostic  artistique . . .  . 

Art  et  médecine  :  Les  bienfaits  de  la  vaccine,  par  Daumieb . . .  . 

Diététique  :  Régime  de  récalcitication.  —  Recettes  de  bouillons  et  potages  pour  enfants  tuberculeux . 

Formules  thérapeutiques  ;  Formules  de  récalcitication . 

Indications  pratiques  pour  le  placement  des  tuberculeux .  X.M  et 

La  vie  médicale .  ...........  . 

Thérapeutique  pratique  :  Médicaments  nouveaux.  —  Appareils  nouveaux . . .. 

Connaissances  pratiques  :  Conservation  des  ceufs.  —  Pour  eiii-iller  sa  bicvclette . 


I2.J 

i33 

140 

149 


111 
Vil 
IX 
XI 
XI 
XI 
Xlll 
XVI 1 
XIX 
XIX 
XXlll 

x.xv 

\XV11 

Wlli 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 

PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  !«»•  de  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  (;■'■'  Décembre  au  3o  Novembre)  :  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  :  1  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 

Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Tous  les  autres  numéros  ont  Sa  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 

ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX  <48  pages) 

Janvier. ...  —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber-  Juillet . —  Maladies  du  cœur,  du  sang,  des  vaisseaux. 

culose.  Août . —  Bactériologie;  —  hvgiône;  —  maladies  in- 

Févrler —  Physiothérapie  ;  — physiodiagnostic.  fecticuses. 

Mars .  —  Dermatologie; — syphilis; — maladiesvéné-  Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 

riennes.  larynx  ;  —  des  yeux . 

Avril .  —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladies  Octobre....  —  Maladies  nerveuses  et  mentales;  —  méde- 

des  reins  et  des  voies  urinaires.  cine  légale. 

Mal . —  Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miné-  Novembre  .  —  Thérapeutique. 

raies,  climatothérapie ;  —  diététique.  Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles;  —  Pué 
Juin .  —  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du  foie.  riculture. 


PRIMES  DE  PARIS  MÉDICAL 

Par  suite  de  nouveaux  accords,  les  primes  remboursant  6  fois  le  montant 
de  l’abonnement  seront  encore  données  à  tous  les  abonnés  pendant 
le  mois  de  Janvier. 


(Voir  le  détail  au  verso  page  II) 


Aliment  de  Régimes  :  LAIT  BULGARE  ''SOUREN” 

SEUL  YOGHOURT  par  procédé  Oriental  et  Ferment  Bulgare  AUTHENTIQUE 

ADMINISTRÉ  EN  CURE  ET  EN  RÉGIME,  DANS  LES  MALADIES  DE; 

ESTOMAC,  INTESTINS,  REINS,  FOIE,  PEAU,  ARTHRITISME,  DIABÈTE,  ARTÉRIO¬ 
SCLÉROSE,  NEURASTHÉNIE 

Aliment  entièrement  assimilable  —  Diététique  sans  aucune  contre-indication. 

8.  HËZARIFEND. 


—  143  — 


-  II 


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Brochures  et  échantillons  gratuits.  A>  CHARONNAT.  Moulins  de  Puteaux  (Seine) 


PRIMES  DE  PARIS  MBDICAL 

Les  abonnés  d'une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  6  fois 
le  prix  de  l’abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l’ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

I.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

{Chaque  abonné  a  droit  à  ces  six  primes)  : 

1  °  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
Blacque,  Instruments  de  chirurgie,  25,  rue  Cujas,  à  Paris. 

2»  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  ia  maison  Emile 
Dupont  fils,  G.  Mathieu  fils  et  C‘“,  Mobilier  médical,  chirurgical,  pour  malades  et  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  9,  rue  Cujas,,  à  Paris. 

3<>  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  100  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne.  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4°  Bons  de  remboursement  de  six  fr.  sur  un  achat  de  vingt-cinq  fr.  ou  de  douze  fr.sur  un  achat 
de  5o  fr.  de  livres  édités  par  la  librairie  J.-B.  Baillière  et  fils,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris. 

5»  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  l’achat  d’une  montre  médicale  (75  francs, 
ou  90  francs)  de  la  maison  Auricoste,  horloger,  10,  rue  La  Boétie,  à  Paris. 

6°  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
CouDRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  (Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut 
joindre  au  prix  de  l’abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port). 

II.  Primes  offertes  en  outre  aux  abonnés  de  Paris  Médical  jusqu’à  fin  janvier 

{Chaque  abonné  a  droit  à  une  seule  de  ces  dix  primes)  : 

1°  Règles  plates  en  glace  de  Saint-Qobain  verre  rouge  à  base  de  sels  d’or  (valeur  6  francs) 
offertes  par  l’Uraseptine  Rogier  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéol  du  D'  Boucard 
(ces  deux  primes  ensemble). 

2"  Portefeuilles  offerts  par  le  Lait  Lepelletler  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  Lécuyer),àCarentan. 

3®  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Cii.  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  Paris. 

4°  Trousses  de  poche  pour  l’analyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosurine,  16,  rue  Charlemagne, 
à  Paris. 

5“  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison  David,  69,  avenue  des  Ternes. 

6»  Un  colis-postal  de  15  rosiers  de  la  maison  Gemen  et  Bourg,  de  Luxembourg.  {Joindre  1  fr.  5o 
pour  l'emballage  et  le  port  du  colis  des  rosiers). 

7°  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  lég^umes  (25  variétés)  offertes  par  la  maison  L.  Clause,  à 
Brétigny-sur-Orge.  Joindre  /  fr.  pour  l’emballage  et  le  port. 

8°  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Sachet,  papeterie  médicale, 
29,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

90  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d’ins¬ 
truments  de  chirurgie,  1 13,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris. 

10®  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Cogit  et  C», 
Appareils  de  précision,  36,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

1 1"  Une  caisse  de  30  bouteilles  d’Eau  de  Pouçues  St-Léger,  offerte  par  la  C*®  de  Poi  gues  Si-Léger. 

Envoyer  avec  le  montant  de  l'abonnement  la  liste  des  primes  dans  l’ordre  de  préférence.  — 
Joindre  5o  centimes  pour  les  frais  d’expédition  de  chacune  des  primes.  —  Les  primes  seront 
expédiées  dans  un  délai  de  i5  jours. 


- 111  - 


LIBRES 

LES  PALMES  ACADÉMiaUES 

Le  corps  médical  a  toujours  une  large  part  des  tpielques 
kilomètres  de  ruban  violet  (jue  distribue  périodiquement 
le  ministre  de  l’Instruction  publique.  Aussi  s’est-il  inté¬ 
ressé  aux  mesures  que  compte  prendre  M.  Maurice  Faure 
pour  restreindre  l’extension  inquiétante  de  cette  distri¬ 
bution. 

Au  train  dont  vont  les  choses,  la  statistique  établit 
que,  dans  peu  de  temps,  il  n’y  aura  plus  en  France  un 
adulte  qui  n’ait  reçu  le  droit  de  porter  le  précieux  ruban  : 
que  restera-t-il  alors  à  faire  aux  successeurs  de  M.  Mau¬ 
rice  Faure,  sinon  à  l’accrocher  au  berceau  des  nouveau- 

II  faut,  de  toute  nécessité,  endiguer  le  torrent;  mais 
comment  s’y  prendre? 

La  solution  la  plus  simple  consisterait  en  une  restric¬ 
tion  des  palmes  distribuées,  mais  il  paraît  que  c’est  irréa¬ 
lisable. 

Les  décorations  de  l’instruction  publique  sont  '  de  si 
médiocre  valeur  aujourd’hui,  qu’il  n’est  pas  plus  possible 
à  un  ministre  de  les  refuser  à  qui  les  sollicite,  qu’à  un  pro¬ 
meneur  sur  le  boulevard  de  ne  pas  tendre  son  cigare  à 
qui  lui  demande  du  feu. 

11  n’y  a  donc  qu’un  procédé,  restreindre  les  demandes, 
et  c’est  ici  que  notre  ministre  s’est  montré  génial. 

P.sychologue  averti,  il  sait  que  l’âme  française  a  deux 
passions,  les  décorations  et  l’économie,  et  il  a  décidé  de 
réfréner  l’une  par  l'autre.  Dorénavant,  les  demandes  de 
palmes  seront  onéreuses,  et  M.  Maurice  Faure  ne  doute 


PROPOS 

pas  que  ces  conditions  nouvelles  ne  découragent  une  grande 
partie  des  40  000  candidats  qui  encombrent  actuellement 
de  leurs  dossiers  des  salles  entières  du  ministère. 

Le  j)oint  délicat  était  de  fixer  le  coût  de  la  demande,  de 
manièie  à  amener  le  désistement  il’une  bonne  ])arlie 
des  candidats,  sans  les  faire  renoncer  tous  ;  car,  s’il  est 
embarrassant  pour  un  ministre  d’en  avoir  troj),  il  serait 
un  peu  humiliant  de  n’en  plus  avoir  du  tout.  11  fallait, 
pour  bien  faire,  que  les  débours  exigés  correspondissent 
à  peu  près  exactement  à  la  valeur  de  la  décoration,  de 
manière  à  ce  que  .seuls  se  résignent  à  les  supporter  ceux 
chez  qui  l’ambition  dépasse  l”économie. 

Ce  qui  rend  la  décision  de  M.  Maurice  Faure  intéres¬ 
sante,  c’estprécisémentqu’ellenous  fixe  sur  le  prix  attribué 
par  le  ministre  aux  décorations  académiipies. 

Ce  prix,  nous  le  savons  aujourd’hui,  est  de  60  centimes, 
le  coût  d’une  feuille  de  papier  timbré.  Quehiues-uns  trou¬ 
veront  (lue  c’est  peu,  mais  M.  Maurice  Faure  espère  bien 
que  beaucoup  le  trouveront  encore  surfait,  puisqu’il 
compte  sur  sa  décision  pour  réduire  notablement  le 
nombre  des  demandes. 

Les  caricaturistes,  les  revuistes,  les  faiseurs  de  nouvelles 
à  la  main,  se  font  un  jeu  malin  de  rabaisser  par  leurs  plai¬ 
santeries  la  valeur  de  ces  palmes  {[ui  font  à  certains  tant 
de  plaisir.  Aucun  ne  s’est  montré  aussi  dédaigneux  pour 
elles  que  le  ministre  de  l’Instruction  publiciue,  déclarant 
officiellement  ([ue,  pour  le  plus  grand  nombre,  elles  ne 
valent  pas  douze  sous  ! 

Courteline  n’eût  pas  osé  le  dire. 

G.  Linossiku. 


CHOSES  DU  JOUR 


LA  FOLIE  DE  CHARLES  VI 

Il  est  un  jeu  auquel  se  plaisent  médecins  et  historiens, 
celui  des  diagnostics  rétrospectifs. 

Il  y  a  quelques  années,  le  professeur  Pozzi  a  voulu 
élucider  le  problème  de  la  mort  d’Henriette  d’Angle¬ 
terre,  et  avec  une  ardeur  qui  força  la  conviction  de  bon 
nombre,  il  a  montré  (jue  le  drame  dont  l’oraison  funèbre 
de  Bossuet  nous  a  rapporté  les  échos,  était  simplement 
la  rupture  d'une  grossesse  extra-utérine  et  non  un  empoi- 
.sonnement. 

M.  le  D'  Dupré  aujourd’hui  a  étudié  la  folie  de 
Charles  VI  et  il  a  voulu  la  caractériser  aux  lumières  de 
la  science  modernê  ;  son  travail  lu  d’abord  à  l’Académie 
de  médecine,  dans  le  cours  de  novembre,  vient  de 
paraître  dans  la  Revue  des  Deux  Mondes. 

M.  Dupré  énumère  les  traces  de  faible.ssc  mentale 
qu’on  trouve  parmi  les  ascendants  du  souverain.  Sa 
mère,  Jeanne  de  Bourbon,  eut  un  accès  d’aliénation  ; 
son  grand-père  mourut  d’ajioplexie,  son  oncle  fut  un 
mélancolique  ;  de  plus,  les  mariages  consanguins  avaient 
été  de  règle  dans  la  lignée  de  saint  Louis.  Ihiis  M.  Dupré 
insiste  sur  la  vie  de  débauche  (pie  mena  le  roi  en  son 
a(lole.scence,  sur  sa  dépression,  sur  sa  fatigue,  lors  de  sa 
*iimeu,se  chevauchée  dans  la  forêt  du  Mans,  .\ussi, 
pour  lui,  le  mendiant  «  plus  fol  que  sage,  tête  et  pieds 
mis,  vêtu  d’une  belle  cote  de  bure  »  se  jetant  à  la  tête  du 
cheval  du  souverain,  et  criant:  «  Uoy,  ne  chevauche  plus 
avant,  mais  retourne,  car  tu  es  trahi.  »  n’a  jamais  existé  ; 
cette  histoire  est  la  première  hallucination  du  malheii- 
reiix  Charles  VI.  Le  religieux  de  Saint-Denis,  Froissart  et 
Juvénal  des  Ursins  ont  beau  témoigner  pour  nous  de  sa 


réalité  ;  ils  font  croire  (lu’ils  se  sont  laissés  impression¬ 
ner  par  l’entourage  du  souverain. 

M.  Dupré  nous  montre  ensuite  l’excitation  maniaipie 
installée  chez  le  roi  et  nous  conte  ses  crises  intermittentes  : 
il  nous  montre  comment  par  accès,  il  ne  reconnaissait 
ni  la  reine,  ni  ses  enfants,  comment  il  avait  des  accès 
de  fureur,  déchirait  ses  houppelandes,  ses  meubles,  les 
tentures  de  sa  chambre  et  comment  les  accès  de  pros¬ 
tration  succédaient  à  ses  périodes  de  délire  :  «  C’était 
grand’pitié  de  sa  maladie  »  dit  Juvenal  des  ITrsins 
au  sujet  de  sa  crise  dépressive  de  1405  «  laquelle  lui 
tenait  longuement.  Et  cpiand  il  mangeait,  c’était  bien 
gloutonnement  et  louvissement.  Et  ne  le  jiouvalt  en 
faire  despouiller  et  était  tout'plein  de  poux  et  de  vermine 
et  d’ordures.  » 

Au  terme  de  sa  longue  étude,  M.  Dupré  formule  le  dia¬ 
gnostic  suivant  :  n  Déséipiilibralion  constitutionnelle  de 
l’émotivité  et  de  la  volonté.  Psychose  inlermitlente  à  pré¬ 
dominance  d’accès  maniaques,  avec  états  mixtes,  .\ppa- 
rition  épisodique,  à  la  suite  d’accidents  infectieux  ou 
toxiipies,  de  crises  confusionnelles  et  anxieuses  de  courte 
durée,  dont  les  éléments  se  sont  combinés  à  ceux  de 
l’excitation  manùique.  « 

Malheureiusement  pour  Charles  VI,  M,  Dupré  est 
venu  six  siècles  trop  tard.  De  .son  tcm]).s,  les  sorciers  et 
les  rebouteurs  étaient  seuls  à  pratiquer  l’art  de  guérir  et 
ils  ont,  certes,  plutèit  excité  son  exaltation  morbide  par 
leurs  médications  baroques  (pi 'ils  n’ont  réussi  à  le  vrai, 
ment  soulager. 

En  notre  siècle  d’électricité  et  d’aviation,  jureriez- 
vous  qu'il  n’est  pas  de  régions  où  il  en  est  encore  ainsi? 

SfECTATOR. 


—  146  - 


Nouveau  Traitement  delà  SYPHILIS 


In  bu  I  I  IM  t||r1  b  U I  A  n  b  Y  n  t 


Benzosullone  paraaminophënylarsinate  de  soude). 
PILULES  (0,10  d’Hectine  par  pilule) 

Une  à  deuœ  /ululus  par  Jour  pendant  iO  d  15  jours. 
GOUTTES  (20 gouttes  équivalent  à  0,05  d’Heotine). 

SO  à  100  gouttes  par  Jour  pendant  10  à  15  jours. 
AMPOULES  A  (0,10  d’Hectine  par  ampoule). 
AMPOULES  B  (0,20  d’Hectine  par  ampoule) 
Injecter  une  ampoule  par  Jour  pendant  10  d  15  Jours 


(Combinaison  d’HeoUne  et  de  Mercure). 


otagyre.  IjABORATOIKB  d 


lu  Chemin-Vert,  VILLENEUVE.LA-GARENNE  (Sein) 


Régime  des 

Arthritiques,  Goutteux,  Rhumatisants 


VICHY  CELESTINS 


BOUTEILLES  ET  DEMI-BOUTEILLES 


nucléoses  végétales 


'OaistituaNT  ÉNEf 


-  V  — . 


CHRONIQUE  SPORTIVE 


LES  SPORTS  D’HIVER 

Il  est  évident  (jue  la  prophylaxie  de  la  tuberculose  pul¬ 
monaire  comjjorte  les  exercices  physiques,  surtout  les 
exercices  au  grand  air,  en  particulier  ceux  ipii  constituent 
une  véritable  gymnastique  respiratoire. 

C’est  bien  le  cas  pour  les  sports  d’hiver,  pour  ceux 
qu’on  pratique  en  plein  air,  sur  le  théâtre  unique  de  la 
nature,  par  un  froid  stimulant,  et  à  une  altitude  (i)  plus 
ou  moins  élevée,  lacjuellc  devrait  être  toujours  mesurée 
suivant  l'état  j)ulmonaire  et  cardiacpie  (lu  s])ortsman, 
et  qui  représente  elle  aussi,  lorscpi’elle  est  bien  maniée, 
un  merveilleux  agent  thérai)euli(iue. 

LE  PATINAGE.  Ce  genre  d’exercice  est  pratiqué 
sur  la  glace  ou  sur  la  neige  suivant  (pie  les  pieds  sont 
armés  du  patin  à  lame  d'acier  ou  de  ces  planchettes 
apiielées  slii.  N’oublions  jias  toutefois,  pour  nous  sous¬ 
traire  aux  foudres  (i(!S  amateurs,  de  signaler  le  patinage 
à  roulettes  ou  skating.  11  s’agit  d’ailleurs  d’un  sport 
(pii  est  aussi  bien  hivernal  (pi’estival,  puisipi’il  suffit  d’une 
surface  lisse,  voire  l’asphalte  des  rues,  jiour  permettre 
cette  évolution  tapageuse. 

Parlons  surtout  du  patinage  sur  glace  naturelle. 


Ce  genre  d’exercice,  doublé  fréupiemment  d’un  moyen 
de  locomotion,  est  évidemment  (l’origine  seiitentrionale. 
En  Laponie,  chacun  sait  iiatiner;  en  Nor\’ège,  c’est  de 
l’exercice  militaire;  en  Ecosse,  le  Club  des  patineurs 
d’Edimbourg  est  des  [ilus  renommé.  Mais  ne  croyons 
pas  (pie  ce  sjiort  soit  tout  spécial  aux  régions  du  Nord. 
La  neige  est  plutôt  un  obstacle,  car  en  recouvrant  la 
glace,  elle  empêche  que  celle-ci  n’ac(piière  une  épaisseur 
suffisante  iionr  permettre  aux  patineurs  de  tracer  en 
toute  .sûreté,  des  «trois  »,  des  «huit  »,  des  «serpentins  », 
des  Cl  boucles  »,  des  «  loupes  »,  des  «  coupés  »,  des  «  spi¬ 
rales  »,  etc.,  sur  les  lacs  insuffisamment  congelés,  du 
Lois  de  Boulogne,  ou  de  Vincennes,  ou  d’ailleurs. 

C’est  bien  sur  les  lacs  ou  les  étangs  ou  sur  les  bassins 
artificiels  (pie  le  patineur  voltige  le  mieux.  \  Saint- Pé- 


(i)  Les  stations  hivernales  pour  sports  devraient  être  pl 
«iiveiit  françaises.  C’est  l'iicore  en  Suisse  et  au  Tyrol  (pi’el 
ait  concentrées,  à  des  altitudes  tri'S  variables,  de  700  à  pl 
Voici  d’ailleurs  ipielipies  coiiiparaisons  : 
y(»t  mètres.  liieler  Jura...  1.500  mètr 

800  —  Oavas .  — 

(f  50  —  Montana  ■  I  ’er- 

1.000  —  mala . 


hèesslau . 

Stein . 

y.u'eisimmcn  . . 

('hainonix  .... 

. 

•1  ei.ssenslein . . 


Sils-ttaseglia  . 


1.728 

l.Soo 


tersbourg,  par  exemple,  c’est  moins  sur  la  Néva  qu’on 
])atine,  parce  (pie  la  glace  des  fleuves  et  des  cours  d’eau 
se  montre  le  plus  .souvent  impropre  par  sa  rugosité.  En 
outre,  les  nuits  dans  les  pays  du  Nord  sont  plutôt  longues, 
l’atmosphère  y  est  humide  et  brumeuse,  de  sorte  (pi’eii 
définitive  les  charmes  du  patinage  semblent  trouver  un 
plus  facile  accueil  en  des  climats  plus  doux  :  en  Alle¬ 
magne,  en  Hollande,  en  Suisse,  en  Autriche,  en  France, 
quand  l’hiver  le  veut  bien  ;  mais  il  .s-emble  ne  plus  vouloir. 

Dans  notre  pays,  ce  n’est  guère  qu’au  .wiii"  siècle 
que  le  patinage  devint  en  vogue.  Sous  Louis  XVI,  il  y 
eût  de  grandes  fêtes  présidées  par  Marie-Antoinette  sur 
les  bassins  de  Versailles,  et  sous  le  second  Empire  des 
féeries  nocturnes  dont  la  scène  fut  le  lac  glacé  de  Long- 
champs  (2). 

Le  patinage  ancien  était  plutôt  fine  véritable  danse 
où  tout  le  corps  entrait  en  jeu,  où  les  bras  se  mouvaient 
plus  que  les  pieds,  de  façon  à  représenter  des  attitudes 
et  des  allures  de  Courtisan,  de  Xymphe,  de  lienomméc, 
de  Vénus,  d'Apollon,  d'Adonis,  de  tourtereaux,  etc.  .Vu 
contraire,  le  patinage  moderne  est  essentiellement  un 
.sport  d’éipiilibre  :  qu’on  chausse  le  jiatin  à  lame  ou  le 
patin  à  roulettes  (skating),  seuls  les  membres  inférieurs 
sont  en  jeu  :  dans  l’attitude  classiipie,  les  bras  doivent 
même  rester  pendants. 

A  Christiania  on  organise  de  vrais  bals  sur  glace. 
Dans  les  stations  d’hiver  le  jiatin  d’acier  permet  en 
outre  l’exercice  de  Jeux  sur  glace  :  tels  le  tennis,  le  cro¬ 
chet,  le  kurling,  le  hockey  ou  jeu  de  crosse,  dans  leipiel  les 
joueurs  se  renvoient  une  balle  en  bois  et  s’exercent  sur¬ 
tout  à  la  culbute. 

En  appréciant  de  nouveau  le  patinage  au  jioiiit  de  vue 
de  l’hygiène,  nous  dirons  (pie  le  patinage  vaut  surtout 
])ar  le  milieu  (pii  lui  convient  :  l’air  pur  et  froid,  le  grand 
air,  en  plaine  on  en  altitude,  Physiologiquement ,  le  jiuti- 


nage  met  en  jeu  les  articulations  des  membres  inférieurs 
et  du  bassin,  ainsi  (pie  les  muscles  extenseurs  des  jambes 
et  de  la  colonne  vertébrale.  Le  tronc  ne  bénéficie  des  sports 
d’éipiilibre  (pi’accessoireinent,  et  (pi’antant  (pi’il  a  été 
méthodiipieinent  (iévelo]ipé  par  la  gymnastiipie  métho¬ 
dique  suédoise  (Philippe  Tissif:)  (3),  ce  ipii  explique 
la  souple,s.se  pré])on(lérante  des  Suédois,  dans  tous  les 
sports  (l’hiver  ou  d’été.  Le  maximum  de  capacité  res]n- 
ratoire  (emmagasinement  piilinoiiaire)  est  obtenu  par  le 
patinage  de  vitesse,  surtout  par  le  patinage  à  la  voile, 
(pii  permet  de  dévorer  plus  de  100  kilomètres  à  l’henre. 
Mais  ce  n’est  plus  du  sport  d’agrément  ;  ce  peut  être  le 
surmenage  et  la  mort,  pour  des  cœurs  et  des  poumons 
non  préparés. 

LE  SKI.  —  Le  patin  de  bois  ou  shi  présente  au  moins 
un  grand  avantage  sur  le  patin  d’acier  ;  c’est  de  per¬ 
la)  Ibrxic.,  Exenices  physiques.  Paris,  igii. 

(3)  D'  Philippe  Tissié,  Jeux,  et  sports  eu  thérapeuti<pie,  in 
Bibliothèque  de  thérapeutique,  Gilbert  et  Carnot,  vol.  Physio¬ 
thérapie,  190g,  p.  MI.  (J. -B.  Baillière  et  fils,  à  Paris). 


—  147  — 


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le  franchir  les  montagnes  ou  de  descendre  dans 
;s  ;  c’est  de  pouvoir  courir  sous  les  forêts,  déva- 
des  pentes  vertigineuses,  traverser  les  ravins, 
tout  le  mer\x‘illeux  empire  de  la  neige, 
toute  le  ski  lui-même  est  insuffisant  dans  les 
mais  alors  on  se  fait  emporter  par  un  cheval, 
kjorini!;  est  très  à  la  mode  en  Norvège  et  n’est 
nnu  dans  certaines  stations  climatériiiues. 


viction,  semble-t-il,  ciu’en  Italie,  en  Allemagne,  en 
Autriche,  en  Suisse,  voire  au  Japon  et  en  .\nstralie. 
C’est  grâce  à  l’initiative  <iu  If  Payot,  président  du  Clul: 
des  sports  alpins,  que  Chamonix  est  devenu  le  centre 
le  plus  important  de  l’exercice  du  ski  en  France. 

LES  THAINEAUX.  — -  Terminons  par  des  glissades 
en  traîneaux  non  attelés.  11  y  a  d’abord  les  traîneaux 
à  voiles  ou  véritables  yachts  à  patins,  renommés  en  Amé- 
ri(iue,  où,  sur  l’Hudson,  par  exemple,  le  yacht  Avalanche 
a  pu  faire  plus  de  115  kilomètres  à  l’heure.  Mais  nous 
sommes  plus  accoutumés  dans  nos  jiays,  à  la  luge,  au 
skeldon,  au  tohhogan,  au  bobsleigh. 

La  luge  est  un  petit  traîneau  suisse,  destiné  à  une  per¬ 
sonne,  et  sur  leipiel  on  se  laisse  glisser  le  long  des  pentes, 
sur  neige  ou  glace,  ou  sur  glace  et  neige.  On  gouverne 
ù  l’aide  <les  pieds  (jui  raclent  la  neige.  ÎVIais  déjà  on  pré¬ 
fère  à  la  luge  de  Davos,  en  Suisse  même,  la  luge  cana¬ 
dienne,  sur  laquelle  on  n’est  plus  a.ssis,  mais  où  l’on  se 
couche  à  plat  ventre,  en  dirigeant  au  moyen  de  deux 
courts  bâtons  ferrés  et  de  souliers  spéciaux  armés  d’une 
plaque  en  tôle,  dentée  en  râteau. 

La  luge  canadienne  est  meilleure  pour  la  course  (pie  le 
type  de  Davos,  mais  combien  plus  rapide  est  le  skcleton, 
dont  le  siège  très  rembourré  se  trouve  fixé  très  en  arrière  ! 

Le  tobbogan  et  le  bobsleigh  sont  des  traîneaux  très 
plats,  d’origîne  américaine  l’un  et  l'autre,  tout  comme 
la  luge  canadienne  et  le  skeleton.  Tous  deux  sont  destinés 


tallent  à  la  file,  en  s’imbriquant  les 
pour  raser  la  terre  en  volant  couimi 
bogan  et  le  bobsleigh  .sont  des  aéi 


démolit  quelipiefois  les  membres 
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-  IX 


LES  GRANDS  MÉDECINS 


LAENNEC 


pauvre  constitution 
physique  ;  elle  mourut 
en  couches. 

En  1795,  âgé  par 
consécpient  de  (piatorze 
ans,  Kené  -  Théophile 
commença  à  Brest  ses 
études  médicales.  En 
1798,  il  est  élève  in¬ 
terne  aux  hôjjitaux  mi¬ 
litaires  de  Nantes. 

L’année  1 799  le  voit  un 
instant  enrôlé  comme 
chirurgien  de  troisième 
classe  dans  une  armée 
contre-  révolutionnaire. 

A  la  fin  de  l’année 
suivante,  il  arrive  à  Pa¬ 
ris  et  recommence  com¬ 
plètement  ses  études. 

11  .suit  les  leçons  d’un 
des  grands  maîtres  d’a¬ 
lors,  Corvisart.  Dans  le 
service  de  Corvisart,  à 
la  Charité,  il  retrouve 
son  ami  Bayle,  et  tous 
deux  étudient  avec 
achaniement  l’anato¬ 
mie  pathologique. 

Laennec  est  reçu  doc¬ 
teur  en  1804  ;  dès  cette 
époque  ses  travaux  ana¬ 
tomo-pathologiques  et 
parasitologiques  sont 
nombreux  ;  ils  n’ont  qu’un  intérêt  historique. 

La  grande  période  de  la  vie  de  I-aennec  ne  commence 
<iu’en  i8i6,  et  ne  dure  guère  plus  de  trois  ans;  puisejue, 
liéjà  épuisé,  il  dut  en  1820  aller  reprendre  queUpies  forces 
en  Bretagne.  11  reparut  à  Paris  en  1S22,  pour  (pielques 
années  ;  c’est  la  périoile  des  honneurs  ;  il  est  nommé 
■successivement  médecin  de  Mme  la  duchesse  de  Berri 
et  professeur  au  Collège  de  France,  succédant  à  Halle 
dans  ces  deux  fonctions  (1822),  puis,  l’année  suivante, 
professeur  de  clinique  médicale  à  la  Faculté.  Tout  de 
•suite  ai)rès,  l’Académie  de  médecine,  déjà  fondée  de^juis 
trois  ans,  le  compte  panni  ses  membres. 

En  1824,  il  épouse  une  veuve  de  deux  ans  plus  âgée 
que  lui  et  qui,  dejjuis  longtemps,  avait  la  direction  de  sa 
maison. 


En  avril  182Ü,  la  tuberculose  qui  le  guettait  depuis 
plusieurs  années  le  terrasse,  le  tenant  à  la  fois  au  pou¬ 
mon,  au  larynx,  à  l’intestin.  Pendant  quel<2ues  semaines, 
il  essaye  de  lutter  ;  en  juin,  il  est  forcé  de  se  retirer  dans 
sa  province  natale  ;  il  meurt  le  13  août,  à  cinq  heures 
aj^rès  midi.  Chose  bizarre  et  touchante,  du  reste  frécpiente 
chez  les  médecins,  à  aucun  moment,  le  grand  clinicien 
ne  se  .sait  phtisique  ;  ce  n’est  cpie  tout  près  de  la  lin 
(pi’il  sentit  qu’il  allait  mourir.  11  le  fait  du  reste  avec  un 
calme  stoïiiue  ;  l’anecdote  est  bien  connue  de  Laennec 
retirant  ses  bagues  et  répondant  doucement  à  une 
interrogation  de  sa  femme  :  «  11  faudrait  (jue  bientôt 
un  autre  me  rendît  ce  service  ;  je  ne  veux  pas  qu’il  en  ait 
le  chagrin.  »  Deux  heures  ajirès,  ce  grand  honnête  homme 
était  mort.  11  avait  quarante-cinq  ans. 

On  est  frapjié  d’admiration  devant  l’œuvre  de  Laen- 
nec,  surtout  pendant  les  trois  années  où  il  fut  médecin 
à  Necker;  en  trois  ans,  ce  malingre,  ce  chétif  lit  faire 
un  jms  de  géant  à  la  science  médicale. 

En  181Ü,  les  médecins  n’avaient  comme  moyens 
d’exijloration  cpie  l’inspection,  la  iîal2)ation,  la  mensu- 

immédiàte. 

Le  premier  sthétos- 
coiie  reccnninandé  par 

j)ar  un  cahier  de  i)ai)ier 
roulé  et  très  fortement 
serré,  maintenu  par 
une  feuille  tle  i)ai)ier 
collé.  C’est  à  l’aide  de  ce 
simi)le  aiqjareil  qu’il 
bouleverse  toute  la  j)a- 
Ihologie  thoracicjue  et 
en  crée  presque  toute 
la  .séméioti(iue. 

Mais  ce  ejui  est  ])eut- 
étre  le  plus  admirable 
dans  l’œuvre  de  Laen- 

vaux  sur  la  i)hti.sie  : 
Laennec  a  su  se  diriger 
dans  le  chaos  des  phti¬ 
sies  telles  qu’on  les 
comprenait  avant  lui, 
(pii  englobaient  toutes 
les  affections  pulmonai¬ 
res  ulcéreuses,  il  a  su 
les  classer  cliniciuement 
et  anatomiquement  ;  il 
a  su  assigner  à  la  jihti- 
sie  commune  ses  trois 
liériodes  de  germina¬ 
tion,  de  ramollissement, 
d'excavation  et,  sauf 


jiour  la  jiremière,  en 
décrire  exactement  les  symptômes  ;  mais  surtout  il  a 
su  trouver  la  base  anatomique  de  toutes  les  fonnes  de 
jihtisie,  le  tubercule,  décrire  de  main  de  maître  son  évolu¬ 
tion,  établir  l’unité  d’origine  et  de  signification  du  tuber¬ 
cule  et  de  l’infiltration  tuberculeuse  et  aftinner,  en 
dépit  de  Broussais,  la  spécificité  de  la  jilitisie. 

On  peut  dire  que  la  pathologie  de  la  tuberculose 
est  due  en  grande  partie  à  Laennec  ;  tout  ce  qu’on 
jioiivait  faire  à  cette  éjioque,  il  l’a  fait  ;  il  fallait  les 
techniques  et  les  procédés  modernes  pour  pennettre  à 
Villemin,  à  Koch,  à  Grancher,  à  Landoiizy  d’édifier, 
sur  les  fondations  de  Laennec,  un  édifice  jiresqiie  par¬ 
fait,  dont  il  ne  mamiue  sans  doute  ciue  le  faîte,  le  trai¬ 
tement  spécifique. 


Kené-Théophile- 
Hyacinthe  Laennec 
le  père  de  l’auscul¬ 
tation  et  le  fonda¬ 
teur  des  idées  mo¬ 
dernes  .sur  la  tuber¬ 
culose,  naquit  à 
Quimper,  le  17  fé- 

père  Théoi)hile-Ma- 
rie  était  procureur 
fiscal  ;  ce  fut  jiis- 
<iu’à  la  fin  de  ses 
jours  (il  mourut  à 
l’âge  de  quatre- 
vingt-neuf  ans)  un 
homme  assez  fri¬ 
vole,  cjiii  ne  laissa 
guère  d’empreinte 
sur  l’esprit  de  René-Théophile.  Celui-ci  avait  cinq  ans 
lorsciii’il  iierdit  sa  mère,  femme  de  jietite  santé,  dont  il 
semble  avoir  hérité  la 


Les  deux  ligures  qui  illustrent  cet  article  sont  euipruntées  à  l’ouvrage  du  Df  Henri  Saintignon,  Laennec,  1904. 


— ;i5i  — 


—  X 


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gr.  in-8,  Kurt.-Cabitsch,  éditeur  à 

Wurtz  bourg. 

Ce  livre  s’adres.se  aux  médecins  et 
aux  étudiants  désireux  de  trouver 
dans  un  seul  ouvrage  l’exposé  d'en¬ 
semble  de  toute  la  clinique  de  la 
tuberculose.  Sobre  de  développe¬ 
ments  et  de  documentation  biblio¬ 
graphique,  il  retrace  successivement 
riiistoire  anatomique,  clinique,  thé¬ 
rapeutique  de  chacpie  localisation  de 
la  tuberculose  (poumons,  plèvres, 
tube  digestif,  peau,  système  ner¬ 
veux,  etc.)  et  termine  par  quelques 
pages  sur  la  scrofule  et  la  tuber¬ 
culose  infantile.  Le  lecteur  y  trou¬ 
vera  dans  chaque  chapitre  un  exposé 
assez  complet  et  clair  de  l’état  actuel 
des  connaissances  en  Allemagne  sur 
les  diverses  manifestations  de  la 
tuberculose  et  des  indications  pra¬ 
tiques  sur  le  traitement  médica¬ 
menteux,  la  diététi<iue  et  surtout  la 
climatothérapie.  On  y  lira  notam¬ 


ment  la  liste  des  stations  climatiques 
allemandes  pour  le  traitement  des 
tuberculeux  adultes,  et  celui  des 
enfants  scrofuleux  ou  tuberculeux. 
C’est  un  manuel  clinique  et  pratique 
qui  répond  bien  au  but  que  se  sont 
proposé  ses  auteurs. 

P.  Lereboullet. 
Hygiène  de  la  peau  et  du  cuir 
chevelu,  par  MM.  Nicolas,  pro¬ 
fesseur,  et  Jambon,  chef  de  clinique 
à  la  faculté  de  médecine  de  Lyon, 
1911,  I  vol.  in-i6,  I  fr.  50  (J. -B. 
Baillière  et  fils,  éditeurs  à  Paris). 
C’est  un  ouvrage  très  pratique 
que  le  court  volume  ])ublié  par 
MM.  Nicolas  et  Jambon.  L’hy¬ 
giène  de  la  i)eau  et  du  cuir  chevelu 
était,  il  y  a  un  demi  siècle,  réduite 
à  presque  rien.  Les  millionnaires 
seuls  possédaient  chez  eux  une 
salle  de  bains,  et  ce  n’était  pas  la 
pièce  la  plus  fréquentée  de  leur 
logis.  L’industrie  des  bains  publics 
n’était  guère  florissante,  et  leur 
installation  était  d’ailleurs  en  gé¬ 


néral  telle  qu’elle  ne  poussait  guère 
au  développement  de  la  balnéa¬ 
tion.  L’ouvrage  de  MM.  Nicolas 
et  Jambon  n’eût  intéressé  per¬ 
sonne.  Il  n’en  est  plus  heureuse¬ 
ment  de  même  aujourd'hui,  et  on 
peut  prédire  le  succès  au  livre 
court,  précis,  clair,  essentiellement 
pratique  des  savants  lyonnais. 
Leur  plan  est  très  simple.  Après 
quelques  considérations  sur  les 
fonctions  de  la  peau,  et  ses  mala¬ 
dies,  les  auteurs  abordent  la  pro¬ 
phylaxie  des  différentes  derma¬ 
toses  ;  puis  ils  exposent  les  principes 
d’hygiène  spéciaux  à  chaipie  région, 
ils  s’occupent  assez  longuement 
du  cuir  chevelu  et  de  la  barbe,  et 
ils  terminent  par  des  considéra¬ 
tions  sur  l’hygiène  de  la  peau  dans 
la  pratique  des  sports,  question 
nouvelle  et  actuelle.  Agréable  ou¬ 
vrage,  en  attendant  les  oeuvres  de 
plus  haut  vol  que  M.  Nicolas  no 
peut  manquer  de  nous  donner. 

G.  Linossier. 


NOUVELLES 


Lutte  contre  la  tuberculose  en  Irlande.  —  De  source 
officielle,  on  annonce  que  le  nombre  de  décès  en  Irlande 
par  tuberculose  (formes  et  localisations  diverses),  qui 
s’élevait  à  11.679  en  1907  et  à  11.293  en  1908,  pour  l’Ir¬ 
lande  entière,  s’est  abaissé  à  10.596  en  1909.  Ce  ré¬ 
sultat  est  attribué  aux  mesures  énergiques  mises  en  vi¬ 
gueur  j)our  organiser  la  lutte  contre  la  tuberculose. 

L’hygiène  de  l’habitation.  —  Le  Conseil  d’État  vient 
d’être  appelé  à  décider  si  les  dispositions  de  la  loi  du 
15  février  1902,  qui  ont  prévu  dans  les  villes  des 
règlements  sanitaires,  ont  eu  pour  conséquence  de  lier 
les  mains  à  l’autorité  municipale  et  de  lui  interdire  de 
l)rendre,  dans  l’intérêt  de  la  salubrité  publique,  des 
mesures  que  leur  règlement  sanitaire  n’a  pas  prévues. 

En  fait,  il  s’agissait  d’apprécier  la  légalité  d’im 
arrêté  du  maire  de  Lyon,  qui  avait  enjoint  au  proprié¬ 
taire  d’un  immeuble  de  revêtir  le  sol  de  sa  cour  de 
matériaux  imperméables. 

Le  commissaire  du  gouvernement,  M.  Riboulet,  après 
avoir  rappelé  que  les  articles  12  et  suivants  de  la  loi 
de  1902  ont  minutieusement  prévu  la  jjossibilité  d’une 
intervention  de  l’autorité  municipale  et  en  ont  régle¬ 
menté  la  procédure,  a  insisté  sur  le  droit  indiscutable 


laissé  à  cette  autorité  d’user  de  cette  procédure  pour 
contraindre  a  l’assainissement  par  des  mesures  iiuli- 
viduelles  en  dehors  du  règlement  sanitaire. 

Il  a  fait  remarquer  que  si  la  législation  de  1902,  en 
édictant  à  l’article  i*’’'  l’obligation  du  règlement  sani¬ 
taire,  avait  entendu  y  enfermer  le  droit  de  police  muni¬ 
cipale,  il  eût  attribué  par  là  même  à  l’autorité  une 
arme  moins  puissante  que  celle  qu’elle  tenait  des  textes 
qu’on  avait  en  vue  de  compléter. 

La  loi  de  1902  a  donc  maintenu  les  pouvoirs  de 
police  du  maire  tels  qu’il  les  tenait  des  lois  antérieures, 
avec  cette  seule  différence  qu'elle  les  a  sanctionnés  par 
une  procédure  destinée  à  en  assurer  l’usage  et  à  donner 
des  garanties  aux  particuliers. 

Conformément  à  ces  conclusions,  le  Conseil  d’iUat 
vient  de  juger  que  les  prescriptions  de  l’article  12  de 
la  loi  de  1902  visent  toutes  les  hypothèses  où  l’insalubrité 
d’un  immeubie  ayant  été  constatée,  il  est  nécessaire 
d’en  interdire  l’habitation  ou  de  faire  disparaître  des 
causes  qui  le  rendent  insalubre  par  l’exécution  de  tra¬ 
vaux  imposés  à  titre  de  mesure  individuelle  au  proprié¬ 
taire,  <pie  ces  travaux  soient  ou  non  de  ceux  dont 
l’exécution  est  exigée  par  le  règlement  sanitaire. 


CURIOSITES 


La  maladie  de  Pascal.  —  La 

pathologie  rétrospective  à  l’usage 
des  hommes  illustres  est  à  la  mode, 
et  le  Dr  P.-Just  Navarre  (de  Lyon) 
a  consacré  à  la  maladie  de  Pascal 
une  étude  des  ])lus  documentée, 
dans  le  Lyon  médical. 

Notre  confrère  lyonnais  tient  pour 
certains  les  faits  suivants  : 

1“  Pascal  a  eu  le  carreau  dans  sa 
première  enfance  ; 

Z”  11  a  eu,  une  fois,  une  halluci¬ 
nation  de  la  vue  bien  caractérisée,  à 
l’âge  de  trente  et  un  ans,  le  23  no¬ 
vembre  t66.j  ; 


3»  Il  est  mort,  le  19  août,  d’une 
affection  cérébrale  dont  les  premiers 
symptômes  évidents  n’ont  apparu 
que  le  14  août  1662  ; 

4“  A  aucun  moment  de  son  exis¬ 
tence  ses  écrits  et  ses  agissements  ne 
permettent  de  dire,  de  soupçonner 
même  que  Pascal  ait  présenté  un 
délire  quelconque. 

Les  hyp’othèses  probables  seraient  : 
i"  Que  Pascal  a  souffert,  de  l'âge 
de  dix-huit  ans  à  sa  mort,  d’une 
tuberculose  intestinale,  probable¬ 
ment  aussi  péritonéale  ; 

a”  Qu’il  a  eu  des  misères  ner¬ 


veuses,  fréquentes  et  pénibles;  carac¬ 
térisées  par  de  la  céphalalgie,  des 
vertiges,  des  algies  diverses  ; 

30  Que  depuis  1647.  l’imi)otence 
fonctionnelle,  partielle  et  intermit¬ 
tente  de  ses  membres  inférieurs  peut 
rationnellement  être  traitée  de 
pseudo-rhumatisme  tuberculeux  ; 

4“  Qu’il  a  succombé  au  cours  de  sa 
tuberculose  intestinale  arrivée  à  la 
période  ulcéreuse  et  cachecticiue, 
peut-être  à  une  hémorragie  ménin¬ 
gée  d'origine  toxi-infectieuse,  plus 
probablement  à  une  encéphalite 
hémorragique. 


-  XII  - 


PRODUITS  PHYSIOLOGIQUES 

(k.  DE  raONTCOURT 

AS,  Avenue  Victor- Hugo,  BOU  LOGNE:  -  PAF^IS 

EÜLTR.IIT 

Gastrique 

MONCOUR 

Hypopepsle 

Eli  sphérulines 

dosées  à  0  ijv.  m 

Uu  4  à  16  sphérulines 
par  jour. 

KXTRAIT 

Hépatique 
MONCOUR 
Maladies  dii  Foie 
Dlahete  par  anhépaihle 

En  sphérulines 

dosées  à  30  cjgr. 

En  suppositoires 

dosées  à  3  gr, 
de  1  à  16  sphérulines  p.  joui 
de  j  à  1  suppositoires  — 

EXTRAIT 

Pancréatique 

MONCOUR 

Dlahéte 

parhyperhepatle 

En  sphérulines 

dosées  à  20  cjgr. 

dosées  à  /  gr. 
le  2  à  10  sphérulines  p.  joui 
le  1  à  4  suppositoires  — 

EXTRAIT 

EHTÉRO-PAHCRÉATIttUE 
MONCOUR 
Alfectlons  Intestinales 
Troubles 
dyspeptiques 

En  sphérulines 

dosées  à  25  cjgr. 
De  1  a  4  sphérulines 
par  jour. 

EXTRAIT 

Intestinal 

MONCOUR 

Constipailon 

Enierite 

muco -membraneuse 

En  spfténiiines 

dosées  à  SO  c/ffr. 
De  2  à  ü  spliêriiliues 
imr  jour. 

KXTRAIT 

de  Bile 
MONCOUR 

CiUpues  hépatiques 
Lithiase 

iciùre  par  rétention 

^dosées  à  iO  cjgr. 
Deâ  àSsphéniIines  î 

KILTRAIT 

Rénal 

MONCOUR 

iDsnfflsance  renale  i 
Alhumhinrle  ,  S 
Néphrites,  Dremle  j 

En  sphi  rulines 

dosees  à  13  cjgr.  | 
Du  4  nJC^sphérulinoi  ■ 

eORPK 

Thyroïde 

MONCOUR 

Myxœdènie,  Oheslte 
Arrêt  de  Croissance 
Flhrûines 

En  bonbons 

Dr  1  à  1  huuiions  par  jour: 
Ile  1  à  6  sphérulines  —  | 

l'UERRE 

Ovarienne 
MOTEUR 
Aménorrhée 
Dysménorrhée  , 
Ménopause 

Nenrasihénlejmhilne  i 

Du  1  a  3  spliérulincs  i 

At'THKN 

Préparations 

MONCOUR 

Extrait 

'  de  Muscle  lisse 
Extrait 

de  Muscle  strié 
Moelle  osseuse 
Myocardine 
Poudre  surrénale 
Thymus,  etc.,  etc. 

Toutes  tes  préparati 

ions  ont  été  eipérinienircs  dai 

is  les  llopilaui  do  Paris.  EU 

es  ne  se  délivrenl  que  sur  pr 

cscriplion  médicale. 

— —  RÉGIMES  LACTÉS  ■"  i  ■ 

I  AIT  I  INAQ  ^  VIVANT  di  ASEPTIQUE 

Lb  I  I  ■■■  I  I  »  r\  des  vaches  laitières  sélectionnées  et  alimentées  rationnellement 

du  LACTARIUM  LIMAS,  de  Versailles,  Fournisseur  des  Hôpitaux  de  Paris. 

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LAIT  MAIGRE  LINAS  Aus*,';:::, 


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PRINCIPE  PHOSPHO-ORGANIQUE 
NATUREL  DES  GRAINES  VÉGÉTALES 

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Reconstituant  Énergique  —  Apéritif  Puissant 
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S^MER  LES 

mes  d’Élite 


—  XIII  — 


L’INTERMÉDIAIRE  DES  MÉDECINS 

DIAGNOSTIC  ARTISTIQUE 


La  douleur  par 
Adriaan  Brou¬ 
wer. 

Pour  faire  suite  à 

nous  pulilioiis  au¬ 
jourd’hui  une  re- 
])roduction  d’un  ta- 
lileau  du  Flamand 
Adriaan  Brouwer, 
<iui  mourut  en  1638, 
âfïé  d’environ  trente 
ans.  Ce  tableau,  en 
plus  de  sa  valeur 
artisti(pie  due  no¬ 
tamment  à  l’étude 


si  réaliste  et  si  juste 
des  expressions  de 
la  douleur  et  de 
l’attentiou,  pré.sente 
un  intérêt  docuinen- 

Cetle  fois-ci,  nos 
lecteurs  perspicaces 
auront  à  faire  un 
diagnostic  chirurgi- 

Quelle  est  l’opé¬ 
ration  que  repré¬ 
sente  le  tableau  re- 
])roduit  ci-dessus,  et 
(piclle  est  la  raison 
qui  justifie  cette 


Accidents  dus  aux  lampes  à  ] 
vapeur  de  mercure 
On  a  signalé  à  diverses  reprises 
des  accidents  variés  attribués  à 
l’action  des  lampes  à  mercure, 
un  de  nos  abonnés  nous  prie  de 
grouper  les  faits  (jui  auront  été 
constatés  par  les  lecteurs  de  Paris 
Médical  et  nous  demande  de  poser 
les  questions  suivantes  : 

I"  Avez-vous  observé  dans  votre 
clientèle  des  cas  de  ce  genre. 

2"  Quels  symptômes  avez-vous 
constatés  ? 

3"  Quelle  a  été  l’évolution  de 
ces  accidents  ? 

4"  Quel  est  le  mode  d’action 
jirobable  ? 

.5"  Traitement  mis  en  œuvre. 
Accidents  chez  les  individus 
préposés  au  chauffage  des 
grands  établissements. 

Nous  observons  actuellement  un 
malade  (]ui,  depuis  quatre  ans,  a 
présenté  cinq  atteintes  d’ictère  ac¬ 
compagnées,  la  dernière  tout  au 
moins,  d’hépatomégalie  et  de  spléno¬ 
mégalie.  11  attribue  ces  atteintes  au 
fait  ([u’il  est  chargé  d’entretenir  une 
installation  de  chauffage  central.  A 
l'apparition  du  froid,  quelques  jours, 
dit-il,  après  qu’il  a  recommencé  à 


allumer  et  é  surveiller  ses  calori¬ 
fères,  il  présente  de  l’ictère.  Celui-ci 
s’atténuerait  ou  au  contraire  réap¬ 
paraîtrait,  selon  que  le  travail  serait 
abandonné  ou  repris. 

Dans  le  cas  où  les  lecteurs  de 
Paris  médical  auraient  observé  des 
faits  semblables,  nous  serions  heu¬ 
reux  de  connaître  leurs  observ'ations 
et  leurs  réflexions.  A.  G. 

Un  blessé  qui  s'opère  lui-même 
[Héponse] 

Vous  avez  posé  dans  le  numéro  2 
de  votre  si  intéressant  Paris  médical, 
après  le  récit  du  fait  d’un  blessé 
s’opérant  lui-même,  la  question  sui¬ 
vante  :  Connaît-on  d’autres  cas  ana¬ 
logues.  Pennettez-moi  de  vous  signa¬ 
ler  le  fait  divers  récent,  que  tous  les 
journaux  ont  relaté  :  pour  se  sous¬ 
traire  au  régime  de  la  prison  et  pour 
être  réformés,  six  disciplinaires 
de  la  nouvelle  section  de  Cezembre, 
près  de  Saint-Malo,  avaient  formé 
le  projet  de  se  mutiler  ;  deux  d’entre 
eux  mirent  le  projet  à  exécution  et 
ce  n’est  que  grâce  à  l’arrivée  d’un 
sur\’eillant  que  les  autres  n’en  eurent 
pas  le  loisir. 

Les  oas  sent  nombreux  de  jeunes 
gens  se  mutilant  pour  échapper  au 
scr\’ice  militaire  ;  or,  un  blessé  qui', 


au  comble  de  la  souffrance,  s'opère 
lui-même  fait,  certes,  preuve  d’un 
grand  courage,  mais  quelle  dose 
ci’énergie  faut-il  avoir  pour  que, 
.sains  et  bien  portants,  six  jeunes 
gens  eussent  la  témérité  de  se  couper 
un  orteil  avec  un  morceau  de  fer 
trouvé  dans  un  mur  et  aiguisé  tant 
bien  que  mal.  D'  E.  Dupont, 

Faut-il  [donner  le  fouet  aux 
apaches  [Réponse) 

Le  Français,  par  son  caractère 
imaginatif  et  sensitif,  a  banni  de 
bonne  heure,  dans  ses  lois  répres¬ 
sives,  les  châtiments  corporels,  qui 
choquent  trop  ses  conceptions  de 
la  dignité  humaine.  Faut-il  faire 
machine  arrière  et  revenir  aux 
temps  où  l’on  donnait  le  fouet  aux 
voleurs,  détrousseurs  et  francs  lar¬ 
rons?  Je  ne  le  crois  pas.  Nos  ma¬ 
gistrats  sont  armés  par  les  lois  ])é- 
nales  en  vigueur,  d’une  force  répres¬ 
sive  .suffisante. 

Appliipions  avec  fenneté  les 
peines  édictées,  faisons  de  la  prison, 
non  une  «  saison  »  hivernale  ou 
estivale,  mais  un  atelier  de  travail 
c'est,  je  crois,  la  meilleure  manière 
de  se  débarrasser  des  apaches. 

D'  Freg. 


—  155  — 


Dissout  92  /o  des  Composés 
de  l’Acide  urique 
Réduit  tes  Déchets  uratiques 


(en  stimulant  l’activité  hépatique) 

par  le  Citrate  de  Soude  à  l’état  naissant. 


Nouveau  Traitement  delà  SYPHILIS 


PILULES  (0,10  d’Hectine  par  p 
Une  à  deux  pilules  par  jour  pet 
ÛOUTTES  (20  gouttes  équivale 
20  à  100  gouttes  par  jour  peiv 
AMPOULES  A  (0,10  d’Hectiae 
AMPOULES  B  (0,20  d'Hectine 
Injecter  une  ampoule  par  jour  pei 


(Combinaison  d'Hectine  et  d 


AMPOULES  A  (Par  ampoule.  Heotine0,10;  Hg0,005).i  Une  ampoule  par  jour 


AMPOULES  B  (Par  ampoule- HectineO, 20, Hg0,01).  \ii 


.  ILABORâ-TOIRE  de  l'HBCXINE,  12,  R. 


srt,  VILLENEUVE-LA-GARENNE  (Seige) 


ISTOGENOL 


MALIN  E 


loin  d’une  médication  rèparatrl( 

relever  l’état  général  par  l’amé. 
éralisation  des  tissus  et  le  retoui 


Nuclarrhine 

l’organisme,  débilité 


somposition  du  sang,  la  reminéralisation  des  tissus  et  le  retour  ù  la  non 
les  réactions  intraorganiques 

TUBERCULOSE,  BRONCHITES,  LYMPHATISME,  SCROFULE,  ANÉMIE 
ASTHME,  NEURASTHÉNIE,  DIABÈTE,  AFFECTIONS  CUTANEES 
FAIBLESSE  GENERALE  CONVALESCENCES  DIFFICILES,  ETC. 


FO/UWES  et  DOSES  : 

ÉLIXIR, ÉMULSION 

granule 

2  cuillerées  à  soupe  par 
jour. 

COMPRIMÉS 


rt,à  VILLENEUVEU-GARENNE  (Stiig) 


—  XV  — 


Gastropathies  des  Tuberculeux 

L ESTOMAC  des  tuberculeux  est  un  estomac  insuffisant:  il  sécrète  peu,  il  sécrète  un  suc 
*  gastrique  hypoacide.  L’on  sait  quelles  difficultés  insurmontables  on  rencontre  dans  le 
traitement  de  cette  gastropathie  secondaire,  de  l’anorexie  qui  l’accompagne,  des  vomissements 
qui  la  compliquent 

Le  suc  gastrique  naturel  est  le  seul  stimulant  spécifique  des  glandes  stomacales  ;  il  est 
donc  tout  indiqué  de  s’adresser  à  lui  pour  régénérer  une  fonction  qui  n’est  point  irrémédiable¬ 
ment  compromise,  puisque  les  glandes  gastriques  sont,  non  point  détruites,  mais  inhibées, 
pour  ainsi  dire,  par  le  poison  tuberculeux.  Cette  idée,  théoriquement  rationnelle,  est  prati¬ 
quement  vérifiée  par  l’expérience.  Dans  tous  les  cas  où  la  fièvre  et  la  cachexie  n’empêchent 
pas  toute  réaction  physiologique,  le  suc  gastrique  est  un  palliatif  ou  un  curatif  certain  des 
gastropathies  des  tuberculeux. 

Le  suc  gastrique  du  porc  vivant,  obtenu  par  le  procédé  du  D’’  Hepp,  ancien  interne  des 
hôpitaux  de  Paris,  (dyspeptine),  que  les  expériences  physiologiques  ont  démontré  être  le  plus 
riche  en  substance  excito-sécrétoire,  n’irrite  point,  grâce  à  sa  faible  acidité  et  à  son  absence  d’odeur, 
l'estomac  si  sensible  des  tuberculeux,  qui  le  prennent  toujours  sans  répugnance  dans  un  peu  de 
bière.  La  Dyspeptine  s’est  toujours  montrée  un  remède  incomparable  pour  ramener  l’appétit 
défaillant,  permettre  la  suralimentation,  calmer  les  douleurs  gastriques,  suspendre  les  vomisse¬ 
ments  des  nombreux  malades  chez  lesquels  elle  a  été  utilisée. 


Le  Prof,  agrégé  SABRAZÈS,  de  Bordeaux,  a,  le  pre¬ 
mier,  dès  igoS,  signalé  les  bons  résultats  obtenus  par  la 
Dyspeptine  dans  Tes  gastropathies  des  tuberculeux. 

Le  Prof.  VON  NOORDEN,  de  Francfort-sur-le-Mein, 
a  observé,  de  même,  cette  action  bienfaisante  :  «  La 
«  Dyspeptine  nous  a  rendu  de  grands  services  chez  les 
«  phtisiques  dont  l’appétit  disparaît  et  dont  le  poids 
«  diminue  :  en  quelques  jours  de  traitement,  on 
«  observe  généralement  chez  eux  une  amélioration  de 
«  l’appétit  et  une  augmentation  de  poids.  » 

Le  Prof,  agrégé  LEGRY,  Médecin  des  Hôpitaux  ;  «  A 
«  donné  avec  succès  la  Dyspeptine  à  des  tuberculeux 
«  anorexiques  :  dans  la  plupart  des  cas,  l’appétit  s'est 
«  relevé,  les  fonctions  digestives  se  sont  régularisées  et 
«  l’état  général  a  tiré  grand  profit  de  cette  amélioration 
«  du  fonctionnement  du  tube  digestif.  » 

Le  Df  LIPS  (Sanatorium 'Wehrawàld,  Forêt-Noire)  : 
«  Les  essais  faits  avec  la  Dyspeptine  ont  été  très  satis- 
«  faisants  ;  dans  quelques  cas,  j’ai  obtenu  un  succès 
«  aussi  rapide  qu’éclatant.  » 

Le  D''  F.  LEVY,  assistait  du  prof.  LITTEN  (de 
Berlin)  :  «  Nous  pouvons  entièrement  confirmer  les 
«  résultats  obtenus  avec  la  Dyspeptine  à  "Wehrawald.  » 
Le  D'-  Th.  STEPHANI,  de  Montana  (Valais)  :  «  La 
«  Dyspeptine  du  D"'  Hepp  a  été  expérimentée  à  Montana 
«  au  début  de  l’hiver  (igoS-igofi).  Les  résultats  ont  été  si 
«  brillants  que  ce  remarquable  suc  gastrique  naturel 
«  est  entré  de  suite  dans  la  pratique  courante  de  nos 
«  établissements.  D’une  conservation  toujours  parfaite, 
«  la  Dyspeptine  nous  a  donné  des  résultats  heureux, 
«  aussi  bien  dans  les  cas  d’inappétence  que  chez  les 
«  malades  dont  l’assimilation  était  insuffisante.  C’est  un 
«  précieux  auxiliaire  dans  le  traitement  de  nos  tuber- 
«  culeux,  lorsque  la  lutte  se  cantonne  parfois  uni- 
«  quement  autour  d’un  estomac  délicat  dont  le  mauvais 
«  fonctionnement  empêche  tout  pas  en  avant.  Avec  la 
«  Dyspeptine  nulle  crainte  d’exacerber  la  dyspepsie, 
«  nul  danger  d’introduire  un  nouveau  médicament 
«  dans  un  estomac  fatigué  par  de  précédentes  médi- 
«  cations  ou  par  les  toxines  de  Koch.  Je  remercie  donc 
«  M.  le  D''  Hepp,  dont  les  patientes  recherches  nous 
«  ont  valu  cette  arme  excellente.  » 

Le  D*'  Von  MURALT  (Sanatorium  Davos-Dorf)  : 
«  Tient  la  Dyspeptine  du  D*'  Hepp  pour  un  remède  de 
«  grande  valeur  dans  la  phtisiothérapie.  » 


Les  Drs  FREY,  HUMBERT,  NIENHAUS,  de  Davos  ; 
EXCHAQUET,  JACQUEROD,  MEYER,  de  Leysin, 
attestent  les  bons  effets  de  la  Dyspeptine  sur  l’anorexie, 
l'atonie  gastrique,  les  vomissements  chez  les  tuber¬ 
culeux. 

Le  DrQOUEL,  médecin  chef  de  l’Œuvre  de  Villeplnte, 
le  Prof,  agrégé  LANCEREAUX,  le  D'  J.-P.  TESSIER, 
médecin  de  l’Hôpital  Saint-Jacques,  ont  également 
employé  avec  succès  la  Dyspeptine  dans  le  traitement 
des  gastropathies  et  diarrhées  des  tuberculeux. 

Le  Professeur  SURMONT,  de  Lille  (thèse  du  D''  Tri- 
cart)  donne  l’observation  d’un  tuberculeux  anorexique 
dont  les  troubles  digestifs,  ainsi  que  les  signes  de 
tuberculose  ont  entièrement  disparu  au  bout  de  six 
mois,  avec  le  traitement  par  la  Dyspeptine. 

Le  D'  DARRICARRÈRE,  assistant  du  D'  HÈRl- 
COURT,  directeur  du  Sanatorium  Jouye-Taniès,  de  la 
Ville  de  Paris  :  «  La  plupart  de  nos  malades  trouvent 
«  dans  la  Dyspeptine  de  Hepp  un  remède  merveilleux  à 
«  l’hypochlorhydrie  dont  ils  sont  atteints.  » 

L’efficacité  de  la  Dyspeptine  dans  les  troubles  gas¬ 
triques  dus  à  l’hypopepsie,  dans  l’atonie  gastrique  et 
dans  l’anorexie  est  constatée  par  le  Prof.  DEBO'vE  (i), 
le  Dr  LE  GENDRE  (2),  le  Prof,  agrégé  P.  CARNOT  (3). 
les  Drs  HUCHARD  et  FIESSINGER  (4),  etc.,  etc. 


:  La  dose  de  Dyspeptine  à  prescrire  varie  de  10  à 
20  centimètres  cubes  pris  avant  chaque  repas,  de  pré¬ 
férence  dans  un  peu  de  bière  de  malt  ou  d'eau  de 
Setti{.  Après  luie  première  période  de  10  à  i5  jours, 
suspendre  le  traitement  pendant  quelques  jours  pour 
le  réprendre  ensuite  pendant  8  jours  et  ainsi  de  suite, 
jusqu'à  amélioration  bien  établie. 

La  Dyspeptine  est  vrélevée  sur  les  animaux  vivants 
au  Laboratoire  de  Physiologie  du  Puits  d’Angle,  par' 
Le  Chesnay  (Seine-et-Oise),  qui  est  toujours  ouvert 
aux  Membres  du  Corps  médical. 


,i)._Debove,  PouciiEf  et  Sallard,  Aide-mémoire  di 

^  (2)  la  Clinique,  du  10  septembre  1909. 

(3)  P.  Carnot,  L’Opothérapie. 

(4)  Huchard  et  Fiessinger,  La  Thérapeutique  e 


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-  157  — 


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toute  sa  "beauté  1 . . . . 


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THÉPÉNIER 


-  XIX 


RÉGIME  DE  RÉCALCIFICATION 

Méthode  Ferrier  (i).  —  Elle  con¬ 
siste  à  s’opposer  à  la  décalcilication 
de  l’organisme  tuberculeux  et  à 
favoriser  la  récalcification. 

Hygiène  alimentaire.  —  Régu¬ 
larité  des  repas  ;  ration  quotidienne 
suffisante,  sans  suralimentation. 
Manger  trois  fois  par  jour  et  laisser 
un  espace  de  cinq  heures  entre  le 
[letit  déjeuner  et  le  déjeuner  et  un 
espace  de  sept  heures  entre  le  déjeu- 


•z  Vigot,  igoôi  ;  Traite- 
jIusc  pulmonaire  par  la 
méd.  nup.),  3o  mars  1906; 


Emile  Sergent,  La  valeur  thérapeutique 
lie  la  récalcilication  (in  Presse  médicale, 


DIÉTÉTIQUE 

lier  et  le  dîner.  Ne  rien  manger  à 
quatre  heures. 

Régime  alimentaire.  —  Potages 
épais,  /aifaifc,  œufs,  crème  au  lait  et 

Poissons  bouillis  (sauf  les  poissons 
gras). 

Viandes  rôties  ou  bouillies,  ro¬ 
gnons,  ris  de  veau,  sans  sauce.  Viande 
crue  (100  grammes  par  jour  en  2  fois) 
délayée  dans  du  bouillon  dégraissé. 
Viande  de  cheval  ou  de  mouton. 
Jambon  maigre. 

Légumes  en  purée  (pommes  de 
terre,  carottes,  haricots,  pois  cassés)  ; 
pâtes,  nouilles,  macaroni  ;  farineux 
sous  toutes  les  formes. 

Promages  frais  (le  gruyère  en  petite 
(pian  ti  té). 

Pain  grillé  ou  très  cuit  (la  croûte 
seulement)  ;  200  grammes  ])ar  jour. 


Entremets,  confitures. 

Fruits  cuits.  Figues  sèches,  noix, 
noisettes,  bananes,  marrons. 

Baissons:  Eaux  bicarbonatées  cal¬ 
ciques  (eau  de  Poiigties  Saint-Léger, 
eau  de  Saint-Galniier)  :  un  verre  une 
heure  avant  le  repas  et  un  verre  et 
demi  au  maximum  pendant  le  repas. 
(Déboucher  les  bouteilles  au  préa¬ 
lable  pour  laisser  échapper  l’acide 
carbonicpie  libre). 

Aliments  défendus  :  aliments 
gras,  graisses  ;  friture,  beurre  en 
excès,  bouillon  gras,  huile,  salades; 
vinaigre,  oseille,  cornichons,  tomates, 
citrons,  oranges,  et  tous  aliments  et 
fruits  acides. 

Supprimer  comme  boissons  :  le  vin, 
la  bière,  le  cidre,  le  poiré  et  tous  les 
liquides  alcooliques. 


RECETTES  DE  BOUILLONS 
ET  POTAGES  POUR  ENFANTS 
TUBERCULEUX 

(Df  H.  Legrand,  d’Amiens). 

Potage  crème  d’orge  à  la 
viande  crue.  —  Préparer  2  déci¬ 
litres  de  crème  d’orge.  Mélanger  au 
potage  tiède  30  à  50  grammes  de 
jiulpe  de  viande  crue  passée  au 

Bouillon  à  la  marmite  améri¬ 
caine  (thé  de  bœuf).  — 
600  grammes  de  bœuf  maigre, 
1  carotte,  i  navet,  un  blanc  de 
poireau  ;  i  décilitre  d’eau,  une  pin¬ 
cée  de  sel.  Mettre  le  tout  dans  la 
boule,  la  visser,  la  plonger  dans  une 


marmite  renfermant  de  l’eau  ;  au 
bout  de  quatre  à  cinq  heures  d’ébul¬ 
lition,  servir  quelques  cuillerées  de 
ce  bouillon  très  concentré  passé  à  la 
serviette. 

Bouillon  aux  quenelles  de 
cervelles.  —  Hacher  finement 
50  grammes  de  cervelle  (de  mouton 
ou  de  veau),  lui  ajouter  50  grammes 
de  panade  au  lait,  i  jaune  d’œuf, 
une  pincée  de  sel,  une  pincée  de 
muscade,  bien  mélanger  ;  former 
avec  cette  pâte  des  petites  boules 
bien  régulières  ;  les  jeter  dans 
1/2  litre  de  bouillon  porté  à  l’ébul¬ 
lition,  et  lorsciu’elles  ont  reparu  à  la 
surface  les  laisser  bouillir  cinq  à  sIk 
minutes  avant  de  servir  le  potage. 


Bouillon  de  volaille.  —  Vider, 
flamber,  brider  un  poulet  moyen 
(i  kilogramme).  Hacher  les  abatis 
du  poulet,  les  mettre  dans  une  cas¬ 
serole  avec  80  grammes  de  carottes, 
80  grammes  de  poireaux  ;  ajouter 
8  grammes  de  sel  et  mouiller  de 
I  litre  1/2  de  bouillon  de  bœuf. 
Faire  bouillir,  écumer  et  ajouter  le 
poulet  bridé.  Lais.ser  cuire  une  heure 
à  faible  ébullition.  Passer  le  bouillon 
à  la  serviette  pour  servir. 

Bouillons  à  la  pulpe  de  viande 
crue  (boeuf,  volaille).  —  Attendre 
pour  y  verser  la  viande  crue  que  le 
bouillon  soit  refroidi  au-dessous 
de  40"  (vérifier  la  température  avec 
un  thermomètre  à  alcool). 


FORMULES  THERAPEUTIQUES 


THÉRAPEUTIQUE  RÉCALCIFIANTE 

Comme  complément  de  la  méthode  de  Ferrier  et  sur 
d’autres  recommandations  (Daremberg,  Letulle, 
Em. Sergent,  Sidler,  Al.  Robin,  Rénon  et  Bordenave, 
Metchnikoff,  Castaigne  et  Gouraud,  etc.),  il  faut 
reminéraliser  le  tuberculeux  par  des  médicaments. 

Sels  de  chaux.  —  .Administrer  trois  fois  par  jour,  au 
moment  des  repas,  un  des  cachets  : 


Phosphate  de  chaux .  ow,5o 

F.  s.  a.  un  cachet  ;  n“  30. 

Ou  bien  les  cachets  suivants  : 

Carbonate  de  chaux .  o«(,3o 

Phosphate  tricalcique .  o»(,5o 

Chlorure  de  sodium .  o'Lij 

Magnésie  calcinée . . .  o‘-t,io 

F.  s.  a.  un  cachet  ;  n‘>  30.  (ferrier.) 

On  peut,  suivant  les  cas,  substituer  aux  cacbets  la  for¬ 
me  de  solution  : 

Biphosphate  de  chaux  .  10  grammes. 

.Acide  chlorhydrique  ou  lactique .  '3  grammes. 

Eau .  300  grammes. 


F.  s.  a.  une  solution  dont  on  prendra  une  cuillerée  à 
soupe  trois  fois  par  jour  après  un  repas. 

(Daremberg.) 


On  peut  encore  ^tescnrclenglycérophosphates  (Alb.  Ro¬ 
bin)  sous  la  forme  suivante  : 

Glycéroph.  de  chaux .  o6'',3o 

—  de  soude . 

—  potasse .  a.  a.  o«(,io 

—  magnésie . 

—  ^  fer. .  o",o5 

F.  s.  a.  un  cachet  ;  11“  30.  Deux  par  jour. 

Chez  les  tuberculeux  avancés  ou  quiprésentent,  d’une 
façon  particulière,  des  signes  hémoptoïques,  on  peut  em¬ 
ployer  le  chlorure  de  calcium  (Em.  Sergent)  en  solu- 


Chlorure  de  calcium .  10  grammes. 

Eau  distillée  .  300  grammes. 


F.  s.  a.  une  solution  à  prescrire  par  cuillerée  à  soupe 
trois  ou  (juatre  fois  par  jour. 

Adrénaline.  —  M.  Em.  Sergent  conseille  ce  médica¬ 
ment  dont  le  rôle  consiste,  en  s’inspirant  des  ré.sultals 
obtenus  par  Bossi  dans  l’ostéomalacie  ainsi  que  par  Paul 
Carnot  et  Slavu  dans  |la  consolidation  des  fractures; 
à  favoriser  la  fixation  des  sels  de  chaux.  On  prescrit  ; 
Adrénaline  (en  solution  au  millième) .  lo  grammes. 

XX  gouttes. par  jour, soit  un  milligramme  d’adrénaline. 


-  161  - 


XX  — 


DYSPEPSIES,  ENTÉRITES 
DIARRHÉES,  VOMISSEMENTS 


rebelles  au  moyens  thérapeutiques  ordinaires 


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—  XXI  - 


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15  fr.  par  jour)  (D'  Verhaeren). 

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Bureau  de  renseignements  à  Pari.s,  13,  rue  de  Surène 
(Df  Saunal). 

Aoon,  près  Fontainebleau  (Seine-et-Marne)  (8  à  12  fr.  par 
jour)  (D‘'  Sauvas). 

Buzenoat,  par  Rueil  (Seiiie-et-Oise)  (D'  Foussard). 
Cambo  (Basses-Pyrénées).  S.  de  Beaulieu  (:6  à  20  fr.) 
(D'  Hamant). 

Chanteloup  près  Lagny  (Seine-et-Marne). 
tienne,  près  Murat  (Cantal),  1800  m. 

Durtol,  près  Clermont-Ferrand,  580  m.  (14  à  20  fr.) 
(D'  Sabourin). 

Eaux-Bonnes  (Basses- Pyrénées),  800  m.  (ouvert  du  l''juin 
au  15  octobre  (D'  Portes). 

Gorbio,  près  Menton  (Alpes-Maritimes),  850  m.  (D'  Mali- 
bran,  à  Menton). 

Hauteollle  (Ain),  850  m.  —  i“  S.  de  Lompnes-HttUteoilte. 
(D'  Dumarest).  — 2“  S.  de  Bellecombe.  (D'  Quinson) 
(12  à  18  fr.  par  jour). 

Lamotte-Beuoron  (Loir-et-Cher).  S.  des  Pins  (D'  Hervé) 
13  à  25  fr.  par  jour).  Reçoit  également  les  enfants. 

La  Tisnère,  près  Pau  (Basses-Pyrénées),  du  15  octobre 
au  15  mai,  300  m.  (D'  Portes,  Eaux-Bonnes). 

La  Mantéea,  près  Nice  (Alpes-Maritimes). 

Meung-sur-Lolre  (Loiret).  S.  du  Chût  eau  du  petit  Bouffant 
(D'  Leriche). 

Théoule,  près  Cannes  (Aliies-Maritimes)  (pour  prêtres  et 
jeunes  gens  sans  famille).  (15  à  20  fr.). 

Trespoev,  près  Pan,  880  m.  (D'  Crouzet). 

Vernet-ies-Balns  (Pyrénées-Orientales)  S.  du  Canlgou, 
700  m.(D'  Sabourin). 

ÉTRANGER 

SUISSE 

(■VS in  (Vaud),  1450  m.  i»  Tuberculose  pulmonaire  : 
S.  du  Grand  Hôtel  (à  partir  de  12  fr.)  (D^  Exchaquet, 
D-'  Manin).  —  S.  du  Mont-Blanc  (à  partir  de  ii  fr.) 
(D'  Meyer,  Df  Burnand,  D'-  Bajardi).  —  S.  du  Cha- 
mossaire  (à  partir  de  9  fr.)  (D'  de  Peyer,  D''  Roulet).  — 
S.  anglais,  (Dr  Jaquerod,  Dr  Tecon).  —  S.  Populaire 
(DrSiLLio,  Dr  Dieudonné),  etc. 

2“  Tuberculose  chirurgicale  (on  n’admet  pas  de  tu¬ 
berculeux  pulmonaires)  : 

Les  Chamois  {De  Fra.vizoni).~  Les  Frênes  (DrSciiwiD). 

-  -  Le  Chalet  (Dr  Rollier).  Ces  trois  cliniques  sont 
sous  la  direction  et  le  contrôle  du  Dr  Rollier. 

90SOS.  (Engadine)  1500  m.  Nombreux  sanatoriums  et 
hôtels  (Renseignements  à  Paris,  agence  des  chemins  de 
fer  fédéraux,  rue  Lafayette). 

S.  SchweUerhof  (D'  Hans  Staub).  —  s.  du  D'  Tur¬ 
ban  (Dr  Turban).  — •  S.  du  Midi  'Dr  Dannegger). 

-  S.  Beau-Site  (Dr  H.  Frey).  _  s.  Aiexanderhaus. 
--  S.  Schatzalp  (D'  Lucius  Spengler).  — 
5.  Oberhof  (D'  F.  Jessen).  —  5.  Oaoos-Platz  (Dr  A. 
SCHNOLLER).  —  S.  Seshof  (Dr  P.  SCHNOliiKR).  ~  S. 

uaoos-Dorf  (Dr  Ludwig  v.  Muralt)  —  Heues  S.  Oaoos- 


florf  (Dr  Wolfer).  --  s.  International  (De  PmiAPPi).  — 
S.  Claoadel  (D'  E.  Frey).  —  S.  Pisoha  (Dr  Volland). 
—  Die  Deutsche  Heilstatte  Daoos  «  ob  dcm  See  ». 
(Dr  Kolle). 

Arosa.  Engadine,  1860  m.  5.  Arosa  (D'  Jacobi).  —  Wald 
sanatorium  Arosa  (Dr  Roemisch). 

Wiesen.  Engadine,  1434  m. 

Montana,  près  Sierre  (Valais) ,  1620  m.  (D'  Stephani). 

S.  du  Gothard,  près  Ambri-Piotti  (Tessin),U70  m. 

ALLEMAGNE 

Falkenstein  (Taunus),  400  m. 

Hohemark  (Taunus). 

Hohenhonnef,  150  m. 

Gorbersdorf  (Silésie),  660  m. 

Beibotdsgrün  (Saxe). 

Saint-Blasien  (Forêt  Noire),  778  m. 

Wehrawald,  861  m.,  près  Todtmoos  (Forêt  Noire). 

Nordrach  (Forêt  Noire). 

Sohomberg,  près  Wildbad  (Forêt  Noire),  etc. 

AUTBICHE 

Arco.  —  Kuranstalt  Arco.  S.  Saint  Pankratlas. 

Meran.  —  S.  Hungarla. 

Pernitz.  —  S.  Wienermald. 

Edlitz.  —  S.  Grlmmerstein,  etc. 

ITALIE 

Sondalo,  Haute  Valteline. 

San  Remo.  —  S.  Quisisana. 

Gardons  (Lac  de  Garde).  —  S.  Prlmaoera. 

2“  SANATORIUMS  POPULAIRES 

(à  prix  réduits  ou  gratuits) 

Angloourt,  par  Liancourt  (Oise).  S.  Vitiemln,  15°  lits 
hommes  {Assist.  publique  de  Paris)  (D'  Kuss). 

BlIgny,  par  Briis-sous-Forges  (Seine-et-Oise) ,  250  lits, 
hommes  et  femmes  (Œuvre  des  S,  populaires).  (D' Gui- 
nard).  (Pour  les  renseignements,  Paris,  56,  rue  la  Vic¬ 
toire)  . 

Bréoannes  (Seine-et-Oise).  Hommes  et  femmes.  (/Issi's- 
tance  publique  de  Paris)  (D'  René  Marie). 

Cannes  (Alpes-Maritimes),  villa  Louise-Ruel,  35  lits, 
pour  jeunes  plies  parisiennes  (séjour  gratuit  et  frais  de 
voyages  payés). 

Checy  (Loiret),  25  lits  pour  les  malades  du  département. 
(D'  Pilate  à  Orléans). 

Cimiez  (Alpes-Maritimes).  S.  Israélite,  15  lits. 

Hauteollle  (Ain).  S.  Félix  Manglni,  120  lits  hommes  et 
femmes  (D'  Dumarest). 

Larue,  par  l’Hay  (Seine).  Femmes. 

Lay  Saint-Christophe,  près  Nancy,  30  lits  (Nancy,  ii,  rue 
des  Michottes). 

Montleny-en-Ostreoent  (Nord),  52  lits. 

Nîmes  (Gard).  Paolllon  Roussel,  14  lits. 

Pessac,  près  Bordeaux  (Gironde),  52  lits.  (Bordeaux 
7,  rue  de  Grassy). 

Rouen  (Seine-Inférieure).  S.  de  la  forét  de  Rouoray,  près 
Oissel  pour  les  femmes  seules  (D'  Cotoni),  30  lits. 

Salnte-Feyre  (Creuse).  S.  des  Instituteurs,  125  lits  (Musée 
Pédagogique,  31,  rue  Gay-Lussac,  Paris). 

Taxa,  par  Fayence  (Var).  S.  des  employés  des  postes,  télé¬ 
graphes  et  téléphones,  40  lits. 


-  XXII 


I  SPÉCIFIQUE  DES  DIARRHÉES  ET  DYSENTERIES] 


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-  XXIII  — 


INDICATIONS  PRATIQUES 
POUR  LE  PLACEMENT  DES  TUBERCULEUX  [suite) 


B.  SANATORIUMS  POUR  ENFANTS 


HyirBS  (Var).  S.  Âliee  Fagniez,  34  lits  (Œuvre  de  Ville- 
pinte),  25,  rue  deMaubeuge. 

Isehes  (Vosges),  S.  d’/sches,  30  lits, 

Montpellier  (Hérault).  Hôpital  de  Balaruo-les-Bains,  70  lits. 

Noisy-le-Grand  (Seine-et-Oise).  Filles  de  3  à  10  ans. 

Ormesson  (Seine-et-Oise).  Enfants  de  3  à  0  ans,  130  lits. 
(Œtwre  des  Enfants  tuberculeux,  3 1 ,  rue  I-a  Boétie,  Paris) . 

Pelleooisin  (Indre).  (Œuvre  de  Mlle  Bonfean.) 

Polssy  (Seine-et-Oise) .  Asile  Saint-Louis. 

Saint-Bertrand  de  Comlnges  (Haute-Garonne).  Garçons  de 
5  à  12  ans,  filles  de  5  à  16  ans. 

Salnte-Badegonde,  près  Tours  (Indre-et-Loire).  Enfants  à 
partir  de  10  ans. 

Salies-de-Salat  (Haute-Garonne).  66  lits  pour  scrofuleux, 
lymphatkpies  et  rachitiques  de  4  à  16  ans.  (D'  Lau- 
TRÉ,  de  Toulouse). 

Vlalas  (Lozère) .  S.  de  Vialas,  26  lits  pour  les  protestants 

.  maladifs  de  la  Lozère  et  du  Gard. 

Villepinte.  S.  de  Viltepinte,  290  lits.  Jeunes  filles  de  6  à 
30  ans,  à  toutes  les  périodes  de  la  maladie.  (25,  rue 
de  Maubeuge  à  Paris), 

Villiers-sur-Marne  (S.-et-Oise).  Garçons,  9  à  14  ans,  220  lits. 
(Œuvre  des  Enfants  tuberculeux,  3 1 ,  rue  La  Boétie,  Paris.) 

ASILES  DE  CONVALESCENCE  POUR  ENFANTS 

(destinés  plus  aux  enfants  menacés  de  tuberculose 
qu’aux  tuberculeux  confirmés.) 

Argelàs  (Hautes-Pyrénées).  >ls//e  15  lits  (.300  fr. 

par  an). 

Brôoannes  (Seine-et-Oise).  Paolllon  J.  Bergeron  (en  cons¬ 
truction),  92  lits. 

Ctiamprosay  (Seine-et-Oise).  Œuvre  des  cures  rurales. 
S.  Minaret. 

Epinay-sous-Sénart  (Seine-et-Oise).  Asile  Sainte-Hélène, 
40  lits. 

Forges-les-Bains  (Seine-et-Oise).  316  lits  (Etablissement  de 
l’.lsisstance  publique  de  Paris). 

La  Boche-Guyon.  Hôpital,  iii  lits  (.Assistance  publique  de 
Parus). 

SANATORIUMS  MARINS 
1”  SANATORIUMS  POPULAIRES 

Arcachon  (Gironde)  : 

1“  S.  d’ Arcachon,  200  lits  (2  fr,  par  jour)  (les  tuber¬ 
culeux  sont  exclus)  (D' Armaingaud  à  Bordeaux,  ou 
1.30,  boulevard  Montiiarnasse,  à  Parts)  ; 

2°  S.  du  Moulleau,  60  lits  (pour  les  protestants). 

Banyuls-sur-Mer  (Pyrénées-Orientales),  Hôpital  marin, 
200  lits  (2  fr.  par  jour,  de  3  à  14  ans)  (à  Paris,  62,  rue 
de  Miromesnil) . 

Berck-sur-Mer  (Pas-de-Calais)  : 

i"  Hôpital  maritime,  1200  lits  (scrofuleux  de  4  à  15  ans; 
s’adresser  à  Paris  aux  Enfants  Malades  ou  à  Trousseau)  ; 

2"  Hôpital  Bouoille,  service  des  Enfants  Assistés  delà 
Seine,  500  lits  (Assistance  médicale  des  départements, 
enfants  et  adultes  sexe  masculin)  ; 

3"  Hôpital  Vincent,  service  des  Enfants  Assistés  de  la 
Seine,  400  lits  (Assistance  médicale  des  départements, 
enfants  et  adultes  sexe  féminin)  ; 

4°  Hôpital  Rothschild.  200  lits  (réser%’é  aux  bénéficiai¬ 
res  de  la  charité  privée  de  la  baronne  de  Roth.schild)  ; 

5"  Hôpital  Cazln-Perrochaud,  400  lits,  reçoit  les  gar¬ 
çons  de  5  à  13  ans,  les  filles  de  3  à  16  ans  (50  fr. 
'été,  40  fr.  l’iüver  par  mois)  ; 


6“  Sanatorium  de  l'Oise  et  des  départements  ;  7°  Sana¬ 
torium  Beaudessin,  reçoivent  des  pensionnaires  parti¬ 
culiers  ;  enfants  des  deux  sexes. 

Cannes  (Alpes-Maritimes),  Asile  Dollfus,  40  lits,  du 
10  octobre  au  30  juin  (Genève,  6,  boulevard  du  Théâtre) . 
Cap  Breton  (Landes).  Asile  Sainte-Eugénie,  60  lits  (réservé 
aux  lymphatiques,  rachitiques,  scrofulo-tuberculeux, 
les  tuberculeux  pulmonaires  sont  exclus). 

Cerbère  (Pyrénées-Orientales).  S.  de  Saint-Jean-de-Bleu, 
34  lits  (5  à  17  ans). 

Cette  (Alpes-Maritimes),  sanatorium  450  lits  (pour 
protestants) . 

Le  Croisic  (Loire-Inférieure).  Maison  de  Saint-Jean-de-Oieu, 
150  lits  (à  Paris,  223,  rue  Lecourbe). 

Fouras  (Charente-inférieure.  S.  de  Fouras,  25  lits  (pour 
les  enfants,  filles  et  garçons  du  département). 

Biens,  par  Hyères  (Var),  Hôpital  Renée  Sabran,  150  lits 
résen'é  aux  malades  de  la  région  lyonnaise,  100  lits  de 
filles,  50  lits  de  garçons  (Hospice de  la  Charité  à  Lyon). 
Hendaye  (Basses-Pyrénées).  S.  d'Hendaye,  628  lits,  A.ssis- 
tance  publicpie  de  Paris,  réservé  aux  enfants  prétuber¬ 
culeux,  anémiés  ou  déprimés  (D'  Camino). 

Marseille.  S.  Marin  Jean  Martin,  22  lits  (6  à  16  ans), 
jy/eg  (Alpes-Maritimes),  Œiiores  des  enfants  Infirmes, 
quartier  de  Montboron,  30  lits. 

Pé-au-Midy,  près  Paimbœnf  (Loire-Inférieure).  S.  du  Pé- 
au-Midy,  25  lits  (Filles  delà  Sagesse  de  Saint-Laurent- 
sur-Sèvre),  soins  gratuits. 

Pen-bron,  près  le  Croisic  (Loire-Inférieure).  Hôpital  marin, 
300  lits  pour  scrofuleux  de  4  à  15  ans  (i  fr.  80  par  jour). 
(Demandes,  2,  place  de  la  Duchesse-Anne,  à  Nantes). 
Pornlc  (Loire-Inférieure).  Sanatorium  pour  convalescents 
et  anémi<]ues. 

Le  Pradet  (Alpes-Maritimes).  Station  des  cures  marines 
(Œuvre  de  Villepinte),  12  lits  (2  fr.  50  à  3  fr.). 
flosco/f  (Finistère).  S. maritime,  80  lits  (i  fr.  80  par  jour); 

garçons  de  3  à  14  ans,  filles  de  tout  âge. 

Royan,  Etablissement  de  la  Triloterie  (l’été  seulement) 
(25  lits,  65  fr.  par  mois). 

Sdint-Trojan,  lie  d’Oléron  (Charente-Inférieure).  200  lits 
(1  fr.  70  à  2  fr,,  les  tuberculeux  pulmonaires  sont 
exclus;  Paris,  62,  me  de  Miromesnil). 

San  Saloadour,  près  Hyères  (Var),  200  lits  (3  à  12  an.s). 
Zuydooote,  tirés  Dunkerque  (Nord),  //d/ff/fl/ marin,  1200 lits 
(remplace  le  sanatorium  de  Saint-Pol-sur-Mer)  pour 
malades  indigents  (i  fr.  50  par  jour)  ou  pensionnaires 
(garçons  justiu'â  1.3  ans,  filles  jusqu’à  18  ans)  (M.  Van 
Cauwenberohe,  maire  de  la  commune). 

2"  SANATORIUMS  PAYANTS 

Berok-sur-Mer  ; 

I"  Institut  orthopédique,  300  lits  (Mai.son  Saint-Fran- 
çois-de-Sales)  (D'  Calot,  D'  Fouchet)  ; 

2»  Clinique  orthopédique  (D'  Tridon)  ; 

3"  Institut  Hotre  Oame-des-Sables  ; 

4”  Villa  de  la  Santé,  Villa  Haïda,  Villa  normande.  Villa 
Saint-Hllalre,  Chalet  Belle-Plage,  Chalet  Ma  Cousine,  Villa 
Bon-Secours,  Cottage  des  Dunes,  etc.,  etc.  (le  prix  de 
pension  varie  de  60  à  125  fr.  par  mois). 

Malo-les-Bains  (Nord).  80  lits  {3  à  8  fr.  par  jour,  non 
compris  le  traitement  chirurgical  et  hydrothérapique) 
(D'  V1LLEITE). 

La  Baule-Escoublac.  Institut  Verneuil,  lits  (10  fr.  par 
jour),  secrétariat  général,  4,  rue  du  Général-Foy  (jx)ur 
les  prédisposés  à  la  tuberculose). 


—  166  — 


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SAC.Kiviss.  2“  cdilüm.  1880,  I  vol.  in-8  de  552  p.  9  fr. 
Les  rayons  de  Rontgen  et  le  diagnostic  de  la  Tuberculose, 
lutrle  I)f  Béclèke,  médecin  de  l’hôpital  Saint -.\ntoine.  1899 

I  vol.  in-ifi.  06  pages,  <)  liguri'S,  cartonné .  1  fr.  60 

Diagnostic  précoce  de  la  Tuberculose  pulmonaire,  par 
De  Sousa  Teixeira.  Avant-propos  de  M.  Raphaël  Klan- 

CHAKi).  11)07,  in-S.  91  pages .  2  fr.  60 

Bactériologie  de  la  Tuberculose  pulmonaire,  par  Ciia- 
zarai.n-Wetzel.  1905,  I  vol.  gr.  in-8  de  2(14  pagçs.  avec 

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Hygiène  des  poumons,  par  h*  luofesseur  L.  de  Schrotter. 
Introduction  du  Dr  fluciiARii,  membre  de  l’Académie  de 
Méilecine.  1906,  i  vol.  in-ib  de  158  pages,  avec  fig.  2  fr. 
Le  Carnet  du  Tuberculeux.  Pour  se  défendre  contre  la 
tuberculose,  par  le  If  Léon  Ciiauvain,  secrétaire  de  la 
t'ommission  de  la  Tuberculose.  Préface  du  professeur 
P.  Brouardel  1901,  I  vol.  in-iô  de  80  pages,  car¬ 
tonné .  1  fr.  60 

Le  traitement  de  la  Tuberculose,  par  Landerer,  i8i)i), 

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Maladies  microbiennes,  tiuérlson  lie  la  tuberculose,  par 
(Iarrioue.  yédition.  1903,  i  vol.  in-i8  de  394  pagi-s.  4  fr. 
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La  Tuberculose,  par  R.  I.affon.i9o().  gr.  in-8,  ili  p. .  1  fr. 

Catéchisme  de  Prophylaxie  sanitaire  et  morale,  par 
Suarez  i>e  Mendoza.  19J0.  i  vol.gr.  in-8  de  3(10  p.  10  fr. 
La  défense  individuelle  contre  la  Tuberculose,  par  I-'au- 

oère.  1905,  in-8,  34  pages .  1  fr. 

L’hygiène  contre  la  Tuberculcse,  par  La.ntener.  i8()o, 

in-8,  if)8  pages .  2  fr.  60 

La  pratique  des  maladi  :s  des  poumons  et  de  l’appareil 
respiratoire  dans  les  hôpitaux  de  Paris,  par  1’.  Lefert. 

1894,  I  vol.  in-i8  de  283  pages,  cartonné .  8  fr. 

Aide-mémoire  des  maladies  des  poumons  et  des  tronches, 
par  P.  Lefert.  1902,  i  vol.  in-i8  di-  273  pages,  cart . .  3  fr. 
La  pratique  de  l’antisepsie  dans  les  maladies  contagieuses 
et  en  particulier  dans  la  Tuberculose,  ]>ar  le  D'  Burlu- 
reaux.  1892,  I  vol.  in-i8.  de  300  pages,  carttamé..  6  fr. 
La  lutte  contre  la  Tuberculose,  par  1’.  Brouardei..  1901, 

I  vol.  in-i(i  de  208  pages .  2  fr,  50 

Tuberculose  et  sanatorium.  Tuberculose  et  climat,  par  le 

Dr  Henri  Huciiakd.  1900.  in-8,  31  jiages .  1  fr,  60 

Les  sanatoriums  pour  le  traitement  de  la  Tuberculose 
pulmonaire,  par  L,  Kbstein.  1902, gr.  in-8,  io6p.  2  fr,  60 
Les  établissements  d’éducation  et  la  Tuberculose,  par  lU- 

KADAT.  19UI,  gr,  iu-8,  16  pages .  1  fr. 

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monaire,  par  le  If  .A.  Cahen.  1904,  gr.  in-8,  119  p.  3  fr. 
Le  séro-diagnostlc  de  la  Tuberculose  chez  les  enfants, 
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La  Tuberculose  primitive  de  la  rate,  par  lî.  Lefas.  1903, 

gr.  in-8,  122  pages,  avec  i  planche  coloriée .  3  fr. 

Les  Tuberculoses  chirurgicales  de  l’intestin  grêle,  par 
.M.  i’ATEL.  1902,  I  vol.  gr.  in-8  de  265  pages,  avec  15  figures 

et  4  planches .  6  fr. 

La  Zomothéraple  dans  la  Tuberculose  pulmonaire  chez 
les  enfants,  piur  U.  Raisonnier.  1902,  1  vol.  in-i8  de 

105  pages .  2  fr. 

Influence  des  maladies  de  l’aorte  sur  le  développement  de 
la  tuberculose  pulmonaire,  par  ]<’.  Beuchet.  1901.  gr. 

in-8,  94  pages .  2  fr.  50 

Le  cœur  chez  les  tuberculeux,  par  K.  Régnault.  1899.  gr. 

in-8,  114  pages .  2  fr.  60 

Tuberculose  mammaire,  p.ar  Aroelliek.  1898,  gr.  in-8, 

84  pages .  2  fr. 

Maladies  du  cœur  et  Tuberculose,  par  le  If  Pierre  Teis- 
sikr,  professeur  agrégé  à  la  Faculté  de  Méilecine  de  Paris. 

1894,  I  vol.  gr.  in.8  de  327  pages .  7  fr. 

Rapports  de  la  Tuberculose  génitale  avec  les  autres 
manifestations  tuberculeuses,  par  K.  Villard.  1894,  in-8, 

140  pages .  3  fr.  60 

De  la  Tuberculose  chez  les  ouvriers  en  sole,  par  Givrk. 

1890,  gr.  in-8, 180  pages .  3  fr.  60 

Les  Tuberculoses  du  pied,  p.ar  le  If  .Audry.  1890,  in-8 
234  pages .  6  fr, 


—  XXV  — 


LA  VIE  MÉDICALE 


Les  dangers  du  radium.  —  Le  Infroit,  le  très  dis¬ 
tingué  directeur  du  laboratoire  de  radiographie  de  l’hôpi¬ 
tal  Saint-Louis,  a  été  victime  du  radium,  au  point  ([u’oii  a 
dû  procéder  à  l’ablation  d’un  index. 

Encore  une  victime  du  devoir  professiomiel. 

Les  médecins  d’Auray.  -  On  se  souvient  du  beau 
geste  des  médecins  d’Auray  démissionnant  en  bloc,  parce 
<pie  l’adjoint  Merri  avait 'porté  contre  eux  des  accusa¬ 
tions  diffamatoires. 

On  croyait  l’incident  réglé.  Mais  l’adjoint  a  réitéré  ses 
accu.safio’ns  contre  nos  confrères. 

Ceux-ci  ont  alors  adressé  leur  démission  définitive. 
Ils  ont  écrit  une  lettre  au  maire  dans  laquelle  ils  font 
savoir  cju’ils  ne  reprendront  leurs  fonctions  ejue  lorsciue 
l’adjoint  au  maire  aura  donné  sa  démission  d’adjoint  et  de 
conseiller  municii)al. 

Hôpitaux  de  Paris.  -  -  Concour.s  de  l’internat.  — 
Oral.  —  Séance  du  28  décembre.  —  Question  donnée  ; 
«  Kamiorts  de  la  vessie  chez  la  femme.  Signes  et  diagnos¬ 
tic  différentiel  de  l’orchi-épididymite  tuberculeuse.  » 
MM.  Michaux,  ii  ;  Lorreyte,  10  ;  Hoirac,  12;  IJout- 
tier,  14;  llruel,  16;  Dubois  (Robert),  15;  (larcin,  ii; 
Le  Maux,  19;  Dequignand,  ii  ;  Angot,  13. 

Hôpitaux  de  province.  —  Nantes.  -  -  M.  le  docteur 
E.  Jouon  est  nommé  chirurgien  titulaire  des  hôpitaux. 

Société  de  Pédiatrie.  ■ —  Président,  M.  Richardière, 
médecin  de  l’hôpital  des  Enfants-Malades  ;  vice-président, 
M.  le  professeur  Marfan,  médecin  de  l’hôjiilal  des  Enfants- 
Malades  ;  secrétaire  général,  M.  Apert,  médecin  de  l’hôpi¬ 
tal  Andral  ;  secrétaires  annuels,  M.  Tollemer  et  M.  Veau, 
chirurgiens  des  hôpitaux  ;  trésorier,  M.  Hallé,  médecin 
des  hôpitaux. 


Accident  d’automobile.  —  M.  le  D'  et  M'"'  Marcel 
LabbIî  viennent  d’être  victimes  d’un  accident  d’auto¬ 
mobile  qui,  es])érons-le,  n’aura  pas  de  suites  sérieuses. 
Les  croix  du  pT  janvier.  --  Sont  promus  ou  nommé.s  : 
Officiers. 

MM.  IK  Eiquet,  méilecin  du  ministère  <le  l’intérieur. 
Professeur  Pierre  Delbet,  professeur  à  la  faculté  <le 
médecine  de  Paris,  chirurgien  des  hôpitaux  de  Paris. 

.  Dr  Labadie-Lagrave,  médecin  des  hôpitaux  de  Paris. 
Professeur  Moure,  médecin  à  Hordeaux. 

Le  médecin  princi])al  de  2’’  classe.  Chevalier. 

Le  jiharmacien  principal  de  ir*'  classé,  Perrimond- 
ïranchet. 

Le  médecin  major  de  i"’  classe,  IJellot. 

Chevaliers. 

MM.  Faure,  directeur  de  l’hôpital  Lariboisière. 

Dr  Dudin,  médecin  à  Paris. 

Dr  Magnin,  médecin  à  Paris. 

Dr  Siredey,  médecin  des  hôjiitaux  de  Paris. 

M.  Werthêimer,  professeur  à  la  faculté  de  méilecine  et 
de  pharmacie  de  Lille. 

Dr  Pevrot,  médecin  à  Néris-les-Bains. 

Dr  Léonardon-Lapervenche,  médecin  à  Ribérac. 

Dr  Blanc,  cliirurgien  des  hôpitaux  de  Saint-Etienne. 
Dr  Ovion,  médecin  à  Boulogne-sur-Mer. 

Dr  Auger,  maire  de  Bolbec  (Seine- Inférieure). 

Dr  Thomas,  docteur  en  médecine  à  Randan. 

Dr  Feuillet,  docteur  en  médecine  à  Villcfaguan. 

Les  médecins  majors  de  irr  classe  Cassien,  Ifelaporte 
Penon,  Boudon,  Dugean. 

J.e  médecin  major  de  2’’  classe  Paitc. 

Nécrologie.  —  D’’  André  Lombard,  de  Paris. 


COURS 


Clinique  médicale  de  l’Hotel-Dieu.  —  Professeur 
Gilbert.  ---  Samedi  7  janvier,  à  dix  heures  et  demie.  — 
Clinique  sur  la  néphrite  syphilitique  chronique. 


Samedi  14  janvier,  à  dix  heures  et  demie.  — Clinique 
sur  le  traitement  des  néphrites  chroniques. 

Les  mercredis,  à  dix  heures  un  quart,  présentation  de 
malades,  rédaction  et  correction  d’ordonnances. 


ACTES  DE  LA  FACULTÉ  DE  MÉDECINE  DE  PARIS 

DU  9  AU  14  JANVIER  I9II. 


EXAMENS  DE  DOCTORAT 

Lundi  9  janvier,  û  une  heure.  ■ — ■  s*"  (chirurgie,  l'i'  par¬ 
tie),  Hôtel-Dieu  (ir”  série)  :  MM.  Kirmisson,  Aug.  Broca 
et  Pierre  Duval  ;  —  (2''  sériel  :  MM.  Reclus,  Maticlaire 
et  Proust  ;  —  M.  Sicard,  suppléant. 

Mardi  10  janvier,  à  une  heure.  -  5'’  (2'‘  partie),  Hôtel- 
Dieu  (!«  série)  ;  MM.  Gilbert,  Carnot  et  Balthazard  ;  — 
(2''  série)  :  MM.  Achard,  Roussy  et  Rathery  ;  —  M.  Lecène 
suiipléant. 

Mercredi  ii  janvier,  à  une  heure.  —  Médecine  opéra¬ 
toire,  Ecole  pratique,  épreuve  pratitiue  :  MM.  Hartmann, 
Legueu  et  Itetterer. 

i'"''  (oral)  :  MM.  Nicolas,  Mauclaire  et  Branca. 

2''  :  MM.  Gautier,  Macaigne  et  Jean  Camus. 

(oral,  partie,  P"  série)  :  MM.  Reclus,  Mulon  et 
Leipieux;  —  (2''  série)  :  MM.  Retterer,  Proust  et  Guéiiiot. 

y  (oral,  2''  partie,  P’"  série)  ;  MM.  Blanchard,  .André 
Jou-sset  et  Lœper  ;  —  (2"  série)  :  MM.  Roger,  Marcel 
Labbé  et  .A.  Léri  ;  -  (3<'  série)  :  MM.  Widal,  Guillain  et 

Léon  Bernard  ;  —  M.  àicard,  suiipléant. 

Jeudi  12  janvier,  à  une  heure.  -  Médecine  opéra¬ 
toire,  Ecole  pratique,  épreuve  pratique  :  MM.  de  Laper- 
sonne,  Rouvière  et  Anselme  Schwartz. 

3’’  (2''  partie).  Laboratoire  des  travaux  pratiques  d'ana¬ 
tomie  pathologique,  épreuve  pratiipie  :  MM.  Desgrez, 
Brumpt  et  Roussy. 

2‘’  (pr  série)  :  JlM.  Ch.  Richet,  Retterer  et  Nicloux  ;  — 
2''  série)  :  MM.  Ih-eiiant,  Langlois  et  Maillard. 

.3'’_  (oral,  i”’  partie,  i"'  série)  ;  MM.  Bar,  Morestin  et 
Lecène  ;  -  -  (z”  série)  :  MM.  Quénu,  Briiidcau  et  Ter¬ 
rien  ;  —  (3<‘  série)  :  AIM.  Ribemont-L'essaignes,  Thiéry 
et  Okinczyc  ;  --  (4’’  série)  :  MM.  Réiiivl  Demelin  et  Che- 
vassu. 

4*’  :  MM.  Pouchet,  AVurtz  et  Balthazard  ;  —  M.  A. 
Broca,  suppléant. 


Vendredi  13  janvier,  à  une  heure.  —  y  (chirurgie, 
i"'  partie),  Necker  (P''  série)  ;  MM.  Segond,  Aug.  Broca 
et  Proust  ;  -  -  (2>'  sérié)  :  MM.  Delbet,  Legueu  et  Pierre 
Duval  ;  M.  Lœper,  suppléant. 

y  (obstétrique,  P’’  partie),  Clinique  Eaudelocque  : 
MAI.  Pinani,  Couvelaire  et  Guéniot  :  •  AI.  Alarcel 

Labbé,  suppléant. 

Samedi  i.|  janvier,  à  une  heure.  —  y  (2’’  partie),  Beau- 
jon  (P‘‘  série)  :  AlAl,  Gilbert,  Achard  et  Castaigne  ;  -- 
(2’’  série)  :  MM.  Widal,  Nobécourt  et  Roussy. 

5"  (obstétrique,  i^*'  partie),  Beaujon:  MAI. 'Ribeniont- 
Dessaignes,  Brindeau  et  jeannin  ;  —  AI.  Nicloux,  sup- 


THÈSES 

Mercredi  ii  janvier  à  une  heure.  —  AI.  Einot.  AIciis- 
truation  et  fécondation.  (AIAI.  Pinard,  président  ;  Gau¬ 
cher,  Couvelaire  et  Gougerot).  —  Al.  Reiim.  Étude 
thérapeutique  du  benzo-sulfone-para-amino-phénylar- 
sinate  de  soude  (Hectiiie).  (AIAI.  Gaucher,  président; 
Pinard,  Couvelaire  et  Gougerot).  ---  AI.  Zislin.  Des 
indurations  iilastiques  des  corps  caverneux.  (AIAI.  Segond 
pré.sident  ;  llelbet,  Auguste  Broca  et  Pierre  Duval).  — 
Al.  AIoignet.  Contribution  à  l'étude  de  l’ostéite  tuber¬ 
culeuse  du  pubis.  (AIAI.  Delbet,  président;  Segond, 
Pierre  Duval  et  Auguste  Broca), 

jeudi  12  janvier  à  une  heure.  — AI.  Janin.  De  l’uti¬ 
lité  d’une  meilleure  aération  à  Paris.  (AIAI.  Cliantemesse, 
président;  Pozzi,  Gilbert  Ballet  et  Jeannin).  —  M.  Ha- 
BAULT.  Contribution  à  l’étude  de  la  grossesse  extra-uté¬ 
rine.  (AIM.  Pozzi,  président  ;  Chanteines.se,  Gilbert 
Ballet  et  Jeannin).  ■  AI.  Raymondaud.  Histoire  d’une 
école  de  médecine  (Limoges).  (AIAI.  Gilbert  Ballet, 
président  ;  Chanteinesse,  l’ozzi  et  Jeannin). 


—  167  - 


CONTRE  LES  INSOMNIES  r 

LES  AFFECTIONS  m  m  nfÈÊit  FMÊtf  LES  MALADIES 
SPASMODIQUES  “  U%MUÊ.K.UK  —  MENTALES 


VERONIDIA 


0.25  de  Diéthylmalonylurêe  par  cuillerée  à  bowahe. 

DOSE  :  1  à  3  cuillerées  à  bouche  par  jour  dans  de  l’eau. 

TOLÉRANCE  PARFAITE  -  SOMMEIL  NORMAL  -  GOUT  AGRÉABLE 

BUISSON  et  C'"i  20,  Boulevard  Montparnasse,  PARIS  \ 


PRESSE  A.  PETIT 

Catalogue 

f  /  1 

m. 

-Mhe/  lIL.  il  Franco 

ü  -.1  j|p  /  0 

1  "imr  1  Xy/  Oemantie 

yf  — 

BLACQUE 

EXTRACTION  TOTALE  DU  SUC  DE  LA  VIANDE  CRUE 

INSTRUMENTS  DE  CHIRURÜIE 

A.  PETIT,  38,  Boulevard  des'Brotteaux  à  Lyon 

1  1  25,  rue  Cujas,  Paris  | 

i  Médication  Anti -Tuberculeuse 


en  Ampoules 

pour  Injections  sous-cutanées  ou  intra-musculaires 

et  en  Püules  Kératinlsées 

à  base  de  : 

Opothérapie  biliaire  4  «plenique,  Cholesterine  pure. 

Essences  antiseptiques  :  Goménol,  Eucalyptol,  Eugénol,  Camphre. 
Littérature  et  Échantillons  ;  Laboratoires,  50.  rue  Rennequin,  PARIS 


-  XXVII  - 


THÉRAPEUTIQUE  PRATIQUE 


APPAREILS  NOUVEAUX 

Une  presse  à  viande.  —  Il  n’est  pas  toujours  facile 
d’obtenir  du  suc  cie  viande  crue  en  (juantité  convenable. 
En  effet  la  viande  crue,  de  texture  spongieuse  et  élastiipie, 
résiste  à  la  pression,  fuit,  s’écrase  et  n’abandonne  pas 
son  suc,  quel  que  soit  l’effort  qu’on  exerce.  Aussi,  les 
malades  en  sont-ils  réduits  à  avoir  recours  à  la  viande 
crue  hachée  qu’ils  absorbent  avec  répugnance,  ou  aux 
sucs  de  viande  conservés. 

On  a  essayé,  pour  vaincre  la  résistance  de  la  viande 
crue,  de  l’envelopper  dans  un  linge,  après  l’avoir  fait 
macérer  dans  l’eau.  Mais  le  suc  ainsi  obtenu  est  trop 
dilué.  On  a  conseillé  également  de  faire  chauffer  la 
viande  pendant  ipielques  secondes  sur  un  gril.  La  cha¬ 
leur  coagule  l’albumine  et  dénature  les  principes  actifs  de 
la  viande  crue  :  le  suc  n’a  donc  plus  toute  son  efficacité. 
Le  dispositif  imaginé  par 
Monsieur  Petit  permet 
d’obtenir  à  froid  et  sans 
effort  tout  le  suc  contenu 
dans  la  viande  crue,  c’est- 
à-dire  50  p.  100  environ 
du  poids  de  la  viande.  Le 
suc  ainsi  obtenu  est  rosé, 
très  limpide,  vivant  pour 

La  presse  A.  Petit  renferme  un  système  de  disques 
perforés  et  ouvragés.  La  viande  crue,  coupée  en  mor¬ 
ceaux  de  la  grosseur  d’une  pièce  de  g  francs  et  de  i  cen¬ 
timètre  d'épaisseiir  environ,  est  répartie  entre  les  sept 
disijues  que  comporte  chaque  presse  (voir  figure).  Ainsi 
disposée,  la  viande  crue  ne  peut  pas  fuir,  car  les  canne¬ 
lures  des  disques  la  maintiennent  en  place  et  rompent 
la  libre  musculaire,  facilitant  ainsi  la  chasse  du  suc. 

Pour  obtenir  un  bon  résultat,  il  faut  serrer  doucement, 
par  intervalles,  et  donner  à  la  presse  une  légère  inclinaison. 
Grâce  au  haut  rendement  de  cette  presse,  la  quantité 
de  viande  à  acheter  par  les  malades  sera  moindre  et, 
par  l’économie  ainsi  réalisée,  le  prix  de  l’ajipareil  sera 
récupéré  en  quelques  jours.  Nul  doute  que  cette  presse 
ne  .soit  utilisée  avec  avantage  dans  tous  les  cas  où  la 
Zomothérapie  est  indiquée.  , 

Appareil  du  P'  HUI.  —  -  Le  professeur  Hill,  de  l’hôpital  de 
Londres,  a  inventé  un  appareil  devant  servir  à  stimuler 
le  coeur  dans  les  cas  de  pneumonie,  grâce  à  un  mélange 
d’air,  d’oxygène  et  d'alcool  administré  sous  fonne  de 
vapeur  dans  les  poumons. 

MÉDICAMENTS  NOUVEAUX 

Cryogénine  Lumière  (métabenznmido-semi-carba- 
2lde).  --  C’est  un  jiroduit  non  toxiipie  dont  l'adminis¬ 
tration  prolongée  n’entraîne  aucun  inconvénient,  c’est 
un  antipyrétique  et  un  analgésique  fidèle.  Elle  a  été  ex¬ 
périmentée  avec  succès  par  un  très  grand  nombre  de  mé¬ 
decins  :  Professeurs  Carrière,  Combemale,  Faivre,  etc.. 
Docteurs  Dumarest,  Bayle,  Durand  et  Gentès,  Dos- 
thieux,  etc.,  dans  les  diverses  pyrexies  et  surtout  dans  la 
fièvre  des  tuberculeux. 

La  Cryogénine  Lumière  est  préparée  sous  forme  de 
comprimés  dosés  à  ok'',5o. 

On  administre  le  premier  jour  une  dose  massive  de  i 
a  .1  comprimés  selon  l’âge,  on  continue  par  un  seul  com¬ 
primé. 

Hémoplasc  Lumière.  --  L’Héinoplase  est  un  extrait 


jjrotoplasmique  de  globules  sanguins,  à  l’exclusion  des 
stromas  globulaires,  présentant  des  propriétés  anti¬ 
toxiques  ainsi  qu’une  action  tonique  et  stimulante.  Elle 
est  indiiiuée  dans  toutes  les  déchéances  organiipies.  Ce 
produit  n’a  aucune  action  sur  le  rein. 

On  l’emploie  en  ampoules  pour  injections  intramuscu¬ 
laires  d’une  contenance  de  10  centimètres  cubes,  la  dose 
est  de  2  à  4  ampoules  par  semaine  ;  en  dragées  à  la  dose 
de  6  à  8  au  moment  des  repas. 

Persodlne  Lumière.  —  C’est  un  médicament  à  base  de 
jiersulfates  alcalins  indiqué  dans  tous  les  cas  d’anorexie 
et  d’inappétence.  11  jouit  de  propriétés  apéritives  incon¬ 
testables  et  exerce  une  action  sur  la  nutrition  qui  se 
manifeste  par  une  augmentation  de  poids.  On  l’emploie 
en  comprimés  que  l’on  fait  dissoudre  <lans  un  peu  d’eau, 
à  prendre  une  demi-heure  avant  les  repas  aux  doses  de 
I  à  3  comprimés  suivant  l’âge. 

UNE  NOUVELLE  MÉDICATION 
ANTITUBERCULEUSE 

Jusqu’à  présent,  tout  essai  de  traitement  spécifujue 
contre  la  tuberculose  n’a  donné  que  des  insuccès  et 
nombreux  sont  les  médecins  qui,  de  guerre  lasse,  limitent 
leur  médication  anti-tuberculeuse  à  des  règles  strictes 
d’hygiène. 

Mais  est-il  logique  de  n’attendre  de  bons  effets  cura¬ 
teurs  que  d’un  traitement  spécifique  dans  une  maladie 
aussi  complexe  que  la  tuberculose  où  interviennent  pour 
une  part  si  variable  les  éléments  les  plus  divers  -  terrain, 
germe,  avec  ou  sans  associations,  localisation  morbide  ? 

De  V expérimentation  et  des  observations  cliniques  ont 
pu  être  tirées  des  déductions  permettant  d'établir  une 
médication  curative  le  plus  souvent,  toujours  utile,  mais 
nuisible  en  aucun  cas. 

L’association  médicamenteuse  appelée  Asotyl,  compo¬ 
sée  de  façon  ràtlonnelle  en  vue  de  lutter  étape  par  étape 
contre  l’envahissement  de  l’organisme  par  la  tubercu¬ 
lose,  répond  à  ces  données  expérimentales  et  clinûpies. 

Oe  produit  comprend  des  lipoïdes  splénianes  et  biliaires, 
de  la  oholesterine,  du  goménol  et  du  camphre. 

I  L  Lipoïdes  spléniques  et  biliaires  -  -  Cholestérine.  - — 

Les  nofion.s,  bien  précises  de  l’immunité  ont  permis  de 
démontrer  ipie  chmiue  organe  possède  dans  ses  cellules 
une  (]uantité  de  lipoïdes  d’autant  plus  grande'  que  ces  or¬ 
ganes  sont  plus  directement  menacés  par  les  infections. 
Les  travaux  de  Kenaut,  confirmés  par  les  observations  de 
l’feiffer,  ont  montré  ipie  la  kate,  riche  en  lipoïdes,  oppo.se 
une  première  barrière  à  l’action  des  germes  microbiens. 

Mais  la  rate  peut  être  insuffisante  ;  l’infection  sui¬ 
vant  alors  .sa  marche  ordinaire  atteint  le  foie  dont  l’ac¬ 
tion  anti-infectieuse  et  antitoxique  est  due  à  la  choles¬ 
térine  (Fhisalix,  Gérard  et  Lemoine). 

Les  lipoïdes  qui  entrent  dans  la  composition  de 
I’aZotvl  doivent  jouer  le  même  rôle  «pie  les  lipoïdes  splé¬ 
niques  et  biliaires.  11  a  été  en  effet  prouvé  qu’ils  en  pos¬ 
sèdent  les  propriétés. 

Ils  .sont  ; 

I»  Antiïoxiques  (Phisalix,  Vincent,  Gérard,  Wasser¬ 
mann  et  Takaki,  Kemperer  et  Schepilews’ky)  ; 

2"  Bactériolytiques  (Landsteiner  et  Ehrlich,  Kaubit- 
chek  et  Kuss).  Dans  ce  cas,  il  semble  que  les  lipoïdes  in¬ 
terviennent  surtout  comme  agents  phagogènes.  Cette 
action  dépend  de  la  composition  des  lipoïdes  qui  consti¬ 
tuent  en  effet  de  véritables  .substances  colloïdales  dont 
l'action  phagogene  est  iiettemeut  manptee. 


-  169  — 


-  XXVIII  — 


THÉRAPEUTIQUE  PRATIQUE  {Suite) 


Or  es  travaux  récents  sur  les  substances  colloïdales 
ont  montré  que  agglutinine,  précipitine,  antitoxine, 
bactériolysjne  ne  sont  que  des  systèmes  colloïdaux  dont 
a  jiroduction  sur  le  sérum  sanguin  est  renforcée  par  la 
I)réscnce  des  lipoïdes  de  l’Azotyl  qui  forment  avec  eux 
des  complexes  de  colloïde. 

.V’  Antihémolytiques.  ■ — Les  lipoïdes  del’Azotyl  in¬ 
terviennent  pour  empêcher  la  destruction  des  globules 
rouges  par  les  poisons  microbiens  (Kaussmann,  Salkows- 
ki,  Iscovesco,  Pribram,  Noguchi,  Landsteiner,  etc.). 

II.  Qoménol.  —  Le  goménol  est  un  bactéricide  direct. 
Fiessinger  et  Marie  ont  montré  qne,  sous  l’influence  des 
injections  de  goménol,  les  globules  blancs  secrétent  des 
ferments  spéciaux  ejui  ont  été  isolés. 

Le  FERMENT  PROTÉOLYTIQUE  agit  SUT  les  parois  anfrac¬ 
tueuses  des  lésions  tuberculeuses  et  les  régularise.  Les 
secrétions  sont  modifiées  ;  elles  présentent  une  fluidité 
beaucoup  plus  grande.  Quelquefois  même  il  ])eut  y  avoir 
des  traces  sanguinolentes  dues  à  une  congestion  locale 
et  passagère  ipii  est  d’un  indice  plutôt  favorable. 

Le  FERMENT  LIPOLYTIQUE  exerce  ensuite  son  action  sur 
l’enveloppe  jirotectrice  du  bacille  de  Koch,  substance 
cireuse  qui  est  .solubilisée  par  le  ferment  puis  digérée, 
laissant  ainsi  le  bacille  plus  suscejitible  aux  actions  médi¬ 
camenteuses  ou  humorales. 

III.  Camphre.  —  L’action  du  camphre  dans  la  tubercu¬ 
lose  vient  d’être  à  nouveau  étudiée,  par  le  Di  Hamant 
tpii  a  montré  son  effet  favorable  sur  l’asthénie  des  tuber¬ 
culeux,  son  rôle  comme  agent  antispasmodique  fluidi¬ 


fiant  les  sécrétions  et  comme  substance  enrayant  les 
associations  microbiennes,  si  fréquentes  dans  les  bacil- 

En  somme,  X'Azotyl  : 

1“  Exerce  une  action  opothérapiipie  utile,  en  suppléant 
à  riiypofonctionnement  des  organes  atteints  et  en  exci¬ 
tant  leur  action  physiologiiiue  et  plus  spécialement  l’ac¬ 
tivité  des  lipoïdes. 

2“  Intervient  comme  agent  antihémolytique,  antitoxi¬ 
que  et  bactériolytique. 

30  Favorise  la  diapédèse  des  leucocytes  polynucléaires 
qui  secrétent  d’abord  des  ferments  jirotéolytiques  modi¬ 
ficateurs  et  régularisateurs  des  parois,  puis  des  ferments 
lipolytiques  qui  digèrent  l’enveloppe  périphérique  des 
bacilles  tuberculeux. 

4"  Stimule  l’état  général  des  malades,  tonifie  le  cœur, 
enraie  les  associations  microbiennes,  modifie  les  sécrétions. 

Mode  d’emploi.  —  h’Azotyl  s’emploie  : 

1“  En  injections  sous-cutanées  ou  intra-musculaires. 
On  injecte  tous  les  jours  ou  tous  les  deux  jours  le  contenu 
d’une  ampoule.  Après  vingt  injections  on  suspend  le 
traitement  pendant  dix  jours  pour  le  continuer  aussi 
longtemps  que  l’exige  la  gravité  de  la  maladie. 

2“  En  pilules  glutinisées,  à  la  dose  de  six  pilules  par 
jour  prises  de  préférence  aux  repas. 

UAzotyl  exerce  son  action  favorable  sur  les  tubercu¬ 
loses  médicales  et  chirurgicales. 

h’Azolyl  n’est  pas  toxique.  Son  emploi  s’accompagne 
rarement  de  réaction  générale  ou  locale. 


CONNAISSANCES  PRATIQUES 


Conservation  des  œufs  par  le  froid. 

Aux  Etats-Unis  et  en  Allemagne,  on  conserve  beau¬ 
coup  d’œufs  par  le  froid.  Cette  méthode  de  conserva¬ 
tion  donne  <le  bons  résultats,  si  l’on  a  soin  d’observer 
certaines  précautions  :  la  température  des  chambres 
froides  de  doit  pas  être  trop  basse  (entre  -t-  1"  et  -j-  4“), 
et  l’état  hygrométrique  de  l’air  doit  y  être  suffisant  pour 
empêcher  l’évaporation.  L’œuf  conservé  à  i»  doit  être 
consommé  aussitôt  ajirès  sa  sortie  du  frigorifique,  tandis 
que  l’œuf  réfrigéré  entre  -j-  i",7  et  4"  4  peut  être  gardé 
encore  quelque  temps  à  la  température  onlinaire. 

Les  œufs  ainsi  conservés  ressemblent  entièrement 
aux  œufs  frais  ;  la  chambre  à  air  n'augmente  pas  de 

Certains  œufs  peuvent  présenter  des  taches,  mais  cela 
est  exceptionnel,  car  des  dispositifs  spéciaux  pennettent 
de  leur  faire  subir  une  rotation  lente  et  continuelle,  afin 
que  le  jaune  garde  sa  position  centrale  et  ne  vienne  pas 
adhérer  à  la  coquille  ;  d’ailleurs,  il  semble  qu’il  suffise, 
pour  éviter  cet  inconvénient,  de  les  retourner  tous  les 
trois  jours  {Hygiène  de  la  viande  et  du  lait,  sept.  1910). 
Les  œufs  frigorifiés  ont  un  goût  un  peu  différent  de  celui 
des  œufs  frais,  mais  ils  sont,  néanmoins,  très  bien  acceptés 
des  consommateurs. 

On  conservera  aussi  par  le  froid  des  œufs  débarrassés  de 
la  coquille  ;  dans  ce  cas,  ils  doivent  être  soumis  à  une  tem- 
jiérature  inférieure  à  celle  de  leur  point  de  congélation. 
{liev,  scient.  12  nov.  1910.)  (i). 

(1)  D’après  \a  Gazette  des  Hôpitaux. 


Pour  émailler  votre  bicyclette. 

Enlevez  soigneusement  l’émail  existant  soit  à  l’aide 
d’un  couteau,  ou  mieux  d’un  chalumeau-lamjie  de 
•soudeur,  etc.,  mais  de  manière  à  ne  pas  trop  chauffer 
pour  éviter  de  faire  dissocier  les  brasages.  Frottez  éner¬ 
giquement  les  parties  avec  une  brosse  métallique,  ou  de 
la  toile  émeri  de  manière  à  polir  les  parties  que  vous 
voulez  émailler. 

Puis  donnez  une  première  couche  avec  la  pein¬ 
ture  suivante  :  faites  dissoudre  du  noir  d’ivoire  dans  de 
la  térébenthine.  Laissez  sécher  comjflètement  et  polissez 
avec  un  mélange  de  ponce  en  poudre  et  d’eau.  Puis 
donnez  une  seconde  couche,  (pie  vous  traiterez  de  la 
même  fa(;on.  Le  jionçage  ne  doit  pas  attaquer  la  pein¬ 
ture  mais  il  a  seulement  pour  but  d’enlever  l’excédent 
et  les  aspérités.  Puis  jiassez  une  couche  légère  de 
vernis  au  copal.  Exécutez  cette  opération  dans  un 
enduit  chauffé  où  il  n’y  a  ni  poussière  ni  courants  d’air. 
Laissez  sécher  à  l’abri  de  la  poussière 

Plantes  pour  vases  sur  piliers. 

Les  vases  placés  sur  les  piliers  de  porte  d’entrée,  et 
à  d’autres  endroits  peu  accessibles,  sont  d’entretien 
difficile  ;  aussi  faut-il  rechercher  pour  leur  garniture  des 
plantes  peu  exigeantes  et  robustes.  Les  Agaves,  les 
Aloès,  les  Cactées  sont  tout  indiqués.  Mais  les  Phœnix 
ou  les  Chamœrops  sont  plus  décoratifs. 

Comme  fleurs,  les  Pélargoniums  zonés  et  à  feuille  de 
Lierre,  les  Capucines,  les  Cannas  se  comportent  très  bien. 
Mais  faut-il  employer  assez  souvent  les  arrosages  à 
engrais,  pour  reconstituer  la  fertilité  du  sol  qui  s'apiiau- 
vrit,  très  vite.  {Vie  à  la  Campagne.) 


SOMMAIRE 

A.  Gilbert..  —  Néphrite  scarlatineuse  chronique .  i5i 

A.  Mouchet.  —  Fracture 'isolée  de  la  tubérosité  externe  du  tibia........ . itio 

P.  Carnot..  —  La  technique  des  greffes  de  poils  dans  les  réparations  des  plaies  cutanées .  i6i 

CoNso .  —  L’alimentation  arliticielle  chez  les  aliénés;  un  perfectionnement  de  la  technique .  i()3 


Actualités  médicales.  —  L’action  pathogène  des  bacilles  tuberculeux  sràriiisés  et  des  produits  tuberculo- 
caséeux.  —  Sur  l’étiologie  de  la  tuberculose.  —  Le  salvarsan  et  ses  indications.  —  Contagion  de  l’infection 
pneumococcique.  —  Un  nouveau  signe  clinique  de  la  pleurésie.  —  La  transmission  de  la  fièvre  de  Malte  par 
les  manipulations  de  laboratoire.  —  Séro-réaction  de  la  syphilis.  —  Un  cas  rapidement  mortel,  chez  l’adulte, 

de  maladie  de  Werlhoff  (purpura  fulminans) . . 

Sociétés  savantes.  —  Société  de  biologie.  —  Académie  des  Sciences.  —  Académie  de  médecine.  —  Société 

chirurgie.  —  Société  anatomique . . 

La  vie  médicale  a  l’étranger.  —  Société  de  pédiatrie  de  Vienne.  —  Société  physico-médicale  de  Würzbourg. 

Intérêts  prokessionnels.  —  Quand  un  médecin  est-il  fonctionnaire . 

Libres  projjos  :  La  déclaration  des  maladies  transmissibles,  par  Pierre  Lereboellet . . . 

Choses  du  jour  :  La  bière  en  Allemagne . 

Chroniçjue  scientifique  :  L’utilisation  des  ordures  ménagères  comme  engrais  et  comme  combustible. .  V  et 
Curiosités  :  Un  cas  de  conception  survenue  dans  des  circonstances  extraordinaires.  —  Les  costumes  de 

médecin,  médecin  juif  de  Constantinople  au  xvi"  siècle . . 

La  médecine  au  théâtre  :  Au  Grand  Guignol  :  Sabotage.  —  Nouveautés  :  Chou-Blanc . 

Chronique  des  livres  :  Traité  pratique  de  pathologie  exotique  de  Grall  et  Clarac,  fasc.  11.  Parapaludisme 

et  fièvres  des  pays  chauds.  —  Traité  chirurgical  d'urologie,  par  Legueu . 

Nécrologie  :  Louis-Gabriel  Simon . 

Les  plaquettes  médicales  :  Médaille  du  !’"■  Brouardel . . 

Connaissances  pratiques  :  Les  Colporteurs  de  germes,  par  M.  Moll  Weiss . ' . 

Art  et  Médecine  :  Caricature  médicale,  par  Florane.  {Dessin  original) . 

Diététique  :  Potages  farineux.  Farines  de  céréales  et  de  légumineuses .  . 

Formutes  thérapeutiques  :  Traitement  médical  de  la  calvitie  vulgaire . 

Nouvelles . ; .  XXI  et 


Connaissances  pratiques 
Art  et  Médecine  :  Carica 
Diététique  :  Potages  farm 
Formutes  thérapeutiques 

Nouvelles . 

La  vie  médicale . 

Cours.  —  Actes  de  la  Fac 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 


PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  lo^de  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  (/"‘■DecettiôreaM  Jo  JVojtcffière):  France,  I2francs.  —  Etranger,  ISfrancs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  :  I  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 
Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Tous  les  autres  numéros  ont  32  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 
ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX  (48  pages) 


Janvier. ...  —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber¬ 
culose. 

Février. ...  —  Physiothérapie;  —  physiodiagnostic. 

Mars .  —  Dermatologie; — syphilis; — maladiesvéné- 

riennes. 

Avril . —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladies 

des  reins  et  des  voies  urinaires. 

Mal . —  Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miné¬ 

rales,  climatothérapie  ;  —  diététique. 

Juin .  —  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du  foie. 


Juillet . —  Maladies  du  coeur,  du  sang,  des  vaisseaux. 

Août .  —  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in¬ 

fectieuses. 

Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 
larynx;  — des  yeux. 

Octobre —  —  Maladies  nerveuses  et  mentales;  —  méde¬ 
cine  légale. 

Novembre  .  —  Thérapeutique. 

Décembre. .  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles  ;  —  Pué¬ 
riculture. 


PRIMES  DE  PARIS  MBDICAL 

Par  suite  de  nouveaux  accords,  des  primes  remboursant  5  fois  le  montant 
de  l’abonnement  seront  encore  données  à  tous  les  abonnés  pendant 
le  mois  de  Janvier. 

(Voir  le  détail  au  verso  page  II) 


-  II  — 


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INCOni^âRABbE  m  U  CROISSANCE  p>s  ENFANTS 

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Brochures  et  échantillons  gratuits.  A,  CH  ARON  NAT.  Moulins  de  Puteaui  (Seine) 


PRIMES  DE  PARIS  MÉDICAL 

Les  abonnés  d’une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  S  fois 
le  prix  de  l’abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l’ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

J.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

{Chaque  abonné  a  droit  à  ces  cinq  primes)  : 

1°  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
Blacque,  Instruments  de  chirurgie,  25,  rue  Cujas,  à  Paris. 

2®  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emile 
Dupont  fils,  G.  Mathieu  fils  et  C‘“,  Mobilier  médical,  chirurgical,  pour  malades  et  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  g,  rue  Cujas,  à  Paris. 

3®  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  loo  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne.  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4“  Bons  de  remboursement  de  six  fr.  sur  un  achat  de  vingt-cinq  fr.  ou  de  douze  fr.sur  un  achat 
de  5o  fr.  de  livres  édités  par  la  librairie  J.-B.  Baillière  et  fils,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris. 

5°  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
CouDRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  {Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut 
joindre  au  prix  de  l'abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port). 
II.  Primes  offertes  en  outre  aux  abonnés  de  Paris  Médical  jusqu’à  fin  janvier 

{Chaque  abonné  a  droit  à  une  seule  de  ces  dou^e  primes)  : 

I  »  Règles  plates  en  glace  de  Saint-Qobain  verre  rouge  à  basé  de  sels  d’or  (valeur  6  francs) 
offertes  par  l’Uraseptine  Rogier  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéol  du  Boucard 
(ces  deux  primes  ensemble). 

2"  Portefeuilles  offerts  par  le  Lait  Lepelletler  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  Lécuyer),àCarentan. 

30  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Ch.  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  Paris. 

4"  Trousses  de  poche  pour  l’analyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosurine,  16,  rue  Charlemagne, 
à  Paris. 

5»  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison  David,  69,  avenue  des  Ternes. 

6®  Un  colis-postal  de  15  rosiers  de  la  maison  Gemen  et  Bourg,  de  Luxembourg.  {Joindre  i  fr.  5o 
pour  l'emballage  et  le  port  du  colis  des  rosiers). 

7"  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  légumes  (26  variétés)  offertes  par  la  maison  L.  Clause,  à 
Brétigny-sur-Orge.  Joindre  i  fr.  pour  l'emballage  et  le  port. 

8“  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Sachet,  papeterie  médicale, 
2g,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

g»  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d’ins¬ 
truments  de  chirurgie,  n3,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris. 

10®  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Coqit  et  C‘’, 
Appareils  de  précision,  36,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

1 1  »  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  l’achat  d’une  montre  médicale  (75  francs, 
ou  90  francs)  de  la  maison  Auricoste,  horloger,  10,  rue  La  Boétie,  à  Paris. 

12"  Une  caisse  de  30  bouteilles  d’Eau  de  Pougues  St-Lé^er,  ofi'erte  par  la  C*®  de  Pol-gues  St-LÉOER. 

Envoyer  avec  le  /nontant  de  l'abonnement  la  liste  des  primes  dans  l’ordre  de  préférence.  — 
Joindre  5o  centimes  pour  les  frais  d’expédition  de  chacune  des  primes.  —  Les  primes  seront 
expédiées  dans  un  délai  de  1 5  jours. 


LAIT  FRAIS  ECREME 

LAITERIE  MEDICALE.  Fermes  de  Claire  et  de  la  Pommeraye 
79,  Bue  üe  la  Chapelle,  79,  PARIS  (18^  Arrondissement)  —  Téléphone  449-52 
ÉCHANTILLONS  SUR  LA  DEMANDE  DE  MM.  LES  DOCTEURS 


LIBRES 

LA  DÊCLAhATION 
DES  MALADIES  TRANSMISSIBLES 

Le  bon  sens  finirait-il  peir  triompher  et  les  efiorts 
coordonnés  des  groupements  médicaux  arriveraient- 
ils  enfin  à  un  résultat  positif?  C’est  la  question  que 
la  discussion  actuellement  ouverte  sur  la  déclaration 
obligatoire  des  maladies  transmissibles  permet  de 
poser. 

La  loi  de  1902,  malgré  les  efiorts  de  Brouardel, 
avait  fait  au  médecin  l’obligation  de  déclarer  seul 
les  maladies  contagieuses  constatées  dans  sa  clieil- 
tèle.  Il  devenait  ainsi  le  collaborateur  utile  et  actif 
de  l’État  dans  la  défense  de  la  santé  publique.  Mais 
en  même  temps  était  par  là  souvent  compromise 
la.  bonne  harmonie  entre  le  médecin  et  son  client  ; 
il  devait  déclarer  toujours,  fût-ce  à  l’insu  et  contre 
le  gré  du  malade,  ce  qui  ressemblait  à  une  dénoncia¬ 
tion  ;  au  cas  possible  d’erreur  de  diagnostic,  il  ris¬ 
quait,  le  cas  s’est  présenté,  d’être  poursuivi  par  son 
client  pour  difiamation  et  assigné  en  dommages-inté¬ 
rêts.  Au  surplus,  bien  souvent  la  déclaration  restait 
inefficace  quant  aux  mesures  de  désinfection  ulté¬ 
rieure. 

Les  conséquences  étaient  inévitables.  Pris  entre 
des  intérêts  contradictoires,  celui  de  l’État,  celui  de 
leurs  clients,  le  leur  propre,  un  grand  nombre  de 
médecins  s’abstinrent  de  faire  la  déclaration  ; 
lorsque,  après  avoir  laissé  la  loi  lettre  morte  pen¬ 
dant  sept  ans,  on  s’avisa  d’en  exiger  l’application, 
des  poursuites,  qui  allèrent  jusqu’à  des  condam¬ 
nations,  amenèrent  d’énergiques  et  convaincantes 
protestations  du  corps  médical.  Après  un  débat  assez 
vif  avec  une  délégation  de  l’Association  Générale  et 
de  l’Union  des  Syndicats,  M.  Clemenceau,  alors 
président  du  conseil,  comprit  la  nécessité  de  modi¬ 
fier  la  loi  et,  par  une  de  ces  décisions  subites  dont 
il  est  coutumier,  il  chargea  M.  Mirman  de  pré¬ 
parer  un  nouveau  projet. 

Celui-ci,  déposé  au  Sénat,  a  été  l’objet  d’un  long 
examen  par  une  commission  que  préside  M.  Corde- 
let.  Elle  a  bien  voulu  entendre  le  président  de 
l’A.  G.  et  les  représentants  des  groupements  médi- 


PROjPOS 

eaux  ;  elle  a  consenti  à  tenir  compte  de  leurs  indi¬ 
cations  précises  et  à  s’inspirer  du  texte  qui  lui  a 
été  soumis  par  le  président  de  l’A.  G.  Un  principe 
capital  a  été  tout  d’abord  posé  :  les  chefs  de  famille 
ou  d'établissement  sont  tenus  en  première  ligne  à  la 
déclaration,  c'est  à  leur  défaut  que  la  responsabilité 
du  médecin  doit  intervenir.  Dans  le  projet  dont 
le  sénateur  P.  Strauss  est  rapporteur,  le  médecin 
traitant,  dès  le  diagnostic  établi,  remettrait  au  chef 
de  famille  un  bulletin  qu’il  serait  tenu  d’adresser 
à  l’administration  compétente  ;  celle-ci  en  accuse¬ 
rait  réception  au  seul  médecin  ;  ce  dernier  à  son  tour 
devrait  faire  la  déclaration  si,  dans  les  trois  jours, 
il  n’avait  pas  reçu  d’accusé  de  réception. 

Sans  doute  les  étatistes  sont  fondés  à  critiquer  ce 
délai  de  trois  jours,  bien  long  s’il  s’agit  d’une  mala¬ 
die  épidémique,  mais  convient-il  à  ce  sujet  de  reve¬ 
nir  en  arrière  et  de  se  rallier  à  l’amendement  du 
sénateur  Cazeneuve?  Celui-ci  demande  que  le  méde¬ 
cin  seul  reste  chargé  de  la  déclaration,  et  se  borne 
à  réclamer  du  malade,  ou  à  son  défaut  du  chef  de 
famUle,  l’obligation  de  collaborer  à  cet  acte  en 
signant  avec  lui  le  bulletin  de  déclaration.  11  nous 
semble,  comme  à  la  plupart  des  médecins,  que  ce 
serait  laisser  subsister  un  grand  nombre  des  abus 
dont  le  nouveau  texte  doit  amener  la  suppression. 

Faire  participer  les  familles  aux  responsabilités 
dans  la  déclaration  des  maladies  transmissibles, 
(comme  l’établit  le  projet  de  loi  déposé),  ne  pas  en 
imposer  la  charge  au  seul  médecin,  qui  risquait 
autrefois  de  se  porter  à  lui-même  par  la  déclaration 
un  grave  préjudice,  obtenir  enfin  que  les  pénalités 
qui  frappent  le  médecin,  lors  de  non-dôclararion 
ne  soient  en  aucun  cas  supérieures  à  celles  qui 
atteignent  le  chef  de  famille,  tel  est  le  but  qu’il  faut 
atteindre  pour  remédier  aux  défauts  de  la  loi 
actuelle.  Grâce  aux  efforts  auxquels  nous  avons  fait 
allusion,  la  cause  est  près  d’être  gagnée.  Espérons 
que  la  commission  sénatoriale  restera  fidèle  au 
point  de  vue  qu’elle  a  adopté  et  que  les  médecins 
trouveront  dans  la  haute  assemblée  des  défenseurs 
qui  permettent  à  leurs  légitimes  revendications  do 
triompher  définitivement.  P.  Lkhkboullex. 


CHOSES  DU  JOUR 


LA  BIÈRE  EN  ALLEMAGNE 

Si  l’on  en  croit  les  statistiques  officielles,  la  consoin- 
niation  de  la  bière  décroît,  rapidement  en  Allemagne. 
Pendant  l’année  1909,  elle  a  diminué  d’environ  quatre 
litres  et  demi  par  tête  d’habitant  ;  l’année  précédente, 
la  diminution  avait  été  plus  forte  encore.  11  y  a  mieux  : 
le  nombre  des  brasseries,  qui,  en  1906,  était  de  6.035, 
est  tombé,  en  1907,  à  5.792,  en  1908,  à  5.590,  enfin,  il 


n’était  plus  en  1909,  que  de  4.768.  En  outre,  on  a  noté 
que  la  quantité  de  malt  employée  dans  la  fabrication 
de  la  bière  a  baissé  dans  des  proportions  plus  fortes 
encore,  ce  qui  prouve  que  la  bière  que  boivent  nos  voi¬ 
sins  est  de  plus  en  plus  légère. 

Les  Français  commencent  t|t  ne  plus  boire  de  vin  ; 
les  Allemands  commencent  à  ne  ifius  boire  de  bière; 
les  Chinois  sont  las  du  thé.  11  y  a  de  jolies  places  à 
prendre  pout  les  eaux  minérales. 


—  173  — 


-  IV  - 


Nouveau  Traitement  delà  SYPHILIS 

Benzosullone  paraaminophènylarsinate  de  soude). 
PILULES  (0,10  d’Hectine  par  pilule) 

Une  à  deiiCD  pilules  par  jour  pendant  10  d  15  jours. 
GOUTTES  (âo gouttes  équivalent  ô  0,05  d’Hectine). 

20  d  100  gouttes  par  jour  pendant  10  à  15  jours. 
AMPOULES  A  (0,10  d’Hectine  par  ampoule). 
AMPOULES  B  (0,20  d’Hectine  par  ampoule) 
Injecter  une  ampoule  par  jour  pendant  10  à  15  jours 

INJECTIONS  INDOLORES 

(Combinaison  d'Heotlne  et  de  Mercure). 

PILULES  (Par  pilule  :  Hectine  0,10;  Protoiodure  Hg  0,05  Duree  du 

Ext.  Op  0.01).  —  Une  à  2  pilules  par  jour.  f  traitement 

GOUTTES  (Par  20  gouttes  ;  Hectine  0,05;  Hg  0,01).  l  lo  *  16 

20  à  100  gouttes  par  jour.  )  Joure. 

AMPOULES  A  (Par  ampoule:  Hectine  0,10;  Hg  0,005).)  Une  ampoule  par  Jour 
(  pendant  10  à  15  jours. 

AMPOULES  B  (Par  ampoule: Hectine 0,20; Hg 0,01).  \  injections  indolore:! 

^  EcnANTiLLO.ss  et  LITTÉIIATUIIK  d  Heotino  et  d'iïectaffyre.  35B.BOKA.TOIKE  de  l’HECTlirE,  12,  R.  du  Chemin-Vert,  VILLENEUVE-LA-GARENNE  (Silie)  ^ 

Régime  des 

Arthritiques,  Goutteux,  Rhumatisants 

VICHY  CËLESTINS 

BOUTEILLES  ET  DEMI-BOUTEILLES 


Antiseptique  général 

sans  odeur  et  non  toxique 


LUSOFORME 


GloJbéot 

Augmente  la  Force  de  vivre 


—  V  - 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE 


L’UTILISATION  DES  ORDURES  MÉNAGÈRES 
COMME  ENGRAIS  ET  COMME  COMBUSTIBLE 

L'évacuation  régulière  des  ordures  ménagères  est 
pour  toutes  les  villes  importantes  un  très  sérieux  pro¬ 
blème.  11  nous  suffira,  pour  montrer  son  importance,  de 
signaler  que  Paris  produit  en  moyenne  chaque  jour 
2  200  tonnes  d’ordures  ménagères  et  dépense  pour  leur 
enlèvement  et  leur  traitement  plus  de  4  millions  par  an. 


élevée  :  elle  varie  de  12  à  21  francs  la  tonne.  La  gadoue 
telle  qu’elle  est  livrée  à  l’agriculture  contient,  il  est  vrai, 
une  proportion  élevée  d’eau,  atteignant  27  à.  45".  Les 
l'ésultats  des  analyses  donnés  ici  ne  peuvent  ren¬ 
seigner  à  cet  égard,  les  échantillons  prélevés  ayant  perdu 
pendant  le  transport  une  grande  partie  de  leur  humi¬ 
dité.  Mais  même  en  admettant  une  teneur  moyenne  en  eau 
de  40  p.  100,  la  valeur  intrin.sèque  de  la  tonne  de  gadoue 
serait  encore  de  7  A.  13  francs  environ. 


Tableau  I. 


DATES 

PROVEKANCE  EX  NATURE 

PERTE 

DOSAGE  ET  VALEUR 
de  la  matière  desséchée  à  iio°  {pour  loo 

okg.). 

dea 

dtîs 

Azote. 

Potasse. 

Acide  phosphorique. 

Valeur 

prélèvements. 

matières  essayées. 

IIO"o/o. 

Tenpur, 

Valeur. 

Teneur. 

Valeur. 

Teneur. 

Valeur. 

totale. 

•20  février  1908 
(gadoue  d’hiver).  ■! 

Usine  d’issy . )  „ 

Usine  de  Saint-Ouen.  [ 

Usine  de  Romainville.  ) 

6.2 

.8.9 

i  3I 

kg. 

10,50 

9,00 

kg. 

7.0 

3.00 

3.50 

kg. 

7,0 

.63 

.63 

15.75 

18,63 

15.13 

16,88 

17,50 

18,49 

20,38 

21,36 

i 

8  juillet  1908  J 
(gadoue  d’été),  s 

de  vitry.  )  Rejet  des  tamis  . . . 

Usine  d’issy .  1  g 

Usine  de  Saint-Ouen.  [ 

Usine  de  Romainville.  )  °  ■ 

(  eii 
[  ^60 

1  5.73 

9.3 

10,5 

13.95 

13.50 

5.0 

6,2 

2.50 

2!75 

3,10 

eis 

6.7 

.13 

,51 

26  janvier  1909  1 
(gadoue  d’hiver).) 

de  Vitry.  (  Rejet  des  tamis - 

Usine  i  Poudro . 

i'P 

Û 

^M5 

:  10.3 

1  8.0 

5.15 

h 

.74 

18,39 

15.36 

14.96 

de  Vitry.  )  Rejet  des  tamis - 

î  24.9 

7A 

1:20 

l’endant  longtemps  on  a  pu  se  contenter  de  mettre 
la  «  gadoue  »  à  la  disposition  des  agriculteurs,  qui  ve¬ 
naient  la  chercher  gratuitement  ou  moyennant  de  faibles, 
subventions. 

C’est  qu’en  effet  les  ordures  ménagères  constituent  un 
excellent  engrais  et  leur  valeur  à  cet  égard  est  loin  d’être 
négligeable.  Les  évaluations  faites  par  les  divers  auteurs 
varient  en  général  de  6  à  12  francs.  M.  Mazerolle,  ingé¬ 
nieur  de  la  première  section  de  la  voie  publique  de  la  Ville 
de  Paris,  donne  à  ce  sujet,  dans  un  rapport  soumis  au 
Conseil  municipal,  des  cluffres  intéressants,  résultant 
d’analyses  faites  par  le  laboratoire  municipal. 

11  arrive,  pour  la  valeur  de  la  gadoue  desséchée  comme 
engrais,  aux  chiffres  indiqués  dans  le  Tableau  I,  en 
prenant  comme  prix  unitaires  les  prix  moyens  des  diffé¬ 
rents  principes  fertilisants  dans  les  divers  engrais  miné- 
reux  en  usage,  savoir  : 


Azote .  I  fr.  50  le  kilogramme. 

Potasse .  O  fr.  50  — 


Acide  phosphorique. .  o  fr.  375  — 

La  valeur  intrinsèque  de  la  gadoue  desséchée  est  donc 


Malgré  cela,  les  agriculteurs  dédaignent  de  plus  en  plus 
cet  engrais.  Div’ers  essais  ont  été  faits  pour  tenter  de  le 
remettre  en  faveur. 

On  a  d’abord  essayé  de  trier  les  ordures  ménagères 
pour  les  débarrasser  des  vieilles  ferrailles,  tessons,  etc., 
puis  de  les  broyer  pour  les  rendre  plus  homogènes. 

La  première  usine  de  broyage,  installée  à  Saint-Ouen 
par  la  Société  des  Engrais  complets,  a  réussi  à  écouler 
ses  produits  dans  des  conditions  satisfaisantes.  Mais  il 
n’en  a  plus  été  de  même  lorsque  deux  autres  usines  de 
broyage  ont  été  créées  à  Issy-les-Moulineaux  et  Romain- 
ville  :  l’augmentation  de  la  production  a  rendu  la  vente 
très  difficile. 

Un  nouveau  progrès  a  été  réalisé  par  une  autre  so¬ 
ciété,  la  Société  des  Engrais  organiques,  en  tamisant  les 
matières  après  broyage,  de  manière  à  obtenir  un  produit 
nommé  poudra,  et  qui  a  l’aspect  du  terreau. 

,  Mais  le  poudro  lui-même  se  vend  mal,  depuis  que  les 
antres  usines  se  sont  mises  également  à  le  fabriquer. 

Malgré  les  progrès  réalisés,  la  gadoue,  même  à  l’état 
de  poudro,  n’a  que  des  débouchés  insuffisants,  et  sou 


Tableau  II. 


a  eu  Ueu. 

PÉRIODE 

de 

T 

de 

ressai. 

PRESSION 
de la vapeur 

PROPOR- 

decUnkers 
ou  cendres. 

QUANTITÉ 

produite 
par  kg. 
de  gadoue 
brûlée. 

OBSERVATIONS. 

Été . 

29  juillet  1907. 

heures. 

6,45 

8 

kilogr. 

kilogr. 

Mise  en  marche  des  fours,  rendement  pro- 

8  août  1907. . . 

W 

.  0.892 

gressif  dû  à  réchauffement  des  maçon- 

Saint-Ouen. 

1 

1  Hiver...! 

20  déo.  1907. . . 

21  déc.  1907. . . 

îo 

11.75 

11.75 

ï!i7  ' 
1.13  ! 

Été . ! 

Hiver  ! 

18  août  1908.. . 

19  août  1908.. . 
30  janv.  1908.. 

7 

m  7 

8 

10.2  à  10,8 

11.5  1 

20.8  “/o 

17,5  »/o 

o,gi3 

i»390 

Mauvais  tirage  de  la  cheminée. 

31  janv.  1908. . 
i>'r  fév.  1908. . 

!  25“/o 

1 

1 

1,071 

0,842 

Une  partie  des  gaz  a  été  déviée  parles 
by-pass. 

Vitry . 

Hiver...] 

3  fév.  1909 . , . 

7.30 

5.48  ( 

1  21.4% 

l.8i  1 

Essais  faits  par  lè  rejet  des  tamis,  après 

4  fév.  1909. ..  i 

7.30 

6,34 

1,86  ' 

1  séparation  du  pou^o. 

1 

—  175  — 


-  VI  - 


-  VII  - 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE  {Suite) 


emploi  agricole  se  restreint  sans  cesse,  sans  doute  en 
raison  de  la  concurrence  des  engrais  minéraux  et  de 
riiostiliié  des  communes  contre  les  dépôts  de  gadoue. 

Aussi  est-on  conduit  à  chercher  à  utiliser  d’autres 
propriétés  des  ordures  ménagères. 

En  Amérique,  on  les  a  quelquefois  traitées  pour  ex¬ 
traire  les  corps  gras  qu'elles  contiennent.  Aucun  essai  n’a 
été  tenté  dans  ce  sens  en  France,  où  la  composition  de  la 
gadoue  se  prêterait  du  reste  moins  bien  à  ce  traitement. 

Mais  on  peut  tirer  parti  des  ordures  ménagères  comme 
combustible.  Dans  des  fours  spéciaux,  convenablement 
aménagés,  avec  tirage  forcé,  on  arrive  non  seulement  à 
les  faire  brûler  d’une  manière  assez  complète  pour  (ju’il 
ne  se  produise  à  peu  près  aucune  fumée,  mais  encore  à 
utiliser  la  chaleur  produite  pour  le  chauffage  de  chau¬ 
dières  :  la  quantité  de  vapeur  produite  n’est  pas  négli¬ 
geable  :  elle  peut  atteindre  et  même  dépasser  le  poids  de 
la  gadoue  brûlée. 

Des  fours  ont  été  installés  dans  les  usines  de  broyage 
de  la  Ville  de  Paris  pour  détruire  les  ordures  ménagères 
que  l’on  ne  pouvait  vendre.  Des  essais  faits  dans  ces  di¬ 
verses  usines  ont  donné  les  résultats  suivants,  que  nous 
empruntons  également  au  rapport  de  M.  Mazerolle 
(voir  Tableau  H): 


Les  essais  de  laboratoire  ont  donné  les  résultats  sui¬ 
vants,  qui  font  ressortir  une  puissance  calorifique 
moyenne  de  2  à  3  calories  par  gramme  de  matière  dessé¬ 
chée,  la  gadoue  d’hiver  étant  plus  riclie  à  ce  point  de  vue 
que  celle  d’été  (voir  Tableau  III). 

Il  semble  que  la  destruction  des  ordures  ménagères 
Pjir  le  feu  puisse  être  considérée  commeleprocédédel’ave- 
nir.  11  est  d’ailleurs  appliqué  sur  une  vaste  échelle  en 
Angleterre,  où  il  est  pratiqué  dans  toutes  les  grandes  villes; 
en  Allemagne,  à  Hambourg,  Francfort,  Kiel,Wiesbaden; 
en  Autriche,  à  Brunn,  Fiume;  en  Belgique,  à  Bnixelles, 
Ixelles;  en  Suisse,  à  Zurich.  Il  commence  également  à  se 
généraliser  en  France. 

Les  hygiénistes  ne  peuvent  que  s’en  réjouir,  et  les 
agriculteurs  auraient  mauvaise  grâce  à  s’en  plaindre, 
puisque  c’est  leur  dédain  pour  cet  engrais  fort  riche,' 
qui  oblige  à  chercher  d’autres  débouchés. 

C’est  malheureusement  une  mesure  très  onéreuse,  la 
manutention  et  le  chargement  de  la  gadoue  dans  les  fours 
nécessitant  des  dépenses  de  main-d’œuvre  fort  élevées. 
Ces  dépenses  peuvent  être,  il  e.st  vrai,  atténuées  par 
l’utilisation  de  la  vapeur  produit-^.  Il  est  telles  villes 
d’Angleterre  où  la  force  motrice  employée  pour  le  fonc¬ 
tionnement  des  tramways  électriques  n’a  pas  d’autre 
origine. 

A  Paris,  l’incinération  est  déjà  appliquée  sur  une  assez 
vaste  échelle,  puisque,  en  igeg,  il  a  été  brûlé  : 


A  l’usiiie  de  Saint-Ouen .  32.417  tonnes. 

—  de  Romainville .  29.537  — 

—  d’Issy .  3S.1.ÎS  — 

Soit  au  total .  100. 112  tonnes. 


l’usine  d’Issy,  où  la  vente  des  gadoues  broyées  est  la 
moins  rémunératrice,  la  Société  des  engrais  complets 
utilise  la  vapeur  produite  par  l’incinération  des  ordures 
à  la  ])roduction  d’énergie  électrique,  qu’elle  vend  à  la 
Société  Westinghouse  au  prix  de  42  millimes  le  kilowatt¬ 
heure.  Une  tonne  de  gadoue  pouvant  jiroduire  60  kilo¬ 
watts-heure  disponibles,  la  recette  correspondante 
serait  2  fr.  52  par  tonne,  chilïre  suffisant  pour  couvrir  les 
déiienses  d  ’incinération. 

Ihins  l’avenir,  l’utilisation  des  gadoues  comme  com¬ 
bustible  paraît  appelée  à  .se  généraliser  à  Paris.  D’après 
un  vaste  programme  actuellement  en  cours  de  réali¬ 
sation,  une  nouvelle  usine,  exclusivement  incinératoire, 
serait  créée  à  Gennevilliers  et  aurait  une  puissance 
continue  de  i  000  kilowatts.  Concurremment  avec  l’usine 
de  Saint-Ouen,  elle  fournirait  tout  au  moins  une  partie 
de  l’énergie  nécessaire  pour  alimenter  les  usines  de 
refoulement  d’eaux  d’égout  à  Colombes  et  à  Clichy. 
Les  usines  de  Romainville  et  d’Ivry  assureraient  le  fonc¬ 


tionnement  des  usines  d’eaux  de  rivière  de  Ménilmontant 
et  d’Austerlitz. 

On  espère  que  cette  utilisation  de  l’énergie  produite 
viendra  atténuer  d’une  manière  sensible  les  sacrifices 
financiers  considérables  que  la  Ville  de  Paris  est  obligée 
de  consentir. 

Malheureusement,  la  destruction  des  ordures  ména¬ 
gères  par  le  feu  n’est  que  partielle,  car  il  reste  comme 
résidu  de  la  combustion  une  proportion  très  élevée  de 
cendres  plus  ou  moins  scorifiées  ou  clinkers,  environ  moitié 
du  poids  de  la  gadoue  brute,  dont  l’évacuation  est  souvent 
difficile,  lorsqu’on  ne  dispose  pas  de  décharges  à  proximité. 

On  a,  il  est  vrai,  cherché  à  utiliser  le  clinker,  notam¬ 
ment  pour  la  fabrication  de  briques,  de  dallages  de 
trottoirs,  etc.,  mais  il  s’agit  toujours,  non  d’emploLs 
rémunérateurs,  mais  de  procédés  généralement  onéreux 
:  pour  se  débarrasser  de  produits  gênants. 

Quoi  qu’il  en  soit,  il  semble  qu’une  usine  d’inciné¬ 
ration  puisse  se  suffire  à  elle-même,  à  la  condition  de 
vendre  son  énergie,  et  n’entraîner  aucune  dépense  de 
traitement  ;  mais  c’est  là  tout  ce  que  l’on  peut  espérer 
actuellement  du  moins;  et  il  ne  faut  pas  oublier  que, 
même  ainsi,  l’incinération  reste  plus  onéreuse  que  la 
vente  comme  engrais,  car  celle-ci,  lorsqu’elle  peut  être 
réalisée,  est  une  source  de  bénéfices  et  vient  atténuer  les 
frais  de  collecte  et  de  transport  des  ordures  ménagères, 
qui,  dans  les  grandes  villes,  sont  fort  élevés. 


Tableau  III. 


—  l’in  — 


VIll  — 


Archives  des  Maladies  du  Cœur 

DES  VAISSEAUX  ET  DU  SANG 

I-UIILIÉES  SOUS  LA  DIRECTION:  d U  D‘'  H.  VAQUEZ  SaintTnto^^^^ 

1“"'  Ch.  LAUBRY  Ch.  AUBERTIN 

ESMEiN  ASïuirliri;:!;:  clerc  „A‘ïïitfcis. 

SECRETAIRE  DE  LA  RÉDACTION  1  Jean  HEITZ  l^S^iïriÆ 

Il  paraît  chaque  mois  un  numéro  de  60  pages  grand  in-8,  illustrées  de  figures. 
Abonnement  annuel  :  FRANCE .  ISfr,  /  ETRANGER .  (7  fr. 

MÉMOIRES  ORIGINAUX  PUBLIÉS  EN  1910 
CLERC  et  ESMEIN.  —  La  pulsation  œsophagienne  chez  l'homme.  |  FIESSINGER.  —  L’antiferment  protiSolytique  du  sérum. 


RIEUX.  -  L'hématopoicse. 

l’ETREN  et  BERüMARK.  —  L'œdème  aigu  du  poumon  avec 
hypertension  artérielle  paroxystique. 

SE2ARY.  —  Pression  artérielle  et  glandes  surrénales  chez  les 
tuberculeux. 

SAVY.  —  Tachycardie  paroxystique  et  médication  vomitive. 

TROISIER.-  l,a  diffusion  dc.s  sels  globulaires  et  l'hémolyse. 

VVYBAUW.  -  La  pression  artérielle  à  l’état  normal  et  à  l'état 

sXlIRAzflâ.  —,  Plasmodies  du  paludisme. 

BARIÉ  et  CLERET.  —  Syndrome  de  Stokes-Adams  à  crises 
paroxystiques,  avec  rythme  bicouplé. 

GlROUX.  —  Sclérose  et  athérome  de  l’artère  pulmonaire. 

LEIIRET.  —  Ictère  hémolytique  du  nouveau-né. 

UCTTINGER.  —  Les  anémies  et  les  processus  leucolytiques  au 
cours  du  traitement  radiothérapique. 

BORY.  -  Les  réactions  du  tissu  élastique  des  artères. 

HERING.  —  Sur  les  troubles  fonctionnels  qui  dépendent  des 
systèmes  musculaires  spécifiques  du  cœur. 

[’ROIN.  —  Hématolyse  in  vivo. 

KOY.  —  Ectopie  cardiaque  par  malformation  sternale. 

RIEUX,  SAVY,  GOURION.  —  Leucémie  aigué  du  type  myéloïde. 

PLETNEW.  —  Modifications  cardio-vasculaires  sous  l’influence 
des  bains  artificiellement  chargés  d’acide  carbonique. 


SABRAZÉS.  —  Examen  des  neutrophiles  du  sang  circulant. 

TIXIER.  —  Forme  grave  de  rachitisme  et  syndrome  transite 
d’anémie  pseudo-leucémique. 

STIENON.  —  Altérations  pathologiques  des  cellules  gangli 
naires  du  cœur  humain. 

BRET  et  ROUBIER.  —  Sur  un  anévrysme  de  la  base  du  v 
tricule  gauche  coïncidant  avec  une  endocardite  pariétale 


SYLLABA.  —  Marche  de  la  maladie  de  Basedow. 

MENETRIER  et  TOURAINE.  -  Action  des  rayons  de  Rœntgen 
sur  le  sang  dans  le  diabète. 

LEWIS.  —  Fibrillation  des  oreillettes  et  extrasvstoles  ventri¬ 
culaires. 

PARIS  et  GIROUX.  —  Ictère  hémolytique  congénital. 

LESIEUR.  —  Coexistence  d’une  communication  interauriculairc 
et  d’une  anomalie  de  la  valvule  de  Thébésius. 

GOUGEROT  et  SALIN. —  Ictère  hémolytique  acquis  général  et 
purpura. 

WECHSELMANN  et  NICOLAI.  —  Action  du  606  sur  le  cœur, 


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Les  pièces  qui  côtoient  la  médecine,  la  folie  et  la  mort 
sont  monnaie  courante  au  grand  guignol.  Mais  le  plus 
souvent  le  médecin  n’y  joue  qu’un  rôle  épisodique.  Dans 
Sabotage,  drame  dû  à  la  collaboration  de  MM.  Hellem, 
Valcros  et  d’Estor,  le  médecin  tient  un  rôle  principal 
et  la  scène  nous  le  représente  en  train  d'opérer  un  mal¬ 
heureux  petit  enfant  atteint  du  croup,  que  le  sérum  n’a 
pu  soulager  complètement.  Voici  l’histoire  :  le  petit 
Chaigneau  est  atteint  du  croup  ;  et  l’asphyxie  fait  des 
progrès  ;  il  y  a  urgence  d’opérer  immédiatement  bien 
qu’il  soit  déjà  tard  dans  la  soirée.  Le  D'  Margy  fouille 
donc  la  gorge  du  petit  enfant  ;  mais  au  milieu  de  l’opé¬ 
ration  qui  se  déroulait  fort  bien,  l’électricité  s’éteint  : 
l’enfant  est  mort  quand  on  a  pu  trouver  une  bougie. 
C’est  le  père  qui,  dans  une  réunion  publique,  a  déterminé 
la  grève  des  électriciens.  Quand  il  rentre  en  triompha¬ 
teurs,  sa  joie  se  change  vite  en  un  désespoir  que  scandent 
les  cris  de  la  mère  et  les  reproches  du  médecin.  Les 
auteurs  ont  très  bien  composé  le  ijersonnage  du  médecin 
et  fait  représenter  avec  un  grand  souci  de  vérité  l’opé- 
tion  de  la  trachéotomie.  La  pièce  est  d’ailleurs  très  poi¬ 
gnante  et  a  obtenu  un  très  grand  succès. 

NOUVEAUTÉS.  -  CHOU-BLANC 

Chou-Blanc  vient  de  finir  sa  carrière  et  de  céder  la 
place  au  Zèbre  qui  méritera  aussi  les  honneurs  de  Paris 


Médical  puisqu’il  y  paraît  un  médecin  jouant,  plus  ou 
moins  au  guérisseur.  Dans  Chou-Blanc,  l’excellent  acteur 
Germain  représentait  un  apache  qui,  pour  se  soustraire 
à  une  situation  gênante,  se  faisait  passer  pour  docteur  et 
s’endormait  sur  la  poitrine  du  malade  qu’il  ausculte.  «  Ex- 
celsior  »  pour  montrer  la  vraisemblance  de  cette  situa¬ 
tion  plaisante  qui  pouvait  paraître  un  peu  forcée  rappelle 
l’anecdote  suivante  : 

«  Environ  un  an  avant  sa  mort,  le  professeur  Potaiii 
avait  été  appelé  au  chevet  d’un  malade,  bon  bourgeois 
tranquille,  qui  souffrait  d’une  mauvaise  bronchite. 

Le  médecin  demanda  à  être  seul  avec  son  malade,  et 
se  mit  en  devoir  de  l’ausculter,  lui  demandant,  comme 
les  praticiens  font  souvent  en  pareil  cas,  de  compter 
à  haute  voix. 

Derrière  la  porte,  l’épouse  alarmée  s’étonna  de  la 
longueur  de  cette  consultation  et  après  une  attente 
inusitée  entra. 

Elle  trouva...  le  bon  docteur  endormi  sur  la  poitrine 
de  son  client  I 

Et  celui-ci,  le  pauvre,  comptait  toujours... 

Il  en  était  à  427...  428...  » 

Les  mânes  du  professeur  Potain  nous  pardonneront 
de  rapporter  cette  petite  histoire,  inventée  sans  doute 
de  toutes  pièces...  mais  on  lui  en  a  tant  prêtées  de  son 
vivant,  qu’elles  ne  doivent  pas  s’offusquer  si  on  eu 
ajoute  quelques  unes  aujourd’hui. 

SPEÇTATOR. 


CURIOSITES 


Un  cas  de  conception  survenue  dans  des  circonstances 
extraordinaires. 

Ce  cas  concerne  une  femme  de  vingt-huit  ans,  mariée 
depuis  cinq  années,  et  qui  n’avait  pas  eu  d’enfants  jus¬ 
qu’alors.  A  l’âge  de  six  ans,  elle  avait  été  renversée  par 
une  voiture.  Une  des  roues  l'avait  blessée  au  talon  droit, 
puis,  s’engageant  entre  les  deux  cuisses,  elle  s’était  arrê¬ 
tée  au  moment  d’atteindre  la  partie  inférieure  du  tronc, 
l’endant  trois  mois  la  victime  de  cet  accident  avait  dû 
garder  le  lit,  en  proie  à  la  fièvre,  et  pendant  les  quatre 
premières  semaines  elle  était  restée  sans  connaissance. 
Une  fois  levée,  elle  récupéra  l’usage  de  ses  jambes,  comme 
si  de  rien  n’était.  Elle  ne  se  plaignait  plus  de  rien  ;  elle 
urinait  sans  difficulté,  seulement  le  jet  se  dirigeait  laté¬ 
ralement  vers  la  gauche.  Elle  avait  été  réglée  pour  la  pre¬ 
mière  fois  à  l’âge  de  quatorze  ans  ;  elle  s’était  mariée  à 
l’âge  de  vingt-trois  ans.  Son  mari  déclara  que  les  rapports 
conjugaux  n’avaient  jamais  eu  lieu  nonnalement,  du  lait 
de  l’ahsence  d’un  •l’agin  chez  la  femme.  Dans  ces  condi¬ 
tions,  les  deux  époux  avaient  considéré  la  survenance 
d’une  grossesse  comme  une  éventualité  irréalisable.  Or, 
la  femme  ayant  été  prise,  à  l’improviste,  de  douleurs 
pareilles  à  celles  de  l’accouchement,  se  décida  à  se  rendre 
à  Dresde,  dans  le  service  d’accouchement,  où  on  reconnut 
sans  peine  qu’elle  était  enceinte  et  en  plein  travail.  On  se 
rendit  compte  également  de  l’absence  d’une  vulve  et 
d’une  entrée  vaginale.  A  la  place  de  la  vulve,  se  voyait 
une  grande  cicatrice  radiée,  allant  de  la  symphyse  jus¬ 
qu’au  périnée.  On  ne  découvrait  pas  non  plus  de  méat 
urétral.  Au  niveau  du  tiers  inférieur  de  la  cicatrice  et  à 
gauche,  existait  une  petite  ouverture,  livrant  accès  à  une 
bougie  urétrale  et  par  laquelle  venait  sourdre  un  liquide 
rougeâtre,  floconneux.  Une  sonde,  mtroduite  dans  cette 
ouverture,  pouvait  pénétrer  jusqu’à  une  profondeur  de 
19  centimètres,  et  atteindre  l’utérus.  Sans  doute  la  vessie 
communiquait  avec  ce  canal,  qui  allait  en  se  dilatant  un 
peu,  de  bas  en  haut. 

Pour  délivrer  cette  femme,  on  dut  pratiquer  l’opéra¬ 


tion  césarienne.  On  mit  au  monde  un  enfant  vivant  et 
bien  constitué.  En  somme,  chez  elle,  les  spermatozoïdes, 
IX)ur  atteindre  la  cavité  utérine,  avaient  dû  traverser  un 
canal  étroit,  d’une  longeur  de  19  centimètres,  et  faire 
preuve,  ainsi,  d’une  vitalité  extraordinaire. 

(Revue  internationale  de  clinique  et  de  thérapeutique.). 


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C’osfc  avec  ces  granules  qu’ont  été  faites  les  observations  discutées  ô  l’Académie  en  1889*,  elles 
prouvent  queâù  4  par  jour  donnent  une  diurèse  rapide,  relèvent  vite  le  cœur  affaibli,  dissipent 
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(grfjr  de  l’i^eadèmlt  de  ,Uédeelni  pour  "^trophsptas  et  i^tiophanUae",  (Médaille  d'ifir  ^xpos  onlr  iSOO. 


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—  veux  et  la  Tuberculose  osseuse  Infantile.  — 


—  XI  — 


NECROLOGIE 


LOUIS-GABRIEL  SIMON 


La  jeune  génération  médicale  de  nos  hôpitaux  parisiem 
est  douloureusement  frappée.  Louis  (îahriel  Simon  meurt 
à  trente-quatre  ans,  terrrassé  pi 
rapide  maladie  que  les  soins  les  plus 
dévoués  de  ses  amis  n’ont  pu  enrayer 
Lu  lui  disparaît  l’im  de  ceux  sm 
lesquels  on  pouvait  fonder  les  plu.' 
légitimes  espoirs  :  il  emporte  les  re 
grets  de  tous  ceux  qui  l’ont  co:inu. 

Si  sa  modestie  cpii  le  portait  trop 
.souvent  à  s'efïacer,  si  les  hasards 
si  fréquemment  injustes  des  conci 
Tout  empêché  de  remporter  tou.“ 
succès  dont  il  était  digne,  ceux 
travaillent  connaissaient  les  sol 
qualités  de  ce  chercheur.  Kxj 
mentateur  habile,  Iiistologiste 
il  avait  auprès  de  son  maîtn 
I)rofes.seur  Roger,  avec  lui,  j 
M.  Marcel  Garnier,  élucidé  bien  des 
problèmes  de  physiologie  et  de  pathologie  digestive 
ou  d'hématologie  :  tout  récemment  il  s'attachait  à 
l’étude  de  la  tuberculose  et  apportait  des  constata¬ 
tions  neuves.  Avec  M.  Guinon,  dont  il  était  depuis  plu¬ 
sieurs  années  le  collaborateur  assidu  à  l’hôpital  Bre- 


,  il  avait  su  mener  à  bien  de  nombreux  t 
e  pathologie  infantile  :  c’est  comme  i 
diatre  qu’il  a  donné  son  déni 
article  à  /Vois  médical.  L’an  déni: 
il  avait,  avec  M.  Castaigne,  c 


une  importante 
maladies  du  foie 
l’enfant.  Sou  e.sp 

science  dounaieii 


lographie 
t  des  reins 


lair  et  métho- 

un  caractère  de  solidité  et  de  probité 
scientifique  qui  montre  bien  ce  ([u’il 
serait  devenu  si  sa  carrière  n’avait  été 
brusquement  brisée,  lit  .ses  amis 
savent  aussi  tout  ce  qui  se  cachait 
de  bonté  et  de  dévouement  sous  une 
apparente  réserve  et  le  charme  que 
sou  intelligence  vive  et  ouverte,  .son 
coeur  fidèle  donnaient  à  rintimité  de 
sa  vie.  S’il  est  pour  les  siens  une  coi  • 
solation  c’est  bien  runanimité  des  regrets  que  sa  mort 
provoque;  c’est  aussi  la  certitude  que,  comme  médecin  et 
comme  savant,  il  a  utilement  rempli  les  trop  courtes 
années  qu’il  a  vécues. 

Pierre  LKRKnmn.l.HT. 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


Traité  pratique  de  Pathologie 
exi  tique  de  Grall  et  Clarac, 
fascicule  II,  —  Parapaludisme 
et  fièvres  des  pays  chauds, 

par  Gouzien,  Grall,  igii,  i  vol. 
gr.  in-8  de  .480  pages  avec  figures, 
12  fr.  J. -U.  Baillière  et  fils,  Paris. 

Le  jiremier  volume  du  Traite  de 
Pathologie  exotique  concernait  uni- 
<iuement  l'étude  du  Palmiisme  ;  le 
tome  II  est  consacré  au  Parapalu- 
ilisine  et  au.x  fièvres  des  pays 
chauds.  Nous  voyons  tout  d’abord 
une  remarquable  étude,  due  à 
M.  Gouzien,  sur  la  fièvre  bilieuse 
hémoglobinuriiiue,  dont  l’étiologie 
et  la  pathogénie  ont  été  jusqu’ici 
l’objet  de  si  nombreuses  discussions  ; 
des  développements  du  plus  haut 
intérêt  abondent  sur  cette  question. 
Après  un  chapitre  sur  la  fièvre  à 
vomissements  noirs,  M.  Grall  expose 
les  accidents  nerveux  du  paludisme, 
puis  les  fièvres  climatiques.  Après 
des  études  sur  l’insolation  et  le  coup 
de  chaleur,  puis  sur  la  Ticke  Fever, 
le  typhus  récurrent  de  nos  pqs- 
sessions  indo- chinoises,  signalons 
l’exposé  brillant  des  Kala-Azar  par 
le  Dr  Lebeuf.  Ce  volume  se  termine 
par  un  sujet  d’actualité,  la  lièvre  de 


Malte,  qui  sort  aujourd’hui  de  ses 
domaines  et  vient  faire  des  incur¬ 
sions  inquiétantes  sur  notre  terri- 

Les  matières  étudiées  dans  ce 
volume  sont  des  plus  intéressantes: 
elles  ont  ôté  traitées  par  des  savants 
dont  la  compétence  n’est  pas  à  discu¬ 
ter  :  les  descriptions  qu’ils  en 
donnent  sont  vécues.  Aussi  la  lec¬ 
ture  n’en  est-elle  ipie  plus  atta¬ 
chante  ;  souhaitons  à  cette  nouvelle 
collection  le  succès  qu’elle  mérite. 

C.  Douter. 

Traité  chirurgical  d’ Urologie, 
par  Félix  Legueu,  professeur 
agrégé  à  la  F'aculté  de  médecine 
de  Paris,  chirurgien  de  l’hôpital 
I-aennec.  Préface  <le  M.  le  Pro¬ 
fesseur  Guyon,  membre  de  l’Ins¬ 
titut,  1911, 1  fort  vol.  in-8  jésusde 
VIII-13S2  pages,  avec  708  gra¬ 
vures  ilont  .(5  en  couleurs  hors 
texte,  cartonné,  qo  fr.  (Félix 
Alcan,  éditeur). 

Dans  cet  ouvrage  l’auteur  a  basé 
sa  classification  sur  les  grands  pro¬ 
cessus  morbides  :  la  tuberculose, 
Vinjection,  la  lithiase,  qui  évoluent 
dans  l’appareil  urinaire  et  y  mul¬ 


tiplient,  suivant  des  règles  toujours 
égales,  leurs  diverses  localisations. 

Ils  constituent  la  division  de  son 
livre  comme  ils  se  partagent  la 
pathologie  de  l’appareil  urinaire.  Il 
les  passe  successivement  en  revue 
en  des  chapitres  distincts  et  a  pu 
ainsi  tracer.pour  chaque  maladie,  un 
tableau  d’ensemble  de  scs  voies 
d’entrée,  de  son  évolution,  de  ses 
extensions,  et  étudier  ses  localisa¬ 
tions  succe.ssives  dans  l’ordre  où 
elles  se  produisent. 

M.  Legueu  a  mis  cet  ouvrage  au 
courant  de  la  littérature  et  des 
dernières  acquisitions  de  la  science. 
Il  a  donné  à  la  cliniipie  et  à  la  thé- 
raiieuthpie  une  importance  considé¬ 
rable,  ne  (lerdant  jamais  de  vue 
cette  idée  directrice  <iu’un  ouvrage, 
même  théorique,  n’a  d’autre  but 
ipie  d’appremlre,  de  faciliter  et  de 
perfectionner  le  dia-gnostic  et  le 
traitement  des  maladies.  En  ce  (pii 
concerne  la  technique  chirurgicale, 
il  développe  les  procédés  que  son 
expérience  lui  a  montrés  les  plus 
simjiles  et  les  meilleurs,  insistant 
beaucoup  plus  sur  les  résultats  et 
les  indications  opératoires  que  sur 
des  procédés  surannés  ou  non  encore 
éprouvés.  A.  Schwartz. 


—  181 


—  XI  ] 


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—  XY  — 


LA  MEDECINE  AU  PALAIS 


Exercice  illégal  de  la 
médecine. 

Depuis  un  certain  temps  déjà, 
la  Jurisprudence  semble  appliquer 
d'une  façon  plus  sévère  les  textes 
relatifs  aux  conditions  de  l’exercice 
de  la  médecine  et  les  parquets  de¬ 
mandent  plus  souvent  aux  tribunaux 
de  protéger  les  médecins  contre  les 
irréguliers  de  toutes  sortes  qui  sem¬ 
blent  un  danger  incessant  pour  la 
société  souffrante. 

La  dixième  chambre  correction¬ 
nelle  du  Tribunal  de  la  Seine  paraît 
avoir  fait  un  pas  de  plus  dans  cette 
voie,  en  rendant  le  ii  novembre  der¬ 
nier  un  jugement  fort  intéressant. 

M.  Jean  M . ,  médecin  gymnaste 

suédois,  poursuivi  pour  exercice  illé¬ 
gal  de  la  médecine,  fut  condamné 
à  loo  francs  d’amende  par  un  juge¬ 
ment  motivé  qui  retint  à  la  charge 
de  l’inculpé  :  i®  Le  fait  d’avoir 
examiné  ses  visiteurs  et  de  les 
avoir  renvoyés  à  un  autre  médecin 
quand  il  les  trouvait  malades.  2®  Le 
fait  de  se  dénommer  sur  ses  cartes 
«  médecin  gymnaste  suédois  "  »  en 
indiquant  ses  heures  de  consultations. 

L’article  i6  de  la  loi  du  30  no¬ 
vembre  1892  dans  son  premier  para¬ 
graphe  dispose  que  «  toute  personne 
qui  -prend  part  habituellement  ou  par 
direction  suivie  au  traitement  dos 
malades,  sauf  les  cas  d’urgence  et  sans 
être  dans  les  conditions  légales, 
exerce  illégalement  la  médecine  ». 

M.  M .  n’était  pas  dans  les 

conditions  légales  stipulées,  puis¬ 
qu’il  n’était  pas  muni  du  diplôme 
nécessaire  ;  d’autre  part  l’élément 
d’habitude  constitutif  du  délit  était 
démontré  par  les  heures  de  consul¬ 
tations  et  Taveu  de  l’inculpé.  Mais 
pouvait-on  dire  qu’il  y  avait  ;trai- 
tement  des  malades  puisque  l’inculpé 
les  renvoyait  à  un  médecin? 

Le  tribunal  n’a  pas  hésité  pour 
répondre  par  l’affirmative  et  c’était 
là  le  point  délicat. 

Nous  sommes  loin  des  timides 
revendications  de  M.  le  doyen 
Brouardel  qui  voulant,  en  1892,  dé¬ 
finir  le  B  traitement  »  se  contentait 
de ;^l’explication  de  Littré:  «  Ma¬ 
nière  de  conduire  une  maladie  à 
1  effet  de  la  guérir  ou  d’en  diminuer 
les  dangers,  calmer  les  souffrances 
qu’elle  cause,  dissiper  les  suites 
qu’elle  peut  avoir  »  (Sénat,  7  avril 
1892).  En  vain  plus  tard  M.  le  Doyen 
Debove  voulait-il  trouver  dans  le 
diagnostic,  le  pronostic  et  la  pro-' 
phylaxie  trois  termes  juridiques 
nécessaires  et  suffisants  du  «  trai¬ 
tement  »,  la  Ojur  de  Cassation  exi¬ 
geait  pour  qu’il  y  ait  défit  «  un  acte 
de  thérapeutique  » . 


Cela  était  fort  inquiétant,  car  un 
diagnostic  peut  exiger  l’usage  d’ins¬ 
truments,  de  rayons  X,  d’électrici¬ 
té...  toutes  choses  fort  dangereuses 
dans  des  mains  inexpérimentées, 
conduites  par  un  esprit  plus  ou 
moins  mercantile.  Les  moyens  de 
cure  réservés  au  «  traitement  médi¬ 
cal  »  semblaient  donc  limités  aux 
anesthésiques,  injections  hypoder¬ 
miques,  opérations,  pansements,  ré¬ 
ductions. 

Mais  heureusement,  en  décembre 
1900,  la  Cour  suprême  rendit  un 
arrêt  condamnant  les  magnétiseurs 
et  sembla  faire  rentrer  dans  le  »  trai¬ 
tement  »  tous  les  agents  psycho  ou 
physiothérapiques  (massotliérapie, 
électrothérapie,  hydrotlxéràpie,  mé- 
canothérapie,  photothérapie,  radio¬ 
thérapie,  et  même  l’orthopédie). 

Bien  entendu,  aucun  diplôme 
n’est  exigé  des  aides,  gardes,  infir¬ 
miers,  électriciens,  masseurs,  qui 
sous  la  direction  immédiate  du  mé¬ 
decin  assurent  l’exécution  maté¬ 
rielle  de  l’acte  médical,  encore  bien 
la  présence  du  médecin  est-elle 
nécessaire  dans  les  cas  où  les  ins¬ 
tructions  ne  peuvent  être  ordonnées 
d’avance  ou  quand  le  fait  curatif 
demande  une  habileté  spéciale. 

Le  tribunal,  en  déclarant  «  que 
l’inculpé,  en  faisant  un  diagnostic 
réservé  aux  seuls  docteurs  en  méde¬ 
cine,  avait  accompli  un  acte  médicaU, 
a  donc  interprété  le  texte  de  l’article 
16  dans  un  sens  bien  net  et  qui  ne 
manquera  pas  d’inspirer  aux  irrégu¬ 
liers  une  peur  salutaire  qui,  espérons- 
le,  sera  pour  eux  le  commencement 
de  la  sagesse. 

Le  15  novembre  dernier,  la 
dixième  chambre  correctionnelle  a 
condamné  à  100  francs  d’amende 
un  commerçant  parisien  qui  ven¬ 
dait  un  produit  spécial  pour  donner 
aux  yeux  un  éclat  langoureux. 

L’analyse  révéla  la  présence  d’a¬ 
tropine  et  le  tribunal  appliqua 
l’article  i®'’ de  l’ordonnance  du  8  juil¬ 
let  1850,  qui  règle  la  vente  des  sub¬ 
stances  vénéneuses  destinées  à  un 
autre  usage  qu’un  but  médical. 

Accident  au  cours  d’une 
obturation  dentaire. 

Le  16  novembre,  Mme  X...  assi¬ 
gnait  M.  B . .  chirurgien-dentiste, 

devant  la  cinqmème  chambre  du  tri¬ 
bunal,  en  paiement  de  dommages- 
intérêts.  Elle  prétendait  qu’au  cours 
d’une  obturation  dentaire  l’opéra¬ 
teur  aurait  cassé  la  pointe  d’un  tire- 
nerfs  ou  d’une  sonde  barbelée  et 
l’aurait  laissée  dans  la  racine  de  la 
dent,  ce  qui  lui  occasionnait  depuis 
de  violentes  douleurs.  Elle  appor¬ 


tait  à  l’appui  de  sa  demande  une 
radiographie  qui  révélait  la  présence 
d’un  corps  étranger.  Le  tribunal 
a  commis  le  D®  Sauvez  à  l’effet  de 
constater  la  présence  du  tire-nerfs, 
de  rechercher  l’époque  à  laquelle 
pouvait  remonter  cette  présence, 
et  de  déterminer  la  souffrance  et  le 
préjudice  causés  à  la  plaignante  par 
cet  accident. 

Coups  et  Blessures 
dans  une  maison  de  santé. 

La  neuvième  chambre  correction¬ 
nelle  a  eu  à  juger  une  double  affaire 
de  coups  et  blessures  intéressante 
par  les  parties  en  cause.  Le  parquet 

poursuivait  Mme  B .  et  Mme  M. 

E .  pour  leurs  violences  vis-à-vis 

du  D®  T . ,  directeur  d’une  mai¬ 

son  de  santé  des  environs  de  Paris, 
qui  s’était  porté  partie  civile  récla¬ 
mant  I  franc  de  dommages  et 
intérêts.  De  leur  côté  les  inculpées 
avaient  poursuivi  le  docteur  par 
voie  de  citation  directe.  Les  débats 
établirent  que  le  10  mars  dernier 
ces  deux  dames  s’étaient  présentées 
à  la  maison  de  santé  d’Epinay 

en  demandant  à  voir  Mme  M . , 

leur  sœur  et  leur  cousine,  qui  s’y 
trouvait  en  traitement.  Le  docteur 
s’y  refusa  de  peur  de  fatiguer  la 
malade,  et  d’accord  en  cela  avec 
M.  M . 

Ce  refus  occasionna  une  scène  vio¬ 
lente  de  la  part  des  visiteuses  et 

Mme  B . tirant  un  fouet  de  chien 

de  son  manchon,  en  frappa  le  doc¬ 
teur.  Pour  s’excuser,  elle  explique 
qu’elle  était  membre  protectrice  des 
animaux,  ce  qui  eut  le  don  d’amuser 
fort  l’auditoire.  A  l’audience,  Mme 

E . prétendit  qu’elle  s’était  de  son 

côté  servie  de  son  parapluie  non  pas 

pour  frapper  le  D®  T . .  mais  bien 

pour  se  défendre  contre  la  horde 
des  infirmiers  de  celui-ci  qui  l’au¬ 
rait  vivement  bousculée.  Le  note 
triste  de  l’affaire  fut  donnée  par 
Mme  M . .  la  malade  ;  sa  déposi¬ 

tion  prolixe  et  peu  claire  indiqua 
qu’elle  n’était  pas  encore  guérie  et 
fit  regretter  qu’un  article  du  Code 
ne  défende  pas  nettement  aux  alié¬ 
nés  de  témoigner  en  justice.  Des 
conclusions  en  ce  sens  avaient  été 

déiwsées  parle  D' T . .  combattues 

par  M®  Lagasse  et  repoussées  par 
le  tribunal. 

Finalement  le  jugement  condam¬ 
na  Mme  B . à  15  jours  de  prison 

avec  sursis  et  à  50  francs  d’amende, 
Mme  E...;.  à  50  francs  d’amende  et 
accorda  au  docteur  le  franc  de  dom¬ 
mages-intérêts  qu’il  demandait  à 
cliacune  de  ses  irascibles  visiteusess 


—  XVI  — 


lODALOSE 

6ALBRUN 


-  XVIIl  — 


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XIX  — 


POTAGES  FARINEUX 

(A.  Combe). 

Les  potages  sont  préparés  avec  dc.s 
farines  maltées.  Les  plus  usitées  sont  : 

i»  Les  crèmes  Knoor  :  d’orge, 
d’avoine,  de  riz,  de  froment,  de  maïs  ; 

2°  Les  crèmes  Maggi  :  orge,  avoine, 
riz,  etc.)  ; 

3»  Les  farineux  américains 
(Quaker-Outs,  Hornby,  Hole-Weat, 
Force,  iiarleyfood,  etc.  ; 

.(O  Les  semoules,  tapioca,  sagou, 
manioc,  riz  ; 

Les  farines  lactées. 

Ces  potages  sont  préparés  soit  à 
l’eau,  soit  au  lait  : 

a)  Potages  a  l’eait.  —  Ces 
farines  sont  cuites  à  l’eau  pendant 
20  à  30  minutes,  et  on  ajoute  du 
beurre  frais  au  moment  de  servir. 

b)  Potages  AU  lait.  — Ces  pot, âges 
se  font  comme  ci-dessus,  on  ajoute 
au  dernier  moment  un  cinquième 
à  la  moitié  de  lait  cru,  chauffé  à 
50  ou  60“. 

Plus  tard  on  peut  les  cuire  direc¬ 
tement  avec  le  lait  d’après  la  for¬ 
mule  suivante  : 

Faire  bouillir  2  décilitres  de  lait, 
y  ajouter  un  peu  do  sel.  D’autre 
part,  délayer  3  cuillerées  de  crème 
d’avoine,  d’orge  ou  de  riz  avec  un 
décilitre  de  lait  froid,  que  vous  versez 
dans  les  2  décilitres  de  lait  en  ébul¬ 
lition.  Laissez  cuire  25  minutes  à 
petit  feu.  Passez  le  potage  dans  une 
passoire  très  fine  et  servez. 

c)  Potages  aux  farines  lactées. 


DIÉTÉTIQUE 

—  Les  farines  lactées  Nestlé,  Ben- 
gersfood,  Mellinsfood,  Allen  Hon- 
burg,  Neuvestood,  la  Malzsuppe  de 
Relier,  les  «  idéal  flour  »  Bailly,  etc., 
sont  les  plus  employées. 

Une  à  quatre  cuillerées  à  soupe 
de  farine  pour  300  grammes  d’eau, 
faire  cuire  10  minutes.  On  peut 
ajouter  du  lait  après  la  cuisson. 

FARINES  DE  CÉRÉALES  ET  DE 
LÉGUMINEUSES  DIASTASÉES 

Le  Imbert  (Thèse  de  Paris), 
conseille  d’employer,  au  lieu  de 
céréales  ordinaires,  dont  la  prépa¬ 
ration  est  longue  et  peu  constante, 
un  mélange  (le  céréales  préparé  de 
la  façon  suivante  : 

Farine  de  gruau  de  blé ...  5  grammes. 

Farine  de  riz .  5 

Farine  d’orge .  3  — 

Farine  d’avoine  douce. . .  5  — 

Farine  de  maïs  rouge -  5  — 

Ce  mélange  est  bien  divisé  dans 
un  peu  d’eau  froide  pour  éviter  la 
formation  de  gnimeaux,  puis  jeté 
dans  un  litre  d’eau  bouillante. 
Après  une  cuisson  de  dix  minutes, 
on  ajoute  o  gr.  25  de  inaltine,  qui 
liquéfie  complètement  la  gelée  ob¬ 
tenue  par  refroidissement. 

La  tisane  ainsi  obtenue  est  d’une 
saveur  agréable,  légèrement  saline 
et  elle  est  fort  bien  digérée  par  les 
malades.  On  peut  en  donner  un  à 
deux  litres  par  jour  pour  un  adulte, 
et,  pour  les  enfants,  suivant  l’âge, 
de  un  demi-litre  à  un  litre,  soit  à  la 


tasse,  soit  au  biberon,  avec  ou  sans 
lait. 

Les  bouillies  peu  appétissantes, 
indigestes,  que  Ton  donne  habituel¬ 
lement,  peuvent  être  remplacées 
avantageusement  par  des  potages  de 
farines  de  légumes  et  de  céréales  : 
Farine  de  riz .  5  grammes. 


Farine  d’orge .  3  — 

Farine  de  maïs .  5  — 

Farine  d’avoine .  3  — 

F'arine  de  gruau  de  blé . . .  3  — 

Farine  de  fèves  de  marais.  3  — 

F'arine  de  pois  verts .  3 

Farine  de  lentilles  vertes .  3 

F'arine  de  haricots  verts. .  3 


(Environ  une  cuillerée  à  café  de 
chaque). 

Maltine  du  Codex  igo8  :  o  gr.  30, 

Eau  '  bouillante  ;  Q.  S.  pour  ob¬ 
tenir  230  centimètres  cubes  environ. 

On  fait  prendre  ce  potage  toutes 
les  deux  heures,  tantôt  coupé  avec 
son  volume  de  lait,  tantôt  avec  du 
bouillon  dégraissé.  ! 

Pour  un  adulte,  trois  potages  par 
jour  seront  une  bonne  alimenta¬ 
tion  dans  la  convalescence. 

Afin  d’obtenir  ensuite  un  aliment 
complet,  on  ajoute  un  oeuf  que  Ton 
émulsionne  dans  le  potage  chaud  au 
moment  de  s’en  servir.  , 

Pour  les  enfants,  il  y  aura  lieu 
de  donner  une  quantité  variable 
avec  Tâge.  Les  proportions  ci-dessus 
pourraient  suffire  au  début  d’une 
convalescence. 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


TRAITEMENT  MÉDICAL 
DE  LA  CALVITIE  VULGAIRE 

1»  Traitement  généra'. — -L’alopé¬ 
cie  séborrhéique  ou  calvitie  vulgaire 
réclame  un  traitement  général  visant 
la  cause  ordinairement  arthriticiue  ; 
hygiène  générale,  régime  diététique. 

2°  Traitement  local.  —  S’il  s’agit 
de  séborrhée  humide  : 

Soufre  précipité .  5  grammes. 

.•\cidc  salicyliqut' .  i  — 

Résorcine .  i  — 

Baume  du  Pérou .  i  - 

Vaseline .  50  ■ — 

F.  s.  a.  une  pommade  pour  fric¬ 
tions  locales  quotidiennes. 

Recourir  dans  la  suite,  à  la  lotion 
e.xcitante  de  l’hôpital  Saint-Louis  ; 
Ammoniaque  liquide  ....  8  c.  c. 

lîss.  de  térébenthine .  25/1  .jo  — 

Alcool  camphré  :  q.  s.  pour.  200  — 

Mêlez. 

S’il  y  a  du  pityriasis,  d’abord  le 
traiter  par  la  pommade  suivante  : 

Acide  pyrogallique -  I  gramme. 

Turbith  minéral .  2  / 

Axonge  benzoïnée  ....  10  — 

Huile  de  cade  vraie _  15  — 

Beurre  de  cacao .  15  — 

F-  s.  a.  (Sabouraud). 


Appliquer  un  peu  de  cette 
pommade  le  soir  au  coucher,  en 
massant,  pour  ainsi  dire,  pour  la 
faire  pénétrer,  quitte  à  détacher 
quelques  cheveux. 

Le  matin,  savonner  le  cuir  che¬ 
velu,  ou  le  dégraisser  à  l’aide  de 
tampons  d’ouate  hydrophile  imbibés 
du  mélange  suivant  : 

Benzine  rectifiée. - -  10  grammes. 

Éther  sulfurique .  30  — 

Alcool  à  90° .  30  — 

F.  s.  a.  une  solution,  à  éloigner  du 
feu,  surtout  quand  on  s’en  sert. 

On  peut  encore  remplacer  la  pom¬ 
made  soufrée  formulée  plus  haut, 
par  la  lotion  soufree  de  l’hôpital 
Saint-LouLS  : 

Soufre  precipiti^ .  10  grammes. 

Glycérine .  10  — 

Alcool  camphre .  20  — 

Eau. distillée .  100  — 


Dans  la  suite,  remplacer  la 
lotion  ci-dessus  par  la  suivante, 
pour  stimuler  et  dégraisser  le  cuir 
chevelu  après  des  savonnages  plus 
ou  moins  fréquents  : 

Ammoniaque . . .  5  grammes. 

Coaltar  saponiné .  25  — 


Teinture  de  jaborandi.  23  grammes. 

Alcool  à  90“  .  200  — 

(Sabouraud). 

Ou  bien  la  lotion  suivante  ; 

Coaltar  saponiné  . 

Teinture  de  quillav 

Alcool . 

Acétone . 

Nitrate  de  potasse 

Sublimé . 

Acide  acétique. . . . 

Ether  sulfurique . . 


Se  nettoyer  la  tête  d’abord  avec 
eau  et  savon.  Essuyer  et  employer 
la  friction  ci-dessus. 

(Sabouraud). 

S’il  y  a  séborrhée  sèche,  employer 
Tun  des  mélanges  suivants,  d’après 
Neumann. 

Acide  salicylique . 

Glycérine . 

Ou  bien  : 

Acide  salicylique . 

Baume  du  Pérou . 

Glyct-rine . 

Alcool . 

F.  s.  a.  une  lotion  : 


5  grammes. 
300  — 


. .  X  gouttes. 
(.Sabouraud). 


—  189  — 


-  XX  — 


CONTRE  LES  INSOMNIES 

LES  AFFECTIONS  _  ê  m  nnut  FiiO  MALADIES 

SPASMODIQUES  —  MENTALES 


Un  Nouveau  procédé  très  simple  et  très  précis 

POUR 

vAnalÿse  des  Urines 


l’ràscntt'os  sous  la  forme  d’éléKanls  portef(!uillos,  pou¬ 
vant  ôtro  facilement  mis  dans  la  jioclie,  ees  trousses  ren¬ 
ferment  les  tubes  et  ampoules  il  nlaetifs  nécessaires  pour 
chaque  opération  d’analyse.  Elles  permettent,  en  deux 
minutes,  avec  quelques  gouttes  d’urine,  d’ôtre  très  exacte¬ 
ment  lixé. 

Les  nombri'ux  méilecins  qui  en  ont  essayé  l’emploi  ont 
été  unanimes  à  faire  l’éloge  de  leur  commodité  et  de  leurs 
rigoureux  résultats,  'fout  d’abord,  au  cours  d’une  visite  ou 
d’une  consultation,  elles  donnent  au  praticien  la  facilité 
d’être  irnmédialement  renseigné  sur  la  eouqiosition  do 
l’urinn  et  de  pouvoir  instituer,  sans  plus  attendre,  la  thé¬ 
rapeutique  qui  convient.  En  outre,  elles  lui  rendent 
aisément  généralisables  les  analyses  urologiques,  demem 
rées  jusqu’ici  le  monopole  des  pharmaciens. 

D’autre  part,  en  raison  de  leur  utilisation  extrêmement 


simple,  l’achat  de  ces  trousses  sera  conseillé  avec  grand 
profit  aux  malades  eiix-mémes,  (pii  pourront  do  la  sorte  se 
rendre  compte,  aussi  souvent  qu’il  conviendra,  des  varia¬ 
tions  do  composition  de  leurs  urines.  Il  leur  sera  dés  lors 
loisible  de  surveiller  do  très  près  leur  alimenlation, 
do  contri'iler  l’inllucnee  de  tel  ou  tel  mets  sur  le  taux  de 
leur  sucre  ou  de  leur  albumine,  enfin  do  faire  appel  aux 
soins  médicaux  df's  (pie  ce  taux  aura  subi  une  élévation. 

Ces  Trousses  urologiques  apparaissent  donc,  à  tous 
égards,  comme  do  très  précieux  collaborateurs  pour  le 
médecin.  En  dehors  de  l’exactitude  absolue  du  leurs  résul¬ 
tats,  elles  présentent  encore  l’avantage  d’une  grande  modi¬ 
cité  de  prix  :  chaiiuo  analyse  revient  h  environ  0  fr.  2S. 

Ces  trousses  existent  sous  trois  modèles  différents  ; 

!•  TROUSSE  INDEX  “  La  Oosurine  ”,  destinée  à, 
rechercher  si  l’urino  renferme  ou  non  de  l’albumine  ou  du 

*’”2o*'trOUSSE  a.  “  La  Dnsurine  ”,  destinée  il  doser 
l’albumine  contenue  dans  l’urine  ; 

3»  TROUS  lE  D  “  L  I  Oosurinet  ”  destinée  à.  doser 
la  quantité  de  sucre  (glucose). 

Le  prix  de  chaque  trousse  est  de  .'i  francs  (franco  5  fr.  30). 
—  Ampoules  (le  renouvellement  ;  la  boîte  do  tO,  2  Ir.  50 
(franco  i  fr.  751  ;  la  hotte  de  20,  4  fr.  75  (franco  :  5  francs). 

'  —  Uemise  de  15  p.  100  il  M.\I.  les  médecins. 

Adresser  les  commandes  et  les  demandes  do  renseigne¬ 
ments  il  la  Société  LA  ÜO.SUR1NH.  10,  rue  Charlemagne. 


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POUR  INJECTIONS  HYPODERMIQUES 

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CATARRHES 
GRIPPES  JS  JS 
BRONCHITES 


Emulsion  Marchais 


PECOSV  XXO-CRflOSOXEX: 

ne  W.x  PARFAITEMENT  TOLÉRÉE 


NOUVELLES 


Nouvelle  Réglementation  du  Concours  de  médecin 
des  hôpitaux.  —  Article  premier.  —  Les  artic’es  ci- 
après  du  recueil  des  dispositions  réglementaires  concer¬ 
nant  le  service  de  .santé  sont  révisés  et  remplacés  par  les 
nouveaux  articles  dont  la  teneur  suit  ; 

Art.  iç)8.  —  Le  nombre  des  places  de  chirurgien, 
d’accoucheur,  d'ophtalmologiste,  d’oto-rhino-laryngo¬ 
logiste,  de  dentiste-adjoint  ou  de  pharmacien,  ne  peut 
excéder  trois  ])our  chaque  concours.  En  ce  qui  concerne 
les  médecins,  il  ne  peut  être  ouvert  par  an  qu’un  seul  con¬ 
cours  destiné  à  pourvoir  au  nombre  de  places  fixé  par  l’ad¬ 
ministration  suivant  les  besoins,  au  début  de  chaque  année. 

Art.  200.  . —  Le  Jury  du  concours  pour  les  places  de 
médecin  des  hôpitaux  se  compose  de  12  membres  : 
1 1  médecins,  i  chirurgien,  si  le  nombre  des  places  à  pour¬ 
voir  est  égal  ou  supérieur  à  3  ;  de  10 :  9  médecins  et 
I  chirurgien  si  le  nombre  des  places  est  de  2. 

Ces  membres  sont  pris  parmi  les  médecins  et  chirur¬ 
giens  des  hôpitaux  et  hospices,  en  exercice  et  honoraires 
ainsi  que  parmi  les  médecins  et  les  chirurgiens  des  hô- 
jiitaux  non  encore  titularisés  comme  chefs  de  service, 
mais  exerçant  leurs  fonctions  depuis  huit  années  à  compter 
du  premier  janvier  qui  aura  suivi  leur  nomination. 

Art.  201.  —  Les  épreuves  du  concours  pour  les  places 
de  médecin  des  hôpitaux  sont  réglées  comme  suit  : 

Épreuves  d’admissibilité 

i"  Une  épreuve  écrite  comportant  deux  compositions, 
l’une  sur  une  question  de  clinique,  l’autre  sur  une  ques¬ 
tion  d’anatomie  pathologique  et  de  bactériologie. 

Ces  deux  compo.sitions  sont  faites  le  même  jour  :  il 
est  accordé  quatre  heures,  la  première  heure  étant  tou¬ 
tefois  consacrée  à  la  reflexion  et  à  l’élaboration  du  plan 
des  compositions  définitives. 

Ces  notes  ne  peuvent  être  écrites  que  sur  un  cahier 
de  papier  de  couleur  spéciale  remis  aux  candidats  au 
début  de  la  séance.  Une  heure  après,  les  eandidats 
reçoivent  deux  cahiers  de  papier  de  couleurs  différentes  ; 
ils  ont  trois  heures  pour  rédiger  leurs  compositions. 

Les  compositions  devront  être  écrites  à  l’encre  et  ne 
porter  ni  signature  ni  signe  distinctif. 

L’anonymat  est  assuré  au  moyen  du  procédé  employé 
par  l’administration  pour  les  concours  administratifs. 

A  la  fin  de  la  séance,  après  avoir  inscrit  dans  l’angle  de 
la  copie  leur  nom  sur  lequel  ils  rabattent  la  partie  opaque 
gommée,  les  candidats  viennent  apporter  leur  brouillon 
et  leurs  compositions  au  membre  du  jury  surveillant  qui 
pointe  le  nom  du  déposant  sur  une  liste  dressée  par  ordre 
alphabétique  ;  les  copies  sont  placées  dans  des  boîtes 
scellées  ;  quant  aux  brouillons  ils  sont  mis  sous  scellés 
et  détniits  par  les  soins  de  l’administration. 

Pour  entendre  et  juger  les  copies,  le  jury  se  constitue, 
au  moyen  d’un  tirage  au  sort  effectué  en  présence  des 
candidats  au  début  de  la  séance,  en  deux  sections  char¬ 
gées  de  juger,  l’une  l’épreuve  de  clinique,  l’autre  l’épreuve 
d’anatomie  pathologique  et  de  bactériologie. 

La  lecture  est  faite,  en  séance  privée,  par  le  jury  ;  les 
copies  sont  numérotées  dans  l’ordre  des  lectures. 

A  la  fin  de  chaque  séance  les  notes  sont  votées  après 
délibération  et  inscrites  au-dessous  du  numéro  de  la 
copie  par  le  représentant  de  l'administration.  Une  fois 
les  lectures  tenninées,  les  deux  sections  du  Jury  se  réu¬ 
nissent  en  séance  publique  pour  procéder  à  l’identifica¬ 
tion  des  copies  et  au  relevé  des  points  attribués  à  chacune 
d’elles  :  ces  points  sont  écrits  en  toutes  lettres. 

Seront  éliminés  à  la  suite  de  cette  épreuve,  la  moitié 
des  candidats  ayant  remis  deux  copies. 

2°  Une  épreuve  clinique  sur  un  malade.  Il  est  accordé 
au  candidat  dix  minutes  pour  l’examen  du  malade  et 
dix  minutes  pour  la  dissertation  orale  devant  le  jury 
après  cinq  minutes  de  réflexion.  Seront  conserv'és  à  la 
suite  de  cette  épreuve  cinq  candidats  par  place  à  pourvoir. 

_  3“  Une  épreuve  théorique  orale  sur  un  sujet  de  patholo¬ 
gie  médicale.  11  est  accordé  au  candidat  quinze  minutes 
pour  réfléchir  et  quinze  minutes  pour  faire  sa  leçon. 

Seront  conservés  à  la  suite  de  cette  épreuve  quatre 
candidats  par  place  à  pourvoir. 


Épreuves  définitives 

1“  Une  consultation  écrite  sur  un  malade  (diagnostic, 
pronostic,  et  traitement).  Il  est  accordé  au  candidat 
quinze  minutes  pour  l’examen  du  malade  et  quarante- 
cinq  minutes  pour  la  rédaction  de  la  consultation  :  cette 
dernière  est  lue  immédiatement. 

Seront  conservés  à  la  suite  de  cette  é]>rcuve  un  nombre 
de  candidats  triple  de  celui  des  places  à  pourvoir. 

2“  Une  épreuve  clinique  .sur  un  malade.  Il  est  accordé 
au  candidat  vingt  minutes  pour  l’examen  du  malade  et  la 
réflexion  et  quinze  minutes  pour  la  dissertation  orale. 

Le  maximum  des  points  à  attribuer  pour  chacune  des 
épreuves  est  fixé  ainsi  qu’il  suit  : 

Épreuves  d’admissibilité 

•  Épreuve  écrite  :  15  points  pour  chaque  composition. 
Soit  au  total  30  points.  —  Première  épreuve  clinique 
20  points.  —  Épreuve  théorique  orale,  20  points. 

Épreuves  définitives 

Con.sultation  écrite,  20  points.  —  Deuxième  épreuve  cli¬ 
nique,  20  points. —  Les  points  sont  votés  après  délibération 
et  communiqués  aux  candidats  à  la  fin  de  chaque  séance. 

Dans  le  cas  où  plusieurs  candidats  auraient  un  nombre 
égal  de  points,  le  jury  se  basera,  pour  donner  la  priorité, 
d’abord  sur  le  plus  grand  nombre  de  concours  dans  les¬ 
quels  le  candidat  aura  été  déclaré  admissible,  ensuite 
.sur  le  plus  grand  nombre  de  concours  dans  lesquels  il 
aura  été  classé  ex-œquo  avec  les  admissibles,  puis  sur  le 
plus  grand  nombre  de  concours  auxquels  aura  pris  part 
le  candidat,  la  notation  de  ses  deux  copies  acquérant 
seule  à  ce  dernier  le  bénéfice  d’un  concours,  enfin  sur 
l’ancienneté  du  doctorat. 

Seront  déclarés  admissibles  les  candidats  ayant  subi 
avec  succès  les  trois  premières  épreuves. 

Ce  titre  leur  conférera  le  privilège  de  passer  à  point 
égal  avant  les  autres  candidats  dans  les  concours  ulté¬ 
rieurs.  Ils  perdront  ce  privilège  s’ils  ne  se  soumettent 
pas  à  l’obligation  de  participer  avec  les  médecins  des  hô¬ 
pitaux  au  service  des  remplacements  pendant  les  vacances. 

Au  cas  où  deux  ou  plusieurs  candidats  se  trouveraient 
classés  ex-esquo  pour  la  ou  les  dernières  places,  ces  candi¬ 
dats  subiront  une  épreuve  supplémentaire  qui  consistera 
en  une  épreuve  clinique  sur  un  malade,  épreuve  pour 
laquelle  il  sera  accordé  aux  candidats  dix  minutes  d’exa¬ 
men,  cinq  minutes  de  réflexion,  et  dix  minutes  d’expo.sition. 

Dispositions  transitoires.  —  Les  candidats  qui,  déclarés 
antérieurement  deux  fois  admissibles,  étaient,  pendant 
cinq  ans  à  dater  de  la  seconde  admissibilité,  dispensés  du 
concours  dit  d’admissibilité,  pourront  continuer  à  béné¬ 
ficier  de  leur  privilège  pendant  les  années  où  ce  dernier 
leur  était  concédé,  mais  sans  que  le  fait  de  prendre  part 
à  un  ou  plusieurs  concours  constitue  pour  eux  une  ou 
plusieurs  admissibilités  supplémentaires. 

S'ils  préfèrent  ne  pas  s’exposer  à  être  éventuellement 
primés  par  les  candidats  qui  auraient  acquis  plus  de  deux 
admissibilités,  ils  auront  la  faculté  de  renoncer  à.  leur 
privilège,  afin  de  gagner  de  nouvelles  admissibilités,  mais, 
en  ce  cas,  ils  ne  pourront  prendre  part  aux  épreuves 
définitives  que  s’ils  ont  été  chaque  fois  déclarés  admis¬ 
sibles  à  la  suite  des  trois  premières  épreuves.  Une  seule 
renonciation  implique  l’abandon  définitif  du  privilège 
acquis  sous  le  régime  du  règlement  antérieur. 

Pendant  cette  période  transitoire,  les  admissibles  de 
l’ancien  régime  viendront  s’ajouter  au  nombre  d’admis¬ 
sibles  déterminé  par  le  nouveau  règlement.  Par  suite, 
la.  cote  sera,  pendant  la  durée  maxima  de  cinq  ans,  rame¬ 
née  à  O  après  les  trois  premières  épreuves,  les  deux  der¬ 
nières  devant  .seules  décider  des  nominations. 

Quant  aux  candidats  qui  n’avaient  obtenu  sous 
l’ancien  régime  qu’une  admissibilité,  ils  devront  subir 
toutes  les  épreuves  du  concours  ;  mais,  s’ils  sont  déclarés 
à  nouveau  admissibles,  ils  auront  pendant  cinq  ans,  à 
partir  de  la  date  de  leur  admissibilité  antérieure,  un 
droit  de  priorité  sur  les  candidats  qui  obtiendraient  dans 
les  concours  du  nouveau  régime  un  nombre  égal  d’admis¬ 
sibilités  ;  ils  .passeront  après  les  candidats  ayant  acquis 
dans  ces  concours  un  plus  grand  nombre  d’admissibilités. 


—  191  — 


I  SPÉCIFIQUE  DES  DIARRHÉES  ET  DYSENTERIES 


\Hordénine-Lauth 


Dysenteries  coloniales 
Entérocolites-Typhoïdes 


AMPOULES  J 
BULLES  êâflnü 


I  Diarrhées  infantiles 
Entérites  -  Castro  -  entérites 


Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  &  FILS,  1S,  rue  Hautefeuille,  PARIS 


TECHNIQUE  THÉRAPEUTIQUE 


I  Médication  Saiicyiée  iocaie,  inodore 

BAUME  (En  tube)  IIIIUIADC 


CHIRURGICALE 

Technique  opératoire,  Appareils  et  Bandage: 


Il  UNIMENT (ULMAROL) àL’ULMARENE 

Du  D  GIGON 

Pour  le  Traitement  du  RHUMATISME  sous  toutes  ses  formes 


SÉDATIF  DU  SYSTÈME  NERVEUX 

Antispasmodique  -  Antinévralgique 


PEPTO-VALERIANEl 


Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS 
19,  rue  Hautefeuille,  19,  PARIS 


Suppression  de  i’Odeur,  des  nausées  et  de  l’IntoiéranoB 


xxm  — 


NOUVELLES 


Académie  royale  de  médecine  de  Belgique.  —  Prix  fondé 
par  un  anonyme.  Élucider  par  les  faits  cliniques,  et  au 
besoin  par  des  expériences,  la  pathogénie  et  la  thérapeu¬ 
tique  des  maladies  des  centres  nerveux  et  principalement 
de  l’épilepsie.  Prix  :  15  000  francs.  Clôture  du  concours  : 
15  octobre  1912.  Des  encouragements  de 300 à 3 000 francs 
pourront  être  décernés  à  des  auteurs  qui  n’auraient  pas 
mérité  le  prix,  mais  dont  les  travaux  seraient  jugés 
dignes  de  récompenses. 

Une  somme  de  5  000  et  une  de  25  000  francs  pourront 
être  données,  en  outre  du  prix,  à  l’auteur  qui  aurait 
réalisé  un  progrès  capital  dans  la  thérapeutique  des  ma¬ 
ladies  des  centres  nerveux,  tel  que  serait,  par  exemple, 
la  découverte  d’un  remède  curatif  de  l'épilepsie. 

Prix  Zambaco-Pacha.  —  Le  Dr  Zambaco-Pacha 
vient  de  doter  la  Société  de  Médecine  et  d’Hygiène  tro¬ 
picales  de  trois  prix,  l’un  de  i  000  francs  et  deux  de 
500  francs  destinés  à  récompenser  les  trois  meilleurs  mé¬ 
moires  relatifs  à  la  question  de  la  contagion  de  la  lèpre. 

Les  travaux  pré.sentés  devront  comporter  des  recherches 
personnelles  et  «  des  observations  scientifiques  minutieuses 
et  consciencieuses  prises  sur  les  lieux  mêmes.  Les  candidats 
ont  à  traiter  des  questions  suivantes;  i»  La  lèpre  est-elle 
héréditaire?  2“  La  lèpre  est-elle  contagieuse  d'homme  à 
homme?  3°  La  lèpre  est-elle  transmissible  aux  animaux? 

Aux  mémoires  présentés  devront  être  annexés,  s’il  y  a 
lieu,  les  moyens  de  contrôle  tels  que  préparations  micros¬ 
copiques,  photographiques,  etc. 

Adresser  les  mémoires,  écrits  en  français,  18,  rue  de 
Grenelle,  Paris,  au  Secrétaire  général  de  la  Société  de  mé¬ 
decine  et  d’Hygiène  tropicale,  avant  le  avril  1912. 

La  population  de  l’Allemagne.  ■ — •  Les  résultats  du  re¬ 
censement  de  la  population  de  l’Allemagne  au  i™  dé¬ 
cembre  commencent  à  parvenir  à  Berlin.  Les  chiffres 
jusqu’à  présent  connus  montrent  un  accroissement  no¬ 
table.  L’aùgmentation  pour  Bninswick  et  Lubeck  est  de 
7  000  âmes  ;  pour  Hanovre,  de  27  000  ;  pour  Dresde,  de 
30  000  ;  pour  Nuremberg,  de  38  000  ;  pour  Chemnitz, 
de  41  000.  Aux  environs  de  Berlin,  à  Charlottenburg,  on 
voit  la  population  augmenter  de  60  000  âmes  ;  à  Wil- 
mersdorf,  de  47  000  ;  à  Rixfdorf,  de  58  000.  On  s’attend 
à  une  augmentetion  générale  de  plusieurs  millions. 

Syndicat  des  médecins  de  la  Seine.  —  Caisse  de  respon¬ 
sabilité  civile  du  syndicat  des  Médecins  de  la  Seine.  — 
Tous  les  adhérents  du  syndicat  des  médecins  de  la  Seine, 
du  fait  même  de  leur  adhésion  et  sans  supplément  de 
cotisation,  sont  couverts  financièrement  par  cette  caisse 
qui  leur  donne  en  outre  le  concours  gracieux  de  .ses  avo¬ 
cats  et  de  son  avoué. 

Un  fonds  de  garantie  de  25  000  francs  est  déposé  à  la 
Banque  de  Franco,  et  dès  qu’un  prélèvement  y  est  opéré, 
il  est  comblé  par  une  taxe  sur  les  dix-sept  cents  cotisations 
qui  alimentent  le  budget  du  Syndicat.  Pour  adhésion,  il 
suffit  d’écrire  au  siège  social,  28,  rue  Serpente. 

Les  maisons  médicales.  —  On  s’occupe  dans  les  milieux 
médicaux  d’un  projet  de  créer  une  «  maison  médicale  » 
pour  chaque  quartier  de  Paris.  Pour  M.  Remliger 
cette  institution  serait  susceptible  de  recevoir  tous 
les  malades  auxquels  le  médecin  praticien  est  appelé 
à  donner  des  soins  à  domicile.  Elle  serait  essentiellement 
médicale  ;  les  médecins  à  la  fois  propriétaires,  adminis¬ 
trateurs  et  médecins  traitante  retirent  de  l’établissement 
tous  les  bénéfices  ressortissant  à  ces  divers  titres.  De 
même  que  dans  un  certain  nombre  de  grandes  villes,  deux 
ou  trois  confrères  s’associent  sans  difficultés  pour  diriger 
une  clinique,  de  même  ils  pourraient  se  réunir  en  plus 
grand  nombre  pour  fonder  une  «  maison  médicale  ».  Dans 
les  villes  de  moyenne  importance,  tous  les  médecins 
pourraient  s’unir  dans  ce  but  ;  dans  les  grandes  cités, 
l’association  pourrait  se  faire  par  q.'iartiers. 

Telle  est  à  grands  traite  la  conception  de  ce  projet  qui 
compte  à  Paris  plusieurs  propagandistes  convaincus,  en 
particulier  le  D»  L.  Pamart. 

Recensement  de  in  population  en  Suisse.  —  Le  dépouil¬ 
lement  des  opérations  du  recensement  fédéral  et  décen¬ 


nal  qui  a  eu  lieu  le  1"  décembre  dernier,  en  Suisse,  est 
maintenant  tenniné  et  connu  pour  les  grandes  villes. 
-Ainsi  que  le  prouvent  les  chiffres  comparatifs  de  1900  et 
de  1910,  l’augmentation  du  nombre  des  habitante  est 
considérable.  Voici  les  résultats  : 

Zurich  compte  188  930  habitante  en  igio,  contre 
150,70.1  en  1900  ;  Bâle,  131  539  contre  109  161  ;  Genève, 
125  523  contre  104  796  ;  Berne,  85,097  contre  64  227 
Lausanne,  64  142  contre  46.732  ;  Lucerne,  38  721  contre 
29  255  :  Saint-Gall,  37  817  contre  33  116  {75  000  avec  les 
communes  suburbaine.s)  ;  Hérisau,  15  527  contre  13  497; 
Coire,  14  602  contre  ii  592  ;  Davos,  ii  82g  contre  8  08g  ; 
Soleure,  ii  576  contre  10  025  ;  Aarau,  g  221  contre  7  831 
Frauenfeld,  8  334  contre  7761;  Baden,  8178  contre 
G  050  ;  Zoug,  8  092  contre  6  508.  Le  recen.sement  a  révélé 
que  533  familles  avaient  quitté  Lugano  depuis  le  1'“''  jan¬ 
vier  de  cette  année.  Ce  fait  doit  être  attribué  au  travail 
qui  manque  dans  cette  ville  où  Ton  ne  bâtit  presque  plus, 
à  cause  des  impôts  trop  lourds,  et  où  la  vie  est  trop  chère, 
à  cause  des  droits  d’entrée. 

Le  budget  de  l’Assistance  publique.  —  L’assistance 
publique  de  Paris  a  un  budget  prévisionnel  pour 
1911,  qui  s’élève  à  81  millions. 

Le  distingué  rapporteur  du  budget  de  l'Assistance 
publique,  M.  H.  Rousselle,  donne  pour  raison  de  l’aug¬ 
mentation  toujours  croissante  des  dépenses  : 

1“  Le  développement  des  services  hospitaliers  ; 

2”  Les  améliorations  accordées  au  personnel  ; 

3“  Le  coût  plus  élevé  des  denrées. 

Biologica.  —  Sous  ce  titre  paraît  une  nouvelle  revue 
mensuelle  ou  lievtie  scientifique  du  médecin.  Le 
premier  numéro,  très  bien  édité  (chez  Poinat,  ii, 
rue  Dupuytren)  et  illustré,  comprend  un  article  de 
M.  Le  Dantkc  sur  La  stabilité  de  la  vie  ;  un  autre,  du 
regretté  D'  Laloy  qui  avait  jeté  les  premières  bases 
de  cette  publication.  Enfin  le  D'  S.  Artault  signe  une 
chronique  à  propos  des  protosynthèses  organiques  de 
MM.  Daniel  Berthelot  et  Henri  Gandechon. 

La  direction  scientifique  de  Biologica  est  confiée  à 
MM.  R.  Blanchard,  A.  Calmette,  Dastre,  Delage, 
A.  Gautier,  J.  Grasset.  Tous  nos  complimente. 

Les  croix  du  i"  janvier.  —  Sont  nommés  dans  Tordre 
de  la  Légion  d’honneur. 

Au  grade  de  commandeur.  —  M.  le  médecin  inspecteur 
Antony. 

Au  grade  d’officier.  —  MM.  les  médecins  principaux  de 
première  classe  Géraud,  Hasler,  Richard  et  Salle. 

M.  le  médecin  principal  de  deuxième  classe  Melnotte. 

(Troupes  coloniales)  : 

M.  le  médecin  principal  de  première  classe  Mirabcl. 

(Réserve  et  armée  territoriale)  : 

M.  le  médecin  principal  de  deuxième  classe  Yvert. 

MM.  les  médecins-majors  de  deuxième  clas.se  Robert  et 
Charier. 

Axi  grade  de  chevalier.  —  MM.  les  médecins-majors  de 
première  classe  Althoffer,  Boucabeille,  Cliambaud,  Che¬ 
vron,  Faivre,  Faure,  Huot,  Marie,  Marotte,  Martin,  Ra- 
mally  et  Saint-Paul. 

MM.  les  médecins-majors  de  deuxième  classe  Duhaut, 
Foley,  Genod,  Maugenot,  Ray  et  Vigerie. 

(Troupes  coloniale.s)  : 

MM.  les  médecins-majors  de  première  classe  Burdin, 
Lépinay  et  Poumayrac. 

(Réserve  et  armée  territoriale)  : 

MM.  les  médecins-majors  de  première  classe  de  Burine, 
Jacquelin  et  Létard. 

MM.  les  médecins-majors  de  deuxième  classe  Bonnafé, 
Crozes,  Mercier  et  Segrestan. 

MM.  les  médecins  aides-majors  de  première  classe  Cec¬ 
caldi,  Gros-Perrin,  Pùuvert  et  Sauvage. 

Officiers  de  l’instruction  publique.  —  MM.  les  docteurs 
Blind,  Bourdin  (de  Paris),  François  (de  Marseille),  Pli- 
que  (de  Meaux). 

Officiers  d’Académie. — MM.  les  docteurs  Casse,  Chevau- 
dier,  François  (Raymond) ,  J onrnée  (de  Paris) ,  Nux  (de  Tou¬ 
louse),  Ripert  (de  Fumay),  Wize-Lauzun  (de  Marseille). 


--  193 


-  XXIV 


Le  BOUCHON  HYGIÉNIQUE  “GOLDT  ” 


LE  BOUCHAGE  IDEAL 
“  eo  LDY  " 


|[Ré8i8te  à  toute  pression 
de  gaz 


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Le  Bouchon  “  Ooldy  ”  est  le  bouchon  idéal,  n’exigeant  aucun  débouchoir. 
Il  est  le  plus  pratique  et  le  plus  économique  des  bouchages  connus  similaires 
sans  en  avoir  les  inconvénients.  Il  se  compose  e.xclusivement  d’ Aluminium 
(métal  inoxydable). 

Plus  de  débouchoir  *  Supprime  lu  Fruude  *  Le  bouchon  ne  sert  qu'une  fois 
SÉCURITÉ  ^  PROPRETÉ  ÉCONOMIE 


Guide  clinique  et  thérapeutique 


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I  Ch  ■  LOREAU,  5*^ Rue  Abel  iGare  de  Lyon)PARlSXII 


DU  PRATICIEN 


Par  le  D'  PALASNE  DE  CHAMPEAUX 

Médecin  principal  de  la  Marine. 

ipop,  I  vol.  in-8  de  33d  pages,  cartonné .  i 


LIVRES 

Mediziniscbe  Terminologie, 
Ableitung  und  Erklanmg  der 
gebrauch-liclisteh  Fachausdrücke 
aller  zweige  derMedizin  und  ihrer 
Hilfswissenschalten,  par  Gutt- 
MANN  (Walter).  Berlin,  Urban 
et  Schwarzenberg.  i  vol.  gr.  in-8 
de  1426  pages  à  2  colonnes,  relié. 

Le  Traitement  chirurgical  des 
sténoses  laryngo-trachéales, 

par  Sargnon  et  Barlatier.  Paris, 
A.  Maloine,  i  vol.  in-8  de 
236  pages  avec  figures. 


REÇUS  AU  BUREAU  DE  PARIS  1 
Bas  Problem  der  Eiwaiss-ana- 
phylaxie  mitbesonderer  Berück- 
sichtigung  der  praktischeri  Anti- 
gendiagnose  pro  foro,  par  Pfeif¬ 
fer  (H.).  léna,  Gustav  Fischer. 

I  vol.  gr.  in-8  de  231  pages. 

Les  albuminuries  et  leur  trai¬ 
tement,  par  le  D‘'  Arthur  Le¬ 
clercq.  Octave  Doin  et  fils, 
éditeurs,  8,  place  de  l’Odéon,. 
Paris.  I  volume  in-8  écu,  de 
264  pages,  5  fr. 


MÉDICAL 

Contre  l’alcoolisme,  par  Joseph 
Reinach,  député,  Paris,  Eugène 
Fasquelle,  éditeur,  igii.  i  vol. 
in-i6.  343  pages,  3  fr.  50. 

Le  conseiller  de  la  famille  et 
ÏÉcole  des  mères,  revue  men¬ 
suelle  internationale  d’éducation 
sociale,  familiale  et  ménagère.  Ré- 
dactric6;j|çn  chef  :  Augusta  Moll- 
Weiss.  France.  Un  an.  6  francs. 
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Paulin  et  O»,  éditeurs,  21,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris. 


-  XXV  - 


Faculté  de  médecine  de  Paris.  — 
M.  Dejerine,  professeur  de  patholo¬ 
gie  interne,  est  nommé,  à  partir  du 
1“''  mars  icjii,  professeur  de  clinique 
des  maladies  du  système  nerveux. 

Facultés  de  Médecine.  —  Mont¬ 
pellier.  —  Il  est  créé  à  l’Université 
de  Montpellier  un  certificat  d’études 
pénales. 

r'  L’enseignement  relatif  à  ce  certi¬ 
ficat  comprend  :  i°  le  droit  pénal  ; 
2“  la  procédure  pénale  ;  3“  la  crimi¬ 
nologie  et  la  science  pénitentiaire  ; 
4“  la  iisychiatrie  et  la  médecine 
légale.  La  durée  de  cet  enseignement 
est  de  deux  semestres. 

Cet  enseignement  est  organisé 
sous  la  direction  du  doyen  de  la 
Faculté  de  droit,  par  les  professeurs 
des  Facultés  de  droit  et  de  méde¬ 
cine.  En  dehors  des  cours  de  droit 
criminel  faits  à  la  Faculté  de  droit 
et  des  cours  de  médecine  légale  et  de 
psychiatrie  faits  à  la  Faculté  de  méde¬ 
cine,  il  comporte  trois  conférences  : 

La  première,  faite  pendant  le  se¬ 
mestre  d’hiver,  portera  sur  la  pro¬ 
cédure  pénale  et  le  fonctionnement 
de  l’administration  pénitentiaire, 
avec  des  notions  sur  le  patronage 
des  libérés,  l’assistance  et  l’éduca¬ 
tion  des  enfants  vicieux  et  morale¬ 
ment  abandonnés. 

La  deuxième,  faite  pendant  le 
semestre  d’été,  aura  i)our  objet 
l’étude  avec  pièces  et  examen  de 
dossiers,  de  la  marche  de  l’instruction 
et  du  procès  pénal  et  du  fonctionne¬ 
ment  du  régime  ]>énitentiaire. 

La  troisième,  sur  la  psychiatrie  et 
la  médecine  légale. 

Des  conférences  pratkiues  com¬ 
plémentaires  peuvent  être  faites  ]rar 
des  personnes  n’appartenant  pas  à 
l’Université  et  particulièrement  par 
des  membres  de  la  magistrature,  du 
barreau  et  de  radministration. 

Peuvent  être  admis  à  suivre  ces 
conférences  ;  i»  les  licenciés  et  doc¬ 
teurs  en  droit  •  2»  les  bacheliers  en 
droit  ;  3»  les  élèves  pourvus  du  certi¬ 
ficat  de  cajiacité  ;  4"  les  candidats 
non  munis  des  titres  précités,  mais 
agréés  par  le  doyen  et  immatriculés 
à  la  Faculté  de  droit  ;  5“  les  étudiants 
en  médecine  pourvus  de  seize  ins¬ 
criptions. 

Le  certificat  d’études  pénales  est 
accordé  après  constatation  de  l’assi¬ 
duité  au  cours,  conférences  et  exer¬ 
cices  pratiques,  et  après  examen  de 
l’aptitude  du  candidat.  Cet  examen 
consiste  en  une  épreuve  orale  com¬ 
prenant  quatre  interrogations  : 

La  première,  sur  le  droit  pénal 
général  et  les  principales  infrac¬ 
tions  ;  la  deuxième  sur  la  procédure 
liénale  théorique  et  pratique  ;  la 
troisième,  sur  la  science  et  l’admi¬ 
nistration  pénitentiaires  ;  là  qua¬ 
trième,  sur  la  psychiatrie  et  la  méde¬ 
cine  légale. 

Montpellier.  —  M.  le  Dr  Jeanbrau, 
agrégé  libre,  est  chargé  (sans  limite 
de  temps)  d’un  cours  clinique  des 
maladies  des  voies  urinaires  à  la 
Faculté  de  médecine. 


1  oulouse.  —  M.  Dambrin,  agi 
chargé  d’un  cours  de  méde...... 

opératoire,  est  nommé,  pour  l’année 
scolaire,  chef  des  travaux  de  méde- 
cme  opératoire. 


LA  VIE  MÉDICALE 


Un  congé,  jusqu’au  30  avril  1911, 
est  aècordé,  sur  sa  demande  et  pour 
raisons  de  santé,  à  M.  Caubet, 
professeur  de  clinique  médicale. 
M.  Baylac,  agrégé,  est  chargé, 
jusqu’au  31  avril  1911  (durée 'du 
congé  accordé  à  M.  Cauliet),  d’un 
cours  de  clinique  médicale. 

Lille.  —  M.  Swynghedauw  est 
nommé  chef  de  clinique  chirurgicale 
infantile. 

Écoles  de  Médecine.  —  Reims.  — 
Un  concours  s’ouvrira  le  4  juillet 
igii  pour  l’emploi  de  chef  des  tra¬ 
vaux  de  physiologie. 

M.  Louis  Langlet  est  nommé  chef 
de  clinique  chirurgicale. 

Rouen.  —  M.  le  docteur  Mon- 
peurt  est  nommé  chef  du  labora¬ 
toire  de  clinique  médicale. 

Poitiers.  —  M.  Guitteau,  chargé 
des  fonctions  de  chef  des  travaux 
de  physique  et  de  chimie,  est  chargé, 
en  outre,  du  service  de  la  supijléance 
des  cours  de  physique  et  chimie 
pendant. l’année  scolaire. 

Maison  nationale  de  santé  de 
Saint-Maurice.  —  Telle  est,  par 
décret  officiel,  la  nouvelle  dénomi¬ 
nation  de  l’ancienne  Maison  natio¬ 
nale  de  Charenton.  Ce  dernier  titre 
sonnait  mal,  paraît-il,  comme  autre¬ 
fois  la  rue  Bréda  devenue  aujour¬ 
d’hui  la  rue  Henri-Monier.  Les  mots 
changent,  les  choses  restent. 

Société  médicaie  des  hôpitaux.  ' — 
Constitution  du  Bureau  pour  igii  : 

Président  :  M.  Gilbert  Ballet. 

Vice-Président  :  M.  Brault. 

Secrétaire  général  :  M.  Siredey. 

Trésorier  :  M.  Hudelo. 

Secrétaires  des  séances  :  MM.  Lere- 
boullet  et  Hallé. 

Val-de-Qrâce.  — M.  Rouget,  méde¬ 
cin-major  de  première  classe  à  la 
direction  du  service  de  santé  au 
ministère  de  la  guerre,  est  nommé 
professeur  d’hygiène  à  l’école  d’ap¬ 
plication  du  Val-de-Grâce. 


Hôpitaux  de  Paris.  —  Concours 
DE  l’internat.  —  Séance  du 
4  janvier.  —  Anatomie  de  l’articu¬ 
lation  temporo-maxillaire.  Signes , 
évolution,  diagnostic  différentiel  du 
phlegmon  périnéphrétique.  — 
MM.  Rouffignac,  13  ;  Prigent,  14  ; 
Costantini,  12  ;  Salés,  ii  ;  Cambou- 
lives,  12  ;  Percepied,  14  ;  Paraf, 
15;  Cleisz,  Il  ;  Théry  (L.),  18; 
Brouet,  13. 

Séance  du  6  janvier.  —  Question 
donnée  :  «  Anatomie  du  lobe  frontal 
du  cerveau  (sans la  structure).  Signes 
et  évolution  de  la  pneumonie  lobaire 
aiguë  franche.  » 

MM.  Réchad,  9  ;  Bonnet  (Flavien), 
14  ;  Mercier.  10;  Mossé,  17  ;  Moriez, 
13;  Girard,  18;  Avezon,  14;  An¬ 
toine,  12;  Monod  (André),  13. 


Séance  du  0  janvier.  —  Question 
donnée  :  «  Anatomie  de  la  veine 
jugulaire  intenie  (sans  développe¬ 
ment!.  Signes  et  diagnostic  diffé¬ 
rentiel  de  la  colique  hépatique.  » 
MM.  Rudelle,  15  ;  Weber  (André), 
15;  Durand  (Gustave),  17;  Barat, 
13;  Morisson-Lacombe,  14;  Dupra- 
deau,  14;  Moreau,  13;  Legrain,  15; 
Besançon,  1 1  ;  Mlle  Monbiot,  12. 


médaillé  d’or.  — 

Médecine.  —  Le  jury  est  composé 
de  MM.  Loeper,  Hallé,  Aviragnet, 
Chantemesse  et  Wurtz. 

Candidats  :  MM.  Laroche,  Vau- 
cher.  Touraine  Barré,  Braun,  Weil, 
Brin,  Jumentié,  Jacob,  ,  Paillard, 
Lagane  et  Stevenin. 

Chirurgie  et  accouchements.  —  Le 
mry  est  composé  de  IMM.  Monod, 
.\uvray,  Campenon,  Maiiclaire  et 
Pinard. 

Candidats  :  MM.  Pascalis,  Mock, 
Berger,  Metzger,  Toupet,  Cadeiiet, 
Barbet,  Houdard,  Basset  et  Cruet. 

Hôpital  Boucicaut.  —  Le  Conseil 
Municipal  de  Paris,  vient  d’accorder 
un  crédit  de  5.000  francs,  pour  ins¬ 
taller  à  l’hôpital  Boucicaut,  dans 
le  service  de  M.  Letulle,  un  matériel 
destiné  au  traitement  de  la  tuber¬ 
culose. 


Hôpital  Saint-Joseph  —  M.  le 
docteur  A.  Hugiiier  est  nommé  chi¬ 
rurgien  chef  de  service. 

M.  le  docteur  Rigollot-Simonnot 
est  nommé  chirurgien  adjoint. 

Hôpitaux  de  province.  —  Lyon. 
—  Après  concours,  M.  le  docteur 
Essart  a  été  nommé  médecin  titu¬ 
laire  à  l’hôpital  de  Villeurbanne. 


Toulouse.  — ■  Le  Dr  Baudet  est 
nommé  chirurgien  des  hôiiitaiix. 

Le  Dr  Sorel  est  nommé  méiiecin 
des  hôjiitaux. 

Sont  nommés  internes  titulaires  : 
MM.  Rigaiid,  Jauréguiberry,  Baron, 
Lefebvre,  Soula,  Roquette  ;  internes 
provisoires  :  MM.  Bousquet,  Baraii- 
don,  Amigues,  Laborie,  Dupiiy, 
Fabre. 


Société  de  Chirurgie.  —  M.  Jala- 
guier  a  été  élu  président,  M.  Bazy, 
vice-président,  M.  I'otherat,  l'r  se¬ 
crétaire,  M.  .4LiiARRAN,  2“  secrétaire, 
M.  Launay,  trésorier,  M.  Broca', 
archiviste. 

Nécrologie.  —  Dr  George  Bull, 
médecin  oculiste  de  l’Hôpital  Hert- 
ford  British  et  de  riiôpital  américain 
de  Neuilly.  —  D'  Ch.  Thévénin,  de 
Ceffouds  (Haute-Marne),  ancien  in¬ 
terne  des  hôpitaux  de  Paris.  —  Dr 
L.-G.  Simon,  ancien  interne  des  hôpi¬ 
taux,  chef  du  laboratoire  central  à 
l’hôpital  Bretonneau . 

Dr  Alban  de  Lagarde,  ancien 
professeur  à.  l’Ecole  de  médecine  de 
Poitiers,  chevalier  de  la  Légion 
d’Honneur. 

Mariages.  --  Le  20  novembre,  a 
été  célébré  à  Orléans  le  mariage  du 
Dr  Louis  Marre,  ancien  interne  des 
hôpitaux  de  Paris  avec  Mlle  Thérèse 
Cœur,  fille  du  chirurgien  de  l’Hô- 
tel-Dieii  d’Orléans.  —  Le  6  janvier 
a  été  célébré  le  mariage  de  M.  Henri 
Milon  avec  Mlle  Jeanne  Capitan, 
fille  de  M.  le  Dr  Capitan,  professeur 
au  Collège  de  France,  membre  de 
l’.\cadémie  de  Médecine.  —  Le 
10  janvier  a  été  célébré  le  ma¬ 
riage  de  M.  André  Latarjet,  profes¬ 
seur  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine 
de  Lyon,  avec  Mlle  Suzanne  Linos- 
sier,  fille  de  M.  Linossier,  professeur 
agrégé  à  la  Faculté  de  medecine  de 
Lyon. 


—  195  — 


-  XXVI  - 


SOMMAIRE  du  N“  5 


Pinard .  —  Les  Médications  dans  la  Puériculture .  gS 

F.  Legueu .  —  La  Vessie  dans  la  Tuberculose  rénale .  loo 

R.  Cruchet .  —  Zona  infantile  par  contagion .  102 

M.  Segard .  —  Une  colonie  d’aliénés  en  Argentine .  104 

Actualités .  —  Les  fractures  de  la  tête  du  radius.  —  influence  des  rayons  de  Rœntgen  sur  le 

métabolisme  du  fer.  —  Le  tabac  pour  la  prophylaxie  de  la  bouche .  106 

Sociétés  savantes .  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  —  Académie  de  médecine. 

—  Société  de  thérapeutique.  —  Société  de  pédiatrie.  —  Société  anatomique. 

—  Société  de  chirurgie .  108 

La  vie  médicale  a  l’étranger.  —  Société  médicale  de  Berlin .  ii3 

Pratique  médicale . —  Sérums  antidysentériques  et  sérums  antivenimeux,  par  le  D’’  Henri  Gillet.  ...  1 13 

—  La  Hernie,  accident  du  travail,  par  le  D'  Paul  Cornet .  114 

Libres  propos .  Hl 

Choses  du  jour  :  Le  secret  du  cercueil  de  l’Empereur .  III 

La  Médecine  au  théâtre  :  L’assassinat  légal . .  V  et  VII 

Art  et  Medecine  :  Les  hôpitaux  ;  grande  salle  de  l’ancien  Hôtel-Dieu  ou  hôpital  Saint-Jean  d’Angers  (xii“  siècle).  IX 

Silhouette  médicale  :  L’étudiante . IX 

Curiosités  :  Comment  les  japonais  arrachent  les  dents . .  IX 

Chronique  des  livres  ;  Sémiologie  nerveuse  (Nouveau  Traité  de  Médecine  et  de  Thérapeutique  Gilbert  et 
Thoinot);  Kurzes  Lehrbuch  der  Gynækologie,  par  Otto  Kustner;  Consultations  médicales.  Maladies  de 

l’appareil  digestif  et  de  l’appareil  respiratoire,  par  H.  Huchard .  XI 

^intermédiaire  des  médecins  :  Diagnostic  artistique.  Quelle  affection  semble  la  plus  probable  pour  la  femme 

Les  règlements  et  les  lois  intéressant  le  médecin  :  Réglement  pour  les  automobilistes .  XIII 

Art  et  Médecine  :  Cartes  du  bal  de  l’Internat,  igto .  XVII 

Diététique  :  Potages  maigres .  XIX 

Formules  thérapeutiques .  XIX 

La  médecine  au  palais-.  L’Institut  Mann.  — A  propos  du  legs  d’un  cadavre . . .  XIX 

Connaissances  pratiques  :  Fabrication  ménagère  du  vinaigre .  XXI 

Nouvelles .  XXI 

Livres  reçus  au  bureau  du  journal .  X.KIV 

La  Vie  médicale . . .  XXIIl  et  XXV 

Coitrs . • .  xXVH 


sommaire  du  N“  6 

Numéro  entièrement  consacré  à  la  TUBERCULOSE 


L.  Rénon .  . 

André  Mesureur . 

F.  Bezançon  et  De  Sehi 


.  —  La  tuberculose  en  igio . 

. —  Le  traitement  de  la  tuberculose  pulmonaire  par  les  sérums . 

. —  Un  nouveau  dispensaire  et  une  nouvelle  organisation  contre  la  tuberculose. 

NNEs.  —  Les  poussées  évolutives  de  la  tuberculose  pulmonaire . . . 

.  —  La  cure  solaire  de  la  tuberculose  chirurgicale . . 

.  —  Exercices  de  gymnastique  respiratoire  chez  les  prétuberculeux . 

. —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Académie  de  médecine.  —  Société  de 


Libres  propos  :  Les  Palmes  Académiques,  par  G.  Linossier . 

Choses  du  jour  :  La  folie  de  Charles  VI . 

Chronique  sportive  :  Les  sports  d’hiver,  par  le  D'  P.  "Tenroc . 

Les  grands  médecins  :  Laennec . 

Chronique  des  Livres  :  Die  Klinik  der  Tuberculose.  —  Hygiène  de  la  peau  et  du  cuir  chevelu . 

Nouvelles  :  Lutte  contre  la  tuberculose  en  Irlande.  Hygiène  de  l’habitation . . 

Curiosités  :  La  maladie  de  Pascal . 

L’intermédiaire  des  médecins  :  Diagnostic  artistique . 

Art  et  médecine  :  Les  bienfaits  de  la  vaccine,  par  Daumier . 

Diététique  :  Régime  de  récalcification.  —  Recettes  de  bouillons  et  potages  pour  enfants  tuberculeux.. 

Formules  thérapeutiques  :  Formules  de  récalcitication . . . 

Indications  pratiques  pour  le  placement  des  tuberculeux...  . . 

La  vie  médicale . 

Thérapeutique  pratique  :  Médicaments  nouveaux.  —  Appareils  nouveaux . 

Connaissances  pratiques  :  Conservation  des  œufs.  —  Pour  émailler  sa  bicyclette . 


-  XXVII  — 


Clinique  médicale  de  l’Hôtel- 
Dieu.  —  Professeur  Gilbert.  — 
Samedi  14  janvier  à  10  h.  1/2.  Leçon 
clinique  sur  le  néphrite  chronique 
syphilitique.  Samedi  14  janvier  à 
10  h.  I /2.  Leçon  clinique  sur  le  trai¬ 
tement  des  néphrites  chroniques.  — 
Les  Mercredis  à  10  h.  1/2,  présen¬ 
tation  de  malades.  Rédaction  et  cor¬ 
rection  d’ordonnances. 

Cours  libres.  —  Sont  autorisés 
pour  le  i‘‘f  semestre  de  l'année 
scolaire,  les  cours  libres  suivants  : 
M.  Dupuy  de  Frenelle.  Le  traite¬ 
ment  des  fractures.  Ce  cours  aura 
lieu  les  mardis  et  jeudis  à  4  heures, 
à  l'amphithéâtre  Cruveilhier  à  partir 
du  17  janvier  1911. 

M.  Kœnig.  Les  voies  optiques  ; 
anatomie  topographique  et  patho¬ 
logie.  Ce  cours  a  lieu  les  mardis  à 
5  heures  à  partir  du  10  janvier  1911. 

Hôpital  Trousseau.  —  Associa¬ 
tion  d’enseignement  médical  des  hôpi¬ 
taux  de  Paris.  —  D''  Savariaud,  tous 
les  samedis,  à  dix  heures  et  demie. 

I.  —  Les  appareils  plâtrés  en 
ortliopédie. 

II.  —  Traitement  du  pied  bot 
congénital. 

III.  — •  Traitement  de  la  paralysie 
infantile  du  membre  inférieur. 

IV.  —  Traitement  de  la  hernie 
infantile. 


COURS 

V.  —  Traitement  de  l'appendi¬ 
cite  aiguë. 

VI,  —  La  ténotomie  sous-cutanée. 
Le  torticolis. 

VU.  —  Traitement  de  l'ostéomyé¬ 
lite. 

VIII.  — Traitementdu  mal  de  Pott. 

IX.  —  Traitement  de  la  coxalgie. 

X.  —  Traitement  de  la  luxation 
congénitaVî  de  la  hanche. 

Le  D'  Bergé  commencera  à  la 
lin  de  janvier  un  cours  de  thé¬ 
rapeutique  médicale  pratique. 

Hôpital  Saint-Antoine.  —  Sous 
la  direction  de  M.  le  Dr  Mosny, 
médecin  de  l'hôpital  Saint-Antoine, 
M.  Saint-Girons,  interne  du  service, 
commencera  le  mardi  24  janvier  1911 
un  cours  pratique  d'auscultation  et 
de  diagnostic  des  maladies  des  or¬ 
ganes  respiratoires.  Ce  cours  aura 
lieu  à  trois  heures  trois  fois  par 
semaine,  les  mardi,  jeudi  et  samedi. 

Première  leçon.  —  Inspection  du 
thorax.  Déformations  thoraciques 
consécutives  aux  épanchements  pleu- 

Deuxiime  leçon.  —  Palpation  : 
vibrations  thoraciques  normales, 
leurs  variations  physiologiques  ; 
leurs  modifications  pathologiques. 

Troisième  leçon.  —  Percussion  du 


thorax  normal  ;  classification  des 
sons  de  percussion. 

Quatrième  leçon.  —  Application  de 
la  percussion  au  diagnostic  des 
affections  pulmonaires,  des  épanche¬ 
ments  pleuraux  liquides,  gazeux, 
mixtes  et  des  lésions  simultanées  du 
poumon  et  de  la  plèvre. 

Cinquième  leçon.  —  Auscultation 

Sixième  leçon.  —  Souffles  et  râles. 

Septième  leçon.  —  Auscultation 
de  la  voix  et  de  la  toux. 

Huitième  leçon.  —  Bruits  pleu- 

Ncuvième  leçon.  —  Ponctions  pleu¬ 
rales,  exploratrices  et  thoracentèse. 

Dixième  leçon.  —  Diagnostic  de  la 
tuberculose  au  début  :  tuberculine 
(inoculation  sous-cutanée  ;  intra- 
dermo,  cuti,  oculo-réaction). 

Onzième  leçon.  —  Diagnostic  de 
la  tuberculose  pulmonaire  chro¬ 
nique  et  des  formes  aiguës. 

Hôtel-Dieu  (service  du  D>-  Caus- 
sade). — ^LeD'G.LEVENfera  une  con¬ 
sultation-leçon  sur  les  maladies  de 
l’appareil  digestif  (diagnostic,  thé¬ 
rapeutique  et  examens  radiosco¬ 
piques),  tous  les  vendredis,  â 
9  h.  1/2,  salle  Saint-Augustin. 


ACTES  DE  LA  FACULTÉ 

DU  16  AU  21 

Examens  de  Doctorat. 

Lundi  16  janvier,  à  une  heure.  —  5®  (chirurgie,  i'®  par¬ 
tie),  Hôtel-Dieu  (i'®  série)  :  MM.  Kirmissou,  Aug.  Broca 
et  Pierre  Duval  ;  —  (2“  sérje)  :  AIM.  Reclus,  Proust  et 
Ombrédanne  ;  —  M.  A.  Léri,  suppléant. 

Mardi  17  janvier,  à  une  heure.  —  5®  (2®  partie),  Hôtel- 
Dieu  (i®®  série)  :  MM.  Gilbert,  Carnot  et  Roussy  ;  — 
(2®  série)  :  MM.  Gilbert  Ballet,  Claude  et  Rathery  ;  — 
M.  Lecône,  suppléant. 

Mercredi  18  janvier,  à  une  heure.  —  Médecine  opéra¬ 
toire,  Ecole  pratique,  épreuve  pratique  :  MM,  Kirmisson, 
Proust  et  Grégoire. 

2®  (i®®  série)  :  MM.  Gautier,  Macaigne  et  Jean  Camus  ; 
~  (2®  série)  :  MM.  Gariel,  Gley  et  Mulon.  3®  (oral, 
i®»  partie,  i®®  série)  :  MM.  Reclus,  Branca  et  Guéniot  ; 
—  (2®  série)  ;  MM.  Nicolas,  Hartmann  et  Lequeux  ;  — 
M.  Lœper,  suppléant. 

Jeudi  ig  janvier,  à  une  heure.  —  Médecine  opératoire. 
Ecole  pratique,  épreuve  pratique  :  MM.  Pozzi,  Lccène  et 
Rouvière. 

2®  :  MM.  Prenant,  Langlois  et  André  Broca.  3®  (oral, 
i®®  partie,  i®®  série)  :  MM.  de  Lapersonne,  Morestin  ét 
Brindeau  ;  —  (2®  série)  :  MM.  Ribemont-Dessaignes, 
Thiéry  et  Terrien  ;  —  (3®  série)  :  MM.  Rémy,  De- 
melin  et  A.  Schwartz  ;  —  3®  (2®  partie)  :  MM.  Achard, 
Brumpt  et  Rathery.  4®  :  MM.  Chanteinesse,  Richaud  et 
Balthazard  ;  —  M.  Maillard,  suppléant. 

Vendredi  20  janvier,  à  une  heure.  —  5"  (obstétrique, 
1'®  jiartie).  Clinique  Baudelocque  :  MM.  Pinard,  Couve- 
laire  et  Lequeux  ;  —  M.  Guillain,  suppléant. 


DE  MÉDECINE  DE  PARIS 

JANVIER  igll. 

Samedi  21  janvier,  à  une  heure.  —  5®  (obstétrique, 
I®®  partie).  Clinique  Tarnier  :  MM.  Bar,  Brindeau  et 
Jeannin  ;  —  M.  Nicloux,  suppléant. 

THÈSES 

Mercredi  18  janvier,  à  une  heure.  —  M.  CLâDE.  Contri¬ 
bution  à  la  prophylaxie  de  la  fièvre  jaune.  (MM.  Blan- 
cha,rd,  président;  Dejerine,  Roger  et  Léon  Bernard).  — 
M.  Schaeffer.  Le  ramollissement  cérébral.  Etude  ana¬ 
tomo-pathologique  et  expérimentale.  (MM.  Dejerine, 
irésident;  Blancliard,  Roger  et  Léon  Bernard).  — 
VI.  PosEN.  Essais  d'alimentatoin  à  l'aide  des  produits 
abiurétiques  fournis  par  l’hydrolyse  de  la  viande. 
(MM.  Roger,  président  ;  Blanchard,  Dejerine  et  Léon 
Bernard).  —  M.  Douville.  De  quelques  signes  d'arté- 
rite  chez  les  artério-scléreux.  (MM.  Roger,  président  ; 
Blanchard,  Dejerine  et  Léon  Bernard).  —  M.  Brucker. 
Contribution  à  l’étude  des  luxations  doubles  de  la  rotule. 
(MM.  Segond,  président  ;  Delbet,  Pierre  Duval  et  Ombré¬ 
danne).  —  M.  Bernard.  De  l'amputation  primitive  dans 
les  grands  écra^ments  du  membre  inférieur.  (MM.  Del¬ 
bet,  président;  Segond,  Pierre  Duval  et  Ombrédanne). 

Jeudi  19  janvier,  à  une  heure.  —  M,  Branchu.  Physique 
et  moral  dans  quelques  maladies.  (MM.  Gilbert,  prési- 
ilent  ;  Bar,  Pierre  Marie  et  Jeannin).  —  M.  Corpechot. 
Grossesse  et  cardioiiathies.  (MM.  Bar,  président  ;  Gilbert, 
Pierre  Marie  et  Jeannin).  --  M.  Chenot.  Contribution 
à  l’étude  des  épithéliomas  primitifs  de  l’ovaire  (Anato¬ 
mie  pathologique  et  histogenèse) .  (MM.  Pierre  Marie,  prési¬ 
dent  ;  Gilbert,  Bar  et  Jeannin). 


—  197  — 


J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  Éditeurs,  19,  me  Hautefeuille,  à  Paris 


NOUVEAU 

TRAITÉ  de  CHIRURGIE 


Publié  en  fascicules  sous  la  direction  de 

A.  LE  DENTU 

PROI-ESSKUR  A  LA  FACULTÉ  DE  MÉDECINE  DE  PARIS 
MEMBRE  DE  l’ACADÉMIE  DE  MÉDECINE 

ET 

Pierre  DELBET 

PROFESSEUR  A  LA  FACULTÉ  DE  MÉDECINE  DE  PARIS 
CIIIRURCIEN  DE  L'HOPITAL  DE  LA  CHARITÉ 


Avec  la  cuUaburalivn  de  MM. 

Albappan,  Auvpay,  Cahlep,  Cunéo,  Faupe,  P.  Duval,  Legueu,  Mauclalpe,  Mopestin, 
Ombpédanne,  Sebileau,  Castex, 

Professeurs  et  agrégés  à  la  Faculté  de  Médecine  de  Paris. 

Appou,  Bpodlep,  Chevassu,  Dujapiep,  Fpadet,  Gulnapd,  Labey,  Launay, 
Lubet-Bapbon,  MIchon,  Mouchât,  Schwaptz,  Soullgoux,  Tepson,  Veau, 

Chirurgiens  des  Hôpitaux  et  Anciens  Chefs  de  clinique  à  la  Faculté  de  Médecine  de  Paris. 

Bépapd,  Chavannaz,  Gangolphe,  Guyot,  Jaboulay,  Patel, 

Professeurs  et  agrégés  aux  Facultés  de  Médecine  de  Lyon  et  Bordeaux. 


1 .  Grands  processus  morbides  (traumatismes,  infections,  etc.)  (Pierre  Delbet,  Chevassu,  Schwartz, 

Veau)  (588  pages,  53  figures) .  10  » 

2.  (Pierre  Delbet). 

3 .  Malades  chirurgicales  de  la  peau  (J.-L.  Faure)  (144  pages,  8  ligures) .  3  » 

4.  Fraclitm  (Tanton). 

5 .  Maladies  des  Os  (P.  Mauclaire)  pages,  161  figures) .  6  » 

6.  Lésions  traumatiques  des  Articxdafions  (plaies,  entorses,  luxations)  (Cahier)  (332  p.,  136  fig.) _  6  » 

7 .  Maladies  des  Articulations  (lésions  inflammatoires,  ankylosés  et  néoplasmes)  (P.  Mauclaire)  ; 

(Troubles  trophiques  et  corps  étrangers  (Duj  armer)  (288  p.,  88  figures) .  6  » 

8.  Arthrites  tuberculeuses  (Gangolphe)  (235  pages,  76  figures) .  5  » 

9.  Maladies  des  muscles,  Tendons,  Tissus  péritendineux,  Bourses  séreuses  (Ombréoanne)  (198  pages, 

45  figures) .  4  » 

10.  Ma/adfes  rffc’sJVer/s  (CuNÉo)  (174  pages,  50  figures) .  4  » 

1 1 .  Maladies  des  Artères  (Pierre  Delbet). 

12.  Maladies  des  Veines  [Lkvaiw).  MalaaiesdesLymphatiques  {\ivLOUiE,u) .  5  » 

13 .  Maladies  du  Crâne  et  de  l'Encéphale  (Auvray)  (510  pages,  121  figures) .  lo  » 

14 .  Maladies  du  Hachis  et  de  la  Moelle  (Auvray). 

15.  Maladies  chirurgicales  de  la  Face  (Le  Dentü,  Morestin).  Névralgies  faciales  (P.  Delbet). 

16.  Maladies  des  Màc/ioîVes  (Ombrédanne)  (198  pages,  102  figures) .  5  » 

17.  Maladies  de  l’Œil  (A.  Terson)  (400  pages,  142  figures) .  8  » 

18.  Oio-J?/iMio-La>'j'Hgo/ogie  (Castex  et  Lubet-Barbon)  (601  pages,  215  figures) .  12  » 

19.  Maladies  de  la  Bouche,  du  Pharynx  et  des  Glandes  salivaires  (Morestin).  Maladies  de  l'Œsophage 

(Gangolphe). 

20.  Ma/adics  d«  Cor/>s  i/ijToide.  Goiifes  (Bürard)  (407  pages,  1 12  figures) .  8  » 

21 .  Maladies  du  Cou  (Arrou  et  Fredet). 

22 .  Maladies  de  la  Poitrine  (Souligoux). 

23.  Maladies  de  la  Mamelle  (Chavannaz). 

24 .  Maladies  de  VA  bdomen  (A.  Guinard)  (582  pages,  1 15  figures) .  12  » 

25 .  Hernies  (Jaboulay  et  Patel)  (426  pages,  128  figures) .  8  » 

26.  Maladies  du  Mésentère,  du  Pancréas  et  de  la  Rate  (Chavannaz  et  Guyot). 

27 .  Maladies  du  Foie  et  des  Voies  biliaires  (J.-L.  Faure  et  I.abey)  (308  pages,  39  figures) .  6  » 

28.  Maladies  de  l'Anus  et  du  Rectum  (Pierre  Delbet). 

29.  Maladies  du  Rein  et  de  l'Uretère  (Albarran). 

30.  Maladies  de  la  Vessie  (F.  Legueu). 

31 .  Maladies  de  l'Urètre,  de  la  Prostate  et  du  Pénis  (Albarran  et  Legueu). 

32.  Maladies  des  Bourses  et  du  Testicule  (P.  Sébileau). 

33.  Maladies  des  Membres  (P.  Mauclaire). 

CHAQUE  FASCICULE  8E  VEND  SEPARélMENT 

Chaque  fascicule  se  vend  également  carton^  avec  une  augmentation  de  1  Ir.  60  par  fascicule. 


SOMMAIRE 

J.  Jo.MiER  ET  Delion..  .  —  L’ictère  catarrhal,  étude  clinique  et  pathogénique  (Revue  générale) . 

A.-B.  Marfan . —  Traitementdurachitisme,  alimentation,  hygiène,  thalassothérapie  et  crénothérapie. 

A.  Schwartz . —  Diagnostic  des  lésions  traumatiques  de  l’épaule . 

Actualités  médicales.  —  A  propos  du  diabète.  —  Bacilles  diphtériques  et  pseudo-diphtériques.  —  Accidents 


Sociétés  savantes....  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  —  Académie  des  Sciences. 

Académie  de  médecine.  —  Société  de  chirurgie.  —  Société  de  thérapeutique... 

La  vie  médicale  a  l’étranger . 

Pratique  médicale....  —  Georges  Foy.  Traitement  de  certaines  manifestations  de  l’hypertension  artérielle. 

Libres  propos  :  La  responsabilité  du  médecin,  par  G.  Linossier . 

Choses  du  Jour  :  Le  recensement  de  la  France . 

Chronique  scientifique  :  La  cause  probable  des  inondations  de  1910,  par  Georges  Guadet .  V  à 

Les  cérémonies  médicales  :  Lloge  du  D‘'  hehzet  a  la  séance  annuelle  de  la  Société  de  chirurgie,  par  le  Dr  Ko- 


Nécrologie  :  Le  médecin-inspecteur  Ilocquar 

Les  grands  médecins  :  Récamier . 

Silhouettes  médicales  :  Le  médecin  mondain. 

Curiosités . 

Art  et  Médecine-.  Les  étudiants  de  Pans,  ps 

Diététique:  Préparations  au  lait . 

Formules  thérapeutiques  :  Dvspepsies  hvperi 
La  Médecine  au  Palais  :  Responsabilité  med 
Chronique  des  Livres  :  Medizinische  termin 

par  le  D‘'  Hartmann . 

Nouvelles . . . 

La  Vie  médicale . 

Cours  et  Conférences.  —  Actes  de  la  h  acuité 


perstheniques . 

nedicale.  —  Médecin  cont 
minologie  par  le  !)'•  Wai. 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 

PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  ler  de  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  (/«r  Z)ece??2èreaM  5o  A^omnôre)  :  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  :  I  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 
Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Tous  les  autres  numéros  ont  Sz  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 

ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX  (48  pages) 

Janvier _ —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber-  Juillet . —  Maladies  du  cœur,  du  sang,  des  vaisseaux. 

culose.  Août . —  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in- 

Février _ —  Physiothérapie  ;  —  physiodiagnostic.  féctieuses. 

Mars .  —  Dermatologie;— syphilis;— maladies  véné-  Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 

riennes.  larynx; — des  yeux. 

Avril .  —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladies  Octobre _ —  Maladies  nerveuses  et  mentales ;  — méde- 

des  reins  et  des  voies  urinaires.  cine  légale. 

Mal .  —  Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miné-  Novembre  .  —  Thérapeutique. 

raies,  climatothérapie  ;  —  diététique.  Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles;  —  Pué- 

Juln .  —  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du  foie.  riculture. 


PRIMES  DE  PARIS  MÉDICAL 

Paf  suite  de  nouveaux  accords,  des  primes  remboursant  5  fois  le  montant 
de  l’abonnement  seront  encore  données  à  tous  les  abonnés  pendant 
le  mois  de  Janvier. 

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Les  abonnés  d'une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  S  fois 
le  prix  de  l'abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l'ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

I.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

{Chaque  abonné  a  droit  à  ces  cinq  primes)  : 

1“  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
B[.acquk,  Instruments  de  chirurgie,  25,  rue  Cujas,  à  Paris. 

2»  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emile 
Dupont  fils,  G.  Mathieu  fils  et  C">,  Mobilier  médical,  chirurgical  pour  malades  et  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  9,  rue  Cujas,  à  Paris. 

30  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  100  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne.  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4»  Bons  de  remboursement  de  six  fr.  sur  un  achat  de  vingt-cinq  fr.  ou  de  douze  fr.sur  un  achat 
de  5o  fr.  de  livres  édités  par  la  librairie  J.-B.  Baillière  et  fils,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris. 

5“  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
CouDRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  {Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut 
joindre  au  prix  de  l'abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port). 
JI.  Primes  offertes  en  outre  aux  abonnés  de  Paris  Médical  jusqu'à  fin  janvier 

{Chaque  abonné  a  droit  à  une  seule  de  ces  treit^e  primes)  : 

1 0  Règles  plates  en  glace  de  Saint-Qobaln  verre  rouge  à  base  de  sels  d’or  (valeur  6  francs) 

offertes  par  l’Uraseptine  Rogier  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéol  du  D'  Boucard 
(ces  deux  primes  ensemble). 

2°  Portefeuilles  offerts  par  le  Lait  Lepelletier  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  Lécuyer),  à  Carentan. 

30  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Ch.  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  Paris. 

4»  Trousses  de  poche  pour  l’analyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosurine,  16,  rue  Charlemagne, 
à  Paris. 

5»  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison  David,  69,  avenue  des  Ternes. 

6»  Appareils  Talisman,  pour  injections  vaginales,  oflerts  par  la  Société  du  Talisman,  Place  des 
Barricades  à  Bruxelles. 

7“  Un  colis-postal  de  15  rosiers  de  la  maison  Gemen  et  Bourg,  de  Luxembourg.  {Joindre  /  fr.  5o 
pour  l'emballage  et  le  port  du  colis  des  rosiers). 

8°  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  légumes  (25  variétés)  offertes  par  la  maison  L.  Clause,  à 
Brétigny-sm-Orge.  Joindre  I  fr.  pour  l’emballage  et  le  port. 

P»  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Sachet,  papeterie  médicale, 
29,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

loo  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d’ins¬ 
truments  de  chirurgie,  1 13,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris. 

1 1  »  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Coqit  et  C'«, 

Appareils  de  précision,  36,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

12°  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  l’achat  d’une  montre  médicale  (75  francs, 
ou  90  francs)  de  la  maison  Auricoste,  horloger,  10,  rue  La  Boétie,  à  Paris. 

13°  Une  caisse  de  30  bouteilles  d’Eau  de  Pougues  St-Léger,  offerte  par  la  C»  de  Poucues  St-LÉcsR. 

Envoyer  avec  le  montant  de  l'abonnement  la  liste  des  primes  dans  l’ordre  de  préférence.  — 
Joindre  5o  centimes  pour  les  frais  d’expédition  de  chacune  des  primes.  —  Les  primes  seront 
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LIBRES 

LA  RESPONSABILITÉ  DU  MÉDECIN 

Nous  sommes  loin  du  temps  où,  d’après  Molière, 
le  diplôme  de  docteur  conférait  à  l’impétrant  le  droit 
imjirescriptible  :  medicandi,  purgandi,  saignandi, 
perçandi,  taillandi,  coitpandi,  et  occidendi  impune 
per  totam  terrain. 

Il  n’est  pas  de  semaine  où  les  journaux  politiques 
ne  nous  signalent  des  poursuites  intentées  contre  des 
médecins,  coupables  d’avoir  échoué  dans  leurs  tenta¬ 
tives  thérapeutiques.  Il  y  a  peu  de  jours  nous  signa¬ 
lions  ici  même  la  condamnation  du  D>‘  Bazy,  d’autant 
moins  compréhensible  que  sa  malade  avait  été  sauvée 
par  l’opération  et  était  parfaitement  guérie,  quand 
elle  s’est  avisée  de  réclamer  une  indemnité.  Aujour¬ 
d’hui  on  nous  annonce  que  le  professeur  Lagrange, 
de  Bordeaux,  est  poursuivi  en  cent  cinquante  mille 
francs  de  dommages  intérêts,  pour  n’avoir  pas 
utilisé,  dans  un  cas  de  glaucome,  les  méthodes  de 
traitement  classiques,  et  avoir  cherché  à  obtenir 
un  résultat  meilleur  par  une  opération  nouvelle. 
Ce  qui  donne  à  cette  poursuite  un  caractère  par¬ 
ticulièrement  original,  c’est  que  le  plaignant  est  un 
confrère,  et  que  le  Dr  Lagrange  n’avait  demandé 
à  son  patient,  pour  toute  rémunération  de  ses  peines 
et  de  son  dévouement,  qu’un  peu  de  reconnaissance  ! 

Que  fera  le  tribunal  ?  J’espère  qu’il  rendra  la  seule 
sentence  que  puissent  dicter  en  l’occurrence  l’équité 
et  le  bon  sens,  et  que  le  Dr  Lagrange  ne  paiera  pas 
150.000  francs  le  service  qu’il  a  rendu  ;  mais  la  jus¬ 
tice  est  femme,  donc  capricieuse,  et  l’expérience  du 
passé  nous  apprend,  qu’eût'-il  mille  fois  raison,  un 
plaideur  n’est  jamais  sûr  de  gagner  un  ])rocès. 

Le  public  lit  avec  une  maligne  satisfaction  le  récit 
de  tels  incidents  ;  il  est  persuadé  que  le  sentiment 
d’une  responsabilité  matérielle  lui  vaudra  de  la 
part  de  son  médecin  des  soins  plus  attentifs  :  c’est 
une  grosse  erreur. 

Il  n’y  a  qu’une  responsabilité  qui  puisse  inspirer 
utilement  un  médecin  au  chevet  de  son  client,  c’est 
la  responsabilité  vis-à-vis  de  sa  conscience.  Toutes 
autres  ne  peuvent  que  le  détourner  de  son  devoir 
strict,  et  nuire  par  conséquent  au  malade.  Les 
exemples  en  abondent  : 

Si  les  cordonniers  sont,  dit-on,  les  plus  mal  chaus¬ 
sés,  nul  parmi  nous  ne  met  en  doute  que  les  médecins 
ne  soient,  quand  la  maladie  les  frappe,  les  plus  mal 
soignés.  Pourquoi?  parce  que  l'ami  auquel  ils  se 


PROPOS 

confient  sent  ses  moindres  actes  contrôlés  par  la 
foule  des  autres  amis  du  patient  ;  ce  contrôle  lui 
crée  une  responsabilité  devant  l’opipion  ;  il  n’est  plus 
préoccupé  exclusivement  d’agir  au  mieux  des  inté¬ 
rêts  de  son  malade;  il  songe  aux  commentaires  que 
provoquera  chacune  de  ses  prescriptions  ;  il  est  dé¬ 
sireux  d’être  soutenu  dans  son  œuvre  par  l’approba¬ 
tion  générale.  Partagé  entre  ces  préoccupations  di¬ 
verses,  il  hésite  au  lieu  d’agir,  et  le  malade  en  pâtit. 

Les  souverains,  les  hommes  célèbres  partagent 
avec  nous,  et  pour  les  mêmes  raisons,  le  fâcheux 
privilège  d’être  plus  mal  conseillés  qu’un  loqueteux 
sur  son  lit  d’hôpital.  11  faut  en  effet  à  un  médecin 
un  courage  rare,  un  désintéressement  absolu,  pour 
risquer  sur  un  grand  personnage  une  intervention 
héroïque,  mais  incertaine  et  dangereuse,  quand  il 
sait  d’avance  qu’en  cas  d’échec,  l’opinion  publique 
attribuera  sûrement  la  mort  à  cette  intervention, 
et  qu’il  peut  compromettre  en  un  instant  une  noto¬ 
riété  péniblement  acquise  par  des  années  de  labeur. 
La  possibilité  d’une  responsabilité  judiciaire  ne 
retiendra  pas  moins  le  médecin  ou  le  chirurgien 
auprès  d’un  malade  ordinaire.  Un  procès  perdu 
pour  «  faute  lourde  »  c’est  la  ruine  morale  et 
matérielle,  et  on  peut  justement  trembler,  quand  on 
songe  que  seront  appelés  à  juger,  s’il  y  a  faute,  des 
magistrats  incompétents  1  Môme  uh  procès  gagné 
laisse  après  lui  une  suspicion  fâcheuse.  Certes,  je  ne 
veux  pas  réclamer  pour  le  droit  au  meurtre  ;  je  com¬ 
prends  très  bien  que  la  loi  les  rende  responsables, 
en  cas  de  faute  vraiment  lourde,  négligence,  ou 
ignorance  inexcusable  ;  mais,  si  l’habitude  se  répand 
d’appeler  en  justice  le  médecin  qui  a  échoué  dans 
une  tentative  thérapeutique  loyalement  conçue, 
attentivement  appliquée,  sous  prétexte  que  cette 
tentative  n’est  pas  conforme  aux  traditions  médi¬ 
cales  en  usage,  on  arrivera  à  paralyser  toute  initia¬ 
tive,  tout  progrès.  Les  malades  seront  exposés  alors 
à  un  réel  danger  ;  c’est  que  le  médecin,  effrayé  des 
responsabilités  encourues  en  cas  d’échec,  s’il  prend 
conseil  de  ses  seules  science  et  conscience,  n’arrive 
à  adopter  la  règle  de  conduite  que  prescrit  le  célèbre 
serment  d’Argan  : 

De  non  jamais  se  servire 
De  reniediis  aucunis 

Quam  de  ceux  seulement  doctæ  F.acultatis 
Maladus  dût-il  crevîire 
Et  mori  de  suo  malo.  G.  Linossier. 


CHOSES  DU  JOUR 


LE  RECENSEMENT  DE  LA  FRANCE 

_  On  vient  seulement  de  connaître  dans  ses  débiils  les 
résultats  du  recensement  de  la  population  française 
pour  1906.  Les  personnes  exerçant  une  profe.ssion  et 
représentant  la  population  active  sont  au  nombre  de 
20,720,879,  se  décomposant  ainsi  : 


Pêche,  agriculture,  masculin  féminin  total 

,  *™èts .  5.525.0.(2  3. 330. on  8.855.053 

Industrie  .  4.706.471  2.518.402  7.224.873  1 

Commerce  . .  1.289.456  779.164  2.068.620' 

Professions  libérales 

et  services  publics . .  1.332.940  293.100  1.626.040 

Domestiques  .  i73-5.‘)8  77'2-73.‘>  946.293 

Total . .  13.027.467  7.693.412  20.720.879  ; 


On  peut  déjà  déduire  du  tableau  ci-de.ssus  que  les  lent-  \ 
nies  représentent  plus  du  tiers  de  la  population  active.  i 
On  observe  que,  dans  toutes  les  grandes  catégo-  i 
ries  professionnelles,  le  nombre  des  femmes  employées  ^ 


est  —  actuellement  —  inférieur  à  celui  des  hommes,  sauf 
en  ce  qui  concerne  les  domestiques. 

On  constate  encore  qu’en  i8û6,  la  population  active 
ne  repré.sentait  que  40  p.  100  de  la  population  totale, 
au  lieu  de  49  p.  100  en  1896,  et  de  53  p.  100  en  1906.  Si 
ces  statistiques  sont  bien  exactes,  il  en  résulterait  que  le 
nombre  des  «  travailleurs  »  se  serait,  proportionnellement 
à  la  population,  accru  de  façon  considérable. 

En  quarante  ans,  le  nombre  des  hommes  travaillant  a 
augmenté  de  deux  millions  et  demi  ;  celui  des  femmes 
travaillant  a  augmenté  beaucoup  plus  (3  000  000), 

FliOIKSSSIONS  EXEKCÉES  FAR  DES  FEMMES  l8Û6  I906 

Pêcha,  agriculture,  forets . 

Industrie  . . .  . . 

Cominercc  . 

Prbfëssionsliberal'.set  services  (lublic 

Domesliques  . 

Total . 


1.874.915  3.330.011 
I. 304.254  2.518.402 
241.680  779.164 

164.572  293.100 

1.047. 176  772-735 

4.642.617  7.693.412 


—  201  — 


Régime  des 

Arthritiques,  Goutteux,  Rhumatisants 

VICHY  CÉLESTINS 

BOUTEILLES  ET  DEMI-BOUTEILLES 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE 


d’atmosphc 
i  cheminées 


LA  CAUSE  PROBABLE  DES  INONDATIONS 
DE  1910 


:haufïéej  et 
:endantes  d’ 


Par  Georges  Guadet. 

A  quoi  sont  dues  les  chutes  anormales  de  pluie  qui 
nous  ont  affligés,  particulièrement  en  France,  d'inonda¬ 
tions  si  désastreuses  ? 

Nulle  question  n’a  reçu  du  public  plus  de  réponses 
fantaisistes  ;  l'un  dit  :  «  C'est  de  la  faute  à  la  lune  »  ; 
l’autre  :  «  C’est  de  la  faute  à  la  comète  »  ;  chacun  affirme. 


iplement,  la  formation  des  nuage 
ensation  de  la  vapeur  mélangée 


de  l’hémisphère  boréal 


et  se  montre  d’autant  plus  catégorique  qu’il  possède, 
au  fond,  moins  de  conviction. 

Si  arbitraires  que  soient  ces  réponses,  elles  recouvrent 
pourtant  un  fonds  de  vérité,  à  savoir  que  la  cause  des 
grandes  perturbations  météorologiques  est  extra¬ 
terrestre.  On  apprend  partout  que  le  soleil  crée  les  sai¬ 
sons,  que  la  lune  gouverne  les  marées  océaniques  et 
même  atmosphériques.  Quand  on  est  un  pou  plus  savant, 
on  sait  encore  que  la  rotation  de  notre  planète,  combinée 
avec  réchauiïement  des  zones  les  plus  directement  éclai¬ 
rées,  détermine  les  courants  marins  chauds  et  froids  de 
la  surface  et  du  fond,  ainsi  que  les  courants  analogues 
de  l’atmo.sphère,  et  aussi  les  grands  mouvements  verti¬ 
caux  qui,  sous  le  nom  d’aires  cycloniques  ou  cheminées 


liné,  le  vent  de  la  pluie  i 
i^ent  des  régions  chaudes 


Mais  pourquoi  le  phénomène  plu 
irrégulier  d’une  année  à  l’autre?  et, 
cher  une  raison  astronomique,  comme 
en  présence  des  contradictions  app.i 
par  exemple,  qu’en  l’année  1910,  si  mouillée 
occidentale,  les  États-Unis  ont  souffert  d’une 
désastreuse  et  exceptionnelle,  tandis  que  la 
l’Inde  étaient  inondées  au  printemps  et  en  ( 
que  la  France  l’était  en  hiver?  Il  y  a  là  des  c 


>t-il  tellemc 
doit  en  clr 


-  VI  ~ 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE  {S^iite) 

qui  surjîrennent  d’abord  et  déroutent  l’esprit  en  quête  froide,  parce  que  les  courants  qui  nous  balaient  alors 
d’explication.  trouvent  au-dessus  de  notre  sol  une  chute  de  tempéra tùre 

Pourtant,  à  la  réflexion,  ces  différences  doivent  appa-  sensible, 
raître  bien  naturelles,  et  même  nécessaires,  puisque  ce  En  Chine,  dans  l’Inde,  les  vents  d’hiver  soufflent  du 
qui  serait  vraiment  incompréhensible,  ce  serait  qu’il  nord  ;  ils  sont  continentaux,  froids  et  secs  ;  au  contraire, 
])lût  partout  à  la  fois.  Le  soleil  a  tous  les  ans,  à  très  peu  les  vents  d’été  .sont  marins  et  chauds,  donc  très  ])lu- 
de  chose  près,  le  même  rayonnement  calorifique,  donc  la  vieux. 

même  puissance  d'aspiration  au-dessus  des  océans.  Par  Enfin,  aux  États-Unis,  ou  plus  précisément  dans  là 
suite,  si,  une  année,  il  pleut  davantage  dans  une  région,  région  très  peuplée  et  cultivée  de  la  grande  confédération 
il  doit  moins  pleuvoir  ailleurs  :  la  com])ensation  est  né-  américaine,  les  vents  sont  toujours  continentaux,  avec 
cessaire,  et  le  déluge  universel  reste  du  domaine  de  l’ima-  cette  différence  qu’en  hiver  ils  soufflent  du  Canada,  et 
giuation.  en  été  flu  Mexique.  Ce  sont  les  vents  d’été  qui  arrosent 

^  ^  cette  zone,  parce  que,  chargés  de  vapeur  sur  le  golfe  du 

Mexique  ou  même  sur  le  Pacifique,  ils  donnent  peu  de 
Mais  pourquoi,  encore  une  fois,  ces  différences  de  ré-  condensation  au-dessus  des  premières  terres  très  chaudes 
gime  d’une  année  à  l’autre,  ou  plutôt  d’une  période  de  qu’ils  rencontrent,  mais  produisent  au  contraire  plus  au 
plusieurs  années  à  une  autre?  Un  rapide  examen  de  la  nord  des  pluies  capables  d’alimenter  le  bassin  du  Missi.s- 
(  arte  des  vents  va  nous  mettre  sur  le  chemin  de  la  solu-  sipi  et  celui  des  gr.rnds  lacs. 


Tableau  montrant  (lu’ai)rès  les  grandes  périodes  d’activité  solaire,  nous  enregistrons  des  périodes  humides,  une 
recru de.scence  de  pluie,  des  crues  [ihis  abondantes  et  un  niveau  plus  élevé  des  grands  lacs  européens. 


tion.  Ouvrons  un  atlas  quelconque  ;  ils  donnent  tous, 
maintenant,  un  schéma  des  courants  atmosphériques 
dominants  au  moins  en  deux  saisons,  par  exemi>le  aux 
mois  de  janvier  et  de  juillet. 

Pour  chaque  hémisphère,  on  remanjue  cpie  les  grands 
mouvements  anticycloniques  d’air  froid  et  de  pression 
élevée  occupent  les  continents  en  hiver,  les  océans  en  été, 
c’est-à-dire  dans  chaque  saison  les  régions  les  moins 
chaudes  ;  les  cyclones  pré.sentent  la  disposition  inverse 
On  observe  en  outre  que  la  descente  des  couches  froides 
de  l’anticyclone  s’opère  en  un  vaste  tourbillonnement 
cpii  prend  le  sens  du  mouvement  des  aiguilles  d’une 
montre  dans  l’hémisphère  boréal,  le  sens  contraire  dans 
l’hémisjfiière. austral  ;  la  montée  de  l’air  chaud  des  cy¬ 
clones  s’accompagne  d’une  giration  inverse.  Tous  les 
régimes  locaux  dérivent  de  ces  quelques  lois. 

On  voit,  en  particulier,  qu’en  France  les  vents  domi¬ 
nants  sont  toujours  des  vents  marins  ;  gouvernés  tour  à 
tour  par  l’anticyclone  de  la  Sibérie,  puis  par  celui  des 
Açores,  ils  soufflent  du  sud-ouest  en  hiver,  du  nord-ouest 
en  été  :  c’est  pour  cela  que  nous  avons  de  la  pluie  dans 
toutes  les  saisons,  mais  plus  p.irticulièreniont  dans  la 


Et  alor.s,  voici  qu’apparaît  le  lien  qui  unit  tous  les 
phénomènes  enregistrés  cette  année  :  les  pluies  issues  de 
vents  marins  ont  été  bien  plus  abondantes  que  de  cou¬ 
tume  ;  celles  provenant  de  courants  continentaux  l’ont 
été  beaucoup  moins.  Autrement  dit,  la  vapeur  dont  les 
couches  d’air  se  sont  chargées  au-dessus  des  océans  s'est 
condensée  plus  vite  qu’à  l’ordinaire,  se  déversant  toute  sur 
les  premières  régions  rencontrées  et  ne  laissant  rien  aux 
dernières.  Voilà  la  loi  expérimentale  énoncée  dans  une 
formule  unique,  donc  susceptible  maintenant  d’explica¬ 
tion  astronomique. 

Or  il  .se  trouve  précisément  que  les  études  des  physi¬ 
ciens  ont  mis  en  évidence,  dans  ces  dernières  années,  le 
rôle  considérable  d’activation  dans  la  condensation  des 
vapeurs  joué  par  les  rayons  cathodiques  ;  cette  action 
paraît  due  à  ce  que  l’ionisation  des  gaz  et  en  particulier 
de  l’atmosphère  provoquée  par  ces  rayons  consiste  en  la 
formation  d’un  très  grand  nombre  de  très  petits  globules 
gazeux  électrisés,  lesquels  favorisent  et  accélèrent  la 
toute  première  éclosion  des  gouttelettes  liquides  en  leur 
servant  de  support.  De  leur  côté,  les  astronomes  ont 
montré  la  relation  étroite  qui  existe  entre  l’émission  des 


204  — 


-  VII- 

CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE  {Suite) 

dits  rayons  cathodiques  par  le  soleil  et  ce  qu'on  est  convenu  mètre  de  hauteur  de  pluie  formée  au  sein  de  celle-ci.  Auss 
d’appeler  l’activité  de  cet  astrCj  c’est-à-dire  Vabondance  les  derniers  hivers,  qui  ont  tous  été  pluvieux,  neigeux 
des  taches  qui  recouvrent  son  disque,  ainsi  que  des  protubé-  même,  n’ont  pas  été  froids  :  car  l’abondance  des  chutes 
rances  qui  s’en  échappent.  de  neige,  même  si  l’épaisseur  de  la  couche  tombée  en 

D'où  cette  conclusion  que  tous  les  maux  dont,  les  uns  retarde  beaucoup  la  fonte  dans  les  montagnes,  ne  prouve 
comme  les  autres,  nous  avons  souffert  l’an  dernier,  sont,  pas,  loin  de  là,  que  la  température  ait  été  rigoureuse, 
sans  doute,  attribuables  à  ce  fait  que  nous  traversons  une  On  a  souvent  parlé  de  périodicité  dans  les  phénomènes 
époque  de  forte  activité  solaire,  solaires  :  toutefois,  le  fait  même  qu’on  a  pu  en  proposer 

deux  systèmes  au  moins  doit  nous  inciter  à  la  pnidence. 

*  ’*  Des  maxima  relatifs  semblent  se  succéder  à  des  inter- 

L’évolution  du  soleil  ne  dépend  pas  de  notre  division  valles  moyens  de  onze  années  ;  mais  il  faut  tenir  compte 
du  temps  en  années.  Aussi  les  phénomènes  qui  nous  aussi  d’une  évolution  plus  lente,  qui  met  en  évidence 
occupent  sè  prolongent-ils  d’ordinaire  pendant  une  assez  des  durées  de  trente-cinq  ans  environ.  En  climatologie 
longue  période.  Toutefois,  comme  par  le  fait  ils  durent  cette  dernière  période  est  bien  connue  sous  le  nom  de 
déjà  depuis  longtemps,  nous  sommes  en  droit  d’espérer  période  de  Brückner.  C’est  elle  qui  à  permis  dernièrement 


Dimension  réelle  :  260000  kilomètres.  Dimension  réelle  ;  450000  kilomètres. 

Éruptions  de  vapeurs  métalliques  qui  s’élancent  du  soleil  pendant  les  périodes  de  grande  activité. 
Dans  l'angle  droit  de  chaque  gravure,  la  terre  est  figurée  à  l’échelle  (i). 


une  prochaine  atténuation.  Il  y  a  bien  douze  ans  en  effet  à  M.  l’abbé  Moreux  d’établir  par  des  courbes  un  iJaral- 

qu’il  n’a  fait  froid  à  Paris  :  nos  fleuves  ne  gèlent  plus,  et  lèle  assez  exact  entre  le  développement  des  taches  solaires 

nous  avons  désappris  le  patinage,  ailleurs  qu’au  skating-  et  les  hauteurs  d'eau  de  nos  fleuves  français.  On  remar- 
rink.  Or,  les  hivers  doux,  comme  les  étés  frais,  corres-  quera  un  certain  décalage  de  l’effet  par  rapport  à  la 

pondent  aux  années  mouillées.  Il  faut  en  voir  la  raison,  cause,  qui  tient  à  ce  que  l'activité  du  soleil  au  point  de 

non  seulement  dans  le  fait  que  la  présence  des  nuages  vue  cathodique  se  prolonge  plus  tard  que  les  taches, 

empêche  le  rayonnement  calorifique,  d’un  sens  comme  Si  ces  vues  sont  justes,  elles  nous  laisseraient  quelque 
de  l’autre,  mais  aussi  et  surtout  dans  la  propriété  qu'a  la  espoir,  car  nous  entrerions  maintenant  dans  la  branche 
condensation  de  la  vapeur  d’eau  de  dégager  une  très  descendante  de  la  courbe.  Elles  s’accordent  bien  en  tout 

grande  quantité  de  chaleur  ;  cet  échauffement  est  ca-  cas  avec  les  conclusions  que  nous  avons  tirées  de  l’exa- 

pable,  par  exemple,  d’élever  d’un  degré  centigrade  la  men  des  faits  enregistrés  cette  année, 
température  de  la  couche  terrestre  de  l’atmosphère.  Souhaitons  que  la  loi  soit  vraie,  et  adressons  à  Phœbus 
comptée  sur  i  800  mètres  d’épaisseur,  pour  chaque  milli-  Apollon  une  prière  pour  qu’il  veuille  bien  s’y  soumettre. 

(I)  Nous  remercions  tout  particulièrement  M.  l’abbé  Moreux  qui  a  bien  voulu  nous  autoriser  à -reproduire  ici  les  figures 
e  son  intéressant  article  sur  «  la  prévision  des  inondations  »  paru  le  19  mars  1910  dans  VJUuslration,  et  aussi  M.  Baschet, 
■recteur  dé  VUlusUatton,  qui,  avec  son  obligeance  habituelle,  a  mis  à  notre  disposition  les  clichés  de  ces  figures. 


—  205  - 


—  IX  — 


LES  CÉRÉMONIES  MEDICALES 

ÉLOGE  DU  DOCTEUR  FÉLIZET 

A  LA  SÉANCE  ANNUELLE  DE  LA  SOCIÉTÉ  DE  CHIRURGIE 

Par  le  A.  ROCHARD 


Dan^  la  séance  annuelle  du  i8  janvier,  M.  Aug.  Ro- 
•cliard,  secrétaire  général  de  la  Société  de  chirurgie,  a 
prononcé  un  éloquent  éloge  de  l'ancien  chirurgien  de 
l’hôpital  Bretonneau  que  nous  voudrions  pouvoir  citer 
en  entier  et  dont  nous  ne  pouvons  malheureusement 
publier  que  des  extraits. 

Apré.s  avoir  montré  Félizet  né  à  Elbeuf  le  13  février 
1844,  faisant  d'excellentes  études  au  lycée  de  Rouen, 
remportant  ensuite  à  Paris  un  prix  d'honneur  au  con¬ 
cours  général,  M.  Rochard  rappelle  les  débuts  difficiles 
de  sa  vie  d’étudiant,  la  nécessité  où  il  fut  d’être  maître 
répétiteur  et  de  vivre  du  fruit  de  ses  leçons  pour  con- 
([uérir  les  grades  d’externe  ert 'interne  des  hôpitaux. 

Interne  de  1867  à  1871,  il  eut  pour  maîtres  préférés 
'Gosselin  et  Dolbeau. 

Ici  nous  laissons  la  parole'à  M.  Rochard  ; 

P'élizet  passa  tme  thèse  remarquable  intitulée  :  «  Re¬ 
cherches  anatomiques  et  expérimen¬ 
tales  sur  les  fractures  du  crâne  ». 

Elle  est  restée  classique  et  obtint,  en 
1874,11110  récompense  à  l’Académie 
de  médecine  et  une  médaille  d’ar¬ 
gent  de  la  Faculté.  Il  affronte  en¬ 
suite  le  concours  des  hôpitaux  et  est 
nommé,  en  même  temps  que  Ri- 
cliclot,  cliirurgieii  du  Bureau  central, 
le  P''  juillet  1880. 

Il  ne  fut  placé  que  le  i”  mai  18S7 
à  l’hôpital  d’Ivry,  et  en  janvier  1889, 
il  alla  à  Tenon.  C’est  dans  cet  hô¬ 
pital  qu’il  se  spécialisa  comme  chi¬ 
rurgien  d'enfants.  Il  y  resta  douze 
années,  jusqu’au  lor  mars  1901, 
époque  à  laquelle  il  entra  dans  le 
service  tout  neuf  de  Bretonneau,  où 
il  resta  jusqu’à  son  honorariat  (i'’’’ 
janvier  1907).  Entre  temps,  il  avait 
été  décoré  en  1877  pour  faits  de 
guerre,  avait  obtenu  eu  1895  à  l’Aca¬ 
démie  des  sciences  un  prix  Montyon 
(médecine  et  chirurgie)  et  il  fut  fait 
officier  de  la  Région  d’honneur  à  fin 
de  carrière... 

Nous  le  connaissons  surtout  comme  chirurgien  d’en¬ 
fants,  et  comme  tel,  il  a  étudié  la  hernie  inguinale  qu’il 
pratiquait  par  un  procédé  particulier,  avec  du  fil  d’or.  Il 
n  écrit  un  remarquable  livre  sur'ce  sujet. 

Ï1  s’est  aussi  beaucoup  occupé  de  la  tuberculose  arti¬ 
culaire,  était  partisan  convaincu  des  résections  larges, 
et  notamment  de  celle  de  la  hanche  qu’il  pratiqua  avec 
une  audace  extraordinaire.  Il  portait  le  feu  dans  les  foyers 
articulaires  à  l’aide  d’un  chalumeau  qui  parfois  causait 
nu  peu  d’émotion  à  ceux  qui  le  voyaient  employer,  mais 
qui,  entre  ses  mains,  a  donné  quelques  bons  résultats. 

Il  avait  l’esprit  inventif  et  a  inauguré  quelques  instru¬ 
ments  ingénieux  :  une  seringue  stérilisable,  une  scie  à 
champ  mobile,  et  le  premier  eut  l’idée  de  faire  une  aiguille 
qui,  au  lieu  de  sè  terminer  en  pointe,  est  aplatie  et  tran¬ 
chante,  à  son  extrémité  acérée.  , 

Notre  ancien  collègue,  quoique  spécialisé  dans  la  chi¬ 
rurgie  d’enfants,  fit  néanmoins  sur  l’adulte  quelques  ' 
opérations  retentissantes.  I„e  premier,  il  retira  de  l’esto-  . 
mac,  après  la  fourchette  de  Rabbé,  une  cuillère,  ce  qui 


complétait  presque  le  service,  et  il  n’est  pas  besoin  de 
vous  rappeler  ici  qu’en  1,899  h  fit  une  opération  d’auto- 
plastie  remarquable  sur  la  joue  d’une  de  nos  plus  jolies 
actrices  :  toutes  les  Revues  de  fin  d’année  en  ont  parlé. 
Toujours  prêt,  en  vrai  chevalier,  à  se  sacrifier  pour  les 
daines,  c’est  sur  lui-même  qu’il  préleva  la  portion  de  peau 
nécessaire  à  la  greffe.  Res  journalistes  ne  manquèrent  pas 
de  discuter  beaucoup  sur  la  partie  de  lui-même  qu’il 
offrit  à  sa  malade,  et  l’un  d’eux  alla  même  jusqu’à  dire 
que  peu  importait  comment  s’était  conduit  le  chirurgien 
pourvu  qu’il  eût  fait  .son  devoir,  et  il  intitulait  son  article  ; 

Il  Fais  ce  que  dois  !  »,  à  tort,  du  reste. 

^■oici  la  carrière  du  chirurgien,  de  l’homme  qui  porte 
l’acier  tranchant  dans  sa  trousse,  c’est-à-dire  dans  sa 
poche,  mais  nous  voyous  aussi  bien  dans  des  temps  plus 
reculés,  Félizet,  la  rapière  au  côté,  chevalier  des  dames, 
chatouilleux  sur  le  point  d’honneur 
et  prêt  à  défendre  les  siens  et  son  pays. 

Il  adorait  en  effet  l’escrime  :  l’épée 
était  le  grand  attrait  de  son  exis¬ 
tence,  il  semblait  que  l’éclair  de  sa 
pointe  le  fascinât. 

Il  a  sur  ce  sujet  écrit  un  fort 
beau  livre,  apprécié  de  tous,  même 
des  professionnels,  lui  qui  n’était 
qu’un  amateur. 

Dans  une  courte  préface  il  a 
comme  condensé  tout  ce  qui  pour 
lui  fait  l’homme  grand  et  digne  de 
ce  nom,  il  y  a  résumé  les  qualités 
qu’il  voudrait  voir  à  son  fils.  «  Tu 
seras  donc  modéré ,  mon  petit 
homme,  mais  il  y  a  deux  choses 
pour  la  défense  desquelles  je  veux 
que  tu  sois  violent,  intrépide,  in¬ 
flexible,  féroce,  impitoyable  —  deu.x 
choses  saintes  qu’un  honnête  homme 
doit  aimer  plus  que  sa  vie  ;  ces  deux 
choses  s’appellent  sou  honneur  et 
son  PAYS  ! 

Honneur  et  patrie  !  Cette  devise 
que  dans  ma  prime  jeunesse,  j’ai  vu  de  longues  années 
peinte  sur  la  dunette  de  nos  anciens  vaisseaux,  Félizet 
l 'avait  faite  sienne  et  avec  quel  courage  il  la  soutenait. 
C’était  lur  brave  dans  toute  l’acception  du  terme  :  il 
n’avait  pas  le  courage  qui  aime  à  s’entourer  du  panache, 
mais  le  vrai,  le  froid,  celui  qui  se  possède. 

Pendant  la  guerre,  fait  deux  fois  prisonnier,  deux  fois 
il  s’évada  pour  reprendre  du  service,  et  il  ne  se  contenta 
pas  d’exercer  son  art  avec  le  dévouement  que  vous  savez, 
mais  chargé  d’un  message  officiel,  bravant  l’eau  et  le 
feu,  il  traversa  les  lignes  ennemies  pour  rentrer  dans 
Jletz.  On  donne  souvent  le  nom  de  héros  à  des  hommes 
qui  n’en  ont  pas  fait  davantage... 

Il  n’avait  eu  pour  récompense  que  le  sentiment  du 
devoir  accompli.  Pour  un  homme  comme  Félizet  cela 
suffisait,  sa  conduite  ultérieure  le  montra.  Resté  dans 
Metz  malade  après  la  capitulation,  il  s’évada  ilne  pre¬ 
mière  fois,  rentra  dans  le  I.Uxembôùrg  déguisé  eir  paysan 
et  reprit  immédiatement  du  service  dans  l’armée  de  l’Est, 
ayant  ■.siinplemeiit  changé  son-  prénom  de  Georges  en 


—  207  — 


X  — 


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-  XI  - 


LES  CÉRÉMONIES  MÉDICALES  {Suite) 


celui  de  Marie.  Repoussé  en  Suisse  avec  Bourbaki  et 
blessé  à  la  tête  par  une  balle,  il  s’évada  une  seconde  fois 
pour  reprendre  encore  du  service  dans  l’armée  de  la 
I<oire  et  resta  aux  ambulances  jusqu’à  la  fin  de  la  guerre. 
Ce  n’est  pas  tout,  la  Commune  arrive,  il  est  encore  à  Co¬ 
lombes  à  soigner  les  blessés. 

IJevant  un  homme  qui  a  accompli  de  tels  actes,  qui  a 
servi  de  cette  façon  son  pays,  il  ii’y  a  qu’une  chose  à 
faire,  il  n’y  a  qu’à  se  découvrir.  J  e  me  permets  de  saluer 
sa  mémoire  en  votre  nom  et  au  mien.... 

Félizet  s’est  manifesté  dans  bien  des  genres.  Allié  à 
lyaurier  par  sa  femme,  il  devint  l’ami  d’About,  de  Gam¬ 
betta  et  surtout  de  Francisque  Sarcey. 

Il  était  à  bonne  école  pour  faire  du  journalisme,  et  dans 
le  Siècle  il  a  tenu  une  place  honorable.  Il  y  faisait 

la  chronique  scientifique  sous  le  nom  de  Henri  Vivien. 
Il  y  écrivit  même  un  roman.... 

Félizet  avait  quarante-huit  ans  quand  j’eus  l’honneur 
de  faire  sa  connaissance.  Ses  cheveux  blonds  avaient  déjà 
pris  des  tous  d’automne  ;  ils  commençaient  à  pâlir,  et  en 
s’éclaircissant,  ils  laissaient  voir  le  front  haut,  solide, 
bien  conformé,  comme  modelé  sur  un  putssant  cerveau. 
Be  nez  régulier  était  un  peu  saillant,  les  pommettes  accu¬ 
sées.  I,es  moustaches  un  peu  épaisses  et  la  barbiche  à 
l’impériale  le  faisaient  ressembler  à  un  ancien  militaire. 
I,e  teint  rose  un  peu  poussé  donnait  une  valeur  toute 
spéciale  à  la  coloration  bleue  des  yeux  qui  étaient  très 
expressifs.  Ba  pensée  y  apparaissait  rapide  et  s’y  tradui¬ 
sait  par  le  jeu  des  pupilles,  le  changement  de  nuance  des 
iris  et  la  mimique  soudaine  des  paupières  et  des  sourcils. 

Be  regard  paraissait  en  jaillir  prompt  comme  l’éclair, 
parfois  dur  comme  le  bleu  de  l’acier,  mais  le  plus  souvent 
doux,  estompé,  un  peu  mouillé  comme  l’émeraude  azurée 
de  la  mer,  quand  il  n’était  pas  malin  et  pénétrant  comme 
s’il  voulait  entrer  dans  la  pensée  de  son  interlocuteur. 

Je  le  vois  encore  dans  son  cabinet  de  la  rue  d’Amster¬ 
dam.  Be  jour  y  était  fort  discret  et  éclairait  doucement 
les  objets  qui  révélaient  bien  la  nature  artistique  de  celui 
qui  les  y  avait  placés.  A  côté  d’une  belle  cheminée  en  bois 
sculpté  et  d’un  superbe  bas-relief  situé  derrière  la  table  à 
laquelle  il  travaillait,  il  y  avait  d’antiques  objets  de  cuivre 
et  une  batterie  de  vieux  mortiers  pharmaceutiques  qui 
donnaient  à  cet  ensemble  un  aspect  un  peu  mystérieux. 


Mais  au  lieu  du  vieil  alchimiste  qu’on  n’aurait  pas  été 
très  étonné  d’y  rencontrer,  on  était  accueilli  par  un 
homme  au  regard  franc,  à  l’air  affable  et  qid  vous  donnait 
l’impression  d’une  grande  bouté.  Il  aimait  en  effet  à  ren¬ 
dre  service  et  à  faire  le  bien.  Sa  charité  quoique  peu 
connue  de  ses  collègues  était  très  appréciée  par  les  pau¬ 
vres  pour  lesquels  il  aimait  à  se  dévouer,  et  parmi  les 
travailleurs  il  a  laissé  l’impression  d’un  praticien  aussi 
habile  que  modeste  et  surtout  désintéressé. 

Sa  caractéristique  était  du  reste  la  façon  dont  il  voyait 
la  vie,  non  pas  comme  les  modernes  arrivistes,  qui  tout 
jeunes  semblent  déjà  porter  tristement  sur  leurs  épaules 
le  fardeau  d’une  longue  existence  :  mais  joliment  avec 
les  yeux  de  l’optimBsuie,  sans  trop  songer  au  lendemain, 
en  pensant  que  chaque  jour  suffit  à  sa  peine  et  que  la 
gaieté  doit  être  le  propre  de  l’homme. 

Mais  s’il  était  bon,  il  n’était  pas  très  endurant.  Cha¬ 
touilleux  sur  le  point  d’honneur,  il  était  toujours  prêt  à 
mettre  flamberge  au  vent  et  considérait  un  duel  comme 
une  chose  salutaire  et  ma  foi  d’assez  peu  d’importance. 

Félizet  avait  une  âme  d’artiste.  Il  aimait  tout  ce  qui 
émeut,  tout  ce  qui  touche,  tout  ce  qui  chante.  Son  grand 
bonheur  était  d’aller  passer  ses  mois  d’été  dans  uue  villa 
qu’il  possédait  à  Malo-les-Bains.  Il  aimait  les  grands 
spectacles  de  la  nature  et  ne  se  lassait  pas  de  contempler 
la  mer.  De  l’intérieur  de  sa  chambre  pendant  la  tempête 
il  pouvait  l’entendre  <■  lancer  ses  grosses  lames  à  l’a.s,saut 
des  rochers,  avec  une  rage  farouche  que  rien  ii’apaise  et 
qui  se  traduit  par  une  clameur  sourde  et  continue,  har¬ 
monieuse  comme  uue  plainte  et  fière  comme  un  défi  ». 

Eu  octobre  igio,  à  la  rentrée,  Félizet  me  fit  savoir 
qu’il  était  souffrant  et  me  pria  de  le  remplacer  dans  ses 
fonctions  de  secrétaire  de  votre  compagnie. 

A  partir  de  ce  moment  ce  fut  uue  longue  suite  de  crises 
d’urémie  et  d’a.systolie.  Comment  dire  les  souffrances  de 
cet  homme  qui  vivait  dans  les  angoisses  constantes  de 
l’asphyxie,  que  la  situation  allongée  faisait  suffoquer, 
qui  ne  pouvait  donc  jamais  passer  une  nuit  dans  son  lit, 
et  qui  comme  médecin  se  rendait  un  compte  exact  des 
progrès  du  mal.  Et  pourtant  il  n’eut  pas  un  seul  instant 
de  défaillance . 


NÉCROLOGIE 


LE  MÉDECIN-INSPECTEUR  HOCQUARD 

ITiie  nouvelle  profondément  triste  nous  arrive  de  Byon  ; 
la  mort  foudroyante  et  combien  imprévue  de  M.  le  mé¬ 
decin  iinspecteur  Hocquard,  directeur  de  l’École  du  Ser¬ 
vice  de  santé  militaire.  B’homme  qui  vient  de  disparaître, 
emporté  par  une  grippe  infectieuse,  était  de  ceux  qui 
honorent  le  corps  de  santé  militaire  ;  par  sa  grande  acti¬ 
vité  et  son  énergie  rare,  il  réalisait  le  type  parfait  du 
médecin  d’année.  De  bonne  heure,  il  avait  cherché  dans 
les  expéditions  coloniales  un  aliment  approprié  à  son 
besoin  aigu  de  vivre  et  d’agir  :  là,  comme  toujours  et 
partout,  il  se  montra  homme  de  devoir  et  de  dévouement. 
Il  en  revint  avec  des  droits  acquis  à  uue  carrière  brillante 
qui  s’est  déroulée  en  étapes  rapides  et  qui  lui  a  réservé 
les  plus  flatteuses  distinctions,  toujours  justifiées.  Il  ne 
se  laissait  d’ailleurs  pas  absorber  par  des  préoccupations 
purement  militaires.  Dès  le  début  de  ses  études,  il  s’était 
adonné  avec  prédilection  à  l’oculistique  et  il  avait  occupé 
avec  une  réelle  maîtrise  à  Byon,  à  côté  du  professeur 
Gayet,  le  poste  de  chef  de  clinique  ophtalmologique. 
Aidé  i)ar  scs  grandes  qualités  d’artisté,  il  avait  commencé 
dès  cette  époque  la  préparation  d’un  atlas  d’ophtalmo¬ 
logie  dont  les  intimes  disent  le  plus  grand  bien,  .àprès 
avoir  rapidement  franchi  les  divers  échelons  de  la  hiérar¬ 
chie  médico-militaire,  il  dirigea  avec  une  grande  dis¬ 


tinction  le  service  de  santé  des  huitième  et  treiziéme  corps 
d’armée.  Promu  en  1907  au  grade  de  médecin-inspecteur, 
il  était  nommé  en  1910  directeur  de  l’École  du  service 
de  santé  militaire  à  Byon.  Il  y  succédait  à  une  pléiade 
d’hommes  éminents  :  mais  ceux  qui  ont  vu  à  l’oeuvre 
M.  le  médecin  inspecteur  Hocquard  pendant  son  court 
passage  à  ce  poste  peuvent  rendre  ce  témoignage  que, 
sous  sa  direction  éclairée,  notre  grande  École  de  santé 
militaire  n’eût  rien  perdu  de  la  valeur  ni  du  prestige  dont 
elle  est  redevable  aux  directions  antérieures.  Tant  au 
point  de  vue  militaire  que  scientifique,  il  avait  profon¬ 
dément  à  cœur  le  bon  renom  de  l’établissement  confié 
à  sa  sollicitude.  Il  ne  se  dissimulait  point  les  difficultés 
de  sa  tâche,  mais  il  était  de  taille  à  les  surmonter.  Tenace 
avec  souplesse,  ferme  avec  dextérité,  il  n’eût  point  laissé 
péricliter  l’état  de  choses  supérieurement  instauré  par 
ses  prédécesseurs.  Il  se  serait  appliqué  surtout  à  main¬ 
tenir  et  à  développer  l’union  étroite  de  la  Faculté  et  de 
l’École  qu’il  considérait  comme  la  garantie  indispensable 
de  leur  prospérité  coinmuiie.  Tous  les  amis  de  la  médecine 
militaire  salueront  avec  respect  et  sympathie  l’homnic 
de  bien  et  de  cœur  qui  vient  de  s'éteindre,  en  pleine 
vigueur  intellectuelle  et  phy.siiiue  :  le  deuil  de  l’hlcole 
de  santé  militaire  et  de  la  Faculté  de  médecine  de  Byon 
sera  unanimement  partagé. 

Bafi’Orgue. 


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R^AJvmæ 


Récamier  (Joseph-Claude-Anthcinie),  naquit  à  Rochë^^- — est  nommé  lui-même  médecin  en  chef,  le  8  décembre 
fort-en-Bagey,  petit  village  de  l’Ain,  le  6  novembre  1774.  1806,  puis  professeur  de  clinique  médicale,  à  l’âge  de 

proche  parente,  la  célèbre  Mme  Récamier.  quarante-neuf  ans,  dans  cette  même  chaire  où  devait  lui 


Il  eut  pour  parrain  l’auteur  de 
la  Physiologie  du  goût,  Brillat- 
Savarin,  dont  on  va  prochai¬ 
nement  inaugurer  la  statue. 

C’est  d’ailleurs  à  Belley,  ville 
natale  de  son  parrain,  que 
Récamier  termina  se.s  étude.s 
classiques  ;  c’est  à  l’hôpital  do 
Belley  qu’il  commença  ses 
études  médicales.  C’est  là  qu’il 
fit  connaissance  de  Richerand 
auquel  devait  le  lier  une  étroite 
amitié,  de  même  que  c’est  à 
l’hôpital  de  Bourg  que  Réca-, 

MiER  apprit  à  connaître  et  à  se 
lier  d’amitié  avec  .son  compa¬ 
triote  Xavier  Bichat. 

Après  des  débuts  pénibles, 
incorporé  par  la  Convention 
dans  l’armée  des  Alpes,  puis, 
sur  sa  demande,  dans  l’armée 
de  mer,  Récamier  est  fait  pri¬ 
sonnier  par  les  Anglais  après 
une  glorieuse  défense  du  «  Ça 
ira  ».  Mis  en  liberté,  il  quitte 
Toulon  pour  Lyon,  où  le  pro¬ 
fesseur  d’anatomie  Dominique  Larrey  lui  délivre  un 
certificat  des  plus  élogieux. 

Nous  retrouvons  Récamier  à  THôtel-Dieu  de  Paris 
où  il  suit  les  leçons  de  Corvisart  et  de  Boyer,  et  où  il 


succéder  son  élève  Trousseau, 
et  plus  tard,  en  passant  par 
Germain  Sée,  l’élève  de  Trous¬ 
seau,  le  professeur  Dieulafoy, 
lequel  vient  de  faire  place  lui- 
même  au  professeur  Gil- 

Esprit  universel,  rempli  d’ar¬ 
deur  et  d’intuition,  Récamier 
s’est  montré  innovateur  en  plu¬ 
sieurs  domaines  de  la  médecine 
et  de  la  chirurgie.  11  a  laissé 
peu  d’écrits,  soit  un  seul  im¬ 
portant  ouvrage,  intitulé  :  Re¬ 
cherches  sur  le  traitement  du 
cancer  et  l’histoire  générale  de 
cette  maladie.  Mais  on  lui  doit 
l’invention  du  spéculum,  celle 
d’une  curette,  ainsi  qu’une  mé¬ 
thode  d’ablation  d’abcès  et 
kystes  du  foie. 

11  préconisa  le  premier  le 
traitement  du  cancer  utérin 
par  la  compression  et  la  cau¬ 
térisation,  ainsi  que  l’extirpa¬ 
tion  totale  de  l’utérus  (opération 
de  Récamier).  11  conseilla  le  premier,  en  l’essayant  sur 
lui-même,  l’hydrothérapie  froide  dans  les  fièvres  conti¬ 
nues  (fièvre  typhoïde),  et  fut  ainsi  le  précurseur  de 
Brand. 


SILHOUETTES  MÉDICALES 


LE  MÉDECIN  MONDAIN 

D’élégante  allure,  il  .s'habille  bien,  sans  recherche. 
11  soigne  quelques  détails  de  toilette  ;  bijoux,  cra¬ 
vate,  etc...  Le  tout  est  d’ailleurs  discret. 

Son  home  est  riche  mais  d’un  goût  averti.  Le  train 
de  maison  est  soigné,  cossu. 

D’un  âge  eiiie  marijuent  les  cheveux  grisonnants 
il  reste  recherché  des  (  salons  où  l’on  cause  et  des 
maisons  où  Ton  dîne.  » 

Bien  qu’en  vedette  depuis  longtemps,  il  ne  se  fa¬ 
tigue  pas  et  même  ne  semble  pas  fatiguer. 

Ses  titres  et  son  renom  scientifiques  sont  suffisants 
pour  attirer  l’attention  d’une  réunion  mondaine. 
Dans  un  salon,  son  attitude  est  plutôt  réservée  et 
dogmatique  avec  les  hommes,  empressée  et  parfois 


galante  auprès  des  femmes,  mais  toujours  avec  un 
certain  air  supérieur  d’oracle  en  face  de  profanes. 

Ayant  eu  beaucoup  de  frottement,  il  a  la  conver¬ 
sation  agréable  et  <.  au  courant  ».  Les  succès  mon¬ 
dains  et  même  ses  bonnes  fortunes  (on  cite  de  grands 
noms  et  des  étoiles  de  théâtre)  lui  donnent  un  genre 
particulier  dans  le  monde  médical. 

Tous  les  soirs  en  habit  pour  un  dîner  ou  une  pre¬ 
mière,  il  est  le  lendemain  à  son  hôpital  ou  à  sa  clien¬ 
tèle.  lit  après  une  journée  très  remplie,  il  est  prêt  à 
recommencer  sans  fin,  jusqu’à  la  vieillesse,...  jusqu’au 
ridicule.  Mieux  vmut  tomber  jeune,  vers  la  soixan¬ 
taine,  ajirès  un  rendez-vous  ou  un  dîner  trop 
copieux  ! 

Pierre  àlAUREL. 


Métaphore  anatomique.  -  Notre 
confrère  Excclsior  rajipelait,  l’autre 
jour,  cette  belle  jihrase  iTun  ancien 
iiiinistre  de  T.tgriculture  entraîné 

et  Tindu.strie,  ces  deux  mamelles  du 
monde,  qui  au  delà  de.s  hémisphères, 
se  tendent  une  main  fraternelle....  . 


CURIOSITÉS 

Par  ses  lortes  connaissances  de 
Tanatomie,  ce  ministre  de  l’agri¬ 
culture  était  plus  désigné  pour 
le  portefeuille  de  l’Instruction  pu¬ 
blique.  Peut-être  ét<iit-ce  celui-ci 
seul  (pii  aurait  entrepris  la  grande 
Réforme  des  Études  méilicales.  ■ 


Définition  delà  petite  vérole.  La 
petite  vérole  et  les  femmes  devant 
Balzac.  Voici  ce  que  iiensaif  l’au¬ 
teur  de  la  Comédie  humaine  :  <  La 
jietite  vérole  est  la  bataille  de  Water¬ 
loo  des  femmes.  Le  lendemain,  elles 
connaissent  ceux  qui  les  aiment 
véritablement.  » 


—  211  - 


Dissout  92  /o  des  Composés 
de  l’Acide  urique 
Réduit  tes  Déchets  uratiques 


Nouveau  Traitement  delà  SYPHILIS 

I  H  mg  M  1  ill  "1  I  ■  1  Mi  mkm  *  J  N 

BenzosuHone  paraamlnophénylarsinate  de  eoude).  (Combinalaon  d’Heotlne  et  de  Mercure). 

^uî!fàd^J°pUuU^7al'joSrle^^^  PILULES  (Par  pilule  :  Hectine  0,10;  Protoiodure  Hg  0,05;  1  Duré.  «» 

GOUTTES, 20goutteséquivalent00,05d’HecUne).  OP  OM). -Une  a  S  ,üules  par  Jour.  /  .„u.ro.u. 

20  à  JÔO  gouttes  par  jour  pendant  10  à  15  Jourt^.  GOUTTES  (Pur  20  gouttes  ;  Hectine  0,05;  Hg  0,01).  l  lo  ■ -6 

AMPOULES  A  (0,10  d'Hectine  par  ampoule).  ^ 

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L’Electrargol,  l’Electraurol,  l’Electroplatlnol, 
VEIectropalladiol,  sont  délivrés  (au  titre  de  0,25 
p.  1000)  en  boîtes  de  3  ampoules  de  10  ce.  et 
en  boîtes  de  6  ampoules  de  5  ce. 

h’ Electrargol  est  également  présenté  en 
flacons  stérilisés  spéciaux  à  fermeture  métal¬ 
lique,  de  50  ce.  et  100  ce.,  eu  ampoules  compte- 
gouttes  de  10  ce.  spéciales  pour  collyres  et  en 
pommade. 


Ces  colloïdes  sont  stabilisés,  c’est-à-dire  qu’ils  con- 
ci  vent  indeliniment  toutes  leurs  propriétés.  Ils  sont  sté- 
iles  et  soigneusement  rendus  Isotoniques. 

Pour  l'ELECTRARGOL  en  ampoules  et  pour  VELECTR-Hg 
•I  solution  qui  détermine  l’isotonie  n’est  mélangée  avec  la 
olullon  colloïdale  qu’au  moment  de  l’usage,  afin  de  ne  pas 
.Itérer  une  stabilité  particulièrement  sensible. 

Propriétés 

Les  colloïdes  jouissent  d'un  pouvoir  catalytique  extrêine- 
inent  énergique  qui  tienl  à  leur  état  de  division  extrême, 
ttliaque  grain  de  la  solution  est  un  centre  de  réactions  que 
1  on  peut  comparer  à  celles  produites  par  les  ferments  en 
liiologie.  On  comprend  donc  l’importance  de  la  petitesse, 
oar  conséquent  du  nombre  des  grains. 

Les  métaux  collo’ïdaux  électriques  injectés  se  montrent 
d’une  innocuité  absolue.  Leur  injection  produit  une  surae- 
ivité  des  échanges  nutritifs,  une  importante  réaction  phago¬ 
cytaire,  une  stimulation  des  fonctions  hématopoïétiques.  Us 
agissent  sur  les  microbes  en  empêchant  leur  développement 
•0  vitro  et  in  vivo.  Cette  action  due  à  l’état  colloïdal,  est 
commune  à  tous  les  métaux  collo’ïdaux  électriques.  Il  y  a 
deu  de  faire  une  place  à  part  à  l’ELECTR-Hg,  mercure  col¬ 
loïdal  électrique,  qui  possède  les  propriétés  générales  des 
colloïdes  mais  qui,  d’autre  part,  conserve  une  des  premières 
places  parmi  les  hydrargyriques  et  possède  une  action  bien 
spécilique  à  l’égard  de  la  syphilis. 

Applications  Thérapeutiques 

Toutes  maladies  infectieuses  sans  spécificité  pour  l’agent 
pathogène  (l’ELECTfi-Hg  a  plus  particulièrement  son  emploi 
dans  la  syphilis). 

Voies  RESPiHAToinEs  :  Pneumonies,  Bronchopneumonies, 
°i’onchitescaplllaires,Anglnes  Injection  intra-musculaireou 
intra-veineuse.  Pleurésie  purulente:  Injection  intra-picurale, 
“près  ponction,  de  20  à  50  cc.  d’ELECTRARGOL  et  plus. 

Maladies  Infectieuses  :  Grippes,  Rhumatisme,  Endocar¬ 
dite,  Erysipèle,  Plèvre  typhoïde.  Typhus  exanthématique, 
Scarlatine,  Variole,  Tétanos:  Injection  .ntra-musculairc  ou 
intra-veineuse.  Septicémie  puerpérale":  Injection  intra¬ 
veineuse  et  lavages  locaux. 

Infections  chirurgicales:  Injection  intra-musculairc  ou 
^  intra-veineuse.  Abcès  du  sein  :  Injection  de  5  à  10  cc. 


d'ELECTRARGOL  et  plus  dans  la  cavité  de  l’abcès  après 
ponction. 

Epididymites  blennorrhagiques  ou  tubercuieuses.  Cystites 
et  Urétrites,  Bubons:  Injections  locales, 

Hlastdidites,  Otites  et  Otorrhées,  Affections  rhino-pha- 
ryngées:  Injection  locale  et  badigeonnages. 

Conjonctivites  catarrhale,  blennorrhagique ,  trachoma- 
teuse.  Ophtalmie  purulente.  Ulcère  infectieux  do  la  cornée, 
Kératite  phlycténulaire,  Dacryocystites. 

Doses 

Les  «ETAUX  COLLOÏDAUX  ÉLECTRIQUES  (E/ectrargol, 
Electraurol,  Electroplatinol,  Electropalladiol)  s’emploient 
généralement  en  injections  intra-musculaires  aux  doses  de 
10  à  15  cc.  doses  généralement  sullisantes  mais  qui  peuvent 
être  doublées  au  besoin.  L’injection  intra-veineuse  (5  à  10 
et  15  ce.)  est  surtout  indiquée  dans  les  cas  d’extrême  ur¬ 
gence.  L’injection  intra-rachidienne  (5  cc.  à  10  ce.)  est 
nécessaire  dans  les  affections  eérébrospinales,  le  métal 
collo’idal  injecté  par  voie  endoveineuse  ne  pénétrant  pas 
dans  le  liquide  céphalo-rachidien. 

La  posologie  des  MÉTAUX  COLLOÏDAUX  n’est  pas  fixe  et 
varie  selon  la  gravité  de  l’infection.  On  se  rend  compte 
facilement  que  la  dose  administrée  est  suflisante  lorsque 
l’injection  provoque  un  abaissement  de  la  température  pré¬ 
cédé  ou  non  d’une  réaction  thermique  avec  frisson.  ;  cette 
réaction  peut  être  assez  violente,  mais  elle  est  toujours  de 
courte  durée  et  ne  doit  pas  alarmer. 

On  devra  done  commencer  par  une  dose  moyenne  que 
l’on  augmentera  les  jours  suivants  s’il  est  nécessaire  jusqu’à 
effet  sur  la  température,  ou  apparition  de  la  crise  que  nous 
signalons. 

Les  MÉTAUX  COLLOÏDAUX  produisent  souvent  l’apyrexie 
après  quelques  injections;  mais  on  devra  se  garder  de 
cesser  immédiatement  le  traitement  et  le  prolonger  quel¬ 
ques  jours  pour  éviter  une  reprise  de  la  température. 

POSOLOGIE  INFANTILE.  -  Les  MÉTAUX  COLLOÏDAUX 
ont  été  employés  dans  la  première  enfance  et  dès  les 
premières  semaines  aux  doses  de  3  à  5  cc. 

ELECTR=HG.  —  Plus  particulièrement  employé  dans 
la  syphilis  aux  doses  de  1  à  2  ampoules  de  3  cc.  en  in¬ 
jections  intra-musculaires  ou  intra-veineuses.  Dans  le 
tabes,  injection  intra-rachidienne  mensuelle  de  1  à  2  cc. 
d'ELECTR-Hg  (Carrleu). 


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PRÉPARATIONS  AU  LAIT 

Potages  à  la  Farine  grillée 

375  grammes  de  lait  ou  crème. 

20  grammes  de  farine  de  blé. 

1  petit  morceau  de  vanille. 

Faire  griller  la  farine  jusqu’au 
brun,  dans  une  poêle  et  en  remuant 

tamis  et  la  délayer  dans  125  centi¬ 
mètres  cubes  de  lait  froid.  Faire 
bouillir  le  reste  du  lait,  avec  la  va¬ 
nille,  y  verser  la  farine  délayée  et 
maintenir  l’ébullition  lentement  pen¬ 
dant  trois  minutes. 

Bouillie  à  la  Farine  de  Blé  et  Cacao 

30  grammes  de  farine. 

20  —  de  cacao. 

2  morceaux  de  sucre. 

1/2  litre  de  lait. 

Délayer  dans  un  peu  de  lait  froid 
la  farine  de  froment  et  la  poudre  de 
cacao.  Verser  dans  le  reste  du  liquide 
ainsi  que  le  sucre,  et  faire  bouillir 
lentement  ])endant  quinze  minutes. 

Bouillie  de  Tapioca  et  de  Cacao 

30  grammes  de  tapioca. 

—  de  poudre  de  cacao. 

1/2  litre  de  lait. 


DIÉTÉTIQUE 

Verser  d’abord  tapioca  et  cacao 
dans  le  liquide  froid  et  porter  lente¬ 
ment  à  l’ébullition.  Laisser  bouillir 
lentement  irendant  une  demi-heure. 

Bouillie  à  la  Semoule 

50  grammes  de  semoule  de  blé. 

1/2  litre  de  lait. 

3  morceaux  de  sucre. 

Verser  la  semoule  dans  le  liquide 
sucré.  Faire  bouillir  lentement  en 
vase  clos,  pendant  une  demi-heure 

Crème  à  la  Vanille 

250  centimètres  cubes  de  lait  non 

50  grammes  de  sucre. 

2  jaunes  d’œufs. 

2  grammes  de  vanille. 

Porter  le  lait  à  l’ébullition  avec  le 
sucre  et  la  vanille.  D’autre  part,  faire 
avec  les  jaunes  d’œufs  et  un  peu  de 
lait  froid  une  émulsion  bien  homo¬ 
gène  et  mousseuse.  Y  ajouter  le  pre¬ 
mier  liquide  cljaud,  passer. 

Pudding  mousseline 

125  centimètres  cubes  de  lait. 

20  grammes  de  beurre. 


20  grammes  de  farine  de  blé. 

20  de  sucre. 

I  cuillerée  à  café  de  jus  de  citron. 

I  gramme  de  sel. 

Délayer  la  farine  dans  un  peu  de 
lait  froid,  y  ajouter  le  beurre  et  bien 
battre  sur  le  feu  jusqu’à  ce  que  le 
tout  se  prenne  en  bloc  consistant. 
Battre  les  jaunes  d’œufs  avec  le 
sucre  jusqu’à  neige  et  les  incorporer 
au  premier  mélange  ainsi  que  le  sel, 
le  jus  de  citron  et  ensuite,  après 
refroidissement,  les  blancs  d’œufs 
battus  à  la  neige.  Verser  dans  un 
moule  à  pudding  et  laisser  au  bain- 
marie  pendant  une  heure.  Arroser 


Pudding  au  Pain 

50  grammes  de  croûte  de  pain. 

80  centimètres  cubes  de  iait. 

15  grammes  de  beurre. 

15  —  de  sucre. 

Verser  le  lait  hoxiillant  sur  le  pain 
rassis.  Remuer,  et  après  refroidisse¬ 
ment  suffisant,  délayer  un  jaune 
d’œuf,  puis  verser  un  blanc  d’œuf 
battu  à  la  neige.  Laisser  cuire  au 
four  jusqu’à  belle  couleur  jaune. 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


DYSPEPSIES 
HYPERSTHÉNIQU  ES 

Le  professeur  Albert  Robin  con  - 
seille  comme  sédatifs  les  médica¬ 
ments  suivants  : 

Teinture  de  belladone  .  p 

—  jusquiamc .  Ç  ââ.  5  gr. 

—  tliébaïque. .  ; 

M.  s.  a.  De  VIII  à  XII  gouttes 
dans  un  peu  d’eau,  dix  minutes 

avant  les  repas. 

Ou  bien  la  formule  plus  active  que 

Teinture  de  menisper-  \ 

mumcocculus .  / 

Teinture  de  belladone  .  \  âà.  5  gr. 

—  jusquiame  .  l 

—  thébaïque. .  ) 

Lxtrait  aqueux  d'ergot 

de  seigle.... .  4  grammes. 

Mêler,  triturer  lentement  un  mor¬ 
tier,  puis  filtrer.  En  donner  de  X  à 
XV  gouttes,  dix  minutes  environ 
avant  les  repas. 


Poudre  de  petite  saturation  : 

Hydrate  de  magnésie  . .  8  grammes. 

Bicarbonate  de  soude  . .  8  — 

Sucre  blanc .  16  — 

Carbonate  de  chaux  pré- 

Mêler  et  diviser  en  24  paquets. 
Un  paquet  après  chaque  repas,  dans 
un  peu  d’eau  de  Vichy. 

Poudre  de  grande  saturation  : 


Hydrate  de  magnésie  . . .  iiu,6o 
Bicarbonate  de  soude  ...  i  gramme. 

Sucre  blanc .  2  grammes. 

Codéine .  osr.oi 

Carbonate  de  chaux  pré¬ 
cipité  .  o«r,8o 

Sous-nitràte  de  bismuth  .  o«r,8o 
F.  s.  a.  un  paquet. 


Si  les  crises  gastriques  sont  très 
vives,  prescrire  au  besoin,  en  outre 


des  poudres  de  saturation,  de  VI  à 
VIII  gouttes  de  la  solution  : 

Dionine .  o'qgo 

Eau  de  laurier-cerise  ...  10  grammes. 

F.  s.  a.  une  solution. 

Ou  bien  une  cuillerée  à  soupe  de 
la  préparation  suivante  : 

Chlorhydrate  de  co¬ 
caïne  .  o'r.os  à  o^Mo 

Codéine .  o'qos  à  os',10 

Eau  de  chaux .  160  grammes. 

Eau  chloroformée  . .  40  — 

F.  s.  a.  Une  cuillerée  à  soupe  au 
moment  de  la  douleur. 

Au  besoin,  prescrire  une  cuillerée 
à  café  du  sirop  suivant  : 


Novocaïne .  osr,o5 

Anesthésine .  osqjo 

Eau  de  laurier-cerise  ...  10  grammes. 

Sirop  simple .  50  — 


—  217  — 


CONTRE  LES  INSOMNIES 

LES  AFFECTIONS _  Ê  M  nitÊÊB  FÊIÊ9  LES  MALADIES 

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-  XXI  - 

LA  MÉDECINE  AU  PALAIS 


La  responsabilité  médicale 

La  responsabilité  médicale  ou 
chirurgicale  est  à  l’ordre  du  jour. 
Il  n'y  a  pas  de  question  plus  déli¬ 
cate  et  plus  grosse  en  conséquence. 

Une  double  action  civile  et  cor¬ 
rectionnelle  est  en  effet  donnée  par 
la  jurisprudence  au  malade  mécon¬ 
tent  ou  à  ses  héritiers  récalcitrants. 
Certes  il  serait  difficile  de  soutenir 
que  les  médecins  ne  puissent  jamais 
être  poursuivis  devant  les  tribunaux 
et  qu’ils  aient  sur  leurs  malades  un 
droit  romain  de  vie  et  de  mort  com¬ 
me  le  contait  Montaigne  :  «  Ils  ont 
cet  heur  que  le  soleil  éclaire  leurs 
succès  et  que  la  terre  cache  leurs 
fautes  ».  Mais  il  faut  affirmer  en 
principe  absolu  que,  quelle  que  soit 
l’is.sue  d’une  opération  et  lors  même 
que  le  traitement  serait  susceptible 
de  blâme,  s’il  n’y  a  pas  eu  une  faute 
lourde,  il  n’y  a  pas  re.sponsabilité. 

Si  les  tribunaux  persévéraient 
dans  l’esprit  nouveau  vers  lequel 
ils  semblent  enclins  et  si,  aprèschaqiie 
opération  ils  pennettaient  au  ma¬ 
lade  ingrat  de  venir  demander  îles 
comptes  à  leur  chinirgien  et  de  dis¬ 
cuter,  avec  une  inconsciente  aisance, 
la  méthode  suivie  par  lui,  ne  pour¬ 
rait-on  pas  craindre  de  voir  la  chi¬ 
rurgie  s’arrêter  dans  le  splendide 
élan  de  ces  dernières  années?  Le  chi¬ 
rurgien  en  dehors  de  sa  conscience 
n’a-t-il  pas  de  toute  évidence  le 
plus  grand  intérêt  à  ce  que  son  opé¬ 
ration  réussisse  pleinement?  Il  faut 
donc  lui  laisser  un  pouvoir  discré¬ 
tionnaire  et  quelle  que  soit  sa  déci¬ 
sion  il  sera,  comme  les  juges  appré¬ 
ciant  la  moralité  d'un  fait,  à  l’abri 
de  toute  censure.  C'e.st  ce  qu’a 
fort  bien  compris  M.  le  substitut 
Matter,  chargé  de  requérir  à  la 
première  chambre  du  tribunal  dans 
l’affaire  R...  Bazy. 

Les  faits  remontent  au  mois  d’oc¬ 
tobre  1906  :  Mme  R...  fut  opérée 
d’une  tumeur  kystique  abdominale 
à  l’hôpital  Beaujon  dans  le  service 
du  Dr  Bazy.  Rentrée  chez  elle,  ce 
fut  le  Dr  Verdin  qui  la  soigna,  mais  il 
ne  put  obtenir  une  cicatrisation  de 
la  plaie.  Un  an  après,  il  retira  du  rec¬ 
tum  de  la  malade  un  paquet  de  com¬ 
presses  et  obtint  alors  la  guérison. 

Mme  R...  actionna  le  Dr  Bazy 
en  50.000  fr.  de  dommages-intérêts 
et  obtint  du  tribunal  la  nomination 
de  trois  experts,  les  Dr*  Reclus, 
Monod  et  Duplay  qui  dépo.sèrent  un 
premier  rapport  tendant  à  la  féa- 
lité  des  faits.  Le  tribunal  ordonna 
une  deuxième  expertise  qui  conclut 
à  l’identification  des  compresses 
dont  SC  sert  à  Beaujon  le  Dr  Bazy, 


avec  celles  trouvées  chez  la  malade. 
L'affaire  revint  donc  une  troisième 
fois  devant  le  tribuna  Jet  le  substitut 
Matter  de  s’incliner  devant  l’avis 
des  trois  experts  «  esprits  de  science 
et  de  justice  »  en  disant  que  lui 
«  mécréant  de  la  médecine  »  il 
osait  à  peine  formuler  sa  pensée, 
qu’il  se  bornait  à  constater  que  la 
plaignante  entrée  à  l’hôpital  dans 
un  état  grave  sinon  désespéré  avait 
été  opérée  à  la  hâte.  Que  cette  hâte 
avait  augmenté  le  risque  opéra¬ 
toire  et  que  si  les  tampons  avaient 
pu  pénétrer  dans  le  rectum,  c’était 
à  la  faveur  de  la  destruction  patho¬ 
logique  des  masses  sarcomateuses. 
Qu’en  fin  de  compte,  elle  devait 
purement  et  simplement  la  vie  au 
D»  Bazy,  que  l’oubli  de  ce  dernier 
n’avait  pas  influencé  son  état  géné¬ 
ral  et  n’avait  pu  lui  cau.ser  que  de 
la  douleur. 

I.e  tribunal  a  néanmoins  conclu 
à  une  faute  et  il  a  arbitré  à  5000  fr. 
le  «  pretium  doloris  »  de  l’opérée 
tout  en  reconnaissant  les  circons¬ 
tances  difficiles  de  l’opération  et 
l’habileté  habjtuelle  du  If  Bazy, 
qui  d’ailleurs,  en  dehors  de  l’oubli 
si  excusable,  s’est  même  manifestée 
dans  une  opération  fort  efficace 
d’ailleurs. 

En  même  temps  que  le  If  Bazy, 
le  Dr  Doyen  avait  à  se  plaindre  de 
l’ingratitude  d’une  cliente,  égale¬ 
ment  mécontente  et  de  son  chirur¬ 
gien  et  d’un  jugement  du  tribunal 
de  la  Seine  qui,  sur  réquisitoire  du 
même  substitut  M.  Matter,  l’avait, 
il  y  a  quelques  mois,  déboutée  de 
son  action  contre  son  opérateur  en 
30.000  fr.  de  dommages-intérêts. 
Mme  K...  se  plaignait  d’avoir  été 
opérée,  gratuitement,  mais  à  tort, 
d’un  torticolis  spasmodique.  Les 
Dr»  Berger,  Monod  et  Deleire  nom¬ 
més  experts,  atteslèrent  que  l’opé¬ 
ration  avait  été  faite  tout  à  fait 
normalement,  et  le  tribunal  de 
suivre  leur  avis. 

Sur  appel,  la  Cour  après  plaidoirie 
de  M“  De.sjardiu  a  rendu  l’arrêt  sui¬ 
vant  qui  a  débouté  Mme  K... 
de  son  audacieuse  instance  : 

«  Adoptant  les  motifs  des  pre¬ 
miers  juges  et  considérant  que  la 
Dame  K...  ne  peut  soutenir  que 
l’opération  pratiquée  sur  elle  ne 
constituait  qu’une  expérience  dan¬ 
gereuse  et  sans  résultat  possible; 
et  (lu’elle  a  été  faite  sans  l’autorisa¬ 
tion  de  son  mari  ; 

«  Considérant  d’une  part  que  les 
experts  constatent  que  cette  opéra¬ 
tion  a  réussi  en  partie,  et  que  l’ag¬ 
gravation  ne  peut  être  rattachée 
à  l’opération  chirurgicale. 


Considérant  d’autre  part  qu’en 
venant  avec  son  mari  chez  le  Dr  Do¬ 
yen  s’installant  danssa  clinique,après 
être  venue  plusieurs  fois  à  sa  con¬ 
sultation,  elle  acceptait  toutes  les 
conséquences  d’une  opération  dont 
il  l’avait  entretenue  à  diverses  re¬ 
prises,  et  en  vue  de  laquelle  elle 
avait  recours  à  son  habileté,  que 
Doyen  l’avait  envoyée  au  professeur 
Raymond  qui  l’avait  soignée  sans 
succès.  » 

Médecin  contre  Pharmacien 

Dénigré  pendant  longtemps  par  le 
pharmacien  de  sa  localité,  le  DrD. 
avait  intenté  à  son  diffamateur  un 
procès  devant  le  tribunal  civil 
d’Aix  ;  un  jugement  de  ce  tribunal, 
du  II  janvier  1909,  avait  débouté 
notre  confrère  en  le  condamnant 
*aux  dépens.  Sur  appel  devant  la 
Cour  d’Aix,  la  première  Chambre 
civile  de  la  Cour  vient,  le  17  octo¬ 
bre  dernier,  de  rendre  un  jugement 
qui,  faisant  droit  aux  conclusions  du 
If  D.,  condamne  le  pharmacien  à 
500  francs  de  dommages-intérêts,  à 
tous  les  dépens  de  première  instance 
et  d’appel  et  â  deux  insertions. 

Les  considérants  du  jugement 
sont  à  retenir  : 

«  Considérant...  qu’il  importe  de 
dégager  comme  dominant  pareille 
matière,  le  principe  que  si  un  pharma¬ 
cien  a  le  devoir  de  refuser  d’exécuter  les 
ordonnances  à  lui  soumises,  lorsque  les 
remèdes  prescrits  lui  paraissent  suscep¬ 
tibles,  par  leur  composition,  de  provo¬ 
quer  des  accidents,  il  doit  s’imposer 
dans  ses  actes  comme  dans  son  langage 
la  réserve  que  comporte  le  désaccord 
existant  entre  le  médecin  et  lui  ;  qu’il 
est  impossible  de  se  départir  plus  com¬ 
plètement  de  cette  attitude  que  ne  l’a 
fait  à  de  nombreuses  reprises  le  sieur 
G...;  qu’il  est  essentiel  do  retenir  que  ses 
critiques  formulées  en  termes  injurieux 
devant  les  clients  du  Dr  D ...  et  dans 
sa  pharmacie  même  qui  est  ouverte  tout 
le  jour  au  public,  s’accompagnaient  du 
conseil  d’aller  trouver  le  confrère  de 
D . . .  î  que  le  véritable  mobile  qui  a 
inspiré  les  diffamations  dont  celui-c 
demande  avec  raison  la  réparation 
à  la  justice  apparait  ainsi  très  claire¬ 
ment,  que  G...  n’a  pas  agi  pour  obéir  à 
sa  conscience,  comme  il  le  prétend  ; 
que  le  dénigrement  auquel  il  s’est  livré 
de  façon  persistante  et  systématique 
procédait  d’ime  hostilité  personnelle 
que  rien  ne  justifiait  et  qui,  en  tout 
cas,  a  eu  pour  le  If  D...,  établi 
récemment  des  conséquences  domiiu- 
geables  ;  qu'il  échet  donc  de  réformer 
le  jugement...  • 

Maître  Onome. 


—  219 


-  XXII  - 


LE  BOUCHAGE  IDEAL 

“ GO  LDY  " 


Résiste  à  toute  pression 
de  gaz 


Le  BOÜGHON  HYGIÉNIQUE  “GOLDY  " 


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Le  Bouchon  “  Qoldy  ”  est  le  bouchon  idéal,  n’exigeant  aucun  débouchoir. 
Il  est  le  plus  pratique  et  le  plus  économique  des  bouchages  connus  similaires 
sans  en  avoir  les  inconvénients.  11  se  compose  exclusivement  d’AIuminium 
(métal  inoxydable). 

Plus  de  débouchoit  *  Supprima  la  Fraude  Le  bouchen  ne  sert  qu’une  fois 
SÉCURITÉ  ^  PROPRETÉ  ^  ÉCONOMIE 


RECALCIFICATION 


L’ORGANISME 


TRICALCINE 


TRAITEMENT  de  la  TUBERCULOSE 

(Tuberculose  pulmonaire,  osseuse  et  rénale,  Péritonite  tuberculeuse) 

MÉDICATION  RÉCALCIFIANTE  pi'éventive  pour  toute  la  période  de  CROISSANCE 

LYMPHATISME,  SCROFULOSE,  RACHITISME 

SE  VEflD  Efl  COIWPRIIVIÉS  ET  Efl  POUDRE  PAR  pUHCON 

- —  MODE  D’EMPLOI  ; 

Poudre:  i  cuiller  mesure  à  chaque 
repas. 

Comprimés  :  i  comprimé  à  chaque 
repas  (à  sucer  ou  à  croquer). 


Laboratoire  des  Produits  SCIENTU 

42,  rue  Blanche,  42,  PARIS 


Guide  clinique  et  thérapeutique 

DU  PRATICIEN 

Par  le  D'  PALASNE  DE  CHAMPEAUX 


'W. 


1.  in.8  de  334  pages, 


6  fr. 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


Medizinische  Terminologie.  — 
Guide  explicatif  des  expressions 
les  plus  couramment  employées 
dans  toutes  les  branches  de  la 
médecine,  par  le  Dr  Walter  Gutt- 
MANN.  4<'  édition,  i  vol.  relié  in-4, 
de  142Û  pages,  chez  Urban  et 
Schwarzenberg,  1911  (à  Berlin, 
et  à  Vienne). 

Ce  vocabulaire  médical,  epii  en  est 
à  sa  quatrième,  édition,  est  très 
recommandable.  C'est  un  des  plus 
complets  et  des  mieux  compris  que 
nous  connaissions.  Très  bien  édité, 
en  caractères  suffisamment  gros  et 
espacés,  il  présente  chaque  mot,  par 
ordre  alphabétique  bien  entendu, 
mais  avec  l'étymologie,  (|uand  elle 
est  connue,  et  avec  toutes  les  expli¬ 
cations  suffisantes,  sans  surcharge 


inutile.  Les  définitions  sont  courtes 
et  claires.  On  y  trouvera  les  mots 
concernant  la  médecine  ainsi  que  les 
sciences  dites  k  accessoires  »  (botani¬ 
que,  zoologie,  chimie). 

On  trouvera  peut-être  ce  voca¬ 
bulaire  un  peu  grand,  mais  il  n'est 
pas  destiné  à  servir  en  voyage.  11 
paraîtra  précieux  pour  tout  travail 
approfondi,  et  trouvera  sûrement 
une  clientèle  i)armi  les  médecins,  les 
étudiants,  et  même  panni  les  pro¬ 
fanes  qui  veulent  comprendre  les 
termes  scientifiques  que  débitent  de 
plus  en  plus  les  journaux  quotidiens. 
Les  uns  et  les  autres  sont  supposés, 
bien  entendu,  connaître  suffisam¬ 
ment  déjà,  la  langue  allemande. 

Cornet. 


Gynécologie  opératoire,  par 
Henri  Hartmann,  professeur  à 
la  Faculté  de  (médecine  de  Paris. 
I  vol.  grand  in-8  de  500  pages,  avec 
422  figures  dont  80  en  couleur. 
Prix:  18  fr.  Paris,  lyii.  (G.  Stein- 
heil,  éditeur,  Paris.) 

Dans  ce  volume  le  Professeur 
Hartmann  étudie  la  technique  dé¬ 
taillée  do  toutes  les  opérations 
gynécologiciues.  Des  figures  très 
nombreuses  et  très  belles,  très 
faciles  à  lire  accompagnent  le  texte 
et  en  rendent  la  lecture  plus  agréa¬ 
ble.  Tous  ceux  qui  se  destinent 
d'une  façon  plus  spéciale  à  la  gyné¬ 
cologie  auront  intérêt  à  lire  cet 
ouvrage,  qui  leur  permettra  de 
mener  à  bonne  fin  les  interventions 
les  plus  difficiles.  A.  Schwartz 


NOUVELLES 


L'alcoolisme  devant  le  Sénat.  —  Le  Sénat  vient 
d'aborder  la  discussion  de  la  proposition  de  loi  ayant 
pour  objet  de  limiter  le  nombre  des  débits  de  boissons 
et  de  supprimer  par  extinction  ceux  qui  sont  en  excès. 

M.  Guérin,  rajiporteur,  s'attache  à  justifier  la  projio- 
.sition  qui,  dit-il,  est  d'fnferéf  national,  car  elle  est 
dirigée  contre  V alcoolisme ,  'qui  n’atteint  pas  seulement 
Vindvoidu,  mais  menace  la  race  et  même  l'avenir  du  pays. 

Le  nombre  des  débits  de  boissons,  dit  encore  M.  Gué¬ 
rin,  est  hors  de  proportion  avec  les  besoins  et  il  y  a 
relation  de  cause  à  effet  entre  le  développement  des 
tlébits  et  le  développement  de  l'alcoolisme. 

Tout  le  monde  reconnaît  que  le  nombre  des  débits 
est  excessif,  grâce  à  la  liberté  illimitée  donnée  par  la 
loi  de  1880. 

«  En  i87ej,  il  y  avait  334  000  cabarets.  Aujourd’hui, 
il  y  en  a  près  de  500000  dont  33000  pour  Paris, 
48  000  dans  le  déiiartement  du  Nord.  C'est  une  moyenne 
d'un  débit  par  80  habitants  et,  si  Ton  défahpie  les 
femmes  et  les  enfants,  c'est  un  débit  pour  30  adultes  ». 

La  Maison  du  Médecin.  —  Ainsi  que  nous  l'avons 
annoncé,  l’Orchestre  médical,  que  les  médecins  ne  sau¬ 
raient  trop  encourager  eu  s'y  inscrivant  comme  membres 
honoraires,  donnera  son  deuxième  concert  le  2  février  pro¬ 
chain,  Salle  Claveau,  au  bénéfice  de  la  Maison  du  médecin. 

Cette  soirée  de  bienfaisance  présentera  ce  caractère 
unique  que  le  programme  sera  entièrement  exécuté  par 
des  médecins,  ou  des  membres  de  la  famille  médicale. 

Mlle  Daumas,  de  l'Opéra,  fille  du  D' Damnas  ;  Mme  Vau- 
CAIRE,  femme  du  Dr  Vaucaire  ;  M.  le  Dr  Coviij.K,  inter¬ 
préteront  des  mélodies  de  Grieg,  Schumann,  Franck,  etc., 
des  airs  d'opéras  accompagnés  à  Torchestre  ou  à  l'orgue  ; 
celui-ci  sera  tenu  par  Mme  CnftRON,  femme  du  Dr  Ché- 
ron.  Une  délicieuse  harpiste,  Mlle  I.askine,  premier  prix 
du  Conservatoire,  fille  de  notre  confrère,  fera  également 
applaudir  son  joli  talent. 

Le  Dr  Paul  Mounet,  de  la  Comédie-Française,  dira  un 
à-propos  composé  par  le  D'  MonToya,  et  celui-ci  inter¬ 
prétera  une  pièce  d'ombres,  dont  il  est  l'auteur. 

Enfin,  un  intermède  de  micro-cinématographie  médi¬ 
cale,  préparé  par  les  Dr*  Koebè  et  Comandon,  fera  défiler 
ses  films  les  plus  curieux. 

I<e  programme  sera  illustré  par  le  Dr  Coi,in. 

Prix  des  places  :  parterre  (loges  et  orchestre),  10  fr.  ; 
balcon,  5  francs  ;  galerie,  3  francs  ;  circulation,  i  franc. 
Du  souscrit  d’avance  en  envoyant  les  fonds  au  trésorier 
de  la  Mai.son  du  médecin,  32,  rue  Notre-Dame  des  Vic¬ 
toires,  Paris,  II»  arrondi.ssement. 

Les  Pharmaciens  de  Brest.  —  Le  syndicat  des  Phar- 
madens  de  Brest  avait  protesté  contre  une  dérision. du 
ministre  de  la  Marine,  autorisant  les  officiers  et  tout  le 
personnel  maritime  à  .se  fournir  dans  les  hôpitaux  dé¬ 
pendant  de  la  Marine. 


Les  Pharmaciens  de  Brest  ont  obtenu  satisfaction, 
M.  GuisT’hau,  le  nouveau  sous-secrétaire  d'État,  ayant 
fait  counaitre  à  la  Chambre  de  commerce  de  lire.st  qu’il 
a  fait  rapporter  la  décision  de  son  prédécesseur. 

Un  legs  pour  les  recherches  relatives  au  cancer.  — 
M.  G.  Crocker,  qui  vient  de  mourir  à  New- York,  a  légué 
une  somme  de  dix  millions  de  francs,  qui  devra  être 
employée  à  des  recherches  thérapeutiques  relatives  au 
cancer. 

On  se  souvient  à  cette  occasion  du  retentissant  pro¬ 
cès  qui  eut  lieu  il  y  a  quelques  années,  entre  M.  le  D’’  Doyen 
et  M.  Crocker,  au  sujet  d’une  contestation  d'honoraires. 


Diplômes  de  Docteurs  en  médecine  délivrés  par  les 
Facultés  françaises  pendant  l’année  scolaire  1909-1910. 


Société  des  chirurgiens  des  hôpitaux  de  Paris.  — 
La  Société  des  chirurgiens  des  hôpitaux  de  Paris  a  résolu 
de  s’adjoindre  un  avocat-conseil  afin  de  trouver  les  voies 
et  moyens  d'obtenir,  eu  appel,  la  révision  du  procès  par 
lequel  le  Dr  Pierre  Bazj'  a  été  condamné  à  payer  cinq 
mille  francs  de  dommages-intérêts  à  une  de  .ses  opérées. 

Conseil  d’hygiène  de  la  Seine.  —  M.  le  Dr  L.  Vaillard, 
directeur  de  TEcole  d’application  du  service  de  santé, 
membre  de  l’Académie  de  médecine,  est  nommé  membre 
du  Conseil  d’hygiène  publique  et  de  salubrité  de  la  Seine 
en  remplacement  de  M.  le  Dr  Lancereaux,  décédé. 


LIVRES 

Induced  cell-reproductioa  and 
cancer,  par  Hugh  Campbell 
Koss.  —  1910,  I  vol.  in-8,  292  p., 
Ï22  pages,  cartonné.  John  Mui- 


Apotheka.  Agenda- Annuaire 
des  Pharmaciens  pour  1911. 
tTn  vol.  gr.  in-8  de  384  pages, 
cartonné  (J. -H.  liailtièrc  et  fils), 
3  fr-  50- 


REÇUS  AU  BUREAU  DE  PARIS  MÉDICAL 


Traitement  de  l'entérite  muco- 


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avec  lig.  Paris, /.-B.  Baillière  et  fils. 

Traité  élémentaire  de  Physio¬ 
pathologie  clinique,  par  le  i 
D'  J.  Grasset,  professeur  à  la 
Faculté  de  médecine  de  Bordeaux. 

Deux  vol.  gr.  in-8  de  i  760  pages 
(Coulet  et  fils,  à  Montpellier) , 

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La  Préparation  606  (état  actuel 
de  la  question,  décembre  1910), 
par  les  Di^»  L.  Bizard  et  L.  Lesage, 
Vigot  frères,  à  Paris.  Un  vol.  in-8 
carré,  i  fr.  50. 

Le  Rachitisme  et  sa  Pathogénie, 
par  A.-B.  Marfan,  professeur  à 
la  Faculté  de  médeciae  de  Paris. 
Un  vol.  in-i6  de  96  pages  (J.-B. 
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—  XXV  — 

NOUVELLES 


Le  professeur  Qilbert  Ballet  président  de  la 
Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Le  nou¬ 
veau  président  de  la  Société  médicale  des 
hôpitaux  de  Paris  a  une  carrière  des  mieux 
remplies.  Il  fit  ses  premières  études  médi¬ 
cales  à  Limoges  où  il  fut  interne  et  lauréat 
de  l’École  de  médecine  (1871).  Interne  des 
hôpitaux  de  Paris  (1875),  il  obtient  la  mé¬ 
daille  d'argent  (1880),  puis  devient  chef  de 
clinique  des  maladies  nerveuses  {1882),  mé¬ 
decin  du  bureau  central  (1884),  agrégé  de 
la  Faculté  en  1886.  Nous  le  trouvons  par¬ 
tout  lauréat  :  lauréat  de  la  Faculté  (médaille 
d’argent,  prix  de  Thèse),  plusieurs  fois  lau¬ 
réat  de  l’Académie  de  médecine.  Son  activité 
scientifique  se  déploie  comme  membre,  ou 
secrétaire  général  ou  président  de  nombreu- 


Gilberx  Ballet 


ses  sociétés  ou  de  congrès  nationaux  et 
internationaux,  sans  qu’on  ose  entreprendre 
l’énumération  de  ses  travaux  originaux  ou 
communications  ou  cliniques  portant  prin¬ 
cipalement  sur  la  neuro-pathologie,  la 
psychiatrie,  la  médecine  légale. 

Én  1897,  B''  Gilbert  Ballet  était  nommé 

professeur  d’histoire  de  la  médecine  à  la  Fa¬ 
culté  de  Paris. 

Ce  ne  pouvait  être  qu’un  poste  d’attente. 
En  effet,  par  suite  de  la  mort  du  profes¬ 
seur  J  OPKRO Y,  .survenue  si  inopinément,  la 
chaire  de  clinique  des  maladies  mentales 
et  de.  l’encéphale  était  attribuée  au  pro¬ 
fesseur  Gilbert  Ballet  (1909).  On  sait  avec 
quelle  autorité  et  avec  quel  succès  il  préside 
à  cet  enseignement. 


LA  VIE  MÉDICALE 


Le  docteur  Paul  Dalché,  président 
de  la  Société  de  thérapeutique.  —  La 

Société  de  thérapeutique  vient  de  tenir 
sa  première  séance  depuis  le  renou¬ 
vellement  de  son  bureau.  Et  certes 
celle-ci  ne  pouvait  faire  un  choix 
plus  heureux  que  celui  qu’elle  fit  en 
choisissant  M.  le  Dr  Dalché  pour  pré¬ 
sider  à  ses  travaux. 

Externe  des  hôpitaux  de  Paris 
en  1881,  dans  le  service  de  .Saint- 
Germain,  Paul  Dalché  fut  nommé 


interne  l’année  suivante.  Il  passa  les 
quatre  années  de  sou  internat  chez 
le  professeur  Richet,  les  D'  Gouraud, 
Empis  et  Gallard.  Sa  thèse  (1885) 
traite  de  Vovarite  :  depuis  lors,  ses 
travaux  principaux  portent  sur  la 
gynécologie  ou  l’étude  des  sécrétions 
internes,  notamment  de  l’o^ire  ;  il 
étudia  les  métrorragies  virginales, 
la  dystrophie  ovarienne,  le  syn¬ 
drome  basedowiforme,  l’hypcro- 
varie.  Récemment,  avec  [son  interne 
Galup  il  s’occupa  encore  des  sécré¬ 
tions  internes  (glandes  surrénales, 
testicule).  Ses  idées  et  ses  travaux 
se  retrouvent  en  partie  dans  le  traité 
de  Gynécologie  médicale  qu’il  publia 
(1910)  avec  le  professeur  Robin. 

Médecin  du  bureau  central  en 
1895,  le  IF  Dalché  est  nommé  à 
l’hôpital  Tenon  en  1901,  passe  à  la 
Pitié  l’année  suivante.  Depuis  cette 
année,  il  est  médecin  de  l’Hôtel- 
Dieu.  Le  Dr  Dalché  est  chevalier  de 
la  Légion  d’honneur. 

Société  Anatomique.  —  Election 
du  bureau  ;  M.  le  Dr  LETüi,i,E,  pré¬ 
sident  :  MM.  les  D'»  Kuss  et 
R.  Voisin,  vice-présidents,  MM.  Lar- 
BENNOis  et  Faroy,  secrétaires. 


Hommage  au  Professeur  Ehrllch. 

—  L'Académie  des  sciences  de  Stock¬ 
holm  a  élu  associé  étranger,  dans 
la  section  de  médecine,  le  professeur 
Ehrlich. 

Concours  d’ophtalmologiste.  — 
Un  concours  en  vue  de  pourvoir  à 
un  poste  vacant  de  médecin  adjoint 
à  la  clinique  ophtalmologique  des 
Quinze-Vingts  commencera  le  ii  fé¬ 
vrier  à  I  heure.  Le  jury  est  composé 
de  MM.  Gariel,  président  ;  de  Lajrer- 
soiine,  Chevallereau,  Kalt,  ;Morax, 
Jules  Renault  et  Valude. 

Concours  de  pharmacien  des  hôpi¬ 
taux  de  Paris.  —  Ont  été  désignés 
pour  faire  partie  du  jury  du  pro¬ 
chain  concours  pour  les  places  va¬ 
cantes  de  pharmacien  des  hôpitaux 
et  hospices  de  Paris,  MM.  les  phar¬ 
maciens  des  hôpitaux  Patein  (Lari¬ 
boisière)  :  André  (Bretonneau)  ;  Hé- 
rissey  (Broussais)  :  Villejeau  (Hôtel- 
Dieu)  :  Tiffeneau  (Boucicaut),  et 
MM.  Paul  Thibaut  et  Cordier,  phar¬ 
maciens  à  Paris. 

Concours.  —  Médaille  d’or 
(.MÉDECINE).  —  Sont  désignés  pour 
faire  partie  du  jury  de  ce  concours 
MM.  Loeper,  Hallé,  Aviragnet, 
Chantemesse  et  Jeanselme,  qui  ont 
accepté. 

Mé;daille  d’or  (chirurgie  et 
accouchements).  —  Sont  désignés 
pour  faire  partie  du  jury  de  ce  con¬ 
cours  MM.  Monod,  Auvray,  Cam- 
penon,  Mauclaire  et  Pinard  qui  ont 
tous  accepté. 

Querre.  —  SERVICE  DE  SANTÉ.  — 
Par  décision  ministérielle  du  g  jan¬ 
vier  19 1 1  ; 

Médecins-majors  de  première  classe. 

—  MM.  Schneider  passe  au  ministère 
de  la  guerre  :  Dellac,  au  52®  d’art 

Médecins-majors  de  deuxième  classe 

—  MM.  Genevrier  passe  au  41®  d’art. 
Pierre,  au  42®  d’art. 

Médecins  aides-majors  de  première 
classe.  —  MM.  Maisonnave  passe  au 
159®  d’inf.  ;  Hérisson,  aux  hôp.  de  la 
division  d’Oraii  ;  de  Person,  à  la 
compagnie  saharienne  du  Tidikelt. 

Hôpitaux  de  Paris.  —  Concours 
DE  L’iNTEUNAT,  —  Oral.  —  Séance 


du  II  janvier.  —  Question  donnée 
«  Anatomie  de  la  glande  sous- 
maxillaire.  Signes  et  diagnostic 
de  l’insuffisance  aortique  ». 

MM.  Nadal,  15;  Delort,  14;  De¬ 
bray,  12  ;  Bergeret,  18  ;  Pimpaneau, 
13  ;  Desvaux  de  Lyf,  13  ;  Barthé¬ 
lemy,  14  ;  Photiadès,  12  ;  Vallerant, 

8  ;  Latil,  16. 

Séance  du  13  janvier.  —  Question 
donnée  :  «  Les  muscles  ;  biceps  bra¬ 
chial  et  coraco-brachial  (anatomie)  : 
signes  et  diagnostic  différentiel  de 
la  gangrène  pulmonaire  ». 

MM.  Baillenl,  13;  Maurel,  8; 
Lépine,  10  ;  Trousset,  9  ;  Gatellier, 
17;  Monbrim,  15;  Mlle  Landes- 
manii,  14  ;  MM.  Baréty,  12  ;  Rceh- 
rich,  6  ;  Guelfucci,  9. 

Séance  du  15  janvier.  —  Question 
donnée  :  «  Nerf  sciatique  pophté 
interne.  Formes  cliniques  de  la  péri¬ 
tonite  tuberculeuse  ». 

MM.  Charrier,  16  ;  Massart,  12  ; 
Marca,ssus,  13;  Couinaud,  16;  Du- 
rœux,  13  ;  Vallery-Radot  (Pasteur), 
17  ;  Sourdille,  i6  ;  Lecerf,  13  ;  Gou¬ 
verneur,  18  :  Bardon,  15. 

Séance  du  16  janvier.  —  Question 
donnée  :  Anatomie  descriptive  de  la 
vésicule  biliaire.  —  Invagination  in¬ 
testinale. 

MM.  Lucas-Cliampionnière,  1$; 
Durand  (A.),  1 1  ;  Gresset,  10,  Beloux, 

9  ;  Richard  (G.),  15  ;  Hischmann,  14; 
Hertz,  13;  Wiart,  8;  Desaux,  13 
Mlle  Blanchier,  16. 

Mariages.  —  M.  Mancelle,  sous- 
lieutenaut  au  142®  d’infanterie 
avec  Mlle  Georgette  Creyx,  fille  du 
DI  Creyx.  —  D'  Colombain,  fils  du 
maire  d’Oran,  avec  Mlle  Julie  Gi¬ 
raud.  —  M.  Brillant,  publiciste  et 
Mlle  J  eanne  Calmette,  fille  du  méde¬ 
cin  inspecteur  Calmette,  directeur  du 
service  de  santé  du  gouvernement 
militaire  de  Paris. 

Hôpital  d’ Alger-Mustapha.  —  I<e 
concours  pour  une  place  de  chirur¬ 
gien-adjoint  .s’est  terminé  par  la 
nomination  de  M.  le  D®  Moggi. 

Mutations  dans  les  Hôpitaux. — 
M.  Ombredanne  passe  à  l’hôpital 
Bretonneau,  en  remplacement  de 


__  Qa.'î  — 


XXVÏ  „ 


SOMMAIRE  du  N°  5 


—  Les  Médications  dans  la  Puériculture . 

—  La  Vessie  dans  la  Tuberculose  rénale . 

—  Zona  infantile  par  contagion . 

—  Une  colonie  d’aliénés  en  Argentine . 

—  Les  fractures  de  la  tête  du  radius.  —  Influence  des  rayons  de  Rœntgen  sur  le 

métabolisme  du  fer.  —  Le  tabac  pour  la  prophylaxie  delà  bouche . 

—  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  debiologie.  —Académie  de  médecine. 

—  Société  de  thérapeutique.  —  Société  de  pédiatrie.  —  Société  anatomique. 


—  Société  de  chirurgie . . 

La  vie  MtDiCALE  A  i.’ÉTRANGEii .  —  Société  médicale  de  Berlin . 

Pratique  médicai-e . —  Sérums  antidysenteriques  et  sérums  antivenimeux,  par  le  Dr  Henri  (jillet.. 

—  La  Hernie,  accident  du  travail,  par  le  IV  Paul  Cornet . 

Libres  propos . 

Choses  du  ;our  :  Le  secret  du  cercueil  de  l’Empereur . 

La  Médecine  au  théâtre  :  L’assassinat  légal .  V 

Art  et  Medecine  :  Les  hôpitaux  ;  grande  salle  de  l’ancien  Hôtel-Dieu  ou  hôpital  Saint-Jean  d’Angers  (xiv  siècle). 

Silhouette  médicale  :  L’étudiante . 

Curiosités  :  Comment  les  Japonais  arrachent  les  dents . 

Chronique  des  livres  :  Sémiologie  nerveuse  (Nouveau  liaite  de  Medecine  et  de  I  herapeutique  Giliiert  et 
Thoinot)  ;  Kurzes  Lehrbuch  der  Gynækologie,  par  Otto  Kustner;  (.onsultations  medicales.  Maladies  de 

l’appareil  digestif  et  de  l’appareil  respiratoire,  par  H.  Hik'.hard . 

L'intermédiaire  des  médecins  :  Diagnostic  artistique.  Quelle  aflection  semble  la  plus  probable  pour  la  femme 

hydropique  de  Gérard  Dow? . 

Les  rènlements  et  les  lois  inUh-cssant  le  médecin  :  Règlement  pour  les  automobilistes . 

Art  et  Médecine  :  Cartes  du  bal  de  l  lnternat,  iqio . 

Diététique  :  Potages  maigres . 

Formules  thérapeutiques . . 

La  médecine  au  palais  :  1.  Institut  Mann.  —  A  propos  du  legs  d  un  cadavre . 

Connaissances  pratiques  :  Fabrication  ménagère  du  vinaigre . 

Nouvelles . . 

Livres  reçus  au  bureau  du  journal . 


SOMMAIRE  du  N“  6 

Numéro  entièrement  consacré  à  la  TUBERCULOSE 


Pierre  Lerebcullet .  —  La  tuberculose  en  igio . 

L.  Rènon .  —  Le  traitement  de  la  tuberculose  pulmonaire  par  les  sérums .  . 

André  Mesureur .  —  Un  nouveau  dispensaire  et  une  nouvelle  organisation  contre  la  tuberculose. 

K.  Bezançon  et  De  Serbonnes.  —  Les  poussées  évolutives  do  la  tuberculose  pulmonaire . 

Rollier .  —  La  cure  solaire  de  la  tuberculose  chirurgicale . 

Gabriei.  Simon .  —  Exercices  de  gymnastique  respiratoire  chez  les  prétuberculeux . 

Sociétés  savantes .  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  .Vcadémie  de  médecine.  —  Société  de 

chirurgie . 

Libres  propos  :  Les  Palmes  Ac-idémiques,  par  G.  Linossier . 

Choses  du  jour  :  La  folie  de  Charles  VI . 

Chronique  sportive  :  Les  sports  d’hiver,  par  le  IV  P.  Tenroc . f .  V  et 

Les  grands  médecins  ;  Laennec . 

Chronique  des  Livres  :  Die  Rlinik  der  Tuberculose.  —  Hygiene  de  la  peau  et  du  cuir  chevelu . 

Nouvelles  :  Lutte  contre  la  tuberculose  en  Irlande.  —  Hygiene  de  l  habitation . 

Curiosités  :  La  maladie  de  Pascal . 

L'intermédiaire  des  médecins  :  Diagnostic  artistique . 

Art  et  médecine  :  Les  bienfaits  de  la  vaccine,  par  Daumier . 

Diététique  :  Régime  de  récalcitication.  —  Recettes  de  bouillons  et  potages  pour  enfants  tuberculeux . 

Formules  thérapeutiques  :  Formules  de  récalcilication . 

Indications  pratiques  pour  le  placement  des  tuberculeux . . . .  X\1  et 

La  vie  médicale . 

Thérapeutique  pratique  :  Médicaments  nouveaux.  —  Appareils  nouveaux . 

Connaissances  pratiques  :  Conservation  des  œufs.  —  Pour  emailler  sa  bicvclette . 


r»  XXVII 


LA  VIE  MÉDICALE  {suite) 


M.  Villemaiu  cii  disponibilité. 
M.  Cuiiéo  pa.-îsc  à  l’hôpital  Saint- 
Louis  (service  d'enfants). 

Incendie  à  l’hôpital  Bichat,  -- 
Un  coinmencement  d’incendie  s’ist 
produit  le  i6  janvier  à  trois  heures 
du  matin,  h  l’hôpital  liichat,  dans 
le  vestiaire  des  malades.  I<es  pom¬ 
piers  se  rendirent  rapidement  maîtres 
du  feu  et  la  panique  fut  de  courte 

Académie  des  Sciences.  —  Pour  le 
fauteuil  vacant  dans  la  .section  de 
phy.sique,  Mme  Curie  est  présentée 
en  première  ligne.  Les  cinq  autres 
candidats  sont  présentés  en  seconde 
ligne,  ex-œquo  et  par  ordre  alphabé¬ 
tique,  savoir  :  MM.  Daniel, llerthelot, 
Branly,  André  Broca,  Cotton  et 
Pérot. 


Clinique  médicale  de  l’Hôtel- 
Dieu.  —  Professeur  Gilbert.  — 
Samedis  21  et  28  janvier  à  10  h.  1/2. 
Leçon  clinique  sur  le  trailement  des 
néphrites  chroniques.  Mat  de  Bright. 
—  Les  Mercredis  à  10  h.  1/2,  présen¬ 
tation  de  malades.  Rédaction  et  correc¬ 
tion  d'ordonnances. 

Hôpital  Laennec.  ■ —  SERVICE 
DES  TUBERCULEUX.  —  Le  Dr 
LftoN  Bernard,  professeur  agrégé. 


Légion  d’honneur.  —  M.  le  pro¬ 
fesseur  Combe,  professeur  de  cli¬ 
nique  infantile  à  l' Université  de 
I,ausanne,  est  nommé  chevalier  de 
la  Légion  d’honneur. 

Le  D'  Paul  Carnot,  professeur 
agrégé  à  la  Faculté  de  médecine  de 
Paris,  médecin  des  hôpitaux.  Tous 
ceux  qui  connaissent  le  D'  Carnot  se 
réjouissent  de  cette  attribution  d 'une 
croix  si  bien  méritée  et  s’empresse¬ 
ront  de  le  complimenter. 

Nous  sommes  sûrs  d’être  l’inter¬ 
prète  des  sentiments  de  tous  en  lui 
adressant  ici  les  félicitations  du  Co¬ 
mité  de  Rédaction  et  des  abonnés 
de  Paris  médical. 

Les  D  Fauqué,  conseiller  général 
du  Gers  ;  Mossel,  ancien  conseiller 
général  des  Hautes- Pyrénées  ;  M.  Val¬ 
lée,  professeur  à  l’Ecole  vétérinaire 

COURS 

fait  tous  les  matins  à  dix  heures,  au  lit 
du  malade,  un  enseignement  pra¬ 
tique  d’auscultation  et  d’examen 
de  la  poitrine.  Le  vendredi,  examens 
radiologiques  par  le  D”  MaingoT. 

Faculté  de  médecine  de  Paris.  — 

Conférences  de  médecine  légale.  ■ — ■ 
M.  Balthazard,  agrégé,  a  com¬ 
mencé  ces  Conférences  le  lundi 
9  janvier  1911,  à  6  heures  (Amphi¬ 
théâtre  de  Pharmacologie  de  la 


d’Alfort;  D'  Yver,  adjoint  au  maire 
de  Fiers  sont  nommés  chevaliers  de 
la  Légion  d’honneur. 

Nécrc  logîe. —  JI .  le  médecin  inspec¬ 
teur  Ilocquard,  Directeur  de  l’école 
du  service  de  sauté  militaire  de  Lyon 
et  de  l’hôpital  Desgenettes,  est  décédé 
à  I.yon.  —  Dr  Maffre,  médecin  prin¬ 
cipal  de  ac  cla.sse  en  retraite,  à  La- 
combe.  —  Dr  Georges  Sicard,  chef 
de  clinique  à  la  faculté  de  médecine 
d’Alger.  —  Dr  Meunier,  décédé  à 
Foudsiadan  en  étudiant  la  proiihy- 
laxie  de  la  peste.  — •  D''  Claude  Chenet 
(de  Paris).  —  Madame  Gaillard, 
femme  du  D' Gaillard,  ancien  interne 
deshôpitaux  de  Paris.  —  DrLoubrieu, 
oto-rhino-laryngologiste  de  la  Pré¬ 
fecture  de  police.  —  Dr  Tafforin, 
vice-président  du  Conseil  général  de 
la  Vienne. 


Faculté),  et  les  continuera  tous  les 
jours  suivants,  à  la  même  heure 
(samedis  exceptés). 

La  conférence  du  vendredi,  com¬ 
portant  des  projections,  aura  lieu 
au  Grand  Amphithéâtre,  à  l’heure 
habituelle. 

Sujet -du  Cours:  Coups  et  bles¬ 
sures.  Exanien  des  taches.  Accidents 
du  travail.  Mort  et  mort  subite, 
l’hénomènes  cadavériques.  Empoi¬ 
sonnements.  Oxyde  de  carbone. 


ACTES  DE  LA  FACULTÉ  DE  MÉDECINE  DE  PARIS 

DU  23  AU  28  JANVIER  I9II 


Examens  de  Doctorat 

Lundi  23  janvier,  à  une  heure.  —  5“  (chirurgie, 
pr  partie),  Hôtel-Dieu  (P"  série)  :  MM.  Kirmisson, 
Segond  et  Ombrédanne  ;  —  (2»  série)  :  MM.  Reclus, 
Delbet  et  Pierre  Duval  ;  —  M.  A.  Léri,  suppléant. 

Mardi  24  janvier,  à  une  heure.  —  5'  (2“  partie), 
Hôtel-Dieu  (P»  série)  ;  MM.  Gilbert,  Carnot  et  Balthazard  ; 

—  (2”  série)  :  MM.  Achard,  Castaigne  et  Rathery  ;  . — 
M.  Lecène,  suppléant. 

Mercredi  25  janvier,  à  une  heure.  —  Médecine  opéra¬ 
toire,  Ecole  pratique,  épreuve  pratique  :  MM.  Delbet, 
Pierre  Duval  et  Grégoire.  —  3'-'  (2»  partie).  Laboratoire 
des  travaux  pratiques  d’anatomie  pathologique,  épreuve 
pratique  :  MM.  Gautier,  André  Jousset  et  Lœper.  — 
2®  (P«  série)  :  MM.  Garicl,  Glcy  et  Braiica  ;  — ■ 

(2®  série)  :  MM.  Des'grez,  Mulon  et  Jean  Camus.  — 
3®  (oral  P®  partie)  :  MM.  Nicolas,  Proust  et  Lequeux. 
—-  -t®  :  MM.  Pouchet,  Wurtz  et  Laignel-Lavastine  ;  — 
^I.  L.  Bernard,  .suppléant. 

Jeudi  26  janvier,  à  une  heure.  —  Médecine  opératoire. 
Ecole  pratique,  épreuve  pratique  ;  JIM.  Quénti,  Chevassu 
et  Okinczyc.  —  3®  (2®  partie).  Laboratoire  des  travaux 
pratiques  d’anatomie  patholologiquc,  épreuve  pratique  ; 
MM.  Achard,  Maillard  et  Brumpt. 

2®  (P®  série)  ;  JIJI.  Prenant,  Gley  et  André  Broca  :  — 
(2®  série)  ;  JIM.  Retterer,  Langlois  et  Nicloux.  —  3®  (oral, 
I®®  partie,  P®  .série)  :  JIJI.  Bar,  lAUiormant  et  Rouvière; 

—  (2®  série)  :  JIM.  Ribemont-Dessaigues,  Rémy  et 
Thiéry.  —  3®  (oral,  2®  partie)  :  JIJI.  Chauffard,  Baltha¬ 
zard  et  Castaigne.  —4®  ;  JIJI.  Thoinot,  Wurtz  et  Desgrez  ; 

—  JI.  Roussy,  suppléant. 

Vendredi  27  janvier,  à  une  aeure.-—  5"  (cliinirgie, 


P®  partie),  Nechcr  (P®  série)  :  JIJI.  Segond,  Lejars  et 
Pierre  Duval  ;  —  (2®  partie,  2®  série)  :  JIJI.  Delbet, 
Roussy  et  Ombrédanne  ;  JL  Zimmern,  suppléant.  — 
.S®  (obstétrique,  P®  partie).  Clinique  Baudelocque  : 
JIJI.  Pinard,  Couvelaire  et  Guéniot  ;  —  JI.  Guillain, 
suppléant. 

Samedi  28  janvier,  à  une  heure.  —  5®  (obstétrique, 
P®  partie).  Clinique  Tarnier  :  JIJI.  Bar,  Briudeau  et 
Jeannin  ;  JI.  Lecène,  suppléant. 

Thèses 

Mercredi  2$  janvier,  à  une  heure.  — -  JI.  LACAINE.  La 
chèvre  et  l’hygiène  (MM.  Blanchard,  président;  Widal, 
Jlacaigne  et  Guillain).  —  JI.  I.ECONTE.  Contribution  à 
l’étude  des  arythmies  ;  l’extra-systole  (JIJI.  Widal, 
président  ;  Blanchard,  Jlacaigne  et  Guillain).  — 
JI"®  PlATNIZKY.  Jlaladie  de  Riga  (production  sublin¬ 
guale  de  Pede).  (JIJI.  Kirmisson,  président  :  Reclus, 
Hartmann  et  Ombrédanne.)  —  JI.  BacquiiL  Revue  cri¬ 
tique  sur  l’extension  au  clou  (nagelextension)  dans  le 
traitement  des  fractures.  (JIJI.  Reclus,  président  ; 
KirmÊsson,  Hartmann  et  Ombrédanne.)  —  JI.  Poirier. 
Contribution  à  l’étude  de  l’actinomycose  intestinale. 
(JIJI.  Hartmann,  président  ;  Kirmisson,  Reclus  et 
Ombrédanne.) 

Jeudi  26  janvier,  à  une  heure.  —  JI.  BranlaRD. 
Des  avantages  de  la  colpo-hystérectomie  dans  le  can¬ 
cer  du  col  ulcéré.  (JIM.  Pozzi,  président  ;  Gilbert  Ballet, 
Lecène  et  Gougerot).  —  JI.  Fenard.  L’adipose  doulou¬ 
reuse  segmentaire  rhizoniélique  (maladie  de  Dercum). 
(JIJI.  Gilbert  Ballet,  président  ;  Pozzi,  Lecène  et  Gou¬ 
gerot).  —  JI.  GüYonnaud.  Syphilis  du  cœur  (JIJI.  Gil¬ 
bert  Ballet,  président  ;  Pozzi,  Lecène  et  Gougerot). 


—  225  — 


J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  Editeurs,  19,  rue  Hautefeuille,  à  Paris 


BROUARDEL  et  GILBERT 


NOUVEAU 


TRAITE  de  MEDECINE 

et  de  Thérapeutique 


Publié  en  fascicules  sous  la  direction  de  MM. 


A.  GILBERT 


L.  THOINOT 


Achard,  Aubertin,  Auché,  Aviragnet,  Babonneix,  Ballet,  Baizer,  Barbier,  Barth,  L.  Bernard, 
Bezançon,  Bolnet,  Boulloche,  P.  Carnot,  Cartaz,  Castex,  Chauffard,  P.  Claisse,  Claude, 
Courmont,  Cruchet,  Dejerine,  Deschamps,  Dupré,  L.  Fournier,  Gaillard,  Gallois,  M,  Garnier, 
Gaucher,  Gilbert,  Gouget,  Grasset,  Gulart,  Hallopeau,  Hayem,  Herscher,  Hudelo, 

Hutinel,  Jacquet,  Jeansetme,  Klippel,  M.  Labbé,  Lancereaux,  L.  Landouzy,  Lannols, 

Laveran,  Le  Fur,  Le  Noir,  Lereboullet,  Letulle,  L.  LevI,  Lion,  Marfan,  Marie,  Marinesco, 
Menetrier,  Méry,  Mlllan,  Mosny,  Netter,  Parmentier,  Pitres,  Rauzier,  Raymond, 

RIchardIère,  Roger,  Roque,  Sainton,  Sérieux,  Sloard,  A.  SIrodey,  Surmont,  J.  Teissler, 

Thoinot,  A.  Thomas,  Triboulet,  Valllard,  Vaquez,  E.  Well,  Wldal,  R.  Wurtz. 

1 .  Maladies  microbiennes  en  général,  6^  tirage  (272  pages,  75  figures  noires  et  coloriées) .  6  » 

2 .  Fièvres  éruptives,  4°  tirage  (255  pages,  8  figures) .  4  » 

3.  Fièvre  typhoïde,  50  tirage  (240  pages,  16  figures) .  4  » 

4.  Maladies  parasitaires  communes  à  l'Homme  et  aux  Animaux  (Tuberculose,  morve,  charbon,  » 

rage,  etc.).  Nouveau  tirage  (566  pages,  81  figures) .  10  » 

5.  Pa/ttdtstMs  et  Tfy/iaMosowfase,  4®  tirage  (124  pages,  13  figures) .  2  50 

6.  Maladies  exotiques,  3®  tirage  (440  pages,  29  figures) .  8  » 

7.  Maladies  vénériennes,  4®  tirage  (318  pages,  20  figures) .  6  » 

8.  Rhumatismes  et  Pseudo-Rhumatismes,  5®  tirage  (164  pages,  18  figures) .  3  50 

9.  Gn^pe,  CoÿMe/Mc/ie,  OmWoMS,  Di^/îtM'e,  4®  tiraçe  (172  pages,  6  figures) .  3  50 

10.  Streptococcie,  Staphylococcie,  Pneumococcie,  Colibacillose,  etc.,  tirage .  3  50 

11.  7Mto;rîcat«'oMS,  2®  tirage  (352  pages,  6  figures) .  6  » 

12 .  Maladies  de  la  nutrition  (diabète,  goutte,  obésité),  2®  tirage  (378  pages,  15  figures) .  7  » 

13.  Cancer  (662  pages,  1 14  figures) .  12  »  I  26.  Maladies  du  Sang, 

14.  Maladies  de  la  Peau  {so?>  pages,  xSofig).  10  »  |  27.  Maladies  du  Nez  et  du  Larynx  (277  pages, 

15.  Maladiesdela  Bouche,du  Pharynx, etc.,2’>tkage  ‘/m . V - ^  * 


(276  pages,  avec  figures) .  5  » 

16.  Maladies  de  V Estomac . 

17.  Maladies  de  l'Intestin,  2®  tirage  (501  pages, 

79  figures) .  9  » 

18.  Maladies  du  Péritoine  (^2/^  pages,  bg.).  5  » 

19.  Maladies  du  Foie  et  de  la  Rate. 


,  Maladies  des  Glandes  salivaires  et  du  Pancréas  33.  Maladies  mentales. 


28.  Sémiologie  de  l’Appareil  respiratoire  (176  pages, 

93  figures) . . .  4  » 

29 .  Maladies  des  Poumons  et  des  Bronches  (860  pages, 

50  fibres)  .  16  » 

30.  Maladies  des  Plèvres  et  du  Médiastin. 

31.  Sémiologie  nerveuse  {620  pages,  122  bg.).  12  » 

32 .  Maladies  de  l'Encéphale, 


(342  pages,  avec  60  figures) .  7 

.  Maladies  des  Reins  (462  pages,  76  fig.) .  9 


34.  Maladies  de  la  Moelle  épinière  (839  pages, 
420  figures) .  16  » 


Maladies  des  Organes  génito-urinaires,  3®  tirage  35 .  Maladies  des  Méninges. 


(458  pages,  67  figures) 
23.  Maladies  du  Cœur. 


36.  Maladies  des  Nerfs  périphériques, 

37.  Névroses. 


24.  Maladies  des  Artères  et  de  l'Aorte  (472  pages,  38.  Maladies  des  Muscles  {l'jo  pages) .  5  » 

63  figures) .  8  »  39 .  Maladies  des  Os. 

25.  M aladies  des  Veines  et  des  Lymphatiques.  \  40 .  Mal .  du  Corps  thyroïde  et  des  Capsides  surrénales. 

Le  Nouveau  Traité  de  Médecine  et  de  Thérapeutique  est  le  premier  ouvrage  français  qui  paraisse  en  fascicules 

séparés,  lormant  chacun  un  tout  complet,  et  constituant  ainsi  en  même  temps  que  le  livre  de  médecine  complet  du 
savant,  te  guide  journalier  du  praticien.  Le  succès  considérable  qui  a  accueilli  cette  innovation  a  obligé  les  éditeurs 
à  faire  mieux  encore;  aussi  chaque  nouveau  fascicule  est-il  en  progrès  sur  les  précédents  par  ses  qualités  pratiques, 
sa  mise  au  point  e.\acte  de  la  science  actuelle  et  aussi  par  sa  torme,  notamment  par  son  illustration  touiours  plus 
développée. 

ALM._t)ii.BFRT  et  Thoinot  ont  voulu  que  le  Nouveau  Traité  de  Médecine  et  de  Thérapeutique  soit  le  Traité  de 
Médecine  perpétuel  du  XX"  siècle  ;  aussi  grâce  à  la  haute  compétence  des  collaborateurs,  suivant  l’énorme  mouve¬ 
ment  scientifique  actuel,  le  Nouveau  Traité  de  médecine  est  perpétuellement  mis  au  courant.  A  chaque  tirage 
les  fascicules  sont  revus  en  tenant  compte  des  derniers  progrès  scientifiques. 

CHAQUE  FASCICULE  8E  VEND  SÉPARÉMENT 
Chaque  fascicule  se  vend  également  cartonné  avec  une  augmentation  de  1  fr.  60  par  fascicule 
27  fascicules  étaient  en  vente  au  1®'  octobre  1910. 


SOMMAIRE 

.  —  Association  de  la  rougeole  et  de  la  scarlatine . 

.  —  Luxation  ancienne  métacarpo-phalangienne  du  pouce,  simple,  complète, 

réduction  sanglante . 

.  —  La  pratique  du  lavement  électrique . . . 

.  —  Psychologie  du  sommeil  et  de  la  commotion  cérébrale.  Auto-observation  à 
propos  du  déraillement  de  Montereau . 


La  vie  MÈniCALE  a  i.’1vtranger . 

L’Institut  de  puériculture  des  Enfants-Assistes,  par  M"  Suzaj 
Libres  propos  :  Les  Anglais  veulent  débaptiser  la  fievre  de  M 

Choses  du  four  :  Une  religion  médicale . 

Chronique  scientifique  :  Le  passage  sous  la  Seine  de  la  ligni 

par  Louis  Vasseur . . . . . . 

Chronique  des  Livres  :  Traité  de  stomatologie  de  MM.  ( 
enceintes  devant  le  tribunal  révolutionnaire,  par  le  Df  Ma 
Heilpadagogik  de  MM.  Dannemank,  Schober  et  Sciiutz.... 
L'Intermédiaire  des  médecins  :  Malades  s’opérant  eux-méme 
La  médecine  dans  les  journaux  politiques  ;  La  désinfection  , 


par  le  lavage  des  espaces  sous-arachnoïdiens  cérébro-médullaires 
Cirrhoses  expérimentales  du  foie,  —  L’urobilinurie  dans  la  scarlatini 

Effets  thérapeutiques  du  bain  d’oxygène . 

•Société  medicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  Biologie.  —  Academie 
Sciences.  —  Academie  ûe  médecine.  —  Société  de  Chirurgie.  —  Sociei 
Neurologie . 


tRD.  —  EncyklopUdisches  Handbuch  c 


Leçon  d’anatomie  :  Leçon  d’anatomie  de  Thomas  Bartholin . 

La  médecine  au  théâtre  :  Au  Palais- Royal  :  «  Le  million  » . 

Art  et  médecine  :  Le  chirurgien-major,  par  Péry . 

Diét 'tique  :  Menus  hebdomadaires  pour  grands  enfants  tuberculeux. 
Formules  thérapeutiques  :  Contre  l’anorexie.  —  Contre  les  vomissen 

La  médecine  au  Palais . . 

Nouvelles . 

La  vie  médicale . 

Cours.  —  Actes  de  la  Faculté  de  Paris . 


.  XIX 

.  XIX 

.  XXI 

XXI  et  XXlil 


Asthme,  Emphysème 
Maladies  du  cœur 
Angine  de  Poitrine 
Affections  rénales 
Hydropisies 


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CONDITIONS  DE  PUBLICATION 

PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  i^^de  chaque  mois. 
VnxàcV&honnemmt  Décembre  au  3(i  Novembre)'.  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  ;  I  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 
Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  paj^es. 
Tous  les  autres  numéros  ont  32  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  generale  sur  une  question  d’actualité. 

ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX  (48  pages) 

Janvier _ —  Maladies  des  voles  respiratoires;  —  tuber-  |  Juillet . —  Maladies  du  cœur,  du  sang,  des  vaisseaux. 


culose. 

Février....  —  Physiothérapie;  —  physiodiagnostic. 

Mars .  —  Dermatologie;— syphilis;— maladiesvér 

riennes. 

Avril .  —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladi 

des  reins  et  des  voies  urinaires. 

Mai . —  Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miii 

raies,  climatothérapie  ;  —  diététique. 


-  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  ii 

fectieuscs. 

-  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  d 


syphilis;- maladiesvéné-  Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 

larynx;  —  des  yeux. 

obstétrique;  —  maladies  Octobre....  —  Maladies  nerveuses  et  mentales;  —  méde- 
!S  voies  urinaires.  clne  légale, 

lutrition  ;  —  Eaux  miné-  Novembre  .  —  Thérapeutique. 

hérapie;  —  diététique.  Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles;  —  Pué- 
pareil  digestif  et  du  foie.  riculture. 


Juin .  —  Maladies  de  l'appareil  digestif  et  du  foie.  I  riculture.  _ _ 

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Les  abonnés  d’une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  S  fois 
le  prix  de  l'abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l’ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

I.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

{Chaque  abonné  a  droit  à  ces  cinq  primes)  : 

I"  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
Blacque,  Instruments  de  chirurgie,  aS,  rue  Cujas,  à  Paris. 

30  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emile 
Dupont  fils,  G.  Mathieu  fils  et  C'“,  Mobilier  médical,  chirurgical  pour  malades  et  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  9,  rue  Cujas,  à  Paris. 

30  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  100  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne.  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4"  Bons  de  remboursement  de  six  fr.  sur  un  achat  de  vingt-cinq  fr.  ou  de  douze  fr.sur  un  achat 
de  5o  fr.  de  livres  édités  par  la  librairie  J.-B.  Baillière  et  fils,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris. 

5“  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
CouDRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  {Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut 
joindre  au  prix  de  l’abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port). 

II.  Primes  offertes  en  outre  aux  abonnés  de  Paris  Médical 

{Chaque  abonné  a  droit  à  une  seule  de  ces  treille  primes)  : 

1°  Règles  plates  en  glace  de  Saint-Qobaln  verre  rouge  à  base  de  sels  d’or  (valeur  6  francs) 
offertes  par  l’Uraseptine  Rogier  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéol  du  Boucard 
(ces  deux  primes  ensemble). 

3"  Portefeuilles  offerts  par  le  Lait  Lepelletier  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  Lécuyer),à  Carentan. 

3»  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Ch.  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  Paris. 

4"  Trousses  de  poche  pour  l’analyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosurine,  16,  rue  Charlemagne, 
à  Paris. 

5»  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison  David,  69,  avenue  des  Ternes. 

60  Appareils  Talisman,  pour  injections  vaginales,  offerts  par  la  Société  du  Talisman,  Place  des 
Barricades  à  Bruxelles. 

7»  Un  colis-postal  de  15  rosiers  de  la  maison  Gkmen  et  Bourg,  de  Luxembourg.  {Joindre  1  fr.  5o 
pour  l'emballage  et  le  port  du  colis  des  rosiers). 

8"  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  légumes  (25  variétés)  offertes  par  la  maison  L.  Clause,  à 
Brétigny-sur-Orge.  Joindre  i  fr.  pour  l’emballage  et  le  port. 

9"  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Sachet,  papeterie  médicale, 
29,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

loo  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d’ins¬ 
truments  de  chirurgie,  n3,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris. 

1 1°  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Cogit  et  C'*, 
Appareils  de  précision,  36,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

13°  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  l’achat  d’une  montre  médicale  (75  francs, 
ou  90  francs)  de  la  maison  Auricoste,  horloger,  10,  rue  La  Boétie,  à  Paris. 

i3»  Une  caisse  de  30  bouteilles  d’Eau  de  Pougues  St-Léger,  offerte  par  la  C>°  de  Pougues  St-LÉaeR. 

Envoyer  avec  le  montant  de  l'abonnement  la  liste  des  primes  dans  l’ordre  de  préférence.  — 
Joindre  5o  centimes  pour  les  frais  d’expédition  de  chacune  des  primes.  —  Les  primes  seront 
expédiées  dans  un  délai  de  i5  jours. 


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LIBRES  PROPOS 

LES  ANGLAIS  VEULENT  DÉBAPTISER  LA  FIÈVRE  DE  MALTE 

Albion  n’est  pas  satisfaite  de  voir  les  médecins  Sans  nul  doute,  la  fièvre  maltaise  sévissait  sur 


français  dénonmier  «  fièvre  de  Malte  »  Tinfection 
connue  encore  sous  les  noms  de  fièvre  méditerra¬ 
néenne  ou  de  fièvre  ondulante.  C’est  ce  qui  ressort 
de  la  lettre  de  l’ambassadeur  d’Angleteterre  au 
ministre  des  Affaires  étrangères  conuuuniquée  à 
l’Académie  de  médecine  par  le  ministre  de  l’Instruc- 
tion  publique.  Cette  inissive  déclare  en  effet  inexacte 
cette  appellation  de  «  fièvre  de  Malte  ■>. 

Susceptibilité  nationale?  Je  ne  ferai  pas  un  seul 
instant  à  nos  voisins  d’outre-Manche  Tinjmre  d’attrir^ 
buer  cette  réclamation  à  un  froissement  d’amoiur- 
l)roi)re.  Question  d’intérêts  financiers.  C’est  plus 
vraisemblable,  car  l’interdiction  de  rinqwrtation  des 
chèvres  de  Malte  en  France,  en  Algérie  et  Tunisie  a 
été  prononcée  depuis  1887  par  un  arrêté  du  ministre 
de  l’Agricultiure,  des  gouverneurs  géüéraux  d’Algérie 
et  de  Tunisie  en  1908  et  igog.  Je  ne  chercherai  d’ail¬ 
leurs  pas  à  approfondir  les  raisons  graves  qui  ont 
déterminé  cette  démarche,  certes  bien  inattendue. 


les  rives  de  la  Méditerranée,  avant  d’avmir  reçu  ce 
nom.  Où  a-t-elle  débuté?  On  l’ignore.  Il  n’en  reste 
pas  moins  acquis  que  c’est  à  Malte  qu’elle  s’est  mon¬ 
trée  avec  prédilection  ;  c’est  à  Malte  que  la  Méditer- 
ranean  fever  Commission  l’a  étudiée  ;  c’est  à  Malte 
que  Bruce  en  a  découvert  l’agent  pathogène,  le 
«microcoque  maltais  »  {Micrococcus  meUiensis), 
germe  spécifique  de  la  «  fièrure  de  Malte  •>  (Note  on 
the  Discovery  of  a  microorganism  in  Malta  jever. 
Practitioner,  1887,  p.  161).  Autant  de  raisons  qui 
autorisaient  l’étiquette,  adoptée  autrefois  par  les 
médecins  anglais  eux-mêmes,  reniée  aujourd’hui 
par  leurs  gouvernants. 

Par  courtoisie,  l’Académie  de  médecine  leur  don¬ 
nera  peut-être  satisfaction,  mais  il  est  à  craindre 
qu’une  telle  décision  «  officielle  »  soit  hnpuissante 
contre  un  usage  déjà  entré  dans  les  moeurs  médi¬ 
cales?  T’usage  n’a-t-il  j^as  force  de  loi? 

C.  Doi'ïEir. 


CHOSES  DU  JOUR 


UNE  RELIGION  MÉDICALE 

La  crédulité  humaine  n’a  pas  de  limites  ;  de  nos  jours, 
il  s’est  fondé  une  religion  nouvelle,  une  secte  plutôt, 
puisqu’elle  prétend  relever  du  christianisme,  lui  emprun¬ 
tant  son  nom.  11  est  même  curieux,  —  et  attristant,  — 
de  constater  qu’en  cette  époque  qui  a  la  prétention  d’être 
scientifique,  il  n’est  pas  nécessaire,  pour  fonder  une  reli¬ 
gion,  d'en  asseoir  les  bases  sur  des  conceptions  raison¬ 
nables  ;  la  logique  ne  s’y  retrouve  pas  plus  qu’en  n’im¬ 
porte  quelle  autre  religion  aujourd’hui  privée  de  fidèles 
après  en  avoir  eu  des  milliers. 

Jfu  reste,  la  croyance  au  mystérieux  est  une  nécessité 
absolue  pour  beaucouj)  d’esjirits.  Les  rebouteurs  et  les  sor-  . 
ciers  ne  font  pas  fortune  qu'au  fond  des  campagnes  ;  les 
urologues,  les  empiriques  jouissent  souvent  d’une  vogue 
inexplicable  dans  de  grandes  villes  et  auprès  de  personnes 

A  ce  besoin  de  croire  même  à  l’incroyable  que 
possèdent  beaucoiq),  ajoutez  le  besoin  d’espérer  indispen¬ 
sable  à  tous  et  vous  aurez  la  possibilité  de  comprendre 
la  fortune  invraisemblable  de  la  religion  nouvelle  des 
"  scientistes  chrétiens  ». 

Cette  religion  fut  fondée  aux  États-Unis  par  une 
femme.  Mary  Baker,  qui  vient  de  mourir.  Sa  religion  lui 
fut  profitable  puisqu’elle  lui  permit  d’amasser  une  fortune 
de  huit  millions  de  francs. 

La  vie  de  cette  femme  fut  une  suite  de  jiôripéties 
ititéressantes  pour  le  médecin.  Mme  Dupuis  de  Saint- 
.\NDRà  vient  de  la  narrer,  dans  la  Revne  hebdomadaire. 

Née  dans  le  New-Hampshire,  dès  son  enfance  elle 
présenta  des  manifestations  hystériques  et  mytho¬ 
manes,  avec  des  crises  convulsives  qui  produisaient  une 
forte  impression  sur  son  entourage.  On  peut  conserver  un 
doute  sur  la  spontanéité  de  ces  crises,  car  elles  surve¬ 
naient  presque  exclusivement  le  dimanche  :  grâce  à  elles, 
la  future  fondatrice  d’une  religion  pouvait  éviter  les 
offices  dominicaux  auxquels  son  pè're  l’astreignait  et  qui 
l'ennuyaient  fort.  Klle  était  totalement  illettrée. 

Après  un  premier  mariage  qui  fut  suivi  au  bout  de 
dix  mois  de  la  mort  de  son  époux,  elle  était  restée  sans 
ressources.  Sa  «  maladie  nerveuse  »  devint  une  véritable 
tyrannie  pour  sa  famille 


C’est  à  cette  époque  qu’elle  commença  à  s’occuper  de 
spiritisme.  Grâce  à  une  assurince  imperturbable,  elle 
arriva  à  se  faire  épouser  une  seconde  fois.  Son  mari 
ne  résista  pas  longtemps  à  son  caractère  et  préféra 
divorcer. 

La  renommée  d’un  certain  Quimby  parvint  alors  aux 
oreilles  de  Mary  Baker.  C’était  un  ancien  horloger  qui 
s’ôtait  fait  guérisseur  et  magnétiseur  ;  il  exerçait  à  Port- 
land,  dans  l’Etat  du  Maine.  Son  procédé  consistait  dans 
une  sorte  de  psychothérapie  élémentaire.  Pour  lui,  la 
maladie  n’était  qu’une  fausse  croyance  ;  au  lieu  d’em¬ 
ployer  des  remèdes  qui  n’agissent  que  par  suggestion, 
Quimby  préférait  imposer  au  malade  la  conviction  de  sa 
guérison  prochaine,  et  la  guérison  s’effectuait. 

Mary  Baker  se  rendit  à  Portland,  au  bout  de  trois 
semaines  elle  en  rapporta  la  guérison  de  sa  névropathie 
et...  le  système  «  philosophique  »  de  son  guérisseur. 

Elle  institua  à  Lynn,  dans  le  Massachusetts  un  «  col¬ 
lège  de  la  science  morale  et  phj'sique  »,  berceau  de  la 
religion  scientiste.  Moyennant  300  dollars,  elle  faisait 
des  docteurs.  L’enseignement  y  consistait  à  apprendre  par 
cœur  les  manuscrits  de  Quimby,  que  Mary  Barker  don¬ 
nait  comrâj;  lui  ayant  été  «  révélés  »  à  elle-même. 

L’évangile  de  la  religion  scientiste  chrétienne  fut  lu 
livre  Science  et  Santé,  démarquage  mystérieusement 
obscur  d’un  manuscrit  de  Quimby.  Lorsqu’elle  eut  un 
nombre  suffisant  d’adeptes,  elle  fonda  à  Boston  VEglise 
du  Christ,  officiellement  reconnue  en  Amérique. 

Bien  que  cette  religion  médicale  eût  été  plusieurs  fois 
cause  de  mort  d’hommes,  elle  n’en  continua  pas  moins  à 
prospérer.  Aujourd'hui,  elle  compte  des  milliers  de 
fidèles  ;  ils  sont  surtout  nombreux  aux  États-Unis,  mais 
il  en  existe  une  congrégation  à  Paris. 

Telle  fut  la  vie  de  Mary  Baker.  Entre  temps,  à  cin¬ 
quante-cinq  ans  d’âge,  elle  avait  trouvé  un  troisième 
mari  en  la  personne  d’un  de  ses  adeptes,  et  c’est  sous  le 
nom  deMrs.  Eddy  que  la  plupart  des  journaux  ont  annoncé 
sa  mort.  Cette  hystérique  ignorant  l’orthographe,  grâce 
à  son  aplomb,  à  son  «  bluff  »  (nous  sommes  eh  Amérique) 
a  fait  des  milliers  de  disciples,  et  l’on  va  en  pèlerinage, 
à  la  '  chambre  de  la  mère  de  l’Eglise  »,  à  Boston,  comme 
l’on  va  au  Saiut-Séimlcre  ou  à  la  Mecque  et  on  attend 
sa  résurrection.  L.  A.  Guey, 


-  iv  - 


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Y  — 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE 

LE  PASSAGE  SOUS  LA  SEINE  DE  LA  LIGNE  MÉTROPOLITAINE  N“  8  A  LA  PLACE  DE  LA  CONCORDE 

Par  LOUIS  VASSEUR,  ingénieur  des  Ponts  et  Chaussées,  attaché  au  service  technique  du  Métropolitain. 

Après  achèvement  de  la  ligne  métropolitaine  n»  8  fonte  de  cUjOqo  d’épaisseur  renforcés  sur  leur  pourtour 
Auteuil-Opéra,  par  Grenelle,  il  existera  à  Paris  tpiatre  par  une  nervure  de  on',200  de  hauteur,  .saillante  à  l'in- 
traversées  sous-fluviales  :  une  sur  la  ligne  n"  4  entre  le  térieur  et  formant  bride  pour  l'assemblage  des  vous- 
Châtelet  et  la  place  Saint-Michel  ;  une  sur  la  ligne  soirs  au  moyen  de  boulons.  Le  diamètre  extérieur  est 
Nord-Sud  en  amont  du  pont  de  la  Concorde  ;  deux  de  7''‘,776.  C’est  actuellement,  croyons-nous,  la  plus 
sur  la  ligne  n“  8,  la  première  en  aval  du  pont  Mira-  grande  section  réalisée  pour  le  passage  sous-fluvial  de 


beau  et  la  seconde  en  av.al  du  pont  de  la  Concorde. 

La  construction  des  souterrains  au-de.ssous  et  dans  le 
voisinage  du  lit  des  fleuves  est  une  oj)ération  délicate. 

Les  méthodes  d’exécution  jieuvent  se  diviser  en  deux 
catégories  : 

i"  La  construction  par  cheminement  horizontal,  em¬ 
ployée  aux  deux  traversées  voisines  de  la  place  de  la 
Concorde;  2“  la  construction  par  fonçage  vertical,  appli- 
<iuée  aux  deux  autres  traversées. 

Nous  décrirons  avec  tpielques  détails  la  traversée  de 
la  ligne  n"  8  en  aval  du  pont  de  la  Concorde,  qui  vient 
d’être  haureusement  tenninée  et  qui  a  été  exécutée  dans 
des  conditions  très  satisfaisantes  par  MM.  Daydé  et  Pillé 
et  M.  Gonchon,  entrepreneurs,  chargés  de  sa  construction. 

Tracé.  —  La  ligne  venant  de  l’ICsplanade  des  Invalides 
plonge  sous  la  rue  de  Constantine,  entre  le  ministère 
des  Affaires  étrangères  et  la  gare  tles  Invali{les,  passe  sous 
le  lit  du  fleuve  suivant  un  tr.acéen  courbe  de  250  mètres 
de  rayon  et  se  relève  sous  les  jardins  du  Cours-la- Reine  «t 
la  place  de  la'Concorde.  Le  rail  se  trouve  à  la  cote  13,  à 
i4"'io  au-de.ssous  du  niveau  normal  de  la  Seine. 

Pour  la  traversée  du  chemin  d»  fer  Nord-Sud,  eu  amont 
du  pont  de  ta  Concorde,  exécutée  également  par  chemine¬ 
ment  horizontal,  deux  soutemiins  annulaires  ont  été  con¬ 
struits,  un  pour  chaque  voie.  . 

Pour  la  ligne  n"  8  au  contraire,  on  a  conservé  au  pas¬ 
sage  sous  la  Seine  la  disposition  normale  d’un  souterrain 
unique  pour  les  deux  voies.  Le  tube,  de  forme  circulaire, 
a  un  diamètre  intérieur  de  7'“,236  :  il  est  revêtu  d’an¬ 
neaux  de  oTO.ys  de  largeur,  formés  de  13  voussoirs  en 


voies  ferrées.  Elle  se  rapproche  de  celle  des  grands  tun¬ 
nels  sous  la  Tami.se,  de  Ulackwall  et  Rotherhite,  destinés 
à  la  circulation  ordinaire,  qui  ont  resjnxitivement  des 
diamètres  extérieurs  de  8"',23  et  9“, 15. 

Bouclier.  —  L’avancement  s’est  fait  au  moyen  d’un 
engin  nommé  bouclier,  formé  d’une  enveloppe  cylindrique 
en  tôle  de  7"', 95  de  diamètre  extérieur  et  de  o'>',o57  d’é- 
pai.sseur,  renforcée  par  un  caisson  annulaire  de  6"',386 
de  diamètre  intérieur  divisé  en  27  compartiments  et 
(jui  s’appuie  aux  deux  extrémités  sur  deux  cloisons 
transversales,  distantes  de  i'“,5o3. 


l’arti#  supérieure  du  boutlier. 


—  281 


-  VI  - 


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E.  LITTRÉ 


Membre  de  ï'Ac.ndémic  de  m 


A.  GILBERT 

Profeaseur  de  Clinique 


Dictionnaire  de  Médecine 

DE  CHIRURGIE,  DE  PHARMACIE 

ET  DES  SCIENCES  QUI  S’K  RAPPORTENT 

Vingt  et  unième  Edition  entièrement  refondue 

io8,  I  volume  srand  in-8  de  1842  pages  ii  deux  colonnes,  avec  860  figures  nouvelles.  Broché  :  25  fr.  Relié  :  30  fr. 


LIBRAIRIE  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue  Hautefeuille,  PARIS 


Bulletin  d’Oto -  Rhino-  Laryngologie 

TA» 

André  CASTEX  ^ 

Chargé  du  Cours  d'Oto-Rhino-Laryngologie  à  la  Faculté  de  Médecine  de  Paris. 

Secrétaires  de  la  Rédaction  : 

A.  MALHERBE  P.  COLLINET  RABÉ  QUISEZ 

,  pirurgleu  . 


)to  •  Rhlno  «  Laryngolog 
la  Faculté  de  ménrcine 


d''e“E 


d'Oto-  Rhlno-  Laryngologip 
àlaFocullédciiédeclnp.  *%■.. 


Paraissant  tous  le»  trois  molt  janvier,  avril,  /«i’  juillet,  /«r  octobre). 

Prix  de  l’Abonnement  :  France .  7  fr.  —  Étranger .  8  fr.  —  Numéro .  2  fr.  50 


Antiseptique  général 

sans  odeur  et  non  toxique 

LUSOFORME 

Désinfectant 

Désodorisant 


-  VIT  - 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE  {SuUe) 


I.’ossature  du  corps  du  bouclier  est  complétée  par 
trois  diaphragmes  verticaux  et  deux  planchers  ho¬ 
rizontaux  formant  douze  cellules  dont  huit  correspondant 
à  des  baies  découpées  dans  les  cloisons  transversales 
servent  à  l’extraction  des  déblais.  Des  plates-formes  mo¬ 
biles  horizontales  placées  dans  l'épaisseur  des  planchers 
des  cellules  et  qui  peuvent  être  j)ous.sées  contre  le  terrain 


Traversée  de  la  Seine  en  aval  du  Pont  de  la  Concorde. 
Partie  inférieure  du  bouclier. 


à  l’avancement  au  moyen  de  i6  vérins  hydrauliciues 
mpportent  les  ouvriers,  qui  peuvent  ainsi  travailler  sur 
trois  étages  et  sont  protégés  contre  les  éboulements. 

Les  huit  baies  ménagées  dans  les  cloisons  verticales 
})euvent,  en  cas  de  rentrée  d’eau,  être  fermées,  celles  de 
la  cloison  avant  au  moyen  de  portes  en  tôle  d’acier  à 
charnières,  celles  de  la  cloison  arrière  au  moyen  de  volets 
s’engageant  entre  des  montants  à  rainure  en  acier  coulé. 
Les  portes  fermées,  le  bouclier  forme  masque  continu  et 
s’o])p()se  à  l’éboulement  des  terres  au  front  d’attaque. 

Sur  le  pourtour  du  bouclier,  l’avant-bec  est  muni  d’un 
couteau  en  acier  coulé  de  on',23  de  longueur,  placé  dans 
le  prolongement  des  tôles  de  l’enveloppe.  Vingt-seiit 
vérins  hydrauliques  placés  dans  les  alvéoles  du  caisson 
annulaire  et  s’appuyant  par  de  larges  patins  sur  les  an¬ 
neaux  déjà  posés  du  cuvelage,  assurent  la  propulsion  du 
bouclier  :  ils  peuvent  développer  un  effort  total  de 
3  483  tonnes,  soit  30  tonnes  environ  par  mètre  carré  de  la 
surface  extérieure  de  l’enveloppe.  Les  vérins  sont  divisés 
en  quatre  groupes  et  peuvent  être  i.solés,  de  manière  à  pou¬ 
voir  régler  le  déplacement  du  bouclier,  le  guider,  le  redres- 
•ser  s’il  s’incline  et  lui  donner  une  direction  rigoureuse. 

I.a  (pieue  du  bouclier  est  assez  longue  pour  couvrir, 
lorsque  les  tiges  des  vérins  sont  rentrées  à  fond,  deux 
anneaux  complets  du  cuvelage  et  le  cinquième  d’un  troi¬ 
sième  anneau.  Le  montage  des  voussoirs  du  revêtement 
se  fait  à  l’abri  de  cette  queue  au  moyen  d’une  grue  tour¬ 
nant  autour  d’un  arbre  horizontal  et  dont  le  bras  peut 
s’allonger  ou  se  raccourcir  à  volonté.  Les  mouvements 
d’allongement,  de  raccourcissement  et  de  rotation  de  la 
grue  sont  obtenus  au  moyen  de  presses  hydrauliques. 

Exécution  du  souterrain  sur  la  rive  gauche' et  sur  la 
rive  droite  de  la  Seine.  —  Sur  la  rive  gauche,  le  débit  de 
la  nappe  aquifère  n'étant  pas  très  abondant  (12  à  13  litres 
par  seconde) ,  on  a  pu  précéder  par  épuisements,  au  moyen 
du  bouclier,  mais  sans  le  secours  de  l’air  comprimé. 

Les  épuisements  ayant  provoqué  quelques  mouvements 
dans  les  bâtiments  du  ministère  des  Affaires  étrangères, 
on  a  établi,  par  précaution,  une  voûte  de  protection  en 
maçonnerie  à  l’abri  de  laquelle  s’est  ojiéré  le  déplacement 
du  bouclier,  et  qui  précédait  le  bouclier  de  30  à  40  mètres. 

Sur  la  rive  droite,  la  voûte  de  protection  en  maçon¬ 
nerie  a  été  construite  à  l'aide  d'épuisements,  sans  bouclier 


par  le  procédé  habituel  des  galeries  boisées  :  le  cuvelage  est 
ensuite  posé  au  moyen  d’un  appareil  comportant  un  bras 
mobile,  analogue  à  celui  qui  existe  en  arrière  du  bouclier. 

Exécution  du  souterrain  sous  le  lit  de  la  Seine.  — 
Lorsque  le  bouclier,  sur  la  rive  gauche,  est  arrivé  à  25  mètres 
du  mur  du  quai  d’Or.say,  on  a  appliqué  l’air  comprimé 
pour  la  traversée  du  bas  port  et  du  lit  de  la  Seine. 

Un  masque  en  maçonnerie  de  3  mètres  d’épaisseur, 
enduit  avec  soin  pour  être  étanche  à  l’air  a  été  établi  dans 
la  partie  exécutée  du  souterrain  ;  il  est  muni  de  deux  sas 
inférieurs,  l’un  pour  le  personnel,  l’autre  pour  les  maté¬ 
riaux,  et  d’un  sas  supérieur  formant  sortie  de  secours. 

Entre  ce  mas<iue  et  le  bouclier,  placé  à  l’avancement, 
on  envoie  l’air  comi)rimé  à  une  pression  suffisante  pour 
refouler  l’eau  ;  de  sorte  que  le  travail  peut  se  poursuivre 
à  sec  ;  les  quelques  inliltrations  qui  se  produisent  sont 
recueillies  et  rejetées  au  dehors  par  siphonnement. 

L’air  comprimé  est  produit  par  une  usine  installée  sur 
l’esplanade  des  Invalides,  comprenant  quatre  compres¬ 
seurs  à  basse  tension,  actionnés  par  l’électricité,  pouvant 
fournir  ensemble  16800  mètres  cubes  d’air  par  heure  à 
la  pression  de  2'", 800  par  centimètre  carré,  la  puissance 
totale  nécessaire  étant  d’environ  i  000  chevaux. 

Au  fur  et  à  mesure  de  l’avancement  du  bouclier,  les 
vides  subsistant  derrière  le  cuvelage  .sont  colmatés  par 
des  injections  de  ciment  faites  au  moyen  d’air  comprimé 
jusqu’à  7‘‘,3oo  par  centimètre  carré  par  un  compresseur 
fournissant  15  mètres  cubes  par  minute  et  absorbant 
77  à  86  chevaux.  Les  joints  sont  obturés  avec  des 
lamelles  de  bois  créosoté  et  remplis  ensuite  de  ciment. 

Le  bouclier  a  commencé  à  fonctionner  le  15  novembre 
1909.  Le  13  octobre  igio,  moins  d’un  an  après,  la  ren¬ 
contre  des  galeries  était  faite  sur  la  rive  droite.  Le  bouclier 
a  été  mené  jusqu’à  15  mètres  au  delà  du  mur  de  berge 
rive  droite.  L’avancement  normal  a  été  de  i  "',50  par  jour. 
Malgré  les  difficultés  d’implantation,  le  tracé  théorique 
a  été  suivi  avec  une  grande  précision,  en  plan  et  en  profil. 

La  crue  de  la  Seine  de  janvier  1910,  qui  s’est  produite 
pendant  que  l’avancement  était  sous  le  lit  du  fleuve  a 
obligé  à  suspendre  les  travaux.  L’eau  s’est  déversée 
dans  le  souterrain  par  le  puits  de  service  de  l’esplanade 
des  Invalides  à  l’angle  de  la  rue  de  l’Université  :  le  chan- 


Tra versée  de  la  Seine  en  aval  du  Pont  de  la  Concorde. 

Souterrain  avec  revêtement  en  fonte 
au  quai  de  la  Conférence  (Mise  en  place  du  revêtement). 


tier  situé  sous  le  fleuve  même  a  été  inondé  par  la  voie 
publique  :  ce  fait  est  intéressant  à  signaler.  Les  portes  du 
bouclier  avaient  été  fermées,  de  sorte  que,  après  mise  à  sec 
du  souterrain,  on  a  retrouvé  le  tube  et  le  bouclier  intacts. 

L’exécution  des  souterrains  sous-fluviaux  par  chemi¬ 
nement  horizontal  au  bouclier,  à  l’aide  de  l’air  comprimé, 
e.st  donc  un  procédé  d’exécution  rapide  et  relativement 
■  sûr,  pourvu  que  le  chantier  soit  dirigé  par  des  praticiens 
expérimentés  et  que  l’on  réserve  au-dessus  de  l'avance¬ 
ment  un  toit  de  protection  assez  épais  et  assez  résistant. 


-  vni  - 


Archives  des  Maladies  du  Cœur 

DBS  VAISSEAUX  ET  DU  SANG 

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MÉMOIRES  ORIGINAUX  PUBLIÉS  EN  1910 

CLERC  et  ESMEIN.  —  La  pulsation  œsophagienne  chez  l’homme.  |  FIESSINGER.  —  L'antiferment  protéolytique  du  sérum. 


CLERC  et  ESMEIN.  —  La  pulsation  œsophagienne  chez  l’homme. 

RIEIIX.  -  L’hématopoièse. 

PETREN  et  BERüMARK..  —  Ltcdeme  aigu  du  poumon  avec 
hypertension  artérielle  paroxystique. 

SEZARY.  —  Pression  artérielle  et  glandes  surrénales  chez  les 
tuberculeux. 

SAVY.  —  ’r.-ichvcardie  paroxystique  et  médication  vomitn-e. 

TROISIER.—  I;.a  diffusion  des  sels  globulaires  et  l'hémolyse. 

TIIAYER.  —  JvC  troisième  bruit  du  cœur. 

WYBy^UVy.  —  La  pression  artérielle  à  l’etat  normal  et  à  létat 

sXbB^Z?:^!’— ,  Plasmodies  du  paludisme.  . 

BARIE  et  CLERET.  —  Syndrome  de  Stokes-Adams  à  crises 
paroxystiques,  avec  rythme  bicouplé. 

GIBOUX.  —  Sclérose  et  athéromc  de  l’artére  pulmonaire. 

LEURE'l’.  —  Ictère  hémolytique  du  nouveau-né. 

(KTTINGER.  —  Les  anémies  et  les  processus  leucolytiques  au 
cours  du  traitement  radiothérapique. 

BORY.  -  Les  réactions  du  tissu  élastique  des  artères.  ' 

IIERING.  —  Sur  les  troubles  fonctionnels,  qw  dépendent  des 
systèmes  musculaires  spécifiques  du  ca-ur.  ■ 

FROIN.  —  Ilématoiyse  in  j'iro.  •  .  -  • 

FOY.  — -  Ketopie  cardiaque  par  inalfofmation  sternale. 

RIEHX,  SAVY,  COURJON.  —  lAîucémie  aiguè  du  type  myéloïde. 

PLE'l'NKW.  —  Modifications  cardio-vasculaires.  sous  l’influence 
des  bains  artificiellement  chargés  d’acide  carbonique. 


FIESSINGER.  —  L’antiferment  protéolytique  du  sérum. 

OIGAARD.  —  De  la  réaction  de  Wassermann  dans  les  maladies 
du  cœur  et  des  vaisseaux. 

SABRAZES.  —  Examen  des  neutrophiles  du  sang  circulant. 

TIXIER.  —  Forme  grave  de  rachitisme  et  syndrome  transitoire 
d’anémie  pseudo  lcucémique. 

STILNON.  —  Altérations  pathologiques  des  cellules  ganglion¬ 
naires  du  cœur  humain. 

BRET  et  ROUBIER. —  Sur  un  anévrysme  de  la  base  du  ven¬ 
tricule  gauche  coïncidant  avec  une  endocardite  pariétale  su- 


tricule  gauche  coïncidant  avec  une  endocardite  pariétale  su- 
baiguè. 

BABONNEIX  et  PAISSEAU.  —  Anémie  pernicieuse  infantile 
avec  aphasie  sanguine. 

GIROUX.  —  Sclérose  et  athéromc  de  l’artére  pulmonaire. 

SY'LLABA.  —  Marche  de  la  maladie  de  Basedow. 

MENETRIER  et  TOURAINE.  —  Action  des  rayons  de  Rœntgen 
sur  le  sang  dans  le  diabète. 

LEWIS.  —  Fibrillation  des  oreillettes  et  cxtrasystolcs  ventri¬ 
culaires. 

PARIS  et  GIROUX.  —  Ictère  hémolytique  congénital. 

LESIEUR.  —  Gocxistence  d’une  communication  interauriculairc 
et  d’une  anomalie  de  la  valvuie  de  Thébésius. 

GOUGEROT  et  SALIN.  —  Ictère  hémoljtiquc  acquis  général  et 
purpura. 

WEGIISELMANN  et  NICOLAI.  —  Action  du  606  sur  le  cœur 


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—  IX  — 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


Traité  de  Stomatologie,  publié 
sous  la  direction  de  Gaillard  et 
Nogué,  fascicule  VIII.  -  -  Mala¬ 
dies  chirurgicales  de  la  Bou¬ 
che  et  des  Maxillaires,  par 
Dieulafé  ,  Herpin  ,  Baudet  , 
Pierre  Duval  et  Bréchot,  1911, 
I  vol.  gr.  in-8  de  .(45  pages  et 
26C  figures,  12  fr.  Librairie  J. -B. 
Baillière  et  lils,  Paris. 

Ce  fascicule,  copieusement  illustré, 
comprend  la  description  des  Mala¬ 
dies  chirurgicales  de  la  cavité  buccale 
(lèvres,  joues,  région  parotidienne, 
plancher  buccal,  langue,  voile  du 
palais,  voûte  palatine,  amygdales), 
et  des  Maladies  chirurgicales  des 
mâchoires  (affections  traumatiques, 
inflammations  aiguës  ou  chroniques, 
tumeurs).  Ce  sont  MM.  Dieulafé  et 
Herpin  qui  se  sont  chargés  de  cette 
description. 

M.  Baudet  décrit  la  thérapeu¬ 
tique  chirurgicale  des  affections  du 
voile,  de  la  voûte  du  palais,  de 
l'amygdale,  du  pharynx  et  la  chi¬ 
rurgie  des  mâchoires. 

MM.  Iherire  Duval  et  Bréchot 
décrivent  surtout  les  généralités  de 
cette  thérapeutique  chirurgicale. 

Avec  ses  445  pages,  ce  fascicule 
est  bien  rempli.  Les  descriptions 
des  maladies  sont  sobres,  mais 
}>récises,  tenues  au.  courant  des 
recherches  les  plus  modernes  ;  les 
illustrations  éclairent  très  heureu¬ 
sement  le  texte. 

La  thérapeutique  a  été  très  soi¬ 
gnée  ;  qu'il  s'agisse  d'appareils  ou 
d'opérations,  les  notions  thérapeu¬ 
tiques  sont  longuement  décrites. 

Quand  ses  dix  fascicules  auront 
paru,  le  Traité  de  Stomatologie, 
publié  sous  la  direction  de  Gaillard 


et  Nogué,  aura  comblé  une  lacune 
dans  la  littérature  stomatologique  ; 
nul  doute  qu'il  n'obtienne  le  vif 
succès  qu'il  mérite  et  que  sa  deu- 

très  brève  échéance. 

Albert  Mouchet. 

Les  femmes  enceintes  devant 
le  tribunal  révolutionnaire, 
parle  D' Max  Billard.  1911,1  vol. 
in-i8.  Perrin  et  C"',  édit,  à  Paris. 

Ceci  n'est  pas  un  ouvrage  de 
médecine,  mais  un  ouvrage  de  mé¬ 
decin,  et  c’est  à  ce  titre  qu'il  en  est 
parlé  dans  ce  journal.  Notre  époque 
a  pris  le  goût  des  études  historiques  ; 
elle  ne  se  contente  plus  de  connaître 
les  grands  événements  de  l’histoire, 
elle  aime  à  pénétrer  dans  la  vie 
privée  des  grands  hommes,  à  évo¬ 
quer  les  moeurs,  la  mentalité,  l'in¬ 
timité  eu  quelque  sorte  de  nos  an¬ 
cêtres,  à  arracher  aux  vieux  docu¬ 
ments  le  récit  de  faits  secondaires, 
peu  importants  eu  eux-mêmes,  mais 
dont  le  groupement  nous  donne 
d'une  époque  un  sentiment  plus 
vrai  que  les  grandes  actions.  Parmi 
nos  confrères,  quelques-uns  ont 
acquis  une  maîtrise  remarquable 
dans  ces  recherches  historiques  : 
l’habitude  du  diagnostic  clinique 
développe  chez  eux  l’ingénio.sité 
des  déductions,  associée  à  la  sévérité 
du  raisonnement.  M.  Max  Billard 
est  de  ceux-là.  Les  tombeaux  des 
rois  sous  la  Terreur,  la  Conspiration 
,dc  Malet,  les  Maris  de  Marie-Louise, 
nous  ont  permis  d’apprécier  son  éru¬ 
dition,  la  précision  de  '  sa  docu¬ 
mentation,  ses  qualités  d’écrivain  ; 
son  nouvel  ouvrage  ne  le  cède  en 


rien  aux  précédents,  et  aura  sans 
aucun  doute  un  égal  succès. 

G.  Linossier. 

Encyklopàdiscbes  Handbuch 
der  Heilpàdagogik,  traité  en- 
,cyclopédique  de  jiédagogie  médi¬ 
cale,  publié  avec  la  collaboration 
de  .jiédagogues  et  de  médecins 
s’intéressant  à  la  pédagogie,  et 
sous  la  direction  du  jirofesseur 
D--  Dannemann,  de  Giessen,  de 
MM.  Schoiseu  et  Schulz,  respec¬ 
tivement  directeur  et  maître 
d’école  auxiliaire  (Hilfsschule), 
à  Posen  et  à  Halle.  Premier  jasci- 
cule,\()°9, 1  vol.  in-8.  Cari  Marhold, 
à  Halle. 

Ce  traité  de  pédagogie  médicale 
paraîtra  en  dix  livraisons  au  jirix  de 
trois  marks  chacune.  Ainsi  que  l’iu- 
dique  la  préface,  nous  sommes  à  une 
eimque  ou  médecins  et  jiedagogues 
doivent  collaborer.  Ces  derniers  ne 
doivent  pas  fermer  l’oreille  au  méde¬ 
cin,  pas  plus  que  ceux-ci  ne  doivent 
méconnaître  les  efforts  et  les  tra¬ 
vaux  de  la  pédagogie. 

Le  but  de  la  présente  publication 
est  de  servûr  de  pont  en  unissant  les 
médecins,  les  instituteurs,  les  prêtres 
et  pasteurs,  dans  une  collaboration 
efficace. 

Cette  encyclopédie  est  comme  un 
dictionnaire,  présentant  les  articles 
(travaux  originaux)  par  onlre  alpha¬ 
bétique.  Le  premier  fascicule  ren¬ 
seigne  sur  l’état  morbide,  physique 
et  mental  de  l’enfant  anormal,  sur 
l’instruction  et  l’éducation  qu’il 
convient  de  lui  appliquer,  ainsi  (pie 
sur  les  soins  particuliers  que  réclame 
l’enfant  anormal. 

Avis  aux  médecins  français  qui 
s’occupent  d’anormaux.  Cornet. 


L’INTERMÉDIAIRE  DES  MÉDECINS 


Malades  s’opérant  eux-mêmes 
{liéponse) 

Le  DI  Étienne  Mieulet  nous  com¬ 
munique  le  cas  suivant  fort  intéres¬ 
sant  d’un  malade  s’opérant  lui-même 
de  la  pierre. 

Les  détails  de  cette  opération  se 
trouvent  mentionnés  dans  le  Journal 
médico-chirurgical  du  Vat  de  l’an¬ 
née  1824,  et  leur  description  pré¬ 
sente  un  assez  vif  intérêt  pour  nous 
pennettre  de  les  signaler  ; 

M.  Clever,  chirurgien  sous-aide- 
major  de  la  garde  royale,  souffrait 
pour  la  sixième  fois  des  cruelles 
atteintes  de  la  pierre  en  dépit  de 
cinq  opérations  qu’il  avait  antérieu¬ 
rement  subies  pour  cette  affection. 
Fatigué  des  souffrances  auxquelles  il 
était  en  proie,  exaspéré  par  les  dou¬ 
leurs  que  lui  causait  la  présence  du 
nouveau  calcuT  qu’il  portait  depuis 
un  an,  il  eut  la  force,  dans  un  moment 


de  paroxysme  douloureux,  de  tâcher 
lui-même  de  se  délivrer  de  la  cause 
de  ses  souffrances.  Voici  l’observa¬ 
tion  telle  qu’elle  fut  communiquée 
par  Clever  lui-même  au  Journal 
médico-chirurgical  du  Var. 

«  Ferme  dans  mon  dessein,  après 
avoir  fait  les  préparatifs  nécessaires, 
je  me  plaçai  convenablement  devant 
une  glace,  je  relevai  le  scrotum  avec 
la  main  gauche  qui  tendait  en  même 
temps  la  peau  ilu  périnée,  et  dans  la 
région  où  se  pratique  ordinairement 
la  taille,  j 'enfonçai  perpendiculaire¬ 
ment  la  pointe  d'un  bistouri  jusqu’à 
la  rencontre  de  la  pierre,  qui  était 
enchatonnée  au  col  de  la  vessie. 
Cette  ponction  faite,  j’incisai  les 
téguments  et  portai  le  doigt  dans  la 
plaie,  pensant  alors  toucher  le  corps 
étranger  ;  mais  la  pointe  du  bis¬ 
touri  n’ayant  coupé  qu’en  mourant 
vers  l’intérieur,  la  division  n’était 
qu’imparfaite.  Après  un  instant 
de  repos,  je  reportai  l’instrument 


dans  la  plaie  et  achevai  la  section. 
Alors,  à  l’aide  d’un  doigt  d’abord, 
puis  de  deux  ensuite  (l’index  et  le 
médius),  je  fus  chercher  et  parvins 
bientôt  à  arracher  un  calcul  du 
volume  d’une  grosse  noix.  L’opéra¬ 
tion  terminée,  l’urine  s’écoula  en 
abondance  ;  je  me  pansai  avec  des 
compresses  trempées  dans  une  décoc¬ 
tion  émolliente;  et  parfaitement  sou¬ 
lagé,  je  m’endonnis  d’un  profond 
sommeil.  Le  lendemain  j’étais  aussi 
calme,  aussi  gai,  que  si  je  n’eusse 
jamais  souffert. 

«  Plusieurs  médecins,  mes  amis, 
mes  collègues  et  un  grand  nombre 
de  personnes  que  je  ne  connaissais 
pas,  surjiris  de  cette  nouvelle, 
accoururent  chez  moi  s’assurer  d’un 
fait  qui  leur  paraissait  étonnant. 
M.  le  professeur  Béclard  lui-même 
m’honora  de  sa  visite  et  examina  la 
pierre.  »  Depuis  cette  époque,  Clever 
marcha  rapidement  vers  une  par¬ 
faite  guérison... 


—  235  — 


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LA  MÉDECINE  DANS  LES  JOURNAUX  POLITIQUES 

LA  DÉSINFECTION  ANTICHOLÉRIQUE  EN  SERBIE  (I  )'après  le  supplément  illustré  du  Pdit  Journal.) 


dans  le  supplément  illustré  du  Petit  Jotirni 
Les  précautions  contre  le  choléra.  -  1. 
i  la  frontière  .serbe.  Nous  aimons  à  croit 
ur  en  a  puisé  la  documentation  surtout  dan 


comme  la  mesure  serait  aussi  illusoire  cpie  vexatoire 
est  très  possible  que  l'administration  compétente  1' 
ordonnée.  Hn  tout  cas,  nous  avons  pensé  qu’il  ét 
intéressant  de  la  reproduire  au  point  de  vu<?  docum 
taire  ;  elle  montre  bien.,,  la  qualité  des  notions  byj 


;  jurerions  pas  ;  niques  du  public. 


CURIOSITES 


les  Propos  de  Table  de 


pour  jtrouver  que  les  femmes  sont  de 
nature  plus  chaudes  que  les  hommes  i. 

Ainsi  donc  et  pour  les  raisons  ci- 
de.ssus,  on  procédait  chez  les  Ro¬ 
mains  à  des  incinérations  en  grand, 
en  intercalant  un  corps  de  femme, 
entre  deux  séries  de  dix  hommes. 

Examen  histologique  des  mo¬ 
mies.  —  M.  Kupper,  d’Alexandrie, 
vient  de  publier  (Brit.  Med.  Jour.) 
les  résultats  de  ses  recherches 
histologiepies  sur  les  tissus  de  mo¬ 
mies  provenant  de  la  dix-huitième 
à  la  vingtième  dynastie.  11  aurait 
découvert  les  lésions  suivantes  : 
athéroine,  pneumonie,  abcès  du 
rein,  cirrhose  du  foie.  Dans  les 
abcès  du  rein  et  dans  d'autres  ré¬ 
gions  qui  ont  été  le  siège  de  bles- 


ganismes,  grâce  à  la  coloration  < 
tissus  avec  le  bleu  de  méthylé 
la  fuschine,  l’hématoxyline  et 
Gram.  11  aurait  même  troir 
dans  les  reins  de  deux  momies 
la  vingtième  dynastie,  des  œi 
calcinés  de  Uilharsia  hirniatob 
Ce  qu’il  y  a  de  i)lus  curie) 
c'est  la  proportion  considérable  < 
maladies  rénales  paraissant  exis 
à  cette  époque  (plus  de  i,ooo  e 
avant  J.-C.).  En  effet,  sur  six  n 
mies,  les  reins  de  l’une  étaû 
atrophiés  congénitalement  ;  de 
avaient  les  reins  remplis  d’alx 
multiples ,  farcis  de  bactérit 
chez  deux  autres  on  constat 
la  présence  de  bilharzia  ;  en 


CrranulesdeCatillonl 


GRANULES 
DE  CATILLON  ’ 

NombredeStrophanius  sont  int 
tgrlx  de  l’é^adémlt  de  (Mideci 


trestoxiques;les  teintures  sont  infidèles  ,eàqM\iSknümW\UM 
’trophantBS  et  ^trophantine",  (Médaille  d’^t  ^xpos  bbIv  1900, 


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—  XIII  — 


LEÇON  D’ANATOMIE 

Collection  du  D'  Eugène  Olivier. 


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Cette  fort  jolie  «  leçon  d’anatomie 
»  est  la  reproduction  d’une  très  belle 
gravure  servant  de  frontispice  à 
l’anatomie  de  Thomas  Bartiiolin, 
(Thomœ  Bartholini,  archiatri  danici, 
anatome,  etc...)  publiée  à  Eyon  eu 


JS  JS  JS 


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JS 


1684,  écrite  en  latin.  C’est  un  assez 
fort  volume  petit  in-8  de  plus  de 
800  '^ages,  illustré,  en  outre  du 
portrait  de  l’auteur  que  nous  repro- 
duisons  également,  d’un  grand  nom- 
bre  de  plaucires  gravées  consacrées 
à  l’anatomie. 


JS 


JS  JS 


LA  MÉDECINE  AU  THEATRE 


AU  PALAIS-ROYAL.  —  LE  MILLION 

Dans  la  folie  en  cinq  actes  que  viennent  de  faire  repré¬ 
senter  MM.  Georges  Berr  et  Guillemaud  au  théâtre  du 
Palais-Koyal,  un  médecin  joue  un  rôle  épisodique  :  ce 
praticien  soigne  la  gorge  d’un  illustre  téncr  et  n’attache 
lui  même  aucune  importance  dux  prescriptions  qu’il 
croit  devoir  faire.  C’est  là  de  l’innocente  satire  qui  amuse 
le  public. 

Et  le  chloroforme  joue  un  rôle  primordial  :  au  troisième 
acte,  le  peintre  Michel  Boufflette  et  son  ami,  un  reporter 
du  «je  sais  presque  tout  »,  arrêtés  par  erreur,  veulent 


s’évader  du  poste  de  police  où  ils  sont  enfermés  en  utili¬ 
sant  la  trousse  du  parfait  cambrioleur  destinée  à  «  cMo- 
roformiscr  mu  chambre  ».  Réfugiés  dans  une  pièce  voi¬ 
sine,  ils  vaporisent  à  travers  le  trou  de  la  serrure,  du 
chlorofonne,  et  ces  vapeurs  assoupissent  les  agents  qui 
devisaient,  le  secrétaire  du  commissaire  qui  morigénait 
et  même  les  braves  contribuables  qui  étaient  au  poste 
pour  se  plaindre  des  méfaits  dont  ils  ont  été  victimes. 
Ne  chicanons  pas  les  auteurs  sur  l’invraisemblance  de 
cette  chloroformisation  en  masse,  à  distance,  et  cons¬ 
tatons  simplement  que  leur  pièce  soulève  lé  fou  rire. 


—  XV  ~ 


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2.  Le  sol  et  Veau,  par  M.  du  Launay,  lï.  Martel,  Ogier  et  Bonjean.  460  pages  avec  80  figures  et 

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4 .  Hygiène  alimentaire,  par  les  Dr*  Rouget  et  Dopter,  320  pages .  6  » 

5 .  Hygiène  de  V habitation,  par  Rey. 

6.  Hygiène  scolaire,  par  Méry  et  Genevrier. 

7.  Hygiène  industrielle,  par  I-eci.erc  de  Pulligny,  Boulin,  Courtois-Suffit,  Lévy-Sirugue, 


8 .  Hygiène  hospitalière,  par  le  Dr  L.  Martin.  300  pages,  avec  25  figures .  6  » 

9.  Hygiène  militaire,  par  les  Dr»  Rouget  et  Dopter.  3.50  pages,  avec  figures .  7  50 

10.  Hygiène  navale,  par  les  Dr»  Duchateau,  Jan  et  Planté.  356  pages,  avec  38  figures  et  î  planches 

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11.  Hygiène  coloniale,  par  Alliot,  Clarac,  Fontoynont,  Kermorgant,  Marchoux,  Noc.  buRGENr. 

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12.  Hygiène  et  salubrité  générales  des  collectivités  rurale  et  urbaine,  par  Macé,  Imbeailx.  Bluzet. 

Adam. 

13  •  //ygiewi;  yRTfl/e,  par  Imbeaux  et  Rolants .  6  » 

14.  Approvisionnement  communal,  ■par  ¥.  et 'E..Vvï7m\’^  et  10  » 

i").  Enlèvement  et  destruction  des  matières  usées,  par  Calmette  et  Imbeaux .  12  « 

K).  Etiologie  et  Prophylaxie  générales. 

17.  Etiologie  et  prophylaxie  des  Maladies  transmiscibles  par  la  peau,  par  Achalme,  Sergent,  Mar¬ 

choux,  Simond,  ïhoinoï,  Ribierre,  Levaditi,  Jeanselme,  Mouchotte.  720  pages _  16  » 

18.  Etiologie  et  prophylaxie  spéciales. 

19.  Administration  sanitaire. 

20.  Hygiène  sociale. 


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2 .  Parapaludisme  et  Fièvres  des  pays  chauds. 

(380  pages,  30  ligures) . .  1 1 

3 .  Fièvre  jaune,  Peste,  Choléra. 

4 .  M aladies  exotiques  de  VA  ppareil  digestif. 


5 .  Maladies  parasitaires  exotiques. 

6.  Intoxications  et  Maladies  générales  aux  colonies. 

7.  Maladies  de  la  peau  e.xotiques. 

8 .  Maladies  chirurgicales  aux  colonies. 


—  241  — 


—  XVI 


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Dimanche.  —  Déjeuner  :  une  tar¬ 
tine  de  moelle  aux  anchoi.s  ; 
So  grammes  de  gigot  rôti  ;  6o grammes 
purée  de  haricots  rouges  ;  40  gram¬ 
mes  pudding  de  semoule  ;  60  gram¬ 
mes  pain  grillé  ;  i  verre  d’eau 
vineuse  ou  de  bière  ma  liée. 
Dhit'i  ;  80  grammes  jiotage  crème 
d’orge  à  la  inilpe  de  viande  (voir 
l)oiir  la  iiréparation  de  la  pulpe  de 
viande,  Pans  màUcal,  n"  i,  p.  XI)  ; 
2  œufs  à  la  coijne  ;  50  grammes  de 
])aiu  d’épinards  ;  i  ])oimne  au  four  ; 
Oo  grammes  de  pain  grillé  ;  i  verre 
de  décoction  de  céréales. 

Lundi.  Pqrunfy  :  i  sardine  à 
l’hnile  ;  i  tournedos  au  rizotto  ; 

1  pot  de  crème  au  chocolat  ;  i  grappe 
de  raisin  ;  60  grammes  pain  grillé  ; 
boisson  :  i  verre.  —  Dîner  ;  80  gram¬ 
mes  potage  velouté  de  volaille  ; 

2  œufs  en  cocotte  au  jambon  ; 
50  grammes  purée  de  carottes  à  la 
crème  ;  i  tartelette  aux  bananes 
et  aux  fraises  ;  60  grammes  pain 
grillé:  décoction  de  céréales:  i  verre. 


DIÉTÉTIQUE 

Mardi.  — -  Déjeuner  ;  1  casso¬ 
lette  aux  laitues,  80  grammes  filets 
de  truite  grillés  ;  60  grammes  maca¬ 
roni  à  l’Italienne  ;  i  madeleine  : 
I  pêche  bien  mûre  ;  60  grammes 
pain  grillé  ;  boisson  :  i  verre.  -  ■ 
Dîner  :  80  grammes  potage  purée  de 
haricots  secs^  i  cervelle  de  mouton 
au  beurre  ;  60  grammes  pudding  de 
semoule  ;  i  grappe  de  raisin  ; 
60  grammes  pain  grillé  ;  boisson  : 

Mercredi.  -  Déjeuner  :  i  tar¬ 
tine  de  viande  crue  à  la  mayon¬ 
naise  ;  80  grammes  pigeon  rôti  ; 
60  grammes  purée  de  pois  frais  ; 
I  jiot  de  crème  à  la  vanille  ;  ])ain 
grillé  :  60  grammes  ;  boisson  : 

potage  crème  de  légumes  frais  ; 
omelette  (2  œufs)  à  la  pulpe  de 
viande  ;  50  grammes  ijommes  au 
riz  ;  30  grammes  fromage  frais  à  la 
crème  ;  60  grammes  pain  grillé  ; 
boisson  :  i  verre. 

Jeudi.  -  Déjeuner  :  50  grammes 
jambon  d’York  ;  i  coquille  de  cer¬ 
velle  ;  50  grammes  purée  de  lentilles  à 
la  crème  ;  50  grammes  de  pruneaux  ; 
60  grammes  pain  grillé  ;  boisson  : 
I  verre.  -  -  Dîner  :  80  grammes  con¬ 


sommé  aux  p:\tes  ;  50  grammes  blanc 
de  poulet  rôti:  âogrammes  fonds  d 'ar¬ 
tichauts  an  gratin  ;  i  tartelette  aux 
fruits  ;  Oo  grammes  pain  grillé  ; 


Vendredi.  ■  Déjeuner  ;  i  casso¬ 
lette  au  iKirmesan  ;  60  grammes  bro¬ 
chet  au  court-bouillon  ;  60  grammts 
nouilleltes  au  beurre  ;  i  banane  ; 
40  grammes  fromage  frais  à  la 
crème  ;  60  grammes  jiain  grillé  ; 
boisson  :  i  verre.  Dîner  ; 

80  grammes  velouté  de  légumes  frais 
à  la  farine  d’avoine  ;  2  œufs  brouillés 
à  la  purée  de  légumineuses;  4ograin- 
mes  de  mousse  au  chocolat  ;  i  l)èche 
bien  nuire  ;  Oo  grammes  i)ain  grillé  ; 
boisson  :  i  verre. 

famedi.  Déjeuner  :  i  petit 

maquereau  à  l’huile  ;  Oo  grammes 
ris  de  veau  à  la  poulette  ;  Oo  gram¬ 
mes  imrée  de  pois  cassés  aux  jaunes 
d’œufs  ;  i  pot  de  crème  au  café  ; 
Oo  grammes  pain  grillé  ;  boi.sson  : 

1  verre.  Dîner  :  80  grammes 
potage  printanier  à  l’allemande  ; 

2  œufs  en  cocotte  à  la  pulpe  de 
viande  ;  30  grammes  gâteau  de  riz  ; 
I  grajîpe  de  raisiti  ;  Oo  grammes 
pain  grillé  ;  boisson  :  i  verre. 


FORMULES  THERAPEUTIQUES 

CONTRE  L’ANOREXIE  .Alcool  à  60" .  looo  grammes  F.  s.  a.  —  Prendre  à  la  suite  l’un 

K.  s.  a.  —  I  cuillerée  à  café,  dans  cuillerée  de  la  potion 

hlixii*  de  Qendrin  ,  .  ,,  ,  ,  n«i  i  of  mi,*  do  l.i  notion 

un  demi-verre  d’eau  avant  le  repas.  “  ^  tuuiLrct  <ii.  u\  potion 

Kau  distillée  de  menthe  250  grammes’  11"  2. 

Extraj t  de  cascarille ...  Elixir  de  Pevrilhe 

Extrait  d  absinthe - r  ,  ,  Mixture  à  la  coca'ine 

Kxtrait  d..  g,.nt0.o..  I  5  gr.mun,  s.  Kacme  de  gentiane  con- 

Extrait  de  mvrrlie . '  cassée .  lo  grammes,  Clilorhvdrate  de  cocaïne.  o>î‘-.3o 

Fleurs  de  camomillis . .  6  --  Carbonate  de  sodinni . .  2  —  Chlnrhydrate  de  iiinr|.hi- 

Ecorces  d’or  iliges  allié-  .Alcool  à  Oo" .  300  —  .  osr.ao 

res .  10  —  F.  s.  a.  —  I  cuillerée  à  café  avant  Teinture  de  belladone. . .  5  grammes. 

Soiis-carboiiate  de  po.  le  repa.s.  Eau  de  laurier-cerise. .. .  25  — 

F  s  1  -  1  cuillerée  à  c-ifé  dans  CONTRE  LES  VOMISSEMENTS  X  à  XV  gouttes  d’heure  en  heure 

un  demi-verre  il'eau  avant ‘le  repa.s.  GASTRIQUES  (Ewald). 

Elixir  de  Stoughton  Potio"  de  Rivière.  -  Potion  alca-  Julep  au  menthol 

Al"cs .  5  grammes.  '  '  Menthol .  osr.20 

Casc.anlle .  5  —  Hiearbonate  de  potasse  .  2  grammes.  Huile  d’amand.  douces.  10  grammes. 

‘^•'“liarlie .  15  j- .  “  C.ommoarab.piilvéri.sée  10  — 

l;cntiui.  25  Siropdesucre .  15  -  Eau  de  (1.  d’oranger., .  is  - 

tieimandree .  2.3  F',  .s.  a.  —  Potion  .acide  n"  2  :  Eau  distillée. ..  q,  s.  p.  150 

.  2.')  —  Acide  citrique . .  2  gr.  '  ; 

F.corces  d  oraiigiss  Pau . .  50  —  P.  s.  a.  un  julep;  à  pre.scrire  pat 

u'‘an  = .  25  —  Sirop  de  citron .  15  —  cuillerée  à  .soupe  toutes  les  heures. 


—  245  — 


CONTRE  LES  INSOMNIES 

LES  AFFECTIONS  _  ê  m  nnilt  FiiO  IVIALADIES 

SPASMODIQUES  —  MENTALES 


0.25  de  Diêthylmalonylurée  par  cuillerée  à  bouche. 

DOSE  :  1  à  3  cuillerées  à  bouche  par  jour  dans  de  l’eau. 

TOLÉRANCE  PARFAITE  -  SOMMEIL  NORMAL  -  GOUT  AGRÉABLE 

BUISSON  et  C‘«,  20,  Jioiilevard  MontynrDnsse,  PARIS  | 


I  — n  Nouveau  procédé  très  simple  et  trèsjprécis 

vAnalÿse  des  Urines 


-WüH: 


X'à  iiunlitalivoel 
V  i|iiiuilitali  viî 

Lr.'-i'  .  -iî’  (li'sék'incnt-! 


l>ri''si!iiti''c,s  sous  la  forme  d’éléKanfs  [lortefeuillos,  pou¬ 
vant  être  l'ai'ilemeiif  mis  dans  la  poche,  ces  trousses  icu- 
fermeut  les  tubes  et,  ampoules  à  réactifs  nécessaires  pour 


rigoureux  résultats,  lout  d  abord,  au  cours  d'une  visite  ou 
d'une  consultation,  elles  donnent  au  nratieien  la  facilité 
d’ctre  immédiatement  renseigne  sur  la  composition  de 
l'urine  et  de  pouvoir  instituer,  sans  plus  attendre,  la  tlié- 
rapeutii|ue  ijui  convient.  Kn  outre,  elles  lui  rendent 
aisément  {'ùneralisables  les  analyses  iirologiijiies,  demeu¬ 
rées  jusqu'ici  le  monopole  des  jiliarmacions. 

D'autre  part,  en  raison  de  leur  utilisation  extrêmement 


rendre  compte,  aussi  souvent  qu’il  conviendra,  des  varia¬ 
tions  de  composition  de  leurs  urines.  Il  leur  sera  liés  lors 
loisible  de  surveiller  de  très  près  leur  alimentation, 
de  contrôler  rinllueiice  de  tel  ou  tel  mets  sur  le  taux  de 
leur  sucre  ou  de  leur  allmmine,  enlin  do  faire  ajipel  aux 
soins  médicaux  des  que  ce  taux  aura  subi  une  élévation. 

Ces  Trousses  urologiques  aiiparaissent  donc,  à  tous 
|'•KaI'ds,  cioomo  de  très  précieux  collaborateurs  pour  le 
médecin.  Kn  deliors  de  rexactitiide  absolue  de  leurs  résul¬ 
tats,  elles  présentent  encore  l’avautage  d'une  grande  mudi- 
cilé'  de  prix  :  chaque  analyse  revient  à  environ  0  fr.  ia. 

Ces  trousses  existent  sous  trois  modèles  dilfèrents  : 

1»  TROUSSE  INDEX  "  La  Dosurine".  destinée  à 
recbereber  si  Turine  renferme  ou  non  de  l’albumine  ou  du 
sucre  ; 

“2°  TROUSSE  A  "  La  Dosurine  ",  destinée  à  iloser 
l’albumine  contenue  dans  Turine  ; 

li»  TROUSSE  D  “  L  i  Dosurinet  "  de.stim',e  à  doser 
la  cjuantité  du  sucre  (glucose). 

Le  prix  de  ebaqiie  trousse  est  de  ’i  francs  (franco  îi  fr.  lit)). 
—  Ampoules  do  renouvellement  ;  la  boite  de  10,  2  fr.  SO 
(franco  2  fr.  T.'il  :  la  boîte  de  20,  4  fr.  73  (franco  :  a  francs). 


SERINGUES  ^“tenVerre  fU 

POUR  INJECTIONS  HYPODERMIQUES 

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Corps  Médical 


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I  TOUTES  PHi°» 


Zaboraloire  A.  BT^VTiOT 
>6,  T{ue  Je  Boulalnviltleri 
Parie 


—  XXI  - 


LA  MÉDECINE  AU  PALAIS 

RECTIFICATION  A  L’AFFAIRE  BAZY 


Monsieur  «  Maître  unome  , 
Je  me  permets  de  vous  signaler 
des  erreurs  que  vous  avez  commises 
dans  votre  article  sur  «  la  Responsa¬ 
bilité  médicale  »  (Paris  médical, 
21  janvier  1911,  page  XXI),  et  que 
je  vous  pi  ie  de  rectifier. 

1“  Res  experts  n'étaient  pas  : 

MM.  Reclus,  Monod,  Duplay,  mais, 
MM.  Reclus,  Monod,  R.  Schwartz. 


2°  Re  deuxième  rapport  qu’ils  ont 
déposé  ne  concluait  pas  à  l’identi¬ 
fication  des  compresses. 

Je  ne  dis  pas  à  quoi  aurait  dû 
conclure  leur  premier  rapport. 

3“  J’ignore  ce  qu’a  dit  le  substitut, 
n’ayant  pas  assisté  à  l’audience,  mais 
ce  qu’en  dit  un  journal  politique  «Re 
Journal  »  c’est  que  s’appuyant  sur 
l’opinion  des  experts  et  s’inclinant 


devant  elle,  il  avait  conclu  à  ma 
condamnation,  ce  qu’a  confirmé 
le  tribunal  en  s’appuyant,  lui  aussi, 
sur  l’autorité  des  experts  et  leur 
rapport. 

Cuique  suum. 

J  e  vous  prie  de  recevoir  l’expres¬ 
sion  des  mes  sentiments  di,stingués. 

23  janvier  lyli.  U'  Bazy. 


ÉLECTION  A  L’ACADÉMIE 
DE  MÉDECINE 

M.  Pierre  Sebileau,  professeur 
agrégé  à  la  Faculté  de  médecine, 
chef  du  service  d'oto-rhino-laryngo¬ 
logie  de  Rariboisière,  vient  d’être 
nommé  membre  de  l’Académie  de 
médecine,  section  d’anatomie,  en 
remplacement  du  professeur  Cré- 
hant.  Nul  n’était  mieux  désigné 


pour  prendre  cette  place,  que  le 
savant  anatomiste,  un  des  plus  fer¬ 
vents  élèves  de  Farabeuf,  dont  il 
avait  hérité  l’amour  de  l’anatomie 
et  le  talent  de  l’emseiguer. 

Il  était  encore  prosecteur  lors¬ 
qu’il  publiait  ces  «  démonstrations 
d’anatomie  »  qui  furent  une  véri¬ 
table  révolution.  R’auteur  n’a  eu 
certes  qu'un  seul  tort,  c’est  de  ne  pas 
nous  avoir  donné  toute  une  anato- 


NOUVELLES 

mie  topograpliique.  Tout  en  écri¬ 
vant  de  nombreux  articles  de  chi¬ 
rurgie,  en  particulier  les  articles  con¬ 
cernant  les  affections  de  l’appareil 
génital  interne  de  l’homme  dans 
le  traité  de  Re  Dentu  et  Delbet,  la 
thérapeutique  chirurgicale  des  mala¬ 
dies  du  crâne,  tout  en  dirigeant 
l’important  service  spécial  d’oto- 
rhino-laryngologie  de  Rariboisière 
où  il  applique  à  la  spécialité  ses  qua¬ 
lités  incontestables  de  chirurgien  et 
d’anatomiste,  il  sait  se  consacrer 
à  l’amphithéâtre  de  Clamart  avec 
une  activité  inlassable  guidée  par  le 
seul  désir  de  faciliter  â  tous  les  pra¬ 
ticiens  l’étude  de  l’anatomie  et  de 
la  chirurgie.  A.  S. 

ÉLECTION  A  L’ACADÉMIE 
DES  SCIENCES 

IJans  sa  séance  du  23  janvier, 
l'Académie  des  sciences  a  procédé 
à  l’élection  d’un  membre  titulaire 
(section  de  physique),  en  remplace¬ 
ment  de  M.  Cernez  décédé. 

Au  second  tour  de  scrutin,  M. 
Branly  a  été  élu  par  30  voix,  contre 
28  à  Mme  Curie. 

M.  Branly  est  un  ancien  élève 
de  l’École  normale  supérieure  d’où  il 
sortit  en  1868.  Il  e,st  docteur-ès 
sciences  (1873)  et  docteur  en  méde¬ 
cine  (1882)  et  professe  depuis  1876 
à  l’Institut  catholique  de  Paris. 


Scs  recherches  sur  la  téléméca¬ 
nique,  le  rayonnement  calorifique 
etc.  .sont  célèbres,  mais  son  principal 
titre  de  gloire  est  la  découverte  du 
principe  de  la  télégraphie  sans  fil  : 
l’Invention  du  0  cohéreur  »  ou  «  dé¬ 
tecteur  »  de  Branly  ayant  permis 
de  capter  les  ondes  hertziennes.  I<e 
mérite  de  cette  découverte  fut  d’ail¬ 
leurs  reconnu  par  Marconi  lui-même 
qui,  après  les  fameuses  expériences 
de  Wimereux-Douvres,  envoya  un 


des  premiers  marconigrammes  à 
M.  Branly,  les  beaux  résultats  obte¬ 
nus  étant  dus  eu  partie  aux  remar¬ 
quables  travaux  de  M.  Branly  ». 

M.  Branly  a  publié  un  grand  nom¬ 
bre  de  mémoires  et  de  volumes  et  est 
l’inventeur  d'uu  appareil  de  sûreté 
contre  les  étincelles  électriques  dans 
les  effets  de  télémécanique  sans  fil. 

Il  fut  plusieurs  fois  lauréat  de 
l’Institut  et,  en  1904,  partagea  le 
prix  Osiris  avec  Mme  Curie. 


Société  d’hydrologie  médicale  de 
Paris.  —  Re  nouveau  hureau  pour 
l'année  1911  est  ainsi  constitué: 
Président  :  M.  Carron  de  i,a  Car¬ 
rière.  Membres  du  Conseil  de  fa¬ 
mille  :  MM.  Boursier  et  P1AT0T. 
Membres  de  la  Commission  des  com¬ 
ptes  :  MM.  F.smonnet  et  Porgk. 
Membres  de  la  Commission  de  pu¬ 
blication  ;  MM.  DepiERRIS  et  Gar- 
detïe.  Secrétaires  des  séances  : 
MM.  Cany  et  Foucaud. 

Société  odontologique.  —  Ra 
société  odoutologique  de  France 
a  nommé  son  bureau  comme  suit  : 

Président  ;  Docteur  Amoedo  ; 

Vice-président  ;  M.  Nux  ; 


Secrétaire  général  :  M.  R.  Kem  ; 

Secrétaire  des  séances  ;  M.  Ron- 
graye  ; 

Secrétaire  adjoint  :  M.  R.  Dubois  ; 

Secrétaire  étranger:  D' O.  Solbrig; 

Tré.sorier  :  Mme  Chennevière. 

Société  médicale  des  Praticiens.  — 
Ra  Société  médicale  des  Praticiens 
vient  de  renouveler  son  bureau  : 

Ont  été  nommés  ;  Pré.sident  ; 
M.  le  Dr  Re  Fiewatre.  Vice-prési¬ 
dents  :  MM.  les  Dr»  Georges  RosEN- 
ÏHAE  et  Regnauet.  Secrétaire  géné¬ 
ral:  M.  le  Dr  P.  Bareerin.  Tréso¬ 
rier  :  M.  le  Dr  Maurice.  Secrétaires 
des  séances  :  MM.  les  Dr»  RiSACiiER 
et  P.  Petit. 


Société  anntomi-cliniqiue  de  Bor. 
deaux.  —  Ra  Société  d’anatomie  et  de 
physiologie  de  Bordeaux,  qui  compte 
trente  années  d’existence,  a  décidé 
de  prendre  à  l’avenir  le  titre  de 
Société  Anatomo-Clinique,  mï&x-x.  ap¬ 
proprié  au  caractère  de  .ses  travaux. 
Voici  le  bureau  pour  19  ii  : 

Président  :  Dr  .Anglade.  —  Vice- 
Présidents  :  Dr»  Princeteau  et  Verger. 

• —  Secrétaire  général  :  Dr  Philip.  — 
Secrétaire  général  adjoint  :  Dr  Char- 
bonnel.  —  Tré.sorier  :  Dr  Fromaget. 
— Secrétaires  des  séances  :  MM.  Soum 
et  Brau-Tapie.  —  Conservateur  des 
collections  :  D'  Raffîtte-Dupont.  — 
Conseil  d’administration  :  Dr  Bitot, 
Dr  Cruchet,  M.  Dupérié. 


—  ?47 


-  XXII  - 


—  XXIII  - 


NOUVELLES 


Création  d’une  association  internationale  des  médecins 
scolaires.  —  A  l’occasion  du  Congrès  international  d’hy¬ 
giène  scolaire  qui  s’est  tenu  à  Paris  au  moi-s  d’août,  les 
médecins  scolaires  des  divers  pays  se  réunirent  en  vue 
d’examiner  s’il  y  avait  lieu  d’organiser  une  association  in¬ 
ternationale.  Le  Dr  Hutte  montra  le  grand  intérêt  qu’il  y 
aurait  à  grouper  en  un  seul  faisceau  toutes  les  forces 
éirarses  dans  les  différents  pays.  La  réunion  en  une  puis¬ 
sante  association  des  médecins  des  écoles  de  toutes  les 
nations  ayant  pour  objet  d’échanger  des  idées,  de  se  ren¬ 
seigner  sur  les  méthodes  nouvelles,  sur  les  progrès  réalisés, 
permettrait  de  s’entendre  et  d’obtenir  plus  facilement  des 
pouvoirs  publics  les  améliorations  reconnues  utiles,  soit 
dans  les  services  de  l’hygiène  scolaire,  soit  dans  la  situa¬ 
tion  morale  et  matérielle  des  médecins  scolaires. 

Cette  manière  de  voir  fut  adoptée  à  l’unanimité,  et 
l’assemblée  chargea  d’élaborrr  les  statuts  de  la  nouvelle 
association  un  bureau  provisoire  constitué  par  le  bureau 
de  la  Société  des  médecins  inspecteurs  des  écoles  et  de 
délégués  de  l’étranger  et  de  la  France  : 

Présidents  d'honneur  ;  Sir  I.auder  Hrunton  (Londres)  ; 
Sir  James  Grant  (Ottawa,  Canada),  professeur  Chanle- 
messe,  D''  Albert  Mathieu. 

Président  ;  M.  Cayla. 

Vice-présidents  :  MM.  H.  Gourichon,  H.  Gillet,  I’.  Itay- 

Trésorier  ;  M.  Dufestel. 

Secrétaire  général  :  M.  Butte. 

Secrétaires  :  MM.  Biard,  Meyer,  de  Lauradour. 

A  ce  bureau  sont  adjoints  comme  délégués  pour  la 
France  :  M”»  Desmolières  (Paris)  ;  MM.  de  Pradel  (Paris)  ; 
Toledano  (Paris)  ;  Paul-Boncour  (Paris)  ;  César  Roux 
Nice)  ;  A.  Rou.ssy  (Marseille)  ;  Veigert  (Lyon). 

Dispensaire  général  de  Lyon.  —  M.  le  IF  Soulier, 
médecin  consultant  et  admini.strateur,  a  été  nommé 
pré.sident  du  comité  médical  pour  iqii. 

Ont  été  réélus  à  titre  de  médecins  consultants  et  d’admi¬ 
nistrateurs  du  dispensaire  général.  MM.  les  IF  Marins 
Horand,  Just  Navare,  Michel  Gangolplie.  Leurs  fonctions 
finiront  le  31  décembre,  i  y 20. 

Un  anonyme  a  donné  5  000  francs  au  Dispensaire  et 
M.  Bethenod,  président  du  conseil  d’administration  du 
Crédit  Lyonnais,  i  000  francs. 

Institut  français  d’anthropologie.  -  Nous  avons  déjà 
l'Ecole  d'anthropologie  et  la  Société  d'anthropologie  ;  nous 
aurons  désormais  l’Institut  français  d' Anthropologie, 
dont  le  berceau  ainsi  que  le  siège  sont  au  Muséum  d’His- 
toire  naturelle  de  Paris  (laboratoire  d’anthropologie). 

L’institution  nouvelle  se  caractérise  par  un  cadre  plus 
élargi.  Elle  se  propose  en  effet  de  grouper  des  anthropo¬ 
logistes,  des  paléontologistes,  des  zoologistes,  des  ana¬ 
tomistes,  des  histologistes,  des  biologistes,  des  physio¬ 
logistes,  des  psychologues,  des  linguistes,  des  archéo¬ 
logues;  des  sociologues,  des  géologues,  des  ethnographes, 
des  voyageurs, .  enfin,  dans  le  but  d’utili,ser  toutes  ces 
compétences  pour  l’étude  plus  fouillée  de  l’anthropologie 
dans  le  pa.ssé  et  chez  les  peuples  non  civilisés. 

Cette  nouvelle  société  se  limite  d’ailleurs  à  cinquante 
membres.  Le  bureau  est  déjà  constitué  de  la  façon  sui¬ 
vante  ;  pré.sident  ;  M.  Salomon  Rcinach  ;  vice-président  : 
M.  Marcellin  Boule.  M.  Lapicque  est  secrétaire  général  ; 
M.  Hubert,  trésorier  ;  JL  Rivet,  archiviste. 

Comme  conseilllers,  quatre  membres  ;  MM.  Durkheim, 
profcs.seur  à  la  Sorbonne  :  Grandidier,  membre  de 
l’Académie  des  Sciences  ;  Jleillet,  professeur  au  Collège 
de  France,  et  Verneau,  professeur  au  Muséum. 

Dcnatlon  eu  Mrsérin.  —  Le  Muséum  d’histoire  natu¬ 
relle  de  Paris  vient  d’élre  l’objet  d’un  acte  de  grande 
munificence  de  la  part  d’un  généreux  Mécène  de  la  science. 

Le  docteur  Ernest  Durand,  déjà  donateur  de  l’herbier 
du  botaniste  Cosson,  collection  des  plus  rares  et  des  plus 
pré-cieuscs,  ainsi  que  d’une  bibliothèque  très  comsidérable, 
léguait  après  sa  mort,  survenue  ces  temps  derniers,  à  cet 
établissement  scientifique  une  somme  de  1 50  000  fr.  destinée 


à  payer  des  préparateurs  supplémentaires  pour  la  con- 
serc'ation,  le  classement  et  l’étude  des  collections  de 
botanique  du  Muséum.  La  nouvelle  vient  d’en  être  donnée 
à  M.  Edmond  Perrier  par  les  exécuteurs  testamentaires 
du  défunt. 

Au  moment  de  la  donation  des  collections,  en  1906, 
le  docteur  Ernest  Durand  avait  déjà  disposé  en  faveur  des 
ccllections  d’une  somme  de  50  000  francs  destinée  à  sub¬ 
venir  aux  frais  de  classement  et  de  conservation.  C’est 
donc,  au  total  et  en  réalité,  une  donation  de  200  000  francs 
qui  vient  d’être  effectuée,  en  moins  de  quatre  ans,  par 
ce  donateur,  aux  services  de  botanique  du  Muséum 
d’histoire  naturelle  de  Paris. 

Mission  scientifique.  —  I.e  docteur  Matignon,  médecin 
major  de  2''  classe  (]ui  avait  rapporté,  de  la  guerre  russo- 
japonaise,  de  fort  curieux  renseignements  médicaux,  vient 
de  partir  pe  ur  l’Extrême-Orient,  chargé  par  le  ministre  de 
rinstniction  publique  d’une  mission  au  Siam,  en  Indo¬ 
chine  et  dans  la  Chine  méridionale. 

Contre  le  choléra.  ■  -  Le  Comité  de  l’Office  d’hygiène 
publique  s’est  réuni  récemment  à  Rome.  La  séance  qui 
était  présidée  par  notre  ambassadeur  de  France  à  Rome, 
JL  Barrère,  a  été  consacrée  à  une  étude  de  l’épidémie 
cholérique  en  Italie,  au  sujet  de  laquelle  le  directeur 
général  de  lu  santé  publique  d’Italie  et  le  secrétaire  géné¬ 
ral  de  l’office,  IF  Poitevin,  qui  avait  été  invité  par  l’admi¬ 
nistration  italienne  à  se  documenter  .sur  place,  ont  pré¬ 
senté  des  rapports  particulièrement  intéressants. 

A  la  fin  de  ces  exposés,  le  Comité,  après  avoir  haute¬ 
ment  félicité  l’administration  sanitaire  italienne  des 
mesures  prises  contre  l’extension  du  fléau,  a  été  unanime 
à  déclarer,  d.ans  un  vœu  se  référant  à  celui  qu’il  a  déjà 
formulé  en  1908,  combien,  en  prAsence  de  la  marche 
envahissante  du  choléra  vers  l’Europe  occidentale,  il 
lui  paraît  nécessaire  que  les  dispositions  de  la  convention 
.sanitaire  de  l’aris  (1903)  soient  soumises  à  une  révision 
avant  l’été  prochain. 

C’est  là  une  indication  aussi  catégorique  qu’autorisée 
en  faveur  de  la  réunion  d’une  conférence  sanitaire  inter¬ 
nationale  dont  l’urgence  est  depuis  longtemps  reconnue 
l>ar  l’opinion  publi<iue. 

Escroquerie.  —  L'ii  individu,  d’allures  élégantes,  se 
pare  d’un  titre  de  médecin,  titre  imaginaire,  espérons-le, 
pour  commettre  des  escroqueries  d’un  caractère  particu 
lièrement  répugnant. 

Il  opère  surtout  dans  le  quartier  de  Piepus;  informé 
des  jours  où  les  pauvres  vieilles  iuscrites  au  bureau  de 
bienfaisance  ont  touché  leurs  secours,  il  se  présente  chez 
elles,  leur  dit  être  médecin  de  l’Assistance  publique,  les 
fait  déshabiller  sous  un  prétexte  médical  quelconque, 
et  dépouille  de  leurs  maigres  ressources  les  malheureuses 
qui  se  réjouissaient  de  la  sollicitude  de  l’Assistance  à 
leur  égard.  Pouhaitons  que  le  sinistre  individu  soit 
promptement  arrêté,  et  mis  hors  d’état  de  continuer  son 
ingénieuse  industrie. 

I.rnuguration  de  l’Institut  oeéenog  apidque.  —  Le 
23  janvier,  dans  la  .soirée,  eut  lieu  l’inauguration  de 
l'Institut  océanographique,  fondé  par  le  Prince  de  Jlonaco 
et  construit  par  Jl.  Nenot.  L’éclat  de  la  cérémonie  était 
rehaussé  par  la  présence  du  Prince  de  Jlonaco,  qui  pro¬ 
nonça  le  premier  discours,  du  Président  de  la  Répu¬ 
blique,  de  JIJI.  Loubet,  Darboux,  secrétaire  perpétuel  de 
l’Académie  des  Sciences,  Kahn,  D'  Regnard,  directeur  de 
l’Institut,  Cailletet,  Jlayer,  conseiller  privé  du  prince. 

Remarqué  dans  l’assistance  :  JIJI.  Liard,  Edmond 
Perrier,  Appell, .  prince  Roland  Bonaparte,  professeur 
Armand  Gautier,  Dastre,  Bouvier,  Delage. 

Au  discours  du  prince  de  Jlonaco,  répondirent  suc- 
ce.ssivement  JIJI.  Jlaurice  Faure,  ministre  de  l’Instruc¬ 
tion  publique,  Armand  Gautier,  Liard  et  Ed.  Perrier. 

•Après  une  série  de  belles  projections  concernant 
l’océanographie  faites  par  JL  le  Lieutenant  de  vaisseau 
Bourée,  la  cérémonie  se  clôtura  sur  les  accords  d’une 
marche  inaugurale  de  Léon  Jehin. 


:49  — 


-  XXIV  - 


LIVRES  REÇUS  AU  BUREAU  DE  PARIS  MÉDICAL 


Kraft  und  Stoff  und  Haushalte 
der  Natur,  par  JIax  Kubner 
Ivcipzig,  Akndemischc  Verlagsgc- 
si'llschajt. 

Die  Behandlung  der  Syphi¬ 
lis  mit  Dioxydiamidoarseno- 
benzol  (EhrUch-Hata  606).,  par 
Wkciiskuiann.  Mit  Vorwort  voii 
professor  D‘'  Paue  Eiiui.icii.  Oscar. 


Les  Fonctions  digestives,  par  le 
D'  E.  Barbier,  O  Doin  et  fils  à 
Paris,  I  vol.  in- 18  de  438  page.s, 
avec  29  figures  cartonné,'  5  tr, 

Innere  Sekretion.  Ihre  physio- 
logischen  Grundlagen  und 
ibreBedeutungfiirdie  Patho¬ 
logie.  von  professor  C  Arter 
Biedi,.  Urban  et  Schwarzenherg, 
Berlin  et  Vienne  1910.  Un  vol.  gr. 
in-8  de  540  pages.  30  Mk  (25  fr.), 
cartonne,  22  M^. 


La  Fonction  cérébelleuse,  par  le 
U 'André-Thomas,  O.  Doin  et  fils, 
I  vol.  in-i8  de  330  pages  avec 
29  figures  cartonné,'  5  fr. 


Guy  Patin,  par  Pierke  Pi 
G.  Steinheil,  Paris,  igii.  Un  vc 
in- 18,  broché,  de  300  pages,  av< 
74  portraits  et  documents  :  8  f 


OFFRES  ET  DEMANDES 

L’INTERMÉDIAIRE  MÉDICAL  p EvSSION  DE  CWENTÈDES  MÉDICALES 

DOCTEUR  CLOITRE  ET  PATIN  U  MAISONS  DE  SANTÉ 

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LA  PRATIQUE  DES  MALADIES  DES  ENFANTS 

DIAGNOSTIC  ET  THÉRAPEUTIQUE 

Maladies  du  Cœur  et  des  Vaisseaux,  du  Nez,  du  Larynx, 
des  Bronches,  des  Poumons,  des  Plèvres  et  du  Médiastin 

MOUSSOUS  I  H.  BARBIER  l  GUINON  |  HALLE 

IVofoshour  il  In  l'acuité  .Médecin  Médecin  Médecin 

de  médecine  de  Iturdcniis.  |  de  rilopilnl  Hérold.  I  de  rHô|,ilid  TTOimsenu.  !  de»  Hftpilniix  de  Paris. 

ZUBER  ARMAND  DELILLE  |  AUDEOUD  BOURDILLON 

Anciens  oliefs  de  clinique  inrnniilo  Privnt-Docent» 

il  la  Faculté  de  médecine  de  Paiis.  |  à  la  Faculté  de  médecine  do  Genève. 

1911.  Un  volume  grand  in-8  de  702  pages  avec  103  figures.  Broché,  I6fr.  —  Cartonné,  17  fr.  50 


PIPÉRAZINE  MIDY 


—  XXV  - 


Conseil  d’hygiène  publique  dn 
département  de  la  Seine.  —  M.  Ear- 
rier,  membre  de  l’Académie  de  mé¬ 
decine,  directeur  de  l’École  vété¬ 
rinaire  d’Alfort,  est  nommé  vice- 
président  dudit  conseil  pour  l’année 
1911. 

Hôpitaux.  Le  Mans.  —  I.e  lundi 
30  janvier  1911,  à  neuf  heures  du 
matin,  s’ouvrira  à  la  Faculté  de 
Médecine  de  Paris  un  concours  pour 
une  place  de  chirurgien  suppléant 
et  une  place  de  médecin  suppléant 
à  l’hôpital  du  Mans. 

Au  jour  fixé  pour  l’ouverture  du 
concours  les  candidats  devront  avoir 
deux  aimées  de  pratique  comme  doc¬ 
teurs  de  l’une  des  Facultés  de  France 
et  être  de  nationalité  française. 

Ées  deux  années  de  pratique  com¬ 
me  docteurs  ne  seront  pas  erdgées 
des  anciens  internes  des  hôpitaux 
des  villes  où  siège  une  Faculté  :  il.s 
IKJurrout  concourir  dès  qu’ils  sbront 
munis  de  leur  diplôme  de  docteur. 

Hôpitaux  de  Paris.  —  Concours 
DK  K’INTKRNAT.  —  Oral.  —  Séance 
du  18  janvier.  —  Question  donnée  : 

«  Ligaments  extérieurs  passifs  de 
l’articulation  du  genou.  Signes  et 
évolution  de  l’hémorragie  cérébrale 
à  début  apoplectique.  » 

MM.  Duter,  14;  Grandjeau,  12; 
liuc,  10;  Mignot,  14;  Achard 
(Pierre),  14  ;  Fitte,  13  ;  Favcret,  ii  ; 
vSehoop,  14;  Levi-Franckel,  13; 
Netter  (René),  13  . 

Séasice  du  20  janvier.  —  Question 
donnée  :  «  Anatomie  du  lobule  pul- 
monaira.  Signes,  évolution  et  dia¬ 
gnostic  du  cancer  de  la  langue.  » 

MM.  Busson,  13;  Dutheillet  de 
Lamothe,  15  ;  Rousseau  (wiiule),  14  ; 
Chatelin,  18  ;  Thiers,  16  ;  Hue 
(Georges),  12;  Dubois  (Jean),  13  ;  PI 
Plaisant  (Éug.),  14  ;  Broussole,  16. 

Séance  du  22  janvier.  —  Ques¬ 
tion  donnée  :  «  Rapports  du  rec¬ 
tum  chez  l’homme.  Signes  et  com¬ 
plications  du  rétrécissement  mitral.  » 

MM.  Maréchal,  12  ;  Vinay,  16  ; 
Dufour,  17  ;  Bontemps,  13  ;  Mar- 
corelles,  15  ;  Dietz,  15  ;  Paley,  19  ; 
Mlle  Pouzin,  lû  ;  MM.  Mazzoléni, 
13  ;  I.efranc  (Victor),  14. 

Séance  du  23  janvier.  —  Question 
donné  :  c  Les  nerfs  récurrents  (ana¬ 
tomie).  Complications  de  la  rou¬ 
geole.  » 

MM.  Kœchlin,  13;  Colombe,  15; 
'rrifaud,  14  ;  Rongier,  ro  ;  Le¬ 
blanc,  19;  Alexandre,  13;  Larro- 
que-,  15;  Rouillard,  16;  Goret,  15; 
Mlle  de  Pfeffel,  14. 

Concours  dk  mkdkcin  dks  hôpi¬ 
taux.  —  Un  concours  pour  la 
nomination  à  six  places  de  médecin 
des  hôpitaux  de  Paris  sera  ouvert  le 
lundi  27  février  igii,  à  midi,  dans 
la  salle  des  concours  de  l’admini.»- 
tration,  rue  des  Saints-Pères,  n"  49. 

MM.  les  docteurs  en  médecine  qui 
voudront  concourir  devront  se  faire 
inscrire  au  service  du  personnel  de 


LA  VIE  MEDICALE 


l’administration  de  l’Assistance  pu¬ 
blique,  de  midi  à  trois  heiures,  du 
lundi  23  janvier  au  samedi  4  février 
inclusivement. 

Médaille  d’or  (Médecine).  —  Ont 
déposé  leur  mémoire  :  MM.  Laroche, 
Vaucher,  Touraine,  Barré,  Braun, 
Weil,  Brin,  Jumentié,  Jacob,  Pail¬ 
lard,  Lagasse,  Stevenin. 

Médaille  d’or  (Chirurgie  et  accou¬ 
chements).  —  Ont  déposé  leur  mé¬ 
moire  :  MM.  Barbet,  Cruet,  Toupet, 
Houdard,  Basset,  Pascalis,  Berger, 
Metzger,  Mock,  Cadenat. 

Prix  de  la  Faculté  de  médecine  de 
Paris.  —  Sujet  du  prix  Sainïour, 
pour  1911  :  Pancréatites. 

Sujet  du  prix  Corvisart,  pour 

1911  :  Hépatite  tuberculeuse. 

Sujet  du  prix  Behikr,  pour 

1912  :  .Syphilis  rénale. 

Clinique  nationale  des  Qulnze- 
Vingts.  —  Concours  pour  une  place 
de  médecin-adjoint.  —  Un  Concours 
est  ouvert  pour  une  place  de  Méde¬ 
cin-adjoint  à  la  Clinique  des  Quiiize- 
Vingts.  Le  Concours  aura  lieu  le 
premier  lundi  de  février. 

Asiies  publics  d’aliénés  de  Bail- 
leul  et  d’Armentières.  —  Un  con¬ 
cours  pour  la  nomination  à  trois 
places  d’interne  titulaire  en  médeci¬ 
ne  dont  deux  à  Bailleul  et  une  à  Ar- 
meutières,  et  à  cinq  places  d’interne 
provisoire  dont  quatre  à  Bailleul  et 
une  à  Armentières  sera  ouvert  le  lun¬ 
di  13  février  191 1,  à  neuf  heures  à  la 
Faculté  de  médeciue  de  Lille. 

Sont  admis  au  concours  les  étu¬ 
diants  eu  médecine  possédant  au 
moins  dix  inscriptions  de  doctorat, 
dans  une  Faculté  ou  une  École  de 
médecine  de  l’Etat.  Les  candidats 
devront,  pour  se  taire  inscrire,  s’a¬ 
dresser  a  la  préfecture  du  Nord.  I<a 
liste  des  candidats  sera  close  cinq 
jours  avant  l’ouverture  du  concours. 

Réhabilitation  du  docteur  Bolleux. 

—  La  réhabilitation  du  docteur  Boi- 
leux,  condamné  en  1895  par  la  Cour 
d’assises  de  la  Seine  à  cinq  ans  de 
réclusion  pour  avortement,  vient 
d’être  prononcée  par  la  Cour  d’appel. 

.  Inspection  du  travail.  —  Le 
D'  Langlois,  professeur  agrégé  à  la 
Faculté  de  médecine  de  Paris,  rap¬ 
porteur  technique  auprès  du  comité 
consultatif  des  arts  et  manufactures, 
est  chargé  des  fonctions  de  médecin 
conseil  de  l’inspection  du  travail. 

Médecins  de  Saint-Lazare.  — 
MM.  Érmeuge  et  Lévy-Bing  sont 
nommés  médecins  de  la  prison  de 
Saint-Lazare. 

Légion  d’honneur.  —  Officier 
(titre  civil).  —  M.  le  IF  Routier. 

Chevalier.  —  I<c  D'  Imbert,  à 
Costellane  (Basses-Alpes).  — -  Le 
Df  Pire,  citoyen  américaiu(de  Paris). 

—  M.  Mesnil,  chef  de  lalioratoirc  à 
l’Institut  Pasteur. 

Distinctions  honorifiques.  —  Sur 


—  *51  — 


la  proposition  du  gouvernement 
royal  hongrois,  l’empereur-roi  vient 
de  conférer  la  plaque  de  grand-offi¬ 
cier  de  l’ordre  de  François-Joseph 
au  professeur  Landouzy,  doyen  de 
la  Faculté  de  médecine  de  Paris, 
président  du  comité  de  patronage 
des  étudiants  hongrois  en  France. 

—  L’empereur  de  Russie  a  con¬ 
féré  la  plaque  de  grand  officier  de 
l’ordre  de  Saint-Stanislas  à  M.  le 
professeur  Raphaël  Blanchard  et  la 
croix  de  chevalier  de  Sainte- Anne, 
au  D'  A.  Robert,  chef  des  travaux 
de  zoologie  à  la  Sorbonne. 

École  d’application  du  service 
de  santé  des  troupes  coloniales.  — 
M.  le  médecin-major  de  classe 
Salanoue-Ipin,  professeur  de  cli¬ 
nique  interne  à  l’École  d’applica¬ 
tion  du  service  de  sauté  des  troupes 
coloniales  à  Marseille,  est  nommé 
sous-directeur  de  l’École. 

Mariages.  —  Le  D'  Paul  George, 
médecin  major  de  2»  classe  au 
Su  régiment  d’infanterie,  et  Mlle 
J  eanne  Falque. — M.  Paul  Leborgne 
avec  Mlle  Denise  Audet  fille  du  doc¬ 
teur  (de  Rennes).  — M.  Jean  Magdi- 
nier,  interne  des  hôpitaux  de  Lyon 
et  Sllle  Isabelle  Dechelette.  —  M.  le 
1)1  Cassagnes  (de  Marsac),  et  Mlle 
Marie  Vauge.  —  D'  Stéphane  de 
Joauuidés  (de  Toulon),  et  Mlle  Su¬ 
zanne  Mérat.  —  M.  Léon  Dupont, 
docteur  en  médecine,  chef  de  clini¬ 
que  de  Faculté,  ancien  interne  des 
hôpitaux  et  Mlle  Andrée  Hofman. 

—  M.  Charles  Lemercier,  docteur  en 
médecine,  et  ^Ule  Blanche  Bertaux, 
fille  du  banquier.  —  M.  Camille 
lÂau,  docteur  en  médecine,  fils  du 
compositeur  de  musique,  et  Mlle 
Louise  Esnault,  fille  du  directeur  du 
collège  français  au  Caire. 

Nécrologie.  —  Le  D'  Spira,  do 
Paris,  —  Le  D»  Wilhelm  KaîNlG, 
ancien  médecin  en  chef  de  l’asile 
d’aliénés  de  Dalldorf  (Berlin).  — 
le  professeur  Nagel,  directeur  de 
l’Institut  physiologique  de  Rostock. 

—  Le  Dr  Smxrnow,  professeur  à 
Tomok.  —  Le  Dr  Alexis  J  ulien  est 
décédé  à  l’âge  de  7 1  ans,  des  suites 
d'une  crise  d’urémie.  M.  Alexi.s 
J  ulien  était  fort  connu  pour  ses  uom- 
Ineux  travaux  relatifs  ù  l’anatomie. 

—  Le  Dr  G.  Crousset  (de  Marseille). 

—  I<e  Dr  Rosiers  (de  Baguères-de- 
Bigorre),  —  Le_Dr  Numa  Tribon  (de 
Leers),  —  M.  Éd.  Sala,  étudiant  en 
médecine  de  l'Ecole  de  médecine  de 
Marseille.  —  Le  D'  VlGouRoux, 
chargé  du  service  municipal  d’élec¬ 
trothérapie  de  la  Salpêtrière.  — 
Mme  Dieudonné,  femme  de  M.  le 
Dr  Dieudonné.  —  M.  LENOblE,  père 
du  Dr  Beniard  Lenoble  (de  Paris). 

—  M.  Marcel  Durand,  externe  des 
hôpitaux  de  Lyon.  —  Le  Dr  Du- 
RONÉA  (d’Usta(itz).  -^Le  Dr  Geor¬ 
ges  REYn'aud  (de  Marseille).  —  Le 
D'  Léon  Simon,  médecin  de  l'hô¬ 
pital  Hahnemann  (do  Paris). 


XXVI  — 


SOMMAIRE  du  N»  6 

Numéro  entièrement  consacré  à  la  TUBERCULOSE 


Pierre  Lereboulllt .  —  La  tuberculose  en  1910 .  ii5 

1,.  Rénon .  —  Le  traitement  de  la  tuberculose  pulmonaire  par  les  sérums .  122 

André  Mesureur .  —  Un  nouveau  dispensaire  et  une  nouvelle  organisation  contre  la  tuberculose.  129 

K.  Bez.vnçon  et  De  .Sermonnes.  —  Les  poussées  évolutives  de  la  tuberculose  pulmonaire.. .  i33 

Roeeier... .  —  La  cure  solaire  de  la  tuberculose  chirurgicale . 140 

Gabriel  Simon .  —  Exercices  de  gymnastique  respiratoire  chez  les  prétuberculeux .  149 

Sociétés  savames .  — Société  médicale  des  hôpitaux.  —  .-Vcadémie  de  médecine.  —  Société  de 

chirurgie .  147 

Libres  propos  :  Les  Palmes  Académiques,  par  G.  Linossieu .  111 

Choses  du  jour  :  La  folie  de  Charles  VI .  111 

Chronique  sportive  :  Les  sports  d’hiver,  par  le  D'  P.  I  enroc .  V  et  VII 

L"s  grands  médecins  :  Laennec .  IX 

Chronique  des  Livres  :  Die  Klinik  der  Tuberculose.  —  Hygiène  de  la  peau  et  du  cuir  chevelu .  XI 

Nouvelles  :  Lutte  contre  la  tuberculose  en  Irlande.  —  Hygiène  de  l’habitation .  XI 

Curiosités  :  La  maladie  de  Pascal . '. .  .  XI 

L'intermédiaire  des  médecins  :  Diagnostic  artistique .  .XIII 

Art  et  médecine  :  Les  bienfaits  de  la  vaccine,  par  Daumier .  XVll 

Diététique  :  Régime  de  récalcilication.  —  Recettes  de  bouillons  et  potages  pour  enfants  tuberculeux .  XIX 

Formules  thérapeutiques  :  Formules  de  récalcilication . ; .  XIX 

Indications  pratiques  pour  ie  placement  des  tuberculeux .  XXI  et  XXIII 

La  vie  médicale .  XXV 

Thérapeutique  pratique  :  Médicaments  nouveaux.  —  Appareils  nouveaux .  XXVII 

Connaissances  pratiques  :  Conservation  des  œufs.  —  Pour  émailler  sa  bicyclette .  XVIII 


SOMMAIRE  du  N“  8 


J.  JüMiER  ET  Delion...  —  L’Ictère  Catarrhal,  étude  clinique  et  pathogénique  {Revue  générale) . 

A.-B.  Marfan . —  Traitement  du  rachitisme,  alimentation,  hygiène,  thalassothérapie  et  crénothérapie. 

A.  Schwartz .  —  Diagnostic  des  lésions  traumatiques  de  l'épaule . 

Actualités  médicales.  —  A  propos  du  diabète.  —  Bacilles  diphtériques  et  pseudo-diphtériques.  —  Accidents 

nerveux  et  salvarsan . . . 

Sociétés  savantes....  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  —  Académie  des  Sciences. 

Académie  de  médecine.  —  Société  de  chirurgie.  —  Société  de  thérapeutique... 

La  vie  médicale  a  l’étranger . 

Pratique  médicale....  —  Georges  Foy.  Traitement  de  certaines  manifestations  de  l’hypertension  artérielle. 


Libres  propos  :  Lu  responsabilité  du  médecin,  par  G.  Linossier . . . 

Choses  du  Jour  :  Le  recensement  de  la  France . 

Chronique  scientifique  -,  La  cause  probable  des  inondations  de  1910,  par  Georges  Guadet . . .  V  à 

Les  cérémonies  médicales  :  Eloge  du  D''  F'èlizet  à  la  séance  annuelle  de  la  Société  de  chirurgie,  par  le  D'  Ro- 


Nécrologie  :  Le  médecin-inspecteur  Hocquard,  par  le  D>-  Lafforgue . 

Les  grands  médecins  :  Récamier . 

Silhouettes  médicales  :  Le  médecin  mondain,  par  le  D>-  Pierre  Maurel . 

Curiosités . . 

Art  et  Médecine  :  Les  étudiants  de  Pans,  pir  Oavarni . 

Diététique-.  Préparations  au  lait . 

Formules  thérapeutiques  :  Dvspepsies  hvperstheniques . 

La  Médecine  au  Palais  :  Responsabilité  medicale.  —  Médecin  contre  pharmacien . 

Chronique  des  Livres-.  Medizinische  terminologie  par  le  iJv  Walter  Giitmann.  —  Gynécologie  opératoire 

parle  Dv  Hartmann . . '. . 

Nouvelles .  XXIII 

La  Vie  médicale .  XXV  ei 

Cours  et  Conterenccs.  —  Actes  de  la  Faculté  de  Pans . . 


171 

176 

i«i 

184 


XIII 

.XVII 

XIX 

XIX 


XXVII 

XXVII 


-  MÉDICATION  -  A  VI 

ANTIBACILLAIRE  PAR  L’  ê\£\J  I  Y  L. 

(en  ampoules  et  pilules  glutinlsées) 

lipoïdes  spléniques  et  biliaires 

CHOLESTÉRINE,  GOMENOL  et  CAMPHRE 


-  XXVIl  - 


Clinique  médicale  de  l’Hôtel-Dieu 
—  Professeur  Gir<BKRT.  —  Samedi 
28  janvier  à  10  h.  i /2.  Leçon  clinique 
sur  le  traitement  des  néphrites  chro¬ 
niques.  Mal  de  Bright.  —  Les  Mer¬ 
credis  à  10  11.  1/2,  présentation  de 
malades.  liédaction  et  correction 
d'ordonnances: 

Cours  annexe  de  clinique  chi¬ 
rurgicale.  -  M.  P.  'l'hiéry,  agrégé, 
chef  de  service,  a  repris  ses  levons 
liratiiiues  de  clinique  chirurgicale 
à  l’amphithéfilre  des  cours,  à  l'hô- 
jiilal  Tenon. 

Objet  du  cours  ;  lundi,  à  dix  heures 
un  quart.  Levou  clinique  à  l’amphi¬ 
théâtre,  avec  interrogations  aux 
élèves.  -  -  Mardi,  à  neuf  heures  et 
demie.  Examen  des  malades  entrants, 
tlpératiuns.  -  -  Mercredi,  à  neuf 
heures  et  demie.  Service  des  .salles. 
Opérations.  —  Jeudi,  à  neuf  heures 
et  demie.  Colloques  de  ])olytechni(iue 
médico-chirurgicale  à  l’amphithéâtre 
ou  dans  les  salles.  -  -  Vendredi,  à 
neuf  heures  et  demie.  Petite  chirurgie 
Appareils  et  opérations.  —  Samedi, 
à  neuf  heures  et  demie.  Examen  des 
malades  entrants.  Exercices  pra- 
tiipies  de  tliaguostic.  Opérations. 

Les  élèves  externes  et  stagiaires 
■sont  exercés  à  tour  de  rôle  à  l’appli¬ 
cation  des  appareils,  aux  interven¬ 
tions  de  petite  chirurgie,  à  la  rédac¬ 
tion  des  certificats  et  aux  actes  de  la 
jiratique  courante  de  la  chirurgie. 


COURS 

Ecole  de  Psychologie  (49,  rue 
Saint-André  des  Arts).  —  L’ouver¬ 
ture  des  cours  a  eu  lieu  sous  la  pré¬ 
sidence  de  M.  p;dmond  PerriKK, 
<lirecteur  du  Muséum. 

Programme  des  cours  et  coufé- 

‘  Psychothérapie.  —  Hypnotisme 
thérapeutique.  —  U''  1! itRli,i,ON,  pro¬ 
fesseur.  Les  jeudis  ét  cinq  heures. 

Psychothérapie  générale.  —  D''  Paul 
JlAitxix,  professeur.  Les  jeudis  ét 
cinq  heures  et  demie. 

Psychologie  pathologique.  —  D' Paul 
P'ariîz,  professeur.  Les  samedis 
à  cinq  heures. 

Psychologie  musicale.  — ■  lE  DK- 
MONCIIY,  professeur.  Les  vendredis  à 
cinq  heures  et  demie. 

Psychiatrie.  —  Dr  J.  Bonxkt,  mé¬ 
decin  eu  chef  des  asiles  d’aliénés  de¬ 
là  Seine.  Les  jeudis  à  six  heures. 

Psychologie  des  animaux.  — ■  M.  LiV 
riXAV,  médecin-vétérinaire,  profes¬ 
seur.  Les  mardis  à  cinq  heures  et 
demie. 

.■Inatomic  et  psychologie  comparées. 
—  M.  Groeekt,  médecin-vétérinaire, 
professeur.  Les  mardis  à  cinq  heures. 

Psychologie  du  criminel.  —  M.  Gui- 
EIIKRJIKT,  avocat  à  la  cour,  profes¬ 
seur.  Les  vendredis  d  cinq  heures. 

Conférences  de  crénothérapie  et 
de  climatothérapie.  —  M.  P.  Carxot, 
agrégé,  consacrera  à  partir  du 
2/  janvier  1911,  dix  de  ses  confé¬ 


rences  de  thérapeutique  à  l’étude  de 
la  crénothérapie,  de  la  climatothérapie 
et  de  la  thalassothérapie,  les  lundi, 
mercredi  et  vendredi  à  cinq  heures 
(petit  amphithéâtre). 

Proüramme  iji;.s  coxeivrences. 

,p)  janvier.  —  Techniques  gène 
raies  de  la  crénothérapie. 

i'’"’  et  3  février.  —  Principales  sta - 
lions  du  centre  de  la  PTance. 

6  février.  —  l’rincipales  stations 
des  Vosges,  etc. 

8  février.  —  Principales  stations 
des  Alpes. 

10  février. —  l’rincipales  stations 

1 3  février.  —  Indications  des 
cures  hydro-miiiérales  dans  les 
diverses  affections. 

1$  et  17  février.  —  Climatothérapie 
et  thalassothérapie.  Principales  sta¬ 
tions  françaises. 

Hôpitaux  de  Paris.  --  A.mehi- 
Tin'CATRE  d’anatomie.  —  Le  cours 
de  médecine  opératoire,  série  excep¬ 
tionnelle  (gratuite  pour  les  internes 
et  externes,  droit  d’entrée  50  francs 
pour  les  autres  auditeurs),  par 
M.  Desmarets,  prosecteur  des  hôpi¬ 
taux,  commencera  le  mercredi 
[or  février  lyil,  à  deux  heures  et 
continuera  tous  les  jours  à  la  même 


ACTES  DE  LA  FACULTÉ  DE  MÉDECINE  DE  PARIS 

DU  30  JANVIER  AU  4  PffVRIER  KJII 


EXAMENS  DE  DOCTORAT 

Lundi  30  janvier,  à  une  heure.  — •  5"  (chirurgie,  i'“ 
partie),  Hôtel-Dieu  :  MM.  Kirmisson,  Pierre  Duval  et 
( Imbrédaune,  —  5“  (2“  partie),  Hôtel-Dieu  ;  MM.  Déje- 
rine,  Guillain  et  L.  Bernard  ;  -  -  M.  André  Jousset, 
suppléant. 

Mardi 31  janvier,  à  une  heure.  —  5’’  (chirurgie,  P'^partie) 
Laenncc  (i™  série)  :  MM.  de  I.apersouue,  Leuormaiit  et 
Chevassu  ;  —  (2"  série)  :  MM.  Quénu,  I.ecène  et  Terrien  ; 
M.  Rathery,  suppléant.  —  5»  (obstétrique,  P»  partie), 
Clinique  Tarnier  :  MM.  Bar,  Britideau  et  Jeannin  ;  — 
M.  Maillard,  .suppléant. 

Mercredi  P’’’  février,  à  une  heure.  —  Médecine  opéra¬ 
toire,  Ecole  pratique,  épreuve  pratique  :  MM.  Hartmann, 
Legueu  et  Grégoire.  —  3»  (a»  partie),  Laboratoire  des 
travaux  pratiques  d'anatomie  pathologique,  épreuve 
pratique  :  MM.  Gautier,  Blanchard  et  Loeper, 

2"  (I ri!  série)  ;  MM.  Gariel,  Macaigne  et  Jean  Camus  ; 

—  2"  série  :  MM.  Roger,  Desgrez  et  Muloii  ;  -—  (3“  série)  : 
MM.  Gley,  Branca  et  Zimmeru  ;  —  M.  I<aignel-I,avas- 
tine  suppléant.  —  5"  (chirurgie,  partie),  Laenncc 
(!'■“  série)  :  MM.  Kirmisson,  Lejars  et  Mauclaire  ;  — 
aC’  série)  :  MM.  Delbet,  Duval  et  Proust.  —  5“  (2"  par¬ 
tie),  Laenncc  ;  MM.  Pierre  Marie,  Sicard  et  L.  Bernard  ; 

—  M.  Guillain,  suppléant. 

^  Jeudi  2  février,  à  une  heure.  —  Médecine  opératoire. 
Ecole  pratique,  épreuve  pratique  :  MM.  Pozzi,  Rou¬ 
vière  et  Chevassu.  —  3“  (2“  partie).  Laboratoire  des 
travaux  pratiques  d'anatomie  pathologique,  épreuve 
pratique  ;  MM.  Desgrez,  Brumpt  et  Romssy. 

2«  (i«  série)  :  MM.  Prenant.  Gley  et  Maillard  ;  — 
(2®  série)  :  MM.  Retterer,  Langlois  et  André  Broca.  — 
3"  (oral,  P»  partie,  P»  série)  :  MM.  Bar,  Morestin  et 
ferrieii  ;  —  (2‘'  série)  :  MM.  Rémy,  Dcmeliii  et  Lecène  ;  — 


(3“  .série)  :  MM.  Thiéry,  Brindeau  et  I,enormant.  -- 
4"  (P"  série)  ;  MM.  Pouchet,  Wurtz  et  Balthazard  ;  -- 

(2«  série)  ;  MM.  Gilbert  Ballet,  Chassevant  et  Richaud  ; 

—  M.  Nicloux,  suppléant. 

Vendredi  3  février,  à  une  heure.  —  5“  (chirurgie,  P“  par¬ 
tie),  Necker  (P»' série):  MM.  Kirmisson,  Proust  et  Ombré - 
danne  ;  —  (2'  série)  :  MM.  Delbet,  Legueu  et  Pierre 
Duval  ;  —  M.  Guillain,  suppléant.  —  5"  (obstétrique, 
P“  partie).  Clinique  Baudclocquc  :  MM.  Pinard.  Cou- 
velaire  et  Lequeux  ;  —  M.  A.  Léri,  suppléant. 

Samedi  4  février,  à  une  heure.  — •  5"  (2»  partie),  licau- 
jou  (P“  série):  MM.  Hutinel,  Widal  et  Roussy;  — 
(2“  série)  :  MM.  Alb.  Robin,  iVchard  et  Castaigne.  — 
5“  (obstétrique,  P“  partie),  Beaujon  :  MM.  Ribemont- 
Dessaignes,  Brindeau  et  Jeannin;  M.  Claude,  sup¬ 
pléant. 

THÈSES 

Mercredi  i”''  février,  à  1  heure.  —  M.  Bugeau  :  De 
l’anesthésie  générale  en  oto-rhino-laryngologie.  Président, 
M.  Reclus  ;  MM.  Segoiid,  Pinard,  Couvelaire.  —  M.  J  a- 
coulet  :  Les  épithéliomas  kystiques  de  la  glande  mammaire. 
Président,  M.  Segond  ;  MM.  Reclus,  Pinard,  Couvelaire. 

—  M.  Burnier  :  Albuminurie  gravidique  et  troubles 
oculaires.  Président,  M.  Pinard  ;  MM.  Reclus,  Segond, 
Couvelaire. 

Jeudi  2  février,  à  une  heure.  — -  M.  Villandre.  Anévrisme 
de  l’artère  hépatique.  Président,  M.  Cliaiitemesse  ; 
MM.  Ribemont- Dessaignes,  Chauffard,  Jeannin.  — 

M.  Yatrou  :  Études  sur  les  grossesses  gémellaires  dans 
des  utérus  doubles.  Président,  M.  Ribemont- Dessaignes  ; 
MM.  Chantcmcssc,  Chauffard,  Jeannin. 

M.  de  Brunei  de  Serbonnes:  Les  poussées  évolutives  de 
la  tuberculose  pulmonaire  chronique.  Président,  M.  Chauf- 
fart  ;  MM.  Chantemesse,  Ribemont-Dessaignes,  Jeannin. 


_  2B3  — 


LIBRAIRIE  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue  Hautefeuille,  à  Paris 


BIBLIOTHÈQUE 

DU 

Doctorat  en  Médecine 


PUBLIÉE  SOUS  LA  DIRECTION  DE 

A.  GILBERT 

Professeur  à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris, 
Membre  de  l’Académie  de  médecine, 


L.  FOURNIER 

Médecin  des  Hôpitaux  de  Paris, 
Ancien  chef  de  clinique  de  la  Faculté. 


Premier  examen. 

ANATOMIE  -  DISSECTION  —  HISTOLOGIE 

Anatomie,  2  vol.,  par  Grégoirk,  prot.  agrégé  à  la  Fac.  de  méd. 
de  Paris. 

*Histologic  {2'  édition),  par  Branca,  prof,  agrégé  à  la  F'ac,  de 
méd.  de  Paris .  15  fr. 

Deuxième  examen. 

PHYSIOLOGIE  —  PHYSIQUE  ET  CHIMIE  BIOLOGIQUES 

*  Physique  médicaie,  par  A.  Broc-s,  prof,  agrégé  à  la  Fac. 

de  méd.  de  Paris .  12  fr. 

Chimie  bioiogrique,  par  iicsoRiiZ,  pmf.  agrégé  à  la  Fac.  de 
méd.  de  Paris. 

Physioiogie. 

Troisième  examen. 

I.  MÉOECiNE  OPÉRATOIRE  ET  ANATOMIE  TOPOGRA¬ 
PHIQUE  —  PATHOLOGIE  EXTERNE  ET  OBSTÉTRIQUE 

Anatomie  topographique,  p.ar  Soulié,  prof,  adjoint  à  la  Fac. 
de  méd.  de  Toulouse. 

•  Pathologie  externe,  4  vol.,  par  Faure,  Ombkédan.ve,  Ciie- 

VASSU,  Schwartz,  prof,  agrégés  à  la  Fac.  de  méd.  de 
Paris,  Alglave,  chirurgien  des  hôpitaux  de  Paris. 
Caucuoix,  Mathieu,  prosecteiirs  à  la  Fac.  de  méd.  de 
Paris.  Chaque  volume .  lo  fr. 

•  Médecine  opératoire,  par  Lecène,  prof,  agrégé  à  la  Fac. 

de  méd.  de  Paris .  lo  fr. 

*  Obstétrique,  par  Fabre,  professeur  à  la  Faculté  de  méd. 

de  Lyon .  16  fr. 

II.  PATHOLOGIE  GÉNÉRALE  —  PARASITOLOGIE 

MICROBIOLOGIE -PATHOLOGIE  INTERNE  — ANATOMIE 

PATHOLOGIQUE 

•  Pathologie  générale,  par  H.  Claude  et  J.  Camus,  prof, 

agrégés  à  la  F'ac.  de  méd.  de  Paris .  12  fr. 

*  Parasitologie,  p.ar  Guiart,  prof,  à  la  Faculté  do  médecine 

de  Lyon .  12  fr. 


Microbiologie,  par  Dopter  et  Sacquépée,  prof,  agrégé 
au  Val-de-Grâce. 

PathologU  interne  (4  vol.),  par  Gilbert,  Widal,  prof,  à 
la  Fac.  de  méd.  de  Paris  :  Castaione,  Claude,  Lœper, 
Ratiiery,  prof.  agr.  à  la  Fac.  de  méd.  de  Paris; 
Garnier,  Jomier,  Josué,  Paisseau,  Ribierre,  médecins 
et  ancien  int.  des  hôp.  de  Paris  ;  Dopter,  Rouget, 
prof,  agrégés  au  Val-de-Grâce.  Chaque  volume .  10  fr. 

*  Anatomie  pathologique,  par  Aciiard  et  Lœper,  prof, 
et  agrégé  à  la  Fac.  de  méd.  de  Paris .  12  fr. 


Quatrième  examen. 

THÉRAPEUTIQUE  —  HYGIENE  —  MÉDECINE  LEGALE 
MATIÈRE  MEDICALE  —  PHARMACOLOGIE 


*  Thérapeutique,  par  Vaquez,  prof,  agrégé  à  la  Fac.  de 

méd.  de  Paris . .  10  fr. 

*  Hygiène,  pat  Macaigne,  prof,  agrégé  à  la  F'ac.  de  méd.  de 

*  Médecine  légale  {2'^  édition),  par  Balthazard,  prof,  agrégé 

à  la  F'ac.  de  inéd.  de  Paris . . .  10  fr. 

Mai  1ère  médicale  et  Pharmacologie. 

Cinquième  examen. 

I.  CLINIQUE  EXTERNE  ET  OBSTÉTRICALE 
il.  CLINIQUE  INTERNE 

Dermatologie  et  Syphlllgraphie,  par  Jeanselme,  prof,  grégé 
à  la  Fac.  de  méd.  de  Paris. 

*  Ophtalmolo^e,  par  Terrien,  prof,  agrégé  à  la  Fac.  de 

méd.  de  Paris .  12  fr. 

Laryngologie,  Otologie,  Rhinologic,  par  Sebileau,  prof, 
agrégé  à'Ia  Fac.  de  méd.  de  Paris. 

Psychiatrie,  par  Dupré,  prof,  agrégé  â  la  Fac.  de  méd.  de 
Paris  et  Camus  (P.),  médecin  des  asiles  d’aliénés. 

*  Maladies  des  Bnfants,  par  Apert,  médecin  des  iiôpitaux  de 

Paris .  10  fr. 


La  somme  des  conuaissances  exigées  de  l’étudiant  en  médecine  pour  l'obtention  du  titre  de  docteur  et  du  prati¬ 
cien  est  considérable  ;  elle  s'accroît  constamment  du  fait  des  progrès  chaque  jour  accomplis  dans  le  domaine  memcal. 

Il  n’existait  pas,  cependant,  une  collection  d’ouvrages  correspondant  exactement  aux  programmes  nouveaux 
composant  toutes  les  matières  et  rien  que  les  matières  du  doctorat  en  médecine.  Trop  de  Précis  encombrent  la  litté¬ 
rature  médicale  :  beaucoup  ne  sont  que  de  lourdes  compilations  où  l'expérience  de  l'auteur  fait  défaut. 

La  collection  de  Précis  don  la  librairie  J.-B.  Baillière  et  fils  entreprend  la  publication,  sous  l'habile  direction 
du  professeur  Gilbert,  contraste  heureusement  avec  ces  manuels  impersonnels,  bons  peut-être  pour  repasser,  mais 
incapbles  d’apprendre.  Cette  nouvelle  collection  est  faite  pour  réhabiliter  les  Précis  dans  le  monde  médical  :  ce  sont 
en  réalité  des  œuvres  originales  où  ceux-là.  mêmes  qui  enseignent  les  diverses  branches  des  sciences  médicales  résument, 
pour  le  plus  grand  profit  des  lecteurs,  leur  courSj  fruit  d’une  expérience  réfléchie  et  d’un  enseignement  travaillé.  Ils 
sont  Conçus  dans  un  esprit  utilitaire  :  pas  d'histonque  ni  de  bibliographie,  pas  de  théorie,  beaucoup  de  pratique. 

Apres  avoir  dressé  le  plan  détaille  de  la  «  Bibliothèque  du  Doctorat  »,  les  directeurs  se  sont  efforcés  de  trouver, 
pour  chaque  partie,  le  collaborateur  le  plus  nettement  désigné,  celui  qui,  de  l’aveu  universel,  parût  le  plus  capable  de 
mettre  au  point  k  somme  des  connaissances  que  doivent  posséder  l’étudiant  et  le  praticien. 

Grâce  à  l’autonté  du  directeur,  cettj  Bibliothèque  formera  un  tout  homogène  répondant  à  un  plan  mûrement 
réfléclii  ;  grâce  au  choix  des  colkborateurs,  comprenant  trente  professeurs  et  professeurs  agrégés  de  nos  Facultés  de  méde¬ 
cine  et  vingt  médecins  et  chirurgiens  des  hôpitaux  de  Paris,  elle  reflétera  exactement  l’état  actuel  des  sciences  médicales, 
et  en  particulier  l'enseignement  de  la  Faculté  de  Paris. 

De  leur  côté,  les  éditeurs  ont  tout  fait  pour  que  la  «  Bibliothèque  du  Doctorat  »  se  présentât  sous  un  aspect  capable 
de  satisfaire  les  bibliophiles  les  pins  délicats,  et  pour  qu’aucun  reproche  ne  pût  se  justifier  tant  au  point  de  vue  de 
l'impression  du  texte,  imprimé  en  caractères  neufs  sur  satin,  que  de  la  reproduction  des  figures  dessinées  ou  photogra¬ 
phiées  sous  les  yeux  des  auteurs  et  reproduites  ijar  les  procédés  les  plus  perfectionnés.  Knfin.ellc  se  présente  sous  un 
élégant  cartonnage  souple,  rouge  et  blanc. 

Les  volumes  parue  sont  précédés  d'un  astérisque. 


SOMMAIRE 


E.  Albert-Weh,.., .  —  La  physiothérapie  en  191 1 . 

Béclère .  —  Le  traitement  du  cancer  par  ia  radiothérapie . 

Louis  Wickham  et  P.  Degrais.  —  Le  radium  dans  ie  traitement  du  cancer . 

H.  Guilieminot . —  Traitement  des  fibromes  utérins  par  ia  radiothérapie . 

Th.  Nogier, .  —  Les  rayons  uitra-vioiets.  Leur  appiication  à  ia  thérapeutique  et  à  i’hygiène.. 

Dureï . —  L’exercice  physique  journalier . , . 

Libres  propos .  —  La  création  d’un  institut  d’hydrologie,  par  le  D‘'  Carnot . 

Technique  physiothérapique.  —  Les  mesures  en  électro  et  radiothérapie,  par  le  D''  Ai.bert-Weii . . 

—  —  —  L’appareillage  électrique  du  praticien,  par  le  D’’  Ai,bert-\Vkil . 

Variétés.  —  L’électrothérapie  au  xviii*  siècle,  par  le  Dr  E.  Albert-Weii . 

Diagnostic  artistique.  —  La  femme  malade,  par  Kaspar  Netscher . 

L'Intermédiaire  des  Médecins.  —  Réponse.  Accidents  dus  aux  lampes  à  vapeur  de  mercure . 

Art  et  Médecine.  —  Le  bain  de  vapeur  ou.  le  mari  gâté.  —  La  régénération  de  l’Homme  par  la  gymnastique. 

Diététique  et  cure  hydrothérapique.  —  Cure  Schrott . 

La  Médecine  au  Palais.  —  Le  massage  dans  les  accidents  du  travail.  —  Massage  et  exercice  illégal . 

Chronique  aes  livres.  —  La  gymnastique  scientifique,  par  le  Dr  de  Cha.mptassin.  —  Traitement  de  l’enté¬ 
rite  muco-membraneuse,  Jpar  le  professeur  Coaibe.  —  Le  rachitisme  et  sa  pathbgénie,  par  A.-B.  Marfan.  . . 

Nouvelles . 

La  vie  médicale . 

Cours  et  Conférences.  —  Actes  de  la  l'acidti . . . 

Thérapeutique  pratique.  —  La  douche  sous-marine,  par  le  D'  Baup.  XXVIl  —  Traitement  des  radiodermites 

radiumdermites  par  Tulcérine  Berger .  > 


Asthme,  Emphysème 
Maladies  du  cœur 
Angine  de  Poitrine 
Affections  rénales 
Hydropisies 


EUPNINE  VERNADE 

â  l’IODURE  de  CAFÉINE 
LE  PLUS  SUR  DES  DIURÉTIQUES  CONNUS 
Pas  d'intolérance  ni  d' Accidents  d’Iodlsme 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 

PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  1®^  de  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  (/"'  Décembre  au  3o  Novembre)  :  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  :  1  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  cliez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 
Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Tous  les  autres  numéros  ont  32  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 

ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX  (48  pages) 


-  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber-  Juillet . 

culose.  Août...... 

-  Physiothérapie  ;  —  physiodiagnostic. 

-  Dermatologie; — syphilis; — maladies véné-  Septembre. 

tiennes. 

-  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladies  Octobre _ 

des  reins  et  des  voies  urinaires. 

-  Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miné-  Novembre  . 


Maladies  nerveuses  et  mentales;  —  méde¬ 
cine  légale. 

Thérapeutique. 

Médecine  et  Chirurgie  infantiles  ;  —  Pué¬ 
riculture. 


raies,  climatothérapie ;  —  diététique.  Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles;  —  Pué- 
Juln .  —  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du  foie.  |  ricuhure. 

PRIMES  DE  PARIS  /MÉDICAL  (voir  le  détail  au  verso  page  II) 


—  265  — 


Nouveau  Traitement  de  la  SYPHILIS 


Benzosullone  paraamlnopbënylBrsinate  de  Bonde), 
PILUUES  (0,10  d'PIectine  par  pilule) 

Une  O  deuœ  /nlutes  par  jour  pendant  10  à  15  jours. 
GOUTTES (20 gouttes  équivalent  â  0,05  d’Hectine). 

20  à  100  gouttes  par  Jour  pendant  10  à  15  Jours. 
AMPOULES  A  (0,10  d’IIectine  par  ampoule), 
AMPOULES  B  (0,20  d’PIectine  par  ampoule) 
Injecter  une  ampoule  par  jour  /tendant  10  d  15  jours 
INJECTIONS  INDOLORES 


(Combinaison  d'Heotlne  et  de  Mercure). 


PILULES  (Par  pilule  :  Hectine  0,10;  Protoiodure  PIg  0,05; 

Ext.  Op  O.ül).  —  Une  d  2  /dluies  par  Jour. 
GOUTTES  (Par  20  gouttes  ;  Hectine  0,05;  PIg  0,01). 

20  ci  luO  gouttes  par  Jour. 


AMPOULES  B  (Par  ampoule: Hectin 


d'ffectapyre.K&BORATOIKE  d 


rt,  VILLENEUVE-LA-GARENNE  (Siiii) 


-  PRIMES  DE  PARIS  MBDICAL  - 

I.e  Succès  de  nos  Primes  est  tel,  que  nous  avons  décidé  de  continuer  nos  primes. 

Les  abonnés  d'une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  5  fois 
le  prix  de  l'abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l'ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

I.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

{Chaque  abonné  a  droit  à  ces  cinq  primes)  ; 

1“  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
Blacouk,  Instruments  de  chirurgie,  aS,  rue  Cujas,  à  Paris. 

2®  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emile 
Dupont  fils,  G.  Mathieu  fils  et  G*',  Mobilier  médical,  chirurgical  pour  malades  et  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  9,  rue  Cujas,  à  Paris. 

3®  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  100  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne,  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4”  Bons  de  remboursement  de  six  fr.  sur  un  achat  de  vingt-cinq  fr.  ou  de  douze  fr.sur  un  achat 
de  5o  fr.  de  livres  édités  par  la  librairie  J.-B.  Baillière  et  pils,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris. 

5»  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
CouDRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghicn,  à  Paris.  (Pour  avoir  droit  à  celle  prime,  il  faut 
joindre  au  prix  de  l’abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port). 

II.  Primes  offertes  en  outre  aux  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  à  une  seule  de  ces  treille  primes)  : 

1  »  Règles  plates  en  glace  de  Salnt-Qobain  verre  rouge  à  base  de  sels  d’or  (valeur  6  francs) 
offertes  par  l’Uraseptine  Rogier  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéol  du  Boucard 
(ces  deux  primes  ensemble). 

2“  Portefeuilles  offerts  par  le  Lait  Lepelletler  homogénéisé,  stériiisé  (procédés  Lécuyer),àCarentan. 

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LA  CRÉATION  D’UN  INSTITUT  D’HYDROLOGIE 
A  LA  FACULTÉ  DE  PARIS 

La  loi  sur  la  taxe  de  séjour  et  sur  les  Chambres 
(l’Industrie  thermale,  votée  par  le  l’arlcmcnt  en  1910, 
entrera  prochainement  en  application  ;  un  règle- 
ment  d’administration  publique  est,  actuellement, 
à  l’étude,  qui  fixera  les  droits  respectifs  des  munici¬ 
palités  et  des  Chambres  d’industrie  thermale,  et  qui 
permettra  d’appliquer,  à  la  mise  en  valeur  de  nos 
Stations,  les  ressources  fournies  par  la  nouvelle  taxe. 

Elevant  le  problème,  certaines  personnalités  scien¬ 
tifiques  (principalement  le  professeur  Albert  Robin, 
qui  a  fait  de  cette  question  son  œuvre  propre  et  la 
soutient,  depuis  dix  ans,  avec  une  persévérance 
inlassable,  et  divers  parlementaires  en  tête  desquels 
on  doit  citer  le  sénateur  Astier)  se  sont  préoccupéos 
du  côté  intellectuel  de  l’Hydrologie,  en  même  temps 
que  de  son  côté  économique.  Suivant  les  idées  de 
l’illustre  savant  Armand  Gautier,  elles  ont  cherché  à 
créer,  sous  le  nom  à' Institut  d' Hydrologie,  un  orga¬ 
nisme  d’étude,  capable  de  rendre  aux  Stations  hydro¬ 
minérales  d’immenses  services  en  permettant 
d’aborder,  méthodiquement,  toute  une  série  des 
(luestions  scientifiques  urgentes.  On  sait  que,  de 
l’autre  côté  du  Rhin,  s’édifie,  à  Francfort,  un  grand 
Institut  de  Balnéologie,  par  lequel  nous  ne  devons 
pas  nous  laisser  distancer, 

L’Institut  d’Hydrologie  projeté  devra  comprendre 
une  série  de  services  distincts,  car  les  Sciences  dont 
relève  l’Hydrologie  sont  multiples  par  leurs  connais¬ 
sances  et  par  leurs  techniques,  et  ne  peuvent  être 
familières  à  un  seul  travailleur,  fût-il  spécialisé  dans 
ces  questions. 

En  effet,  l’Hydrologie  s’appuie  sur  des  recherches 
de  Géologie  générale,  et  de  Techtonique  locale  fort 
précises  ;  elle  s’appuie  sur  des  recherches  fort  délicates, 
de  Physique  et  de  Chimie  physique,  relatives  à  la 
radio-activité,  à  l’ionisation,  à  la  spectroscopie;  elle 
s’appuie  sur  des  analj'ses  chimiques  minutieuses,  les 
plus  compliquées  peut-être  de  toute  la  Chimie  analy¬ 
tique;  elle  s’appuie  sur  des  recherches  relatives  à  la 
Physiologie  du  côéur,  des  vaisseaux,  des  glandes,  du 
système  nerveux  qui  ne  sont  encore  qu’à  peine  ébau¬ 
chées,  et  qui  suffiraient,  seules,  à  l’activité  de  plu¬ 
sieurs  travailleurs  suivant  leur  compétence  spéciale; 
elle  s’appuie,  enfin  et  surtout,  sur  des  recherches  cli¬ 
niques,  les  plus  importantes  de  toutes  :  car,  dans  l’état 
actuel  des  choses,  c’est,  avant  tout,  par  l’expérience 
clinique  que  l’on  peut  suppléer  à  l’insuffisance  de  nos 
connaissances  physico-chimiques  et  physiologiques. 

On  voit,  par  ces  considérations,  combien  com¬ 
plexe  et  multiple  devrait  être  la  structure  du  nouvel 
Institut  pour  mener,  parallèlement  et  synergique¬ 
ment,  à  bien  les  études  réclamées  par  nos  Stations 
hydrominérales. 

La  constitution,  qui  semble,  à’  priori,  convenir  le 
mieux  à  un  tel  Institut  est  celle-là  môme  que  l’on  a 
déjà  réalisée  à  la  Faculté  de  Médecine,  pour  les  Ins¬ 
tituts  de  Médecine  coloniale  et  de  Médecine  légale. 
Ces  Instituts,  qui  doivent,  eux  aussi,  avoir  recours 
a  des  compétences  multiples,  empruntent  leurs  ca- 


PROPOS 

dres  divers  à  des  laboratoires  différents  (bactério¬ 
logie,  parasitologie,  hygiène,  hôpital  colonial,  etc., 
pour  l’un  ;  toxicologie,  anatomie  pathologique, 
psychiâtrie,  etc.,  pour  l’autre).  On  conçoit  fort  bien, 
de  môme,  un  institut  d’IIydrologie  et  de  Climato¬ 
logie,  empruntant  ses  différents  services  aux  labo¬ 
ratoires  de  Chimie,  de  Chimie  physique,  de  Géologie, 
de  Pharmacologie,  de  Thérapeutique,  de  Clinique  thé¬ 
rapeutique,  existant  déjà  à  la  Faculté,  voire  môme  à 
la  Sorbonne  et  à  l’École  de  Pharmacie. 

Pareil  institut,  dirigé  par  les  grands  maîtres  de 
l’Hydrologie,  les  Landouzy,  les  Albert  Robin,  les 
Armand  Gautier,  les  Moureu,  pourrait,  systémati¬ 
quement,  aborder,  dans  chaque  branche,  une  série 
connexe  d’objets  d’études,  et  mener  ainsi  à  bien  un 
travail  d’ensemble,  rendu  actuellement  impossible 
par  la  diffusion  et  le  peu  de  cohésion  des  efforts. 

Cet  Institut  servirait,  d’autre  part,  à  compléter 
l’instruction  théorique  des  médecins  qui  désirent  se 
spécialiser  en  Hydrologie,  et  même  à  leur  conférer 
un  Diplôme  spécial  ;  mais  on  ne  doit  jamais  perdre 
de  vue  que  leur  instruction  pratique  ne  s’acquerra 
jamais  que  dans  les  Stations  mômes  et  par  une  longue 
expérience  clinique  des  effets  constatés  sur  les 
malades. 

Quant  à  l’Enseignement  de  l’Hydrologie  néces¬ 
saire.  au  cours  de  leur  scolarité,  pour  tous  les 
Etudiants  qui  n'ont  pas  l’intention  de  se  spécialiser 
en  Hydrologie,  il  doit  demeurer  fort  restreint.  Les 
programmes  des  autres  branches  sont  déjà  à  tel  point 
chargés  qu’ils  sont  presque  inexécutables,  et  toute 
addition  nouvelle  risquerait  de  porter  préjudice  à 
d’autres  parties,  plus  indispensables  encore,  au  futur 
Praticien.  Le  chiffre  de  10  à  15  leçons  de  Crénothé- 
rapie.  Thalassothérapie  et  Climatothérapie  représente 
celui  de  l’enseignement  actuel,  tel  qu’il  est  donné, 
chaque  année,  dans  les  Conférences  de  Thérapeutique, 
et  semble  ne  pas  pouvoir  être  sensiblement  dépassé 
sans  inconvénient,  H  suffit,  d’ailleurs,  pour  donner 
aux  futurs  médecins,  non  spécialistes,  les  notions 
d’Hydrologie  indispensables,  c’est-à-dire,  surtout, 
pour  fixer  les  indications  et  contre-indications  cli¬ 
niques  dont  chaque  Praticien  doit  s’inspirer  avant 
de  diriger,  en  connaissance  de  cause,  les  malades  vers 
les  Stations  de  cure  les  mieux  appropriées.  Il  serait, 
évidemment,  excellent  de  pouvoir  faire  connaître, 
de  visu,  à  tout  médecin,  les  principales  Stations  fran¬ 
çaises  :  mais  il  s’agit  là  d’une  œuvre  postscolaire  (ou 
de  perfectionnement),  destinée  au  Praticien  déjà 
exercé,  et  remplie,  avec  le  succès  que  l’on  sait, 
par  les  voyages  d’études  du  Professeur  Landouzy. 

En  résume,  si  l’enseignement  magistral  de  l’Hydro¬ 
logie,  commun  à  tous  les  étudiants,  ne  peut  guère 
être  plus  développé  qu’il  ne  l’est  actuellement,  il  y 
aurait,  par  contre,  un  intérêt  de  premier  ordre  à  dé¬ 
velopper  un  Enseignement  Complémentaire,  destiné 
à  former  spécialement  des  Médecins  hydrologues.  Il 
y  aurait,  surtout,  intérêt  à  outiller  richement  un 
Institut  de  Recherchés  hj’drologiques,  susceptible 
de  fournir,  aux  Stations  hydrominérales,  l’appui 
intellectuel  et  moral  qui  leur  manque,  pour  leur 
développement  scientifique.  P.  Carnot. 


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LES  MESURES  EN  ÉLECTRO  ET  RADIOTHÉRAPIE 


Les  grandeurs  qu’il  y  a  lieu  de  mesurer  dans  toutes  les 
applications  de  l’électricité  sont  la  résistance,  la  force 
électromotrice,  l’intensité,  la  capacité,  le  travail  électri¬ 
que  :  pour  faire  ces  mesures,  l’on  a  adopté  des  unités  que 
l'on  a  rattachées  au  système  général  qui  comprend  le  cen¬ 
timètre  comme  unité  de  longueur,  la  masse  du  gramme 
comme  unité  de  masse,  la  seconde  sexagésimale  comme 
unité  de  temps  et  qui  est  connue  sous  le  nom  de  système 
C.  G.  S. 

La  résistance  se  mesure  en  ohms  ;  un  ohm  est  la 
résistance  d’une  colonne  de  mercure  de  io6  centimètres  de 
longueur  et  de  i  millimètre  carré  de  section. 

L’intensité  se  mesure  en  ampères  ;  un  ampère  est  l’in¬ 
tensité  d’un  courant  qui,  traversant  une  solution  d’azo¬ 
tate  d’argent,  y  dépose  oif, 001118  d’argent  par  seconde  ; 
le  milliampère,  millième  partie  de  l’ampère,  sert  d’unité  en 
électrothérapie. 

La  force  électromotrice  ou  ia  différence  de  potentiel 
se  mesure  en  volts;  un  volt  est  la  force  électromotrice  qui 
soutient  un  courant  d’un  ampère  dans  un  circuit  dont  la 
résistance  est  un  ohm. 

La  quantité  de  courant  se  mesure  en  coulombs  ;  un 
coulomb  est  la  quantité  d’électricité  qui  traverse  dans  une 
seconde  la  section  d’un  conducteur  parcouru  par  un 
courant  d’uu  ampère. 

La  capacité  se  mesure  en  farads  ;  un  farad  est  la  capa¬ 
cité  à  laquelle  un  coulomb  communique  un  potentiel 
d’un  volt. 

La  puissance  électrique  se  mesure  en  watts;  un  wattest 
égal  au  produit  d’uu  ampère  par  im  volt. 

En  pratique  électrothérapique,  les  mesures  indispen¬ 
sables  à  faire  varient  suivant  la  natiure  des  modalités 
de  l’énergie  électrique  utilisées. 

Courante  >ntlnu  «u  galvanique. — Les  mesures  qui 
caractérisent  une  application  sont  les  mesures  de  l’in¬ 
tensité  et  les  mesures  de  la  différence  de  potentiel  aux 
portes  d’entrée  et  de  sortie  du  courant  dans  l’organisme. 

intensité  se  mesure  au  moyen  du  milliampéremètre  ; 
la  di'gérence  de  potentiel  se  mesure  au  moyen  du  voltmètre. 

C  'urants  far^^diquea.  —  En  pratique,  on  mesure  la 
valeur  du  flux  d’induction,  en  repérant  l’enfoncement  de  la 
bobine  secondaire  sur  la  bobine  primaire.  Mais  cette 
mesure  ne  donne  que  des  indications  toutes  relatives. 

Une  mesure  meilleure  serait  la  mesure  de  l'intensité 
moyenne  du  courant  circulant  dans  le  secondaire  :  mais 
jusqu’à  présent  l’appareillage  construit  par  la  maison 
Gaiffe  à  cet  effet  n’a  point  été  vulgarisé. 

Courants  oscillatolrr s,  ondulatoires,  alterna¬ 
tifs,  s'ius  û'daux,  tri  (hasés.  —  Les  mesures  qui 
caractérisent  les  applications  de  courants  oscillatoires 
sont  les  mesures  du  nombre  des  alternances,  les  mesures 
de  l’intensité  efficace  du  courant  utilisé. 

La  période  d’un  courant  alternatif  produit  par  une 
dynamo  est  le  temps  mis  pour  accomplir  deux  variations  de 
sens  inverse  ;  la  fréquence  est  le  nombre  des  périodes  en 
une  seconde.  La  fréquence  se  mesure  à  l’aide  d’im  tachy- 
mètre  ou  indicateur  de  vitesse  qui  donne  le  nombre  des 
révolutions  de  là  dynamo  par  miité  de  temps. 

h'intensité  efficace  d’un  courant  alternatif  est  l’intemsité 
qui  devrait  être  celle  d’un  courant  continu  pour  produire 
dans  l’unité  de  temps,  dans  le  même  circuit,  une  quan¬ 
tité  de  chaleur  égale  à  celle  que  produit  ce  courant  alter¬ 
natif  ;  elle  se  mesure  au  moyen  d’un  milliampéremètrc- 
thermique. 

Cou  -ants  Iranklinlques.  —  Les  mesures  qui  carac- 
tériænt  les  applications  frankliuiques  sont,  au  moins  en 
clinique  courante,  des  plus  rudimentaires. 

Un  anémomètre,  placé  en  regard  d'une  pointe  fixée  à 
l’un  des  pôles  de  la  machine  statique,  tourne  sous  l’in¬ 
fluence  du  vent  échappé  de  cette  pointe  et  sa  vitesse  est 
proporüonnelle  à  l’intensité  de  ce  souffle  :  par  la  mesure 
de  la  vitesse  de  rotation,  l’on  peut  donc  connaître  le  débit. 

La  tension  de  l’électricité  fournie  par  la  machine  est  la 


différence  de  potentiel  entre  les  deux  boules  polaires.  Des 
tables  ont  été  établies  par  MM.  Baille  et  Blondlot  pour 
faire  connaître  la  différence  de  potentiel  qui  correspond 
à  une  étincelle  déterminée. 

Courants  frankJniqnes  induits.  —  h’intensité 
efficace  du  courant  utilisépeut  être  mesurée  parun  tnilliam- 
péremètre  thermique. 

Courants  alternatifs  de  haute  fréquence  et  de 
haute  tension.  —  Les  applications  de  cornants  alter¬ 
natifs  de  haute  fréquence  et  de  haute  tension  peuvent 
être  mesurés  indirectement  par  la  notation  du  voltage  et  de 
l’ampérage  du  courant  qui  traverse  le  circuit  primaire  du 
transformateur. 

La  mesure  directe  qui  peut  contribuer  à  caractériser 
toutes  les  applications  est  la  mesure  de  la  fréquence  du 
courant  ;  elle  se  fait  avec  le  fréquencemètre  F errié  Gaiffe 
ou  avec  Vondemètre  Tissot  ;  elle  est  peu  employée  en 
clinique.  La  mesure  directe  qui  ne  peut  caractériser  que 
les  applications  sur  le  lit  condensateur  ou  les  applications 
directes  en  dérivation  sur  le  petit  solénoïde,  est  la 
mesure  de  l'intensité  efficace  ;  elle  se  fait  au  moyen  d’un 
nulhampèremètre  thermique  gradué  de  o  à  2.000  ou  4.000 
milliampères. 

La  mesure  directe  qui  caractérise  les  applications 
d’auto-conduction  est  la  mesure  du  flux  magnétique  créé 
par  la  haute  fréquence.  Elle  se  fait  à  l’aide  du  mesureur 
d’induction  de  Doumer. 

RayonsX,  —  Dans  les  applications  radiothérapiqi  es, 
la  mesure  du  voltage  et  de  l’ampérage  du  courant  primaire, 
la  mesure  du  milliampérage  du  courant  qui  circide  dans  le 
circuit  du  tube  constituent  des  mesuresindirectes  qui  sont 
utiles  à  connaître  et  peuvent  contribuer  à  caractériser  une 
installation  donnée  et  un  tube  donné  :  elles  se  font  au 
moyen  du  voltmètre,  de  l’ampèremètre,  et  d’un  milliam- 
pèremètre  spécial.  Il  en  est  de  même  du  spiniet  mètre  qui 
sert  à  évaluer  la  résistance  du  tube  au  passage  du  courant. 

Les  mesures  directes  sont  celles  qui  sont  faites  sur  les 
radiations  elles-mêmes  ;  elles  sont  de  deux  sortes  :  celles 
destinées  à  déterminer  la  qualité  des  radiations,  celles 
destinée.s  à  déterminer  la  quantité  des  radiations. 

La  qualité  des  radiations  X  se  mesure  directement  avec 
le  radiochromomètre  de  Benoist  {instrument  basé  sur  ce 
principe  qu’étant  donnés  deux  corps  de  poids  atomiques 
différents,  le  rapport  de  transparence  devant  les  rayons  X 
de  ces  deux  corps  varie  avec  le  pouvoir  de  pénétration 
des  rayons  émis)  ;  avec  l’échelle  de  Walther,  le  cryptora- 
diomètre  de  Wchnelt,  ou  avec  le  radioscléromètre  de  Vil- 
lard-  mais  ce  dernier  instrument  ne  constitue  encore 
qu’un  appareil  de  laboratoire. 

La  quantité  des  rayons  X  peut  être  mesurée  en  évaluant 
soit  leurs  effets  électriques,  soit  leurs  effets  colorants  et 
chimiques,  soit  leurs  effets  fluorescents. 

Les  appareils  qui  mesurent  les  effets  électriques  sont 
le  quantitomètre  de  Villard,  et  le  radio-intensimètre  de 
Luraschi  :  le  premier  n’est  encore  qu’un  appareil  de  labo¬ 
ratoire  ;  le  deuxième,  manquant  de  constance,  ne  peut 
être  employé. 

Les  appareils  qui  mesurent  les  effets  chimiques  ou 
colorants  sont  :  le  chromoradiomètre  Holzknecht,  le  radio- 
mètre  Sabouraud-Noiré,  le  chromoradiomètre  Bordier,  le 
quantitomètre  Kienbock,  le  quantitomètre  Schwarz,  le  radio- 
mètre  Sabouraud-Noiré,  perfectionné  par  Holzknecht.  En 
I<'rance  ou  utilise  généralement  le  radiomètre  Sabou¬ 
raud-Noiré  ;  l’unité  de  quantité  généralement  employée 
est  l’unité  H,  imaginée  par  Holzknecht  et  qui  correspond 
à  la  quantité  de  rayons  nécessaire  pour  faire  virer  le  sel 
réactif  de  la  teinte  1  à  la  teinte  2. 

L’appareil  qui  mesure  la  fluorescence  produite  par  les 
rayons  X  sur  un  écran  de  platinocyanurc  de  baryum 
par  comparaLson  avec  une  plage  luminescente  prise  comme 
étalon  est  le  quantitomètre  fluorométrique  de  Guilleminot. 

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TECHNIQUE  PHYSIOTHÉRAPIQUE 

L’APPAREILLAGE  ÉLECTRIQUE  DU  PRATICIEN 


Les'modalités  de  l'énergie  électrique  que  tout  méde¬ 
cin  peut  avoir  très  souvent  à  utiliser  dans  sa  pratique 
courante  sont  le  courant  continu  ou  galvanique  et  le 
courant  induit  ou  faradique. 

Définition.  —  Le  courant  continu  ou  galvanique  est  le 
courant  produit  par  des  piles,  des  accumulateurs  ou  les 
machines  dynamos  à  courant  redressé  qui  ser\’ent  à 
l’éclairage  des  villes. 


Batterie  de  piles  avec  réducteur  de  potentiel. 


Le  courant  induit  ou  faradique  est  le  courant  déve¬ 
loppé  dans  un  fil  de  cuivre  bien  isolé  enroulé  sur  une 
bobine,  engainant  une  autre  bobine  recouverte  d’un  fd, 
également  isolé  traversé  par  un  courant  de  pile  interrom¬ 
pu  et  rétabli  rythmiquement. 

Appareils  produotenrs.  —  Les  appareils  producteurs 
diflèrent  suivant  qu’il  s’agit  d’un  appareillage  fixe  ou 
i’un  appareillage  transportable. 


Appareil  faradique  à  chariot  à  interrupteur-levier. 


%  I.  APPAREILS  TRANSPORTABLES.  —  Le  plus 
pratique  des  appareils  galvaniques  transportables  est  une 
batterie  de  piles  de  trente  à  quarante  éléments  ;  les  batte¬ 
ries  destinées  à  l’usage  médical  ont,  pour  la  plupart,  des 
pôles  formés  de  lames  de  zinc  et  de  charbon  ;  divers  liquides 
excitateurs  ont  été  employés,  mais  le  meilleur  est  la 
solution  do  bisulfate  de  mercure  :  les  piles  doivent  être 
à  liquide  immobilisé,  c'est-à-dire  être  inversables;  les 


constructeurs  emploient  dans  ce  but  divers  dispositifs 

La  graduation  du  courant  est  faite  soit  au  moyen  d’un 
collecteur  qui  introduit  une  à  une  les  piles  dans  le  circuit 
d’utilisation,  soit  au  moyen  d’un  réducteur  de  potentiel, 
c’est-à-dire  d’une  résistance  placée  entre  les  deux  pôles  de 
la  batterie  :  le  circuit  d’utilisation  est  alors  une  dériva¬ 
tion  prise  sur  cette  résistance  et  la  graduation  se  fait 
par  le  déplacement  d’un  curseur  mobile. 

Un  appareil  faradique  est  constitué  par  deux  parties  : 
Yinducteur  dans  le  circuit  duquel  se  trouve  l’interrupteur, 
et  l’induit  sur  lequel  on  fixe  les  fils  se  rendant  au  malade. 
Un  bon  appareil  faradique  destiné  comme  il  en  est  pres¬ 
que  toujours  ain.si  aux  applications  excitomotrices  doit 
avoir  un  interrupteur  lent  et  une  bobine  induite  à  très 
gros  fil.  L’appareil  transportable  est  constitué  par  une 
boîte  renfermant  dans  sa  partie  inférieure  deux  piles 
sèches  qui  servent  à  produire  le  courant  allant  dans  la 
bobine  primaire  et  l’interrupteur  ;  un  des  meilleurs 
interrupteurs  utilisables  en  clinique  est  l’interrupteur  à 
levier  qui  permet  d’ailleurs  de  donner  des  interruptions 
lentes  et  des  interruptions  rapides  suivant  la  position 
que  l’on  donne  au  bras  de  levier. 


Appareil  à  faradisation  et  à  galvanisation. 


La  graduation  du  courant  se  fait  en  engainant  plus 
ou  moins  la  bobine  secondaire  sur  la  bobine  primaire. 

On  peut  placer  dans  la  même  boîte  l’appareil  à  cou¬ 
rant  galvanique  et  l’appareil  à  courant  faradique;  on  a 
ainsi  un  matériel  qui  a  moins  d’encombrement  et  grâce  au 
combinateur  de  Watteville  dont  sont  munies  ces  boîtes, 
l’on  a  un  appareillage  qui  permet,  sans  changer  les 
connexions  des  fils  reliés  au  malade,  de  passer  d’une 
application  galvanique  à  une  application  faradique  ou 
d’appliquer  les  deux  courants  à  la  fois. 

g  2.  APPAREILS  FIXES.  -  -  L’appareillage  galvanique 
fixe  est  constitué  par  une  batterie  de  grands  éléments 
Leclanché,  munis  d'un  collecteur  ou  d’un  réducteur  de 
potentiel.  Mais  dans  le  cas  où  l’on  peut  disposer  du  cou¬ 
rant  continu,  destiné  à  l’éclairage  d’une  ville,  un  réduc¬ 
teur  de  potentiel  disposé  sur  cette  canalisation  de  courant 
constitue  un  poste  préférable.  Ce  réducteur  peut  être 
constitué  par  une  lampe  à  Incandescence  et  une  résis¬ 
tance  à  fils  de  ferro-nickel  ou  simplement  par  une  résis¬ 
tance  à  fils  de  ferro-nickel  de  dimensions  plus  considérables. 
Ces  résistances  peuvent  être  disposées  sur  une  table, 
un  pupitre  ou  sur  unjtableau  mural  de  bois  ou  de  ma  rbre 
Dans  le  cas  où  l’on  ne  peut  disposer  que  du  courant 
alternatif  destiné  à  l’éclairage,  on  utilise  ce  courant  pour 
charger  une  batterie  d’accumulateurs  (vingt  à  trente  de 
petit  modèle)  en  arrêtant  une  des  alternances  du  cou¬ 
rant  avec  une  soupape  Nodon  ou  tout  autre  dispositif  in- 


—  261  — 


—  VIII  — 


PRODUITS  PHYSIOLOGIQUE^ 

A.  DE  MONTCOVRT 


KXTHAIT 

Gastrique 

MONCOUR 

HypopeDsle 

fil!  spMrullties 

dasiesàOsr.m 

De  4  ù  1(1  splAérulinco 

K^tLTHAinr 

Hépatique 

MONCOUR 

Maladies  du  Foie 
Dlahète  par  anhepaihle 

En  sphénilines 

(io'*.»  il  a»  o/ffr. 
en  doses  de  /J?  pr. 

En  supposilaii'es 

Jns(^  il  3  pr. 
Ile  i  à  de  spWmli“M  p.  jour 
De  1  S  1  supposiloires  — 

KKTR.%IT 

Pancréatique 

MONCOUR 

Diahete 

parhyperhepaile 

En  splwrulines 

dosées  à  30  cjgr. 
En  supposilojivs  ^ 

le  S  ù  dll  5pliéruline.s  p.  joui 
le  1  à  i  suppositoires  — 

KXTHAIV 

ENTStO-PAHCËATiaDE 

MONCOUR 

Allectiousiuieslloales 

Tronhles 

dyspeptiques 

En  spMruUnes 

dps^s  à  25  clor. 
De  1  8  4  eph'nilines 
par  jour. 

KULTttAlV 

Intestinal 

MONCOUR 

Constlpailou 

Enierlie 

ffluco-memhraoeuse 

En  sphérulincs 

doséM  à  30  cjgr. 
De  S  à  U  rphériiliucs 

K^Tn.%i'r 
de  Bile 
MONCOUR 

Clquas  hépatiques 
Lithiase 

ictère  par  rétention 

En  sphintin  s 

dosées  à  tO  ejÿv. 

1  KlkTiSAlT 

Rénal 

MONCOUR 

lusulllsance  rCnale 
Alhumhiurle 
Kephrltes,  Drénile 

Kn  spht'rufines 

(losdcs  à  iô  cjgr.  | 

par  jour  | 

.  COBl*» 

Thyroïde 

MONCOUR 

Myxoedéiue.  Ohesite 
Arrêt  de  croissance 
rihrOmss 

En  sjiWnimifV"’^"’' 
doséesJJS  e/ff,..  | 
Ile  d  à  L  lionbons  par  |our' 
Ile  1  à  6  sphérulincs  —  j 

i>oi;»nii  1 

Ovarienne 

MOI^UR 

Aménorrhée  ^ 

Dysménorrhée 
Ménopausé  i 

:  Keurasihenle  (emlulne 

En  sphérulincs 

dosées  à  30  cigr. 

ALTIIRH 

Préparations 

MONCOUR 

Extrait 

i  de  Muscle  lisse 
Extrait 

de  Muscle  strié 
Moelle  osseuse 
Myocardina 
Poudre  surrénale 
Thymus,  etc.,  etc. 

IC  50  délimnl  que  sur  preicripliou  médicale. 


jK  Usine  et  Bureaux  ;  9,  rue  Méchain,  Paris  (14') 

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APPAREILS  ÉLECTRO-MÉDICAUX 


Radiographie  Intensive  sur  tous  courants 

avec  et  sans  interrupteurs 

Diathermie  a  Tissus  Chauffants 

ÉLECTRO-MÉCANOTHERAPIE 

Arthromoteur  général  du  D' G.  BIDOU 

§erues  mensuelles  enrayées  giaiaitemeat  sut  demande  aux  lecteuis  de  SéëiS.  MS§iQéM  j 


-  IX  - 


TECHNIQUE  PHYSIOTHÉRAPIQUE  [Suite) 


dustriel  du  même 
genre.  Le  courant  de 
la  batterie  d'accu¬ 
mulateurs  est  gra¬ 
dué  au  moyen  d’un 
réducteur  de  poten¬ 
tiel  disposé  .sur  un 
tableau  mural. 

L'appareil  fara¬ 
dique  fixe  peut  Être 
le  même  que  l’appa¬ 
reil  transportable  ; 
mais  en  général  on 
le  prend  plus  robuste 
et  les  bobines  secon¬ 
daires  ne  sont  jilus 
enfennées  en  une 
boîte  ;  il  est  la  ])lu- 
]3art  du  temps  asso¬ 
cié  à  l’ajipareil  gal¬ 
vanique  fixe  ;  quand 
appareil  galva 


lique  ii 


titné  par  un  tableau 
mural,  branché  sur 
un  secteur  de  ville, 
l’appareil  faradique 
est  au  bas  du  ta¬ 
bleau,  et  le  pri-  'J'ableau  pc 

maire  est  alimenté 
]iar  une  dérivation  prise  sur  le  courant  de  ville. 

Appareils  de  mesure.  ■ —  Tout  appareil  à  courant  cou 
tinu  doit  être  muni  d’un  milliamiièremètre  apériodique  : 
ce  milliampêremètre  <loit  être  shnntà  pour  tpie  par  un 
simple,  mouvement  de  clé  le  même  cadran  puisse  servir  à 
mesurer  l’intensité  de  o  à  15  milliampères  ou  de  o  à  150 


4"  Deux  électro¬ 
des  en  charbon  re¬ 
couvertes  de  peau 
de  chamois,  ayant  la 
forme  d’une  poignée. 

5"  Une  sonde  de 
Iloudet  de  Paris 
souple  pour  le  lave¬ 
ment  électrique. 

O-  Une  série 
d'électrodes  intra- 
utérines  de  diverses 
grosseurs  (les  meil¬ 
leures  sont  les  son¬ 
des  en  cuivre  rouge 
en  forme  d’hysté- 
romètre  :  le  courant 
y  est  amené  au 
moyen  d’un  ]ietit 
dis])Ositif  apjielé 
électrodophore) . 

7''  Une  série  d'é¬ 
lectrodes  intra-uré- 
rales  à  olive  (modèle 
Newman),  à  cylin¬ 
dre  métalli<iue  (mo¬ 
dèle  Piordier). 

8»  Des  aiguilles 
à  électrolyse  en 
])latine  sans  vernis 
!  recouvertes  jusqu’à 
'un  vernis  isolant. 
Remaraues  pratiaues.  —  Quand  un  appareil  semble  ne 
pas  fonctionner,  il  faut  toujours  vérifier  les  fils  conduc¬ 
teurs  :  les  fils  sont  souvent  rompus  à  l’endroit  où  la 
goupille  est  soudée  au 


Clé  de  Courtade. 

milliampères.  Le  courant  faradique  est  mesuré  par  le 
repérage  du  point  d’enfoncement  de  la  bobine  secondaire 
sur  la  bobine  primaire. 

Appareils  combinateurs  ou  renverseuis.  —  Tout  poste 
galvanique  et  faradique  sera  muni  de  manettes  pour  le 
renversement  du  courant  et  d’un  combinateur  deWattevillc. 

Tout  poste  galvanique  et  faradique  destiné  à  être 
utilisé  pour  l’électrodiagnostle  doit  être  muni  d’une  clé  de 
Courtade  qui  pennet  de  lancer  le  courant  galvanique  dans 
un  sens,  ou  dans  le  sens  inverse  d’une  façon  brusque  et 
instantanée.  Dans  les  installations  fixes,  cette  clé  fait 
partie  du  tableau  mural  ;  dans  les  installations  trans¬ 
portables,  cette  clé  peut  être  reliée  aux  appareils  pro¬ 
ducteurs  par  des  fils  souples. 

Appareils  d’application.  — Les  appareils  destinés  à  cons¬ 
tituer  les  portes  d’entrée  du  courant  galvanique  ou  du 
courant  faradique  dans  l’organisme  sont  les  électrodes. 

Les  électrodes  nécessaires  pour  les  interventions  de  la 
pratique  courante  sont  : 

1“  Trois  ou  quatre  électrodes  formées  d’une  lame  d’étain 
de  10  cent,  sur  10  environ,  recouvçrte  d’un  feutre  de  2  cent, 
d’épaisseur,  la  débordant  largement  ou  mieux  de  doubles 
du  tissu  connu  sous  le  nom  de  tissu  de  Leduc  ; 

2"  Quatre  plaques  d’étain  destinées  à  amener  le  courant 
dans  des  bacs  remplis  d’eau  ou  de  solutions  médicamen- 
teusesdans  lesquelleslepatient  peut  plonger  ses  membres; 

3»  Une  série  de  tampons  pour  l’électro-diagnostic. 


conducteur. 

Si  cette  vérification  a . 
montré  que  les  fils  étaient 
incriminés  à  tqrt,  il  faut 
vérifier  les  contacts  et 
ensuite  les  fils  de  liaison 
des  diverses  piles  ipiand 
l’appareil  qui  ne  fonc¬ 
tionne  pas  est  la  batterie 
de  piles  :  par  suite  des 
vapeurs  acides  et  du  grim- 
pement  des  sels  qui  sur¬ 
viennent  même  dans  les 
piles  les  plus  étanches, 
certains  fils  de  liaison  peu¬ 
vent  être  rongés  ;  il  suffit 
de  les  remplacer  pour  que 
le  courant  passe  facile¬ 
ment  ;  pour  pouvoir  faire 
ce  remplacement,  il  faut 
évidemment  n’employer 
que  des  batteries  à  fils  de 
liaison  bien  visibles. 

Si  le  courant  d’une  bat¬ 
terie  de  piles  passe,  mais 
si  l’intensité  maxima  que 

cette  batterie 
baisse,  il  y  a  lieu 
de  nettoyer  les 
piles,  de  gratter 
les  zincs  qui  sont 
encroûtés,  d’en¬ 
lever  les  dépôts 
de  sels  et  de  re- 


pour 

quide  excitateur  Sonde  pour  électro¬ 
neuf.  le  lavement  lyse  de  Electrode  intra-utérine 

Alberx-Weil.  électrique.  l’urètre,  et  électrodophore. 


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LABORATOIRES  LOGEAIS 


_ 

^OojfJ^SANTE  SYNERGIE 

^  AFFECTIONS 


—  XI  — 


VARIÉTÉS 


gue  :  le  livre  de  ce  dernier  (De  la  guérison  de  la  paralysie 
par  l'électricité)  est  très  documenté  et  déjà  plein  de  polé¬ 
miques;  l'abbé  Sans  s’y  plaint  de  la  concurrence  que  lui 
fait  Sigaud  de  la  Fond  et  des  épithètes  injurieuses  dont 
il  l'accable  ;  Sigaud  de  la  Fond  nous  apparaît  d’ailleurs 
à  distance  comme  un  professeur  de  physique  fort  dis¬ 
tingué  ;  et  les  obsen’-ations  de  paralytiques  guéris  qu’il 
rapporte  en  son  Précis  historique  et  expérimental  des  phé¬ 
nomènes  électriques  (1781)  paraissent  assez  bien  commen¬ 
tées. 

En  1780,  l’abbé  Bertholon  publia  un  traité  très  remar¬ 
quable,  quoique  déjà  trop  enthousiaste,  sur  l’électricité 
du  corjis  humain  dans  l’état  de  santé  et  de  maladie.  11  y 


I  impression  de  souffle,  les  aigrettes,  les  étincelles  et  la 
commotion.  On  n’applique  pas  très  difléremment  l’élec¬ 
tricité  statique  à  l’heure  actuelle. 

Tibère  Cavallo,  en  1777,  dans  son  traité  complet  d’élec¬ 
tricité  que  l’abbé  deSilvestre  traduisit  en  français,  exposa 
très  minutieusement  la  technique  des  séances  électriques; 
il  recommandait  déjà  de  ne  jamais  employer  un  degré  de 
force  qui  puisse  les  rendre  désagréables  ou  fatigantes. 
Mazars  de  Cazeles,  de  1780  à  1792,  dans  plusieurs  longs 
mémoires,  rapporta  l’histoire  de  quarante-deux  malades 
çiue  l’électricité  avait  guéris  ou  notablement  soulagés  : 
il  convient  même  d’ajouter  que  l’autorité  d’Esquirol 
sanctionna  ces  bons  résultats,  car  plusieurs  de  ces  malades 
avaient  été  en  même  temps  vus  par  ce  grand  clinicien. 

Eonnefoy,  Mauduyt,  Uresson,  Van  llameveld,  vers  la 
mêmeépooue,en  1 780,  publièrent  des  livres  intéressants  qui 
attestent  la  vogue  que  prenait  la  thérapeutique  élec¬ 
trique  :  et  enfin,  en  1782,  le  Dr  Jean  Paul  Marat,  dont  la 
postérité  conserve  le  nom  à  d’autres  titres,  publia  un 
mémoire  sur  l’électricité  médicale  que  l’Académie  royale 
des  Sciences,  belles-lettres  et  arts  de  Eouen  couronna  en 
1783.  Dans  ce  livre  se  révèle  déjà  le  tempérament  com¬ 
batif  de  Marat  :  maintes  fois  il  se  livre  à  des  attaques  vio¬ 
lentes  contre  l’abbé  Bertholon  qui  lui  paraît  avoir  émis 
des  idées  fausses.  Aussi  l'Académie,  en  lui  donnant  le  prix, 
émet  pourtant  cette  critique  :  «  En  donnant  le  prix  à  ce 
mémoire  qui  le  mérite  à  tant  de  titres,  l’Académie  a  re¬ 
gretté  que  l’auteur  n’ait  pas  mis  plus  d’aménité  dans  ses 
termes,  en  réfutant  l’opinion  d’un  homme  estimable 
adopté  par  neuf  compagnies  savantes  qui  presque  toutes 
ont  couronné  ses  elforts...  n 

Dans  ce  livre,  se  révèle  aussi  une  sensibilité  verbale 
qu’on  110  pensait  pas  devoir  rencontrer  chez  Marat:  pour 
se  rendre  comjite  comment  des  commotions  électriques 
trop  fortes  peuvent  détruire  le  jeu  des  fonctions  nonnales, 
l’auteur  .se  résout  à  expérimenter  .sur  des  animaux  : 

II  Peut-être,  dit-il  trouvera-t-on  que  c’est  payer  bien  cher 
des  connaissances  physiologiques  de  les  acquérir  aux 
dépens  de  la  pitié.  Mais,  sans  le  plus  vif  désir  d’être  utile 


statique,  marat 

La  découverte 

de  l’électricité  animale  par  Galvani  en  1789,  les  recher¬ 
ches  de  de  Humboldt  en  1795  et  la  découverte  de  la  pile 
de  Volta  marquent  l’aurore  d’une  autre  période  de  l’his¬ 
toire  de  l’électrothérapie,  celle  qui  s’est  déroulée  pen¬ 
dant  tout  le  xix”  siècle. 

Albert-Weil. 


L’ÉL€CTROTHÉRAPIE  AU  XVIII'  SIÈCLE 

La  propriété  que  possède  l’ambre  frotté  d’attirer  les 
corps  légers  était  connue  des  Grecs  :  Thalès  de  Milet,  l’un 
des  sept  Sages  delà  Grèce  la  signale  six  cents  ans  avant  J  ésus- 
Christ  et,  plus  de  deux  siècles  plus  tard,  Ty  rtame,  disciple 
d’Aristote,  et  Strabon  et  Plutarque  ensuite  remarquent 
les  mômes  phénomènes.  Mais  après  eux  nul  physicien 
ne  parla  de  ces  faits  pendant  plus  de  quinze  cents  ans  :  ce 
n’est  qu’au  début  du  xvii»  siècle  que  l’électricité  fut  vrai- 


anglais  des  plus  distingué,  Guillaume  Gilbert,  né  à'Glo- 
cester  et  mort  à  Londres  en  1603,  que  ses  découvertes 
dan.s  ce  champ  neuf  et  inculte  ont  fait  à  juste  titre  appeler 
le  père  de  l’électricité  moderne. 

Après  G.  Gilbert,  plusieurs  célèbres  philosophes  entre- 
jirirent  d’étudier  les  faits  curieux  qu’il  avait  signalés  ;  et 
c’est  ainsi  que  nombre  de  connaissances  nouvelles  furent 
ÿes  à  Bacon,  à  Boyle,  à  Otto  de  Guericke,  à  Newton,  à 
Hauwksbée  surtout.  En  1745,  se  fit  la  fameuse  décou¬ 
verte  de  la  bouteille  de  Leyde,  selon  les  uns,  par  Kliest, 
chanoine  de  la  cathédrale  de  Commin.  selon  les  autres,  plus 
nombreux,  par  Cunéus  et  Muschenbroek. 

Dès  ce  moment,  l’électricité  fut  appliquée  à  la  médecine 
et  c’est  de  1744  que  date  la  première  intervention  élec- 
trothérapique:  elle  est  due  àKratzenstein.Mais  Kratzens- 
tein  n’utilisait  que  l’électricité  par  conductibilité.  Le 
premier,  en  1745,  l’abbé  Nollet,  membre  de  l’Académie 
royale  des  sciences,  professeur  de  physique  expérimen¬ 
tale  au  Collège  de  Navarre,  imagina  une  machine  statique 
a  frottement,  utilisable  facilement,  et  sut  isoler  un  patient 
■sur  un  plateau  supjiorté  par  des  cordelettes  de  soie  et 
tirer  de  son  corps  des  étincelles.  Nollet  fit  une  série  très 
nombreuse  de  publications;  un  Essai  sur  l'électricité  des 
corps,  des  Recherches  sur  les  causes  particulières  des  phé¬ 
nomènes  électriques  et  sur  les  effets  mdsibles  ou  avantageux 
qu  on  peut  en  attendre,  des  Lettres  sur  l'électricité,  des  Le- 
de  physique  expérimentale, etc.  ;  ces  ouvrages  relatant 
des  faits  fort  curieux  firent  connaître  des  appareils  entiè¬ 
rement  nouveaux,  eurent  une  énorme  influence  et  susci- 
tèrentles  recherches  d’autres  savantset  d’autres  médecins’; 
aussi  est-il  tout  à  fait  juste  de  considérer  l’abbé  Nollet 
tomme  le  promoteur  de  l’électrothérapie. 

En  1748,  Jallabert  publia  un  livre  fort  intéressant.  Il 
y  rapportait  ses  expériences  sur  l’action  de  l’électricité 
stahqne  sur  la  vitesse  et  la  tension  du  pouls  et  une  obser¬ 
vation  de  paralysie  du  bras  chez  un  serrurier  complète- 
meiu  guéne  par  des  commotions  et  des  étincelles.  En  1749, 
de  ^uvages,  en  1766  Schoelïer,  en  1771,  l’abbé  Sans 
guérirent  nombre  de  iiaraly.sies  par  une  méthode  analo¬ 


—  265  — 


-  XII 


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DIAGNOSTIC  ARTISTIQUE 


LA  JEUNE  MALADE  ET  SON  MEDECIN 
Par  KASPAR  NETSCHER 

Ce  tableau  appartient  à  la  Galerie  royale  de  Dresde. 

Nous  prions  nos  lecteurs  de  nous  adresser  le  diagnostic  de  l’affection  dont  doit  être  atteinte  cette  jeune  malade. 


DIAGNOSTIC  ARTISTIQUE 

Réponse. 

La  douleur  de  Adriaan- 
Brouwer. 

Eu  examinant  attentivement  cette 
gravure  (Voy.  Paris  Médical,  ii"  6)  et 
bien  que  l’image  ne  donne  pas  toutes 
les  indications  de  la  couleur,  nous 
remarquons  que  le  barbier-cliirurgien 
après  avoir  incisé  cette  tumeur  de 


l’épaule  est  occupé  à  en  faire  le 
curettage. 

On  peut  hésiter  entre  un  lipome 
et  un  Kyste  sébacé.  Ee  lipome  est 
peu  douloureux,  ne  suppure  pas,  et 
est  souvent  très  vasculaire  ;  or  il 
y  a  peu  d’écoulement  de  sang  à  ce 
qu’il  me  semble.  J’inclinerais  plutôt 
pour  un  kyste  sébacé  situé  à  la 
partie  supérieure  de  l’épaule  et  qui 
a  pu  s’enflammer  et  suppurer  par 
traumatisme  répété  ;  c'est  un  ouvrier 


qui  portait  par  exemple  des  far¬ 
deaux  sur  cette  épaule,  ou  la  courroie 
d’un  sac,  car  certains  ouvriers  gau¬ 
chers  portent  sur  cette  épaule. 

Apres  avoir  incisé,  le  chirurgien 
curette  les  parois  avec  un  instrument 
qui  m’a  tout  l’air  d’être  une  petite 
cuillère  et  le  patient  n’osant  bouger 
de  crainte  de  gêner  son  .opérateur 
exprime  ses  sentiments  par  une  hor¬ 
rible  grimace. 

D.  Mieuekt. 


L’INTERMÉDIAIRE  DES  MÉDECINS 


Accidents  dus  aux  lampes  à  vapeur  de  mercure 

(  Réponse) 

Voici  ce  que  j'ai  constaté  sur  moi-même  dans  les 
hrùlures  par  les  rayons  ultra-violets  produits  par  une 
ïambe  de  quartz  à  mercure, 

_  J  étudiais  l’action  de  ces  rayons  sur  divers  liquides. 
J’avais  les  yeux  préservés  par  des  lunettes  jauues.  Du 
coté  de  la  vue  on  n’observe  alors  rien  d’anormal. 

Après  une  demi-heure  d’exposition  à  la  lampe,  j’ai 
eu  le  front,  les  joues,  les  lèvres  et  le  nez  brûlés  ;  la  peau 
était  «)Uge  ;  je  ressentais  de  vives  démangeaisons.  De  soir 
j  ai  mis  la  pommade  suivante  : 

Oxyde  de  zinc .  ro  grammes. 

Huile  d’amandes  douces .  lo  — 

Solution  d’adrénaline  à  i/ioo'..  2  — 


Le  lendemain  l’irritation  était  calmée.  L’épiderme 
a  desquamé  pendant  trois  ou  quatre  jours  Petit  à  petit, 
la  figure  a  repris  son  aspect  normal.  Les  mains  étaient 
roi^es,  mais  la  peau  est  restée  intacte. 

En  résumé  :  j  ai  comparé  ces  accidents  aux  coups  de 

Depuis,  j’emploie  les  précautions  suivantes;  A  des 
lunettes  à  verres  jaunes  d’automobiliste,  j’ai  fait  adapter 
un  masque  en  soie  noire  qui  me  couvre  toute  la  figure, 
depuis  la  racine  des  cheveux  jusqu’au-des.sous  du  menton, 
en  niéiiageant  des  ouvertures  pour  le  nez  et  la  bouche. 
Si  je  dois  manipuler,  je  mets  des  gants  de  peau.  Avec  ces 
précautions  je  n’ai  jamais  eu  d’accidents. 

L.  LEMATTE. 


—  267  - 


—  XIV  — 


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—  271 


-  XVI II  - 


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—  XIX  - 


DIETETIQUE  ET  CURE  HYDROTHERAPIQUE 


CURE  SCHROTT 

Il  est  en  Allemagne  des  stations  très  fréquentées  où  des 
empiriques  pour  la  plupart  pratiquent  systématiquement 
des  cures,  mi-partie  physiothérapiques,  mi-partie  diététi¬ 
ques.  Une  des  plus  célèbres  de  ces  cures  est  la  cure  Schrott. 
Les  pratiques  physiothérapiques  qui  la  constituent  sont 
des  applications  hydrothérapiques  associées  à  des  prescrip¬ 
tions  diététiques,  assez  baroques  d’ailleurs.  Un  void  la 
systématisation  d’après  le  livre  de  Sandoz  (i). 

1°  Avant-cure.  —  Le  malade  fait  le  soir  (au  moins  deux 
heures  après  le  dernier  repa.s)  en  se  couchant,  soit  une 
ceinture  mouillée,  soit  un  maillot  du  tronc  dans  lequel  il 
reste  jusqu’au  lendemain  matin. 

a.  Comme  alimentation,  le  nudade  prend  le  matin  soit 
des  petits  pains  secs,  soit  une  panade  très  épaisse,  soit 
une  tasse  de  cacao  ;  à  midi  une  bouillie  épaisse  de  céréales 
(orge,  avoine,  riz  ou  sagou)  et,  si  on  le  juge  nécessaire,  im 
petit  morceau  de  viande,  quelques  légumes,  et  un  peu  de 
compote,  mais  aucune  boisson  ;  le  soir,  de  nouveau,  des 
petits  pains  secs  ou  uue  panade  épaisse. 

b.  Comme  boisson,  le  malade  petit  prendre  les  premiers 
jours  une  décoction  d’orge  ou  d’avoine  avec  un  peu  de 
citron  et  de  sucre  :  plus  tard  il  remplace  cette  boisson  par 
du  vin  qu’il  prend  d’abord  étendu  d’eau  et  sucré,  s’il  le 
désire,  puis  complètement  pur.  La  quantité  de  vin  qu’on 
peut  boire  varie  suivant  les  prescriptions  médicales  :  elle 
est  en  général  de  un  quart  à  un  demi-litre. 

C’est  vers  quatre  ou  cinq  heures  de  l’après-midi  que  le 
malade  peut  boire,  c’est-à-dire  environ  quatre  heures 
après  avoir  mangé  et  jamais  aux  rkpas.  Eu  buvant  il 
peut  prendre  quelques  bouchées  de  pain  sec  ou  de  bis- 

La  durée  de  l’avaut-cure  varie  selon  l’individualité  du 
malade  :  elle  dépasse  rarement  trois  à  cinq  semaines  et 
est  en  général  de  trois  à  huit  jours. 

2“  Cure  capitale  ou  cure  rigoureuse.  —  Le  maillot  du 
tronc  est  remplacé  en  général  par  un  maillot  complet  ou 
tout  au  moins  par  un  trois  quarts  de  maillot. 

Diète  sèche.  —  Le  malade  s’abstient  complètement  de 
toute  boisson  pendant  un,  deux,  cinq  et  même  six  jours 
con.sécutifs  suivant  les  indications.  Comme  aliment  il  ne 
mange  que  des  petits  pains  rassis  :  il  peut  eu  prendre  à 
discrétion  mais  ne  parvient  généralement  pas  à  en  ava¬ 
ler  plus  de  cinq  à  six  dans  le  courant  de  la  journée,  et  c’est 
même  beaucoup,  car,  quand  sa  bouche  et  sa  gorge  sont 
très  desséchées,  c’est  à  peine  s’il  peut  en  déglutir  un  ou 

(i)  Sandoz,  Introduction  à  la  thérapeutique  natiuriste  par  les 


deux.  Il  faut  cependant  toujours  en  manger,  ne  serait-ce 
qu’ime  ou  deux  bouchées.  Les  petits  pains  de  cure  pèsent 
à  Lindewiese  environ  8o  grammes,  ce  qui  correspond  à 
un  gramme  d’azote  (6  gr.  2$  d’albuminoïde). 

Suivant  les  prescriptions  médicales,  il  peut  encore  man¬ 
ger  à  midi  une  bouillie  très  épaisse  de  céréales,  et  prendre 
aussi  loo  grammes  de  vin  dans  le  courant  de  l’après- 

Le  vin  en  boisson.  —  Après  avoir  supporté  un  ou 
plusieurs  «jours  secs  »  consécutifs,  suivant  les  indications, 
le  malade  absorbe  de  nouveau  luie  quantité  déterminée  de 
liquide,  qui  est  le  vin  pur  (rarement  coupé  d’eau).  Les 
jours  où  l’on  boit  sont  appelés  «  jours  de  boisson  »,  par 
opposition  aux  «  jours  secs  ».  Ces  jours-là  on  fait  géné¬ 
ralement  un  léger  repas  vers  midi,  composé  d’une  soupe 
épaisse  et  d’une  bouillie. 

Le  vin  ne  doit  être  bu  que  quatre  heures  après  ce  repas, 
c’est-à-dire  vers  cinq  heures  de  l’après-midi.  Il  faut  tou¬ 
jours  commencer  par  boire  un  peu  de  vin  chaud  ou  dé¬ 
gourdi,  de  manière  à  préparer  progressivement  l’estomac 
au  contact  du  vin  froid.  La  quantité  de  vin  qu’on  peut 
absorber  est  de  un  demi-litre  à  un  litre,  suivant  les  indi¬ 
cations.  Ce  vin  doit  être  bu  lentement,  par  petites  gor¬ 
gées,  et  il  est  bon  de  mâcher  de  temps  en  temps  une  bou¬ 
chée  de  pain  sec. 

Pendant  cette  période  rigoureuse,  qui  dure  générale¬ 
ment  de  trois  à  sept  semaines  selon  les  indications,  la  soif 
est  considérablement  augmentée,  au  début  du  moins,  car 
plus  tard  on  en  prend  l’habitude. 

Pause.  —  Le  régime  est  ici  le  même  que  pendant  l’avaut- 
cure.  Cette  pause  dure  en  général  de  cinq  à  dix  jours. 
Quand  le  malade  a  suffisamment  repris  de  force,  il  recom¬ 
mence,  si  le  médecin  le  juge  nécessaire,  xme  nouvelle  pério¬ 
de  de  cure  rigoureuse  ou  bien  il  passe  à  la  cure  ultérieure. 
On  peut  recommencer  ainsi  plusieurs  périodes  de  cure 
rigoureuse  séparées  chacune  par  une  «  pause  »,  si  on  a  à 
lutter  contre  une  maladie  profondément  enracinée.  Un 
cycle  de  cure  s’appelle  à  Lindewiese  un  turnus  et  com¬ 
prend  les  trois  périodes  de  la  cure  ;  avant-cure,  cure  rigou¬ 
reuse,  cure  ultérieure  ou  pause. 

3»  Cure  ultérieure  (Nachkur).  —  Si  le  médecin  estime 
que  les  symptômes  de  la  maladie  se  sont  suffisamment 
amendés  ou  ont  disparu,  il  pennet  au  malade  d’entrer 
dans  la  période  ultérieure  de  la  cure  pendant  laquelle 
l’état  de  bien-être  qu’éprouve  le  malade  ne  fait  que  s’ac¬ 
centuer.  Cette  cure  ultérieure  consiste  à  ramener  peu  à 
peu  le  malade  convalescent  à  la  vie  normale, 
i  agents  physiques  et  diététiques  (Steinheil,  éditeur). 


LA  MÉDECINE  AU  PALAIS 


Le  massage  dans  les  accidents  du  travail.  —  La  juris¬ 
prudence  qui,  au  début  de  l’application  de  la  loi  de  1898 
sur  les  accidents  du  travail,  s’était  montrée  légèrement 
flottante,  semble  maintenant  définitivement  établie. 

Un  dernier  point  concernant  les  honoraires  médicaux 
dus  par  le  patron  del’ouvrier  blessé  vient  d'être  tranché  dé- 
fniitivement,  espérons-le  du  moins,  en  faveur  des  médecins. 
_  Certaines  compagnies  d’assurances  soutenaient  que 
les  soins  médicaux  (pansements,  massages,  etc.)  n’étaient 
dus  aux  médecins  qu’autant  qu’ils  étaient  donnés  par 
le  médecin  personnellement.  Le,?  médecins  prétendaient, 
au  contraire,  que  ces  soins  ayant  été  donnés  dans  leur 
propre  clinique  par  des  infiruitcrs  ou  des  collaborateurs 
attachés  à  leur  service,  mais  sous  leur  contrôle  direct 
et  leur  responsabilité,  étaient  bien  dus  conformément  au 
tarif  Dubief,  alors  même  que  ces  soins  n’auraient  pas  été 


donnés  ou  complètement  exécutés  pcrsonnellemciit 
par  le  médecin  traitant. 

C’est  cette  dernière  théorie  qui,  pour  la  deuxième  fois,  a 
triomphé,  devant  la  justice  de  paix  du  dix-buitième 
arrondissement  de  Paris. 

Massage  et  exercice  illégal.  —  Le  fait  de  pratiquer 
sans  ordonnance  de  médecin  des  massages  pour  le  traite¬ 
ment  d’une  coxalgie  ou  d’une  fracture  du  bras  constitue 
le  délit  d’exercice  illégal  de  la  médecine. 

Telle  est  la  décision  que,  sur  réquisitoire  de  M.  le  sub¬ 
stitut  René  Tortat,  et  après  plaidoirie  de  M®  Camille 
Comby,  vient  de  rendre  la  dixième  chambre  correc- 
tioimellc,  présidée  par  M.  Gallois. 

Le  prévenu,  qui  exerce  la  profession  de  masseur,  a  été 
condamné  à  trois  cents  francs  d’amende. 

{Concours  médical.) 


—  273 


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—  XXI  — 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


La  gymnastique  scientifique. 
—  Ses  bases  physiologiques  au 
point  de  vue  éducatif  et  militaire. 
I/’erreur  de  la  méüiode  suédoise 
par  le  D'  P.  de  Champtassin, 
lauréat  de  l’Académie  de  méde¬ 
cine.  Avec  préface  du  D'  E.  Ro- 
CHARD,  chirurgien  de  l’hôpital 
Saint-Éouis.  i  vol.  in-i8,  de  200 
pages,  et  30  figures,  cart.  O.  Doin 

et  fils,  à  Paris .  3  fr.  50 

Ea  ligue  française  de  l’Éducation 
physique,  que  préside  avec  tant 
d’autorité  le  professeur  Gilbert,  a 
été  une  des  premières  à  réagir  ouver¬ 
tement  —  et  il  lui  a  fallu  un  certain 
courage  —  contre  l’exclusivisme 
de  la  *  Méthode  suédoise  ». 

Sans  la  rejeter  a  priori  et  par  sys¬ 
tème,  les  organisateurs  de  la  ligue, 
guidés  par  l’esprit  scientifique,  qui 
caractérise  leur  programme,  ont 
craint,  en  l’engageant  dans  l’actuel 
sillon  de  «  la  Suédoise  »,  d’avoir 
bientôt  à  revenir  en  arrière,  lorsque 
la  fausse  route  aura  été  démasquée. 

La  ligue  française  de  l’Éducation 
physique  n’aura  certes  pas  à  se 
repentir  de  cette  suspicion  bien  légi¬ 
time,  fet  plusieurs  travaux  contre  la 
valeur  scientifique  de  la  méthode 
suédoise  ont  déjà  paru. 

Nous  sommes  heureux  de  signaler 
en  particulier  l’ouvrage  du  D'  P.  de 
Champtassin,  et  d’en  donner  un 
court  résumé. 

La  gymnastique  dont  la  nécessité 
est  reconnue  par  tous  à  titre  éducatif, 
social  et  militaire,  n’a  pas  encore 
trouvé  une  formule  définitive,  réelle¬ 
ment  basée  sur  les  lois  de  la  physio¬ 
logie  et  de  la  mécanique  rationnelle. 

Parmi  les  nombreux  systèmes, 
seule  la  méthode  suédoise  s’est  im¬ 
posée  comme  réellement  scienti¬ 
fique,  et  a  pu  ainsi  envahir  progressi¬ 
vement  l’armée,  la  marine,  les  écoles, 
s’insinuer  même  jusque  dans  les  ca¬ 
binets  de  toilette,  promettant  à  tous 
la  force,  la  santé,  la  beauté  1 
L’auteur,  spécialisé  dans  les  tra¬ 
vaux  de  physiologie  et  de  mécanique 
musculaires,  et  qui  a  poursuivi  pen¬ 
dant  plusieurs  amiées  ses  travaux 
avec  le  professeur  Berger  et  le  doc¬ 
teur  Rochard,  apporte  aujourd’hui 
la  démonstration  expérimentale,  cli¬ 
nique  et  mathématique,  que  la  mi- 
ihode  suédoise  est  une  méthode  empi¬ 
rique  comme  les  autres  et  qui  n’a 
que  l’apparence  d’une  méthode 
scientifique. 

Après  l’exposé  de  la  doctrine  sué¬ 
doise,  que  beaucoup  de  ceux  qui  en 
parlent  ignorent  tout  à  fait,  l’auteur 
montre  que  la  loi  de  Schwami  et  la 
loi  du  levier,  sur  lesquelles  sont 
basées  la  gymnastique  éducative 


de  Ling  et  la  gymnastique  médico- 
mécanique  ne  sont  que  l’interpré¬ 
tation  erronée  d’une  expérience  de 
laboratoire  et  d’une  théorie  méca¬ 
nique  puérile. 

A  la  théorie  trophique  de  la  mé¬ 
thode  suédoise,  l’auteur  oppose  la 
théorie  osmotique  de  la  contraction 
et  du  développement  musculaires, 
expose  la  méthode  des  «  Résistances 
progressives  »  basée  sur  le  travail 
dynamique  avec  suppression  du 
travail  statique  et  frénateur,  entraî¬ 
nant  comme  conséquence  l’économie 
de  dépense  énergétique,  c’est-à-dire 
le  maximum  de  rendement  pour  le 
minimum  d’effort. 

L’auteur  expose  ensuite  les  prin¬ 
cipes  physiologiques  et  mécaniques 
sm  lesquels  doit  être  basée  une  gym¬ 
nastique  réellement  scientifique, 
principes  qui  ont  été,  pour  la  plu¬ 
part,  établis  par  les  grands  physio¬ 
logistes  français,  Chauveau,  Marey, 
Laulanié,  etc...  et  qid  permettent 
d’appeler  une  telle  gymnastique  ; 
la  gynmastique  française. 

Passant  rapidement  au  domaine 
de  l’application,  l’auteur  expose  et 
critique  les  règlements  de  1902  et 
1910  sur  l’instruction  de  la  gymnas¬ 
tique  dans  l’armée. 

Il  indique  la  nécessité  de  suppri¬ 
mer  radicalement  l’empirique  et 
stérile  méthode  suédoise  et  expose 
quelles  doivent  être  les  directives  de 
la  gymnastique  rationnelle  dans 
l’armée  et  dans  les  écoles,  pour  qu’on 
soit  en  droit  d’en  attendre  des  ré¬ 
sultats  satisfaisants.  MoucilKT. 
Traitement  de  l'entérite  muco¬ 
membraneuse,  par  le  professeur 
Combe  (70  mille).  1911,  i  vol. 
in-i8,  400  pages  J.-B.  Baillière  et 

fils,  à  Paris . .  3  fr*  5° 

Une  nouvelle  édition  du  Traité 
de  Combe  (de  Lausanne)  montre 
tout  l’intérêt  que  le  public  médical 
(et  même  extra-médical)  prend  à 
la  conception  et  à  la  thérapeutique 
que  le  maître  de  Lausanne  donne 
de  l’entérite  muco-membraneuse. 

On  sait  le  rôle  prédominant  que 
jouent,  pour  lui,  d’une  part  les  pré¬ 
dispositions,  et  d’autre  part  les 
infections  intestinales. 

Le  traitement  dérive  de  ces  vues 
pathogéniques.  Le  traitement  pro¬ 
phylactique  tient  surtout  dans  l’ali¬ 
mentation  maigre,  dans  les  purga¬ 
tions  périodiques. 

I<e  traitement  de  l’entérite  secon¬ 
daire  tient  dans  celui  des  affections 
primitives  (parasites  intestinaux  ; 
stases  digestives;  gastro-entéro- 
ptoses,  appendicite,  etc.). 

I,c  traitement  de  l’entérite  pri 


maire  consiste  à  modifier  le  bouillon 
de  culture  du  gros  intestin,  prin¬ 
cipalement  par  im  régime  anti¬ 
putride,  qui  supprime  toute  nour¬ 
riture  favorisant  la  vitalité  des 
microbes  protéolytes  anaérobies,  qui 
fait  prédomiiicr  la  nourriture  fari¬ 
neuse  favorisant  la  vitalité  des 
microbes  saccliarolyte.s,  qui  diminue 
enfin  les  putréfactions  azotées  du 
gros  intestin  et  enlève  par  entéro- 
clyse  les  produits  putréfiés. 

Les  avantages  très  réels  du  régime 
lacto-farineux  sont,  d’ailleurs,  indé¬ 
pendants  de  la  théorie  pathogénique 
de  l’auteur  relativement  à  la  cause 
infectieuse  de  l’entérocolite  muco¬ 
membraneuse.  P.  Carnot. 

Le  rachitisme  et  sa  patbogénie, 

par  A.-B.  Marfan.  1911,  i  vol. 

in-i6  de96p.,cart.  ilféd.J.B. 

Baillière  et  fils,  Paris. . .  i  fr.  50 

Dans  ces  dernières  années,  M.  le 
professeur  Marfan  a  consacré  au 
rachitisme,  seul  ou  avec  ses  élèves 
Baudouin  et  Peuillié,  toute  une  série 
d’études  sur  ses  lésions  osseuses,  sou 
étiologie,  son  évolution.  L’ensemble 
de  ces  recherches  l’a  amené  à  cette 
conclusion  que  le  rachitisme  repré¬ 
sente  un  syndrome  dans  lequel  les 
lésions  osseuses  occupent  le  pre¬ 
mier  rang  et  attirent  d’abord  l’at¬ 
tention,  mais  sont  associées  à  des 
manifestations  multiples  et  diverses, 
syndrome  qui  traduit  les  réactions 
de  l’enfant  du  premier  âge  contre 
les  intoxications  ou  infections  du¬ 
rables  et  sérieuses. 

Faire  le  diagnostic  de  rachitisme, 
c’est  faire  un  diagnostic  insuffisant 
si  l’on  ne  recherche  pas  en  même 
temps  la  cause  ou  les  causes  qui  ont  pu 
donner  naissance  aux  déformations 
osseuses  :  intoxications  alimentaires, 
toxi-infections  digestives,  syphilis, 
tuberculose,  pyodennites,  broncho¬ 
pneumonies  prolongées,  etc. 

C’est  à  l’exposé  de  cette  concep¬ 
tion  moderne  du  rachitisme  que  le 
nouveau  petit  volume  que  nous 
signalons  ici  a  été  écrit.  Il  renferme 
en  peu  de  pages  l’étude  des  carac¬ 
tères  fondamentaux  du  rachitisme, 
les  théories  émises  à  son  sujet,  et 
surtout  d’importantes  notions  sur  le 
rôle  de  la  moelle  osseuse  et  la  patho¬ 
génie  du  rachitisme  telle  que  la 
comprend,  d’après  ses  propres  re¬ 
cherches,  le  professeur  Marfan. 

On  y  retrouve  les  qualités  de 
clarté  et  de  précision  habituelles  à 
son  auteur  et  de  nombreux  lecteurs 
auront  profit  à  se  mettre  à  l’aide  de 
ce  petit  volume  au  courant  d’une 
question  toute  d’actualité. 

P.  LKRKBOüUIîr. 


—  275  — 


—  XXII  - 


>•  IW.  C.  I  mOBILIER  MEDICAL,  CHIRURGICAL  et  pour  MALADES  | 
APPAREILS  DE  GYMNASTIQUE  SUÉDOISE,  DE  MÉCANOTHÉRAPIE,  D’ANTHROPOLOGIE 
INSTRUMENTS  DE  CHIRURGIE- ORTHOPÉDIE 


Ancienne  Maison  EUAEffS,  fondée  en  1867 

EMILE  DUPONT  FILS, 
GABRIEL  MATHIEU  FILS  ET  ( 

f  Rue  CUJAS,  9  (Près  la  Sorbonne),  PARIS  (V^. , 


NOUVEAU  CATALOGUE  FRANCO 


—  XXIII  — 


NOUVELLES 


Académie  royale  de  médecine  de  .Belgique  —  M.  Van 
Cauwenberghe  est  nommé  président  pour  igii  en  rem¬ 
placement  de  M.  Dcbaitseux,  président  sortant. 

Sont  élus  membres  honoraires  étrangers  :  MM.  Rainon 
y  Cajal  (de  Madrid)  et  J.  hoeb  (de  New- York). 

Correspondant  étranger  :  M.  A.  Bier  (de  Berlin), 

La  Chaire  d’hydrologie  à  la  Faculté  de  médecine  de 
Paris.  —  Le  Conseil  de  la  Faculté  de  médecine  de  Paris 
s’est  réuni,  pour  discuter  «  sur  l'acceptation  du  principe 
de  la  création  d'une  chaire  d'hydrologie.  » 

Une  motion,  votée  antérieurement,  par  l’Assemblée 
des  Professeurs  Agrégés,  avait  déjà  repoussé  le  principe 
de  cette  création  comme  ne  répondant  à  aucune  utilité. 

Mais  cette  motion  considérait  comme  utile  pour  cet 
enseignement  et  suffisante  à  ses  besoins  l’organisation 
d’un  Cours  complémentaire,  confié  à  un  professeur  agrégé 
de  la  Faculté. 

Le  Conseil  de  la  Faculté  n’a  point  cru  devoir  se  pro¬ 
noncer  sur  le  fond  de  la  question  et  a  renvoyé  sa  décision 
à  quinzaine. 

Répartition  dans  les  sevrices  hospitaliers  de  Paris  de 
MM.  les  élèves  internes  et  externes  en  médecine  pour 
l’année  (1911-1912).  —  MM.  les  élèves  internes  et 
externes  en  médecine  en  fonctions  et  ceux  qui  ont 
ete  nommés  à  la  suite  des  dentiers  concours  sont 
prévenus  qu’il  sera  procédé,  aux  jours  et  heures 
fixés  ci-après,  dans  la  salle  des  concours  de  l’administra¬ 
tion,  rue  des  Saints-Pères,  n«  4g,  à  leur  répartition  dans 
les  établissements  de  l’Administration,  pour  l’année 
1911-1912,  savoir  ; 

MM.  les  élèves  internes  (pour  entrer  en  fonctions, 
ceux  de  première  année  le  15  février  1911,  et  ceux  des 
deuxième,  troisième  et  quatrième  année  le  i"  mai  191 1)  : 
i  ntemes  et  internes  provisoires,  le  samedi  1 1  février,  à 
deux  heures. 

MM.  les  élèves  externes  (pour  entrer  en  fonctions  le 
1"  mars  1911)  :  ceux  de  septième  année  (militaires), 
de  sixième,  de  cinquième  et  de  quatrième  année  (externes 
ayant  concouru  eu  1904,  1905,  1906,  1907),  le  vendredi 
1 7  février,  à  deux  heures  ;  —  ceux  de  troisième  année 
(externes  ayant  concouru  en  1908),  le  lundi  20  février,  à 
<leux  heures  ;  —  ceux  de  deuxième  année  (externes  ayant 
concouru  eu  1909),  le  mercredi  22  février,  à  deux  heures  ; 
—  ceux  de  première  année  (externes  ayant  concouru  en 
1910),  le  vendredi  24  février  à  deux  heures. 

MM.  les  élèves  seront  appelés  suivant  leur  numéro  de 
classement  aux  concours. 

Concours  de  chirurgiens  des  hôpitaux  de  Paris.  —  Un 
concours  pour  la  nomination  à  deux  places  de  chirurgien 
des  hôpitaux  de  Paris  sera  ouvert  le  lundi  27  mars  1911, 
à  midi,  dans  la  salle  des  concours  de  l’administration, 
rue  des  Saints-Pères,  n“  49. 

MM.  les  docteurs  eu  médecine  qui  voudront  concourir 
devront  se  faire  inscrire  àl’administration  centrale,  3,  ave¬ 
nue  Victoria  (service  du  personnel)  de  dix  heures  à  trois 
heures,  du  lundi  27  février  au  samedi  1 1  mars  191 1,  inclu¬ 
sivement. 

Concours  d’oto-rhino-laryngologiste  des  hôpitaux  de 
Paris.  • — ^  Un  concours  pour  une  place  d’oto-rliino- 
laryngologiste  des  hôpitaux  de  Paris  sera  ouvert  le 
lundi  6  mars  191 1,  à  midi,  dans  la  salle  des  concours  de 
l’administration,  rue  des  Saints- Pères,  n”  49-  Cette 
séance  sera  consacrée  à  la  composition  écrite. 

MM.  les  docteurs  qui  désireront  concourir  seront  admis 
à  se_  faire  inscrire  au  service  du  personnel  de  l’adminis¬ 
tration,  du  lundi  6  février  au  samedi  18  du  même  mois 
inclusivement,  de  dix  heures  à  trois  heures,  dimanches 
et  fêtes  exceptés. 

La  peste  en  Mandchourie.  —  Le  D'  Christie,  des  mis¬ 
sions  écossaises  qui  se  trouve  en  plein  centre  épidémique 
à  Moukden,  télégraphie  au  bureau  du  New-York  Herald-, 

♦  L'épidémie  est  extraordinairement  virulente.  Le 
froid  est  sans  doute  favorable  à  l’activité  du  bacille,  qui 
est  de  la  même  variété  que  celui  de  la  peste  bubonique. 


Je  m’attends  à  ce  que  celle-ci  éclate  plus  tard.  Il  n’y 
a  pas  eu  un  seul  cas  de  guérison,  même  après  l’emploi 
de  la  lymphe  de  Hafîkine  et  du  sérum  antipesteux. 

«  Deux  mille  cercueils  renfermant  des  cadavres  de 
pestiférés  furent  brûlés  ces  jours-ci  à  Kharbine,  par 
ordre  du  gouvernement  chinois.  I.a  terre  est  trop  gelée 
pour  qu'on  puisse  ensevelir  les  morts,  et  c’est  en  vain 
que  l’on  a  essayé  de  creuser  des  tranchées  à  la  dynamite. 
A  Moukden,  sur  151  cas  .signalés,  92  ont  eu  une  issue 
fatale  dans  les  vingt-quatre  heures. 

«  Pour  encourager  les  médecins  chinois,  le  gouver¬ 
nement  impérial  vient  de  décider  que  des  honneurs 
posthumes  et  des  récompenses  en  argent  seront  accor¬ 
dés  à  ceux  qui  périraient  en  luttant  contre  la  peste, 
comme  s’ils  étaient  morts  à  la  guerre.  Une  somme  de 
150  000  taels  vient,  par  ordre  du  régent,  d’être  envoyée 
au  vice-roi  de  Mandchourie  pour  aider  à  lutter  contre  la 
peste  ». 

Le  radium  et  la  rosée. . —  I/abbé  Kneipp  conseillait  de  se 
promener  le  matin,  pieds  nus,  dans  l’herbe  humide.  L'effet 
de  cette  cure  est  dû  au  radium.  On  sait  depuis  plusieurs 
années  déjà  que  la  radioactivité  constitue  l’un  des  prin¬ 
cipaux  éléments  thérapeutiques  des  sources  miné¬ 
rales.  Le  D''  Negro,  professeur  à  l’Université  de  Bologne, 
affirme  qu’elle  se  trouve  aussi  dans  la  rosée.  Pour  le 
démontrer,  il  pose  le  soir  une  plaque  de  verre  sur  l’herbe  ; 
quand  il  la  relève,  à  l’aube,  toute  humide,  cette  plaque 
est  imprégnée  d’une  puissance  radioactive  très  sensible 
sur  la  face  qui  regardait  le  sol.  Cette  puissance  augmente 
encore  pendant  quelques  minutes  après  qu’on  l’a  éloi¬ 
gnée  du  sol  ;  puis  elle  cesse  au  bout  d’une  heure.  Le  pro¬ 
fesseur  Negro  poursuit  ses  expériences  et  recherche  la 
cause  cette  radioactivité  ;  pour  le  moment,  il  l’explique 
par  l’influence  magnétique  des  couches  supérieures 
du  sol  sur  les  gouttes  de  rosée,  (Journal  des  Débats). 

L  -  Df  Ombrédanne,  élu  membre  de  la  Société  de  chi¬ 
rurgie.  —  Louis  Ombrédanne,  né  à  Paris  en  1871,  est 
nommé  interne  des  hôpitaux'  en  1897,  prosecteur 
en  1899,  chinirgien  des  hôpitaux  eu  1902,  agrégé  en  1907. 


dans  la  Collection  Gilbert  et  Fournier. 


Partisan  résolu  de  l’anesthésie  à  l’éther,  il  a  établi 
un  appareil  dont  l’emploi  .se  propage  de  plus  en  plus. 
Nommé  chef  de  service  eu  igo8,  il  revient  à  la  chirurgie 
infantile  en  prenant  le  Service  temporaire  d’enfants  de 
l’hôpital  St-Louis,  où  il  organise  ses  leçons  du  jeudi. 
Au  dernier  mouvement  dans  les  hôpitaux,  il  est  passé  à 
l’hôpital  Bretonneau, 

Le  D'  Branca,  élu  membre  de  la  Société  de  Biologie. 
—  Après  avoir  été  externe  des  hôpitaux  des  professeurs 
Joffroy  et  Quénu,  il  fut  reçu  intente  des  hôpitaux  en 
1895.  il  eut  pour  maîtres  :  MM.  P.  Marie,  Félizet,  Duplay, 
Quénu.  De  suite  les  études  histologiques  l’attirèrent  et 
il  fréquenta  assidûment  le  laboratoire  du  professeur 
Mathias  Duval.  Il  fut  reçu  agrégé  en  1904. 

Ses  études  ont  porté  surtout  sur  la  cicatrisation  épi¬ 
théliale  (Thèse,  1899),  lo  vésicule  ombilicale,  le  dévelop¬ 
pement  des  fosses  nasales  et  des  dents,  la  cicatrisation 
des  divers  organes,  la  structure  du  testicule  et  de  l’ovaire, 
des  recherches  sur  la  spermatogenèse.  11  a  montré  un  des 
premiers,  que  la  glande  interstitielle  du  testicule  est 
indépendante  de  la  fonction  spermatogène. 


—  277  — 


-  XXIV  - 


REÇUS  AU  BUREAU  DE  PARIS  MÉDICAL 


Nouvelles  études  sur  la  physio¬ 
pathologie  du  corps  thyroïde 
et  des  autres  glandes  endo¬ 
crines  (2*  série),  par  MM.  les  D'* 
Léopold  LÉvi  et  Henri  DE  Roth¬ 
schild.  I  vol.  in-8  de  LXiV'-ssS  p., 
avec  26  figures  et  18  planches  : 
1 2  fr.  (Octave  Doin  et  Fils,  éditeurs, 
à  Paris. 


Formulaire  des  Médicaments 
nouveaux  pour  1911,  sy  édi¬ 
tion,  par  H.  Bocquillon-Limou- 
SiN.  Introduction  de  H.  Huchard. 
Paris,  igii.  1  vol.  in-i8,  320  p., 
cart.  3  fr.  J. -B.  Baillière  et  Fils, 
éditeurs,  à  Paris. 

La  pratique  rurale.  Discours 
prononcé  à  la  séance  solennelle  de 
la  Société  médico-légale  d’An¬ 
vers,  par  le  Docteur  DE  BiE, 
Anvers,  1910.  Imprimerie  J.-E, 
Buschmann. 


La  gymnastique  scientifique. 
Ses  bases  physiologiques  au  point 
de  vue  éducatif  et  militaire. 
L'erreur  de  la  méthode  suédoise, 
par  le  Docteur  Paul  de  Champ- 
TASSIN,  avec  préface  du  Docteur 
lî.  Rochard.  Paris,  191 1,  i  vol. 
in-i8,  cart.,  3  fr.  jo.  (O.  Doin  et 
fils,  éditeurs,  à  Paris. 


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NOTHÉRAPIE,  ORTHOPÉDIE,  Massage). 
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toires,  Cœur  et  Vaisseaux,  Maladies  nerveuses,  Suites 
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LA  VIE  MÉDICALE 


Faculté  de  médecine  de  Paris  — 
Thèses  récompensées  pour  1910.  — 
Médailles  d’argent  :  MM.  Aynaud, 
Bazy  (Louis),  Bondouy,  Brulé,  Cara- 
vea,  Cawadias,  Clnuet  (Jean),  Du- 
verger,  Guimbellot,  Harvier,  Lerat, 
Marsan  (Félix),  Merle  (Pierre),  Picot 
(Gaston),  Pinard  (Marcel),  Rendu 
(Albert),  Titfenau,  Tinel  et  Troisier. 

Médailles  de  bronze  :  MM.  Boudet 
(Gabriel),  Boyé,  Cheurlot,  Cheval¬ 
lier  (Gabriel),  Deniker,  du  Castel, 
Page  (Albert),  Fayolle,  Foulatier, 
Hamel  (Henri),  Labemadie,  Lau¬ 
rence,  Lebas  (Robert),  Lebègue 
(Paul),  Le  Bras,  Lemarchal,  Lian, 
Marq,  Monges,  Monier-Vinard,  Pou- 
pardhi,  Renaud-Badet,  Roy  (Paul), 
Sauphar,  Sauvé,  Violle  (Louis). 

Mentions  honorables  :  MM.  Aubry, 
Bory  (Louis),  Chanoine  d’Avranches, 
Delannoy  (Jean),  Descomps  (Paul), 
Durand  (Louis),  Gay,  Giroux,  Laf¬ 
font,  Maingot,  Mallein,  Nègre,  Neveu, 
Odoul,  Paynel,  Prieur,  Roger,  Serin, 
Vigneron  d'Heucqueville,  Villette 
(R.). 

Chirurgien  dentiste. — Une  avant- 
dernière  session  d’examens  pour  le 
certificat  d’études  exigé  des  aspi¬ 
rants  au  diplôme  de  chirurgien-den¬ 
tiste  s’ouvrira  au  siège  de  chaque 
académie  le  5  juillet  1911. 

Ivcs  dates  des  épreuves  sont  ainsi 
fixées  :  Épreuves  écrites  :  mer¬ 
credi  5  juillet.  Épreuves  orales  : 
jeudi  6  juillet.  Les  registres  d’ins¬ 
cription  seront  ouverts  du  ven¬ 
dredi  16  au  vendredi  30  juin  inclus. 

Facultés  de  Médecine.  —  Toü- 
r,0USE.  —  M.  H.  Caubet,  agrégé  des 
facultés  de  médecine,  est  chargé,  à 
partir  du  1“  janvier  1911,  d’un  cours 
de  pathologie  externe. 

Ai,ger.  —  Il  est  institué  un 
doctorat  de  l’université  d’Alger 
(mention  pharmacie). 

Troubles  à  l’École  de  Médecine 
d’Amiens.  —  L’École  de  Médec'ne 
et  de  Pharmacie  d’Amiens  vient 
d'être  fermée  jusqu’à  nouvel  ordre' 


Des  troubles  graves  s’y  produisaient 
depuis  longtemps  à  l’occasion  des 
cours,  et  dernièrement  dix  coups  de 
revolver  furent  tirés;  les  balles  tra¬ 
versèrent  le  plafond  de  la  salle  et 
c’est  par  un  heureux  hasard  qu’un 
vieillard  travaillant  dans  la  pièce 
supérieure  ne  fut  pas  blessé. 

Querre.  —  Service  de  sauté. 

Au  grade  de  médecin  mafor  de 
deuxième  classe.  —  MM.  les  méde¬ 
cins  aides-majors  de  première  classe 
Caubet,  Dargein  et  Marvy. 

Corps  de  santé  des  troupes  colo¬ 
niales.  —  Par  décret  eu  date  du 
18  janvier  1911,  ont  été  promus,  à 
compter  du  i"  février  1911,  au 
grade  de  médecin  aide-major  de 
i™  classe  des  troupes  coloniales: 

MM.  les  médecins  aides-majors  de 
deuxième  classe  Motais,  Denœux, 
Lafargue,  Deneufbourg,  Baisez, 
Tardieu,  Certain,  Borel,  Gayrard, 
Lucas,  Gambier,  Bideau,  Morin, 
Combaudon,  Raymond,  Bizolier, 
Roussy,  Coste,  Caillet,  Rouvier, 
Corson,  Lossouaru,  Riquier,  de 
Reilhan  de  Carnas,  Enault,  Le¬ 
grand,  Pouzoul  et  Rey. 

Hôpitaux  de  Paris.  —  Concours 
DE  e’InïERNAX.  —  Oral.  —  Séance 
du  25  janvier.  —  Question  donnée  : 
«  L’artère  fémorale.  Causes,  signes 
et  évolution  de  l’héniatocèle  rétro- 
utérine.  » 

MM.  Belloir,  12;  Bouquier,  14; 
Haguencau,  1 3  ;  Baudouin,  1 3  ; 
Mlle  Delage,  10;  MM.  Besset,  15; 
EscaUier,  12  ;  Coppin,  15  ;  Bonnet, 
(Émile),  14. 

Séance  du  27  janvier.  —  Question 
donnée  :  <t  Anatomie  de  la  trompe 
utérine  (sans  le  développement). 
Signes  et  diagnostic  différentiel  du 
cancer  de  l’œsophage.  » 

MM.  Cassard,  15;  Miégeville,  18; 
Frettc,  14  ;  Piot,  1 2  ;  Alary,  14  ;  Clap, 
1 7,  Peniet,  1 5  ;  Collet,  1 1  ;  Dedet,  12, 
Papillon,  10. 

Séance  du  29  janvier.  —  Question 
donnée  :  «  Le  nerf  radial  depuis  sa 


sortie  de  la  gouttière  de  torsion. 
Gangrène  sénile.  » 

MM.  Mairesse,  12  ;  PoUet,  10  ; 
NoM,  12  ;  François,  13  ;  Lechelle,  9  ; 
Rousseau  (Ferdinand),  16;  Mallet 
(Lucien),  1 1  ;  Boutet,  8  ;  Bloch 
(René),  12;  Lévy  (Isaac),  12. 

Séance  du  30  janvier.  —  Question 
donnée  :  L’artère  axillaire.  Insuffi¬ 
sance  tricuspidienne  (causes,  signes, 
évolution).  —  MM.  Sébilotte,  12  ; 
Ferrand,  12;  Colleville,  12;  Petit- 
Dutaillis,  17;  Vaudescal,  15;  Cha- 
tellier,  13;  Vielle,  17;  Libert,  r6; 
Pierrot,  16;  M"'*  Peltier,  12;  Atha- 
nassiu,  14. 

Mariages.  —  M.  Jean  Routier, 
artiste  peintre,  fils  du  Dr  Routier, 
cliirurgien  de  l’hôpital  Necker  et 
M“»  Henriette  Laurans.  M.  Au¬ 
guste  WildenetM"'  Jeanne Obissier, 
fille  du  Dr  Obissier.  —  M.  Henri 
Bénard,  interne  des  hôpitaux  de 
Paris,  fils  du  médecin,  et 
M“«  Yvonne  Rayueau,  fille  du  mé- 
pecin  des  hôpitaux  d’Orléans.  — 
M.  André  Pérouse  et  M''«  Marie 
Leclerc,  fille  du  Docteur.  —  D' 
Jacques  Chaubac,  médecin  en  chef 
de  l’hôpital  militaire  de  Condamine 
et  M“'  Marie- Armande  Oranger. 

Nécrologie.  —  Mme  Miropolsky, 
docteur  eu  médecine.  —  MmeDéclat, 
veuve  du  Dr  Déclat.  —  Mme  Mesnet, 
veuve  du  Dr  Mesnet,  membre  de 
l’Académie  de  médecine.  —  D'  John 
Evans,  commandeur  de  la  Légion 
d’honneur.  —  M“«  Savoire,  femme 
du  Docteur  Savoire,  chef  du  dis¬ 
pensaire  anti-tuberculeux  de  l’hô¬ 
pital  Beaujou;  —  Goldenstein,  den¬ 
tiste  â  Paris.  —  D'  Motheau  (de 
Saint-Maixent).  —  M™  Foucher  de 
Careil,  chevalier  de  la  Ivégion  d’hon¬ 
neur,  présidente  de  l’Association  des 
Dames  françafties. 

Dr  Lutgarsten,  dennatologiste 
connu  de  NeW-York.  —  D' Le  Piez. 
—  Le  Dr  Claude  Martin  (de  Lyon), 
membre  correspondant  de  l’.àcadé- 
mîe  de  Médecine. 


Clinique  médiçale  de  l’Hotel-Oieu. 
—  Professeur  Giebert.  —  Samedi 
4  février  à  10  h.  1/2.  Lec-on  cli¬ 
nique  sur  le  traitement  des  néphrites 
chroniques.  Mal  de  Bright.  —  Les 
Mercredis  à  10  h.  1/2,  prisentution 
de  malades.  Rédaction  et  correction 
d'ordonnances. 

Conférences  de  crénolhéraplc  et  de 


COURS 

climatothérapie.  —  M.  P.  Carnot, 
agrégé,  consacre  quelques-unes  de 
ses  conférences  de  thérapeutique 
à  l’étude  de  la  crénotherapie,  de  la 
climatothérapie,  et  de  la  thalassothé¬ 
rapie,  les  lundi,  mercredi  et  vendre¬ 
di  à  cinq  heures  (petit  amphithéâtre) . 
Programme  des  conférences. 

6  février,  —  Principales  stations 
des  Vosges,  etc. 


S  février.  —  l’rincip.iles  stations 
des  Alpes. 

10  février.  —  Principales  stations 
des  Pyrénées. 

13  février.  —  Indications  des  cures 
hydro-minérales  dans  les  diverses 
affections. 

15  et  IJ  février.  — Cimatothérapîe 
et  thalossothérapie.  Principales 
stations  françaises. 


—  279  — 


La  Maison  Ch.  sachet 

2B,  Boulovatd  Saint-Michel,  i  Parla 
Bien  connue  du  monde  médical,  se  recommande  pour  ses 

IMPRIMÉS,  REGISTRES  - 

-  ARTICLES  DE  PAPETERIE 

SPÉCIAUX  POUR  DOCTEURS 


^  ANTIËMÉTIQUE'ANTIDVSPEPTIQUE 

CÊTRAROSEdu  D' GIGON 


ntALADIES  NERVEUSES,  EPILEPSIE,  ete. 

TRIBROMURE  de  GIGON 

Solide, Desséché,  Pureté  absolue.  Dosage  facilet 


_  XXVII  - 


ACTES  DE  LA  FACULTÉ 

EXAMENS  DE  DOCTORAT 

Lundi  6  février,  à  une  heure.  —  2»  {1''“  série)  ;  MM.  Gau¬ 
tier,  Branca  et  Jean  Camus  ;  —  (2“  série)  :  MM.Roger,  Des- 
grez  et  Mulou  ;  —  {3»  série)  :  MM.  Gley,  Macaigne  et  Zim- 
mern  ;  —  M.  Baiguel-Lavastiiie,  suppléant.  — ■  5“  (chirur¬ 
gie,  l'o  partie),  Hôtel-Dieu  :  MM.  Kirmisson,  Delbet  et 
Ombrédaune.  —  5»  (21^  partie),  Hôtel-Dieu  :  MM.  Pierre 
Marie,  Guillain  et  A.  Léri;  —  M.  Marcel  I/abbé,  suppléant. 

Mardi  7  février,  à  une  heure.  —  Médecine  opératoire, 
Ecole  pratique,  épreuve  pratique  :  MM.  Quénu,  Lenor- 
mant  et  Chevassu.  —  2»  (i™  séné)  :  MM.  Prenant,  Gley  et 
Maillard  ;  —  (2'  série)  :  MM.  Retterer,  Ranglois  et  André 
Broca.  —  3®  (otal,  po  partie,  P»  série)  ;  MM.  Pozzi,  Bar 
et  Morestin  ;  —  (2°  série)  :  MM.  Ribemont-Dessaignes, 
Terrien  et  Rouvière.  —  3“  (oral,  2"  partie)  :  MM.  Achard, 
Oastaigne  et  Bnunpt  ;  —  M.  Tiffeneau,  suppléant.  — 
5<î  (chirurgie,  P“  partie),  Hôtel-Dieu  ;  MM.  de  Lapersonne, 
Becône  et  A.  Schwartz.  —  5°  (2»  partie),  Hôtel-Dieu  : 
MM.  Gilbert,  Gougerot  et  Râthery  ;  —  M;.  Camot,  sup¬ 
pléant. 

Mercredi  8  février,  à  une  heure  . —  Médecine  opératoire. 
Ecole  pratique,  épreuve  pratique  :  MM.  Delbet,  Ombré- 
danne  et  Grégoire.  —  3“  (2»  partie).  Laboratoire  des  tra¬ 
vaux  pratiques  d’anatomie  pathologique,  épreuve  pra¬ 
tique  :  MM.  Blanchard,  Pierre  Marie  et  Desgrez. 

20  (iro  série):  MM.  Gautier,  Gley  et  Macaigne;  — 
(2»  série)  :  MM.  Gariel,  Retterer  et  Jean  Camus  ;  — 
(3'  série)  :  MM.  Pouchet,  Branca  et  Zimmern;  —  (4“  série)). 
MM.  Roger,  Mulon  et  Tiffeneau  ;  —  M.  Sicard,  suppléant. 

Jeudi  g  février  1911. — Médecine  opératoire.  A'coie  J)ra- 
tique  :  MM.  Pozzi,  Rouvière,  Anselme  Schwartz.  — 
30  (2C  partie)  Laboratoire  des  travaux  pratiques  d’anatomie 
pathologique  :  MM.  Pierre  Marie,  Brumpt,  Nicloux. 

2“  (p6  série)  :  MM.  Pouchet,  Retterer,  Desgrez.  — 
2=  (2“  série)  :  MM.  Prenant,  Gley,? André  Broca.  —  2“ 
(3®  série)  :  MM.  Rémy,  Langlois,  Maillard.  —  3'>  Oral 
(l'n  partie)  :  MM.  Quénu,  Ribemont-Dessaignes,  Terrien. 
—  4“  MM.  Thoinot,  Chassevant,  Camot,  M.  Lecèiie, 
suppléant. 

Vendredi  10  février  1911.  — Médecine  opératoire.  Ecole 
pratique  ;  MM.  Reclus,  Hartmann,  Grégoire. 


DE  MEDECINE  DE  PARIS 

20  (ire  série)  :  MM.  Gautier,  Retterer,  Jean  Camus.  — 
2“  (2®  série)  :  MM.  Gariel,  Gley,  Macaigne.  —  2“  (3®  série)  : 
MM.  Dejerine,  Desgrez,  Mulon.  —  2®  (4“  série)  :  MM.  Ro¬ 
ger,  Branca,  Zimmern,  — 4®  ;  MM.  Pouchet,  Pierre  Marie, 
Wurtz.  M.  Loeper,  suppléant.  —  5®  Chirurgie  (impartie, 
ire  série)  Nccker  :  MM.  Kirmisson,  Legueu,  Proust.  — 
5®  Cliirurgie  (i®®  partie,  2“  série).  Necker.  MM.  Delbet, 
Pierre  Duval,  Ombrédanne  ;  M.  André  Jousset,  sup¬ 
pléant.  —  5®  Obstétrique  (H®  partie).  Clinique  Baude- 
locque  :  MM.  Pinard,  Couvelaire,  Gueniot  ;  M.  Richaud, 
supjiléant. 

Samedi  ii  février  igii,  —  2®  (H®  série)  :  MM.  Prenant, 
Gley,  Nicloux.  —  2®  (2®  série)  ;  MM.  Retterer,  Langlois, 
Maillard.  —  3®  Oral  (P®  partie)  :  MM.  Bar,  Quénu,  Le- 
cène.  3®  oral  (2®  partie)  :  MM.  Chauffard,  Brumpt, 
Roussy.  —  4®  :  MM.  Chantemesse,  Richaud,  Balthazard  ; 
M.  André  Broca,  suppléant.  5®  {2®  partie)  (P®  série). 
Beaujon  :  MM.  Alb.  Robin,  Achard,  Castaigne.  —  5®  (2“ 
partie,  2®  série),  Beaufon  :  MM.  Gilbert  Ballet,  Widal, 
Gougerot.  —  5®  obstétrique.  (i«  partie).  Beaufon  : 
MM.  Ribemont-Dessaignes,  Brindeau,  Jeaniiiii  ;  M.Claude, 
suppléant. 

THESES 

Mercredi  8  février,  à  une  heure. — M.  Debré  :  Recher¬ 
ches  épidémiques,  cliniques  et  thérapeutiques  sur  la  ménin¬ 
gite  cérébro-spinale.  Président  ;  M.  Landotizy  ;  MM.  Re¬ 
clus,  Marcel  I^abbé,  Léon  Bernard.  — M.  Presnee  :  Delà 
compression  é^stiqiie  parle  procédé  du  docteur  Bruan- 
det  dans  le  traitement  ambulatoire  des  ulcères  variqueux. 


- - -..r — 7—^,--.—. - -  — •  Reclus;  MM.  Lau- 

douzy,  Marcel  Labbe,  Léon  Bernard. 

Jeudi  9  février,  à  une  heure.  —  M.  Deeapeane  :  Contri¬ 
bution  à  l’étude  de  l’avortement  criminel  dans  ses  rap¬ 
ports  avec  les  théories  néo-malthusiennes  et  la  législation. 
Président  :  M.  Bar  ;  MM.  Denielin,  Brindeau,  Jeaniiin.  — 
Mlle  Kanesky  :  Contribution  à  l’étude  de  la  procidence 
du  cordon.  Président  ;  M.  Bar  ;  MM.  Denielin,  Brindeau, 
J  eanniii. 


THÉRAPEUTIQUE  PRATIQUE 


LA  DOUCHE  SOUS-MARINE 


le  D'  BAUP 

Médecin  directeur  de  l’établissement  thermal  d’Évlan-les-Balns. 

Le  terme  de  douche  sous-marine  est  impropre,  c’est 
le  terme  de  douche  sous  l’eau  qu’il  faudrait  appliquer  à 
ce  procédé  balnéothérapique.  Qui  l’a  le  premier  utilisée, 
ce  serait  difficile  à  préciser  ;  il  est  certain  qu’elle  a  fait 
depuis  longtemps  une  partie  de  la  réputation  de  Bourbon- 
Lancy.  Depuis  elle  a  été  installée  un  peu  partout  et  à 
lîvian  elle  nous  rend  des  services  inappréciables.  Elle 
mérite  d’étre  connue  des  praticiens  qui  peuvent  avoir  à 
la  prescrire.  . 

La  douche  sous-marine  consiste  en  ceci  :  le  malade 
plongé  dans  un  bain  à  une  température  indifférente  (36° 
a  37»)  où  il  séjourne  de  cinq  à  dix  minutes  est  ensuite 
maintenu  pendant  une  dizaine  de  minutes  à  peu  près  en¬ 
core  sous  1  _eau  mC‘me  du  bain,  par  un  jet  de  douche  plongé 
dans  le  bain  plus  ou  moins  énergique,  plus  ou  moins 
chaud  suivant  les  cas,  que  l’on  promène  lentement,  de  bas 
eu  haut,  sur  les  membres  inférieurs,  sur  le  dos  et  quelque¬ 
fois  sur  les  membres  supérieurs.  Puis  le  sujet  est  retire  du 
bain  séché  et  se  repose  quelques  instants.  La  douche  est 
généralement  l  à  2  degrés  plus  chaude  que  l’eau  du  bain, 

Sous  la  douche,  la  peau  au  point  où  elle  est  touchée 
.se  déprime  en  godet,  sans  que  le  malade  en  ressente 
aucun  effet  désagréable  ;  au  contraire,  la  sensation  est 
celle  d’une  légère  friction,  du  reste  on  peut  augmenter 
ou  diminuer  la  force  de  cette  pression  en  approchant 
ou  éloignant  le  jet,  ce  qui  interpose  une  couche  plus  ou 
moins  grande  de  l’eau  du  bain  et  affaiblit  le  choc  de  la 
douche. 

_  Sous  l’influence  de  la  douche  sdus-marine,  le  patient 
éprouvé  une  sensation  de  bien-être  général  ;  ime  .fois 
sorti  du  bain,  sa  peau  est  légèrement  rouge,  la  température 
s  elève;il  a  chaud  et  transpire  un  peu. 

Le  pouls  qui  au  début  augmente  légèrement  de  fré¬ 
quence  se  calme^  très  rapidement,  devient  plus  lent,  et 
la  pression  s’abaisse  nettement,  La  respiration  s’accélère 


très  légèrement.  En  somme,  l’action  la  plus  nette  de 
la  douche  sous-marine  consiste  dans  une  stimulation 
énergique  non  seulement  de  la  circulation  capillaire 
périphérique,  mais  aussi  des  vaisseaux  du  derme  et 
du  tissu  cellulaire  sous-cutané,  et  a  pour  corollaire 
le  soulagement  du  travail  du  cœur. 

L’action  de  la  douche  sous-marine  est  donc  avant 
tout  une  action  mécanique  ;  nous  ne  voulons  cependant 
affirmer  qu’il  ne  puisse  y  avoir  parfois  une  action  légère 
des  prinapes  contenus  dans  certaines  eaux,  mais  en  tous 
cas  nous  avons  obtenu  à  Evian  des  effets  absolument 
analogues  à  ceux  observés  dans  des  stations  à  eaux 
fortement  minéralisées  et  nous  nous  expliquons  facilement 
les  résultats  obtenus.  En  somme  le  malade  est  immo¬ 
bile  tout  d’abord  dans  un  bain  à  température  indifférente 
isothère  autant  que  possible  à  la  température  du  sujet 
et  un  tel  bain  réagit  au  minimum  sur  son  cœur.  Puis’ 
la  douche  plus  chaude  et  fréquemment  appliquée  pro¬ 
duit  une  révulsion  légère  et  un  massage  constrictif, 
doux  et  sans  violence  qui  hâte  le  retour  du  sang  des 
extrémités  au  cœur,  favorise  le  passage  dans  les  colla¬ 
térales  si  les  veines  principales  sont  oblitérées,  et  hâte 
la  résorption  des  œdèmes  et  des  épanchements. 

C’est  dire  tout  le  parti  que  l’on  peut  tirer  de  ce 
procédé  toutes  les  fois  que  le  cœur  étant  gêné  ou  en  voie 
d’insuffisance,  la  stimulation  de  la  circulation  périphé¬ 
rique,  peut  et  doit  le  soulager.  De  même  la  douche  sous- 
marine  est  le  procédé  de  choix  dans  les  états  variqueux 
avec  ou  sans  œdème,  dans  les  suites  de  phlébites  ou  elle 
active  la  résorption  et  favorise  la  circulation  de  retour 
dans  les  voies  collatérales. 

Elle  rend  également  des  services  très  appréciables 
dans  certains  épanchements  inflammatoires  et  rhuma¬ 
tismaux,  et  dans  certaines  formes  de  névralgies,  où,  sur¬ 
tout  appliquée  un  peu  chaude,  elle  constitue  un  pro¬ 
cédé  très  heureux  de  révulsion.  De  même  cette  révidsion 
peut  être  pratiquée  au  niveau  du  foie,  de  l’estomac  ou 
des  reins  dont  il  s’agit  de  régler  la  circulatioiv  On  voit 
donc  à  quels  multiples  emplois  peut  servir  la  douche 
Sous-marinc,  procédé  balnéaire  d’une  grande  valeur 
thérapeutique. 


-  XXVI II  — 


THÉRAPEUTIQUE  PRATIQUE 

TRAITEMENT  DES  RADIODERMITES  ET  RADIUMDERMITES 
PAR  L’ULCÉRINE  BERGER 

Communication  du  D'  Gastou,  Chef  du  daboratoire  Centrai,  de  e’Hopitai,  Saint-Louis. 
(Société  de  Dermatologie  ci  Syphiligraphie,  Séance  du  7  Juillet  1910.) 


La  pharmacopée  ancienne  employait  les  baumes  et 
les  onguents  dans  le  traitement  des  inflammations  de  la 
peau,  des  suppurations  et  des  plaies.  Quelques-unes 
de  ces  préparations,  très  complexes,  sont  encore  de  nos 
jours  populaires,  telles  l’onguent  de  mère,  la  pommade 
du  Bossu. 

Il  en  est  d’autres,  comme  le  baume  du  Commandeur, 
qui  sont  restées  dans  la  pharmacopée  moderne. 

La  pratique  de  l’antisepsie  a,  pendant  un  temps,  fait 
cesser  l’emploi  des  baumes  et  onguents  comme  étant 
cause  de  suppuration. 

Après  les  travaux  entrepris  sur  les  essences  et  les  par¬ 
fums,  il  a  été  démontré  que  ceux-ci  avaient  des  propriétés 
antimicrobiennes  et  antiseptiques.  Or,  la  plupart  des 
baumes  et  onguents  anciens  étant  à  base  d’essences  et  de 
parfums,  il  suffisait  d’en  rendre  l’excipient  aseptique  pour 
les  utiliser  à  nouveau  d’autant  qu’ils  sont  doués  de  pro¬ 
priétés  stimulantes,  et  qu’ils  faeilitent  la  cicatrisation. 

La  plupart  des  baumes  sont  à  base  d’alcoolat,  tandis 
que  les  onguents  contiennent  des  corps  gras  et  des  résines, 
lesquels  ont  des  propriétés  analogues  aux  parfums. 

Leur  emploi  n’est  donc  pas  à  délaisser.  Nous  avons 
déjà  mentionné,  en  collaboration  avec  II.  Guillot,  l’emploi 
d’un  baume  contre  les  brûlures. 

Je  voudrais  aujourd’hui  signaler  à  la  Société  les  bons 
effets  obtenus  dans  le  traitement  des  radiodermites  par 
un  nouveau  baume,  compo.sé  par  M.  Berger,  pharmacien 
de  I"  classe,  à  La  Varenne-Saint-Hilaire,  et  qu'il  a  appelé 
uucÉRINE,  à  cause  de  sa  propriété  de  faciliter  la  guérison 
des  ulcérations. 

Les  trois  cas  dans  lesquels  j'ai  obtenu  d'excellents  effets 
sont  les  suivants  : 

I"  Cas.  — A  la  suite  de  l’application  de  rayons  X  faite 
dans  un  cas  de  tuberculose  pulmonaire,  il  y  a  cinq  ans 
environ,  alors  que  les  instruments  de  mesure  étaient 
insuffisants,  se  produit  sous  la  clavicule  d’une  malade 
âgée  de  vingt-cinq  ans  une  radiodermite  ulcéreuse. 

Tous  les  traitements  utilisés  eu  pareil  cas  ne  purent 
arriver  à  produire  la  cicatrisation.  C’est  alors  que  j’eus 
recours  au  baume  Berger  ;  après  deux  mois  environ  d’ap¬ 
plication  de  ce  baume,  la  radiodermite  fut  guérie, 

3'  Cas.  ■ — ^  A  la  suite  de  traitement  radiothérapique 
inten.sif  de  lupus  érythémateux  des  mains,  une  jeune 
femme,  âgée  d’une  vmgtaine  d’annéeiî,  eut  à  l'extrémité 
des  doigts  une  radiodermite  ulcéreuse  suppurative  et  des 
plus  douloureuse.  Le  pansement  bi-quotidien  des  plaies 
fait  avec  le  baume  Berger  détermina  au  bout  de  cinq 


semaines  la  cicatrisation  complète.  L’application  en  fut 
douloureuse  au  début,  puis  plus  tard  supportée. 

3®  Cas.  —  Une  malade  fut  traitée  pour  des  adéno¬ 
pathies  cervicales  bacillaires  du  cou. 

La  régression  des  adénites  était  presque  complète 
lorsque  apparut  à  la  sturface  de  la  peau  une  radiodermite 
exulcéreuse.  Les  traitements  habituels  des  brûlures  et 
des  plaies  ne  produisant  aucun  effet  sur  les  lésions,  le 
baume  Berger  fut  appliqué,  et  très  rapidement,  en  une 
quinzaine  de  jours,  la  cicatrisation  commença  à  se  faire. 

L’emploi  du  baume  Berger  est  souvent  douloureux 
au  début.  H  ne  faut  pas  en  abandonner  l’emploi  s’il  est 
mal  supporté  dans  les  premiers  jours.  H  se  présente  sous 
forme  d’une  pommade  jaunâtre,  de  consistance  semi- 
fluide,  que  l’on  étale  sur  la  partie  malade.  On  recouvre 
ensuite  de  gaze  ou  de  lint  aseptiques. 

Ce  baume  est  composé  avec  les  sucs  des  différentes 
variétés  de  Populus  (P.  uigra,  P.  balsamifera,  P.  tremula) 
et  les  extraits  aqueux  à'Atropa  heUadona,  d'Hyoscyamus 
niger,  de  Solanum  nigrum,  de  Papaver  somniferum. 

Les  principes  actifs  qui  y  sont  contenus  :  la  salicine, 
là  populine,  l’acide  benzoïque,  la  pectine  et  l’acidegallique 
associés  au  Balsamum  pcruviamim  donnent  à  ce  baume 
des  propriétés  antiputrides,  astringentes  et  cicatrisantes. 

La  composition  du  baume  Berger  est  la  süivantfe  ; 

Extrait  vert  de  Populus  nigra . 

Extr  it  jaune  de  Populus  balsamifera  . 

Extrait  aqueux  de  Populus  trèmula.. . . 

Extrait  aqueux  d’Atropa  .  elaldona  . . . . 

Extrait  aqueux  d’Hyoscyamus  niger.. . 

Extr  it  aqueux  de  Solanum  nigrum, . . 

Extrait  aqueux  de  Pap.iver  somniferum 
Extrait  aqueux  de  Balsamum  peruvianui 
Axonge  lavée  et  purifiée . 


j  ââ  3  grammes. 

I  ââ  5o  centigrammes. 
40  grammes. 


Le  mode  d’emploi  est  le  suivant  :  on  nettoie  soigneu¬ 
sement  la  partie  à  traiter  en  la  débarrassant  de  ses  sécré 
tious  à  l’aide  d’eau  bouillie  tiède  ou  d’un  mélange  à  parties 
égales  d’eau  bouillie  chaude  et  d’eau  oxygénée  neutre 
à  13  volumes,  puis  ou  étend  le  baume  sur  la  gaze  hydro¬ 
phile  stérilisée  que  Ton  maintient  bien  en  contact  avec 
la  surface  malade.  Le  pansement  est  renouvelé  une  à 
deux  fois  par  jour,  tous  les  deux  à  trois  jours  selon  l’abon¬ 
dance  des  sécrétions. 

Le  baume  Berger,  en  dehors  des  radiodermites,  trouve 
son  emploi  dans  le  traitement  de  toutes  les  plaies  ulcé¬ 
rées,  en  particulier  des  ulcères  variqueux  (i). 


fi)  Envoi  d'éch.intiIlons  et  de  littérature  aux  lecteurs  de  Paris 
médical  sur  demande  à  M.  Berger,  chiiiiiste,  à  La  Varenne-Saint- 
Hilaire  (.Seine). 


Ulcères  Vàtiqueux  Radiodermites 

ULCÉRINE  BERGER 

Emptoÿée  dans  tes  Hôpitaux  de  Taris. 


SOMMAIRE 

A.  Gilbert . —  Principes  généraux  de  thérap.-uiique . 

J.-Ch.  Roux .  —  Les  dyspepsies  nerveuses . 

Pierre  pAGEY . —  Rééducation  de  la  respiration  et  de  l’attitude  droite  chez  un  asthmatique . 

ActuaÜtés  médicales.  —  Effets  thérapeutiques  du  bain  d’oxygene.  —  Séro-diagnosiic  de  la  coqueluche  avérée 

et  fruste . 

Sociétés  savantes .  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  —  Academie  des  sciences.  — 

Academie  de  médecine.  —  Société  de  chirurgie.  —  Société  anatomique.  —  Société 

de  théiapeu  ique.  —  Sociéié  de  pédi.trie . .  . 

Libres  propos  :  L’exercice  illégal  tn  physiothérapie,  par  le  D”  Albert  Weil 
Chroniçiue  scientifique  :  Les  progrès  Je  1  automooile,  par  le  D'  Chass,i'“- 

Curiosités .  . . . 

La  médecine  au  théâtre  :  L’orchestre  medical . 

Nécrologie  :  Kelsch,  par  le  Df  Dopter . 

Plaquette  médicale  :  Médaille  du  1’“^  Hanot . 

Silhouettes  médicales  :  Le  médecin  de  quartier,  par  le  Dr  Pierre  Mau 

Art  et  médecine  :  Le  zouave  Jacob . 

Diététique.  —  Cure  de  Weir  Mite  lell . 

Formules  thérapeutiques  :  La  grippe  chez  les  enfants.  —  Les  metror-i 


Formules  thérapeutiques  :  L 

La  médecine  au  palais . 

CAroni^ue  des /lyres  :  lahreskurse  fur  drtzliche  hortbildung  inzwolf  Monatsheften.  —  Précis  de  th  .rapeulique 

oculaire . . . . 

Nouvelles  . . 

La  vie  médicale . 

Cours.  —  Actes  de  la  haculté  de  Pans. . . . . ■ . 

■Thérapeutique  pratique  :  Zomotherapie  pratique . 

Variétés . . 

Hygiène  scolaire . . . . 


Xlll 

XIII 

XVII 

XIX 

XIX 

XXI 

XXI 

XXIII 

XXV 

XXVII 

WVIIl 

XXVIII 

W^III 


Asthme,  Emphysème 
Maladies  du  cœur 
Angine  de  Poitrine 
Affections  rénales 
Hydropisies 


EUPNINE  VERNADE 

à  l’IODURE  de  CAFÉINE 
LE  PLUS  SUR  DES  DIURÉTIQUES  CONNUS 
Pas  d'Intoléranee  ni  d'Aoeiüents  d'Iodisma 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 

PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  is^de  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  (/"  Décembre  au  3o  Novembre)  :  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  ;  1  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 
Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  40  pages. 
Tous  les  autres  num^os  ont  32  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 

ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX  (48  pagos) 

Janvier....  —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber¬ 
culose. 

Février. ...  —  Physiothérapie  ;  —  physiodiagnostic. 

Mars . —  Dermatologie; — syphilis; — maladiesvéné- 

riennes. 

Avril .  —  Gynécologie; 


Mai . —  Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miné¬ 

rales,  climatothérapie;  —  diététique. 
Juin .  —  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du  foie. 


Juillet . —  Maladies  du  cœur,  du  sang,  des  yaisseaux. 

Août . —  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in¬ 

fectieuses. 

Septembre. 


Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 
larynx;  — des  yeux. 

Octobre _ —  Maladies  nerveuses  et  mentales  ;  — méde¬ 

cine  légale. 

Novembre  .  —  Thérapeutique. 

Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles;  —  Pué¬ 
riculture. 


PRIMES  DE  PAUlS  MÉDICAL  (Voir  le  détail  au  verso  page  II) 
PRIX'ORFILA  de  6.000  francs.  —  PRIX  DESPORTES'.—  Académie  de  Médeoine. 

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FiLULES  (0,10  d’Hectine  par  pilule) 

Une  à  dense  fùlules  par  Jour  pendant  10  à  iS  jours. 
QOUTTES (20  gouttes  équivalent  à  0,05  d’Hectine). 

20  à  100  gouttes  par  Jour  pendant  10  à  15  Jours. 
AMPOULES  A  (0,10  d’Hectine  par  ampoule), 
AMPOULES  B  (0  ,20  d’Hectine  par  ampoule) 
Injecter  une  ampoule  par  jour  /ændant  10  à  15  Jours 


PILULES  (Par  pilule  :  Hectine  0,10;.Protoiodure  Hg  0,05  ;  J  Durée 
Ext.  Op  0.01).  —  Une  à  2  pilules  par  Jour.  f  traitem 

GOUTTES  (Pur  20  gouttes  ;  Hectine  0,05;  Hg  0,01).  l  >o  4 - 

20  à  100  gouttes  par  Jour.  J  jourr 

AMPOULES  A  (Par  ule  ;  Hectine  0,10;  Hg  0,005).)  Une  ampoule  par  J 
t  pendant  10  d  15  /or 

AMPOULES  B  (Par  ampoule:  Hectine 0,20;  Hg 0,01).  V  injections  indolo'  ; 
-e.  lABORATOIRE  de  l’HBCTlWE,  12,  R.  du  Chemin-Vert,  VILLENEUVE-LA-GARENNE  (Sdii) 


-  PRIMES  DE  iWhütCAL  - 

Le  Succès  de  nos  Primes  est  tel,  que  nous  avons  décidé  de  les  continuer. 

Les  abonnés  d'une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  5  fois 
le  prix  de  l’abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l’ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

I.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

{Chaque  abonné  a  droit  à  ces  cinq  primes)  : 

i»  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
BLA.CQUE,  Instruments  de  chirurgie,  aS,  rue  Cuias,  à  Paris. 

2»  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emile 
Dupont  fils,  G.  Mathieu  fils  et  C",  Mobilier  médical,  chirurgical  pour  malades  et  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  g,  rue  Cujas,  à  Paris. 

3»  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  loo  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne.  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4»  Bons  de  remboursement  de  six  fr.  sur  un  achat  de  vingt-cinq  fr.  ou  de  douze  fr.sur  un  achat 
de  5o  fr.  de  livres  édités  par  la  librairie  J.-B.  Baillière  et  fils,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris. 

5“  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
CouDRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  {Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut 
loindre  au  prix  de  l’abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o.  plus  5o  centimes  pour  le  port). 

II.  Primes  offertes  en  outre  aux  abonnés  de  Paris  Médical 

{Chaque  abonné  a  droit  à  une  seuletie  ces  treize  primes)  : 

1“  Règles  plates  en  glace  de  Saint-Qobain  verre  rouge  à  base  de  sels  d’or  (valeur  6  francs) 
offertes  par  l’Uraseptine  Rogier  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéol  du  D''  Boucard 
(ces  deux  primes  ensemble). 

2“  Portefeuilles  offerts  par  le  Lait  Lepelletîer  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  Lécuyer),àCarentan. 

30  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Ch.  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  Paris. 

4°  Trousses  de  poche  pour  l’analyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosurine,  16,  rue  Charlemagne, 
à  Paris. 

5»  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison-  David,  69,  avenue  des  Ternes. 

6“  Appareils  Talisman,  pour  injections  vaginales,  offerts  par  la  Société  du  Talis.man,  Place  des 
Barricades  à  Bruxelles. 

7»  Un  colis-postal  de  15  rosiers  de  la  maison  Gemen  et  Bourg,  de  Luxembourg.  {Joindre  i  fr.  5o 
pour  l'emballage  et  le  port  du  colis  des  rosiers). 

8“  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  légumes  (25  variétés)  offertes  par  la  maison  L.  Clause,  à 
Bréligny-sur-Orge.  Joindre  i  fr.  pour  l'emballage  et  le  port. 

9°  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Sachet,  papeterie  médicale, 
29,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

lo»  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d’ins¬ 
truments  de  chirurgie,  ii3,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris. 

1 1"  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Cogit  et  C's 
Appareils  de  précision,  36,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

12“  Bons  de  remboursement  de  douze  franen  sur  l’achat  d’une  montre  médicale  (75  francs, 
ou  90  francs)  de  la  maison  Auricoste,  horloger,  10,  rue  La  Boétie,  à  Paris. 

i3“  Une  caisse  de  30  bouteilles  d’Eau  de  Pougues  St-Léger,  offerte  par  la  Ci®  de  Pocgues  St-LéoER. 

Envoyer  avec  le  montant  de  l'abonnement  la  liste  des  primes  dans  l’ordre  de  préférenee.  — 
Joindre  5o  centimes  pour  les  frais  d’expéaition  de  chacune  des  primes.  —  Les  primes  seront 
expédiées  dans  un  délai  de  t5  fours. 


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LAITERIE  MEDICALE.  Fermes  de  Claire  et  de  la  Pommeraye 

79,  Rue  de  la  Cfiapelle,  79,  PARIS  (18”  Arrondissement)  -  Téléphone  440-52 

ÉCHANTILLONS  SUR  LA  DEWIANDE  DE  Wim.  LES  DOCTEURS 


LIBRES  PROPOS 


L’EXERCICE  ILLEGAL  DE  LA  PHYSIOTHÉRAPIE 

Nombrexix  sont  ceux  qui  se  croient  le  don  de 
guérir  ;  plus  nombreux  encore  ceux  qui,  avec  une 
bonne  foi  moindre,  se  contentent  d’exploiter  la  cré- 
didité  des  humains  et  exercent  illégalement  la  mé¬ 
decine.  Mais  c’est  surtout  dans  le  champ  de  la 
physiothérapie  que  les  empiriques  sévissent  :  trop 
souvent  d’ailleurs  ils  ont  Tappui  de  ceux  qui  de¬ 
vraient  être  les  premiers  à  les  combattre. 

On  a  encore  présents  à  la  mémoire  les  débats 
du  conseil  municipal  qui  précédèrent  la  nomination 
des  chefs  de  laboratoire  de  radiologie  des  hôpitaux. 
Certains  conseillers  ont  bravement  soutenu  qu’il 
était  plus  difficile  à  un  médecin  d’acquérir  les  notions 
de  physique  indispensables  pour  l’exercice  de  la  ra¬ 
diologie,  qu’à  un  physicien  d’acquérir  les  notions 
de  Médecine  indispensables  pour  savoir  faire  une 
opération  radiologique  et  l’interpréter.  L’Académie 
de  médecine  a  henreusenient  réfuté  ces  affirmations 
par  trop  fantaisistes  ;  et  .si  certaines  situations 
acquises  doivent  être  respectées,  personne  ne  songe 
plus  à  confier  de  nouveaux  postes  officiels  à  des 
radiologues  non  médecins,  ou  même  à  leur  envoyer 
des  patients.  I^es  rayons  X,  arme  à  double  tranchant, 
restent,  pour  bon  nombre  de  ceux  qui  s’éta¬ 
blissent  physiothérapeutes,  un  terrain  réservé  ; 
la  peur  de  l’accident  est  le  meilleur  rempart  de  la 
légalité. 

Par  contre,  nombre  d’anciens  infirmiers,  d’anciens 
garçons  de  bains,  nombre  de  manucures  qui  se 
font  une  spécialité  de  réparer  des  ans  les  irrépa¬ 
rables  outrages,  n’ont  aucune  crainte  d’appliquer  les 
courants  électriques  les  plus  élevés,  depuis  les  cou¬ 
rants  continus  jusqu’aux  courants  de  haute  fré- 
tiuence,  d’administrer  des  bains  hydro-électriques, 
des  bains  de  lumière,  des  douches  d’îiir  chaud,  des 
étincelles,  des  massages  tliérapeutiques. 

Certes,  nombre  d’instituts  de  physiothérapie, 
nombre  d’officines  de  beauté,  nombre  de  maisons 
où  l’on  vend  des  ceintures  régénératrices,  ont  parmi 
leur  personnel  quelques  médecins  faméliques  qui,  pour 
une  rémunération  infime,  servent  à  sauver  la  face; 
mais  nombre  d’autres  ne  cherchent  même  pas  à  se 
donner  les  apparences  du  respect  de  la  légalité. 

Pour  modifier  un  pareil  état  de  clioses,  direz- vous, 
il  suffirait  de  brandir  les  foudres  de  la  loi.  ou  si  la 
législation  est  insuffisante,  de  la  modifier. 

Je  ne  crois  pas  que  ce  soit  là  la  boiuie  métliode. 
Les  tribunaux  condamnent  peu  souvent  les  illégaux 
de  la  médecine  ;  ou  s’ils  les  condamnent,  après  leur 
avoir  laissé  épuiser  toutes  les  ressources  de  la  pro¬ 
cédure,  ils  leur  infligent  des  peines  fort  minimes  : 


.Sur  trente  plaintes  déposées  pour  exercice  illégal 
de  la  médecine.du  juillet  igog  au  i'"''  juillet  ujio, 
i6  condamnations  seulement  ont  été  prononcées,  et 
encore,  13  fois  la  peine  a  été  une  amende  variant  de 
30  à  3  000  francs  !  Les  tribunaux  préfèrent  réserver 
leur  sévérité  aux  médecins  victimes  de  l’ingra¬ 
titude  de  leurs  clients. 

Si  d’ailleurs  on  modifiait  la  loi,  ceux  qui,  sans 
diplômes,  veulent  appliquer  les  agents  physiques 
à  leurs  semblables,  trouveraient  vite  la  fissure  des 
nouveaux  textes  et  sauraient  continuer  leur  coupable 
industrie. 

Le  problème  en  ce  qui  concerne  certains  agents 
physiques  est  d’ailleurs  particulièrement  délicat  ; 
il  en  est  qui,  non  seulement  sont  employés  dans  un 
but  thérapeutique  mais  qui  encore  ont  un  rôle  pro- 
phjdactique  et  hygiénique.  Je  reconnais  qu’il  est 
souvent  difficile  de  délimiter  les  frontières  entre  la 
gymnastique  médicale  et  la  gymnastique  édtica- 
tive,  entre  la  douche  pratique  quotidienne  et  la 
douche  thérapeutique. 

Aussi,  ce  qu’il  faut  à  mon  .sens,  c’est  faire  l’éduca¬ 
tion  de  tous  les  médecins,  c’est  faire  l’éducation 
du  public.  Nombre  de  médecins  ont  encore  pour  les 
masseurs,  les  hydrothérapeutes,  les  préventions  qui 
devaient  hanter  le  cerveau  des  médecins  de  nagxxère 
à  l’égard  des  barbiers  chirurgiens  ;  ils  croient  de 
bonne  foi  qu’on  peut  être  un  bon  masseur,  un  bon 
hydrothérapeute,  voire  même  un  électrothérapeute 
convenables,  ans  être  médecin,  et  ils  alimentent 
largement  des  instituts  qui  n’ont  de  médical  que  le 
titre.  D’autres  même,  qui  dirigent  des  services  hos¬ 
pitaliers,  n’ont  pas  craint  d’ouvrir  leurs  services  à 
des  empiriques  à  qui  l’ignorance  donne  toutes  les 
audaces  :  n’a-t-on  pas  vu  —  il  n’y  a  pas  bien  long¬ 
temps — un soi-disantspécialisted’air  chaud  promener 
d’hôpital  en  hôiutal  ses  appareils  et  sa  malpropreté? 

L’éducation  des  médecins  peut  être  faite  si  les 
physiothérapeutes  publient  des  travaux  bien 
ordonnés  et  bien  médités,  s’ils  ne  craignent  pas  de 
répéter  les  bienfaits  des  méthodes  qu’ils  emploient, 
s’ils  trouvent  des  appuis  analogues  à  ceux  que 
leur  a  donnés  le  professeur  Gilbert  en  créant  dans 
son  .service  et  son  enseignement,  un  service  et  un 
enseignement  de  la  physiotliérapie. 

L’éducation  du  public  sera  plus  difficile  :  même  en 
notre  vingtième  siècle,  peuple  et  aristocratie 
croient  encore  au  miracle  ;  tous  deux  se  laisse¬ 
ront  longtemps  encore  prendre  à  l’xxppât  des 
promesses  des  charlatans.  Mais  si  les  médc' 
dns  voulaient  bien  se  mettre  en  travers  de  la 
bêtise  humaine,  ne  serait-ce  pas  déjà  un  ré.sultat 
appréciable?  .\i,nKUT-\VKU.. 


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BOUTEILLES  ET  DEMI-BOUTEILLES 


V  - 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE 


LES  PROGRÈS  DE  L’AUTOMOBILE 


Le  Salon  de  l’Automobile  vient  de  fermer  ses  portes. 
La  grande  foule  s’y  est  pressée  comme  à  l’iiabitude, 
non  pas  pour  admirer  l’éclairage  d’ailleurs  très  réussi 
ni  le  luxe  des  carrosseriesj  mais  plutôt  pour  se  rendre 
compte  des  progrès  qui  avaient  pu  être  apportés  à  la  cons¬ 
truction  des  châssis  et  des  nouveautés  qu’ils  présen¬ 
taient. 


L’éducation  du  grand  public  est  faite,  et  rares  sont 
les  visiteurs  qui,  dédaignant  la  partie  mécanique,  jugent 
une  voiture  d’après  l’élégance  de  sa  forme  ou  le  gonfle¬ 
ment  de  ses  pneus. 

On  est  donc  venu  au  Grand  Palais  pour  voir  du  nou- 


teur  apprécie  la  souplesse  qui  rend  presque  inutile  l’em¬ 
ploi  du  changement  de  vitesse.  11  y  a  quelques  inconvé¬ 
nients:  prix  élevé  de  la  voiture  munie  d’un  six-cylindres  ; 
réglage  de  carburation  délicat,  grande  consommation 
d’essence  et  allongement  disproportionné  du  châssis.  A 
ce  dernier  ennui,  plusieurs  maisons  ont  trouvé  un  remède 
ingénieux  :  il  consiste  à  fondre  en  un  seul  bloc  deux 
groupes  de  trois  cylindres  accolés. 

Elles  obtiennent  ainsi  un  moteur  d’aspect  séduisant  et 
de  dimensions  réduites. 

Somme  toute,  étant  donné  le  perfectionnement 
actuel  des  quatre  cylindres,  le  six  cylindres  ne  nous 
paraît  guère  posséder  que  des  avantages  théoriques  : 
c’est  simplement  une  belle  œuvre  de  mécanique. 


trouvé? 

Nous  pouvons  ré¬ 
pondre  affirmative¬ 
ment  et  dire  que  de 
grands  progrès  ont 
été  réalisés.  Les 
constructeurs  sou¬ 
cieux  de  satisfaire 
les  désirs  d’une 
clientèle  éclairée  se 
sont  attachés  à  éta¬ 
blir  des  châssis  sim¬ 
ples  et  solides,  des 
moteurs  souples  et 
silencieux^  des  voi¬ 
tures  rapides.  Ils 
ont  réussi,  pour  la 
plupart,  et  bien  hé¬ 
sitant  a  dû  être  le 
visiteur  qui  a  par¬ 
couru  longuement  le 
Salon  dans  le  but 
de  faire  un  choix. 

On  lui  a  montré 
le  roi  du  jour,  le 
moteur  Knight,  sans 
soupapes.  Le  prin¬ 


cipe  de  ce  moteur 
est  simple.  Deux 
«  chemises  »  cylin¬ 
driques  coulissent 


Telles  sont  les 
deux  grandes  nou¬ 
veautés.  Mais  d’au¬ 
tres  détails  méritent 
encore  d’attirer  l’at¬ 
tention. 

C’est  d’abord  la 
tendance  très  nette 
des  constructeurs  à 
établir  des  voitures 
rapides  :  la  force 
reste  la  même  en 
principe,  l’augmen¬ 
tation  de  vitesse  est 
très  sensible. 

Les  moteurs  pré¬ 
sentés  au  Salon 
avaient  >  en  général 
une  longue  course  et 
un  alésage  relative¬ 
ment  faible.  Les 
types  12  HP  osciT 
laient  couramment 
autour  de  8o  milli¬ 
mètres  d’alésage 
pour  i3omillimètres 
de  course  ;  les 
i6  HP  faisaient 
90  X 150  ;  les  24  HP 
loo  X  160,  etc...  La 
force  nominale  reste 
la  même,  mais  en 


ouvrent  successive- 


de  19  n  ne  doivent 


ment  les  «  lumières  a  d’admi.ssion  et  d’échappement. 
Les  avantages  de  ce  système  sont  nombreux  :  le 
mélangé,  essence  et  air,  est  introduit  progressivement 
dans  la  chambre  où  l’étincelle  produira  l’explosion.  La 
brutalité  d’ouverture  des  soupapes  est  supprimée,  en 
même  temps  que  les  soins  réclamés  par  ces  organes 
délicats.  Plus  de  réglage,  plus  de  rodage.  Une  grande 
souplesse,  un  silence  parfait  et  une  augmentation  de 
force  puisqu’il  n’y  a  plus  cette  déperdition  que  cause 
trop  souvent  la  mauvaise  assiette  des  soupapes  sur  leur 
siège.  Malheureusement,  le  Knight  est  encore  un  peu 
jeune  :  il  n’a  pas  fait  ses  preuves,  mais  il  est  permis  de 
fonder  sur  lui  le  plus  grand  espoir. 

Dans  beaucoup  de  stands,  le  visiteur  a  pu  voir  des 
six-cylindres.  Ce  n’est  assurément  pas  une  nouveauté, 
mais  il  faut  noter  la  généralisation  de  ces  moteurs. 
Leur  grand  avantage  est  de  «  tourner  rond  »  comme 
disent  les  mécaniciens  ;  il  n’y  a  pas  de  point  mort  comme 
dans  les  4  cylindres,  les  reprises  sont  faciles  et  le  conduc- 


pas  donner  loin  de  25  à  30  HP  au  frein  ;  sur  la  route,  en 
palier  et  avec  une  carrosserie  découverte  elles  dépassent 
60  kilomètres  à  l’iieure. 

Puis  il  nous  faut  citer  encore  : 

I»  Le  triomphe  de  l’allumage  à  haute  tension  :  les 
rupteurs  disparaissent  de  plus  en  jAus  ;  il  ne  faut  pas  les 
regretter. 

2“  L’adoption  presque  générale  d’un  arbre  à  cames 
unique  ;  les  .soupapes  .sont  toutes  d’un  même  côté  et, 
parfois,  un  carter  les  protège  et  étouffe  leur  bruit. 
Les  moteurs,  avec  leurs  organes  mieux  groupés,  ont  un 
a.spcct  simple  et  plus  engageant. 

3»  La  présence  sur  presque  tous  les  châssis  d’une  trans¬ 
mission  à  cardan  :  la  chaîne,  malgré  tous  ses  avantoges, 
est  abandonnée,  parce  qu’elle  fait  du  bruit  et  que  le 
silence  est,  parmi  les  qualités  d’une  voiture,  celle  que 
l’on  apprécie  par  dessus  tout.  D’ailleurs,  les  cardans  de¬ 
viennent  irréproclnables  et  les  ponts  arrière  sont  d’une 
résistance  ù  toute  épreuve. 


287  — 


-  VI  - 


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n’ont  pas  abouti.  Lui-même  n’a  pas  été  sensiblement 
amélioré.  Il  crève  ou  éclate  avec  la  même  déplorable  fré¬ 
quence  :  encore  doit-on  s’estimer  heureux  que  quelques 
instruments  pratiques  facilitent  son  démontage  et  qu’une 
pompe  sur  le  moteur  ou  une  bouteille  à  air  comprimé 
évitent  à  des  bras  déjà  fatigués  la  peine  du  gonflement. 

5“  L’aspect  séduisant  des  voilures,  le  luxe  et  le  confor¬ 


table  des  carrosseries.  Tous  leurs  accessoires  sont 
parfaits  ;  une  dynamo  actionnée  par  le  moteur  fournit  la 
lumière,  donne  le  feu  au  cigare  et  c’est  encore  grâce  à 
l’électricité  que,  par  signes  lumineux,  on  peut,  du  fond 
de  .sa  voiture,  transmettre  au  mécanicien  les  ordres  né¬ 
cessaires. 

Enfin,  si  le  visiteur  du  salon  de  l’automobile  était 
un  confrère  et  s’il  désirait  acheter  une  petite  voiture 
pour  scs  visites,  il  n’avait  que  l’embarras  du  choix. 

Il  se  sera  rendu  compte  cependant  de  la  prédominance 
des  petites  quatre-cylindres  sur  les  monocylindriques  aux¬ 
quelles  on  reproche  la  brutalité  et  le  manque  de  souplesse. 

A  une  époque  où  il  faut  aller  vite,  la  iz  HP  quatre  cy¬ 
lindres  semble  la  voiture  la  plus  pratique  pour  les 


meneur  n’ayant  aucune'  idée  d’achat,  nous  sommes  con¬ 
vaincu  qu’il  aui'a  quitté  le  Grand-Palais,  enchanté  de  ce 
qu’il  y  aura  vu.  On  lui  a  dit  que  nous  étions  grandement 
concurrencés  par  l’étranger  mais,  ayant  eu  sous  les  yeux 
tous  les  éléments  nécessaires  pour  établir  une  juste  com¬ 
paraison,  il  n’aura  pas  manqué  de  conclure  à  la  supé¬ 
riorité  de  notre  industrie  et  d’apprécier,  comme  il  con¬ 
vient,  cette  belle  manifestation  de  notre  activité  nationale 

Il  nous  apparaît,  au  moment  de  donner  cette  petite 
chronique,  que  nous  avons  laissé  dans  l’oubli  un  moteur 
exposé  pour  la  première  fois  au  Salon  de  l’Automobile. 
Nous  tenons  à  réparer  cette  omission  car  le  nouveau  venu 
nous  semble  appelé  à  un  grand  avenir.  Nous  voulons 
parler  du  moteur  à  deux  temps. 

I,a  place  nous  manque  pour  eu  exposer  e  principe. 
Il  nous  suffira  d’en  signaler  les  particularités  essentielles. 

Son  aspect  est  extrêmement  simple  :  suppression  des 
arbres  à  cames,  soupapes  d’admission  automatiques, 
échappement  à  fond  de  course.  Le  poids  est  inférieur  à 
celui  des  moteurs  à  quatre  temps,  le  prix  de  revient 
moindre. 

Souple  et  silencieux,  le  moteur  à  deux  temps  se  dis¬ 
tingue  par  la  facilité  de  ses  reprises.  Il  n’est  pas  encore 
très  généralisé  mais  les  bons  résultats  qu’il  a  donnés 
laissent  prévoir  l’extension  d^;  son  emploi  et  permettent 
de  penser  qu’un  jour  viendra  peut-être  où  il  remplacera 
le  «  quatre  temps  ■>. 


CURIOSITÉS 


Perles  recueillies  dans  un  récent  concours  de 
l'Externat  des  hôpitaux  de  Paris,  par  un  juge 
attentif. 

A  propos  du  mode  d’administration  du  chloroforme  : 

'’  Pu  encourage  le  malade . on  lui  dit  que  ce  n’est  rien, 

s’il  étouiïe,  par  exemple  !....  » 

«  Il  n’y  a  pas  à  s’occuper  du  pouls.  » 

«  Si  le  malade  vomit,  on  donnera  un  peu  moins  de 
chloroforme . » 

En  cas  d’arrêt  de  la  respiration,  <<  la  premihe  chose  à 

faire,  c’est  de  faradiser  le  phrénique . » 

propos  de  la  saignée.  —  «  I^a  saignée  est  indiquée 

chez  les  noyés,  chez  les  strangulés .  » 

«  Si  le  malade  a  une  syncope  pendant  la  saignée,  c’est 
par  émotion  ;  il  faut  au  besoin  lui  donner  un  soufflet . » 


Cathété-risme  ait  Irai.  -  -  «  Chez  la  femme,  c’est  plus 

simple,  on  saisit  le  méat  avec  la  main  gauche . » 

Réduction  d'une  fracture  de  famhe.  ■  -  «  Gn  pratiquera 
la  contre-extension  en  tenant  le  malade  sous  les 
aisselles . » 

Oreillons.  -  -  Dans  Vorchite  des  oreillons,  voici  le  trai¬ 
tement  à  faire  suivre  au  malade  :  «  On  lui  met  les  bouUs 
sur  un  é-ventail  en  bois  garni  d'ouate.  » 

Diagnostic  de  la  grossesse.  —  «  Ou  .sent  les  apophyses 
épineuses  des  vertèbres  du  foetus  par  la  palpation  du 
ventre  de  la  mère.  » 

Mais  voici  qui  est  plus  fort.  X'n  candidat  n’a  pas  hésité 
à  déclarer  textuellement  :  «  <bi  entendra  la  re.spiratiou 
du  foetus.  » 

A.  M. 


—  289  — 


—  vni  — 


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DES  VAISSEAUX  ET  DU  SANG 

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Préface  du  D’  UUCIIARD 


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—  IX  — 


LA  MÉDECINE  AU  THEATRE 

L'ORCHESTRE  MÉDICAL 


La  Maison  du  Médecin 

Le  jeudi  2  février  a  eu  lieu  la  fête  donnée  par  l’Orchestre 
médical  de  Paris,  au  profit  de  cette  œuvre  de  retraite 
honorable,  dite  la  Maison  du  médecin,  et  dont  le  but  est 
précisé  par  son  appellation.  Cette  fête  fut  pleinement 
réussie,  et  par  le  plaisir  procuré  aux  assistants,  et  par 
le  profit  qu’en  tirera  l’oeuvre  destinataire.  Aussi  convient- 
il  de  féliciter  chaudement,  et  !’«  Orchestre  médical  ■>, 
en  s’adressant  à  son  président,  le  Dr  RiciiEl.oï,  et  la 
«  Maison  du  médecin  »,  en  saluant  respectivement  ses 
courageux  président  et  secrétaire  général,  les  D'»  CouR- 
TAUI.T  et  Ijucien  Nass. 

I,a  salle  comble  était  évidemment  des  plus  médicales. 
Reconnu  au  hasard  :  les  profe.sseurs  Landouzv, 
Déjerine,  Blanchard  ;  les  D'»  Lucas-Ciiampionnièrk, 
\Vai,Ther,  Hiu-rz,  Faurk,  Trihoui.ET,  Bai.zer,  Maurice 
de  Feeury,  Gauppe,  Cayea,  Butte,  Bi':rieeon,  Fies- 
siNGER,  Beelencontue,  Noir,  P.  Guieeon,  Maréchae, 
DE  Font-REauex  ;  et  combien  d’autres  pourrait-on 
citer,  à  commencer  par  les  vaillants  virtno.ses  de 
l’orchestre,  et  par  les  membres  du  conseil  d’adminis¬ 
tration  de  la  Maison  du  Médecin. 

Inutile  d’ajouter  que  la  salle  n’était  pas  que  masculine, 
mais  remplie  de  familles  médicales  au  grand  complet. 

Le  programme  musical  a  été  parfaitement  exéculé, 
avec  un  à-propos  composé  par  le  D’’  Montoya,  et  dit 
par  le  D'  Paul  Mounet  ;  avec  le  «  rondo  de  la  Maison 
du  Médecin  »,  délicieusement  chanté  par  Mme  Vaucaire; 
et  sans  oublir  l’intermède  grave,  un  défilé  cinémato¬ 
graphique  de  tripanosomes  et  de  ,spirochète.s,  par  le 
D'  COMANDON. 

Nous  allions  oublier  la  charmante  Mlle  Laskine,  et 
omettre  une  amiante  compo.sée  par  G.  R.  S1.MIA,  dont  on 
n’a  pu  vaincre  l’incognito,  pas  plus  que  celui  de  Raoul 
llRUNEEpour  sa  «  petite  suite  sur  des  thèmes  russes,  » 

Encore  une  fois,  tous  nos  compliments.  Vmi. 


La  Maison  du  Médecin 

RONDEA U 


Etre  nn  jour  docteur, -avoir  sa  clinique. 

Puis  nn  grand  salon  rempli  de  clients 
Venant  consulter  pour  un  mal  chronique. 
C’est  ce  qu’au  Quartier  ou  rêve  à  vingt  ans. 

De  loin  on  sourit  à  dame  Fortune, 

Au  bel  avenir  qui  vous  tend  les  bras. 

Puis  on  touche  un  jour  sa  première  thuue, 
Ça,  ce  sont  des  choses  que  l’on  n’oubli’pas  !... 


La  lutte  commence  ;  on  a  ses  diplômes  ; 

11  faut  se  frayer  sa  route  à  tout  prix  ; 

On  souhaite  aux  gens  do  jolis  fibromes 
iJont  on  les  délivre  à  coups  d’bistouris. 

Par  vous  les  fiévreux  deviennent  plus  calmes. 
Vous  réussissez  dans  les  mauvais  cas. 

Et  Monsieur  l’Ministr'  vous  donne  les  palmes. 
Ça,  ce  sont  des  chos’s  que  l’on  n’oubli’pas  !... 

3 

Bientôt  votre  nom  est  dans  tout’s  les  bouches  : 
Vous  venez  d’trouver  un  f.anieux  sérum 
L'n’  nouvell’  façon  de  donner  des  douches... 
Votre  cabinet  fait  le  maximum. 

Mais  voilà  soudain  que  la  concurrence 
Lance  un  nouveau  produit  :  patatras  1 

I  ont  est  à  refaire,  et  l’on  recommence. 

Ça,  ce  sont  des  chos's  que  l’on  iFoubli’  pas  !... 

4 

Le  méd’cin  d’eampagne  aussi,  lutte  et  trime  • 
L  paysan  n’est  pas  toujours  bon  payeur  • 

II  faut  s’  contenter  d’une  somme  infime, 


Car  le  rebouteux  fait  tort  au  docteur. 

Puis  l’âge  est  venu,  la  retraite  sonne. 

Les  jeunes  sur  vous  vont  prendre  le  pas, 

On  passe  la  main,  adieu  !  plus  personne  ! 

Ça,  ce  sont  des  chos’s  que  l’on  n’oubli'  pas  !... 


Heureus  'meut  qn’l'i-bas,  parmi  la  verdure, 

On  va  leur  offrir  un  paisible  aliri  ; 

La  bise  pour  eux  souillera  moins  dure. 

Leur  automne  sera  presque  refleuri... 

On  reparlera  des  jours  d’allégresse  ; 

On  se  racont’ra  ses  succès  tout  bas... 

Et  comm’  ce  temps  là,  c’est  tout’  la  jeune.sse, 

11  a  beaucoup  d’chanc  pour  qu’ou  ii’roublie  pas  !.. 

J acques  RtCUEi.SPE 


Prologue  du  D'’  Gabriel  Montoya 

dit  par  le  D'  Paul  MOUNET,  de  la  Comédie  Eranç 

Mesdames  et  Messieurs,  plaignez  un  pauvre  Artiste 
Qui  sitôt  le  lustre  allumé. 

Va  du  l’rologue  accoutumé 

Bercer  votre  torpeur.  Dieu  que  son  sort  est  triste 
Car  il  vient,  comme  vous  d’ailleurs, 

N’ayant  rien  d’un  anachorète, 

I.e  teint  rose  et  dressant  la  crête, 

De  chez  un  traitant  des  meilleurs. 

Et,  ne  mépri.s,ant  nulle  joie, 

11  aimerait,  ce  I.ucullus, 

S’accagnarder  une  heure  et  plus 
Sur  le  siège  en  rotin  qui  ploie. 

Ou,  buvant  un  pousse-café. 

S’offrir,  à  défaut  d’autre  orgie. 

Un  gigantesque  autodafé 
D’allumettes  de  la  Régie... 

Chacun  s’amuse  comme  il  peut, 

Disait  Hercule  aux  pieds  d’Omjdiah-, 

Et  pourvu  que  le  temps  cavale, 

I,es  procédés  importent  peu. 


Mais  c’est  assez  faire  la  pie... 

Le  temps  nous  presse  et  mon  devoir 
Est  de  vous  faire  à  tous  savoir 
Comment  et  pour  quelle  œuvre  pie 
Nous  vous  avons  mandés  ici  ; 

Vous,  Mesdames,  fleurs  parfumée, s, 

Doirt  les  épaides  embaumées 
Epandent  un  relent  choisi... 

Vous,  Messieurs,  qu’un  noir  uniforme, 

Coupé  par  le  blanc  des  plastrons, 
réduits  au  rairg  de  patrons 
Faits  à  la  grosse,  en  masse  énorme... 

Donc,  je  viens  vous  entreterrir. 

Sans  nul  parti  pris  de  boutique, 

Du  Rêve,  entre  tous  synrpathique. 

Auquel  vous  venez  concourir. 

Frère  cadet  d’un  airtre  rêve, 

Que  fonna  le  grand  Coqueein', 

Et  qrri  maintenant  bat  sotr  plein. 

Farce  qrr’on  y  .soirgca  sans  trêve. 

Mais  comment  parler,  oui,  comment, 

Sairs  désigner  les  Apôtres  : 

Les  Docteurs  CourTaueT,  Nass  et  d'autres 
D’un  aussi  vaste  monument  ? 

Nous  leur  devons  un  l’ont-aux-Dames, 

Une  Maison  du  Médecin. 

Et^c’est  pour  les  aider,  qu’auprès  des  bonnes  âme 
Nous  venons  sonner  le  tocsin. 


Il  est  des  bouges  de  misère 
Où,  dans  un  affreux  dénuement. 
Sans  l’air  ni  le  pain  nécessaires, 
Végètent  lamejitablement 
Des  êtres  nus,  dont  la  cnmarde 


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-  XI  — 


LA  MÉDECINE  AU  THEATRE  {Suite) 


Refuse,  on  ne  suit  trop  pourquoi, 
De  baiser  la  face  hagarde... 
Quand  le  médecin,  sous  un  toit 
Comme  un  de  ceux-là,  se  hasarde, 
C’est  le  cœur  pénétré  d’effroi 
Qu’il  en  sort  et,  quand  il  regarde 
lîn  lui-même  ensuite,  il  a  froid. 
Mais  de  son  pieux  sacerdoce. 

Du  moins,  rien  ne  l’a  détourné... 
l’Ius  le  mal  est  sombre  et  féroce, 
Plus  son  courage  est  obstiné... 
.Sur  l’iiorrible  ulcère  il  se  penche, 
Chaque  jour  livrant  un  combat 
lit,  parfois,  sur  l’affreux  grabat, 
Oubliant  une  pièce  blanclie... 
lit  ce  tableau,  croyez  le  bien. 
N’est  p.as  une  vaine  peinture... 

Il  est  bro.ssé  d’après  nature... 
Chaque  jour  apporte  le  sien. 


.\  la  ville  et  dans  les  campagnes. 

Il  est  de  ces  héros  obscurs, 

A  (pii  l’existence  des  bagnes. 

Offrirait  des  labeurs  moins  durs... 

Au.ssi,  lorsque  après  trente  années. 

Notre  Médicastre  aux  abois. 

Sent  que  ses  jambes  décharnées 
N’ont  plus  la  vigueur  d’autrefois. 

S’il  a,  pour  toute  subsistance 
lit  pour  abri,  les  :  îlcrci  bien  !... 
lit  les  mots  de  reconnaissance 
De  tout  honnête  citoyen, 

Comme  il  ne  saurait  condescendre 
A  des  marchés  humiliants, 

Il  possède  un  recours  :  se  pendre 
-■\u  nez  de  ses  anciens  clients  I 
lîh  bien,  non...  I/Iîsprit  se  refuse 
A  ce  dénouement  assassin. 

Que  notre  Justice  récuse... 

'l'üute  grande.  Ouvre-toi,  Maisun  du  Midccin  ! 

Quel  Rêve  !...  A  petits  pas,  sous  les  épais  ombrages 
D’un  bois  vêtu  d’un  court  ga.'.ou. 

Quelques  bons  vieux,  courbé.s,  tiennent  des  propos  sages, 
lin  regagnant  une  accorte  maison... 

I.eurs  yeux  profonds  reflètent  bien  des  choses  ! 

I.es  deuils  humains  n’ont  pour  eux  nul  .secret  ; 

Car  ils  ont  su,  lAtoyant  les  névroses, 


N’en  conserver  qu’un  souvenir  discret 
F,t,  dégagés  de  toute  humaine  ein  ie, 
l'orts  d’un  Destin  (jui  les  sut  épargner. 
Ils  ont  acquis,  au  contact  de  la  vie 
Un  cœur  trempé  fait  pour  se  résigner. 
I-îcontez  les,  contant  à  la  veillée 
I.eurs  cures  de  jadis  et  le  ni.al  terrassé 
I-it  le  retour  chez  eux,  par  la  nuit  endeuillée 
Sur  le  vieux  cheval  harassé... 

Chacun  dira  sa  petite  anecdote, 

'fristc  parfois,  piquante  aussi... 

Même  un  éclat  joyeux  viendra  mêler  sa  note 
Au  ton  doucereux  du  récit... 
lit  ce  sera  charmant,  car  rien  île  disparate 

I.eur  maison  ce  sera  le  Rêve  de  Socrate, 
Devenu  la  Réalité.... 


Mesdames  et  Messieurs,  ma  tâche  est  accomplie... 
I.’aurai-je,  au  gré  de  tous  remplie  ?... 

J  e  l’ignore  et  n’ai  que  la  peur 
D’avoir  trop  longuement  laissé  parler  mon  cœur. 

C’est  l’instant  de  passer  ii  d’autres  exercices... 

J 'entends  déjà,  dans  les  coulisses. 

Frémissant,  tels  des  étalons 
Et  fr.appant  le  sol  des  talons. 

Nos  barytons  et  nos  ténors,  race  choisie. 

Dont  l’organe  à  longs  traits  nous  verse  l’ambroisie... 
Nos  chanteuses  aussi  risquent  timidement 
I.a  roulade,  qui  doit  monter  éperduement, 
l'ri'de  et  ténue,  ainsi  que  des  soupirs  de  brises. 

Sans  se  rompre  le  col  jusqu’au  sommet  des  frise.s... 
Enfin,  j’entends  gronder  l’Orchestre  Médical, 

I.equcl,  à  ce  qu’on  dit,  n’est  pas  dans  un  bocal 
Et  peut  même  faire  la  nique 
An  plus  beau  groupe  symphonique. 
Rassurez-vous,  ses  instruments 
N’ont  rien  des  objets  de  tourments 
Dont  on  se  sert  dans  la  carrière... 

T.e  piston  ne  doit  rien  à  I.tic.ts-CiiAMPioNNiKUi';, 

Et  nous  savons  forger  un  vacarme  géant 
Sans  que  grincent  tes  mors,  ô  pince  de  I’Aan  !... 

De  la  fugue  et  du  point  résolvant  les  énigmes. 

Nous  le  délaissons  même,  orgue  de...  Borborygmes... 


Mais  j’abuse  par  trop,  il  est  temps  de  m’asseoir  ; 
îlesdamcs  et  Messieurs,  bonsoir  ! 


NÉCROLOGIE 


LE  MÉDECIN  INSPECTEUR  KELSCH 

Ë  Une  courte  maladie  vient  d’arracher  le  médecin  inspec¬ 
teur  Kelsch  à  l’affection  et  à  la  vénération  de  tous  ceux 
qui  l’ont  connu  ;  sa  perte  sera  douloureusement  ressentie 
par  le  monde  scientifique,  et  la  médecine  militaire  à 
laquelle  il  a  consacré  la  plus  grande  partie  de  sa  vie. 

►  Dès  son  entrée  dans  la  carrière  militaire,  il  se  fit  re¬ 
marquer  par  un  esprit  d’observation  et  un  labeur  qui 
lui  valurent  de  franchir  rapidement  les  divers  échelons 
de  la  hiérarchie,  et  d’obtenir  les  plus  belles  situations 
scientificiues.  A  peine  sorti  du  ’Val-de-Grâce,  il  y  revint 
pour  y  remplir  les  fonctions  d’agrégé  ;  bientôt  après,  il 
lut  nommé  Professeur  à  la  Faculté  de  Lille.  Prématuré¬ 
ment  désigné  pour  les  Hôpitaux  d’Algérie,  il  y  partagea 
son  temps  entre  ses  malades  qu’il  sut  s’attacher  par  sa 
douceur,  sa  science  et  sa  bonté,  et  l’amphithéâtre  où  il  pas¬ 
sait  des  heures  entières  pour  essayer  de  surprendre  les 
mystères  de  la  pathologie.  Ces  moiiients,  passés  dans 
nu  milieu  presque  inexploré,  lui  furent  fructueux  :  il  y 
.■iccuniula  (les  (locuments  de  la  plus  haute  valeur  qui 
firent  l’objet  de  mémoires  remarquables  sur  le  Paludisme, 
la  Dysenterie,  etc.,  fruits  de  ses  méditations  sur  l’aiiatomie 
et  la  phy.siologie  pathologiques  de  ces  iiifcîctioiis. 

De_  retour  au  Val-de-üraCe,  où  il  occupa  la  chaire 
(l’Epidémiologie,  il  continua  ces  études  avec  le  regretté 
Kiener  et  mit  la  dernière  main  à  son  Traité  des  maladies 
des^  Pays  chauds,  aujourd’hui  classique.  Mais  où  sa 
maîtrise  s’affirma  c’est  dans  son  eiiseigncmeiit  magistral 
sur  les  Maladies  des  armées.  Reprenant  les  idées  de  ses 


devanciers,  il  les  développa,  puis  bientôt  les  transforma, 
envisageant  dans  chaque  affection  épidémique,  à  côté 
de  la  cause  spécifique,  déterminante,  le  nfle  plus  général 
des  causes  secondes,  influant  sur  la  graine  microbienne 
pour  favoriser  son  éclosion,  sa  pullulation  et  son  acces¬ 
sion  à  la  virulence.  Au  Val-de-Grâce,  devant  les  réunions 
savantes,  à  l’Académie,  dont  il  fit  rapidement  partie, 
au  comité  technique  de  Santé,  il  exposa  ses  conceptions 
nouvelles,  issues  d’une  observation  consciencieuse  et 
impeccable  ;  il  dut  même  les  défendre,  en  certaines  dis¬ 
cussions  restées  mémorables,  avec  une  foi  qui  fondait 
l’attention  et  entraînait  la  conviction  des  plus  sceptiques. 

La  période  d’enseignement  terminée,  le  médecin 
inspecteur  Kelsch  fut  appelé  à  diriger  nos  grandes  écoles 
de  Lyon,  puis  du  "Vaî-dc-Grâce  ;  puis  quand  l’heure 
de  la  retraite  sonna  cruellement  pour  lui,  c’est  encore 
le  travail  ipii  lui  apporta  la  consolation  qu’il  cherchait  ; 
nommé  directeur  (le  l’Institut  de  vaccine  de  l’Académie 
de  médecine,  il  s’y  consacra  tout  entier,  et  sa  «  vieillesse 
laborieuse  »,  comme  il  se  plaisait  à  dire,  se  passa  daiis 
sou  laboratoire,  entouré  de  scs  derniers  élèves  qu’il  avait 
su  s’attacher  par  ses  causeries  savantes  et  captivantes 
dont  il  avait  le  secret.  Le  médecin  inspecteur  Kelsch 
s’est  éteint,  estimé  et  respecté  de  tous:  sa  vie  est  un 
exemple  de  modestie,  dmbuéj;ation,  d’honnêteté,  de 
dévouement  absolu  à  la  médecine  militaire  qu’il  affec¬ 
tionnait  sincèrement,  et  à  la  science  à  laquelle  il  s’était 
entièrement  adonné  ;  sa  mémoire  restera  chère  à  l’une 
et  a  l’autre.  q  Doptkr. 


—  293  - 


—  XII 


BROMOCARPINE 


Composition.  .  Pilooarpine  iissodée  aux  Bromures  chiaiiquenienl  purs pfrme«^;n<  u/ii 

Forme .  SIROP  GLYCÉRINE  très  toléiable  au  goût.  Pas  de  Promisme, 

Ca  moite  ...  600  «.'o  Emploi .  linfanls  :  1  à  6  cuillei-ées  4  caf 

OLIVIKIXO,  0.  /.,  U.  Phavmacien  supérieur  classe,  Ex-interne  en  pliarmm 


Hystérie  •  Chorée 

EPILEPSIE 

bromuration  intensive  et  sans  dangers. 

I*<i9  (VînioUranee  gastrique. 
lé,  AduUos  :  1  h.  3  cuillerées  ù  bouclie. 

'.ne  tic  la  SaîpâtHère,  liOVLOGNJx  (ÿeine) 


IODE  PHYSIOLOGIQUE,  SOLUBLE 

Première  Combinaison  directe  et  entièrement  stable  de 

Découverte  en  189G  par  E.  GALBRUN,  docteur  en  pharmacie 

Remplace  toujours  Iode  et  lodures  sans  Iodisme. 

Vingt  gouttes  lODALOSB  agissent  comme  un  gramme  lodure  alcalin. 

IjrrtBaTiiRii ct  Écn.sTii.i.o«s  ;  Uaboratoire  CALBRUN,  18.  Bue  Oherkainpf.  PARIS. 


—  XIII  - 


LES  PLAQUETTES  MEDICALES 

MÉDAILLE  DU  D^  HANOT  (1844-1896) 


De  son  vivant  Hanot  fut  l’un  des  maîtres  de  la 
médecine  française  les  plus  recherchés,  les  plus  écou¬ 
tés,  les  plus  populaires.  C’est  qu’il  joignait  à  xme 
science  clinique  consommée,  une  manière  d’enseigner 
originale  et  captivante  entre  toutes.  Nombreux  sont  les 
médecins  actuellement  dans  l’exercice  de  la  profession 


que  Hanot  a  éduqués  et  qui  portent  dans  leur  cœur 
son  souvenir. 

Le  nom  de  Hanot,  d’ailleurs,  sera  préservé  de  l’oubli 
à  tout  jamais  par  les  travaux  mémorables  qu’il  a  pour¬ 
suivis  sur  les  maladies  du  foie  et  par  la  découverte  qu’il 
a  faite  d’une  entité  nouvelle,  la  maladie  de  Hanot, 

A.  G. 


SILHOUETTES  MÉDICALES 


LE  MÉDECIN  DE  QUARTIER 

C’est  le  bourgeois  du  corps  médical.  Et  de  la  classe 
moyenne  il  a  les  qualités  :  probité  professionnelle, 
amour  du  travail,  bon  sens,  méthode  mais  avec  une 
tendance  pratique  très  accentuée  au  point  de  vue 
moral  et  scientifique. 

Sa  vie  extérieure  est  le  reflet  de  sa  vie  intime. 
Voyez-le  partir  le  matin,  discrètement  vêtu,  parapluie 
sous  le  bras,  lisant  son  journal  d’opinion  modérée  ou 
indifférente.  Il  va  chez  un  malade  du  voisinage, 
entre  avec  une  cordiale  simplicité.  Les  enfants 
l’acclament  et  lui  grimpent  aux  jambes.  La  mère 
s’étend  longuement  sur  la  santé  de  tous,  le  presse  de 
questions,  dit  ses  moindres  craintes  et  en  profite  pour 
faire  défiler  la  famille  tout  entière.  C’est  le  «  bon 
docteur  »  dont  la  seule  présence  est  une  thérapeu-, 
tique.  Après  une  ordonnance  et  d’anodins  conseils, 
il  part  en  promettant_2une_;nouvelle  visite  pour  le 


lendemain.  Il  sort,  l'eprend  sa  lecture,  gagne  la  sta¬ 
tion  de  voitures  ou  de  métro  et  continue  sa  tournée. 
La  matinée  se  passe  ainsi. 

Il  rentre  tard  déjeuner,  embrasse  les  enfants,  jette 
un  bonjour  à  sa  femme,  mange  vite  et  parle  peu. 
Le  repas  à  peine  terminé,  il  fait  sa  consultation. 
Là  encore  il  peut  jouer  un  peu  le  rôle  du  et  médecin 
de  famille  »,  un  type  qui  disparaît  I  En  plus  d’insi¬ 
gnifiants  bobos,  il  doit,  bien  souvent,  «  soigner  le 
moral  ».  Et  c’est  un  confident  qui  prodigue  l’amical 
réconfort.  Le  dernier  malade  expédié,  il  repart  en 
hâte  et  continue  ses  visites  jusqu’à  l’heure  du  dîner. 

C’est  alors  qu’il  donne  libre  cours  à  ses  qualités  de 
bon  père  et  de  bon  époux.  Après  le  repas,  sous  la 
lampe  qui  éclaire  mal  l’intérieur  modeste  —  style 
second  Empire  —  les  enfants  font  leurs  devoirs,  la 
mère  travaille  à  son  ouvrage  ou  fait  les  notes,  et  le 
«Docteur  «prend  le  Temps  pour  le  lire...  jusqu’au 
sommeil  !  Dr  Pierre  Maurel, 


—  295  — 


—  XV  — 


LABORATOIRES  CLIN 


SiliUmis  SKiilisies 


TUBES  STÉRILISÉS  CLIN 

AMPOULES  DE  1,  2,  3,  5  GENTIM.  CUBES  A  TOUS  MÉDICAMENTS 
POUR  INJECTIONS  HYPODERMIQUES 

La  nomenclature  de  nos  préparations  hypodermiques,  publiée  dans  ie  prix  courant  que  nous 
adressons  à  MM.  les  Médecins  sur  demande,  comprend  la  généralité  des  médicaments  injectables. 
Nous  exécutons  en  outre,  toutes  les  formules  qui  nous  sont  confiées.  Nous  rappelons  que  les 
Laboratoires  Clin  qui,  depuis  l’origine  de  la  médication  hypodermique,  préparent  les  médi¬ 
caments  en  tubes  stérilisés,  ont  l’expérience  la  plus  longue  et  la  plus  complète  des  diverses 
techniques  que  supposent  l’établissement  des  solutions  et  leur  division  en  ampoules  (vérification  de 
pureté,  dosage,  isotonisation,  stérilisation). 

SÉRUMS  ARTIFICIELS 

AMPOULES  CLIN  de  50,  125,  25Û,  500  CENTIM.  CUBES 
POUR  INJECTIONS  MASSIVES 

Les  Sérums  artificiels  (Eau  physiologique,  sérum  de  Hayem)  sont  délivrés  dans  des  ampoules 
qu’un  dispositif  particulier  permet  de  suspendre  à  la  hauteur  voulue  pour  obtenir  le  passage  du  liquide 
dans  les  tissus  par  le  seul  fait  de  la  pesanteur. 

Nous  préparons,  dans  la  série  des  solutions  pour  injections  massives,  les  diverses  formules  de 
.Sérum  du  Docteur  C.  Fleig,  Sérums  achlorurés  glucosés  iso  et  hypertoniques,  dont  les  indications 
sont  celles  de  la  solution  salée,  avec  des  avantages  notables  sur  cette  dernière.  (Envoi  sur  demande 
de  la  Notice  spéciale.) 

COLLYRES  STÉRILISÉS  CLIN 

en  FLACONS  AMPOULES  COMPTE  GOUTTES  A  TOUS  MÉDICAMENTS 
(SOLUTIONS  AQUEUSES  ET  HUILEUSES) 

Ces  collyres  préparés  avec  tout  le  soin  voulu  au  point  de  vue  du  dosage  et  de  la  stérilisation 
sont  enfermés  dans  des  ampoules  compte-gouttes  calibrées.  Les  médecins  peuvent  ainsi  être  assurés 
de  la  stérilité  parfaite  d’un  produit  qui  ne  subit  aucun  transvasement  pour  atteindre  la  partie  malade. 


NOTA  ;  Des  prix  spéciaux  sont  faits  à  MAI.  les  Docteurs  pour  leur  usage  personnel  ou  celui 
de  leur  cabinet.  (Envoi  de  notre  Catalogue  complet  franco  sur  demande.) 


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Sirops  lodurés 
de  J. -P.  Laroze 


À  riodure  de  Potassium. 
À  riodure  de  Sodium. 

A  riodure  de  Strontium. 


Une  cuillerée  à  potage  contient 
exactement  j  gr.  d’iodure  chi¬ 
miquement  pur,  complètement 
exempt  d’iodates. 


Artériosclérose  au  début,  Angine  de  poitrine.  Asthme,  Emphy- 


^  INDICATIONS  sème,  Bronchite  chronique.  Diabète,  Goutte,  Rhumatisme  chro- 

^  ^  nique,  Scléroses  viscérales,  Syphilis  secondaire  et  tertiaire. 


^  L.ROHAIS  &C-,2,Ruede$Lions-Saint-Paul, 

PARIS  ^ 


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turlé,  dans  la  neurasthénie,  dans  le  rachitisme,  dans  les  affec  ions  des  bi 


ART  ET  MÉDECINE 


LE  ZOUAVE  GUÉRISSEUR,  par  GUI 


LE  ZOUAVE  JACOB 


Ce  zouave  est  un  guérisseur 
Qu’a  lâché  l’amour  du  trombe 


gracieux  pour 


—  XVIII 


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aceroît  la  tolérance  de  reslomac .  vomissements, 

supplée  à  son  insiiriisance . hypopepsie,  cancer, 

combat  les  (’ermenlatioiis  nocives . diarrhée,  entérites. 

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-  XIX  - 

DIÉTÉTIQUE 


CURE  DE  WEIR  MITCHELL 

Régime  alimentaire.  —  Bail.'»  la 
cure  de  Weir  Mitchell,  M.  BrRKAUï 
rocomiuaude  la  diète  lactée  mitigée, 
établie  comme  suit  (i)  : 

l.e  premier  jour  : 

I,e  matin  :  i/a  litre  de  lait. 

A  lo  heures:  1/3  de  litre  de  lait. 

A  midi  :  Soupe  avec  i  auif, 
50  grammes  de  viande  rôtie,  purée 
de  pommes  de  terre. 

A  3  h.  1/2  :  1/2  litre  de  lait. 

A  5  h.  1/2  :  1/2  litre  de  lait. 

A  8  heures  :  1/2  litre  de  lait, 
50  grammes  de  viande  froide,  pain 
blanc  et  beurre. 

Le  deuxième  jour  : 

Ajouter  au  régime  ci-dessu.s, 
2  zwiebaefts  (pain  grillé),  jusqu’au 
cinquième  jour. 

Les  cinquième  ci  sixième  jours  : 

Le  matin  :  1/2  litre  de  lait. 

A  8  h.  1/2  ;  café  avec  crème,  pain 
blanc  et  beurre. 

(i)  Pjlugcr's  Arch.,  tome  XI.I. 


A  10  heures:  1/2  litre  de  lait, 
2  zwiebacks. 

A  midi  :  1/2  litre  de  lait,  2  zwie¬ 
backs  (pain  grillé). 

A  I  heure  :  soupe  avec  i  œuf. 
loû  grammes  de  viande  avec  pom¬ 
mes  de  terre,  75  grammes  de  com¬ 
pote  de  pruneauv. 

A  3  h.  1/2  :  1/2  litre  de  lait, 

A  '  ?  h.”  1/2  :  1/3  litre  de  lait, 
2  zwiebacks. 

A  8  heures  :  l  jz  litre  de  lait, 
60  grammes  de  viande,  pain  blanc 
et  bettrre. 

A  9  h.  1/2:  1/3  litre  de  lait, 
2  zwiebacks. 

Lo  septième  jour  : 

Ajouter  au  régime  ci-dessus, 
So  grammes  de  viande. 

Le  huitième  jour  ; 

A  I  heure  :  150  grammes  de  viande 
et  125  grammes  de  compote  de 
pruneaux. 

Les  neuvième,  dixième  et  onzième 

A  I  heure  :  200  grammes  de  viande 
et  le  soir,  80  grammes. 


Le  douzième  jour  : 

A  7  h.  1/2:  1/2  litre  de  lait  et 

2  zwiebacks. 

A  8  h.  1/2  :  café  avec  crème, 
So  grammes,  pain  et  beurre,  pom¬ 
mes  de  terre  grillées. 

A  10  heures:  1/2  litre  de  lait, 

3  zwiebacks. 

A  midi  :  1/2  litre  de  lait. 

A  I  heure  :  soupe  avec  œuf, 
200  grammes  de  viande,  pommes  de 
terre,  légumes,  120  grammes  de 
compote  de  pruneaux,  entremet.s 

A  3  h.  1/2  :  1/2  litre  de  lait  et 
2  zwiebacks. 

A  5  h.  1/2  :  1/3  litre  Je  lait  et 
2  zwiebacks. 

A  8  heures  :  1/2  litre  de  lait, 
80  grammes  de  viande,  pain  et 
beurre. 

A  g  h.  1/2:  1/3  litre  de  lait  et 
2  zwiebacks. 

Ce  régime  maximum  est  prolongé 
pendant  quatre  semaines. 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


CONTRE  LA  GRIPPE 
CHEZ  LES  ENFANTS 


Contre  la  dépres.sion.  —  t  ombai  tro 
la  dépression  ou  la  somnolence,  en 
prescrivant  toutes  le.s  heures  une 
cuillerée  à  café  de  la  potion  ; 


Acétate  d’ammoniaqiu 
Teinture  de  cannelle  . . 

Sirop  de  menthe . 

J  ulep  gommeux  q.  s.  p. 
F.  s.  a.  une  potion 


(.\usset). 


Contre  les  convulsions.  ■ —  Plonger 
'enfant  dans  un  bain  tiède.  Admini:.- 
Irer  le  lavement  suivant  : 

Asa  fœtida .  i  gramme 

Lait .  100  grammes. 

F.  s.  a.  un  lavement. 


Contre  les  vomissements.  ■ —  A 
chaque  Lasse  de  lait  ajouter  une 
cuillerée  à  soupe  de  la  solution  : 

Citrate  de  soude .  5  grammes. 

Eau .  300  — 

Contre  In  toux.  —  Administrer 
par  jour,  1  à  2  cuillerées  à  café  de  : 

Sirop  de  codéine .  100  grammes. 


Pour  débarrasser  les  bronches.  — 
Prescrire  toutes  les  heures,  une  cuil¬ 
lerée  à  café  de  la  potion  • 

Benzoate  de  soude -  2  p-ammes. 

Sirop  de  tolu .  30  grammes. 

Infusion  d’Hysope.  q.  s.  p.  125  ce. 
Contre  la  pyrexie.  —  Prescrire  : 

-Antipyrine .  0  gr.  60  à  i  gr. 

Sirop  simple .  40  grammes. 

Eau  de  tilleul .  90  ce. 

{i  cuillerée  à  café  toutes  les  2  heures 
au-dessous  d'un  an  ;  toutes  les  heures 

F.  s.  a.  (Lemanski). 

Ou  le  lavement  : 

.AntipjTine .  i  gramme. 

Bromhydratc  de  quini- 

Eau  de  tilleul .  150  grammes. 

!•'.  s.  a.  un  lavement. 

Ou  bien  un  suppositoire  : 
Bromhydrate  de  qui¬ 
nine .  O  r,3o 

Phénacétine .  /  , .  ,, 

.Antipyrine .  ' 

Beurre  de  cacao .  2  grammes. 

F.  s.  a.  un  suppositoire;  n“  6. 
EAU  DE  CARLSBAD 
ARTIFICIELLE 

Bicarbonate  de  soude  i  '',30 


Bicarbonate  de  chaux 
—  de  ma¬ 
gnésie  .  O  '-,16 

Sulfate  de  soude .  2'b.(o 

Chlorure  de  sodium  ..  i  ‘',4o 

CONTRE  LES  MÉTRORRAGIES 

Prescrire  X  gouttes  toutes  les 

deux  heures,  du  mélange  suivant  : 
Teinture  d’hydrastis  t 

Teinturt"de  'vibuV-  !  grammes, 

num  prumfohum.  ) 

Ou  bien,  surtout  en  cas  de  méno¬ 
pause,  conseiller  trois  à  quatre  cuil¬ 
lerées  à  soupe  par  jour,  de  : 

Teinture  de  vibur-  \ 
num  prumfohum.  (  .. 
Teiutured’hydrastisj  ““  erammes. 

canadensis . } 

Elixir  de  garus .  \ 

Sirop  thébaïque  . . .  t  ââ  30  grammes. 

Eau  de  tilleul .  1 

F.  s.  a.  une  préparation. 

S’il  y  a  de  l’anémie,  prescrire  à 
chaque  repas  deux  des  pilules  : 
T.artrate  ferrico-potassi- 

que .  10  grammes. 

Extrait  de  quinquina  . .  4  — 

—  rhubarbe .  4  — 

-t-  noix  vomique  . .  o^^5o 

F.  s.  a.  cent  pilules. 


—  301  — 


XX  — 


CONTRE  LES  INSOMNIES 

LES  AFFECTIONS  m  m  nniÊt  fêêo  LES  MALADIES 
I  SPASMODIQUES  UVUUE.un  —  MENTALES 


VERONIDIA 


I  0.25  de  Diéthylmalonylurêe  par  cuillerée  à  bouche.| 

DOSE  :  ]  à  3  cuillerées  à  bouche  par  jour  dans  de  l’eau. 

JOLËRANCE  PARFAITE  -  SOMMEIL  NORMAL  -  GOUT  AGRÉABLE 

I  BUISSON  et  Çi»,  20.  Boulevard  Slontpor nasse,  PAItlS  \ 


Un  Nouveau  procédé  très  simple  et  très  précis 

POUR 

r Analyse  des  Urines 


Dosuriiies,  (Knil 
cn'-ation. 

l*rr‘Si!iit(M‘S  sous  la  forme  d’élégants  portefeuilles,  pou¬ 
vant  être  farihunent  mis  dans  la  puclie,  ces  trousses  ren¬ 
ferment  les  tubes  et  nm|)oules  à  réactifs  nécessaires  pour 
elnnpie  opération  d’analyse.  Klles  permettent,  en  deux 
minutes,  avec  qmdques  gouttes  d’urine,  d’être  très  exacte¬ 
ment  tixé. 

Les  nombreux  médecins  (jui  en  ont  essayé  l’emploi  ont 
été  unanimes  à  faire  l'éloge  de  leur  (•ommodité  et  do  leurs 
rigoureux  résultats.  Tout  d’abord,  au  cours  d’une  visite  ou 
d’une  consultation,  elles  donnent  au  praticien  la  facilité 
d’être  immédiatement  renseigné  sur  la  composition  de 
l’urine  et  de  pouvoir  instituer,  sans  plus  attendre,  la  tbé- 
rapoutiipie  ((ui  convient.  Kn  outre,  elles  lui  rendent 
-iséinent  généralisables  les  analj’ses  urologiiiues,  demeu- 


aux  malades  ei 


trousses  sera  conseillé  avec  grand 
mêmes,  qui  jiourront  de  la  sorte  se 
,  ,  )uvent  qu’il  conviendra,  des  varia¬ 

tions  de  composition  de  leurs  urines.  11  leur  sera  dès  lors 
loisible  de  surveiller  de  très  près  leur  alimentation, 
de  contrêler  rinlluence  de  tel  ou  tel  mets  sur  le  taux  de 
leur  sucre  ou  de  leur  albumine,  enlin  de  faire  appel  aux 
soins  médicaux  dés  que  ce  taux  aura  subi  une  élévation. 

Ces  Trousses  urologiques  apparaissent  donc,  à  tous 
égards,  comme  de  très  ])réc,ieux  collaborateurs  pour  le 
médecin.  Un  dehors  de  l’exactitude  absolue  de  leurs  résul¬ 
tats,  elles  présentent  encore  l’avantage  d’une  grande  modi¬ 
cité  de  prix  :  chaque  analyse  revient  li  environ  0  fr.  25. 

Ges  trousses  existent  sous  trois  modèles  différents  ; 

!•  TROUSSE  INDEX  “  La  Dosurine”,  destinée  il 
rechercher  si  l’urine  renferme  ou  non  de  l’albumine  ou  di 

2»  TROUSSE  A.  “  La  Dosurine  ”,  destinée  à  dose 
l’albumine  contenue  dans  Turine  ; 

3“  TROUSSE  D  “  La  Dosurinet  ”  destinée  à  doser 
la  quantité  do  sucre  (glucose). 

Le  prix  de  chaque  trousse  est  do  5 francs  (franco  Sfr.  30). 

—  Ampoules  de  renouvellement  :  la  boîte  de  10,  2  fr.  50 
(franco  2  fr.  75)  ;  la  boite  de  20,  4  fr.  75  (franco  :  5  francs). 

—  Remise  de  15  p.  100  il  M.\I.  les  médecins. 

Adresser  les  commandes  et  les  demandes  de  renseigne¬ 
ments  il  la  Société  LA  DOSUlUNE,  10,  rue  Gharlemagne, 


GUIDE  FORMULAIRE 
DE  THÉRAPEUTIQUE 

Par  le  HERZEN 

6‘  édition.  1911,  en  concordance  aycc  le  Codex  igoti. 

I  vol.  in-18  de  1012  p.,  relié  maroquin  .souple,  tète  dorée.  10  fr. 


Guide  clinique  et  thérapeutique 

DU  PRATICIEN 

Par  le  D'  PALASNE  DE  CHAMPEAUX 

.Méiiccin  principal  de  la  Marine. 

1900,  I  vol.  in-8  de  SSq  pages,  cartonné .  5  fr. 


-  XXI  — 


LA  MÉDECINE  AU  PALAIS 


Encore  le  zouave  Jacob 

Encore  un  bon  point  pour  l’office  de  l’exercice  illégal 
du  syndicat  des  Médecins  de  la  Seine.  Le  zouave  J  aoob, 
aujourd'hui  âgé  de  85  ans,  a  été  condamné  sur  appel  du 
parquet,  à  100  francs  d’amende  et  200  francs  de  dom¬ 
mages-intérêts. 

Considérant,  dit  notamment  rarrét,  qu’aux  termes  de 
l’article  ifi  de  la  loi  du  30  novembre  1892,  l’exercice  illégal 
de  la  médecine  consiste  dans  le  fait  par  une  personne  non 
munie  du  diplôme  de  docteur  eu  médecine,  de  prendre  part 
habituellement,  ou  par  une  direction  suivie,  au  traitement 
des  maladies,  sauf  le  cas  d’urgence  avérée  ; 

Que  cet  article  n'exclut  de  la  qualification  légale  de  délit 
aucun  mode  de  traitement,  .dès  qu’il  est  habituel  ou  suivi  : 

Considérant  que  le  sens  du  mot  «  traitement  •  est  général 
et  doit  s’entendre  de  tout  acte  ou  conseil  tendant  à  la  guéri¬ 
son  ou  à  l’atténuation  d’un  état  de  malaise  ou  de  maladie  ; 
qu’amsi  entendu,  tout  ti'aitement  ne  suppose  pas  nécessaire¬ 
ment  la  prescription  d’un  régime  ou  d’un  remède,  qu’il  ne 
suppose  pas  davantage  la  connaissance,  par  le  prétendu  gué¬ 
risseur,  de  la  nature  de  la  maladie  traitée... 

Un  parisien  de  Paris  a  plaisanté  dans  uii  de  ses  pro¬ 
pos  quotidiens,  sur  cette  condamnation  du  zouave 
Jacob.  Il  pense  que  si  l'on  conseille  un  grog  chaud,  si 
l’on  dégrafe  une  personne  trop  serrée,  etc.,  ou  risque 
d’être  accusé  d’exercice  illégal  de  la  médecine. 

1,’excellent  chroniqueur  exagère.  Il  oublie,  à  dessein 
sans  aucun  doute,  que  toute  intervention  d’urgence  est 
écartée  textuellement,  comme  acte  d’exercice  illégal. 
11  oublie  également  que  le  délit  d’exercice  illégal  im¬ 
plique  Vhabitude  de  le  commettre. 

^  Une  anecdote.  —  Les  réflexions  spirituelles  qu’a  suggé¬ 
rées  à  Clément  Vautel  dans  le  Matin  la  condamnation  du 
zouave  J  acob  pour  exercice  illégal  de  la  médecine,  nous 
remet  en  mémmre  la  jolie  anecdote  que  rapporte  Laurent 
Joubert  et  qui  témoigne  qu’à  son  époque,  chacun  se 
piquait  de  professer  la  médecine,  tout  comme  aujourd’hui. 

Il  rapporte  que  le  duc  de  Perrare,  Alphonse  d’Este, 
mit  un  jour  en  propos  familier  de  quel  métier  il  y  avait 
le  plus  de  gens.  Gonelle,  fameux  bouffon,  dit  qu’il  y  avait 
plus  de  médccius  que  de  toute  autre  espèce  et  gage  contre 
le  duc  son  maître,  qui  rejetait  cela  bien  loin,  qu’il  le 
prouverait  dans  vingt-quatre  heures. 

Le  lendemain  matin,  Gonelle  sort  de  son  logis  avec  un 


grand  bonnet  de  nuit  et  un  couvre-chef  qui  lui  bandait 
le  menton,  puis  son  chapeau  par  dessus  et  son  manteau 
haussé  sur  les  épaules.  Eu  cet  équipage,  il  prend  le  chemin 
du  palais  par  la  rue  des  Anges.  Le  premier  qu’il  ren¬ 
contre  lui  demande  ce  qu’il  a.  11  répond  :  ime  douleur 
enragée  des  dents.  Ehl  mon  ami,  dit  l’autre,  je  sais  la 
meilleure  recette  du  monde  contre  ce  nxal-là  et  la  lui  dit. 
Gonelle  écrit  son  nom  en  ses  tablettes,  faisant  semblant 
d’écrire  la  recette.  A  un  pas  de  là,  il  en  trouve  2  ou  3 
ensemble,  qui  fout  semblable  interrogation  et  chacun 
lui  donne  un  reniède.  Il  écrit  leur  nom,  comme  du  pre¬ 
mier.  Et  ainsi,  poursuivant  son  chemin  tout  bellement 
du  long  de  cette  rue,  il  ne  rencontre  personne  qui  ne  lui 
enseignât  quelque  manière  difiéreute  l’une  de  l’autre, 
chacun  lui  disant  que  la  sienne  était  bien  éprouvée,  cer¬ 
taine  et  infaillible.  Parvenu  à  la  basse  cour  du  palais,  le 
voilà  environné  de  gens  qui,  après  avoir  entendu  son  mal, 
lui  donnent  forces  recettes,  que  chacun  disait  être  les 
meilleures  du  monde.  Il  les  remercie  et  écrit  leur  nom 
aussi.  Quand  il  entre  dans  la  chambre  du  duc,  son  Excel¬ 
lence  lui  crie  de  loin.  Eh  1  qu’as  tu  Gonelle  ?  Il  répond 
tout  piteusement:  mal  de  dents,  le  plus  cruel  qui  fût 
jamais.  Alors  Sou  Excellence  lui  dit  :  Je  sais  une  chose 
qui  te  fera  passer  incontinent  la  douleur,  encore  que  la 
dent  fût  gâtée  ;  messire  Antonio  Mussa  Brassavalo,  mou 
médecin,  n’en  pratiqua  jamais  une  meilleure,  fais  ceci  et 
cela  incontinent,  tu  seras  guéri. 

Soudain,  Gonelle  jette  bas  sa  coiffure  et  son  attirail, 
s’écriant  ;  Vous  aussi.  Monseigneur,  êtes  médecin  ;  com¬ 
bien  d’autres  j’en  ai  trouvé,  depuis  mon  logis  jusqu’au 
vôtre,  voici  mou  rôle,  il  y  en  a  plus  de  200  et  je  n’ai 
passé  que  par  une  rue.  J  e  gage  d’en  trouver  plus  de  10,000, 
si  je  veux  aller  partout  ;  trouvez-moi  autant  de  personnes 
d’autre  métier.  S.  L. 

Falsification  du  lait 

Récemment  une  grande  laiterie  qui  a  ses  dépôts  en  pro¬ 
vince  a  été  condamnée,  dans  les  personnes  de  ses  direc¬ 
teurs  et  employés,  à  de  la  prison  et  à  de  fortes  amendes, 
pour  falsification  de  lait  par  addition  d’eau  et  de  formol. 

L’expert  a  notamment  déclaré  que  l’aldéhyde 
formique  est  un  autiseptique  dont  l’injection  répétée, 
même  à  doses  minimes,  a  un  fâcheux  retentissement  sur 
la  digestion,  surtout  chez  les  nourrissons. 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


Jabreskurse  für  arztliobe 
Fortbildung  in  zwolf  Mo- 
natsbeften.  —  (7.  F.  Lchmann’s 
Verlag,  München). 

Ce  nouveau  journal  de  médecine  a 
pour  but  de  renseigner  régulièrement 
chaque  mois  le  public  médical  sur  les 
progrès  réalisés  pendant  l’année  dans 
une  branche  déterminée  des  sciences 
médicales.  L’ordre  anuoncé  pour 
chaque  mois  est  le  suivant  :  Eu 
janvier  :  Biologie,  physiologie  et 
pathologie  générales.  —  Eu  février  : 
àlaladies  des  appareils  circulatoire 
et  respiratoire.  —  En  Mars  :  Mala¬ 
dies  de  la  digestion,  de  la  nutrition 
et  du  sang.  —  En  avril  ;  Maladies  des 
reins,  des  organes  sexuels,  de  la 
peau.  —  En  mai  :  Maladies  ner¬ 
veuses  et  psychiatrie.  • —  En  juin  : 
Maladies  des  enfants.  —  En  juillet  : 
Obstétrique  et  gynécologie.-  —  En 
août  :  Thérapeutique  générale  et 
physiothérapie.  —  En  septembre  : 
—  Orthopédie  et  maladies  des  or¬ 
ganes  de  la  locomotion.  —  En 
octobre  :  Maladies  infectieuses,  hy¬ 


giène  et  bactériologie.  —  En  no¬ 
vembre  :  Chirurgie,  accidents,  mé¬ 
decine  légale.  , —  En  décembre  : 
Maladies  des  yeux,  du  nez,  de  la 
gorge,  des  oreilles. 

Nous  ne  pouvons  qu’applaudir  à 
l’aparition  de  ce  périodique  alle¬ 
mand  destiné  à  rendre  certainement 
de  grands  services  en  mettant  les 
médecins  au  courant  de  toutes  les 
découvertes  de  l’année  dans  les 
principaux  chapitres  de  la  médecine. 
Nous  nous  proposons  d'ailleurs  un 
but  analogue  en  France  par  la  publi¬ 
cation  de  nos  numéros  spéciaux 
mensuels  de  Paris  médical.  Nous 
rendrons  compte  chaque  mois  du 
contenu  des  fascicules  de  cette  inté¬ 
ressante  publication.  J.  Camus. 
Précis  de  thérapeutique  ocu¬ 
laire,  par  CURT  Adam.  Traduit 
de  la  Z”  édition  allemande,  par  le 
D'  Haun.  1911.  I  vol.  in-8,  300 
pages,  cart.  (Ilortala  et  Gitler,  édit, 
à  Paris). 

Ce  précis  est  surtout  destiné  au 
médecin  praticien. 


11  renferme  sous  nu  volume 
restreint  les  connaissances  nécessaires 
ail  traitement  des  maladies  des  yeux. 

Après  une  revue  des  médicaments 
les  plus  usités  en  ophtalmologie, 
après  un  aperçu  des  méthodes 
actuelles  de  diagnostic  de  la  syphilis 
et  de  la  tuberculose,  l’auteur  expose 
le  diagnostic  différentiel  des  princi¬ 
pales  maladies  des  yeux  et  leur 
traitement. 

Les  deux  derniers  chapitres  se 
rapportent  à  la  que.stion  des  lunettes 
et  aux  blessures  du  globe,  celles-ci 
envisagées  surtout  au  point  de  vue 
des  accidents  du  travail. 

Cet  ouvrage  est  destiné  û  rendre 
les  plus  grands  services  dans  la  pra¬ 
tique  journalière  ;  il  aura,  j’en  suis 
persuadé,  autant  de  succès  eu 
Erance  qu’en  Allemagne  ;  il  e.st  ré¬ 
digé  d’une  façon  claire,  concise,  et 
M.  Curt  Adam  a  signalé  d’une  façon 
très  heureuse,  toutes  les  fois  qu’il 
était  nécessaire,  les  points  délicats 
du  traitement  et  les  écueils  {le  la 
thérapeutique. 

H.  Hii,i,ion. 


J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  Éditeurs,  19,  rue  Hautefeuille,  à  Paris 


Ouvrages  sur  la 


Physiothérapie 


Electrothérapie,  par  lu  I)'  Nocieb,  professeur  agrégé 
à  la  Faculté  de  médecine  de  Lyon.  lyog,  i  vol.  in-8  de 
.laS  pages,  avec  25 1  figures,  cart .  10  fr. 


Mécanothérapie,  Rééducation,  Jeux  et  Sports, 
Méthode  de  Bier,  Hydrothérapie,  par  les  D" 

Fraikin,  (jrenier  de  Cardenae,  Constensoux,  Tissif:, 
Dei.aoenière,  Pariset.  i()oy,  i  vol.  in-8  de  404  pages, 
avec  114  ligures,  cart - 1 .  8  fr. 


wm  principe  et  son  utilité,  puis  décrivent  les  appareils  et  indiquent  les  do¬ 
sages  des  exertircs. 

Le  !)'■  Omstensoux  exjMise  les  prîncijies  de  la  rcV(/wcti/io;i 

La  technitjue  de  la  mtHh 
exposéepar  le  D’  Delafietii 

traité  par  le  !>  P _  _  ^  _ _ _ 

du  voume  :  i”  action  phyMoloKiquf  et  tet'hnique  des  prot  édés  hydrothé- 
rapi(]ues  ;  2'  traitement  des  maladies  par  l'hydrothérapie. 

Kt»fin  le  D"  Pariset  donne  l’exposé  de  l’état  actuel  de  Vahothérapie 
action  physiolog  que  et  indications  de  rat>  <omprimé  et  des  injeciiotti 


Kinésithérapie,  Massage,  Mobilisation,  Gym¬ 
nastique,  par  les  D”  Carnot,  Daoron,  Dijcroquet, 

NAUEOlTE-\VlI.B0UCHE\VITi;ir,  CaETRI',  BoURCART.  K)*), 

I  vol.  in-K  de  55()  paues,  avec  356  tiu.,  cart .  12'  fr. 

i  Tl  ic  la  Kinhithirapie  et 


mphas, 


s  par  1«  IV  Dai 


justiciables  de  la 


Guide  d’électrothérapie  gynécologique,  par  le 

I)'  Albert-Weil.  igoo,  i  vol.  in-i8  de  202  pages,  avec 
34  figures,  cart .  3  fr. 


L’Ionothérapie  électrique,  par  les  d™  Uelherm, 
ancien  interne  des  hôpitaux  de  Paris,  et  A.  Laquerhière, 
1-iuré.ii  de  l’Académie  de  médecine.  i()o8.  i  vol.  in-16 
de  96  pag.-s,  avec  14  ligures,  cart . '. .  1  fr.  50 


La  Fulguiation,  sa  valeur  thérapeutique,  par 

le  If  A.  ZI.MMERN,  professeur  agrégé  à  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris,  igog,  i  vol.  in-i8  de  96  pages,  avec 
figures,  cart . .  1  fr.  50 


Le  Massage,  par  le  Dr  Georges  Berne,  ancien  interne, 
jauréat  des  hôpitaux  de  Paris,  4"  édition.  1908,  i  vol. 
in-i8  de4i4p.iges,  avec  i5i  ligures .  5  tr. 


Atlas  de  Radiographie  de  l’homme  normal, 

par  le  D'  Grashey.  Kditîon  française  par  les  Dr»  Bf- 
ci.ÈRE  et  Jaeceas.  1908,  I  vol.  gr.  in  s  de  108  pages, 
avec  97  planches,  cari . .  20  fr. 

C’est  au  médecin  inexpérimenté  dans  la  lecture  des  images  de  Roiitgen 
que  cet  atlas  doit  servir  de  guide.  Ces  planches  serviront  aussi  à  celui 
qui  ne  fait  qu'occasioimelleinent  des  radiographies  chirurgicales,  sans 
disptiser  d’une  grande  collection.  Four  renseignement,  les  images  nor¬ 
males  ont  d'autant  plus  de  valeur  que,  dans  les  cliniques  chirurgicales, 

étudiants  inexpérimentés,  le  langage  de  ces  demière.s  est  souvent  difficile¬ 
ment  compréhensibh;,  si  une  image  normale  et  sa  description  détaillée  no 
leur  scr\'enl  point  d’interprètes. 


Atlas  de  Radiographie  chirurgicale,  par  le 

Dr  Grashey.  Fdition  françause  par  k*  Dr  Nooier.  igio, 
I  vol.  gr.  in-8  de  i38  pages,  avec  80  ligures,  contenant 
240  ligures  et  65  schémas,  cari .  20  fr. 

V Atlas  de  radiographie  chirurgicale  renferme  toute  une  série  de  cas  d’au¬ 
tant  plus  intéreaSAüts  que  les  radiographies  ont  été  contrôhHîS  par  de  nom¬ 
breuses  inter\'eutions  chinirgicales.  Les  clichés  ont  été  reproduits  en  vraie 
grandeur  pour  plus  de  clarté.  De  courtes  notices  tirées  de  Tbistoire  des 
malades  et  des  interprétations  très  précises  accompagnent  chaque  planche. 

C’est  avec  un  très  réel  profit  que  le  médecin  et  le  chirurgien  parcoureront 
cet  ouvrage.  Ils  y  retrouveront  bien  des  fois  des  cas  semblables  à  ceiix  qu’ils 

vaux  français  les  jilus  rtVents,  comme  aussi  le  résultat  des  obsm'dtions 


La  Radioscopie  clinique  de  l’Estomac  normal 
et  pathologique,  par  les  D"  Cerné,  professeur  à 
l’Ecole  de  médecine  de  Rouen,  et  Dei.akorge,  chef  de 
('Unique  à  l’Ecole  de  médecine  de  Rouen.  1908,  i  vol. 
in-16  de  y6  page.s,  avec  21  ligures,  cart .  1  fr.  50 


La  Pratique  de  l’hydrothérapie,  par  .Simon 
Byhlt.h,  professeur  d’hydrothérapie  à  Colombia  Univer- 
sitv,  édition  française  parle  If  G.  Coeeet.  1910,  i  vol. 
in-8  de  73()  pages,  avec  74  figures . .'.  16  fr. 


Les  Courants  de  haute  fréquence  et  la 
d’Arsonvalisation,  par  les  D'-»  Zi.m.mern,  professeur 
agrégea  la  Faculté  de  médecire,  et  Turchini,  pi épu¬ 
rateur  à  la  Faculté  de  médecine.  1910,  i  vol.  in-16  de 
(|6  pages,  avec  ligures,  cart .  1  fr.  50 


La  Pratique  des  Exercices  physiques.  Gym¬ 
nastique,  Jeux  et  Sports,  par  Henri  H«enig,  pro¬ 
fesseur  de  gymnastique  au  Lycée  Henri  IV.  1910,  i  vol. 
in-16  de  3.5o  pages,  avec  160  lig.,  cart . .’. . .  4  fr. 


Les  Rayons  de  Rontgen  et  le  Diagnostic  de  la 
Tuberculose,  par  le  Dr  Béceére,  médecin  de  l'hôpital 
Saint-Antoine,  t  vol.  in-16  de  q6  pages,  avec  q  figures, 
cart . '. .  '1  fr.  60 


Précis  d’électrothérapie,  par  le  D'  Bordier,  profes. 
.seur  agrégé  à  la  F’aciilté  de  médecine  de  Lvon.  l’réface 
du  professeur  ii’Absonv.e  |del’in.stitut|.  z-' édition,  11102, 
I  vol.  in-i8  de  5i6  pages,  avec  162  lig.,  cart .  8'  fr. 


Formulaire  électrothéraplque,  par  le  D'  I..-R. 
Régnier,  chef  du  service  electrothérapique  de  l’hôpital 
de  la  Cliarité.  i  vol,  in-i8  de  255  pages,  avec  34  figures, 
eart .  3  fr. 


Les  Rayons  de  Rontgen  et  le  Diagnostic  des 
Affections  thoraciques  non  tuberculeuses, 

par  le  If  Béclèbe.  iqoi,  i  vol.  in-16  de  gS  pages,  avec 
10  figures,  cart . '. .  1  fr.  60 


Les  Rayons  de  Rontgen  et  le  Diagnostic  des 
Maladies  internes,  par  le  Dr  béc.i.ére.  1904,  i  vol. 
ln-16  de  9')  pages,  avtc  20  figurc.s.  cart .  1  fr.  60 


-  XXIll  - 


NOUVELLES 


Hommage  à  M.  Portes.  —  Le  corps  iiiéclical  tout  entier 
de  l’hôpital  Saint-Louis,  les  amis  et  les  élèves  de  M.  Portes, 
pharmacien  de  l’établissement,  admis  à  la  retraite  le 
i™  janvier,  se  sont  réunis  dans  les  salons  Marguery  au 
nombre  deSo  sons  la  présidence  de  IL  Mesureur,  pour 
lui  adresser,  à  la  fin  de  sa  carrière  administrative,  le 
témoignage  de  leur  affectueuse  sympathie. 

A  l’issue  de  banquet,  MM.  Balzer,  au  nom  du  corps 
médical,  Mérillou,  avocat  général  à  la  cour  de  cassation, 
au  nom  des  amis,  lioncour,  au  nom  des  élèves,  et  Léger,  son 
successeur,  ont  retracé  en  termes  émus  et  élevés  la  carrière 
du  savant,  de  l’ami,  et  du  maître.  M.  Mesureur  a  rendu 
un  juste  hommage  aux  travaux  de  M.  Portes. 

Assistaient  au  banquet  :  MM.  Balzer,  Brocq,  Gaucher, 
Thibierge,  Darier,  Hallopeau,  Hanlos,  Nélaton,  Rochard, 
Beurnier,  Rieffel,  Jules  Renault,  Ombredanne,  Gastou, 
Héret,  Mérillon,  Chassaing,  Van  Brock,  Mijey,  Béhal, 
Patain,  etc. 

Orchestre  médical  de  Vienne.  —  Cette  société  musi¬ 
cale,  qui  est  antérieure  à  VOrchestre  medical  'de  Paris, 
rivalise  avec  ce  dernier  pour  les  fêtes  de  bienfaisance. 
C’est  ainsi  que  le  5  février,  c’est-à-dire  presque  en  même 
temps  que  celui  de  Paris,  l’orchestre  médical  de  Vienne 
a  donné  un  concert  au  profit  de  la  veuve  et  des  orphelins 
laissés  par  un  des  sociétaires.  Il  y  eut  le  concours  d’artistes 
de  l’Opéra  de  Vienne  et  de  divers  virtuoses  les  plus 
renommés.  La  fête  fut  favorisée  dans  son  organisation 
par  un  Comité  de  daines,  de  tous  les  professeurs  de  la 
P'aculté  de  médecine. 

Musée  de  la  tuberculose.  —  11  vient  de  s’ouvrir  à  Berlin 
une  exposition  municipale  de  la  tuberculose  qui  présente 
des  éléments  d’intérêt  très  vifs,  notamment  des  prépa¬ 
rations  montrant  les  progrès  de  la  tuberculose  dans  les 
diverses  parties  du  corps  humain,  préparations  faites 
sous  la  direction  de  chefs  de  service  de  la  Charité  et  autres 
grands  hôpitaux  berlinois. 

Un  musée  d’hygiène.  ■ —  l’aris  va  avoir  bientôt  un 
musée  d’hygiène  digue  de  ce  nom,  car  on  ne  saurait  tenir 
pour  tel  cet  établissement  que  la  Ville  possède  à  La 
Villette,  et  qui  est  si  abandonné  que  les  salles  qui  le 
composent  sont  vides  ou  à  peu  près. 

C’est  dans  les  locaux  de  l’ancien  presbytère  de  l’église 
Saint-Leu,  boulevard  Sébastopol,  que  l’on  va  installer  le 
nouveau  musée.  Il  comprendra  sept  sections  bien  dis¬ 
tinctes,  où  seront  exposées,  sous  les  espèces  soit  de 
modèles  réduits,  soit  de  photographies  avec  notices  à 
l’appui,  les  diverses  parties  de  l’art  de  l’hygiène.  Une 
bibliothèque  dont  le  fond  est  déjà  constitué  par  la  collec¬ 
tion  de  Durand  Claye  y  sera  jointe  ainsi  qu’une  salle  de 
conférences  et  un  laboratoire. 

Des  cartes  pour  visiter  le  musée  seront  mises  à  la  dispo¬ 
sition  du  public  et  l’inauguration  des  nouvelles  collections 
aura  lieu  vers  le  printemps  prochain. 

Le  Codex  et  les  colonies.  —  Par  décret,  le  Codex  est 
obligatoire  dans  les  colonies  françaises.  Un  délai  d’une 
durée  maximum  de  six  mois  pourra  être  accordé  aux 
intéressés,  par  arrêté  du  chef  de  la  colonie,  jiour  se  con¬ 
former  aux  prescriptions  de  là  nouvelle  phannacopée. 

Le  rapport  adressé  au  Président  de  la  République 
par  le  ministre  des  Colonies,  pour  justifier  la  néces¬ 
sité  de  ce  décret,  contient  ce  passage  : 

Les  mé<licamenLs  délivrés,  dans  la  métropole,  soit  aux 
particuliers  par  les  pharmaciens,  soit  aux  phannaciens 
par  les  maisons  de  droguerie,  devront  être  conformes 
aux  prescriptions  de  la  nouvelle  pharmacoj)ée.  11  en 
résulte  que  tous  les  médicaments  expédiés  de  B'rance 
pour  les  colonies,  postérieurement  à  cette  date,  seront 
préparés  d'après  les  règles  du  fonnulaire  officiel  ». 

Congrès  de  la  peste.  —  Le  gouvernement  russe  a  auto¬ 
risé  la  convocation  à  Irkoutsk,  le  26  février,  d’un  Congrès 
contre’  la  peste. 

Les  mesures  contre  la  peste.  ■ —  I,e  service  de  santé  à 
Marseille  prend  de  rigoureuses  mesures  pour  que  la  pro¬ 
pagation  des  épidémies  d’Extrême-Orient  ne  vienne  con¬ 


taminer  le  port.  Tous  les  navires  venant  des  régions  suspec¬ 
tes  sont  l’objet,  au  lazaret  du  B'rioul,  de  visites  sévères. 
Ces  courriers  ne  sont  autorisés  à  pénétrer  dansleportqu’a- 
près  l’accomplissement  de  tous  les  règlements  sanitaires. 

La  peste  en  Chine.  —  Le  gouvernement  chinois  a 
transmis  aujourd’hui  aux  légations  une  invitation 
aux  gouvernements  étrangers  d’envoyer  des  experts 
pour  coopérer  à  des  recherches  scientifiques  sur  la  peste, 
ses  causes  et  les  méthodes  préventives  à  employer  contre 
elle.  La  Chine  offre  de  supporter  toutes  les  dépenses  à 
partir  de  l'arrivée  des  savants  en  Mandchourie. 

Les  médecins  des  légations  déclarent  que  l’épidémie 
est  la  plus  violente  que  le  monde  ait  jamais  vue.  Tous  les 
cas  de  peste  enregistrés  jusqu’ici  ont  été  mortels.  L’épi¬ 
démie  actuelle  diffère  des  précédentes,  en  ce  sens  que  scs 
caractéiistiques  sont  entièrement  pneumoniques  et 
septicémiques,  sans  trace  de  bubonisme.  La  rapidité  de 
sa  diffusion  est  démontrée  par  le  nombre  des  provinces  au 
sud  de  la  Grande  Muraille  qui  sont  déjà  infectées,  eu  dépit 
des  quarantaines  sanitaires.  Tout  trafic  a  été  arrêté  sur 
la  ligne  du  chemin  de  fer  de  Tien-Tsin  à  Pukow. 

(New-York  Herald.) 

Faculté  de  médecine  de  Paris.  —  Prix  uécerniLs  potm 
I,’ ANNÉE  lyio. —  Prix  Corvisart  (médaille  de  vermeil  et 
400  francs).  —  Le  prix  est  accordé  à  M.  Demoulin  (de 
Paris). 

Prix  Béhier  (i  800  franc.s).  —  I<e  prix  est  décerné  à 
M.  Francis  Dunan  (de  Paris). 

Prix  Saintour  (3  000  francs).  —  Le  prix  est  attribué  à 
M.  le  Dr  Marcel  Pinard  (de  Paris). 

Prix  Monlyon  (700  francs).  —  Le  prix  est  accordé  à 
;XIme  Tinel-Giry  (de  l’aris)  pour  son  travail  sur  l’épidé¬ 
mie  de  polio-myélite  dans  la  région  parisienne  (1900- 
igio). 

Prix  Lacaze  (10  000  francs).  —  Le  prix  est  attribué  à 
MM.  les  IF  Lemierre  et  Abraini  (de  Paris)  pour  leur 
travail  sur  la  fièvre  typhoïde. 

Prix  Jeunesse,  (hygiène)  (i  500  francs).  —  I<e  prix  est 
décerné  à  M.  le  Dr  Langlois  (de  Paris)  pour  ses  recherches 
sur  les  conditions  physiologiques  du  travail  dans  les 
mines. 

Le  Dr  Mesny,  médecin-major  des  troupes  coloniales 
à  Tien-T.sin,  dont  on  connaît  la  mort  héro’îipte  au  milieu 
des  pestiférés  de  Moukden,  était  un  professionnel  du 
dévouement.  lîn  juin  dernier,  il  avait  déjà  reçu  la  médaille 
d’argent  des  épidémies  pour  sa  belle  conduite  dans  des 
circonstances  antérieures. 

Le  gouvernement  chinois  a  offert  un  don  à  la  famille 
de  M.  Mesny,  mort  victime  de  .son  dévouement,  avec 
l’expre.ssion  de  sa  reconnaissance  et  de  son  admiration 
pour  le  courage  des  Européens. 

Héroïsme  d’un  médecin.  —  D’après  les  journaux 
russes  :  <•  Invité  par  les  autorités  chinoises  à  aller  com¬ 
battre  la  peste  à  Foudziadian,  le  docteur  Ménier,  qui 
dirigeait  l’école  de  médecine  chinoise  de  Tien-Tsin,  où 
il  était  professeur,  s’était  consacré  à  cette  tâche  avec 
une  complète  abnégation.  La  fatalité  voulut  que  la 
contagion  l’atteignit  dès  le  premier  jour.  Ayant  dia¬ 
gnostiqué  la  maladie  sur  lui-même,  le  docteur  Ménier  fit 
preuve  d’une  admirable  maîtrise  de  soi-même.  Afin  de 
ne  pas  exposer  la  vie  de  ses  collègues,  il  demanda  lui- 
même  une  voiture,  sortit  de  sa  chambre  après  s'être  en¬ 
veloppé  dans  un  drap  imbibé  d’une  solution  de  sublimé 
et  se  rendit  au  baraquement  des  pestiférés. 

«  Arrivé  au  baraquement,  le  docteur  Ménier  déclara 
qu’il  serait  mort  dans  deux  jours,  et  demanda  qu’on 
avisât  sa  famille  de  sou  décès.  >> 

Société  Belge  de  Physiothérapie.  ■ —  Il_  vient  de  se 
fonder  une  Société  Belge  de  Physiothérapie.  Le  bureau 
est  ainsi  constitué  : 

Président  :  professeur  R.  Verhoogeii,  de  PUniversité 
de  Bruxelles;  Vice-présidents  :  D"  De  Nohele  et  Guuz- 
burg;  Secrétaire  général  :  D’  \Vybauw_,  avenue  Ad. 
Dcnieux,  51  à  Bruxelles;  Secrétaires-adjoints  ;  D’’*  de 
Keyser  et  i,e  Dent  ;  Trésorier  :  D’  Letihon  ;  Bibliothé¬ 
caire  :  Dr  Dumont. 


—  306  - 


—  XXIV  — 


5  REÇUS  AU  BUREAU  DE  PARIS  MÉDICAL 


Die  Immunitatswissenschaft 
Eiae  Kurz  gefasste  Ubersicht 
Ober  die  Immunothérapie 
und-diagnostik  türpraktiscbe 
Arzte  und  Studierende,  von 
D'  Hans  Muai,  1911,  1  vol.  gr. 
in-8,  de  260  pages  avec  figures. 
Broché  M.  7  fr.  20.  Relié  M.  8  fr. 
{Stuber’s  Verlag,  à  Wurzburg). 

Les  maladies  de  l'estomac,  par 
le  D'J.  Vires.  1911,  i  vol.  in-i2 
de  325  pages,  cartonné.  Coulei  et 
fils  et  Masson  et  C'",  Montpellier 


É  éments  d’anatomie  patholo¬ 
gique,  par  le  D'  B.  BEriei,.  chef 
des  travaux  d’anatomie  patholo¬ 
gique  à  la  Faculté  de  Byon,  méde¬ 
cin  des  hôpitaux.  Un  volume  in-8 
carré  de  564  pages,  avec  232  fig. 
dessinées  par  l’auteur.  Prix,  car¬ 
tonné,  10  fr.  {G.  Steinheil,  éditeur. 


Les  morts  mystérieuses  de 
l’histoire,  par  le  D’  Cabanès, 
Paris  1911,  I  vol.  in-i8,  de 
443  pages,  30  figures,  3  fr.  50 
{Albin  Michel,  à  Paris). 


Mensurations  de  l’appareil  loco¬ 
moteur,  par  DE  Munter  et  LE 
Dent,  gr.  in-8,  72  pages  avec 
4  pl.  et  fig.  2  fr.  {J.-B.  Baillürc 
et  fils,  à  Paris). 


Origine  sanguine  des  pneumo¬ 
nies  et  broncho-pneumonies, 
par  M.  le  D'-  Edouard  Joltrain, 
Paris  1911,  1  volume  in-8  de 
232  pages,  lo  figures,  4  fr,  (Asse- 


L’INTERMEDIAIRE  MEDICAL 


ETABLISSEMENT  de  SAINT-GALMIEK  (Loire) 


SOURCE  BADQIT 


L'eau  de  Table  sans  Rivale.—  La  plus  légère 
à  l'estomac.  —  Déclarée  d’intérêt  public, 


exiger  le  CACHET  VERT  et  ta  S/B/IATHRE  : 


ACHARD  et  LOBPER 


Précis  d’ANATOMIE  PATHOLOGIQUE 


1908,  I  vol.  petit  in-8,  55o  pages  et  figures  noires  et  coloriées,  cartonné.  12  fr. 


I 


^MALADIES  NERVEUSESt 

♦  ÉPILEPSIE  -  HYSTÉRIE  ÉCLAMPSIE  ♦ 

♦  CONVULSIONS  des  ENFANTS  —  CHORÉE  ♦ 

♦  VERTIGES  -  INSOMNIE  —  MIGRAINE  ♦ 

♦  SUCCÈS 'certain  nar  t«  T 


LA  pratique  des  MALADIES  DES  ENFANTS 

DIAGNOSTIC  ET  THÉRAPEUTIQUE 


Maladies  du  Cœur  et  des  Vaisseaux,  du  Nez,  du  Larynx, 
des  Bronches,  des  Poum  ms,  des  Plèvres  et  du  Médiastin 


AUDEOUD  BOURDILLON 

Privat-UoouuU 

A  la  Faculté  de  luédeciiic  de  Genève. 


1911.  Un  rolame  grand  in-8  de  702  pages  arec  103  figures.  Broché,  I6fr.  —  Cartonné,  17  fr.  50 


-  XXV  — 


LA  VIE  MÉDICALE 


Faculté  de  médecine  de  Paris.  — 

Stage  hospitalier.  —  Classement  des 
stagiaires  pour  le  2“  semestre  1910- 
1911.  Le  choix  des  Services  Hos¬ 
pitaliers  pour  la  période  comprise 
entre  le  1“''  Mars  et  le  30  Juin  I9“j 
aura  lieu  les  Mardi  14,  Mercredi  1.5, 
Jeudi  i6  Février  1911,  à  8  heures 
du  matin,  dans  le  Petit  Amphi¬ 
théâtre  de  la  Faculté.  MM.  les  élèves 
seront  appelés  à  choisir  par  lettre  de 
convocation  individuelle. 

Hôpitaux  de  Paris.  —  C0NCOTIR.S 
DE  MÉDECIN  DES  HÔPITAUX.  —  Le 
jury  est  provisoirement  composé  de 
MM.  Guinon,  Chauffard,  Rénon, 
Laffitte,  Méry,  Renault  (A.),  Oui- 
mont,  Achard,  Bruhl,  Béclère,  Roger 
et  Broca. 

Candidats.  —  i.  MM.  Chiray, 
Tanon,  Voisin,  Mouticr,  Géraudel, 
Merklen,  Gaultier,  Crouzon,  Agasse- 
Lafont,  Léri, 

II.  Tixier,  Du  Castel,  Fsmein, 
Trémolières,  Lemaire,  Babonneix, 
Ramond,  Villaret,  Comte,  lÂppmann, 

21.  Paris,  Salomon,  Bcaufumé, 
Malloizel,  Fiessinger,  Gougerot, 
Darré,  Paisseau,  Detot,  Grenet, 

31.  Rostaine,  Lemierre,  Milhit,  Le 
Sourd  (Louis),  Laubry,  Deguy,  Au- 
distère,  Lévi,  Nattan,  Laederich, 

41.  Camus,  Lemaire,  Herscher, 
Weill-Hallé,  Vitry,  Ferrand,  Riba- 
deau-Dumas,  Sézary,  Norero,  Gi- 

51!  Jomier,  Touchard,  Feuillié, 
Balthazard,  Fouquet,  Brulé,  Civatte, 
Israels  de  Joug,  Nathan-Larrier, 
Lortat- J  acob, 

61.  Boidin,  Louste,  Rosenthal, 
Monier-Vinard,  Ferrand,  Paguiez, 
Faroy,  Rendu,  l^aure-Bcaulieu,  Gé- 
iievrier, 

71.  Bigart,  Dreyfus- Rose,  Armand 
Delille,  Bory,  Claude,  Bergeron, 
Halbron,  François,  Verliac,  Bondon, 

81.  Lévy,  Gy,  Claret,  Legronx, 
Harvier,  Froin,  Vincent,  Courcoux, 
Bloch,  Baudoin, 

91. 1,ejonne,  Lian,  Anibard,  Rivet, 
Roussy,  Anieuille,  Philibert,  Appert, 
Aubertin,  Lhermithe, 

loi.  Renaud. 

Résultats  du  concours  de  l’in¬ 
ternat.  —  Internes  titulaires  ;  MM. 
I,  Girard  ;  2,  Vallery-Radot  (P.)  ; 
3,  I.eblanc;  4,  Gouverneur;  5,  Ber- 
geret  ;  6,  Vielle  ;  7,  Paley  ;  8,  Quénu  ; 
9,  Delivet  ;  10,  Couinaud  ;  ii,  Ri¬ 
chard;  12,  Durand;  13,  Miégevilc  ; 
14,  Françon  ;  1 5,  Rudelle;  16,  Dubois 
(R.)  ;  17,  Godiewski  ;  18,  Rouiweau 
(F.)  ;  19,  Mignot  ;  20,  Gatellier  ;  21, 
Théry  (F.)  ;  22,  François  ;  23, 

Thiers  ;  24,  Rouillard  ;  25,  Prigent  ; 
26,  Ducastaing  ;  27,  Chatelin  ;  28, 
Broussolle  ;  29,  Petit-Dntaillis. 

30,  Thouvenin  ;  31,  Colombe  ;  32, 
Bue  ;  33,  Weber  (G.)  ;  34,  Ivoechlin  ; 
35,  Nadal  ;  36,  Pierret  ;  37,  Jac¬ 
quet  ;  38,  Sourdille  ;  39,  ^lonod  (R.)  ; 
40,  Mossé  ;  41,  Legrain  ;  42,  Dufour  ; 
23,  Bonnet  (E.)  ;  44,  Besset;  45, 


Vaudescal  ;  46,  Monbrun  ;  47,  Bloch 
(R.)  ;  48,  Gautruche  ;  49,  Tzanck  ; 

50,  Héricourt  ;  51,  Bruel  ;  52,  Le 
Maux  ;  53,  Cassard  ;  54,  Latil  ;  55, 
Coppin  ;  56,  Mairesse  ;  57,  Bon- 
temps  ;  58,  Lœvy  ;  59,  Bouquier  ; 
(5o,  Meaux  Saint-Marc;  61,  Du- 
theillet  de  Lamothe  ;  62,  Dupra- 
deau  ;  63,  Hischmann  ;  64,  Pernet  ; 
65,  M>>o  de  Pfeffel  ;  66,  Delort. 

Internes  provisoires.  —  MM.  :  i. 
Plaisant  (E.)  ;  2,  Krebs  ;  3,  Avezou  ; 
4,  Butin;  5,  Vinay;  6,  Goret;  7, Mlle 
Peltier;  8,  MM.  Lamarre;  9,  Barat; 
10,  Mlle  Athanasiu  ;  11,  M.  Clap  ; 
12,  Mlle  lÆven  ;  13,  JIM.  Bout- 
tier;  14,  Netter  (R.);  15,  Paraf  ; 
16,  Lévy  ;  17,  Barthélémy  ;  18,  Bau¬ 
doin  ;  19,  Achar  (P.)  ;  20,  Durceux  ; 
21,  Maréchal;  22,  Haguenau  ;  23, 
Duter;  24,  Moriez;25,  MlleLandes- 
niann  ;  26,  SIM.  Bel  ;  27,  Charrier  ; 
28,  Marcorelles  ;  29,  Bardon  ; 

30,  De.saux  ;  31,  Bonnet  (F.)  ;  32, 
Libert  ;  33,  Fitte  ;  34,  Escallier  ;  35, 
Slonod  (A-)  ;  3*5,  Larroque  ;  37, 
Alexandre  ;  38,  Lucas-Champion- 

nière  ;  39,  Mlle  Blanchier  ;  40,  SIM. 
Frette  ;  41,  Slichel;  42,  Brouet;  43, 
Schoofs  ;  44,  Rouflîgnac  ;  45,  Slar- 
chak  ;  46,  Sllle  Pouzin  ;  47,  SIM. 
Lefranc  (V.)  ;  48,  Hertz  ;  49,  Lévi- 
Franckel  ;  50,  Lecerf  ;  5 1 ,  Hartemann; 
52,  Pimpaneau  ;  53,  Ribo  ;  54,  Angot  ; 
55,  Dubois  (J.)  ;  56,  Colleville  ;  57, 
Trifaud  ;  58,  Baréty  ;  59,  Guelfucci  ; 
60,  Baillcul  et  les  candidats  ayant 
obtenu  30  et  2g  points. 

Récompenses.  —  Le  prix  c.st 
attribué  à  SI.  Girard  ;  l'accessit  à 

51.  Vallery-Radot  ;  la  mention 
honorable  à  SI.  Leblanc  ;  la  2''  men¬ 
tion  honorable  à  SI.  Gouverneur. 

Ecoles  de  médecine.  —  Angers. 
—  M.  Rousseau  est  nommé  prosec¬ 
teur.  —  SL  Siraudeau  est  nommé 
aide-prosecteur. 

Après  concours,  SI.  Vincent  e.st 
nommé  préparateur  et  SI.  Raby 
aide-préparateur  de  chimie. 

Amiens.  —  Un  congé,  du  U'"  jan¬ 
vier  au  30  décembre  1911  est 
accordé,  sur  sa  demande  et  pour 
raisons  de  santé,  à  SI.  Bernard,  pro¬ 
fesseur  de  clinique  médicale. 

SI.  Courtellemont,  suppléant  des 
chaires  de  pathologie  et  de  clinique 
médicales,  est  chargé,  du  !«''  janvier 
au  30  décembre  igii,  d’un  cours 
de  clinique  médicale. 

Rouen.  —  Un  concours  s’ouvrira 
le  6  mars  igi  i,  devant  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris,  pour  l’emploi  de 
suppléant  delà  chaire  d’histoirenatu- 
relleàl’Écolede  médecine  de  Rouen. 

Le  registre  d’inscription  sera  clos 
deux  mois  avant  l’ouverture  dudit 
concours. 

ÉCOLE  DU  SERVICE  DE  SANTÉ  &ULI- 
TAlUE.  — -  SI,  le  médecin-major  de 
deuxième  classe  Lévy  (de  l’hôpital 
militaire  de  Toulouse)  est  nommé 
répétiteur  (médecine  légale,  théra¬ 


peutique  et  hygiène)  à  l'école  du  ser¬ 
vice  de  santé  militaire. 

Ministère  de  l’intérieur.  —  La  mé¬ 
daille  des  épidémies  eu  bronze  est 
décernée  à  SISI.  les  D''»  Baratier 
(de  Jeugny)  ;  Petit  (d'Asnières)  ;  Gos¬ 
selin  (d'Argeuteuil)  ;  Vidal,  médecin 
sanitaire  maritime. 

SISI.  Baulle,  Champonnois,  Cléret, 
Riberol,  Saint-Girons,  Virenque,  in¬ 
ternes  des  hôpitaux  de  l’aris. 

SISI.  Capdevile,  Hutinel  (Jean), 
Imbert,  Sllle  Lévy,  SI.  Pougaud, 
externes  des  hôpitaux  de  Paris. 

SISI.  Boissau  et  Poisson,  étudiants 
en  médecine  à  Paris. 

SI.  Huchard  (Camille),  prépa¬ 
rateur  à  l’Institut  Pasteur. 

—  Une  médaille  d’argent  pour 
services  exceptionnels  rendus  à 
l’Assistance  publique  est  décernée 
à  SI.  le  D’’  Leroy  (de  Constantiiie). 

Une  médaille  de  bronze  est  décer¬ 
née  à  SI.  le  Df  Gérard  (de  Bougie). 

Concours  pour  la  nomination  à  dix 
places  de  médecins  de  l’assistance 
médicale  à  domicile.  —  Ce  concours 
sera  ouvert  le  lundi  1 3  mars  à  midi, 
à  la  Salle  des  Concours  de  l’Admi¬ 
nistration,  rue  des  Saints-Pères, 
11"  49.  SISI.  les  Docteurs  en  mé¬ 
decine  qui  voudront  concourir  de¬ 
vront  se  faire  inscrire  à  l’Adminis¬ 
tration  centrale,  3,  avenue  Victoria 
(service  du  personnel),  de  dix  heures 
à  trois  heures,  jusqu’au  samedi  28 
février  inclus. 

Médecins  coloniaux.  —  Un  con¬ 
cours  pour  8  places  de  médecins  de 
colonisation  sera  ouvert  le  13  fé¬ 
vrier  prochain  à  Alger.  Pour  ren¬ 
seignements,  s’adresser  au  Gouver¬ 
nement  de  r.Mgérie. 

Mariages. — SI.  Bernard  du  Souioh, 
fils  du  docteur  et  Sllle  Slarie  du  Fayet 
de  la  Tour.  —  SI.  Leborgue,  avocat 
à  la  Cour  d’appel  et  Sllle  Denise 
Rudet,  fille  du  médecin  principal 
de  U»  classe  en  retraite,  officier  de 
la  Légion  d’honneur  (Rennes).  — 
SI.  Georges  Jay,  ingénieur,  et  Sllle 
Slarie  Chabert,  fille  du  Docteur. 

Nécrologie.  —  Smur  Sainte-Léonic, 
supérieure  de  l’hôpital  Auban-SIoët 
à  Epernay.  —  D'  Alaux,  médecin- 
dentiste.  —  Le  D”  G.  Schlemmer, 
chevalier  de  la  Légion  d'honneur, 
décédé  â  Paris,  médecin  au  Slont 
Dore  depuis  de  longues  années,  au¬ 
teur  de  travaux  justement  estimés 
sur  les  maladies  des  voies  re.spira- 
toires  et  notamment  sur  l’asthme  ; 
ses  qualités  d’homme  et  de  médecin 
lui  avaient  attiré  de  nombreuses  et 
fidèles  amitiés.  D' Kclsch,  membre 
de  l’Académie  de  médecine,  médecin 
inspecteur  en  retraite,  directeur  de 
l’Institut  de  vaccine,  commandeur 
de  la  Légion  d’honneur.  —  D' Slichel, 
décédé  à  Kharbine,  victime  de  la 
peste.  —  Df  Alfred  Slartin,  chevalier 
de  la  Légion  d’honneur,  mort  subi¬ 
tement  en  traversant  le  Pont-Neuf. 
—  Dr  Grangé  (d'Ay) 


—  307  — 


-  XXVI  — 


SOMMAIRE  du  N»  9 


Hutinei,  .  —  Association  de  la  rougeole  et  de  la  scarlatine .  lyi 

Demoui.in  El  1,K  üiANi> .  —  Luxatioii  ancienne  métacarpo-phalangienne  du  pouce,  simple,  complète, 

réduction  sanglante .  196 

Albert-Weii .  —  La  pratique  du  lavement  électrique .  197 

Paul  Gastoc .  —  Psychologie  du  sommeil  et  de  la  commotion  cérébrale.  Auto-observation  à 

propos  du  déraillement  de  Montereau .  200 

—  Expériences  s  r  la  possibilité  de  traiter  la  méningite  (septique  et  spécifique) 
par  le  lavage  des  espaces  sous-araclinoidiens  cérébro-méd  iltaires.  — 
Cirrhoses  expérimentales  du  foie.  —  L  urobilinurie  dans  la  scarlatine. 


AciUALITflS  MÉDl 


Sociétés  s 


Ell'ets  thérapeutiques  du  bain  d’oxygène .  204 

.  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  Biologie.  —  Académie  des 
Sciences.  —  Académie  de  médecine.  —  Société  de  (.hiriirgie.  —  Société  de 
Neurologie .  207 


e  de  la  Concorde. 


L’Institut  de  puériculture  des  Enfants-Assistes,  par  M»  Suzanne-Dejust-Defioi . 

Libres  propms  :  Les  Anglais  veulent  débaptiser  la  flevre  de  Malte . 

Choses  du  Jour  :  Une  religion  médicale . 

Chronique  scientifique  :  Le  passage  sous  la  Seine  de  la  ligne  métropolitaine  n»  8 

par  Louis  Vasseur . 

Chronique  des  L  vres  :  Traité  de  siomatologie  de  MM.  Gaii-eard  et  Nocué,  fasc.  VIIl.  —  Les  femmes 
enceintes  devant  le  tribunal  révolutionnaire,  par  .e  D'  AIax  Bii.i.aru.  —  Encvklopad esches  Handbuch  der 

Heilpadagouik  de  MM.  Dannemann,  Sohober  et  Schülz . 

L’Intermédiaire  des  médecins  ;  Malades  s  opérant  eux-memes . . 

La  médecine  dans  les  journaux  politiques  :  La  désinfection  anticliolenque  en  Serbie . 

Curiosités  . .  .  . . . 

Leçon  d'anatomie  :  Leçon  d’anatomie  de  'Iho.was  Bartholin . . 

La  médecine  au  théâtre  :  Au  Palais  Royal  ;  «  Le  million  » . 

Art  et  médecine  :  Le  chirurgien-major,  par  Péry . 

i)  ét  tique  :  .Menus  hebdomad  tires  pour  grands  enfants  tuberculeux . 

Formules  thérapeutiques  :  Contre  l’anorexie.  —  Contre  les  vomissements  gastriques . 

La  m  -decine  au  Palais .  . 

Nouvelles .  .\\I  e 

La  vie  médicale . 

Cours.  —  Actes  de  la  Faculté  de  Paiis . 


XIII 

XllI 

XVII 

XIX 

XIX 

XXI 

XXllI 

XXV 

XXVII 


SOMMAIRE  du  N“  10,  consacré  à  la  PHYSIOTHÉRAPIE 


E.  Albert-\Vei 


Louis  Wickham  et  P.  Deorais 
H.  Guille.minot . 

Durey . 

Libres  propos . 

Technique  physiothérapique . 

Variétés.  —  L’électrothérapie  a 


—  La  physiothérapie  en  igii . 

—  Le  traitement  du  cancer  par  la  radiothérapie . 

—  Le  radium  dans  le  traitement  du  cancer . 

—  Traitement  des  fibromes  utérins  p-nr  la  radiothérapie . 

-  Les  rayons  ultra-violets.  Leur  application  ii  la  thérapeutique  et  à  l’hygiéiu 

—  L’exercice  physique  journalier . 

—  La  création  d’un  institut  d’hydrologie,  par  le  D*'  Carnot . 

—  Les  mesures  en  électro  et  radiothérapie,  par  le  D''  Ai.bert-Weii . 

—  L’appareillage  électrique  du  praticien,  par  le  Dr  Ai.bert-AVeii . 

U  xviii*  siècle,  par  le  Dr  E.  Ai.bert-\Veii . 

Diagnostic  artistique.  —  La  femme  malade,  par  Kaspar  Netsciier . 

L'Intermédiaire  des  Médecins.  —  Réponse.  Accidents  dus  aux  lampes  à  vapeur  de  mercure . 

Art  et  Médecine.  —  Le  bain  de  vapeur  ou  le  mari  gâté.  —  La  régénération  de  l’Homme  par  la  gymnastique. 

Diététique  et  cure  hydrothérapique.  —  Cure  .Schrott .  . 

La  Médecine  au  Palais.  —  Le  massage  dans  les  accidents  du  travail.  —  Massage  et  exercice  illégal . 

Chronique  des  livres.  —  La  gymnastique  scientifique,  par  le  Dr  de  Ciia.«ptassin.  —  Traitement  de  l’enté¬ 
rite  muco-membraneuse,  par  le  professeur  Co.mbe.  —  Le  rachitisme  et  sa  pathogénie,  par  A.-B.  Marfan.  . . 

Nouvelles . . 

La  vie  médicale  . . 

Cours  et  Conférences.  —  .\cles  de  la  Faculté . 

Thérapeutique  pratique.  —  La  douche  sous-marine,  par  le  Dr  Baup.  XXVII  — 'rraitement  des  radiodermites 
radiumdermites  par  l’ulcérinc  Berger . 


XIII 
XIII 
XVII  . 
XIX 
XIX 

XXI 

xxm 

XXV 

X.XVII 

.XX  vm 


-  MÉDICATION  -  ATrtTVl 

ANTIBACILLAIRE  PAR  L’  §\Æm\J  I  f  L. 

(en  ampoules  et  pilules  glutlnls(es) 

lipoïdes  spléniques  et  biliaires 

CHOLESTÉRINE, GOMENOLet  CAMPHRE 


Clinique  médicale  de  l’Hôtel-Dieu. 
— ■  Professeur  Gir,BKRï.  —  Samedi, 

1 1  février  à  lo  h.  1/2.  Leçon  clinique 
sur  les  albuminuries  bénignes  cl  la 
débilité  rénale  par  le  D'  Castaicnk. 
—  Samedi,  18  février.  Leçon  cli¬ 
nique  sur  deux  cas  de  maladie  de 
liaynaud.  Les  Mercredis  à  10  h.  12, 
présentation  de  malades.  Rédaction 
et  correction  d'ordonnances. 

Faculté  de  Médecine  de  Paris.  — 

lixercices  pratiques  réglementaires 
de  médecine  opératoire.  — ^  i"  A 
l’l<;cole  pratimie,  sous  la  direction 
de  M.  le  Professeur  Hartmann  et 
de  M,  LECêne,  Agrégé,  Sous-Direc¬ 
teur  des  Travaux  de  médecine  opé- 

2“  A  l’Amphithéâtre  d’anatomie 
des  Hôpitaux  (rue  du  Fer-à-Moulin, 
11”  17),  sous  la  direction  de  M.  Pierre 
Sebueau,  Agrégé,  Directeur  des 
Travaux  scientifiques  dudit  Amphi¬ 
théâtre. 

Les  exercices  pratiques  régle- 


COURS 

meiitaires  de  Médecine  opératoire 
commenceront  : 

I"  A  l’École  pratique  de  la  Fa¬ 
culté,  le  mercredi  P'’’  mars  iqii  (à 

2“  A  l’Amphithéâtre  d’Aiiatomie 
des  Hôpitaux,  le  vendredi  3  mars 
19 1 1  (à  2  heures). 

Ces  exercices  sont  obligatoires 
pour  les  élèv-es  Docteurs  de  3'  aimée, 
en  vue  de  la  I2<=  inscription. 

Les  élèves  en  cours  irrégulier 
d'études,  pourvus  de  10  inscriptions 
au  moins,  pourront  être  autorisés 
à  y  prendre  part. 

Conditions  d’admission.  —  i"Les 
élèves  docteurs  de  3“  année  seront 
inscrits  sur  la  présentation  de  la 
quittance  à  souche  constatant  le 
paiement  des  droits  afférents  à  l’ins¬ 
cription  de  J  anvier  1911  (lo^'  inscrip¬ 
tion),  et  la  carte  d’immatriculation  ; 

2“  Les  élèves  eu  cours  irrégulier 
d'études,  pourvus  de  10  inscriptions 
au  moins,  devront  obtenir  préalable¬ 
ment  l’autorisation  du  Doyen.  A  cet 


effet,  ils  déposeront  leur  demande 
écrite  au  Secrétariat  de  la  Faculté, 
où  il  leur  sera  donné  connaissance 
des  conditions  spéciales  qu’ils  au- 

^°3“  ‘Lcs”Tlè"ès  ep  cours  régulier 
d’études  devront  se  faire  inscr  re 
au  Secrétariat  de  la  Faculté  (Guichet 
11“  2  bis),  de  midi  à  3  heures,  jus¬ 
qu’au  25  février  inclus.  —  Aprè.s 
cette  dernière  date,  nul  ne  pourra 
être  admis.  — •  Des  lettres  de  con¬ 
vocation  seront  adressées  au  do¬ 
micile  des  étudiants. 

Faculté  de  Médecine  de  Paris.  - 

Exercices  opératoires.  Sous  la  direc¬ 
tion  de  M.  Pierre  Sebibeau,  agrégé. 
Directeur  des  Travaux  de  médecine 
opératoire.  —  Premier  Cours.  - 
M.  le  Dr  Roux,  prosecteur,  fera, 
à  l’Amphithéâtre  d’Auatomie  des 
Hôpitaux,  sa  première  démonstra¬ 
tion  de  Chirurgie  opératoire,  le 
vendredi  3  mars  1 9 1 1 ,  à  2  heures 
précises.  Pavillon  11"  i. 


ACTES  DE  LA  FACULTÉ 

DU  II  AU 

EXAMENS  DE  DOCTORAT 

,  Lundi  13  Eévrier.  —  Médecine  opératoire  (ii"  série). 
École  pratique  :  MM.  Segoud,  Mauclaire,  Grégoire.  ■ — 
(2»  .série) ,  École  pratique:  MM.  Delbet  Legueu,  Rranca.  — 
iT  Oral  :  MM.  Nicolas,  Aug.  Broca,  Mulon.  —  2''  :  MM. 
Gautier,  Macaigne,  Jean  Camus.  —  3“  Oral  (Pemière  par¬ 
tie),  MM.  Hartmann,  Retterer,  Guéniot.  M.  Zimmeni, 
suppléant.  —  S' Chirurgie  (Première  partie)  (D^  série), 
Hotel-Dieu  ;  MM.  Kirmisson,  Lejars,  Ombrédanne.  — 
3“  Chirurgie  (Première  partie)  (2»  série)  ;  Hôtel-Dieu  ; 
MM.  Reclus,  Pierre  Duval,  Proust.  M.  Marcel  Labbé, 
suppléant. 

Mardi  14  Février.  —  Médecine  opératoire  (f*'  série). 
École  pratique  ;  MM.  Quénu,  I.ecene,  Lenonnant.  — 
(2®  série).  École  pratique  :  MM.  Auvray,  Rouvière,  Che- 
vassu.  —  2“  ;  MM.  Prenant,  Langlois,  Maillard.  —  3" 
Oral  (Première  partie)  (F^  série)  :  MM.  Pozzi,  Demeliu, 
Morestin.  —  3'  Oral  (Pelnière  partie)  (2<'  série)  :  MM. 
Ribemout-Dessaigues,  Retterer,  Terrien.  M.  André 
Broca,  suppléant.  —  5»  (Deuxième  partie)  (P»  série), 
Hôtel-Dieu  ;  MM.  Hutinel,  Claude,  Nobécourt.  —  5*' 
(Deuxième  partie)  (2'’  série),  Hôtel-Dieu  :  MM.  Gilbert, 
Carnot,  Rathery.  M.  Gougerot,  suppléant.  —  5'"  Obsté- 
trijtue  (Première  partie).  Clinique  Taniier  ;  Slîl.  Bar, 
Brindeau,  Jeauniii,  M.  Tiffeneau,  suppléant. 

Mercredi  15  Février.  —  2'- :  MJI.  (jaricl,  Mulon,  Jean 
Camus.  —  3"  Oral  (Deuxième  partie)  :  MM.  Blanchard, 
André  Jousset,  I<oeper.  —  4"  MM.  Pouchet,  Macaigne, 
I,aignel-Lava.stine  ;  M.  Desgrez,  suppléant.  —  5»  Chirurgie 
(Première  partie)  (P»  série),  Laënnec:  MM.  Kirmisson, 
Lejars,  Proust.  —  5c  Chirurgie  (Première partie)  (2“ série), 
l.aënuec  :  MM.  Aug.  Broca,  Mauclaire,  Onibredanne.  ■ — ■ 
3*^  (Deuxième  partie)  (P“  .série),  Laënnec  :  MM.  Pierre 
jlarie,  Marcel  Labbé,  André  Leri.  —  5e  (Deuxième  par¬ 
tie),  (2®  série),  Laënnec  :  MM.  Widal,  Sicard,  Léon 
Bernard  ;  M.  Tiffeneau,  suppléant. 

,  Jeudi  K)  Février.  —  Médecine  opératoire  (!''<'  série), 
École  pratique,  MM.  Pozzi,  Lecène,  Rouvière.  —  (z®  série) , 
Ecole  pratique  :  MM.  De  Lapersonne,  Grégoire,  Okinczyc. 
— ■  3”  (Deuxième  partie).  Laboratoire  des  travaux 
pratiques  d’anatomie  pathologique  :  MM.  Pierre  Marie, 
lialthazard,  Nicloux.  —  2®  :  MM.  Prenant,  Langlois, 
André  Broca.  —  3®  Oral  (Première  partie)  (P®  série)  : 
MM.  Bar,  More.slin,  lÆnonuant.  —  3“  Oral  (Première 
partie)  (2®  série)  :  MM.  Retterer,  Brindeau,  Chevassu. 
-  -  3®  Oral  (Première  partie)  (3®  série)  :  MM.  Thiéty,  J  ean- 
nin,  An.selme  Schwartz.  —  3®  Oral  (Deuxièmepartie)  :  MM. 
Chauffard,  Castaigne,  Brumpt  ;  M.  Maillard,  suppléant. 

,  Vendredi  17  Février. — Médecine  opératoire  (  P®  .série) , 
Ecole  pratique  :  JIM.  Reclus,  Mauclaire,  Grégoire.  ■ — 
(2®  série).  École  pratique  ;  MM.  Hartmann,  Aug.  Broca, 
Branca.  — •  3“  (Deuxieme  p.-irtie)  ;  MM.  Pierre  Marte, 
Dc.sgrez,  Macaigne.  — ■  2®  :  MM.  Gariel,  Jlulon,  Jean 
Camus.  ■ —  4®  :  MM.  Widal,  Marfan,  Laignel-Lava.stiue. 
M.  Zimmem,  suppléant.  —  -i®  Chirurgie  (Première  partie) 
(P®  série),  Nccher  :  MM.  Kirmls.son,  Legueu,  Pioust.  — • 


DE  MÉDECINE  DE  PARIS 

18  eAvrier 

5®  (Première  partie)  (2®  .série),  Necker  :  MM.  Delbet, 
Pierre  Duval,  Ombrédanne.  M.  Guillain,  suppléant.  — 
5®  Obstétrique  (Première  partie):  Clinique  Baudelocque  : 
MM.  Pinard,  Couvelaire,  Lequeux  ;  M.  André  Léri, 

^  yinuvff  18  Février.  —  Médecine  opératoire  (P®  série), 
École  pratique  :  MM.  De  Lapersonne,  Rouvière,  Anselme 
Schwartz.  — ■  (2®  série).  École  pratique  :  MM.  Quénu, 
Lecène,  Okinczyc.  — •  2®  :  JIM.  Prenant,  Langlois, 
Desgrez.  —  3®  Oral  (Première  partie)  (P®  série)  :MM.  Bar, 
Morestin,  Terrien.  —  3®  Oral  (Première  partie)  (2®  série)  : 
MM.  Retteter,  Denielin,  Chevassu  ;  M.  André  Broca, 
suppléant.  —  5®  (Deuxième  partie)  (P®  série)  Beaujon  : 
MM.  Hutiucl,  Castaigne,  Nobécourt.  —  5®  Deuxième 
partie)  (2®  série),  Beaujon  :  MM.  Alb.  Robin,  Gougerot, 
Rathery.  —  3®  Obstétrique  (Première  partie),  Beaujon  : 
MM.  Ribemout-Dessaigues,  Brindeau, jeauniu  ;  M.  Roussy, 
.suppléant. 

THÈSES 

Mercredi  13  Février,  à  i  heure.  ■ —  M.  Porcheron  :  De 
l’épithélioma  cutané  développé  sur  des  dermato.ses  pré¬ 
existantes  ;  MM.  Gaucher,  Marfaii,  Guillain,  Gougerot.  — 
M.  DESCUBES  :  Contribution  à  l’étude  de  l'eiitéro-colite 
Uysentériforme  ;  MM.  Marfan,  Gaucher,  Guillain,  Gouge- 
rôt.  —  M.  Tissier  :  L’appareil  digestif  dans  la  scarlatine , 
MM.  Marfan,  Gaucher,  Guillain,  Gougerot.  —  M.  Pi.oT- 
KiN  :  Des  principaux  procédés  utilisés  pour  la  cure  radi¬ 
cale  des  hernies  crurales  ;  MM.  Reclus,  I/e^ueu,  Pierre 
Duval,  Zimmeni.  —  M.  Moyrand  :  Contribution  à  l’étude 
de  la  pyélotomie  comme  traitement  de  la  lithiase  rénale  ; 
MM.  Reclus,  Legueu,  l’ierre  Duval,  Zimmeni.  — JI.  Goi;- 
iioT  :  De  l’air  chaud  dans  la  thérapeutique  des  maladies 
des  voies  génito-urinaires  chez  l'homme  et  chez  la  fcinine  ; 
MM.  Reclus,  Legueu,  Pierre  Duval,  Zimmeni.  —  JI.  Dl- 
NANIAN  :  Un  nouveau  procédé  d’anus  iliaque  dans  le 
cancer  du  rectum.  Opération  de  Reclus  ;  MM.  Reclus, 
Legueu,  Pierre  Duval,  Zimmeni.  —  M.  BouDor.  :  Résec¬ 
tions  partielles  du  foie  ;  MM.  Segond,  Delbet,  Hartmann, 
Branca. — M.  Sai.ssi  :  Essai  sur  la  réduction  non  sanglante 
des  fractures  diaphysaires  des  os  de  la  jambe  ;  MJI.  Se- 
gond,  Delbet,  Hartiiiann,  Branca.  —  M.  Paris  :  I.a  cloi- 
.son  nasale.  Les  déviations  et  leur  traitement  ;  JIM.  Dcl- 
bet,  Segond,  Hartmann,  Branca.  —  M.  Fayet  :  La 
lithotritie.  Étude  critique  basée  sur  78  observations  dont 
68  inédites;  M  JL  Hartmann,  Segond,  Delbet,  Branca, 

Jeudi  16  Février,  i  heure.  —  JI.  Bascoüi,  ;  Hyperes- 
the.sies  systématisées  et  troubles  connexes  dans  la  tuber- 
ctilo.se  pulmonaire  ;  JIJI.  Debove,  Ribeniont-De.ssaigncs, 
Acliard,  Rathery.  —  JI.  DENiaij  :  Contribution  à  l’étude 
de  la  paralysie  alcoolique  ;  JIJI.  Ribemont-Dessaigiies, 
Debove,  Acliard,  Rathery.  — •  JI.  AebERTIn  :  Le  coqis 
thyroïde  et  le  rhumatisme  articulaire  aign  ;  JIJI.  .âchard, 
Debove,  Ribeiuont-Dessaignes,  Rathery.  —  JI.  Giraud  : 
De  certaines  manifestations  dy.sermi(iues  chez  les  tuber¬ 
culeux  soumis  au  repos  et  suralimentés  ;  JIJI.  Acliard, 
Debove,  Ribemout-Dessaigues,  Rathery. 


-  XXVIII  — 


VARIÉTÉS 

Le  François  des  Costils  a  fait  paraître  (i)  un  élégant 
recueil  de  sonnets  qu’il  a  composés,  de  1904  à  1910,  et  dont  il 
a  fait  trois  parts  :  Soirs  (^automne.  Amertumes,  Tendresses. 
L’ensemble  respire  un  souffle  de  mélancolie,  parfois  frissonnante 
comme  dans  le  sonnet  suivant  : 

MOURIR 

Ivtre  las...  s’endormir  un  bel  après-midi, 

Loin  du  fracas  hurlant  des  villes  détestées 
A  l’ombre  murmurante  et  jaune  des  futaies 
Oi'i  le  veut  se  tamise  en  un  souffle  attiédi. 

Mépriser  le  labeur  quotidien  et  maudit, 

Sentir  s’évanouir  les  dernières  idées, 

Tendre  à  la  mort  joj'eusemcnt  ses  mains  ridées 
Ivt  sonder  le  néant  d’un  regard  alourdi. 

N’être  plus  rien  qu’un  souvenir  que  l'on  efface, 

ITn  regret  fugitif  qui  ride  la  surface 

l)’un  songe,  et  qu’un  seul  jour  a  bientôt  affaibli. 

Se  reposer  enfin  dans  le  sommeil  ultime. 

Sarcophage  hautain  ou  charogne  anonyme, 

I,e  cœur  rongé  des  vers  mais  l’âme  dans  l’oubli. 

(i)  D'  François  des  Costils,  Sonnets  (1904-1910),  cher 
G.  Steinlii'il,  éditeur,  Paris,  1910. 


THÉRAPEUTIQUE 

PRATIQUE 

ZOMOTHÉRAPIE  PRATIQUE 

Dans  les  conditions  de  la  pratique  courante,  la  grosse 
difficulté  de  la  méthode  zomothérapique  réside  dans 
l’obtention  économique  et  hygiénique  d’un  suc  muscu¬ 
laire  frais. 

lyC  grand  Larousse  mensuel  illustré  n®  27,  sous  le  nom 
de  Presse  zomothérapique  décrit  un  système  très  pratique 
breveté  (Presse  A.  Petit). 

Avec  cet  appareil,  point 
n’est  besoin  d’entourer  la 
viande  crue  de  linges,  de 
la  hacher,  ou  de  la  faire 
macérer  au  préalable  dans 
l’eau. 

Les  tranches  de  viande 
crue  sont  réparties  entre 
une  série  de  disques  canne¬ 
lés  et  perforés.  Ou  obtient 
ainsi  sans  effort  et  à  froid,  un  suc  rosé,  clair,  \'ivant  et 
abondant  (50p.  100  environ). 

Les  malades  ont  le  gros  avantage  de  pouvoir  consom¬ 
mer  ce  suc  dès  son  extraction,  soit  pur,  sucré  ou  addi¬ 
tionné  de  sirop  de  groseilles,  etc.,  etc. 


L’HYGIENE  DANS  LES  ÉCOLES 


Pour  l’iiygiène  scolaire.  —  Au  temps  où  nous  vivons, 
seuls  les  individus  groupés  en  masses  compactes  et  réso¬ 
lues  ont  cliance  de  faire  aboutir  leurs  revendications 
les  plus  légitimes.  Ainsi  les  enfants  de  nos  écoles  ont 
■  besoin  d’air  et  d’exercice,  mais  ils  sont  trop  petits  pour 
se  syndiquer  ;  c'est  donc  aux  adultes,  conscients  de  leurs 
devoirs  envers  leur  faiblesse,  à  réclamer  pour  eux  ;  et 
dans  ce  but,  pères  et  mères  de  famille,  universitaires 
et  professeurs  libres,  médecins  des  villes  et  des  campa¬ 
gnes  se  sont  groupés  pour  constituer  la  ligue  française 
pour  l’hygiène  scolaire. 

Cette  ligue  fondée  en  1902  par  les  IF»  Paul  Ls  Gendre 
et  Albert  Mathieu  est  aujourd’hui  en  pleine  prospérité. 

Le  congrès  international  d’hygiène  scolaire  tenu  à 
Paris  au  commencement  du  mois  d’août  fut  son  œuvre, 
et  ce  fut  aussi  un  grand  succès  pour  elle.  Il  eut  pour  résul¬ 
tat  d’attirer  l’attention  du  grand  public  sur  les  inconvé¬ 
nients  que  présente  l’organisation  actuelle  du  régime 
scolaire  pour  des  enfants  et  des  jeunes  gens  en  voie  de 
développement.  Quinze  cenLs  membres  prirent  part  à 
ce  Congrès  et  nous  sommes  heureux  et  fiers  de  cons¬ 
tater  que  l’élément  médical  prédominait.,  l’élément 
médical,  mais  non  malheureusement  l’élément  français. 

Comme  le  disait  très  justement  le  président  de  la  ligue, 
le  Dr  Alb.  Mathieu  :  «  Le  Congrès  fut  une  grande  leçon 
donnée  jxir  les  étrangers  aux  Français  ».  Un  tiers  seule¬ 
ment  (les  congressistes  étaient  nos  nationaux,  alors 
qu’en  .Mleinagne  en  1904,  en  Angleterre  en  1907,  les 
proportions  étaient  renversées  ;  plus  des  deux  tiers  des 
membres  étant  de  nationalité  allemande  ou  anglaise. 

Est-ce  à  dire  que  les  étrangers,  et  nos  voisins  en  par¬ 
ticulier,  prennent  plus  à  cœur,  que  nous,  les  questions 
d’hygiène  de  l’enfance?  Nous  ne  saurions  le  croire. 
Et  s’il  en  était  ainsi,  la  nécessité  d’une  ligue  pour  l’hygiène 
scolaire  se  ferait  d’autant  plus  sentir.  Pour  créer  une 


génération  robuste,  il  faut  secouer  les  torpeurs  admi¬ 
nistratives  qui  trouvent  que  «  tout  est  pour  le  mieux, 
dans  les  meilleures  des  classes.  »  Ce  devoir  incomble  plus 
particulièrement  à  ceux  qui  sont  compétents  en  matière 
d’hygiène,  aux  médecins  ;  et  c’est  pourquoi  nous  faisons 
appel  à  leur  concours  et  à  leur  obole. 

La  ligue  compte  déjà  d’ailleurs  d’importants  succès 
à  son  actif.  C’est  grâce  à  son  intervention  que  la  ville  de 
Paris  est  sur  le  point  do  réaliser  son  programme  d’ins- 
])ection  médicale  des  écoles  ;  grâce  à  elle,  qu’un  projet 
de  loi  est  déposé  devant  le  Parlement  pour  l’obtention 
de  cette  même  inspection  dans  toute  la  France. 

La  Ligue  française  pour  l'hygiène  scolaire  fait  un  pres¬ 
sant  appel  à  tous  ceux  qui  partagent  ses  idées,  ses 
craintes  et  ses  espoirs.  Son  programme  est  assez  large  et 
assez  libéral  pour  que  tous  l’acceptent,  quelles  que  soient 
leurs  opinions  philosophiques,  politiques  et  religieuses. 

L’union  de  toutes  les  bonnes  volontés  peut  se  faire  par 
l’intermédiaire  de  la  L.  F.  H.  S.  qui  offre  l’avantage 
d’avoir  pris  contact  avec  le  monde  universitaire,  avec  le 
groupe  puissant  de  l’alliance  d’hygiène  sociale  et  avec  les 
associations  analogues  do  l’étranger. 

I.a  ligue  plaide  pour  la  santé  de  la  jeunesse.  Cette  cause 
est  la  plus  belle  et  la  plus  juste  de  toutes,  mais  pour  être 
gagnée,  elle  a  besoin  de  défenseurs  nombreux  et  déci¬ 
dés  (l).  G.  ScHKEIBER. 

(i)  Prière  d’envoyer  les  adhésions  au  secrétaire  général  de 
la  Lîgui,  Dr  MosNr,  8,  rue  de  Berry,  Paris  (VIII'). 

La  Ligue  se  compose  de  : 

1“  Membres  actifs  payant  une  cotisation  minima  de  5  fr. 
(a.  fr.  pour  le  corps  enseignant)  i 

2“  Membres  fondateurs  payant  une  cotisation  minima  de 
10  francs: 

3®  Membres  perpétuels  versant  une  somme  de  100  francs. 


SOMMAIRE  : 


Greneî.  ...  —  Adénopathie  Iraehéo-bronchique  chez  lenfant  (Revue  gen< 
Ksciiii.vcii .  —  Pleurésie  purulente  au  décours  d’une  scarlatine.  —  .Svndr 

ScHW.tRrz.  —  Kxainen  clinique  d’une  arthropathie  du  genou . 

Rcedeber..  —  Traitement  de  la  scoliose  congénitale . 

Actüamtés  .MÉDic.tLES.  —  Dangers  du  lait  des  vaches  nourries  de  rusn 

nerveux. . ; . . 

Sociétés  savantes.  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  -  Société  de  bioli 
déniie  de  médecine.  —  Société  de  chirurgie.  —  Société  anatomique... . 

La  vie  médicale  a  l’étranger.  —  Traitement  de  la  peste . . .  . . . 

Libres  propos  :  La  propreté  de  Paris,  par  le  D'' Mouchet . . . 

Choses  du  jour  :  La  durée  de  la  vie,  par  le  D'  Gruchet . 

Chronique  médico-littéraire  :  Le  foie  et  la  bile  dans  le  livre  des  «  Mille 

L’Aiguille,  par  U.Irthélemy . 

A  propos  d  un  concours,  par  G.  Tournier .  . 

La  médecine  au  théâtre  :  Grand-Guignol  :  Le  Pharmacien.  —  1  heâtre  C 
Nécrologie  :  Le  D''  Claude  Martin  (de  Lyon)  par  le  1)>-  I'argin-I'ayolle. 
Chronique  des  livres-.  The  Hygiene  of  infancy.and  Ghildhood.  par  Dinc 
de  Thérapeutique,  par  le  !)'■  Herzen.  —  Le  Problème  de  TAnaphvlaxie 

Peeiefer . 

Les  grands  médecins  :  Piorrv . 

Silhouettes  medicales  :  Le  raedecin  militaire,  parle  D'  Pterre  Maurel.. 

,‘lr<  et  médecine  :  Les  etudiants,  par  Gavarni . 

Diététique . 

Formules  thérapeutiques . . 

La  médecine  au  palais . 

Connaissances  utiles  :  La  préparation  de  Tahment  par  M"  .Moll  Weiss., 

Nouvelles . . . .  .  . .  . 

La  vie  médicale .  .  . 

Cours.  —  Congres.  Actes  de  la  Pacultc  de  Pans . 

Thérapeutique  pratique  :  I  raitement  de  I  msomnie . . 


Asthme,  Emphysème 
Maladies  du  cœur 
Angine  de  Poitrine 
Affections  rénales 
Hydropisies 


EUPNINE  VERNADE 

à  riODURE  de  CAFÉINE 
LE  PLUS  SUR  DES  DIURÉTIQUES  CONNUS 
Pas  d’IntoUrancB  ni  d' Accidents  d'iodisme 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 

PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  i®r  de  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  (/'■■  Décembre  au  3o  Novembre)  :  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  :  I  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 
Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Tous  les  autres  numéros  ont  32  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 

ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX  (48  pages) 


Janvier....  —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber-  |  Juillet.. 

culose.  I  . 

Février....  —  Physiothérapie;  —  physiodiagnostic. 

Mars . Dermatologie; — syphilis; — maladies véné 

Tiennes. 

Avril .  —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladie; 

des  reins  et  des  voies  urinaires. 

Mal .  —  Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miné 


Octobre....  —  Maladies  nerveuses  et  mentales;  —  méde¬ 
cine  légale. 

Novembre  .  —  Thérapeutique. 

Décembre. .  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles  ;  —  Pué¬ 
riculture. 


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Le  Succès  de  nos  Primes  est  tel,  que  nous  avons  décidé  de  les  continuer. 

Les  abonnés  d’une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  5  fois 
le  prix  de  l'abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l'ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

I.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

{Chaque  abonné  a  droit  à  ces  cinq  primes)  : 

1°  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
Blacque,  Instruments  de  chirurgie,  25,  rue  Cujas,  à  Paris. 

20  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emile 
Dupont  fils,  G.  Mathieu  fils  et  C‘“,  Mobilier  médical,  chirurgical  pour  malades  et  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  g,  rue  Cujas,  à  Paris. 

3°  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  loo  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne.  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4“  Bons  de  remboursement  de  six  fr.  sur  un  achat  de  vingt-cinq  fr.  ou  de  douze  fr.sur  un  achat 
de  5o  fr.  de  livres  édités  par  la  librairie  J.-B.  Baillière  et  fils,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris. 

5»  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
CouDRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  {Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut 
joindre  au  prix  de  l'abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port), 
U.  Primes  offertes  en  outre  aux  abonnés  de  Paris  Médical 

{Chaque  abonné  a  droit  à  une  seule  de  ces  treille  primes)  ; 

1°  Règles  plates  en  glace  de  Saint-Qobain  verre  rouge  à  base  de  sels  d’or  (valeur  6  francs) 
offertes  par  l’Uraseptine  Rogler  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéol  du  Dr  Boucard 
(ces  deux  primes  ensemble). 

2°  Portefeuilles  offerts  par  le  Lait  Lepelletler  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  Lécm^er),  à  Carentan. 

30  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Ch.  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  Paris. 

4®  Trousses  de  poche  pour  l’analyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosurine,  16,  rue  Charlemagne, 
àParis. 

5»  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison  David,  69,  avenue  des  Ternes. 

60  Appareils  Talisman,  pour  injections  vaginales,  offerts  par  la  Société  du  Talisman,  Place  des 
Barricades  à  Bruxelles. 

7“  Un  colis-postal  de  15  rosiers  de  la  maison  Gemen  et  Bourg,  de  Luxembourg.  {Joindre  i  fr.5o 
pour  l'emballage  et  le  port  du  colis  des  rosiers). 

8“  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  légumes  (25  variétés)  offertes  par  la  maison  L.  Clause,  à 
Brétigny-sur-Orge.  Joindre  i  fr.  pour  l’emballage  et  le  port. 

9»  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Sachet,  papeterie  médicale, 
29,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

10»  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d’ins¬ 
truments  de  chirurgie,  ii3,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris. 

1 1  "  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Cogit  et  C'«, 
Appareils  de  précision,  36,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

12®  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  l’achat  d’une  montre  médicale  (75  francs, 
ou  90  francs)  de  la  maison  Auricoste,  horloger,  10,  rue  La  Boétie,  à  Paris. 

i3»  Une  caisse  de  30  bouteilles  d’Eau  de  Pougues  St-Léger,  offerte  par  la  C<®  de  Pougues  St-LÉcsR. 

Envoyer  avec  le  montant  de  l'abonnement  la  liste  des  primes  dans  l’ordre  de  préférence.  — 
Joindre  5o  centimes  pour  les  frais  d’expédition  de  chacune  des  primes.  —  Les  primes  seront 
expédiées  dans  un  délai  de  i5  jours. 


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LIBRES 

LA  PROPRETÉ  DE  PARIS 

l’aris,  la  «  Ville  lAUiiière  »,  est  depuis  trop  long¬ 
temps  la  «  Ville  Sale  ».  Un  instant  nous  avons  i)u 
espérer  que  la  saleté  des  rues  diininueriiit,  quand 
le  Conseil  Alunieijjal  a  voté  une  taxe  —  qui  dans 
sa  pensée  était  prohibitive  —  sur  les  prospectus  qui 
encombrent  chaussées  et  trottoirs.  Mais  voilà  ! 
nous  sommes  en  France  dans  l’ère  du  «  je  m’en- 
fichisme  »  !  Ua  taxe  a  mis  des  années  à  être  votée 
])ar  nos  conseillers  qui  avaient  bien  d’autres  chiens 

à  fouetter  et  d’autres . électeurs  à  contenter.  Une 

fois  que  cette  taxe  est  votée,  l’Administration  ne  ; 
l’applique  pas. 

11  n’est  douteux  pour  per.somie  que  la  distribution 
continuelle  du  matin  au  soir  sur  la  voie  publique 
de  petits  carrés  de  papier  —  quand  ce  ne  sont  pas 
les  grands  feuilletons  des  journaux  gouvernemen¬ 
taux  —  ne  soit  la  cause  principale  de  la  malpro¬ 
preté  de  nos  rues,  malpropreté  qui  stupéfie  tous  les 
étrangers  fraîchement  débarqués  dans  la  capitale. 

lye  matin,  à  peine  le  balaj'eur  est-il  passé  que  les 
prospectus  jonchent  à  nouveau  le  sol  ;  c’est  comme 
si  l’on  n’avait  rien  fait.  Ramasser  ces  papiers  au 
fur  et  à  mesure,  ce  serait  «  un  travail  de  Pénélope  » 
selon  l’expression  de  IVI.  Dausset  et  «  une  armée 
de  cantomiiers  »  ne  suffirait  pas. 

J  e  me  demande  cependant  si  la  taxe  sur  les  pros¬ 
pectus  serait  aussi  prohibitive  qu’on  l’e.spère.  lit 
puis  le  serait-elle  que  la  question  de  la  projîreté  des 
rues  ne  serait  pas  résolue  du  même  coup. 

11  faut  augmenter  le  nombre  des  balayeurs,  il  faut 
balayer  «  à  la  moderne  »,  rapidement  et  non  avec  les 
antiques  voitures  — ■  dignes  tout  au  plus  de  figurer 
dans  des  musées  rétrospectifs  —  qui  gênent  la  circu¬ 
lation  et  qui  étalent  la  Vioue  au  lieu  de  la  supprimer. 

Je  prévois  d’objection  ;  c’est  de  l’argent  qu’il 
faut  et  la  ville  de  Paris  en  manque.  Mais  d’abord 


PROPOS 

que  fait-elle  donc  de  celui  (jue  nous  hn  versons 
abondamment  chaque  année  ?  Les  impôts  vont 
croissant  et  nous  sommes  de  plus  en  plus....  crottés. 

Cette  fâcheuse  situation  ne  serait-elle  pas  duc  à 
un  défaut  de  direction  d’ensemble,  à  un  maïuiue 
d’autorité  supérieure  ?  N’assistons-nous  pas  cou¬ 
ramment  au  navrant  sjjectacle  d’une  rue  tour  à 
tour  éventrée  pour  des  trc.vaux  de  gaz.  rej);ivée.  jniis 
éventrée  à  nouve.'iu  ])our  des  canalisations  élec¬ 
triques,  re])avée  et  encore  éventrée  pour  des  chan¬ 
tiers  du  àlétro  !  Cela  dure  un  an  et  phis,  pour  le 
plus  grand  gaspillage  du  budget.  Anarchie,  »  je 
m’enfichisme  >  toujours....  ! 

Afin  de  se  procurer  des  ressources  nouvelles,  sans 
trop  pressurer  l’électeur,  pourquoi  la  ville  de  Paris 
ne  suivrait  elle  ])as  l’exenqfic  de  certaines  villes  de 
l’étranger  ?  A  laicerne,  cha.que  étranger  séjournant 
;iu  moins  cinq  jours  dans  un  hôtel  reçoit  une  carte, 
dite  «  kurkarte  »  :  le  directeur  de  l’hôtel  prélève 
cinciuante  centimes  par  etranger  recevant  la  kur¬ 
karte,  un  franc  par  ménagé. 

Cro3-ez-vous  (]ue  les  etrangers  qui  ne  trouvent  pas 
cette  me.sure  mauvaise  en  Suisse,  s’en  montreraient 
offusqués  à  Pans  ? 

Il  J’  a  deux  ans.  rayais  eu  1  occasion  de  soumettre 
à  IM.  Dausset,  riionoralile  rapporteur  général  du 
budget  de  la  ville,  cette  idée  qu’il  avait  paru  trouver 
intéressante,  mais  il  m’avait  répondu  que  »  l’As¬ 
semblée  municipale  considérait  cette  taxe  comme 
peu  compatible  ave  la  réputation  d’ho.spitalité  de 
la  ville  de  l’aris. 

Iv’argunieut  ne  me  convainct  pas,  et  en  attendant, 
la  même  nation  qui  n’ose  pas  infliger  à  un  étranger 
restant  au  moins  cinq  jours  dans  sa  cajntale  un 
modeste  impôt,  commence  par  le  molester  à  la 
douane  de  la  façon  la  plus  désobligeante... 

Nous  sommes  le  peuple  le  plus  .spirituel  de  la 
terre  !  Ai.ükkt  Morcniçr. 


CHOSES  DU  JOUR 


LA  DURÉE  DE  LA  VIE 

Je  suis  fort  surpris  de  lire  dans  une  statistique 
rapportée  par  A.  H.  Stewart,  dans  le  Medical  Record, 
que  la  France  compte  213  centenaires,  c’est-à-dire 
plus  que  l’Angleterre  qui  n’arrive  qu’à  146  et  que 
l’Allemagne  qui  atteint  le  bas  chiffre  de  78.  Il  appa¬ 
raîtrait  ainsi  que  notre  pays,  pourri  jusqu’à  la  moelle 
si  l’on  en  croit  certains  auteurs  étrangers,  est  plus 
sain  de  corps  ou  plus  ménager  de  ses  forces  que  la 
pudique  Albion  et  que  l’hv'giénique  et  disciplinée 
Teutonie.  Ce  qui  est  également  curieux  à  signaler 
c'est  que  l’Espagne  compte  410  centenaires,  tandis 
que  la  Serbie,  la  Bulgarie  et  la  Romnanie  par¬ 
viennent  au  chiffre  fabuleux  de  5540  ;  mais  ce  qui 
paraît  encore  plus  extraordinaire,  c’est  que  leur 
nombre  atteigne  presque  4000  pour  les  États-Unis  ; 
on  a  tellement  pris  l’habitude  de  considérer  les  Amé¬ 
ricains  comme  des  excentriques  et  des  agités,  qu’on 
demeure  stupéfait  en  présence  de  telles  divulgations. 

Sans  doute,  ces  vieux  patriarches  n’arrivent  pas 
encore  aux  969  ans  de  leur  ancêtre  Mathusalem  ; 
mais  ils  en  prennent  le  chemin.  Voici  John  Léonard 
Roeder,  William  Macabee,  Elizabeth  Wonderly, 
Sarah  Mac  Donald  et  Noah  Raby  qui  vécurent  jus¬ 


qu'à  107,  108,  109  et  131  ans;  et  voilà  John  Parr, 
'l'homas  Jenkins  ou  Saint-Mungo  qui  comptaient 
à  leur  mort  152,  160  et  même  185  années  de  bonne 
et  joyeuse  vie.  Stewart  nous  parle  en  particulier 
d’un  cei'tain  James  Click  de  Prestonburg  qu’il  a  per¬ 
sonnellement  connu  et  qui,  à  l’âge  do  cent  qtiatre  ans; 
lui  demanda  gravement  s’il  ne  pourrait  pas  lui 
trouver  une  jeune  et  charlnante  épouse. 

En  dehors  de  ces  cas  exceptionnels,  les  statistitpies 
s’accordent  à  dire  que  la  longévité  tend  à  augmenter 
de  plus  en  plus.  En  Europe,  seulement,  la  vie  hu¬ 
maine  a  doublé  dans  les  350  tlernières  années.  Des 
recherches  toutes  récentes  montrent  qu’en  Angle¬ 
terre,  en  France,  en  Prusse,  en  Danemark,  en  Suède, 
aux  Massachusetts,  la.  vie  humaine  s’est  accrue 
durant  les  xviu  et  xvni''  siècles,  de  quatre  ans  par 
siècle,  que  durant  les  trois  premiers  quarts  du  xviiU 
siècle,  la  moj’enne  d’augmentation  fut  de  neuf  années 
par  siècle,  et  que  maintenant  elle  est  de  dix-sept 
années  par  siècle.  Si  cela  continue,  on  estime  que 
l’accroi.ssement  de  la  longévité  sera  d’environ  trente- 
quatre  ans  à  la  fin  de  cç  siècle. 

Chaque  homme,  a  dit  Sir  James  Çrichton  Brown, 
est  constitué  pour  vivre  cent  ans..  Et  l’illustre  chi¬ 
rurgien  anglais,  Frederick  Trêves,  estime  qu’un  temps 


-  IV  — 


En  Pilules  dosées.  0.20  Cenligr. 
en  Emulsion  dosée  à  0.30  Centigr 


DANS  TOUS  LES  CAS 
dHÉMORRAGIE.ANÉ/VIIETUBERCULOSE 

AlMTlHÈlVlOLYTiQLE  PUISSAI\T 


-É^ïïPïinâi^jSiJlÆ- 


EXTRAITS^>">CH0^ 

équivalentauxorganes  frais 


DESSICCATION  RAPIDE 

VERS  0? 


NI  AUTOLYSE 

NI  CHALEUR 


DANS  LE  VIDE  ★  .  ★  NI  AIR 


Régime  des 

Arthritiques,  Goutteux,  Rhumatisants 

VICHY  CELESTINS 

BOUTEILLES  ET  DEMI-BOUTEILLES 


—  V  - 


CHOSES  DU 

viendra  où  il  sera  aussi  anormal  de  mourir  de  scar¬ 
latine,  de  lièvre  typhoïde,  de  choléra  ou  de  diphtérie, 
qu’il  l’est  aujourd’hui  en  Angleterre  de  périr  d’une 
morsure  de  loup. 

Il  ne  faut  pas  décourager  les  optimistes  ;  mais 
je  suis  étonné  que  ce  soit  des  médecins  qui  tiennent 
ces  propos,  car  ils  font  montre  d’un  esprit  scienti¬ 
fique  vraimcntpcu  aiguisé.  Ils  devraient  savoir  que  les 
maladies,  comme  les  mœurs  et  les  costumes,  se  trans¬ 
forment  avec  le  temps,  et  qu’à  mesure  que  certaines 
s’atténuent  ou  disparaissent,  elles  sont  remplacées 


JOUR  {Suite) 

par  de  nouvelles  qui,  jusque-là  à  peine  soupçonnées 
ou  très  bénignes,  prennent  tout  à  coup  une  intensité 
et  une  malignité  des  plus  déconcertante  et  impré\me. 

Il  se  peut  qu’on  allonge  la  vie  de  quelques  ans  par 
les  soins  de  l’hygiène,  surtout  dans  le  jeune  âge  ; 
mais  je  demeure  des  plus  sceptique  sur  la  disparition 
des  maladies.  Elles  sont  comme  une  réaction  salutaire 
des  corps  bien  constitués  qui  s’entraînent  au  danger, 
pour  mieux  en  triompher  :  quand  il  n’}'  en  aura  plus, 
je  crains  fort  que  la  race  humaine  soit  bien  près  do 
s’éteindre.  Rknïî  Ckucuf.t. 


CHRONIQUE  MÊDICO-LITTÊRAIRE 


LE  FOIE  ET  LA  BILE 

DANS  LE  LIVRE  DES  «  MILLE  ET  UNE  NUITS  » 

J'attirais  l’attention,  voilà  bientôt  dix  ans,  sur  le  rôle 
j  ouô  par  le  foie  dans  la  littérature  orientale  ou  du  moins 
dans  les  contes  des  Mille  et  une  nuits  (i).  Pas  une  de  ces 
histoires  merveilleuses  où  l’on  n’en  parle,  comme  aussi  de 
la  vésicule  biliaire  ou  de  la  bile.  C'est  qu’avec  la  vésicule 
il  y  est  considéré  comme  le  siège  des  sentiments,  le  lieu  où 
s'allument  les  pas.sions,  le  foyer  qu’elles  dévorent  ou  font 
éclater  ;  c’est  lui  l’organe  noble,  comme  pour  nous  le 
cœur  dans  notre  littérature  d’occident.  La  bile,  en  ces 
contes,  tient  la  place  du  sang  ;  elle  monte  au  visage  et 
subitement  le  jaunit,  comme  la  rougeur  vient  empour¬ 
prer  la  face  des  héros  de  nos  drames. 

Un  de  mes  élèves,  M.  Girardeau,  vient,  sur  mes  con¬ 
seils,  de  reprendre  ce  sujet  et  de  consacrer  à  son  étude 
sa  thè.se  inaugurale.  Ayant  lu,  mot  à  mot,  la  belle  traduc¬ 
tion  de  M.  Mardrus,  il  a  noté  tous  les  passages  où  sont 
cités  le  foie,  la  vésicule  ou  la  bile  ;  de  ceux-ci  quelques- 
uns  méritent  d'être  rapportés  en  exemples  : 

Soleïmann-Sdrnh  oomprlmant  la  douleur  qui  lui  rongeait  le  foie  et 
lui  nolrolasait  le  Iront...  (tome  IV,  p.  119). 

A  peine  All-ben-Bokar  ent  ll  aperçu  oe  visage  si  beau,  qu'il  en  lut 
trappe  d’admiration,  et  une  passion  s'alluma  au  fond  'de  son  ioie. 
(t.  IV.  p.  266). 

Je  t'ai  olevoe  à  oette  dignité  à  cause  de  l'amo  tr  que  ta  beauté  a 
soudain  allumé  dans  mon  foie  (t.  V,  p.  134i. 

Le  feu  de  tou  amour  a  consumé  mon  foie  Jusqu'à  la  folle  (t.  XI. 
p.  31). 

Slndbad  sentit  de  ohagria  sa  véslonlo  à  fiel  éclater  dans  son  foie, 
t.  VI,  p.  146). 

De  rage,  il  sentit  le  fiel  de  sa  vésicule  lui  monter  au  nez  (t.  XIV. 
p.  221). 

rett-Boudour,  en  revoyant  son  bien  aimé,  devint  jaune  comme  le 
safran  (t.  V,  p.  131). 

Voyant  cette  fille  de  roi  si  belle...  Jouder  devint  bleu  jaune  do 
teint  (t.  Vlll,  p.  343). 

Le  pauvre  iQirl  eut  un  tel  chagiti  que  son  foie  éclata  à  l'beure 
même  et  qu'il  mourut  (t.  V.  p.  268). 

Et,  le  foio  fendu,  il  but  la  mort  d’une  gorgée  (t.  XVI,  p.  108). 

Ce  rôle  affectif  primordial  attribué  au  foie  par  les 
conteurs  des  Mille  et  une  Nuits,  le  tient-il  d’une  pure 
tradition  littéraire  sans  base  réelle,  ou  bien  n’y-a-t-il  pas, 


particuliers  à  ces  pays  d’Orieut,  certains  faits  médicaux 
qui  permettent  de  l’expliquer? 

Il  faut  reconnaître,  écrivais-je  en  itjoi,  que  les  Orien¬ 
taux  et  particulièrement  les  auteurs  des  Mille  et  une 
Nuits  étaient  bien  placés  pour  apprécier  l’importance  des 
fonctions  du  foie  d'après  les  conséquences  pathologiques 
de  ses  altérations. 

«  Le  pays  de  Bassora,  de  Bagdad  et  de  Mossoul,  la 
vallée  du  Tigre  et  de  l’Euphrate,  la  Mésopotamie, 
l’ancienne  Assyrie  et  l’ancienne  Chaldée  où  se  passent 
les  scènes  des  Mille  et  une  Nuits  sont  ravagés,  en  effet, 
par  une  terrible  maladie,  le  paludisme,  qui  s’attaque 
par  excellence  à  la  rate  et  au  foie....  » 

Nul  doute  que  les  atteintes  répétées  de  cette  infection 
n’aient  modifié  le  tempérament  des  habitants  de  ces 
pays.  Et,  de  fait,  M.  Girardeau  nous  montre  les  héros  des 
contes  présentant  les  attributs  de  la  cholémie  simple 
familiale.  C’est  Schahzaman,  l’amant  déçu,  jaune  de  teint, 
voleur  et  tueur  de  vierges,  les  yeux  noirs  le  soir,  sensuel 
le  matin,  véritable  neurasthénique  biliaire,  que  la  sugges¬ 
tion  douce  de  la  libératrice  Schéhérazade  guérit  de  sa 
mélancolie]  Belheureux,radolescent  axengrains-de  beauté  qui 
meurt  de  chagrin  et  de  mélancolie.  Ailleurs,  ces  orientaux 
boulimiques,  après  avoir  mangé  beaucoup  et  longtemps' 
«  sontont  leur  ventre  remp'f  e  i  une  grande  lassitude  les  envahir  et 
Il  assimiler  tous  leurs  muscles  (t.  IV,  p.  28),  font  des  rêves  do  mau- 
ci  vaise  digestion  (t.  V,  p.  62),  ont  dos  pituites  et  dos  régurgitations 
U  ont  l’abdomen  gonflé  et  broyé  par  les  spasmes  et  les  coliques.  » 

Tous  ces  malades  se  soumettent  à  des  médications 
qu’on  croirait  d’aujourd’hui  et  qui  se  rapprochent  singu¬ 
lièrement  de  celles  ordonnées  aux  hépatiques  :  ils  boivent 
du  lait  écrémé,  de  l'eau,  mangent  des  fruits  et  des  légumes 
verts  cuits  ;  ils  traitent  leur  lourdeur  musculaire  par 
l’hydrothérapie,  les  frictions,  le  massage. 

A  lire  ces  descriptions  aux  détails  si  précis,  on  ne  peut 
douter  que  les  auteurs  des  Mille  et  une  Nuits,  vivant  au 
milieu  de  cholémiques,  n’aient  fait  que  consigner  ce  qu’ils 
voyaient  journellement,  et  l’on  ne  peut  imaginer  d’autre 
cause  au  rôle  si  important  joué  par  l’appareil  hépatique 
et  la  bile  dans  leurs  contes. 

Il  m’a  paru  intéressant  de  revenir  ici  sur  ce  point  et 
d'insister  un  peu  sur  l’explication  qu’on  en  pouvait 
déduire,  par  o'bservation  rétrospective,  de  la  lecture  du 
livre  lui-même.  A.  Gilbkrt. 


L’AIGUILLE 

Voici  une  jolie  pièce  de  vers  de  Barthélemy.  Le 
morceau  est  peu  connu,  d’une  facture  précieuse  et  d'un 
Ion  aimablement  gaulois  dont  nous  sommes  désha- 
l-itués.  Le  poète  l’improvisa  chez  la  marquise  de  Talbot, 
nu  jour  que  cette  dame  s’était  assise  sur  une  malencon¬ 
treuse  aiguille  oubliée  dans  vu  coussin. 

Une  étrange  nouvelle  est  ici  parvenue  l 
On  prétend  qu’embusquée  au  milieu  d’un  fauteuil, 
Une  aiguille  a  percé  votre  peau  blanche  et  nue, 

Dans  un  endroit  soustrait  aux  profanes  coups  d’œil. 
Pardonnez-lui,  madame,  un  crime  involontaire, 

Un  crime  non  commis  dans  un  but  libertin, 


Sans  doute  elle  pensait  remplir  .son  ministère. 

Et  n’être  pas  coupable  eu  piquant  du  satin. 

Dieu  merci  !  de  la  peur  que  vous  .avez  conçue 
Il  ne  vous  reste  plus  qu’un  cuisant  souvenir, 

Et  cette  histoire  a  pris  une  comique  issue. 

Alors  qu'elle  pouvait  tragiquement  finir. 

Ah  !  madame,  pour  vous  quelle  triste  aventure  ! 
Quel  deuil  pour  votre  époux  !  si,  s’égarant  ailleurs. 
Cette  aiguille,  exercée  à  l’œuvre  des  tailleurs. 

Au  lieu  de  faire  un  point,  eût  fait  une  couture. 

BarthÙuîmy. 
{Actualité  médicale]. 


-  VI  — 


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CHRONIQUE  MÊDICO-LITTÊRAIRE  {Sxiitc) 


*A  PROPOS  D’UN  CONCOURS 

On  sait  que  pour  devenir  médecin  inspecteur  des  écoles  de 
la  Ville  de  Paris,  on  ne  peut  désormais  être  nommé  qu’après 
avoir  concouru.  I,e  premier  coucours  s’est  terminé  il  n’y  a  pas 
longtemps,  et  dans  les  meilleures  conditions  d’impartialité.  Les 
membres  du  jury  étaient  :  M.  Mosny,  membre  de  l’Académie  de 
médecine,  médecin  des  hôpitaux  ;  M.  Méry,  médecin  des  hôpi¬ 
taux,  professeur  agrégé  :  M.  M.  Lucien  Butte,  Louis  Gouri- 
cHON,  Dufestel  de  Pradel,  médecins  inspecteurs  des  écoles. 

90  candidats  ont  été  reçus,  et  parmi  eux  qu’il  nous  soit 
permis  de  distinguer  le  D'  Émile  Tournier,  ancien  interne 
des  hôpitaux  de  Paris,  à  qui  nous  devons  l’amusante  poésie  ci- 
dessous,  dans  laquelle  chaque  merabredu  jury  trouve  son  compte. 

O  toi,  que  la  Fortune  tente, 

La  Fortune  immense,  oh  !  combien  1 
Avec  douze  cents  francs  de  rente. 

Ainsi  qu’un  académicien, 

Accours,  médecin,  à  la  piste  ! 

Médecin,  à  la  piste  accours  ! 

Inscris  ton  nom  sur  cette  liste, 

Ivt  viens  prendre  part  au  Concours  ! 

Les  pauvrets,  que  le  désir  rouge. 

De  tous  les  points  de  l’horizon 
Arrivent  :  la  liste  s’allonge 
Au  delà  de  toute  raison. 

Médecin  Inspecteur  des  classes. 

Noble  rôle  :  il  faut  y  penser  ; 

Nous  avons  quatre-vingt-dix  places, 
lît  le  concours  va  commencer  1 

Pan,  pan,  pan,  le  Concours  commence  ! 

On  respire  un  air  empesté, 

Ht  la  solennelle  séance 
Se  déroule  avec  majesté. 

Tremblez,  candidats  ridicules  ! 

Voici  sur  leurs  chaises  curules 
Les  sombres  J  uges  du  Concours  ! 

MosNY,  le  Président  austère, 

Le  pensif  agrégé,  Mi':ry  ; 

Gourichon,  qui  ne  peut  se  taire  ; 

De  Pradel,  au  gilet  fleuri  ; 

Butte,  qui  songe,  morue  et  tri-ste, 

Aux  dangers  des  folles  amours  ; 

Enfin,  pour  couronner  la  liste, 

Dufestel,  le  bras  du  Concours  ! 

Et  la  séance  continue 
A  travers  l’espace  et  le  temps. 

Semant  sa  route  aride  et  nue 
De  pleurs  et  grincements  de  dents  1 
L’épreuve  succède  à  l’épreuve. 

Et  les  jours  succèdent  aux  jours  ! 

Plus  d’une  épouse  est  déjà  veuve, 

Et  le  Concours  poursuit  son  cours  1 

Des  mois  passent,  puis  des  années  ! 

La  vieillesse  pèse  sur  tous  I 
Les  candidats,  âmes  damnées, 

Commencent  à  devenir  fous  ! 

Combien,  au  début  pleins  de  sève, 

Ont  passé  de  vie  à  trépas 
Sans  avoir  accompli  leur  rêve  1 
Et  le  Concours  ne  finit  pas  I 


Et  les  épreuves  continuent, 

Sans  qu’on  eu  présume  la  fin  ; 

Et  les  candidats  s’exténuent 
A  poursuivre  un  but  incertain  ! 

Sur  leurs  fronts,  spectre  séculaire, 
Indifférente  à  leurs  cris  sourds. 

Plane  l’Hygiène  scolaire, 

Impératrice  du  Concours  ! 

C’est  une  vénérable  dame 
A  l’aspect  que  vous  devinez, 

Avec  une  figure  en  lame. 

Et  des  lunettes  sur  le  nez  ! 

A  sa  suite,  troupeau  qui  flanche. 
S’avancent  à  pas  lents  et  lourds 
Les  candidats  à  barbe  blanche. 
Tristes  victimes  du  Concours  ! 

Le  Président  a  des  béquilles 
Et  les  Juges  n’ont  plus  de  dents  ! 
Leurs  os  s’effritent  en  esquilles. 
Tellement  ils  sont  chargés  d’ans  ! 
Quant  aux  candidats,  foule  blême, 
Qui  se  décime  tous  les  jours. 

Ils  meurent  avec  un  blasphème  : 

«  Quelle  barbe  que  ce  Concours  !  0 

Puis  sur  les  J  uges  la  mort  frappe  ! 

Le  Président  part  le  premier  ! 
Gourichon  bientôt  le  rattrape 
Avec  son  entrain  coutumier. 

A  la  camarde,  qui  l’invite, 

11  répond  d’un  air  indigné  : 

«  Zut  alors  1  C’est  partir  trop  vite  : 

«  Le  Concours  n’est  pas  terminé  !  » 

Méry,  dévoré  par  la  fièvre. 

Se  met  bientôt  à  l’unisson. 

Il  vent  parler,  mais  de  sa  lèvre 
Ne  s’échappe  qu’un  vague  sou  1 
Bu’TTE  n’est  plus  qu’une  ombre  vaine 
Qui  s’efface  dans  l’infini  ; 

De  Pradel  succombe  à  la  peine. 

Et  le  Concours  n’est  pas  fini  ! 

Hélas  I  comme  des  fleurs  fauchées, 
Ont-ils  tous  disparu?  Non  !  Tel 
Un  arbre  aux  branches  desséchées, 
Se  dresse  encore  DUFESTEL  ! 

A  ses  pieds,  lamentable  épave. 

Se  traîne  un  candidat  hideux. 

Aux  membres  crispés,  à  l’œil  cave  ; 
Le  Concours  se  réduit  à  deux  ! 

La  dernière  épreuve  est  finie  ! 
Dufestel  à  son  tour  s’abat  ! 

Et  les  spasmes  de  l’agonie 
Tordent  le  dernier  candidat  ! 

Déjà  les  deux  pieds  dans  la  tombe. 

Il  sait  enfin  qu’il  est  nommé  I 
Le  dernier  candidat  succombe... 

Et  le  Concours  est  terminé  !  !  1 


Emils  Tournier. 


-  317  — 


—  VIII 


—  IX  — 


LA  MEDECINE 

GRAND  GUIGNOL  -  LE  PHARMACIEN 

Le  Pharmacien,  par  un  contraste  vigoureux,  m’oppose 
à  Sabotage  (Voy.  Paris  médical,  n”  7). 

Cet  acte  réalise  le  type  de  1’  «  effrayant  ».  Le  «  Phar¬ 
macien  »  de  Max  Maurey  sera,  au  contraire,  dans  le  genre 
joyeux,  amusant  plutôt,  tout  d’observation  ironique. 

Le  Pharmacien,  conte  les  affres  d’un  «  potard  »  de 
faubourg  qui  se  trompe  de  flacon  en  exécutant  une  ordon¬ 
nance  et  remplace,  dans  ime  potion  destinée  à  calmer  les 
coliques  d’un  petit  garçon,  20  grammes  de  bismuth  par 
la  même  dose  de  chlorhydrate  de  morphine. 

On  apprend  seulement  dans  la  dernière  scène,  que  l’en¬ 
fant  «  ayant  guéri  tout  seul  »  n’a  pas  pris  la  drogue. 

I/’histoire  se  passe  dans  une  officine  de  quartier  popu¬ 
leux.  Cette  pharmacie  doit  être  située  dans  une  des  rues 
tortueuses  avoisinant  la  place  Clichy.  Le  patron.  Monsieur 
Schlanip,  porte  une  calotte,  un  pantalon  à  carreau  ;  il 
ouvre  ses  volets  lui-même,  puisqu’il  reproche  à  son  élève 
d’arriver  trop  tard  et  de  lui  laisser  ainsi  toute  la  besogne. 

«  Il  est  onze  heures,  vous  devez  être  ici  à  dix  heures. 
—  Je  resterai  ce  soir  une  heure  de  plus.  —  C’est  ça, 
pour  me  brûler  mon  gaz  I  » 

Dans  ce  quartier,  le  pharmacien  fait  de  la  médecine. 
Il  est  moins  impressionnant  que  le  docteur  :  il  ressemble 
tant  à  l’épicier!  Et  puis,  chez  lui,  c’est  très  commode, 
on  emporte  le  remède  en  même  temps  qu’on  sait  d’où 
vient  le  mal.  Le  public  est  digne  du  lieu  :  voici  d’abord 
une  petite  fille.  Elle  allait  sûrement  à  la  communale  l’an¬ 
née  pa.s.sée  :  sa  petite  natte  pendille  sur  son  sarrau  ;  elle 
traîne  ses  savates  et  s'explique  avec  force  circonlocutions. 

«  Voilà,  j 'voudrais  vous  demander...  —  Une  consultation? 
~  Un  petit  service.  »  Le  pharmacien,  déjà  alléché,  flaire 
à  présent  la  mauvaise  pratique.  «  Je  n’écoute  que  les 
clients.  Ouste  !...  Dehors  ». 

C’est  à  ce  moment  que  l’élève,  M.  Rond,  .arrive.  Pen¬ 
dant  que  le  patron  le  gourmande,  il  range  les  flacons  et 
découvre  l’erreur  commise  par  ce  dernier.  La  morphine 
est  là,  .sur  la  table.  I.e  patron  se  désole.  On  ne.  connaît 
nî  l’adresse  de  la  femme,  ni  celle  du  médecin.  «  Il  s’appelle 
Durand  !  »  La  morphine  n’est  ni  «  éventée  »,  ni  «  addi¬ 
tionnée  de  ces  produits  qui  augmentent  la  densité  du 
corps  et  diminuent  ses  propriétés  ». 

M.  Schlanip  essaye  de  persuader  à  son  élève  de  prendre 
l’erreur  à  .son  compte.  Rond  refuse.  I.a  petite  fille  vient 
interrompre  le  colloque.  <1  Voulez-vous  déguerpir  !  » 

Et  la  petite  fille  continuera  de  scène  en  scène  à  en- 
tr’ouvrir  la  porte  avec  un  bon  sourire  :  «  Je  viens  voir 
si  vous  êtes  mieux  disposé?  »  Et  chaque  fois,  jusqu’à  la 
dernière  scène,  elle  sera  brutalement  congédiée. 


THÉÂTRE  CLUNY.  —  LE  PÈRE  LA  FROUSSE 

A  proprement  parler  <t  Le  Père  La  Frousse  »  n’e.st  pas 
une  pièce  médicale.  Cependant,  comme  le  héros,  M,  Du¬ 
hamel  est  pharmacien,  en  même  temps  que  dentiste,  la 
liiédecine  y  trouve  assez  fréquemment  place  à  titre  acces¬ 
soire. 

D’abord,  il  s’y  passe  une  scène  d’accouchement  ; 
tranquillisez-vous,  on  n’y  représente  que  le  premier  acte, 
le  prologue  plutôt,  la  parturiente  en  est  aux  premières 
douleurs,  le  reste  se  poursuit  pendant  l’entr'acte. 

La  culture  physique  y  est  prônée  contre  l’obésité  par 
Mme  Pranck-Mel  qui  donne  une  séance  de  démonstra¬ 
tion.  La  corpulence  de  l’actrice  fait  à  elle  seule  tout  le 
comique  de  la  situation. 

Il  est  probable  que  M.  Duhamel  ne  se  contente  pas  de 
ses  bénéfices  de  pharmacien  et  de  dentiste  ni  de  ses  hon¬ 
neurs  :  bien  qu’il  cumule  encore  les  titres  d’officier  d’Aca- 
démie  et  de  pompier,  il  veut  y  ajouter  celui  d’officier 


AU  THÉÂTRE 

Arrive  à  présent  maître  Legrin,  avocat  sans  cause 
parasite  comme  en  voit  ce  genre  de  pharmacie.  Il  qué¬ 
mande  un  conseil  pour  une  vague  douleur  à  la  main. 
On  devine  qu’il  vient  de  temps  à  autre  croquer  une  pas¬ 
tille,  emporter  un  bâton  de  guimauve  et  mie  bouteille 
d’eau  de  Vichy.  Schlamp  n’écoute  point  ses  dires  et  l’in¬ 
terroge  sur  son  cas,  sur  un  pharmacien  qui  aurait  livré,  par 
erreur,  au  lieu  d’un  médicament  anodin,  un  poison  vio¬ 
lent.  «  Le  cas  est  archi-prévu,  six  mois  de  prison  !  » 

Il  finit  par  obtenir  un  flacon  de  baume  destiné  à  calmer 
sa  douleur.  «  Inutile  de  transcrire  ses  médicaments...  il 
ne  paye  jamais  !  »  Il  s’en  va... 

Schlamp  demeure  désemparé.  La  petite  fille  essaye  de 
rentrer.  «  Fichez-moi  le  camp  !  » 

Alors  paraît  le  magistrat  du  peuple,  la  loi  matérialisée 
pour  les  simples  :  le  commissaire  de.  police.  Il  arrive  comme 
Schlamp  tente  encore  une  fois  de  convaincre  Rond  de  se 
dénoncer  .à  sa  place.  Schlamp  défaille  à  l’approche  du 
châtiment.  Le  commissaire  désire  rester  seul  avec  lui. 
Le  pharmacien  croit  qu’il  s’agit  de  sa  propre  affaire. 

Il  est  vite  détrompé.  Le  commissaire  a  des  furoncles. 
Il  a  voyagé  seul,  en  province,  ou  il  a  beaucoup  bu  et 
mangé,  et  demande  quelque  laxatif-dépuratif.  —  Ça  le 
«  gêne  sous  son  faux-col  ». 

M.  Schlamp  est  tout  miel.  Il  ne  veut  pas  qu’on  parle  du 
prix:  «  J’ai  toujours  beaucoup  aimé  les  magistrats!  » 
Et  il  fait  partir  le  commissaire  par  la  porte  du  fond  qui 
ne  donne  pas  directement  sur  la  rue. 

Encore  la  petite  fille.  Cette  fois,  elle  réclame'  deux  sous 
de  vaseline  «pour  avoir  le  droit  de  parler.  »  Et  elle  parle! 
Et  elle  raconte  avec  maints  détails  la  maladie  de  .son  petit 
neveu,  les  coliques  «  du  lardon  »,  la  venue  du  médecin 
l’ordonnance  de  ce  dernier  exécutée  chez  M.  Schlamp... 
M.  Schlamp  devient  poli,  il  devient  même  gracieux,  ai- 
piable,  empressé,  quand  il  apprend  que  le  mal  étant 
passé  tout  seul,  la  mère  a  dédaigné  la  drogue.  «  Quelle 
femme  intelligente  !  »  Sûrement,  il  veut  bien  reprendre 
la  potion,  comme  le  demande  la  petite  fille  !  Il  lui  rend 
l’argent  et  y  ajoute  même  quelques  sous.  Il  lui  fait 
cadeau  de  la  vaseline.  «  Vous  la  donnerez  à  un  pauvre  !  » 
Cependant,  M.  Rond  arrive,  il  'aperçoit  la  gamine, 
veut  la  bousculer  vers  la  porte  pour  rentrer  en  grâce. 
«  Soyez  poli,  hurle  M.  Schlamp  !  »  puis,  sans  pitié,  le 
pharmacien  confond  le  pauvre  diable.  —  Triomphal, 
il  lui  annonce  que  l’histoire  de  la  morphine  n’est  qu’une 
épreuve  destinée  à  expérimenter  son  dévouement  •  il 
menace  M.  Rond  de  «  la  porte  grande  ouverte  »  .s’il  s’avise 
d’arriver  en  retard  une  seconde  fois...  et  le  pauvre  Rond 
n’a  qu’un  murmure;  «  Le  chameau!...  Le  chameau!  » 
SUZANNK  DEJUST-DKKIOI,. 


de  santé,  car  il  ne  se  fait  pas  prier  pour  aller  voir  une 
malade  atteinte  d’appendicite.  S’il  est  aussi  consciencieux 
comme  médecin  que  comme  pharmacien  !...  Dans  sa  phar¬ 
macie,  le  réapprovisionnement  en  eau  d’Evian  se  fait 
.simplement  en  allant  remplir  les  bonbonnes  à  la  pompe 
de  la  cour.  Au.ssl  ne  nous  étonnons-nous  pas  qu’il  prenne 
l’intérêt  de  ses  clients  et  leur  recommande  l’usage  des 
bonbonnes,  plus  «  avantageux  »  que  celui  deslbouteilles 
Enfin  le  gros  effet,  celui  qui  —  s’il  n’est  pas  des  plii.s 
fins,  —  porte  le  plus  sur  le  public  de  Cluny,  est  tiré  de  la 
physiopathologie  :  le  «  Père  la  Frousse  »  doit  son  surnom 
à  des  réactions  psychiques,  un  peu  vives  à  la  moindre 
cause  d’émotion,  lesquelles  réactions  se  traduisent  immé¬ 
diatement  par  des  phénomènes  somatiques  du  côté  de 
son  côlon.  Le  «  Père  la  Frousse  »  se  tord  sur  la  scène... 
et  le  public  eu  fait  autant  dans  la  salle,  pour  des  raisons 
différentes. 

L.-A.  Grbv. 


—  319  — 


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—  XI  - 


NECROLOGIE 


CLAUDE  MARTIN  (1843-1911) 

Claude  Martin  vient  de  mourir.  Ses  travaux  sur  la 
prothèse  immédiate  appliquée  aux  opérations  qui  se  pra¬ 
tiquent  sur  la  face,  sur  la  pro¬ 
thèse  des  maxillaires,  des  lèvres, 
de  la  langue,  du  voile  du  palais, 
du  larynx,  du  nez,  lui  avaient 
acquis  une  notoriété  mondiale  que 
venait  consacrer  tout  récemment 
sa  nomination  de  membre  cor¬ 
respondant  de  l’Académie  de 
médecine. 

Il  faut  citer  également  ses  tra¬ 
vaux  sur  les  fractures  du  maxil¬ 
laire  inférieur,  la  rliinoplastie,  les 
fractures  et  déformations  du  nez, 
le  traitement  des  cicatrices  vi¬ 
cieuses  par  les  appareils  lourds  ou 
à  pression  continue,  la  résection 
apicale,  l’élongation  des  dents, 
l’orthodontie,  etc, 

La  vie  du  maître  lyonnais  fut 
un  rare  exemple  de  volonté  persé¬ 
vérante  et  de  travail  obstiné.  Fils 
d’un  passementier  de  Saint- 
Étienne,  après  quelques  mois  d’es¬ 
sai  du  métier  de  tisseur,  il  entre 
comme  apprenti  mécanicien  chez 
n  dentiste  de  Lyon,  vient  îi 


Comprenant  bientôt  la  nécessité  des  connaissances 
médicales  pour  tout  homme  qui  veut  à  un  titre  quel¬ 
conque  soigner  des  malades,  il  s’impose  la  lourde 


tâche  de  complète 


Martin  (1843-1911)  (i) 


diever  de  s’initier  à  français  de  stomatologie, 
la  technique,  pour  se  fixer  définitivement  à  Lyon  en  1873. 

(i)  Cliché  dû  à  l’obligeance  de  noire  confrère  “  Le  monde  dentaire  ' . 


istruction  première  < 
devenir  docteur  en  médecine. 

Cette  conviction  profonde  que  la 
technique  la  plus  habile  ne  sau¬ 
rait  rien  produire  d’utile  si  elle 
n’e.st  inspirée  par  un  esprit  mé¬ 
dical  et  scientifique,  qu’un  appa¬ 
reil  prothétique  ne  saurait  rendre 
de  services  s’il  n’est  établi  eu 
rapport  avec  les  conditions  phy¬ 
siologiques  du  fonctionnement 
des  organes  qu’il  va  suppléer,  .“e 
retrouve  dans  tous  les  travaux 
du  stomatologiste  lyonnais  et  en 
explique  les  si  remarquables 
résultats. 

Tous  ceux  qui  ont  approché 
Claude  Martin,  tous  ceux  qui  ont 
profité  de  son  enseignement 
savent  que  l’homme  n’était  pas 
inférieur  au  savant  et  à  l’artiste. 
Ses  collègues  stomatologistes  le 
tenaient  en  haute  estime  et 
venaient  par  un  vote  unanime 
de  le  nommer  l’iin  des  présidents 
d’honneur  du  second  congrès 


r.  PARGIN-F.tY 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


Thii  hygiene  oî  infancy  and 
childhood  par  A.  DiNGWAbb 
PORDYCE.  1910,1  vol.in-SdeaSo  p. 
{B.  et  S.  Livingstone,  àliiiinhourg). 
L’hygiène  de  l’enfance  a  suscité 
de  nombreux  ouvrages.  Celui-ci  se 
distingue  par  son  but  pratique  et 
par  son  plan.  L’auteur  a  cherché  en 
effet  à  exposer  successivement  les 
divers  facteurs  de  maladie  chez 
l’enfant  et  les  moyens  d’éviter  leur 
action  nocive.  C’est  ainsi  qu’il  ana¬ 
lyse  d’abord  le  facteur  alimentaire  et 
étudie  à  ce  propos  le  régime  de  l’en¬ 
fant  et  les  troubles  digestifs  qui  peu¬ 
vent  survenir.  Il  aborde  ensuite  le 
problème  de  l’hérédité  et  ses  divers 
aspects  cliniques,  le  milieu,  enfin  le 
facteur  infectieux  en  rappelant  les 
conditions  déterminantes  des  infec¬ 
tions  chez  l’enfant.  Dans  une  der¬ 
nière  partie,  toujours  conçqe  à  un 
peint  de  vue  simple  et  pratique, 
l’auteur  expose  l’influence  des  divers 
âges,  des  premiers  mois  de  la  vie, 
de  leurs  premières  année.s,  de  trois  à 
douze  ans,  de  la  puberté  et  de  l’ado¬ 


lescence.  L’ouvrage  ainsi  conçu 
contient  nombre  de  renseignements 
utiles  et  peut,  comme  le  souhaite  son 
auteur,  mettre  le  médecin  au  courant 
des  aspects  variés  de  la  médecine 
infantile.  P.  Lereboueeet. 

Guide  Formulaire  de  Théra¬ 
peutique,  par  le  Dr  Herzen, 

•  6“  érf/fft);/,  entièrement  refondue  et 
mise  en  concordance  avec  le  Codex 
de  1908.  1911,  I  vol.  in-l8,  900  p., 
relié  10  fr.  (J. -B.  Baillière  et  Fils, 

La  6<-’  édition  du  Guide  formulaire 
de  Herz.en  montre,  mieux  que  tout 
éloge,  le  succès  qu’il  a  auprès  du 
public,  en  rai.son  de  sa  concision,  de 
sa  clarté,  de  son  utilité  pratique. 

La  mise  en  vigueur  du  nouveau 
Codex,  survenue  peu  de  temps 
avant  la  précédente  édition,  a  néces¬ 
sité  pour  celle-ci  un  remaniement 
complet.  De  nombreux  chapitres 
ont  été,  d’autre  part,  transformés  : 
des  méthodes  nouvelles  (atoxyl  dans 
les  trypanosomiases  ;  méthode  de 
Lier  ;  plasma  de  Quinton  ;  radium- 


thérapie,  sérothérapies  anti-dysenté¬ 
rique,  anti  méningococcique  ;  tabes, 
tuberculinothérapie,  etc.),  ont  été  in¬ 
troduites  et  donnent  à  cette  nouvelle 
édition  l’aspect  et  les  mérites  d’un 
ouvrage  nouveau,  fait  pour  l’utilité 
du  praticien.  P.  Carnot. 

Le  problème  de  l'anaphylaxie 
des  albuminoïdes,  par  le  Df 
Hermann  Pkeieeer, avec  considé-. 
ration  particulière  sur  le  diagnos¬ 
tic  pratique  des  antigènes.  1910,' 
I  vol.  in-8.  (Fischer,  à  léna). 

On  trouvera  dans  ce  livre  des 
renseignements  fort  utiles  pour  le 
chercheur.  La  plupart  des  chapitres 
sont  consacrés  à  là  technique  de  la 
sensibilisation,  à  la  sensibilisation 
elle-même,  à  la  symptomatologie  du 
choc  anaphylactique.  L’auteur  envi¬ 
sage  ensuite  la  spécificité  de  la 
réaction,  l’antianaphylaxie  et  l’ana¬ 
phylaxie  pa.ssive.  En  somme,  bonne 
mise  au  point  de  l’état  actuel  de  la 
question  de  l’anaphylaxie.  ■ 

C.  Doptek. 


—  321  — 


—  XII 


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seulement  à  quelques  rares  élèves,  candidats  aux  concours  d’anatomie.  Ceux-ci  doivent  savoir,  dans  tous  ses  détails,  l'ana¬ 
tomie  théorique  alors  que  ceux-là  n’ont  besoin  desavoir  que  les  notions  qui  leur  serviront  dans  la  pratique  journalière  de 
la  médecine.  11  ne  faut  pas  oublier  que  l’anatomie  n’est  et  ne  doit  être  qu’une  branche  accessoire  de  la  médecine  et  que 
pour  indispensable  qu’elle  soit  à  connaître,  ne  doit  pas  accaparer,  au  détriment  des  autres  branches  de  beaucoup  plus 
importantes,  la  plus  grande  partie  des  études  médicales.  L’.anatomie  normale  ne  doit  être  qu’une  introduction  à  l’anatomie 
pathologique,  à  la  clinique  et  à  la  thérapeutique.  Un  médecin  qui  ne  s’attacherait  qu’à  Pétude  de  la  première  ferait  un 
travail  stérile,  puisque  plus  tard  il  ne  se  trouvera  jamais  en  présence  d’organes  normaux,  semblables  à  ceux  qu’il  aura  appris 
dans  les  livres,  sa  science  ne  trouvant  son  emploi  que  sur  des  organismes  malades. 

Le  livre  de  Sohotta,  qui  s’adresse  aux  apprentis  médecins,  est  conçu  dans  cette  idée;  —  on  y  trouvera  simplement  les 
notions  essentielles  à  connaître  pour  examiner  et  soigner  un  malade.  On  a  supprimé,  de  parti  pris,  tout  ce  qui  n’avait  pas 
une  réelle  importance  pratique,  tandis  qu’on  a,  par  contre,  donné  tous  les  détails  que  le  médecin  devra  savoir  et  retenir. 


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-  XIII  — 


LES  GRANDS  MEDECINS 


PIORRY  (1794-1879) 

l’iORRY  (Pierre-Adolphe)  fut  professeur  à  la  Faculté 
de  médecine  de  Paris,  de  1840  à  1866,  et  c’est  vraiment 
de  haute  lutte  qu’il  enleva  ce  haut  poste.  Jugez-cn  : 

Né  pauvre,  d’une  ancienne  famille  bourgeoi.se  de  Poi¬ 
tiers  que  ruina  la  Révolution,  le  jeune  Piorry  fut  dressé  au 
travail  par  une  mère  intelligente  et  remarquablement  les  habitations 
douée.  Fu  1815  il  partit  comme 
conscrit  en  Espagne  où  il  resta 
deux  ans.  —  C’est  alors  qu’il 
trouva  matière  à  exercer  ses 
qualités  d’initiative,  de  dévoue¬ 
ment  et  de  travail,  et  qu’il  prit 
le  goût  de  la  carrière  chirurgicale, 
au  point  de  concourir  pour  être 
chirurgien  des  hôpitaux  de  Paris 
(1823).  11  s’en  fallut  d’un  point 
qu’il  fut  nommé. 

En  1830,  Piorry  mérita  par  ses 
services  militaires  la  médaille  de 
Juillet-,  en  1832  il  obtint  la 
médaille  du  Choléra. 

Mais  traçons  la  route  épineuse 
par  laquelle  l’iorry  parvint  au 
professorat.  Médecin  des  hôpitaux 
de  Paris  en  1825,  agrégé  en  1827, 
il  affronte  le  concours  pour  la 
chaire  de  Physiologie,  chaire 
enlevée  à  la  faveur  par  le  gou¬ 
vernement  de  1830  et  remise  au 
concours.  Piorry  échoua  ;  lîouil- 
laud  fut  proposé  par  le  jury, 
mais  (comme  quoi  le  pouvoir  a 

souvent  les  mêmes  défauts  sous  tous  les  régimes), 
ce  fut  Eérard  qui  fut  nommé  (1831).  Piorry  se  présente 
par  deux  fois  au  concours  pour  la  chaire  de  Clinique 
médicale,  le  18  juin  1831,  et  le  9  mars  1833  ;  les 
deux  fois  il  échoue  ;  ce  sont,  tour  à  tour  Bouillaud  et 
Rostan  qui  passent.  En  1838,  nouveau  concours  pour  la 
chaire  d’hygiène  :  nouvel  échec.  Piorry  ne  se  décourage 
pas,  et  finit  enfin  par  cueillir  le  fruit  bien  mûr  de  tant 
de  persévérance  et  de  tant  d’efforts,  en  obtenant  au 
concours,  la  chaire  de  Pathologie  médicale  à  la  Faculté 
de  Paris  (1840).  En  1851,  il  fut  nommé  professeur  de 


clinique  médicale,  à  la  Charité  d’abord,  à  l’Hôtel-Dieu 
ensuite,  chaire  qu’il  dut  abandonner,  pour  des  raisons 
peu  connues,  le  3  novembre  i86û. 

Ees  travaux  scientifiques  de  Piorry  sont  nombreux 
et  touchent  à  tout.  Il  a  laissé  un  Traité  de  médecine  pra¬ 
tique  en  8  volumes,  un  Traité  de  diagnostic  et  de  sémio- 
Traité  des  altérations  du  sang,  des  Travaux  sur 
leurs  influences  sur  l'homme,  etc.  Rele¬ 
vons  encore  sa  thèse  de  Doctorat, 
car  le  sujet  traité  survivra  éter¬ 
nellement  comme  actualité  per¬ 
manente  :  Sur  le  danger  de  la 
lecture  des  livres  de  médecine  par 
les  gois  du  mande. 

Mais  la  découverte  principale 
qui  a  consacré  la  gloire  de 
Piorry  est  la  dactylo- ptessimetrie 
(1826),  ou  méthode  de  percussion 
médiate,  déduite  des  travaux 
de  Eaennec  (voir  le  n"  6  de  Paris 
médical),  et  consistant  dans 
l’application  sur  la  région  à 
explorer,  du  plessimctre,  plaque 
mince  d’ivoire,  de  forme  ronde 
ou  carrée,  fixée  par  la  main 
gauche,  pendant  que  la  percussion 
se  fait  avec  l’extrémité  réunie  des 
doigts  de  la  main  droite. 

Esprit  original,  indépendant, 
bizarre  même,  Piorry  ne  manqua 
pas,  suivant  le  sort  commun,  de 

ennemis,  surtout  quand  il  se  mit 
à  combattre  au  nom  de  la  phy¬ 
siologie  expérimentale,  les  idées  hippocratiques  de 
Broussais,  idées  toutes-puissantes  alors  sur  les  bien¬ 
faits,  dont  on  abusait  tant  de  la  saignée  et  du  régime 
alimentaire  insuffisant. 

Dans  son  enseignement,  Piorry  s’efforça  toujours  d’être 
essentiellement  pratique,  en  cherchant  à  donner  à  la 
clinique,  parfois  jusqu’à  l’excès,  des  bases  fixes,  em¬ 
pruntées  à  l’anatomie,  à  la  physiologie  et  aux  sciences 
naturelles.  Piorry  fut  un  grand  médecin,  qui  a  grande¬ 
ment  honoré  et  la  Faculté  de  Médecine  et  le  corps 
médical  des  hôpitaux  de  l’aris,  et  son  pays.  D*'  Horn. 


SILHOUETTES  MÉDICALES 


LE  MÉDECIN  MILITAIRE 

A  l'hôpital,  à  l’heure  de  la  visite.  Les  infirmiers 
groupés  près  de  la  salle  des  fiévreux  rectifient  la 
position  et  font  le  Salut  militaire.  Le  médecin  chef 
entre,  en  tenue,  revêtu  d’un  long  sarrau  formant 
blouse.  Le  képi  galonné  sur  la  tête,  il  commence  la 
visite,  interroge  les  malades  d’un  ton  bref,  examine, 
puis  dicte  médicaments  et  régime  à  l’infirmier 
qui  est  chargé  du  cahier.  Après  la  visite  il  passe  à 
son  cabinet  où  il  devient  administrateur.  S’il  est 
homme  de  science,  il  ne  fait  que  signer  et  court 
à  son  laboratoire. 

Un  quartier  de  cavalerie  à  huit  heures  du  matin. 
Une  allègre  sonnerie  de  trompettes  retentit  au  loin. 
Le  major  arrive,  l’air  fringant,  cravache  à  la  main, 
bptté,  éperonné,  pincé  dans  son  dolman,  bien  asti¬ 
qué,  moustache  et  tête  au  vent.  D’un  geste  ébauché 


il  rend  le  salut  aux  hommes  qui  vont  au  pansage,  et 
se  dirige  vers  l’infirmerie.  La  visite  est  vite  faite. 
Il  se  hâte  vers  l’écurie,  saute  sur  son  cheval  qui 
s’ébroue  un  peu,  ramasse  les  rênes  et  part  pour  la 
promenade. 

Une  caserne,  môme  heure,  La  tête  penchée,  les 
mains  dans  les  poches  de  la  capote,  presque  ina¬ 
perçu,  le  médecin-major  va  passer  la  visite.  C’est 
toujours  le  même  défilé  sans  intérêt  ou  plutôt  c’est 
une  pathologie  spéciale.  La  «  carotte  »,  l’opinion 
du  colonel,  la  crainte  des  journaux,  y  tiennent  une 
certaine  place.  Puis  il  fait  un  tour  à  l’infirmerie  pour 
évacuer  sur  l’hôpital  tout  malade  intéressant.  Il  va 
enfin  faire  ses  rapports  de  service  et  repart  douce¬ 
ment,  comme  un  bureaucrate,  sa  besogne  terminée. 

Et  de  ces  types  à  pacifique  allure,  surgira,  le  jour 
du  danger,  le  vrai  médecin  militaire. 

Dr  Pierre  Maurel. 


Dissout  92  °/o  des  Composés 
de  l’Acide  urique 
Réduit  les  Déchets  uraticiues 


Bonzosullone  paraarnlnophènylarsinate  de  BOude). 
PILULES  (0,10  d’Hectine  par  pilule). 

Une  à  deuw  f)ilulea  par  jour  pendant  10  à  15  jours. 
ÛOUTTES  (20  gouttes  équivalent  ô  0,05  d’ilectine). 

SOd  tOO  gouttes  par  Jour  pendant  10  à  15  Jours. 
AMPOULES  A  (0,10  d'Hectine  par  ampoule) 
AMPOULES  B  (0,20  d’Hectine  par  ampoule). 
Injecter  une  ampoule  par  jour  pendant  10  à  15  Jours. 


(Combinaison  d’Heotine  et  d 


AMPOULES  A  (Par  ampoule.  Hectine  0,10;  Hg  0,005).)  Une  ampoule  par  Jour 
(  pendant  10  ü  15  jours. 

AMPOULES  B  (Par  ampoule* llectine 0,20, Hg 0,01).  \ injections  indolohbs 


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ISTOGENOL 


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à  base  do 

Nuclarrhine 

.  organisme,  débilité 


Médication 
Atsénio-phosphorde 
organique 

t’HISTOGÉNOL  NALINE _ . _ _ _ _ 

par  une  cause  quelconque,  a  besoin  d’une  médication  réparatrice  paissante  ; 
dans  tous  les  cas  où  il  faut  relever  l’état  général  par  l’amélioration  de  la 
çoinposition  du  sang,  la  reminéralisation  des  tissus  et  le  retour  ù  la  normale 
des  réactions  intraorganiques 

TUBERCULOSE,  BRONCHITES,  LYMPHATISME,  SCROFULE,  ANÉMIE 
ASTHME,  NEURASTHÉNIE,  DIABÈTE,  AFFECTIONS  CUTANÉES 
FAIBLESSE  GÉMRALE  CONVALESCENCES  DIFFICILES,  ETC. 


FAIBLESSE  GÉNÉRALE  CONVALESCENCES  DIFFICILES,  ETC. 
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LIBRAIRIE  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue  Hautefeuille,  à  Paris 


Bibliothèque  de  Thérapeutique 

PUBLIÉE  SOUS  LA  DIRECTION  DE 

A.  GILBERT  &  P.  CARNOT 

Professeur  de  clinique  Proresseur  aqrégé  de  thérapeutique 


La  'Mièhipeütiqllfe  pbtit  êthe  eilvisagée  différemment,  suivant  que  l’on  prend  pour  point  de  départ  de  son  étude 
Ib  Médicament,  le  Symptôme  ou  la  Maladie.  La  Bibliothèque  de  Thérapeuticiue  est  donc  divisée  en  trois  Séries  conver- 
geiites,  dans  lescpielles  sont  étudiés  les  agents  tiiérapeutujues,  les  médications,  les  traitements.  Cliaque  série 
romiirend  un  certain  nombre  de  volumes,  indépendants  les  uns  des  autres  et  paraissant  en  ordre  dispensé,  mais  dont 
la  place  est  nettement  déterminée  dans  le  plan  d’ensemble  de  l'ouvrage. 

La  jiremière  Série  est  relative  aux  agents  TiiÉRAPEUTiQrES.  Klle  comprend,  comme  introduction  générale, 
VAyt  (/r  formuler,  puis  l’étude  des  Techniques  thi’rapeutiques  médicales  et  chirurgicales. 

L’étude  des  Agents  physiques  a  jiris  Un  développement  considérable.  Les  diverses  branches  de  la  Physiothérapie 
nftrent  au  l’raticierl  une  série  de  ressourcés  nouvelles.  Qu’il  s’agisse  de  Kinésithérapie,  de  Massage,  d' Hydrothérapie, 
ATilpclrolhéHpié,  tle  liadîothéràpie,  etc.,  tout  médecin  doit  savoir  applitiuer,  lui-même,  les  méthodes  usuelles. 

L’étude  des  Médicaments  chimiques  a  fait,  elle  aussi,  de  grands  jirogrès.  Les  Médicaments  minéraux  ont  récem¬ 
ment  revêtu  des  formes  nouvelles  (combinaisons  organiques,  métaux  colloïdaux),  douées  de  nouvelles  propriétés  théra¬ 
peutiques.  Quant  aux  Médicaments  organuiues,  leur  nombre  s’accroît  tous  les  jour-s.  Si  les  Médicaments  d'origine  végé¬ 
tale  sont,  de  plus  en  plus,  olitenus  par  synthèse',  de  nouvelles  plantes  entrent,  à  leur  tour,  dans  la  matière  médicale. 

Les  Médicaments  d’origine  animale,  fort  employés  jadis,  puis  fort  oubliés,  sont  de  nouveau  étudiés.  l.’Op  nherat  ie 
U  tilise  des  produits  fabriqués  par  l’organisme  même  et  supplée  à  l’insuffisance  glandulaire,  en  fonniissaiit  artiticiellemeut 
au  malade  les  substances  qu’il  ne. fabrique  plus.  C’est  la  Daso  de  la  Thérapeuticiue  de  demain. 

Les  Médicaments  d'origine  microbienne  ont  métamorphosé  le  traitement  et  la  prophylaxie  des  maladies  inf"ctieuses. 
Ils  peuvent  conférer  une  immunité  active  grâce  aux  raétliodes  de  Vaccination,  ou  passive  grâce  aux  méthodes  de 
Sérothérapie.  On  peut  aussi  faire  de  la  Bactériothérapie ,  en  opposant  aux  microbes  nocifs  d’autres  microbes,  dont  le 
déveloiipement  gêne  celui  des  premiers. 

L  étude  des  Agents  Thérapeutiques  comprend  encore  la  Crénothérapie  (Eaux  minérale.s),  La  Thalassothérapie 
(Bains  de  mer)  et  la  Ctimatotherapie.  L’étude  des  Régimes  alimentaires  s'est  beaucoup  précisée  :  le  régime,  scientifi- 
quünient  élnbli.  lait,  de  plus  "n  oms.  partie  de  l’ordonnance  et  du  traitement. 

Enfin  l’étude  des  Agents  Psychiques,  la  Psychothérapie  a  pris,  elle  aussi,  une  grande  importance. 

La  deuxième  Série  tle  la  Bibliothètjue  de  Thénipeuthiue  est  relative  à  l’étude  des  médications. 

Etant  lionné  un  symptôme  clinique,  le  premier  problème  thérapeutique  qui  se  po.se  est  de  savoir  si  l’on  doit  agit 
sur  lui,  le  favoriser  ou  le  combattre.  En  second  lieu,  pour  ou  contre  un  .symptôme  donné,  on  peut  utiliser  idusieurs 
méthodes  thérapeutiques,  t'hacune  a  ses  indications  et  ses  contre-indications. 

On  V'oit,  par  là,  toute  l'importance  (iratitpie  que  présente  l’étude  des  Médications  Symptomatiques. 

La  troisième  Série  comprend  l’étude  des  traitements. 

Le  Traitement  d’une  Maladie,  lorsqu’il  n'est  pas  pathogénique,  est  fait,  le  plus  souvent,  de  la  juxtaposition  d’une 
série  de  Médications  symjJtomatiques.  11  devra  se  modifier  incessamment,  en  se  modelant  sur  la  marclie  même  de 
l’aiiection.  Beaucoup  'de  traitements  sont  devenus  médico-chirurgicaux.  La  partie  médicale  a  donc  été  complétée 
par  une  partie  chirurgicale,  de  telle  sorte  que  l’on  puisse  envisager,  sous  leurs  dilférentes  faces,  les  multiples  traite¬ 
ments  d'une  même  maladie.  C’est  d.ans  cet  esprit  qu’une  série  de  volumes  .sont  consacrés  aux  Traitements  des 
Maladies  Oencraies  tluf  -ctions.  Intoxications,  àlaladies  de  la  Nutrition),  des  Maladies  de  chaipie  ogrgane  (Maladii-s 
nerveuses,  digestives,  circulatoires,  pulmonaires,  génito-urmaires),  ainsi  tpie  des  Sliécialités  (Maladies  cutanées  et 
vénériennes  ;  Maladies  de  la  bouche,  du  nez,  du  larynx,  des  oreilles  et  des  yeux). 

Ainsi  se  complètent,  mutuellement,  les  trois  Séries  relatives  aux  Agents 'Thérapeutiques,  aux  Médications  et  aux 
Traitements,  Elles  sont  conçues  avec  une  même  préoccupation,  celle  d’être  immédiatement  utiles  au  Praticien, 


/'••  Série.  -  LES  AGENTS  THÉRAPEUTIQUES 
L’Art  de  Formuler,  par  le  professeur  Gilbert,  i  vol.  8  fr. 
Technique  thérapeutique  médicale,  par  le  D'  Milian.  i  vol. 

*  Technique  thérapeutique  chirurgicale,  par  les  I)'»  Pauchet 
et  Diicroooet.  i  vol.  15  fr. 

Physiothérapie. 

•  Elcctruthérapie,  par  le  O'  Noc.ier.  i  vol.  10  fr. 
Radiothérapie,  Radiuinthérapie,  Photothérapie,  par  les  D'* 

Oudin  et  Zimmeun.  i  vol. 

•  Kinésithérapie  :  .Massage,  Gymnastique,  par  les  D''*  P.  Car- 
N'OT,  Uac.kon,  DucRoquiT,  Nac.eotte,  Cautru.  Bou- 

•  .Mécanothéra  pie,  jeux  et  Sports,  Hydrothérapie,  par  les 
1)’«  l'RAIKIN,  de  CaRDE.NAL.  CoNSITKNSOlIX,  TiSSIÉ, 
l>EI..COENIÈRK,  Pahiset.  I  Vol.  8  fr. 

*  Créiiotliérapie  (Eaux  minérales).  Thalassothérapie,  Cli- 
mathotlicrapie,  par  les  professeurs  Landouzy  Gautier, 
Moureu,  De  Launav,  les  D'»  Heitz,  Lamarquk,  Lalescue, 
P.  Carn-ot.  1  vol.  i.(  fr. 

Até’iicaments  chimiques  et  végétaux,  par  le  Pr  Pic  et  le 
in  Imbert,  s  vol. 

•  Opothérapie  par  le  D”  P.  Carnot,  i  vol.  12  fr. 

•  AVédI' aments  microbiens  (Bactériothérapie,  Vaccinations, 

Louis  .Martin.  Vaileard.  Doeti  k,  Besredka.  Salimbeni, 
Wassermann.  DujARm.N-lir.AUMETZ.  Calmette.  1  vol.  8  fr. 

•  Régimes  alimentaires,  par  le  D' Marcel  Labiié.  i  vol  12  fr. 
Psychothérapie,  par  le  prof.  Déjerine  et  le  D''  André  Thomas. 

I  vol. 

5"  Série.  —  LES  MEDICATIONS 

*  Médications  générales,  pr.r  les  D”  BoticiiARD,  U,  Uoc.er, 
Saiiuuraui>,.Sabrazés,  Bekgoniê.  IhNARi).  Ai'ert.  Maurel, 
Kau/ier,  P.  Carnot,  P.  Marie,  Clunet,  Lépine,  Poü- 


CHET,  Baltiiazard,  A.  ROBIN  et  CovoN,  Chaueiari), 
WiDAL  et  Lemierrk.  I  vol.  12  fr.  ■ 

Alédications  symptomatiques  (Mal,  nerv.,  resp.,  circulât.), 
par  J.  Lépine,  Sicard,  Guillain,  M.  de  Fleury,  Méné¬ 
trier.  Mayor.  i  vol. 

Médications  symptomatiques  (Mal.  digest,  hépat.,  rénales, 
génit.  et  cutanées),  .par  Gilbert,  Castaic.ne,  Jacquet  et 
M.  Ferrand  i.  vol. 

J»  Série.  —  LES  TRAITEMENTS 

Thérapeutique  des  Maladies  infectieuses,  par  les  D'*  NoiiÉ- 
couRT,  Noc.  Marcel  Garnier,  i.  vol. 

Thérapeutique  des  Maladies  de  la  Nutrition  et  Intoxica¬ 
tions,  par  les  D"  Lereboullet,  Lieper.  i  vol. 

Thérapeutique  des  Maladies  nerveuses,  par  les  D”  Claude, 
Lejonne,  de  Martel,  i  vol. 

•Thérapeutique  des  Ataindics  respiratoires  et  Tuber¬ 
culose,  par  les  1)'“Hirtz.  Risr,  Kuss,  ÏUEETER.  I  A’ol.  12  fr. 

Thérapeutique  des  Maladies  circulatoires  (Cu-iir,  IV(i'.v.vraut, 
Sang),  par  les  IF*  JosuÉ,  Vaquez  et  .\ubekiin,  Wiart. 

Thérapeutique  des  Maladies  digestives.  Foie.  Pancréas, 
par  les  D'*  P.  Carnot,  Comre,  I.ecè.ne.  i  vol. 

•Thérapeutique  des  Ataladics  uri 'aires  (Reins.  Voies 
urinaires,  Appaietl  génital  de  l'homme),  par  les  D'*  Achard, 
Marion,  Paisse.tu.  12  fr. 

Thérapeutique  gynécologique  et  obstétricale,  ]>ar  les 
IF"  Brindeau  et  Jeannin.  1  vol. 

•  Thérapeutique  des  Ataladics  cutanées  et  vénériennes, 
par  les  1F‘  Audry,  Durand,  Nicolas,  i  vol.  12  fr. 

Thérapeutique  osseuse  et  articulaire,  par  les  1F‘  IIuchard, 
PlATOT.  MoUCIIE.T,  MaREAN,  I  Vol. 

Thérapeutique  des  Ataladics  des  Yeux,  des  Oreilles,  du  Nez, 
du  Larynx,  de  la  Bouche,  des  Dents,  par  les  D'“  Duruv- 
DUTEMPS,  iÎETINNK  LOMBARD,  M.  KOY.  1  Vol. 


Les  volumes  parus  sont  précédés  d’un  astérisque. 


-  XVI  - 


I  EAU  MINÉRALE  NATURELLE  | 

^  FOUGUES 

I  Alcaline,  Lithinée,  Ferrugineuse,  Reconstituante  | 

La  plus  agréable  des  Eaux  Minérales  I 

C*est  le  REMERE  le  plus  puissant  contre  les  I 

DYSPEPSIES,  GASTRALGIES 

C'EST  LA  VÉRITABLE  EAU  DE  RÉGIME  | 

des  Faibles,  des  Conaalescents  et  des  Neurasthéniques  I 

La  Source  ALICE  de  FOUGUES  est  la  seule  Eau  minérale  ordonnée  I 

::  dans  le  traitement  de  la  Tuberculose  par  la  Récalciflcation  I 


^MALADIES  nerveuses! 

►  ÉPILEPSIE  -  HYSTÉRIE  -  ÉCLAMPSIE  ♦ 


TRI  B  RO  IVI  U  R  E 

de  A.  GIG  O  N 


(  Sel  contenant  les  trois  Bromareiâ  l'état  de  parité  eomplôte.  à 

Dosage  faoile.  conservation  indéfinie,  4 

FlacoD  accompagDt  d'une  enillere-meaure  doaant  1  gr.  4 
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lu  Flacon» de  30  gr.  2' 50  —  60  gr.  4* BO  ~  185gr. Sfr.'  ]  | 
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SEMER  LES 

Graines  d’Ëlite 


CULTURE  DE  GRAINES 

Brétigny- 
sur-Orge 

( Selne-et-Oiie) 


—  326  — 


—  XVII  - 


ART  ET  MÉDECINE 

LES  ÉTUDIANTS  DE  PARIS 

Par  Gavarni 


i  t'êiffV'i 

***ï«ea 


-  Tu  ne  la  reconnais  pas? Eugénie?  l’ancienne  à  Badinguet?  une  belle 
blonde...  qui  aimait  tant  les  méringues  et  qui  faisait  tant  sa  tête.... 
Oui I  Badinguet  l'a  fait  monter  pour  36  Francs.... 

-  Si  c'est  vrai  ! 

-  Non,  va  !  c'est  un  tambour  de  la  garde  nationale....  bête  I  tu  ne  vois 
donc  pas  que  c'est  un  homme  ? 


-  S27 


-  XVIII  - 


Prière  de  toujours  se  recommander  de  PARIS  MÉDICAL  auprès 
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GUIDE  FORMULAIRE 
DE  THÉRAPEUTIQUE 


GYMNASTIQUE  RATIONNELLE 


I  CORDERIE  CENTRALE 


Guide  clinique  et  thérapeutique 


Par  le  D'  PALASNE  DE  CHAMPEAUX 


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Le  Pulvo-Képliir  a  été  fait  pour  permettre  aux  personne 
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BULGÂRINE 

THÉPÉNIER 


-  XIX  - 


Préparation  du  bouillon. 

I  kilogramme  de  viande  de  bœuf, 
f)  litres  d’eau. 

Quelques  débris  de  volaille. 

Des  os. 

Les  légumes  du  pot  au  feu  :  carottes, 

navets,  poireaux,  cerfeuil,  céleri. 

I.  Prendre  une  marmite  émaillée, 
y  verser  6  litres  d’«au  et  y  plonger 
tous  les  os,  abattis  de  volaille,  que 
l'on  peut  avoir  à  sa  disposition. 
Lorsque  l’écume  se  produit,  l’enlever 
avec  une  écumoire. 

II.  Au  bout  d’une  heure,  plonger 
le  bouilli  dans  le  liquide  bouillant, 
écumer,  puis  le  laisser  frémir  douce¬ 
ment  durant  une  heure  ;  ajouter 
alors  les  légumes,  trois  ou  quatre 
grosses  carottes,  un  navet,  des  poi¬ 
reaux,  du  cerfeuil  et  du  céleri, 
attachés  solidement  par  petits 
jjaqueLs.  Deux  heures  après,  le 
bouillon  est  prêt.  Il  faut  encore 
le  verser  à  travers  une  pas.soire  très 
hue  avant  de  le  servdr. 

Pour  que  le  bouillon  soit  bien 
clair,  il  ne  faut  pas  le  faire  bouillir 
t  op  fort,  il  ne  faut  pas  non  plus  le 
couvrir  hermétiquement. 

Pour  faire  du  bouillon  pour 
malades,  on  plonge  la'  viande  dans 
l'eau  froide  en  mémo  temps  que 
les  os. 

Bouillon  de  pigeon.  —  Vider, 
flamber,  brider  un  jeune  pigeon  ; 


DIÉTÉTIQUE 

hacher  le  cou,  la  tête,  les  pattes  et 
le  gésier  ;  empoter  le  hachis  dans  une 
casserole  avec  50  grammes  de 
carottes,  50  grammes  de  poireaux 
coupés  en  dés,  mouiller  de  8  déci¬ 
litres  d’eau.  Faire  bouillir  en  plein 
feu.  -Ajouter  le  pigeon  bridé  et 
6  grammes  de  sel.  Laisser  cuire  dou¬ 
cement  pendant  cinquante  minutes. 
Passer  et  dégraisser  à  la  serviette 
pour  servir. 

Bouillon  de  légumes  pour  e.-.fants 

(Méry). 

Kau .  1  litre. 

Pommes  de  tene .  60  grammês. 

Carottes .  45  — 

Navets .  15  — 


Faire  bouillir  pendant  4  heures  ; 
passer  ;  employer  pur  ou  addition¬ 
né  de  pâtes,  farines. 

Bouillon  de  céréales  et  légumi¬ 
neuses  (Springer). 


Fait  Q.  8.  pour  obtenir  uii  litre 
de  décoction  après  2  heures  d’ébul- 
litiüii  (environ  4  litres).  Saler  et 
passer. 


Beefsteak  vénitien  (i). 

125  grammes  de  bœuf  haché  ou  de  pulpe  ; 
25  grammes  de  moelle  ; 

Poivre,  sel,  épices,  ail  (ai  libitum). 

I.  Mélanger  le  bœuf,  la  moelle,  le 
poivre,  le  sel,  les  épices. 

II.  Former  avec  cette  préparation 
des  sortes  de  croquettes  plates  et 
les  faire  griller  absolument  comme 
le  beefsteak  ordinaire. 

Pour  donner  à  cette  préparation 
un  petit  goût  d'ail,  il  suliit  de  bien 
frotter  d'ail  l’assiette  dans  laipielle 
se  fait  la  manipulation  des  ditïérents 

Préparation  d’un  beefsteak  (2).  -- 
I.  Prendre  un  morceau  de  bœuf  île 
bonne  ipialité,  jeune  et  tendre. 

IL  Chaulïer  le  gril.  Poser  le  bœuf 
sur  le  gril.  Quand  le  sang  perle  à  sa 
surface,  le  retourner.  Lorsqu'il  est 
cuit  sur  le  second  côté,  le  saler  et  le 
])oser  sur  un  plat  sur  lequel  on  aura 
au  prétdable  étendu  un  peu  de  beurre. 
Placer  aussi  ipielques  jiarcelles  de 
beurre  à  la  surface  du  beefsteak. 

11  ne  faut  jamais  saler  le  beefsteak 
avant  de  le  poser  sur  le  gril  ou 
pendant  qu'il  est  sur  le  feu;  il  per¬ 
drait  ainsi  tous  les  sucs  nourris- 
kints  qu’il  renferme. 

(i)  lîxtrait  de  la  Cuisine  rationnelle 
des  malades  et  des  bien-portants,  par 
M-'i’  A.  Moll-Weiss.  —  (2)  Tiré  du 
Conseiller  de  la  famille  et  de  VÊcole  des 
mires,  du  iiiéme  auteur. 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


Crampes  de  la  grossesse  (Rudau.\ 
ET  Cartier).  —  1"  Frictionner  plu¬ 
sieurs  fois  par  jour  les  muscles  con¬ 
tracturés  avec  : 

Chloroforme .  10  grammes 

Baume  de  Fioravanti.  . .  30  — 

Alcool  camiihré .  40  — 

2“  Au  moment  de  la  contraction 
douloureuse,  mettre  la  jambe,  le  pied 
et  les  orteils,  en  extension  forcée. 

3“  Prendre  deux  ou  trois  cuillerées 
à  dessert  par  jour  de  : 

Bromure  de  potassium  .  15  grammes 

Sirop  de  fleurs  d’oranger  100  — 

Hau  distillée .  200  — 

Ou  trois  pilules  par  jour  ;  une  le 

matin,  une  dans  le  milieu  de  la  jour¬ 
née,  la  troisième  le  soir,  de  : 
Valérianate  d’ammouia-  j 

Kxtrait  de  valériane _ ) 

pour  une  pilule  n'>  20. 

Crises  aigues  d’entéro  colite(PRON). 
— .4 pplications  chaudes  (cataplasmes, 
compresses  d’eau  chaude).  Arroser  les 
cataplasmes  de  laudanum  de  .Syden¬ 
ham  (une  à  deux  cuillerées  à  café) 
ou  d'une  cuillerée  à  soupe  d’un  Uni¬ 
ment  comme  le  suivant  : 

Baume  de  Fioravanti . )  .  „ 

Alcool  camphré . jaaSogr. 


Ether  acétique . /  â'i  10  ’r 

Laudanum  de  Sydenham  . . .  '  '  ^  ’ 

Contre  la  douleur.  —  Si  les  douleurs 
sont  très  fortes,  on  adjoindra  aux 
applications  chaudes  certains  médi¬ 
caments  : 

Codéine .  o.c  r  à  0.02  cg. 

Craie  préparée . ^  VI  i  r 

Phosphate  bicalciqu:...  '  ^ 

pour  un  paquet.  Trois  à  six  ]iar  jour 
(selon  la  dose  de  codéine  employée) 
dans  une  petite  quantité  d’infusion 


chaude,  ou  : 

Extrait  de  bclkadone .  o  10  cg. 

Extrait  hydro-alc  de  chanvre 
indien .  o  50  cg. 


Trois  à  quatre  cuillerées  à  soupe 
en  vingt-quatre  heures. 

L’ar.scnic  dans  l’artério-sclérosc, 
avec  troubles  circulatoires,  oedèmes, 
dyspnée,  etc.  (Martinet)  ; 


Arséniatc  de  soude .  o  gr.  o; 

lodure  de  potassium .  jo  gr. 

Eau  distillée .  300  — 


Une  cuillerée  à  soupe  à  chacun 
des  principaux  repas,  pendant  dix 
jours  ;  deux  cuillerées  à  soupe  t'i  cha¬ 
que  repas,  les  dix  jours  suivants  ; 
repos,  la  troLsième  période  de  dix 


Dans  les  mêmes  cas,  avec  dépres- 


Arséniate  de  soude .  o  gr.  05 

Glycérophosphate  de  soude,  j  . . 

lodure  de  sodium . )  ^ 

Eau  distillée .  300  grammes 

Une  cuillerée  à  soupe,  malin,  midi 
et  soir,  au  moment  du  repas. 

Ou  : 

Arséniate  de  soude .  o  gr.  10 

Teinture  de  kola .  15  gr. 

Sirop  de  quinquina ....  ; 

Sirop  d’écorces  d’oran-  (  ââ  150  — 
ges  amères .  ) 


Ou  bien  : 

Sulfate  de  strychniu" .  o  gr.  03 

Extrait  fluide  quinquina  . .  20  gr. 

Cognac  vieux .  30  — 

Glycérine  neutre,  Q.  s.  pour  100  r.  c. 

Une  cuillerée  à  café,  le  matin  et 
à  midi,  dans  un  peu  de  vin,  de  bière 
ou  de  café,  au  commencement  du 
repas  (potion  pour  dix  jours). 

On  encore  ; 

Tartratc  de  fer  et  de  potasse  j 

en  iiaillettes . '  ââ  10  gr. 


Dissoudre,  filtrer  et  conserver  en 
flacons  lioucliés  à  l’émeri.  On  en 
prescrira  de  dix  à  quinze  gouttes  par 
jour. 


—  XX  — 


TRAITEMENT  DES 

MALADIES  CUTANÉES 

ET  VÉNÉRIENNES 

Par  les  Docteurs 
AUDRY 

Professeur  à  la  Faculté  de  médecine  de  Toulouse. 

DURAND  et  NICOLAS 

Professeur  et  Agrégé  à  la  Faculté  de  médecine  de  Lyon. 

I  volume  in -8  de  692  pages,  avec  i^g  figure.s, 


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LA  MÉDECINE  AU  PALAIS 


Responsabilité  d’un  pharmacien.— 

Un  phannacien  a  été  condamné 
à  2  ooü  francs  de  dommages- 
intérêts,  pour  avoir  été  cause 
de  l’aggravation  d’une  blessure  en 
se  chargeant  des  jiremiers  soins  et 
en  déconseillant  la  blessée  de  voir  un 
médecin  dès  le  début  de  l’accident. 

Le  D'  Joland  contre  le  La¬ 
grange.  —  Paris  mi'dical  a  déjà 
signalé  cette  affaire  pendante  devant 
le  tribunal  de  U'-’  instance. 

Les  juges  ont  donné  tort  au  deman¬ 
deur,  renvoyant  le  défendeur,  le 
Dr  Lagrange,  sans  dépens  et  sans 
même  ordonner  d’enquête,  attendu, 
disent-ils,  «  qu’on  ne  peut  douter  de 
la  haute  conscience  de  ce  spécialiste, 
ni  de  sa  connaissance  profonde  de 
la  matière,  ni  de  son  habileté  de 
praticien,  ni  de  son  désir  de  bien 
faire  en  toute  circonstance  et  prin¬ 
cipalement  en  celle-ci  oit,  sans  de¬ 
mander  ni  accepter  aucun  honoraire, 
il  agissait  envers  un  confrère,  etc...  » 

La  responsabilité  professionnelle. 
—  Dans  sa  séance  du  1 3  janvier  1 9 1 1 , 
le  Con.seil  d’administration  du  syn¬ 
dicat  des  médecins  de  la  Seine  a  voté 
l’ordre, du  jour  suivant  : 

«  Le  Conseil  d’administration  du 
Syndicat  des  médecins  de  la  Seine, 
représentant  i  700  médecins  syn¬ 
diqués  de  Paris  et  de  sa  banlieue, 


ému  des  conséquences  graves  que 
pourrait  avoir  l’établissement  d’une 
jurisprudence  limitant  par  une  res¬ 
ponsabilité  civile  trop  étendue  la 
liberté  d’action  du  chirurgien  ; 

«  Considérant  que,  le  plus  sou¬ 
vent  ,  le  chirurgien,  dans  les  circon¬ 
stances  les  plus  critiques,  doit 
prendre,  sans  arrière  pensée  et  sans 
crainte,  des  décisions  rapides  et  par¬ 
fois  audacieuses  ; 

«  Considérant  que  l’indécision  et 
la  timidité  du  chirurgien  sont  tou¬ 
jours  funestes  aux  malades  qui  ont 
recours  à  ses  soins  ; 

«  Attire  respectueusement  l’at¬ 
tention  de  la  Cour  sur  les  résultats 
fâcheux  que  pourrait  avoir  l’ex¬ 
tension  de  la  responsabilité  en  para¬ 
lysant  l’action  médicale  et  chirur¬ 
gicale  dans  les  cas  où  la  vie 
humaine  se  trouve  le  plus  menacée  ; 

«  lît  émet  le  voeu  que  cette  res¬ 
ponsabilité  reste  bornée,  comme  par 
le  passé,  à  la  faute  lourde  nettement 
établie.  » 

L’abus  du  corset.  —  Le  Df  P.,  le 
très  distingué  médecin-légiste,  a  eu 
l’occasion  récemment  de  rompre  des 
lances  contre  le  corset,  à  propos  de 
l’affaire  suivante  : 

L’an  passé,  une  dame  R...,  passait 
rue  Scribe,  vers  cinq  heures  du  soir. 
La  malheureuse  femme  tomba  dans 
une  fosse  où  l’on  serre  les  outils  des 


ouvriers  municipaux.  La  trappe 
était  ouverte,  sans  ([n’aucun  garde- 
fou  en  jirotégeât  les  ah.ords  et  sans 
i]u’aucune  lanterne  signalât  l’exis¬ 
tence  du  trou,  prdfond  de  deux 
mètres.  La  trappe  avait  été  ouverte 
par  un  paveur,  qui  était  descendu 
dans  le  fossé  afin  d’y  remiser  ses 

Après  la  chute  dont  elle  avait  été 
victime,  Mme  R.  ressentit  -d’as¬ 
sez  vives  douleurs  dans  le  ventre. 

Notre  confrère  P.,  désigné  comme 
expert,  introduisit  dans  son  rapport 
les  remarques  suivantes  ; 

Sur  cinq  ou  six  femmes,  une  en 
moyenne  est  atteinte  de  «  rein  flot- 
t.ant  »,  affection  qui  détermine  des  ma¬ 
laises,  des  nausées,  des  troubles  diges¬ 
tifs  et  vésicaux.  Or  d’ajirès  les  statis¬ 
tiques  les  plus  récentes,  la  cause  de 
cette  chute  du  rein  doit  être  attribuée 
iui  port  du  corset  qui,  comprimant 
la  taille,  vient  ,appuyer  sur  le  foie,  et 
par  là  même  projette  en  bas  le  rein, 
sous-jacent  à  ce  foie.  Je  ne  puis  donc 
affirmer  que  le  rein  flottant  de  la  plai¬ 
gnante,  constaté  par  moi,  est  le  résultat 
de  l’accident  dont  elle  a  été  victime, 
ou  si,  au  contraire,  ce  r.-in  flottant 
existait  auparavant  et  était  le 
résultat  du  jHirt  d’un  corset.  Mais 
la  chute  de  la  plaignante  ne  pou¬ 
vait,  dans  cette  dernière  hypothèse, 
qu’aggraver  le  mal... 


CONNAISSANCES  PRATIQUES 


LA  PRÉPARATION  DE  L’ALIMENT 

Notions  préalables 

Organisation  de  la  cuisine.  —  La  cuisine  sera  grande, 
claire  et  aérée.  Toutes  les  parois,  verticales  et  horizontales, 
seront  lavables;  les  murs  peints  à  l’huile,  le  sol  carrelé. 

L’eau  sera  amenée  sur  l’évier  par  un  conduit,  de  façon 
qu’on  puisse  facilement  s’en  approvisionner  et  qu’on 
n’en  économise  pas  la  dépense.  Même  à  la  campagne,  il 
est  presipie  toujours  possible  d’établir  une  canalisation. 
Le  meilleur  chauffage,  au  point  de  vue  de  la  propreté  de 
la  cuisine,  c’est  le  chauffage  au  gaz  ;  le  plus  pratique,  au 
point  de  vue  des  préparations  culinaires,  le  chauffage 
au  charbon  de  terre. 

Il  faut  mettre  à  l’abri  des  poussières  toutes  les  den¬ 
rées  alimentaires  qui  se  trouvent  dans  la  cuisine.  Pour 
y  réussir,  on  enfermeni  les  pâtes,  les  condiments  et  tous 
les  produits  coloniaux  dans  des  bocaux  de  verre. 

On  bannira  le  balayage  sec  et  on  le  remplacera  par 
le  balayage  humide. 

La  batterie  de  cuisine  sera  rangée  dans  un  placard 
«lu'on  fermera  au  moment  du  nettoyage. 

On  défendra  rigoureusement  l’accès  de  la  cuisine,  aux 
chaussures  à  nettoyer,  aux  vêtements  de  domestique. 

On  n’autorisera  pas  les  domestiques  à  y  «  faire  les 
souliers  »  ou  à  y  brosser  les  habits.  On  n’y  battera  ni 
tapis,  ni  couverture  ;  0:1  fennera  les  fenêtres  au  moment 
où  les  étages  supérieurs  procèdent  à  des  nettoyages  de  ce 
genre. 

I.ai  cuisine  devra  être  très,  propre  et  la  cuisinière  très 
bien  tenue. 

Lavage  de  la  cuisine  après  chaque  repas.  Lavage 
des  étagères  une  fois  par  semaine.  Lavage  des  murs  une 
fois  par  mois. 

La  cuisinière  sera  vêtue  de  longues  blouses  lovahles 


de  toile  fournies  par  les  maîtres;  elle  ne  les  montera 
])as  dans  sa  chambre,  ni  ne  les  mettra  pour  aucun 
autre  travail  que  pour  cuisiner. 

Le  lavage  des  mains,  si  important  pour  l’hygiène 
de  ceux  qu’elle  sert,  lui  sera  enseigné  p.ir  la  maîtresse  de 
maison  et  une  bro.ssc  sera,  pour  cet  effet,  à  place  fixe 
sur  l’évier, 

La  batterie  de  cuisine  sera  simple  et  complète,  Réduire 
le  nettoyage  au  minimum  pour  pouvoir  en  exiger  le 
ponctuel  accomplissement. 

La  meilleure  cuisine  est  celle  qui  se  fait  dans  les  usten¬ 
siles  les  plus  propres  :  il  est  donc  nécessaire  que  la  maî¬ 
tresse  de  maison  passe  de  temps  à  autre  la  batterie 
de  cuisine  en  revue,  et  qu’elle  inspecte  la  tenue  et  l’ordre 
des  armoires. 

Éloignez  tous  les  déchets  ménagers  le  plus  rapidement 
po.ssible;  ce  sont  eux  qui  vicient  l’atmosphère,  qui 
donnent  à  maintes  cui.sines  une  odeur  particulière  peu 
agréable  et  peu  alléchante. 

C’est  le  .soir  que  la  caisse  aux  déchets  sera  de.scendue 
dans  la  cour,  ce  serait  un  grave  manquement  à  l’hygiène 
que  de  la  laisser  dans  l’appartement  durant  là  nuit. 

C’est  le  matin  au  lever  que  la  cuismiere  videra  les 
cendres  du  fourneau,  pour  être  bien  certaine  de  .son  tirage 
duranf:  la  journée. 

.\  la  campagne,  lorsque  ces  cendres  sont  le  déchet  de 
la  combustion  du  bois  de  chêne,  elle-s  sont  mises  de  côté 
et  servent  à  la  lessive  ;  résidus  de  la  combustion  du  char¬ 
bon  de  terre  ou  du  coke,  elles  n’ont  aucune  valeur  et 
seront  jetées. 

Les  balayures  prendront  le  même  chemin,  tantque  nous 
n’aurons  pas  adapté  à  nos  foyers  un  système  permettant 
de  faire  servir  au  chauffage  delà  maison  et  à  la  cuisson 
des  alimeuhî  es  déchets  de  toutes  sortes  que  donne  la  vie 
journalière.  Augusta  Mqli.-Weiss, 


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médecine  de  Paris,  et  S.  'ruRCui.si.  1910,  i  vol.  in-16, 

avec  22  tig.,  cart .  1  fr.  60 

Les  Opsonines  et  les  traitements  opsonisants,  par  le 
D'  H.  (ÎAULTiER,  chel  de  Clinique  de  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris,  igog,  i  vol.  in-16  avec  ligures 

cart .  1  fr.  60 

L’Artériosclérose  et  son  traitement,  par  A.  Goucet,  pro¬ 
fesseur  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris.  1907, 

I  vol.  in-16  avec  lig.,  cart .  1  fr.  60 

La  Radioscopie  clinique  de  l’Estomac  normal  et  patholo¬ 
gique,  par  le  Dr  Cerné,  professeur  à  l’Ecole  de  méde¬ 
cine  de  Rouen  et  le  D’  Delaforge.  igo8,  i  vol.  in-16, 

avec  21  fig.,  cart .  1  fr.  60 

Technique  de  l’Exploration  du  Tube  digestif,  par  lu 
Dr  Gaultier,  chef  de  clinique  à  la  Faculté  de  médecine 
de  Paris.  igoS,  1  vol.  in-16,  avec  i3  lig.,  cart. . .  1  fr.  60 
Les  Dilatations  de  l’Estomac,  Sémiologie  et  Thérapeu¬ 
tique  des  distensions  gastriques,  par  le  Dr  René  Giui.- 

T1ER.  igog,  I  vol.  in-16  avec  12  fig.,  cart .  1  fr.  50 

Les  Empoisonnements  alimentaires,  par  le  Dr  Sacquépée, 
professeur  aarégé  à  l’Ecole  du  Val-de  Grâce,  igog, 

1  vol.  in- 16,  cart .  1  fr.  60 

La  Cure  de  Déchloruration  dans  le  Mal  de  Bright,  par  le 
Dr  F.  WiDAL,  prolesseur  à  la  Faculté  de  médecine  de 
Paris,  et  le  D'A.  Javal.  1906,  i  vol.  in-16, cart.  1  fr.  50 
La  Diphtérie,  ÜTCtériologie  et  Clinique,  Prophylaxie  et 
Traitement,  par  les  D’»  H.  Barrier,  médecin  de  l’hôpital 
Ilérold,  et  G.  Ul.uann.  iSgg,  i  vol.  in-16,  avec  ligu-es. 

cart .  1  fr.  60 

Les  Maladies  du  Cuir  ctxeneiu.  Prophylaxie  et  Traitement, 
par  le  Dr  Gastou,  assistant  a  l'hôpital  Saint-Louis. 
2*  édition.  1907,  t  vol.  in-16,  avec  ig  hg.,  cart.  1  fr.  50 
Traitement  de  la  Syphilis,  par  le  Dr  E.mery,  ancien  chef 
de  clinique  à  la  Faculté  de  Paris.  Préface  de  M.  le  pro¬ 
fesseur  hoiRNiER.  2’  édit.  igoS,  1  vol.  in-16,  cart.  1  fr.  60 
L’Alimentation  des  Enfants  malades,  par  le  D’  Péhu, 
médecin  des  hôpitaux  de  Lyon,  igofi,  t  vol.  in-16, 

cart .  1  fr.  60 

Le  Traitement  de  la  Constipation,  par  le  D'  Froussarii, 
ancien  interne  des  hôpitaux  de  Paris.  2*  édition,  igog. 

I  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  60 

Les  Traitements  des  Entérites,  par  le  Dr  M.  Jouaust. 

igoS,  I  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  50 

Calculs  des  Voies  biliaires  et  Pancréatites,  par  le  D'  R. 
Gaultier,  chef  de  clinique  à  la  Faculté  de  médecine  de 

Paris.  1908,  I  vo'.  in-16,  avec  16  lig.,  cart _  1  fr.  50 

Trachéobronchoscople  et  Œsophagoscopie,  par  le  Dr  Giii- 
SEz,  chef  des  travaux  d’oto-rhino-larvngologie  à  la 
‘  clinique  chirurgicale  de  l'Hôtel-Dieu.  igo5,  i  vol.  in-i6, 

avec  20  fig.,  cart .  1  fr.  60 

La  Démence  précoce,  par  le  D'  G.  Deny,  médecin  de  la 
Salpétrière,  et  P.  Roy.  i  vol.  in-16,  avec  ii  figures, 

cart... .  . . .  1  fr.  50 

Les  Folles  intermittentes.  La  Polie  maniaque  dépressive, 
par  les  D™  G.  Deny  et  P.  Camus.  1907,  i  vol.  in-16, 

avec  fig..  c.irt . . .  1  fr.  60 

L’Ionothéraple  électrique,  par  les  D'»  Delherm,  ancien 
interne  des  hôpitaux  de  Paris,  et  A.  Laquerriére,  lau¬ 
réat  de  l'Académie  de  médecine.  1908,  i  vol.  in-i6,  ave: 

II  fig.,  cart .  llr.  80 

Les  Rayons  de  Rontgen  et  le  Diagnostic  de  la  Tubercu¬ 
lose,  par  le  O'  A.  Béclère,  médecin  de  l'hôpital  Saint- 
Antoine.  1899, 1  vol.  in-i6,  avec  fig.,  cart .  1  fr.  60 


Les  Rayons  de  Rontgen  et  le  Diagnostic  des  affections 
thoraciques  non  tuberculeuses, .[  ar  le  D‘'  A.  Béclére, 

igoi,  I  vol.  in  16,  avec  10  fig.,  cart .  1  fr.  5o 

Les  Payons  de  Rontgen  et  le  Diagnostic  des  maladies 
internes,  par  le  Dr  A.  Béclére.  1904,  i  vol.  in-i6.  avec 

lig.,  cart... . . .  1  fr.  50 

La  Fulguration,  son  rôle  et  ses  efiets  en  thérapeutique, 
par  le  D‘'  Zlmmern,  professeur  agrégé  à  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris.  1909,  i  vol.  in-i6,  avec  figures. 

cart .  1  Ir.  50 

Le  Cytodiagnostic,  les  méthodes  d'examen  des  sérosités 
piihologiques  et  du  liquide  céphalorachidien,  par  le 
D''  Marcel  Laiibé,  professeur  agiégé  à  la  Faculté  de 

n  éJecine.  1904,  i  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  50 

Le  Sang,  parle  iV  Marcel  Lahké.  i’ édition,  igio,  1  vol. 

in-. 6,  avec  fig.,  cart .  1  fr.  60 

La  Protection  de  la  Santé  publique.  Loi  et  Commentaires 
de  la  toi  et  des  règlements  d'administration,  par  le 
Dr  Mosny,  médecin  des  hôpitaux  de  Paris.  1904,  1  vol. 

in-16,  cart . .  . . :  l  fr.  60 

Les  Accidents  du  Travail.  Guide  du  médecin,  par  le 
Dr  Bpouardel,  médecin  des  hôpitaux  de  Paris.  2*  édi¬ 
tion.  1907,  I  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  0 

La  Psychologie  du  Rêve  au  point  de  vue  médical,  par 
N.  Vasciiide,  chef  des  travaux  du  laboratoire  de  psy¬ 
chologie  expérimentale  des  Hautes-Etudes,  et  H.  Piéron. 

1902,  I  vol.  in-16,  cart .  l  lr.  60 

Diagnostic  de  l’Appendicite,  par  le  D'  M.  Auvrat,  pro¬ 
fesseur  agrégé  à  la  Faculté  de  Paris.  1904,  i  vol.  in-i6, 

c  irt .  1  fr.  60 

Chirurgie  Intestinale  d’urgence,  par  le  D'  A.  Mouchet, 
chirurgien  des  hôpitaux  de  Paris.  igo3,  i  vol.  in-16, 

avec  23  tig.,  cart .  1  fr.  60 

Chirurgie  nerveuse  d’urgence,  par  le  D'  A.  Chipault. 

1904,  i  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  60 

Le  Canal  vagino-pérltonéal,  Diagnotic  et  traitement  de 
la  hernie  inguinale  et  des  hydrocèles  congénitales, 
de  Tectopie  testiculaire,  par  le  D’  P.  Villemin,  chirur¬ 
gien  des  hôpitaux  de  Paris.  1904,  i  vol.  in-16,  avec 

17  lig.,  cart  .  l  fr.  60 

La  Qastrotomie,  par  le  D'  J.  Braqueiiaye,  agrégé  à  la 
Faculté  de  Bordeaux,  chirmgien  de  l’hôpital  de  Tuni-s. 

1900,  I  vol.  in-16  avec  figures,  cart . . .  1  fr.  60 

Chirurgie  des  Voles  biliaires,  parle  D’  Pauchet,  chirurgien 
des  hôpitaux  d’Amiens,  igoo,  i  vol.  in-16,  avec  fig., 

cart . .  1  fr.  60 

Le  Tétanos,  par  les  D”  J.  Courmont,  professeur,  et 
M.  Doyon,  professeur  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine 

de  Lj'on.  1899,  i  vol.  in-16,  avec  fig.,  cart _  1  fr.  60 

Le  Rhumatisme  articulaire  aigu  en  bactériologie,  par  les 
D'»  H.  Triboulet,  médecin  des  hôpitaux  de  Paris,  et 
A.  CoYON.  1900. 1  vol.  in-t6,  avec  lig.,  cart....  l  fr.  50 
Le  Pneumocoque,  par  le  Dr  Lipfmann,  ancien  interne  des 
hôpitaux  de  Paris.  Introduction  par  le  Dr  Duflocq, 
médecin  des  hôpitaux  de  Paris.  1900,  i  vol.  in-16,  avec 

fig.,  cart .  1  fr.  60 

Les  Oxydations  de  l’Organisme  (oxydases),  par  E.  Enri- 
QL'ËZ  et  J.-A.  SiCARD,  médecin  des  hôpitaux  de  Paris. 

1902,  I  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  60 

Les  Etats  neurasthéniques,  l)iagnoslic,Traitement,  par  le 
D'  A.  Riche,  médecin  de  l’hospice  de  Bicétre.  1908, 

I  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  60 

Les  Myélites  syphilitiques,  Pormes  cliniques  et  traite¬ 
ment.  par  le  D'  Gilles  de  la  Tourette,  professeur 
agrégé  a  la  Fac.de  Paris.  1899,  i  vol.  in-16,  cart.  1  fr.  60 
Le  Traitement  pratique  de  'l’Epilepsie,  par  le  Dr  Gilles 

DE  LA  Tourette.  1901,  r  vol.  in-i6,  cart .  1  fr.  60 

Les  Névralgies  et  leur  traitement,  par  les  D»  Lévy  et 
Baudouin,  anciens  internes  des  hôpitaux.  1909.  1  vol. 

in-16,  avec  fin.,  cart .  1  fr.  60 

LesThérapeatiques  récentes  dans  les  maladies  nerveuses, 
■par  les  Dr*  Lannois,  professeur  agrégé,  et  Porot,  chef 
•  de  clinique  à  la  Faculté  de  médecine  de  Lyon.  1907, 

La  Syphilis  de  la  moelle,  par  les  Dr*  A.  Gilbert,  professeur 
à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris,  et  G.  Lion,  méd-’cm 
de  l'hôpital  de  la  Pitié.  iqo8,  1  vol.  in-i6,  cart.  1  fr.  60 
Les  Rayons  N  et  les  Rayons  N',  par  le  D*  Bordier,  pro¬ 
fesseur  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine  de  Lyon,  iqi», 
I  vol.  in-i6,  avec  16  fig.,  cart .  A  fr.  60 


NOUVELLES 


Les  agrégations  spéciales  (Oto-rhino-laryngoiogic  oph¬ 
talmologie).  —  Opinion  du  Ministre.  —  Voici  la  réponse 
que  fit  le  ministre  de  l’Instruction  publique  à  une  ques¬ 
tion  posée  par  M.  lîORDERlE,  député,  à  la  séance  du 
i6  janvier  1911  {Officiel  du  23). 

La  demande  avait  été  :  1“  que  des  agrégations  spéciales 
(oto-rhino-laryngologie,  ophtalmologie)  soient  créées 
dans  toutes  les  facultés  de  médecine  de  province  ;  2"  que 
les  programmes  de  ces  concours  soient  nettement  dé¬ 
terminés  et  publiés  dans  le  plus  bref  délai  ;  3“  que  le 
nombre  des  places  de  ces  agrégations  mises  au  prochain 
concours  soit  indiqué  sans  retard  aux  candidats  ;  4"  qu’une 
circulaire  ministérielle  indique  aux  conseils  de  faculté 
que  les  autres  agrégations  en  exercice  (médecine,  ana¬ 
tomie,  physiologie,  etc.)  11e  donnent  aucun  droit  à  leurs 
titulaires  actuels  à  l’enseignement  des  diverses  spé¬ 
cialités  (oto-rhino-laryngologie,  ophtalmologie,  etc.). 

La  réponse  du  ministre  fut  : 

«  i‘‘  Le  statut  du  16  novembre  1874,  modifié  par  l’ar¬ 
rêté  du  21  juillet  iQOQ,  rendu  après  avis  du  Conseil  supé¬ 
rieur  de  l’Instruction  publique,  prévoit  (art.  38)  pour 
l’agrégation  des  facultés  de  médecine  : 

Ihie  seetion  d’ophtalmologie  ; 

Une  section  d’oto-rhino-laryngologie. 

Mais  il  ne  pourra  être  créé  d’emplois  d’agrégé  de  cet 
ordre  dans  les  facultés  de  médecine  que  suivant  les  be¬ 
soins  du  service  et  dans  la  limite  des  crédits  disponibles. 

2“  Il  n’y  a  pas  de  programme  à  publier. 

Les  articles  39  et  40  du  statut  ont  en  effet  fixé  avec  pré¬ 
cision  la  nature  des  épreuves  préparatoires  et  des  épreuves 
définitives  pour  chacune  des  sections  de  l’agrégation  des 
facultés  de  médecine.  U’autre  part,  aux  termes  de  l’ar¬ 
ticle  1 1  du  statut,  le  président  du  jury  du  concours  dé¬ 
signe,  de  concert  avec  les  membres  du  jury,  les  sujets 
de  compo.sition,  de  leçons  et  d’épreuves  pratiques  destinés 
à  être  tirés  au  sort  entre  les  candidats. 

3”  Il  serait  prématuré,  pour  ne  pas  dire  impossible, 
d’indiquer  dès  à  présent  le  nombre  des  places  d’agrégé 
pour  le  prochain  concours. 

Les  concours  d’agrégation  des  facultés  de  médecine 
ont  lieu  tous  les  trois  ans.  Les  derniers  se  sont  ouverts 
en  1910,  les  prochains  s’ouvriront  en  1913.  Ils  seront  an¬ 
noncés  dès  1912;  Jlais,  au  préalable,  les  facultés  de  mé¬ 
decine  seront  invitées  à  proposer,  chacune  en  ce  qui  la 
concerne,  au  ministre  la  répartition  entre  les  différentes 
sections  des  places  vacantes  et  à  mettre  au  concours. 

Leurs  propositions  seront  soumises  à  la  commission  de 
médecine  du  comité  consultatif  de  renseignement  public, 
et  le  ministre  statuera  (art.  38  du  statut,  S  3)  en  tenant 
compte  des  crédits  disponibles. 

4"  Il  paraît  impossible  de  décider  en  principe  que  les 
agrégations  autres  que  celles  d’ophtalmologie  et  d’oto- 
rhino-laryngologie  ne  donnent  aucun  droit  à  leur  titu¬ 
laire  à  l’enseignement  des  diverses  spécialités  (oto-rhino- 
laryngologie).  Une  pareille  mesure  porterait  atteinte 
aux  prérogatives  que  les  facultés  et  la  section  perma¬ 
nente  du  Conseil  supérieur  de  l’Instruction  publique 
tiennent  de  la  législation  en  vigueur  (décret-loi  du  9  mars 
1832,  loi  du  27  février  l88o)  pour  les  présentations  aux 
chaires  vacantes.  » 

Un  nouveau  prix  pour  les  médecins.  —  M.  le  P'  KiciiET, 
membre  de  l'Académie  de  médecine,  vient  de  fonder  à  la 
Société  des  Gens  de  Lettres  un  prix  biennal  de  500  francs 
destiné  à  récompenser  <  un  médecin  ayant  fait  œuvre 
d’imagination.  » 

Médecin  Inspecteur  des  écoles.  —  M.  Gardé  e.st  nommé 
à  Neuilly-sur-Seine, 


Recommandations  publiées  sur  l’avis  du  Comité  per¬ 
manent  de  défense  contre  les  épidémies  et  de  la  Société  de 
préservation  contre  la  tuberculose.  —  Il  est  expressé¬ 
ment  recommandé  de  ne  pas  cracher  sur  la  voie  publique 
pour  prévenir  tout  danger  de  propagation  de  la  tubercu- 
lo.se  et  d’autres  maladies  contagieuses. 

La  tuberculose  est  plus  évitable  que  beaucoup  d’autres 
affections  contagieuses,  le  phtisique  n’étant  dangereux 
que  par  ses  crachats  qui  renferment  par  milliers  le  germe 
de  la  maladie,  le  bacille  de  la  tuberculose. 

Desséchés,  mélangés  aux  poussières,  les  crachats  des 
phtisiques  portent  partout  le  bacille  tuberculeux. 

Ce  bacille  attaque  tous  les  organes,  mais  frappe  de  pré¬ 
férence  les  poumons,  dans  lesquels  il  pénètre  avec  l’air 
de  la  respiration  (poitrinaires,  phtisiques). 

Tout  crachat  est  suspect,  car,  à  première  vue,  rien  ne 
prouve  qu’il  ne  contient  pas  de  bacilles. 

Moyens  de  préservation, 

I  •>  Contre  les  germes  provenant  des  crachats  ;  Le  cra¬ 
choir  hygiénique  ;  La  désinfection  des  appartements, 
linges,  vêtements,  etc.  ;  La  suppression  du  balayage  à  sec  ; 
La  protection  des  substances  alimentaires  contre  le 
dépôt  des  poussières. 

2"  Contre  les  germes  provenant  des  animaux  tuber¬ 
culeux  :  L’ébullition  ou  la  stérilisation  du  lait  ;  La  cuis¬ 
son  suffisamment  prolongée  de  la  viande. 

3“  Contre  la  prédispo.sition  :  Une  bonne  hygiène  qui 
permette  à  nos  organes  de  conserver  vis-à-vis.  des 
microbes  le  pouvoir  de  résistance  que  leur  feraient  perdre 
le  surmenage,  les  excès,  les  intempéries  atmosphériques, 
l’insalubrité  du  logement  et  surtout  l’alcoolisation. 

Les  progrès  de  la  peste.  —  L’inquiétude  se  fait  sentir 
à  Saint- Pétcr.sbourg  car  la  peste  e.st  .signalée  chez  les 
Kirghiz  d’Astrakan  et  à  la  frontière  Russo-chinoise. 

La  peste  a  été  en  question  au  conseil  municipal  de  Tar- 
nof  (Pologne).  Il  y  a  dans  cette  ville  de  grandes  fabriques 
qui  travaillent  des  cheveux  chinois.  Des  mesures  prophy¬ 
lactiques  vont  être  prises  pour  éviter  l’importation  de  la 
peste  par  les  cheveux  chinois. 

Assistance  médicale.  —  Sont  autorisés  à  passer  dans  les 
arrondissements  ci-après  désignés,  les  médecins  de  l’As¬ 
sistance  médicale  dont  les  noms  suivent  ;  savoir  :  Au 
V“  arrondissement  (traitement  à  domicile),  M.  Kriedel;  au 
X»  (traitement  à  domicile),  M.  Lafond;  au  X»  (consulta¬ 
tions),  M.  Lavie  ;  au  XII'  (consultations),  M.  Jacobsohn; 
au  XIII»  (consultations),  M.  Carcl  ;  au  XIV»  (consulta¬ 
tions),  M.  Oguse;  au  XVIII»  (consultations),  M.  Boehory. 

Les  épidémies.  —  A  Marseille,  épidémie  de  rougeole 
et  de  .scarlatine  dans  le  milieu  militaire. 

A  Agen,  épidémie  d’oreillons  et  de  grippe  infectieuse. 

A  Poitiers,  épidémie  de  grippe,  rougeole,  scarlatine  dans 
le  milieu  militaire. 

A  Staple,  près  Hazebrouck,  épidémie  de  grippe. 

L’hygiène  et  l’alimentation  populaire.  — Le  D»  Marcel 
Labbé,  profe.sseur  agrégé  à  la  Faculté  de  Médecine,  a  fait 
récemment  à  la  Société  «  Foi  et  Vie  »  une  conférence  sur 
y  Hygiène-  de  l'alimentation  populaire.  Kn  s’appuyant 
sur  l’enquête  faite  par  lui,  avec  le  professeur  Landouzy 
et  M.  Henri  Labbé,  l’orateur  s’est  efforcé  de  démontrer 
que  l’alimentation  populaire  est,  ou  insuflSsante,  ou 
excessive,  et  jamais  proportionnée  aux  besoins. 

Société  des  chirurgiens  de  Paris.  —  Bureau  de  191 1.  .— 
Président  :  M.  PfîRAlRK  ;  vice-président  :  M.  Vkrchêre 
secrétaire  général  :  M.  OzKNNK  ;  secrétaires  des  séances  r 
MM.  Delaitnay  (V.)  et  Rigowa>t-Simonnot  ;  trésorier  : 
M.  Delbet  (Paul)  ;  archiviste  :  M.  Monnier. 


-  XXIV  - 


LIVRES  REÇUS  AU  BUREAU  DE  PARIS  MÉDICAL 


Effluvation  bi-polaire  de  haute 
fréquence  et  de  haute  tension 
et  tuberculose  locale,  par  le 
Dr  TiiiewÉ,  in-8,  br,,  Lille  1910 
Librairie  C.  Rohbc. 

Effluvation  bi-polaire  de  haute 
fréquence  et  de  haute  tension 
et  tuberculose  pulmonaire  à 
différentes  périodes,  par  le 
Dr  ThieiaÉ,  I  vol.  in-8,  br.,  Lille 

1910.  Librairie  C.  liobbc. 

Conférences  d'hygiène  pratique 
et  d’hygiène  scolaire,  par  le 
Dr  R.  Hyvert.  Préface  du  Dr  A. 
Mathieu.  Nouvelle  édition.  Pari.s, 

1911,  I  vol.  in-i2  de  415  page.s, 
br.  (ri.  Maloine,  à  Pari.s). 

L'anatomie  du  faisceau  de  His, 
par  le  Dr  Carlos  LEPoutre.  Lille 
1911,  ;n-i2.  Imprimerie  H.  Mord, 


Tossiemia  intestinale  pseudo- 
tifoïde  contributo  allô  studio 
délia  cosi  detta  febbre  da 
auto-intossicazione  intesti¬ 
nale,  par  le  Dr  Careo  Marteijj. 
Assistant  ordinaire  à  l’Institut 
d’ Anatomie  et  de  Pathologie  de 
l’Université  de  Naples.  Naples 
1911,  I  vol.  in-8  de  247  pages. 
13  figures.  Prix  5  francs.  (Luigi 
Piero,  à  Naples).  ' 

Quelques  idées  en  thérapeu¬ 
tique,  par  le  Dr  J. -P.  Widmann. 
I  volume  in-i8  jésus,  de  200  pages, 
avec  figures  dans  le  texte.  I  fr.  50 
{Doin  et  fils,  à  Paris). 

Some  of  the  Former  Medical 
Giants  of  France.  By  Francis 
Dowijng,  M.  U.  Cincinnati, 
In-8,  br.  (Reprinted  from  the 
Lancet  Clinic,  24  décembre,  1910). 


La  chimiothérapie  expérimen¬ 
tale  des.  spirilloses  Syphilis, 
fièvre  récurrente,  spirillose 
des  poules,  framboesia,  par 
P.  Eiireich  et  S.  Hata  avec  la 
collaboration  de  MM.  H.  S. 
Niciioes,  J.  IVERSEN,  Bi'TTER  et 
Dreyer.  Édition  française,  par 
R.  ÉMERY,  ancien  chef  de  cli¬ 
nique  des  maladies  syphilitiques  à 
la  Faculté  de  médecine  de  Paris, 
médecin  de  Saint-Lazare.  Paris, 
1911,1  vol.  in-8  de  172  pages  avec 
5  planches  hors  texte.  (A.Maloine, 
à  Paris). 

Contribution  à  l’étude  de  l’alié¬ 
nation  mentale  dans  l’armée 
suisse  et  dans  les  armées 
étrangères.  Etude  clinique,  sta¬ 
tistique,  et  de  prophylaxie,  par  le 
Dr  F.  Navieeë.  Genève,  1910, 
i  vol.  in-8,  br.  (Librairie  Küniig, 


L’INTERMEDIAIRE  MEDICAL 

Docteur  CLOITRE  et  PATIN.  —  Téléphone  830-43  —  7,  Place  St-Michel,  Paris. 

Ceaaion  do  CUet-iblea  Mêdîcalea.  Cabinets  Dentaires,  Maisons  de  Santé,  eto.  ~  Bemplaoemeats  gratuits 

Traité  de  Pathologie  exotique 

Clinique  et  Thérapeutique 
Publie  en  fascicules  sous  la  direction  de  MM. 

Ch.  GRALL  et  CLARAC 


2 .  Parapalttdisme  et  Fièvres  des  pays  chauds. 

(380  pages,  30  figures) . 

3.  Fièvre  jaune,  Peste,  Choléra. 

4 .  Maladies  exotiques  de  l’Appareil  digestif. 


fascicules  grand  ln-8  de  35o  à  5oo  pages  avec  figures. 

40  figures)  ... .  12  »  5.  Maladies  parasitaires  exotiques, 

des  pays  chauds.  ^  q  Intoxications  et  Maladies  générales  a 

éra.  .  7-  Maladies  de  la  peau  exotiques. 

ppareil  digestif.  8,  Maladies  chirurgicales  aux  colonies. 


-  XXV  - 


LA  VIE  MEDICALE 


Faculté  de  médecine  de  Paris.  — 
31.  Demelin,  accoucheur  des  hôpi¬ 
taux,  est  délégué,  du  i"  mars  au 
31  octobre  1911,  dans  les  fonctions 
de  chargé  de  cours  de  clinique 

Facultés  de  médecine.  —  Ai.ohr. 

—  Un  congé  de  trois  mois,  à  partir 
du  I"'  décembre  1910,  est  accordé, 
pour  raisons  de  sauté,  à  M.  Weber, 
professeur  d’anatomie. 

—  3Ionti>ei,i,ier.  —  Un  congé  du 
i"  janvier  au  30  décembre  1911  est 
accordé,  et  pour  raisons  de  santé,  à 
31.  Rodet,  professeur  de  microbio¬ 
logie. 

IjEtE.  —  Concours  pour  un  emploi 
de  Prosecteur  d’ Anatomie.  —  Un  Con¬ 
cours  pour  l'emploi  de  l’rosecteur 
d’ Anatomie  s’ouvrira  le  Imidi  20 
mars  191 1,  à  neuf  heures  dit  matin, 
à  la  Faculté  de  médecine  de  Lille. 

La  durée  des  fonctions  de  Pro¬ 
secteur  est  fixée  à  trois  ans.  Une 
prorogation  d’un  an,  dans  ces  fonc¬ 
tions,  peut  être  accordée  sur  la  pro¬ 
position  du  l’rofesseur  d’Anatomie. 

Le  traitement  attaché  à  cet  em¬ 
ploi  est  de  1.200  francs  par  au. 

Les  candidats  à  ces  fonctions 
devront  se  faire  inscrire  au  Secréta¬ 
riat  de  la  Faculté,  avant  le  10  mars 
1911. 

Écoles  de  médecine.  —  Angers. 

—  M.  Tesson,  suppléant  des  chaires 
de  pathologie  et  de  clinique  chi¬ 
rurgicales,  est  chargé,  pendant 
l’année  scolaire  1910-19U  (durée  du 
congé  accordé  à  31.  3Ionprofit, 
député),  d’un  cours  de  clinique 
chirurgicale. 

Asiles  publics  d’aliénés  de  la 
Seine.  — -  Le  lundi  20  mars  1911,  à 
deux  heures  précises,  il  sera  ouvert  à 
l’a.sile  clinique,  rue  Cabanis,  n"  i,  à 
Paris,  un  concours  pour  la  nomina¬ 
tion  aux  places  d’interne  titulaire 
en  médecine  dans  les  asiles  publics 
d’aliénés  du  département  de  la  Seine 
(asile  clinique,  asiles  de  Vaueluse, 
Ville-Evrard,  Villejuif,  Maison- 
Blanche,  3Ioisselles  et  l’infirmerie 
.spéciale  des  aliénés  à  la  préfecture 
de  police. 

Les  candidats  devront  se  faire 
inscrire  à  la  préfecture  de  la  Seine, 
service  des  aliénés,  annexe  de  l’hôtel 
de  ville,  2,  rue  Lobau,  tous  les  jours, 
dimanches  et  fêtes  excepté.s,  de  dix 
heures  à  midi  et  de  deux  à  cinq  heu- 
hes,  du  lundi  20  février  au  samedi 
4  mars  19  ii  inclusivement. 

Il  pourra  être  nommé  des  internes 
provisoires  en  nombre  égal  au  nom¬ 
bre  des  internes  titulaires. 

Les  internes  nommés  dans  l’ordre 
de  classement  établi  par  le  jury  d’exa¬ 
men  entreront  en  fonction  le  i"  mai 
qui  suivra  l’ouverture  du  .mneours. 

L’interne  provisoire  reçoit  le  trai¬ 
tement  et  les  avantages  en  nature 
d’un  interne  titulaire  de  première 
ann^  chaque  fois  qu'il  est  appelé 
à  faire  un  remplacement. 

Les  internes  reçoivent,  en  outre, 


une  indemnité  de  déplacement  de 
300  francs  pour  Villejuif  et  de  400 
francs  pour  les  asiles  de  Vaucluse, 
Ville-Evrard,  3Iaison- Blanche  et 
3Ioisselles. 

Les  internes  appelés  à  rester  en 
fonctions  après  leurs  trois  années 
d’internat  reçoivent  un  traitement 
de  1400  francs  pendant  la  quatrième 
année  et  1600  francs  pendant  la 
cinquième. 

Asiles  d’aliénés  de  la  Seine.  —  Sont 
nommés  Internes  en  Pharmacie, 
3131.  Barreau,  Tachoii  et  Bouchercau. 

Asile  du  Vésinet.  —  Concours 
pour  l'internat  de  l'asile  national 
des  convalescentes.  —  Il  sera  ouvert 
le  lundi  6  mars  1911,  au  ministère 
de  l’Intérieur,  Salle  Tclmon,  un 
concours  pour  l’internat  de  l’Asile 
National  des  Convalescentes. 

Ce  Concours  est  ouvert  seulement 
aux  Etudiantes  en  3Iédecine. 

On  trouvera  au  Secrétariat  de 
l’Asile  et  chez  le  Concierge  de  la 
Faculté  de  3Iédecine,  des  exem¬ 
plaires  de  l’arrêté  ministériel,  qui 
fixe  les  conditions  d’admissibilité 
et  le  programme  du  Concours. 

Le  Dr  Brequet  la  combattre  la 
peste.  —  Le  Dr  Broquet,  de  l’Ins¬ 
titut  Pasteur  de  Paris,  partira  pour 
la  3Iandchourie  avec  la  charge 
d’apporter  il  nos  consulats  d’Ex¬ 
trême-Orient  des  ampoules  du 
sérum  d’Haffkine  destiné  à  prémunir 
nos  soldats  et  nos  nationaux  contre 
le  terrible  fléau,  et  d’entreprendre 
des  recherches  et  des  études  sur 
place.  Le  D"'  Broquet  gagnera  Pékin 
et  Tien-Tsin  par  le  Transsibérien  ; 
il  est  accompagné  du  sergent  d’infan¬ 
terie  coloniale  Chardoimet. 

Union  des  syndicats.  —  Avis  aux 
confrères.  —  «  Le  Syndicat  médical 
«  de  Cambrai  et  de  la  région  de 
«  Cambrai  engage  tout  confrère  qui 
«  serait  sollicite  de  s’installer  à 
«  QUIEVY  (NORD)  de  se  rensei- 
«  gner  d’abord  auprès  du  Président 
«  du  Syndicat,  le  D'  B03IBART, 
«  à  SOLRS3IES  (NORD.)  » 

Concours  d’internat  en  pharmacie. 
—  Un  concours  pour  la  nomina¬ 
tion  aux  places  d’élève  interne  en 
pharmacie  vacantes  au  i'»'  juillet 
1911  dans  les  hôpitaux  et  hospices 
civils  de  Paris  sera  ouvert  le  mer¬ 
credi  22  mars  1911,  à  dix  heures  du 
matin,  dans  l’amphithéâtre  de  la 
pharmacie  centrale  des  hôpitaux  et 
hospices,  47,  quai  de  la  Tournelle. 

Les  élèves  qui  désireront  prendre 
part  à  ce  concours  sont  admis  à  .se 
faire  inscrire  à  l’administratiofi  cen¬ 
trale,  3,  avenue  Victoria  (service  du 
personnel),  tous  les  jours,  les  diman¬ 
ches  et  têtes  exceptés,  de  dix  heures 
à  trois  heures,  jusqu’au  mardi  28 
février  inclusivement. 

Société  de  l’internat.  --  La 
Société  de  l’inteniat  a  constitué 
ainsi  son  bureau  pour  1911  : 

Président:  M.  Monprofit  (d’An¬ 
gers)  ;  vice-président  ;  M.  Coudray  ; 
secrétaire  général  :  M.  Jayle  ;  tré- 


rier  :  31.  Hallion  ;  archiviste  :  M.  Le 
Fur  ;  secrétaires  des  séances  : 
MM.  Agasse-Lafont  et  Clément 
Simon. 

Hôpital  de  Roubaix.  —  31.  Paul 
Butruille  est  nommé  chirurgien- 
adjoint  de  l’hôpital  de  la  Fraternité. 

Fondation  Pierre  Budin.  —  Une 
conférence  sera  faite  le  jeudi 
25  février  à  5  heures,  parle  D'  JEAN- 
NIN,  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine, 
accoucheur  des  hôpitaux,  sur  : 

Sujets  et  Préjugés  concernant 
l'allaitement. 

Incendie  dans  uns  Faculté  de 
Alédecine.  —  Le  10  février,  un  incen¬ 
die  dont  la  violence  devint  rapide¬ 
ment  inquiétante,  a  pris  naissance 
dans  les  greniers  de  la  Faculté  de 
médecine  de  l’Université  de  Lille. 

Le  sinistre  est  dû  à  une  imperfec¬ 
tion  de  construction  de  calorifère. 
Les  dégâts  dépassent  20.000  francs. 

État  civil.  —  Iæ  D'’  Auvergniot 
a  été  nommé  médecin  de  l’État 
civil  du  I  S”  arrondissement  de  Pa¬ 
ris,  en  remplacement  du  D>'  De- 

VII, LEZ. 

Mariages.  —  31.  Louis  Chérou, 
externe  des  Hôpitaux  et  31"»  Ge¬ 
neviève  Delpy.  —  D»  Jean  Rien 
et  31"»  3Iarguerite  I.achaise.  — 
D'  Paul  Bonnefoy  (de  Nice)  avec 
31"“  Fanny  Thouret.  —  31.  Pierre 
Gouin  et  3I‘'«  Andrée  Féraud,  fille 
du  docteur.  —  31.  le  D’’  André  Lévy- 
Frankel  et  3111e  Hélène  Bader.  — 
31.  le  D''  Prosper-Éniile  Weil,  méde¬ 
cin  des  hôpitaux  de  Paris  et 
Mlle  Juliette  Schloss.  —  31.  le  D' 
Émile  Jouet,  chef  de  clinique  à  l’Ins¬ 
titut  national  des  sourds-muets  et 
3111e  Suzanne  Reiievier.  —  D»  Émile 
Abel,  médecin  aide-major  de  i  >'»  classe 
et  AI"»  Aune  Simon,  fille  du  D'  Paul 
Simon,  professeur  agrégé  à  la  Faculté 
de  médecine  de  Nancy.  —  Lundi 
a  eu  lieu  le  mariage  de  31.  Jean 
Routier,  fils  du  chirurgien,  que  nous 
avons  annoncé  précédemment. 

Nécrologie.  —  3Ime  Bricout, 
femme  du  médecin.  —  D“  Junion, 
père  de  31.  Henri  J  limon,  interne 
des  hôpitaux  de  Paris.  ■ —  D"^  G. 
Pouliot  (de  Poitiers)  père  du  D' 
Léon  Pouliot.  —  3Iadanie  Leroux, 
mère  du  Dr  Leroux.  —  31.  Frey.s- 
singe,  pharmacien  à  Paris.  — 
31.  Gustave  Roux,  père  du  D»  Jean- 
Charles  Roux.  Nos  bien  douloureu¬ 
ses  sympathies  à  notre  aimable 
collaborateur  et  ami.  -  D»  Charles 
Alorchouse,  décédé  à  New- York  à 
89  ans,  inventeur  de  la  vaseline.  — ■ 
I)  '  3Iarco  Avillaneda,  ancien  ministre 
des  finances  et  pré.sident  du  Sénat 
du  Brésil,  décédé  à  Buenos-Aires.  — 
D'  Cazaubon,  conseiller  d’arrondis¬ 
sement  de  3Ioreeux.  —  D'  Cornet 
(de  Châlons-sur-3Iarne) . —  D  '  Eugène 
Legendre,  ancien  prosecteur  à  la 
Faculté  de  médecine  de  Paris,  figé  de 
88  ans.  —  D'  Vmi  Cauwenberghe, 
président  de  l’Académie  de  médecine 
de  Belgique, 


336  — 


-  XXVI  — 


SOMMAIRE  du  N»  10,  consacré  à  la  PHYSIOTHÉRAPIE 


E.  Albert-Weil . . . —  La  physiothérapie  en  191 1 . 

BÊCLkRE .  —  Le  traitement  du  cancer  par  la  radiothérapie . 

Louis  Wickham  et  P.  Deurvis.  —  Le  radium  dans  le  traitement  du  cancer . 

H.  Guilleminot . —  Traitement  des  fibromes  utérins  par  la  radiothérapie . 

Th.  Nogier .  —  Les  rayons  ultra-violets.  Leur  application  à  la  thérapeutique  et  à  l’hygiène. 

Durey . —  L’exercice  physique  journalier . 

Libres  propos .  —  La  création  d’un  institut  d’hydrologie,  par  le  D*'  Carnot . 

Technique  physiothérapique.  —  Les  mesures  en  électro  et  radiothérapie,  par  le  D''  Albert-Weil . 

—  —  —  L’appareillage  électrique  du  praticien,  par  le  Df  Albert-Weil . 

Variétés.  —  L’éle;trolhérapie  au  xviii»  siècle,  par  le  D"'  ti.  Albert-Weil . 

Diagnostic  artistique.  —  La  femme  malade,  par  Kaspar  Netscher . 

L’Intermédiaire  des  Médecins.  —  Réponse.  Accidents  dus  aux  lampes  à  vapeur  de  mercure . 

Art  et  Médecine.  —  Le  bain  de  vapeur  ou  le  mari  giité.  —  La  régénération  de  l’Homme  par  la  gymnastique. 

Diététique  et  cure  hydrothérapique.  —  Cure  Schrott . 

La  Médecine  au  Palais.  —  Le  massage  dans  les  accidents  du  travail.  —  Massage  et  exercice  illégal . 

Chronique  des  livres.  —  La  gymnastique  scientifique,  par  le  D''  de  Cha.mptas5in.  —  Traitement  de  l’enté¬ 
rite  muco-membraneuse,  par  le  professeur  Combe.  —  Le  rachitisme  et  sa  pathqgénie,  par  A.-B.  Marfan.  . . 

Nouvelles . . . 

La  vie  médicale . 

Cours  et  Conférences.  ~  Actes  de  la  Faculté . 

Thérapeutique  pratique.  —  La  douche  sous-marine,  par  le  D'  Baup.  XXVII  —  Traitement  des  radiodermites 
râdiumdermites  par  l’ulcérine  Berger . ' . 


SOMMAIRE  du  N»  11 


Pierre  Gagey .  —  Rééducation  de  la  respiration  et  de  l’attitude  droite  chez  un  asthmatique .  aSy 

Actualités  médicale.s.  —  Effets  thérapeutiques  du  bain  d’oxygène.  —  Séro-diagnostic  de  la  coqueluche  avérée 

et  fruste .  260 

Sociétés  savantes .  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  —  Académie  des  sciences.  — 

Académie  de  médecine.  —  Société  de  chirurgie.  —  Société  anatomique.  —  Société 

de  thérapeutique.  —  Société  de  pédiatrie .  261 

Libres  propos  :  L’exercice  illégal  en  physiothérapie,  par  le  D"  Albert  Weil .  III 

Chronique  scientifique  ;  Les  progrès  do  l’automobile,  par  le  D'  Chassainü  de  Borredon .  V  et  VII 

Curiosités . . .  Vil 

La  médecine  au  théâtre  :  L’orchestre  medical . .  IX 

Nécrologie  :  D'  Relsch,  par  le  Ü'  Dopier .  XI 

Plaquette  médicale  :  Médaille  du  Pf  Hanot .  XllI 

Silhouettes  médicales  :  Le  médecin  de  quartier,  par  le  Dr  Pierre  Maurei . t .  XIII 

Art  et  médecine  :  Le  zouave  Jacob .  XVll 

Diététique.  —  Cure  de  Weir  Mitchell .  XIX 

Formules  thérapeutiques  :  La  grippe  chez  les  enfants.  —  Les  métrorrag.es .  XIX 

La  médecine  au  palais .  XXI 

Chronique  des  livres  :la\\resk\iTse  fur  ilrtzliche  Eortbildung  in  zwôlf  Monatsheften.  —  Précis  de  thérapeutique 


Nouvelles .  . 

La  vie  médicale . 

Cours.  —  Actes  de  la  Faculté  de  Paris . 

Thérapeutique  pratique  :  Zomothérapie  pratique.. 

Variétés . 

Hygiène  scolaire . 


BON  GRATUIT  pour  un  flacon  de 

RADIODE 

Pharmacie  BUROT,  à  Nantes  (Loire-Inférieure) 


-  MÉDICATION  - 

ANTIBACILLAIRE  PAR  L’  §\Æm\J  I  T  l- 

(en  ampoules  et  pilules  gluttnisées) 

lipoïdes  spléniques  et  biliaires 
CHOLESTÉRIN E,  GOMENOL  et  CAMPHRE 


-  XXVII  — 


Faculté  de  médecine  de  Paris.  — 

Travaux  pratiques  du  semestre  d’étè. 
—  Les  travaux  pratiques  réglemen¬ 
taires  du  seme.strc  d’eté  s’ouvriront 

Histologie,  Chimie  biologique.  Phy¬ 
siologie,  Physique.  aL-  aimée  :  His¬ 
tologie,  Physiologie,  Physique.  3'-' 
année  :  Médecine  opératoire.  Chimie 
pathologique.  Manœuvres  obstétri- 

Seront  convoc|ués  pour  ces  tra¬ 
vaux  :  i"  Les  éleves  eu  cours  régu¬ 
lier  d'études,  ayant  pris  l’inscrip¬ 
tion  de  janvier  iqii  (2i‘,  6^  ou 

loi')  ;  2»  les  élèves  en  cours  irré¬ 
gulier  d’études,  autorisés  par  M.  le 
Doyen,  sur  leur  demaiKle  écrite. 
Cette  demande  devra  être  déposée 
au  Secrétariat  de  la  Faculté  du  P'r 
au  15  février  1911,  dernier  délai. 

JIM.  les  Élèves  en  cours  régulier 
d’études,  c^ui  auront  pris  l’inscrip¬ 
tion  du  trimestre  de  janvier  1911 
(2'’,  V  ou  10'')  après  clôture  du 
registre,  ne  seront  appelés  à 
participer  aux  travaux  pratiques 
réglementaires  que  sur  leur  demande 
écrite  à  M.  le  Doyen,  après  auto¬ 
risation  de  la  Commission  scolaire. 

Én  ce  qui  concerne  l’admission 
aux  travaux  pratiques  de  Médecine 
opératoire,  MM.  les  Élèves  de  3" 
année  sont  invités  à  consulter  l’afii- 
clie  spéciale. 


COURS 

Cours  de  la  Semaine. 

Du  18  au  25  Février. 

Clinique  médicale  de  l’Hôtel-Dieu. 

—  Professeur  Gilbert.  —  Samedis 
18  et  25  février  à  10  h.  1/2.  Leçon 
clinique  sur  quelques  cas  de  gangrène 
symétrique  des  extrémités.  —  I<es 
mercredis  à  10  li.  1/2,  présentation 
de  malades.  Rédaction  et  correction 
d’ordonnances. 

Faculté  de  médecine.  —  Institut 
médico-légal.  —  M.  I.AIGNEI.-LAVAS- 
’riNE,  professeur  agrégé.  Cours  de 
Psychiatrie  médico-légale  à  l’aniplii- 
tliéâtre  de  l’asile  Sainte- Anne. 

23  février.  Les  réactions  antiso¬ 
ciales  des  intoxiqués  :  confus,  déli¬ 
rants,  toxicomanes. 

27  février.  Les  réactions  antiso¬ 
ciales  des  paralytiques  généraux. 

Clinique  d’accouchements  Tarnier. 

—  Professeur,  M.  Paul  Par. 

Cours  sur  l’Alijientation  du 

NouvEAU-NE.  — Samedi  iS  et  lundi 
20  février.  —  M.  TERRIEN.  —  Des 
régimes  dans  les  dyspepsies  et  les 
gastro-entérites  de  la  naissance  au 
sevrage. 

Cours  de  Pratique  obsïEtri- 
cai.e.  —  Samedi  18  février.  —  A 
3  heures,  exercices  pratiques  de 
version  ;  M.  LEQUEUx,  a  5  heu¬ 
res,  la  version  par  manœuvres  inter¬ 
nes  (difficultés  de  l’extraction). 


Lundi  20  février.  —  2V  3  heures 
exercices  pratiques  de  version  par 
manœuvres  internes  (révision)  ;  — 
M.  LEmELAND,  à  5  heures,  l’embryo¬ 
tomie  céphalique  (basiotripsie). 

Mardi  21  février.  —  A  3  heures, 
exercices  pratiques  d’embryotomie  ; 
—  M.  Le.mELAND,  à  3  heures,  l’em¬ 
bryotomie  céphalique. 

Mercredi  22  février.  —  A  3  heures, 
exercices  pratiques  d’embryotomie; 

-  M.  DevraignE,  à  5  heures,  em¬ 
bryotomie  rachidienne. 

IJ’’  Congrès  international  pour 
l'amélioration  du  sort  des  aveugles, 
sous  le  haut  patronage  de  S.  A.  Le 
Khédive.  LeCaire, 20-25  février  191 1. 

Il  a  été  décidé  de  frapper  une  mé¬ 
daille  commémorative  portant  à 
l’avers  l’efligic  de  vS.  A.  le  Khédive 
et  à  son  revers  une  vue  de  la  mos¬ 
quée  de  Mohamed-Aly. 

Pour  communications  et  rensei¬ 
gnements  s’adresser  à  S.  lî.  le 
Dr  Kloui  pacha,  secrétaire  général, 
2,  rue  Zervudachi,  Le  Caire. 

pr  Congrès  dominicain  de  méde¬ 
cine  et  de  chirurgie.  —  L’ouverture 
de  ce  congrès  aura  lieu  le  27  février 
prochain,  dans  la  ville  de  Saint- 
Picrre-de-Macorès. 

Ce  congrès  a  pour  président 
M.  Fiallo  Cabrai  et  pour  secrétaire 
général  M.  Manuel  A.  Pérez. 


ACTES  DE  LA  FACULTÉ  DE  MÉDECINE  DE  PARIS 


EXAMENS  DE  DOCTORAT 

^  Lundi  20  Février.  —  Médecine  opératoire  (ir“  série). 
École  pratique  ;  MM.  Segond,  Retterer,  Pierre  Duval. 

■ —  (2“  série),  MM.  Hartmann,  Ombrédanne,  Grégoire.  — • 
3“  Oral  (Première  partie)  (ir»  série)  :  MM.  Kirmisson, 
Macaigne,  Couvelaire.  —  ÿ'  Oral  (Première  partie)  (2"  sé¬ 
rie)  :  MM.  Reclus,  Branca,  Guéniot.  —  3“  Oral  (Première 
partie)  (3“  série)  :  MM.Delbet,Mulon,  Lequeux.  —  M.Zim- 
mem,  suppléant.  —  5“  (Deuxième  partie)  (i’’”  série), 
Hôtel-Dieu  ;  MM.  Dejèrine,  Marcel  Labbé,  Sicard.  — 

S’’  (Deuxième  partie)  (2"  série),  Hôtel-Dieu  :  MM.  Gaucher, 
2Vndré  Jousset,  Lœper.  —  M.  Guillain,  suppléant. 

Mardi  21  Février.  ■ —  Médecine  opératoire  (ir”  série). 
École  pratique  :  MM.  Quenu,  Auvray,  Rouvière.  — 
(2»  .série)  MM.  Thiéry,  Lenormant,  Okinczyc.  —  3"  Oral 
(2'  partie)  MM.  Chauffard,  Bruuipt,  Gougerot.  —  M.  ^Viidré 
Broca.  suppléant.  —  5>-’  Chirurgie  (Première  partie) 
(po  sérié),  Laënnec.  MSI.  Pozzi,  Terrien,  Chevassu.  — 
5^'  Chirurgie  (Première  partie)  (2»  série),  Lnômcc  :  SIM.  de 
Lapersonne,  Lecène,  Anselme  Schwartz.  —  M.  Roussy, 
suppléant.  —  5>' Chirurgie  (Deuxième  partie)  (P®  .série), 
Hôtel-Dieu  :  MSI.  Hutinel,  Castaigne,  Nobecourt.  — 
5"  Chirurgie  (Deuxième  partie)  (2"  série),  Hôtel-Dieu  : 
SISI.  Gilbert,  Carnot,  Claude.  — ■  M.  Rathery,  suppléant. 

^  Mercredi  22  Février.  —  SIédecine  opératoire  (P"  sériel, 
lîcole  pratique  :  SISI.  Lejars,  Proust,  Branca.  —  (2"  sé¬ 
rie),  SIM.  Legueu,  Pierre  Duval,  Grégoire. —  3“  (Deuxième 
partiel,  Laboratoire  des  travaux  pratiimcs  d’anatomie 
pathologique  :  SISI.  Blanchard,  Pierre  Marie,  Desgrez. 

—  3“  Oral  (Première  partie)  (P“  série)  :  SISI.  Segond, 
Slacai^ne,  Couvelaire.  —  3»  Oral  (Première  partie) 
(2»  séné)  :  SISI.  Hartmann,  Muloii,  Gueuiot.  —  3’’  Oral 
(Première  partie)  (3“  série)  :  SISI.  Retterer,  Ombrédanne, 
Lequeux.  —  SI.  Sicard,  suppléant. 

Jeudi  23  Février.  —  SIédecine  opératoire  (P'  série). 
École  pratique  ;  SISI.  Pozzi,  Lecène,  Rouvière.  —  (2<' sé¬ 
rie),  SIM.  de  Lapersonne,  Thiéry,  Anselme  Schwartz. 

—  3“  (Deuxième  partie).  Laboratoire  des  travaux  prati¬ 

ques  d’anatomie  pathologique  :  SISI.  Pierre  Slarie,  Slail- 
lard,  Brumpt.  — r  4®  (p«  série)  :  SISI.  Pouchet,  Thoinot, 
Chassevant.  —  4''  (20  série)  :  SISI.  Chantemesse,  Gilb. 
Ballet,  Richaud.  —  M.  André  Broca,  suppléant.  ♦ 

_  Vendredi  24  Février.  —  SIédecine  opératoire  (P®  sé¬ 
né),  Ecole  pratique  ;  SISI.  Reclus,  Retterer,  Proust.  — 


(2“  série),  SISI.  Hartmann,  Slauclairc,  Grégoire.  —  z"  ; 
SISI.  Gautier.  Branca,  Jean  Camus.  —  3“  Oral  (Première 
partiel  :  SlSl.  Kirmisson,  SIulou,Leeiueux.  — SI.  Zimmeni, 
suppléant.  —  s»  Chirurgie  (Première  partie)  (P”  série), 
Necker  :  SISI.  Segond,  Lejars,  Ombrédanne.  —  5“  Chi¬ 
rurgie  (Première  partie)  (2“  série),  Necker  :  SISI.  ïlelbet, 
Legueu,  Pierre  Duval.  -  SI.  Slarcel  Labbé,  suppléant.  — 
5'’,  Obstétrique  (Première  partie).  Clinique  Baudelocque.  : 
Sim.  Pinard,  Couvelaire,  Guéniot.  —  SI.  Tiffeneau,  sup- 

Samedi  25  Février.  - —  SIédecine  opératoire  (i'*'  série). 
École  pratique  :  SISI.  de  Lapersonne,  Lecène,  Rou¬ 
vière.  —  (a"-’  série),  SISI.  Qiiéiiu,  Chevassu,  Anselme 
Schwartz.  —  3»  Oral  (Deuxième  partie)  :  SISI.  Chauffard, 
Brumpt,  Gougerot.  • —  4“  :  SISI.  Chantemesse,  Carnot, 
Baltazard.  —  SI.  André  Broca,  suppléant.  —  5“  (Deuxième 
partie)  (P"  série),  Ileaufon  :  SISI.  Hutinel,  SVidal,  Nobé- 
court.  —  5"  (Deuxième  partie)  (2<=  série),  Ileaufon  : 
SISI.  Alb.  Robin,  Claude,  Castaigne.  —  5'  Obstétrique 
(Première  Partie),  Ileaufon-.  SISI.  Ribemoiit- Dessaignes, 
Ilrindeau,  Jeannin.  —  SI.  Roussy,  suppléant. 


THÈSES  DE  DOCTORAT 

Mercredi  22  février,  à  i  heure.  ■ —  SI.  SIEdeviELLE  : 
Ruptures  spontanées  dans  le  péritoine  des  kystes  gélati¬ 
neux  de  l’ovaire  ;  SISI.  Reclus,  Roger,  Nicolas,  Slarcel 
I/abbé.  —  SI""’  JERMDLENKO  :  Plaies  par  armes  à  feu  des 
voies  aériennes  cervicales  ;  SISI.  Reclus,  Roger,  Nicolas, 
Slarcel  Labbé.  —  SI"'  Katz  :  Contribution  a  l’étude  des 
lésions  traumatiques  des  ménisques  articulaires  du  genou. 
(Symptômes,  anatomie,  pathologie  et  traitement)  ;  MSI. 
Reclus,  Roger,  Nicolas,  Slarcel  Labbé.  —  SI.  Smolizan.ski 
L'albumine  dans  les  crachats  des  tuberculeux.  Sa  valeur 
diagnostique  et  pronostique  ;  SISI.  Roger,  Reclus,  Nicolas, 
Slarcel  Labbé.  - —  SI.  I/AURIAT  :  Le  signe  des  spinaux 
dans  la  pleurésie  ;  SISI.  Nicolas,  Reclus,  Roger,  Slarce 
Labbé. 

Jeudi  23  Février,  1  heure.  —  SI""  Bombach  :  Traite¬ 
ment  des  complications  articulaires  de  la  blennorragie 
par  l'air  chaud  ;  SISI.  Gilbert.  Achard,  Carnot,  Castaigne, 
—  SI.  Foix  :  Activité  leucocytaire  et  pouvoir  leuco-acti- 
vant  des  tumeurs  ;  SISI.  Achard,  Glltert,  Carnot,  Cas¬ 
taigne. 


-  337  — 


-  xxviii  - 


THERAPEUTIQUE  PRATIQUE 


TRAITEMENT  DE  L’INSOMNIE 

Avaut  toute  intervention  médicamenteuse,  il  faut 
évidemment  dans  toute  insomnie  employer  les  moyens 
qui  sont  du  ressort  exclusif  de  ï hygiène. 

A.  C’est  ainsi  que,  lorsque  rinsomnie  relève  d'une 
intoxication  chronique  (tabac,  alcool,  thé  ou  café),  la 
suppression  de  l’agent  causal  peut  rapidement  faire 
disparaître  Tiusomnie. 

II.  Ile  même,  l'insomnie  des  surmenés  disparaîtra  sou¬ 
vent  dès  que  le  corps  ou  l’esprit  auront  été  mis  au  repos 
par  une  vie  tranquille,  au  bon  air  ou,  au  contraire,  par 
des  distractions  ou  des  voyages.  Ceci  est  fort  bien  quand 
ces  sujets  peuvent  quitter  leurs  occupations  et  leur 
milieu  habituel  pour  aller  «  se  mettre  au  vert  i>.  Mais, 
dans  la  vie  courante,  cette  condition  est  loin  d’être 
réalisable  et  le  problème  qui  se  pose  est  alors  le  suivant  : 
permettre  à  ces  sujets  de  continuer  leurs  occupations 
eu  leur  rendant  le  sommeil  réparateur. 

I*our  atteindre  ce  but,  il  faudra  faire  appel  à  deux 
moyens  ;  l’hygiène  et  les  médicaments. 

i"  h’ hygiène  tendra  d’abord  à  établir  pour  ces  suiets 
une  meilleure  organisation  du  travail.  On  devra,  par 
exemple,  imposer  dans  les  études  une  sage  répartition 
des  exercices  intellectuels  et  physiques  ;  à  certains  on 
conseillera  d’éviter  les  trop  longues  veilles  ;  ou  rendra 
meilleures  les  conditions  du  travail,  eu  particulier  eu  ce 
qui  a  trait  à  l’aératior. 

(Jn  veillera  à  ce  que  les  malades  ne  se  couchent  pas 
trop  tôt  après  le  repas,  alors  qu’ils  sont  en  pleine  diges¬ 
tion,  à  ce  que  la  chambre  à  coucher  ne  soit  pas  trop 
chauffée  et  qu’elle  soit  largement  aérée. 

On  conseillera  enfin  une  hydrothérapie  modérée,  des 
douches  froides  ou,  plutôt,  fraîches,  à  30“,  en  jet  ou  en 
pluie,  le  maillot  humide  appliqué  le  soir,  un  bain  tiède 
pris  à  la  fin  de  la  journée  ou  tard  dans  la  soirée  ; 

2'*  Quant  aux  médicaments,  leur  choix  devra  être  judi¬ 
cieux.  1,’opium,  sous  formé  de  morphine,  qui  est  sou¬ 
vent  l’hypnotique  de  choix  dans  les  insomnies  doulou¬ 
reuses,  est  ici  formellement  contre-indiqué.  I,c  chloral, 
lui  aussi,  s’adresse  aux  insomnies  douloureuses,  et  son 
emploi  n’est  pas  du  reste  sans  inconvénients. 

Aux  insomnies  courantes  ou  d’ordre  nerveux, 
s’adressent  surtout  le  sulfonal,  le  chloralose,  la  trional, 
le  véronal,  le  véronidia,  pour  ne  citer,  que  les  plus 
usités.  ■ 

Le  sidlonal  se  donne  en  cachets  à  lu  dose  de  2  ou 
3  grammes  les  premiers  jours,  puis  de  i  gramme  à  isfi  jo  ; 
médicament  excellent,  il  est  cependant  toxique,  et,  dans 
nombre  de  cas,  il  a  déterminé  les  accidents  digestifs,  car¬ 
diaques,  rénaux  et  nerveux,  qui  ont  même,  parfois, 
déterminé  la  mort  ;  ou  a  observé  également,  à  la  suite 
de  sou  usage,  une  destruction  sanguine  notable  et  des 
uccidents  .sérieux  de  sulfonalisme  chronique  ;  en  outre, 
il  y  a  à  l’égard  de  ce  médicament  des  idiosyncrasies 
imprévues  (G.  Lyon). 

Le  chloralose  de  même,  qu’on  ne  doit  donner,  qu’à  la 
dose  de  20  centigrammes,  a  donné  de  nombreux  acci¬ 
dents  et  il  est  d’un  uianiement  délicat. 

trional  se  prescrit  généralement  à  la  dose  de 
I  gramme  (Galliard),  en  cachets,  et  l'on  recommande 
aux  malades  d’absorber  en  même  temp.s  un  verre  d’ime* 
tisane  chaude  ou  de  lait  chaud  pour  hâter  la  dissolution 
et  l’absorption  du  médicament.  Ükrlich  a  signalé  des 
accidents  de  polynévrite  à  la  suite  de  l’emploi  prolongé 


du  trional,  il  peut  enfin  produire  l’hématoporphyrinurie 
(Schultze,  Goldman). 

Le  Vtronal  (diéthylmalonylurée)  est  l’hypnotique  de 
choix.  Sans  action  sur  le  cœur,  les  poumons,  les  reins, 
il  est  considéré  comme  absolument  inoffensif  aux  doses 
habituelles  (25  centigrammes  à  i  gramme),  et  il  faut 
attribuer  les  quelques  accidents  signalés  à  l’emploi  de 
trop  fortes  doses  (8  et  10  grammes)  ou  à  la  forme  phnr 
maeeutique  employée.  Ou  le  prescrira  de  préférence  sous 
la  forme  de  Véronidia,  solution  de  diéthylmalonylurée 
libre  et  pure  dans  un  véhicule  synergique  et  agréable  au 
goût,  solution  toujours  mieux  tolérée  que  le  cachet  et 
plus  active  que  les  combinaisons  alcalines.  Chaque 
cuillerée  à  soupe  de  Véronidia  représentant  25  centi¬ 
grammes  de  principe  actif,  il  sera  ordomié  de  une  à  trois 
cuillerées  par  vingt-quatre  heures.  Le  Véronidia  peut  être 
pris  soit  pur,  soit  dans  de  l’eau  ou  une  infusion,  et  l’on  a 
toujours  avantage  à  espacer  les  doses  pour  obtenir  un 
effet  plus  intense  et  plus  persistant. 

C.  Si,  enfin,  on  se  trouve  aux  prises  avec  l'insomnie  des 
neurasthéniques,  il  est  bien  évident  ici  que  le  traitement 
général  de  la  neurasthénie  devra  tout  d’abord  être  institué. 

On  tentera  la  psychothérapie  et  l’isolement,  avec  repos 
physique  et  intellectuel,  comme  dans  la  méthode  de 
Weir-Mitchcll,  qui  comprend  essentiellement  l’isole¬ 
ment,  le  repos  absolu  au  lit,  un  régime  spécial  (régime 
lacté  pendant  sept  à  huit  jours,  puis  suralimentation 
progressive)  ;  on  y  joindra  les  agents  physiques,  mas¬ 
sage,  électrisation  et  surtout  hydrothérapie.  IJéni- Harde 
recommande  spécialement  l’action  sédative  de  la  douche 
tiède,  à  33-37",  en  jet  brisé,  promené  pendant  quatre  à 
huit  minutes  de  haut  en  bas,  sur  les  côtés  de  la  colonne 
vertébrale. 

Xhi  séjour  en  montagne  à  une  altitude  modérée  (600  à 
J  oon  mètres  au  plus)  aura  un  effet  favorable,  alors  que  le 
séjour  au  bord  de  la  mer,  qui  est  excellent  pour  les  sur¬ 
menés  physiquement,  est  formellement  contre-indiqué 
aux  sujets  excités  ou  irritables.. 

Comme  traitement  médicamenteux,  on  aura  recours  à 
l’action  tonique  de  l’arsenic,  de  la  strychnine,  des  gly- 
céro  phosphates,  et  chez  les  surmenés  nerveux  et  neuras¬ 
théniques,  à  la  kola,  à  la  lécithine,  à  la  Biotonine  (kola 
fraîche  lécithiuée). 

vSi  les  malades  souffrent  surtout  de  rinsomnie,  alors 
il  faut  faire  appel  aux  hypnotiques  et,  comme  leur  emploi 
risque  alors  d’être  prolongé,  il  est  de  toute  nécessité  de 
s’adresser  aux  plus  actifs,  à  ceux  qui  provoquent  le 
moins  d’accoutumance  et  qui  exposent  le  moins  à  des 
accidents  toxiques  :  aussi,  le  Véronidia  est-il  ici  encore 
particulièrement  indiqué  ;  à  ses  doses  habituelles,  il  sera 
d’un  secours  inappréciable  dans  l'insomnie  des  neuras¬ 
théniques  et  des  psychasthéniques. 

C’est  ainsi  qu’en  sachant  combiner  les  prescriptions 
hygiéniques  et  l’usage  de  quelques  inédiçaments  toniques 
et  hypnotiques  anodins,  on  pourra  venir  à  bout  de  la 
plupart  des  insomnies  de  la  vie  courante  et  empêcher  les 
sujets  qui  en  sont  affligés  d’arriver  à  la  neurasthénie. 
Si  celle-ci  est  déclarée,  les  mêmes  agents  seront  mis  en 
œuvre,  joints  à  la  suppre.ssion  momentanée  des  occupa¬ 
tions  habituelles  du  sujet. 

Grâce  à  ces  divers  moyens,  le  médecin  fera  œuvre  utile, 
car  il  maintiendra  dans  la  vie  économique  du  pays  la 
foule  de  ces  gens  actifs  et  productifs  dont  leur  genre  de 
vie  seul,  en  dehors  de  toute  affection  organique,  fait  une 
proie  facile  pour  les  funestes  effets  de  l’insomnie. 


SOMMAIRE 

JosiiÉ .  —  Le  syndrome  surréno-vasculaire . 

Salimbeni .  —  La  pneumonie  pesteuse . 

Papin .  —  Diagnostic  du  cancer  de  la  prostate . 

MiLiAN . —  Les  doses  de  ()o5 . . 

Actualités  médicales .  —  Traitement  des  états  asphyxiques  par  les  injections  sous-cuta 

—  Obésité  infantile  hypophysaire  par  hydrocéphalie.  — 

pseudo-perforations  intestinales  dans  la  hevre  typhoïde . 

Sociétés  savantes .  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  — 

sciences.  —  Académie  de  niedecine.  —  Société  de  chirurgie. 

neurologie.  —  Société  de  psychiatrie . 

La  vie  médicale  a  l’étranger.  —  .  . 

Libres  projjos  :  Médecine  et  littérature,  par  le  l)"’  Jean  (.amus . 

Choses  du  jour  :  Napoléon  a-t-il  fait  assassiner  lord  Batnurst . 

Chronique  artistique  ;  La  Peste  par  l’image . 


Leçon  d’anatomie  :  Leçon  d’anatomie  du  Prof.  Kuïscii . 

Silhouettes  médicales  :  Le  chirurgien  de  province  par  le  IK  Pu 
Art  et  médecine  :  Les  malades  et  les  médecins,  par  Cii.  Jacqul 

Diététique  :  Préparations  diététiques  d’œiiis . 

Formules  thérapeutiques  :  La  teinture  d’iode  decoloree . 

La  médecine  au  palais . 

Chronique  des  livres  :  La  pratique  des  Maladies  des  enfants 
des  poumons . 


Cours.  Congrès.  —  Actes  de  la  Facul 
Thérapeutique  pratique  :  Des  substi 
Valeur  des  sucs  de  viande . 


Asthme,  Emphysème 
Maladies  du  cœur 
Angine  de  Poitrine 
Affections  rénales 
Hydropisies 


EUPNINE  VERNADE 

â  l’IODURE  de  CAFÉINE 
LE  PLUS  SUR  DES  DIURÉTIQUES  CONNUS 
Pas  d’intolérance  ni  d' Accidents  d'iodisme 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 

PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  lerde  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  (/ "  Décembre  au  3o  Novembre)  :  France,  1 2  francs.  —  Etranger,  1 5  francs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  :  1  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 
Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  4»  pages. 
Tous  les  autres  numéros  ont  82  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 

ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX  (48  pages) 

Janvier _ —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber-  1  Juillet . —  Maladies  du  cœur,  du  sang,  des  vaisseaux. 


.  —  Physiothérapie  ;  —  physiodiagnostic. 

.  —  Dermatologie;— syphilis;— maladiesvéné- 
riennes. 

.  —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladies 
des  reins  et  des  voies  urinaires. 

.  —  Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miné¬ 
rales,  climatothérapie  ;  —  diététique. 

.  —  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du  foie. 


Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 
larynx;  — des  yeux. 

Octobre....  —  Maladies  nerveuses  et  mentales;  —  méde¬ 
cine  légale. 

Novembre  .  —  Thérapeutique. 

Décembre. .  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles  ;  —  Pué- 


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AMPOULES  B  (0,20  d’Hectine  par  ampoule). 
Injecterune  ampoule  par  jour  pendant  tOdlSjours 


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Le  Succès  de  nos  Primes  est  tel,  que  nous  avons  décidé  de  les  continuer. 

Les  abonnés  d'une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  5  fois 
le  prix  de  l'abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l’ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

I.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  à  ces  cinq  primes)  : 

1°  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
Blacque,  Instruments  de  chirurgie,  25,  rue  Cujas,  à  Paris. 

2»  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emile 
Dupont  fils,  G.  Mathieu  fils  et  C*',  Mobilier  médical,  chirurgical  pour  malades  et  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  9,  rue  Cujas,  à  Paris. 

30  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  100  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne,  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4“  Bons  de  remboursement  de  six  fr.  sur  un  achat  de  vingt-cinq  fr.  ou  de  douze  fr.sur  un  achat 
de  5o  fr.  de  livres  édités  par  la  librairie  J.-B.  Baillière  et  fils,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris. 

5°  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
CouuRAT,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  (Pour  avoir  droit  à  cette  priiHe,  il  faut 
joindre  au  prix  de  l’abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port). 

II.  Primes  offertes  en  outre  aux  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  à  une  seule  de  ces  treize  primes)  : 

I»  Règles  plates  en  glace  de  Saint-Qobain  verre  rouge  à  base  de  sels  d’or  (valeur  6  francs) 
offertes  par  l’Uraseptine  Rogier  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéol  du  D’  Boucard 
(ces  deux  primes  ensemble). 

2“  Portefeuilles  offerts  par  le  Lait  Lepelletler  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  LécUyerjjàCarentan. 

30  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Cii.  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  Paris. 

4®  Trousses  de  poche  pour  l’analyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosurine,  16,  rue  Charlemagne, 
à  Paris. 

5®  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison  David,  69,  avenue  des  Ternes. 

6»  Appareils  Talisman,  pour  injections  vaginales,  oflerts  par  la  Société  du  Talisman,  Place  des 
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—  III  — 

LIBRES  PROPOS 


MÉDECINE  ET  LITTÉRATURE 

Xous  connaissons  tous  parmi  nos  confrères  d’ex- 
cïllents  stylistes  et  des  psychologues  avertis.  Le 
médecin  doué  de  ces  (jualites  peut,  quand  il  le  désire, 
écrire  une  étude  sociale  vécue  et  pénétrante.  Il  fera 
quand  il  le  voudra  œuvre  de  littérateur,  il  est  capable 
de  nous  offrir  de  délicieuses  fables,  de  mettre  bel  et 
bien  sur  pied  un  opéra  et  pour  peu  que  le  théâtre  le 
tente,  de  camper  de  main  de  maître  un  épileptique 
sur  la  scène. 

La  réciproque  est  rare  et  je  connais  peu  de  litté¬ 
rateurs  de  carrière  capables  de  parler  judicieusement 
des  choses  de  la  médecine. 

Nous  avons  reçu  dernièrement  au  Pavis  médical, 
un  Roman  d’un  neurasthénique  qui  ne  me  fera  guère 
changer  d’avis.  J  e  suppose  que  ce  livre  nous  a  été 
envoyé,  non  pas  pour  que  nous  en  fassions  la  critique 
littéraire,  mais  pour  que  nous  disions  ce  que  nous  en 
pensons  au  point  de  vue  médical,  à  moins  que  ce  ne 
soit  dans  le  but  que  nous  en  recommandions  la  lec¬ 
ture  à  nos  malades,  ce  que  j’inclinerais  peu  à  faire. 

Vne  jeune  fille  d’excellente  famille,  ébranlée  par 
la  mort  de  sa  mère,  surmenée  intellectuellement,  est 
envoyée  dans  une  maison  d’hydrothérapie  pour  se 
rétablir.  Elle  tombe  dans  un  vague  établissement 
où  vivent  pêle-mêle  des  femmes  nerveuses  et  des 
fêtards  bien  portants.  L’un  de  ces  derniers  à  la  pre¬ 
mière  occasion  tejite  sans  préambule  de  faire  vio¬ 
lence  à  la  jeune  malade  dans  un  coin  du  jardin  ; 
elle  est  défendue  par  un  neurasthénique  duquel  elle 
s’éprend  ;  celui-ci  se  suicide,  etc...  Emalement,  elle 
sort  de  la  maison  de  santé  dans  mi  état  affreux. 

vSur  tous  ces  jolis  spectacles,  et  ceci  nous  intéresse 
particulièrement,  se  profile  l’exquise  figure  du  méde¬ 
cin.  «  Sa  tête  hirsute  et  dans  cette  tête  des  yeux 
ronds,  capricieux  et  moqueurs  derrière  les  verres 
des  lunettes.  Sa  barbe  embroussaillée,  ses  lèvres 
lippues  »...  «Le  docteur  haletait  de  plaisir,  ses  petits 
yeux  dansaient  une  ronde  voluptueuse  »...  «  Sa  face 
rabelaisienne  »...  «  Son  rire  vulgaire  qui  secouait 
son  ventre  »...  «  Son  œil  sautillant  rétréci  et  noyé  par 
la  sensualité,  »  etc. 

Je  ne  sais  si  notre  collaborateur,  le  Dr  Maurel, 


qui  connaît  pas  mal  de  silliouettes  médicales,  a  ja¬ 
mais  aperçu  celle-là.  D’après  les  échos  qui  me  sont 
venus  par  différents  malades  et  médecins  ayant 
vécu  dans  les  maisons  de  santé  ou  les  ayant  fréquen¬ 
tées,  d’après  l’expérience  que  je  peux  en  avoir  moi- 
même,  j’estime  que  ce  type  d’aimable  confrère  doit 
être  plutôt  rare. 

Ce  portrait  est  peu  obligeant  sans  doute  pour  le 
corps  médical,  mais  on  a  dit  tant  de  mal  des  médecins 
qu’il  ne  reste  .sur  eux  plus  rien  à  inventer,  et  certes 
un  semblable  livre  fera  plus  de  tort  aux  malades 
qu’aux  médecins.  Ne  savons-nous  pas  tous  que  la 
confiance  dans  le  médecin  est  la  base  indispensable 
de  la  cure  d’un  névropatlie  1 

L’autenr  ne  doit  pas  l’ignorer,  car  nous  trouvons 
çà  et  là  dans  son  livre  quelques  réflexions  exactes 
sur  le  caractère  de  ces  malades.  Nous  voulons  croire 
que  dans  son  esprit  ces  descriptions  ne  répondent 
qu’à  un  type  exceptionnel  ;  il  n’en  est  pas  moins  vrai 
que  tout  ce  qui  peut  ébranler  la  confiance  du  ma¬ 
lade  lui  est  néfaste. 

Des  neurasthéniques  attirés  par  le  titre  liront  ce 
roman  ;  des  parents  de  jemies  névropathes  le  parcour¬ 
ront  peut-etre  :  allez  donc  après  cette  lecture 
arler  dans  une  famille  d’une  cure  d’isolement  et 
’un  séjour  nécessaire  dans  un  établissement  d’hy¬ 
drothérapie. 

Jugez  de  l’état  d’esprit  de  ces  parents  qui  voient, 
et  le  cas  est  mallieureusement  fréquent,  leur  fille 
s’étioler  et  mourir  lentement  d’anorexie  mentale 
et  auxquels  un  médecin  conseille  sagement  l’isole¬ 
ment. 

Ne  croyez-vous  pas  qu’ils  se  hâteront  d’envoyer 
leur  fille  dans  ces  maisons  de  santé  qu’on  leur  décrit 
comme  des  établissements  de  moralité  déplorable 
et  qu’ils  déborderont  d’enthousiasme  à  l'idée  de 
confier  leur  blanche  colombe  aux  mains  d’un  faune 
déguisé  eu  médecin  directeur. 

Et  si  les  parents  gardent  prudemment  chez  eux  la 
malade  et  qu’elle  succombe  aux  progrès  de  l’inani¬ 
tion,  ne  pensez-vous  pas  que  dans  ce  dénoûment 
le  romancier  aura  quelque  part  de  responsabilité? 

JiîAN  Camus. 


CHOSES  DU  JOUR 


NAPOLÉON  A-T-IL  FAIT  ASSASSINER 
LORD  BENJAMIN  BATHURST 

Cette  question  a  déjà  été  soulevée  et  revient  à  jjropos 
de  la  découverte  d’un  cadavre  dans  la  forêt  de  l’erleberg, 
à  quelques  kilomètres  de  la  route  de  Berlin  à  Hambourg. 

Voici  le  fait  :  le  25  novembre  1809,  à  midi,  trois  voya¬ 
geurs  dont  un  domestique  arrivaient  à  Perleberg,  capi¬ 
tale  de  la  Westprignitz,  dans  une  opulente  calèche 
traînée  par  quatre  clievaux.  Le  plus  jeune  des  voyageurs 
avait  fort  grand  air.  11  portait  un  long  manteau  bordé  de 
fourrure  violette.  Un  énorme  diamant  brillait  sur  sa  poi¬ 
trine  et  attirait  tous  les  regards. 

Dès  son  arrivée  à  Perleberg,  le  jeune  voyageur  mani¬ 
festa  une  inquiétude  extrême.  11  commença  par  réclamer 
des  chevaux  frais,  pressé,  disait-il,  d’arriver  à  Lenzen 
sur  l’Elbe,  le  plus  tôt  possible.  Mais  quelcpies  minutes  plus 
tard,  il  changeait  d'avis.  Renonçant  à  poursuivre  sa 
route,  il  s’installait  avec  sa  suite  à  l’hôtel  du  Cygne  blanc, 
aujourd'hui  hôtel  de  la  ville  de  Londres,  et  s’y  fit  servir  à 
déjeuner. 

Après  le  repas,  le  jeune  voyageur,  qui  avait  déclaré 
s’appeler  Koch*  et  vivre  du  négoce,  s’en  fut  rendre  visite 
au  commandant  do  la  garnison.  Il  demanda  à  l’officier 
•s’il  y  avait  des  troupes  françaises  dans  le  voisinage.  Sur 
la  réi>onse  affirmative  qui  lui'  fut  faite,  il  demanda  à  ce 
tju’on  lui  octroyât  une  garde.  Deux  cuirassiers  furent  alors 
attachés  à  sa  personne.  A  sept  heures  du  soir,  Koch  con¬ 
gédia  les  cuirassiers  et  annonça  qu’il  allait  continuer  son 


voyage.  Son  compagnon  et  son  domestique,  munis  do 
lanternes,  firent  placer  les  bagages  sur  la  voiture  et  atteler. 
11  était  neuf  heures  du  soir. 

Les  chevaux  piaffaient,  le  cocher  avait  pris  place  sur 
son  siège.  Mais  Koch  n'arrivait  pas.  Ou  l’attendit  toute 
la  nuit  et  le  jour  suivant.  Vainement.  On  fouilla  les  bois, 
on  sonda  la  rivière  proche,  également  sans  résultat.  Au 
printemps  de  l’année  suivante,  la  famille  du  disparu  en¬ 
treprit  sur  les  lieux  des  recherches  minutieuses  avec  des 
chiens.  Le  succès  ne  fut  pas  meilleur.  Une  commission 
d’enquête  déléguée  par  le  gouvernement  royal  de  Berlin 
ne  fut  elle-même  pas  plus  heureuse. 

Tel  est  du  moins  le  récit  tel  que  l’a  fait  le  Journal 
des  Débats.  Ce  fameux  Koch  n’était  autre  que  le  diplo¬ 
mate  Bathurst,  fils  de  l’évêque  de  Norwich,  et  qui, 
envoyé  en  ambassade  à  Vienne,  regagnait  son  pays,  l’An¬ 
gleterre,  après  la  paix  de  Schoenbrunn. 

La  disparition  de  l’ambassadeur  extraordinaire  donna 
lieu  à  tous  les  soupçons.  S’était-il  suicidé?  Âvait-il  été 
fait  prisonnier?  Napoléon  n’aurait-il  pas  procédé  à 
Perleberg  comme  envers  le  duc  d’Enghien  dans  les  fossés 
de  Vincennes?  La  famille  du  disparu  pencha  pour  ce 
dernier  soupçon.  Et  pourtant,  étant  donné  le  caractère 
vantard  du  riche  et  orgueilleux  Benjamin  Bathurst, 
il  parait  plus  plausible  d’admettre,  vu  la  découverte  du 
cadavre,  non  loin  de  Thôtel  où  était  descendu  Bathunt, 
qu’il  a  été  effectivement  assassiné  par  de  vulgaires 
apaches  de  Perleberg,  et  non  jinr  le  grand  Empereur. 


—  841  - 


-  IV  - 


Traité  de  Patholog-ie  exotique 

Clinique  et  Thérapeutique 
Publie  en  fascicules  sous  la  direction  de  MM. 

Ch.  QRALL  ,:t  CLARAC 

Médecin  inspecteur  du  service  de  santé  |  Directeur  de  l’Ecole  d'application 

des  rroupes  coloniales.  |  du  service  de  santé  des  Troupes  coloniales 


8  fascicules  grand  in-8  de  35o  à  Soo  pages  avec  figures. 


1.  Paludistne  (565  pages,  140  figures) -  12 

2 .  Parapaludisme  Fièvres  des  pays  chauds. 

(380  pages,  30  figures) .  10 

3.  Fièvre  laune,  Peste,  Choléra. 

4 .  Maladies  exotiques  de  l’A ppareil  digesiil. 


5 .  Maladies  parasitaires  exotiques. 

6.  Intoxications  et  Maladies  générales  aux  colonies. 

7.  Maladies  de  la  peau  exotiques. 

8 .  Maladies  chirurgicales  aux  colonies. 


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—  V  — 


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adjoint  à  Paris. 

—  343  — 


CHRONIQUE  ARTISTIQUE 


Dès  la  plus  haute  antiquité  la  peste  ravagea  le  monde. 
Il  y  est  fait  allusion  dans  les  temps  mythologiques  et 
dans  Virgile  (i).  Mais  on  désignait  alors  .sous  ce  même 


nom  (du  mot  latin  pesHs,  peste,  fléau)  toutes  les  maladies 
épidémiques  à  mortalité  considérable  :  telles  la  pss'o 
d’ Athènes  (429  av,  J,  C.),  la  peste  de  Silettcie,  la  peste  des 


—  VI  - 


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(Acsdémie  Française,  Inscriptions  et  Belles-Lettres).  à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris.  1 

Membre  de  1  Académie  de  médecine.  |  Membre  de  l'Académie  de  médecine.  j 

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CHRONIQUE  ARTISTIQUE  {Suite) 


Anionhts  ou  de  Galien,  la  peste  de  saint  Cypricn.  I^a  peste 
bubonique,  telle  qu’elle  est  décrite  actuellement,  fut 
reconnue  pour  la  première  fois  au  vi‘'  siècle  de  notre 
ère,  sous  le  iioin  de  peste  de  Justinien  (531-580).  lîlle 
ravagea  l’Égypte,  l’Afrique,  la  Palestine,  l’Italie,  la 
Gaule,  la  Germanie. 


en  peu  de  jours  dans  l'Aquitaine,  t'Angoumois,  le  Périgord 
et  le  Limousin,  plus  de  40000  personnes.  » 

Mais  ce  ne  fut  rien,  comparativement  à  la  célèbre 
épidémie  de  Marseille  (1720),  à  laquelle  fait  allusion  une 
vieille  gravure  allemande  que  nous  reproduisons  au  bas 
de  la  page  V.  I,a  peste  de  Marseille  a  d’ailleurs  inspiré 


Sous  IluGUKS  Capkt,  dont  on  voit  le  médaillon  sur  la 
première  de  ces  figures,  la  France  fut  ravagée,  de  987  à  907, 
par  un  de  ces  fléaux.  On  lit:  «  Sous  ce  régne,  il  courut 
un  mal  qu'on  nommait  des  Ardens,  qui  prenait  subitement 
et  brûlait  les  entrailles.  La  partie  oit  le  mal  s'attachait,  tom¬ 
bait  en  pièces  et  n'épargnait  personne,  tellement  qu'il  mourut 


des  œuvres  remarquables  à  nos  artistes  SlîKRE,  de  Troy, 
François  GiIraud  (musée  de  Marseille),  Gi';rome  (é.glise 
vSaint-vSéverin,  à  Paris). 

La  peste  a  de  tout  temps  poussé  les  médecins  aux 
actes  d’héroïsme.  Tel  DesgeneïTES  (3"  figure),  médecin 
en  chef  de  l’armée  d’Égypte,  qui,  pour  donner  confiance 


-  VJ  II 


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MÉMOIRES  ORiaiNAUX  PUBLIÉS  EN  1910 

CLERC  et  ESMEIN.  -  L.i  pulsation  œsophagienne  chez  l'homme.  1  FIESSINGER.  —  L’antlferment  protdolytique  du  sérum. 

RIEUX.  -  L'hématopoièse.  OIGA.ARl).  -  De  la  réaction  de  Wassermann  dans  les  maladic.s 

l'E'I'REN  et  BERGMARK.  —  L'œdeme  aigu  du  poumon  avec  du  cœur  et  des  vaisseaux. 

.  U  .  SABRAZfciS.  —  Examen  des  neutrophiies  du  sang  circulant. 
SK/A  Kl  .  —  I  ression  artérielle  et  glandes  surrénales  chez  les  TIXIER.  —  Forme  grave  de  rachitisme  et  syndrome  transitoire 


'I IIAVER.  —  Le  troisième  bruit  du  cœur. 

WYBAUW.  -  l.a  pression  artérielle  à  l'état  normal  et  à  l'état 
pathologique. 

■SABRAZK.S.  —  Plasmodies  du  paludisme. 

BARIE  Cl  CLERET.  -  .Syndrome  de  Stokes-Adams  à  crises 

GIKOUX.  —  Sclérose  et  athérome  de  l'artère  pulmonaire. 

I.EI.'RET.  —  ictère  hémolytique  du  nouveau-né. 

(E  T  TINGER.  —  Les  anémies  et  les  processus  Icucolytiqucs  au 
cours  du  traitement  radiothérapique. 

BORY.  —  Les  réactions  du  tissu  élastique  des  artères. 

IIERING.  —  Sur  les  troubles  fonctionnels  qui  dépendent  des 
systèmes  musculaires  spéciliques  du  cœur. 

FROIN.  —  Hématolysc  in  vivo. 

FO  Y.  —  Ectopie  cardiaque  par  inall'ormation  sternale. 

RIEOX,  SAVY,  CülIlUüN.  —  Leucémie  aiguè  du  type  myélo'ide. 

PLETNEW.  —  Modilications  cardio-vasculaires  sous  l'inllucncc 
des  bains  artificiellenient  chargés  d'acide  carbonique. 


STIENO.V.  —  Altérations  pathologiques  des  cellules  ganglion- 

BRET  et  rÔ^UBIER."^' Sur  un  anévrysme  de  la  b.ise  du  ven¬ 
tricule  gauche  coïncidant  avec  une  endocardite  pariétale  su- 
baigué. 

BABONNEIX  et  PAISSEAU.  -  Anémie  pernicieuse  infantile 

OmOU^.  —  ScS“e‘ ct'athérome  de  l'.irtére  pulmonaire. 
SYLLABA.  —  Marche  de  la  maladie  de  Basedow. 

MENETRIER  et  TOURAINE.  -  Action  des  rayons  de  Rœntgen 


et  d'une  anomalie  de  la  valvule  de  Thébésius. 

GOUGEROT  et  SALIN.  —  Ictère  hémolytique  acquis  général  et 
purpura. 

WECIISELMANN  et  NICOLAI.  —  Action  du  6o5  sur  le  coeur 


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-  IX  - 


CHRONIQUE  ARTISTIQUE  [Suite) 


à  nos  soldats  que  décimait  la  peste  (juin  1799),  s'inocule 
à  l’aisselle  le  pus  d’un  bubon,  tandis  qu’une  autre  fois 
il  buvait  dans  le  verre  même  d’un  pestiféré  le  reste  d’une 
potion. 

Quant  au  personnage  placé  au  bas  de  la  pageVII,  c’est  une 


le  cœur,  un  plat  en  cuivre  ;  sur  la  poitrine,  un  sac  rempli 
de  sable  chaud  ;  autour  du  cou,  une  double  bande  garnie 
de  baies  de  genièvre  et  de  grains  de  poivre  ;  aux  oreilles, 
de  la  ouate  avec  du  camphre  ;  au-dessous  du  nez,  un  petit 
flacon  de  vinaigre  des  quatre  voleurs  ;  à  la  bouche,  un 


La  peste  d'iilliant. 


caricature  ancienne  ou  «portrait  d’un  homme  préservatif 
de  la  peste»,  d’après  vSaphir.  Ce  Tartarin  porte  sur  lui  tous 
les  préservatifs  possibles,  parmi  lesquels  nous  relevons  : 
sur  tout  le  corps,  une  enveloppe  de  gomme  élastique 
enduite  de  poix  et  recouverte  de  6  aunes  de  flanelle  ;  sur 


morceau  d’acore  aromatique  ;  sur  le  chapeau,  une  terrine 
de  soupe  d’herbes  ;  à  la  main  droite,  une  branche  de 
genièvre  ;  à  la  main  gauche,  une  branche  d’acacia,  etc. 

Enfin  la  dernière  figure  représente  un  épisode  de  la 
/reste  d'EUiant,  d’après  une  esquisse  de  I.ouis  Duv.tf. 


L’INTERMÉDIAIRE  DES  MÉDECINS 

DIAGNOSTIC  ARTISTIQUE 


La  jeune  malade  et  son  médecin 

de  Kasi’AU  Netsciier  (Ri'-ponse) 

Nous  avons  affaire  à  une  jeune  malade,  dont  les 
facultés  cérébrales,  étant  donnée  l’attention  avec  laquelle 
elle  suit  les  gestes  de  son  docteur,  ne  semblent  nullement 
troublées  ;  ses  .souffrances  actuelles  sont  minimes,  elle  ne 
paraît  avoir  ni  vertiges,  ni  céphalée,  car  la  position  oblique 
de  ses  globes  oculaires  serait  difficile  à  maintenir  dans  ce 
cas.  Ses  chairs  sont  bouffies  ainsi  qu’en  témoignent  sa  face, 
son  gros  poignet,  sa  main  gauche  empâtée,  peut-être 
même  un  œdème  abdominal,  un  œdème  des  membres 
inférieurs  et  des  organes  génitaux  que  des  genoux  écartés 
font  soupçonner,  sa  sclérotique  est  exsangue,  sa  blan¬ 
cheur  tranche  sur  la  face.  La  gêne  respiratoire  est  absente, 
sa  bouche  fermée,  ses  vêtements  serrés  en  témoignent, 
ces  derniers  indiquent  aussi  illie  sensibilité  au  froid  exagérée. 
—  Sa  main  comprimant  la  région  précordiale  où  quelque 
palpitation  l’étreint,  enfin  son  «  calage  »  dans  un  fauteuil 
nous  font  penser  ù  une  marche  plutôt  difficile  que 
Tœdènie  ou  l’oppression  rendent  pénible.  —  Pourquoi 


la  malade  n'est-elle  pas  dans  Son  lit  ?  indisposition  passa¬ 
gère  chez  une  chronique  ou  malade  ne  pouvant  supporter 
la  position  horizontale. 

Le  médecin  révèle  peu  de  choses,  si  ce  n’est  que  sa 
visite  doit  être  rapide  car  il  quitterait  cette  lourde  pelisse 
fourrée  qui  devait  le  gêner  dans  ses  mouvements  ;  l’examen 
du  pouls,  geste  banal  que  nous  avons  tous,  qui  poùrtâiit 
dans  l’occurrence  lui  apprend  peut-être  un  fait  capital, 
quoiqu’il  soit  plutôt  fort  occujîé  à  mirer  sa  fiole  d'urine 
(si  le  goulot  en  était  plus  large  je  la  baptiserais  niême 
urinai  et  j'en  conclurais  que  la  malade  a  une  difficulté  à 
s’accroupir). 

Que  contient-elle  cette  urine,  rien  sur  la  table  ne  me 
semble  avoir  servi  à  l'analyser,  la  couleur  surtout 
paraît  intéresser  notre  docteur,  est-elle  fébrile,  hématique, 
claire  comme  de  l’eau  de  roche?  admettons  cette  der¬ 
nière  supposition  et  concluons  que  notre  malade  a  fait 
appeler  son  médecin  pour  une  crise  cardiaque  légère  au 
cours  d’ùue  néphrite  chronique. 

Dr  LE  TelWER  (de  Cl  à  ville).' 


347  — 


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Paris,  25  rue  de... 

M. 

"  Je  suis  venu  au  inonde  le  6  sep- 
tenipre  1892.  Je  me  ])()rte  à  nierv’eille 
et  ma  petite  maman  aussi.  Elle 
doit  être  bien  heureuse,  car  avec 
mon  petit  papa  ils  m’ont  attendu 
avec  grande  imiiatience. 

«  J'espère  (pie  vous  apprendrez 
tout  cela  avec  plaisir  et  que  vous 
accepterez  de  même  mon  délicat 
premier  baiser  ». 

A.  L. 

N.  H.  —  Le  «  petit  »  papa  et  la 
»  jietite  »  maman  (|ui  étaiont  si 
heureux,  attendaieinl  le  «  chérubin  » 
depuis  huit  ans  !!! 

Paternité  et  maternité  précoces. 

-  On  a  cité  des  cas  nombreux  de 
grossesse  chez  des  filles  extrême¬ 
ment  jeunes.  I.e  cas  suivant,  rappor¬ 
té  par  The  Lancet  (i''''  octobre  kjio), 
est  intéressant  par  suite  du  jeune 
âge  des  deux  parents.  Il  s’agit  d’un 
couple  de  Chinois  qui  auraient  eu  un 
enfant,  lui  ayant  huit  ans  environ  et 
elle  sept  !  Le  journal  anglais  repro¬ 
duit  une  photographie  prise  un  an 
plus  tard  et  où  l’on  voit  la  minus¬ 
cule  mère  donner  le  sein  à  son  enfant. 

Malgré  des  recherches  ou  n’a  pu 
se  renseigner  sur  les  parents  de  cette 
exceptionnellement  jeune  mère,  ni 
sur  l’âge  aiuiuel  elle  avait  été  réglée. 

(Gaz.  des  Hôpitaux). 

Wassermann  aidant  à  la  re¬ 
cherche  de  la  paternité.  —  Derniè¬ 
rement  à  k  Société  des  médecins  de 
Vienne,  le  Dr  Hochsinger  montra 
deux  nourrissons  âgés  de  trois  se¬ 
maines  et  de  trois  mois,  chez  les- 
(juels  la  réaction  de  M^assermann 
avait  donné  des  résultats  positifs, 
et  qui  présentaient  tous  deux  des 
symptômes  très  nets  de  syphilis 
congénitale. 

Les  deux  mères  et  leurs  maris 
nièrent  avoir  eu  la  syphilis,  et  la 
réaction  de  Wassermann  était  néga¬ 
tive  chez  ces  (piatre  ])ersonnes  ; 
mais  à  la  suite  de  questions  pres¬ 
santes  et  répétées,  les  deux  femmes 
avouèrent  avoir  été  imirrégnées 
extra-maritalement.  Ceux  (lu’ellcs 
désignèrent  comme  étant  les  ])ères 
des  enfants,  furent  examinés,  don¬ 
nèrent  une  réaction  positive  de  Was¬ 
sermann,  et  reconnurent  avoir  été 
atteints  de  syphilis.  Voici  donc  une 
exiilication  du  fait  qu’on  ob.serve 
parfois  un  enfant  sain,  né  entre 
deux  enfants  syphiliticiues.  Le 
Df  Matzenaukr  explique  ,ce.s  cas 
par  la  théorie  suivante  :  seule,  la 
syphilis  maternelle  s»  transmet  au 
foetus  ;  et  le  placenta,  par  lequel 
la  transmission  se  fait,  reste  <iuel- 
quefois  indemne.  L’observation  du 


-  XI  - 

CURIOSITÉS 


Dr  Hochsinger  paraît  curieuse  au 
])oint  de  vue  étiologiciue. 

Le  traitement  chinois  du  zona. 
—  Ooninic  nous,  les  Chinois  savent 
(pie  le  zona  est  rebelle  au  traitement, 
(pie  .scs  douleurs  .sont  dilhcilcs  a 

Quand  un  confrère  de  la  Terre 
Eleurie  a  a  épuisé  son  arsenal  théra- 
pcuticpie  eu  vain  sur  son  client,  il  a 
recours  au  procédé  suprême,  qui  est 
tout  au  moins  l’indice  d’observation 
clinique.  Il  va  arrêter  le  zona  dans 
sa  marche  envahissante,  et  son  in¬ 
tervention  est  toujours  suivie  de 
succès,  la  poussée  zostérienne  s’éta¬ 
blissant  et  se  limitant  très  vite. 

Ce  n’est  point  par  des  médica¬ 
ments,  lotions,  poudres  ou  pom¬ 
mades,  cpi’il  opposera  une  barrièrè 
à  l’invasiou  vésiculaire  de  la  peau. 
Il  prend  un  pinceau,  de  l’encre 
(le  Chine,  évidemment  —  et  d’une 
main  preste,  dessine  sur  les  tégu¬ 
ments  de  son  elient  une  corneille,  le 
cou  tendu,  en  arrêt,  prête  à  frapper 
la  vésicule  d’herpès  assez  audacieuse 
pour  se  risrpier  à  portée  de  son  bec. 

A  défaut  de  guérison  et  même  de 
•soulagement,  cette  méthode  donne 
satisfaction  au  malade  —  ce  qui  est 
déjà  un  résultat  ;  aus.si  le  <<  procédé 
de  l’oiseau  s  est-il  d’usage  courant 
et  réputé  en  Chine. 

(Revue  de  psyelwthciapie). 

Administration.  —  Un  malheureux 
se  présente  à  l’hôpital,  demande  un 
bulletin  d’admission. 

—  Nous  ne  pouvons  recevoir  que 
les  malades  de  la  cireonscription, 
dit  le  bureaucrate.  Où  habitez- vous  ? 

/ —  Je  n’ai  pas  de  domicile. 

—  Comment,  pas  de  domicile  ? 
Vous  avez  bien  couché  queUjue  part 
la  nuit  dernière  ? 

—  Sous  le  pont  d’Arcole. 

.Mors  l’employé,  avec  un  flegMie 
superbe  : 

—  l’ont  d’.Arcole...  quatrièmu  ar¬ 
rondissement...  Impossible  de  vous 
prendre.  Allez  à  l’Hôtel-Dieu. 

(lixcelsioi). 

Question  de  «  point  de  vue  ». 

Ou  lisait  dernièrement  dans  un 
journal  des  États-Unis  d’Amérique, 
cette  alléchante  annonce  : 

<<  M.  William  Samslew  offre 
100.000  dollars  au  médecin  qui  .sera 
assez  adroit  pour  le  rendre  borgne  ». 

Naturellement  les  médecins  ac¬ 
coururent  eu  légion  nombreuse  chez 
M.  William  Samslew  qui  est  un  riche 
planteur.  Rendre  borgjie  quulqu’un, 
rien  de  plus  facile?  Mais  au.s,sitôt 
arrivés  les  médecins  s’en  retournaient , 
l’air  désappointé  et  la  tête  basse  ; 
car  après  avoir  .sommairement  exa¬ 
miné  William  Samslew  ils  s’aperce¬ 
vaient  que  ce  dernier  était  aveugle, 
irrémédiablement  aveugle. 


Le  Croque-mort  est 'sans  pitié.  — ■ 

Le  croque-mort  est  sans  pitié,  car 
il  se  mo(juc  des  morts  (pi’il  ne  veut 
plus,  iiaraît-il,  enterrer  ni  mener  en 
terre  avec  le  chapeau  haut-de- 
forme.  Les  croiiue-morts  sont  des 
ouvriers  et  le  haut-de-forme  e«t 
l’insigne  du  bourgeois.  Ils  mèneront 
nos  morts  en  caB([uette  ouvrière, 
telle  est  leur  revendication  der¬ 
nière.  Nos  joyeux  cro(pie-morls 
ajoutent  une  telle  importance  à 
cette  réfoiiim,  (pie  pour  en  discuter 
ils  se  sont  mutuellement  invités  à 
un  banquet,  dont  le  menu  fut  tout 
à  fait  de  circonstance.  Il  était,  ce 
menu,  encadré  comme  un  faire- 
part  mortuaire,  illustré  de  deux 
sciuelettes  sablant  le  champagne 
en  plein  cimetière,  et  voici  comment 
il  était  rédigé  : 

l'ilet  d((  b(mif  i)i(|U(-  aux  vers  avec 
cliampigiums  de  macchabées 
Bouchées  de  la  morgue 
Légumes  du  Cliauip  des  navets 
Salade  de  la  fosse  commune 
Bombe  glacée  au  frigorifiiiue 
Petits  fours  crématoires 
Cela  est  tout  à  fait  moderne  et  en 
conformité  avec  l’axiome  (pii  dit 
(pie  «  ])Our  être  croipie-mort  on 
n’en  est  pas  moins  homme  ».  Et, 
comme  dit  Rabelais,  ])our  ce  qui 
est  de  rire,  c’est  le  jiroprs  de 
l’homme  ». 

(Revue  internationale  illustrée). 
CARTES  DE  VISITE  CURIEUSES 
l’aris  médical  entreprend  la  publi¬ 
cation  (l’une  .série  de  cartes  de  visite 
(le  médecins,  de  dentistes,  de  sages- 
femmes.  Voici  par  exemple,  la  carte 
d’un  médeciu-laryiigologiste,  que 

nouvel  an. 


Ce  ÏDoctcur  ÎH.  §clot 

Carpiigologifftc 


Bouen.  9,  (Boulcoorb  îcûiinc  b’^rc 


Comme  ou  le  voit,  la  figure  évoque 
la  fable  de  La  Eontaine,  Le  Renard 
et  la  Cigogne.  C'est  évidemment  un 
symbole.  Compère  le  Renard,  c’est 
le  malade  qui,  dans  une  attitude  de 
décision  mélangée  d’inquiétude, 
ouvre  la  bouche  aux  inve.stigations, 
placides,  couime  il  sied  en  pareil  cas 
de  commère  la  Cigogne  dont  le  bec 
tient  lieu  de  laryngoscope. 


—  349  — 


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LEÇON  D’ANATOMIE  DU  P'  FRÉDÉRIC  RUYSCH 

Par  le  peintre  flamand  J.  Van  Neck 
n;  à  Naardcn  f  à  Amsterdam  17IP 

(Ce  SC  trouve  au  Rijksmuseum,  à  AinsterJam). 


Ce  tableau,  dû  à  un  peintre  de  second  plan,  n’est  néanmoins  pas  sans  mérite;  il  s’apparente  aux  portraits  col¬ 
lectifs  commandés  si  souvent  à  cette  épotiue  par  les  corporations.  L’œuvre  manque  complètement  d’émotion  ;  les 
personnages  n’ont  aucun  naturel  dans  leurs  poses  apprêtées.  Cependant,  par  l’habileté  de  sa  facture  et  la  valeur 
de  sa  technique,  Jean  Van  Neck  n’est  pas  indigne  de  l’École  flamande  et  des  grands  peintres  qui  l’ont  précédé, 


SILHOUETTES  MÉDICALES 


LE  CHIRURGIEN  DE  PROVINCE 

Il  y  a  iiiainteuaiit,  en  dehors  des  villes  universi¬ 
taires,  quelques  fiefs  chirurgicaux  qui  se  partagent 
la  France.  C’est  de  création  récente  et  dû  surtout  à 
l’initiative  de  quelques  ancietts  internes  de  Paris. 
Installés  dans  un  centre,  chirurgiens  de  l’hôpital,  ils 
le  transforment  à  la  moderne.  On  en  jase  en  ville, 
et  ils  réussissent  vite  à  acquérir  une  grande  renom¬ 
mée  qui  s’étend  bientôt  à  toute  la  région.  Toujours 
sur  la  brèche,  dans  le  train  ou  en  auto,  ils  sillonnent 
le  pays.  Ées  confrères  les  appellent  partout,  et  les 
malades  affluent  de  tous  les  points  de  la  contrée 
à  leurs  cliniques,  au  lieu  d’aller  connue  autrefois  vers 
les  Maîtres  des  Facultés. 

Ce  fut  une  petite  révolution  dans  les  mœurs  chirur¬ 
gicales  de  Province.  La  situation  de  ces  novateurs 
devint  vite  considérable  au  point  de  vue  moral  et 
matériel.  On  en  vit  édifier  ou  «  retaper  »  des  demeures 
seigneuriales  et,  prodige!  être  appréciés  à  l’Évêché 
comme  à  la  Préfecture.  Mais  déj  à  les  fiefs  commencent 
à  se  subdiviser,  les  coucmxents  surgissent.  Là, 


comme  ailleurs,  les  temps  héroïques  sont  passés  ! 

Certes  les  circonstances  favorisèrent  au  début 
ces  chirurgiens  régionaux.  lis  eurent  la  chance  d’être 
les  premiers  et  les  seuls  à  exploiter  le  filon  provincial. 
Mais  ils  furent  pui.ssammeut  aidés  dans  leur  réussite 
par  leurs  qualités  d’activité  et  d’endurauce,  en  plus 
de  leur  valeur  scientifique,  souvent  très  grande  et 
reconnue  de  tous. 

Quelques  trop  fortes  personnalités  firent  même 
craquer  le  cadre  provincial  et  devinrent  à  demi  ou 
ultra-parisiennes.  Ce  fut  l’exception.  Presque  tous 
demeurèrent  au  Pays  dont  ils  étaient  devenus  ime 
célébrité.  Et  d’aucuns,  dit-on,  grisés  par  le  succès, 
voulurent  dominer,  d’autres  se  laissèrent  engourdir 
par  la  sédative  atmosphère  de  quelques  villes  de 
Province.  Mais  ce  sont  là  propos  de  confrères  jaloux  ! 
La  plupart  surent  tronver  le  dérivatif  qui  apaise  ou 
passiomie,  art  ou  politique,  présidence  du  conseil 
municipal  ou  de  la  Société  d’archéologie. 

Les  mœurs  sont  .pures  et  les  distractions  rares  eu 
province  I 

Dr  PlERRIÎ  MaURLL. 


—  351  — 


—  XIV  — 


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cal’é. 


PROPRIÉTÉS 

Régularisateur  des  fonctions  Intestinales,  sans  |  volume.  Il  lubrifie  la  muqueuse  intestinale,  calme 
action  purgative  ni  laxative,  le  SCOROGÈNE  favo-  le  spasme  et  réveille  le  péristaltisme  de  l’intestin, 
rise  l’hydralalion  des  matières  et  en  augmente  le  I  II  augmente  par  le  boldo  la  sécrétion  biliaire. 


APPLICATIONS  THËBAPEUTIOUES 

Le  SCOROGÈNE  s’est  montré  efficace  dans  toutes  les  formes  de  la  constipation  et  dans  les  cas  les 
plus  opiniâtres  :  Constipation  spasmodiquB  ou  atoniquo;  Constipation  aoec  débâcles  diarrhéiques; 
Entérite  muco  membraneuse  ;  Constipation  de  ia  femme  enceinte  et  de  ia  nourrice. 


MODE  0' 

Le  SCOROGÈNE  est  présenté  sous  la  forme 
d’iiii  granulé  (forme  qui  a  l’avantage  de  se  mé¬ 
langer  intimement  aux  aliments). 

Le  granulé  se  place  de  préférence  à  sec  sur 
la  langue  el  s'avale  facilement  au  moyen  de  qiiel- 
gues  gorgées  d'eau.  On  peut  encore  riiuniecler 


'EMPLOI 

très  légèrement  et  rapidement  dans  une  cuillère 
au  moyen  d’un  liquide  quelconque  ou  encore  le 
mélanger  aux  potages,  purées.  Lorsque  le  malade 
trouve  quelque  dilliculté  dans  la  prise  du  gra¬ 
nulé  tel,  on  peut  l’administrer  enveloppé  de  pain 
azyme. 


DOSES 

Adultes:  3  à  6  cuill.  à  café  par  jour  en  2  ou  3  fois  au  milieu  des  repas.  —  Enfants:  2  à  4  cuill.  à  café. 

Ces  doses  peuvent  être  doublées  sans  incon-  |  tout  au  début  du  traitement  pour  hâter  les  pre- 
véiiient  dans  les  constipations  opiniâtres,  et  sur-  1  miers  résultats. 


REMARQUE.  —  Le  SCOROGÈNE  de  par  sa  composition  même,  ne  donne  pas  de  résultats  immédiats; 
l’elfet  SC'  produit  généralement  le  *2“  ou  3«  jour,  mais  peut  dans  certains  cas  n’apparaître  que  vers  le  .')>■  ou  (i». 
Kviter  radmiuislration  simultanée  de  tout  laxatif  ou  purgatif.  Attendre  patiemment  et,  s’il  est  nécessaire, 
ordonner  un  très  petit  lavement  glycérmé  jiour  exonérer  riiitestin  avant  1  action  du  médicament  qui  se 
poursuivra  iiar  la  suite  avec  régularité. 


COWIAR  &  C‘-PAR1S 


—  XVI  — 


EAU  MINERALE  NATURELLE 

S^-LEGER  FOUGUES  ALICE 

Alcaline,  Lithinée,  Ferrugineuse,  Reconstituante  I 
La  plus  agréable  des  Eaux  Minérales  I 

C*est  le  REMEDE  le  plus  puissant  contre  les  I 

DYSPEPSIES,  GASTRALGIES 

C’EST  LA  VÉRITABLE  EAU  DE  RÉGIME 

des  FaiJjles,  des  Convalescents  et  des  Neurasthéniques 

La  Source  ALICE  de  FOUGUES  est  la  seule  Eau  minérale  ordonnée 
::  dans  le  traitement  de  la  Tuberculose  par  la  Récalcification  :: 

C  A  R  AB  A  N  A 

PURGATIVE,  DÉPURATIVE,  ANTISEPTIQUE 

La  seule  qui  outre  l’effet  purgatif  immédiat  exerce  une  action  cutanée  sur  les  organes  malades 


TUBERCULOSES 
1  CATARRHES 
GRIPPES  M 
BRONCHITES 


Emulsion  Marchais 


pb:ose>b:o  -  CR:Ë:oso:r:É£: 

trois  à  six  cuillerées  à  café  par  PARFAITEMENT  TOLÉRÉE 
*,  dans  du  lait  ou  du  bouilfon.  COMPLETEMENT  ABSORBÉE 


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«f  'lAElAl-Anitl»  A  une  combinaison  de  l'iode  aux  tanins  physiologiques  du  ratanhia  et  du  quinquina  et 

L»  loaoramne  »  ren/erme  en  plus  25  gr.  d’hypophosphite  de  soude  par  litre. 

Ç  UlOdOtSninC  O  *  agréable.  Elle  est  10  fois  plus  active  que  l'huile  de  foie  de  morue  et  30  fois 


ju  ff  *f  AilArailine  a  *  agreable.  Elle  est  10  fois  plus  active  que  I  huile  de  foie  de  morue  et  30  fois 

pliri  active  que  les  émulsions.  Elle  est  indiquée  dans  la  déminéralisation,  dans  la  phospha- 
tuiie,  dans  la  neurasthénie,  dans  le  rachitisme,  dans  les  affec  ions  des  bronches. 

Q  a  disparaître  les  ganglions,  les  adénites  et  les  lésions  bacillaires  au  i»  degré  (elle  est 


LE  MÉDECIN  DE  CAMPAGNE 


M’sieu...  je  vous  ai  tait  venir  pour  ma  femme  et  pour  mon 
mais  c'est  mon  veau  qu’est  le  plus  pressé  !... 


-  XVIII  - 


Aliment  de  Régimes:  LAIT  BULGARE  “SOUREN  ” 

P^’’  P>’océdé  Oriental  et  Ferment  Bulgare  AUTHENTIQUE 

ADMINISTRÉ  EN  CURE  ET  EN  RÉGIME,  DANS  LES  niALADIES  DE; 

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--ni  SCLÉROSE,  NEURASTHÉNIE 

'  Aliment  entièrement  assimilable  —  Diététique  sans  aucune  contre-indication. 

Efss'K.-.LX"  s.  hézarifend,  Prépar,..ur 


LABORATOIRE  DE  BIOLOGIE  APPLIQUÉE 


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Le  KEFIR  aliment  complet  dérivé  du  lait,  essentiellement  assimilable,  vecteur  de  ferments 
digestifs  en  activité. 

permet  la  .suralimentation . tuberculose,  cancer,  convalescences, 

est  diurétique . néphrites, 

accroît  la  tolérance  de  l’estomac .  vomissements, 

supplée  à  son  insurtisance . hypopepsie,  cancer, 

combat  les  fermentations  nocives . diarrhée,  entérites. 

La  TUBERCULOSE  en  réunit  les  indications 
Mous  préparons  du  KÉFIR  aoeo  du  iait  compiètement  écrémé,  prière  de  spécifier  KÉFIR  MAIGRE 


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THERMES  URBAINS 


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ein  Directeur  :  0'  L  JERECQ 


Rég^ila'i'isation  des  fonctions  intestinales  par  les  Ferments  lactiques 


BULGARINE 


THEPENIER’ 


Trailemeiil  des  Entérites,  Entérocolites,  Diarrhées,  Artérioscléroses,  Dermatoses,  furonculoses.  Acnés 


-  XIX  - 


DIÉTÉTIQUE 


PRÉPARATIONS  DIÉTÉTIQUES 
D’ŒUFS 
Œuf  à  la  coque 

Nettoyer  l’œuf  et  le  faire  plonger 
tlaiis  l’eau  bouillante  uiic  miniitf. 

Œuf  mollet 

Nettoyer  l’œuf  et  laisser  bouillir 
3  minutes  en  vase  elos. 


Œufs  brouillés  au  sucre 

i!  cuillerées  à  soupe  de  crème  lait, 
I  graranie  de  sel, 

I  cuillerée  à  café  de  sucre. 


i/3  •  —  de  jus  de  citron, 

5  grammes  de  beurre. 

Même  manière  de  procéder 
que  pour  la  préparation  précé¬ 
dente. 


Œuf  dur  râpé 

Nettoyer  l’œnif  et  laisser  bouillir 
lo  miuiitfs.  Après  refroidissement, 
râper  avec  précaution. 

Œufs  brouillés 

2  œufs  frais, 

lînduire  de  beurre  une  assiette 
émaillée  qu’on  place  au  bain-marie, 
de  telle  façon  qu’elle  recouvre  com¬ 
plètement  le  va.se  où  est  l’eau,  sans 
que  la  vapeur  puisse  aller  dans 
l’assiette.  2  minutes  après  que 
l’assiette  est  chauffée,  y  battre  les 
œufs,  les  saler,  et  remuer  de  suite 
avec  une  cuillère  en  bois,  jusqu’à 
formation  de  bouillie  claire.  Servir 
dans  l’assiette  chaude. 

On  peut  ajouter  aux  œufs  brouillés 
du  jambon  maigre  coupé  par  menus 
morceaux. 


Omelette  aux  jaunes  d’oeufs 
3  jaunes  d’œufs. 

Bien  battre  pendant  lo  minutes, 
et  procéder  comme  pour  une  ome¬ 
lette  ordinaire  aux  œufs  entiers. 

Omelette  au  jambon 

3  œufs  entiers, 

30  grammes  de  farine  de  blé. 

30  —  jambon, 

15  —  beurre  frais. 

LAVEMENTS  D’ŒUFS 

1  (Eufs  entiers .  n"  3 

Sel  de  cuisine .  3  grammes. 

Bien  battre  les  œ'ufs,  et  faire  une 

émulsion,  en  y  versant  peu  à  peu, 
et  en  remuant,  le  li(]uide  salé. 

2"  Blancs  d’œufs .  n"  3 

Sel  de  cuisine .  2  grammes. 

Lait .  2^0  cc. 


Sel  de  cuisine .  1  gramme. 

Eau  bouillie .  250  cc. 

Veiller  à  ce  que  le  liquide  ne  soit 
pas  trop  chaud,  à  l’instaut  de  la 
préparation,  pour  éviter  la  coctiou 
des  œufs. 

4»  Œufs  entiers .  n"  3 

Sel  de  cuisine .  i  pincée 


5“  jaunes  d’œufs...  n"  2 

Sucre .  10  gramme.s. 


Laudanum .  IV  à  VII  gouttes. 

(Boas). 


6»  Jaunes  d'œufs  ...  n”  0 


Set  de  cuisiiK’ .  2  cuillerées  à 

(Touknikk). 

7'>  Jauges  d’œufs .  1102 

l’eptone  soluble  4  à  20  grammes. 

((lAUlONn). 

S»  J  aunes  d'œufs .  n"  2 

Peptone  sèche.  10  à  20  grammes. 

Laudanum .  .S  gouttes. 

Bicarbonate  de  soude  i  gramme. 
Lait .  200  cc. 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


TEINTURE  D’IODE  DÉCOLORÉE 

M.  Demachy,  dans  le  Bulletin  des 
sciences  pharmacologiques,  donne 
ipiekiues  détails  d’un  intérêt  pra¬ 
tique.  La  teinture  d’iode  décolorée 
est  d’un  u.sage  courant  en  Angleterre 
et  aux  États-Unis. 

En  .Angleterre,  les  jjharmaciens 
emploient  la  formule  suivante  don¬ 
née  par  Martindale  et  Wescott 
dans  leur  formulaire  :  The  extra 
pharmacopœia  (i.)''  édition,  lyio, 
page  .(lo)  ; 

Iode  .  2>-’L5o 

.Alcool  à  go» .  27»', 50 

Dissoudre  à  une  douce  chaleur 
et  ajouter  après  refroidissement  : 
Solution  forte  d  ammoniaque...  (>",2.‘) 

Porter  le  mélange  à  la  chaleur 
(soleil  ou  bain-marie)  jusipi’à  dis¬ 
solution  et  ajouter  : 

Alcool  à  go". .  y.  S.  pour  100  grammes. 

On  remarque  dans  cette  lonnule 
l’expression  «  solution  forte  d'am¬ 
moniaque  ».  Entendez  par  là  une 


solution  à  28  p.  100,  contenant, 
par  conséifuent,  plus  d’ammoniaque 
que  la  solution  ammoniacale  fran¬ 
çaise,  dite  ammoniaque  liquide, 
et  qui  est  saturée  à  10  p.  100  en¬ 
viron.  —  On  remarquera  égale¬ 
ment  que  la  préparation  s’obtient 
à  l’aide  de  la  chaleur. 

Pour  les  idiarmaciens  français 
jiossédant  en  magasin  la  solution 
faible  à  10  p.  100,  nous  conseillerons 
de  préparer  une  autre  formule, 
que  voici,  et  (pd  tliffère  de  la  jiré- 
cédente  en  ce  sens  <iue  :  1"  la  solu¬ 
tion  ammoniacale  employée  est 
la  solution  à  10  p.  100  ;  2"  <jue 
l’opération  se  fait  à  froid. 

Iode . \ 

Hyposull'ite  de  soude.  '  iî-i  10  grannni's. 
Eau  distillée . .  ) 

Dissoudre  et  ajouter  : 

Solution  d’ammoniaque 

à  10  p.  100 .  13  grammes. 

Alcool  à  go» .  75  — 

Mettre  au  frais  et  ajjrès  quelques 
heures,  filtrer  le  mélange  que  l’on 


conserve  dans  un  endroit  frais. 

.Aux  États-Unis,  les  pharma¬ 
ciens  obtiennent  la  teinture  d'iode 
décolorée  par  un  procédé  rappelant 
celui  de  la  première  formule,  par 
l’emploi  tl’une  solution  concentrée 
d’ammonia<iue,  et  la  seconde,  par 
la  présence  de  l’hyjiosulfite  et  de 
l’eau  distillée. 

Soit  : 

Iode .  83  grammes. 

HyposuUitc  d2  soude.  100  cent.  cub. 
Eau  distillée .  100  —  — 

Dissoudre  et  ajouter  : 

cale .  65  cent,  cubes 

Alcool  rectifié  à 

gS  I).  100. .  y.  S.  pont  un  litre. 

(lievuc  med.-pharm.). 

POMMADE  CONTRE 
LES  GERÇURES  DES  MAINS 


Menthol  en  poudre .  o«q75 

Salol  .  I'ASQ 

Huile  d’olives .  i®',5o' 

Lanoline . • .  45*qoo 


F,  s.  a.  Pour  applications. 


357  — 


—  XX 


Un  Nouveau  procédé  très  simple  et  très  précis 

POUR 

V Analyse  des  Urines 


Rondrrfoi't 
simple,  ti'6s 

linimenl  pou 

l’iM’  herc  h  e 
(pialiliiliveet 
iiuaiilitalive 
ifoséléiiients 

(le  riu'ine  (siioro  et  allmmiiu'l.  I(!l  esl  le  1ml  des  Trousses 
Dosuriiies.  dunl  eu  siÿ'iiale.  d  autre  part,  I  intéressante 

l’ri''seiili'‘es  sous  la  forme  d’i'léf;ants  portefeuilles,  pou¬ 
vant  ùire  laedemeiit  mis  dans  la  poche,  ces  trousses  ren¬ 
ferment  les  lulies  et  ampoules  a  reaclils  necessaires  iiour 
(diaipie  o]i(irnlion  d’analyse,  lilles  ])ermettent,  en  deu.v 
minutes,  avec  iiuehiues  inimités  d  urine,  d’etre  Ires  exaete- 

Les  nombreux  médecins  (jui  en  ont  essayé  l’emploi  ont 
éle  unanimes  a  faire  1  ido^o;  de  leur  commodité  et  de  leurs 
rifçourcux  resullats.  fout  d  abord,  nu  cours  d’une  visite  ou 
d’une  consultation,  elles  donnent  au  praticien  la  facilité 
d’etre  immédiatement  renseigne  sur  la  composilion  do 
rurine  et  de  pouvoir  instituer,  sans  plus  altendre,  la  tlié- 
rapeutnpie  (pu  convient,  fm  outre,  elles  lui  rendent 
aisément  Keneralisables  les  analyses  urologii|ues,  demeu¬ 
rées  pisipi  ICI  le  monopede  des  pliariiinciens. 

D’autre  part,  en  raison  de  leur  utilisalion  extrêmement 


simple,  l’achat  du  ces  trousses  sera  conseillé  avec  grand 
prolit  aux  malades  eu.x-mèmcs,  ipii  pourront  de  la  sorte  se 
rendre  compte,  aussi  souvent  ipi’il  conviendra,  des  varia¬ 
tions  do  composition  de  leurs  urines.  Il  leur  sera  dés  lors 
loisible  de  surveiller  de  très  près  leur  alimentation, 
de  conlrêiler  l’inlluence  de  tel  ou  tel  mets  sur  le  taux  do 
leur  sucre  ou  de,  leur  albumine,  enlin  do  faire  appel  aux 
soins  médicaux  des  ([uo  co  taux  aura  subi  une  cli’'vation. 

Ces  Trousses  urologiques  apparaissent  donc,  à  tous 
égards,  comme  do  très  précieux  collaborateurs  pour  le 
médecin,  fin  dehors  de  rexactilude  absolue  de  leurs  résul¬ 
tats,  elles  préscnient  encore  Tavanlage  d’une  grande  modi¬ 
cité  de  jirix  :  chaipio  analyse  revient  à  environ  0  fr.  ia. 

Ces  trousses  existent  sous  trois  modèles  dilférents  : 

1*  TROUSSE  INDEX  “  La  Dosiirine”,  destinée  à 
rechercher  si  Turine  renferme  ou  non  de  l’albumine  ou  du 

2»  TROUSSE  A.  “  La  Dosurine  ",  destinée  à  doser 
Talbiimine  contenue  dans  l’urine  ; 

3"  TROUSSE  D  “  Lx  Dosurinet  ’’  doslinée  ii  doser 
la  quantité  de  sucre  (glucose). 

Co  prix  de  chaque  trousse  est  de  ü  fr.anes  (franco  îi  fr.  30). 

—  Ampoules  do  renouvellement  ;  la  biole  de  10,  2  Ir.  50 
(franco  2  Ir.  7.i)  :  la  boite  de  20.  4  Ir.  Ta  (tranco  :  a  francs). 

—  Ilomise  do  la  p.  100  à  M.Vl.  les  imidecins. 

Adresser  les  commandes  et  les  demamles  de  renseigne¬ 
ments  il.  la  Société  CA  DO.-îCUlM'.,  10.  rue  (diarlemagne, 
Paris. 


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Appareils  de  Tiiermothérapie 

RHUUATISHES  -  SCIATIQUES 
MALADIES  de  la  PEAU 

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RÉGIMES 

ALIMENTAIRES 

Par  le  Marcel  LABBÉ 

Professeur  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris, 
Médecin  des  Hôpitaux.. 

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farines  I  “  Docteurs  1 

CÉRËALES  I  ^  NANTERRE  (Seine)  j LEBBHlNEnEEe 


SERINGUES  «1*1' 

POUR  INJECTIONS  HYPODERMIQUES 

DAVID 


-  XXI  - 


LA  MÉDECINE  AU  PALAIS 


Condamnation  d’un  médecin  pour  vente  de  médicaments. 

—  Dans  le  courant  du  mois  d'avril  igog,  MM.  David, 
pharniacieii  à  Montmartin-sur-Mer,  et  Merthe-Daroze, 
pharmacien  à  Portbail  (Manche),  ce  dernier  agissant  au 
nom  et  en  qualité  de  président  du  Syndicat  des  pharma¬ 
ciens  de  la  Manche,  avaient  porté  plainte  contre  le  Docteur 
Daulos,  conseiller  général  et  médecin  à  Montmartin-sur- 
Mer.  Ils  l’accusaient  d’avoir  vendu  à  des  clients  des  pro¬ 
duits  pharmaceutiques. 

A  l’audience  M.  Danlos  a  été  condamné  à  25  francs 
d’amende,  50  francs  de  dommages  intérêts  envers  M.  Da¬ 
vid,  pharmacien  à  Montmartin-sur-Mer,  et  a\i  franc 
de  dommages-intérêts  que  réclamait  le  syndicat  des  phar¬ 
maciens  de  la  Manche. 

A  propos  d’honoraires.  —  Un  médecin  belge  avait  soigné 
à  Chatelineau,  près  Charleroi,  le  baron  B...,  qui  se  trouvait 
là  en  villégiature.  Le  malade  guérit  et  le  docteur  lui  pré¬ 
senta  alors  une  note  d’honoraires  s’élevant  à  sept  mille 
francs.  Ce  chiffre  parut  exagéré  au  client  qui,  après  avoir 
versé  la  somme  de  3  000  francs,  estima  qu’il  était  quitte. 

Le  tribunal  civil  de  la  Seine  saisi  de  la  demande  en 
payement  des  4  000  francs  complémentaires  formée 
par  le  docteur,  avait  estimé,  que  la  somme  de  3  000  francs 
versée  constituait  un  honoraire  suffisant  pour  trois  ponc¬ 
tions  et  quinze  déplacements  de  Bruxelles  à  Chatelineau, 
comportant  chacun  l’absence  d’une  matinée. 

La  huitième  chambre  de  la  Cour  vient,  sur  les  plai¬ 
doiries  de  M"’  Albert  Menus  et  Rotureau-Lauray,  d’in¬ 
firmer  eu  partie  cette  décision. 


Iva  Cour  estime,  comme  le  tribunal,  que  200  francs 
par  déplacement  constituent  un  honoraire  normal, 
mais  que  les  ponctions  ou  thoraceutèses,  sans  constituer 
une  opération  importante,  justifient  cependant  un  hono¬ 
raire  spécial.  Cet  honoraire  spécial,  la  Cour  l’a  arbitré  à 
500  francs  pour  chaque  intervention.  Le  baron  B...  aura 
donc  à  payer  4  500  francs. 

Les  appointements  des  médecins  du  bureau  de  bien¬ 
faisance.  —  La  troisième  section  de  la  sixième  chambre 
du  tribunal  avait  à  statuer  sur  la  question  de  savoir  si 
un  créancier  peut  opérer  valablement  une  saisie-arrêt 
entre  les  mains  du  receveur  de  l’Assistance  publique,  sur 
«  les  appointements,  indemnités  ou  honoraires  »  des  mé¬ 
decins  du  bureau  de  bienfaisance,  à  Paris. 

Après  plaidoiries  de  M"*  Blaisot  et  Norbert  Fouilleul, 
et  sur  conclusions  de  M.  le  substitut  Macstracci,  le  tri¬ 
bunal,  présidé  par  M.  I,e  Roy,  a  décidé  : 

i«  Que  le  tribunal  est  incompétent  pour  statuer  sur  la 
validité  des  saisies-arrêts  effectuées  sur  les  appointements 
fixes  (1.200  francs  par  an)  des  médecins  du  bureau  de 
bienfaisance.  Ces  appointements  .sont  régis  par  la  loi 
relative  aux  fonctionnaires  touchant  des  appointements 
inférieurs  à  2.000  francs. 

2"  Que  la  saisie-arrêt  effectuée  est  valable  en  ce  qu 
concerne  les  allocations  attribuées  par  l’Assistance  pu¬ 
blique  au  médecin  du  bureau  de  bienfaisance  en  dehors 
et  en  sus  des  1.200  francs.  Ces  allocations  ont  pour  but, 
comme  on  le  sait,  de  rétribuer  les  médecins  des  visites 
médicales  qu’ils  font  aux  employés  de  mairies. 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


La  pratique  des  Maladies  des 
Enfants,  fasc.  IV.  Maladies  du 
cœur,  des  vaisseaux,  des  bron¬ 
ches,  des  poumons,  du  médias- 
tin,  etc.,  par  les  D''*  Moussous, 
Barbier,  Guinon,  Hallé,  Zuber, 
Armand  DEr,ii,i,E,  Audéoud  et 
Bourdiu.on,  1911.  I  vol.  gr.  in-8, 
750  pages  et  fig.  16  francs.  {J.-B. 
Baillière  et  fils,  à  Paris). 
L’important  Traité  de  pédiatrie, 
dont  l’activité  de  M.  Cruchet  assure 
la  publication  régulière,  vient  de 
s’enrichir  d’un  nouveau  fascicule  ; 
consacré  aux  maladies  du  cœur  et 
des  poumons,  il  est  appelé  à  un  légi¬ 
time  succès  par  le  caractère  à  la  fois 
scientifique  et  pratique  des  articles 
qui  le  composent. 

La  compétence  bien  connue  du 
professeur  André  Moussous  le  dési¬ 
gnait  pour  donner  des  maladies  du 
cœur  et  des  vaisseaux  chez  l’enfant 
une  monographie  claire  et  complète. 
De  même  M.  Barbier,  qui  a  traité  les 
maladies  du  nez  et  du  larynx,  a  pu 
consacrer  aux  laryngites  de  l’enfance, 
et  notamment  à  la  laryngite  diphté¬ 
rique,  des  chapitresd’ungrandintérêt 
pratique.  L’esprit  clinique  et  la  pré¬ 
cision  de  M.  Guinon  lui  ont  permis 
de  donner  un  tour  très  personnel  aux 
pages  qu’il  a  écrites  sur  la  sémiologie 
de  l’appareil  respiratoire  et  à  l’étude 
qu’il  a  faite  de  la  tuberculose  infan¬ 
tile,  on  trouvera  dans  celle-ci  des  ren¬ 
seignements  pratiques  de  tout,  ordre 
qui  la  rendent  particuliérement 
intéressante.  MM.  Hallé  et  Annand- 
Delille  étudiant  les  maladies  aiguës 
du  poumon  et  les  pleurésies,  ont  réussi 
à  donner  une  étude  pratique  des 
pneumonies,  des  broncho-pneumo¬ 


nies  et  des  conge.stious  pulmonaires. 
L’expo.sé  d’ensemble  qu’ils  en  ont 
fait  leur  a  permis  de  consacrer  au  dia¬ 
gnostic  et  au  traitement  des  pages 
remarquables  par  l’abondance  des 
notions  précises  permettant  au  méde¬ 
cin  de  se  familiariser  avec  l’hygiène 
et  le  traitement  médicamenteux  de 
ces  affections.  D’excellents  articles  de 
M.  Zuber  sur  les  maladies  des  bron¬ 
ches,  l’emphysème  et  la  gangrène 
pulmonaire,  de  M.  Bourdillon  sur  les 


maladies  du  mtdiastiii  et  la  coque¬ 
luche,  de  M.  -Audéoud  sur  l’a.sthme 
complètent  cet  important  volume. 

Si  ces  divers  articles  .sont  de  nature 
à  intéresser  vivement  les  pédiatres, 
par  leur  caractère  hautement  pra¬ 
tique,  ils  répondent  bien  au  but  de 
l’ouvrage  qui  s’adresse  à  l’ensemble 
du  corps  médical  et  donnent  toutes 
les  notions  de  pathologie  infantile 
utiles  au  médecin  praticien. 

P.  LEREbouli.E’T. 


Librairie  J. -B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris 


Les  Actualités  Médicales 

Collection  de  volumes  in- 16,  de  96  pages,  cartonnés.  Chaque  volume  :  1  fr.  50 


Le  Rachitisme,  par  A.-B.  Marfan,  piofesseur  à  la  Faculté 
de  médecine  de  Paris,  igii,  t  vol.  in-i6,  cart.  1  fr.  60 
Hygiène  de  la  Peau,  par  J.  Nicolas,  protesseur  à  la 
Faculté  de  médecine  de  Lyon,  et  Jambon,  cliel  de  Cli¬ 
nique.  1911,  t  vol.  in-it),  cart .  1  fr.  60 

Ouide  pratique  du  diagnostic  de  la  Syphilis,  séro-dii- 
gnusliç,  par  les  U*'*  P.  üasiou  et  A.  Girauld.  1910, 

I  vol.  in-i6,  avec  22  fig.,cart .  1  fr.  60 

L’Ultra-Microscope  dans  le  diagnostic  clinique  et  les 
recherches  de  laboratoire,  par  le  Dr  P.  üastou.  1910, 

1  vol.  in-itj  avec  a.’)  iig.,  cart .  1  fr.  60 

Hygiène  du  visage  (cosmétique,  esthétique  et  massage), 
parle  1)’  P.  Gastoo,  directeur  du  laboratoire  centrai  de 
rhûpital  Saint-Louis.  1910,  i.  vol.  in-i6  avec  14  fig., 

cart .  1  fr.  80 

l.es  Courants  de  haute  fréquence  et  la  D’Arsonvalisation, 
par  le  D' ZiMMERN,  prolesseur  agrégé  à  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris,  et  S.  'l’uRcmsi.  1910,  i  vol.  in-if), 

avec  22  lig.,  cart .  1  fr.  60 

Les  Opsonines  et  les  traitements  opsonisants,  par  le 
Dr  K.  Gaultier,  chef  de  Clinique  de  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris,  igog,  i  vol.  in-i6  avec  figures 

cart . ..: .  1  fr.  60 

L’Artériosclérose  et  son  traitement,  par  A.  Gouoet,  pro¬ 
fesseur  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris.  1907, 

I  vol.  in-il)  ave.-  fig.,  cart .  1  fr.  60 

La  Radioscopie  clinique  de  i’Rstomac  normal  et  patholo¬ 
gique,  par  le  D''  Cerné,  professeur  à  l'Ecole  de  méde¬ 
cine  de  Rouen  et  le  D’  Delaforoe.  1908,  i  vol.  in-i6, 

avec  21  fig.,  cart .  1  fr.  80 

Technique  do  l’Exploration  du  Tube  digestif,  par  le 
Dr  Gaultier,  thef  de  clinique  à  la  Faculté  de  médecine 
de  Paris,  190.“),  i  vol.  in-i6, avec  i31ig.,  cart...  1  fr.  80 
Les  Dilatations  de  l'Estomac,  Sémiologie  et  Thérapeu¬ 
tique  des  distensvms  gastriques,  par  le  Dr  René  Gtui- 

TiER.  1909,  I  vol.  in-it)  avec  12  fig.,  cart .  1  fr.  60 

Les  Empoisonnements  alimentaires,  par  le  Dr  Sacquépéf, 
professeur  aerégé  à  l'Ecole  du  V’al-de-Qrâce.  1909, 

1  vol.  in-if),  cart .  1  fr.  80 

La  Cure  de  Déchloruration  dans  le  Mal  de  Bright,  par  le 
•  Dr  F.  Widal,  professeur  à  la  Faculté  de  médecine  de 
Paris,  et  le  Dr  A.  Javal.  igo6,  i  vol.  in-i6,cart.  1  fr.  60 
La  Diphtérie,  liictériologie  et  Clinique,  Prophylaxie  et 
Traitement,  parles  D'*1L  Barrier, médecin  de  l'hôpital 
Hérold,  et  G.  Ulmann.  1899,  i  vol.  in-16,  avec  ligures, 

cart .  1  fr.  80 

Les  Maladies  du  Cuir  chevelu,  ProB/iWaxie  et  Traitement, 
par  le  Dr  Gastoii,  assistant  a  l'hôpital  Saint-Louis. 
2*  édition.  1907,  I  vol.  in-i6,  avec  tg  lig.,  cart.  1  fr.  80 
Traitement  de  la  Syphilis,  par  le  Dr  Emehy,  ancien  chef 
de  clinique  ii  la  Faculté  de  Paris.  Préface  de  M.  le  pro¬ 
lesseur  hoi  RNiER.  2'  édit.  1905,  i  vol.  in  16,  cart.  1  fr.  80 
L’Alimentation  des  Enfants'  malades,  par  le  1)'  Péiiu, 
médecin  des  hôpitaux  de  Lyon.  1908,  i  vol.  in-16, 

cart .  1  fr.  80 

Le  Traitement  de  la  Constipation,  par  le  D'  Froussard, 
ancien  interne  des  hôpitaux  de  Paris.  2*  édition.  1909, 

I  vol.  in-16,  cart .  1  fr,  80 

Les  Traitements  des  Entérites,  par  le  Dr  M.  Jouausi. 

1905,  i  vol.  in-16,  cart .  1  fr,  60 

Calculs  des  Voies  biliaires  et  Pancréatites,  par  le  1)'  R. 
Gaultier,  chcl  de  clinique  à  la  Faculté  de  médecine  de 

Paris.  igo8,  i  vol.  in-16,  avec  16  fig.,  cart _  1  fr.  80 

Trachéobronchoscople  et  (Esophagoscopie,  par  le  Dr  Giu- 
SEE,  chef  des  travaux  d’oto-rhino-laryngologie  à  la 
'  clinique  chirurgicale  de  l'Môtel-Dieu.  1908,  i  vol.  in-16, 

avec  20  fig.,  c.irt . . .  1  fr.  80 

La  Démence  précoce,  par  le  D'  G.  Dent,  médecin  de  la 
Salpétrière,  et  P.  Rot.  i  vol.  in-16,  avec  ii  figures, 

cart .  1  fr.  60 

Les  Polies  intermittentes.  La  Folie  maniaque  dépressive, 
par  les  i)'»  G.  Dent  et  P.  Camus.  1907,  i  vol.  in-16, 

avec  lig.,  c-irt .  1  fr.  80 

LTonothéraple  électrique,  par  les  Dr»  Delherm,  ancien 
interne  des  hôpitaux  de  Paris,  et  A.  Laquerriére,  lau¬ 
réat  de  l'Académie  de  médecine.  1908,  i  vol.  in-16,  avec 

■'Il  fig..  cart .  1  fr.  80 

Les  Rayons  de  Rontgen  et  le  Diagnostic  de  la  Tubercu¬ 
lose,  par  le  D'  A.  Béclëre,  médecin  de  l'hôpital  Saint- 

Antoino.  1899, 1  vol.  ia-i6,  «vcc  Gg.,  cart .  I  fr.  80 


Les  Rayons  de  Rontgen  et  le  Diagnostic  des  affections 
thoraciques  non  tuberculeuses,  par  le  Dr  A.  Béclëre, 

igoi,  I  vol.  in  i6,  avec  lo  lig.,  cart .  1  fr.  5o 

Les  Payons  de  Rontgen  et  le  Diagnostic  des  maladies 
internes,  par  le  Dr  A.  Béclëre.  1904,  i  vol.  in-16,  avec 

fig-,  cart... . .  1  fr.  80 

La  Fulguration,  son  rôle  et  ses  efiets  en  thérapeutique, 
par  le  Dr  Zimmern,  professeur  agrégé  à  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris.  1909,  i  vol.  in-16,  avec  ligures, 

cart .  1  fr.  50 

Le  Cytodiagnostic,  les  méthodes  d'examen  des  sérosités 
pathologiques  et  du  liquide  céphalo  rachidien,  par  le 
Dr  Marcel  Labbé,  prolesseur  agrégé  à  la  Faculté  de 

médecine.  1904,  i  vol.  In-i6,  cart .  1  fr.  50 

Le  Sang,  parle  Dr  Marcel  Lahbé.  î’ édition.  1910,  i  vol. 

in-16,  avec  fig-,  cart .  1  fr.  50 

La  Protection  de  la  Santé  publique.  Loi  et  Commentaires 
de  la  loi  et  des  règlements  d’administration,  par  le 
Dr  Mosnt,  médecin  des  hôpitaux  de  Paris,  1904,  1  vo'. 

in-16,  cart . . . .  ï  fr.  60 

Les  Accidents  du  Travail.  Guide  du  médecin,  par  le 
Dr  Bbouardel,  médecin  des  hôpitaux  de  Paris.  2»  édi¬ 
tion,  1907,  I  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  to 

La  Psychologie  du  Rêve  au  point  de  pue  médical,  par 
N.  Vaschide,  chef  des  travaux  du  laboratoire  de  psy¬ 
chologie  expérimentale  des  Hautes-Etudes,  et  H.  Piéron. 

1902,  I  vol.  in-16,  cart .  1  Ir.  60 

Diagnostic  de  l’Appendicite,  par  le  Dr  M.  âuvrat,  pro¬ 
fesseur  agrégé  à  la  Faculté  de  Paris.  1904,  i  vol.  in-16, 

ctrt .  1  fr.  80 

Chirurgie  Intestinale  d’urgence,  par  le  D»  A.  Mouchet, 
chirurgien  des  hôpitaux  de  Paris.  1908,  i  vol.  in-16, 

avec  23  fig.,  cart .  1  fr.  80 

Chirurgie  nerveuse  d’urgence,  par  le  D'  A.  Chipault. 

1904,  I  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  80 

Le  Canal  va^lno-pérltonéal,  Diagnotic  et  traitement  de 
la  hernie  inguinale  et  des  hydrocèles  congénitales, 
de  Tectopie  testiculaire,  par  le  D’  P.  Villemin,  chirur¬ 
gien  des  hôpitaux  de  Paris,  1904,  i  vol.  in-16,  avec 

17  fig.,  cart  .  .  1  fr,  60 

La  Gastrotomie,  par  le  D''  J.  Braquehaye,  agrégé  à  la 
Faculté  de  Bordeaux,  chirurgien  de  l'hôpital  de  'Tuni.s. 

1900,  I  vol.  in-16  avec  figures,  cait .  1  fr.  80 

Chirurgie  des  Voles  biliaires,  parle  D’  PAUCHET.chirur.ien 
des  hôpitaux  d'Amiens.  1900,  i  vol.  in-16,  avec  fig., 

cart .  1  fr.  80 

Le  Tétanos,  par  les  D«  J.  Courmont,  professeur,  et 
M.  Doyon,  professeur  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine 
de  Lyon.  1899,  i  vol.  in-16,  avec  fig.,  cart.,..  1  fr.  80 
Le  Rhumatisme  articulaire  aigu  en  bactériologie,  par  les 
D'»  H.  Triboulet,  médecin  de.s  hôpitaux  de  Paris,  et 
A.  (.'oYON.  1900. 1  vol.  in-16,  avec  lig.,  eau....  1  fr.  50 
Le  Pneumocoque,  par  le  D'  Lippmann,  ancien  interne  des 
hôpitaux  de  Paris.  Introduction  par  le  D»  Diiflocq, 
médecin  des  hôpitaux  de  Paris.  1900,  1  vol.  in-i6,  avec 

fig.,  cart . .  . . . .  Ifr.  63 

Les  Oxydations  de  l’Organisme  (oxydases),  par  E.  Enri- 
QCEz  et  J.-A.  Sicard,  médecin  des  hôpitaux  de  Pans. 

1902,  I  vol.  in-16,  cart .  X  fr.  53 

Les' Etats  neurasthéniques,  Üiagnoslic,Traitem  ml,  par  le 
D'  A.  Riche,  médecin  de  l’hospice  de  Bicétro.  hfiH. 

I  vol.  in-16,  cart . : .  1  fr.  50 

Les  Myélites  syphilitiques.  Formes  cliniques  et  traite¬ 
ment,  par  le  Dr  Gilles  de  la  Tourette,  professeur 
agrégé  a  la  Fac.  <le  Paris.  1899,  i  vol.  in-16.  cart.  1  fr.  50 
Le  Traitement  pratique  de 'l’Epilepsie,  par  le  D'  Gillfs 

DE  LA  Touritte.  1901,  /  vol.  in-i6,  cart .  1  fr.  50 

Les  Névralgies  et  leur  traitement,  par  les  D«  Lèvy  et 
Baudouin,  anciens  internes  des  hôpitaux.  190g,  1  vol. 

in-t6,  avec  fig-,  cart .  1  fr.  60 

Les  Thérapeutiques  récentes  dans  les  maladies  nerveuses, 
par  les  D»  Lannois,  professeur  agrégé,  et  Porot,  chef 
>)  de  clinique  à  la  Faculté  de  médecine  de  Lyon,  igm, 

I  vol.  in-16,  cart . <■1  fr.  80 

La  Syphilis  de  la  moelle,  par  les  D»  A.  Gilbert,  professeur 
à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris,  et  O.  Lion,  médecin 
de  l'hôpital  de  la  Pitié.  iqo8,  i  vol.  in-16,  cart.  1  fr.  60 
Les  Rayons  N  et  les  Rayons  N',  par  le  D»  Bordier,  pro¬ 
fesseur  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine  de  Lyon.  19M. 

i  vol.  in-i6, avec  16 Gg.,  Ctrl. .  |ir.  5Q 


-  XXIII  - 


NOUVELLES 


Institut  de  paléontologie  humaine.  —  Cette  nouvelle 
fondation  due  à  la  libéralité  du  Prince  de  Monaco  et 
récemment  reconnue  d’utilité  publique,  aura  pour 
objet  d’  «  étudier  les  origines  de  l'humanité  et  de  pour¬ 
suivre  méthodiquement  les  recherches  destinées  à  éclai¬ 
rer  et  à  établir  l’histoire,  encore  incertaine,  des  plus  an¬ 
ciennes  sociétés  ».  I/C  conseil  d’administration  comprendra 
six  membres  de  nationalité  française  :  il  lui  sera  adjoint 
un  comité  de  perfectionnement  composé  de  savants 
français  et  étrangers. 

Un  immeuble  sera  construit  à  Paris  pour  le  siège 
social.  I<es  collections  seront  réunies  à  Monaco.  L’Insti¬ 
tut  disposera  en  outre  d’un  capital  de  1.600.000  francs. 

Le  nombre  de  «  Doctoresses  »  reçues  à  la  Faculté  de 
Paris.  —  Trente  et  une  étudiantes  ont  été  reçues  en  igio, 
parmi  lesquelles  onze  Françaises  et  vingt  étrangères. 
Voici  leurs  noms  : 

Mlles  Alice  Baillet,  Aimée  Porel,  Marthe  Vasseur, 
Françoise  Koch,  Thérèse  Poutel,  Marie  Roy,  Mme  Pau¬ 
line  Libin,  Mlles  Marie  Petroskaia,  Emma  Feldzer,  Sabina 
Aronovitch,  Mmes  Cécile  Dalayrac,  Catherine  Henri, 
Olga  Pinois,  Mlles  Rébecca  Rosenthal,  Sarah  Sehcht- 
mann,  Vera  Rochline,  Sara  Celnik,  Gator-Gatowski, 
Sophie  Drossic,  Gourilew  Lioubow,  Julie  Kalmanovitch, 
Marie  Temkin,  Pliouma  Raïchstein,  Bella  Zolatareff,  Mar¬ 
guerite  Guichardon,  Mmes  Rachel  Rubénovitch,  Fanny 
Gypstein,  Hélène  Isserlis,  Mlles  Marie  Gourvitch,  Jléry 
Voulfssonn,  Mme  Rosalie  Lipskcroff. 

Administration  centrale  de  l’Assistance  publique  à 
Paris.  —  Un  concours  pour  l’admissibilité  à  douze 
emplois  de  rédacteur  dans  les  services  de  l’administration 
générale  de  l’assistance  publique  à  Paris  sera  ouvert  le 
lundi  6  mars  igii. 

Un  avis  ultérieur  indiquera  le  lieu  où  les  candidats  de¬ 
vront  se  réunir  pour  subir  la  première  épreuve  du  concours. 

Ne  pourront  être  admis  à  se  présenter,  en  dehors  des 
agents  faisant  déjà  partie  de  l’administration,  que  les 
candidats  de  nationalité  française,  qui,  le  1“'  janvier  191 1 , 
auront  atteint  l’âge  de  vingt  et  un  ans  et  n’auront  pas 
dépassé  l’âge  de  trente  ans.  Aucune  dispense  d’âge  ne  peut 
être  accordée.  Toutefois,  pour  les  candidats  ayant  des 
services  militaires,  la  limite  d’âge  est  prorogée  d’une 
durée  égale  à  celle  des  services  qui  auront  été  accomplis 
pour  satisfaire  à  la  loi  sur  le  recrutement,  rengagements 
non  compris. 

Les  candidats  étrangers  à  l’administration  devront  pro¬ 
duire  un  diplôme  de  docteur  en  médecine,  en  droit,  ès- 
lettres  ou  ès-sciences,  de  licencié  en  droit,  ès-lettres  ou  ès- 
sciences, diplôme  de  l’école  des  chartes,  de  l’institut  agro¬ 
nomique  ou  de  l’école  des  .sciences  politiques,  ou  une 
pièce  attestant  qu’ils  ont  satisfait  aux  examens  de  sortie 
des  écoles  polytechnique,  Saint-Cyr,  navale,  normale 
supérieure  ou  centrale. 

Les  inscriptions  seront  reçues  au  service  du  personnel 
de  l’administration,  3,  avenue  Victoria. 

Les  candidats  inscrits  devront  s’adresser  au  service  du 
personnel  pour  connaître  les  jours,  lieux  et  heures  où  ils 
auront  à  se  présenter  pour  subir  les  diverses  épreuves. 

Néanmoins,  des  convocations  donnant  ces  indications 
leur  seront  adressées  à  domicile  ;  mais  l’administration 
décline  toute  responsabilité  dans  le  cas  où  ces  convoca¬ 
tions  ne  leur  parviendraient  pas. 

Le  programme  des  connaissances  exigées  des  candidats 
est  déposé  au  service  du  personnel  et  sera  communiqué  à 
toutes  les  personnes  qui  en  feront  la  demande. 

Concours  des  hôpitaux  de  Saint-Étienne.  —  Un  con¬ 
cours  public  pour  la  nomination  d’un  chirurgien  sup¬ 
pléant  aura  lieu  le  lundi  13  mars  igi  i. 

Conditions  d’admission  'au  concours  ;  au  jour  fixé 
pour  le  concours,  les  candidats  devront  avoir  deux 
années  de  pratique  comme  docteur.  Toutefois  cette  con¬ 
dition  n’est  pas  obligatoire  pour  ceux  qui  auraient  fait, 
après  une  nomination  au  concours,  pendant  quatre  ans, 
et  à  k  satiijf action  de  V  Administration,  le  service  d’élève 


interne  dans  les  hôpitaux  de  Paris,  I^yon  et  de  toute 
autre  ville  où  siège  une  Faculté  de  l’Etat. 

Les  candidats  internes  des  hôpitaux  de  Saint-Étienne 
et  autres  viUes  dans  lesquels  l’inteniat  n’est  que  de 
trois  ans,  devront  justifier,  en  outre  de  leurs  années 
d’internat,  d’une  année  de  pratique  comme  docteur. 

Conseil  supérieur  d’hygiène  publique  en  France.  —  Une 
place  d’auditeur  à  ce  conseil  est  déclarée  vacante  et  il  y 
sera  pourvu  par  le  Ministre  de  l’Intérieur  (Renseigne¬ 
ments  à  la  direction  de  l’Assistance  et  de  l’Hygiène 
publiques,  4»  bureau). 

Conférence  sanitaire  internationale.  —  Le  gouverne¬ 
ment  français  a  pris  l’initiative  de  la  réunion  à  Paris,  en 
mai  prochain,  d'une  conférence  sanitaire  internationale. 
I.es  bases  de  la  discussion  sont  préparées  par  le  comité 
de  l’office  international  de  l’hygiène  publique  dont  le 
Dr  Pottevin  est  le  directeur  et  le  Dr  Snutoliquido  le  pré- 

Fièvrc  de  Malte.  —  L'Académie  de  médecine  avait 
adopté,  dans  une  précédente  séance,  de  substituer,  sur 
la  réclamation  du  gouvernement  anglais,  le  nom  de  fièvre 
méditerranéenne  à  celui  de  fièvre  de  Malte,  mais  ce  nom 
a  été  critiqué  et  sur  les  avis  des  professeurs  Blanchard  et 
Chauffard,  les  noms  de  fièvre  ondulante,  mélitose,  méli- 
tococcie  ont  été  mis  en  avant.  Quel  sera  son  nom  définitif? 
En  attendant,  il  est  bon  de  noter  tous  ces  synonymes. 

Le  Dr  Durey  a  été  élu  membre  de  la  Société  de  thérapeu¬ 
tique.  — ■  Le  ï)r  Durey  a  été  reçu  docteur  en  ujoo  (La  mé¬ 
decine  occulte  de  Paracelse,  tliè.se  de  Paris),  il  fut  de 
1906  à  igio  assistant  de  physiothérapie  dans  le  service 
du  Dr  Tufficr  ù  l’hôpital  Beaujon.  Puis  il  dirigea  les  tra¬ 
vaux  pratiques  de  ma.ssage  à  la  Faculté  de  médecine  de 
Paris.  Il  c.st  depuis  quelques  mois  assistant  de  kinésithé 
rapie  de  la  clinique  médicale  de  l’Hôtel-Dieu  de  Paris 
(service  du  professeur  Gilbert).  Président  de  la  Société  d  " 
kbiésithérapie,  membre  de  la  Société  de  médecine  de  Paris, 
il  a  écrit  de  nombreux  articles  et  a  bien  voulu  collaborer 
au  numéro  de  Paris  médical  consacré  à  la  physiothérapie. 

Cinquantenaire  scientifique  du  Professeur  Armand 
Gautier.  —  M.  Armand  Gautier,  membre  de  l’Institut 
et  de  l’Académie  de  médecine.  Professeur  à  la  Faculté 
de  médecine  de  Paris,  Président  de  l’Académie  des 
sciences,  vient  d’accomplir  sa  cinquaniieme  année  d’En- 
seignenient  universitaire.  Sa  vie  tout  entière  a  été  consa¬ 
crée  à  la  science. 

Désireux  de  rendre  hommage  au  Maître  éminent,  .ses 
collègues,  ses  élèves  et  ses  amis  ont  fonné  le  projet  de 
célébrer  son  cinquantenaire  scientifique. 

Une  souscription  est  ouverte,  en  vue  d’offrir  à  cette 
occasion,  à  M.  Armand  Gautier,  une  médaille  commé¬ 
morative  à  son  effigie. 

Le  Comité  recevra  avec  reconnais.sance  toutes  les  sous¬ 
criptions.  A  toutes  celles  atteignant  ou  dépassant  la 
somme  de  25  francs,  sera  réservé  un  exemplaire  eu  brou'/.e 
de  cette  médaille  jubilaire. 

Les  souscriptions  doivent  être  adressées  au  Tré.sorier 
du  Comité,  M.  P.  Masson,  120,  boulevard  Saint-Ger¬ 
main,  Paris. 

Une  statue  au  Professeur  Albarran.  —  Nous  apprenons 
que  la  ville  de  Sagua  la  Grande  (Cuba)  vient  d’élever  une 
statue  au  professeur  .ùlbarrnn,  en  hommage  au  chirurgien 
et  au  professeur  dont  «  le  nom  et  la  célébrité  sont  un  hon¬ 
neur  pour  Cuba  »  (Prensa  medica). 

La  gratuité  de  la  pension  à  l’Hcole  èu  service  de  santé 
militaire  de  Lyon.  —  Le  ministre  de  la  Guerre  a  pris 
l’initiative  d’un  projet  de  loi  ayant  pour  but  d’assurer  la 
gratuité  de  la  pemsion  dans  les  écoles  militaires.  Poly¬ 
technique,  Saint-Cyr,  Lyon.  Le  ministre,  dans  son  rap¬ 
port,  fait  remarquer  que  le  régime  actuel  favorise  les 
jeunes  gens  fortunés  au  détriment  des  autres,  ce  qui  est 
en  contradiction  avec  les  aspirations  démocratiques  du 
pays,  d’autant  qu’il  s’agit  dans  ces  écoles  de  former  des 
jeunes  gens  destinés  aux  services  de  l'Etat, 


361 


XXIV  — 


LIVRES  REÇUS  AU  BUREAU  DE  PARIS  MÉDICAL 


Indications  et  Contre-indica¬ 
tions  du  Climat  méditer¬ 
ranéen  dans  la  tuberculose 
pulmonaire  (rapport  présenté  à 
la  Société  médicale  du  Littoral 
méditerranéen) ,  par  A.  PIÏGURIIÎR, 
Nice,  1911,  in-8. 


Les  Maladies  du  péritoine,  par 
le  D'  A.  PISSAVY,  médecin  des 
Hôpitaux  de  Paris,  i  vol.  in-i8 
jésus  de  425  pages,  cartonné  5  fr. 
Encyclopédiesdentifique.  (O.Doin 
et  fils,  à  Paris.) 


Vicions  circles  in  disease,  par 
JAMIESON  B.  Hurry,  M.  a.,  M.  D. 
(Cantab.)  ex-president,  Reading 
Pathological  Society,  1911,  i  vol. 
iu-8,  200  pages,  7  fr.  50  {J.  et 
A.  Churchill,  à  Ivondres). 


L’INTERMEDIAIRE  MEDICAL 


Librairie  J. -B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris 


Ouvragées  sur  la  Tuberculose 


MALADIES  DES  POUMONS 


MALADIES  PARASITAIRES 


Par  CLAISSE,  MOSNY,  TRIBOULET, 
LANDOUZY,  GRIFFON,  BARBIER,  MENETRIER, 
BALZER,  MÉRY,  BABONNEIX,  LE  NOIR. 
igop.  I  vol.  grand  in-8  de  840  pag.,  avec  fi  g.  16  fr. 


Ce  fascicule  constitue  un  véritable  Traité  des  maladies  dits 
Bronches  et  des  Poumons,  dû  à  la  collaboration  de  tous  ceux 
oui  s'occunent  spécialement  des  affections  de  l'appareil  respira- 
articles  qu  il  contient  sont  de  première  utilité 


po'jr  le  médecin  . . . ,  ___  ..  ,  _ _ 

exacte  de  maladies  d  une  extrême  fréquence.  1. 
occupe  toujours  """ 


le  place  prépondérante. 


CO.MMU.NES  A  l’ho.MMU  ET  AUX  ANI.MAUX 

TUBERCULOSE 

SCROFULE  -  MORVE  —  CHARBON  —  PSITTACOSE 
RACE  —  TÉTANOS  —  ACTINOMYCOSE  —  MYCOSES 
OOSPOROSES  —  ASPERGILLOSE  —  LADRERIE 
TRICIII.WSE  —  ANKYLOSTOMOSE 

Par  MOSNY,  BERNARD,  MENETRIER,  GILBERT, 
FOURNIER,  VAILLARD,  DE  BEURMANN,  GOUGEROT, 
ROGER,  RÉNON,  BROUARDEL,  GUIART,  GALLOIS, 
tgin.  i  vol.  grand  in-8  de  .566  p.,  avec  26fig.  10  fr 


LA  CURE  SOLAIRE 

TUBERCULOSE*  CHRONIQUE 

Par  le  D'  MALQAT 

igir.  /  vol.  in-8  de  400  pages,  avec  figures..  6  fr. 


ARTHRITES  TUBERCULEUSES 

Par  M.  GANGOLPHE 

PKOFKSSEtTR  AGRÉGÉ  A  I.A  FACtlI.TÉ  DE  .MÉDECINE  DE  LYON 

igo8.  1  vol.  grand  in-8  de  235  p.,  avec  76  fig,  5  fr. 


Toujours  se  recommander  de  PARIS  MÉDICAL  auprès 
des  fournisseurs  faisant  des  annonces  dans  PARIS  MÉDICAL 


LA  PRATIQIJE  DES  MALADIES  DES  ENFANTS 

DIAQNOSTIC  ET  THÉRAPEUTIQUE 

Maladies  du  Cœur  et  des  Vaisseaux,  du  Nez,  du  Larynx, 
des  Bronches,  des  Poumons,  des  Plèvres  et  du  Médiastin 

MOUSSOUS  I  H.  BARBIER  1  GUINON  |  HALLE 

Professeur  à  la  Foeiillc  .Médcciu  .Médieiii  Jlédciiii 

de  niédeeiiie  de  Pordciuix.  |  de  l'Ilûjiilul  llérold.  I  de  rilôiiilal  Trousseau.  |  des  IIûi>ituu.\  do  Paris. 

ZUBER  ARMAND  DELILLE  |  AUDEOUD  BOURDILLON 

Anciens  chefs  de  cllni,|ue  infantile  Prival-Doi  euts 

h  la  Faculté  de  inédecuie  de  Puiis.  I  à  la  Faculté  de  médecine  de  Genève. 

1911.  Un  TOlume  grand  in-8  de  702  pages  aveo  103  ligures.  Broché,  1 6  fr .  —  Cartonné,  1 7  fr.  60 


-  XXV  — 


LA  VIE  MÉDICALE 


Conseil  de  la  Faculté  de  médecine 
de  Paris.  —  Dans  une  séance  anté¬ 
rieure  le  conseil  de  la  Faculté  de  Paris 
avait  voté,  le  maintien  de  la  chaire 
de  pathologie  interne.  A  la  suite  de 
cette  décision,  M.  Chauffard  a  de¬ 
mandé  et  obtenu  sa  permutation. 

M.  Chauffard  sera  donc  titulaire 
à  partir  du  i"  novembre  prochain, 
de  la  chaire  de  pathologie  interne,  et 
la  chaire  de  l’histoire  de  la  médecine 
va  devenir  vacante. 

De  conseil  s’est  encore  occupé  de 
la  chaire  d’hydrologie  médicale.  On 
sait  quel  est  actuellement  l’état  de 
la  question.  On  offre  à  la  Faculté  une 
subvention  annuelle  de  18.000  francs 
qui  serait  assurée  pendant  une  pé¬ 
riode  de  dix  années. 

ITn  des  membres  du  con.seil  ayant 
fait  remarquer  que  le  chiffre  proposé 
étant  insuffisant  pour  assurer  les 
services,  des  propositions  nouvelles 
devaient  être  faites.  On  a  renvoyé 
la  discussion,  à  une  séance  ultérieure. 

Hôpitaux  de  Paris.  —  Concours 
d'oto-rhino-laryngologïstc  des  hôpi¬ 
taux  de  Paris.  —  De  jury  est  provi¬ 
soirement  composé  de  MM.  Der- 
moyez,  Sébileau,  Dombard,  Monod, 
Darier  et  Daunois. 

Candidats.  —  MM.  Baldenweck, 
Klanluet,  Hautant,  Grivot,  Daureiis. 

Écoles  de  Médecine.  —  DimoüE-S. 
—  M.  le  docteur  Raymondaud,  pro¬ 


fesseur  d’anatomie,  est  nommé  direc¬ 
teur  pour  trois  ans,  à  partir  dn  2  5  fé- 

Pharmaciens'i  des  Hôpitaux  da 
Paris.  —  Ont  été  proposés  pour  les 
deux  places  vacantes  de  Pharma¬ 
ciens  en  chef  des  Hôpitaux  et  Hos¬ 
pices  civils  de  Paris  :  MJD  DEUoux 
et  CouKOUX. 

Distinctions  honorifiques.  —  A 
l’occasion  de  la  fête  annuelle  de  la 
Société  médicale  des  praticiens  (pré¬ 
sident  le  Dr  DE  Fieu aïre),  ont  été 
promus  ou  nommés  :  Officiers  de 
l'Instruction  publique  :  MM.  les 
Dr-  Georges  RosexTiiai,  et  DE- 
PAITRE.  Officiers  d' Académie  :  MM. 
les  Dr»  Gorsë,  Deard,  Ozanne  et 
Maurice.  De  plus,  des  médailles  de 
la  Mutualité  ont  été  distribuées  : 
médaille  d'argent,  M.  le  Dr  P.  Bar- 
EEHIN;  médailles  de  bronze  :  MM.  les 
Dr<  Christin  et  Pamart. 

Berlin.  —  De  2 1  février,  le  Dr  Co- 
MANDON,  de  Paris,  a  fait  à  l’hôpital 
Impératrice- Frédéric  une  conférence 
avec  projections  cinématographiques 
de  microbes  vus  à  l’ultra-microscope. 

Médaille  des  épidémies.  —  Da  mé¬ 
daille  d’argent  des  épidémies  est  dé¬ 
cernée  à  M.  le  Dr  Bordas^  médecin 
en  chef  du  Prytanéc,  MM.  les  D^"  Bail- 
ley  et  lînjalbert. 

Demonument  du  professeur  Cornii. 
—  Il  sera  inauguré,  le  dimanche 


5  mars,  à  i  o  heures  et  demie  du  matin , 
à  1  École  pratique  de  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris,  sous  la  prési¬ 
dence  de  M.  Fallières,  président  de 
la  République. 

Des  dernières  souscriptions  sont 
reçues  chez  M.  Alcan,  éditeur,  loK, 
boulevard  Saint-Germain. 

Nécrologie.  —  Dr  Dazare  Klein.  — 
Dr  P'avel  (de  Tarare),  ancien  inter¬ 
ne  des  hôpitaux  de  Dyon.  —  De  pro¬ 
fesseur  Kscherich  (de  Vienne),  mort 
subitement,  était  surtout  connu  par 
.Ses  travaux  sur  les  bactéries  de  rin- 
testln.  —  Mme  François-Franck, 
femme  du  professeur  au  Collège  de 
France.  — •  Dr  De.souef,  ancien  séna¬ 
teur  de  la  Seine-Inférieure.  —  D' Cor- 
naz  (de  Neuchâtel).  —  !)■■  Pactet  (de 
Montbarrey). 

Mariages.  —  M.  André  Gouin, 
Ingénieur  civil,  avec  Mlle  Andrée 
Féraud,  fille  du  Dr  Féraud.  —  M.  An¬ 
dré  Chauvin  et  Mlle  Geneviève 
Tarral,  fille  du  Docteur.  —  ID  Geor¬ 
ges  Ribemout-Dessaignes,  artiste- 
peintre,  fils  du  professeur  à  la  Fa¬ 
culté  de  médecine  de  Paris,  et 
Mlle  J  ulia  Maubourt.  —  M.  le  D*  An¬ 
dré  I.éri,  professeur  agrégé  à  la  Fa¬ 
culté  de  médecine  de  Paris,  et 
Mlle  Aline  Aghion.  —  M.  Henri  Gi- 
lardoni,  docteur  -  ès-scienecs,  et 
Mlle  Douise  Graux,  fille  du  Docteur. 
—  M.  le  Dr  Chainars  et  Mlle  Gene¬ 
viève  Nuss.  —  M.  le  Dr  Gougerot, 
professeur  agrégé  à  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris  et  Mlle  Nicot- 
Éilbaut-Vauchelet. 


ACTES  DE  LA  FACULTÉ  DE  MÉDECINE  DE  PARIS 


EXAMENS  DE  DOCTORAT 

Mercredi  pr  mars,  à  une  heure.  —  3"  (oral,  2^  partie). 
Laboratoire  des  travaux  pratiques  d'anatomie  pathologique, 
épreuve  pratique  ;  MM.  Blanehard,  Desgrez  et  Gougerot. 

3'-'  (oral,  2"  partie)  (  pe  série)  :  MM.  Gaucher,  André  J  ous- 
set  et  jean  Camus  ;  —  (2"  série)  :  MM.  Roger,  Sicard  et 
Guillaïu.  —  4*’  :  MM.  Pouchet,  Richaud  et  Daignel- 
Davastine  ;  —  M.  Mulon,  suppléant.  —  5*’  (chirurgie, 
pr  partie),  Laënnec  (pr  série):  MM.  Delbet,  Dejars  et 
Pierre  Duval  ;  —  (2“  série)  :  MM.  Hartmann,  Degueu 
et  Proust  ;  —  (3'’  série)  :  MM.  Aug.  Broca,  Mauclaire  et 
Ombrédauue.  —  5'’  (2‘'  partie),  Laënnec  (P“  série)  ; 
MM.  Pierre  Marie,  Marcel  Dabbé  et  A.  I.éri  ;  —  (2*'  série)  : 
MM.  Marfan,  Doeper  et  D.  Bernard  ;  —  M.  Macaigue, 
suppléant. 

Jeudi  2  mars,  à  une  heure.  —  Dissection,  Ecole  pratique, 
épreuve  pratique  :  MM.  Nicolas,  Grégoire  et  A.  Schwartz. 

3»  (oral,  P”  partie)  (P“  série)  ;  MM.  de  Dapersontie, 
Retterer  et  Brindeau  ;  —  (^“^  série)  :  MM.  Prenant,  Deine- 
lin  et  Terrien  ;  —  (3»  série)  :  MM.  Bar,  Thiéry  et  Chevas- 
su  ;  —  (4“  série)  :  MM.  Ribemont-Dessaignes,  Morestin 
et  Denormant  ;  —  (5”  série)  :  MM.  Rémy,  Jeannin  et 
Okinczyc.  —  4“  :  MM.  Chantemesse,  Balthazar  det  Tiffe¬ 
neau  ;  —  M.  André  Broca,  suppléant. 

Vendredi  3  mars,  à  une  heure.  —  Dissection,  Ecole  pra¬ 
tique,  épreuve  pratique  :  MM.  Nicolas,  Hartmann  et 
Rouvière. 

3»  (oral,  P*’  partie)  (P»  série)  :  MM.  Kinnisson,  Potocki 
et  Mulon  ;  —  (2»  série)  :  MM.  Reclus,  Brauca  et  Guéniot  ; 

—  M.  Zimmerii,  suppléant.  —  s’’  (chirurgie,  P»  partie), 
Necker  (P®  série)  :  MM.  Segond,  Degueu  et  Ombrédanne  ; 

—  (2®  série)  :  MM.  Delbet,'  Pierre  Duval  et  Proust  ;  — 
M.  Marcel  Dabbé,  suppléant.  ~  5®(obstétrique,  P»  partie). 
Clinique  llaudelocque  ;  MM.  Pinard,  Couvelaire  et 
Dequeux  ;  —  AD  A.  Déri,  suppléant. 

Samedi  4  mars,  à  une  lieure.  —  Dissection,  Ecole  pra¬ 
tique,  épreuve  pratique  :  MM.  Quénu,  Thiéry  et  Terrien. 


3®  oral,  P®  partie,  P®  série)  :  JIM.  de  Dapersonne,  Demc- 
lin  et  Grégoire  ;  —  (2®  série)  :  JIJD  Bar,  Jlorestin  et  Che- 
vassu.  —  4®  :  MM.  Chantemcs.se,  Richaud  et  Balthazard  ; 

—  M.  Jlaillard,  suppléant.  —  5®  (2"  partie),  Beaujun 
(P®  .sene)  :  JIM.  Hutinel,  Widal  et  Nobeeourt  ;  — 
(2®  sene)  :  JIM.  Gilbert,  Claude  et  Gougerot  ;  — 
(3®  sene)  :  JIJI.  Alb.  Robin,  Castaigne  et  Roussy.  — 
3®  (obstétrique.  P®  partie) ,  Bcaufon  :  JIJI.  Ribemout- 
Dc.ssaignes.  Bnndeau  et  Jeannin;  —  JD  Carnot,  sup- 

THÈSES 

Mercredi  P®  mars,  à  une  heure.  —  JD  VERDIER.  Dn  nou¬ 
vel  appareil  pour  le  traitement  des  fractures  de  la  cla¬ 
vicule.  (JIJI.  Kirmis.son,  pré.sidont  ;  Reclus,  Segond  et 
Zimmcni).  —  JD  Fabien,  Contribution  à  l’étude  des  tu¬ 
meurs  du  rein  chez  l’enfant.  (JIJI.  Reclus,  président  ; 
Kirmis.son,  Segond  et  Zimmern).  —  JD  DEnoir.  I,es 
contusions  du  pancré.as.  (JIJI.  Reclus,  président  ;  Kir- 
mis'son,  Segond  et  Zimmern).  —  JD  Timai,.  Da  consoli¬ 
dation  de  la  blessure  dans  les  accidents  du  travail 
(JIJI.  Reclus,  président  ;  Kirmi.sson,  Segond  et  Zimniem). 

—  JD  Carok.  Dcl’incision  des  épididymites  bleiiorragiques 
suppurées  (Résultat  de  deux  années  de  pratique  à  Fhô- 
pital  Ricord).  (JIJI.  Segond,  président  ;  Kirmisson 
Reclus  et  Zimmeni). 

Jeudi  2  mars,  à  une  heure.  ■ —  JD  VoSY.  Contribution  à 
l’étude  des  réactions  broncho-pulmonaires  au  cours  de 
l’adénopathie  trachéo-bronchique  tuberculeuse.  (JIJI.  Hu¬ 
tinel,  président  :  Widal,  Achard  et  Gougerot).  —  JD  Ba- 
DER,  Contribution  à  l’étude  des  dermatoses  linéaires. 
(JIJI.  Widal,  président  ;  Hutinel,  Achard  et  Gougerot). 

—  JD  Foy.  Jlaiiifestatioiis  cérébrales  de  l’hypertension 
artérielle.  (JIJI.  Widal,  président  ;  Hutinel,  Achard  et 
Gougerot).  —  JD  Rambaud.  Du  rôle  des  porteurs  de 
graines  dans  l’épidémiologie  de  la  fièvre  typhoïde. 
(JIJI.  Achard,  pre.sidèiit  ;  Hutinel,  Widal  et  Gougerot). 

—  JD  Feüileët.  Corps  libres  du  péritoine.  (JIJI.  Achard, 
pré.sident  ;  Hutinel,  Widal  et  Gougerot). 


363  — 


-  XXVI 


SOMMAIRE  du  N“  10,  consacré  à  la  PHYSIOTHÉRAPIE 


E.  Albert-Weil .  —  La  physiothérapie  en  igii . 

BÉCLtRE .  —  Le  traitement  du  cancer  par  la  radiothérapie . 

Louis  Wickham  et  P.  Degrais.  —  Le  radium  dans  le  traitement  du  cancer . 

H.  Guilleminot . —  Traitement  des  fibromes  utérins  par  la  radiothérapie . 

Th.  Nogier .  —  Les  rayons  ultra-violets.  Leur  application  à  la  thérapeutique  et  à  l’hygiène.. 

Durey .  . —  L’exercice  physique  journalier . 

Libres  propos .  —  La  création  d’un  institut  d’hydrologie,  par  le  D' Carnot . . . 

Technique  physiothérapique.  —  Les  mesures  en  électro  et  radiothérapie,  par  le  D'  Albert-Weil . 

—  —  —  L’appareillage  électrique  du  praticien,  par  le  Dr  Albert-Weil . 

Variétés.  —  L’électrothérapie  au  xviii»  siècle,  par  le  Dr  E.  Albert-Weil . 

Diagnostic  artistique.  —  La  femme  malade,  par  Kaspar  Netscher . 

L'Intermédiaire  des  Médecins.  —  Réponse.  Accidents  dus  aux  lampes  à  vapeur  de  mercure . 

Art  et  Médecine.  —  Le  bain  de  vapeur  ou  le  mari  gâté.  —  La  régénération  de  l’Homme  par  la  gymnastique. 

Diététique  et  cure  hydrothérapique.  —  Cure  Schrott . 

La  Médecine  au  Palais.  —  Le  massage  dans  les  accidents  du  travail.  —  Massage  et  exercice  illégal . 

Chronique  des  livres.  —  La  gymnastique  scientifique,  par  le  Dr  de  Champtassin.  —  Traitement  de  l'enté¬ 
rite  muco-membraneuse,  par  le  professeur  Combe.  —  Le  rachitisme  et  sa  pathogénie,  par  A.-B.  Marfan.  . . 

Nouvelles . . . 

La  vie  médicale . • . . . 

Cours  et  Conférences.  —  Actes  de  la  Faculté . 

Thérapeutique  pratique.  —  La  douche  sous-marine,  par  le  Dr  Baup.  X.KVll  —  Traitement  des  radiodermites 

et  radiumdermites  par  l’ulcérine  Berger .  3i 


SOMMAIRE  du  N°  12 


Grenet - —  Adénopathie  trachéo-bronchique  chez  l’enfant  (Revue  générale) .  267 

hsciiBAcii .  —  Pleurésie  purulente  au  décours  d’une  scarlatine.  —  Syndrome  adénoi'dien  secondaire .  275 

Schwartz.  —  Examen  clinique  d’une  arihropathie  du  genou .  278 

Rœderer..  —  Traitement  de  la  scoliose  congénitale .  280 

Actualités  médicales.  —  Dangers  du  lait  des  vaches  nourries  de  résidus  industriels.  —  Vitiligo  et  troubles 

nerveux . 282 

Sociétés  savantes.  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  —  Académie  des  sciences.  —  Aca¬ 
démie  de  médecine.  —  Société  de  chirurgie.  —  Société  anatomique .  283 

La  vie  médicale  a  l’étranger.  —  Traitement  de  la  peste .  286 

Libres  propos  :  La  propreté  de  Paris,  par  le  D'  Mouchet . .  111 

Choses  du  jour  :  La  durée  de  la  vie,  par  le  Df  Gbuchet . 111 

Chronique  médico-littéraire  :  Le  foie  et  la  bile  dans  le  livre  des  «  Mille  et  une  nuits  »,  par  A.  Gilbert .  V 

L’Aiguille,  par  Barthélemy .  V 

A  propos  d’un  concours,  par  C.  Tournier .  .  Vil 

La  médecine  au  théâtre  :  Grand-Guignol  :  Le  Pharmacien.  —  Théâtre  Cluny  :  «  Le  Père  La  Frousse  » .  IX 

Nécrologie  :  Le  D^  Claude  Martin  (de  Lyon)  par  le  D'  Fargin-Fayolle .  XI 

Chronique  des  livres  :  The  Ilygiene  of  infanoy  and  Chlldhood,  par  Dingwall  Fordyce.  —  Guide-formulaire 
de  l'hérapeutique,  par  le  Dr  IIerzen.  —  Le  Problème  de  l'Anaphylaxie  des  albuminoïdes,  par  le  D'Hermann 

Pfeiffer . XI 

Les  grands  médecins  ;  Piorry  . . Xlll 

Silhouettes  médicales  :  Le  médecin  militaire,  par  le  D'  Pierre  Maurel . .  Xlll 

Art  et  médecine  :  Les  étudiants,  par  Gavabni . XVII 

Diététique .  XIX 

Formules  thérapeutiques . XIX 

La  médecine  au  palais .  XXI 

Connaissances  utiles  :  La  préparation  de  1  aliment  parM"  Moll-Weiss .  XXI 

Nouvelles . . .  XXIII 

La  vie  médicale .  XXV 

Cours.  -  Congrès.  Actes  de  la  Faculté  de  Paris . .  XXVII 

Thérapeutique  pratique  :  Traitement  de  riiisoinnie . .  XXVlll 


Malgré  tous  les  soins  apportés  par  nos  services  de 
départ,  il  se  produit  quelquefois  des  irrégularités 
dans  la  distribution  du  Paris  Médical.  Nous  prions 
nos  lecteurs  de  nous  les  signaler  sans  retard,  pour 
nous  permettre  d’ÿ  remédier. 


-  MÉDICATION  -  AT/^TVI 

ANTIBACILLAIRE  PAR  L’  ÊAdLXj  I  I  L. 

(en  ampoules  et  pilules  glutlnlsées) 

lipoïdes  spléniques  et  biliaires 

CHOLESTÉRINE,  GOMENOL  et  CAMPHRE 


-  xxvii  - 


COURS  —  CONGRES 

COURS  DE  LA  SEMAINE 

DU  35  FÉVRIER  AU  4  MARS 


Clinique  médicale  de  l’Hôtel-DIcii. 

—  Professeur  Giebert.  —  Samedi, 

25  février  à  10  h.  1/2.  Leçon  clinique 
sur  quelques  cas  de  jçangrhie  symé¬ 
trique  des  extrémités. 

Les  Mercredis  à  10  h.  1/2,  présen¬ 
tation  de  malades.  Rédaction'  et  cor¬ 
rection  d'ordonnances. 

Amphithéâtre  asile  Sainte-Anne.  — 

2  mars.  —  Les  réactions  antiso- 

TABLEAU  CH 

23  mars  1911.  --  Paris  (Hôtel 
des  Sociétés  savantes).  —  Congrès 
des  Journalistes  médicaux  français. 

Questions  mises  à  l’ordre  du  jour  : 

1®  Du  droit  de  reproduction  des 
articles  médicaux.  Rapporteur  : 

M.  ViTOux  ; 

2“  Rapports  de  la  Presse  médicale 
avec  les  Congrès  et  autres  manifes¬ 
tations  intéressant  l’art  et  la  pratique 
de  la  médecine.  Rapporteur  : 

M.  Ausskt. 

3®  Organisation  d'une  caisse  de- 
secours  immédiat.  Rapporteur  ; 

M.  UucHENNE  (de  Châtel-Guyon)  ; 

4®  Usurpation  du  titre  de  docteur. 
Rapporteur  :  M.  Dieupart. 

Secrétaire  général,  le  IP  Cabanès, 
g,  rue  de  Poissy,  à  Paris. 

Banquet.  —  Un  banquet  par  sous¬ 
cription  aura  lieu  à  l'issue  des  tra- 
v<aux  du  Congrès,  le  même  jour,  à 
sept  heures  trois  quarts. 

CoNüiTioNs  d’admission.  —  Le 
Congrès  comprend  ; 

1®  lies  membres  adhérents  fran¬ 
çais  ;  2“  Des  membres  adhérents 
étrangers  (ces  derniers  ne  payent  pas 
de  cotisation). 

Le  prix  de  la  cotisation  est  fixé  à 
(>  francs.  Les  membres  de  l’.-Vsso- 
ciation  des  Journalistes  médicaux 
français  ijui  participeront  au  Con¬ 
grès  seront  exonérés  de  la  cotisation 
de  l’.\ssociation  pour  igii. 

Les  adhésions  accompagnées  d’un 
mandat-poste  de  6  francs  devront 
être  adressées  au  IP  Le  Sourd, 
trésorier,  qg,  rue  Saint-André-des- 
Arts,  à  Paris  (VI®). 

18  avril  1911.  —  Paris.  — 

III®  Congrès  de  Physiothérapie  des 
médecins  de  langue  française.  — 
Président,  M  le  D'  BÉoeèRE,  membre 
de  l’Académie  de  Médecine. 

Secrétaire  général,  D®  A.  Laquer- 
RIÈRE,  2,  rue  de  lu  Bienfaisance, 
Paris. 

Secrétaire  général-adjoint,  DrAVET- 
TERWAED. 

Trésorier,  D®  DEEHekm,  2,  rue  de 
a  Bienfaisance. 

_  Questions  à  l’ordre  du  jour  : 
Sciatique  :  Lupus  vulgaire  ;  Hyper¬ 
trophie  de  la  prostate  ;  Hémorragies 
de  la  ménopause.  lintéro-colite  muco¬ 
membraneuse,  Pied  plat  douloureux. 
Syringomyélie.  Fibrome  ulérii.. 


ciale.s  des  déments  par  le  D®  Laiguel- 
Lavastine. 

Société  d’encouragement  pour  l'in¬ 
dustrie  nationale  (44  rue  de  Rennes). 
—  Conférences  annoncées  : 

17  mars:  L’aéronautique  eu  1910, 
par  le  commandant  Renard. 

24  mars  :  I,e  formol  et  la  dé.siiifec 
tion,  par  M.  Trieeat. 

nONOLOGIQUE  DES  CONGRÈS 

18  avril  1911.  -  Berein.  — 
X°  Congrès  de  la  Société  allemande 
d’orthopédie.  —  Ce  congrès  se 
tiendra  sous  la  présidence  de  M.  H. 
Hoeftmanii,  de  Kœuigsberg.  Le 
programme  provisoire  paraîtra  fin 

19  avril  1911.  ■—  berein.  - 
XI®  Congrès  de  la  Société  allemande 
de  chirurgie.  —  Questions  à  l’ordre 
du  jour  :  Des  transplantations  libres 
(rapporteur  ;  M;  Lexer)  ;  Désinfec¬ 
tion  des  mains  et  du  champ  opéra¬ 
toire  (rapporteur,  M.  Kussner)  ; 
Maladie  de  Basedow  (rapporteur, 
M.  Kocher)  ;  Cacum  mobile  (rap¬ 
porteur  :  M.  AVilms)  ;  narcose  intra¬ 
veineuse,  ulcère  du  duodénum, 

29  mai  1911.  —  Paris.  —  Con¬ 
grès  des  médecins  légistes  des  pays 
de  langue  française.  —  Présidence  de 
M.  le  P®  ThoinoT.  Adresser  les 
adhésions  et  communications  au 
D'  Btienne  Martin,  10,  rue  du 
Plat  à  Lyon. 

Question  à  l’ordre  du  jour  :  La  ré¬ 
forme  des  honoraires  des  experts. 

La  cotisation  de  membre  adhérent 
est  fixée  à  10  francs. 

5  juin  1911.  --  Koeukriî.  - 
Congrès  de  Thalassothérapie.  -  - 
Le  Congrès  se  tiendra  sous  la  pré.si- 
dence  du  D®  Martius,  de  Rostock. 

il  juin  1911.  -  Dresde.  - 
Congrès  d:  chauffage  et  de  ventila¬ 
tion.  —  Ce  congrès  aura  lieu  à 
Dresde,  à  l’occasion  de  l’exposition 
internationale  d’hygiène. 

31  juillet  1911.  -  Paris.  -- 

Deuxième  Congrès  français  de  Sto¬ 
matologie.  —  Pourront  faire  partie 
dece  Congrès:  i®  tous  les  médecins 
français  et  étrangers  s’intéressant  à 
la  stomatologie  ;  2"  à  titre  individuel, 
toutes  les  personnalités  qui,  en  rai¬ 
son  de  leurs  travaux  et  de  leurs 
titres,  auront  été  admises  par  le 
comité  d’organi.sation. 

Le  bureau  est  ain.si  constitué  : 

Présidents  d’honneur  :  MM.  Omet, 
O.  Gaillard  ;  président  :  M.  Jules 
Ferrier;  secrétaire  général  :  M.  Gires  ; 
secrétaires  :  MM.  P.  Nespoulous  et 
Vaysse;  trésorier:  M.  Bozô, 


Hôpital  des  accidents  du  travail 
(13(1,  rue  Champioiiuet).  -  Confé¬ 
rences  annoncées  à  5  heures  du  soir. 

25  février.  :  Les  accidents  du 
travail  et  les  abcès  des  os,  par  le 
D  '  Raymond  Petit. 

,3  mars  :  Des  traumatismes  bien¬ 
faisants,  par  le  1)'  Martiia. 

PROCHAINS 

Adresser  les  adhésions  et  ie  titre 
lies  communications  au  D®  Gires, 
4,  rue  de  Rome,  Paris. 

1‘®  août  1911.  —  Amiens.  — 
Congrès  des  aliénistes  et  neurolo¬ 
gistes  de  langue  française.  —  La 
session,  qui  devait  avoir  lieu  en 
avril  1 9 1 1 ,  a  été  reportée  à  une 
date  ultérieure. 

Le  prochain  congrès  des  aliénistes 
et  neurologistes  des  pays  de  langue 
française  aura  lieu  sous  la  présidence 
de  Df.  le  D'  Deny,  médecin  de  la 
Salpêtrière. 

Questions  à  l’ordre  du  jour  : 

I®  P.SVcmATRiE  :  Des  diff: rentes 
espèces  de  douleurs  psyehopathiques. 
Rapporteur :M. le  D®Maillard,  méde¬ 
cin-adjoint  de  la  Salpêtrière. 

?®  Neuroeooie  :  Des  tumeurs  du 
corps  pituitaire.  Rapporteur  :  JI.  le 
D®  Courtclleiuont,  professeur  à  l’école 
de  médecine  d’Amiens. 

3®  Médecine  eégaee  :  De  la  va¬ 
leur  du  témoignage  des  aliénés  eu 
justice.  Rapporteur  ;  M.  le  D®  La- 
lantie,  médecin  eu  chef  de  l’a.sile  de 
Marévillc  (Nancy). 

Des  excursions  auront  lieu  au 
bord  de  la  mer,  à  Préinontré,  Saint- 
Gobain,  etc...  Le  programme  détaillé 
sera  publié  ultérieurement  par  les 
soins  du_  .secrétaire  général,  D®  Cha 
ron,  médecin  en  chef  de  l'asile 
d’Amiens. 

Août  1911  -  Bruxeeees.  — 

1®'  Congrès  international  de  Péda¬ 
gogie.  — -  Sécrétariat  :  35,  avenue 
Paul  de  Jaer,  à  Bruxelles. 

25  septembre  1911.  --  Rome. 

Congrès  International  de  Dermatolo¬ 
gie.  —  I.e  congrès  aura  lieu  du  25 
au  29  septembre. 

Questions  posées  : 

1“  Quelle  influence  ont  exercée  les 
nouvelles  reeherches  étiologiques,  dia¬ 
gnostiques  et  expérimentales  sur  la 
direction  île  la  thérapie  de  la  syphilis 
et  sur  la  possibilité  de  l’immunisa¬ 
tion  et  d’un  traitement  radical  ou 
abortif  de  l'infection  ; 

2»  Résultats  de  la  Physiothérapie- 
dans  les  maladies  de  la  peau  : 

3"  Blastomycose,  sporotrichose. 


—  XXVIII  - 


THÉRAPEUTIQUE  PRATIQUE 


DES  SUBSTANCES  ALIMENTAIRES  EN  GÉNÉRAL 
ET  DE  L’EXTRAIT  DE  VIANDE  EN  PARTICULIER 

1/hygièiie  alimentaire  a  tenu,  do  tout  temps,  une  place 
importante  dans  la  thérapenticine  ;  et  tout  médecin  sou¬ 
cieux  de  la  sauté  de  sou  malade  s’est  toujours  attaché  à  lui 
prescrire  le  régime  diététique  le  plus  conforme  à  son  état. 
Il  suffit,  en  effet,  le  plus  souvent,  de  bien  régler  le  nombre 
et  l’heure  des  repas,  la  nature  et  la  qualité  des  aliments, 
pour  relever  un  organisme  défaillant,  et  réussir  à  soulager 
et  à  guérir,  alors  que  la  thérapeutique,  avec  ses  ressources 
îi  variées,  était  restée  jusque-là  impuissante. 

Xvn  hygiène,  les  plus  minimes  détails  ont  leur  impor¬ 
tance,  et  pour  ne  citer  qu’un  exemple,  je  rappellerai  le 
travail  de  J  acquêt  et  Débat,  sur  la  distension  et  le  surtra¬ 
vail  gastriques  d’origine  tachyphagique.  liouchard  dans 
un  travail  célèbre  avait  déjà  .soutenu  que  la  mastication 
défectueuse  était  une  des  causes  principales  de  la  dilata¬ 
tion  gastrique  ;  les  belles  expériences  de  J  acquêt  et  Débat 
ont  apporté  la  preuve  matérielle  de  cette  affirmation.  Or, 
lorsqu’on  veut  bien  se  rappeler  que  le  surtravail  gastrique 
d’origine  tachyphagitiue  est  pathogène  à  un  haut  degré 
et  constitue  un  des  facteurs  principaux  de  quantité  de 
misères  physiologiques,  ou  se  rend  compte  aisément  du 
service  que  rend  le  médecin  à  sou  malade,  lorsqu’il  lui 
donne  ce  conseil,  qui  semble  puéril  :  mangez  lentement  si 
vous  voulez  bien  digérer. 

Et  cela  est  si  vrai  qu'aux  l'Uats-Tuis,  oùles  choses  pren¬ 
nent  volontiers  coideur  religieuse,  certaine  secte  a  fait  de 
la  mastication  une  manière  de  rite. 

Ceci  dit,  il  faut  bien  reconnaître  qu’eu  fait  d’hygiène 
alimentaire,  la  mode  exerce  le  plus  souvent  une  action  ridi¬ 
cule  et  ([ue  le  snobisme  suffit  à  vaincre  la  raison.  Qu’il  me 
suffise  de  rappeler  la  campagne  acharnée  que  certains 
hygiénistes  chagrins  ont  menée  contre  l’acool  sons  toutes 
siîs  formes,  et  le  bon  vin  de  Erance  en  particulier,  et  cer¬ 
tains  aliments  coupables,  à  les  entendre,  de  tous  les  mé¬ 
faits.  Or,  par  un  juste  retour  des  cho.ses,  les  proscrits  d’hier 
ont  reconquis  peu  à  peu  la  faveur  des  foules,  et  la  pauvre 
humanité  souffrante  n’a  pas  l’air  de  s’en  porterplus  mal. 

De  ceux-là,  il  n’en  est  guère  qui  aient  été,  on  se  de¬ 
mande  pourquoi,  plus  combattus  que  le  bouillon  et  les 
extraits  de  viande. 

Il  était  admis,  il  n’y  a  pas  encore  bien  longtemps,  par 
une  certaine  école  d’hygiénistes,  que  le  bouillon  de  viande 
n’avait  aucune  valeur  nutritive  et  que  ses  extraits  ne  pou¬ 
vaient  rendre  aucun  service  aux  malades. 

Or,  les  expériences  les  plus  récentes  de  savants  qui 
font  autorité  en  la  matière  ont  démontré  la  valeur  qu’il 
fallait  attacher  à  une  opinion  qui  ne  repose  sur  aucune 
base  scientifique. 

Dans  une  de  scs  leçons,  Armand  Gautier,  président  de 
r  Académie  de  médecine  et  profes-seur  de  chimie  biologique 
à  la  Faculté  de  Médecine  de  Paris,  étudiant  le  bouillon  et 
parmi  les  extraits  de  viande,  le  plus  connu  de  tou.s,  l’extrait 
Liebig,  arrivait,  à  la  suite  d’analyses  et  do  nombreux  essais 
sur  la  nutrition  des  jeunes  animaux,  à  cette  conclusion  que 
les  principes  albuminoïdes  de  ce  produit,  ses  matières 
sapides  et  odorantes,  .ses  dérivés  phosphores  issus  des 
lécîthines  de  la  viande,  et  scs  alcaloïdes  toniques,  fai 
saieut  de  cet  extrait  un  agent  merveilleux  de  nutrition. 


l’resque  en  même  temps,  sir  Henri  Roscoc,  membre  de 
la  Société  de  Médecine  Royale  d’Angleterre,  ancien  Pré¬ 
sident  de  la  Chemical  Society,  vantait  l’action  bienfai¬ 
sante  du  grand  chimiste  auquel  on  était  redevable  de 
cette  belle  découverte,  et  attirait  l’attention  du  Corps 
Médical  sur  l’extrait  de  viande  Diebig. 

Des  expériences  très  bien  conduites  ont  prouvé  que  l’in¬ 
gestion  de  bouillon  à  base  de  I.iebig  provoque  chez  le 
chien  à  fistule  gastrique  une  augmentation  très  notable 
de  la  sécrétion  de  l’estomac,  un  renforcement  de  son  aci¬ 
dité,  et  une  élévation  importante  de  son  pouvoir  digestif 
mesuré  par  la  méthode  de  Mete. 

Ces  expériences  ont  conduit  à  essayer,  dans  les  hôpi¬ 
taux,  le  bouillon  à  base  de  Liebig,  comme  excitateur  de 
l’appétit  et  accélérateur  de  la  digestion. 

Conformément  aux  prévisions,  sur  lo  malades  grave¬ 
ment  atteints  ou  en  convalescence  de  maladies  graves,  on 
eut,  sur  huit  cas,  des  résultats  très  remarquables  :  Réveil 
rapide  de  l’appétit  et  digestion  plus  facile. 

Bref,  on  possède,  dans  les  produits  préparés  à  l’extrait 
de  viande  Diebig,  un  apéritif  et  un  digestif  excellents, 
an  vrai  sens  du  mot,  et  sans  nul  inconvénient  possible. 

La  zomothérapie  {l’alimentation  carnée  comme  trai¬ 
tement,  nomos  :  soupe  bouillie)  a  définitivement  conquis 
droit  de  eitéeli  thérapeutique,  et  à  côté  ou  plus  exactement 
au  dessus  des  jus  de  viande  de  toute  nature  et  de  toutes 
marques,  l’Extrait  de  viande  de  bœuf  de  Liebig  demeure 
l’aliment  stimulateur  digestif  et  nervin  par  excellence. 

Dr  Duss.tuï. 

VALEUR  DES  SUCS  DE  VIANDE 

Il  est  aujourd’hui  prouvé  que  c’est  à  l’état  naissant, 
c’est-à-dire  au  moment  de  sou  extraction  à  froid,  que  le 
suc  de  la  viande  crue  possède  son  maximum  d’effieacité. 

I,e  Dr  J.  de  Rey  Pailhadc, 
correspondant  national  de  la 
.Société  de  thérapeutique  de 
Paris,  a  démontré  que  l’albu¬ 
mine  vivante  du  muscle  (phi- 
lothion)  est  détruite  par  l’oxy¬ 
gène  libre  et  se  décompose  à  la 
longue. 

C’est  ce  qui  explique,  d’après 
lui,  l’absence  de  cet  élément 
vivant  dans  les  sucs  de  viande 

I,e  dispositif  breveté  de  la  Presse  A.  Petit,  figuré 
ci-contre,  permet  d’extraire  extemporanément  à  froid, 
sans  effort  et  sans  perte,  un  suc  rosé  limpide  qui 
représente  presque  du  muscle  vivant. 

Corraspondanoe 

Voici  la  lettre  que  nous  recevons  : 

Je  vous  prie  de  m'excuser  si  vous  recevez  quelques 
réclamations  au  sujet  du  retard  apporté  dans  l'envoi  des 
seringues  li  vos  abonnés. 

Votre  publicité  m'a  amené  un  si  grand  nombre  d'af- 
faires,  que  je  suis  absolument  débordé  et  qu'il  me  jaut 
vous  demander  quelque  délai  pour  contenter  tout  le  monde. 

Veuillez  agréer,  Monsieur,  mes  sincères  salutations. 

Daviu. 


SOMMAIRE  : 

Gauchi  r  et  Goiigebgt.  —  L’hôpital  Saint-Louis . 

Milian .  —  La  dermatologie  et  la  syphiligraphie  en  igii  [Revue  annuelle) . 

Erocq .  —  Une  nouvelle  méthode  d'exploration  des  dermatoses  :  le  grattage  méthodiqtc 

Darier .  —  De  la  biopsie . 

Dubrel'ilh  et  Petoes..  —  Les  engelures . 

Jacquet .  —  Le  massage  plastique  à  double  action  dans  le  traitement  des  dermatoses . 

Bodin .  —  Le  traitement  actuel  des  teignes  du  cuir  chevelu . 

Actualités  médicales  :  L’arsénobenzol  fran  ais,  par  le  D'  L.  Fournier .  . 

Sociétés  SAVANTES _  —  Société  medicale  des  hôpitaux . 

Litres  propos  :  La  violence,  par  G.  Linossieb . 

Choses  du  jour  :  La  terreur  du  pacha,  par  iMii.ian . 

Chronique  scientifique  :  Les  couperies  de  poils  et  le  secretage,  par  Marcei.  1-bois . 

Les  cérémonies  médicales  :  L’inauguration  du  monument  du  P‘-  Cornu.,  a  la  haculte  de  medecine  de  Paru 

Nécrologie  :  P'  van  Cauavenbebghe . 

Diagnostic  artistique . 

(Curiosités . 

Art  et  médecine  :  Ricord,  portrait-charge,  par  G  le . . . 

Diététique . 

Formules  thérapeutiques . . . 

Chronique  des  Livres  :  Contribution  a  1  étude  du  traitement  de  la  syphilis  par  l’hectine  et  l’hectargyr 


La  vie  médicale  . 

Gours.  —  Actes  de  la  Faeu 
Thérapeutique  pratique  . 


Asthme,  Emphysème 
Maladies  du  cœur 
Angine  de  Poitrine 
Affections  rénales 
Hydropisies 


EUPNINE  VERNADE 

à  ÜIODURE  de  CAFÉINE 
LE  PLUS  SUR  DES  DIURÉTIQUES  CONNUS 
Pas  d'intolérance  ni  d’ Accidents  d'iodisme 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 

PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  lerde  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  (/“'■  Décembre  au  3o  Novembre)  :  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  :  1  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 

Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Tous  les  autres  numéros  ont  82  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 

ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX  (48  pages) 

Janvier. ...  —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber-  Juillet . —  Maladies  du  cœur,  du  sang,  des  vaisseaux. 

culose.  Août .  —  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in- 

Févrler....  —  Physiothérapie;  —  physiodiagnostic.  lectieuses. 

Mars .  —  Dermatologie; — syphilis; — maladies  véné-  Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 

riennes.  larynx;  —  des  yeux. 

Avril .  —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladies  Octobre _ —  Maladies  nerveuses  et  mentales;  —  méde- 

des  reins  et  des  voies  urinaires.  cine  légale. 

Mal . —  Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miné-  Novembre  .  —  Thérapeutique. 

Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles;  —  Pué¬ 
riculture. 


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\  pendant  10  à  15  jours. 

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LA  VIOLENCE 

J 'ai  jusqu’ici  exécré  la  violence,  et  professé  qu’elle 
compromettait  les  revendications  les  plus  justes. 

Je  trouve  abominables  les  anarchistes  qui  pensent 
préparer  par  des  bombes  à  la  mélinite  l’avénement 
de  l’imiverselle  fraternité  ;  je  trouve  condamnables 
les  cheminots  qui,  pour  avoir  un  peu  plus  de  salaires, 
jettent  la  perturbation  dans  notre  existence  natio¬ 
nale  ;  je  blâme  les  étudiants  qui  cherchent  à  hnpo.ser 
par  des  «  chahuts  »  l’indulgence  à  leurs  examina¬ 
teurs  ;  je  trouve  peu  dignes  les  confrères  qui,  mécon¬ 
tents  du  recnitement  actuel  des  agrégés  expriment 
leur  mécontentement  en  jetant  des  œufs  crus  sur  les 
membres  du  jury;  toujours  j’ai  cru  de  mou  devoir  de 
prêcher  aux  apôtres  de  réformes,  aux  victimes  d’in¬ 
justices,  une  attitude  digne  et  courtoise,  seule  capa¬ 
ble,  pensais-je,  de  leur  conquérir  la  sympathie  qu’ils 
sollicitent. 

Mais  arrivé  à  l’âge  où  blanchi.ssent  les  cheveux,  et 
où  les  illusions  de  la  jeunesse  s’évanouissent  devant 
la  réalité  de  l’expérience,  je  me  demande  avec  quekiue 
mélancolie  si  je  n’ai  pas  été  dupe,  et  si  la  violence 
n’est  pas  en  somme  la  meilleure  diplomatie. 

Depuis  que  les  cheminots  se  sont  mis  en  révolte, 
il  n’est  pas  d’attention  que  l’on  n’ait  pour  eux.  I<es 
compagnies  étudient  à  qui  mieux  mieux  les  moyens 
de  leur  doimer  satisfaction  ;  le  gouvernement  presse 
les  compagnies  ;  les  députés  inteniellent  le  gouver¬ 
nement;  les  journaux  gounuandent  les  députés. 
Qui  oserait  dire  que  l’on  s’occuperait  autant  d’eux 
s’ils  étaient  restés  dans  la  légalité  ? 

Daissons  la  politique,  qui  doit  rester  exclue  des 
articles  de  ce  journal.  Pour  nous  en  tenir  aux  choses 
médicales,  ne  voyons-nous  pas  chaque  jour  la  vio¬ 
lence  triompher  de  résistances  contre  lesquelles 
s’étaient  brisés  tous  les  arguments? 

Des  adversaires  de  l’agrégation  «  sabotent  »  un 
concours  et  le  rendent  impossible  :  immédiatement 
on  en  étudie  la  réfonne,  et,  dans  la  commission  nom¬ 
mée  pour  cette  étude,  on  introduit  des  représentatits 


PROPOS 

des  praticiens.  Qui  eu  eût  eu  la  pensée  sans  les  scan¬ 
dales  qui  contriiignirent  Bouchard  à  faire  appel  à  la 
force  armée  ? 

Avant  que  j’appartinsse  à  rUniversité,  on  protes¬ 
tait  déjà  contre  le  mode  de  rc'crutement  des  profes¬ 
seurs,  et  on  réclamait  une  présentation  par  un  collège 
d’électeurs  compétents.  l’eine  jjerdue.  M.  Bonasse 
(de  Toulouse)  profite  de  l’occasion  d’un  rapport 
officiel  pour  exprimer  les  mêmes  réckmations  diins 
une  forme  extraordinairement  violente  ;  les  jour¬ 
naux  reproduisent  des  extraits  du  rapport,  et  voilà 
un  scandale  effroyable  ;  tout  le  monde  en  parle  ; 
on  se  demande  si  tous  ces  outrages  aux  professeurs 
toulousains,  à  la  section  permanente,  à  l’Institut, 
au  ministre,  ne  sont  pas  une  expression  incorrecte  et 
outrée  d’une  protestation  légitime  ;  on  interroge  ; 
on  enquête  ;  on  interviewe  ;  les  journaux  écrivent  ; 
les  députés  parlent;  la  Chambre  oublie  tout  un  après- 
midi  le  budget  pour  s’occujier  des  réclamations  de 
M.  Bonasse,  et  le  ministre,  qui  a  blâmé  énergiquement 
quelques  jours  avant  le  professeur  de  Toulouse,  se 
déclare  entièrement  acquis  à  sa  cause  et  jiromet  son 
concours  pour  faire  aboutir  ses  revendications.  Dans 
quelques  mois,  jieut-être  verrons-nous,  à  la  suite 
d’une  manifestation  violente,  excessive,  effectuer 
une  réforme  que  de  longues  campagnes  poursuivies 
dans  une  forme  correcte  n’eussent  pas  obtenue. 

N’ai-je  pas  raison  de  dire  que  ce  résultat  est  un  peu 
décom-ageant  pour  ceux  qui  se  sont  fait  une  règle  cle  la 
courtoisie  ?...  Sans  doute  le  tort  initial  est  aux  pouvoirs 
publics  dont  des  réclamations  correctement  expri¬ 
mées,  si  justes  soient-elles,  n’émeuvent  pas  l’indo¬ 
lence,  et  qu’on  ne  met  en  mouvement  que  par  un 
esclandre;  mais,  étant  donné  que  les  pouvoirs  publics 
sont  tels,  et  qu’ils  resteront  tels,  devrons-nous  arriver 
à  reconnaître  que  la  violence,  l’injure,  le  scandale 
sont  les  meilleures  armes  à  utiliser  à  l’appui  d’une 
boime  cause? 

Avouez  que  ce  serait  triste. 

G.  DiNOSSIlîR. 


CHOSES  DU  JOUR 


LA  TERREUR  DU  PACHA 

De  livre  récent  de  Zaïiibaco  pacha  ravive  la  question 
des  harems.  Iæ  gouvernement  Jeune-Turc,  préoccupé 
de  l’organisation  de  ses  finances  et  des  soulèvements 
del’Yemen,  n’a  cure  du  sort  des  femmes  et  moins  encore 
de  celui  de  ces  malheureux  mutilés  pour  qui  les  mots 
d’égalité  n’ont  guère  de  sens;  même  sous  le  nouveau 
régime  du  comité  «  Union  et  Progrès  >> ,  Zambaco  pacha, 
toujours  à  l’avant  en  philanthropie,  sait  ne  pas  l’oublier. 

Des  Désenchantées  nous  avaient  appris  déjà  la  ser¬ 
vitude  des  femmes  de  Turquie  et  le  veut  d’émancipation 
qui  soufflait  sous  leurs  voiles,  jusqu’à  les  faire  envoler  1 

Quelles  moeurs  étranges  pour  l’Europe  du  xx“  siècle  !  ! 
Des  femmes  de  Turquie,  mên'-;  de  la  plus  haute  aristo¬ 
cratie,  ne  peuvent  se  montrer  le  visage  découvert,  là 
"»'■  f!"  peut  y  avoir  un  homme.  Il  n’y  a  même  pas 
d’exception  en  cas  de  maladie  pour  le  médecin.  Et  elles 
vivent  enfermées  dans  de  véritables  maisons  closes, 
derrière  des  grillages,  sous  la  surveillance  vigilante  et 
terrible  des  eunuques. 

Avec  quelles  précautions,  .juel  luxe  de  subtcr- 

fijges,  André  aiiait-il  aux  rendez-vous  de  Zahidé,  Néché- 
dil,  et  Ikbal,  dans  les  cimetières  infinis  de  la  poétique 
Stamboul,  qui  couvrent  les  hauteurs  d’Eyoub  1 

Régime  de  Terreur  ainsi  qu’on  va  voir. 

Un  jour,  arrivait  chez  moi,  coiffé  du  fez,  un  médecin  Turc, 
àla  démarche  placide  et  toute  orientale,  l’œil  un  peu  morne, 
à  la  face  poupinue,  bien  qu’il  frisât  la  trentaine. 

^  Après  les  salutations  d’usa.ge,  il  s’assit  d’un  air  inquiet, 
visiblement  embarrassé  sur  ia  manière  dont  il  commen¬ 
cerait  son  discours. 


Enfin,  après  un  visible  effort  : 

—  Hier,  me  dit-il,  à  propos  du  tabes,  au  cours  de  derma¬ 
tologie  de  l’hôpital  Saint-Douis  (i),  vous  nous  avez 
parlé  de  l’impuissance  et  vous  avez  distingué  celle-ci 
en  deux  catégories  :  l’impuissance  organique  et  l’impuis¬ 
sance  psychique.  J  e  viens  vous  demander  dans  quelle 
catégorie  vous  me  rangez  ?... 

—  Que  me  dites-vous  là  ? 

—  Depuis  que  j’ai  quitté  Constantinople,  je  ne 
■suis  plus  capable  d’aucun  travail  sexuel,  me  dit-il  d’un 
air  profondément  triste. 

--  Comment  !  depuis  dix-huit  mois  que  vous  êtes  à 

—  Oui,  depuis  dix-huit  mois,  je  n’ai  pu  rien  faire  de 
ce  côte...  me  dit-il  d’un  air  profondément  triste. 

Et  plus  triste  encore  : 

Ce  qu’il  y  a  de  pire,  c’est  que  ma  famille  veut  me 
marier  dès  mon  retour.  Je  n'aurai  pas  de  harem,  car 
je  ne  suis  pas  riche.  Ma  fiancée  est  prête.  J  aurais  je  ne 
pourrai  remplir  mes  devoirs  conjugaux  I 

N’osant  lever  les  yeux,  qu’il  avait  humides,  il  fixait 
avec  persistance  et  humilité  le  bout  de  son  soulier.  Il 
avait  le  cœur  très  gros. 

—  Voyons,  lui  dis-je,  ne  vous  désolez  pas  ainsi.  Il 
y  a  remède  à  tout.  Da  vie  d’un  homme  de  votre  âge  n’esl 
pas  terminée.  Vous  n’avez  pas  de  maladie  organique 
Cela  ne  doit  pas  être  bien  grave.  Tenez,  cherchons  en¬ 
semble....  Da  dernière  fois  que  vous  vous  êtes  livré  à  une., 
manifestation  amoureuse  effective,  comment  cela  s’est-i 

(i)  Il  s’agit  du  cours  théorique  et  pratique  qui  a  lieu  deux  fois  par  si 
à  l'hApital  Saiut-Louis  sous  la  direction  du  professeur  Gaucher. 


Régime  des 

Arthritiques,  Goutteux,  Rhumatisants 

VICHY  CfLESTINS 

BOUTEILLES  ET  DEMI-BOUTEILLES 


-  V  - 


CHOSES  DU  JOUR  [Suite) 


passé  ?  Avez-vous  éprouvé  quelque  dégoût  ?...  S’est-il 
passé  quelque  chose  d’extraordinaire  ou  simplement 
d’auormal  ?  Il  faut,  souvent,  si  peu  de  chose  pour 
décourager  un  homme. 

—  Oh  oui,  me  dit-il,  il  s’est  produit  quelque  chose 
d’auormal.  Jugez-eu.  J’étais  amoureux  d’une  des  femmes 
d’un  pacha.  Une  nuit,  avec  beaucoup  de  difficultés  et 
au  prix  de  précautions  inouïes,  je  parvins  à  pénétrer 
dans  le  harem...  J’étais  là  depuis  moins  d’une  heure,  et 
je  jouissais  de  mon  bonheur  quand  on  frappa  au  heur¬ 


toir  de  cuivre  et  des  pas  résonnèrent  dans  le  couloir. 

■ —  Sauvez-vous,  me  dit-elle,  avec  effroi.  Voici  le  pacha! 

Je  nie  sauvai  par  la  fenêtre,  presque  nu,  mes  habits 
dans  mes  bras  et  j’échappai  ainsi  à  une  mort  certaine... 
Mais  depuis  ce  temps,  voyez-vous,  chaque  fois  que 
j’approche  une  femme,  au  moment  de  la  réalisation  de 
mes  désirs,  j’entends  marcher  le  pacha... 


Il  se  maria  et  il  a  déjà  des  enfants. 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE 


LES  COUPERIES  DI  POILS  ET  LE  SECRÉTAGE 

par  Marcei,  Frois 

Auditeur  au  Conseil  supérieur  d’hygiène  publique  de  France 
Les  tissus  de  feutre  sont,  comme  on  le  sait,  confection¬ 
nés  avec  des  poils  de  lapins  ou  de  lièvres.  Mais  avant 
d’être  livrés  aux  fabricants  de  feutres,  ces  poils  subissent 
toute  une  série  d’opérations  fort  méticuleuses  dans  les 
couperies  de  poils. 

Ces  établissements,  qui  occupent  un  grand  nombre 
de  femmes,  sont  de  ceux  où  l’hygiène  laisse  le  plus  à  dési- 


11  large  tribut  aux  maladies 


elles,  ces  ouvrières  paient  u 
infectieuses. 

Les  peaux  débarrassées  du  jarre  vont  au  sécrétage  où 
elles  sont  brossées  avec  une  .solution  de  nitrate  acide  de 
mercure,  et  transportées  dans  une  étuve  au  coke  ;  là  elles 
sèchent  et  l’action  du  secret  se  fait  plus  vivement  sentir- 
C’est  ici  que  les  ouvriers  sont  sujets  à  l’intoxication 
mercurique.  Je  n’insisterai  pas  sur  les  caractères  de 
l’ hydrargyrisme  qui  se  trouvent  indiqués  dans  tous  les 
traités  d’hygiène,  et  dont  le  Dr  Letulle  a  donné  une  étude 
remarquable.  Les  peaux  enlevées  de  l’étuve,  généra  S* 
meut  le  matin,  subis.sent  le  débordage  ou  enlèvement  des 
queues,  qui  fournissent  des  poils  de  qualité  médiocre,  et 
-’e  là  mises  en  cave  pour  un  temps  plus  ou  moins  long, 
— r-=-\  Ion  les  besoins  ;  lorsqu’on  les  en  retire,  elles  sont  de 

luveau  brossées  à  la  main,  ou  mécaniquement,  puis 
■  résentées  à  la  machine  à  couper  les  poils,  qui  rase  la 
oison,  tout  en  découpant  le  derme  en  lanières  étroites 
jue  l’on  désigne  sous  le  nom  de  vermicelles  et  servent 
'.ans  les  fabriques  de  colle. 


Parties  supérieures  de  l  éjarreuse  Chapal  lîresdner. 


rer  ;  il  n’est  donc  pas  inutile  d’appeler  de  nouveau  l’atten¬ 
tion  sur  cette  industrie,  et  de  signaler  les  améliorations 
dont  elle  devrait  faire  bénéficier  son  personnel. 

I,es  manipulations  préliminaires  consistent  à  trier  les 
peaux  suivant  leur  taille  et  leur  nuance,  puis  à  les  battre  ; 
certaines  peaux  de  lièvres  tachées  de  sang  sont  lavées, 
alors  que  les  peaux  de  lapins  souillées  sont  simplement 
nettoyées  au  peigne  ou  à  la  brosse  :  c’est  le  dégalage. 
Des  ouvriers  placent  après  ces  peaux  sur  un  cône  en  bois,- 
les  ouvrent  dans  leur  longueur  et  enlèvent  les  pattes,  les 
oreilles  et  le  nez. 

Ceci  fait,  elles  passent  à  l’éjarrage  proprement  dit  qui  a 
pour  but  d’enlever  le  jarre;  e’est-à-dirè  la  partie  dure  du 
tinil  q'«  ïi5  pourrait  être  utilisée  eu  chapellerie  ;  on  s’en 
sert  pour  faire  des  matelas  de  qualité  tout  à  fait  intérieure. 

Ce  sont  des  femmes  qui  enlèvent  le  jarre  avec  une  sorte 
de  plane,  alors  que  ce  sont  des  hommes,  des  ébarbeurs, 
qui  font  le  même  travail  sur  les  peaux  de  lièvres.  La  salle 
d’éjarrage  est  tout  particulièrement  remplie  de  poussières 
de  toute  nature.  Au  point  de  vue  bactériologique,  les 
prises  d’air  que  j’ai  effectuées  avec  la  collaboration  de 
M.  Sartory  ont  donné  des  résultats  typiques.  En  voici 
un  exemple  pris  dans  un  atelier  d’éjarrage  sans  ventila¬ 
tion  :  le  chiffre  des  microorganismes  trouvés  a  été  de 
*■413  333  par  mètre  cube,  et  c’est  un  des  plus  faibles; 
on  conviendra  que  l’atmosphère  n’est  pas  très  pure  dans 
ce  milieu  où  vivent  des  centaines  de  femmes.  Aussi,  mal¬ 
gré  une  accoutumance  marquée  chez  certaines  d’entre 


Disposition  de  la  peau  sur  l'éj.irreusc. 


Comme  dernière  manipulation,  les  poils  sont  triés  sui¬ 
vant  leur  valeur  et  mis  en  paquets  pour  être  livrés  à 
l’acheteur. 

Cette  description  succincte  de  la  technique  dans  les 
couperies  de  poils  permet  de  discerner  immédiatement 
deux  grandes  causes  d’insalubrité  :  la  poussière  et  l’usage 
du  mercure. 

Le  battage,  l’éjarrage,  le  brossage  et  même  le  fendage 
développent  une  quantité  énorme  de  poussières,  de  poils 


—  371  — 


—  VI  — 


sa  forme  naturelle,  liquide. 


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—  VII  — 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE  {SiiUe) 


et  le  milieu  est  vraiment  souillé  d’une  façon  tout  à  fait 
anomiale  ;  on  trouve  de  21  à  30  millions  de  germes 
par  mètre  cube  dans,  les  ateliers  d’éjarrage,  plus,  de 
2 1  millions  aussi  au  brossage  et  de  2  à  3  millions  dans  les 
salles  de  fendage. 

I<a  nécessité  d’tme  ventilation  «  per  desceusum  »  ne 
fait  ici  aucim  doute,  et  dans  les  rares  usines  où  ces  pro¬ 
grès  ont  été  réalisés,  nos  analyses  avec  M.  Sartory  ont 
montré  que  la  diminution  des  germes  était  très  notable. 

Pourquoi  les  méthodes  d’assainissement  préconisées 
partout  ailleurs  en  pareil  cas  u’ont-elles  pas  été  appli¬ 
quées  ici?  Quelle  est  la  raison  de  la  résistance  des  chefs  de 
ces  industries,  alors  que  l’article  6  du  décret  du  9  no¬ 
vembre  1904  leur  fait  une  obligation  d’éliminer  toutes  les 
poussières  au  dehors  des  locaux  de  travail  ?  Us  ne  sauraient 
invoquer  ni  le  marasme  des  affaires,  ni  leur  situation 


Vue  d’ensemble  de  l'éjarrcuse  Chapal-Dresdne;-. 


précaire  ;  quoi  qu’il  eu  soit,  leur  force  d’inertie  a  été  telle 
—  pour  ne  .pas  dire  plus  —.que  le  ijiiuistôre  dii  T*cvail  a 
pensé  qu’une  régleine.îitatioh  sociale  les  atteindrait  plus 
fSCilSljlêht  et  plus  sûrement.  Jba  commission  d'hygiène 
industrielle,  saisie  de  la  que.stion,  a  rédigé  un  projet  de 
décret  où  figurent  toute  ime  série  de  prescriptions  visant 
les  couperies  de  poils  ;  en  réalité,  elles  reproduisent  en 
les  précisant  les  mesures  imposées  par  l’article  6  précité 
du  décret  du  29  novembre  1904  sur  l'élim’v-.lîoi'  des  pous- 
.sières.  des  vrjTVf”--.,  et  exigent  quelques  précautions 
élémentaires  dans  la  manipulation  du  nitrate  de  mercure. 

Examinons  ces  deux  points  de  plus  près. 

Si  le  fendage,  le  dégalage  ne  peuvent  guère  s'effectuer 
qu’à  la  main,  en  revanche  il'existe  des  machines  à  bros¬ 
ser,  à  éjarrer,  à  couper  qui  exécutent  tout  le  travail  d’ime 
façon  parfaite,  et  qu’il  suffit  de  mettre  «  en  dépression  » 
pour  éviter  le  dégagement  des  poussières  et  des  poils  à 
l’extérieur. 


Ile  ce  côté-là,  aucune  difficulté  pratique,  puisque  le 
problème  est  ainsi  bien  résolu  dans  quelques  usines. 

Reste  la  question  du  mercure  ;  il  y  a  deux  manières 
de  combattre  ses  effets  :  eu  réglementant  sou  usage  ou  en 
supprimant  son  emploi  par  une  loi  spéciale,  si  toutefois 
la  chose  est  réalisable  au  point  de  vue  industriel. 

La  Commission  d’hygiène  industrielle  n’a  eu  à  envisa¬ 
ger  que  l’assainissement  des  couperies  et  ne  s’est  par  suite 
pas  arrêtée  à  cette  dernière  solution.  C’est  pourtant  celle 
qui  doit  préoccuper  l’hygiéniste,  car  de  même  que,  pour 
combattre  la  saturnisme  chez  les  peintres,  il  a  fallu  inter¬ 
dire  la  céruse,  de  même  l’iiydrargyrismo  ne  disparaîtra 
qu’en  supprimant  la  cause  initiale  de  l’intoxication. 

Mais,  dira-t-on,  le  nitrate  acide  de  mercure  peut-il  être 
remplacé  pratiquement?  13xiste-t-il  un  succédané 
n’offrant  aucun  inconvénient?  Il  me  semble  que  l’on  peut 
répondre  par  l’affirmative. 

Au  surplus,  la  question  n’est  pas  nouvelle.  Le  sécrétage 
n’a  pour  but  que  de  donner  aux  poils  imprégnés  du  secret 
la  propriété  de  se  feutrer,  propriété  qui  ne  paraît  pas  due 
à  l’action  du  mercure  ou  du  nitrate  acide  de  mercure. 

La  théorie  de  Monge  et  de  Berthollet,  d’après  laquelle 
l’enchevêtrement  des  poils  serait  obtenu  grâce  aux  aspé¬ 
rités  de  la  gaine  épithéliale  produites  par  le  nitrate  de  mer¬ 
cure,  a  été  nettement  combattue  par  Hillairct  ;  ce  der¬ 
nier  a  montré  que  le  feutrage  résultait  plutôt  de  la  sou¬ 
plesse  acquise  par  les  poils  au  contact  du  secret  et  de  la 
destruction  partielle  de  leur  couche  corticale  ;  cette  des¬ 
truction,  ou,  pour  mieux  dire,  cette  altération  du  poil 
ne  paraît  d’ailleurs  pas  due  à  l’action  exclusive  de  l’acide 
nitreux  naissant  sur  la  matière  organique,  comme  le 
croyait  Hillairct  ;  si  l'on  se  reporte  aux  expériences  de 
M.  Adam,  des  sels  neutres,  tels  que  les  sulfates  de  potasse 
et  de  zinc,  donnent  des  résultats  irarfaits,  des  feutres  de 
première  qualité. 

Il  est  fâcheux  que  le  procédé  Hillairct  n’ait  pas 
j  été  examiné  attentivement  et  repris  ;  celui  de  Burg  — 
emploi  de  sels  de  potasse  et  de  zinc  mélangés  à  de  l’acide 
nitrique  étendu  —  a  été  également  délaissé  sans  que 
l’on  connaisse  exactement  les  causes  de  cet  abandon* 

Il  en  a  été  de  même  de  la  formule  indiquée  par  Cour- 
tonne,  et  d’après  laquelle  il  suffirait  de  traiter  les  peaux 
par  un  sel  d’étain  en  dissolution  dans  de  l’acide  chlorhy¬ 
drique  étendu. 

Enfin,  dans  cet  ordre  d’idées,  tout  récemment,  M.  Ron- 
jat  a  signalé  à  l’Association  ouvrière  d’hygiène,  sous  le 
nom  de  sans-mercure,  im  produit  que  j’ai  eu  à  examiner. 

C’est  en  réalité  un  nitrate  acide  d’étain  obtenu  en  rem¬ 
plaçant,  soit  pour  le  secret  jaune,  soit  pour  le  secret  pâle 
le  poids  moléculaire  du  mercure  par  celui  de  i’étain. 

Les  résultats  obtenus  ont  été  très  bons,  notamment 
avec  le  secret  jaune  ;  les  feutres  fabriqués  avec  des  poils 
ainsi  sécrétés  sont  de  belle  qualité.  La  conservation  des 
peaux  avec  le  nitrate  acide  d’étain  est-elle  assurée  dans 
d’aussi  bonnes  conditions  qu’avec  le  nitrate  de  mer¬ 
cure?  L’inventeur  le  certifie  et  l’avenir  .seul  pourra  con¬ 
firmer  son  assertion. 

En  tout  cas,  il  y  a  là  une  nouvelle  tentative  intéressante, 
et  le  moment  paraît  venu  de  déclarer  une  fois  pour  toutes 
la  guerre  au  mercure  ;  il  est  certaiti  que,  comme  pour  la 
céruse,  la  lutte  sera  chaude  étant  donnés  les  intérêts 
engagés,  la  routine  commerciale  si  difficile  à  déraciner; 
raison  de  plus  pour  que  les  hygiénistes  prennent  la  tête 
du  mouvement,  de  façon  à  le  conduire  scientifiquement,  à 
obtenir  ainsi  un  résultat  pratique  et  vraiment  salutaire 
à  la  santé  des  ouvriers  sécréteurs. 


373  — 


Le  plus  fidèle 
Le  plus  constant 
Le  plus  inoffensif 


DIURÉTIQUES 


SANTHEOSE 


SOUS  SES  QUATRE  FORMES 


PURE 


CAFEINEE 

Le  médicament  régulateur  par  \  Le  médicament  de  choix  des  cardio¬ 
excellence,  d’une  efficacité  sans  \  pathies,  fait  disparaître  les  œdèmes 

égale  dans  l'artério-sclérose,  la  pré-  |  L  et  la  dyspnée,  renforce  la  systole, 

sclérose,  l'albuminurie,  l’hydropisie.  l  '«Enj  jS  régularise  le  cours  du  sang. 

PHOSPHATÉE  \^J  LITHINÉE 

L'adjuvant  le  plus  sûr  des  cures  Letraitementrationnel  de  l’arthri- 

de  déchloruration,  est  pour  le  brigh-  tisme  et  de  ses  manifestations  : 

tique  le  remède  le  plus  héroïque  ^  jugule  les  crises,  enraye  la  diathèse 

qu’est  la  digitale  pour  le  cardiaque  urique,solubilise  les  acides  urinaires 

Ces  cachets  sont  en  FORME  DE  CŒUR  et  se  présentent  en  boite  de  24. 

DOSES  :  2  à  4  cachets  par  jour.  -  Prix  :  5  francs. 

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Station  Thermale  de  CHATEAU -THIERRY 

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Établissement  d 'Hydrothérapie  ouvert  toute  l’année 
Station  climatérique  admirable  —  Site  merveilleux 

L’eau  minérale  n.iturelle  du  MONT- MARTEL,  nitrée,  ferro-a  câline  et  bicarbonatée,  dont  les  sources  sont 
à  Château-Thierry  (Aisne),  eu  remarquable  par  ses  proprié  és  toniques,  diurétiques,  résolutives  et  fondantes. 

Spécialement  prescrite  dans  le  traitement  de  rarthriti.sme,  de  la  gravelle,  des  lithiases,  des  afiections  du  foie,  de 
l’estomac  et  des  reins,  elle  est  le  spécifique  p  ir  excellence  de  toutes  les  congestions,  hypostases  et  engorgements,  ainsi 
que  des  mal,'"iies  par  ralentissement  de  la  nutrition,  l'anémie,  la  neurasthénie  et  la  tuberculose. 

Dépôt  :  M.  BRUYER  et  FILS,  2,  rue  Saint- Denis,  PARIS 


-  iX  - 


LES  CÉRÉMONIES  MÉDICALES 


L’INAUGURATION  DU  MONUMENT  DU  PROFESSEUR  CORNIL 


Le  Dimanche  5  Mars 
à  10  h.  30  du  matin,  on 
inaugure  à  l’Ecole  pra¬ 
tique  de  la  Faculté  de 
médecine,  sous  la  prési¬ 
dence  effective  de  M.  A. 
Fai,i,i4res,  Président  de 
la  République,  le  monu¬ 
ment  érigé  à  Paris  à  la 
mémoire  du  professeur 
Victor  Cornu,. 

En  Septembre  1910, 
un  premier  monument 
dû  au  sculpteur  R.  Ver- 
i,ET,  de  l’Institut,  et  à 
l'architecte  Henri  DE- 
GEANË,  lui  a  été  élevé  à 
Cusset  (près  de  Vichy), 
où  il  était  né. 


Ce  monument  le  repré¬ 
sente  debout  vêtu  de  sa 
robe  professorale,  une 
main  sur  un  microscope, 
l’autre  tenant  un  livre 
sur  la  hanche,  suivant 
une  attitude  qui  lui  était 
familière. 


Un  bas-relief  en  bronze 
le  montre  faisant  une 
autopsie  au  milieu  d’un 
certain  nombre  de  ses  élèves  :  à  gauche,  les  docteurs 
Jlilian,  Bezançon,  Brault,  Letulle,  Coudray;  à  droite,  le 
professeur  Cliantemesse,  le  docteur  Galippe,  les  pro¬ 
fesseurs  Laudouzy,  Widal,  les  docteurs  Cornillon  et 
Babinski. 


Le  nouveau  monu¬ 
ment  Comil  est  placé  à 
l'École  pratique  de  la 
Faculté  de  Médecine, 
sous  l’une  des  arcades  du 
cloître  qui  entoure  le 
jardin  intérieur.  Il  con¬ 
siste  en  un  édicule  dont 
la  sobriété  des  lignes 
s’accorde  avec  la  gra¬ 
vité  du  lieu.  Seul  sou 
sommet  qui  porte  le 
buste  du  Maître  est 
décoré  du  laurier  sym¬ 
bolique. 

Le  centre  est  occupé 
par  un  bas-relief  repré¬ 
sentant  le  laboratoire 
au  large  vitrail  du 
Professeur  d’anatomie 
pathologique.  Des  fioles 
variées,  quelques  mi¬ 
croscopes  espacés  sur 
les  tables  attendent  les 
travailleurs,  et  dans 
le  silence  du  laboratoire 
désert,  un  cadavre  est 
étendu  sur  la  dalle  prêt 
pour  l'autopsie. 

La  portée  morale  de 
cette  scène  éminemment  réaliste  est  donnée  par  une 
figure  allégorique  assise  à  l’un  des  angles  du  soubasse¬ 
ment.  La  Déesse  éternellement  jeune, la  «  Vérité  »,dans 
une  pose  grave  et  méditative,  personnifie  l’idéal  qui 
eitraîne  les  chercheurs  et  les  élève  au-dessus  des  néces- 


—  376  — 


NECROLOGIE 


—  XII 


SALVARSAN 


Dichlophydrate  de  dioxydiamido-arsénobenzol 

HCl  .  A^hÎ  >  C.H.  -  As  As  -  C,H,  <  J  _  ^^1 


Le  Salvarsan  est  vendu  actuellement  dans  des  ampouLsen  verre  d’Iéna,  oîi  il  est  d’une  parfaite  conservation,  à  la 
dose  de  o  ur.  6o,  et  incessamment  aux  doses  de  o  gr.  40;  o  g.-.  3o;  o  gr.  20  et  0  gr.  10. 

La  préparation  des  solutions  injectables,  des  plus  simple,  est  détaillée  sur  une  notice  qui  est  jointe  à  chaque 
unité.  Les  nécessaires  pour  la  préparation  extemporanée  et  facile  de  la  suspension  aqueuse  neutre  pour  injection 
intra-musculaire  (nécessaire  A)  et  de  la  solution  alcaline,  destinée  à  l’injection  intra-veineuse  (nécessaire  B)  se  vendent 
à  la  pharmacie  C.  PÉPIN,  g,  rue  du  Quatre-Septembre,  Paris. 

La  préparation  d'Ehrlich-tlata  N"  606  est  fabriquée  à  Creil,  par  la  C'"  Parisienne  de  Couleurs  d’Aniline, 
seule  concessionnaire  pour  la  France  des  procédés  de  fabrication  de  ce  produit. 

Elle  est  vendue  sous  la  marque  de  SALVARSAN  avec  le  fac-similé  de  la  signature  du  Prof.  Ehriich. 

Le  Salvarsan,  de  fabrication  essentiellement  française,  possède  la  composition  chimique  rigoureusement  conforme 
au  606  du  Prof.  Ehriich  et,  partant,  la  même  activité  tréponémicide  et  une  innocuité  aussi  parfaite.  Bref  le  Salvarsan 
est  le  606  délivré  gratuitement  par  Ehriich  aux  cliniciens  et  ayant  servi  aux  innombrables  observations  cliniques  qui 
ont  fixé  sa  valeur  thérapeutique  remarquable  dans  le  traitement  de  la  syphilis. 

La  C‘"  Parisienne  de  Couleurs  d’Amline  désirant  donner  aux  médecins  les  plus  sérieuses  garanties  pou-  les  mettre 
.à  l’abri  de  tout  accident  possible  avec  un  produit  de  moindre  sélection,  fait  contrôler  chaque  préparation  de  606  au 
point  de  vue  biologique  et  toxicologique  dans  l’Institut  du  Prof.  Ehriich. 

Seul  le  dioxydiamido-arsénobenzol  reconnu  chimiquement  pur  et  décla  é  «  hyperidéal  »  par  Ehriich,  c’est-à-dire 
possédant  la  plus  grande  innocuité  et  l’action  spécifique  la  plus  marq  .ée,  est  livré  ..u  commerce. 

Les  garanties  que  donne  le  Salvarsan  sont  de  celles  que  le  médecin  doit  exiger  d’un  produit  que  le  moindre  écart 
d’une  fabrication  très  délica'e  peut  rendre  des  plus  dangereux. 

Aucun  médecin  ne  saurait  assumer  vis-à-vis  des  malades  qu’il  traite  la  grande  responsabilité  d’appliquer  un 
produit  pouvant  présenter  une  analogie  chimique,  mais  dont  aucun  essai  clinique  autorisé  n’a  fixé  ni  la  toxicité, 
ni  la  valeur  thérapeutique. 

DÉPÔT  GÉNÉRAL  : 

Laboratoire  E.  DUPUTEL  —  CREIL 

!A.  CARRION  &  C'“,  54,  Faubourg  Saint-Honoré,  Paris.  Téléphone  :  136-45 

D'  LAFAY,  54,  rue  de  la  Chaussée  d’Antin .  Téléphone  :  250-34 

C.  TÉPIN,  0,  rue  du  Quatre-Septembre .  Téléphone  :  260-85 

F.  VIQIER  &R.  HUERRE,  12,  Boulevard  Bonne-Nouvelle.  Téléphone  :  701-78 


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pour  BAINS 

et  DOUGHESl 


AIR  CHAUD 


NOTICE  FRANCO  SU~ 


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l79,FgSt-Honoré 
=  PAR/S  == 

'  EnfaceBEAUJON 


I  RÉGIMES  LACTÉS 

I  /iiT  I  IIMAQ  normal  d»  vivant  ^  aseptique 

I  I  Lb  I  I  B  des  vaches  laitières  sélectionnées  et  alimentées  rationnellement 

du  LACTARIUM  LINAS>  de  Versailles  -vhv-  Fournisseur  des  Hôpitaux  de  Paris. 

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—  Xlll  — 


DIAGNOSTIC  ARTISTIQUE 

L’OPÉRATEUR 

par  Steen  (1630-1682) 


Paris  médical  a  déjà 
publié  (n»  6,  p.  xiii)  la 
reproduction  d’uu  ta¬ 
bleau  de  l’Ecole  fla- 
luande,  la  Douleur,  par 
-Adrien  BrauwER,  très 
voisin  comme  sujet  de 
celui  que  nous  reprodui¬ 
sons  aujourd'hui  et  un 
peu  antérieur  comme 
époque.  Il  est  intéres¬ 
sant  de  grouper  ces  œu¬ 
vres  inspirées  par  le 
même  fait  d’observation 
journalière,  mais  obser¬ 
vées  différemment  et 
traitées  de  telle  sorte 
que  chacune  conserve 


sou  originalité  :  c’étaient 
des  peintres  conscien¬ 
cieux  et  personnels;  ils 
se  rencontraient  dans  le 
choix  du  sujet,  parce 
que  le  sujet  leur  per¬ 
mettait  de  belles  études 
d’expression  de  douleur 
et  d’attention,  mais  au¬ 
cun  ne  copiait  l’autre. 

Dans  quelques  années, 
il  sera  amusant  de  grou¬ 
per  les  tableaux  de  nos 
actuels  «  peintres  de 
genre  »  :  on  pourrait 
déjà  réunir  plusieurs 
«  -Auscultation  »,  n’est- 


CURIOSITÉS 

PRÉPARATION  ET  ADMINISTRATION  DU  GÀIAC 

D'après  une  gravure  de  la  collection  du  D'  LE  PieEur. 


Le  gaïae  fut  longtemps  administré  aux  syphilitiques  ou  plus  largement  aux  vénériens,  puisqu’avant  le  XIX'  siècle, 
on  confondait  sous  le  nom  de  vérole  toutes  les  affections  qui  touchaient  aux  organes  génitaux.  On  voit  ici  toutes 
les  phases  de  la  préparation  et  de  l’administration  au  malade. 


—  377  — 


-  XIV  - 


lODALOSE 

GALBRUN 


—  XV  - 


Derniers  perfectionnements  apportés  dans  les  préparations 
destinées  a  l’irtroduction  du  mercure  dans  l’organisme 


Maigre-  les  dernières  tentatives  faites  en  faveur  de 
l’emploi  de  diverses  préparations  à  base  d’arsenic  pour 
détrôner  le  mercure,  celui-ci  reste  et  restera  toujours  le 
spécifique  fidèle  et  sûr  pour  le  traitement  de  la  syphilis. 

I<es  injections  dites  insolubles  :  huile  grise  et  huile  au 
calomel,  sont  maintenant  entrées  dans  la  pratique  cou¬ 
rante  grâce  aux  formules  de  Duret,  où  la  vaseline  et 
l’huile  de  vaseline  (corps  véritablement  insolubles)  sont 
remplacées  par  un  nouvel  excipient,  la  Palmitinc  (corps 
.jraiinent  soluble  et  résorbable).  Du  reste,  ces  formules 
ont  été  sanctionnées  par  la  Société  Ifrançaise  de  Derma¬ 
tologie  et  de  Syphiligraphie  qui,  résumant  la  supério¬ 
rité  de  ces  formules,  conclut  :  «  que  les  préparations  de 
Duret  constituent  par  leur  composition,  leur  fusibilité 
à  la  température  de  la  main,  leur  présentation  en  flacon 
d’emploi  très  pratique,  un  progrès  réel  sur  les  prépara¬ 
tions  similaires  »  (i).  Grâce  à  cet  excipient  et  à  l’emploi 
simultané  du  Gaiacoloïd,  analgésique  non  toxique,  ces 
injections  sont  parfaitement  tolérées  par  les  malades 
qui  les  réclament  à  leur  médecin,  lît  ce  qu’il  y  a  de  très 
remarquable,  c’est  que  même  les  injections  de  calomel 
sont  devenues  grâce  «  aux  nombreux  et  satisfaisants 
résultats  obtenus  par  les  syphiligraphes  les  plus  autorisés 
d’une  prompte  généralisation  (2).  En  effet,  MM.  les 
D''*  Darikr  (3),  Grifkon  (4),  Rénon  (5),  Vaquez  (6), 
COURTOIS-SUKFIT  et  Trémoeières  (7)  entre  autres  ont 
vanté  l’indolence  des  formules  de  Duret.  Outre  ces  avan¬ 
tages,  le  dosage  rationnel  de  l’huile  grise  dans  la  formule 
de  Duret  a  fait  dire  que  cette  préparation  constituait 
«l’huile  grise  de  sécurité  destinée  aux  praticiens  »  (7). 
En  effet,  chaque  centimètre  cube  représentant  oBr^jo 
d’Hg,  on  peut  employer  la  seringue  ordinaire  d’un  centi¬ 
mètre  cube  dont  une.  division  égale  par  conséquent 
o8f,ol  d’Hg. 

Parmi  les  injections  solubles,  il  a  été  aussi  fait  un  pro¬ 
grès  en  uniformisant  la  richesse  mercurielle  de  chaque 


sel,  de  falloir  que  chaque  centimètre  cube  de  la  solution  de 
l’un  quelconque  de  ces  sels  (bi-bromure,  beiizoate, 
bi-iodure,  cacodylate,  chlorure,  cyanure,  mèthylarsinate 
d’Hg,  etc...),  représente  ob^.o!  d’Hg  métal  actif,  soit  la 
dose  de  mercure  utile  et  nécessaire  à  introduire  (proti- 
diennement  dans  l’organisme  par  voie  hypodermique 
pour  un  adulte.  De  bi-bromure  d’Hg  au  ga'iacolo'id  semble 
être  le  sel  le  mieux  supporté  au  point  de  vue  douleur 
même  chez  les  sujets  hypersensibles.  De  cacodylate  d’Hg 
et  le  métliylarsinate  d’Hg  au  gaïacolo'fd  donnent  aussi 
d’excellents  résultats  par  l’uuion  de  l’arsenic  au  mercure. 

Comme  frictions,  les  cartouches  hydrargyriques  Duret 
à  50  p.  100  d’Hg,  à  base  d’un  excipient  constitué  de 
savon  neutre  surgras  et  de  graisse  inaltérable,  facilitant 
l’absorption  du  mercure,  ne  produisent  jamais  d’éry¬ 
thèmes,  car  cette  pommade  est  à  l’abri  du  rancissement 
qui  se  produit  constamment  avec  l’onguent  napolitain. 

Quant  â  la  méthode  par  ingestion,  on  a  remplacé  les 
vieilles  pilules  s’absorbant  peu  ou  point  et  contenant 
de  l’opium,  par  un  nouveau  sel  :  l’iodotannate  de  mercure 
eu  solution  dans  lui  véhicule  agréable  masquant  la  saveur 
métallique  et  dosé  de  telle  sorte  qu’une  cuillerée  à  soupe 
représente  ob'',oi  d’Hg  métal  actif.  Cette  préparation, 
l'Élixir  Duret  constitue  donc  ,par  excellence  la  médica¬ 
tion  mixte  hydrargyroîodique. 

Comme  traitement  local  des  manifestations  syphili¬ 
tiques,  M.  Duret  a  préparé,  sur  la  demande  de  plusieurs 
de  ses  maîtres  :  des  Eeutilles  Hydrargyfères  dosées 
à  os‘',o3  d’Hg,  pastilles  sous-préputiales  destinées  aux 
manifestations  syphilitiques  de  la  verge  ;  des  Supposi¬ 
toires  Hydrargyfères  à  o8'',2o  et  à  o»'',o4  d’Hg  pour  le 
traitement  des  plaques  muqueuses  et  des  syphilides  de 
la  région  anale  ;  des  Dragées  Hydrargyriques  dosées  à 
un  milligramihe  de  sublimé  contre  les  manifestations 
buccales  syphilitiques. 

Docteur  Artaud 


(1)  Bull.  Soc.  de  Dermat.  et  de  Syphiligr  (séance  du  ai  mars  1907,  p.  205),  D'  Danlos. 

(2)  Thèse  du  D''  Allaire  de  la  Faculté  de  médecine  de  Paris. 

(3)  Bull.  Soc.  Ffmiçaisé  de  Dermat.  et  de  Syphiligr  (séance  du  ii  janvier  igoû,  p.  (y). 

(4)  Même  bulletin. 

(5)  Les  Maladies  Populaires,  p.  159. 

(6)  Précis  de  Thérapeutique,  p.  130. 

(7)  Bull.  Soc.  Française  de  Dermat.  et  de  Syphiligr  (séance  du  21  mars  1907,  p.  205),  D'  Danlos. 


DERMATOTHÉRAPIE 


Communication  Société  de  Dermeetologie  4  Janvier  1906. 

BAUME  DURET 

Employé  dans  les  Services  de  l'Hôpital  Saint-Louls 

ECZÉMAS  -  SÉBORRHÉIDES  -  PRURITS  -  IMPÉTIGO 

iCHÊ  —  SrcOSIS  —  FOLLICULITES  —  PAIIAKÊRiTOSES 
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LABORATOIjKE  DE  DERMATOLOGIE  DE  PARIS 


—  XVI  - 


;  Médication  Anti-Tuberculèuse 


en  Ampoules 

pour  Injections  sous-cutanées  ou  intra-musculaires 

et  en  Püules  KéraHnlsées 

à  base  de  ; 

Opothérapie  biliaire  4  splénique,  Cholesterine  pure. 

Essences  antiseptiques  :  Goménol,  Eucalyplol,  Eugénol,  Camphre. 
Littérature  et  Échantillons  :  Laboratoires,  50,  rue  Reonequin,  PARIS 


DERMATOTHERAPIE  -  syphilothërapie 


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COLLE  DE  ZINC  simple  ou  médicamenteuse 

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ou  Huile  de  Cade  décolorée  et  désodorisée 
SAVONS  NEUTRES  à  tous  médicaments 


Huile  grise  officinale  a 


Cartouches  d’onguent  mercuriel  à  4-5-6  grammes 
SmOP  et  COMPeiMÉS  lODURÊS  et  BIODURËS 

NÉCESSAIRES  pour  l’emploi  du  606 

En  Injections  Intratni  scolaires  ou  Intraveineuses 


Produits  Hygiéniques  Esthétiques  produits  pour  les  soins  du  cuir  chevelu 


Foudre  de  Riz  ••  SANTA -RITA"  stérilisée 
Crème  ••  SANTA -RITA  " 


PANAMIDE  liquide  ou  Bronuiée  —  ANTHEMiDE  j^anuiée 
LOTIONS,  ÉTHER  DE  PÉTROLE,  etc. 

SAVON  à  l'OLËOCADE  contre  les  Pellicules  et  la  séborrhée 


—  XVIII  — 


La  Vhagotaxine 

EST  LE  NOM  SCIENTIFIQUE  DE  L’EAU  ELECTROLYTIQUE  DE  KORIAK  ! 


ANALGESIQUE 


BACTERICIDE 


MICROBICIDE 


i  base  d’OXVaÈNE  NAISSANT  et  d’OZONE,  est  obtenue  par  l’action  des  RAYONS  ULl  RA- VIOLETS 
sa  composition  chimique  détruit  tous  les  Ai>:ents  d’infection  qui  provoquent  des  Maladies  Cutanées, 
Muqueuses,  Cavitaires  internes.  Hématiques,  Septicémiques. 

S'emploie  en  Compresses,  Lavages,  Injections,  Lavages  d’intérieur. 

H.  GOUDAL,  Pharmacie  Univ"S  213,  rue  Saint-Honoré,  PARIS 


XIX  — 


Crème  au  citron. 

2  jaunes  d’œufs. 

2  l)lancs  d’œufs, 

1  cuillerée  à  soupe  de  jus  de  citron, 
250  c.c.  de  lait  non  écrémé. 

A  préparer  comme  une  crème 
ordinaire. 

Crème  au  vin. 

2  jaunes  d’œufs, 

I  cuillerée  à  café  de  jus  de  citron, 

50  grammes  de  sucre, 

12  feiiille  de  gélatine  blanche, 

125  c.  c.  de  vin  blanc. 

Battre  les  œufs  avec  le  sucre  et 
le  jus  de  citron.  Mettre  le  tout  au 
bain-marie  en  agitant  sans  cesse  et 
vivement.  Laisser  ensuite  refroidir 
complètement. 

Neige  au  citron. 

2  blancs  d’œufs, 

I  feuille  gélatine  rouge, 

50  grammes  de  sucre  râpé, 

I  cuillerée  à  soupe  de  jus  de  citron. 

Ramollir  la  gélatine  dans  de  l’eau 
froide  et  la  dissoudre  ensuite,  à  la 


DIÉTÉTIQUE 

chaleur  avec  le  vin  et  le  jus  de  citron. 
Battre  les  blancs  à  neige  et  tout  en¬ 
semble  le  sucre  et  la  gélatine.  Lais¬ 
ser  refroi<lir  complètement. 

Qeiée  de  vin. 

2  grands  verres  de  vin  de  bordeaux, 

2  feuilles  de  gélatine  blanche, 

50  grammes  de  sucre. 

Ramollir  la  gélatine  dans  l’eau 
froide  jiendant  5  minutes.  L’ex- 
jrrimer  et  la  verser  dans  l’eau  sucrée 
bouillante.  Ajouter  le  vin  et  mettre 
à  refroidir  dans  un  verre  transpa- 

Gelée  d’oranges. 

125  c.  c.  de  jus  d’orange, 

i  '2  verre  de  vin  bl,mc, 

50  grammes  de  sucre, 

1  cuillerée  de  jus  de  citron, 

2  feuilles  de  gélatine  blanche. 

Passer  le  jus  de  citron,  et  pré¬ 
parer  quant  au  reste,  suivant  la 
formule  précédente  (Gelée  de  vin). 


Qeiée  de  pommes. 

200  grammes  de  pommes  acides, 

2  feuilles  de  gélatine  rouge, 

2  cuillerées  à  bouche  de  cognac, 

Laver  les  pommes  et  les  coujier 
par  petits  morceaux,  et  les  faire 
cuire  dans  l’eau  avec  le  jus  de  citron 
jusqu’à  consistance  de  purée.  Y 
ajouter  le  sucre,  puis  la  gélatine 
jiréalablement  dissoute  dans  l'eau 
et  exprimée.  Passer  au  tamis,  ajou¬ 
ter  le  cognac  et  laisser  prendre  en 
gelée  par  refroidissement. 

Qeiée  de  lait. 

2  litres  de  lait, 

250  grammes  de  sucre, 

3  ou  4  citrons  (le  jus), 

3  verres  de  bon  vin. 

Faire  bouillir  lentement  le  sucre 
et  le  lait,  5  à  10  minutes.  Laisser  re¬ 
froidir  complètement,  et  y  verser, 
en  agitant  lentement,  ’a  gélatine 
dissoute  dans  une  tasse  d’eau. 
Ajouter  le  vin  et  le  jus  des  citrons. 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


Contre  les  engelures.  —  Lavage 
des  mains  avec  de  l’eau  dans  laquelle 
on  mettra  quelques  gouttes  de  la 
solution  ammoniacale  suivante  : 
Saponine  pulvérisée.. . .  o'f.so 

Teinture  de  savon  ....  5  grammes. 

Lessive  de  soude .  III  gouttes 

Ammoniaque  liquide  . .  250  grammes. 

Eau  filtrée .  500  cmc. 

Bains  tiedes  avec  de  l’eau  de 

feuilles  de  noyer. 

Pansements  occlusifs  avec  de  l’em¬ 
plâtre  à  l'oxyde  de  zinc,  ou  appli¬ 
cations  pendant  la  nuit  d’une  des 
pommade.s  suivantes  : 

Lycopode .  o"^,5o 

Tanin .  osrjo 

Axonge  fraîche  .  15  grammes. 

Ou  : 

Acide  borique .  i  grammes. 

Oxyde  de  zinc .  i  — 

Orthoforme .  oo'.zo 

Lanoline  .  20  grammes. 

et,  dans  le  jour,  poudrer  fortement 
avec  de  la  poudre  d’amidon. 

Boniier  à  l’intérieur  de  l'iode,  du 
sirop  nntiscorbutique,  de  l’huile  de 
foie  de  morue. 

Quelquefois,  il  est  bon  de  faire  des 
badigeonnages  iodés  locaux  tous  lès 

Teinture  d’iode .  j  grammes. 

Glycérine .  20  — 

(IK  DrCUY) 


Contrôle  biologique  du  salvar- 
san.  —  Voici,  d’après  VApotheker- 
Zeitung  (1911,  n»  5),  sous  quelles 
formules  est  essayé  au  point  de 
vue  biologique,  sous  la  direction 
du  professeur  lîhrlich,  le  dichlorhy- 
dratc  de  dioxydiamido-arseno-bcn’ol 
(ancien  C06). 

I"  .Salvars.an .  o'qso 

Liqueur  de  soude 
caustique  à  15 
p.  100  environ.  XIX  gouttes. 
Solution  de  chlorate 

.  200,  250,  300  gr.ammcs. 

P.  s.  a.  Pour  injection  intravei¬ 
neuse.  Boit  être  de  préparation 
récente. 

2»  Salvars.an .  osqjo 

Liqueur  de  soude 
caustique  à  15 

p.  100,  environ.  XXIII  gouttes. 
Eau  distillée  sté¬ 
rilisée  ..... -  6  grammes. 

F.  s.  a.  une  solution  limpide, 
pour  injection  intramusculaire.  Boit 
être  de  prépar.ation  récente. 

3"  Salvarsan .  ow.ôo 

Eau  distillée  stérilisée.  6  grammes. 
F.  s.  a.  une  solution  récente,  pour 
injection  intramusculaire. 

4“  SalViTTsan .  3B'.6 

Huile  d’amandes  douces.  6  à  10  gr. 


F.  s.  a.  une  émulsion  triturée  méti- 
culeu.senient,  pour  injection  sous- 
cutanée  ou  intramusculaire.  Agiter 
avant  de  s’en  scri'ir. 

5°  S,alv.arsan .  o",6o 

Liqueur  caustique 
de  soude  à  15 

p.  100,  environ.  XX-XII  gouttes. 
Triturer  très  exactement  et  ajou¬ 
ter  peu  à  peu  : 

E.au  distillée  stérili¬ 
sée  .  6à  10  grammes. 

F.  s.  a.  une  solution  à  réaction 
neutre,  et  fraîchement  préparée, 
pour  injection  sous-cutanée  ou  intra¬ 
musculaire.  Agiter  avant  de  s’en 

f,"  Salv.irsan .  ^ 

Vaseline .  )  ^ 

F.  s.  a.  une  pommade,  pour 
application  sur  les  condylomes. 

Eczéma  des  parties  génitales.  — 

Brocq. 

Chlorhydrate  de  moriihine  . . .  o’’’,2o 

Chlorhydrate  de  cocaïne .  o=r,5o 

Oxyde  de  zinc .  2  gr. 

Vaseline .  20  gr. 

Ou  bien  : 

Chlorhydrate  de  cocaïne .  o=r,50 

Huile  de  cade . . .  4  gr. 

Glycérolé  d’amidon .  20  — 


—  XX  — 


ARSENOBENZOL  BILLON  ” 


I<e  corj»  présenté  et  décrit  par  Ivhrlich  sous  le 
nom  de  606  est  le  diclilorhydrate  de  dioxydiami- 
doarsénobenzol.  l/’ Arsênobenzol  Billon  n’est  pas  un 
produit  de  composition  voisine  ;  il  correspond  rigou¬ 
reusement  à  la  formule  doimée  par  Ehrlich. 

Tout  en  rendant  lui  sincère  hommage  au  jno- 
fesseur  Ehrlich,  nous  osons  cependant  dire  que  nous 
n’avons  pas  plus  besoin  de  lui  pour  garantir  la  pureté 
du  produit  chimique  défini  qu’il  a  préconisé,  que 
nous  n’avons  besoin  de  Pelletier  et  de  Caventou  pour 
identifier  du  sulfate  de  quitiine. 

Ceci  dit  pour  réijondre  à  des  bruits  tendancieux 
propagés  dans  un  but  facile  à  comprendre.  D’ail¬ 
leurs,  l’emploi  très  étendu  que  font  de  l’arsénoben- 
zol  «  Billon  »  les  hôpitaux  de  Paris  et  de  province 
montrerait,  au  besoin,  que  nos  affirmations  ne 
sauraient  être  contestées. 

Nous  présentons  V arsênobenzol  de  telle  façon  que 
la  préparation  de  la  bouillie  neutre  ou  de  la  solution 
alcaline  soit  facile,  rapide,  et  surtout  parfaitement 
aseptique. 

Pour  ce  faire,  l’arsénobenzol  est  placé  avec  des 
billes  de  verre  dans  im  petit  ballon  muni  d’un  bou¬ 
chon  de  caoutchouc,  le  tout  parfaitement  stérilisé. 
I<e  ballon  est  privé  d’oxygène  et  rempli  d’azote. 
Dans  le  cas  habituel  il  renferme  o  gr.  60  de  sel 
(dans  tous  les  cas  la  dose  est  indiquée  sur  le  réci¬ 
pient)  et  les  explications  qui  suivent  se  rapportent  à 
cette  dose. 

Dans  la  même  boîte  se  trouvent  une  ampoule  de 

I  centimètre  cube  contenant  une  solution  alcoolique 
(sans  trace  d’alcool  méthylique)  et  une  ampoule  de 

II  centimètres  cubes  renfermant  une  quantité  de 
soude  calculée  exactement  pour  neutraliser  l’arsé- 
nobenzol  (conditionnement  pour  injection  intra¬ 
musculaire)  ou  une  ampoule  de  1 1  centimètres  cubes 
de  solution  sodique  dosée  pour  en  obtenir  la  dissolu¬ 
tion  (conditionnement  pour  injection  intra-vei¬ 
neuse).  Ces  solutions  sont  stérilisées  à  l’autoclave. 

MODE  D’EMPLOI  : 

Qu’il  s’agisse  de  l’ime  ou  l’autre  des  préjiarations 
ci-dessous,  on  commencera  toujours,  et  cela  est  très 
important  pour  le  succès  de  l’opération,  par  verser 


dans  le  ballon  le  contenu  de  la  petite  ampoule.  Par  un 
mouvement  circulaire  du  ballon,  grâce  aux  billes  de 
verre,  on  hmnectera  bien  unifonnénient  la  poudre. 

Ceci  fait,  on  procédera  de  la  façon  suivante  : 

a)  Préparation  de  la  bouillie  neutre 

vSur  la  poudre  humectée  verser  le  contenu  de  l’am¬ 
poule  renfermée  dans  la  boîte  pour  injection  intra¬ 
musculaire  ;  en  coupant  les  extrémités  aux  endroits 
marqués  d’un  trait,  il  s’écoulera  exactement  1 1  cen¬ 
timètres  cubes.  Boucher  et  agiter  vivement  jusqu’à 
ce  que  la  bouillie  soit  bien  homogène,  ce  qui  ne  de¬ 
mande  que  quelques  instants. 

Ee  ballon  étant  placé  droit  sur  son  petit  support, 
dans  la  boîte,  avec  la  seringue  munie  d’une  aiguille 
assez  longue  et  d’assez  fort  caUbre,  on  aspirera  les 
12  centimètres  cubes  du  mélange.  On  remarquera 
que  cette  bouillie  est  ainsi  dosée  d’une  façon  précise 
à  cinq  centigrammes  par  centimètre  cube.  Il  est 
donc  facile  d’injecter  juste  la  quantité  que  l’on  désire 
administrer. 

b)  Préparation  de  la  solution  alcaline 

E’ampoule  contenue  dans  la  boîte  pour  injection 
intraveineuse  sera  vidée  comme  précédemment  sur. 
la  poudre  humectée.  Ea  solution  s’obtient  en  quel¬ 
ques  instants,  par  agitation.  Il  ne  restera  plus  qu’à 
verser  cette  solution  dans  la  quantité  nécessaire 
100  à  250  centimètres  cubes)  de  sérum  physiolo¬ 
gique  jiour  avoir  la  solution  prête  à  l’injection. 

L’ARSÉNOBENZOL  BILLON  ”  est  mis  en  vente 
sous  deux  conditionnements  ; 

1°  Pour  injection  intra-musculaire 

Nécessaire  complet  pour  préparation  de  la 
boidllie  neutre. 

2°  Pour  injection  intra-veineuse 

Nécessaire  complet  pour  jiréparation  de  la  solu¬ 
tion  alcaline. 

Chaque  conditionnement  :  10  francs. 

(Remise  30  p.  100  aux  pharmaciens). 


DÉPÔT  GÉNÉRAL  ; 

Les  Établissements  POULENC  FRÈRES 

92,  rue  Vieilte-^dunTempïe  -  PARIS 

\ 


-  XXI  - 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


Contribution  à  l’étude  du  trai¬ 
tement  de  la  syphilis  par 
ïhectine  et  ïbectargyre,  par 
le  docteur  Ff;i,ix  DivE.  Thèse  de 
Paris,  1910  (Jouve  et  de,  15,  rue 
Racine,  à  Paris). 

Il  s’agit  d’un  excellent  travail 
sur  l’hectine  ou  benzo-sulfone-para- 
aminophénylarsmate  de  soude,  corps 
dont  la  découverte  est  due,  comme 
ou  le  sait,  aux  patientes  recherches 
du  professeur  agrégé  Mouneyrat. 
Voici  quelques-unes  des  conclu¬ 
sions  auxquelles  arrive  M.  Félix 
Dive  : 

I  »  Iv’hectine  injectée  dans  le  tissu 
cellulaire  sous-cutané  provoque  une 
douleur  et  un  oedème  fugaces,  mais 
jamais  de  nodosités  avec  réaction 
inflammatoire  vive. 

2“  Cette  propriété  la  rend  com¬ 
mode  pour  faire  des  injections  au 
voisinage  des  lésions  circonscrites, 
et  permet,  notamment,  de  tenter 
avec  facilité  le  traitement  abortif 
local  de  la  syphilis,  tel  que  le  préco¬ 
nise  le  professeur  Hallopeau. 

30  Injectée  en  pleins  muscles  fes¬ 
siers,  elle  est  généralement  indolore 


ou  ne  provoque  que  des  douleurs 
fugaces  et  très  supportables. 

40  Pendant  le  traitement,  le  nom¬ 
bre  des  globules  rouges  et  blancs  du 
sang  augmente,  ainsi  que  sa  teneur 
en  hémoglobine.  De  plus,  l’état 
général  s’améliore  visiblement  et 
les  forces  se  rétablissent. 

5“  D’action  curative  est  remarqua¬ 
blement  rapide  : 

A  la  période  primaire  ;  sur  le 
chancre  induré  quels  que  soient  son 
type  et  son  siège  ; 

A  la  période  secondaire  :  sur  les 
éruptions  cutanées  ou  muqueuses, 
sur  les  symptômes  généraux  et  la 
céphalée  en  particulier  : 

A  la  période  tertiaire  :  sur  les 
lésions  superficielles  ou  profondes 
des  différents  organes  ou  tissus, 
qu’elles  présentent  le  type  gom¬ 
meux,  ulcéreux  ou  scléreux,  et  sur 
les  accidents  nerveux. 

6“  D’action  est  plus  lente  à  se 
manifester  dans  les  cas  de  syphi- 
lides  papulenses  lenticulaires,  mi¬ 
liaires  et  psoriasiformes,  qui  néces¬ 
sitent  un  cure  plus  intense  et  plus 
.prolongée. 

7°  Elle  peut  donner  des  résultats 
dans  certains  cas  de  tabes  incipiens, 


mais  son  action  est  douteuse  dans  la 
paralysie  générale  confirmée. 

8“  En  ingestion  comme  en  injec¬ 
tion,  il  convient,  chez  l’adulte, 
d’administrer  o«',io  d’hectine  tous 
les  jours,  ou  mieux,  o''’,2o  tous  les 
deux  jours  comme  doses  moyennes. 

Comme  doses  fortes,  on  peut  in¬ 
jecter  0^,20  tous  les  jours  ou  o'^iqo 
trois  fois  par  semaine. 

Chez  l’enfant,  on  peut  employer 
des  doses  de  o”',o3,  o'’',o5  et  même 
oi!''io  selon  l’âge,  en  ingestion  et  en 
injection. 

Chez  le  nourrisson,  les  doses  de 
o'^jOi  à  oK>',o3  par  jour  semblent 
suffire  pour  commencer  le  traite- 

9°  Da  seule  contre-indication 
est  une  lésion  ancienne  ou  non- 
syphilitique  du  fond  de  l’œil,  avec 
_^altératiou  spéciale  du  nerf  optique. 

Da  perception,  par  un  malade  eu 
traitement,  de  brouillards  devant  les 
yeux  avec  diminution  nette  de  l’acui¬ 
té  visuelle,  commande  la  suspension 
du  médicament. 

En  ce  qui  concerne  Vhcctargyrc, 
l’emploi  et  les  contre-indications 
sont  les  mêmes  que  pour  l’hectine. 

NëTRoc. 


VARIÉTÉS 


NOUVELLES 


UNE  ORDONNANCE  DE  CHARCOT 
POUR  ATAXIQUE  EM  (892 


Retrouvé  dans  les  mains  d’un  tabétique,  cette 
ordonnance,  pourtant  peu  ancienne,  de  Charcot, 
où  Ton  ne  voit  prescrite  aucune  médication  mercu¬ 
rielle  ni  iodurée.  Comme  la  thérapeutique  change 
en  18  ans  ! 

B? Pupilles  inégales  et  paresseuses;  absence  des  réflexes 
rotuhens  ;  troubles  vésicaux,  paresthésies,  cependant  il 
n’existe  pas  à  proprement  parler  de  douleurs  fulgurantes  ; 
pas  de  signe  de  Romberg  ;  la  démarche  est  à  peu  près 
normale  ;  généralement  la  fatigue  est  f  acile  et  il  y  a,  de  temps 
en  temps,  pendant  la  marche,  effondrement  des  membres. 

1“  On  fera  tous  les  dix  jours  sur  la  région  spinale,  dans 
toute  son  étendue  cervico-dorsale,  l’application  de  petites 
pointes  de  feu  (à  l’aide  du  thermocautère),  peu  profondes. 

2®  Prendre  les  quatre  premiers  jours  de  chaque  semaine, 
immédiatement  après  chaque  repas,  un  des  cachets  sui¬ 
vants  : 

Poudre  de  seigle  ergoté  récemment  préparée  :  o  gr.  30 
pour  un  cachet  ;  deux  par  jour. 

3°  Prendre  les  quinze  premiers  jours  de  chaque  mois, 
avant  chaque  repas,  2  granules  de  phosphure  de  zinc  de 
Vigier,  pharmacien,  rue  du  Hac,  70. 

4"  Da  seconde  quinzaine  du  mois,  prendre  avant  cha¬ 
que  repas,  dans  un  verre  à  liqueur  dNeau,  II  goutte .  de 
la  liqueur  de  Baume. 

Paris,  le  23  janv.  1892. 


-c 


Exposition  internationale  d’hygiène  de  Dresde.  — 
Maeadies  vénériennes.  —  A  l’Exposition  qui  a  lieu  à 
Dresde,  de  mai  à  octobre  prochain,  la  Société  allemande 
pour  la  lutte  contre  les  maladies  vénériennes  organise  mie 
section  spéciale  qui  rassemblera  toute  la  littérature 
allemande  et  étrangère  concernant  les  maladies  sexuelles. 
Des  personnes  qui  désirent  y  faire  figurer  des  publications 
sur  les  maladies  vénériennes  sont  priées  de  les  envoyer, 
eu  exemplaires  reliés,  avec  la  suscriptioii  4  Pour  l’expo¬ 
sition  d’Hygièiie  de  Dresde  »,  à  la  Dibrairie  Ambrosius 
Barth,  à  Deipzig. 

Les  étudiants  de  Madrid  et  le  point  d'honneur.  — 
Nous  ne  savons  pas  si  les  étudiants  en  médecine  de 
Madrid  organisent  des  4  chahuts  »  d’un  goût  plus  ou 
moins  sûr  contre  les  professeurs  venus  de  province, 
mais  il  nous  était  récemment  révélé  qu’ils  sont  chatouil¬ 
leux  sur  le  chapitre  de  l’honneur  professionnel  comme  de 
véritables  hidalgos.  Une  comédie  jouée  dernièrement  au 
théâtre  des  Nouveautés  de  Madrid  contenait  une  phrase, 
où,  parlant  des  étudiants  en  médecine,  l’acteur  disait 
d’un  ton  de  mépris  :  4  Ces  petits  garçons  découpent  les 
cadavres  des  pauvres  gens  afin  de  découvrir  les  moyens 
de  guérir  les  maladies  des  riches.  »  Des  futurs  confrères 
madrilènes  n’ont  pas  laissé  passer  l’attaque  sans  riposte  : 
ils  ont  sifflé,  lancé  sur  la  scène  l’ameublement  de  la  salle, 
après  avoir  démoli  fauteuils  et  loges  et  n’ont  cédé  la 
place  qu’à  la  police  qui  a  dû  intervenir  en  force  pour  les 
expulser  ;  les  blessés  furent  nombreux...  et  l’honneur 
médical  ne  sera  probablement  plus  bafoué  aux  4  Nove- 
dades  ».  (Marseille  médical). 


—  xxir 


DÉPÔT  GÉNÉRAL  : 

Laboratoire  E.  DUPUTEL  —  CREIL 

DÉPÔTS  A  PARIS  : 

A.  CARRION  &  C’%  54,  Faubourg  Saint-Honoré,  Paris.  Téléphone:  136-45 


!>'  LAFAY,  5),  Rue  de  la  Chaussée  d’.\nlin .  Téléphone:  250-34 

C.  PÉPIN,  9,  Rue  du  Quatre-Septembre .  Téléphone:  260-86 


F.  ViaiER  &  R.  HUBRRE,  12,  Boulevard  Bonne-Nouvelle.  Téléphone  :  701-78 


SALVARSAN 

Dicniorhyctrate  de  üioxydiatnido-arsénobenzol 

HCI.A^hI  >  -  As  =  As  -  <;  Xz'iLhCI 


I^a  préparation  à.’Ehrlich-Hala  N°  60G  est  fabriquée  à  Creil  par 
la  Compagnie  Parisienne  de  Couleurs  d’ Aniline,  seule  concession¬ 
naire  pour  la  France  des  procédés  de  fabrication  de  ce  produit. 

File  est  vendue  sous  la  marque  de  Salvarsan  avec  le  fac-similé  de 
la  signature  du  professeiu:  Ehrlich. 

Fe  Salvarsan,  de  fabrication  essentiellement  française,  possède 
la  composition  chimique  rigoureusement  confonne  au  606  du 
professeur  Ehrlich  et,  partant,  la  même  aciivité  tréponémicide  et 
une  innocuité  aussi  parfaite,  bref  le  Salvarsan  est  le  606  délivré 
gratuitement  par  Elrrlich  aux  cliniciens  et  ayant  .servi  aux  iimom- 
brables  observations  cliniques  qui  ont  fixé  sa  valeur  thérapeu¬ 
tique  remarquable  dans  le  traitement  de  la  syphilis. 

Iva  Compagnie  Parisienne  de  Couleurs  d’ Aniline  désirant  donner 
aux  médecins  les  plus  sérieuses  garanties  pour  les  mettre  à  l’abri 
de  tout  accident  possible  avec-un  produit  de  moindre  sélection  fait 
contrôler  chaque  préparation  de  606  au  point  de  vnie  biologique  et 
toxicologique  dans  l’Institut  du  profe.sseur  Ehrlich. 

.Seul  le  dioxydiamido-arsénobenzol  recoimu  chimiquement  pur 
et  déclaré  «  hyperidéal  »  par  Ehrlich,  c’est-à-dire  possédant  la 
plus  grande  innocuité  et  l’action  spécifique  la  plus  marquée,  est 
livré  au  commerce. 

Ees  garanties  que  domie  le  Salvarsan  sont  de  celles  que  le  méde¬ 
cin  doit  exiger  d’un  produit  que  le  moindre  écart  d’une  fabrication 
très  délicate  peut  rendre  des  plus  dangereux. 

Aucun  médecin  ne  saurait  assumer  vis-à-vis  des  malades  qu’il 
traite  la  grande  responsabilité  d’appliquer  un  produit  pouvant 
présenter  une  analogie  chimique,  mais  dont  aucun  essai  clinique 
autorisé  n’a  fixé  ni  la  toxicité  ni  la  valeur  thérapeutique. 

I,e  Salvarsan  est  vendu  actuellement  dans  des  ampoules  en  verre 
d’Iéna,  où  il  est  d’une  parfaite  conservation,  à  la  dose  de  o  gr.  60, 
et  incessamment  aux  doses  de  ogr.  40  ;  ogr.  30  ;  ogr.  20  et  ogr.  10. 

Fa  préparation  des  solutions  injectables,  des  plus  simple,  est 
détaillée  sur  une  notice  qui  est  jointe  à  chaque  unité. 

Fes  néce.ssaires  pour  la  préparation  extemporanée  ^  et  facile  de 
la  suspension  aqueuse  neutre  pour  injection  intra-musculaire 
(nécessaire  A)  et  de  la  solution  alcaline  destinée  à  l’injection  intra¬ 
veineuse  (nécessaire  B)  se  vendent  à  la  plnirmacie  C.  PÉPIN, 
9,  rue  du  Quatre-Septembre,  Paris. 


—  xxin 


NOUVELLES  {Suite) 


La  mortalité  des  enfants  du  premier  âge,  dans  queiques 
pays  d’Europe.  —  Sur  i  ooo  enfants  venus  au  inonde 
vivants,  le  nombre  de  ceux  qui  sont  morts  avant  d’avoir 
atteint  l’âge  d’un  au  a  été  de  : 


67  en  Norvège  ; 
77  en  Suède  ; 

108  en  Suisse  ; 

121  en  Angleterre  : 
143  en  France  ; 


1 56  en  Italie  ; 

1 78  en  Allemagne  ; 
199  en  Hongrie  ; 
202  en  Autriche  ; 
272  en  Russie  ; 


Voici,  d’autre  part,  les  taux  de  mortalité  par  i  000  en¬ 
fants  âgés  de  moins  d’rm  an,  dans  quelques  grandes 


villes  de  l’Europe  : 

91  à  Stockholm  ; 
95  à  Amsterdam  ; 
95  à  Zurich  ; 

105  à  Paris  ; 

113  à  Londres  ; 

1 56  à  Copenhague  ; 

1 56  à  Hambourg  ; 

1C8  à  Berlin  ; 


174  à  Bruxelles  ; 
183  à  Vienne  ; 

186  à  Marseille  ; 
192  à  Munich  ; 
194  à  Breslau  ; 
217  à  Bucharest  ; 
356  à  Moscou. 


Les  produits  pharmaceutiques  au  Japon.  —  Bien  que 
le  Japon  fabrique  et  exporte  même  certains  produits 
pharmaceutiques,  il  a  grand  besoin  des  articles  étrangers 
et  les  importations  sont  a.ssez  importantes. 

Les  produits  les  plus  nécessaires  au' Japon  sont:  la 
glycérine,  le  bismuth,  l’antipyrine,  l’antifébrine,  la  co¬ 
caïne,  la  quinine,  la  morphine  et  la  santonine.  Ils  sont 
vendus  surtout  par  l’Allemagne  et  aussi  par  l’Angleterre. 
Par  contre,  ce  sont  les  États-Unis  qui,  en  1909,  auraient 
envoyé,  sur  ce  marché,  le  plus  do  préparations  médici¬ 
nales.  Quant  à  la  France,  elle  ne  participe,  pour  ainsi  dire 
pas,  à  ce  commerce  et  c’est  à  peine  si  elle  fournit  régu¬ 
lièrement  une  très  petite  quantité  de  préparations  médi¬ 
cinales.  Cependant  à  en  croire  M.  Fernand  Pila,  notre 
attaché  commercial  en  Extrême-Orient,  à  l’intéressant 
rapport  duquel  nous  empruntons  ces  indications,  nos 
pharmaciens  anraieut  au  J  apon  un  bon  placement  pour 
quantité  de  leurs  produits,  s’ils  étaient  organisés  pour 
l’exportation  de  ce  pays.  Il  serait  peut-être  encore  temps 
de  faire  quelques  tentatives  dans  ce  sens  ;  nous  avons, 
en  France,  des  spécialités  qui,  bien  lancées,  auraient 
beaucoup  de  chances  de  succès. 

Intoxication  par  le  magnésium.  —  Les  photographes 
emploient  couramment  la  vive  lumière  fournie  par  la 
déflagration  d’une  charge  de  magnésium.  Cette  combus¬ 
tion  donne  lieu  à  la  production  d’abondante  fumée 
blanche  qui  n’est  autre  que  de  la  magnésie.  Le  séjour  pro¬ 
longé  en  atmosphère  close  chargée  de  ces  vapeurs  peut  ne 
pas  être  sans  danger  :  en  dehors  de  l’irritation  intesti- 
imle  produite  par  la  magnésie,  il  est  possible  que  des  acci¬ 
dents  plus  graves  puissent  en  résulter  :  le  D’’  Lahache 
attribue  à  ces  vapeurs  la  paternité  de  caries  cthmoïdales 
qu’il  a  observées. 


Pharmacopée  française.  —  M.  Guignard,  directeur 
honoraire  de  l’École  supérieure  de  pharmacie  de  Paris, 
est  maintenu  en  la  double  qualité  de  membre  et  de  vice- 
président  de  la  Commissioa  spéciale  et  penuanente  char¬ 
gée  de  préparer  la  future  édition  du  Cedex. 

,  M.  Marty,  membre  de  l’Académie  de  médecine,  mem¬ 
bre  de  la  commission  du  Codex,  est  nommé  vice-président 
de  cette  Commission. 


Écoles  supérieures  de  pharmacie.  —  Les  priparatews. 
—  La  Chambre  a  voté  le  l6  février  une  résolution  ainsi 
conçue  :  «  La  Chambre  inviteM.  le  ministre  de  l’Instruction 
publique  à  étudier  en  vue  du  budget  du  futur  exercice  les 
moyens  d’assimiler  les  traitements  des  préparateurs  des 
écoles  supérieures  de  pharmacie  à  ceux  des  préparateurs 
des  facultés  des  sciences.  » 

Hommage  au  professeur  Cazeneuve.  —  A  fin  janvier 
dernier  a  eu  lieu  à  Lyon  une  fête  à  l’occasion  de  la  mise 
en  retraite  du  professeur  Cazeneuve. 

MM.  le  professeur  Hugounenq,  doyen  de  la  Faculté  de 
médeciue  de  Lyon;  Vaudiu  président  de  l’Association  des 
pharmaciens  de  France  ;  Bonnet,  président  du  Syndicat 
des  pharmaciens  du  Rhône  ;  Boge,  président  de  la  Fédé¬ 
ration  des  pharmaciens  de  l’Est  ;  Livon,  professeur  à 
l’École  de  médecine  et  de  pharmacie  de  Marseille  ;  Guillot, 
pharmacien  militaire,  ont  tour  à  tour  pris  la  parole,  et 
remercié  l’éminent  professeur,  le  savant  cliimiste,  à  qui 
toute  une  génération  d’élèves  ont  dû  leur  éducation  scien¬ 
tifique,  à  qui  la  science  est  redevable  de  travaux  et  de 
découvertes  mémorables. 

Epidémies.  —  On  signale  à  Bourges  une  épidémie  de 
rougeole  dans  le  milieu  militaire  (5  décès)  ;  à  Poitiers,  une 
épidémie  de  méningite  cérébro-spinale  ;  à  Toulon,  une 
épidémie  d’oreillons. 

M.  le  Dr  Lacassagne  est  élu  membre  de  l’Académie  des 
sciences  morales  et  politiques.  —  M.  le  Dr  Lacassagne, 
jirofesseur  de  médecine  légale  à  la  Faculté  de  médecine 
de  Lyon,  a  été  élu  ep  remplacement  de  M.  Lair  d’Angers, 
membre  correspondant  de  l’Académie  des  sciences  morales 
et  politiques. 

Recensement  de  la  France.  —  C’est  dimanche  5  mars 
qu’aura  lieu  le  recensement  de  la  France.  En  1817,  il  y 
avait  à  Paris  713  961  habitants,  en  1906,  2  722  731  habi¬ 
tants.  De  1817  à  1836,  il  y  avait  37  naissanees  pour 
I  000  habitants,  de  1901  à  1906,  la  moyenne  était  de  20,2. 
Dans  cinq  ans  nous  saurons  le  résultat  du  recensement 

Le  Salvarsan  en  Belgique.  —  Les  médecins  belges  ont 
désiré  conserver  à  cette  question  son  caractère  scientifique 
et  on  déplore  assez,  en  Belgique,  les  articles  de  la  presse 
politique  qui  ont  fait  connaître  au  public  un  produit 
nouveau  à  l’heure  où  il  n’était  point  encore  connu  des 
médecins. 

Le  collège  des  médecins  de  Bruxelles  a  prononcé  en 
décembre  dernier  l’exclusion  d’im  médecin  à  qui  on  doit 
les  premières  applications  en  pays  de  langue  française 
remède  d’Éhrlich  et  à  qui  on  doit'  aussi  une  vigoureua; 
compagne  pour  le  traitement  abortif  de  la  syphilis.  Cette 
exclusion  a  été  motivée  par  des  actes  contre  les  règles 
déontologiques,  par  la  publication  d’articles  et  de  bro¬ 
chures  émanant  du  spécialiste  et  répandus  dans  le  public. 

Sans  entrer  dans  les  détails  du  conflit  et  sans  juger^ 
décision  très  sévère  du  collège  des  médecins  de  Bruxelles, 
nous  devons  signaler  une  brochure  de  défense  publiée 
par  le  médecin  frappé,  non  moins  vigoureusement  pî^- 
sentée  que  ses  théories  scientifiques.  L’auteur  y  transporîé 
le  différend  professionnel  sur  le  terrain  scientifique  ;  ce 
sont  là  deux  points  de  vue  qu’il  importe  de  séparer  nette¬ 
ment  :  car  en  Belgique,  comme  en  France,  les  spécialistes 
se  sont  empressés  d’étudier  le  salvarsan,  d’en  préciser  les 
indications  et  les  études  parues  ont  présenté  en  ce  pays 
une  impartialité  qu’il  est  bon  de  reconnaître  et  de  signaler. 


—  389  — 


-  XXIV  - 


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DAVID  î“.r- 


-  XXV  — 


LA  VIE  MÉDICALE 


Université  de  Paris.  • —  Bourses  à 
l'étranger.  —  ly’Université  de  Paris 
dispose  depuis  l’année  scolaire  1910- 
1 91 1  de  dix  bourses  de  séjour  dans  les 
Universités  de  l’étranger  de  3  000  fr. 
chacune. 

Ces  bourses  peuvent  être  attribuées 
soit  à  des  docteurs,  soit  à  des  phar¬ 
maciens  de  première  classe  se  des¬ 
tinant  à  l’enseignement,  soit  à  des 
agrégés  des  divers  ordres  de  l’ensei¬ 
gnement  secondaire,  hommes  et 
femmes. 

Les  demandes  devront  être  adressées 
au  Vice-Recteur  de  l’Académie  de 
Paris  avant  le  l”  mai  içii.  Elles 
indiqueront  l’âge  des  postulants, 
leurs  grades,  leurs  services  antérieurs 
et  les  Universités  où  ils  se  proposent 
de  se  rendre. 

l/cs  bourses  seront  attribuées  par 
le  Conseil  de  l’Université. 

Concours  pour  le  prosectorat  à 
Paris.  —  Un  concours  pour  deux 
places  de  prosecteur  s’ouvrira  le 
lundi  8  mai  191 1  à  midi  et  demi  à  la 
Faculté  de  médecine  de  Paris. 

MM.  les  aides  d’anatomie  sont 
seuls  admis  à  prendre  part  à  ce  con¬ 
cours.  Le  registre  d’inscriptions  est 
ouvert  au  secrétariat  de  la  Faculté, 
de  midi  à  trois  heures,  tous  les  jours, 
jusqu’au  26  avril  inclusivement. 

Les  prosecteurs  nommés  entre¬ 
ront  en  fonctions  le  i”'’  octobre  19 1 1. 

Concours  pour  l’adjuvat  à  Paris. 

—  Un  concours  pour  cinq  places 
d’aide  d’anatomie  s’ouvrira  le  lundi 
l”  mai  1911,  à  midi  et  demi,  à  la 
Faculté  de  médecine  de  Paris. 

Tous  les  élèves  docteurs  de  la 
Faculté,  français  ou  naturalisés 
français,  sont  admis  à  prendre  part 

Te  registre  d’inscriptions  est  ouvert 
•au  secrétariat  de  la  Faculté,  de  midi 
à  trois  heures  tous  les  jours,  jusqu’au 
22  avril  inclusivement. 

Tes  aides  d’anatomie  nommés 
entreront  en  fonctions  le  !>'■■  oc¬ 
tobre  191 1. 

Hôpitaux  de  Paris.  —  Concours 
DE  MiîDECIN  DES  HÔPITAU.K.  — 
Épreuve  écrite.  — ■  Questions  données  : 
«  Étude  clinique  et  thérapeutique 
du  myxoedème  acquis  de  l’adulte.  » 

—  0  Anatomie  pathologique  et 
bactériologie  des  appendicites.  » 

86  candidatsontrépondu  àl’appel, 
7  5  copies  ont  été  remises. 

Le  jury  s’est  divisé  en  deux  parties 
pour  la  correction  des  copies. 

Anatomie  pathologique. — MM.Oul- 
niont.  Rénon,  Roger,  Dufour,  Brühl 
et  Achard. 

Pathologie.  —  MM.  Alex.  Reuaut, 


Méry,  Laffitte,  Chauffard,  Eroca  et 
Béclère. 

Concours  de  médecin  de  l’assis¬ 
tance  médicale.  —  Le  jury  est 
composé  de  M.  Dorison,  M'"'  Pel- 
tier,  MM.  Biard,  Marquezy  et  Saintu. 

Faculté  de  Lyon.  —  Certificat 
d’EtudES  d’hygiène.  —  L’ensei¬ 
gnement  préparatoire  au  certificat 
d’études  d’hygiène  (sous  la  direction 
effective  du  professeur  d’hygiène) 
commencera  le  2  mars  1 9 1 1  au  labo¬ 
ratoire  d’hygiène  de  la  Faculté. 

Les  cours,  conférences,  travaux 
pratiques,  visites,  auront  lieu  tous 
les  jours  de  4  heures  et  demie  à 
6  heures  et  demie,  du  2  mars  au 
14  juillet. 

L’enseignement  portera  sur  ; 

Hygiène  appliquée  ;  travaux  pra¬ 
tiques  ;  —  maladies  animales  conta¬ 
gieuses  pour  l’homme  ;  expertise  des 
viandes  ;  abattoirs  ;  —  hygiène  de 
l’habitation  (éclairage,  chauffage)  ; 
—  géologie  des  sources  ;  —  hygiène 
scolaire  ;  —  hygiène  alimentaire  ;  — 
législation  de  l’hygiène  ;  et  il  sera 
fait  des  visites  extérieures. 

La  session  d’examen  aura  lieu 
fin  juillet  1911;  une  autre  session 
aura  lieu  en  octobre.  Le  montant 
des  divers  droits  d’inscription  s’élève 
à  180  francs. 

Ecole  supérieure  de  pharmacie  de 
Paris.  . —  Un  congé,  pour  le  second 
semestre  de  l’année  scolaire  1910- 
191 1,  est  accordé,  sur  sa  demande  et 
pour  raisons  de  santé,  à  M.  Bou- 
chardat,  professeur  d’hydrologie  et 
minéralogie. 

M.  Guerbet,  agrégé,  est  chargé,  en 
outre,  pendant  le  second  semestre 
de  l’année  scolaire  1910-1911  (durée 
du  congé  accordé  à  M.  Bouchardat), 
d’un  cours  d’hydrologie  et  miné¬ 
ralogie. 

École  de  Médecine.  —  Rouen.  — 
M.  Dumont,  suppléant  de  la  chaire 
d’histoire  naturelle  et  chargé  d’un 
cours  de  botanique  à  l’école  prépa¬ 
ratoire  à  l’enseignement  supérieur 
des  sciences  et  des  lettres  de  Rouen, 
e.st  admis,  sur  sa  demande  et  pour 
cause  d’ancienneté  d’âge  et  de  ser¬ 
vices,  à  faire  valoir  ses  droits  à  une 
pension  de  retraite,  à  partir  du  U' 
janvier  1911. 

Ministère  de  l’intérieur.  —  Con¬ 
cours  DE  MÉDECIN  DES  ASII.es.  - 
Un  concours  s’ouvrira  à  Paris,  au 
ministère  de  l’Intérieur,  le  lundi 
I”  mai  1911,  tant  pour  l’admission 
aux  emplois  de  médecin  adjoint  des 
asiles  publics  d’aliénés  que  pour 
l’aptitude  aux  fonctions  de  médecin 
d’asile  privé. 

Le  nombre  des  postes  de  médecin 


adjoint  d’asiles  publics  mis  au  con¬ 
cours  est  fixé  à  cinq. 

Les  candidats  qui  désirent  parti¬ 
ciper  au  concours  doivent  adresser 
au  ministre  de  l’Intérieur  une  de¬ 
mande,  accompagnée  de  leur  acte  de 
naissance,  de  leurs  états  de  services, 
d’un  exposé  de  leurs  titres,  d’un  ré¬ 
sumé  succinct  de  leurs  travaux,  du 
dépôt  de  leurs  publications,  ainsi  que 
des  pièces  établissant  leur  stage  et 
l’accomplissement  de  leurs  obliga¬ 
tions  militaires. 

I<es  candidatures  seront  inscrites 
au  ministère  de  l’Intérieur  (U'r  bu¬ 
reau  de  la  direction  de  l’assistance  et 
de  l’hygiène  publiques,  7,  rue  Camba¬ 
cérès)  du  15  mars  au  lor  avril  inclus. 

Noms  de  savants  donnés  à  des 
rues  de  Paris.  —  Le  conseil  muni¬ 
cipal  de  Paris  a  décidé  que  le  nom  de 
Pierre  Curie  sera  donné  à  la  me  nou¬ 
velle  située  entre  la  rue  d’Ulm  et  la 
rue  Saint-Jacques,  et  le  nom  de 
avenue  Brouardel  désignera  la  voie 
ouverte  entre  l’avenue  Suffren  et  la 
rue  Thoniy-Thierr}'. 

Monument  Cornil.  —  L’inaugu¬ 
ration  de  ce  monument  aura  lieu  le 
dimanche  3  mars  à  dix  heures  et 
demie  du  matin  à  l'École  pratique 
de  la  Faculté  de  médecine  de  Paris 
sous  la  présidence  de  M.  Fallières, 
président  de  la  République. 

Mariages.  —  Le  D''  Georges  Kuss, 
prosecteur  à  la  Faculté  de  médecine 
de  Paris,  et  Mlle  Jeanne  Amos  (de 
Metz).  —  M.  Marais,  externe  des 
hôpitaux  de  Paris,  et  Mlle  Geneviève 
Courel  (d’Orléans). 

Nécrologie.  —  ^I.  Arnould  Rogier, 
père  de  notre  ami,  M.  Henry  Rogier, 
pharmacien  à  Paris.  Nos  bien  dou¬ 
loureuses  sympathies.  —  Le  docteur 
Giuseppe  Mya,  professeur  de  cli¬ 
nique  infantile  à  Florence.  —  M.Sau- 
vage,  père  d’un  habile  dessinateur 
médical  de  Lyon.  Nos  sincères  con¬ 
doléances.  —  M.  Giroult,  beau-père 
du  D''  Rénon,  professeur  agrégé  à  la 
Faculté  de  médecine  de  Paris.  Nous 
prions  le  IF  Rénon  d’agréer  nos  sen¬ 
timents  bien  sympathiques.  — ■ 
M.  Derneville,  pharmacien  à  Bru¬ 
xelles,  représentant  de  nombreuses 
spécialités  françaises.  —  Le  D'Eniest 
Blumellthal,  as.sistant  à  l’hôpital  de 
Breslau,  mort  de  scarlatine.  — ■ 
M.  le  ministre  d’Etat  Lejeune,  à 
Bruxelles,  ancien  ministre  de  la  J  us- 
tice,  à  qui  l’on  doit  une  législation 
importante  et  notamment  une  loi 
sur  la  protection  de  l’enfance  inspi- 
-  rée  des  desiderata  médicaux.  — 
Df  J  nies  Fortin  (de  Meslay) .  — 
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4  mars.  Il  u’y  aura  pas  de  leçons. 

Samedi  1 1  mars  à  lo  h.  i  jz.  Leçon 
clinique  sur  quelques  cas  de  nangrène 
symitrique  des  extrémités.  —  Les  Mer¬ 
credis  a  lo  h.  1/2,  présentation  de 
malades.  Rédaction  d’ordonnances. 

4  mars  1911  à  4  heures.  —  M.  A. 
Brindeau,  agrégé.  —  Cours  complé- 
mentairesd'accouchements.  (Mardis, 
jeudis,  samedis). 

B  mars  191  !  à  3  heures.  —  M.  J. 
Okinszjrc,  agrégé.  —  Conférences  de 
Pathologie  externe.  —  Maladies 
chirurgicales  des  membres  et  des 
organes  génitouriuaires  de  l’homme. 
(Lundis,  mercredis,  vendredis). 

6  mars  1911  à  3  heures.  —  M.  Ma- 
caigne,  agrégé.  ■ —  Conférences  d’Hy- 
gicne.  (Lundis,  mercredis,  vendredis) . 

6  mars  191/  à  3  heures.  —  M.  E. 
GIrégoire,  agrégé.  —  Conférences 
d’ Anatomie  topographique.  —  Tête, 
Cou.  Thorax.  (Lundis,  mercredis, 
vendredis.) 

B  mars  1911  à.  4  heures.  —  M.  le 
Hartmann.  —  Cours  de  Médecine 
opératoire.  —  Opérations  sur  l’abdo¬ 
men,  l’estomac,  le  foie,  le  pancréas 
et  la  rate.  (Lundis,  mercredis,  ven¬ 
dredis). 

B  mars  1911  à  4  heures.  — 
M.  André  Brooa  agrégé.  —  Confé¬ 
rences  de  Physique  médicale.  — 
Formation  des  nuages  dans  l’œil. 
Acuité  visuelle.  Amétropies.  Sensi¬ 


bilité  rétinienne.  Hygiène  de  l’œil. 
(Lundis,  mercredis,  vendredis.) 

B  mars  1911  à  6  heures.  —  M.  Gus¬ 
tave  Roussy,  agrégé.  —  Conférences 
d’ Anatomie  pathologique.  —  Glandes 
vasculaires.  Appareil  respiratoire. 
Systèmes  musculaire  ctosteo-articu- 
laire.  (Lundis,  mercredis,  vendredis). 

B  mars  19/1  à  6  heures.  — 
M.  le  P'  A.  Chauffard.  —  Cours 
d  histoire  de  la  Médecine  et  de  la 
Chirurgie.  —  CEuvre  médicale  de 
Bordeu,  de  Portai,  de  Cabanis,  de 
Lavoisier,  de  Bichat,  de  Magendie, 
de  Claude  Bernard.  (Lundis,  mer¬ 
credis,  vendredis). 

B  mars  /9//  à  4  heures.  —  M.  le 
D''  Chassevant.  -  Cours  d’hydrologie. 
(Lundis,  mercredis,  vendredis). 

7  mars  /S//  à  3  heures.  —  M.  A. 
Branca,  agrégé.  —  Conférences  d’His- 
toiogie.  —  L’appareil  digestif.  L’ap¬ 
pareil  respiratoire.  L’appareil  uro¬ 
génital.  (Mardis,  jeudis,  samedis). 

7  mars  /9/  /  à  3  heures.  —  M.  Tiffe¬ 
neau,  agrégé.  — •  Conférences  de 
Pharmacologie.  —  Modificateurs  du 
système  nerveux  central  et  périphé¬ 
rique.  (Mardis,  jeudis,  samedis). 

7  mars  l9l/  à.  3  heures.  —  M.  Le- 
cène,  agrégé.  — Conférences  spéciales 
de  Médecine  opératoire.  — ■  Chirurgie 
de  la  tête  et  du  cou.  (Mardis,  jeudis, 
samedis). 

7  mars  /9//  à  3  heures.—  M.Bcnmpt, 
agrégé.  —  Conférences  de  Par  sito- 
logie  et  d’histoire  naturelle  médicale. 


—  Protozoaires,  vers,  arthropodes, 
parasites  de  l’homme.  (Mardis, 
jeudis,  samedis). 

7  mars  i9,  /  à  4  heures.  —  M.  le 
P  Achatd.  —  Cours  de  Pathologie 
et  T.iérapeutique  générales. 
Sémiologie  générale.  Exploration 
des  organes  et  des  fonctions.  Valeur 
sémiologique  des  troubles  morbides. 
(Mardis,  jeudis,  samedis). 

7  mars  /9//  à  5  heures.  - 
M.  Georges  Guillain,  agrégé.  —  Confé¬ 
rences  de  P  ithologie  interne.  — 
Maladies  du  péritoine.  Maladies  du 
sang,  de  la  rate,  du  corps  thyroïde, 
des  capsules  surrénales  Les  intoxica¬ 
tions.  (Mardis,  jeudis,  samedis). 

7  mars  /9//  à  5  heures.  —  M.  le 
pr  Armand  Gautier.  —  Cours  de 
Chimie  médicale.  —  -Alimentation. 
Digestion.  Sang  et  lymphe.  Assimi¬ 
lation  et  désassimilation  (Mardis, 
jeudis,  samedis.) 

7  mars  /9/ /  à  6  heures.  —  M.  An¬ 
selme  Schwartz,  agrégé.  -  -  Cours  com-: 
plémen  taire  de  Pathologie  externe.  — 
Affections  du  thorax  et  de  l’ab¬ 
domen.  (Mardis,  jeudis,  samedis.) 

/O  mars  /9i  /  à  5  heures.  —  M.  le 
P'  Widal.  —  Cours  de  Pathologie 
interne.  —  Maladies  des  voies  respi¬ 
ratoires.  (Lundis,  mercredis,  ven¬ 
dredis.) 

/5  mars  /9/i  à  5  heures.  — 
M.  Jean  Camus,  agrégé.  —  Confè¬ 
rences  de  Physiologie.  —  Nutri¬ 
tion.  (Lundis,  mercredis,  vendredis.) 


ACTES  DE  LA  FACULTÉ  DE  MÉDECINE  DE  PARIS 


EXAMENS  DE  DOCTORAT 


Lundi  6  mars,  à  une  heure.  —  Dissection,  Ecole  pra¬ 
tique,  épreuve  pratique  :  MM.  Nicolas,  Mauclaire  et  Rou¬ 
vière.  (3®  oral,  pe  partie)  (i«  série)  :  MM.  Delbet,  Macaigne 
et  Couvelaire  ;  —  (2®  série)  :  MM.  Hartmann,  Potocki  et 
Mulon  ;  —  (3®  série)  :  MM.  Retterer,  Ombrédanne  et  Gué- 
niot  ;  —  (4®  série)  :  MM.  Legueu,  Branca  et  Lequeux.  — 
3®  (oral,  2®  partie)  :  MM.  Dcjerine,  André  Jousset  et  Si- 
card  ;  —  M.  A.  Leri,  suppléant.  s“  (cliirurgie,  i®®  partie), 
Hôtel-Dieu  (i®®  série)  ;  MM.  Kirmisson,  Aug.  Broca  et 
Pierre  Duval  :  —  (2®  série)  :  MM.  Reclus,  Lejars  et  Proust; 

—  M.  Marcel  Labbé,  suppléant. 

Mardi  7  mars,  à  une  heure.  —  Dissection,  Ecole  pra¬ 
tique  ;  MM.  Quénu,  Morestia  et  Okinczyc. 

I®®  (oral)  :  MM.  Nicolas,  Grégoire  et  A.  Schwartz.  —, 
3®  (oral,  I®®  partie)  (1®®  série)  :  MM.  Bar,Thiéry  et  Terrien  ; 

—  (2®  série)  :  MM.  Ribemont-Dessaigues,  Retterer  et  Che- 
vassu  •  —  M.  André  Broca,  suppléant.  —  3»  (2®  partie), 
Hôtel-Dieu  (i®“  série)  ;  MM.  Hutmel,  Claude  et  Nobécourt; 

—  (2®  série)  :  MM.  Gilbert,  Carnot  et  Rathery  ;  — 
M.  Roussy,  suppléant. 

Mercredi  8  mars^  à  une  heure.  —  Dissection,  Ecole  pra¬ 
tique  épreuve  pratique  :  MM.  Reclus,  Legueu  et  Rouvière. 

—  3®  (2®  partie).  Laboratoire  des  travaux  pratiques  d’anato¬ 
mie  pathologique  ;  MM.  Blanchard,  Pierre  Marie  et  Desgrez. 

I®®  (oralV  :  MM.  Nicolas,  Pierre  Duval  et  Mulon.  — 
2®  :  MM.  Poucliet.  Branca  et  Zinimem.  —  3®  (oral, 
I®®  partie)_(i®«  série)  :  MM.  Segond,  Macaigne  et  Guéniot  ; 

—  (2®  série)  :  MM.  Hartmann,  Retterer  et  Lequeux  ;  — 
M.  Gougerot,  suppléant. 

Jeudi  9  mars,  a  une  heure.  —  Dissection,  Ecole  pratique, 
épreuve  pratique  :  MM.  Nicolas,  Grégoire  et  A.  Schwartz. 

—  3®  (2®  partie).  Laboratoire  des  travaux  pratiques  d’ana¬ 
tomie  pathologique  :  M.  Achard,  Maillard  et  Bruinpt. 

:®r  (oral)  :  MM.  de  Lnpersonne,  Rémy  et  Morestin.  — 
2®  :  MM.  Prenant.  Langfoîs  et  André  Broca.  —  3®  (oral, 
I®®  partie)  (i®®  série)  :  MM.  Bar,  Retterer  et  Lenormant. 
(2®  série)  :  MM.  Ribemont-Dessaigues,  Thiéry  et  Okinczyc. 

—  4®  :  MM.  Chantemesse,  Balthazard  et  Tiffeneau  ;  — 
M.  André  Léri,  suppléant. 

Vendredi  10.  mars,  à  une  heure.  —  Dissection,  Ecole 


pratique  :  MM.  Nicolas,  Aug.  Broca  et  Rouvière 

3®  (oral,  1®®  partie)  (i®®  série)  :  MM.  Kirmisson,  Potocki 
et  Macaigne  ;  —  (2®  série)  :  MM.  Reclus,  Couvelaire  et 
Mulon  ;  —  (3®  série)  ;  MM.  Hartmaim,  Branca  et  Lequeux  ; 

—  (4®  série)  :  MM.  Retterer,  Mauclaire  et  Guéniot.  — 
3®  (oral,  2"  partie)  :  MM.  Blanchard,  Widal  et  Lœpcr  ;  — 
M.  A.  Léri,  suppléant.  —  5®  (clürurgic,  i®®  partie), 
Necker  (i®®  série)  :  MM.  Segond,  Legueu  et  Ombrédanne  ; 

—  (2®  série)  :  MM.  Delbet,  Pierre  Duval  et  Proust  ;  — 
M.  Sicard,  suppléant. 

Samedi  ii  mars,  à  une  heure.  —  Di.ssection,  Ecole  pra¬ 
tique,  épreuve  pratique  :  MM.  Quénu,  Thiéry  et  Chevassu. 
I®®  (oral)  :  MM.  Nicolas,  Grégoire  et  Okinczyc.  — 
3®  (oral,  I®®  partie)  :  MM.  Ribemont-Dessaignes,  Morestin 
et  A.  Schwartz  ;  —  (2®  partie)  ;  MM.  Widal,  Brumpt  et 
Gougerot  ;  —  M.  Maillard,  suppléant.  —  5®  (obstétrique, 
1®®  partie),  Clinique  Tarnier  :  MM.  Bar,  Brindeau  et  Jeaii- 
nin  ;  —  M.  André  Broca,  suppléant. 

THÈSES  DE  DOCTORAT 

Mercredi  8  mars,  à  une  heure.  — M.  Mas.  Proportions  de 
vaccins  inefficaces  chez  les  nouveau-nés  dont  les  mères 
ont  été  vaccinées  pendant  la  grossesse  (MM.  Pinard,  pré¬ 
sident-;  Kiniiis.son,  Delbet  et  Couvelaire.)  —  M.  Baii,- 
l,KUi;.  Iles  ostéites  tuberculeuses  aes  petits  os  longs  de  la 
main  et  du  pied  (spina- ventosa)  et  des  difformités  qui 
peuvent  succéder  au  niveau  des  doigts  chez  l’eufant. 
(MM.  Kiniiisson,  président  ;  Pinard,  Delbet  et  Couve¬ 
laire).  —  M.  kIoRAT.  Contributions  à  la  réduction  de  l’é¬ 
paule  en  avant  par  la  massothérapie.  (MM.  Delbet,  pré¬ 
sident  :  Pinard,  Kirmisson  et  Couvelaire.) 

Jeudi  9  mars,  à  une  heure.  —  M.  BERNARDIR.  Les 
fibromes  calcifiés  de  ruténis.  (MM.  Pozzi,  président; 
Quénu,  Chauffard  et  Nobécourt.)  —  M.  Bonamouu.  l)e 
rapplication  des  ventouses  sur  le  col  utérin  dans  le  trai¬ 
tement  des  métrites.  (MM.  Pozzi,  président  ;  Oiiénii, 
Chauffard  et  Nobécourt.)  —  M.  Guili-oN.  De  quelques 
résultats  de  néphrectomies  dans  la  tuberculose  rénale 
(MM,  Quénu,  président  ;  Pozzi,  Chauffard  et  Nobécourt.) 

—  M.  LarozierE.  Dé  la  bénignité  de  la  pneumonie  fibri¬ 
neuse  à  pneumocoques  chez  l’enfant.  (MM.  Chauffard 
président  ;  l®ozzi,  Quénu  et  Nobécourt.) 


-  XXVIII 


THÉRAPEUTIQUE  PRATIQUE  {S^nte) 


TRAITEMENT  NOUVEAU  DES  ULCÈRES  VARIQUEUX  ET  DES  PLAIES  ATONES 

par  l’Ui,cÉRiNE  Berger 

(Voir  dans  Paris  médical,  4  février,  la  communication  de  M.  le  Df  Gastou,  chef  du  Laboratoire  central  et  de 
Radiologie  de  l’Hôpital  Saint- Louis). 


Le  traitement  des  plaies  atones.  —  Parmi  les  affections 
de  la  pratique  courante  dont  la  guérison  donne  le  plus  de 
mal  au  médecin,  le  lassant  par  leur  ténacité  et  leur  résis¬ 
tance  à  tous  les  moyens  mis  en  oeuvre  pour  en  triompher, 
il  faut  citer  en  première  ligne  les  ulcérations  et  les  plaies 
atones,  qu’elles  aient  pour  origine  des  varices,  cas  le  plus 
fréquent,  ou  même  qu’elles  succèdent  à  des  escarres. 

L’antisepsie,  qui  a  transformé  la  chirurgie  moderne  et 
qui  a  permis  d’obtenir,  dans  le  traitement  des  lésions 
ouvertes,  en  général,  des  résultats  merveilleux  est  restée 
inefficace  pour  la  guérison  des  ulcères  ;  et  après  bien  des 
tentatives  infructueuses,  il  a  fallu  en  revenir  aux  anciennes 
méthodes  de  traitement,  à  l’emploi  des  vieux  baumes  et 
des  antiques  onguents. 

A  quoi  tient  donc  cette  anomalie,  cette  impuissance 
des  pansements  usuels  à  guérir  les  ulcères  et  les  plaies 
atones? 

D’abord  à  ce  que  ces  lésions  ne  sont  pas  d’origine  micro¬ 
bienne,  c’est-à-dire  entretenues  par  la  prolifération  de 
bacilles  ;  ce  n’est  pas,  par  suite,  en  s’attaquant  à  ceux-ci, 
comme  dans  une  place  suppurante,  qu’on  peut  arriver  à 
la  guéri.son.  Sans  doute  il  e.st  important,  il  est  même  néces¬ 
saire  de  débarrasser  les  ulcères  des  infections  secondaires 
qui  peuvent  venir  s’y  ajouter  :  mais  l’antisepsie  ne  saurait 
suffire  à  amener  leur  cicatrisation,  c’est-à-dire  à  permettre 
la  réparation  spontanée  comme  cela  a  lieu  normalement. 

En  effet,  et  sans  vouloir  entrer  dans  le  détail  des  lésions 
anatomiques,  les  ti.ssus  qui  constituent  la  plaie  ulcéreuse, 
quelle  que  soit  d’ailleurs  son  orgine,  ont  une  vitalité 
amoindrie  :  ils  sont  mal  nourris,  et  leur  tuméfation  est 
défectueuse  c’est  là  leur  caractère  principal,  fondamental. 

C’est  au  reste  cette  nutrition  viciée  qui  doime  aux 
xilcères  leur  allure  torjjide  et  leur  défaut  de  tendance  à  la 
cicatrisation.  Il  e.st  donc  nécessaire  de  lui  venir  en  aide 
par  l’emploi  de  produits  spéciaux,  destinés  à  la  favoriser, 

I.,orsqu’une  plaie  atone,  quelle  qu’elle  soit,  ulcère  vari¬ 
queux,  escarre,  une  lésion  en  un  mot  n’ayant  pas  de  ten¬ 
dance  .spontanée  à  la  réparation,  est  bien  nettoyée,  asep¬ 
tique,  lorsque  les  infections  secondaires  qui  avaient  pu 
venir  s’y  greffer  en  ont  été  éliminées,  le  rôle  de  l’antiseptie 


est  terminé,  il  est  alors  nécessaire  de  recourir  à  l’emploi  de 
l’ulcérine  Berger. 

Action  de  l'Ulcérine  Berger.  —  Appliquée  sur  une  plaie, 
r  Ulcérine  Berger  permet  d’observer  les  phénomènes  sui¬ 
vants  :  D’abord,  les  douleurs  et  les  démangeaisons  dispa¬ 
raissent  immédiatement,  ce  qui  est  fort  important  dans  un 
grand  nombre  de  cas,  car  le  prurit  tourmente  beaucoup 
de  malades  atteints  d’ulcères.  Les  démangeaisons  indi¬ 
quent,  du  reste,  un  état  d’irritation  des  terminaisons  ner¬ 
veuses  qu’il  y  a  intérêt  à  calmer. 

En  même  temps,  l’inflammation  de  la  plaie  s’apaise  et 
les  sécrétions  fétides  et  échoreuses  disparaissent  rapide¬ 
ment.  La  surface  de  l’ulcération  se  déterge  et  reprend 
un  aspect  de  bonne  nature. 

Puis  la  granulation  s’établit  normalement,  les  bour¬ 
geons  charnus  s’organisent  et  l’on  voit  la  perte  de  sub¬ 
stance  diminuer  de  jour  en  jour  avec  une  rapidité  souvent 
surprenante.  Il  est  utile  de  mentionner  que  l’application 
prolongée,  même  à  forte  dose,  de  V ulcérine  Berger  ne  déter 
mine  jamais  d’irritation  et  n’a  jamais  aucune  influence 
nocive. 

Mode  d’emploi  d’après  la  communication  de  M.  le  D’’ 
Gastou.  —  D’ailleurs  son  mode  d’emploi  est  des  plus 
simples.  On  nettoie  soigneusement  la  partie  à  traiter  en 
la  débarrassant  de  ses  sécrétions  à  l’aide  d’une  solution 
antiseptique  de  permanganate  de  potasse  à  2  p.  100  ou 
d’un  mélange  à  parties  égales  d’eau  bouillie  chaude  et 
d’eau  oxygénée  neutre  à  1 2  volumes,  puis  on  étend  Vulcé- 
rine  Berger  sur  la  gaze  hydrophile  stérilisée  que  l’on  main¬ 
tient  bien  en  contact  avec  la  surface  malade.  Le  panse¬ 
ment  est  renouvelé  une  ou  deux  fois  par  jour,  tous  les  deux 
ou  trois  jours  selon  l’abondance  des  sécrétions. 

Dans  les  vastes  ulcères,  lorsqu’il  existera  un  bour¬ 
geonnement  exhubérant  on  le  cautérisera  ati  thermo¬ 
cautère. 

Envoi  d’échantillons  et  de  littérature  aux  lecteurs  de 
Paris  médical  sur  demande  à  IVI.  Berger,  chimiste  à  la 
V arenne-Sainte-Hilaire  (Seine) . 


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BIBLIOGRAPHIE 

DES  SCIENCES  MÉDICALES 

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Levassort .  —  La  répression  de  l’exercice  illégal  est-ellrfçm  leurre’’?. .  Jj . 

Gillet .  —  La  médecine  d’assurances  sur  la  vie . . . . . .  . 

Butte . —  Les  œuvres  d’assistance  et  de  prévovancelproîessionnij^-s . 

Dufestel .  —  Le  médecin  scolaire . i  .jix/ . . 

Sociétés  savantes.  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Socieis^jl^bujjggle.  —  Academie  d< 
Académie  de  médecine.  —  Saciété  de  chiru^e. —  Société  de  psychiatrie 

Libres  propos  :  Le  mouvement  médico-social,  par  le  D'  Cornet . 

Chronique  professionnelle  :  Renseignements  pratiques  sur  les  œuvres  medico-sociales,  par  le  U' 

Plaquettes  médicales  :  La  médaille  du  Professeur  Gosselin . 

L'héroïsme  médical .  .  . 

Art  et  médecine  :  Une  consultation  a  1  hôpital,  par  I-lorane . 

Diététique .  . 

Formules  thérapeutiques . 

Les  origines  des  oeurres  médico-sociales . 

Nouvelles .  . 

La  Vie  médicale . 

Cours.  —  Actes  de  la  Faculté  de  Pans . 

Thérapeutique  pratique  :  La  méthode  recalcihante  dans  la  tuberculose.  —  tomothérapie,  doses  c 


343 
3.S3 
354 
357 

359 

360 
111 

rnet..  V  à  XI 

.  Xlll 

.  Xlll 

.  XVll 

.  XIX 

.  XIX 

XXI  et  XXlll 

.  XXV 

\\V  et  XXVll 

.  XXVll 

i\Li..  XXVlll 


Asthme,  Emphysème 
Maladies  du  cœur 
Angine  de  Poitrine 
Affections  rénales 
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CONDITIONS  DE  PUBLICATION 

PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  lo^de  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  (/'■'Decewière  au  5o  iVoremère)  :  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  :  1  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 
Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Tous  les  autres  numéros  ont  Sa  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 

ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX  (48  pages) 

Janvier _ —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber-  Juillet . —  Maladies  du  cœur,  du  sang,  des  vaisseaux. 

culose.  Août......  —  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in- 

Févrlcr....  —  Physiothérapie;  —  physiodiagnostic.  fectieuscs. 

Mars .  —  Dermatologie; — syphilis;— maladies  véné-  Septembre.  —  Maladies  des  oreiiies,  du  nez,  du 

riennes.  larynx;  — des  yeux. 

Avril .  —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladies  Octobre....  —  Maladies  nerveuses  et  mentales;  —  méde- 

des  reins  et  des  voies  urinaires.  cine  légale. 

Mal . —  Maladies  de  la  nutrition; —  Eaux  miné-  Novembre.  —  Thérapeutique. 

raies,  climatothérapie ;  —  diététique.  Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles;  —  Pué- 
Juin .  —  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du  foie.  riculture. 


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IHECTINEIIHECTARGYRE 


Benzosulloae  paraanilnophènylarsinate  de  soude). 
PILULES  (0,10  d’Hectine  par  pilule) 

Une  li  duiiœ  /nldles  par  jour  pendant  10  ci  IS  jours.- 
QOUTTES  (2ü  gouttes  ôquiva  len  t  ù  0,05  d'Heotine). 

SO  d  tOO  gouttes  par  jour  pendant  10  à  15  Jours. 
AMPOULES  A  (0,10  d’Heotine  par  ampoule),. 
AMPOULES  B  (0,20  d’Hectine  par  ampoule) 
Injecter  une  ampoule  par  jOur  pendant  10  à  15  jours 


(Combinaison  d'Heotine  et  de  Mercure). 

PILULES  (Par  pilule  ;  Heotine  0,10  ;  Protoiodure  Hg  0,05  ; 

Ext.  Op  0,01).  —  Une  à  2  pilules  par  jour. 
GOUTTES  (Par  20  gouttes  ;  Heotine  0,05;  Hg  0,01). 

20  à  100  gouttes  par  jour. 


]  AMPOULES  B  (Par  ampoule  ;Heotin 


EcBANTlLLONsetLlTTÉiiATUiut  d'Hsctins  et  d’Mectssryi-e.  XHAOR.a.TOXRE  de  l'HECTlME,  12,  R.  du  Chemin-Vert,  VILLENEUVE-LA-GARENNE  (Selle) 


-  PRIMES  DE  PARIS  MÉDICAL  - 

Le  Succès  de  nos  Primes  est  tel,  que  nous  avons  décidé  de  les  continuer. 

Les  abonnés  d'une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  S  fois 
le  prix  de  l’abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l’ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

I.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  ù  ces  cinq  prlmesi  : 

1°  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  irancs  à  la  maison 
Blacque,  Instruments  de  chirurgie,  25,  rue  Cuias,  à  Paris. 

2®  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emile 
Dupont  fils,  G.  Mathieu  fils  et  C'“,  Mobilier  médical,  chirurgical  pour  malades  et  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  9,  rue  Cujas,  à  Paris. 

3®  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  100  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne.  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
2g,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4°  Bons  de  remboursement  de  six  fr.  sur  un  achat  de  vingt-cinq  fr.  ou  de  douze  fr.sur  un  achat 
de  5o  fr.  de  livres  édités  par  la  librairie  J.-B.  Baillière  et  fils,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris. 

5°  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  otfens  par  la  maison 
CouDRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  {Pour  avoir  droit  à  celle  prime,  il  faut 
joindre  au  prix  de  Vabonnement  la  somme  de  2  fr.  5o.  ptu.i  5o  centimes  pour  le  porl). 

II.  Primes  offertes  en  outre  aux  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonaé  a  droit  ù  une  seule  de  ces  treize  primes)  : 

i»  Règles  plates  en  glace  de  Saint-Qobaln  verre  rouge  à  base  de  sels  d’or  (valeur  6  francs) 
offertes  par  l’Uraseptine  Rogier  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéol  du  D'  Boucard 
(ces  deux  primes  ensemble). 

2"  Portefeuilles  offerts  par  le  Lait  Lepelletier  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  Lécuyer),àCarentan. 

30  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Ch.  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  Paris. 

4®  Trousses  de  poche  pour  l’anaiyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosurine,  16,  rue  Charlemagne, 
à  Paris. 

5»  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison  David,  69,  avenue  des  Ternes. 

6®  Appareils  Talisman,  pour  injections  vaginales,  offerts  par  la  Société  du  Talisman,  Place  des 
Barricades  à  Bruxelles  (valeur,  12  fr.  .so).  {Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut  joindre  au 
prix  de  l'abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port.) 

7®  Un  colis-postal  de  IS  rosiers  de  la  maison  Gemen  et  Bourq,  de  Luxembourg.  {Joindre  i  fr.  5o 
pour  l'embal  âge  et  le  port  du  colis  des  rosiers). 

8“  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  légumes  (25  variétés)  offertes  par  la  maison  L.  Clause,  à 
Bréligny-sur-Orge.  Joindre  i  fr.  pour  l’emballage  et  le  port. 

9“  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  SAaiET,  papeterie  médicale, 
29,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

10®  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d’ins¬ 
truments  de  chirurgie,  1 13,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris. 

1 1  »  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Cooit  et  C'«, 
Appareils  de  précision,  36,  boulevard  Saint-Michei,  à  Paris. 

12“  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  l’achat  d’une  montre  médicale  (75  francs, 
ou  90  francs)  de  la  mais"n  Ah«ico.ste,  horloger,  10,  rue  La  Boétie,  à  Paris. 

i3“  Une  caisse  de  30  bouteilles  d’Eau  de  Fougues  St-Léger,  offerte  par  la  C‘«  de  Poi  gues  Si-Léger. 

Envoyer  avec  le  montdnt  de  l'abonnement  la  liste  des  primes  dins  l'ordre  de  préférence.  — 
Joindre  5o  centimes  pour  les  frais  d’expédition  de  chacune  des  primes.  —  Les  primes  seront 
expédiées  dans  un  délai  de  i5  jours. 


LAIT  FRAIS  ÉCRÉMÉ 

LAITERIE  MEDICALE.  Fermes  de  Claire  et  de  la  Pommeraye 

79,  Rue  ae  la  Chapelle.  79,  paris  (isr  Arronaissement)  —  Téléphone  440-52 

ÉCHANTILLONS  SUR  LA  DEMANDE  DE  MRI.  LES  DOCTEURS 


—  III  — 


LIBRES  PROPOS 


LE  MOUVEMENT|MÉDICO-SOCIAL 

ïîi  l’on  saisit,  à  vol  d’aéroplane,  l’ensemble  du 
mouvement  professionnel,  on  voit  que,  dans  la  région 
parisiemie,  tout  est  calme.  Les  ruches  professiomielles 
travaillent  en  paix  à  l’amélioration  du  sort  conmimi. 

Il  semble  que  le  sol,  naguère  bouleversé  par  des 
tempêtes,  au  point  que  des  sillons  arbitraires  et 
profonds  séparèrent  pendant  quelque  temps  des  îlots 
de  même  nature,  soit  maintenant  égalise.  Et  déjà, 

J  près  les  saines  méditations  de  l’iiiver,  le  prin¬ 
temps  s’amionce  comme  devant  être  bienveillant  ; 
et  nul  doute  qu’un  labour  méthodique  et  savant 
n’apporte  à  la  profession  médicale,  en  igir,  des 
récoltes  plus  abondantes  et  plus  mûres. 

Ce  n’est  pas  que  les  dernières  secousses  aient 
jonché  le  sol  de  cadavres.  Il  serait  même  inexact,  ou 
peu  charitable,  ou  imprudent,  de  prétendre  cme 
dans  le  clioc  d’éléments  contraires  il  y  ait  eu  des 
vainqueurs  et  des  vaincus.  Admettons  simplement 
que  la  concorde  ait  été  fortement  ébranlée  par  un  de 
ces  oragespériodiques,  comme  il  en  éclate  (quand  ce  ne 
sont  pas  des  bombes)  dans  les  milieux  parlementaires. 

Il  existe  d’ailleurs  mie  forte  analogie  de  polymor¬ 
phisme  entre  les  opinions  professiotmelles  et  les 
oijinions  politiques.  I^es  unes  coimne  lès  autres 
peuvent  être  conservatrices,  progressives,  radicales. 
On  prétend  même  qu’il  y  a,  parmi  nous,  des 
extrémistes  de  droite  et  de  gauche,  et  qu’avec  une 
bomie  vue  on  pourrait  voir  s’agiter  quelques 
ombres  de  «  socialistes  Unifiés  »  intransigeants.  En 
tout  cas  on  distingue,  dit-oli,  des  syndicats  rouges  et 
des  syndicats  jaunes,  et  nous  avons  sûrement  nos 
Commis-sions  extraparlementaires  (ex  ;  le  Comité  de 
vigilance  du  Congrès  des  Praticiens),  ainsi  qu’inter¬ 
parlementaires,  coimne  la  Fédération  permanente 
des  médecins  de  la  région  parisienne. 

Cette  dernière  Pêdération  rê.süme  d’ailleurs  toutes 
les  opinions.  A  ce  seul  point  dé  vile  elle  mérite 
l’attention  et  tous  les  soutiens  car,  elle  est  mi  mer¬ 
veilleux  exemple  de  représentation  proportiomielle 
et  d’union  raisonnable.  Avouerai-je  que  cette  Fédé¬ 
ration  présente  à  mes  .souvenirs  un  charme 

Iiarticulier  ?  Oh  !  ce  n’est  pas  que  je  revendique 
e  privilège,  aujourd’hui  démodé,  de  la  paternité  ;  il 
n’est  d’ailleurs  pas  toujours  facile  de  prouver  qu’on 
est  le  vrai  père  d’un  enfant.  Tout  ce  que  je  sais  c’e.st 
qu’il  y  a  eu  publication  de  naissance  de  l’idée 
d’une  Fédération,  dans  le  numéro  du  24  avril  1909 
du  Progrès  médical  (i),  oi\  l’on  peut  lire  : 

«  Pour  assurer  d'une  façon  permanente,  véritable  et 
«  active,  la  représentation  du  corps  médical  parisien, 

«  il  conviendrait  d’instituer  une  sorte  de  Commission 
«  fédérative  des  Praticiens  de  la  Seine  où  siégeraient 
<-  les  délégués  des  syndicats  médicaux  et  ceux  des 
«  grandes  sociétés  confraternelles  non  syndicales  ■>. 
Sans  doute  les  conditions  faites  actuellement  à  la 
Fédération  parisienne  ne  sont  pas  encore  ce  qu’elles 
devraient  être.  Celle-ci  paraît  porter  ombrage  à  nos 
syndicats,  et  on  ne  lui  pennet  l’existence  qu’à  la 
condition  de  restreindre  son  but  à  l’étude  de  l’uniqiie, 
quoique  très  importante  question  des  mutualités. 
Mais  c’est  un  commencement  et  il  convient  d’es¬ 
pérer  mieux. 

Revenons  à  nos  luttes  professionnelles.  11  est  une 
morale,  de  nature  immuable,  qui  s’en  dégage  ;  c’est 
que  chaque  fois  qu’il  y  a  eu  fau.sse  manœuvre  ou 
mésentente  préalable,  on  a  compté  plusieurs  échecs, 
tandis  que  la  métliode  réfléchie,  accompagnée  de 
.sacrifices  inévitables  pour  la  plus  large  entente,  a 
toujours  doimé  des  fruits.  J  e  ne  iireniurai  que  deux 
exemples  pour  essayer  de  démontrer  ces  deux 
propositions. 

(i)  P.  Cornet,  Les  Syndicats  médicaux.  (Progrès  médical, 
1909,  p.  286). 


Pour  obtenir  une  réforme  des  études  médicales,  la 
«  manière  forte  »  n’a  pas  réussi,  du  moins  en  ce  sens 
qu’un  ministre  qui  se  trouve  pris  entre  des  in¬ 
fluences  contraires  ne  bouge  jamais  et  que,  dans 
l’espèce,  il  n’a  pas  bougé.  Si  par  contre  on  avait  pu 
causer  au  préalable  avec  le  corps  enseignant,  il  n’est 
pas  défendu  d’admettre  que  l’accord  et  les  efforts 
d’ensemble  auraient  pu  porter  victorieusement  sur 
certaines  questions,  celles  concernant  par  exemple 
la  pénurie  des  laboratoires,  la  réfonne  du  stage,  etc., 
où  les  uns  et  les  autres,  d’accord  en  principe,  ont 
échoué  par  la  divergence  des  efforts,  devant  cet  ogre 
brouillon;  le  budget  public.  Et  poiutant  nous 
.sommes  à  une  époque  où  les  conversations  préalables, 
même  entre  parties  inégales,  sont  nécessaires  et 
po.ssibles.  11  y  a  seulement  quelque  vingt  ans  la 
situation  n’était  pas  la  même,  et  je  crois  bien  que  ma 
plmne,  alors  plus  jeune  et  plus  ardente,  a  écrit,  je  ne 
sais  plus  où,  que  la  profession  médicale  avait  conservé 
le  système  féodal  :  d’un  côté  les  Praticiens,  de  l’autre, 
tout  un  Corps  constitué  et  fermé,  échelonné^  siu 
plusieurs  gradins  depuis  l’iiiternat  jusqu’à  l’Académie 
des  Sciences,  et  dont  les  membres  étaient  reliés  entre 
eux  par  des  liens  exclusifs.  Conséquemmeiit  les 
rapports  entre  les  Praticiens  et  les...  autres  (j’avais 
eu  l’insolertce  d’écrire  ;  «  les  mandarins  »)  n’étaient 
pas  toujours,  faute  de  préparation,  ce  qu’ils  devaient 
etre;  et  les  effets  des  rencontres  étaient  quelque¬ 
fois  plutôt  rétroactifs  que  radioactifs. 

Mais  depuis,  sans  doute  Sous  la  pomssée  de  la 
grande  évolution  sociale  qui  a  changé  le  monde, 
de  nouveaux  liens  de  solidarité  plus  élargie,  voire 
de  sentiments  réciproques,  ont  rapproché  et  uni, 
sur  le  terrain  confraternel,  tous  les  membres,  appa¬ 
remment  disparates,  de  la  corporation  médicale. 

Il  est  encore  une  autre  question  sur  laquelle  tous 
peuvent  s’entendre,  c’est  a  propos  de  Vencomhrc- 
menl  médical,  et  il  semble,  en  résumé,  qu’on  puisse 
atteindre  par  des  efforts  combinés,  le  principal 
remède  ;  la  sévérité  avant  l’entrée  dans  les  Facultés 
de  médecine,  en  exigeant  par  une  loi  le  baccalaïuéat 
latin-grec-sciences.  Cet  autre  remède  proposé,  la 
limitation  du  nombre  des  médecins,  e.st  un  leurre  ; 
oti  ne  l’obtiendra  jamais,  sauf  peut-être  .sous  un 
autre  régime  politique,  et  encore  convieiidrait-il 
de  couuiiencer,  à  titre  d’essai,  par  la  limitation  plus 
urgente  et  plus  facile  du  nombre  des  pharmaciens. 

La  sévérité  aux  examens  de  Médecine  est  égale¬ 
ment  mi  leurre  en  tant  que  remède  à  l’encombre¬ 
ment.  Quand  mi  élève  est  entré  à  la  Faculté,  il  faut 
bien  qu’il  en  sorte.  Et  puis,  la  sévérité  n’est  qu’un 
tenne  rel  itif,  qui  dépend  à  la  fois  du  juge,  du  candi¬ 
dat,  et  des  questions  posées;  la  sévérité  est  insaisis¬ 
sable,  on  ne  l’impose  pas.  Tout  au  plus  pourrions 
nous  inviter  les  étudiants  à  ne  plus  «  chahuter  •> 
les  professeurs  «  ro.sses  »,  mais  à  «  cornspuer  » 
ceux  qui  se  montrent  trop  «  bons  types  »  . 

Je  ne  voudrais  pas  revenir  sur  les  erreurs  de 
tactique,  erreurs  suivies  d’échecs,  qui  ont  été 
commises,  pour  avoir  voulu  obtenir  d’un  seul  coup 
et  partout,  le  libre  choix,  .sur  lequel  principe  nous 
sommes  tous  d’accord. 

Au  contraire,  pour  toutes  les  questions  ralliant 
d’avance  le  plus  gralid  nombre,  les  Praticiens  ont 
obtenu  plusieurs  succès  qui  pennetteiit,  si  l’on  obscm 
toujours  la  même  sage.sse,  d’en  escompter  bier 
d’autres.  Ces  résultats  positifs  concernent  :  le 
ventent  des  honoraires,  le  libre  choix,  là  oii  il  s« 
peut,  V arbitrage  entre  praticiens  et  assureurs,  etc.  lîl 
s?iiis  jjarler  de  toutes  les  œuvres  de  solidariti 
médicale  dont  on  peut  admirer  la  floraison  dans  c» 
numéro  même  de  Paris  médical,  et  qui  ne  peuvein 
qu’xmir  plus  étroitement. 

Conclusions  sommaires:  re.ster  unis  et  travailler. 

CoRNKT. 


—  397  — 


EXTRAITS'»CH0^ 

ÉQUIVALENTauxQRGANES  frais 


DESSICCATION  RAPIDE 

VERS  □? 


NI  AUTOLYSE 
NI  CHALEUR 


pot:  Pharmacie  DEBRU£RES.26.Rue  duFoun26.PARlS 


Régime  des 

Arthritiques,  Goutteux,  Rhumatisants 

VICHY  CËLESTINS 

BOUTEILLES  ET  DEMI-BOUTEILLES 


-  V  - 


CHRONIQUE  PROFESSIONNELLE 


RENSEIGNEMENTS  PRATIQUES 

SUR  LES  ŒUVRES  iïlÉDICO-SOCIALES  (1) 

1.  —  ŒUVRES  DE  SECOURS  IMMÉDIATS 

Œuore  parisienne  de  Secours  immédiat  et  d'assistance  à 
la  famitle  médicaie.  —  Siège  social  à  Paris,  i8,  rite  Bona¬ 
parte,  chez  le  Dr  Granjux,  secrétaire  général.  Président, 
Dr  I,ucas  Championnière;  trésorier,  Dr  p.  Butte. 

L’Œuvre  a  pour  but  de 
secourir  toides  les  misères 
survenant  dans  une  ia- 
mille  niidicale  française  de 
la  région  dite  parisienne, 
qu’il  s’agisse  du  médecin 
lui-mPme  ou  de  sa  veuve, 
ou  de  ses  orphelins,  ou  de 
ses  ascendants.  Cette  zone, 
dite  parisienne,  comprend 
les  départements  suivants  : 
Seine,  Seine  -  et  -  M arne, 
Seine-et-Oise. 

L’Œuvre  agit  par  un 
secours  'immédiat,  mais 
temporaire,  destiné  à 
prendre  fin  quand 
l’assistance  est  réalisée,  soit  par  le  travail  s’il  s’agit 
d’adultes,  soit  par  le  placement  s’il  s’agit  de  malades, 
d’infirmes,  de  vieillards  ou  d’enfants. 

Association  générais  des  médecins  de  France.  —  (Détails 

p.  XIX). 

Caisse  de  Secours  immédiats  du  Syndicat  des  médecins 
de  la  Seine.  —  Siège  social  à  Paris,  28,  rue  Serpente, 
Secrétaire  général  du  syndicat,  D'  Tourtourat  ;  prési¬ 
dent,  D^  Beilkncontrë. 

Secours  et  prêts  d’honneur  aux  membres  du  syndicat. 
Cinq  mille  francs  ont  été  distribués  en  igio,  au  moment 
des  inondations. 

L'Œuore  confraterneiie.  —  Élle  a  été  fondée  en  igoq  par 
le  regretté  D'  Henri  PIuchard,  pour  venir  en  aide  à  des 
confrères  nécessiteux  et  particulièrement  à  la  famille 
médicale  du  Journal  des  Praticiens.  Président,  D^  Albert 
Robin. 

Œuore  de  Caen  pour  l’assistance  par  le  travail.  — 
Dans  la  dernière  assemblée  générale  de  l’Association  des 
médecins  de  la  Seine-Inférieure,  le  président,  le  D' CERNÉ, 
a  annoncé  la  formation  d’un  comité  de  Dames  pour 
ras,sistance  par  le  travail  en  attendant  la  création,  plus 
difficile,  d’une  caisse  de  secours  immédiats. 

Ce  comité  est  actuellement  composé  de  :  Mesdames 
Debout,  présidente  ;  Erunon,  secrétaire  ;  CERNÉ,  tréso- 
rière  ;  Cauchois,  Douvre,  Gargan,  Hai,ipré,  Houde- 
Vll.EE,  Laeond,  Mlle  Marie  ROUSSEE,  membres. 

II.  —  SECOURS,  ALLOCATIONS  ET  PENSIONS 
VIAGÈRES 

Association  des  médecins  du  département  de  la  Seine.  — 
(Voyez  également  pagexix)  Fondée  en  1833.  Siège  social 
à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris.  Secrétaire  général, 
D'  Henri  BarTii,  2,  rue  Saint-Thomas-d’Aquin;  président, 
Di  Guyon  ;  trésorier,  D^  G.  Lacaze. 

11  faut  adhérer  à  l’association  (20  francs  par  an,  plus 
■un  droit  d’entrée  de  12  francs). 

Le  but  de  l’Association  est  de  distribuer  des  secours 
aux  sociétaires  tombés  dans  le  malheur  par  suite  de 
maladies  ou  d’mfirmités,  à  leurs  veuves  et  à  leurs  enfants. 
Elle  pourra  également  accorder  des  secours  dans  le  même 
cas  à  des  médecins  pauvres,  étrangers  à  l’Association. 

(i)  La  classification  adoptée  ici,  sépare,  dans  un  but  pra¬ 
tique,  les  diverses  mcdalités  d’assistance  ou  de  prévoyance. 
Comme  plusieurs  sociétés  pratiquent  l’assistance  sous  plu¬ 
sieurs  formes,  et  que  d’autres  sont  à  la  fois  des  sociétés  de 
prévoyance  et  de  défense,  on  verra  figurer  les  unes  ou  les 
autres  dans  plusieurs  catégories. 


Association  générale  de  préooyance  et  de  secours  mutuels 
des  médecins  de  France  (Voyez  pagexix).  Fondée  en  1858. 
Elle  comprend  une  société  centrale,  pour  Paris,  et 
93  sociétés  locales  pour  les  départements. 

III.  —  SECOURS  AUX  VEUVES  ET 
AUX  ORPHELINS 

Œ uore  parisienne  d'assistance  à  la  famille  médicale.  — 
Secrétaire  général,  Dr  Gr.anj'üx,  18,  rue  Bonaparte, 
à  Paris  ;  président,  Dr  Lucas  Cn amfionnière  ;  trésorier, 
Dr  L.  Butte. 

Elle  est  organisée  en  vue  d’apporter  le  Secours  immédiat 
et  de  réaliser  ultérieurement,  non  seulement  l’assistance 
par  le  travail,  qui  met,  soit  le  médecin,  soit  les  membres 
de  sa  famille,  à  même  de  gagner  leur  existence,  mais  aussi 
toute  autre  forme  d’assistance. 

Elle  fait  appel  au  concours  de  tous  les  médecins,  mais 
s’adresse  aussi  à  leur  famille  :  femmes,  enfants,  ascen¬ 
dants.  Cotisation  minima  ;  un  franc  ;  le  titre  et  les  droits 
du  sociétaire  demeurant  les  mêmes  quelle  que  soit  la 

Comité  d’assistance  et  de  placement  des  veuves  et  orphe¬ 
lines  de  médecins.  —  Présidente  d’honneur  :  Mme  L.  LERE- 
boueeet. — Présidente  .-Mme  Deeigand,  néeEucquoy. — 
Secrétaire  ;  Mme  Berruyer,  née  Granjux.  —  Membres  ; 
Mmes  Barbier  (Henri),  Beaumé,  Brauet,  Brincourt, 
née  Blache,  Champeaetx  (de),  née  Blache,  Cha'üEFArd, 
née  Bucquoy,  Coudray,  DaechÉ,  Du  Castee,  Dueeocq, 
FEUEARD,  f'eEURY  (de),  GieEE  (Mlle),  GuiEEON  (Paul), 
Hontang,  Josias,  Massary  Jde),  Née-aton,  Richar- 
DIÈRE,  Sauenier,  née  Blache,  Emile  SERGENT,  Souques, 
Tiiibierge. 

MM.  Bucquoy,  Président  de  la  Société  Centrale.  — 
Boui.oumié,  membre  du  Conseil  Général.  — ■  Darras, 
Trésorier  Général  de  l’Association  et  trésorier  de  la 
Société  Centrale. 

Caisses  des  Veuoes  et  des  Orphelins  ou  section  III 
(Combinaison  V)  de  la  Mutuelle  familiale,  23,  rue  de 
Dunkerque,  à  Paris. 

La  famille  médicale  ou  caisse  des  veuves  et  orphelins  du 
corps  médical  français.  —  Siège  social  à  Paris,  30,  rue 
de  Londres,  mais  s’adresser  de  préférence  à  l’Adminis¬ 
trateur,  le  D'  de  ViEEEPOix,  9,  iilace  Notre-Dame,  à 
Amiens  (Somme).  Le  secrétaire  général  de  l’œuvre  est 
Madame  L.  Butte,  femme  de  notre  confrère. 

Pour  en  faire  partie  il 
faut  :  1“  Être  médecin 
français  ;  2°  produire  un 
certificat  de  santé  signé 
par  un  médecin  adhérent 
de  la  FamieeE  Médicaee 
ou,  à  défaut,  par  un  mé¬ 
decin  désigné  par  le  Con¬ 
seil  d’administration  ;  3" 
verser  100  .francs  la  pre¬ 
mière  année  et  chaque 
année  suivante  autant  de 
francs  qu’on  a  d’années 
révolues  au  l'”'  janvier. 

Exemple  :  à  trente-deux  Secrétaircgén(!raldclaF««i;fc»i<iifc«&. 
ans,  on  verse  trente-deux 

francs  ;  à  cinquante  ans,  on  verse  cinquante  francs,  etc. 

Après  soixante  ans  jusqu’à  soixante-deux  ans,  le  droit 
d’entrée  est  porté  à  deux  cents  francs.  Au-dessus  de 
soixante-deux  ans,  on  paie  pour  droit  d’entrée  autant  de 
fois  cent  francs  qu’on  a  d’années  au-dessus  de  soixante 
ans.  Exemple  :  à  .soixante-six  ans,  on  paie  un  droit  d’en¬ 
trée  de  six  cents  francs,  le  versement  annuel  restant  fixé 
comme  ci-dessus,  c’est-à-dire  un  franc  par  année  d’âge. 

Il  y  a  en  caisse,  actuellement,  82  000  francs.  Dix  veuves 
touchent  de  150  à  350  francs  par  an,  La  société  ne  date 
que  de  quelques  amiées. 

La  Mutuelle  Assurance-Vie  des  médecins  de  France.  — 


Df  LUCAS  CHAMPIONNIÈRE 

Président  de  VŒuvre  parisienne 
de  Secours. 


—  399  — 


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Par  le  PAUL  CARNOT 

Professeur  agréffi  à  la  I^acult^  de  médecine  de  Paris, 
Médecin  de  l'hôpital  Tenon. 

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Corps  Médical 


vJEL  DE  HUNT 


-  vn  - 


CHRONIQUE  PROFESSIONNELLE  {Stute) 


Siège  social,  à  Paris,  3,  avenue  de  l’Opéra,  Pour  être 
membre  delà  société, il  faut  ne  pas  avoir  plus  de  cinquante 
ans,  verser  un  droit  d’entrée  de  cinq  francs,  plus  un  droit 
d’entrée  proportionnel  de  un  franc  par  année  révolue, 
à  iJartir  de  trente  ans  ;  la  cotisation  annuelle  est  de 
trente  francs.  Au  décès  du  sociétaire,  il  est  versé  mille 
francs  à  ses  héritiers. 

Association  eonfraterneiie  des  médecins  français. — Siège 
social,  34  boulevard  de  Clichy,  à  Paris.  Elle  a  pour  but 
d’assurer  immédiatement  la  somme  de  dix  miÛe  francs 
à  la  veuve  ou  aux  héritiers,  eu  cas  de  décès  du  sociétaire. 
Ijindte  d’âge  :  cinquante-cinq  ans. 

Le  deooir  médical  de  Bordeaux.  —  Siège  social  à  Bor¬ 
deaux,  à  l'Athénée  mtmicipal,  rue  des  3  Conils.  Même 
assurance  en  cas  de  décès.  Limite  d’âge  :  soixante  ans. 
Les  femmes  des  médecins  sont  admises  dans  les  mêmes 
conditions. 

La  Mutuelle  médicale  française.  —  Df  Terrien  à 
Varenne.  Voyez  plus  loin  à  ;  retraite  de  droit. 

Association  des  médecins  de  colonisation.  —  Siège  social  à 
Alger.  Droit  d’entrée  :  trois  francs  ;  cotisation  annuelle  ; 
six  francs  ;  versement  spécial  de  quinze  francs  pour  venir 
en  aide  à  la  famille  du  sociétaire  en  cas  de  décès.  En  cas 
de  décès  d’un  des  sociétaires,  il  sera  adressé  h  sa  veuve 
autant  de  fois  quinze  francs  qu’il  y  aura  de  membres  adhé¬ 
rents  au  moment  du  décès.  Cette  somme  devra  toujours 
être  en  caisse  de  façon  à  pouvoir  être  envoyée  immédia¬ 
tement  aux  héritiers  directs  (femmes  et  enfants)  et,  en 
leur  absence,  aux  mandants  (père  et  mère). 

IV.  -  INDEMNITÉ  EN  CAS  DE  MALADIE 
OU  D’ACCIDENT 

Fondation  Lagoguey.  —  Siège  social,  1 1,  rue  Rambuteau, 
Paris.  Elle  a  pour  but  de 
venir  en  aide  aux  con¬ 
frères  que  la  maladie,  ou 
un  accident,  a  mis  dans 
l’impossibilité  d’exercer  la 
profession  médicale  ;  en 
faire  partie  c’est  avoir  le 
droit  de  toucher  une  in¬ 
demnité  de  dix  francs  par 
jour  tant  que  dure  l’inca¬ 
pacité  professionnelle, 
cette  incapacité  dût-elle 
durer  des  aimées  ;  ainsi  les 
confrères  malades  ont  pu 
toucher,  par  suite  de  la 
chronicité  de  leur  affec¬ 
tion,  des  sommes  s’élevant  à  plus  de  vingt  mille  francs. 

Indemnité  maladie-accident,  ou  section  l  (Combinai¬ 
son  M.  A.)  de  la  Mutuelle  familiale.  —  Siège  social, 
23,  rue  de  Dimkerque,  à  Paris.  Elle  a  pour  but  d’allouer 
une  indemnité  pécuniaire  à  ses  membres  qui,  par  accident 
ou  par  maladie,  sont  dans  l’impossibilité  d’exercer  leur 
profession  d’une  manière  temporaire  ou  définitive. 

L’indemnité  quotidienne  de  maladie  est  de  dix  francs 
par  jour,  pendant  soixante  jours  à  partir  du  cinquième 
jour  de  ia  maladie,  puis  de  cent  francs  pendant  les  mois 
qui  suivent,  quelle  que  soit  la  durée. 

Faculté  est  donnée  de  souscrire  demi-prime  pour  rece¬ 
voir  demi-indemnité. 

Il  y  a  diverses  combinaisons.  L’une  d’elles  permet  de 
toucher  une  indemnité  journalière  en  cas  de  maladie 
ou  d’accident,  et  une  retraite  variable,  à  soixante  ou 
soixante-cinq  ans. 

La  Male  maladie.  —  Siège  social,  30,  rue  de  Londres, 
à  Paris.  C’est  une  société  coopérative  de  consommation, 
<Ute  «  société  de  produits  diététiques  ».  Elle  est  en  voie 
d’organisation  et  de  prochaine  réalisation, 


Garantie  accidents-maladies,  branche  spéciale  de  l'Ancre 
mldicalc.  —  Siège  social  à  Lyon.  Cette  société  couvre 
les  Membres  de  la  Société  des  conséquences  des  accidents 
de  quelque  nature  qu’ils  soient,  professionnels  ou  autres, 
et  des  conséquences  des  maladies  quelconques  qui  peu¬ 
vent  les  atteindre.  Elle  leur  donne  ; 

i"  Un  capital  en  cas  de  mort  ou  d’infirmité  permanente 
ré  îiütant  d’accidents. 

2“  Une  indeilmité  quotidienne  en  cas  d’incapacité  tem¬ 
poraire  provenant  soit  d'accident,  soit  de  maladie. 

L’Ancre  Individuelle  ne  vise  i>as  à  concurrencer  le.s 
œuvres  de  solidarité  professionnelle  ;  elle  veut  seulement 
les  compléter  et,  surtout,  permettre  aux  médecins  d’être 
leurs  propres  assureurs  en  mutualité. 

V.  —  RETRAITE  DE  DROIT 

Caisse  des  pensions  de  retraites,  ou  section  II  (Combi¬ 
naison  P.  et  R.  de  la  Mutuelle  familiale).  —  Siège  social, 
23,  rue  de  Dunkerque,  à  Paris.  Filiale  autonome  de  la 
<<  Mutualité  familiale  ».  —  Les  retraites  sont  constituées 
par  parts  de  cent  vingts  francs  jusqu’à  uu  maximum  de 
2  .400  francs.  I,es  femmes  des  sociétaires  sont  admises. 

La  Préooyance  médicale.  —  Siège  social,  30,  rue  de 
Londres,  à  Paris.  Association  mutuelle  assurant  : 

I"  Une  retraite  à  ses  adhérents  ;  2°  une  pension  aux 
veuves  des  médecins  ;  3"  une  allocation  aux  orphelins  du 
corjxs  médical  jusqu’à  leur  majorité  ;  4“  une  indemnité 
maladie  (filiale  nouvelle). 

Il  suffit  de  prendre  soit  utic  action,  soit  une  part  de  jouis¬ 
sance  pour  avoir  droit,  après  quinze  ans  de  participation 
et  à  soixante  ans  d’âge,  à  une  retraite. 

Mutuelle  médicale  française.  —  Elle  a  été  fondée  par  le 
Syndicat  médical  de  l’arrondissement  de  Saumur,  et 
patronnée  par  l'Association  des  médecins  de  Maine-et- 
Loire. 

Elle  s’étend  à  tous  les  médecins  de  France  et  à  leur.s 
femmes.  Elle  donne  à  ses  adhérents  une  retraite  de 
droit  (après  cinquante  ans  d’âge  et  vingt  ans  de  partici¬ 
pation)  . 

Au  l'r  mars  dernier,  le  nombre  des  Sociétaires  (hommes 
et  femmes)  s’élevait  à  O33  ;  l’avoir  .social,  à  1 59  443  fr.  61 . 

I,a  veuve  d’un  Sociétaire  (y  ayant  droit)  est  retraitée 
à  373  francs  pour  l’année  1910,  un  Sociétaire  infirme  à 
450  francs  et  une  autre  veuve  à  600  francs. 

S’adresser  au  secrétaire,  Dr  Te;rrien,  à  Varenne,  pour 
tous  renseignements,  ou  président  de  la  section  pari¬ 
sienne,  D  D.vrdei,in,  à  Montrouge  (Seine). 

VI.  —  MAISON  DE  RETRAITE. 

La  Maison  du  Médecin.  —  Siège  social  de  l’œuvre  : 
32,  rue  N.-D.  des  Victoires,  à  Paris.  Président  D''  CouR- 
t.KVlX  ;  secrétaire  général,  D^  Lucien  Nass. 

La  Maison  du  Médecin  a  déjà  une  première  fondation, 
la  Maison  de  Brézollcs. 

VU.  -  DÉFENSE  PROFESSIONNELLE 

Le  concours  médcal,  23,  rue  de  Dunkerque,  à  Paris, 
fondé  par  le  D'-  A.  CÉzilev. 

Fédération  des  médecins  de 
ia  région  parisienne.  —  Prési¬ 
dent,  Dr  Cayea,  31,  avenue 
de  Neuilly,  à  Keuilly. 

Sociétés  médicales  d’arron¬ 
dissements,  avec  un  Conseil 
général  qui  siège  à  la  mai¬ 
rie  du  Louvre.  Secrétaire 
général  Dr  Paul  DucoR,  87, 
avenue  de  Villiers,  Paris. 

Union  des  Synaicats  mé¬ 
dicaux,  siège  social,  28,  rue 
Serpente,  à  Paris.  Le  premier 
des  syndicats  médicaux  de 
France  à  été  fondé  par  le 
Dr  MiGNEN. 


Dr  LAGOGUEY 


Plaque  tAsde  Tripe  '• 
Fondai  -urdu  Concours  mJilical. 


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—  IX  — 


CHRONIQUE  PROFESSIONNELLE  [Suite) 


Syndicat  médlcai  de  Paris. 
—  Siège  social,  120,  avenue 
Emile  Zola  (D'  de  Pradel, 
secrétaire  général). 


Office  central  de  l'exercice 
Illégal.  —  C’est  une  commis¬ 
sion,  présidée  par  le  Df  Eere- 
boullet,  président  de  l’Asso¬ 
ciation  générale  et  chargée 
de  réunir  tous  renseigne¬ 
ments  relatifs  à  l’exercice 
illégal  de  la  médecine  par  les 
charlatans,  etc  I<e  directeur 
de  cet  office  est  le  Ch.  EEVASSOM,  2,  place  des 
Vosges,  Paris. 

Le  sou  wériicnl.  —  Siège  social  :  23,  rue  de  Dunker¬ 
que.  Paris.  —  Son  but  est  de 
fournir  un  appui  à  ceux  de 
ses  membres  dont  le  droit  ou 
les  intérêts  se  trouveraient 
lésés  ou  menacés  dans  l’exer¬ 
cice  de  leur  profession.  Elle 
couvre  chacun  de  ses  adhérents 
contre  les  actions  civiles  en 
responsabilité  ‘qui  pourraient 
lui  être  intentées  pour  des 
actes  cliniques  et  thérapeu¬ 
tiques  accomplis  par  lui,  jus¬ 
qu’à  concurrence  de  la  som- 
D'  cAYLA  uia  de  2  000  francs  au  maxi- 


Syndicat  des  médecins 


de  la  Seine,  2S,  rue  Serpente, 
Paris,  fondé  par  le  D''  G.  DE 
Baron. 


muni,  et  ce,  au  moyen, 
d’une  caisse  constituée  à  cet 
effet. 


L'Ancre  ou  Mutuelle  médicale  contre  la  responsabilité 
professionnelle.  —  Siège  social  :  i,  quai  de  la  Pêcherie, 
Dyon,  Elle  a  été  constituée  le  13  juillet  igog  pour  com¬ 
pléter  l’œuvre  du  Sou  mé- 

TTii  certain  nombre  de 
médecins,  en  effet,  avaient 
craint  que  la  garantie  en  cas 
de  responsabilité  civile  assu¬ 
rée  par  le  Sou  médical,  seule¬ 
ment  jusqu’à  concurrence  de 
2  000  francs,  ne  fût  insuffi¬ 
sante  et  avaient  réclamé  une 
organisation  complémentaire 
qui  pût  leur  assurer  toute 
tranquillité  d’esprit. 

Zi’-'lncre  médicale  leur  don¬ 
ne  entière  satisfaction  puis- 
tlu’EIAË  AS.SURE  EE  MEDECIN 
POUR  ’TOüTE  SOMME  DEPAS¬ 
SANT  2.000  francs  moyennant  une  prime  annuelle. 

Pour  renseignements  on  peut  s’adresser  soit  au  siège 
social  du  .Sou  médical,  23,  rue  de  Dunkerque,  Paris,  soit 
au  siège  social  de  y.4ncre,  i,  quai  de  la  Pêcherie.  Dyon. 

VMI.  —  ASSURANCES  DIVERSES 


fitsgiies  des  locomotions.  —  L’Ancre  ou  mutuelle  médi¬ 
cale  à  primes  fixes,  siège  social,  12,  rue  de  la  Pêcherie,  à 
Dyon.  Cette  Société  garantit  st;s  membres  contre  toutes 
les  conséquences  des  accidents  qu’ils  peuvent  causer  aux 
tiers  (personnes,  animaux  ou  choses),  avec  ou  sans  con¬ 
tact,  par  leurs  véliicules  ;  contre  les  conséquences  des 
accidents  qui  peuvent  atteindre  leurs  propres  véhicules, 
par  suite  de  contact  avec  les  véhicules  des  tiers  ;  contre  les 
conséquences  des  accidents  dont  peuvent  être  victimes 


l.es  tierces  personnes  transportées  dans  leurs  véhicules  ; 
contre  les  conséquences  de  l’incendie  déterminé  dans  ou 
par  leurs  voitures  automobiles. 

Conseil  d' admimdration  —  Président'.  D'  J.  DEpine, 
à  Belleville-sur-Saône. 

Administrateurs  :  D'  Aei.Emand,  à  Cours;  D'  Bertoye, 
à  Villeurbanne  ;  Bonnet,  à  Neuville-sur-Saône  ; 
Dr  Fayard,  à  Péage-de-Roussillon  ;  Dr  Monin,  à  Dyon. 

Tarifications  pour  les  accidents  causés  aux  tiers,  cor¬ 
porels  ou  matériels,  avec  ou  sans  contact  : 


Ces  tarifs  sont  augmentés  de  50  p.  100  pour  Paris,  et  de 
25  p.  100  pour  l,yon  et  Marseille. 

Cette  garantie  comprend  autant  de  véhicules  que  le 
titulaire  en  possède,  et,  moyennant  engagement  de  sa 
part  de  n’utiliser  à  la  fois  qu’un  seul  véhicule,  le  paiement 
de  la  cotisation  afférente  au  risque  le  plus  fort,  [couvre 
gratuitement  l’usage  de  tous  les  autres  véhicules. 

Risques  d’incendie.  —  1/ Ancre  médicale,  même  adresse 
que  ci-dessus.  Cette  branche  de  l’Ancre  médicale  a  été 
créée  pour  permettre  aux  médecins  de  garantir,  en  com¬ 
mun,  tous  les  risques  d’incendie,  qu’ils  peuvent  avoir 
intérêt  à  assurer,  et  concernant  les  immeubles,  meubles, 
automobiles,  appartenant  eu  propre  au  médecin,  ou  à  la 
protection  desquels  il  est  tenu  de  veiller  spécialement, 
comme  biens  appartenant  à  sa  femme  ou  à  ses  enfants. 

Des  statuts  ont  été  particulièrement  étudiés  dans 
l’esprit  le  plus  libéral. 

Conseil  d'administration  :  De  Dr  MadiniER,  prési¬ 
dent,  à  Dyon  ;  les  D'"  BEC,  à  Fleurie,  Bertoye,  à  Villeur¬ 
banne  ;  Bonnet,  à  Neuville-sur-Saône  ;  CasaTi,  à  Au- 
levère  ;  ChaumiëR,  Grobon,  Vigne,  Vioeet,  à  Dyon  ; 
Fayard,  à  Péage-de-Roussillou  ;  MëREEAU,  à  I.andivy. 

Tarifications.  —  Actuelles  ;  Tarifs  des  Compagnies  du 
Syndicat  Français,  diminués  de  20  p.  100. 

Des  réassurances  importantes,  actuellement  indis¬ 
pensables,  n’ont  pas  pennis  l’adoption  d’un  tarif  plus  ré¬ 
duit  ;  son  abaissement  ultérieur  est  prévu. 

Vie,  Incendie,  accident,  etc.  —  De  Syndical  médical  de 
Paris  (120  avenue  Emile-Zola)  annonce  à  ses  membres 
les  conditions  les  plus  avantageuses  en  s’adressant  à  un 
assureur  que  cette  société  recommande. 

Assurances  sur  la  oie.  —  Renseignements.  —  i»  Il  y 
a  intérêt  à  s’assurer  jeune,  ce  qui  vous  permet  de  faire 
courir  le  plus  long  terme  possible  à  votre  assurance, 
condition  indispensable  au  payement  d’ime  prime 
annuelle  peu  élevée  ; 


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miVI.  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  éditeurs  de  “  Paris  médical  ”,  19,  rue  Hautefeuille,  PARIS 

L’envoi  est  fait  dans  la  huitaine  de  la  réception  de  la  commande. 


BAIN  lODO-BROMO-CHLORURÉ 

PI  PADDI^  AàlTI  MEDIiniV  Bain  de  Mar  chaud,  chez  soi,  Bain  Marin,  Bain 
■■l  Ijflnnr  Ali  I  |'*llL!.nVtUA  Ohaud  pour  convalescents.  Anémiques, 

.  L..  UHIIIII.  «1111  I1UII1L..U  A  NeurasthénIquM, Arthritiques, Rhumatisants  Ner- 
—  veux  et  la  Tuberculose  osseuse  Infantile.  — 


Séance  Académie  da  !  1-8-10  (PARIS  /K»;. 


—  Xi  - 


CHRONIQUE  PROFESSIONNELLE  [Suiie) 


2“  Il  y  a  intérêt  à  souscrire  dès  le  début  une  assurance 
d’un  capital,  le  plus  fort  possible,  malgré  la  charge  qu’il 
peut  eu  résulter  dans  le  conunencement  ;  car  on  ne 
pourra  dans  la  suite  aixginenter  ce  capital  que  d’une 
façon  plus  onéreuse  ; 

3"  Comme  il  existe,  avec  des  variantes  même,  bien 
plus  de  vingt  combinaisons  d’assurances  sur  la  vie, 
avant  de  se  décider  pour  l’une  d’elle,  il  faut  savoir  le 
but  que  l’on  veut  poursuivre. 

IvC  plus  souvent  notre  prévoyance  s’oriente  vers 
une  des  deux  voies  suivantes. 

A.  On  ne  pense  uniquement  qu’aux  siens.  On  désire 
leur  garantir  un  capital  en  cas  de  décès.  A  cet  effet  on 
doit  s’adresser  à  Vassumnce  vie  entière.  Dans  cette  com¬ 
binaison,  la  compagnie  d’assurance  ne  paie  jamais  qu’aux 
ayants  droit  et  qu’ après  votre  décès  ;  mais  vous  pouvez 
vous  libérer  de  deux  façons;  ou  bien,  par  une  prime 
annuelle  viagère  qui  ne  cesse  d’être  due  qu’à  votre 
décès,  ou  bien  par  une  prime  annuelle  temporaire, 
payable  seulement  pendant  un  nombre  d’années 
déterminé.  Vous  cessez  de  payer  ensuite,  mais  toujours 
tant  que  vous  vivez,  vos  héritiers  ne  touchent  rien. 

I^es  deux  façons  ont  leur  pour  et  leur  contre.  Payer 
toute  sa  vie  durant  quand  on  vit  vieux,  c’est  risquer  de 
débourser  beaucoup  ;  plus  même  que  la  somme  qu’on 
léguera  ;  d’un  autre  côté,  en  cas  d’accident  prématuré 
on  assure,  à  peu  de  frais,  un  bon  capital  à  ses  héritiers. 
Avec  la  prime  à  terme  limité,  chaque  prime  coûte  plus 
cher,  mais  on  est  sûr  qu’on  ne  paiera  pas  au  delà  d’un 
maximum  connu. 

D’assurance  vie  entière  convient  au  cas  où  l’on  n’a  pas 
besoin  de  capital  ni  pour  soi  ni  pour  les  siens,  sa  vie  durant. 

B.  'l'out  en  pensant  aux  siens,  ou  désire  aussi  pouvoir 
bénéficier  soi-même  de  son  assurance  à  un  certain  âge. 
On  souscrit  alors  une  assttravee  mixte,  c’est-à-dire  que 
vous  vous  engagez  à  payer  une  prime  annuelle  pendant 
im  nombre  déterminé  d’années.  En  cas  de  décès,  avant 
le  ternie  de  votre  engagement,  vos  héritiers  on  la  per¬ 
sonne  désignée  à  cet  effet  comme  bénéficiaire,  recevront 
le  capital  convenu  de  la  Compagnie  d'assurance.  Au  con¬ 
traire,  ce  sera  vous  qui  le  recevrez,  si  vous  êtes  vivant 
lorsque  vous  aurez,  atteint  le  terme  fixé  par  le  contrat. 

D’assurance  mixte  s’adresse  à  ceux  qui  veulent  avoir 
un  capital  à  une  date  déterminée,  en  dehors  de  la  con¬ 
dition  de  décès.  C’est  en  somme  autour  de  ces  deux  com¬ 
binaisons  types  que  s’agrègent  toutes  les  autres  combi¬ 
naisons  qui  n’en  figurent  que  de  variantes. 


VIE  lîN'l'IÈRE 

l‘RI.MK  TKMI>ORAIRlC 
15  primes  20  primes  25  primes 
sans  part  cipation  aux  bénéfice-. 


MIXTE 


livre  p»rliri|ial; 
aui  bcnrrirrs 


A  titre  d’exemple  voici  le  coût  d’une  assurance  de 
10  000  francs. 

Pour  plus  amples  infonnations,  JD  le  Df  H.  Gillet 
(de  Paris)  se  met  à  l’entière  disposition  de  ses  confrères. 

IX.  —  INSTITUTIONS  MÉDICALES  BELGES 
DE  PRÉVOYANCE  ET  D’ASSURANCES 

_  Ces  œuvres  sont  parfois  peu  connues  même  des  pra¬ 
ticiens  belges  —  assez  individualistes  par  tempérament 
national  —  et  cette  li.ste  s-era  consultée  avec  profit  en 
Prance  et  en  Belgique. 


I.  Caisse  de  préooyance  et  de  secours  du  corps  médicil 
belge  fondée  en  1875.  Réserve  ;  i  million  de  francs. 
Secourt  les  invalides,  les  veuves  et  orphelins,  pen¬ 
sionne  à  soixante-cinq  ans.  Secrétaire  ;  Dr  Martin,  rue 

Archimède,  Bruxelles. 

II.  Mutuelle  médicale  de  Mans.  IK  Ci.KRi'.AYn  à  Mous. 

III.  Caisses  de  pensions  de  la  prooince  d'Ancers.  I>r  De 
Bie  à  Anvers. 

IV.  La  fraternité  d'Anoers.  —  IP  Dantermon  à 
.ànvers.  Cais.se  de  retraite  affiliée  à  la  caisse  de  l’État. 

V.  Mutuelle  médicale  namuroise.  —  iP  Min  à  Bolinnes. 

VI.  La  confraternité  médicale  (œuvre  de  retraite)  à 
Bruxelles.  Secrétaire  :  Dr  Dootzetis,  rue  des  Foulons,  à 
Bruxelles. 

VII.  La  Mutuelle  médico-pharmaceutique  liégeoise  dont 
nous  donnons  ailleurs  le  mode  de  fonctionnement.  Pré¬ 
sident  :  Dr  Walle  à  Herstal. 

VIII.  La  confraternité  médicale  à  Diège,  œuvre  de 
retraite. 

IX.  La  Balthazar  à  Charleroi,  Mutuelle  accident  et 
maladie. 

X.  Association  médicale  de  préooyance  à  Gand  (pro¬ 
fesseur  Vau  Bombeke,  président). 

XI.  La  Médicale,  société  d'assurances  fondée  par  les 
médecins.  A.ssurances  accidents,  incendie,  risques  pro¬ 
fessionnels.  etc.  Boulevard  militaire  à  Bruxelles. 

Assurances-maladies.  —  De  corps  médical  belge  possède 
une  Caisse  de  prévoyance  et  de  secours,  fondée  il  y  a  plus 
de  35  ans  et  riche  d’un  million  qui  pensionne  à  soixante- 
quatre  ans,  soutient  les  invalides,  les  veuves  et  les  orphe¬ 
lins.  Da  cotisation  est  de  50  francs  de  vingt-six  à 
quarante  ans,  de  100  francs  par  an  de  quarante  à 
soixante-quatre  ans.  I^e  recrutement  des  membres  est 
actuellement  à  peu  près  nul  et  l’âge  de  la  pension  nous 
paraît  devoir  être  avancé  si  l’on  veut  donner  une  nou¬ 
velle  vigueur  à  cette  œuvre  importante.  (Renseigne¬ 
ments  ;  D'  Dambiron,  rue  des  Meuniers,  à  Diège.) 

Quelques  œuvres  :  Da  Balthazar  à  Charleroi,  Mutuelle 
médicale  à  Namur,  Mons,  Gand,  Fraternité  d’Anvers, 
Confraternité  à  Bruxelles,  à  Diège,  assurent  des  secours 
divers  en  cas  de  maladie  et  d’accident,  des  pensions  de 
retraite.  I<eurs  cotisations  restent  bien  en  dessous  des 
primes  demandées  par  les  quelques  rares  compagnies 
d’assurances  qui  ont  organisé  un  service  maladie  en  Bel¬ 
gique.  Une  compagnie  anglaise  et  une  allemande  ont  à  ce 
sujet  des  tarifs  élevés  et  pleins  de  restriction. 

Une  organisation  récente,  datant  de  ujoq,  paraît 
devoir  retenir  l’attention  :  c'est  la  Mutuelle  médico- 
pharmaceutique  liégeoise  qui  a  réuni  d’emblée  250  méde¬ 
cins,  pharmaciens,  vétérinaires  et  accoucheuses  de  la 
province  de  Diège. 

Cette  œuvre  groupe  tous  les  professionnels  de  l’art  de 
guérir  ;  elle  est  reconnue  par  l’Éltat  ;  actuellement  elle 
indenmi.se  tout  chimiage  de  3  jours  par  accident  ou 
maladie.  Chaque  membre  reçoit  pendant  3  mois  une 
indemnité  journalière  double  de  sa  cotisation  mensuelle 
(exemple  5  francs  mensuel  donne  droit  à  10  francs  par 
jour),  pendant  les  trois  mois  suivants  l’indemnité  journa¬ 
lière  est  égale  à  la  cotisation  mensuelle.  11  existe  de  plus 
des  secours  extraordinaires,  pour  les  couches,  pour  les 
funérailles.  En  deux  ans,  une  réserve  de  iiooo  francs 
s’est  établie.  Secrétaire:  Dr  René  I<edeut,  Kinkempois, 
Augleur.  Un  bulletin  officiel  paraît  quatre  fois  par  au  et 
renseigne  les  intéressés. 

lînfin  La  médicale,  Cie  d’assurances  fondée  en  1901  par 
le  corps  médical,  assure  les  accidents,  les  risques  pro¬ 
fessionnels  et  vient  de  créer  une  mutuelle  qui  protégera 
médecins  et  pharmaciens  contre  la  maladie.  Cette  mutuelle 
■  médicale  belge  est  à  la  période  d’organisation  (Renseigne¬ 
ments  au  Dr  Henrard,  rue  Washington,  Bruxelles). 


-  405  — 


C^raiiulesdeCatillon 


C'est  «Teo  oes  granules  qu’ont  ôtô  faites  les  observations  discutées  &  l’Académie  en  1889;  e 
prouvent  queaa  i  par  jour  donnent  une  diurèse  rapide,  relèvent  vite  le  cœur  affaibli, dissip 
ASYSTOLIE,  DYSPNÉE,  OPPRESSION.  ŒDÈMES.  Affectioiis  MITRALES.  CARDIOPATHIES  des  ENFANTS  et  VIEILLARDS 


deCsitillOXX  â  0''25  de  corps 

SITf.  MYXŒDÉME  HERPÉTISME  60ITRE 


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—  Xlll  - 


LES  PLAQUETTES  MEDICALES 

LA  MÉDAILLE  DU  PROFESSEUR  GOSSELIN 
PAR  ROTY 


Léon  Gosseijn  0815-1887),  chirurgien  des  Hôpitaux  de  Paris,  a  professé  avec  éclat,  à  l’hôpital  delà  Charité 
Sa  clinique  chirureicale  a  été  longtemps  entre  les  mains  de  tous.  Gosselin  a  laissé  en  outre  différents  articles  dans 
le  Dictionnaire  de  Jaccoud,  notamment  sur  l’anus,  la  blépharite,  la  conjonctivite,  l’érysipèle,  l’ophtalmie,  les  os, 
le  rectum. 


L’Héroïsme  médical 


ha  mort  du  D‘'  Mesny  est  ime  perte  non  seulement  pour 
les  siens,  non  seulement  pour  le  corps  médical,  mais  en¬ 
core  pour  la  France  entière,  car  il  avait  une  influence 
considérable  sur  les  Chinois.  Ses  avis  étaient  écoutés. 
Il  jouait  non  seulement  un  rôle  médical  en  Chine,  mais 
presque  un  rôle  diplomatique.  Puisse  son  frère  aîné,  en 
ce  moment  en  Mandchourie,  arriver  à  le  remplacer  et  à 
conserver  l’influence  française. 

Gérald  Mesny  avait  déjà  affronté  la 
peste  en  1903-1904-1905-1908  dans  le 
Petchili.  n  en  avait  déjà  ressenti  les 
atteintes.  Des  mesures  prises  par  lui 
empêchèrent  des  poussées  successives 
d’aboutir  au  triste  dénouement. 

M,  le  médecin  principal  Clarac,  direc¬ 
teur  de  l’École  d’application  du  service 
de  santé  des  troupes  coloniales,  vient 
d’adresser  aux  élèves  de  cette  École 
l’ordre  du  jourysuivant  : 

«  Le  médecin  principal  de  première 
classe,  directeur  de  l’École  d’application, 
porte  à  la  connaissance  de  MM.  les  ofli- 
ciers-élèves  la  mort  héroïque  du  méde¬ 
cin-major  de  deuxième  classe  des  troupes 
coloniales  Géraid  Mesny,  survenue,  à  la 
S^de  janvier,  à  Foudsiadian  (Mandchourie). 

*  Gérald  Mesny,  de  la  promotion  de  Bordeaux  1893, 
eTait  à  Tieu-Tsin,  professeur  de  l’École  de  médecine 
chinoise,  lorsque  éclata  la  peste  qui  décime  aujourd’hui 
la  Mandchourie.  Ayant  depuis  longtemps  apprécié  sa 
science  et  son  dévouement,  les  autorités  mandarinales 
lui  demandent  d’organiser  et  de_diriger  les  mesures  de 


défense,  Mesny  estime  que  son  devoir  est  de  marcher 
pour  ce  pays,  qu’il  sert  depuis  douze  ans,  et,  sans  hésiter, 
laissant  femme  et  enfants,  il  va  braver  la  mort  et  se  mettre 
à  la  tête  des  médecins  chinois,  ses  élèves,  qui  ont  placé 
en  lui  toute  leur  confiance. 

«  Da  peste  qu’il  voulait  faire  reculer  prend  sa  revanche. 
Mesny  est  atteint  à  son  tour  :  il  diagnostique  son  mal  et, 
dès  lors,  n’a  qu’un  souci  ;  éviter  d’être 
une  cause  de  contaciou.  Etiveloppé  d’un 
drap  imbibé  de  sublimé,  il  se  rend  lui- 
même  au  jquartier  des  pestiférés,  inter¬ 
dit  aux  Européens  qui  l’entourent 
de  lui  donner  des  soins  et.  sentant  «-a 
fin  prochaine,  il  attend  stoïquement  la 
mort  au  milieu  de  ceux  qu’il  voulait 

«  Le  médecin-major  de  deuxième 
classe  , Mesny  est  mort  en  héros  et  le 
corps  de  santé  des  troupes  coloniales 
peut  être  fier  de  lui. 

«  Le  médecin  principal  de  première 
classe,  directeur  de  l’École  d’applica- 
,  désireux  de  perpétuer  sa  mémoire, 
décide  que  son  nom  .sera  inscrit  sur  les 
tables  de  marbre  de  l’École  : 

Aux  officiers  du  corps  de  santé  des  troupes  coloniales 
morts  victimes  du  devoir 

et  le  présent  ordre  sera  transcrit  sur  le  livre  d’or  de 
l’École.  » 

Marseille,  le  14  février  191 1. 

Le  médecin  principal  de  première  classe,  directeur. 
Signé  ;  Ct,arac. 


—  407  — 


—  \v  — 


1  LABORATOIRES  CLIN  1 


COMPOSITION 

Le  smop  d’AUBERGIER  est  à  base  de  lactU-  1  tenir  un  lactucarium  constant  et  actif,  riche 
curium  d’AUüergne,  fourni  par  la  laitue  géante,  en  lactucine  et  lactucérine  (Inscril  an  Codex. 
seule  espèce  de  laitue  fixée  qui  permette  d’ob-  I  Communication  à  l'Académie  de  Médecine). 

PROPRIÉTÉS 

L’étude  des  principes  actifs  du  lactucarium  et  mouvements  volontaires  et  de  la  sensihililé,  sans 
principalement  de  la  Lactucérine,  de  la  Lac-  phase  préalable  d’e.rcitation,  sans  <pic  la  circu- 

tucine  et  de  l’Acide  Lactucique  a  été  faite  laiion  soit  accélérée,  ni  par  conséquent  qu'il  se 

par  Krom/Vyi:ii,  Ludwio,  Fhonmuller,  qui  ont  produise  d'engorgement  capillaire,  sans  action 
reconnu  à  chacun  de  ces  corps,  des  iiropriélés  fâcheuse  pour  te  tube  digestif  u  (Poüchkt). 

hypnotiques  réelles  mais  moins  constantes  et  lactucarium  étant  en  outre  un  correctif 

moins  puissantCvS  que  celles  présentées  par  le  lac-  des  inconvénients  de  l’opium  s’associe  lieureuse- 
tucarium  qui  les  réunit  tous.  ment  à  ce  dernier,  selon  la  remarque  de  I’occhet: 

Le  LACTUCARIUM  Ü’AUBERGIER  possède  les  ((...Siceiiainementlelactncariumscmbleagirlui- 
propriétés  sédatives  et  calmantes  de  l’opium  même  comme  calmant,  il  présente  ta  propriété, 

sans  en  avoir  les  inconvénients.  11  ne  produit  en  plus  remarquable  encore  peut-être,  de  factliler  chez 

particulier  ni  congestion  cérébrale,  ni  consti-  les  enfants  ta  tolérance  de  petites  doses  d'opium; 

pation  opiniâtre,  ni  inappétence.  11  doit  être  c'est  ainsi  que  le  .sirop  de  lactucarium  opiacé  est 

employé  toutes  les  fols  que  l’on  veut  obtenir  une  un  médicament  très  préciemv  dans  ht  thérapeutique 

action  sédative  sans  intéresser  le  cer-  infantile  et  il  est  incontestablement  mieu.v  su/)- 

veau.  <<  Sous  l'influence  du  lactucarium  on  ob-  porté  que  ne  l'est  le  sirop  diacode  à  dose  égale 

serve  une  diminution  de  l'excitabilité  réflexe,  des  d'extrait  d'ooium.  »  (Pouchet.) 

APPLICATIONS  THÉRAPEUTIQUES 

Le  SIROP  d’AUBERGIER  est  principalement  système  nerveux,  dans  l’insomnie,  les  né- 
employé  dans  les  affections  des  voies  respi-  vralgies  intestinales. 

ratoires  (rhumes,  bronchites,  toux  convul-  Il  convient  particulièrement  dans  la  méde- 

sives);  dans  tous  les  cas  de  surexcitation  du  cine  infantile. 

DOSES 

Le  SIROP  d'A UBERGIER  au  LACTUCARIUM,  préparé  avec  l’extrait  alcoolique  et  dosé  à  0  gr.  10  de  prin¬ 
cipe  actif  de  lactucarium  et  0  gr.  0012  d’alcaloïcle  thébaïcjue  par  cuillerée  à  soui)e  se  prend  à  la  dose  de  ; 

Adultes  ;  2  à  4  cuillerées  à  soupe  par  jour.  Enfants  .•  1  à  3  cuillerées  à  café  par  jour. 

PATE  D’AUBERGIER 

Adjuvant  du  traitement  par  le  SIROP  d’AUBERGIER,  dont  elle  possède  les  propriétés, 

10  à  12  morceaux  par  jour. 

nota.  —  Les  PRÉPARATIONS  d’AUBBRGlER,  universellement  connues,  doivent  être  exigées  d’une 
authenticité  absolue.  Les  lactucariums  commerciaux,  simples  extraits  aqueux  de  feuilles  et  de  tiges  de  laitues 
dont  l’origine  botanique  est  douteuse,  ne  présentent  ni  composition  constante,  ni  propriétés  thérapeutiques. 

N» 


CO  MA  R  &  C  -PARIS  J 


—  XVI 


«  lODOTANINE  BAYARD  &  CERBELAUD 


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renferme  en  plus  25  gr.  d’hypophosphite  de  sonde  par  litre.  I 

I  ^  «  a  un  goût  tris  agréable.  Elle  est  10  fois  plus  active  que  l'huile  de  foie  de  morue  et  30  fois  | 

I  6  «  lOaOiOmmg  »  active  que  les  émulsions.  Elle  est  indiquée  dans  la  déminéralisation,  dans  la  phospha-  I 
*  turle,  dans  la  neurasthénie,  dans  le  rachitisme,  dans  les  attec  ions  des  bronches. 

I  e  LlOdOtaninea  irnstÆnr  irs  degré  (elU  e 


—  XVII 


ART  ET  MÉDECINE 


UNE  CONSULTATION  A  L’HOPITAL, 
par  FLORANE 

(dessin  original) 


^Du  reste,  Messieui's,  v: 
Mais  m’sieu,  suis  pa:  h 


'etrouverei  chez  la  mire,  les  mêmes  stigira  es  de  dégémiresceace. 
>re...  suis  la  concierge  ! 


—  XVfll  - 


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Lord  Byron  (  Ch  El/sées) 

Directeur  r  D'  L.  DERECQ 

Régularisation  des  fonctions  intestinales  par  les  Ferments  lactiques 

m  II  “THEPENIER” 


BULGARINE 


Traitcmeiil  te  Entérites,  Entérocolites,  Diarrhées,  Artérioscléroses,  Dermatoses,  furonculoses.  Acnés 


-  XIX  — 


RÉGIME  ANTICONSTIPANT 

Soupe  à  la  rhubarbe. 

I  tige  de  rhubarbe  ; 

I  cuillerée  à  café  de  jus  de  citron  : 

.  I  morceau  de  zeste  de  citron  ; 

50  grammes  de  sucre  ; 

Racler  la  tige  de  rhubarbe,  a 
C(niper  en  petits  morceaux  et  la  faire 
bouillir  en  vase  clos  pendant  une 
heure,  jusqu’à  ce  qu’elle  soit  bien 
ramollie.  Ajouter  le  zeste,  le  ju.s 
de  citron  et  le  sucre,  et  passer  au 

ün  peut  ajouter  3  ou  4  cuillerées 
à  soupe  de  crème  de  lait. 

Soupe  au  lait  de  beurre. 

in  grammes  de  farine  de  blé  : 

.5  grammes  de  sucre  ; 

I  petit  morceau  de  zeste  de  citron  ; 

I  griunme  de  sel  ; 

250  c.  c.  de  lait  de  beurre. 

Délayer  convenablement  la  farine 
dans  le  babeurre  avec  la  crème  ;  y 
ajouter  le  sel,  le  zeste  de  citron  et 
le  sucre  ;  porter  le  tout  à  l’ébullitiou 
en  agitant  vivement. 

Soupe  au  babeurre  avec  pruneaux 

10  pruneaux  ; 

10  grammes  de  farine  de  blé  i 

I  cuillerée  à  soupe  de  sucre  ; 

I  gramme  de  sel  ; 

125  c.  c.  d’eau  ; 

250  c.  c.  de  babeurre. 


DIÉTÉTIQUE 

Laver  les  pruneaux,  en  enlevant 
les  noyaux  et  faire  cuire  avec  l’eau 
et  le  sucre.  Délayer  d’autre  part  la 
farine  dans  le  babeurre  avec  le  sel, 
verser  ce  mélange  sur  les  pruneaux 
et  faire  bouillir  le  tout. 

Au  lieu  de  pruneaux,  on  peut 
employer  des  raisins  de  Corinthe 
ou  des  /’oiiiiiics. 

Soupe  de  salade 
I  tête  de  salade  ; 

1/2  litre  d’eau  ; 

3  grammes  de  sel  ; 

250  c.  c.  de  bouillon. 

Faire  cuire  les  salades  avec  l'eau 
salée,  bien  exprimer  pour  priver  d’eau 
le  plus  possible.  Verser  le  bouillon 
et  porter  le  tout  à  l’ébullition. 

POTAGES  POUR  ENFANTS 
DIABÉTIQUES 

Potage  aux  pommes  de  terre  et 
aux  laitues. 

Ajouter  une  laitue  coupée  en  gros 
dés  et  cuite  dans  i  décilitre  de  bouil¬ 
lon  à  quatre  décilitres  de  potage 
purée  de  pommes  de  terre.  Lier  avec 
un  jaune  d’œuf.  Ajouter  un  peu  de 
beurre  frais  pour  servir. 

Potage  julienne. 

Même  préparation  que  pour  le  po 
tage  julienne  au  gras  ;  remplacer  le 
bouillon  par  de  l’eau  ;  ajouter  quel¬ 


ques  cuillerées  de  crème  fraîche  et 
un  peu  de  beurre  frais  au  moment 
de  servir. 

Potage  cressonnière. 

Préparer  4  décilitres  de  potage 
purée  de  pommes  de  terre,  ajouter 
une  poignée  de  cresson.  Après  cuis¬ 
son,  passer  au  t.amis  ;  ajouter  un 
jaune  d’œuf  au  moment  de  servir  et 
quelques  feuilles  de  cresson  blanchies 
à  l’eau  bouillante  salée  et  égouttées. 

Potage  purée  de  poireaux  et  de 
pommes  de  terre. 

Faire  cuire  250  grammes  de  pom¬ 
mes  de  terre,  coupées  en  tranches, 
d.ans  3  décilitres  de  bouillon  ;  ajouter 
un  blanc  de  poireau  émincé  et  un  peu 
de  sel.  Après  cuisson,  passer  au  tamis; 
ajouter  un  peu  de  beurre  frais  pour 

Potage  purée  de  chicorée  (au  maigre). 

Même  préparation  que  pour  le  po¬ 
tage  purée  de  chicorée  au  gras  :  rem¬ 
placer  le  bouillon  par  de  l’caïf  ;  ajou¬ 
ter  queltiues  cuillerées  de  crème 
fraîche  et  un  peu  de  beurre  frais  nu 
moment  de  servir. 

Potage  purée  d’endives,  d’épinards. 

Même  préparation  que  pour  le  po¬ 
tage  purée  de  chicorée  au  maigre. 

(H.  LEGRaxij). 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


PATES  DENTIFRICES 

Les  pâtes  doivent  avoir  la  préférence  .sur  les  poudres. 
L’une  d’elles,  appelée  Pcbcco,  a,  d’après  Richter,  la 


composition  suivante  : 

Chlorate  de  potasse  pur .  i»r,200 

Savon  médicinal  pulvérise .  08^,400 

C.arbonate  de  chaux  précipité  (pour  usage  externe)  . . .  oer.Soo 

Glycérine .  i8',200 

Eau  distillée . o8'',36o 

Essence  de  menthe  pip .  081,032 

Essence  de  girofle .  0*1,007 


Tamiser  séparément  au  tamis  n"  V  le  chlorate  de  po¬ 
tasse  et  le  savon.  '1  murer  les  essences  avec  un  peu  de 
carbonate  de  chaux,  ajouter  le  reste  de  carbonate  de 
chaux,  le  chlorate  de  potasse,  puis,  un  peu  plus  tard, 
le  savon  et  le  mélange  de  glycérine  et  d’eau. 

D’après  Unna,  la  pâte  dentifrice  au  chlorate  de  potasse 
a  pour  formule  : 

Chlorate  de  potasse .  5  gr. 

C.arbonatc  de  chaux . 

Racine  d’iris . ^  aa  25  gr 

Savon  médicinal . i 

Glycérine  . ' 

Hulin,  d’après  le  IF  Jacques  lionnes,  qui  a  étudié 
spécialement  la  question  des  préparations  dentifrices,  il 
faut  préférer  la  formule  suivante  : 

Menthol .  5  grammes. 


Formol .  C  gouttes. 

Talc  pulvérisé .  loo  grammes 

Glycérine .  Q.  s.  pour  faire  une  pâte. 


Conserver  dans  des  tubes  en, étain. 

Cette  formule  n’est  pas  immuable.  Hile  n’est  donnée 
qu’à  titre  d’indication  de  la  nature  des  composants  ; 
c’est  dire  qu’il  est  possible  d’en  modifier  les  do.ses. 

On  pourra  ajouter  un  parfum  quelconque  ;  le  plus 
simple  et  le  moins  coûteux  est  encore  la  vanilline.  Le 
mélange  suivant  donne  une  odeur  très  agréable  : 

Essence  d’anis  vert .  o'r.so 

Héliotropine  amorphe .  o'Mo 

Il  faut  remarciuer  que  le  formol  joint  une  action  anti¬ 
septique  deux  fois  plus  puissante  que  celle  du  sublimé 
à  un  pouvoir  très  marqué  de  durcissement  des  gencives. 
A  la  dose  de  i  p.  1000,  il  tue  les  microbes  salivaires  en 
moins  de  deux  heures.  Dans  les  décollements  des  gen¬ 
cives,  il  est  supérieur  au  tanin.  Dessirier  l’a  préconisé 
dans  le  traitement  des  aphtes.  Sous  l’influence  d’appli¬ 
cations  locales,  la  douleur  ce.sse  instantanément  et  les 
ulcérations  perdent  très  rapidement  leur  caractère 

L’addition  de  menthol  permet  de  masquer  l’odeur  irri¬ 
tante  et  la  saveur  âcre  du  formol  (i). 

(i)  Union  Pharmaceutique,  13  janvier  igii. 


—  413  — 


Un  Nouveau  procédé  très  simple  et  très  précis 

POUR 

r Analyse  des  Urines 


profit  aux  malades  eux-mêmes,  <]ui  pourronl  do  la  sorte  se 
rendre  compte,  aussi  souvent  iiu’il  conviendra,  des  varia¬ 
tions  do  composition  de  leurs  urines.  11  leur  sera  dès  lors 
loisible  de  surveiller  do  très  près  leur  alimentation, 
de  contrôler  rinlluence  do  tel  ou  tel  mets  sur  le  tau.x  de 
leur  sucre  ou  de  leur  albumine,  enfin  de  faire  appel  aux 
soins  médicaux  dès  que  ce  taux  aura  subi  une  élévation. 

Ces  Trousses  urologiques  apparaissent  donc,  à  tous 
égards,  comme  de  très  précieux  collaborateurs  pour  le 
médecin.  En  dehors  do  l’exactitude  absolue  de  leurs  ré.siil- 
tats,  elles  présentent  encore  l’avantage  d’une  grande  modi¬ 
cité  de  prix  :  chaque  analyse  revient  à  environ  0  l’r.  25. 

Ces  trousses  existent  sous  trois  modèles  différents  ; 

1*  TRO’ÜSSE  INDEX  “  La  Dosurine",  destinée  ii 
rechercher  si  Turine  renferme  ou  non  de  ratbuiuine  ou  du 

2»  TROUSSE  A.  “  La  Dosurine  ”,  destinée  à  doser 
l’albumine  contenue  dans  Turine'; 

3»  TROUSSE  D  “  La  Dosurinet  ”  destinée  à  doser 
la  quantité  de  sucre  (glucose). 

Le  prix  do  chaque  trousse  est  do  5  francs  (franco  5  fr.  30). 

—  Ampoules  de  renouvellement  :  la  boîte  de  10,  2  fr.  50 
(franco  2  fr.  75)  ;  la  hotte  do  20,  4  fr.  75  (franco  :  5  francs). 

—  Remise  do  15  p.  100  à,  MM.  les  médecins. 

Adresser  les  commandes  et  les  demandes  do  renseigne¬ 
ments  à  la  Société  LA  DOSURINE,  16,  rue  Charlemagne, 
Paris. 


i  forme  d’élégants  portefeuille.s,  pou- 
mis  dans  la  ])Oche,  ces  trousses  ren- 
ampoules  ii  réactifs  nécessaires  pour 
l’analyse.  Elles  permettent,  en  deux 
les  gouttes  d’urine,  d’être  très  cxacte- 

ilecins  qui  en  ont  essayé  l’emploi  ont 
Téloge  de  leur  commodité  et  de  leurs 
'fout  d’abord,  au  cours  d’une  visite  ou 
elles  donnent  au  praticien  la  facilité 
nt  renseigné  sur  la  composition  de 
instituer,  sans  plus  attendre,  la  thé- 
ivient.  En  outi’e,  elles  lui  rendent 
lies  les  analyses  urologiques,  demeu- 
lopole  des  pharmaciens, 
lison  de  leur  utilisation  extrêmement 


DÉSINFECTION  INTESTINALE  par  le 

LACTOCHOL 


IIHIIMUli 

SERINGUES  Tout  en  Verre 

POUR  INJECTIONS  HYPODERMIQUES 

DAVID  —  PARIS  — 


iii™ 

-  XXI  - 


LES  ORIGINES  DES  ŒUVRES  MÉDICO=SOCIALES 


Dans  ce  numéro  de  Paris  médical,  consacré  à  la 
médecine  sociale,  il  y  a  lieu  d’honorer  d’une  place  à  part 
nos  deux  plus  anciennes  sociétés  médicales  d’assistance 
confraternelle;  V Association  des  médecins  de  la  Seine, 
fondée  en  1833,  et  V  Association  générale  des  médecins  de 
France,  fondée  en  1858. 

I.  -  ASSOCIATION  DES  MÉDECINS 
DU  DÉPARTEMENT  DE  LA  SEINE 

Fondée  en  1833 

Reconnue  comme  établissement  d’utilité  publique 
Par  décret  du  16  mars  1851 

Bureau  de  l’Association.  —  Président  :  M.  Guyon  ; 
Vice-Présidents  :  MM.  Fernet,  Néeaton  ;  Secrétaire  géné¬ 
ral  :  M.  H.  Barth  ;  Se¬ 
crétaire  général  adjoint  : 
M.  Desné  ;  Trésorier  : 
M.  Dacaze  (Gaston)  ; 
Conseil  judiciaire  : 
MM.  Julien  LavoeeÉE, 
avocat  à  la  Cour  d’ap¬ 
pel  ;  GOSSET,  avocat 
au  conseil  d’Etat,  Do- 
non,  notaire. 

Commission  générale  : 
MM .  D’Arbois  de 
J  ubainvieee,  Banzet, 
Bayrac,  Bernard, 
Beechmann,  Cornet 
(Paul),  COURTADE  (A.), 
Darras  ,  Depierris  , 
Desnos,  Eudeitz,  Fo- 
VEAU  DE  Courmeeees, 


Froger,  Froussard, 
Genouvieee,  Gerst  ,  ■ 


Goizet,  Grumberg 


Guieeemonat,  Hugunein,  Dabbé  (Donatien),  Dabey,. 
Eacaieee,  De  Coin,  Le  Fieiatre,  Legros,  Michaux 
(Georges),  Monsarrat,  NoEE,NoGuf;s,  Péciiin,  PéGOT, 
Peyré,  Pissavy,  Poeak,  Récamier,  Rosentiiae, 

UOSENWAED,  ?OUJiEES,  tr/lïz  DE  MENDOZA,  TiSON, 

Traverse,  Verchére. 

Le  siège  de  l'Association  est  à  l'École  de  Médecine. 
On  peut  adresser  les  lettres  à  :  M.  le  docteur  B ARTII,  rue 
Saint-Tliomas-d'Aquin,  n“  2,  à  Paris;  M.  le  docteur 
Gaston  Lacaze,  17,  rue  du  Colisée,  à  Paris. 


Extraits  des  statuts. 


ArticeE  premier.  —  Il  est  établi  pour  les  médecins  du 
département  de  la  Seine  qui  adhéreront  aux  présents  sta¬ 
tuts  une  Caisse  de  Prévoyance. 

Le  but  de  l'Association  est  de  distribuer  des  secours  aux 
sociétaires  tombés  dans  le  malheur  par  suite  de  maladies 
ou  d'infirmités),  à  leurs  veuves  et  à  leurs  enfants.  Elle 
pourra  également  accorder  des  secours,  dans  le  même  cas, 
à  des  médecins  pauvres,  étrangers  à  l’Association. 

Art.  2  . —  Sont  aptes  à  faire  partie  de  l'Association  les 
docteurs  en  médecine  ou  en  chirurgie  reçus  dans  une  des 
Facultés  de  médecine  de  France,  et  habitant  dans  le  dé¬ 
partement  de  la  Seine.  La  cotisation  est  de  20  francs. 

Totitcfois  les  docteurs  qui  auront  souscrit  pendant  dix 
années  consécutives  pourront  continuer  de  faire  partie  de 
l'Association,  lors  même  qu’ils  viendraient  à  quitter  le 
département  de  la  Seine. 

Les  veuves,  enfants,  ascendants  et  frères  et  soeurs  des 
sociétaires  peuvent  aussi  obtenir  des  secours. 


Art.  25.  —  Un  sixième  du  fonds  de  secours  peut  être 
distribué  en  secours  à  des  docteurs  en  médecine  non  socié¬ 
taires,  à  des  officiers  de  santé,  à  leurs  veuves  et  à  leurs 
enfants.  Les  cinq  autres  sixièmes  de  ce  fonds  sont  exclu¬ 
sivement  destinés  aux  sociétaires,  à  leurs  veuves  et  à 
leurs  enfants. 

Art.  26.  —  L’Association  distribue:  i®  des  secours  tem¬ 


poraires  qui  peuvent  être  renouvelés,  mais  qui  ne  peuvent 
engager  l’exercice  suivant  ;  2“  des  pensions  viagères. 

Les  pensions  viagères  peuvent  être  accordées  :  1°  aux 
sociétaires  sexagénaires  ayant  acquitté  au  moins  quinze 
cotisations  consécutives  ou  inscrits  depuis  deux  ans  au 
moins  sur  la  liste  des  Bienfaiteurs  ;  2“  aux  sociétaires 
atteints  de  maladies  ou  d’infirmités  incurables  qui  les 
mettent  dans  l’impossibliité  de  se  livrer  à  l’exercice  de  la 
médecine,  ayant  acquitté  douze  cotisations  consécutives 
ou  inscrits  depuis  deux  atis  sur  la  liste  des  Bienfaiteurs. 

Le  taux  des  pensions  estfixé  actuellement  à  1.200  francs. 

Donation  Moulin.  —  I, 'Association  possède  une  inscrip¬ 
tion  de  1,500  francs  de  rente  3  p.  loo,  donnée  par  M.  le 
Dr  Moulin  et  affectée,  selon  scs  intentions,  à  une  bourse 
d’internat  dans  un  lycée  de  Paris  au  profit  du  fils  d’un 
médecin  français  sans  fortune. 

11.  -  ASSOCIATION  GÉNÉRALE 
DES  MÉDECINS  DE  FRANCE 

Fondée  en  1858. 

A.  Définition  et  fonctionnement.  —  L’A.ssociation 
générale  de  Prévoyance  et  de  Secours  mutuels  des  méde¬ 
cins  de  France,  fondée  en  1858,  est  la  réunion  de  93  So¬ 
ciétés  locales  qui  existent  sur  le  territoire  français  et 
compte  10.026  membres. 

Les  Sociétés  locales  possèdent  leur  autonomie  et  sont 
administrées  par  un  Bu¬ 
reau  et  une  Commission 
élus  par  la  Société.  Elles 
ont  leur  budget  spécial  à 
l’aide  duquel  elles  distri¬ 
buent  des  allocations  à 
leurs  membres,  à  leurs 
veuves  et  à  leurs  orphe¬ 
lins  ;  lorsque  leurs  res¬ 
sources  sont  insuffisantes, 
elles  ont  recours  à  la  cais.se 
de  l’Association  générale 
qui  peut  leur  donner  une 
subvention. 

La  Société  centrale  se 
compose  :  \ 

De  docteurs  en  médecine  établis  dans  le  département 
de  la  Seine  ; 

De  docteurs  en  médecine  établis  dans  les  arrondisse¬ 
ments,  les  départements  et  les  colonies  françaises  où  il 
n’existe  pas  de  Société  locale  agrégée  à  l’Association  ; 

De  médecins  appartenant  aux  corps  de  santé  de  la 
Guerre,  de  la  Marine  et  des  Colonies  et  de  médecins  qui, 
par  la  nature  de  leur  service,  n’ont  pas  de  résidence  fixe 
ou  résident  hors  de  France  ; 

Des  internes  en  médecine  des  hôpitaux  et  ho.spices  civils 
de  l’Administration  générale  de  l’Assistance  publique  à 
Paris  et  des  internes  des  asiles  publics  d’aliénés  et  des 
Établissements  ptiblics,  nommés  au  concours,  pourvus 
de  .seize  inscriptions  et  appartenant  à  un  établissement 
où  les  fonctions  d’intcnies  sont  incompatibles  avec  le 
litre  de  docteur  en  médecine. 

B.  Conditions  d’admission.  —  Le  médecin  qui  veut 
entrer  dans  l’Association  générale  doit  demander  à  faire 
partie  de  la  Société  de  sa  résidence.  Pour  faire  partie  de 
l’Association  il  faut  : 

Etre  Français  ou  naturalisé  Français  ; 

Etre  docteur  en  médecine  ou  officier  de  santé  ; 

Payer  un  droit  d’entrée  de  12  francs  ; 

Payer  une  cotisation  annuelle  de  12  francs  au  moins  ; 

Etre  présenté  par  deux  parrains,  membres  de  l’Asso¬ 
ciation.  (Les  femmes  de  médecins  membres  de  l’Asso¬ 
ciation  peuvent  être  admises  comme  sociétaires). 

C.  But.  —  Le  but  de  l’Association  générale  est  ; 

De  secourir  :  1“  les  sociétaires  que  l'âge,  les  infirmités 


—  415 


J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  Editeurs,  19,  rue  Hautefeuille,  à  Paris 


Ouvrages  sur  la  Dermatologie 


MALADIES  DE  LA  PEAU 

Par  E.  GAUCHER 

l’rofesseur  à  la  Faculté  du  inédc-inc  de  Paris 
igo).  I  vol.  in  S  du  .Sa8  p.ig  .s  avec  iSo  lyiires.  ..  10  fr. 

TRAITEMENT 

Maladies  Cutanées  et  Vénériennes 

^  ^  par  les  D--’*  Ch.  AUDRY  et  J.  NICOLAS  ^  ^ 

auN  l 

Professeur  af;réHé  à  la  Faculté  de  médecine  de  Lymi. 
igoçi  I  vol.  iii-S  de  700  pages  avec  i5o  lig.,  cart  2  fr 

ÉTIOLOGIE  ET  PROPHYLAXIE  DES 
Maladies  transmissibles  par  la  Peau 

Par  ACHALME,  SBROENT,  MARCHOUX,  SIMOND, 
THOINOT,  RIBIBRRE,  JEANSEUME,  etc. 

IQ'  I,  I  vol.  ur.  tn-S  de  746  p.  avec  lia.  Broché.  1  ;  fr. 
Cartonné... . .  .  .  17  fr  50 

Maladies  Chirurgicales  de  la  Peau 

Par  J.-L.  FAURE 

Professeur  agrégé  à  la  Faculté  de  Médecine  de  Paris, 

1907.  I  vol.  grand  in-S  avec  tig.  Br.  3fr.  Cart.  4fr.  50 

Diagnostic  et  Traitement 

DES  MALADIES  DH  LA  PEAU 

Par  le  D'  C.  BARBE 

Chef  du  Labnratoire  dermatologique  de  l'hôpital  Saint-Antoine 
Préface  du  professeur  G  WCHKR 
I  vol.  in-i6  de  3ii  pages,  cartonné .  5  fr. 

Hygiène  du  Visage,  p  r  le  Ü'  P.  G.v.stoi'.  1910, 

I  vol.  in-16  avec  14  fig..  cartonné .  1  fr  60 

Hygiène  de  la  Peau  et  du  Cui‘-  chevelu, 

l'a’-J.  Nicolas, profes.seur  d  ■  clinique  dermatol  >gique  à 
l’IIniversit  de  Lyon,  et  Ja.wbon.  1911,  i  vol.  in-ifi  de 
gf)  pag-s,  cartonne .  1  fr.  uO 

Leu  Maladies  du  cuir  chevelu,  par  le  U'  P.  G.ts- 
Toü,  2’  éHition.  1907,  I  vol.  in-if)  de  96  pages,  .-vec 
19  ligures,  cart  .  1  fr.  50 

Traité  de.4  Maladies  de  la  Peau,  parle  prof  sscur 
Alfr-d  Habii»'.  i8St),  i  vol.  in-8  de  1228  pages  18  fr. 

Ico  lographie  photographique  des  Maladies  ue 
la  P -'au,  par  G.-Il.  Ko-V.  1882,  i  vol.  in-4,  avec  48  pi. 

co'oriées,  cart .  10.»  fr. 

Les  Psoriasis  anormaux,  par  le  D' Bonnet.  1900, 
in-S,  lôo  pages .  4  fr. 

Les  Erythèmes  infectieux,  par  le  D*  E.  Detot. 
1904,  gr.  in-8,  Sg  p  ig  :s .  .  3  fr. 

Traitement  des  Derniâtoses  par  le  Radium, 
par  le  D'  Ma.sotm.  1910,  i  vol.  in-16  de  94  pages 
avec  4  .  ligures .  .  a  fr.  .>0 

Le  Xcroderina  pigmentosum,  par  le  D»  Ron 
vik«E.  1)10,  gr.  in-8,  id8  pages, avec  tableaux...  J  ir. 

Aide-mémoire  de  Dermatologie,  par  P.  I.ekert. 
1899.  I  vo  .  in-18.  cartonné .  3  r. 

ATLAS-MANUEL 

DES  MALADIES  D-:  LA  PEAU 

Par  le  Professeur  Fr.  MRACBK 

Dauxtèma  édition  frantaise,  par  la  D'  L.  HUDELO 

Médecin  des  hôpitaux  de  Paris, 

1907.  I  vol.  in-16  de  5So  piges,  avec  g.5  planches,  dont 
.S8  color.,  relié  en  maroquin  souple,  t.te  dorée.  24  fr. 


Traité  Pratique  de  Dermatologie 

HALLOPEAU  |  LERBDDE 

•Membre  de  l'.AcaJémie  1  Ancien  intcrnedel  hôpii.il 

de  Médecine  |  S.Aint-.  nuis 

K)00.  I  vol.  gr.  in-H  dt  992  pag 'S,  avec  24  pi.  en  couli  urs. 


MALADIES  VENERIENNES 

Par  le  F.  BALZER 

.Méaccin  de  l'hôpital  Sl-l.ouis,  .Membre  de  l'Académie  de  Médecine 

U)U  ),  I  vol.  gr,  in-8  de33o  pages,  avec  20  fig.  Br.  6  fr. 

Gaâonné..  . .  .  .  ..  7  fr,  RO 

Précis  des  Maladies  Vénériennes 

Par  le  Dr  Ch.  AUDRY 

Professeur  à  la  Faculté  de  médecine  de  Toulouse 

I  vol.  in-16  de  342  pages,  cartonné .  6  fr. 

TRAITÉ  DE  LA  SYPHILIS 

PAR  LES  D” 

HALLOPEAU  .  CH.  FOUQUET 

Membre  de  l'Académie  Ancien  chef  de  clinique  Â  la 
de  Mcdce  ne  |  Facultédc.Mcdedne  de  Paris 

tgio.  I  vol.  in-8  de  pages .  12  fr. 

Guide  pratique  du  diagnostic  de  la  Syphilis, 

par  P.  Gastou  et  A.  Giraud,  iqio,  i  vol.  in-16  de 
96  pages  avec  22  fig  ires,  cartonne .  1  Ir.  50 

Traitement  de  la  Syphilis,  par  le  D'  Emery. 
ancien  chef  clinique  il  l’hôpital  Saint-Louis.  Préface  de 
M.  le  profes.seur  Fournier,  2®  édition,  igoS,  i  vol.  in-i6, 
cartonné .  1  fr.  50 

Syphilis  et  Cancer,  par  R.  Horanu.  190.1,  i  vol.  in-16, 
cartonné  .  1  fr.  60 

Syphilis  de  la  Moelle,  par  le  professeur  Gilbert  et 
le  Dr  Lion,  1908,  t  vol.  in-16  de  114  pages,  c.irt.  1  fr.  O 

Les  Myélites  syphilitiques,  par  le  D' Gilles  de  la 
Toiîrette.  .899.  I  vol.  in-i6  de  96  pages,  cart.  1  fr  50 

Leçons  sur  les  vlaladies  vénériennes,  p.ir  le 
D'  Mau  iac.  Syphilis  primitive  et  secondaire.  i883, 
I  vol.  in-8  de  1072  pages .  18  fr. 

Nouvelles  l-çons  sur  les  Maladies  vénerie  mes, 
par  le  D'  Mauriac.  Syphids  tertiaire  et  héréditaire. 
1890,  I  vol.  in-8  de  1 1(18  pages. .  20  fr. 

Syphilis  du  Système  nerveux,  par  Uajkiewicz. 
1892,111-8 .  5  fr. 

Traitement  hypodermique  de  la  Syphilis 
par  les  sels  mercorleK,  par  le  I)r  Kum.iTZ.  iSgS,  gr.  in-8, 
17.’)  pages .  4  fr. 

Syphilis  et  Santé  publique,  par  T.  Barthêieuv, 
médecin  de  Saint-Lazare.  1890,  i  vol.  in-16  de  SSa  pages, 
avec  .5  pi .  3  Ir.  50 

Prophylaxie  des  Maladies  vénériennes  et 
Police  des  Mœurs,  par  Lévêque.  1906,  i  vol.  gf-  'n-8 
de  271  p.Tgcs — .  6  fr. 

L’Hérédo-Syphilis,  par  le  D'  Jullien.  1901,  in  8. 
(/)  pages .  3  fr. 

ATLAS-MANUEL 
de  la 

Syphilis  et  des  Maladies  vénériennes 

Pur  le  Professeur  Fr.  MRACEK 

Dauxiàmo  édition  française,  par  ia  D’^  EHiERY 

Chef  de  clinique  ik  la  Faculté  de  incdecine  de  Haris 

1904,  I  vol.  nt-16  lie  420  pages,  avec  71  planches  coloriées 
et  12  planches  noires,  relié  en  maroquin  souple,  tête 
dorée .  20  fr. 


-  XXIII  — 


LES  ORIGINES  DES  ŒUVRES  MÉDICO-SOCIALES  {Suite) 


la  maladie  mettent  dans  l’impossibilité  d'exercer  leur  pro- 

2“  Les  veuves,  enfants  et  ascendants  laissés  sans  res¬ 
sources  par  les  sociétaires  décédés  ; 

De  servir  aux  sociétaires,  à  leurs  veuves  et  à  leurs  orplie- 
lins  des  pensions,  allocations  et  indemnités  dans  les  con¬ 
ditions  prévues  par  les  statuts  ; 

De  préparer  et  fonder  toutes  les  institutions  propres  à 
compléter  et  jjerfectionner  son  oeuvre  de  prévoyance  ; 

De  contribuer  éventuellement  à  la  création  ou  au  déve¬ 
loppement  de  sociétés  indépendantes  de  l’Association, 
mais  exclusivement  recrutées  parmi  ses  membres  et  qui 
auraient  pour  objet  une  œuvre  de  prévoyance,  telle  que 
l’allocation  d’indemnités  en  cas  de  maladie,  le  service  de 
pensions  de  retraite  garanties,  etc.  ; 

De  donner  aide  et  proteetion  aux  membres  des  Soeiétés 
agrégées  ; 

De  maintenir,  par  son  influence  moralisatrice,  l’exer¬ 
cice  de  l’art  dans  les  voies  utiles  au  bien  public  et  con¬ 
formes  à  la  dignité  de  la  profession. 

D.  Distribution  des  allocations.  —  Pour  la  distribution 
des  allocations,  l’Association  générale  possède  deux 
caisses  distinctes  qui  sont  alimentées  par  les  versements 
des  sociétés  locales  et  par  des  dons  et  legs. 

i"  Caisse  des  pensions  viagères.  —  Cette  caisse,  fondée 
en  1863,  a  commencé  à  fonctionner  en  1874.  Depuis 
trente-huit  ans,  l’Association  a  distribué  à  443  pension¬ 
naires  plus  d’un  million  et  demi.  Le  nombre  des  pensions 
en  cours  est  de  75  ;  dix-sept  nouvelles  pensions  seront  de¬ 
mandées  à  la  prochaine  assemblée  générale  ;  le  taux  de 
la  pension  e.st  actuellement  de  Soo  francs  et  pour  les 
sociétaires  ayant  soixante-dix  ans  d’âge  et  trente-cinq 
ans  de  participation,  ainsi  que  pour  les  nonagénaires,  de 
l.ooo  francs. 

'l'out  sociétaire  privé  de  ressources  ou  que  l’âge,  les 
infirmités  ou  la  maladie  mettent  dans  l’impossibilité 
d’exercer  la  profession  médicale  peut  demander  un  secours 
renouvelable  à  la  Société  à  laquelle  il  appartient.  S'il  a 
chiquante  ans  d’â^e  et  s’il  a  acquitté  sa  cotisation  depuis 
quhize  ans  au  moins,  il  peut  être  proposé  pour  une  pen¬ 
sion  viagère.  I,a  demande  en  doit  être  faite  par  écrit  à 
la  Commission  administrative  de  sa  Société  locale  qui 
la  transmet  au  Conseil  général,  avec  pièces  à  l’appui, 
avant  le  31  décembre  de  chaque  année.  L’Assemblée 
générale  annuelle  statue  en  séance  sur  les  demandes  de 
pensions  qui  lui  sont  présentées  sans  toutefois  que  le  nom 
du  sociétaire  soit  publié.  La  pension  une  fois  votée,  le 
titulaire  n'est  plus  tenu  à  aucune  démarche  ;  sa  pension 
lui  est  payée  par  quart  et  d’avance  au  commencement  de 
chaque  trimestre;  elle  lui  est  adressée  accompagnée 
d’un  reçu  que  le  titulaire  n’a  qu’à  signer  et  à  renvoyer 
au  Trésorier  général.  La  pension  lui  est  ainsi  servie  régu¬ 
lièrement  jusqu’à  son  décès. 

2^  Caisse  des  veuves  et  orphelins.  —  Les  veuves,  enfants 
et  ascendants  laissés  sans  ressources  par  les  sociétaires 
peuvent  obtenir  des  secours  annuels  renouvelables.  La 
demande  en  doit  être  adressée  à  la  Société  à  laquelle 
appartenait  le  sociétaire  décédé,  lîn  cas  de  gêne  momen¬ 
tanée  de  la  Société,  il  est  alloué,  aux  Sociétés  qui  le  de¬ 
mandent,  des  subventions  destinées  à  augmenter  les 
allocations  attribuées  aux  veuves  et  orjihelins  de  socié¬ 
taires. 

Outre  les  subventions  accordées  aux  Sociétés  locales, 
la  Caisse  des  veuves  et  orphelins  pourra  exceptionnelle¬ 
ment  contribuer  aux  frais  que  nécessiteraient  les  études 
des  orphelins  de  sociétaires  (bourses  d’études,  droits 
d’examen,  etc.),  et  assure-  ainsi  l’existence  de  Pupilles 
de  l’Association.  ' 

Secours  immédiat.  —  Ihi  dehors  de  cette  aide  pécu¬ 
niaire  accordée  d’une  manière  réglementaire  aux  socié¬ 
taires  on  à  leurs  familles  qui  en  ont  besoin,  l’Association 
générale  accorde  des  secours  immtdials  à  ceux  de  ses 
membres  qui  tombent  dans  la  détresse  et  aux  familles 
qui  restent  sans  aucune  ressource  après  la  disparition  du 


Sociétaire  :  il  suffit  pour  cela  que  le  bureau  de  la  Société 
locale,  après  avoir  voté  une  premier  secours  d’urgence, 
demande  l’appui  pécuniaire  de  l’Association  générale. 
Le  Bureau  du  Conseil  général  en  délibère  d'urgence  et 
fait  parvenir  immédiatement  le  secours  voté. 

E.  Situation  finanoière.  —  An  31  aofit  1910,  l’avoir 
total  des  trois  caisses  de  l’Association  se  résumait  dans 
les  ehiffres  suivants  : 

Caisse  des  Fonds  généraux .  fr.  162.256,34 

Caisse  des  pensions  viagères .  2.525. 743,39 

Caisse  des  veuves  et  orphelins .  422.071,77 

Soit  mi  total  de . fr.  3.110.071,50 

auquel  il  faut  joindre  le  don  de  Jllle  Cille,  les  nues  pro¬ 
priétés  et  les  immeubles  provenant  du  legs  Jlarjolin  qui 
peuvent  être  évalués  à  132.700  francs.  Si  on  ajoute  à 
l’avoir  de  ces  trois  caisses  les  fonds  appartenant  aux 
93  sociétés  locales,  la  fortune  de  l’Association  générale 
des  Médecins  de  France  atteint  la  somme  de  5.685.000 
francs  environ. 

F.  Administration.  —  L’Association  générale  des 
Médecins  de  France  est  dirigée  et  administrée  par  un 
Conseil  général  qui  est  actuellement  ainsi  composé  ; 

Président  de  l’Association  ;  M.  L.  LHREUotji,i,iîT, 
44,  rue  de  Lille,  Paris.  Vice-Présidents  :  MM.  Eucquoy  ; 
Gross  ;  Léon  IvABBft;  Lande.  Secrétaire  général  :  M.  LK- 
PAGE.  Secrétaire  des  séances  :  M.  de  Ma.ssary.  Trésorier 
général  ;  M.  Darras.  ARCHIVISTE  :  ,M.  Perier,  et  trente 
conseillers. 

Le  Président  de  l’Association  est  élu  tous  les  cinq  ans 
par  le  suffrage  direct  de  tous  les  membres  de  l’Association. 
Les  autres  membres  du  Bureau  et  les  conseillers  sont  élus 
par  l’Assemblée  générale,  à  la  majorité  absolue  des  suf¬ 
frages,  pour  une  période  de  cinq  années  et  sont  immédia¬ 
tement  rééligibles.  Les  conseillers  sont  renouvelés  tous 
les  ans  par  cinquième. 

Le  Conseil  général  se  réunit  une  fois  par  mois. 

I/Association  se  réunit  tous  les  ans  en  AsscmlUc  ghic~ 
raie  le  second  dimanche  après  Pâques. 

Pour  tous  renseignements  complémentaires  et  envoi  de 
statuts,  s'adresser  <1  M.  le  Dr  Darras,  trésorier  général, 
S,  rue  de.  Surine,  Paris  (VHP). 

Caisses  annexes.  —  A  côté  de  l’Association  générale 
des  médecins  de  France,  dans  laquelle  les  droits  du  socié¬ 
taire  sont  subordonnés  à  sa  situation  matérielle,  il  fallait 
grouper  deux  autres  œuvres,  l’une  assurant  le  sociétaire 
contre  la  MALADIE,  l’autre  lui  donnant  le  droit  à  une  re¬ 
traite  pour  la  VIEILLESSE. 

Afin  de  ne  pas  créer  de  nouveaux  organismes,  l’Asso¬ 
ciation  générale  décida,  en  1902,  d’établir  une  entente 
entre  elle  et  deux  œuvres  déjà  existantes,  qui  fusionnant 
avec  elle,  deviendraient  en  quelque  sorte  ses  filiales.  Ces 
deux  oeuvres,  fondées  par  leD'’A.  Cézilly,sous  les  auspices 
du  Concours  »«(!ific«/,sont  l’ri  ssociation  .4  micale  des  médecins 
français  pour  l'indemnité  en  cas  de  maladie  et  la  Caisse 
des  Pensions  de  Retraite  du  Corps  médical  français 

Hiles  forment  aujourd’hui  deux  des  trois  branches  auto¬ 
nomes  de  la  Mutuelle  faml  laie  du  corps  médical  français 
(voyez  p.  ’vn)  ou  société  de  secours  mutuels  libre, 
régie  par  la  loi  du  i”  avril  1898. 

Conoluslons.  —  En  résumé,  c’est  un  devoir  pour  tout 
médecin  qui  peut  craindre,  eu  un  moment  donné,  de 
tomber  dans  la  détresse  ou  de  laisser  sa  famille  sans  res¬ 
sources  suffisantes  pour  vivre,  de  faire  partie  de  l’Asso¬ 
ciation  générale  ;  1“  parce  qu’en  cas  de  besoin  il  recevra 
des  secours,  une  pension,  et,  s’il  fait  partie  de  la  Mutua¬ 
lité  familiale  du  corps  médical  français,  des  indemnités 
en  cas  de  maladie  ou  d’accident  et  xme  pension  de  re¬ 
traite  de  droit;  2“  parce  que,  après  sa  mort,  tous  les  siens 
seront,  en  cas  de  gêne,  secourus  par  1  Association  géné¬ 
rale  ;  3®  parce  que,  en  cas  de  difficultés  ou  de  procès, 
ses  intérêts  moraux  et  matériels  seront  défendus  par  le 
Conseil  général  de  l’Association.  , 


417  — 


-  XXIV  — 


LIVRES  REÇUS  AU  BUREAU  DE  PARIS  MÉDICAL 


Formulaire  des  Médicaments 
nouveaux  pour  19il,  23»  édi¬ 
tion  par  H,  liocQiJiiÆON- Limou¬ 
sin,  avec  une  introduction  par  le 
D--  H.  Huciiard,  1911,  I  vol. 
in-i8,  300  pages,  cartonné,  3  fr. 
iJ.-B.  Baillière  et  fils,  éditeurs, 
Paris). 

La  sciatique  et  son  traitement 
thermal  à  Dax,  par  le  Dr  J.  L. 
Lavieile.  Gr.  in-8,  106  pages, 
[J. -B.  Baillière  et  fils,  éditeurs  à 
Paris). 

la  maladie  du  sommeil  et  les 
trypanosomiases  animales  au 


Sénégal,  parlesD"  A.  Thirodx 
et  L.d’Anerevieee  deeaSaeee. 
Préface  du  D'A.  Laveran,  1911, 
I  vol.  gr.  in-8,  de  200  pages,  avec 
17  figures.  Broché  7  francs  (J. -B. 
Baillière  et  fils,  éditeurs  à  Paris). 

Contribution  à  l’étude  des  Ary¬ 
thmies.  L’ Extra-systole,  par 
le  Dr  Marc  Leconte.  Paris,  1911, 
I  vol.  gr.  in-8,  de  230  pages,  avec 
42  figures,  broché  6  fr.  (J. -B  Bail¬ 
lière  et  fils,  éditeurs  à  Paris). 

Formulaire  des  Médications 
nouvelles  pour  1911,  par 
leD'H.  Gieeet.  Paris,  1911,  i  vol. 
iu-i8,  325  pages,  cartonné,  3  fr. 


{J.-B  Baillière  et  fils,  éditeurs  à 
Paris). 

Allgemeine  Mikrobiologie  die 
Lehre  vom  Stoff-und  Kraît- 
wechsel  der  Kleinwesen,  par 
le  Dr  Waiaer  Kruse,  1910, 1  vol. 
gr.  in-8,  de  1185  pages,  avec 
figures,  broché  Mark  30;  cartonné, 
Mark  32  50  (F.  C.  W.  Vogel,  édi¬ 
teur  à  Leipzig). 

La  Régénération  physique  et 
mentale  de  l’homme  par  la 
réforme  alimentaire,  par  Otto 
Carqué,  br.  in-8  de  92pages.,2fr. 
Nyssens,  éditeur  à  Bruxelles). 


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DIAGNOSTIC  ET  THÉRAPEUTIQUE 

Maladies  du  Cœur  et  des  Vaisseaux,  du  Nez,  du  Larynx, 
des  Bronches,  des  Poumons,  des  Plèvres  et  du  Médiastin 


H.  BARBIER 

de  niApitnl'nérold. 


I  HALLE 

Mddedn 

I  des  Ilépituux  de  Pe 

BOURBILLON 


1911.  Un  volume  grand  ia-8  de  702  pages  avec  103  figares.  Broché,  16  fr.  —  Cartonné,  1 7  fr.  50 


-  XXV  — 


NOUVELLES 


Commerce  et  pharmacie-  —  11  aurait  été  triste  que  le 
beau  morceau  d’éloquence  qu’on  va  lire  ne  passât  pas 
à  la  postérité;  grâce  au  Monde  Pharmaceutique 
qui  l’a  péché,  «  dans  un  prix  courant,  intéressant  à 
divers  autres  points  de  vue»  (encore!)  il  est  parvenu 
jusquà  nous,  qui  le  transmettons  à  nos  petits-neveux  ; 

Ouvriers  blessés  !  accidentés  du  travail  ! 

Avez-vous  une  ordonnance  à  faire  exécuter} 

Venez  à  la  pharmacie  mutuelle. 

Vous  touclierez  de  suite,  «  en  espèces  »,  lo  p.  loo  sur  le 
montant  de  votre  ordonnance,  qui  sera  exécutée  avec  le  plus 
grand  soin. 

Ifl.  PHARMACIE  mutuelle  ne  prélève  aucun  bénéfice  sur  les 
Ordonnances  d’Accidents  du  Travail,  lille  abandonne  ce 
bénéfice  aux  blessés. 

Ia  PHARMACIE  MUTUELLE  est  la  Seule,  à  Paris,  qui  donne  de 
l’argent  aux  malades. 

Et  à  la  fin  de  l’opuscule  on  lit  : 

Au  moment  de  mettre  sous  presse,  je  suis  heureux  de 
signaler  au  public  un  fait  nouveau  qui  sera  la  meilleure  réponse 
à  mes  détracteurs  qui  prétendent  qu’il  faut  vendre  très  dier 
pour  vendre  bon. 

Une  loi  nouvelle  ne  permet  plus  â  tous  les  plmrmaciens 
d’avoir  chez  eux  les  étudiants  stagiaires  destinés  à  devenir 
eux-mêmes  pharmaciens. 

Seuls  sont  autorisés  à  recevoir  ces  étudiants  stagiaires,  les 
pharmaciens  qui  sont  jugés  aptes  à  faire  leur  instruction  et  dont 
la  bonne  tenue  de  leur  maison  et  l’installation  de  leur  labo¬ 
ratoire  donnent  toutes  les  garanties  à  cet  égard. 

Or,  je  viens  d’être  autorisé  à  recevoir  des  stagiaires. 

Cette  décision  très  flatteuse,  prise  par  l’École  supérieure  de 
Pharmacie  à  mon  égard  compense  largement  tous  les  sacri¬ 
fices  que  je  me  suis  imposés  pour  faire  de  la  Pharmacie  mu¬ 
tuelle  une  des  premières  et  des  plus  appréciées  de  Paris,  et  se 
passe  de  commentaires. 

I,e  public  comprendra.  X.... 

^  Pharmacien  de  i"  classe 

Il  e.st  bien  certain  que,  grâce  à  la  «  décision  très 
flatteuse  prise  par  l’École  supérieure  de  Pharmacie  », 
les  jeunes  stagiaires  recevront  un  enseignement  vrai¬ 
ment  de  première  classe  au  point  de  vue  commercial. 

Association  générale  des  médecins  de  France. 
Société  centrale.  —  On  nous  communique  la  note  sui¬ 
vante  : 

Les  Président  et  Vice-Président  de  la  Société  Centrale 
et  les  Membres  de  la  Commission  administrative,  sous¬ 
signés  : 

Considérant  : 

I  »  Que,  par  le  référendum  du  20  décembre  1909,  la  ma¬ 
jorité  des  membres  de  la  Société  centrale  avait  nettement 
condamné  le  principe  de  l’entrée  des  médecins  dans  une 
Société  commerciale,  telle  que  la  Prévoyance  médicale  • 

2"  Que,  dans  l’Assemblée  générale  du  5  mars  1911,  la 
majorité  des  membres  présents  (ny,  alors  que  la  Société 


compte^  754  membres),  par  ses  paroles  et  par  ses  votes, 
a  blâmé  les  actes  de  la  Commission  administrative,  con¬ 
formes  aux  indications  de  ce  referendum; 

3°  Que  les  soussignés  ne  peuvent  s’associer  à  l’orien¬ 
tation  nouvelle  que  les  dernières  élections  ont  indiquée, 
en  consacrant  un  principe  antérieurement  condamné. 

Donnent  leur  démission  de  membres  du  bureau  et  de 
la  Commission  administrative. 

Et  demandent  à  M.  Darras  de  conserver,  dans  l’inté¬ 
rêt  de  la  Société,  ses  fonctions  de  trésorier. 

Paris,  le  6  mars  19:1. 

Signé  :  Bucquoy,  président.  —  Paul-Boncour,  vice- 
président.  —  Beaumé.  —  Stéphane  Bonnet.  —  Chan- 
debois.  —  Costilbes.  —  Delion.  —  Devis.  —  Doubre. 

—  Furet.  —  Gougelet.  — -  De  Grandmaison.  —  Grossard. 

—  Jamain.  —  Jomier.  —  Le  Coin.  —  Lelongt.  —  Le 
Sourd.  —  Mauban.  —  Emile  Sergent.  —  Gustave  Weil. 

Le  méd  xin  de  campagne.  —  Ce  qui  caractérise  essen¬ 
tiellement  la  situation  du  médecin  de  campagne,  c’est . 
VùiHmité  sociale  de  celui-ci  avec  sa  clientèle,  dont  il  est 
le  conseiller  d’hygiène  et  souvent  le  conseiller  juridique, 
dont  il  est  le  confesseur  un  peu  redouté,  au  courant  de 
tous  les  secrets  de  famille  ;  il  débarque  dans  la  vie  d’affreux 
petits  êtres  qu’il  aide  à  devenir  des  hommes,  et  ferme 
avec  émotion  les  yeux  du  travailleur  qui  a  fini  sa  tâche  ; 
il  encourage  et  console,  et  souvent  grossit  la  voix  pour 
gronder  ;  il  soulage  les  douleurs  physiques  et  calme  les 
peines  morales  ;  l’œil  au  guet,  l’oreille  tendue,  il  reste 
constamment  armé  pour  voler  au  secours  de  ces  grands 
enfants,  dont  il  a  assumé  la  garde,  et  dont  la  seule  véné¬ 
ration  soutient  sou  dévouement.  Car  cette  communion 
de  sentiments,  que  je  voudrais  pouvoir  décrire  de  la 
plume  de  Balzac,  idéalise  un  peu  cette  existence  faite  de 
labeurs  et  de  privations,  et  ensoleille  une  atmosphère 
souvent  embrumée  par  de  mesquines  jalousies  et  des 
inimitiés  tenaces.  D'  DE  Bie  (i),  d’Anvers. 


Le  monument  Cornil  à  Paris.  —  Dans  le  dernier  nu¬ 
méro  de  Paris  médical  on  a  pu  voir,  avant  même  qu’il 
fût  inauguré,  le  monument  érigé  à  la  mémoire  du  Pi  Cor¬ 
nil,  à  la  Faculté  de  médecine.  L’inauguration  a  eu  lieu 
dimanche  dernier  5  mars,  sous  les  auspices  de  M.  le  Pré¬ 
sident  de  la  République  qu’accompagnait  M.  Ramondou, 
secrétaiie  général.  Le  chef  de  l’État  fut  reçu  par  M.  Laii- 
douzy,  doyen  de  la  Faculté  de  médecine,  encouré  de  tous 
les  professeurs.  Il  fut  immédiatement  salué  par  M.  Mes- 
simy,  le  nouveau  ministre  des  colonies  qui,  ne  s’étant 
pas  encore  présenté  devant  la  Cliambre, assistait  à  la 
solennité  seulement  à  titre  personnel,  comme  gendre  du 
P'  Comil...  Sur  l’estrade  prirent  place  aux  côtés  de  M.  Fal- 
lières,  MM.  Antonin  Dubost,  président  du  Sénat,  Loubet, 
ancien  président  de  la  République,  Dujardin-Beaumetz 
sous-secrétaire  d’État  aux  beaux-arts  ;  Mme  Veuve 
Cornil  ;  MM.  de  Selves,  Lépine,  Galli,  Bellan,  Mesureur  ; 
les  P''»  Landouzy,  Pozzi,  Chauffard,  Lannelongue,  etc. 


(1)  Tiré  du  di.'scours 
le  D' de  Bie  à  la  séance 
cale  d'Anvers,  1910. 


Légion  d’honneur.  —  Le  Di  Mul¬ 
ler  (de  Saint-Quentin)  et  le  D""  Tho¬ 
mas  (du  Raincy)  sont  nommés  che¬ 
valiers  de  la  Légion  d’honneur. 


Mérite  ag  icole.  —  Au  grade  d'of¬ 
ficier.  —  M.  le  docteur  Magnin  (P.- 
L.-F.)  (de  Pari.s). 

Au  grade  de  chevalier.  — , MM.  les 
Dr»  Auveray  (de  Dives-sur-Mer), 
Bernard  (de  Juvisy),  Christen  (d.e 
Vensailles),  Demonchy  et  Gardette 
(de  Paris),  Lebron  (de  Mayet-de- 
Moiitague),  Miquel  et  Paul  [de  Paris), 
Petit  (de  Château-Thierry),  Podevin 


LA  VIE  MÉDICALE 


(de  Paris),  Savornin,  médeciii-major 
a  l’école  de  J  oinville. 

Officiers  de  i'instruction  publique. 
—  MM.  les  Dr»  Fmmusan  et  Large 
(de  Paris),  Ivcpaître  (de  Bessancourt), 
Rosenthai  (de  Paris). 


Officiers  d’académie.  —  MM.  les 
Dr*  Gorse  (de  Villiers-sur-Manie), 
Léard  (de  Montrouge),  Lucius  et 
Maurice  (de  Paris),  Mazière  (d’Au- 
rillac),  Noulette-Graiigée  (de  Chain- 
pigny-siir-Beauce),Ozaniie(de  Paris), 
Pallegoix  (de  Saint-Mandé),  Puech 


(d’Aurillac),  Robin  (de  Paris),  Tour¬ 
nier  de  (Vic-sur-Cère). 

Banquet  de  l’as-soclation  générale 
des  étudiants  de  Paris.  —  Ce  ban¬ 
quet  a  eu  lieu  sous  la  présidence  de 
M.  de  Porto  Riche,  à  la  salle  Hoche. 
Pour  la  première  fois  assistaient  â  ce 
banquet  des  étudiants. 

Victime  des  rayons  X.  —  Un  nou¬ 
veau  nom  vient  de  s’inscrire  au  mar¬ 
tyrologe  de  la  radiographie  :  c’est 
celui  du  Dr  Wilson,  qui  fut  pen¬ 
dant  douze  ans  opérateur  des  hôpi¬ 
taux  de  Londres. 


—  A19  — 


-  XXVI  — 


SOMMAIRE  du  N“  13 


JosiiÊ .  —  Le  syndrome  surréno-vasculaire .  287 

S4LIMBENI .  —  La  pneumonie  pesteuse . .  293 

Papin .  —  Diagnostic  du  cancer  de  ia  prostate . 299 

MiliaN . —  Les  doses  de  6o3 . . .  3oo 

Actualités  médicales .  —  Traitement  des  états  asphyxiques  par  les  injections  sous-cutanées  d’oxygène. 

—  Obésité  infantile  hypophysaire  par  hydrocéphalie.  —  Perforations  et 

pseudo-perforations  intestinales  dans  la  fièvre  typhoïde . .  3o2 

Sociétés  savantes .  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Socié'é  de  biologie.  —  Académie  des 

sciences.  —  Académie  de  médecine.  —  Société  de  chirurgie.  —  Société  de 

neurologie.  —  Société  de  psychiatrie .  3o4 

La  vie  médicale  a  l’étranger.  —  .  3oo 

Libres  provos  :  Médecine  et  littérature,  par  le  D'  Jean  Camus . . .  III 

Choses  du  jour  :  Napoléon  a-t-il  fait  assassiner  lord  Dathurst .  111 

C/inoiîçMe  ar/isfïç’ie  :  La  Peste  par  l’image .  V  et  VU 

L  intermédiaire  des  médecins .  IX 

Curiosités .  XI 

Leçon  d'anatomie  i  Leçon  d’anatomie  du  Prof.  Ruïscii . 

médicales  :  Lechirurgen  de  province  parle  D^Pierre  Maurei . . 


XIIl 

Xlll 

Wll 

XIX 

XIX 

XXI 


Silhouc'  _ 

Art  et  médecine  :  Les  malades  ^ 

Diététia  <e  :  l'réparat  ons  diététiqi  _  __ 

Formules  thérapeutiques  :  La  teinture  d’iode  décolorée. 

La  médecine  au  palais . ' . . 

Chronique  des  livres  :  La  pratique  des  Maladies  des  enfants,  fasc.  IV,  maladies  du  cœur,  des  bronch  s. 

des  poumons . XXI 

Nouvelles .  XXIIl 

La  vie  médicale .  XXV 

Cours.  Congrès.  ~  Actes  de  la  Faculté  de  Pans .  XXVIl 

Théi  apeutique  pratique  :  Des  substances  alimentaires  en  général  et  de  l  extrait  de  viande  en  particulier.  — 

Valeur  des  sucs  de  viande . ° . ^ .  XXVllI 


SOMMAIRE  du  N“  14 


307 

3i3 

322 

324 

33o 

335 

338 

342 

342 

III 

III 


Chronique  scientifique  :  Les  couperies  de  poils  et  le  secrétage,  par  Marcel  h  rois .  V  et  Vil 

Les  cérémonies  médicales  :  L’inauguration  du  monument  du  P'  CorNil,  a  la  Faculté  de  médecine  de  Pans. . .  IX  et  >  I 

Nécrologie  :  pr  van  Cauwenberohe .  XlII 

Diagnostic  artistique .  XIII 

Curiosités . XIII 

Art  et  médecine  :  Ricord,  portrait-charge,  par  Oill .  XVII 

Diét-tique .  XIX 

Formules  thérapeutiques .  XIX 

Ch'onique  des  Livres  :  i  raitement  de  la  syphilis  par  l'hectinc  et  l’hectargyre,  par  le  Dr  Dive .  XXI 

Variétés .  XXI 

Nouvelles .  XXI  et  XXIII 

La  vie  médicale  . XXV 

Cours.  —  Actes  de  la  Faculté .  .  XXV  et  XXVIl 


Thérapeutique  pratique  :  Traitement  des  ulcérés  variqueux  et  des  plaies  atones  par  l'ulcérine  Berger.  XXVIl  et  X-X  VIII 


Gaucher  et  Cougerot.  —  L’hôpital  Saint-Louis . 

Milian .  —  La  dermatologie  et  la  syphiligraphie  en  191 1  (Revue  annuelle] . . . . . 

I  RocQ .  —  Une  nouvelie  méthode  d’exploration  des  dermatoses  :  le  grattage  méthodique. 

Darier . —  De  la  biopsie . 

Dubreuilh  et  Petoes..  —  Les  engelures . 

Jacquet . —  Le  mass-ige  plastique  à  double  action  dans  le  traitement  des  dermatoses . 

Bi'Diw .  —  1-e  traitement  actuel  des  teignes  du  cuir  chevelu . 

Actualités  médicales  :  L’arsénoi  enzol  français,  par  le  D'  L.  Fournier . . 

.'ociÉTÉs  SAVANTES...,  —  Société  médicale  des  hôpitaux . 


Libres  propos  :  La  violence,  par  G.  Linossier . 

Choses  du  jour  :  La  terreur  du  pacha,  par  Milian. 


Malgré  tous  tes  soins  apportés  par  nos  services  de 
départ,  it  se  produit  quelquefois  des  irrégularités 
dans  ta  distribution  du  Paris  Médical.  Nous  prions 
nos  lecteurs  de  nous  tes  signaler  sans  retard,  pour 
nous  permettre  d’ÿ  remédier. 


-  MEDICATION  -  AT/^TVI 

ANlIBACtLLAIRE  PAR  L'  §\Æm\J  I  T  La 

(en  ampoules  et  pilules  gtutlaistes) 

lipoïdes  spléniques  et  biliaires 

CHOLESTERIN  £ ,  GOMENOL  et  C  AM  PHRE 


-  XXVII  — 


LA  VIE  MÉDICALE  [Suite) 


Bn  igo6  déjà,  M.  Wilson  dut  subir 
deux  opérations  de  la  main  gauche. 
Peu  après,  on  dut  lui  amputer  un 
doigt  de  la  main  droite. 

Concours  de  l’internat  en  phar¬ 
macie.  —  Le  jury  est  provisoirement 
composé  de  MM.  Bonrqnelot,  Béhal, 
Meillère,  Villejean,  Duinénil,  Tha- 
buis  et  Carette. 

Concours  de  médecin  de  l’assis¬ 
tance  médicale.  —  Le  jury  est  com¬ 
posé  de  Mme  Peltier,  MM.  Saintu, 
Guillier,  Biard  et  Redit. 

Hôpitaux  de  Province.  —  Lyon. 
Concours  bb  chirurgien  des 
HÔPITAUX.  —  Le  concours  pour  une 
place  de  chirurgien  des  liôpitaux 
s’est  terminé  par  la  nomination  de 
M.  Patel,  professeur  agrégé  à  la 
P'aculté  de  Lyon.  Ce  n’est  pour  lui 

Sue  la  confirmation  d'une  situation 
éjà  acquise  dans  le  milieu  médical 
Lvonnais. 

'Bordeaux.  —  Une  place  de  mé¬ 


decin  adjoint  des  hôpitaux  de  Bor¬ 
deaux  sera  mise  au  concours  le 
20  juin  igi  I  à  huit  heures  du  matin. 

Académie  de  médecine.  —  Le  De 
Prenant,  professeur  à  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris  a  été  élu  membre 
de  l’Académie  dans  la  section  d’ana¬ 
tomie.  Nous  lui  consacrerons  un  ar¬ 
ticle  biographique  dans  le  prochain 
numéro. 

Mariages.  —  D^  Paul  Goupillât  et 
Mme  Duriot.  —  M.  André  Siegel  et 
Mlle  May  Davenport,  fille  du  docteur. 
— M.  Alphonse  Grosjean,  externe  des 
hôpitaux  et  Mlle  Madeleine  Colliard. 
M.  Gustave  Yvon,  lieutenant  d’artil¬ 
lerie,  fils  du  D''  et  Mlle  Simone  Jobiu. 
—  M.  Coutière,  professeur  à  l’École 
de  Pharmacie  de  Paris  et  Madame 

Nécrologie.  —  D'  Sigmund  Lust- 
garten,  professeur  de  dermatologie  à 
New-York.  —  Professeur  G.V.  Braun, 
professeur  d’obstétrique  à  Vienne.  — - 


Le  Df  Innocencio-Félix-Louis  Or- 
KII,A,  doyen  des  agrégés  de  la  Faculté 
de  médecine  de  Paris,  neveu  du  pro¬ 
fesseur  Oreiea  qui  a  illustré  ladite 
Faculté.  I.e  défunt,  né  à  Madrid  en 
1S27,  s’était  Lait  naturaliser  Français 
et  avait  épousé  la  fille  de  Bérard, 
doyen  de  la  Faculté  de  Montpellier. 
Agrégé  de  chimie  en  i852-!;3,  Louis 
Orfîla  a  publié  plusieurs  ouvrages, 
entre  autres  un  Mémoire  sur  Véli- 
mination  des  poisons  et  les  Leçons  de 
toxicologie  qu’il  a  professées  à  Paris, 

■ — ■  I.e  !)'■  Alexis  Chavanne,  am  ieii 
interne  et  médecin  des  hôpitaux  de 
I.yon,  ancien  député  du  Rhône.  — ^ 
Le  lE  Fernand  Delislc,  préparateur 
(Vanthropologie  au  muséum,  qui  a 
été  incinéré  la  semaine  dernière.  — 
Mme  Kmile  Baillière,  fcmmi!  de 
M.  Binile  Baillière,  éditeur  de  livres 
de  médecine.  Le  comité  de  rédaction 
de  Paris  médical  s’associe  au  d  uil 
qui  frappe  MM.  Baillière  et  expiime 
à  la  famtlle  éprouvée  sa  douloureuse 
sympathie. 


Clinique  médicale  de  l’Hôtel-Dieu. 
—  Professeur  Gilbert.  —  Samedi, 
25  février  à  loh.  1/2.  Leçon  clinique 
sur  quelques  cas  de  gangrène  symé¬ 
trique  des  extrémités,  —  Les  mer¬ 
credis  à  10  h.  1/2,  présentation  de 
malades.  Rédaction  'et  correction 
d^ ordonnances.  -  Samedi  18  mars.  Lc- 
çon  clinique  sur  la  Tuberculose,  Jiy- 
pertrophu  des  ganglions. 

I  !  mars  à  1 1  heures.  —  Hôpital 


COURS 

Saint-Antoine  20,  rue  de  Citeaux. 
—  M.  le  Docteur  Jean-Charles 
Roux  :  Les  périgastrites  douloureuses. 

13  mars  à  10  heures.  —  Asile 
SAINTE-.àNNE.  —  Dr  LaIGNEL-La- 
VASTINE,  professeur  agrégé.  —  Les 
réactions  antisociales  des  délirants 
systématisés  non  hallucinés. 

13  mars  /S//  à  5  heures.  —  HôTel- 
DlBU.  —  D'’  Montiius.  Conférences 


pratiques  sur  les  Maladies  des  Yeux 
(Lundis.  Mercredis.  Vendredis). 

16  mars.  ■ —  Hôpital  des  acci¬ 
dents  DU  TRAV.m.  (136,  rue  Cham¬ 
pionnat).  — -  Cataractes  traumatiques 
par  le  Dr  Terrien. 

n  mars.  —  sociBtiî  d’encoura¬ 
gement  {rue  de  Rennes,  44).  — L’aé¬ 
ronautique  en  igio,  par  M.  le 
commaudaiit  Renard. 


ACTES  DE  LA  FACULTÉ  DE  MÉDECINE  DE  PARIS 


EXAMENS  DE  DOCTORAT 

Lundi  13  mars,  à  une  heure.  —  Dissection,  Ecole  pra¬ 
tique,  épreuve  pratique  :  MM.  Kinni.sson,  Nicolas  et  Rou¬ 
vière. 

l'r  (oral)  :  MM.  Delbet,  Branca  et  Mulon.  —  3”  (oral, 
2®  partie)  ;  MM.  Blanchard,  Marcel  Labbé  et  Sicard  ;  — - 
M.  Brumpt,  suppléant.  —  5®  (chirurgie,  tr®  partie),  Untel- 
Dicu  (ir®  série)  :  MM.  Reclus,  Aug.  Broca  et  Proust  ;  — 
(2®  série)  ;  MM.  Segond,  Pierre  Duval  et  Ombrédanue  ; 

—  M.  André  Jousset,  suppléant. 

Mardi  14  mars,  à  une  heure.  —  Dissection,  Ecole  pra¬ 
tique,  épreuve  pratique  :  MM.  Nicolas,  Grégoire  et  Che- 

i®r  (oral),  (ir®  série)  :  MM.  Pozri, Retterer^etMorestin  ;  -- 
(2®  série)  :  MM.  Prenant,  Rémy  et  Terrien  ;  —  (3®  série)  : 
MM.  Qitéim,  Thiéry  et  I,euomiant  ;  • —  M.  Langlois,  sup- 

Mercredi  1 5  mars,  h  une  heure.  —  Dissection,  Ecole  pra¬ 
tique,  épreuve  pratique  ;  MM.  Segond,  Branca  et  Rou¬ 
vière.  —  3®  (2®  partie),  Laboratoire  des  travaux  pratiques 
d'anatomie  pathologique,  épreuve  pratique  :  MM.  Blan¬ 
chard,  De.sgrez  et  Gougerot. 

i®®  (oral)  :  MM.  Kinnisson,  Nicolas  et  Jlulon.  —  3® 
(oral,  U®  partie)  :  MM.  Hartmann,  Retterer  et  Couve- 
laire.  —  4®  ;  51M.  Zimmeni,  Macaigne  et  Laignel-Lavas- 
tiiie  ;  —  M.  Brumpt,  suppléant.  —  5®  (chirurgie,  U®  par¬ 
tie),  Laënnec  :  MM.  Delbet,  Legueu  et  Pierre  Duval.  — 
5®  (2®  partie)  :  Laënnec  (U®  série)  :  MM.  Roger,  Marcel 
I.abbé  et  Lœpcr  ;  —  (2®  .série)  ;  MM.  Jlarlan,  Guillain 
et  L.  Bernard  ;  —  M.  Sicard,  suppléant. 

_  Jeudi  16  ttrars,  à  une  heure.  —  Dis.seçtion,  Ecole  pra¬ 
tique,  épreuve  pratique  MM.  Poz/.i,  Morestin  et  Gré¬ 
goire.  —  3®  (2®  partie),  laboratoire  des  travaux  pratiques 
d  anatomie  pathologique,  épreuve  pratique  :  MM.  Cliasse- 
vaut,  Brumpt  et  Roussy. 

I®'  (oral)  (i®®  .série)  ;  MM.  Prenant,  Thiéry  et  Chevassu  ; 

—  (2®  série)  :  MM.  Nicolas,  Rémy  et  GU'inczyc,  —  4®  : 


MM.  Chantemcs.se,  Thoinot  et  Tiffeneau  ;  —  M.  .André 
Broca,  suppléant. 

Vendredi  17  mars,  à  une  heure.  —  Di.ssection,  Ecole  pra¬ 
tique,  épreuve  pratique  ;  MM.  Reclus,  Nicolas  et  Branca. 

i®®  (oral)  :  MM.  Hartmann,  I.egueu  et  Rouvière.  — 
2®:  MM.  Gautier,  Mulon  et  Jean  Camus.  —  3®  (oral, 
2"  partie)  ;  MM.  Blanchard,  Widal  et  Guillain  ;  — 
M.  Brumpt,  .suppléant.  —  5®  (chirurgie,  i®®  partie), 
Necker  (i®®  série)  :  JIM.  Kinni.sson,  Mauclaire  et  Gmbré- 
danne  ;  —  2®  série)  :  MM.  Delbet,  Pierre  Duval  et  l'roust  ; 
. —  M.  A.  Léri,  suppléant.  —  5®  (obstétrique,  i®®  partie). 
Clinique  Baudelocque  :  MM,  Mnard,  Couvelaire  et  Gue- 
iiiot  ;  —  M.  Zimmem,  suppléant. 

Samedi  18  mars,  à  une  heure.  —  Dissection,  Ecole  pra¬ 
tique,  épreuve  pratique  :  MM.  Quéiiu,  Morestin  et  Gkin- 
czyc  ; 

I®®  (oral)  (i®»  série)  :  MM.  de  Lnpcrsotine,  Retterer  et 
Grégoire  ;  —  (2®  série)  ;  MM.  Prenant,  Rémy  et  A. 
Schwartz.  —  (3®  série)  :  MM.  Nicolas,  Thiéry  et  Lenor- 
inant;—M.  Langlois,  .suppléant.  —  5®  (obstétrique,  i®®  par¬ 
tie),  Clinique  Tarnier  :  MM.  Bar,  Brindeau  et  Jeauiiiu  ; 
“-  M.  André  Broca,  suppléant. 

THESES 

Jeudi  16  mars,  à  une  heure.  —  M"®  .Abramovitch.  L’ic¬ 
tère  et  le  rôle  du  foie  dans,  le  syndrome  :  Vomissements  à 
répétition  de  l’enfance.  (JIM.  Hutinel,  président  ;  Ribe- 
inont-Dessaignes,  Nobécourt  et  Jeapniii).  —  JL  Dui.AC. 
Des  tumeurs  congénitales  de  la  région  antérolatérale  du 
con  du  fœtus  dans  leurs  rapports  avec  l’accouchement, 
(JL  Ribemont- Dessaignes,  président  ;  Hutinel,  Nobé¬ 
court  et  Jeannin).  —  JL  Roviteau.  Saint-Lazare.  Hôpi¬ 
tal-Prison.  (MJI.  Gilbert  Ballet,  président  ;  Chauffard, 
Achard  et  Gougerot).  — -  JL  JlELJAC.  De  la  kleptomanie 
daiisla  paralysie génér.ale  progre.ssive.  (JIJI,  Gilbert  Ballet, 
président  ;  Chauffard  Achard  et  Gougerot).  —  JL  LH 
Roy,  .Sur  une  épidémie  de  varicelle  anormale.  (JIJI.  Chauf¬ 
fard,  président  ;  Gilbert  Ballet,  Achard  et  Gougerot).  — - 
JL  BrehER.  Éléphantiasis  et  inyxocrlème.  (JIJI.  Achard, 
pré.sideiit  ;  Gilbert  Ballet,  Chauffard  et  Gougerot). 


—  4SI  — 


—  xxvm  — 


THERAPEUTIQUE  PRATIQUE 


LA  MÉTHODE  RÉCALCIFIANTE 
DANS  LA  TUBERCULOSE 

Le  docteur  Perrier  applique  au  traitement  à  domicile 
des  tuberculeux  une  méthode  dont  les  résultats  semblent 
fort  encourageants. 

Le  D' M.  Letulle,  vivement  frappé  par  les  améliorations 
obtenues  chez  des  patients  traités  chez  eux  et  dont  plu¬ 
sieurs  se  livraient  encore  à  un  travail  pénible,  a  accordé 
son  patronage  particulièrement  compétent  à  une  méthode 
simple  et  facilement  applicable  pour  les  praticiens. 

Perrier  a  déjà  publié  de  nombreuses  observations  de 
malades  ouvriers,  débarrassés  de  leur  fièvre  et  fiers  de 
pouvoir  gagner  leur  pain.  C’est  la  méthode  dite  de  recal¬ 
cification  qui  permet  de  conserver  au  tuberculeux  encore 
valide  une  valeur  sociale  et  dont  l’avenir  décidera  de  la 
valeur  thérapeutique. 

Mme  le  Silder  applique  actuellement  ce  traitement 
à  sa  clinique  de  l’avenue  de  Clichy,  à  Paris,  et  vient  de 
donner  les  résultats  favorables  obtenus  chez  105  malades 
qui  ont  été  suivis  pendant  deux  ans. 

Nous  trouvons,  dans  la  Presse  médicale,  du  19  no¬ 
vembre,  un  article  sur  la  méthode  de  recalcification  par 
le  D'  Sergent,  et  nous  en  donnons  l’analyse  empruntée 
à  la  Revue  de  thérapeutique  médico-chirurgicale.  Les  prin¬ 
cipes  de  la  méthode  sont  les  suivants  : 

Suppression  absolue  des  boissons  alcooliques. 

Éviter  le  beurre,  les  graisses  (acides  gras)  et  les  sauces, 
ou  tout  au  moins  les  remplacer  par  la  crème  de  lait. 

Ne  pas  dépasser  par  jour  200  à  300  grammes  de  pain. 

Espacer  largement  les  repas. 

Bannir  les  mets  vinaigrés,  oranges,  citrons  les  fro¬ 
mages  mous. 

User  des  pommes  de  terre,  carottes,  pois  cassés,  pâtes, 
œufs,  viandes  maigres  (300  à  400  grammes  par  jour),  pois¬ 
sons  (saut  le  maquereau,  le  saumon  et  le  hareng),  fruits 
cuits,  confitures  non  acides. 

Comme  médication,  boire  (le  matin  de  bonne  heure 
et  une  demi-heure  avant  chaque  repas)  une  eau  minérale 
bicarbonatée  calcique  telle  que  Pougues  et  prendre  trois 
fois  par  jour  la  poudre  dont  la  formule  est  donnée  si- 
dessous. 

Sergent  a  appliqué,  depuis  six  ans,  cette  méthode  et 
donne  aujourd’hui  les  résultats  de  sa  pratique.  On  sait 
que,  pour  l’inventeur  de  la  méthode,  il  faut  avant  tout 
combattre  la  production  des  fermentations  acides  dans  le 
tube  digestif,  en  supprimant  la  suralimentation,  en  aug¬ 
mentant  les  intervalles  entre  les  repas,  et  en  chosisissant 
exactement  les  aliments.  Sergent  conseille  les  aliments 
snivants : 

S’alimenter  avec  des  potages  épais,  des  laitages,  des 
œufs,  des  rognons,  ris  de  veau,  des  poissons  bouillis,  des 
viandes  grillées  ou  rôties,  sans  sauce,  des  légumes  en 
purée  (de  préférence  pommes  de  terre,  pois  cassés,  hari¬ 
cots),  des  pâtes,  du  riz,  des  entremets,  des  fruits  cuits  et 
des  confitures. 

Supprimer  les  aliments  gras  (graisse,  fritures,  beurre  en 
excès,  le  faire  fondre  à  l’anglaise) ,  le  bouillon  non  dégraissé, 
les  aliments  acides  (salades,  vinaigre,  cornichons,  oscille, 


citrons,  oranges),  les  aliments  fermentés  (fromages  faits, 
gibier). 

Ne  manger  que  du  pain  grillé  ou  très  cuit  (la  croûte 
seulement) . 

Supprimer  toutes  les  boissons  alcooliques. 

Boire  de  l’eau  de  Pougues,  un  verre  et  demi  au  maxi¬ 
mum  pendant  le  repas,  mais  en  boire  un  verre  environ  une 
heure  avant  chaque  repas  (avoir  soin  de  déboucher  d’avance 
les  bouteilles  pour  dégager  l’acide  carbonique  libre). 

Manger  suffisamment,  sans  chercher  à  faire  de  lasu  ra- 
limentation. 

Ne  jamais  rien  prendre,  sauf  un  verre  d’eau  de  Pougues 
entre  les  repas,  qui  devront  être  pris  à  des  heures  régu¬ 
lières. 

Petit  déjeuner  entre  sept  et  huit  heures  (un  potage, 
du  lait,  deux  œufs,  50  grammes  de  pain). 

Déjeuner  à  midi  ou  midi  et  demi. 

Dîner  à  sept  heures  ou  sept  heures  et  demie. 

Dans  le  milieu  de  chacun  de  ces  trois  repas,  prendre 
un  des  cachets  suivants  (dose  adulte)  : 

Carbonate  de  chaux .  0.30  ceiitigr. 

Phosphate  tricalcique .  0.50  — 

Chlorure  de  sodium .  0.15  — 

Magnésie  calcinée . 0.05  à  o.io  — • 

pour  un  cachet,  ou  uue  cuillère  -mesure  ou  un  comprimé 
de  Tricalcine. 

L’influence  de  ce  traitement,  qui  n’exclut  pas,  mais 
réclame  au  contraire  l’aide  de  procédés  thérapeutiques 
s’adressant  au  bacille  même  est  constamment  favorable 
sur  l’état  général  et  les  troubles  fonctionnels.  Les  fonc¬ 
tions  digestives  s’améliorent  en  premier  lieu.  I/action 
sur  les  lésions  locales  est  moins  constante. 

Ce  traitement  doit  être  suivi  avec  la  plus  rigoureuse 
exactitude  et  constitue  certainement  celui  qui  donne 
le  moins  de  déceptions  et  le  plus  de  succès. 

ZOMOTHÉRAPIE  —  DOSES  CURATIVES 

La  zomothérapie  ne  devrait  pas  compter  d’insuccès 
si  on  indiquait  en  détail  aux  malades  comment  le  suc 
musculaire  doit  être  préparé  et  à  quelles  doses  il  doit  être 
administré. 

Le  suc  de  la  viande  crue  doit  être  préparé  uniquement 
par  pression  à  froid  et  au  mo¬ 
ment  du  besoin. 

Il  doit  être  administré  à  la 
dose  de  250  grammes  en  deux 
ou  trois  fois  dans  la  journée. 

On  doit  le  faire  absorber 
séance  tenante,  dès  son  extrac¬ 
tion,  à  cause  de  sa  grande  alté¬ 
rabilité. 

La  Presse  A.  Petit  est  le  seul  ,, 
appareil  vraiment  pratique  pour 
retirer  à  froid  et  sans  effort 
250  grammes  de  suc  frais  de 
500  grammes  de  viande  crue,  dose  journalière  indispen¬ 
sable  pour  la  bonne  réussite  de  la  zomothérapie. 

Lors  de  sa  présentation  à  la  Société  des  sciences  médi¬ 
cales  de  Lyon,  cet  appareil  a  reçu  l’approbation  unanime 
du  corps  médical. 


CONNAISSANCES  PRATIQUES 


Comment  conserver  le  parfum  des  violettes.  —  On  sait 
combien  est  fugace  l’odeur  des  violettes,  et  combien  il  est 
difficile  de  la  conserver  dès  que  les  fleurs  de  violettes  ne 
sont  plus  fraîches.  La  Revue  scientifique  indique  pour¬ 
tant  le  moyeu  de  conservation  suivant  : 

Il  consiste  à  détacher  les  fleurs  fraîches  de  leur  pé¬ 
doncule,  puis  à  les  placer  dans  un  flacon  très  propre.  On 
les  y  dispose  en  un  lit  de  faible  épaisseur,  que  l'on  re¬ 
couvre  d’une  couche  de  sel  ordinaire  pulvéri.sé  et  l’on 


place  alternativement  une  couche  de  fleurs  et  une  couche 
de  sel.  Le  bocal  doit  être  fermé  hermétiquement  et  à 
l’émeri  de  préférence. 

Ou  le  dépose  dans  un  endroit  tempéré,  et,  après  quinze 
jours  le  parfum  est  prêt  ;  chaque  fois  que  Ton  voudra  en 
jouir  dans  ime  chambre,  ou  ouvre  le  bocal  pendant 
quelques  instants,  et  Ton  pourra  ainsi  conserver  pendant 
plusieurs  mois  Todeur  suave  des  violettes  fraîchement 
cueillies.  (Union  pharm.,  1911). 


SOMMAIRE  : 


CouRCoi-x .  —  Les  albuminuries  orthostatiques  [Revue  générale) . 

Sacquépée..-. .  —  L’alimentation  des  typhiques . 

Brisset .  —  Appareil  d’immobilisation  dans  les  fractures  compliquée 

Dausset .  —  Les  cliniques  hydrothérapiques  de  Vienne  et  de  Berlin. 

Actualités  médicales.  —  Troubles  psychiques  dans  la  maladie  du  sommeil.  — 

nourrisson.  —  Le  diagnostic  r.adioscopique  du  cœur  gras . 

Sociétés  savantes.  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie 
Société  de  chirurgie.  —  Société  de  thérapeutique.  —  Société  de  pédiatrie . 


Libres  propos  :  La  réforme  des  études  médicales,  par  le  D"'  Lisossier . 

Choses  du  jour  :  L’attirance  du  danger.. .  • . 

Chronique  scientifique  :  Les  progrès  de  l’aviation  au  point  de  vue  des  applications 
Chronique  des  livres:  Traité  de  physiopathologie  clinique  par  le  P'  Grasset.— 
nouvelles,  par  le  Dr  Gillet.  —  Les  fonctions  digestives,  par  le  Dr  Bardier. 

traitement,  parle  Dr  Leclerc . 

Les  cérémonies  médicales:  La  leçon  d’ouverture  du  Pr  W  idai.  par  le  D'  Paul  C 

Les  grands  médecins  :  E.  Bouchut,  par  le  D‘  Horn . 

Curiosttês . 

Art  et  médecine  :  Emotions  parisiennes,  par  Daumier . 

Diététique . . 

Formules  thérapeutiques . . 

La  Médecine  au  Palais  :  Responsabilité  ophtalmologique . 

Connaissances  pratiques  :  Constitution  d  un  bien  de  lamille . 

Nouvelles . 

La  vie  médicale . 

Cours.  —  Congrès. —  Actes  de  ta  Faculté  de  Parts . 

Thérapeutique  pratique  :  L’électrargol  dans  la  bronchopneumonie  des  entants. . 


363 


lactose  dans  l’alimentation  du 


Académie  de  médecine.  — 


374 


375 


379 


ratiques,  par  Sevarus 
’ormulaire  des  médit 
■  Les  albuminuries  i 


Asthme,  Emphysème 
Maladies  du  cœur 
Angine  de  Poitrine 
Affections  rénales 
Hydropisies 


EUPNINE  VERNADEI 

à  TIODURE  de  CAFÉINE 
LE  PLUS  SUR  DES  DIURÉTIQUES  CONNUS 
Pas  d'/ntotérâncB  ni  d’Àocldents  d’/odlsme 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 

PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  i»  de  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  (/"  Décembre  au  3o  Novembre)  :  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  :  I  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 

Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Tous  les  autres  numéros  ont  Sz  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 

ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX  (48  pages) 

Janvier. ...  —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber-  Juillet . —  Maladies  du  cœur,  du  sang,  des  vaisseaux. 

culose.  Août .  —  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in- 

Févrlcr....  — Physiothérapie;  —  physiodiagnostic.  fectieuses. 

Mars .  —  Dermatologie; — syphilis; — maladiesvéné-  Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 

riennes.  larynx; —des  yeux. 

Avril . —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladies  Octobre....  —  Maladies  nerveuses  et  mentales;  —  méde- 

des  reins  et  des  voies  urinaires.  cine  légale. 

Mai . —  Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miné-  Novembre  .  —  Thérapeutique. 

raies,  climatbthérapie  ;  —  diététique.  Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles;  •—  Pué- 
Juin .  —  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du  foie.  riculture. 

PRIMES  DE  PAjR/S  MfîD/CAJL,  (voir  le  détail  au  verso  page  II) 


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20  à  100  gouttes  par  Jour  pendant  10  à  15  jours.  GOUTTES  (Par  20  gouttes  .  Hectine  0,05;  Hg  0,01). 

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AMPOULES  A  (0,10  d’Heotine  par  ampoule) 
AMPOULES  B  (0,20  d’Heotine  par  ampoule) 
Injecter  une  ampoule  par  jour  pendant  10  à  15  jours 

INJECTIONS  INDOLORES 


I  AMPOULES  A  (Par  ampoule  Heotine  0,10;  Hg  0,005).)  Une  ampoule  par  jour 
S  pendant  10  à  15  jours, 

AMPOULES  B  (Par  ampoule:  Heotine 0.20;  Hg  0,01).  N  injections  indolobbs 


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-  PRIMES  DE  PARIS  MÉDICAL  - 

Le  Succès  de  nos  Primes  est  tel,  que  nous  avons  décidé  de  les  continuer. 

Les  abonnés  d'une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  S  fois 
le  prix  de  l'abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l'ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

I.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  à  ces  cinq  primes)  ; 

i”  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
Blacque,  Instruments  de  chirurgie,  25,  rue  Cujas,  à  Paris. 

2»  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emile 
Dupont  fils,  _G.  Mathieu  fils  et  G'“,  Mobilier  médical,  chirurgical  pour  malades  et  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  9,  rue  Cujas,  à  Paris. 

30  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  100  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne.  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4“  Bons  de  remboursement  de  six  fr.  sur  un  achat  de  vingt-cinq  fr.  ou  de  douze  fr.sur  un  achat 
de  5o  fr.  de  livres  édités  par  la  librairie  J. -B.  Baillière  et  fils,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris, 

5°  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
CquDRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  (Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut 
joindre  au  prix  de  l'abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port), 
JI.  Primes  offertes  en  outre  aux  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  ù  une  seule  de  ces  treize  primes)  : 

i®  Règles  plates  en  glace  de  Saint-Qobain  verre  rouge  à  base  de  sels  d’or  (valeur  6  francs) 
offertes  par  l’Uraseptine  Rogier  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéoldu  D'  Boucard 
(ces  deux  primes  ensemble). 

2“  Portefeuilles  offerts  par  le  Lait  Lepelletier  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  Lécuyer),  à  Carentan. 

3»  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Ch.  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  Paris. 

4®  Trousses  de  poche  pour  l’analyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosurine,  16,  rue  Charlemagne, 
à  Paris. 

5®  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison  David,  69,  avenue  des  Ternes. 

6®  Appareils  Talisman,  pour  injections  vaginales,  offerts  par  la  Société  du  Talisman,  Place  des 
Barricades  à  Bruxelles  (valeur,  12  fr.  50).  (Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut  joindre  au 
prix  de  l'abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  .‘>0  centimes  pour  le  port.) 

7"  Un  colis-postal  de  15  rosiers  de  la  maison  Gemen  et  Bouru,  de  Luxembourg.  (Joindre  i  fr.  5o 
pour  l'emballage  et  le  port  du  colis  des  rosiers). 

8®  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  légumes  (25  variétés)  offertes  par  la  maison  L.  Clause,  à 
Brétigny-sur-Orge.  Joindre  /  fr.  pour  l'emballage  et  le  port. 

9®  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Sachet,  papeterie  médicale, 
29,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

10®  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d’ins¬ 
truments  de  chirurgie,  ii3,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris. 

1 1®  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Cooit  et  C®, 
Appareils  de  précision,  36,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

12"  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  l’achat  d’une  montre  médicale  (75  francs, 

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-  III 


LIBRES 

LA  RÉFORME  DES  ÉTUDES  MÉDICALES 

Depuis  de  longues  aimées,  les  membres  du  corps 
enseignant  des  Facultés  de  médecine  sollicitaient  des 
pouvoirs  publics  mie  réfonne  des  études  médicales, 
les  règlements  actuels  n’étant  plus  en  hannonie 
avec  Tétat  de  la  science,  après  l’adinirable  envolée 
qui  a  marqué  la  fin  du  dernier  siècle.  lîn  1907-1908, 
une  conimission  était  chargée  de  la  préparer. 

En  janvier  1909,  paraissaient  à  VOfficiel  deux 
décrets  réformant  les  études  médicales  et  le  stage 
hospitalier.  Immédiatement  les  Facultés  met¬ 
taient  à  l’étude  les  procédés  pratiques  de  réalisation 
de  la  réforme,  et  précisaient  les  dépenses  qu’entraî¬ 
nerait  pour  elles  la  mise  en  vigueur  .des  décrets.  Il  ne 
restait  plus  au  Ministre  qu’à  demander  aux  Chambres 
les  crédits  nécessaires.  Or,  deux  ans  se  sont  écoulés, 
et  ni  dans  le  budget  de  1910,  ni  dans  celui  de  1911, 
ne  figure  la  moindre  proposition  du  ministre  de 
l’Instruction  publique  relative  à  ces  crédits. 

A  la  dernière  assemblée  de  l'association  des  membres 
du  corps  enseignant  des  ï'acultés  de  médecine,  le 
très  distingué  et  très  dévoué  inésident.  de  l’associa¬ 
tion,  le.  Dr  J.  Courmoiit,  a  fait  entendre  à  ce  sujet 
de  mélancoliques  doléances  : 

«  Kos  eutrevue.s  avec  M.  Douiucrgue  nous  ont  lais.sé 
l'impression  très  nette  que  le  IMini.stre  ne  se  rendait  pas 
un  compte  exact  de  rurgenee  des  réformes  médicales. 
Nous  lui  avons  fait  remarquer  que  les  choses  ne  pou¬ 
vaient  pas  continuer  ainsi,  que  la  santé  publique  était 
en  jeu,  que  nos  étudiants  ne  recevaient  pas,  actuelle¬ 
ment,  la  culture  iiulispensable  à  de  futurs  praticiens. 
Nous  avons  insisté  sur  l’intérêt  économique  qu'avait  la 
France  à  attirer  les  étudiants  étrangers,  à  ne  pas  se  lais¬ 
ser  distancer  par  l’Allemagne  et  par  bien  d’autres  pays 
dans  l’organisation  matérielle  des  laboratoires  et  des 
cliniques  ;  nous  avons  montré  ces  étudiants  nous  déser¬ 
tant  fatalement  devant  la  ijauvreté  de  notre  outillage,  et 
conservant  pendant  toute  leur  vie  l’empreinte  de  leur 
patrie  scientifique  qui  ne  sera  plus  la  France.  Nous  avons 
parlé  du  rayonnement  de  la  science  française  qui  doit 
rester  un  de  nos  moyens  d'influence  mondiale,  et  qui  ira 
s’affaiblissant  ,si  les  outils  les  plus  indispensables  lui  font 
défaut.  Nous  avons  dit  tout  ce  qui  nous  paraissait  devoir 
entraîner  la  conviction.  M.  Doumergue  nous  a  simple¬ 
ment  répondu  que  nous  jugions  les  crédits  d’une  impor 
tance  de  iwemier  ordre,  parce  qu’ils  nous  intéressaient, 
parce  que  nous  étions  médecins,  mais  que  d’autres  tenaient 
le  même  raisonnement  pour  les  leurs,  et  que  le  total  des 
augmentations  de  crédits  nécessaires  à  l’Instruction 
publique  avait  été  présenté  et  repoussé.  Bref,  les  sommes 
nécessaires  à  la  réforme  n’ont  pas  été  réclamées  au  rang 
que  l’intérêt  bien  compris  de  la  nation  leur  assignait. 


PROPOS 

L’enseignement  supérieur  ne  tient  pas,  au  ilinistère  de 
riustructiou  publique  français,  la  place  qu’il  occupe  dans 
les  pays  étrangers,  alors  que  le  génie  de  notre  race  devrait 
le  mettre  au  premier  plan.  C’est  profondément  triste. 
Nous  avions  la  sensation,  iiendant  nos  entrevues  minis¬ 
térielles,  de  parler  une  langue  différente. 

«  Bref,  Messieurs,  nous  n'obtiendrons  rien  par  de  nou¬ 
velles  conversations.  >> 

Et  M.  J.  Counuout  ajoute  : 

«  On  peut  se  rendre  compte  aujourd’hui  que  l’inter¬ 
pellation  parlementaire  est  le  seul  moyen  qui  nous  reste 
d’obtenir  satisfaction,  /.a  piriode  de  pcrsmisiim  est  ter- 

Quelle  éloquente  illustration  des  réflexions  que 
je  consacrais  ici-niêine,  il  y  a  deux  semaines,  à  l’uti¬ 
lité  de  la  violence  ! 

I/action  parlementaire,  invoquée  par  M.  Cour- 
mont,  s’est  produite  sous  la  forme  d’une  question 
de  M.  IMolle  à  l’occusion  de  la  discussion  du  budget 
de  l’Instruction  publique,  et  voici  textuellement  la 
réponse  (lu’elle  a  provoquée  de  la  part  du  ministre 
des  Finances  : 

«  J 'ai  formellement  refusé  d’inscrire  de  ce  chef  un 
crédit  dans  le  budget  actuel  :  un  décret  engageant  les 
finances  publiques  aurait  dit  être  revêtu  du  contre-seing 
du  ministre  des  Finances,  dr,  il  ne  l’a  pas  été...  j’ai  à 
défendre  les  intérêts  des  contribuables  d’une  façon  géné¬ 
rale,  et  à  faire  respecter  la  loi.  » 

On  croit  rêver  !  Ainsi  ces  décrets  de  1909,  obtenus 
au  jirix  de  tant  d’efforts,  sont  inexistants  !  Par  une 
infraction  voulue  à  la  loi,  le  Ministre  en  a  fait  des 
mort-nés  !  Je  dis  infraction  voulue,  car,  s’il  est  très 
admissible  que  le  Ministre  ait  pu  ignorer  la  loi.  il 
ne  l’est  pas  que  les  bureaux  du  Ministère,  que  le 
Conseil  d’Etat,  qui  ont  eu  à  préparer  les  décrets, 
aient  partagé  cette  ignorance  !  On  nous  a  joué  une 
comédie,  grâce  à  laquelle  les  réclamations  se  sont 
tues  deux  ans.  Et,  quand  nous  commençons  à  perdre 
patience,  le  Ministre  nous  réiiond,  sans  rire,  que 
non  seulement  il  ne  se  sent  pas  lié  par  les  décrets 
de  1909,  mais  qu’il  considère  comme  de  .son  devoir  de 
les  ignorer.  Il  a  bien  soin  de  ffiire  remarquer  d’ail¬ 
leurs  que  r  «  infraction  >>  n’est  pas  imputable  au 
ministre  de  l’Instruction  pulflique  actuel,  si  bien  que 
personne  n’est  responsable  pour  le  passé  et  personne 
n’est  engagé  pour  l’avenir  ! 

Et  alors? 

Et  alors  le  ministre  invite  M.  Molle  à  déposer 
«  une  proposition  pour  le  prochain  budget!  > 

'l'out  est  à  recommencer  !  G.  Linossikr. 


CHOSES  DU  JOUR 


L’ATTIRANCE  DU  DANGER 

Parmi  le  récit  des  événements  qui  remplissent  les  jour¬ 
naux  de  cette  année,  une  grande  partie  des  articles  est 
consacrée  au  sport  le  plus  récent  ;  l'aviation. 

Or,  ces  essors  merveilleux,  qu’on  eût  qualifiés  d'impos¬ 
sibles  il  y  a  encore  très  peu  d’années,  ont  causé  la  mort 
d’un  nombre  relativement  élevé  d’aviateurs.  Cependant, 
constate  un  journal  anglais  (The  Hospital,  Janvier  1911) 
la  chute  fatale  de  Daniel  Khiet,  en  Belgique,  n’empê¬ 
cha  pas  son  frère  de  continuer  à  voler  après  l’accident  ; 
le  meeting  de  Bornemouth  <•  ne  fut  pas  interrompu  par  la 
mort  de  Airs.  C.  S.  Rolls  qui  y  concourait,  et  c'est  ainsi 
que  les  jours  suivants  Rawlinson  et  Alan  Boyle  y  péri¬ 
rent  également.  Les  accidents  successifs  n’effrayent  pas 
les  pilotes  ;  ils  sont  jilus  nombreux  chaque  jour. 


N’y  a-t-il  pas  dans  ce  fait,  à  côté  du  plaisir  nouveau  ; 
voler,  la  survivance  d’un  instinct  primitif,  aimant  le 
danger  pour  lui-même,  avide  de  réaliser  l’impossible? 
Une  sorte  de  fascination  .semble  pousser  les  hommes  les 
plus  courageux  à  risquer,  les  uns  après  les  autres,  leur  vie, 
pour  tenter  ce  qu’ils  considéraient  jusque-là  comme  au- 
dessus  de  leur  pouvoir.  Il  y  a  là  autre  chose  que  de  la 
vanité,  de  la  folio,  et  de  l’ambition,  c’est  un  instinct 
irraisonné.  L’homme  a  l’alternative  de  remporter  la  vic¬ 
toire  ou  de  mourir,  il  accepte  froidement  l’une  ou  l’autre. 

Notre  civilisation  ignore  les  risques,  les  daugeis  maté¬ 
riels  que  comportait  la  vie  primitive,  peut-être  un»  esprit 
de  lutte  V  survivant  se  crée-t-il  un  risque  pour  le  plaisir, 
imagine-t-il  de  nouveaux  records,  eh  même  temps  qu’il 
rend  chaque  jour  plus  élevé  le  degré  de  cette  civilisation  ? 

Suzanne  Dejust-Defioi,. 


—  426  — 


-KiTMini^îl^ïüah- 


EXTRAITS"»"-CHOÂf 

équivalentauxORGANes  frais 


DESSICCATION  RAPIDE 

VERS  O? 


NI  AUTOLYSE 
NI  CHALEUR 


Régime  des 

Arthritiques,  Goutteux,  Rhumatisants 

VICHY  CÉLESTINS 

BOUTEILLES  ET  DEMI-BOUTEILLES 


_  V  - 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE 


LES  PROGRÈS  DE  L’AVIATION  AU  POINT 
DE  VUE  DES  APPLICATIONS  PRATIQUES 

Iv’aviation  a  surtout  été  considérée  jusqu’ici  comme 
un  sport  et,  à  ce  point  de  vue,  les  progrès  réalisés  ont 
été  très  rapides  :  aussi  bien  pour  la  vitesse  que  pour  la 
hauteur,  la  durée  et  la  distance,  les  performances  se  sont 
succédé  sans  interruption  pendant  rannéc  igio,  alter¬ 
nant  malheureusement  avec  les  accidents  tragiques. 

Mais  là  ne  doit  pas  se  borner  le  rôle  de  i'aéroplane, 
qui  semble  appelé,  dans  un  délai  que  nous  voulons  espé¬ 
rer  rapproché,  à  jouer  un  rôle  comme  moyen  de  trans¬ 
port  rapide. 

liC  circuit  de  l’Est  est  venu  montrer,  ce  que  le  grand 
re,  que  les  aviateur.s  étaient 


nombreuses  ont 
étédepuis  lors  les 
prouesses,  que  la 
réussite  de  cette 
première  course 
d'aéroplanes  ap-- 

paraît  mainte-  , 

liant  comme  tout  Appareil  Wright  n 

à  fait  normale. 

Il  s’agis.sait  d’ailleurs  de  pilotes  habiles,  montant  des 
appareils  de  choix  et  soigneusement  surveillés,  voya¬ 
geant  seuls,  presque  toujours  suivis  par  des  automobiles, 
prenant  leur  vol  et  atterrissant,  au  moins  en  principe, 
sur  des  aérodromes  spécialement  établis.  Ces  conditions 
sont  très  différentes  de  celles  qui  pourraient  être  réali¬ 
sées  en  pratique  si  l’aéroplane  devenait  d’un  usage  cou¬ 
rant  ;  mais  les  aviateurs  se  sont  bien  vite  chargés  de 
démontrer  qu’elles  ne  sont  nullement  indispensables. 

Tout  d’abord,  on  a  vu  des  pilotes  s’arrêter  en  pleine 
campagne,  dans  un  champ,  après  avoir  eux-mêmes 
choisi  leur  point  d’atterrissage  :  on  en  a  vu  repartir  par 
leurs  propres  moyens,  seuls  ou  aidés  de  quelques  paysans 
rencontrés  par  hasard  et  Ignorants  de  la  manœuvre. 
D’autres  ont  atterri  et  se  sont  envolés  au  milieu  d’une 
rue,  sur  une  place,  sur  le  pont  d’un  navire.  Il  n’est  donc 
pas  besoin  de  vastes  emplacements  spéciaux.' 

Les  officiers  aviateurs  se  sont  des  premiers  préoccupé.s 
d’emmener  avec  eux  des  voyageurs  :  c’est  une  nécessité 
au  point  de  vue  militaire,  car  l’obfiervateur  a  besoin  de 
toute  sa  liberté  d’action  pour  regarder  attentivement 
le  terrain,  consulter  sa  carte,  prendre  des  notes,  et  le 
pilote  ne  peut  se  laisser  distraire  de  la  conduite  de  son 
appareil,  qui  exige  une  grande  habileté,  beaucoup  d’atten¬ 
tion,  de  prudence  et  de  sang-froid. 

Aussi  les  aéroplanes  militaires  sont-ils  à  deux  places 
au  moins;  ils  n’ont  d’autre  inconvénient  que  d’être  un 
peu  plus  lourds  que  ceux  ù  une  place,  mais  l’expérience 
prouve  qu’ils  se  comportent  parfaitement. 

On  ne  s’est  pas  borné  djailleurs  à  deux  voyageurs. 
Tout  récemment  des  aéroplanes  se  sont  enlevés  et  ont 
effectué  des  voyages  d’une  certaine  durée  avec  3  et  avec 
5  passagers;  un  monoplan  Bléribt,  de  12  mètres  de  lon¬ 
gueur  et  40  mètres  carrés  de  .surface  portante,  piloté  par 
I<eniartin,  a  même  enlevé  S  personnes.  C’est  un  premier 
pas  vers  1’  «  aérobus  qui  remplacera  peut  être  quelque 


jour  l’autobus,  pour  les  voyages  de  ville  à  ville.  La  réa¬ 
lisation  d’appareils  pouvant  enlever  de  lourds  poids 
utiles  n’est  d’ailleurs  qu’une  question  de  surface  portante 
qui  ne  paraît  pas  devoir  présenter  de  difficulté  sérieuse. 
Le  vent  n’est  pas  un  obstacle,  pour  les  pilotes  expéri¬ 
mentés.  On  l’a  bien  vu,  pendant  le  circuit  de  l’Est  notam¬ 
ment.  L’expérience  faite  pendant  les  grandes  manœu¬ 
vres  de  Picardie  e,st  plus  concluante  encore.  En-  pra¬ 
tique  cinq  jours  sur  dix,  malgré  un  vent  violent,  les  avia¬ 
teurs  militaires  ont  pu  sortir,  presque  toujours  à  l’heure 
fixée,  et  parcourir  la  région  indiquée  ou  l’itinéraire  fixé. 

Mais  le  pilote  doit  lutter  continuellement  contre  les 
causes  qui  tendent  à  renverser  l’appareil,  ne  jamais  se 
laisser  surprendre.  C’est  une  escrime  continuelle,  'et 
lorsque  le  veut  est  fort,  très  fatigante. 

La  sécurité  des 
passagers  dépend 
donc  presque  ex¬ 
clusivement  de 
l’habileté,  de  la 
prudence  et  de  la 
présence  d’esprit_ 
du  pilote.  Un  ma¬ 
laise,  un  instant 
d’inattention, 
suffisent  à  la 
compromettre,et 
la  li.ste  des  victi¬ 
mes  de  l’aviation 
monlrelagravité 
des  accidents  qui 
eu  sont  la  con¬ 
séquence. 

Il  y  aurait  un 
grami  intérêt  à 


■  des 


stabilisateur  automatique  Etèvè. 


les 


de 


l’atmosphère  n’aient  qu’une  action  limitée,  et  qui  n< 
dent  pas  à  se  renverser  sur  l’avant,  sur  l’arrière  ou  sur 
les  côtés,  dès  que  l’action  du  pilote  cesse  de  se  faire  sentir. 
Eu  un  mot,  il  serait  très  désirable  de  réali.scr  la  stabilité 
automatique  des  aéroplanes. 

Stabilité  automatique.  —  Diverses  solutions  ont  été 
essayées,  basées  sur  l’emploi  de  gyroscopes,  de  ressorts  ou 
de  plans  orientables.  Nous  indiquerons  en  particulier  le 
stabilisateur  étudié  par  le  capitaine  du  génie  ïîtévé, 
d’après  la  description  qu'il  eu  a  donnée  lui-même  dans 
une  causerie  .sur  l’aviation  militaire  faite  au  groupe  Pari¬ 
sien  des  Anciens  élèves  de  l’École  Polytechnique  (i). 

La  surface  AB  est  un  gouvernail  de  profondeur,  hori¬ 
zontal  compensé,  placé  à  l’arrière  de  l’aéroplane  et  mobile 
autour  d’un  axe  C  passant  sensiblement  par  le  centre  de 
poussée  de  l’air 
irle  plan  AB  : 


il  suffit  d’n 
effort  très  faible 
pour  faire  tour¬ 
ner  le  plan  AB 
autour  de  son 
axe.  La  surface  S'’’'  „ 

EF  est  un  plan 

mobile  autour  de  l’axe  D,  situé  en  avant  ;  le  plan  EF 
s’oriente  comme  une  girouette  sous  l’action  du  vent. 
AG  est  une  bielle  réunissant  l’avant  du  gouveniail  au  bras 
de  la  girouette?;  en  régime  normal,  le  plan  EF  immobilise 
la  surface  .AB. 

>Si  les  plans  AB  et  EF  étaient  tôujours  fixes,  dans  le  cas 
d’une  variation  de  l’angle  d’attaque,  l’appareil  .se  compor¬ 
terait  comme  un  empennage  fixe.  Mais  si  les  plans  sont 
libres,  la  girouette  continuant  à  s’orienter  fait  tourner  le 


—  427  — 


^MALADIES  nerveuses: 

♦  ÉPILEPSIE  -  HYSTÉRIE  -  ÉCLAMPSIE  ♦ 

♦  CONVULSIONS  des  ENFANTS  -  CHORÉE  P 


-  vrr  - 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE  {Suiie) 


plan  AB  d’un  angle  dexxx,  trois,  quatre  fois  plus  grand 
suivant  la  grandeur  du  rapport  et  l’angle  d’attaque 
du  gouveiiail  AB  est  trois,  quatre,  cinq  fois  plus  grand 


Appareil  Wright  avec  stabilisateur  automatiqui 


que  dans  le  cas  où  le  plan  AB  serait  resté  imiuoblle.  Pour 
redresser  l’aéroplaite,  le  pilote  aurait  agi  sur  le  gottvernail 
de  la  mêtne  façon  qite  la  girouette. 

D’ailleurs  le  stabilisateur  est  disposé  de  manière  que 
le  pilote  pitisse  s’en  servir  contnte  gouvernail  de  profon¬ 
deur  stabilisant  l’aéroplane  sur  la  trajectoire  désirée. 

Dans  ce  but,  la  girouette  est 
articulée  en  D  avec  une  mani¬ 
velle  DU  que  l’aviateur  peut 
faire  tourner  autour  de  son 
axe  H.  Tout  déplacement  de 
l’axe  D  a  pour  effet  de  changer 
la  position  d’équilibre  du  plan 
AB  et  par  suite  l’angle  d’at¬ 
taque  de  l’aéroplane. 

Ce  stabilisateur  a  été  placé 
sttr  deux  aéroplanes  Wright, 
appareils  très  instables  par 
eux-mêmes  :  il  a  été  expéri¬ 
menté  par  des  vents  violents 
et  a  donné  de  bons  résultats  ; 
le  pilote  a  même  pu  sans 
inconvénient  abandonner  pen¬ 
dant  plusieurs  minutes  le 
levier  de  commande  du  gou¬ 
vernail  de  profondeur. 

Il  ne  paraît  donc  pas  impos- 
.sible  de .  réaliser  la  stabilité 
automatique  des  aéroplanes 
et  il  faut  espérer  que  les  re¬ 
cherches  entreprises  dans  ce 
but  aboutiront  à  des  résultats 
définitifs,  ce  qui  réduirait 
l’importance  du  rôle  person¬ 
nel  du  pilote,  au  grand  avan¬ 
tage  de  la  sécurité. 

Vitesse  variable.  —  Une  autre  question  importante  au 
point  de  vue  de  la  séctirité  est  la  réalLsation  d’eugitis 
capables  de  voler  à  vitesse  variable,  de  manière  à  per¬ 
mettre  de  diminuer  beaucoup  la  vitesse  à  l’atterrissage, 
comme  les  oiseaux  :  beaucoup  d’accidents  pourraient 
ainsi  être  évités. 


En  raison  de  l’importance  de  cette  question,  le  journal 
l'A  iito,  à  l’instigation  du  marquis  de  Dion,  a  créé  pour  i  g  1 1 
ttne  épreuve  dotée  de  prix,  pour  engins  pouvattt  réaliser 
un  «  même  parcours  avec  le  plus  grand  écart  de  temps.  » 
Pour  obtenir  avec  le  même 
I  engin  des  vites.ses  différentes 
faut  : 

I  “  Qtteles  surfaces  portantes 
soient  à  inclinaison  variable  ; 

2"  Que  le  poids  par  mètre 
carré  de  surface  soit  très 

3“  Que  l’hélice  donne  son 
rendement  maximum  et  la 
pleine  utilisation  du  moteur  à 
toutes  les  vitesses  de  l’engin. 

Le  Génie  Civil  a  décrit  ré¬ 
cemment  (n»  du  24  décembre 
1910)  quelques  appareils  réa¬ 
lisant  ces  desiderata. 

Celui  proposé  par  M.  Riester 
Picard  comprend  quatre  sur¬ 
faces  de  sustentation  pouvant 
osciller  autour  d’axes  hori¬ 
zontaux  et  réunies  par  une 
poutre  entretoise,  de  manière 
à  former  ttne  sorte  de  biplan 
double,  avec  dispositif  d’équi¬ 
librage  à  l’avant  et  gouver¬ 
nail  de  direction  à  l’arrière. 
L’inclinaison  de  la  voilure 
peut  varier  de  o«  à  30“.  Au 
démarrage,  l’inclinaison  d’a¬ 
bord  très  faible  pour  réaliser 
une  grande  vitesse  pourra  être  portée  à  1 5"  pour  l’envol. 
A  l’atterrissage,  l’inclinaison,’normalement  voisine  de  7», 
sera  progressivement  augmentée  en  diminuant  la  pttis- 
satice  du  moteur  jusque  vers  1 5"  '.  vile  sera  portée  au 
itiaximtttn  30"  en  coupant  l’allumage  au  montent  de 
preitdre  coitl  act  avec  le  sol. 


Hélice  à  pas  variable  et  à  réglage  automatique  du 
maximum  de  poussée.  —  Il  est  très  important  au  point 
de  vtte  de  la  bonne-  utilisation  des  moteurs  d’avoir  des 
hélices  dont  les  ailes  soient  maintenues  automatiquement 
dans  une  inclinaison  donnant  le  maximum  de  poussée 
correspondant  à  la  vitesse  de  l’aéroplane.  Diverses 


J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  Editeurs,  19,  rue  Hautefeuille,  à  Paris 

BROUARDEL  et  GILBERT 


NOUVEAU 

TRAITÉ  de  MÉDECINE 

et  de  Thérapeutique 


Tublié  en  fasc-icules 


la  direction  de  MM. 


A.  GILBERT 


L.  THOINOT 


illabo/ 


Aohara,  Aubertin,  Auohé,  Aviragnet,  Babonneix,  Ballet,  Baizep,  Barbier,  Barth,  L.  Bernard, 
Bezançon,  Boinet,  Boulloche,  P.  Carnot,  Cartaz,  Castex,  Chauffard,  P.  Claisse,  Claude, 
Courmont,  Cruohet,  Dejerine,  Deschamps,  Dupré,  L.  Fournier,  Gaillard,  Gallois,  M.  Garnier, 
Gauciier,  Gilbert,  Gouget,  Grasset,  Gulart,  Hallopeau,  Hayem,  Herscher,  Hudelo, 

Hutinel,  Jacquet,  Jeanselme,  Klippel,  M.  Labbé,  Lancereaux,  L.  Landouzy,  Lannois, 
Laveran,  Le  Fiir,  Le  Noir,  Lereboullet,  Letuile,  L.  LevI,  Lion,  Marfan,  Marie,  Marinesoo, 
Menetrier,  Méry,  Millan,  Mosny,  Netter,  Parmentier,  Pitres,  Rauzier,  Raymond, 
Riehardière,  Roger,  Roque,  Sainton,  Sérieux,  Sicard,  A.  SIredey,  Surmont,  J.  Teissler, 
Thoinot,  A.  Thomas,  Triboulet,  Valllard,  Vaquez,  E.  Well,  Widal,  R.  Wurtz. 


1 .  Maladies  microbiennes  en  général,  6“  tirage  (272  pages,  75  figures  noires  et  coloriées) .  6  1 

2.  Fièvres  éruptives,  tirage  (255 -pages,  8  bguies) . . ; . . .  4  1 

3 .  Fièvre  typhoïde,  5®  tirage  (240  pages,  16  figures) .  4  » 

4.  Maladies  parasitaires  communes  à  l’Homme  et  aux  Animaux  (Tuberculose,  morve,  charbon,  » 

rage,  etc.).  Nouveau  tirage  (566  pages,  81  ligures) . 10  » 

5.  Paludisme  et  Trypanosomiase,  4®  tirage  (124  pages,  13  figures) .  2  50 

6.  Maladies  exotiques,  3®  tirage  (440  pages,  29  figures) . 8  » 

7.  Ma/adfes  péiténeMiies,  4®  tirage  (318  pages,  20  ligures) .  6  » 

8.  Rhumatismes  et  Pseudo-Rhumatismes,  Wxage  'çages,  18  figures) .  3  50 

9.  Grippe,  Coqueluche,  Oreillons,  Diphtérie, iirage  (l'ji -pages,  6  bgme^ . 3  50 

10.  Streptococcie,  Staphylococcie,  Pneumococcie,  Colibacillose,  etc.,  y  tirage .  3  50 

11.  /«loiTîco/îOws,  2®  tirage  (352  pages,  6  figures) . 6  » 

12.  Ma/adî«s  de  la  «idnlto»  (diabète,  goutte,  obésité),  2®  tirage  (378  pages,  15  ligures) .  7  » 


13.  Caticer  (662  pages,  1 14  ligures) .  12  » 

14 .  Maladies  de  la  Peau  (508  pages,  180  lig) .  10  » 

15-  Maladies  de  la  Bouche,  du  Pharynx,  etc.,  2®  tirage 

(276  pages,  avec  figures) .  5  » 

t6.  Maladies  de  l’Estorhac. 

17.  Maladies  de  l'Intestin,  2®  tirage  (501  pages, 

79  ligures) .  9  » 

18.  Ma/adî'es  d«  PériVoitie  (324  pages,  lig.).  5  » 

19.  Maladies  du  Foie  et  de  la  Rate. 

20.  Maladies  des  Glandes  salivaires  et  du  Pancréas 

(342  pages,  avec  60  ligures) .  7  » 

21.  M  Radies  des  Reins  (462  pages,  76  lig.).  9  » 


.  12  »  26.  Maladies  du  Sang. 

80 lig).  10  »  27.  Maladies  du  Nez  et  du  Larynx  (277  pages, 

ar,  etc.,  2®  tirage  ^  65  figures)  . . . . . . .,. ....  5  » 

.  e  ),  28.  Sémiologie  de  l  Appareil  respiratoire  (iqb  çagcs, 

93.figures) . .  4  » 

„  ,  29.  Maladies  des  Poumons  et  des  Bronches  {S60  pages, 

le  (501  pages  ^  . \  ; 

■' fie  i  s  »  3°'  P^^tires  et  du  Médiastin. 

’’  '  31.  Sémiologie  nerveuse  {620  pages,  122  üg.) .  X2  « 

,  _  ^  32 .  Maladies  de  l’Encéphale, 

et  du  Pancréas  3^ .  Maladies  mentales. 

......  7  »  .  Maladies  de  la  Moelle  épinière  (839  pages, 

ofig.).  9  »  ,^2o  figures) .  16  « 


’2.  Maladies  des  Organes  génito-urinaires,  3®  tirage  35.  Maladies  des  Méninges. 

(458  pages,  67  figures) .  8  »  36 .  Maladies  des  Nerfs  périphériques. 

23.  Maladies  du  Cœur .  37.  Névroses. 

24.  Maladies  des  Artères  et  de  l’Aorte  (472  pages,  38.  Maladies  des  Muscles  (170  pages) .  5  * 

63  ligures) .  8  »  39.  Maladies  des  Os. 

25 .  Maladies  des  Veines  et  des  Lymphatiques.  40 .  Mal.  du  Corps  thyroïde  et  des  Capsules  surrénales. 

Le  Nouveau  Traité  de  Médecine  et  de  Thérapeutique  est  le  premier  ouvrage  français  qui  paraisse  en  fascicules 

séparés,  formant  chacun  un  tout  complet,  et  constituant  ainsi  en  même  temps  que  te  livre  de  médecine  complet  du 
savant,  le  guide  journalier  du  praticien.  Le  succès  considérable  qui  a  accueilli  cette  innovation  a  obligé  les  éditeurs 
à  faire  mieux  encore;  aussi  chaque  nouveau  fascicule  est-il  en  progrès  sur  les  précédents  par  ses  qualités  pratiques, 
sa  mise  au  point  exacte  de  la  science  actuelle  et  aussi  par  sa  forme,  notamment  par  son  illustration  toujours  plus 
développée. 

MM.  Gilbert  et  Thoinot  ont  voulu  que  le  Nouveau  Traité  de  Médecine  et  de  Thérapeutique  soit  le  Traité  de 
Médecine  perpétuel  du  XX‘  siècle  ;  aussi  grAce  à  la  haute  compétence  des  collaborateurs,  suivant  l’énorme  mouve¬ 
ment  scientifique  actuel,  le  Nouveau  Traité  de  médecine  est  perpétuellement  mis  au  courant.  A  chaque  tirage 
les  fascicules  sont  revus  en  tenant  compte  des  derniers  progrès  scientifiques. 

CHAQUE  FASCICULE  8E  VEND  SÉPARÉMENT 
Chaque  fascicule  se  vend  également  oartonné  avec  une  augmentation  de  1  fr.  50  par  fascicule 
27  fascicules  étaient  en  vente  au  i®®  octobre  1910. 


isi  en  même  temps  que  le  livre  de  médecine  complet  du 
rable  qui  a  accueilli  cette  innovation  a  obligé  les  éditeurs 
en  progrès  sur  les  précédents  par  ses  qualités  pratiques, 
sa  forme,  notamment  par  son  illustration  toujours  plus 


-  IX  - 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE  {SuiU) 


solutions  ont  été  proposées  :  1°  Le  système  des  hélices 
flexibles,  de  M.  Louis  Bréguet. 

Les  ailes  sont  formées  de  toile  caoutchoutée  tendue 
sur  des  côtes  flexibles  en  acier  à  ressort.  Ces  ressorts  sont 
établis  de  manière  que,  sous  l’effet  combiné  de  l’effort 
du  moteur  et  de  la  résistance  de  l’engin,  ils  fléchissent 
d’une  quantité  telle  qu’aux  différentes  vitesses,  l’angle 
d’attaque  de  l’hélice  soit  celui  qui  donne  le  maximum  de 
poussée. 

Dans  un  nouveau  dispositif  d’héliee  à  trois  branches,  le 
même  résultat  est  obtenu  en  rendant  chaque  pôle  mobile 
autour  de  trois  axes  avec  articulations  élastiques. 

Ou  ne  peut,  bien  entendu,  obtenir  ainsi  que  des  solu¬ 
tions  approchées  du  problème  ; 

2“  Le  système  des  hélices  à  régulateur  à  force  centri¬ 
fuge  de  M.  Capon. 


Les  ailes  .sont  mobiles  et  leur  inclinaison  est  réglée  par 
im  régulateur  à  force  centrifuge.  Ce  système  est  simple, 
mais  le  réglage  se  fait  d’après  la  vitesse  du  moteur  et  non 
d’après  celle  de  l’engin  ; 

3“  Le  système  des  hélices  à  régulateur  électrique,  de 
M.  Riester  Picard. 

L’inclinaison  des  pales  de  l’hélice  est  variable  et  main¬ 
tenue  automatiquement  par  un  régulateur  éleetrique 
dans  la  position  correspondant  au  maximum  de  poussée 
réel  de  l'hélice  mesuré  dans  un  pot  de  compression  placé 
an  palier  de  l’hélice.  En  réalité  il  y  a  oscillation  continue 
du  régulateur  et  par  suite  de  l’inclinaison  des  ailes  autour 
de  la  position  qui  correspond  au  maximum  de  poussée, 
mais  cette  oscillation  est  à  amplitude  et  à  périodes  très 
courtes.  Ce  système  donne  donc  une  solution  théorique¬ 
ment  parfaite  du  problème.  Sevarus. 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


Traité  élémentaire  de  physio¬ 
pathologie  clinique,  par  le 
professeur  J.  Grasset,  2  vol.  gr. 
in-8  de  750  et  1010  pages.  Couîet 
et  fils,  édit.,  à  Montpellier.  1910- 
1911. 

Ces  deux  volumes  sont  la  publi¬ 
cation  du  cours  de  pathologie  géné¬ 
rale  fait  par  le  professeur  Grasset 
à  la  Faculté  de  Montpellier  pendant 
les  années  1909  et  1910.  I,e  titre 
même  indique  nettement  le  plan  et 
la  tendance  générale  de  l’ouvrage  : 
c’est  l’étude  des  processus  morbides 
d’après  les  bases  physiologiques. 
Plus  exactement,  c’est  l’étude  si¬ 
multanée  de  l’homme  sain  et  de 
l’homme  malade  ;  la  physiologie  et 
la  pathologie  se  prêtant  aide  et 
assistance  pour  la  compréhension 
plus  nette  des  phénomènes  de  la 
vie  soit  normale,  soit  déviée  par  la 
maladie.  Et  cette  phrase  de  Claude 
Bernard  que  le  professeur  Grasset 
inscrit  au  début  de  son  livre  ne  sou- 
ligne-t-elle  pas  magistralement  ce 
programme  :  «  Il  n’existe  qu’une 
science  en  médecine  et  cette  science 
est  la  physiologie  appliquée  à  l’état 
sain  comme  à  l’état  morbide  ». 

Le  professeur  Grasset  proclame 
l’avènement  du  penser  physiologique 
en  médecine  «  qui  doit  remplacer  le 
penser  anatomique  comme  base  de 
la  science  de  l’homme  ».  AvecMeige, 
il  déclare  «  que  la  tyrannie  du 
cadavre  est  fortement  ébranlée...  * 
La  définition  de  la  pathologie  gé¬ 
nérale  proposée  par  Grasset  montre 
l’ampleur  du  .sujet  :  «  c’est  la  syn¬ 
thèse  de  la  médecine  ;  basée  exclusi¬ 
vement  sur  les  classifications  et  les 
principes  physiologiques,  elle  étudie 
le  fonctionnement  de  l’homme  à 
l’état  normal  et  pathologique  ;  elle 
se  confond  avec  la  physiopathologie 
de  l’homme  ». 

L’auteur  reste  fidèle  à  cette 
conception  élevée.  Dans  le  premier 
volume,  il  traite  des  fonctions  diges¬ 
tives,  respiratoires,  circulatoires  et 
de  leurs  modifications  morbides,  des 
maladies  de  la  nutrition,  des  troubles 
des  sécrétions. 

Dans  le  second  volume  sont  envi¬ 


sagées  les  défenses  de  l’organisme, 
les  injures  qui  lui  sont  faites  par  les 
agents  extérieurs  :  la  chaleur,  la 
lumière  électrique  et  les  poisons,  les 
microbes,  etc.,  et  les  réactions  de  nos 
cellules  en  face  de  ces  agents  nocifs. 
Les  grands  problèmes  de  l’infection, 
de  l’immunité,  de  l’anaphylaxie,  de 
la  régulation  thermique,  de  l’iu- 
flaramation,  des  tumeurs  sont  large¬ 
ment  exposés  dans  ce  volume. 

Chacune  de  ces  études  est  faite 
d’après  les  travaux  les  plus  récents. 

Dans  ce  travail,  le  professeur 
Grasset  fait  oeuvre  de  médecin  érudit 
mais  il  fait  plus  :  son  livre  est  celui 
d’un  penseur  qui  a  largement  réflé¬ 
chi  aux  phénomènes  de  la  vie  et 
aux  perturbations  que  leur  apporte 
la  maladie.  Jean  Camus. 

Formulaii'e  des  médications 
nouvelles  pour  1911,  par  le 
Dr  H.  Gieeet,  ancien  interne  des 
hôpitaux  de  Paris,  0‘'  édition, 
I  vol.  in- 18  de  300  pages,  avec 
figures,  cartonné  :  3  francs.  J. -B. 
Baillière  et  fils,  à  Paris,  1911. 

M.  Gillet  nous  donne  une  nou¬ 
velle  édition  du  Formulaire  des 
médications  nouvelles.  C’est  un  nou¬ 
veau  succès  apprécié  d’avance  par 
les  praticiens  qui  tirent  profit  de  ce 
petit  manuel  si  commode  à  consul¬ 
ter.  Il  s’agit  cette  fois  d’une  refonte 
complète,  de  façon  à  répondre  à 
l’actualité  en  thérapeutique.  L’ordre 
alphabétique  est  observé,  et  la 
lettre  A  nous  fournit  toutes  les 
inédic.atious  :  anticancéreusc,  anti¬ 
diabétique,  antigoutteuse,  antiué- 
vralgique,  antiscléreuse,  antituber¬ 
culeuse,  etc. 

Compliments  à  l’auteur  et  à  l’édi¬ 
teur.  Cornet. 

Les  fonctions  digestives,  par 
le  D'  Bardier,  professeur  agrégé 
à  la  Faculté  de  médecine  de  Tou¬ 
louse.  1  vol.  in-i8  de  300  pages, 
S  fr.  Encyclopédie  scientifique.  O. 
Doin  et  fils,  édit.,  à  Paris,  ign. 
Le  Df  Bardier,  bien  connu  par  une 
série  de  travaux  intéressants,  vient 


de  résumer,  sous  forme  didactique, 
l’ensemble  des  recherches  récentes 
qui  ont  eu  pour  but  l’étude  des 
fonctions  digestives.  Il  décrit  suc¬ 
cessivement  les  fonctions  chimiques 
(aliments,  ferments  solubles,  organes 
et  sucs  salivaire,  gastrique,  intestinal, 
pancréatique,  biliaire)  ;  puis  les  fonc¬ 
tions  motrices  (déglutition,  mouve¬ 
ments  de  brassage  et  de  traversée 
gastrique  ;  mouvements  intestinaux, 
défécation)  ;  enfin  les  fonctions  d’ab¬ 
sorption  vis-à-vis  de  l’eau  et  des 
sels,  des  hydrates  de  carbone,  des 
protéiqxtes  et  des  graisses.  A  propos 
de  ces  diverses  parties,  il  met  en  relief 
les  faits  nouveaux  et  importants  et 
permet  ainsi  au  lecteur  de  se  mettre 
au  courant  des  travaux  les  plus 
récents.  P.  Carnot. 


Les  albuminuries  et  leur  trai¬ 
tement,  par  le  D'  Arthur  Le- 

CEERCQ.  1  vol.  in- 18  de  264  pages. 

0.  Doin  et  fils,  édit.,  à  Paris,  1911. 

Ce  volume  est  le  quatrième  d’une 
série  .dans  laquelle  l’auteur. a  réuni 
les  affections  qui  selon  lui  résument 
les  maladies  de  la  cinquantaine,  c’est- 
à-dire  l’artériosclérose,  les  maladies 
du  coeur,  le  diabète,  les  albuminuries. 
Dans  cet  ouvrage,  tout  en  exposant 
la  plupart  des  notions  actuellement 
acquises  sur  la  question  coiniilexe 
des  idbuminuries,  le  Dr  Leclercq  fait 
œuvre  personnelle  en  mettant  en 
relief  des  idées  qui  lui  sont  chères  et 
qu’il  a  déjà  défendues  dans  ses  pré¬ 
cédents  ouvrages.  Il  discute  notam¬ 
ment  à  maintes  reprises  l’influence 
du  foie  dans  la  production  de  cer¬ 
taines  albummunes.  dans  la  genèse 
de  l’artériosclérose  et  expose  sa 
conception  du  rôle  de  l’urémie  et  de 
l’hypertension  artérielle  dans  la  pro¬ 
duction  des  diverses  complications 
des  néphrites.  Toute  la  seconde  partie 
du  volume  est  consacrée  au  traite¬ 
ment  et  l’auteur  y  a  rassemblé 
nombre  d’utiles  données  soit  sur  les 
réglementations  du  régime  des  albu¬ 
minuriques,  soit  sur  le  traitement 
médicamenteux  à  instituer. 

P.  Lereboui,i,eï 


—  431  — 


—  X  — 


—  XI  — 


LES  CÉRÉMONIES  MÉDICALES 


LA  LEÇON  D’OUVERTURE  DU  P'  WIDAL 

Vendredi  lo  mars,  à  cinq  heures,  la  Faculté  de  mcdeciiie 
avait  pris  un  air  de  fête  pour  l’inauguration  du  cours  du 
professeur  Widal,  iinpatienimcnt  attendue  depuis  long- 

'  Aussi,  bien  avant  l’heure,  se  pressait  à  la  porte  la  file 
des  autos  ronflants  ;  les  maîtres,  les  amis,  les  élèves 
s’entassaient  dans  un  amphithéâtre  déjà  comble  et  s’y 
casaient  tant  bien  que  mal  ;  lorsque  le  jeune  maître 
apparut,  il  fut  reçu  par  des  acclamations  enthousiastes 
et  nourries  : 

«  Messieurs,  je  suis  profondément  ému  par  cet  accueil, 
il  témoigne  d’une  approbation  sans  laquelle  il  n’y  a  pas 
de  réelle  investiture....  »  Ainsi,  commença  le  nouveau 
])rofesseur  qui,  presque  immédiatement  aborda  l’éloge 
de  son  prédéees.seur,  le  si  sympathique  et  si  regretté 
Brissaud  ;  il  le  campa,  de  main  de  maitre,  tel  que 
chacun  de  nous  l’a  aimé  ;  «  Le  veston  boutonnant  haut, 
en  forme  de  vareuse  à  la  manière  des  artistes,  les  longs  plis 
d’une  lavallière  qui  s’échappaient  d’un  col  largement 
rabattu  contribuaient  à  donner  à  sou  allure  cette  sim¬ 
plicité  et  cette  pointe  de  fantaisie  qui 
étaient  parmi  les  raisons  de  son 
charme.  Doué  d’une  intelligence  uni¬ 
verselle,  il  était  instruit  eu  tout  ;  il 
n’est  pas  un  domaine  de  la  médecine 
qu’il  n’ait  exploré  ;  il  n’est  pas  un 
problème  scientifique  ou  social  qui  ne 
l’ait  tenté,  pas  une  manifestation  de 
l’art  ou  de  la  pensée  qui  ne  l’ait  fait 

Après  avoir  passé  eu  revue  l’œuvre 
de  Brissaud,  le  professeur  Widal  en¬ 
tama  l’éloge  de  son  Maître,  le  pro¬ 
fesseur  Dieulafoy,  qui  a  récemment 
quitté  l’École  et  qui,  avant  d’occuper 
la  Clinique  de  l’Hôtcl-Dieu,  avait, 
longtemps  et  avec  un  immense  succès,  illustré  la  chaire 
de  pathologie  interne.  Il  sut  mettre  dans  ses  paroles  avec 
une  grande  chaleur  affectueuse,  un  réel  bonheur  d’expres¬ 
sion,  et  l’amphithéâtre  tout  entier,  par  scs  applaudisse¬ 
ments  ininterrompus  s’associa  si  bien  à  cet  éloge,  qu’il 
en  fit  une  véritable  apothéo.se  en  l’honneur  du  maître 
descendu  hier  de  sa  chaire,  en  pleine  vigueur,  eu  plein 
talent.  La  leçon  d’adieu  que  Dieulafoy  n’avait  pas  voulu 
faire,  ce  fut  son  élève  Widal  qui  la  lui  fit  ;  mais  ce  fut 
surtout  le  public  qui  la  contresigna  et  qui  lui  donna  sa 
signification  émue  et  reconnaissante. 

«  Personne  n’a,  plus  que  Dieulafoy,  l’éloquence  de 
l’enseignement.  Il  possède  au  suprême  degré  l’art  do 
donner  le  relief  aux  choses,  de  dégager  la  formule  qui  sai¬ 
sit,  de  présenter  l’image  qui  fascine.... 

«  Ici,  au  cours  de  pathologie  interne,  les  malades  n’é¬ 
taient  pas  présentés,  comme  plus  tard  à  la  clinique  de 
l’Hôtel-Dieu  ;  mais,  grâce  à  sou  prodigieux  talent,  on  les 
connaissait  aussi  bien  que  si  ou  les  avait  vus.  Il  évoquait 
leur  aspect  eu  des  images  si  impressionnantes  qu’on  avait 
l’illusion  d’avoir  constaté  soi-même  les  symptômes 
qu’il  décrivait  ;  il  les  faisait  dialoguer  en  des  termes  si 
saisissants  qu’on  croyait  avoir  recueilli  leurs  plaintes  ; 
leur  souvenir  ne  pouvait  plus  sortir  de  la  mémoire  ». 

Telle  est  bien,  eu  effet,  l’impression  qu’ont  gardée  tous 
ceux  qui  ont  assisté  aVix  cours  de  Dieulafoy. 


Puis  le  professeur  a  exposé,  eu  quelques  phrases, 
l’utilité  du  cours  de  pathologie  interne  qu’il  est  chargé 
de  faire  :  il  l’a  fait  en  terme,s  heureux,  ce  qui  n’était  pas 
superflu,  étant  données  les  idées  actuelles  sur  l’inu¬ 
tilité  des  enseignements  théoriques. 

(I  I.es  livres  de  pathologie  sont  des  sources  de  rensei¬ 
gnements  où  vous  pouvez  trouver  réponse  aux  questions 
de  détail  que  soulève  l’étude  théorique  des  maladies. 
Mais,  ici,  ce  qu’il  faut,  avant  tout,  c’est  mettre  en  pleine 
lumière  les  parties  saillantes  d’une  question  et  en  faire 
ressortir  la  portée  générale;  c’est  insister  sur  certains 
faits  qui  éclairent  toute  l’histoire  d’une  affection  et  qui  en 
sont  comme  les  notions  fondamentales  :  enseigner,  c’est, 
avant  tout,  choisir  et  simplifier.  I,e  livre  ne  parle  pas,  et, 
sur  les  pages  que  vous  retournez,  la  pensée  est  figée  dans 
une  expression  immuable  ;  le  livre  est  inanimé  :  la  leçon, 
c’est  la  vie  ;  tout  doit  être  mis  eu  œuvre  jusqu’à  ce 
qu’ait  pénétré  dans  votre  pensée  l’idée  qui  doit  s’y  fixer.... 

J  e  ferai  de  mon  mieux  pour  vous  donner  de  ehaque  mala¬ 
die  une  vision  d’ensemble  claire  et  préeise,  et  je  m’effor¬ 
cerai  sans  cesse  de  vous  faire  suivre  le  mouvement  gran¬ 
diose  qui  entraîne  la  médecine  vers  des  destinées  toujours 
plus  élevées.  Nul  spectacle  n’est  mieux 
fait  pour  susciter  en  vous  cet  éveil  qui. 
suivant  la  parole  de  Renan,  est  ce  (pii 
importe  le  plus  dans  l’éducation.  » 

Et,  pour  susciter  d’ores  et  déjà 
cet  éveil,  le  Maître  décrit,  en  une 
vision  large  et  élevée,  ce  qu’est  deve¬ 
nue  la  Médecine  en  ces  denjiéres  an-  : 
nées.  Il  la  montre  empruntant  à  toutes 
les  seiences  leurs  méthodes  et  leurs 
progrès,  étudiant  successivement  la 
structure  et  le  fonctionnement  des 
organes,  puis  des  cellules,  puis  des 
organites  intracellulaires,  jusque  dans 
le  domaine  des  actes  moléculaires. 
Il  la  montre  empruntant  à  la  bacté, 
riologie  ses  méthodes,  expliquant  par  la  physico-chimie 
les  affinités  des  substanees  toxiques  et  médicamen¬ 
teuses.  «  C’est  dans  le  domaine  des  actes  élémentaires 
de  la  vie,  dans  le  monde  de  la  chimie  moléculaire  et  de  la 
chimie  physique  que  la  médecine  trouvera  l’explication 
dernière  des  phénomènes  pathologiques.  Tout,  en  nous, 
.se  réduit  aux  réactions  des  molécules  ou  de  leurs  agré¬ 
gats  ;  rien  ne  se  produit  dans  notre  organisme  qui  n’ait 
pour  fondement  une  mutation  de  matières,  une  transfor¬ 
mation  d’énergie,  un  acte  de  nutrition....  C’est  parce 
qu’elle  s’attaque  au  problème  de  la  vie  et  s’efforce  d’en 
pénétrer  le  mystère  que  la  médecine  est,  de  toutes  les 
.sciences,  la  plus  passionnante. 

«  Elle  n’en  serait  pas  la  plus  noble  si  elle  ne  cherchait, 
dans  toute  découverte,  un  moyeu  de  .soulager  la  souf¬ 
france  humaine.  » 

Telle  est  la  belle  conclusion  de  cette  magistrale  leçon  : 
elle  agite,  en  termes  élevés,  les  plus  nobles  problèmes 
de  la  Médecine:  elle  emprunte  une  portée  particulière  à 
la  personnalité  même  du  Savant  qui  l’a  prononcée,  à  sa 
méthode,  à  sa  discipline  et  à  sa  rigueur  scientifiques,  à 
sa  vision  des  faits  toujours  exacte  et  heureuse,  toutes 
qualités  qui  ont  abouti  à  tant  de  belles  et  utiles  décou- 


—  433  — 


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—  XII 


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-  XIII  - 


LES  GRANDS  MÉDECINS 


E.  BOUCHUT  (181  SH 891) 

Eugène  Bouchuï  a  laissé  les  traces  impérissables 
d’une  grande  activité  médicale  et  scientifique.  Né  à 
•  Paris  le  i8  mai  i8i8,  il  fut  interne  et  médaille  d’or  des 
Hôpitaux  (1842),  chef  de  clinique  à  l’Hôtel-Dieu  {1848), 
médecin  du  Bureau  Central  en  1849,  agrégé  de  la  Faculté 
de  médecine  en  1853.  Il  fut  deux  fois  lauréat  delà  Faculté, 
trois  fois  lauréat  de  l’Institut.  Plus  tard  il  devint  médecin 
en  chef  de  la  maison  d’Éducation  de  la  Légion  d’honneur, 
de  même  qu’il  reçut  la  cravate 
de  Commandeur  de  la  Légion 
d’honneur. 

BouciiuT  se  confina  de  bonne 
heure  dans  la  Pédiatrie.  Après 
avoir  été  à  la  Pitié,  comme  méde¬ 
cin  des  Hôpitaux,  il  s’affirma 
surtout,  comme  médecin  d’en¬ 
fants,  à  l’hôpital  Sainte-Eugénie, 

(devenu  depuis  l’Hôpital  Trous¬ 
seau)  et  à  l’Hôpital  des  Enfants- 
Malades.  Les  nombreux  tra¬ 
vaux  ou  mémoires  qu’il  a  laissés 
(on  en  compte  plus  de  100) 
portent  sur  des  sujets  de  Pédia¬ 
trie  ;  Traité  des  maladies  des 
nouveau-nés,  des  enfants  à  la 
mamelle,  et  de  la  seconde  enfance 
(7'  édition  en  1879),  Hygiène  de 
la  première  enfance.  Nouvelles 
recherches  sur  les  lois  de  la  mor¬ 
talité  des  enfants.  Traité  de  dia¬ 
gnostic  des  maladies  du  système 
nerveux  des  enfants  par  l’opthal- 
moscope.  Mémoire  sur  la  trans¬ 
mission  de  la  syphilis  constitu¬ 
tionnelle  des  nouveau-nés  aux 
nourrices.  Mémoire  sur  l’hygiène  et  l’éducation  physique 
des  enfants,  etc.,  en  taisant,  faute  de  place,  des  travaux 
sur  l’hygiène  publique  et  la  pathologie  générale. 

Citons  encore,  toutefois,  le  Dictionnaire  de  théra¬ 
peutique  médicale  et  chirurgicale  (en  collaboration  avec 
Desprès),  ainsi  que  la  Clinique  de  l’Hôpital  des  Enfants- 
Malades  (1883).  Car  BoEchut  eut  la  passion  de  l’ensei¬ 
gnement.  Il  fit  un  cours  de  Pathologie  Interne,  à  la 
Faculté,  en  remplacement  du  professeur  Duméril  (en 
1857  et  1860),  et  de  nombreux  cours  libres,  tant  à 
l’Ecole  pratique,  sur  la  l’athologie  interne,  la  Patho¬ 


logie  générale,  et  l’histoire  de  la  Médecine,  que  dans  les 
Hôpitaux  de  la  Pitié,  des  Enfants-Malades  et  Sainte- 
Eugénie,  où  ses  leçons  cliniques  sur  les  maladies  de 
l’Enfance  étaient  des  plus  suivies. 

C’est  assez  montrer,  pensons-nous,  que  Boucnu’r 
était  un  de  ces  esprits  de  haute  et  forte  culture  dont 
l’activité  ainsi  que  la  curiosité  scientifiques  sont,  pour 
ainsi  dire,  sans  hmites.  On  en  saisit  une  nouvelle  preuve 
dans  cet  ouvrage  philosophique  publié  en  1876  par  Bou- 
chut,  sur  la  Vie  et  ses  attributs,  où  l’auteur  ne  cache  pas 
ses  idées  nettement  spiritualistes, 
et  s’efforce,  en  opposant  Platon 
à  Épicure,  Hippocrate  et  Galien 
à  Asclépiade,  Buffon  à  Lucrèce, 
Pasteur  à  Claude  Bernard,  de 
résoudre  la  fusion  délicate  et  dif¬ 
ficile,  du  vitalisme  et  de  l’organi¬ 
cisme.  Ce  livre  est  destiné  surtout 
aux  élèves  <<  qui  doivent  commen¬ 
cer  leur  carrière  médicale  par  l’é¬ 
tude  approfondie  de  la  nature  de 
l’homme  ». 

Hélas,  si  Boucnu’r  vivait 
encore,  il  aurait  peine  à  consta¬ 
ter  combien  nos  étudiants  sont 
mal  préparés,  par  l’insuffisance 
des  études  prémédicales  actuelles, 
à  commencer  leur  scolarité  par 
des  spéculations  philosophiques. 

Dr  HoRn. 

N.  B.  —  Il  nous  est  agréable 
de  rappeler  ici  qu’il  y  a  plus  de 
trente  ans  existait  un  journal 
ayant  pour  titre  Paris  Médical, 
et  que  dirigeait  BoucHUT  (i). 

(i)  Cet  ancien  Paris  Médical,  qui  disparut  ù  la  mort  de 
Bouchut,  fut  fondé  en  octobre  1875  par  le  D'  J.  A.  Fort, 
professeur  libre  d’anatomie.  J.  A.  Fort  en  fut  le  rédacteur  en 
chef  jusqu’en  1879,  époque  à  laquelle  le  journal,  alors  d'un 
format  réduit  (petit  in-8),  passa  entre  les  mains  de  Bouchut. 
On  lit  en  effet  dans  le  numéro  du  5  juin  1879,  sons  la  signature 
de  ce  dernier  :  «  A  partir  de  ce  jour,  je  prends  la  direction  de 
«  Paris  Médical  en  lieu  et  place  de  mon  ami  «  M.  le  D'  Fort, 
complètement  absorbé  par  la  préparation  de  s  ses  excellents 
conrs  d’anatomie  ». 


CURIOSITÉS 


Le  prix  d’un  homme.  —  Un  médecin  berlinois  vient  de 
calculer  la  somme  quisuffiraitpourreconstruiro  un  homme, 
d’après  les  dernières  données  delà  science  et  de  l’industrie. 
Une  paire  de  bras  de  bonne  qualité  coûte  environ  350  fr. 
La  même  paire  de  bras  avec  mains  articulées  revient  ù 
875  francs.  Une  paire  de  jambes  vaut  700  francs,.  Le  prix 
d’un  nez  convenable  varie  entre  400  et  500  francs.  Il  est 
possible  de  livrer  une  paire  d’oreilles  avec  résonnateurs 
pour  une  bagatelle  de  700  francs  environ,  et  un  dentiste 
vous  fournira  pour  300  francs  un  excellent  râtelier.  Deux 
yeux  artificiels  perfectionnés  ne  peuvent  être  vendus  au- 
dessous  de  150  francs.  , 

Bref,  pour  avoir  un  homme  au  complet,  il  faüt  débour¬ 
ser  quelque  3  000  francs.  Le  docteur  allemand  ne  garan¬ 
tit  pas  d’ailleurs  que  le  tout  réuni  puisse  réaliser  cette 
chose  mystérieuse  :  la  vie. 

tÙM  [Eevue  internationale  illustrée). 


Préceptes  d’hygiène  musulmane.  —  On  trouve  dans  les 
Archives  de  thérapeutique  des  préceptes  arabes,  tirés  du 
philosophe  Sim  Khalii.  (mort  en  767  de  l’héçire). 

Il  faut  par  exemple,  que,  chaque  vendredi,  l’homme 
accomplisse  les  dix  choses  révélées  ù  notre  Seigneur  Ibra¬ 
him,  ou  quelque.s-unes  du  moins,  s’il  ne  peut  les  accom¬ 
plir  toutes. 

Ces  dix  prescriptions  sont  : 

1“  Subir  la  circoncision  ; 

2“  Faire  la  grande  ablution  pour  l’homme  ; 

3“  Faire  la  grande  ablution  pour  la  femme  ; 

40  Faire  usage  du  koheul  pour  les  yeux  ; 

5“  Faire  usage  du  henné  pour  la  peau  ; 

6“  Faire  usage  du  souaq  pour  la  bouche  ; 

7“  Se  couper  les  ongles  ; 

8“  Se  raser  les  parties  que  la  nature  a  voilées  ; 

9“  S’arracher  les  poils  des  aisselles  ; 

1 0“  Se  couper  les  moustaches  à  là  hauteur  de  la  lèvre 
supérieure. 


435  — 


Dissout  92  /o  des  Composés 
de  l’Acide  urique 
Réduit  les  Déchets  uraliques 

(en  stimulant  l’activité  hépatique) 

par  la  Citrate  de  Soude  à  l’état  naissant. 


VARIÉTÉS 


Inscription  entourant  ie  médaillon  :  Gaspar  Bauliiii, 
lie  Bâle,  docteur,  arclilâtre  de  cette,  république  et  pro¬ 
fesseur  ordinaire  à  l’académie,  la  cinquante-quatrième 


décrite  par  Varole,  qui  mourut  en  isyCi.  «  I^our 
cher,  dit  en  substance  Varole,  le  reflux  des  matiè 
gros  intestin  dans  le  grêle,  éviter  les  perturbatic 
l'absorption  du  chyle  et  les  vomissements  sterco 
qui  pourraient  se  produire  à  la  suite  de  violentes 
pressions  abdominales,  il  existe,  au  niveau  de  rab( 
ment  de  l’iléon  dans  le  côlon  et  marquant  la  termii 
de  celui-là,  une  certaine  membrane,  qiiain  ego  cj 
inveutor  oi>icucur,uii  Ji 
pcllo  ». 


Gaspar  Bauhin  est  d'a 
loin  d’être  originale  ;  i 
compose  de  larges  eni] 
faits  à  \'ésale,  à  Em 
à  Fabrice  d’Aquapen 
dont  il  a  reproduit  les 

IyO  recueil  publié  j 
fameux  graveur  Jean 
dore  de  Tory,  de  Frai 
sous  le  titre  de  Vivœ  im 
partiuHi...,  renferme  les 
res  de  la  seeonde  éditi 
Théâtre  anatomique,  qi 


posés  les  instruments  de  l’opé¬ 
rateur  :  mailles  et  ciseaux  à  froid,  scie,  tenailles  coupantes, 
pinces  porte-fils  à  ligatures,  couteaux,  scalp  :;ls  et  rasoirs 
de  dimensions  et  d’  formes  variées,  ciseaux  à  branches 
droites,  sonde,  stylet,  écarteur,  et  une  éponge  pour  étan¬ 
cher  les  liquides. 

Le  nom  de  Bauhin  est  associé  dans  la  mémoire  des  étu¬ 
diants  et  des  médecins  à  la  valvule  iléo-cœcale.  Bien  que 
cet  observateur,  au  lâvre  i  de  son  théâtre  anatomique, 
chapitre  XVII,  de  Intestiuis,  prétende  l’avoir  décou¬ 
verte  en  ispg,  elle  avait  été  vue  déjà  et  minutieusement 


le  volume. 

Ga.spar  Bauhin  éta 
d’un  médecin  d’Amiens 
Bauhin,  qui,  s’étant  r 
la  Réforme,  dut  fuir  i: 
les  persécutions  religiei 
se  réfugier  à  Bâle. 

d..  «..«/.ÙMfigurê  0.  “ 

d’exercer  le  métier  de  c 
teur  de  la  célèbre  imprimerie  de  Froben.  Il  nenéglig 
néanmoins  l’exercice  de  sa  profession _et_acqult..uni 
réputation  qu’il  devint  doyen  du  Collège  des  méi 
de  la  ville. 

Né  en  i.;5o,  à  Bâle,  so  i  fils  Gaspar'alla  étudicr  la 
cine  à  l’adoue,  à  Montpellier  et  à  l’aris.] 

De  retour  dats  sa  ville  natale,  il  y  enseigna  succ( 
ment  la  médeci  le,  l'anato  nie  et  la  botanique.  Il  n 
en  1624. 


-  XVI  - 


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XIX  — 


DIÉTÉTIQUE 


RÉGIME  DES  ENFANTS 
ARTHRITIQUES 

{H.  Legrand,  d’Aniiciis) 
Menu  hcbdomadair -,  Dininnc/w  : 
IJÉJKUNER  (  T 2  heures).  I  côtelette 
de  mouton  grillée  (6o  gr.  )  ;  Ho  grammes 
purée  de  pommes  de  terre;  .;o  gram¬ 
mes  crème  renversée  à  la  vanille, 
5  O  grammes  pain  grillé  ;  eau  :  i  verre. 
—  Dineu  (7  heures).  loo  grammes 
potage  purée  de  carottes  ;  i  œuf  en 
cocotte  à  l’eau;  6ü  grammes  laitues 
à  la  crème  ;  l  grappe  de  raisin  ; 
50  grammes  pain  grillé  ;  eau  ou 
infusion  :  i  verre. 

r.tindi  :  Déjeuner.  60  grammes 
1)lanc  de  poulet  rôti;  l  artichaut 
.sauce  mou.sseline;  50  grammes  char¬ 
lotte  aux  pommes  ;  50  grammes 

pain  grillé  ;  eau  ;  :  verre.  —  DinER. 
100  grammes  potage  crème  d’orge; 
I  œuf  poché  à  la  chicorée  ;  50  gram¬ 
mes  compote  de  cerises  ;  50  gram¬ 
mes  pain  grillé  ;  eau  :  i  verre. 


Mardi  :  IJÉjEUNER.  60  grammes 
sole  houillie  à  la  sauce  blanche  ; 
50  grammes  nouilles  au  beurre; 
1  grappe  de  raisin;  50  grammes 
pain  grillé  ;  eau  :  i  verre.  —  Dîner. 
100  grammes  potage  purée  de  pom¬ 
mes  de  terre  ;  60  grammes  soufflé  de 
cardons;  50  grammes  maimelade  de 
poires  ;  50  grammes  pain  grillé  ;  eau  : 

Mercredi  :  DEjeunER.  Omelette 
(3  œufs)  aux  laitues  ;  60  grammes 
choux-fleurs  à  la  sauce  blanche; 
I  tartelette  aux  fruits  ;  50  grammes 
pain  grillé  ;  eau  :  i  verre.  —  Dîner  : 
100  grammes  bouillon  de  poule; 
50  grammes  grenouilles  au  naturel; 
I  pomme  de  terre  au  four;  i  pêche 
bien  mûre  ;  50  grammes  pain  grillé  ; 

Jeudi  ;  DEjEUNER.  60 grammes  filet 
de  bœuf  rôti  ;  60  grammes  endives  an 
jus  ;  50  grammes  compote  de  reincs- 
claude;  50  grammes  pain  grillé; 


eau  :  i  verre. —  Dîner,  i  00  grammes 
potage  crème  de  laitues;  50  grammes 
ri/,  au  lait;  40  grammes  gelée  de 
pommes;  50  grammes  pain  grillé; 


Vendredi  :  DEjei^ner,  60  gram¬ 
mes  perche  bouillie  à  la  sauce  blan¬ 
che;  60  grammes  purée  de  concom¬ 
bres  ;  1  pot  de  crème  à  la  vanille  ; 
50  grammes  pain  grillé  ;  eau  :  i  verre. 
—  Dîner,  ioo  grammes  potage 
purée  de  potiron  ;  50  grammes  soufflé 
à  l’arrow-root  ;  50  grammes  fromage 
frais  à  la  crème  ;  50  grammes  pain 
grillé  ;  eau  ;  i  verre. 

Samedi  :  DEjeuner.  60  grammes 
escalope  de  veau  grillée  ;  60  grammes 
salsifis  eu  purée;  ^ogrammes  compote 
de  pommes;  50  grammes  pain  grillé; 
eau  :  i  verre.  — Dîner,  i  00  grammes 
potage  crème  de  laitues;  no  grammes 
pudding  de  sagou  ;  i  banane  ;  50 
grammes  pain  grillé;  eau  :  i  verre. 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


inhalations  prophylactiques. 

Dans  la  phtisie  pulmonaire,  le 
DI  ConE’Toux  conseille  :  Fumiga¬ 
tions  fréquentes  des  locaux  occupés 
par  des  agglomérations,  avec  la  mix¬ 
ture  suivante  que  l’on  fait  brûler 
dans  une  cuillère  de  fer,  une  seule 
cuillerée  le  soir  pour  une  chambre 
ordinaire  ; 

Créosote  de  hêtre .  10  grammes. 

Essence  d’eucalyptus . .  5  — 

Formol .  5  — 

Alcool  à  95“ .  150  — 

Lorsque  cette  médication,  par  sa 
répétition,  entraîne  la  sécheresse  de 
la  toux,  on  la  remplace  par  la  mix¬ 
ture  suivante  : 

.\cide  lactique  . 

Acide  acétique. 

.A.cide  benzoïque 
Alcool û  95°. . . . 

Mixture  expectorante  : 

Essence  d’année. . .  i  gr.  60. 

—  de  genièvre  3  grammes. 

—  de  sauge . .  I  gramme. 

•■Ucool  à  95" .  Q.  S.  p.  130  c.  c. 

Mixture  balsamique  :  ' 

Essence  d’eucalyptus  4  grammes. 

—  de  serpolet. .  3  — 

—  d’hj’sopp ...  2  — 

—  de  cubèbe. . .  2  — 

Alcool  à  95“ .  Q.  S.  p.  120  c.  c. 


10  grammes. 

150  — 


Mixture  sédative  : 

Essence  de  s.auge . .  2  grammes. 

—  marjolaine.  2  — 

.  o«.4o 

Alcool  à  95“ .  Q.  S.  p.  130  c.  c. 

Contre  les  vomissements  des 
tuberculeux. 

Prendre  5  à  6  gouttes  de  la  solu¬ 
tion  suivante,  au  commencement 
du  repas  : 

.Alcool  rectifié . 1 

Teinture  d’iode . (  ââ  5  grammes. 

Acide  phéniciue  pur.. . .  ) 

ou  bien  5  à  6  gouttes  également  de  : 

Menthol .  o»',25 

Alcool  rectifié .  10  grammes. 

ou  encore,  dans  une  plus  grande 
quantité  d’eau  : 

.Alcool  rectifié .  10  grammes. 

C.aïacol  synthétique. .. .  2  — 

(Professeur  Marf.AN.) 
Contre  la  sciatique. 

Donner  après  chaque  repas,  ainsi 
qu’au  coucher,  une  des  capsules  : 

Acide  arséiiiqiic .  oeqoa 

Pyrosphosphate  de  fer  so¬ 
luble .  4  gr.ammes. 

Salicvlate  üe  quinine -  2  — 

Aloïne  . . . . .  ow.io 

Soufre  précipité. .  4  grammes, 

M.  f.  ,s.  a.  30  capsules. 

(J.  SlIOEMAKEH.) 


Contre  la  fissure  à  l’anus. 

T oucher  légèrement  avec  un  crayon 
de  sulfate  de  cuivre  ou  de  nitrate 
d’argent  mitigé  :  suppositoire  avec  ; 
1“  Extrait  de  rataiihia. . .  ow.so 

Beurre  de  cacao  - -  2  grammes. 

Beurre  de  cacao .  2  grammes. 

On  peut  encore  faire  des  onctions 
intra-anales  avec  : 

1"  Extrait  de  rataiihia. .  i  grammes. 

Vaseline .  15  _ 

2“  Chlorhydrate  de  co¬ 
caïne .  OW,20 

Vaseline .  lo  grammes 

Si  ces  moyens  échouent,  on  aura 
recours  à  la  dilatation  forcée  avec  le 
doigt. 

(DI  COMBY.) 

Contre  la  bronchite  fétide. 

-Acide  thymique .  I  gramme. 

—  iihéiiiqiie .  5  grammes 

-Alcool  à  50 .  20  — 

Eau  disiillée .  loo  _ 

F.  s.  a.  pour  inhalations. 

Otite  moyenne  aiguë 

Késorcine .  o'biS 

Stovaïne .  o«i.2o 

Glycérine .  30  grammes.. 

F.  s.  a.  VI  à  VIII  gouttes  tiède 
dans  l’oreille  toutes  les  deux  heures. 

Laurens. 


441 


d’uTK!  (Mxisiillatiiin.  <dlas  (loiiiiuiil  au  lu'iiliciau  la  lacilila 
d’iilro  miiiiadialOMicnt  nuisaignu  sur  la  coiiiposilron  du 
rui'iiK!  ni.  d(^  pDiivdir  iiisliluni'.  sans  plus  attnndnn.  la  llin- 
rapnuliiiui!  (pu  ('onvinnl.  1mi  outre,  nllns  lui  rendent 
aisninnnl  ^'nnei'alisalilns  les  analy.sns  ui'olugii|uns.  duniuu- 
réns  jii.sipi  ICI  le  inonopolc  dns  plinniiacieiis. 

1)  autre  part,  en  raison  de  leur  utilisation  e.\treineineiit 


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V  Analyse  des  Urines 


simple,  l'achat  du  ces  trousses  sera  conseillé  avec  grand 
prolit  aux  inalailes  eux-mêmes,  qui  pourront  de  la  sorte  se 
rendre  compte,  aussi  souvent  qu'il  conviendra,  des  varia¬ 
tions  de  composilion  de  leurs  urines.  11  leur  sera  dès  lors 
loisible  do  surveiller  de  très  près  leur  .arniienlation, 
de  contrôler  l’inlluence  de  tel  ou  tel  mets  sur  le  taux  de 
leur  sucre  ou  de  leur  albumine,  enfin  de  faire  appel  aux 
soins  médicaux  dès  ([ue  ce  taux  aura  subi  une  idévation. 

Ces  Trousses  urolo'dques  apparaissent  donc,  à  tous 
égards,  comme  de  très  précieux  collatiorateurs  pour  le 
médecin.  Kn  deliors  do  l'exaelilude  absolue  de  leurs  rèsiil- 
liils,  elles  présentent  encore  ravanlagc  d'une  grande  inodi- 
cilé  du  prix  :  chaque  analyse  revient  à  environ  0  fr.  i5. 

Ces  trousses  exisicnt  sous  trois  modèles  dill'érents  ; 

f  TROUSSE  INDEX  “  La  Dosurine  ",  deslinée  à 
rechercher  si  Turino  renferme  ou  non  de  l'albumine  ou  du 

2"  TROUSSE  A  “  La  Dosurine  ",  destinée  à  doser 
Talhumine  contenue  dans  l'urine  ; 

3"  TROUSSE  D  “  La  Dosurinet  ”  de.stinéc  h  doser 
la  ([uantité  du  sucre  (glucose). 

Le  prix  de  chaque  trousse  est  de  !1  francs  (franco  .'î  l'r.  30). 

—  Ampoules  do  renouvellenieni  :  la  boîle  de  10,  2  l'r.  iiO 
(franco  2  fr.  T.'i)  ;  la  boite  de  2(1,  i  fr.  7.">  (franco  :  ii  francs). 

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LA  MÉDECINE  AU  PALAIS 


Responsabilité  ophtalmologique 

Je  vous  ai  parlé  du  procès  intenté  par  un  médecin  à 
,  son  confrère  professeur  d’oculistique  dans  une  très  grande 
ville  de  France  au  sujet  d’une  opération  qu'il  aurait  subie 
malgré  lui.  Cette  opération  était  la  sclérectomie  avec 
iridectomie  périphérique  que  le  plaignant  qualifiait 
d’opération  trop  nouvelle.  Voici  un  extrait  du  jugement 
rendu  qui  déboute  le  demandeur  de  sa  demande  en 
150.000  francs  de  dommages-intérêts  et  refuse  d’accorder 
d’autre  part  à  la  partie  assignée  le  franc  de  dommages 
intérêts  sollicité. 

«  Attendu  que  le  demandeur  se  borne  à  vouloir  faire 
nommer  des  experts  pour  rechercher  quel  était  sou  état 
actuel,  quelle  intervention  chirurgicale  il  a  subie  et 
quelle  en  était  la  raison  d’étre  et  d’autre  part  faire  or¬ 
donner  une  enquête. 

«  Attendu  que  ni  l’une  ni  l’autre  des  mesures  sollicitées 
ne  pourraient  dans  les  mesures  limitatives  où  elles  .sont 
proposées  faire  apparaître  l’élément  qui  e.st  essentiel,  à 
savoir  que  le  L...  eu  procédant  autrement  à  l’égard 
de  X,  lui  aurait  maintenu  ou  rendu  une  vision  meilleure  ; 
que  cela  manquant,  c’est-à-dire  le  moyen  de  découvrir 
le  préjudice  n’étant  pas  présenté,  l’action  serait  vaine, 
y  eût-il  eu  faute  ;  que  du  reste  ceci  également  ne  ressor¬ 
tirait  pas  suffisamment,  que  tout  d’abord  le  reproche 
de  défaut  de  soins  ii’est  pas  visé  avec  la  précision  qui 
serait  pertinente,  que  d’un  autre  côté  celui  de  vice  opé¬ 
ratoire  n’est  pas  articulé  de  la  façon  qui  conviendrait  au 
cas  où  il  ne  s’agirait  ni  d’une  maladresse  commise  ni 
d’une  contre-indication  prétendument  négligée  et  où 
seulement  l’opérateur  optant  entre  deux  modes  en 


aurait  pris  un,  après  avoir  promis  de  recourir  à  l’autre. 

«  Attendu  que  les  deux  méthodes  .sont  trouvées  dans 
les  ouvrages  d'enseignement,  que  même  celle  dont  l’em¬ 
ploi  est  critiqué  par  le  demandeur  en  ce  qui  le  concerne 
est  plus  particulièrement  vantée  et  conseillée,  que  le 
demandeur  avait  ainsi  en  principe  le  droit  de  la  choisir, 
qu’on  ne  peut  douter  ni  de  la  haute  conscience  de  ce  .spé¬ 
cialiste,  ni  de  sa  connai.ssance  profonde  de  la  matière,  ni 
de  son  habileté  de  praticien,  ni  de  son  désir  de  bien  faire. 

«  One  partant  sa  seule  faute  aurait  con.sisté  à  ne  pas 
respecter  la  volonté  du  malade  ;  qu’on  ne  peut  admettre 
sa  .soumission  à  un  ordre,  qu’elle  eût  été  coupable  de  sa 
part  si  tout  au  moins  elle  avait  été  sans  réserves.  Qu’en 
effet  ne  pouvant  prévoir  les  conséquences  il  ne  pouvait 
honnêtement  subir  les  conditions  imposées  par  sou  client 
qui  en  somme  s’offrait  à  lui  pour  être  guéri  non  pour  être 
obéi  ;  que  au  surplus  les  documents  contradictoirement 
versés  au  débat  le  font  apparaître  parmi  les  glaucoma- 
teux  de  moins  en  moins  nombreux,  etc.  Par  ces  motifs 
rejette  la  demande  ». 

Ce  jugement  est  intérc.ssaut  au  point  de  vue  de  la  di¬ 
rection  et  de  la  détermination  appartenant  en  totalité 
au  médecin  fait  pour  «  guérir  mais  non  pour  obéir  ». 
D’autre  part  la  question  d’opération  nouvelle  qui  semblait 
le  noeud  du  procès  est  écartée  puisqu’à  la  demande  en 
nomination  d’expert  chargé  entre  autres  choses  de  déter¬ 
miner  «  quelle  opération  avait  été  subie  »  le  tribunal 
répond  médicalement  «  que  la  méthode  est  plus  parti¬ 
culièrement  vantée  ». 

Des  avocats  des  parties  étaient  M'‘  Dagoutte  et  le 
bâtonnier  Bertin  qui  se  retrouveront  vraisemblablement 
devant  la  Cour.  ^Iaitre-Onomk. 


CONNAISSANCES  PRATIQUES 

CONSTITUTION  D’UN  BIEN  DE  FAMILLE 


Définition  du  bien  de  famille. 
Le  bien  de  famille,  prévu  par  la  loi 
du  12  juillet  1909,  est  un  immeuble 
insaisissable  servant  d’habitation 
à  une  famille. 

Le  bien,  qui  peut  être  rural  ou  ur¬ 
bain,  doit  comprendre  une  mai.son 
ou  portion  divise  de  maison  et,  fa¬ 
cultativement,  des  terres  attenantes 
ou  voisines  exploitées  par  la  famille, 
des  cheptels  et  immeubles  par  desti¬ 
nation,  jusqu’à  concurrence  d’une 
valeur  globale  de  8.000  francs. 

Constituant  et  bénéficiaire.  — 
Tout  chef  de  famille  peut,  en  prin¬ 
cipe,  constituer  un  bien  insaisissable 
à  son  profit  et  à  celui  de  ses  enfants. 
La  même  faculté  appartient  à  un 
tiers,  capable  de  disposer  et  désireux 
de  constituer  un  bien  dé  famille  au 
profit  d’une  autre  personne  réunis¬ 
sant  elle-même  les  conditions  exi¬ 
gées  par  la  loi  pour  le  constituer. 

La  constitution  du  bien  exige  l’inter¬ 
vention  d’un  notaire. 

Acte  notarié  de  constitution. 
—  Renseignements  et  pièces  à  four¬ 
nir  au  notaire  chargé  de  la  rédaction 
de  l’acte  de  constitution  du  bien  ; 

I"  lîtat  civil  du  constituant,  et 
s’il  y  a  lieu,  du  bénéficiaire  ; 

2"  Désignation  de  l’immeuble, 
non  indivis,  par  nom,  nature,  conte¬ 
nance,  avec  références  au  cadastre  ; 

3"  Estimation  de  l’immeuble,  des 
cheptels  et  immeubles  par  destina¬ 
tion  affectés  par  le  constituant  au 
service  et  à  l’exploitation  du  fonds  ; 

4“  Indication  sommaire  de  l’ori¬ 
gine  de  la  propriété  ; 


.■)“  Police  d’assurance  contre  l’in¬ 
cendie. 

Instruction  de  la  demande. 
Procédure.  —  Le  notaire  instruit 
la  demande,  s’assure  qu’il  n’existe 
sur  l’immeuble  ni  privilège,  ni  hy¬ 
pothèque  conventionnelle  ou  judi¬ 
ciaire,  et  dresse  l’acte  de  constitu¬ 
tion,  dont  un  extrait  sommaire 
devra  rester  affiché  pendant  deux 
mois  à  la  justice  de  paix  du  canton 
et  à  la  mairie  de  la  commune  où  la 
maison  est  située.  Un  avis  sera,  en 
outre,  inséré  deux  fois,  à  quinze 
jours  d’intervalle,  dans  un  même 
journal  du  département  recevant  les 
annonces  légales. 

l’expiration  du  délai  de  deux 
mois,  réservé  aux  tiers,  aux  créan¬ 
ciers  pour  former  opposition,  le  no¬ 
toire  saisi  transmet  au  juge  de  paix 
l’expédition  de  l’acte  de  constitu¬ 
tion  à  homologuer,  accompagnée  des 
pièces  exigées  par  la  loi  et  le  rè¬ 
glement  du  26  mars  1910. 

Homologation  et  transcrip¬ 
tion.  —  L’expédition,  revêtue  de  la 
mention  d’homologation  du  juge  de 
paix,  doit  être  transcrite  au  bureau 
des  hypothèques  ;  cette  formalité 
est  indispensable  pour  la  validité  de 
la  constitution.  A  partir  de  la  trans¬ 
cription,  le  bien  est  insaisissable. 

Renonciation  et  aliénation.  — 
I.e  projiriétoire  du  bien  peut  renon¬ 
cer,  à  toute  époque,  à  la  constitu¬ 
tion,  ou  vendre  le  bien,’  en  tout  ou 
en  partie  ;  mais  il  doit  obtenir,  s’il 
est  marié,  le  consentement  préalable 
de  sa  femme,  donné  devant  le  juge 


de  paix,  ou  l’autorisation  du  conseil 
de  famille  s’il  a  des  enfants  mineurs. 

Différents  modes  de  constitu- 

dehors  de  la  constitution  du  bien 
de  famille  par  un  acte  spécial  no¬ 
tarié,  la  constitution  peut  encore 
ré.sulter  d’un  contrat  de  mariage, 
d’une  donation  ou  d’un  testament 
{olographe,  mystique,  authentique); 
si  cet  acte  ne  contient  pas  les  indi¬ 
cations  prescrites  par  la  loi,  le  bé¬ 
néficiaire  sera  tenu  de  les  produire 
dans  une  déclaration  faite  devant 
notaire  dans  le  mois  qui  suivra  l’ou¬ 
verture  du  testament.  Si  l’héritier 
ne  procède  pas  à  l’affichage  d’un  ex¬ 
trait  sommaire  du  testament,  le 
notaire  dépo.sitaire  de  l’acte  sera 
tenu  d’y  faire  procéder.  Lorsque  la 
constitution  d’un  bien  de  famille 
est  faite  dans  un  contrat  de  mariage 
ou  dans  un  acte  de  donation,  les 
constituants  ou  les  bénéficiaires  sont 
également  tenus  de  procéder,  dans 
les  fonnes  prescrites,  à  l’affichage 
de  la  partie  du  contrat  ou  de  la  do- 
nation  relative  à  la  constitution. 

Frais.  —  Les  frais  de  constitution 
varieront  en  général  de  60  à  80  fr. 
suivant  la  forme  de  l’acte,  la  valeur 
du  bien  et  les  incidents  de  la  procé- 
tlure  (expertise,  opposition,  etc.). 
Ils  comprennent  les  honoraires  du 
notaire  et  du  greffier,  le  salaire  du 
conser\’ateur  des  hypothèques,  l’in- 
ilemnité  allouée  à  l’expert  s’il  y  a 
lieu  à  expertise,  les  frais  de  publicité 
et  de  corre.spondance,  l’enregistre¬ 
ment  et  le  papier  timbré. 


—  443  — 


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NOUVELLES 


Le  pr  Prenant  est  élu  membre  de  l’Académie  de  méde¬ 
cine.  —  Né  le  6  novembre  iSfii,  le  nouvel  ac.-idémicien, 
sans  être  originaire  de  Nancy,  s’y  est  assis  successivement 
sur  les  bancs  du  lycée,  parfois  trop  peu  mobiles  à  son  gré, 
sur  ceux  de  la  Faculté  de  médecine  et  de  la  Faculté  des 
sciences  dont  les  maîtres  ont  laissé  en  lui  un  fidèle  et 
respectueux  souvenir,  en  1894  enfin  dans  la  chaire  d'histo¬ 
logie  de  la  Faculté  de  médecine  dont  les  élèves  ont  toujours 
suivi  l’enseignement  avec  une  exceptionnelle  assiduité, 
lîn  Hj.'iy,  U  mort  du  distingué  savant  et  de  l’éminent 
professeur  Jlathias-Duval  ouvrait  la  vacance  de  la  chaire 
d’histologie  de  la  Faculté  de  médecine  de  Paris.  M.  Pre¬ 
nant,  malgré  ses  préférences  natives  pour  le  calme  de  son 
laboratoire  et  de  son  amphithé.ître  de  province,  et  bien 
qu’il  eût  déjà  écarté  antérieurement  l’idée  de  sa  candida¬ 
ture  éventuelle  à  la  chaire  de  Paris,  ,se  sentit  cette  fois 
l’ambition  de  réussir  dans  cette  succession  et  eut  le  bon¬ 
heur  d’être  nommé.  Il  faut  dire  que  sou  déracinement 
lui  fut  rendu  moins  pénible  par  la  sollicitation  plus  qu’ai¬ 
mable  et  flatteuse  de  plusieurs  de  ses  collègues  parisiens, 
et  qu’aussi  sa  nomination  fut  facilitée  par  des  circon¬ 
stances  particulières  qui  indiquaient  nettement  au 
Conseil  de  la  Faculté  le  choix  d’un  professeur  se  consa¬ 
crant  tout  entier  à  sou  enseignement  et  à  sou  laboratoire. 


Le  professeur  Pren.\st  dans  son  laboratoire. 

(I  licho  obligcammcnl  oimmuniqut  par  notre  confrère ■•/i.vcWsior"). 


Le  Professeur  Prenant  en  effet,  selon  l’expression 
même  du  rapporteur  qui  l’a  présenté  à  l’Académie  de 
médecine,  est  un  «  pur  »,  ^uniquement  adonné  au  travail 
•scientifique.  Il  y  a  entraîné  de  nombreux  élèves,  français 
et  étrangers,  qui  ont  fréquenté  .son  laboratoire  tant  à 
Nancy  qu’à  Paris,  et  dont  plusieurs  sont  aujourd’hui 
devenus  ses  collègues  et  des  histologistes  réputés.  Fm- 
bryologLste  et  histologiste  tour  à  tour,  et  même  pendant 
plusieurs  années  chef  des  travaux  anatomiques  à  la  Fa¬ 
culté  de  Nancy,  il  a  publié  un  certain  nombre  de  mémoires 
d’histologie  et  d’embryologie,  deux  tomes  d’un  traité 
d’embryologie,  et  en  collaboration  avec  MM.  Bouin  et 
Maillard  un  gros  traité  de  cytologie  et  d’histologie  en 
deux  volumes.  C’est  la  cytologie  qui  a  été  le  champ  pré¬ 
féré  de  .ses  investigations  ;  dans  ce  domaine  il  a  publié 
une  série  de  travaux  sur  le  corpuscule  central  et  le  corpus,- 
cule  intennédiaire,  les  cellules  séminales,  les  cellules 
ciliées,  les  cellules  trachéales,  etc. 

M.  Prenant  aime  l’enseignement,  soit  théorique,  soit 
pratique.  Il  s’occupe  personnellement  des  travaux  pra¬ 
tiques  d’histologie  où  il  se  plaît  à  entrer  en  contact  direct 
et  cordial  avec  les  étudiants.  Il  a  créé  comme  complé¬ 
ment  aux  travaux  pratiques  ordinaires  un  laboratoire 
de  perfectionnement  technique,  dirigé  par  M.  Mulon, 


agrégé,  dans  lequel  fréquentent  en  bon  nombre  des  étu- 
<liauts  et  des  docleur.s  français  et  étrangers.  Estimant 
que  d’une  part  l’enseignement  théorique  de  l’histologie, 
bien  que  fondamental,  doit  être  réduit  pour  les  étudiants 
en  médecine  au  strict  minimum,  mais  que  d’autre  part 
à  côté  de  l’instruction  élémentaire  et  professionnelle 
qu’elle  doit  aux  étudiants,  une  grande  Faculté  est  ténue 
de  donner  un  enseignement  scientifique  supérieur,  il  a 
fait  deux  parts  de  sou  cours  magistral,  et  l’a  divisé  en 
cours  élémentaire  et  cours  supérieur.  Dans  ce  dernier  il 
traite  des  questions  telles,  que  de  la  mêlée  des  faits  con¬ 
crets  et  précis  se  dégagent  des  idées  générales  ayant  force 
de  loi  et  valeur  éducative  :  telles  les  «  mitochondries  et 
l’ergastoplasme  »,  les  «  théories  physiques  de  la  mitose  », 
le  «  substratum  cellulaire  de  l’hérédité  »,  les  «  problèmes 
cytologiques  généraux  soulevés  par  l’étude  des  cellules 
musculaires  ». 

Médecins  des  asiles.  Le  Conseil  municipal  de  Paris 
a  pris  la  résolution  suivante  : 

«  I,e  Préfet  de  la  Seine  est  invité  à  prendre  les  disposi 
tions  nécessaires  pour  que  les  médecins  des  asiles  de  la 
Seine  actuellement  en  exercice  puissent  faire  décompter 
pour  le  calcul  de  liquidation  de  leur  pension  de  retraite 
les  années  passées  par  eux  dans  ces  établÊssements  en 
qualité  d’internes.  » 

De  même,  <1  le  Préfet  de  la  Seine  est  invité  à  engager 
des  pourparlers  avec  M.  le  ministre  de  l’Intérieur  pour 
que,  dans  les  asiles  de  la  Seine,  les  fonctions  de  directeur 
et  de  médecin  .soient  réunies. 

«  Les  directeurs  médecins  seront  désignés  par  le  Préfet 
de  la  Seine,  sous  le  contrôle  du  Conseil  général,  parmi  les 
médecins  en  chef  des  asiles  de  ce  Département,  au  fur  et 
à  mesure  des  vacances  qui  se  produisent  dans  les  postes  de 
directeurs  admini.stratifs. 

«  Pour  prévenir  tout  événement,  les  crédits  néces¬ 
saires  au  paiement  des  traitements  des  directeurs  admi¬ 
nistratifs  ne  seront  inscrits  aux  budgets  de  1911  des 
asiles  que  pour  une  période  de  six  mois.  » 

Salon  médical.  —  Le.  deuxième  salon  médical  ;  Salon  des 
A  scUpiades  s’ouvrira  du  26  mars  au  9  avril  prochain  inclus 
de  neuf  heures  du  matin  à  six  heures  du  soir,  à  l’Institut 
Berlitz,  $  i ,  boulevard  des  Italiens.  Sont  admises  à  ce  salon 
toutes  les  oeuvres  artistiques  de  médecins,  internes  et 
étudiants  en  médecine,  inédites  ou  ayant  déjà  été  expo¬ 
sées  (peinture,  sculpture,  pastel  ;  gravure,  art  décoratif). 
De  plus  une  section  de  ce  Salon  sera  exclusivement  consa¬ 
crée  à  une  exposition  de  médailles  et  d’objets  d’art  ayant 
trait  à  la  médecine  (La  médecine  dans  l’Art),  f^n  appel 
tout  particulier  est  adressé  à  ce  propos  à  nos  confrères 
collectionneurs  pour  rehausser  de  leurs  richessses  cette 
curieuse  exposition. 

ComiU-  d'Honneur  :  Garikl,  professeur  à  la  Faculté  de 
médecine,  membre  de  l’Académie  de  médecine.  —  Gir,- 
bkrT,  professeur  de  clinique  médicale  à  la  Faculté,  mem¬ 
bre  de  l’Académie  de  médecine.  —  Henneguy,  profes¬ 
seur  au  Collège  de  France.  Membre  de  l’Institut.  — 
WlDAL,  professeur  à  la  Faculté,  membre  de  l’Académie  de 
médecine.  —  RicheloT,  professeur  agrégé  à  la  Faculté, 
membre  de  l’Académie  de  médecine.  --  Labbé,  profes¬ 
seur  agrégé  à  la  Faculté.  -  ■  Cabanes,  directeur  de  la 
Chronique  médicale. 

Membres  fondateurs  ;  M.  le  baron,  docteur  Henri  de 
Rot.sschii,d,MM.  Girard,  Rogier,  Galbrun,  Mariani. 

Bureau  :  M.  le  professeur  R.  Blanchard,  de  l’Acadé¬ 
mie  de  médecine,  président  de  la  section  de  la  médecine 
dans  l’art.  M.  le  professeur  agrégé  F.  Bezançon,  président 
de  la  section  peinture,  sculpture  et  gravure.  Vice-prési¬ 
dents;  MM.  Dehérain,  Barbillon,  Delmont-Bebet, 
anciens  internes.  Secrétaire  :  Paul  Rabibr.  Membres  du 
Comité  :  MM.  Cocqfelet,  Sassier,  Ferrand. 

Pour  tous  les  renseignements  s’adresser  à  Monsieur  le 
Docteur  P.  Rabier,  .4,  rue  Saint-lA>uis-en-l’Ile.  Paris. 


445  — 


-  XXIV  - 


LIVRES  REÇUS  AU  BUREAU  DE  PARIS  MÉDICAL 


Diabète  d'origine  digestive  et 
diabète  infectieux.  Leur  trai¬ 
tement,  par  le  D'  Dei<15age. 
1911,  in-8,  48  pages.  {A.  Maloine, 
éditeur,  Paris.) 

La  Médecine  préventive  du 
premier  âge, -par  leD-’  P.  Inonde. 
1911,  I  vol.  in-i8,  de  320  pages, 
cartonné  4  francs.  {F.  Alcan,  édi- 


Aspects  of  death  and  their 
effects  on  the  living,  as  illus- 
trated  by  minor  works  ofart, 
especially  medals,  engraved 
gems,  jewels,  etc.  1>yF.  I’arkes 
WEBER,  M.  A.,  M.  D.,  1910,  I  vol. 
in-8,  cart.  de  160  pages  avec 
figures.  {T.  Fisher  Unwin,  éAitmi, 
I/Ondres  et  Leipzig.) 


La  morale  de  l’honneur,  par 
L.  JEUDON,  professeur  au  collège 
de  Vannes.  1911,  i  vol.  gr.  in-8, 
de  250  pages,  broché,  5  francs. 
(F.  -ilcan,  éditeur,  Paris). 


L’artériosclérose  (évolution,  cli¬ 
nique  et  traitement),  par  le 
D'  Arthur  Leceercq,  i  volume 
in-8  de  335  pages,  6  fr. 
(Octave  Dnin  et  fils,  éditeurs  à 
Paris.) 


Les  Arythmies  (Leçons  recueillies 
par  le  Df  Cn.  lîSMEiN),  par  le 
D' Vaquez.  1911.  i  vol.  gr.  in-8, 
de437  pages,  avec 48  figures;  cart., 
15  fr.  (J.-n.  liaillière  et  fils,  édi¬ 
teurs,  Paris,) 

Précis  de  médecine  légale, 
s-  édition,  par  le  Dr  Cn.  Vibert, 
avec  une  introduction  par  le  Prof. 
P.  llRotTARDEE.  igir.  I  vol.  in-8 
de  978  pages  avec  104  figures, 
12  fr.  (J.-Ii.  BailUhe  et  fils,  édi¬ 
teurs,  Paris.) 


CORRESPONDANCE 

Le  Dr  Roxtssee,  84,  boulevard  des  Batignolles,  ayant  produit  du  nom  «  d’Hêmatol  »  qui  serait  l’application 
appris  que  des  représentants  en  pharmacie  se  servaient  thérapeutique  de  ses  exposés  scientifiques,  informe  ses 
de  son  nom  et  de  ses  travaux  surlessénunshémopoiétiques  confrères  qu'il  est  complètement  étranger  au  lancement 
pour  pénétrer  chez  les  médecins  et  leur  recommander  un  de  cette  spécialité. 


L’INTERMEDIAIRE  MEDICAL 

Docteur  CLOITRE  et  PATIN.  —  Téléphone  830-43  —  7,  PU  ce  St-Mlchel,  Paris. 

Ceaaton  de  Clientàlee  Médicalee,  Cabinaia  Dentaires,  Maisons  de  Santé,  etc.  —  Remplaoements  gratuits 


-  XXV  - 


LA  VIE  MÉDICALE 


Concours  de  médecin  adjoint  des 
asiles  d’aiiénés.  —  Un  concours  s’ou¬ 
vrira  à  Paris,  au  ministère  de  l'Inté¬ 
rieur,  le  lundi  i''!"  mai  lyii,  tant 
pour  l’admission  aux  emplois  de 
médecin  adjoint  des  asiles  publics 
d’aliénés  que  pour  l’aptitude  aux 
fonctions  de  médecin  d’asile  privé. 

Ue  nombre  des  postes  de  médecin- 
adjoint  des  asiles  publics  mis  au  con¬ 
cours  est  fixé  à  cinq. 

Ues  candidats  qui  désirent  parti¬ 
ciper  au  concours  doivent  adresser 
au  ministère  de  l’Intérieur  une  de¬ 
mande  accompagnée  de  leur  acte  de 
naissance,  de  leurs  états  de  services, 
d'un  exposé  de  leurs  titres,  d’un 
ré,sumé  succinct  de  leurs  travaux,  du 
dépôt  de  leurs  publications,  ainsi 
que  des  pièces  établissant  leixr  stage 
et  l’accomplissement  de  leurs  obli¬ 
gations  militaires. 

Ues  candidatures  seront  inscrites 
ati  ministère  del’Intérieur  (i“''bureati 
de  la  direction  de  l’Assistance  et  de 
l’itygiène  publiques,  7,  rue  Camba¬ 
cérès),  du  1 5  mars  au  i"  avril  inclus. 

Facultés  de  province.  —  Mont- 
l'Ki.iJER.  —  M.  Marques  est  nommé 
jusqu’à  la  fin  de  l’année  scolaire 
1 910-19!  I  chef  des  travaux  pra¬ 
tiques  de  physique. 

Ai,gkk.  —  M.  Ilérail,  professeur 
de  matière  médicale,  est  chargé,  du 
!«  janvier  au  31  octobre,  d’un  cours 
complémentaire  de  thérapeutique. 

Uyon.  —  Un  congé,  du  i'"'  mars 
au  30  juin  1911,  est  accordé,  sur  sa 
demande,  à  M.  Poucet,  professeur 
de  clinique  chirurgicale. 

M.  I,eriche,  agrégé,  est  chargé,  eu 
outre,  du  U'  mars  au  30  juin  1911 
(durée  du  congé  accordé  à  M.  Poucet), 
d’un  cours  de  clinique  chirurgicale. 

C.tKN.  -  Un  congé,  du  lo  février 

demande,  à  M.  Noury,  professeur 
de  clinique  obstétricale. 

Ecoles  de  médecine  de  province. 
—  Marseii,i,e.  —  Un  congé  jusqu’au 
30  juin  lyii  est  accordé  sur  sa  de¬ 
mande  et  pour  raisons  de  santé  à 
M.  Gauthier,  chargé  d’un  cours  com¬ 
plémentaire  de  pathologie  et  bac¬ 
tériologie  des  maladies  exotiques. 

M.  Raybaud  est  chargé  d’uu  cours 
pendant  le  congé  de  M.  Gauthier. 

Besançon.  —  M.  Prieur,  profes¬ 
seur  d’histologie,  est  nommé  direc¬ 
teur  pour  trois  ans. 

Hôpitaux  de  Paris.  ~  Oto-rhino- 
EARYNGOEOGISTE  DES  HOPITAUX.  — 
CompüsHion  écrite.  —  Séance  du 
5  mars  1911.  Trachée.  —  Causes, 
symptômes  et  diagnostic  des  para- 
ly.sies  du  récurrent. 


Lecture  des  copies.  —  Séances 
des  8,  ioeti3mars;MM.Blanluet,  28; 
Baldeuweck,  27  ;  Paul  Uaurens,  26  ; 
Grivot,  30  ;  Hautant,  29  ;  Balden- 
week,  18;  Paul  Laurens,  15. 

Concours  de  chirurgien  des 
iiôPlT.^ux.  —  Le  jury  est  provisoi¬ 
rement  composé  de  MM.  Routier, 
Jalaguier,  Bazy,  Sébileau,  Hart¬ 
mann,  Launay  et  Achard. 

Concours  de  ea  mèdailee  d'or. 

—  Chirurgie  et  accouchements.  — 
Mémoires  :  MM.  Barbet,  28  ;  Basset, 
26  ;  Berger,  28  ;  Cadenat,  26  ; 
Cruet,  29  ;  Houdard,  27  ;  Metzger, 
26  ;  Moek  et  Pascalis,  27  ;  Toupet,  28 

Séance  du  9  mars.  —  Oral  : 
«  Péritonite  tuberculeuse  »  :  MM. 
Basset,  Cruet  et  Toupet,  17. 

Séance  du  13  mars.  —  Oral  : 
«  Hémothorax  traumatique  » . 

MM.  Berger,  17;  Cadenat,  lû; 
Barbet,  1 7. 

Concours  de  i.a  miïdailee 
d’or.  — •  Médecine.  —  Séance  du 
13  mars.  —  Oral  :  «  Données  four¬ 
nies  par  l’examen  macroscopique  et 
microscopique  des  matières  fécales  » , 

MM.  Lagane,  18  ;  Touraine  et 
Paillard,  19;  Laroche,  17. 

Académie  des  sciences.  —  L’Aca¬ 
demie  vient  d’élire  deux  corres¬ 
pondants  : 

M.  Pavlof,  l’éminent  physiologiste 
de  Saint-Pétersbourg,  a  été  élu  au 
premier  tour. 

Pour  le  second  siège,  M.  Arrhénius, 
le  physicien  suédois  bien  connu,  a  été 
élu  au  premier  tour. 

Ministère  de  l’intérieur.  —  M.  le 
docteur  Delamare,  ancien  interne 
des  hôpitaux  de  Paris,  est  nommé 
médecin  sanitaire  de  France  à  Cons¬ 
tantinople. 

Le  XVII'"  Congrès  international 
de  médecine.  —  Il  se  réunira  à 
Londres  en  été  1913.  La  date  exacte 
sera  fixée  par  la  Comniis.sion  per¬ 
manente  internationalequiseréunira 
à  Londres  les  21  et  22  avril  prochain 
sous  la  présidence  de  ^1.  le  Docteur 
F.  W.  Pavv. 

Vœux  et  propositions  relatives  à 
la  répartition  des  Sections  pourront 
être  envoyés  avant  le  U*'  avril  an 
Secrétaire  général  de  la  Commission 
permanente,  M.  le  professeur  H. 
Burcer,  Vondelstraat  i,  Amster 
dam,  ou  à  l’adresse  du  Bureau  de 
ladite  Commission  :  Hugo  de  Groot- 
straat,  to,  La  Haye. 

Réunion  du  comité  permanent 
de  l’Office  international  d’hygiène. 

—  Pour  répondre  à  la  demande  que 
le  gouvernement  français  lui  a  adres¬ 
sée,  le  comité  permanent  de  l’Office 
International  d’hygiène  publique 


vient  de  se  réunir  en  session  extra¬ 
ordinaire,  pour  préparer  les  travaux 
de  la  conférence  internationale 
sanitaire  convoquée  à  Paris  par  la 
France,  pour  le  mois  de  mai  pro¬ 
chain,  eu  vue  de  la  révision  de  la 
Convention  sanitaire  internationale 
du  3  décembre  1903. 

Le  comité  examinera,  dans  cette 
session,  quelles  peuvent  être,  d’après 
les  progrès  effectués  par  la  science 
et  la  prophylaxie  depuis  1907,  les 
bases  sur  lesquelles  les  administra¬ 
tions  sanitaires  des  divers  Etats  ont 
intérêt  à  s’appuyer  pour  lutter  con¬ 
tre  l’introduction  et  la  propagation 
du  choléra,  de  la  peste  et  de  la  fièvre 
jaune,  en  apportant  le  minimum 
possible  d’entraves  et  de  perturba¬ 
tions  à  la  navigation,  aux  relations 
commerciales  et  aux  transports  des 
voyageurs  de  toutes  catégories. 

Vingt-six  Etats,  représentés  par 
leurs  délégués  permanents  dans  le 
comité  de  l’Office  international 
d'hygiène  publique,  ou  par  des  dé¬ 
légués  spéciaux,  prennent  part  à 
cette  réunion  sanitaire. 

Dès  que  les  conclusions  du  comité 
permanent  auront  été  arrêtées,  elle.s 
seront  communiciuées  à  tous  les 
gouvernements  invités  à  la  confé¬ 
rence  de  Paris. 

L’Office  d’hygiène  aura  rempli 
ainsi,  en  fait,  une  fonction  analogue 
à  celle  qui  est  attribuée,  dans  la 
préparation  des  conférences  inter¬ 
nationales,  aux  bureaux  que  les 
gouvernements  intéressés  entre¬ 
tiennent  à  Berne  en  vue  de  la  pro¬ 
tection  de  la  propriété  littéraire, 
artistique  et  industrielle. 

Epidémies.  —On  signale  des  épi¬ 
démies  de  rtiugeole  à  Chambéry  et 
à  Toulon,  dans  le  milieu  militaire  ; 
de  méningite  cérébro-spinale,  ù 
Angoidême  (5  décès  militaires)  et  à 
Rennes. 

La  médaille  d’honneur  des  épi¬ 
démies  a  été  remise  à  sœur  Joseph 
(de  riiôpital  de  Cosnc),  par  le  géné¬ 
ral  commandant  le  S*'  corps,  pour 
son  dévouement  durant  l'épidémie 
qui  règne  au  85"  d’infanterie. 

Médaille  militaire.  —  La  médaille 
militaire  a  été  remise  au  cavalier 
Steinhelmer,  étudiant  en  méde¬ 
cine,  qui  venait  de  subir  l’amputa¬ 
tion  du  bras  droit  à  la  suite  d’une 
infection  contractée  en  soignant  des 
malades. 

Nécrologie.  —  M.  Leiuercier  de 
Jauvelle,  beau-père  de  M.  le  Pro- 
fe.sseur  Thoinot,  professeur  à  la  Fa¬ 
culté  de  médecine  de  Paris.  Nous 
adressons  à  M.  Thoinot  nos  bien 
douloureuses  sympathies.  —  Le  pro¬ 
fesseur  Escherich  (de  Vienne),  bien 
connu  par  ses  multiples  travaux  sur 
les  maladies  des  enfants.  —  Df  Albert 
Poujade.  —  D  '  Maillard  (de  Duclair) . 
—  D'  Pouchiii,  profe.sseur  à  l’Ecole 
de  médecine  de  Rouen. 


—  447  — 


-  XXVJt  - 


SOMMAIRE  du  N“  14 

consacré  à  la  Dermatologie  et  à  la  Syphiligraphie 


Gaucher  et  Gouüerot.  —  L’hôpital  Saint-Louis . . 

Milian .  —  La  dermatologie  et  la  syphiligraphie  en  191 1  {Revue  annuelle) . 

Brocq .  —  Une  nouvelle  méthode  d’exploration  des  dermatoses  :  le  grattage  méthodique. . 

Dabier . —  De  la  biopsie . 

Dübreuilh  et  Petges..  —  Les  engelures . 

Jacquet . —  Le  massage  plastique  à  double  action  dans  le  traitement  des  dermatoses . 

Bodin .  —  Le  traitement  actuel  des  teignes  du  cuir  chevelu . .  . . . 

Actualilés  médicales  :  L’arsénobenzol  fran;ais,  par  le  D'  L.  Fournier . 

Sociétés  savantes _ —  Société  médicale  des  hôpitaux . 

Libres  propos  :  La  violence,  par  G.  Linossier . 

Choses  du  four  :  La  terreur  du  pacha,  par  Milian . . . 

Chronique  scientifique  :  Les  couperies  de  poils  et  le  secrétage,  par  Marcel  h  rois . 

Les  cérémonies  médicales  :  L’inauguration  du  monument  du  P-’  Cornil,  à  la  Faculté  de  medecine  de  Pans. . 

Nécrologie  :  P'  van  Cauwenbergiie . . . 

Diagnostic  artistique . 

Curiosités . . 

Art  et  médecine  :  Ricord,  portrait- .'lurge,  par  Gili . . 

Diététique . . 

Formules  thérapeutiques . . 

Chronique  des  Livres  :  '1  raitement  de  la  syphilis  par  l’hectine  et  l’hectargyre,  par  le  D‘'  Uive . 

Variétés . 


Nouvelles . .  XXI  e 

La  vie  médicale . 

Cours.  —  Actes  de  la  Faculté . .  XXV  et 

Thérapeutique  pratique  ■.’XraSx.eme'o.t.  des  ulcères  variqueux  et  des  plaies  atones  par  l’ulcérine  Berger.  XXVlIet 


SOMMAIRE  du  N“  15 


Capitant .  —  L’assurance  contre  la  maladie  en  France . 343 

Levassort . —  La  répression  de  l’exercice  illégal  est-elle  un  leurre? .  353 

Gillet . —  La  médecine  d’assurances  sur  la  vie .  354 

Butte . —  Les  œuvres  d’assistance  et  de  prévoyance  professionnelles .  ...  ,  35/ 

Dufestei .  —  Le  médecin  scolaire .  359 

Sociétés  savantes.  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  —  Académie  des  scénees.  — 

Académie  de  médecine.  ~  Société  de  chirurgie.  —  Société  de  psychiatrie .  36o 

Libres  propos  :  Le  mouvement  médico-social,  par  le  D'  Cornet .  III 

Chronique  professionnelle  :  Renseignements  pratiques  sur  les  œuvres  médico-sociales,  par  le  D'  Cornet.  .  V  à  XI 

Plaquettes  médicales  •.  La  médaille  du  Professeur  Gosselin .  Xlll 

L'héroïsme  médical .  XIII 

.‘Irf  et  médecine  :  Une  consultation  à  l’hôpital,  par  Florane . .  XVII 

Diététique .  XIX 

Formules  thérapeutiques .  XIX 

Les  origines  des  œuvres  médico-sociales .  XXI  et  XXIII 

Nouvelles . XXV 

La  Vie  médicale .  XXV  et  XXVII 

Cours.  —  Actes  de  la  Faculté  de  Paris .  XXVII 

Thérapeutique  pratique  :  La  méthode  récalciliante  dans  la  tuberculose.  —  Zomothérapie,  doses  curatives..  XXVIII 


BROUAROEL.  CHANTEMESSE,  et  MOSNY  Mise  en  oente  le  22  mars 

TRAITÉ  D’HYülÈNE 

Égouts  et  Vidanges  -  Ordures  ménagères  -  Cimetières 

Par  les  D»  CALMETTE,  IMBEAUX,  PO’TTEVIN 

1911.  I  vol,  gr.  inS.  568  pages  avec  268  figures.  Broché.  ...  14  fr.  Cartonné.  ...  15  fr.  50 


—  XXVII  - 

COURS  —  CONGRÈS 


COURS 

Clinique  médicale  de  l’Hôtel-Dieu. 

—  Professeur  Gir.BERT.  —  Samedi 
l8  mars.  Lcçoti  clinique  sur  la  tuber¬ 
culose  hypertrophique  des  ganglions. 

Samedi  25  mars  à  10  li.  1/2.  Leçon 
clinique  sur  l'ictère  chronique  simple 
splcnomégalique.  —  Les  Mercredis  à 
10  11.  1/2,  Présentation  de  malades. 
Rédaction  d’ordonnances. 

Clinique  médicaie  de  l’Hôtei-Dieu. 

—  Enseignement  clinique  com- 
PLIÎMENTAIRE,  par  MM.  les  chefs  de 
clinique  HERSCIiER,  LH’I’Mann  et 
J  OMIER. 

I.  Sémiologie.  Tous  les  matins,  de 
neuf  heures  à  neuf  heures  et  demie  au 
lit  du  malade.  M.  Hersciier.  Appa¬ 
reil  respiratoire.  Foie,  Reins.  — 
M.  Lippmann.  Appareil  circulatoire. 
Tube  digestif.  —  M.  J  OMiER.  Système 

II.  Technique  de  petite  chirurgie 
médicale.  Un  jeudi .  sur  deux,  de 
onze  heures  à  onze  heures  trois  quarts 
M.  Hersciier.  Révulsion,  réfrigéra¬ 
tion,  bains.  Thoracentèse.  Paracen¬ 
tèse  du  péricarde.  —  M.  Lippmann. 
Injections  sous-cutanées,  iiitra-nius- 
culaires  et  veineuses.  Injections  épi¬ 
durales  et  intra-rachidiennes.  Para¬ 
centèse  de  l'abdomen.  —  M.  J  OMIER. 
Lavages.  Emissions  sanguines. 
Hémostase.  Vaccination.  Respira¬ 
tion  artificielle. 

Hôpital  Cochln  (consultation  de 
médecine).  —  M.  Paul  RibiERRE, 
médecin  des  hôpitaux,  fait  les 
.samedis  à  onze  heures  une  confé¬ 
rence  sur  les  affections  cardio¬ 
vasculaires  (.sémiologie,  diagnostic 
et  thérapeutique). 

A  partir  du  i8  mars,  une  série 
de  ces  conférences  sera  consacrée  à 
l’étude  des  cardiopathies  d'origine 
traumatique  et  aux  applications  de 
ces  notions  à  ta  médecine  légale  des 
accidents  du  travail. 

18  mars,  à  10  h.  3/4.  —  Hôpital 


Saint-Antoine  (20,  me  de  Citeaux). 
—  Dr  Mathieu,  Les  crises  gas¬ 
triques  tabétiques. 

19  mars,  à  10  heures.  —  Clinique 
Baudelocquc.  —  M.  le  U'  Couve- 
LAIRE,  agrégé  à  la  Faculté  de  méde¬ 
cine.  Traitement  chirurgical  des 
hémorragies  par  insertion  vicieuse 
du  placenta. 

90  Mars,  à  5  heures.  —  Clinique 
Tarnier.  —  M.  ÙEvraigne,  Diagnos¬ 
tic  des  présentations  et  des  posi¬ 
tions  par  le  palper. 

20  mars,  a  10  heures.  —  Asile 
Sainte-Anne.  -  D'  Laignel-Lavas- 
TINE,  professeur  agrégé  à  la  Faculté 
de  médecine  de  Paris.  Les  réactions 

rasthéniques. 

21  Mars,  à  5  heures.  —  Clinique 
Tarnier.  —  M.  Lemelanii,  L’auscul¬ 
tation  en  obstétrique. 

22  Mars,  à  5  heures.  —  Clinique 
Tarnier.  —  M.  ClllRlÉ,  Le  toucher 
en  obstétrique. 

23,  24  et  25  Mars,  à  5  heures.  — 
Clinique  Tarnier.  —  M.  Uevraigne, 
Forceps  sur  le  sommet. 

23  Mars,  à  5  heures.  —  Hôpital  des 
accidents  du  travaii.  —  D''  Liînoir, 
Syphilis  et  traumatisme. 

23  mars,  à  10  heures.  —  Asile 
Sainte-Anne. —  D'  Laignel- Lavas 
TiNE.  —  Les  réactions  antisociales 
des  épileptiques. 

24  Mars,  à  8  heures  et  demie  du 
soir.  —  Société  d’encouragement 
(rue  de  Rennes,  44).  —  M.  Trillat. 
Le  formol  et  la  désinfection. 

25  mars,  à  10  h.  3/4.  -  Hôpital 
Saint-Antoine  (20  me  de  Citeaux). 

-  Df  Jean-Charles  Roux,  Dou¬ 
leurs  épigastriques  d’origine  hépa¬ 
tique  et  colique  vésiculaire. 


gie.  Secrétaire  du  Congrès  :  D^  Im- 
MELMAN,  Lutzowstrasse,  à  Ber¬ 
lin,  AV. 

30  août.  -  Berlin.  —  Congrès 
international  de  laryngo-rhinologie. 

—  Il  aura  lieu  sous  la  présidence  de 
M.  B.  Frankel  Au  congrès  .‘■era  rat¬ 
tachée  une  exposition  scientifique 
qui  doit  illustrer  les  rapports  de  la 
phonétique  avec  la  laryngologie, 
ainsi  r|ue  les  progrès  de  la  broncho  et 
de  l'œsophagoscopie. 

Questions  à  l’ordre  du  jour  : 

Relations  de  la  phonétique  avec 
la  laryngologie  (Guzman,  Strigken) 

—  Bronchoscopie  et  œsophagosco- 
pie  (KiLIAN,  KaLHER,  J.tCKSON).  — 
L’appareil  lymphatique  du  nez 
(Broîckaert,  Poli,  Turner).  — 
Polvpes  fibreux  du  nez  (Jacques 
Hellat). 

Secrétaire  du  Congrès  :  D''  Rosen¬ 
berg,  26,  Schiffbauerdanim,  à  Ber¬ 
lin  N.  AV. 

25  septembre.  —  Rome.  —  Con¬ 
grès  international  de  dermatologie 
et  syphiligraphie.  —  Les  questions 
mises  à  l’ordre  du  jour  sont  les  sui- 

1“  Quelle  influence  ont  exercée  les 
nouvelles  recherches  étiologiques, 
diagnostiques  et  expérimentales  sur 
la  direction  de  la  thérapie  de  la 
syphilis  et  sur  la  po.ssibilité  de 
rimmunisatiou  et  d’un  traitement 
radical  ou  abortif  de  l’infection  ; 

3"  Résultats  de  la  pliysicOthéra- 
pie  dans  les  maladies  de  l’a  peau  ; 

3“  Blastomycose,  sporotrichose  et 
rapports  avec  les  processus  ana¬ 
logues. 

Les  adhésions  au  Congrès  peuvent 
être  adressées  soit  à  M.  Gaetano 
Ciarrocchi,  secrétaire  général,  Rome, 
Piazza  Grazioli,  5,  soit  à  l’un  des 
secrétaires  étrangers  au  Congrès  ; 
la  cotisation  de  2?  francs  par  man¬ 
dat  ou  chèque  à  l’ordre  du  trésorier 
M.  Lxûgi  Silvestri,  13,  ATa  délia 


ACTES  DE  LA  FACULTE  DE  MEDECINE  DE  PARIS 


du  20  MARS  AU 

EXAMENS  DE  DOCTORAT 

Lundi  20  mars,  à  une  heure.  —  Dis.sectiou,  licole  pra¬ 
tique,  épreuve  pratique  :  MM.  Nicolas,  Pierre  Duval  et 
Rouvière.  —  partie).  Laboratoire  des  travaux  pra- 

timws  d' anatomie  Mhologique,  épreuve  pratique  : 
MM.  Pierre  Marie,  De.sgrez  et  Brumpt. 

U'f  (oral),  (U'' série)  :  MM.  Blanchard,  Mauclaire,  et 
Mulon.  —  (2"  série)  :  MM.  Reclus,  Retterer  et  Braiica  ;  — 
M.  Zimmern,  sujipléant.  —  5“  (chirurgie,  DP  partie), 
Hôtel-Dieu  :  MM.  Kirmisson,  Aug.  Broca  et  Gmbredanne. 

—  .V  (2>’  partie)  Hôtel-Dieu  ;  MM.  Gaucher,  Marcel  Labbé 
et  Sicard  ;  —  M.  Laignel-Lavastinc,  suppléant. 

Mardi  21  mars,  à  une  heure.  —  Dissection,  Ecole 
pratique,  épreuve  pratique  ;  MM.  Quénu,  Grégoire  et 
Cheva.ssu. —  3»  (2»  partie).  Laboratoire  des  travaux  pra¬ 
tique  d'anatomie  pathologique,  épreuve  pratique  :  MM. 
Achard,  Maillard  et  Brumpt. 

l»  (oral),  (U'’  série)  :  MM.  Prenant,  Rémy  et  zVuvray. — 
(2”  série)  :  MM.  Nicolas,  Thiéry  et  Morestin.  — •  4”  :  MM. 
Chantemesse,  Balthazard  et  Tiffeneau  ;  —  M.  André 
Broca,  suppléant,  —s®  (chirurgie,  U®  partie),  Laënnec 
(  j  '■®  .série)  :  MM.  Pozz’i,  Lenormant  et  'Terrien  ;  —  {2®  sé¬ 
rie)  :  MM.  de  Lapersoune,  Okinczyc  et  Anselme  Schwartz  ; 

—  M.  Castaigne,  suppléant.  —  5®  (2®  partie)  Hôtel-Dieu' 

( I x®  .série)  ;  MM.  Gilbert,  Carnot  êt  Rathery  ;  —  (2®  série)  : 
MM.  Chauffard,  Claude'  et  Roussy  ;  —  M.  Nobécourt, 
suppléant. 

Mercredi  22  mars,  à  une  heure.  Dissection,  /iVo/c 
pratique,  épreuve  pratiipie  :  MM.  Kirmisson,  Lejars  et 
Rouvière. — -3®  (2®  partie),  (U®  série).  Laboratoire,  des  tra¬ 
vaux  pratiques  d'anatomie  pathologique,  épreuve  pratique  : 
MM.  Gautier,  Brumpt  et  Gougerot  ;  -  -  (2®  série)  : 
MM.  Gaucher,  André  Joussel  et  'Tiffeneau. 


25  MARS  igii 

i®r  (oral),  (U®  série)  :  MM.  Nicolas,  Mauclaire  et  Braiica. 

—  (2®  série)  :  MM.  Retterer,  Ombrédanne  et  Mulon.  — 
2®:  MM.  Gariel,  Macaigiie  et  Jean  Camus.  —  3®  (oral), 
(2®  partie)  :  MM.  AATdal,  Marcel  Labbé  et  Lceper  ;  — 
M.  Guillam,  suppléant. 

Vendredi  24  mars,  a  une  heure.  —  3®  (2®  partie).  Labo¬ 
ratoire  des  travaux  pratiques  d'anatomie  pathologique, 
épreuve  pratique  :  MM.  Gautier,  Blanchard  et  lAuper. 
i“®  (oral),  (U®  série)  :  MM.  Reclus,  Retterer , et  Branca. 

—  (2“  .série)  :  MM.  Nicolas,  Aug.  Broca  et  Rouvière.  — ■ 
(3®  série)  ;  MM.  Hartmann,  Macaigne  et  IMulon.  —  3®  (oral, 
2®  partie)  :  MM.  AA’idal,  Brumpt  et  L.  Bernard  ;  — 
M.  Zimmem,  suppléant.  —  5®  (chirurgie,  U®  partie), 
Nccker  (1®®  série)  :  MM.  Kirmisson,  Proust  et  Ombré¬ 
danne.  —  (2®  série)  :  MM.  Segond,  Lejars  et  Pierre 
Duval  ;  —  M.  A.  Léri,  suppléant.  —  5®  (obstétrique, 
I®®  partie),  Clinique  Baudelocquc  :  MM.  Pinard,  Couve- 
laire  et  Lequeux  ;  —  M.  Sicard,  suppléant. 

Samedi  25  mars,  il  une  heure.  —  3®  (2®  partie),  (i®®  série), 
Laboratoire  des  travaux  pratiques  d'anatomie  patholo- 
gi que,  épreuve  pratique  :  MM.  Letulle,  Brumpt  et  Nicloux. 

—  (2®  série)  :  MM.  Desgrez,  Balthazard  et  Roussy. 

1®®  (oral),  (i®®  série)  :  MM.  de  Lapersoniie,  Rémy  et 
Morestin.  —  (2®  série)  :  MM.  Quénu,  Thiéry  et  Terrien. 

—  (3®  série)  ;  MM.  Nicolas,  Grégoire  et  A.  Schwartz.  — 
2®  :  MM.  l’reiiaiit,  Langlois  et  Maillard.  —  3®  (oral, 
I®®  partie)  :  MM.  Bar,  Retterer  et  Okinczyc.  —  4“  : 
JIM.  Chantemesse,  Dupré  et  Tiffeneau  ;  — '  M.  André 
Broca,  suppléant.  —  5®  (2®  partie),  Bcauion  (i®®  série)  : 
JIM.  Hutinel,  Claude  et  Castaigne.  —  (2®  série)  :  MJI.  Gil¬ 
bert  Ballet,  Carnot  et  Gougerot.  —  5®  (obstétrique, 
I®®  partie),  Keaujon  :  JIJI.  Ribeiuont-D’essalgiies,  Briii- 
deau  et  J  eauniu  ;  —  JI.  Rathery,  suppléant. 


-  xxvin  — 


ACTES  DE  LA  FACULTE  DE  MEDECINE  DE  PARIS  {Suite) 


THÈSES 

Meycredi  nuits,  à  une  heure.  —  JI.  DucroTov;  Coii- 
tributiou  à  l'étude  des  hémorragies  du  système  nerveux 
eentral  des  nouveau-nés  causées  par  le  forceps.  Président, 
M.  Pinard  ;  MM.  Reclus,  Segond,  Couvelaire.  —  M.  I/.\- 
voiNE  :  De  la  grossesse  dite  prolongée.  Président,  M.  Pi¬ 
nard  ;  MM.  Reclus,  Segond,  Couvelaire.  —  M.  Diougoa.S  ; 
lîssai  de  traitement  pratique  des  plaies  de  la  main.  Pré- 
.sident,  M.  Reclus  ;  MM.  Pinard,  Segond,  Couvelaire.  — 
M.  CArilAPii:  Radium  et  cancer  de  la  prostate.  Président, 
M.  Reclus;  MM.  Pinard,  Segond,  Couvelaire. —  M.  Petki. : 
Contribution  à  l'étude  des  fractures  du  Calcanéum. 
Président,  M.  Segond  ;  MM.  Pinard,  Reclus,  Couvelaire. 
—  M.  Ramamonjisoa  :  Des  maladies  les  irlus  répandues 
à  Madagascar  et  l’accroissement  des  malgaches.  Président 
M.  Blanchard  ;  MM.  Roger,  Marfaii,  Richaud.  —  M“‘'  DK- 
VIN  :  Contribution  à  l’étude  de  l’emploi  du  chlorure  de 
calcium  dans  les  néphrites.  (Action  sur  la  diurèse).  Pré¬ 
sident,  M.  Roger  ;  MM.  Blanchard,  Marfan,  Richaud.  — 


M.  LES'Trat:  Contribution  à  l’étude  du  gui  comme  hypo¬ 
tenseur.  Sa  comparaison  avec  le  nitrite  de  soude  et  la 
trinitrine.  Président  M.  Marfan  ;  MM.  Blanchard,  Roger, 
Richaud. 

Samedi,  25  mats,  à  une  heure.  —  M.  Vieeroy  :  Des 
rétrécissements  de  l’urètre  chez  la  femme.  l’résideut, 
M.  Pozzi  ;  MM.  Chauffard,  Nobécourt,  Cheva.ssu.  ■ — 
M.  Bouean:  Quelques  notes  sur  l’histoire  de  l’allaitement. 
(Antiquité-Renais.sance).  Président  :  M.  Chauffard  ; 
MM.  Pozzi,  Nobécourt,  Chevassu. — M.  TroTAIn;  Contri¬ 
bution  à  l’étude  des  propriétés  thérapeutiques  de  l’opium 
et  de  ses  nouvelles  préparations.  l’résident,  M.  Alb. 
Robin  ;  MM.  Widal,  Achard,  Richaud.  —  M.  Gazaguaire  : 
Contribution  au  diagnostic  et  au  traitement  des  ptoses  gas¬ 
triques.  Président,  M.  Widal  ;  MM.  Alb.  Robin,  Achard, 
Richaud. — M.  GAirj,ARD  :  De  la  syphilis  veineuse,  et  parti¬ 
culièrement  de  la  phlébite  syphilitique  précoce  des  veines 
superficielles  des  membres.  Président,  M.  Achard  ; 
MM.  Alb.  Robin,  Widal,  Richaud. 


THÉRAPEUTIQUE  PRATIQUE 


L’ÉLECTRARGOL  DANS  LA 
BRONCHOPNEUMONIE 
DES  ENFANTS 

M.  H.  PerriER  (Thèse  de  Lau¬ 
sanne)  a  tenté  l’emploi  systématique 
de  l’èlectrargol  dans  la  broncho¬ 
pneumonie  infantile,  <•  écartant  avec- 
soin  la  pneumonie  franche  :  cette 
dernière  maladie  fait,  en  effet,  une 
crise  spontanée  qu’il  aurait  été 
téméraire  d’attribuer  à  l'Électrargol 
si  l’on  avait  eu  la  chance  de  faire  la 
veille  une  injection  du  médicament. 
La  bronchopneumonie,  au  contraire, 
présente  une  courbe  de  température 
irrégulière  dans  laquelle  il  est  plus 
facile  de  discenier  l’effet  de  la  médi¬ 
cation  du  caprice  de  la  nature  ». 

C’est  sur  47  observations  que 
porte  le  travail  critique  auquel  se 
Uvre  l’auteur. 

,  La  mortalité  dans  les  cas  de 
bronchopneumonie  traités  par 
l’ftlectrargol  a  été  de  1 1 ,  ce  qui  donne 
une  moyenne  de  ^4,4  p.  100.  Or, 
l’auteur,  rapprochant  ces  résultats 
de  ceux  obtenus  couramment  dans 
les  hôpitaux,  constate  (jue  c’est  en 
général  entre  Oo  p.  100  et  yo  p.  100 
qu’ascille  la  mortalité  par  la  même 
maladie  ;  l’année  où  l’épidémie  fut 
trouvée  la  moins  grave,  dans  les 
archives  hospitalières,  donne  encore 
une  mortalité  de  45  p.  100,  chiffre 
double  de  celui  obtenu  avec  le  trai¬ 
tement  par  l’Électrargol, 

M.  Perrier,  d’ailleurs,  examinant 
ceux  de  ses  cas  qui  se  sont  terminés 
par  la  mort,  signale  que,  pour  la 
plupart,  ils  concernaient  des  enfants 
atteints  de  complications  graves  — 
abcès,  pleurésies  purulentes,  affec¬ 
tions  thyroïdiennes,  péritonites, 
syphilis  héréditaire  —  contre  les¬ 
quelles  l’Électrargol  n’avait  pas  la 
même  activité  que  pour  la  broncho¬ 
pneumonie. 

L’auteur  examine  ensuite  l’étio¬ 
logie  de  la  maladie  traitée  et  ajoute  : 

«  Même  dans  des  bronchopneu- 
mouies  secondaires  à  la  rougeole  et 


à  la  coqueluche,  toujours  très  graves, 
la  mortalité  reste  de  beaucoup  infé¬ 
rieure  à  ce  qu’elle  était  aupara¬ 
vant.  » 

L’étude  de  la  marche,  de  la  durée 
et  des  symptômes  ne  se  montre  pas 
moins  intéressante. 

On  sait  qu’en  général,  la  durée  de 
la  bronchopneumonie  varie  entre 
deux  et  trois  semaines,  pour  atteindre 
parfois  plus  d’un  mois. 

«  Avec  l’Électrargol,  dit  M.  Per¬ 
rier,  après  une  période  fébrile  de 
quelques  jours,  six,  sept  ou  même 
moins,  la  fièvre  tombe,  la  guérison 
définitive  survient  sans  rechute  et 
cela  même  dans  des  cas  où  les  signes 
physiques  et  les  symptômes  obser¬ 
vés  avaient  été  intenses  et  alar¬ 
mants.  La  marche  de  la  maladie 
rappelle  beaucoup  celle  de  la  pneu¬ 
monie  franche  :  durée  relativement 
courte,  chute  de  la  fièvre  souvent 
brusque  et  définitive.  » 

Les  symptômes  physiques 
s’amendent  rapidement,  il  faut 
signaler  que  les  rcâles  et  le  souffle 
subsistent  parfois  un  jour  ou  deux 
après  la  chute  de  la  fièvre. 

Chose  importante,  le  poids  des 
petits  malades  se  ressent  heureuse¬ 
ment  du  traitement. 

Mais  c’est  encore  sur  la  tempéra¬ 
ture  que  l’Électrargol  agit  de  la 
façon  la  plus  franche,  la  plus  déci¬ 
sive.  Ce  n’est  pas  une  action  pure¬ 
ment  antithermique  analogue  à 
celle  transitoire  et  spéciale  de  l’anti¬ 
pyrine  par  exemple,  mais  TÉlec- 
trargol  agit  comme  microbicide  et 
stimulant  de  la  résistance  de  l’orga¬ 
nisme.  L’abaissement  de  la  tempé¬ 
rature  est  la  conséquence  de  cette 
action  ;  ce  n’est  pa's  un  fait  passa¬ 
ger,  l’atténuation  simple  du  symp¬ 
tôme  fièvre,  mais  bien  l’indice  d’une 
prochaine  guérison. 

Dans  quelques  cas,  assez  rares 
d’ailleurs,  la  chute  de  la  fièvre  s’est 
faite  d’une  manière  brusque  et  com¬ 
plète,  nous  donnant  le  tableau  d’une 
véritable  crise  de  pneumonie.  Le 
plus  souvent,  ce  n’est  qu’après  deux 


ou  trois  injections  que  nous  voyons 
la  défervescence  se  faire  peu  à  peu 
et  en  quelques  jours. 

M.  Perrier  a  traité  des  enfants 
âgés  de  deux  mois  et  demi.  Or,  on 
sait  que  la  bronchopneumonie  est 
fort  grave  chez  des  sujets  aussi 
jeunes  ;  nous  constatons  cependant 
que  la  statistique  reste  aussi  bonne 
pour  ces  cas  que  pour  les  autres. 
Aussi  l’auteur  ajoute-t-il  ; 

«  Ces  guéri.sous  obtenues  à  un  âge 
si  peu  avancé  oii  les  défenses  de 
l’organisme  sont  encore  si  minimes, 
nous  montrent  combien  l’Électrar¬ 
gol  peut  suppléer  à  une  défense 
absente  ou  la  stimuler  quand  elle  est 
insuffisante.  » 

Touchant  les  doses,  l’auteur  donne 
les  indications  suivantes,  les  injec¬ 
tions  étant  intrà-musculaires  ; 

«  Nous  avons  toujours  commencé 
par  une  dose  de  5  centimètres  cubes 
même  chez  des  enfants  âgés  de 
quelques  mois  seulement.  Tant  que 
la  fièvre  subsiste,  nous  répétons 
l’injection  chaque  jour  et  il  est 
nécessaire  de  refaire  une  ou  deux 
injections  à  deux  ou  trois  jours 
d’intervalle  après  la  chute  de  la 
température.  Éu  agissant  ainsi  ou 
a  toutes  les  chances  d’éviter  des 
récidives. 

«  Dans  quelques  cas  graves,  à 
syiiiptômes  inquiétants  et  où  la 
défervescence  tardait  à  se  produire, 
nous  avons  employé  double  dose, 
soit  10  centimètres  cubes  d’Élec- 
trargol  ;  nous  nous  en  sommes  tou¬ 
jours  bien  trouvés. 

«  Chez  l’adulte  on  peut  toujours 
facilement  atteindre  30-40  centi¬ 
mètres  cubes  par  injection.  » 

Concluant  enfin,  l’auteur  remarque 
que  l’Électrargol  «  augmente  la 
résistance  de  l’organisme  et  exalte 
ses  moyens  de  défense.  Les  résultats 
obtenus  dans  la  bronchopneumonie 
des  enfants  sont  excellents  ;  ils 
améliorent  d’une  manière  considé¬ 
rable  la  pronostic  de  cette  mala¬ 
die.  » 


SOMMAIRE 


P^Marfan. .  —  Traitement  du  rachitisme,  médications  pharmaceutiques  et  médications 

Ed.  JOLTBAIN .  —  Valeur  sémiologique  de  la  réaction  de  Wassermann . 

Maurice  Ségard . —  Un  institut  sérotherapique  au  Brésil,  les  serpents  et  le  sérum  aiuivenimeux  i 

Actualités  médicales.  —  Cyanose  entérogéne  et  sulf-hémoglobinémie.  —  Le  signe  angulo-scapulairi 
et  le  symptôme  acromial  de  Ruthy.  —  Nouveau  traitement  des  fractures 

et  extension.  —  Inoculations  de  la  scarlatine  aux  singes  inférieurs . 

Sociétés  savantes - —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  —  Académie  de  n 

.  Société  de  chirurgie.  —  Société  de  neurologie.  —  Société  de  psychiatrie 

Libres  propos  :  La  propreté  française,  par  le  Df  Milian . . . 

Chronique  médico-littéraire  :  Faust  à  Châtel-Guyon,  à-propos-feerie.  par  le  D''  Duchesne .  - 

Les  cérémonies  médicales  :  Hommage  au  professeur  Junglleisch .  . 

Variétés  :  La  ligue  française  de  l’éducation  physique . 

Les  leçons  d'anatomie:  Leçon  d’anatomie  de  KEMBRANor . 

Nécrologie  :  Le  Professeur  Arloing .  . 

Art  et  médecine  :  Les  plus  beaux  Tours  de  la  vie,  par  Dau.mieh . 

Diététique .  . 

Formules  thérapeutiques . . . . .  .  .  -  . 

Chronique  des  livres  :  Les  sécrétions  internes,  par  le  P*’  Biedl.  —  formulaire  des  médicament-s  ni 

pour  igi  I,  par  Bocquillon-Limousin.  —  Les  Maladies  du  Pentome,  par  le  D''  Pissavy . 

La  médecine  au  théâtre  :  Au  Grand  Guignol  :  Dichotomie.  —  Alcide  Pepet.. . 


Nouvelles . . . 

La  vie  médicale . . . 

Cours.  —  Actes  de  la  Faculté  de  Paris . 

Thérapeutique  pratique  :  Les  idées  nouvelles  sur 
pation  et  de  l’entéro-coliie  muco-membraneuse.. , 


Asthme,  Emphysème 
Maladies  du  cœur 
Angine  de  Poitrine 
Affections  rénales 
Hydropisies 


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Pas  d’/ntolérance  ni  d’ Accidents  d'iodisme 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 

PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  le^de  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  (/"  Décembre  au  3o  Novembre)  :  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  :  I  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rué 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 
Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Tous  les  autres  numéros  ont  Sa  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 

ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMEROS  SPÉCIAUX  (48  pages) 


Février _ —  Physiothérapie;  —  physiodiagnostic.  fectieuses. 

Mars .  —  Dermatologie;— syphilis;— maladiesvéné-  Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 

Tiennes.  larynx;  —  des  yeux. 

Avril . —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladies  Octobre —  —  Maladies  nerveuses  et  mentales ;  — méde* 

des  reins  et  des  voies  urinaires.  cine  légale. 

Mal . —  Maladies  de  la  nutrition;  —  Eaux  miné-  -Novembre.  —  Thérapeutique. 

raies,  climatothéraple  ;  —  diététique.  Décembre. .  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles  ;  •—  Pué* 
Juin  .  —  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du  foie.  riculture. 

PRIMES  DE  PAmS  MÉDICAL  (Voir  le  détail  au  verso  page  II) 


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PILULES  (0,10  d’Hectine  par  pilule). 

Une  à  deuœ  pilules  par  jour  pendant  10  d  15  jours. 
âOUTTES  (20  gouttes  équivalent  a  0,05  d’Hectine). 

20  à  100  gouttes  par  jour  pendant  10  à  15  jours. 
AMPOULES  A  (0,10  d’Hectine  par  ampoule). 
AMPOULES  B  (0,20  d’Hectine  par  ampoule). 
Injecter  une  ampoule  par  jour  pendant  10  à  15  jours 


(Combinaison  d’Heotine  et  de  Mercure). 


PILULES  (Par  pilule  :  Hectine  0,10;  Protoiodure  Hg  0,05; 

Ext.  Op.  0.01).  —  Une  à  2  pilules  par  jour. 
GOUTTES  (Par  20  gouttes  ;  Hectine  0,05;  Hg  0(01). 

20  d  100  gouttes  par  jour 


KA.BORATOZRB  de  l’HECTZirB,  12,  R.  du  Chemln-V( 


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- PRIMES  DE  PARIS  MEDICAL  - 

Le  Succès  de  nos  Primes  est  tel,  que  nous  avons  décidé  de  les  continuer. 

Les  abonnés  d’une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  5  fois 
le  prix  de  l'abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l'ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

I.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  à  ces  cinq  primes)  ; 

1°  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
Blacque,  Instruments  de  chirurgie,  25,  rue  Cujas,  à  Paris. 

20  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emile 
Dupont  fils,  G.  Mathieu  fils  et  C'®,  Mobilier  medical,  chirurgical  pour  malades  et  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  9,  rue  Cujas,  à  Paris. 

30  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  100  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne.  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4°  Bons  de  remboursement  de  six  fr.  sur  un  achat  de  vingt-cinq  fr.  ou  de  douze  fr.sur  un  achat 
de  5o  fr.  de  livres  édités  par  la  librairie  J,-B.  Baillière  et  fils,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris. 

5'  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
CouDRAV,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  {Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut 
joindre  au  prix  de  l’abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port). 

II.  Primes  offertes  en  outre  aux  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  ù  une  seule  de  ces  treize  primes)  : 

I»  Règles  plates  en  glace  de  Saint-Qobaln  verre  rouge  à  base  de  sels  d’or  (valeur  6  francs) 
offertes  par  l’Uraseptine  Rogler  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéol  du  D®  Boucard 
(ces  deux  primes  ensemble). 

2°  Portefeuilles  offerts  par  le  Lait  Lepelletler  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  Lécuyer),àCarentan, 

3®  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Ch.  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  Paris. 

4®  Trousses  de  poche  pour  l’analyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosubine,  16,  rue  Charlemagne, 
à  Paris. 

5“  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison  David,  69,  avenue  des  Ternes. 

6®  Appareils  Talisman,  pour  injections  vaginales,  offerts  par  la  Société  du  Talisman,  Place  des 
Barricades  à  Bruxelles  (valeur,  12  fr.  50).  {Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut  j'oindreau 
prix  de  l’abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port.) 

7"  Un  colis-postal  de  15  rosiers  de  la  maison  Gemen  et  Bourg,  de  Luxembourg.  {Joindre  1  fr.  5o 
pour  l'emballage  et  le  port  du  colis  des  rosiers). 

8°  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  légumes  (25  variétés)  offertes  par  la  maison  L.  Clause,  à 
Brétigny-sur-Orge.  Joindre  i  fr.  pour  l’emballage  et  le  port. 

9°  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Sachet,  papeterie  médicale, 
29,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

10®  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d’ins¬ 
truments  de  chirurgie,  ii3,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris. 

1 1  °  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Cooit  et  C'*, 
Appareils  de  précision,  36,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

12°  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  l’achat  d’une  montre  médicale  (75 -francs, 
ou  90  francs)  de  la  maison  Auricoste,  horloger,  10,  rue  La  Boétie,  à  Paris. 

i3°  Une  caisse  de  30  bouteilles  d’Eau  de  Fougues  St-Léger,  off  erte  par  la  C>®  de  Pougues  St-LÉGER. 

Envoyer  avec  le  montant  de  l'abonnement  la  liste  des  primes  dans  l’ordre  de  préférence.  — 
Joindre  5o  centimes  pour  les  frais  d’expédition  de  chacune  des  primes.  —  Les  primes  seront 
expédiées  dans  un  délai  de  i5  jours. 


LAIT  FRAIS  ÉCRÉMÉ 

LAITERIE  MEDICALE.  Fermes  de  Claire  et  de  la  Pommeraye 
79,  Rue  de  la  Chapelle,  79,  PARIS  (18”  Arrondissement)  —  Téléphoné  449-52 
ÉCHANTILLONS  SUR  LA  DEMANDE  DE  MM.  LES  DOCTEURS 


-  tii  - 


LIBRES  PROPOS 


LA  PROPRETÉ  FRANÇAISE 

D’Après  nos  grands  quotidiens,  l’Angleterre  use 
chaque  année  20  livres  de  savon  par  tête  d’individu, 
la  France  15  livres,  l’Allemagne  10,  la'Ruæie.2. 
La  Ih’ance  qui  occupe  le  4"  rang  pour  la  marine, 
occuperait  le  second  pour  la  propreté  individiiélla  ! 

C’èçt  là  évidenunent  mie  compensation  ! 

Mais  que  doivent  être  les  nations  qui  détiennent 
le  sixième  rang  ? 

Malgré  leur  place  avantageuse  dans  la  consomma¬ 
tion  du  savon,  les  Français  sont  sales.  Les  Japonais, 
qui  malgré  leur  propreté  proverbiale,  ne  sont  pas  visés 
dans  cette  statistique,  trouvent  que  les  gens  de  France 
sentent  l’aigre  et  ils  attribuent  cela  au  vin  que  nous 
buvons,  lequel  s’exhalerait  par  les  pores  de  la  peau 
sous  forme  d’acide  acétique.  Il  est  possible  que  cette 
odeur  «  suigeneris  »  relève  en  partie  d’une  telle  expli¬ 
cation  ;  dès  qu’on  se  trouve  dans  un  endroit  confiné 
où  la  foule  est  quelque  peu  compacte,  dans  les  wagons 
du  métropohtain  par  exemple,  cette  odeur  aigre 
prend  à  la  gorge  d’une  manière  particulièrement 
désagréable.  Elle  nous  gênerait  moins  si  les  gens  pre¬ 
naient  plus  de  soin  de  leur  corps. 

Les  ouvriers  considèrent  le  lavage  du  corps  comme 
un  luxe  ou  mi  «genre  »  ;  il  en  est  à  peu  près  de  même 
des  petits  employés,  des  petits  commerçants,  etc. 
Aucun  n’abdique  pourtant  la  coquetterie  et  ils  arbo¬ 
rent  des  cravates  de  couleur  agrémentées  d’épingles, 
des  gilets  de  velours,  et  des  souliers  vernis  sur  un 
corps  malpropre  et  des  pieds  sales.  Cet  état  de  choses 
est  d’ailleurs  consacré  par  la  chanson  ;  j’ai  reçu  d’un 
de  mes  maîtres  en  chirurgie,  qui  devait  l’avoir  appris 
par  elle,  cet  enseignement,  que  c’est  à  la  propreté  des 
genoux  qu’on  distingue  la'  femme  honnête  de  l’autre. 
Et  j'ai  cru  remarquer,  au  nombre  de  genoux  rugueux 
de  la  ville  comme  de  l’hôpital,  qu’il  y  a  beaucoup 
de  femmes  homiêtes  en  France. 

Il  faut  dire  à  la  défense  des  descendants  des  Gau-  ' 
lois  que  bien  des  circonstances  atténuent  leiur 
responsabilité.  .  . 

La  conquête  romaine  leur  apporta  les  therme,s, 
en  même  temps  que  lechristianisme.mais  leur  cerveau 
plein  d’idéal  en  même  temps  que  la  température 
réfrigérante  du  pays,  leiur  fit  adopter  celui-ci  plutôt 
que  ceux-là  et  la  religion  chrétieime  à  toujours  porté 
si  haut  le  culte  de  l’âme  et  si  bjis  celui  du  corps,  que 
c’était  d’avance  la  victoire  à  l’indifférence  corporelle. 

Les  moines  et  les  ermites  crasseux  du  moyen  âge 
ne  devaient  pas  changer  cela,  non  plus  que  le  château 
féodal  dressé  à  mille  pieds  au-dessus  de  la  vallée  et 
où  l’effort  des  hommes  consentait  à  monter  l’eau  poiur 
la  soif  ünpérieuse,  mais  non  pour  le  lavage  facultatif. 

La  France  chrétiemre  a  conservé  cette  négligence 
du  corps,  qui  est  même  une  obligation  dans  les  ordres 
religieux  :  les  sœurs  de  l’hôpital  Saint-I<ouis  avaient 
vingt  minutes  le  matin  au  réveil  potur  faire  le  lit, 
s’habiller,  repasser  et  ajuster  leurs  cornettes  aux 
multiples  éphigles,  et  faire  leur  toilette. 

L’éducation  de  l’adolescence  n’a  rien  fait  poiu  ré- 
fonner  ces  habitudes  ataviques  :  tandis  que  les  ani¬ 
maux  voient  dès  leur  naissance  leur  mère  se  lécher 
le  poil  et  se  plonger  dans  Teau  dès  qu’elle  en  rencon¬ 
tre  quelque  part,  les  jeunes  potaches,  futures  classes 
dirigeantes  du  pays,  sont  élevés  dans  l’ignorance  de 


le  propreté.  On  leur  fait  souvent,  eu  rhétorique,  un 
cours  d’hygiène,  mais  jusqu’au  baccalauréat,  c’e.st-à- 
dire  tant  qu’ils  sont  internes,  on  ne  leur  montre  pas 
une  baignoire.  Dans  notre  collège,  on  nous  faisait 
prendre  un  b:iin  de  pieds  par  mois,  et  certains  obte¬ 
naient  d’être  dispensés  !...  Il  doit  en  être  encore  ainsi 
de  nos  jours,  car  en  vingt  ans  des  réformes  aussi 
profondes  ne  peuvent  s’accomplir.  Il  n’y  a  d’ailleurs 
pas  encore  de  sous-secrétaire  d’état  au  ministère  de 
rimstruction  publique  ! 

Si  les  enfants  des  bourgeois,  futurs  bourgeois  eux- 
mêmes,  sont  aussi  mal  appris  que  dire  du.peuple  ! 
A  lui  manque  non  seulement  l’idée,  mais  surtout 
la  possibilité.  Visitez  quelques  vieilles  mai.soiis 
(et  Dieu  sait  s’il  y  en  a  I)  du  quartier  Saint- 
Louis,  de  Montmartre,  ou  de  Belleville  et  vous 
verrez  ^  quelle  population  malheureuse  s’entasse 
pêle-mêle  dans  ces  chambres  sordides,  poussié¬ 
reuses,  sans  air  et  sans  lumière.  Le  père,  la  mère,  les. 
enfants  végètent  dans  une  seule  pièce  qui  sert  à  la 
fois  de  chambre,  de.salle  à  manger,  de  cuisine,  quand 
encore  un  coin  n’est  pas  réservé  aii  métier  du  père... 
On  se  demande  où  couchent  ces  garçons  et  filles, 
ce  vieux  et  cette  vieille  ;  il  n’y  a  qu’un  lit  dans  là 
chambre.  Où  voulez-vous  (Qu’ils  se  lavent  le  mâtin 
dans  cette  effrayante  promiscuité? 

11  y  a  beaucoup  d’argent  dépensé  à  Paris  pour  la 
Charité.  Au  lieu  de  distribuer  de  la  main  à  la  m.iîti 
ces  millions  inutiles,  car  demain  le  problème  de  l’exis¬ 
tence  se  dre.ssera  semblable  pour  le  malheureux  se¬ 
couru,  qu’on  élève  donc  des  habitations  à  bon  mar¬ 
ché  spacieuses  où  les  gens  du  peuple  pourront  habi¬ 
ter  proprement,  laver  leur  corps  et  prendre  goût  à  la 
vie,  pour  eux  si  pénible. 

.  Malheureusement,  les  idées  de  charité  ne  s’orientent 
pas  dans  ce  sens.  Construire  des  maisons  ne  paraît 
pas  aux  dames  du  monde  un  sacrifice  persoimel  suf¬ 
fisant  :  il  faut  qu’elles  tdlleiit  voir  leurs  pau-vres, 
qu’elles  en  reçoivent  les  actions  de  grâce...  Ces  «  hon- 
nestes»  personnes  n’ont  d’ailleurs  pas  toutes  les  bras 
blancs  de  Nausicaa,  fussent-elles  de  la  plus  authen¬ 
tique  noblesse,  et  ne  sont  pas  inthiiement  convain¬ 
cues  du  bonheur  qu’il  y  a  de  se  sentir  vivre  sous 
une  peau  lavée... 

Un  de  mes  amis,  cliirurgien,  m’eu  a  fourni  la 
preuve.  Il  était  appelé  un  jour  chez  une  marquise  du 
noble  faubourg.  Elle  s’était  foulé  le  pie<l  en  descen¬ 
dant  de  sa  voiture,  attelée  d’un  cheval  impatient. 

Le  chirurgien  examina,  suspecta  des  affaires 
compliquées,  bref  désira  comparer  le  côté  droit  au 
côté  gauche. 

—  Marquise,  dit-il,  montrez-moi  l’autre  pied. 

—  Mais  je  n’ai  rien  à  l’autre  pied  ! 

—  Je  le  sais,  mais  il  faut  que  je  le  voie  par  com¬ 
paraison. 

—  Oh,  que  vous  êtes  ennuyeux, 

—  Les  chirurgiens  le  sont  souvent,  niais  pour  le 
bien  de  leur  malade  I  Montrez-moi  patte  blanche  ! 

—  Mais  vous  auriez  dû  me  prévenir  ! 

—  Conuuent  ?  Je  ne  vous  demandï  pas  la  lune  I 

—  Mais  si...  c’est  très  gênant  !  je  me  suis  lavé  le 
pied  blessé,  mais  je  n’ai  pas  lavé  l’autre... 

Le  chirurgi  n  repa,ssa  dans  la  soirée. 

MitlAN. 


453  — 


_  V  — 


CHRONIQUE  MÉDICO-LITTÉRAIRE 


FAUST  A  CHATEL-GUYON 

A-rropos-Féerie  en  l  Acte  et  2  Tableaux,  en  vers 
Par  Gaston  Duchesne 

Docteur  en  mOdeoine,  Scerdtaire  gOni'ral  de  la  SuciéliS 
des  Eaux  inin6ralcs  de  Chatel-Guyon. 

Représenté  pour  la  première  fois  sur  le  Théâtre  de  Châtcl-Guyon, 
le  Dimanche  21  août  1910 

Premier  Tableau 
LE  CABINET  DE  FAUST 

Vn  cabinet  moderne.  A  droite  au  premier  plan,  table 
garnie  d’accessoires  de  bureau,  de  fioles  de  pharmacie,  de 
boîtes,  etc.  En  évidence,  tine  coupe  en  cristal  remplie  d'un 
liquide  coloré.  Devant  la  table,  mais  de  trois  quarts,  vaste 
fauteuil  garni  de  coussins.  A  gauche,  porte  latérale.  Dans 
le  fond,  panneau  qui  s'éclairera  au  moment  de  l’appa¬ 
rition.  Meubles,  sièges,  bibliothèque,  tableaux,  etc. 

Il  ne  fait  pas  encore  pur.  Une  lampe  placée  sttr  la  table 
éclaire  la  scène  en  demi-teinte. 

Au  lever  du  rideau,  Faust  est  assis  dans  le  fauteuil, 
accoudé  sur  la  table,  la  tête  dans  les  mains.  Il  a  2$  ans, 
mais  il  en  porte  50.  Cheveux  gris,  traits  fatigués.  Il  est 
vêtu  d'une  robe  de  chambre,  le  chef  coiffé  d'une  calotte, 

SCÈNE  I. 

Faust  {Découragé). 

Fini,  c’est  bien  fini  !  Vainement  j’ai  lutté. 

De  l’automne  à  l’hiver,  du  printemps  à  l’été, 

Vainement  j’ai  porté  ma  sombre  hypocondrie 

Dans  tous  les  coins  du  monde  où  l’on  joue,  où  l’on  rie. 

Vieux  avant  l’âge,  usé,  fatigué,  décrépit. 

Souffrant,  peinant,  geignant  sans  cesse  ni  répit. 

Je  n’ai  plus,  je  le  vois,  en  suprême  ressource. 

De  mes  jours  trop  nombreux  qu’à  terminer  la  course. 

{Il  se  lève.) 

Mourir....  Oui,  c’est  cela....  D’une  lame  en  plein  cœur 
Ou  d’une  corde  au  cou....  Sortir  enfin  vainqueur 
Des  maux  et  des  tourments  que  ma  pauvre  carcasse 
Supporta  sans  compter...  Passer  de  guerre  la.sse 
Du  monde,  où  je  me  traîne  en  sinistre  railleur 
De  ma  propre  infortune,  en  un  monde  meilleur. 

{Lyrique.) 

Ah  I  Qui  dira  jamais  de  la  Neurasthénie, 

Da  morsure  secrète  et  l’âpre  tyrannie, 

De  lourd  martèlement  de  la  tête  à  l’envers. 

De  casque  douloureux  et  les  troubles  divers  ! 

{Plus  concentré.) 

Mais  qui  dira  surtout,  du  ventre  à  la  torture, 
ly’angoissc  desséchante  et  la  sourde  brûlure. 

Des  spasmes  inféconds,  les  stériles  efforts. 

Où  s’use  en  s’épuisant  la  vigueur  des  plus  forts  1 

{A  ffirmatif.) 

Toute  porte  doit  être  ouverte  ou  bien  fermée. 

{Impuissant.) 

Que  de  fois  j’ai  tenté,  d’une  ardeur  ranimée, 

D’ouvrir  ma  porte  close  inéluctablement, 

^ans  jamais  parvenir,  ô  cruel  châtiment  ! 

À  trouver  une  clef  qui  force  la  serrure 
Dont  une  rouille  épaisse  a  rongé  la  ferrure  ! 

{En  récit.  Progressivement  ironique  et  amer.) 
D’an  passé,  je  consulte  un  chirurgien  fameux. 

—  Ce  n’est  rien,  me  dit-il  d’un  ton  facétieux. 

—  Rien?  Mais  encore?  —  Rien...  Rien  qu’une  appendicite. 
Daissez-vous  opérer.  Da  chose  nécessite 

Une  simple  coupure.  Un  trait  de  bistouri, 

Et  vous  serez,  mon  cher,  à  tout  jamais  guéri. 

Un  autre  me  parla  d’Entérocolitisme. 

Un  troisième  me  dit  :  «  Monsieur,  c’est  l’Arthritisme.  * 
Au  macaroni  seul,  fadement  cuisiné. 


A  Dausanne  je  fus  pour  toujours  condamné. 

«  Plus  de  truffes,  d’amour,  ô  supplice  suprême  I 
Rien  que  du  lait  caillé,  »  prescrit  le  pénultième. 

«  Purée,  eau  claire,  veau,  de  l’huile  de  ricin,  » 

Tel  fut  hier  l’avis  du  dernier  médecin. 

Tant  et  si  bien  qu’avec  ces  étranges  cunsines, 

Ces  aliments  sans  goût,  ces  luttes...  intestines, 

J  e  ne  vis  plus.  Ce  mal  suffisamment  dura  ; 

Bienvenue  est  la  mort  qui  m’en  délivrera. 

Plus  de  chère,  d’amour,  et  partant  plus  de  joie. 

Un  jour  mou  estomac,  le  lendemain  mon  foie 
Trahissent  leur  présence  inopportunément. 

Et  leurs  coups  répétés  redoublent  mon  tourment. 

C’en  est  assez.  Mieux  vaut  renoncer.  Je  déserte. 

Et  je  trouve  aujourd’hui  mon  bonheur  dans  ma  perte, 
{Décidé.) 

Mourons... 

{Lyrique.) 

Je  te  salue,  ô  mon  dernier  matin, 

A  cette  heure  je  suis  maître  de  mon  destin. 

J’arrive  sans  terreur  au  terme  du  voyage. 

{Désignant  la  coupe.) 

Un  geste,  un  seul,  et  grâce  à  ce  puissant  breuvage, 

J  e  vais  quitter  la  terre,  et  sans  bruit  ni  fracas. 

M’ouvrir  sur  le  néant  la  porte  du  trépas. 

{Furieux  et  montrant  le  poing.) 

O  médecins  damnés  !  Que  le  diable  m’emporte 
Si  je  vous... 

SCÈNE  II. 


Faust,  Mîîphisto  (Costume  classique). 
Mi';puiSTo.  (Il  est  entré  à  l’improviste  par  la  porte  de 
gauche.  Il  apparaît  subitement  à  Faust  qui  recule,  plus 
surpris  qu’effrayé.) 

Me  voici.  Derrière  cette  porte 
Je  passais  en  flânant.  Tu  prononças  mon  nom. 

J  ’entre.  J  e  viens,  étant  un  Diable  de  bon  ton. 

Te  dire  en  un  parler  dénué  d’artifice  : 

J  e  suis  entièrement,  mon  cher,  à  ton  service. 

Faust. 

Qui?...  Vous  I...  Que  je...  Moi...  Non...  Non,  je  n’ai  pas 
[besoin 

Que  de  moi  vous  preniez.  Seigneur,  un  si  grand  soin. 
Vraiment,  je  suis  confus  et  vous  rends  mille  grâces. 

Mais  souffrez  que  de  vos  offices  je  me  passe. 

MÉPHISTO. 

Ai-je  mal  entendu?  N’as-tu  pas  appelé? 

Faust  {Aimable  et  convaincu). 

Je  reste  confondu  1  Vous  ai-je  interpellé? 

Ma  foi,  sans  le  savoir,  la  chose  est  bien  possible. 

Mais  ne  m’en  souviens  point,  j’en  jure  par  la  Bible. 

MfiPUiSTo  {Grimaeant). 

Aie  Aïe  !  Ne  jure  pas  par  ce  Divre  chenu. 

Je  sens  rien  qu’à  ce  mot  pâlir  mon  front  cornu. 

Avec  les  Divres  saints  je  fais  mauvais  ménage. 

Et  ne  m’en  point  parler,  vois-tn,  c’est  le  plus  sage. 

{Insinuant.) 

Rappelle-toi  plutôt...  —  Que  le  Diable  m’emporte  I  — 
J  e  ne  l’ai  i)as  rêvé,  tu  parlais  de  la  sorte. 

Eh  bien  1  me  voilà  prêt.  Où  dois-je  t’emporter  ? 

Faust  {Géné,  mais  essayant  de  faire  bonne  contenance). 
Mais  je  suis  bien  ici.  Je  désire  y  rester. 

Quand  je  suis  seul  parfois,  je  ris  et  je  plaisante... 
Méphisto  {Irrité). 

Vrai  diable  !  Que  voilà  belle  affaire  et  plaisante  ! 

Crois-tu  qu’impunément  ou  puisse  m’invoquer. 

Et  quand  soudain  j’accours,  du  Diable  se  moquer? 

Tout  Diable  que  je  sois,  j’ai  l’humeur  chatouilleuse 
Et  ne  souffrirai  point...  ... 


—  VI  - 


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—  VII  — 


CHRONIQUE  MÊDICO=LITTÉRAIRE  [Suite) 


Faust  (Qui  est  revenu  progressivement  au  premier  plan, 
d'un  ton  calme  et  décidé). 

Votre  ardeur  belliqueuse 

A  s’exercer  sur  moi,  Seipieur,  perdrait  son  temps. 

S’il  ne  faut  rien  céler,  si  je  dois  à  Satan 
Confier  les  secrets  de  mon  âme  en  détresse, 

Sachez-le  donc  : 

(Plus  âpre.) 

Je  souffre.  Une  douleur  traître.sse 
Nuit  et  jour  sans  arrêt  me  lacère  le  flanc. 

Je  vis  en  malheureux,  haletant  et  soufflant. 

J  e  réclame  en  tous  lieux  la  clé  libératrice 
Des  germes  malfaisants,  de  l’humeur  corruptrice 
Dont  je  suis  infesté.  Mon  cri  n’a  pas  d’écho. 

Je  suis  désespéré.  J’ai  payé  mon  écot 
Partout  où  le  conseil  me  fut  donné  de  faire 
Une  cure  annoncée  en  cure  salutaire. 

Vaine  attente  1  Partout,  oui,  partout  pour  mes  frais, 

J  ’en  fus  et  largement.  J  e  crois  que  je  souffrais 
Un  peu  plus  durement  à  chaque  tentative. 

(Avec  désespoir.) 

Ah  !  c’en  est  trop  enfin  !  Voulez-vous  que  je  vive 
lîn  un  pareil  état  si  longtemps  supporté? 

MAphisto. 

Certes  1  J’en  fais  l’aveu,  ça  manque  de  gaîté. 

Et  je  m’explique  ainsi  ton  visage  sévère. 

Ta  mine  renfrognée  à  mettre  Diable  en  terre. 

PauST  (Résigné). 

Vous  comprenez  dès  lors  pourquoi  je  ne  crains  pas 
Vos  menaces.  Seigneur.  I<a  vie  et  ses  appâts 
N’ont  pour  moi  plus  d’attraits.  Avant  votre  venue, 

J  ’allais  sans  plus  tarder,  c’est  la  vérité  nue, 

(Désignant  du  geste  la  coupe  de  cristal) 

J  ’allais  de  ce  poison  secouer  mon  fardeau 
Et  chercher  dans  la  mort  le  repos  du  tombeau. 

Vous  savez  tout,  Seigneur,  je  n’ai  plus  qu’à  me  taire. 

MfiPHiSTo  (Bon  enfant). 

P'i  1  le  geste  vilain  !  Il  y  a  mieux  à  faire. 

(Une  pause.) 

Si  je  te  l’indiquais,  le  remède  à  tes  maux  ! 

Si  je  m’ingéniais  à  formuler  les  mots 
Qui  consolent  I  Si,  faisant  luire  l’e.spéraiice, 

A  tes  yeux,  je  mettais  un  terme  à  ta  souffrance? 

PausT  (Surpris  et  avec  élan). 

Eh  quoi  1  De  ma  misère  auriez-vous  donc  souci? 

Quoi  !  Vous,  me  secourir?  Ah  !  pour  ce  mot,  merci  ! 

(Méfiant.) 

Mais  qui  pour  moi  vous  rend  à  ce  point  pitoyable? 

Vous  désintéressé,  cela  n’est  pas  croyable  ; 

Et  je  suis  anxieux  de  connaître  le  prix 

Que  vous  me  demandez  pour  calmer  mes  esprits. 

Parlez,  Seigneur,  parlez.  Que  faut-il  eu  échange? 
MlîPHiSTo  (Avec  autorité.) 

Rien  !... 

(Une  pause.) 

Ah  I  cela  t’étonne,  et  de  ce  mauvais  ange. 

Tu  ne  soupçonnais  pas  le  don  d’apitoiement  ? 

Eh  bien  !  pour  une  fois,  —  j’en  fais  mon  grand  serment,  — 
I/ange  mauvais  se  veut  transformer  en  bon  Diable, 
lît  montrer  qu’il  peut  être  au  besoin  charitable. 

Pourquoi  je  le  ferai?  Potjr  rien.  Pour  le  plaisir 
De  te  faire  plaisir. Vois-tu,  j’ai  le  désir 
De  me  payer  au  moins  imc'  fois  en  ma  vie 
Un  service  gratis.  C’est  une  fantaisie 
Qui  ne  me  prendra  pas  sans  doute  de  si  tôt. 

Aussi,  profites-en,  et  pendant  qu’il  est  chaud. 

Bats  le  fer.  C’est,  mon  cher,  occasion  unique. 

Profites-en,  te  dis-je,  et  sans  plus  de  réplique. 

Regarde  i 


(Le  panneau  du  fond  s'éclaire  et  laisse  apercevoir  dans 
un  cadre  de  verdure  la  .Source  Marguerite  de  Châtel-Guyon 
personnifiée  par  une  jeune  femme  vêtue  à  l'antique  :  tunique 
blanche,  péplum  de  couleur  drapé,  coif fure  àla  grecque,  etc.). 

De  voilà,  le  remède  promis. 

Dont  l’accès  à  tes  maux  est  aujourd’hui  permis. 

Regarde  ;  la  voilà,  cette  Source  de  vie. 

De  t’en  désaltérer,  contente  ton  envie. 

A  celui  qui  l’approche  elle  donne  en  retour 
La  joie  et  la  vigueur,  la  jeunesse  et  l’amour. 

Plus  d’un,  j’en  fus  témoin,  en  apaisa  ses  fièvres. 

Qui  d’un  élan  de  foi  vint  y  tremper  les  lèvres, 

(Confidentiellement .) 

Et  j’en  sais  qui,  déchus  dans  leur  virilité. 

Près  d’elle  ont  recouvré  puissance  et...  fermeté. 

Qui,  pour  s’être  trempés  dans  sou  eau  de  Jouvence, 

Ont  retrouvé  le  fil  d’une  vaste  éloquence. 

Paust  (Tourné  vers  l'apparition  dans  une  attitude  admi- 
rative.  Avec  un  enthousiasme  qui  ira  croissant.) 

O  miracle  I  O  magie  !  O  douce  vision  ! 

Grâce  et  beauté  1  Splendeur  1  Quelle  séduction 
S’exerce  en  cet  instant  sur  mou  être  en  délire  ! 

Quel  charme  opère  en  moi  !  Quelle  force  m’attire  ! 

De  cette  onde  limpide  et  pure  me  griser 
Et  revivre  ardemment  sous  sou  brûlant  baiser. 

Oui,  je  le  veux.  J  e  vois  renaître  l’espérance. 

Et  je  vais  de  ce  pas... 

(Il  va  pour  s'élancer  vers  la  vision  qui  disparaît  à  ce  mo¬ 
ment  ;  Méphisto  le  retient.) 

Mftpm.sTo, 

Un  peu  de  patience  1 

Paust  (Il  revient  sur  le  devant  de  la  scène  en  chancelant 
et  se  laisse  tomber  dans  le  fauteuil).  (Navré). 
Disparue  !  Ah  !  pourquoi  me  laissai-je  duper? 

Dans  l’abîme  sans  fond  d’où  j’allais  m’échapper. 

Pourquoi  me  rejeter?  Trahison  I  Diablerie  I 
Ce  n’est,  tout  compte  fait,  qu’une  supercherie. 

De  moi  vous  vous  jouez,  et  j’aurais  dû  prévoir... 

Méphisto  (Menaçant). 

N’ajoute  pas  un  mot  1  Tu  parles  sans  savoir. 

Voilà  bien  des  humains  la  belle  ingratitude. 

Et  tu  mériterais  que  dans  ta  solitude 
Je  te... 

(Radouci). 

Mais  j’ai  promis  et  ne  m’en  dédis  point. 

J  ’irai  jusques  au  bout,  sans  négliger  un  point 
De  la  tâche  de  bien  que  près  de  toi  j’assume. 

Le  flambeau  que  tu  crois  éteint,  je  le  rallume. 

Flambeau  d’espoir  fécond,  flambeau  de  vérité. 

Qui  du  rêve  entrevu  fait  la  réalité. 

Sache-le  donc,  ami  ;  la  Source  Marguerite 
Que  je  fis  apparaître  à  tes  yeux,  je  t’invite 
A  venir  avec  moi  de  près  la  contempler. 

Paust  (Il  a  relevé  la  tète.  Il  se  redresse).  (Suppliant.) 
Serait-il  vrai.  Seigneur?  Pourrais-je  un  jour  combler 
Mes  vœux  et  la  revoir?...  Mais  quand? 

MÉPHISTO. 

Hé  !  tout  de  suite  ! 

Je  t’emmène.  Je  veux  te  faire  la  conduite 

Vers  elle.  C’est  là-bas,  aux  pieds  des  grands  volcans. 

Au  pays  des  Gaulois,  ces  superbes  géants. 

Je  connais  le  chemin,  c’est  un  peu  mon  domaine. 

Quelques  monts  à  franchir.  Aux  confins  de  la  plaine. 

Un  frais  vallon.  C’est.là. 

Faust.. 

De  grâce,  dépêchons. 

Je  suis  prêt  à  vous  suivre  où  vous  voudrez.  Marchons» 


—  VIII  - 


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-  IX  — 


CHRONIQUE  MÊDICO=LITTÉRAIRE  {Suite) 


MÉPUlSïo  [Ironique). 

Tudiable,  quelle  ardeur  !  J'ai  peine  à  recomiaître 
Le  découragement  que  tu  faisais  paraître. 

N’es-tu  plus  las  de  vivre  et  plus  prêt  à  mourir? 

Faust  (Avec  un  enthousiasme  progressif). 
Momir,  quand  maintenant  je  suis  sûr  de  guérir  1 
Quand  le  terme  fatal  fixé  par  moi  recule  ! 

En  ines  veines  je  sens  comme  un  feu  qui  me  brûle, 
EiLmou  être  s’éveille  et  le  cœur  et  les  sens, 

I<es  désirs  amoureux  et  les  instincts  puissants. 

Pour  te  reconquérir,  radieuse  jeunesse, 
l’our  vous  aimer  encore,  enivrante  maîtressse, 
La_Source  va  m’offrir  son  aide  et  son  soutien. 
Partons  !  Attendre  plus  longtemps  ne  sert  de  rien. 

{Anxieu.x.) 

Mais  comment  ferons-nous  un  aussi  grand  voyage? 


MiCPHiSTo. 

Point  de  préparatifs  !  Point  d’encombrant  bagage  ! 

[Désignant  la  coupe.) 
Cette'coupe  devait  servir  à  t’évader  ; 

C’est_moi_qui  désormais  t’invite  à  la  vider. 


Mais  !... 


Faust  (Hésitant). 


Méphisto. 

Hésiterais-tu?  Bois,  te  dis-je. 


crainte. 


Faust  (Résolu.  Il  prend  la  coupe). 

Ah  I  qu’importe  après  tout.  Si  ce  n’est  qu’une  feinte 
Pour  m’abuser  encore  et  si  j’en  dois  périr. 

Béni  soit  le  poison  qui  me  permet  de  fuir 
I/a  vie,  en  emportant  dans  ma  froide  retraite 
La  douce  illusion  que  mon  âme  inquiète 
(Il  lève  la  coupe) 

Un  instant  caressa...  Coupe  de  mes  aïeux 

Qui  si  souvent  fut  pleine,  et  qui  devant  mes  yeux 

Chatoie  aux  doux  reflets  de  la  liqueur  dorée. 

Je  te  lève  et  je  bois  à  la  Source  sacrée. 

(Il  boit.) 

MÉPHISTO. 

Bravo,  mon  cher,  bravo.  Ta  main  n’a  pas  tremblé. 

Faust  (La  voix  peu  à  peu  sombrée). 

Certes...  Mais  qu’est  ceci  ?  Mon  regard  est  troublé  ! 

Je  n’y  vois  plus...  Je  sens  qu’il  me  pousse  des  ailes... 

J e  viens  de  revêtir  une  forme  nouvelle... 

Je  suis  léger...  léger...  Je  plane...  Je... 

(Il  tombe  endormi  dans  le  fauteuil.) 
3IÉPHISTO. 

Parfait, 

Parfait  ;  le  philtre  opère  et  tout  marche  à  souhait. 
Puisque  tu  crus  eu  moi,  voilà  ta  récompense  : 

(.Ivec  un  geste  d'incantation.) 
Tu  vas  te  réveiller  aux  Sources  de  Jouvence  ! 


Fin  du  premier  tableau. 


LES  CÉRÉMONIES  MÉDICALES 


HOMMAGE  AU  PROFESSEUR  JUNGFLEISCH 

Ces  jours-ci  se  réunissaient  au  Collège  de  France,  dans 
l’amphithéâtre  de  chimie,  les  amis  et 
les  élèves  du  professeur  Jungfleiscli 
à  l’occasion  de 

chaire  de  Berthelot  dans  cet  établis¬ 
sement,  et  de  son  entrée  à  l’Acadé¬ 
mie  des  Sciences.  M.  Armand  Gautirr, 
président  de  l'Académie  des  sciences, 
présidait.  Il  a  ouvert  la  séance  en 
faisant  l’éloge  de  M.  J  UNGKl<F,iScn  et 
de  ses  importants  travaux.  Ont  pris 
successivement  la  parole  :  MM.  Bou- 
CILtRDAT,  GAI,IPPE,  LÉGER,  BRUNEL. 

Puis  une  très  belle  médaille  gravée  par 
le  C  Paul  RiciiER,  de  l’Académie  des 
Beaux-Arts  et  de  l’Académie  de  méde¬ 
cine,  a  été  remise  à  M.  juNGFi,EiSCH. 

Parmi  les  notabilités  qui  assistaient  à  cette  réunion, 
citons  MM.  Levasseur,,  administrateur  du  Collège  de 


France,  d’Arsonval,  Gley,  Georges  Renard,  Bordas, 
professeurs  dans  cet  établissement,  MM.  Caventou, 
Guinochet,  etc. 

On  connaît  toute  la  vie  de  labeur 
du  professeur  J  ungfi.eisch,  qui,  élève 
de  Berthelot,  a  d’abord  été  pro¬ 
fesseur  de  chimie  organique  à  l’École 
•supérieure  de  pharmacie  de  Paris 
{1877).  Il  a  été  président  de  la 
Société  chimique,  président  de  la 
.Société  de  pharmacie,  etc. 

Ses  nombreux  travaux  portent  sur 
la  chimie  pure  :  sur  le  galium,  sur  les 
dérivés  alcooliques  du  thymol,  l’inuline, 
l'acétylène,  la  lévulose,  les  dérivés  chlo¬ 
rés  de  la  benzine,  les  anilines,  la  dis¬ 
symétrie  moléculaire,  etc. 

Signalons  en  outre  deux  ouvrages 
du  professeur  JUNGFLEISCH  :  un  Traité 
élémentaire  de  chimie  organique  (en  collaboration  avec 
Berthelot),  et  des  Manipulations  de  chimie. 


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—  XI  — 


VARIÉTÉS 


LA  LIGUE  FRANÇAISE 
DE  L’ÉDUCATION  PHYSIQUE 

L’éducation  physique  est  une  question  capitale 
d’hygiène  dont  on  a  souvent  rcjjroché  aux  méde¬ 
cins  de  se  désintéresser.  Ceux  qui  s’en  occupaient 
étaient  en  tout  cas  le  petit  nombre  et,  de  plus, 
restaient  isolés.  Le  besoin  d’un  groupement  scien¬ 
tifique,  en  même  temps  que  pratique,  a  créé,  il  y  a  un 
an,  la  section  de  la  Seine  de  la  Ligue  française  de 
l'éducation  physique.  De  nombreuses  notabilités 
politiques,  littéraires,  médicales  et  sportives  se  sont 
groupées  autour  du  professeur  Gilbert  dont  l’auto¬ 
rité  a  fait  le  succès  du  mouvement.  Sous  la 
direction  méthodique  et  scientifique  de  ce  pré¬ 
sident,  il  était  tout  naturel  que  la  section  de  la  Seine 
de  la  Ligue  s’occupât  d’abord  d’enseignement  et 
de  recherches. 

Certes,  il  faut  tenir  grand  compte  des  acquisitions 
antérieures.  Mais  à  notre  époque,  si  tout  le  monde 
conçoit  l’importance  d’une  renaissance  des  exercices 
physiques  et  des  sports,  on  est  loin  d’être  d’accord 
sur  la  méthode  à  employer;  la  lutte  est  chaude  dans 
le  monde  de  l’éducation  physique. 

Partisans  de  la  g3nniiastiqiie  suédoise,  do  la 
gymnastique  aux  agrès,  des  poids  lourds,  des  poids 
légers,  de  l’éclectisme,  des  sports  spéoiaux,  se  dis¬ 
putent  la  vérité,  avec  une  vivacité  parfois  excessive. 

Il  est  désirable  de  voir  la  fin  de  cet  état,  préju¬ 
diciable  à  la  cause  que  défend  la  Ligue.  Le  pro¬ 
fesseur  Gilbert  et  son  comité  se  sont  placés  au- 
dessus  de  toutes  ces  luttes,  dans  lesquelles  il  est 
parfois  difficile  de  démêler  ce  qui  appartient  à  l’intérêt 
ou  à  la  science.  Cette  attitude  n’a  pas  été  sans 
provoquer  quelques  attaques  ironiques  de  certains 
professionnels. 

I-a  section  de  la  Seine  de  la  Ligue  française  de 
l’éducation  physique  n’a  d’autre  but  que  la  recherche 
de  la  vérité  scientifique.  Il  suffit  pour  le  prouver  de 
citer  les  membres  de  son  comité. 

Président  d’honneur-,  Professeur  Charles  Richet. 

Président  actif  :  Professeur  Gilbert. 

Vice-présidents  :  D'  C.\staigne,  agrégé  ;  Ludovic 

X’AUDEAU. 

Secrétaire-général  :  D'  Henri  Dausset. 

ï  résorier  :  D^  Lagarde. 

Assesseurs  :  M'"®  Pauline  Kergomard,  inspec¬ 
trice  générale  des  écoles  maternelles  ;  D”  Carnot, 
agrégé  ;  lieutenant  Dubreuil  ;  M.  Messimv, 
député  ;  Dr  Pachon,  agrégé  ;  Dr  Vincent,  agrégé, 
membre  de  l’Académie  de  Médecine  ;  Dr  Weiss, 
agrégé,  membre  de  l’Académie  de  Médecine. 

Répandre  le  goût  de  la  culture  physique  en  France, 
tel  est  le  but  principal  de  la  Ligue  de  l’éducation 
physique. 

La  section  de  la  Seine  a  tâché  de  remplir  son  pro¬ 
gramme  de  plusieurs  façons  : 

D’abord  par  la  conférence  :  pendant  l’année  1910, 
le  Dr  Charles  Richet  en  a  inauguré  brillamment 
la  série  à  la  Sorbonne. 

Le  Pr  Tissié,  président  fondateur  de  la  Ligue, 
est  venu  porter  aux  Parisiens  sa  parole  imagée 
d’apôtre  méridional.  M.  Marcel  Dubois,  M^e  Blan¬ 
che  Chauveau  ont  aussi  apporté  leur  concours, 
enfin  le  secrétaire  général,  devant  les  400  jeunes 
filles  de  l’Institut  professionnel  féminin,  a  traité  de 
l’éducation  physique  de  la  jeune  fille. 


La  Ligue  a  jirésenté  des  vœux  aux  Congrès  de 
physiothérapie,  au  Congrès  des  praticiens,  des  com¬ 
munications  au  Congrès  d’hygiène  scolaire,  ne 
laissant  pas  échapper  une  occasion, de  propagande. 

Il  a  été  établi  une  fiche  type  de  recherches,  afin 
de  pouvoir  faire  à  des  époques  successives  des 
comparaisons  de  données  semblables,  prises  sur  des 
individus  éduqués  physiquement,  de  différentes 
façons.  Grâce  à  la  collaboration  de  nombreux 
médecins,  on  pourra  peut-être  étudier  expéri¬ 
mentalement  les  qualités  ou  les  défauts  de  telle  ou 
telle  méthode.  Il  est  désirable  que  cette  ciupiête 
prenne  do  vastes  proportions  ;  le  secrétaire  général 
tient  des  fiches  à  la  disposition  de  tous  ceux  qui 
voudront  bien  y  collaborer. 

La  section  de  la  Seine  s’efforce  aussi  de  créer  des 
associations  de  culture  physique.  Elle  a  commencé 
par  les  femmes  dont  on  a  jusqu’à  présent  à  peu  près 
complètement  négligé  l’éducation  sportive. 

Un  groupe  formé  d’abord  au  gymnase  Japy  a  été 
bientôt  transféré  au  préau  de  l’école  Edgard- 
Quinet  mis  à  la  dis])osition  de  la  Ligue  par  la  dis¬ 
tinguée  directrice  M™'’  Jeannin;  deux  cours  ont  lieu 
le  mercredi  et  le  samedi,  l’un  à  cinq  heures  et  demie, 
l’autre  à  huit  heures  et  demie  du  soir.  Les  adhé¬ 
rentes  y  sont  venues  ferventes  et  l’on  espère  pouvoir 
étendre  cette  œuvre  si  nécessaire.  On  y  professe  la 
gymnasticjue,  la  callisthénic,  les  jeux,  la  mime 
musicale;  on  fera  de  la  natation  et  des  excursions. 
Un  groupe  semblable  fonctionne  aussi  à  Ville- 
monble,  sous  l’iiitelligeute  direction  de  Mademoiselle 
Chauveau. 

Tel  est  le  bilan  annuel  de  la  section  de  la  Seine 
de  la  Ligue  française  de  l’éducation  physique. 
L’action  continuera  en  1911,  par  la  propagande  par 
la  parole,  par  les  écrits  et  par  les  faits  ;  on  déve¬ 
loppera  les  sections  déjà  formées,  on  en  créera  de 
nouvelles,  selon  les  re.ssources  de  la  Ligue,  qui  fait 
appel  dans  ce  but  à  toutes  les  personnes  s’inté¬ 
ressant  à  l’éducation  phj’-sique.  Le  nombre  des 
adhérents  permettra  seul  de  faire  face  à  toutes  les 
obligations  que  la  section  s’est  imposées.  On  voit  par 
ce  qui  précède  l’intérêt  de  l’œuvre  entreprise  par  le 
professeur  Gilbert  et  par  la  lûgue  française  de 
l’éducation  physique.  De  plus,  la  section  de  la  Seine 
vient  d’accepter  la  très  grosse  tâche  d’organiser 
à  Paris  en  1913  un  Congrès  inteniational  d’Educa- 
tion  Physique,  et  déjà  le  Président  et  le  Secrétaire 
général  du  comité  d’organisation,  le  profe.sseur  Gil¬ 
bert  et  le  profe.sseur  agrégé  Weiss,  ont  obtenu  le 
haut  patronage  de  M.  le  Pré.sident  de  la  République, 
de  M.  I<oubet,  ancien  Président  de  la  République, 
ainsi  que  la  collaboration  de  toutes  les  grandes 
organisations  sportives,  en  particulier  de  l’Académie 
des  sports.  Sous  de  tels  auspices,  il  est  à  croire 
que  ce  Congrès  aura  un  grand  retentissement  et 
marquera  peut-être  la  fin  des  querelles  et  des 
inimitiés  stériles  qui  empêchent,  en  France  du  moins, 
l’évolution  franche  et  libre  d’une  méthode  vraie 
d’Éducation  Physique.  Aussi  est-il  nécessaire  que 
tous  ceux  que  ces  questions  vitales  intéressent 
apportent  au  comité  leur  collaboration  et  leur  appui, 
afin  que  de  ces  Congrès  sortent,  non  pas  des  vœux 
stériles,  mais  des  résultats  pratiques. 

Les  adhésions  sont  reçues  chez  le  D  He.vri  Dausset, 
sreré/aûr  général, 41  av’enu3Mont.iigne,  ou  chez  le  D' Lagarde, 
trésorier,  9,  rue  de  Dassano. 


—  461  — 


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LES  LEÇONS  D’ANATOMIE 

LEÇON  D’ANATOMIE,  PAR  REMBRANDT 


Cette  “  Leçon  d’Aiiatoniie,  ”  la  plus  célèbre  de  toutes  les  toiles  traitant  le  même  sujet,  peintes  vers  cette 
époque  par  les  Flamands,  —  et  elles  ne  sont  pas  rares,  —  date  de  1632  :  Rembrandt  avait  donc  25  ans!  Cette 
oeuvre  est  trop  classique  pour  qu'il  soit  besoin  d’aucun  commentaire  ;  elle  fut  commandée  à  l’artiste  par  la 
Guilde  des  chirurgiens  d’Amsterdam.  Le  personnage  principal  est  Nicolas  Tulp  ;  l’auditoire  est _  composé _  de 
maîtres- jurés  de  la  Guilde. 

L’original  est  conservé  au  Musée  de  La  Haye. 


NÉCROLOGIE 

LE  PROFESSEUR  ARLOING  qui  entraînèrent  la  conviction  de  tous  dans  ses  dernières 

:  années  il  s’occupa  surtout  de  la  sérothérapie,  de  la  vacci- 

Une  triste  nouvelle  afflige  cette  semaine  le  corps  médi-  nation  antituberculeuse.  Citons  encore  ses  recherches 

cal.  M.  Arloing  vient  de  mourir,  en  pleine  activité  scien-  avec  Paul  Courmont  sur  le  séro-diagiiostic  de  la  même 

tifique.  Nous  n’avons  pas  à  rappeler  ici  sa  brillante  car-  maladie. 

riêre.  Né  à  Cusset,  le  3  janvier  1846,  Arloing  fut  à  l’F.cole  II  a  publié  plusieurs  ouvrages  de  librairie,  notamment, 
vétérinaire  de  Lyon  l’élève  de  Chauveau,  avec  Chauveau,  une  Anatomie  comparée 

puis  son  chef  de  laboratoire.  Quand  se  ■.  ■  -■ — 7 — ^ 4'. .  1  des  animaux  domestiques  restée  classique, 

créa  la  Faculté  de  médecine  de  Lyon,  il  '  ^  un  Traité  des  virus  dans  lequel  il  s’efforça 

prit  le  titre  de  docteur,  pour  prendre  part  i-"'' de  montrer  le  rôle  important  de  l’École 

au  premier  concours  d’agrégation  en  1878.  ■  ^  ^  Lyonnaise  et  en  particulier  de  Chauveau 

Dans  la  suite,  il  abandonna  momentané-  '  dans  l’évolution  de  la  question,  des  leçons 

ment  la  Faculté  de  médecine  pour  prendre  “  sur  la  tuberculose  et  quelques  septicémies, 

possession  à  la  Faculté  des  sciences  de  la  ;  :  ■  .  .  etc.  Ses  travaux  lui  valurent  les  titres 

chaire  de  Physiologie  qui  était  créée  pour  d’associé  de  l’Académie  de  médecine  et  de 

lui.  Quand  Chauveau  fut  nommé  professeur  correspondant  de  l’Institut, 

au  Muséum,  il  y  revint  comme  professeur  Arloing  était  un  merveilleux  professeur  ; 

de  médecine  expérimentale  ;  il  était  nommé  il  avait  le  don  d’exposer  avec  une  parfaite 

en  même  temps  directeur  de  l’École  vété-  clarté  et  dans  une  langue  d’une  élégance 

rinaire.  Nous  ne  pouvons  faire  ici  l’énumé-  Le  Professeur  Arloing  irréprochable  les  questions  les  plus  ardues, 
ration  de  ses  nombreux  et  importants  tra-  Parmi  ses  collègues,  ses  élèves,  il  ne  comptait 

vaux  qui  ont  trait  principalement  à  la  physiologie,  à  la  que  des  amis.  Le  Pans  médical  exprime  à  sou  fils,  le 

bactériologie  et  à  la  médecine  expérimentale.  Tout  le  Dr  Fernand  Arloing,  professeur  agrégé  à  la  Faculté  de 

monde  connaît  ses  recherches  sur  le  charbon  symptoma-  Lyon,  qui  entre  brillamment  dans  la  carrière  scientifique 

tique,  et  surtout  sur  la  tuberculose.  Il  soutint  dans  plu-  sur  les  traces  de  son  père,  l’expression  de  ses  sentiments 
sieurs  congrès,  contre  Koch,  la  doctrine  de  l’identité  de  de  profonde  tristesse  en  présence  du  deuil  irréparable 

la  tuberculose  bovine  et  de  la  tuberculose  humaine  ;  il  qui  vient  de  frapper  la  science  française, 

apporta  à  l’appui  de  sa  thèse  d’importantes  expériences  G.  Linossiek. 


—  463  — 


—  xv  - 


Traitement  organothérapique 

de  la 

DiATHÈSE  URiQUE 


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ÿ  L’IOdlOtailillC  8  disparaître  les  ^^nglions,  les^adénltes  et  Jes  lésions  bacillaires  au  i»  degré  (elle  est 


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-  XVIII  - 


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-  XIX  - 


DIÉTÉTIQUE 


RÉGIME  DES  ENFANTS 
DIABÉTIGLUES 

(H.  Legrand,  d’Aniieus) 

Menu  hebdomadaire.  Lundi  ; 
BEjeüNER.  I  sardine  à  l'huile,  l  côte¬ 
lette  de  mouton  grillée,  loo  grammes 
de  haricots  verts  an  beurre,  i  pêche, 
I  petit  suisse.  Pain  :  grammes, 

eau  vineuse  :  2  verres.  —  Dîner. 

1  assiette  de  potage  gras  à  la  purée 
de  chicorée,  2  œufs  sur  le  plat  à  la 
crème,  100  grammes  de  purée  de 
pommes  de  terre,  60  grammes  com¬ 
pote  de  framboises  .r  l'étuvée,  pain  : 
20  grammes,  eau  vineuse  ;  i  verre. 

Mardi  :  DEjeitner.  Crevettes 
grises  avec  beurre.  100  grammes  de 
riz  de  veau  aitx  épinards,  8  amandes 
fraîches,  2  cuillerées  de  groseilles. 
Pain  :  100  grammes,  eau  vineuse  ; 

2  verres.  —  Dîner,  i  assiette  de 
bouillie  de  farine  d’avoine  au  bouil¬ 
lon.  100  grammes  de  jambon  à  la 
purée  d’endives.  15  grammes  fro¬ 


mage  de  Hollande,  i  orange  bien 
mûre.  Pain  :  20  grammes,  eau  vi- 

Mercredi  :  Déjeuner,  i  petit  ma¬ 
quereau  à  l’huile,  80  grammes  filet  de 
bœuf  grillé,  80  grammes  de  pommes 
de  terre  soufflées,  6  noix  fraîches, 
60  grammes  compote  de  pommes  à 
la  vapeur.  Pain  :  30  grammes,  eau 
vineuse  :  2  verres.  —  Dîner,  i  as¬ 
siette  de  potage  aux  œufs  pochés, 
I  escalope  de  veau  grillée,  So  gram¬ 
mes  laitues  à  la  crème,  1 5  grammes 
de  gruj’ère,  1  orange.  Pain  :  20  gram¬ 
mes,  eau  vineuse  :  i  verre. 

Vendredi  :  DÉJEUNER.  Olives  avec 
beurre,  l  sole  grillée,  100  grammes 
épinards  à  la  crème,  6  amandes  fraî- 
che.s,  I  orange.  —  DinER  :  i  assiette 
de  potage  cressonnière,  i  œuf  à  la 
coque,  50  grammes  grenouilles  sau¬ 
tées  au  beurre,  i  pomme  de  terre  au 
four,  2  cuillerées  de  groseilles  à 
grappe.  Pain  :  20  grammes,  eau  vi- 


Samedi  :  Déjeuner,  i  tranche  de 
thon  à  l’huile,  i  aile  de  poulet  rôti, 
100  grammes  chicorée  au  naturel, 
6  noix  fraîches,  1 5  grammes  fromage 
de  Brie.  Pain  :  30  grammes,  eau  vi¬ 
neuse  ;  2  verres.  —  Diner.  i  assiette 
de  potage  julienne  au  gras,  So  gram¬ 
mes  gigot  rôti,  80  grammes  épinards 
au  jus,  1 5  grammes  fromage  de  Neuf- 
châtel.  i  orange.  Pain  :  20  grammes, 
eau  vineuse  ;  l  verre. 

Dimanche  :  Déjeuner.  Tranches 
de  langue  fumée,  So  grammes  de 
blanquette  de  veau,  So  grammes  sal¬ 
sifis  au  beurre,  50  grammes  compote 
de  fruits  à  l’étuvée,  13  granunes  de 
gruyère.  Pain  :  30  grammes,  eau  vi¬ 
neuse  :  2  verres.  —  Dîner,  i  assiette 
de  potage  purée  pommes  de  terre  et 
laitues,  2  œufs  en  cocotte  à  la  purée 
de  cervelle  de  veau,  Co  grammes 
haricots  verts  à  la  crème,  i  pomme 
au  four,  15  grammes  fromage  de 
Pont- Lévêque,  Pain  ;  20  grammes, 
eau  vineuse  ;  i  verre. 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


Convulsions  des  enfants.  Coque¬ 
luche.  —  J.  Simon. 

Teinture  de  belladone  |  gouttes 

Alcoolature  de  racine  t  ‘ 


d’aconit . 

Eau  de  laurier-cerise .  10  gr. 

—  tilleul .  60  — 

—  fleurs  d’oranger .  10  — 

Sirop  de  lactucarium .  30  — 


Par  cuillerées  à  café. 
Ou  bien  : 


prendre  quotidiennement  une  cuil¬ 
lerée  à  soupe,  et  pendant  les  dix 
jours  suivants,  deux  cuillerées  à 

Suspendre  la  médication  après 
vingt  jours  de  traitement,  puis  pen¬ 
dant  deux  semaines  administrer  de 
nouveau  et  de  la  même  façon  le 
sirop  ci-dessus  formulé.  Locale¬ 
ment  se  borner  à  l'usage  d’une  pom¬ 
made  nasale  anodine. 


Sucre  pulvérisé,  quantité  suffi¬ 
sante  pour  faire  une  pâte  dont  l’en¬ 
fant  prendra  2  cuillerées  à  café,  le 
matin  à  jeun,  de  manière  à  faire 
prendre  le  tout  en  deux  ou  trois 
jours. 

Traitement  des  ulcérations  sim¬ 
ples  du  col  utérin.  —  Applications  de 
tampons  de  gaze  aseptique  imbibés 
de  : 


Teinture  de  belladone . 

Alcoolature  de  racine  /  ,  „  „ 

d’aconit . grammes. 

X  gouttes  matin  et  soir. 

IIUCIIARD. 

Bromoforme .  de  4  à  20  gouttes. 

par  jour  en  6  ou  8  fois,  très  diluées 
dans  une  potion  ou  une  infusion 
chaude. 

Moizard. 

Sulfate  de  quinine .  i  gr. 

Poudre  de  benjoin .  5  gi- 

Salicylate  de  bismnth  ...  S  ?*■- 

Pour  insufllations  nasales. 

Contre  l’hydrorrhée  nasale.  — 

Ler-moyëz. 

Sulfate  d’atropine .  0^,005 

—  de  strychnine .  or', 005 

Sp.  écorce  oranges  amères  . .  '400  gr. 

P.  s.  a. — A  prendre:  une  ou  deux 
cuillerées  à  soupe  par  jour,  au  moment 
des  repas. 

Pendant  les  dix  premiers  jours,  eu 


Contre  l’hyperhydrose  plantaire.  — 
Brocq. 

Pendant  deux  jours,  prendre  des 
bains  froids  avec  de  l’eau  de  feuilles 
de  noyer.  Le  troisième  jour,  faire, 
matin  et  soir,  un  badigeonnage 

Pcrchlorure  de  fer .  3°  gr. 

Glycérine .  10  — 

Vin  toni-cardiaque 
Teinture  kola . 

—  de  coca . 

—  de  scille . 

—  de  digitale  . . . 

Sirop  de  cerises . 

Vin  de  Lunel . 

2  à  3  cuillerées  à  soupe  par  jour 
durant  8  à  10  jours  dans  les  cas  d’hy- 
posystolie.  (Huchard.) 

Pâte  vermifuge  pour  enfants  ; 

Santouine... .  10  centigrammes. 

Huile  de  ricin .  30  grammes. 

Huile  d'anis .  i  goutte. 


40  gr. 
30  — 


Thigénol . 

Eau  distillée . 

Teinture  d  iode . . 

Alcool  rectifie. . . 

Glycérine  neutre. 

Traitement  des  vomissements  des 
nourrissons..  —  Donner  une  cuille- 
ée  à  soupe  de  la  solution  suivante 
soit  avant  la  tétée  au  sein,  soit 
ajoutée  au  biberon  de  lait. 

Eau  .  125  grammes. 

Sirop  simple .  25  — 

Citrate  de  soude .  2  gr.  50 

Chaque  cuillerée  à  soupe  contient 
25  centigrammes  de  citrate. 

Ou  ne  craindra  pas  de  donner  six 
à  sept  cuillerées  à  soupe  de  cette 
solutiou  en  vingt-quatre  heures. 
L’échec  de  la  médication  est  dû 
fréquemment  à  rinsuffisance  des 
doses  employées. 

(Variot). 


—  469  — 


—  XX  — 


Un  Nouveau  procédé  très  simple  et  très  précis 

POUR 

l’ Analyse  des  Urines 


I‘iV‘seiiti''CS  sous  la  forme  d’élii^ants  portefeuilles,  pou¬ 
vant  Être  faeilement  mis  dans  la  jioclie,  ces  trousses  ren¬ 
ferment  les  tulles  et  ampoules  à  rdactifs  nécessaires  pour 
cliaiiue  opération  d’analyse.  Klles  permettent,  en  ueuï 
minutes,  avec  quelques  gouttes  d'urine,  d’ôtre  très  exacte- 

Les  nombreuï  médecins  qui  en  ont  essayé  l’emploi  ont 
été  unanimes  à  faire  l’éloge  do  leur  commodité  et  de  leurs 
rigoureu.v  résultats.  Tout  d’abord,  au  cours  d’une  visite  ou 
d’une  consultation,  elles  donnent  au  praticien  la  facilité 
d’être  immédiatement  renseigné  sur  la  composition  de 
l’urine  et  de  pouvoir  instituer,  sans  plus  attendre,  la  thé¬ 
rapeutique  ([ui  convient.  En  outre,  elles  lui  rendent 
aisément  généralisables  les  analyses  urologiques,  demeu¬ 
rées  jusqu’ici  le  monopole  des  pharmaciens. 

■»  D’autre  jiart,  en  raison  du  leur  utilisation  extrêmement 


conseillé  avec  grand 
profit  aux  malades  eux-mêmes,  qui  pourront  do  la  sorte  se 
rendre  compte,  aussi  souvent  iju’il  conviendra,  des  varia¬ 
tions  de  composition  de  leurs  urines.  Il  leur  sera  dés  lors 
loisible  de  surveiller  de  très  près  leur  alimentation, 
do  contrôler  l’inlluenco  de  tel  ou  tel  mets  sur  le  taux  de 
leur  sucre  ou  de  leur  albumine,  enfin  de  faire  appel  aux 
soins  médicaux  dés  que  ce  taux  aura  subi  une  élévation. 

Ces  Trousses  urologiques  aiiparaissent  donc,  à  tous 
égards,  comme  de  très  précieux  collaborateurs  pour  le 
médecin.  En  dehors  do  l’exactitude  absolue  de  leurs  résul¬ 
tats,  elles  présentent  encore  l’avantage  d'une  grande  modi¬ 
cité  de  prix  :  chaque  analyse  revient  à  environ  0  fr.  25. 

Ces  trousses  existent  sous  trois  modèles  dilféreiits  : 

1*  TROUSSE  INOEX  “  La  Dosurine”,  destinée  à, 
rechercher  si  l’urine  renferme  ou  non  de  l’albumine  ou 

2»  TROUSSE  A  “  La  Dosurine  ",  destinée  à  doser 
l’albumine  contenue  dans  l’urine  ; 

3»  TROUSSE  D  “  Lx  Dosurinet  ”  destinée  il  doser 
la  quantité  de  sucre  (glucose). 

Le  prix  de  chaque  trousse  est  de  5  francs  (Iranco  5  fr.  30). 

—  Ampoules  do  renouvellement  :  la  bnito  de  10,  2  fr.  50 
(franco  2  fr.  75)  ;  la  boite  de  20,  4  fr.  75  (franco  :  5  francs). 

—  Remise  de  15  p.  100  il  MM.  les  médecins. 

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Par  le  Marcel  LABBB 

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-  XXI  - 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


Les  sécrétions  internes  :  leurs 
bases  physiologiques  et  leur  im¬ 
portance  eu  pathologie,  par  le 
Professeur  BIBDI,  (de  Vienne) 
(avec  une  préface  du  Professeur 
Paltauf).  1910.  I  vol.  in-8.  Urban 
et  Schwarjsenberg,  édit,  à  Vienne  et 
Berlin, 

Le  travail  de  Biedl  qui  comprend 
plus  de  400  pages,  est  relatif  aux 
sécrétions  internes  des  différents 
tissus  :  il  est  remarquable,  notam¬ 
ment,  par  une  extraordinaire  docu¬ 
mentation,  puisque  l’index  biblio¬ 
graphique  ne  comprend  pas  moins 
de  126  pages  ayant  en  moyenne 
40  indications  par  pages,  soit  un 
total  de  plus  de  5000  travaux  cités, 
tous  relatifs  aux  sécrétions  internes 
et  la  plupart  parus  dans  ces  dernières 
années.  C’est  dire  combien  chaque 
jour  apporte  une  nouvelle  moisson 
de  travaux,  souvent  intéressants, 
parfois  contradictoires,  mais  dont 
chacun  ne  représente  qu’une  pierre 
de  l’édifice  qui  s’élève. 

C’est  dire  aussi  toute  la  difficulté 
d’un  travail  d’ensemble  sur  ces  ques¬ 
tions  :  le  pirofesseur  Biedl  s’en  est 
tiré  avec  honneur,  et  .son  livre  sera 
précieux  pour  tous  ceux  qui  s’inté- 
re.ssent  à  ces  questions,  c’est-à-dire 
aujourd’hui  pour  tous  les  médecins, 
lîn  dehors  de  la  mise  au  point  des 
diverses  questions,  on  retrouve  d’ail¬ 
leurs  sur  les  surrénales  et  l’adrénaline 
notamment,  une  série  de  recherches 


originales,  bien  connues,  de  l’auteur. 

Enfin,  contrairement  à  ce  qui  se 
passe  presque  toujours  en  Allema¬ 
gne,  les  travaux  français  y  sont  con¬ 
nus  et  mis  en  bonne  place  :  le  fait 
est  si  rare  que  nous  devons  en  Être 
particulièrement  reconnaissants  au 
professeur  Biedl. 

P.  Carnot. 

Formulaire  des  médicaments 
nouveaux  pour  i9H,  par  H. 
Bocquiblon  -  Limousin,  docteur 
en  pharmacie,  pharmacien  de 
II'  classe,  23“  édition,  1  vol.  in-i8, 
cartonné,  3  francs,  J.-B.  Bail¬ 
lière  et  fils,  édit,  à  Paris. 

L’ancienneté  de  ce  formulaire 
( 23  éditions)  en  indique  la  valeur. 
Il  a  été  consacré  par  le  temps  et  il 
n’y  a  plus  à  en  faire  l’éloge.  On 
trouvera  dans  la  nouvelle  édition  de 
nombreuses  et  importantes  addi¬ 
tions,  telles  les  suivantes  : 

Abanon,  adrénochrome,  octhrisine, 
alboferrine,  aményl,  antiléprol,  ar- 
sacétine  -  quinine,  arsinosalicylique 
(acide),  asiphyl,  astroline,  asurol, 
boroforme,  carbemine,  carnogène,  cho- 
late de  cotarnine,  comatne,  combrétine, 
cusol,  digistrophane,  émétique  d'ani¬ 
line,  frigusine,  gastrosan,  gélonide, 
glycoléane,  hectine,  hexaméthylèneté- 
traminegaïacol,  kharsin,  mercochinol, 
morphosan,  mttcusan,  nêopyrine, 
néraltéine,  neutralon,  606,  novocol, 
noviodine,  nucléines,  orsudan,  oxyn- 


tine,  pantopon,  pergénol,  péristaltine, 
pléjapyrineparapyrétol,  scharlachrot, 
scorogène,  tanargentane,  thilavène, 
thyrésol,  tomaqua,  trichloracétylsali- 
cylique  (acide),  tyramine,  valisan, 
xaxaquine,  sincopyrine,  xincoquinol. 

Le  Formulaire  des  Médicaments 
nouveaux  est  le  complément  néces¬ 
saire  du  Formulaire  des  Médications 
nouvelles,  par  le  D'  H.  Gillet.  Nous 
les  recommandons  en  conséquence 
tous  les  deux,  bien  que  le  public 
médical  les  connaisse  déjà. 

Cornet. 

Les  maladies  du  péritoine, 
par  Pissa VY,  médecin  des  hôpitaux 
de  Paris.  1911.  i  vol.  in-i8,  cart. 
5  fr.  O.  Doin  et  fils  édit,  à  Paris. 
Ce  volume  e.st  le  premier  de  l’en¬ 
cyclopédie  de  Toulouse,  consacré 
sous  la  direction  de  Klippel,  à  la 
pathologie  médicale.  Pissavy  y 
étudie,  avec  un  grand  sens  clinique 
et  une  grande  clarté,  les  maladies 
du  péritoine  :  il  étudie  successive¬ 
ment  les  péritonites  appendiculaires, 
typhiques,  les  péritonites  consécu¬ 
tives  aux  perforations  gastriques 
et  duodénales,  les  péritonites  d’ori¬ 
gine  biliaire,  les  péritonites  génitales 
etc.,  et  il  en  discute  d’autres  plus 
contestables  telle  que  les  péritonites 
alcooliques  et  brightiques.  Il  étudie 
enfin  l’échinococcose,  les  tumeurs,  et 
l’ascite  en  général.  Ce  petit  livre  fort 
bien  fait  rendra  service  au  praticien. 

P.  Carnot. 


LA  MÉDECINE  AU  THEATRE 


AU  GRAND-GUIGNOL: 

DICHOTOMIE.  —  ALCIDE  PEPET 

Le  Graud-Guignol  dont  le  spectacle  comporte  toujours 
des  scènes  «  effroyables  »  donne  en  ce  moment  «  Dicho¬ 
tomie  »  de  MM.  Mouzey-Eon  et  Georges  Jubin. 

«  Dichotomie  »  est  une  pièce  médicale,  chirurgicale 
même,  pourrait-on  dire.  On  l’a  déjà  signalé,  une  opération, 
les  instruments  qu’elle  réclame,  ses  apprêts  constituent 
im  excellent  moyen  d’émonvoir  le  public. 

Les  auteurs  ne  se  sont  cependant  pas  contentés  d’ef¬ 
frayer  ;  ils  ont  aufssi  soutenu  une  thèse.  Ils  ont  voulu 
stigmatiser  certaines  coutumes  possibles  et  leur  drame 
est  un  réquisitoire  contre  certains  abus,  également 
possibles,  du  moins  au  théâtre. 

Voici  le  sujet  :  Durtal  est  médecin.  C’est  un  honnête 
hottune,  trop  honnête  au  gré  de  sa  femme,  ambitieu,se, 
volontaire,  désirant  la  fortune  à  n’importe  quelle  condition. 

Elle  lui  reproche  cette  médiocrité  bête  de  «  jeune 
docteur  *  dans  laquelle  ils  se  débattent,  elle  l’incite  à 
profiter  de  la  bonne  aubaine,  celle  qui,  d’un  seul  coup, 
peut  agumenter  de  quinze  mille  francs  leur  maigre  budget. 

Une  riche  cliente,  Mme  Vignerole,  souffre  d’une  tumeur 
au  sein.  L’illustre  chirurgien  Précigné  touchera  trente 
mille  francs  s’il  l’opère,  et  Durtal  recevra  la  moitié  de 
cette  somme  s’il  ♦  rabat  »  l’affaire  au  maître. 

L’analyse  histologique  n’a  nullement  prouvé  la  nature 
cancéreuse  de  l’affection.  Durtal  sait  que  l’intervention 
est  inutile,  qu’importe  !  Excédé,  il  conseille  à  M.  Vignerole 
de  recourir  à  Précigné. 


C’est  alors  l’opération,  les  préparatifs,  les  instruments 
qu’on  flambe,  la  malade  qu’on  apporte.  Les  spectateurs 
entendent  ses  gémissements  sous  le  chloroforme,  ses 
hurlements.  Précigné  rentre  en  scène,  du  sang  sur  les 
bras.  Mme  Vignerole  est  morte  au  cours  de  l’intervention. 

Malgré  cette  fin  atroce,  il  semble  -que  le  public  soit  en¬ 
core  plus  impressionné  par  le  crime  moral  de  Durtal,  que 
par  les  effets  de  la  mise  en  scène. 

àlais  le  Grand-Guignol  fait  alterner  les  spectacles.  A 
côté  de  ces  médecins  tragiqnes,  il  montre  ensuite  dans 
«  Alcide  Pepet  »  (Armand  Massard  et  Alfred  Vercourt) 
un  docteur  épisodique  et  grotesque. 

Pepet  est  un  ivrogne  invétéré.  Un  de  ses  amis.  Biche, 
l’emmène  chez  lui,  et,  pour  le  dégriser,  lui  plonge  la  tête 
dans  de  l’eau  froide.  Pepet  a  une  syncope.  Biche  le 
croit  mort,  il  appelle.,  un  défilé  burlesque  commence,  un 
journaliste,  la  maîtresse  de  Pepet...  le  médecin...  Ce  der¬ 
nier  est  un  singulier  bonhomme.  Il  n’ose  rester  chez  lui 
parce  que  sa  femme  est  atteinte  de  la  scarlatine  ;  la  vue 
du  sang  lui  est  odieuse,  le  prétendu  cadavre  le  fait  tomber 
en  pâmoison.  C’est  un  fantoche  de  groîîse  comédie. 

Du  reste  Pepet  n’est  pas  mort,  il  se  relève  au  moment 
oà  le  concierge  vient  pour  aider  à  l’emporter. 

Peut-être  cette  bouffonnerie  était-elle  nécessaire  à 
côté  de  l’impression  violente  et  ♦  théâtrale  »  provoquée 
par  «  Dichotomie?  » 

Suzanne  Dejust-Dbfioi,. 


—  471  — 


J.-B.  BAILLIERE  et  FILS,  Editeurs,  19,  rue  Hautefeuille,  à  Paris 


Ouvrages  sur  la  Dermatologie 


MALADIES  DE  LA  PEAU 

Par  E.  GAUCHER 

Professeur  à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris 
1909.  I  vol.  in-8  de  5o8  pages  avec  i8o  figures _  10  fr. 

TRAITEMENT 

Maladies  Cutanées  et  Vénériennes 

par  les  D”  Ch.  AUDRY  et  J.  MCOLAS 

Professeurs  de  Clinique  des  maladies  cutanées  et  svphilitiques 
aux  Univ-ersités  de  Toulouse  et  de  Lyon 

et  le  Dr  M.  DURAND 

Professeur  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine  de  Lyon, 

1909.  I  vol.  in-8  de  700  pages  avec  i5o  fig.,  cart.  12  fr. 

ÉTIOLOGIE  ET  PROPHYLAXIE  DES 
Maladies  transmissibles  par  la  Peau 

Par  ACHALMB,  SERGENT,  MARCHOUX,  SIMOND, 
THOINOT,  RIBIERRE,  JEANSELME,  etc. 
iQii,  I  vol.  gr.  in-8  de  746  p.  avec  fig.  Broché.  16  fr. 
Cartonné .  17  fr.  60 


Maladies  Chirurgicales  de  la  Peau 

Par  J.-L.  FAURE 

Professeur  agrégé  à  la  F’aculté  de  Médecine  de  Paris, 

1907.  I  vol.  grand  in-8  avec  fig.  Br.  3fr.  Cart.  4fr.  60 

Diagnostic  et  Traitement 

DES  MALADIES  DE  LA  PEAU 

Par  le  Dr  C.  BARBE 

Chef  du  Laboratoire  dermatologique  de  l'hôpital  Saint-Antoine 
Préface  du  professeur  GAUCHER 

I  vol.  in-i6  de  3n  pages,  cartonné .  6  fr. 

Hygiène  du  Visage  par  le  D'  P.  Gastou.  1910, 
I  vol.  in-i6  avec  14  fig.,  cartonné .  1  fr.  60 

Hygiène  de  la  Peau  et  du  Cuir  chevelu, 

par  J.  Nicolas,  professeur  de  clinique  dermatologique  à 
l’Université  de  Lyon,  et  Jambon.  1911,  i  vol.  in-i6  de 
96  pages,  cartonné .  1  fr.  60 

Les  Maladies  du  cuir  chevelu,  par  le  D'  P.  Gas¬ 
tou,  2»  édition.  1907,  i  vol.  in-i6  de  g6  pages,  avec 
19  figures,  cart .  1  fr.  60 

Traité  des  Maladies  delà  Peau,  parle  professeur 
Alfred  Hardy.  1886,  i  vol.  in-8  de  1228  pages..  18  fr. 

Iconographie  photographique  des  Maladies  de 
la  Peau,  par  G.-H.  Fox.  1882,  i  vol.  in-4,  avec  48  pi. 
coloriées,  cart . .  100  fr. 

Les  Psoriasis  anormaux,  par  le  D' Bonnet,  igoo, 
in-8,  160  pages .  4  fr. 

Les  Erythèmes  infectieux,  par  le  D'  E.  Detot. 
1904,  gr.  in-8,  39  pages .  2  fr. 

Traitement  des  Dermatoses  par  le  Radium^ 
p.tr  le  D'  Masotti.  1910,  i  vol.  in-i6  de  94  pages 
avec  44  figures .  2  fr.  60 

Le  Xéroderma  pigmentosum,  par  le  D»  Rou 
vikBE.  1910,  gr.  in-8,  i38  pages, avec  tableaux...  3  fr. 

Aide-mémoire  de  Dermatologie,  par  P.  Lefebt. 
1899,  I  vol.  in-18,  cartonné .  3  fr. 

ATLAS-MANUEL 

DES  MALADIES  DE  LA  PEAU 

Par  le  Professeur  Fr.  MRACEK 

Deuxlèma  édition  tranealse,  par  le  D' L  HUDELO 

Médecin  des  hôpitaux  de  Paris, 

1907.  t  vol.  in-16  de  5So  pages,  avec  gS  planches,  dont 
58  color.,  relié  en  maroquin  souple,  tête  dorée.  24  fr. 


Traité  Pratique  de  Dermatologie 

HALLOPEAU  I  LEREDDE 

Membre  de  l’Académie  Ancien  interne  de  l'hôpital 

de  Médecine  I  Saint-Louis 

iqoo.  I  vol.  gr.  in-8  de  992  pages,  avec  24  pl.  en  couleurs. 
Ctrtonné .  30  fr. 

MALADIES  VÉNÉRIENNES 

Par  le  D"-  F.  BALZBR 

Médecin  de  l’hôpital  St-Louis,  Membre  de  l'Académie  de  Médecine 

1909,  I  vol.  gr.  in-8  de  33o  pages,  avec  20  fig.  Br.  6  fr. 

Cartonné.... .  7  fr.  60 

Précis  des  Maladies  Vénériennes 

Par  le  Df  Ch.  AUDRY 

Professeur  à  la  Faculté  de  médecine  de  Toulouse 
I  vol.  in-16  de  342  pages,  cartonné .  6  fr. 

TRAITÉ  DE  LA  SYPHILIS 

PAR  I.ES  D'< 

HALLOPEAU  .  CH.  FOUQUET 

Membre  de  l’Académie  Ancien  chef  de  clinique  à  la 
de  Médecine  |  FacultédeMédecinc  de  Paris 

1910.  I  vol.  in-8  de  460  pages .  12  fr. 

Guide  pratique  du  diagnostic  de  la  S^fphilis, 

par  P.  Gastou  et  A.  Giraud,  1910,  i  vol.  in-16  de 
96  pages  avec  22  figures,  cartonne. .  1  fr.  60 

Traitement  de  la  Syphilis,  par  le  D'  Éhery, 
ancien  chef  clinique  à  l’hôpital  Saint-Louis.  Préface  de 
M.  le  professeur  Fournier,  2“  édition,  igoS,  i  vol.  in-16, 
cartonné .  1  fr.  60 

Syphilis  et  Cancer,  par  R.  Horand.  1908,  i  vol.  in-16, 
cartonné  .  1  fr.  60 


Syphilis  de  la  Moelle,  par  le  professeur  Gilbert  et 
le  Dr  Lion,  1908,  i  vol.  in-16  de  94  pages,  cart.  1  fr.  60 

Les  Myélites  syphilitiques,  par  le  D' Gilles  de  la 
Tourette.  189g.  I  vol.  in-16  de  96  pages,  cart.  1  fr.  60 

Leçons  sur  les  Maladies  vénériennes,  par  le 

D'  Maubiac.  Syphilis  primitive  et  secondaire.  i883, 
I  vol.  in-8  de  1072  pages .  18  fr. 

Nouvelles  leçons  sur  les  Maladies  vénériennes, 

par  le  D'  Mauriac.  Syphilis  tertiaire  et  héréditaire. 
1890,  I  vol.  in-8  de  1 168  pages . i .  20  fr. 

Syphilis  du  Système  nerveux,  par  Gajkiewicz. 
1892,  in-8 .  6  fr. 

Traitement  hypodermique  de  la  Syphilis 

par  les  sels  mercuriels,  par  le  D'  Eudlitz.  1893,  gr.  in-8, 
175  pages . .  4  fr. 


Syphilis  et  Santé  publique,  par  T.  Barthélemy, 
médecin  de  Saint-Lazare.  i8qo,  1  vol.  in-16  de  352  pages, 
avecSpl . ; .  SlV.^^O 

Prophylaxie  des  Maladies  vénériennes  et 
Police  des  Mœurs,  par  Lêvêque.  1906,  i  vol.  gr.  in-8 
de  271  pages .  6  fr. 

L’Hérédo-Syphilis,  par  le  D'  Jullien.  1901,  in-8, 
96  pafics .  3  fr, 

ATLAS-MANUEL 

de  la 

Syphilis  et  des  Maladies  vénériennes 

Par  le  Professeur  Fr.  MRACEK 

Deuxième  édition  fraafalse,  par  le  EMEDY 

Chef  de  clinique  à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris 

1904,  I  vol.  in-16  de  420  pages,  avec  71  planches  coloriées 
et  t2  planches  noires,  relié  en  maroquin  souple,  tête 
dorée . 80  fr> 


-  XXIII  - 


NOUVELLES 


Le  P'  Lannols  élu  membre  correspondant  de  l’Aca¬ 
démie  de  médecine.  —  Le  D'  Maxjricb  Lannois,  né  à 
Clichy-la-Garenne  en  novembre  1856,  débuta  dans  la 
carrière  médicale  par  la  médecine  militaire  et  sortit  du 
Val-de-Grâce  avec  la  promotion  de  1880.  Il  avait  eu 
.•uirtout  pour  maîtres  dans  les  hôpitaux  de  Paris,  R.  I<é- 
pine,  Straus  et  Raymond.  Reçu  à  l’agrégation  pour 
Lyon  au  concours  de  1886,  il  fut  médecin  des  hôpitaux  en 
1889,  puis  successivement  chargé  de  cours- en  1898  et,  en 
1907,  professeur  adjoint  d’oto-rhino-larjmgologie. 

De  bonne  heure  en-effet  il  s’était  consacré  à  la  spécialité 
oto-rhiuo-laryngologique,  surtout  aux  maladies  ,  de 
l’oreille  :  dans  cet  ordre  d’idées  il  a  publié  dé  très  nom¬ 
breux  travaux  qui  l’ont 
placé  au  premier  rang  des 
otologistes  français.  Tout 
récemment  l’Académie  de 
Médecine  lui  accordait  le 
prix  Meynet  poür  un  très 
important  Précis  des  mala¬ 
dies  de  Toreille,  du  ttez  et  du 
larynx  en  collaboration  avec 
Chavanne  et  Ferran. 

De  plus  il  dirige  depuis 
quinze  ans  l’important  ser¬ 
vice  des  maladies  nerveuses 
ce  fait,  a  publié  de  nombreux 
travaux  concernant  la  pathologie  nerveuse  vers  laquelle 
il  avait  été  orienté  par  sa  thèse  de  doctorat  sur  VEry- 
thromélalgîe,  par  sa  thèse  d’agrégation  sur  la  Nosographie 
des  chorées  et  récemment  encore  il  a  publié  les  thérapeu¬ 
tiques  récentes  dans  les  maladies  nerveuses  (eu  collabo¬ 
ration  avec  M.  Porot).  Nombreux  sont  les  mémoires  qu’il 
a  consacrés  à  cette  branche  de.  la  science  dans  la  Eevue 
de  médecine,  la  lievuc  neurologique,  la  Nouvelle  icono¬ 
graphie  de  la  Salpétrière,  le  Lyon  médical,  etc. 

Rappelons  aussi  que  c’est  à  lui,  en  collaboration  avec 
Linossier,  qu’on  doit  l’introduction  de  salicylate  de 
méthyle  en  thérapeutique  comme  conséquence  de  leurs 
travaux  sur  l’absorption  des  gaz  par  la  peau.  L’Académie 
avait  reconnu  l’intérêt  de  ces  recherches  en  leur  attribuant 
le  prix  Desportes. 

Le  Dr  Lannois  est  chevalier  de  la  Légion  d’honneur. 

Inspecteur  général  adjoint  des  services  administratifs 
du  ministère  de  l’intérieur.  —  Un  arrêté  vient  de  déter¬ 
miner  le  règlement  et  les  matières  d’un  concours  pour 
l’emploi  d’inspecteur  général  adjoint  des  services  admi¬ 
nistratifs  du  ministère  de  l’Intérieur,  docteur  en  médecine 
ou  technicien  d’une  compétence  spéciale  en  matière 
d’hygiène  publique  ou  de  service  sanitaire. 

Ce  concours  aura  lieu  dans  le  courant  du  mois  de  mai. 

Pour  renseignements,  s’adresser  au  secrétariat  de  la 
Direction  du  contrôle  du  ministère  de  l’Intérieur  (13,  rue 
Cambacérès,  de  l  o  heures  à  midi  et  de  3  heures  à  5  heures). 


Le  Professeur 
des  hôpitaux  de  Lyon  el 


Le  professeur  von  Noorden.  —  S’il  faut  en  croire  la 
Gazette  de  Francfort,  le  professeur  von  Noorden,  de 
Francfort,  récemment  nommé  profeiîseur  à  Vienne,  ne 
se  plairait  pas,  dans  cette  dernière  ville  et  reprendrait 
la  direction  de  la  clinique  de  la  rue  Schiffer,  ù  Francfort. 

Pour  la  science  française.  —  On  a  lu  la  nouvelle  des  legs 
princiers  faits  par  un  Français,  M.  Auguste  Loutreuil. 

Il  est  bon  de  rappeler  cette  libéralité. 

100.000  francs  sont  légués  à  l'Institut  Pasteur,  un 
million  à  la  Caisse  des  recherches  scientifiques,  2.500.000 
francs  à  l'Université  de  Paris,  3.500.000  francs  à  l'Aca¬ 
démie  des  sciences. 


M.  I/3utreuil,  fils  d’im  cultivateur  de  Neuville,  près  de 
Sées,  dans  l’Orne,  était  parti  de  son  village  à  l’âge  de 
vingt-quatre  ans,  en  1857,  comme  simple  comptable 
dans  la  grande  Société  des  chemins  de  fer  rus.ses.  Il  arriva 
à  une  position  considérable,  petit  à  petit. 

Philanthrope  dévoué,  [il  soutint  en  Russie  et  en  France 
un  grand  nombre  d’œuvres  de  bienfaisance. 

Fondation  Brezolles.  —  L’œuvre  de  la  Maison  du  mé¬ 
decin  informe  que  sa  fondation  est  parfaitement  amé¬ 
nagée  en  maison  de  retraite  et  que  les  prix  de  pension 
fixés  par  les  statuts  sont  des  prix  dé  principe.  La  pénurie 
ne  doit  pas  empêcher  les  médecins  infortunés  à  demander 
leur  admission.  Il  sera  pourvu  à  l’insuffisance  partielle  — 
ou  totale  —  de  leurs  ressources  par  lesbourses  dont  dispose 
l’association,  ou  par  les  subventions  des  Sociétés  simil.-iires. 

Dévouement  médical.  —  Le  docteur  Théroude,  attaché 
à  l’institut  Pasteur,  a  contracté  la  diphtérie  en  soignant 
un  jeune  enfant.  Grâce  aux  soins  empressés  de  son  émi¬ 
nent  chef  et  ami  le  docteur  Louis  Martin,  il  est  aujour¬ 
d’hui  hors  de  danger.  L’avant-veille  du  jour  où  il  tomba 
malade  avaient  eu  lieu  les  fiançailles  de  M.  Théroude 
avecMlle  Madeleine  Bélières,  fille  du  médecin  de  la  Chambre 
des  députés.  Le  mariage  est  fixé  au  mois  de  mai  prochain. 

Pour  la  famille  d’un  héros.  —  Le  comité  de  la  fondation 
Lucien  de  Reinach  a  mis  une  somme  de  3,000  francs  à  la 
disposition  de  la  veuve  du  docteur  Mesny,  mort  à  Mouk- 
den  en  cherchant  à  entraver  la  marche  de  la  peste  et  dans 
des  conditions  d’héroïsme  qu’on  n’a  pas  oubliées. 

La  veuve  du  docteur  Mesny,  mère  de  deux  enfants  en 
bas  âge,  était  demeurée  sans  ressources  à  Tien-Tsin. 

Honorarlat.  —  Les  docteurs  Dieulafoy,  Lacombe, 
Tapret,  Muselier  sont  nommés  médecins  honoraires  des 
hôpitaux.  —  Le  docteur  Maygrier  est  nommé  accoucheur 
honoraire  des  hôpitaux  de  Paris.  —  Les  docteurs  Gallppe 
et  Cruet  sont  nommés  dentistes  honoraires  des  hôpitaux. 
—  M.  Portes  est  nommé  pharmacien  honoraire  des  hôpitaux. 

L'tudiants  en  médecine  de  Lyon.  -  Les  étudiants  eu 
médecine,  après  avoir  di.scuté  sur  les  incidents  qui  ont 
amené  la  suspension  du  cours  de  chimie  biologique  pro¬ 
fessé  par  le  doyen  Ilugounencq,  ont  décidé  de  demander 
à  l’autorité  supérieure  de  régler  définitivement  les  ques¬ 
tions  d’ordre  intérieur  pendantes  depuis  des  années  et 
qui  font  l’objet  de  leurs  revendications. 

Prix  de  la  prophylaxie  de  l’infection  charbonneuse  .  — 
Le  gouvernement  italien  a  décidé  de  décerner  un  prix  de 
10  000  lires  à  l’auteur  du  travail  sur  la  prophylaxie  de 
l’infection  charbonneuse  d’origine  professionnelle,  qui 
sera  jugé  digne  de  cette  récompense.  Les  mémoires,  rédigés 
en  italien  ou  en  français,  devront  parvenir  au  ministèts 
italien  de  l’Agriculture  avant  le  i«  décembre  1911. 

Académie  de  Médecine  de  Belgique.  —  On  annonce 
la  nomination  du  Pr  Mai.voz,  de  Liège,  bien  connu  pur 
ses  dispensaires  contre  la  tuberculose  et  ses  -études  ses 
l’ankylostomiase  comme  membre  titulaire.  I<e  P'  Noi.f, 
chargé  de  cours  à  l’Université  de  Liège,  est  nommé 
membre  correspondant. 

Une  doctoresse  non  admise  comme  privât  docente.  — 
Malgré  l’unanime  proposition  des  membres  de  la  Faculté 
de  Bonn,  la  Comtesse -Marie  von  Linden,  professeur  et 
première  assistante  à  l’Institut  d’hygiène  de  Bonn,  n’a 
pas  obtenu  l’approbation  du  Ministre,  pour  être  admise 
comme  privât  docente. 


XXIV  - 


LIVRES  REÇUS  AU  BUREAU  DE  PARIS  MÉDICAL 


Egouts  et  vidanges,  ordures 
ménagères,  cimetières,  par 
les  docteurs  A.  Cai,mette,  Im- 
BEAUx  et  H.  Poitevin,  fascicule 
XV  du  Traité  d’hygiène  de 
CiiANTEMESSE  et  MoSNY.  Paris, 
igii,  I  vol.  gr.  in-8  de  568  pages 
avec  268  figures.  Broché,  14  fr.; 
cart.,  is  fr.  50.  (J. -B.  Baillière 
et  Fils,  éditeurs,  Paris.) 

Annuaire  et  Guide  pratique 
d’hygiène,  par  un  Comité  d’hy¬ 
giénistes,  sous  la  directioü  du 
docteur  P.  Lassabmère,  chef  de 


laboratoire  à  la  Faculté  de  méde¬ 
cine  de  Paris, lauréat  delà  Faculté 
de  médecine  (1909)  et  de  l’Acadé¬ 
mie  de  médecine  (1910).  i  vol. 
in-8,  cart.,  de  488  pages,  2  fr.  50. 
(Jouve  et  C'*',  éditeurs,  Paris.) 

Loxton’s  Medical  Directory  oi 
Australia,  Tasmania,  New- 
Zeland,  Pacific  Islande,  Ma- 
lay  States,  China,  Japan, 
Hong-Kong,  etc.  1910,  i  vol. 
gr.  in-8  de  534  pages,  cartonné. 
(F.  ir.  Loxton,  Sydney.) 


Annuario  sanitario  d’Italia, 
anno  IX.  Edizione  1911. 1  vol.  gr. 
in-8  de  584  pages,  cartonné. 
(Casa  éditrice  delV  annuario  sani¬ 
tario  d’Italia,  Milano.) 

Précis  d’auscultation  et  de  per¬ 
cussion  du  poumon  et  du 
cœur,  signes  physiques,  par  les 
docteurs  J.  VIRES  et  P.  PagêS, 
2"  édition.  1911,  i  vol.  in-i8  de 
194  pages,  cartonné,  3  fr.  50. 
(Coulet  et  Fils,  éditeurs  à  Mont¬ 
pellier.) 


L’INTERMEDIAIRE  MEDICAL 

Docteur  CLOITRE  et  PATIN.  -  Téléphone  830-43  —  7,  Placé  St-Mlchel,  Parla.' 

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ANTISEPSIE  düRHINO-PHARYNX 

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des  fournisseurs  faisant  des  annonces  dans  PARIS  MÉDICAL 


LA  PRATIQUE  DES  MALADIES  DES  ENFANTS 

DIAGNOSTIC  ET  THÉRAPEUTIQUE 


Maladies  du  Cœur  et  des  Vaisseaux,  du  Nez,  du  Larynx, 


des  Bronches,  des  Poumons, 

PAR  LES 

MOUSSOUS  I  H.  BARBIER 

Professeur  k  la  FacuIU  |  Médecin 

de  médecine  de  Bordeaux.  |  de  l’Hdpital  Hérold. 

ZUBBR,  ARMANDDEULLB 

Anciens  chefs  de  clinique  infantile 
k  la  Pacultd  de  médecine  de  Parla. 

1911.  ün  Tolnme  grand  ia-8  de  702  pages  aveo  1 


des  Plèvres  et  du  Médiastin 

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OUINON  I  HALLÉ 

Médecin  Médecin 

de  l'ilàpilal  Trouueau.  |  des  Hépitaux  de  Paris. 

AUDEOUD  BOURDILLON 

Privat-Docents 

à  la  Paculié  de  médecine  de  Genève. 

fignres.  Broché,  16  Ir.  —  Cartonné,  1 7  fr.  50 


-  XXV  - 


Faculté  de  médecine  de  Paris.  — 
Un  congé,  pour  le  second  semestre 
de  l’année  scolaire  1910-1911,  est 
accordé,  sur  sa  demande  et  pour  rai¬ 
sons  de  santé,  à  M.  Albarran,  pro¬ 
fesseur  de  clinique  des  maladies  des 
voies  urinaires. 

M.  Clievassu,  agrégé,  est  chargé, 
pendant  le  second  semestre  de 
1910-1911  (durée  du  congé  accordé 
à  M.  Albarran),  d’un  cours  de  clini¬ 
que  des  maladies  des  voies  urinaires. 

Facultés  de  médecine.  —  MonX- 
PEWER.  —  M.  Uagriffoul,  agrégé, 
est  chargé,  du  ler  janvier  au  31  oc¬ 
tobre  1911  (durée  du  congé  accordé 
à  M.  Rodet),  d’un  cours  de  micro¬ 
biologie. 

Ai,ger.  —  Le  concours  pour  un 
emploi  de  chef  de  clinique  obstétri¬ 
cale  s’est  terminé  par  la  nomination 
de  M.  Amédée  Lafont. 

Académie  de  médecine.  —  MM. 
Desplas,  Charles  Dcloncle  et  Chail- 
ley  ont  déposé  l’article  additionnel 
suivant  à  la  loi  de  finances  : 

<f  A  partir  de  la  promulgation  de 
la  présenté  loi,  l’Académie  de  méde¬ 
cine  sera  investie  de  la  personnalité 
civile.  » 

Ministère  de  l’Intérieur.  —  Des 
médailles  sont  attribuées  pour 
services  exceptionnels  rendus  à 
l'Assistance  publique  ; 

Médaille  d  argent.  —  MM.  les 
docteurs  Adam  (de  Bourg)  ;  Buisson 
(du  Nord),  Launois,  médecin  de 
l’hôpital  Lariboisière. 

Hôpitaux  de  Paris.  —  Concours 

UE  CHIRURGIEN  DES  HOPITAUX.  — 
Le  jury  est  provisoirement  composé 
de  MM.  Routier,  Jalaguier,  Reynier, 
Sébileau,  Hartmann,  Launay  et  Rist. 

Concours  d’oïo-rhino-laryn- 

GOWGISTE  des  HOPITAUX.  —  Epreu¬ 
ve  clinique.  —  Séances  des  15.  18  et 
20  mars.  —  MM.  Hautant,  19;  Blan- 
luet,  1 8  ;  Grivot,  20. 

Concours  de  d’internat  en 

PHARMACIE. - Le  jury  est  défini¬ 

tivement.  composé  de  MM.  Bou- 
gault.  Léger,  Meillère,  Villejeau, 
Duménil,  Thabuis  et  Carette. 

Concours  d’ophtadmodogisie 

DES  HOPITAUX.  —  Un  concours 
pour  la  nomination  à  luie  place 
d’ophtalmologiste  des  hôpitaux  de 
Paris  sera  ouvert  le  jeudi  27  avril 
1911,  à  midi,  dans  la  salle  des  con¬ 
cours  de  l’administration,  49,  rue 
des  Saints-Pères. 

Cette  séance  sera  consacrée  à  la 
composition  écrite. 

MM.  les  docteurs  en  médecine  qui 
désireront  concourir  seront  admis 
à  se  faire  inscrire  au  service  du  per¬ 
sonnel  de  l’administration,  de  dix 
hemes  à  trois  heures,  du  lundi 
27  mars  1911  au  mardi  ii  avril 
inclusivement. 

Concours  de  Brévannes  et 
Hendaye.  —  Un  concours  sera  ou¬ 
vert  le  vendredi  21  avril  1911,  à  midi 


LA  VIE  MÉDICALE 


dans  la  salle  des  concours  de  l’admi¬ 
nistration,  rue  des  Saints-Pères, 
n"  49,  pour  la  nomination;  1“  à 
trois  places  d’interne  eu  médecine  à 
l’hospice  de  Brévannes  (Seine-et- 
Oise)  ;  2“  .à  une  place  d'interne  en 
médecine  aux  fondations  Chardon- 
Lagache  et  Rossini  ;  3"  à  deux 
places  d’interne  en  médecine  au  sa¬ 
natorium  de  Hendaye  (Basses-Py¬ 
rénées),  [pour  entrer  en  fonctions  le 
mai  1911]. 

Les  candidats  qui  désireront  con¬ 
courir  se  feront  inscrire  à  l’admi¬ 
nistration  centrale  (service  du  per¬ 
sonnel),  à  partir  du  jeudi  23  mars 
jusqu’au  mercredi  5  avril,  de  dix  heu¬ 
res  à  trois  heures. 

MfîD AIDEE  D’or  (chirurgie  et 
accouchements).'  —  GRAD.  •  — 
Séance  du  13  mars.  —  Hémothorax 
traumatique.  —  MM.  Berger,  17  ; 
Cadeuat,  16  ;  Barbet,  17. 

Composition  écrite.  —  Séance 
du  16  mars.  —  Trompes  utérines 
(Anatomie  et  physiologie).  Diagnostic 
et  complications  dos  grossesses  extra¬ 
utérines. 

Séance  du  18  mars.  —  MM.  Cruet, 
27  ;  Berger,  28  ;  Toupet,  27  ;  Bar¬ 
bet,  26  ;  Basset,  27. 

Le  concours  se  termine  ainsi  :  Mé¬ 
daille  d’or;  M.  Berger;  Médaille 
d’argent  ;  M.  Cniet. 

Concours  de  médaidde  d’or 
(Médecine)  —  M.  Touraine.  — 
■Médaille  d’argent  :  M.  Paillard.  — 
Accessit  ;  M.  Laroche. 

Concours  de  médecin  de  l’Assis¬ 
tance  médicale.  —  Composition  écrite. 
—  Question  donnée  :  «  Conduite  à 
tenir  dans-les  cas  d’hémorragie  post 
partum.— Delirium  tremens.  Causes, 
signes,  diagnostic  et  traitement.  » 

Lecture.  —  Séance  du  16  mars.  — 
MM.  Streiff,  10  -f  14  =  24  ;  Lafont, 
13  -f  16  =  29;  Jamin,  9  +  14=  23; 
Guerche,  8  -f  1 2  =  20. 

Séance  du  18  mars.  — MM.  Mogier, 
11-1-13  =  24;  Carret,  13-1-16  =  29; 
Chazal;  84-11=  19;  Vérmôrèl,  12 
-b  14  =  26. 

•  Séance  du  2 1  mars.  --MM.  Cabesse, 
13  +  17  =  30;  Rouyé  (fimile),  i2-J-i3'- 
=  2  5  ;  Gessen,  I O  -b  1 1  =  2 1  ;  Lasnier, 

14-4-19  =  33- 

Hôpitaux  de  province.  — Saint- 
ÊTIENNE.  —  M.  le  Dr  Henri  Étienne 
a  été  nommé  cliirurgien  des  hôpitaux. 

Angers.  — M.  le  docteur  Mârcau,. 
chirurgien  de  l’Hôtel-Dieu,  a  été 
nommé  chirurgien  honoraire.  — 
M.  le  docteur  H.  Brin  a  été  nommé 
chirurgien  à  l’Hôtel- Dieu. 

Toudon.  —  Le  samedi  8  avril  i  g  1 1 , 
à  huit  heures  du  matin,  sera  ouvert 
aux  hospices  civils  de  Toulon  un 
concours  pour  trois  places  d’interne 
en  médecine  et  en  chirurgie. 

Les  internes  sont  nommés  pour 
deux  ans.  Ils  reçoivent  un  traitement 
annuel  de  300  francs.  Ils  sont  logés 
et  nourris. 


Oran.  —  Un  concours  pour  l'em¬ 
ploi  de  chef  du  service  de  radiologie 
et  d’électrologie  de  l’hôpital  civil 
d'Oraii  sera  ouvert  le  2g  mai  1911 
à  la  Faculté  mixte  de  médecine  et 
de  pharmacie  d’Alger . 

Conditions  ordinaires  d’inscription 
pour  les  concours.  Mais  en  plus,  les 
candidats  doivent  justifier  qu’ils 
sont  chefs  de  clinique  ou  anciens 
chefs  de  clinique  d’une  Faculté  de 
médecine  française. 

S’adresser  au  Gouvernement  gé¬ 
néral  pour  tous  renseigiiements. 

Ehriieh  hofiieferant.  —  L’illustre 
auteur  du  606  étant  juif  de  nais¬ 
sance,  l’Bmpereur  allemand  était 
bien  gêné  pour  le  récompenser 
de  sa  découverte.  La  loi  prussienne, 
ch  effet,  ne  permet  pas  de  décorer 
les  israélites  ou  de  leur  conférer  des 
titres  de  noblesse. 

Toujours  ingénieux  l’Empereur 
'  t-ient  de  nommer  Ehrlicli  Hotliefe- 
rant,  c’est-à-dire  fournisseur  de  la 
cour...  Honni  soit  qui  mal  y  pense  I 
[L’actualité  médicale.) 

Concours  pour  l’admission  à  sept 
places  d’interne,  à  la  Maison  dépar¬ 
tementale  de  Nanterre  (médecine  et 
chirurgie).  —  Places  éventuelles 
d’interne  provisoire.  —  Un  concours 
pour  l’admission  à  sept  places 
d’interne  titulaire  en  médecine  et 
en  chirurgie  à  la  Maison  départe¬ 
mentale  de  Nanterre  sera  ouvert  le 
8  mai  igii. 

Pour  tous  renseignements,  s’adres¬ 
ser  à  la  Préfecture  de  police  (secré¬ 
tariat  général.  Personnel),  quai  du 
Marché-Neuf,  n“  2,  jusqu’au  13  avril. 

Mariages.  —  Lundi  27  mars,  à 
deux  heures  et  demie,  à  la  mairie  du 
VIII“  arrondissement  (rue  d’Anjou), 
sera  célébré  le  mariage  de  M.  le 
Di  André  Léri,  professeur  agrégé  à 
la  Faculté  de  médecine  de  Paris, 
avec  Mlle  Aline  Aghion.  Nos  meil- 
leiurs  souhaits. 

Nécrologie.  —  Mme  Félix  Guyon, 
femme  du  professeur  Guyon.  Nos 
bien  douloureuses  sympathies  au 
professeur  Guyon.  —  D>’  Alphonse 
Galland  (de  Méru).  —  Le  P’  Arloing, 
professeur  à  la  Faculté  de  médecine 
de  Lyon,  ilirecteur  de  l’École  vété¬ 
rinaire  de  Lyon,  membre  correspon¬ 
dant  de  l’Académie  de  médecine.  — 
Le  IF  P,  de  Chapelle,  médecin  de 
l’hôpital ’St-Jean,  à  Bordeaux.  — 
Le  Dr  Mnselli  (de  Mérignac).  —  Le 
Dr  Mazet  (de  Marseille).  —  Le 
Dr  Rossel  (de  Zernetz).  — ^M.  Pe- 
trini  Galatz,  étudiant  en  médecine, 
à  Montpellier.  —  Mlle  Louise  La- 
borde,  en  religion  soeur  Mathilde, 
est  décédée  à  Beauvais,  à  l’âge  de 
83  ans.  Chargée  du  service  de 
l’hôpital  militaire  de  Beauvais  de¬ 
puis  1859,  sœur  Mathilde  fut  décorée 
de  la  Légion  d’honneur  en  1886,  en 
récompense  de  ses  services  hospita¬ 
liers  et  de  son  dévouement  envers  les 
blessés  pendant  la  guerre  de  1870. 


—  47S  — 


*-  XXVI.— 


SOMMAIRE  du  N“  15 


-  L’assurance  contre  la  maladie  ei 


Levassort .  —  La  répression  de  l’ex 


Butte . —  Les  œuvres  d’assistance  et  de  prévoyance  professionnelles . ■ . 

Dufestel .  —  Le  médecin  scolaire . 

Sociétés  SAVANTES.  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  —  Académie  des  sc  enccf 

Académie  de  médecine.  —  Société  de  chirurgie.  —  Société  de  psychiatrie . 

Libres  propos  :  Le  mouvement  médico-social,  par  le  D'  Cornet . 

Chronique  professionnelle  :  Renseignements  pratiques  sur  les  œuvres  médico-sociales,  par  le  D'  Cornet.  . 

Plaquettes  médicales  :  La  médaille  du- Professeur  Gosselin . 

L’héroïsme  médical . . . . . 

Art  et  médecine  :  Une  consultation  à  l’hôpital,  par  Florane . . 


Formules  thérapeutiques . 

Les  origines  des  auprès  médict 
Nouvelles . . . 


La  Vie  médicale . .  XXV  efXXVlI 


Cours.  —  Actes  de  la  Faculté  de  Paris . 

Thérapeutique  pratique  :  La  méthode  récalcilii 


e  dans  la  tuberculose.  —  Zomothérapie,  doses  c 


SOMMAIRE  du  N°  16 


CouRCOux .  —  Les  albuminuries  orthostatiques  (/ieiiue  g’énéra/e) . 

Sacquépée .  —  L’alimentation  des  typhiques . . . . . 

Brisset . —  Appareil  d’immobilisation  dans  les  fractures  compliquées . . . 

Dausset .  —  Les  cliniques  hydrothérapiques  de  Vienne  et  de  Berlin . 

Actualités  .méuicales.  —  Troubles  psychiques  dans  la  maladie  du  sommeil.  —  Le  lactose  dans  1  alimentation  d 

nourrisson.  —  Le  diagnostic  radioscopique  du  cœur  gras . 

Sociétés  savantes.  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  —  Académie  de  médecine.  - 

Société  de  chirurgie.  —  Société  de  thérapeutique.  —  Société  de  pédiatrie . 

Libres  propos  :  La  réforme  des  études  médicales,  par  le  D'  Linossier . 

Choses  du  jour  :  L’attirance  du  danger . 

Chronique  scientifique  :  Les  progrésde  l’aviation  au  point  de  vue  des  applications  pratiques,  par  Sevarus .  V 

Chronique  des  livres:  Traité  de  physiopathologie  clinique  par  le  P'  Grasset.  — Formulaire  des  médications 
nouvelles,  par  le  D'  Gillet.  —  Les  fonctions  digestives,  par  le  Dr  Bardier.  —  Les  albuminuries  et  leur 

traitement,  par  le  D'  Leclerc . 

Les  cérémonies  médicales  :  La  leçon  d’ouverture  du  Pr  Widal,  par  le  Dr  Paul  Carnot . 

Les  grands  médecins  :  E.  Bouchut,  par  le  Dr  Horn . . . . 

Curiosités . . .  .  . 

Art  et  médecine  :  Emotions  parisiennes,  par  DAti.\iiER . 

Diététique .  .  .  ... . . 

Formules  thérapeutiques . 

La  Médecine  au  Palais  :  Responsabilité  ophtalmologique . 

Connaissances  pratiques  :  Constitution  d’un  bien  de  famille . . . 

Nouvelles . . . . 

La  vie  médicale . 

Cours.  —  Congrès.—  Actes  de  ta  Facuité  de  Paris . . .  - 

Thérapeutique  pratique  t  L’électrargol  dans  lu  bronchopneumonie  des  enfants .  > 


Guide  clinique  et  thérapeutique 

DU  PRATICIEN 
Par  le  D'  PALASNE  DE  CHAMPEAUX 

Médecin  principal  de  la  Marine. 

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fan  ampoules  et  pilules  glutlnlsées) 

lipoïdes  spléniques  et  biliaires 

CHOLESTÉRINE,  GOMENOL  •«  CAMPHRE 


—  XXVII 


.  Clinique  médicale  de  l’Hôtel-Dieu. 

—  Professeur  Ghbert.  —  Samedi, 
2$  mars  à  lo  h.  1/2.  Leçon  clinique 
sur  la  iubei  culose  hypertrophiante  des 
ganglions.  —  Les  mercredis  à 
10  h.  1/2,  présentation  de  malades. 
Rédaction  et  correction  d’ordonnances. 
Samedi  i"^  avril.  Leçon  sur  Victète 
chronique  simple  splénomégalique. 

Physiothérapie  (cours  de  va¬ 
cances).  —  La  6''  session  du  Cours  de 
pliysiotliérapie  organisé  par  MM.  Al- 
oert-Weil,  Degrais,  Dominici,  Durey, 
Cautru,  Sandor,  Leroy,  Wetterwald, 
Kouindiy,  Bardet,  Martinet,  aura 
lieu  à  l’éeole  des  Hautes-Études 
sociales,  16,  rue  de  la  Sorbonne,  du 
24  avril  au  16  mai,  de  5  à  7  heures. 

Ce  cours  est  divisé  en  deux  séries 

Série  Â.  —  Électro,  radio,  radium, 
photo  et  hydrothérapie  ; 

Série  B.  —  Massage  gymnastique, 
rééducation  (méthode  dé  Bier). 

Il  est  essentiellement  pratique  et 
est  complété  par  des  démonstrations 
et  des  manipulations. 

On  peut  s’inscrire  pour  une  ou 
deux  séries.  Le  droit  d’inscription 
pour  chaque  série  est  de  i  fr.  to. 

On  peut  s’inscrire  chez  MM.  Vi- 
got  frères,  23,  place  de  l’École-de- 
Médecine,  ou  chez  le  D''  I)urey, 
ifi,  rue  Logelbach. 

25  mars,  à  10  h.  3/4.  —  Hopitai, 
Saint- Antoine  (20,  rue  de  Citeaux). 

—  D'  Ïsan-Ohailes  Eoux  :  Douleurs 
épigastriques  d’origine  hépatique  et 
coliques  vésiculaires. 

28  Mars,  à  10  heures.  —  Clinique 
BAUDEEoepuE.  —  D'  Couvelaire , 
agrégé  :  Diagnostic  et  traitement  de 
la  dystocie  par  viciation  pelvienne. 

27  mars,  à  10  heures.  —  Clinique 
Sainte- Anne.  —  D  Iiaignel-Lavastine, 


COURS 

professeur  agrégé  à  la  Faculté  de 
Paris:  Les  réactions  antisociales  des 
hystériques. 

28  mars,  à  5  heures.  —  Hôpital 
DES  Accidents  du  travail.  — 
Tourey-Fiallat  :  Les  incapacités 
inappréciables  et  l’accoutumance. 

30  mars,  à  10  heures.  —  Clinique 
Sainte-Anne.  —  D'-  Laignel-Lavas- 
tine  :  Les  réactions  antisociales  des 
débiles. 

31  Mars  à  10  heures.  —  .Salpé¬ 
trière.  —  P''  Deieiine,  Profes.seur. 

—  Leçon  d’ouverture  de  l’enseigne¬ 
ment  clinique  des  maladies  du  sys¬ 
tème  nerveux.  (Mardis,  Vendredis) . 

31  mars,  à  5  heures.  —  Hôpital 
DES  Accidents  du  travail. — D  '  Œt- 
tinger  :  Ulcères  de  l’estomac  consé¬ 
cutifs  aux  traumatismes  externes. 

aoril,  10  h.  3/4.  —  Hôpital 
Saint- Antoine  (20,  rue  de  Citeaux). 

—  D'  Mathieu  :  Les  indigestions. 

/>’r  aoril,  à  5  heures.  —  École  de 

Puériculture,  Fondation  Budin. 

—  D''  Terrien  :  Alimentation  du  nour¬ 
risson  atteint  d’intolérance  lactée. 

Médecine  légale.  —  Professeur 
M.  TiioinoT  :  i”  Conférences  de 
Médecine  légale  pratique  ;  elles  seront 
faites  en  mars  et  avril  par  M.  Bal- 
TIIA7.AUD,  agrégé,  en  mai  et  juin  par 
M.  Descoust,  chef  des  travaux. 
Lundis,  mercredis,  vendredis.  — 
2°  Conférences  pratiques  d’ Anatomie 
pathologique  et  de  Chimie  appli¬ 
quées  à  la  Médecine  légale  et  à  la 
Toxicologie.  Mardis,  jeudis,  samedis. 

—  3“  Conférences  de  Médecine  légale 
psychiatrique.  M.  DuprÉ,  agrégé. 
Samedis. 

Association  d’enseignement  mé¬ 
dical  professionnel.  —  Cours  de 


VACANCE.S  (dixième  année) . — L  ’-\sso- 
ciation  organise,  chaque  année,  deux 
séries  de  cours  de  vacances.  Les 
deux  séries  ont  lieu  :  l’une  à  Pâques 
(quinzaine  de  Pâques),  l’autre  a  la 
fin  des  grandes  vacances  (deux  der¬ 
nières  semaines  de  septembre). 

La  prochaine  série  aura  lieu  du 
lundi  10  avril  1911  au  samedi 
22  avril  avec  le  programme  suivant  : 
M.  LEREDde.  Thérapeutique  der¬ 
matologique  et  s:TOhiligraphique.  — 
M.  Perruciiet.  (Biirurgie  générale, 
fractures,  autoplasties,  hernies,  ap¬ 
pendicites,  etc.  —  M.  d’HERBECOURT 
Examen,  diagnostic  et  traitement  des 
affections  gynécologiques.  —  M.  Av- 
DISTÈRE.  Étude  clinique  des  mala¬ 
dies  du  coeur  et  du  poumon.  — 
M.  Caboche.  Examen,  diagnostic  et 
thérapeutique  des  maladies  du  nez. 
du  larynx  et  de  l’oreille.  —  M.  Pas¬ 
teau  ou  LavENANT.  Sémiologie  des 
urines.  Urétrites,  cystites,  affections 
du  rein.  Les  différents  cathétérismes. 
—  M.  Rousseau-DECELLE.  stoma¬ 
tologie.  —  M.  De'lhERM.  Électro¬ 
thérapie,  radiothérapie,  thermothé¬ 
rapie.  . —  M.  Paul  Barbarin  ou 
JUDET.  Clinique  chirurgicale  des 
maladies  infantiles,  orthopédie  pra¬ 
tique. — M.  Dubrisay.  Pré.sentations 
et  po.sitions.  Hémorragies,  infection, 
operations  et  manœuvres  obstétri¬ 
cales.  —  M.  DE  Font- Reaulx. 
Méthodes  de  diagnostic  et  de  trai¬ 
tement  des  principales  affections 
oculaires.  — •  M.  E.  àgasse-Lakont, 
Maladies  de  l’appareil  digestif.  — ■ 
M.  MENIER.  Examen,  diagnostic  et 
thérapeutique  des  maladies  du  nez, 
du  larynx  et  de  l’oreille. 

Pour  tous  renseignements  s’adres¬ 
ser  à  M.  Mouly,  28,  rue  Sen)entes 
envoi  du  programme  détaillé  sur 
demande. 


ACTES  DE  LA  FACULTE  DE  MEDECINE  DE  PARIS 


DU  27  MARS  AU  l»r  AVRIL  I 


EXAMENS  DE  DOCTORAT 

Lundi  27  mars,  â  une  heure.  —  3*=  {2»  partie),  Labora¬ 
toire  des  travaux  pratiques  d'anatomiepathologique,  épreuves 

pratiques  (i™  série)  :  MM.  Blanchard,  Pierre  Marie  et  ^ _  „  . _  ^  _ „ _ 

Richaud  ;  —  (2®  série)  :  MM.  Déjerine,  Brumpt  et  Tiffeneau.  totre  des  travaux  pratiques  d’anatomie  patologique,  épreuv» 

i®r  (oral),  (E®  série)  ;  MM.  Reclus,  Nicolas  et  Retterer  ;  pratiques  (E®  série):  MM,  Pierre  Marie,  Balthazar 

—  (2®  série)  :  MM.  Delbet,  Mulon  et  Rouvière.  —  2®  :  et  Nicloux  ;  —  (2"  série)  :  MM.  Chassevant,  Brumpt  « 

MM.  Gâriel,  Branca  et  Jean  Camus.  —  3®  (oral,  2® partie)  :  ” - 

MM.  Gaucher,  Sicard  et  André  Jousset  ;  —  M.  Zimmem, 
suppléant.  —  5“  (chirurgie,  E®  partie),  Hôtel-Dieu  (E® 
série)  :  MM.  Kimiisson,  Lejars  et  Ombrédanne  ;  —  (2® 
série)  :  MM.  Segond,  Pierre  Duval  et  Proust  ;  —  M.  Mar¬ 
cel  Labbé,  suppléant. 

Mardi  28  «lars,  àuneheure.  —  ^®  (2®  partie).  Laboratoire 
des  travaux  pratiques  d'anatomie  pathologique,  épreuves 
pratiques  (i*®  série)  :  MM.  Achard,  Maillard  et  Brumpt  ; 

—  (2®  série)  :  MM.  Desgrez,  Balthazard  et  Roussy, 
inr  (oral),  (E®  série)  :MM.  Prenant,  Rémy  et  Terrien;  — 

(2®  série)  ;  MM.  Quénu,  Morestin  et  Chevassu  ;  — 

(3®  série)  :  MM.  Nicolas,  Thiéry  et  Grégoire.  —  3®  (oral, 

2®  partie)  :  MM.  Widal,  Guillaîn  et  L.  Bernard.  — -  4“  : 

MM.  Chantemesse,  Thoinot  et  Tiffeneau  ;  —  M.  Langlois, 
suppléant. —  5“  (chinirgie,E“  partie),  Laënnec  (E®  série)  : 

MSi.  Pozzi,  Auvray  et  Lenormant  ;  —  (2®  série)  :  MM.  de 
Lapersonne,  Okinczyc  et  Anselme  Schwartz  ;  —  M. 

Claude,  suppléant.  —  5“  (E®  nartie),  Hôtel-Dieu  (E®  série)  : 
mm.  Hutinel.  Dupré  et  Nobécourt  ;  —  (2“  série)  :  MM. 

Gilbert,  Lctulle  et  Carnot ,  —  M,  Rathery,  suppléant. 

Mercredi  29  mars,  à  une  heure.  —  3®  (2®  partie).  Labo¬ 
ratoire  des  travaux  pratiques  d’anatomie  pathologique, 
épreuves  pratiques  (E®  série)  :  MM.  Gaucher,  André 
Jousset  et  Tiffeneau  —  (2®  série)  :  îkIM.  Roger,  Desgrez 
et  Loeper. 


i®'  (oral)  (E®  série)  :MM.  Kirmisson,  Retterer  et  Mulon; 
~  (2®  série)  :  MM,  Segond,  Macaigne  et  Branca  ;  —  (3® 
série)  :  MM.  Nicolas.  Proust  et  Rouvière  ;  —  M.  Gougerot, 
suppléant. 

foujli  30  mars,  à  une  heure.  —  3®  (2®  partie),  Labora- 
liazard 

,  ,  ,  . -,  Brumpt  et 

Roussy. 

I®®  (oral),  (E®  série)  :  MM.  de  Lapersonne,  Retterer  et 
Morestin  ;  —  (2®  série)  :  MM.  Nicolas,  Terrien  et 
Grégoire  ;  —  (3®  série)  :  MM.  Rémy,  Tlüéry  et  I.enor- 
maut.  —  3“  (oral,  2®  partie)  :  MM.  Chauffard,  Gougerot 
et  Ratliery.  —  4®  :  MM.  Chantemesse,  Thoinot  et  Carnot  ; 

—  M.  A.  Léri,  suppléant. 

Vendredi  31  mars,  à  une  heure.  —  3®  (2®  partie).  Labo¬ 
ratoire  des  travaux  pratiques  d’anatomie  pathologique, 
épreuves  pratiques  (E®  sérié)  :  MM.  Blanchard,  Pierre 
Marie  et  Desgrez  ;  —  (2®  série)  :  MM.  Gaucher,  Richaud 
et  Brumpt. 

I®®  (oral),  (E®  série)  :  MM.  Reclus,  Retterer  et  Macai¬ 
gne  ;  —  (2®  série)  :  MM.  Nicolas,  l’roust  et  Rouvière  ;  — 
(3®  série)  :  MM.  Hartmann,  Branca  et  Mulon.  —  3®  (oral, 
2®  partie)  :  MM.  Widal,  Sicard  et  Lœper.  —  4®  :  MM.  Pou- 
chet,  Zimmem  et  Laignel-Lavastine  ;  —  M.  Marcel  Labbé 
suppléant.  —  5®  (chirurgie,  E®  partie),  Necher  (E®  série)  : 
Mil.  Kirmisson,  Àug.  Broca  et  Ombrédanne  ;  —  (2®  série): 
MM.  Segond,  Lejars  et  Pierre  Duval  ;  —  M.  André 
Jousset,  suppléant.  —  5®  (obstétrique,  E®  partie).  Cli¬ 
nique  Baudelocque  :  MM.  Pinard,  Couvelaire  et  Guéniot  ; 

—  M.  A.  Léri,  suppléant. 

Samedi  i“®  avril,  à  une  heure.  —  3®  (2®  partie),  Labo¬ 
ratoire  des  travaux  pratiques  d'anatomie  pathologique, 
épreuves  pratiques  (E®  série)  :  MM.  Widal,  Desgrez  et 


-  477  — 


—  XXVIII  - 


ACTES  DE  LA  FACULTÉ  DE  MÉDECINE  DE  PARIS  {Suite) 


Balthazard  ;  —  {2“  série)  :  MM.  Achard,  Maillard  et 
Brumpt. 

(oral),  (i'®  série)  :  MM.  de  Bapcrsonne,  Rémy  et 
Thiéry  ;  —  (2“  série)  ;  MM.  Prenant,  Retterer  et  Terrien  ; 
—  (3>!  série)  :  MM.  Quénu,  Morestm  et  Lenormant  ;  — 
(4'^  série)  ;  MM.  Nicolas,  Grégoire  et  Chevassu  ;  —  M.  Ban- 
glois,  suppléant.  —  5“  (2“  partie),  Bcanjon  série)  : 
MM.  Hutinel,  Nobécourt  et  Roussy  ;  —  (2»  sérié)  :  MM. 
Gilbert,  Carnot  et  Gotrgcrot  ;  —  (3®  série)  :  MM.  Alb. 
Robin,  Claude  et  Castaigne.  —  5“  (obstétrique,  ir»  partie) 
Beaitjon  :  MM.  Ribemont-Dessaignes,  Brindeau  et 
J  eannin  ;  —  M.  Nicloux,  suppléant. 

THÈSES 


Mercredi  29  mars,  à  une  heure.  —  M.  RegniER.  Le 
mal  de  montagne.  Étude  expérimentale  faite  aux  obser¬ 
vatoires  du  Mont-Blanc.  (MM.  Gautier,  président  ;  Blan¬ 
chard,  Mauclaire  et  Brumpt).  — M.  Bauprand.  L’accrois¬ 
sement.  Ses  caractères  normaux  et  anormaux  chez  le 
nourrisson.  Ses  rapports  avec  l’hérédité,  puis  spéciale¬ 
ment  dans  les  états  morbides:  Syphilis,  alcoolisme  et 
tuberculose.  Essai  de  théorie  ontogenitique.  (MM.  Gau¬ 
tier,  président  ;  Blanchard,  Mauclaire  et  Brumpt).  — 
M.  Bertrand.  Les  parasites  pigmentés  endoglobulaires 


des  vertébrés.  (MM.  Blanchard,  président  ;  Gautier, 
Mauclaire  et  Brumpt).  —  M.  Guieeaume.  De  la  grossesse 
développée  dans  une  eome  utérine  rudimentaire.  (MM.  Pi¬ 
nard,  président  ;  Reclus,  Ombrédanne  et  Couvelaire).  — 
M.  Lesca.  Des  amygdales  palatines  infectées.  De  la 
nécessité  de  leur  exérèse  totale.  (MM.  Reclus,  président  ; 
Pinard,  Ombrédanne  et  Couvelaire). 

Jeudi  30  mars,  à  i  heure.  —  M.  SaigeT  :  Étude  radio¬ 
graphique  de  la  luxation  congénitale  de  la  hanche  ; 
MM.  Pozzi,  Quénu,  Prenant,  André  Broca.  —  M.  BobEau: 
Re  cherches  cytologiques  sur  les  glandules  parathyroïdes 
du  eheval  :  MM.  Prenant,  Pozzi,  Quénu,  André  Broca.  — 
Mlle  Koseofe  :  Contribution  à  l’étude  de  la  luxation  réci¬ 
divante  de  l’épaule  ;  MM.  Quénu,  Pozzi,  Prenant,  André 
Broca.  —  M.  Perchev'AE  :  Des  manœuvres  abortives  chez 
les  femmes  qui  ne  sont  pas  enceintes  ;  MM.  Bar,  Achard, 
Castaigne,  Jeannin.  —  M.  Baudson  ;  Contribution  à 
l’étude  des  déchirures  du  col  propagées  au  segment  infé¬ 
rieur  ;  MM.  Bar,  Achard,  Castaigne,  Jeannin.  —  M.  Fou- 
VREY  :  Traitement  des  infections  puerpérales  par  les 
injections  de  mercure  ;  MM.  Bar,  Achard,  Castaigne, 
Jeannin.  —  M.  CouruT  :  Nouvelles  méthodes  de  traite¬ 
ment  des  pleurésies  séreuses  aiguës.  Plasmothérapie, 
Injections  gazeuses.  Kinésithérapie  ;  MM.  Achard,  Bar, 
Ca.staigne,  J  eannin. 


THÉRAPEUTIQUE  PRATIQUE 


LES  IDÉES  NOUVELLES  SUR  LA  PHYSIOLOGIE 
PATHOLOGIQUE  ET  LE  TRAITEMENT  DE  LA 
CONSTIPATION  ET  DE  L’ENTÉROCOLITE 
MUCO-MEMBRANEUSE. 

Les  travaux  de  Schmidt  (i)  complétés  et  vulgarisés  en 
France  par  Paul  Carnot  (2),  Bardet  (3),  Martinet  (4)  et 
Nepper  (5),  ont  démontré  que  la  constipation  habituelle 
n’est  le  plus  souvent  que  le  résultat  d’un  trouble  dans  la 
digestion  intestinale  consistant  essentiellement  :  i‘>  en  une 
déshydratation  plus  ou  moins  complète  du  bol  fécal  dont 
la  progression  ou  l’expulsion  se  trouvent  ainsi  plus  ou 
moins  entravées  ;  2“  en  une  insuffisance  plus  ou  moins  mar¬ 
quée  de  la  .sécrétion  de  la  bile  qui  est  l’excitomoteur  phy¬ 
siologique  du  péristaltisme  intestinal. 

Cette  conception  nouvelle  de  la  constipation  a  eu  pour 
effet  d’entraîner  une  modification  complète  dans  les  habi¬ 
tudes  du  praticien,  qui  a,  pour  ainsi  dire,  touché  du 
doigt  l’erreur  qu’il  commettait  en  prescrivant  à  ses  ma¬ 
lades  un  laxatif  ou  purgatif,  méthode  dont  il  avait  du  reste 
aperçu,  depuis  longtemps,  les  inconvénients. 

I/exonération  une  fois  obtenue,  le  comstipé  non  seu¬ 
lement  n’était  pas  guéri,  mais  souvent  aggravé,  quelque 
ingéniosité  que  pouvait  mettre  son  médecin  à  varier  les 
fonnules. 

Les  recherches  de  Schmidt,en  même  temps  qu’elles  éclai¬ 
raient  d’un  journouveau  la  pathogénie  de  la  constipation 
indiquaient  en  même  temps  la  voie  à  suivre.  Il  fallait  trou¬ 
ver  un  produit  capable  d’augmenter  le  volume  des  fèces 
et  de  les  hydrater  sans  exercer  aucune  action  irritante 
sur  la  muqueuse  intestinale.  Ces  indications  se  trouvent 
réalisées  par  les  mucilagineux  dont  le  type  le  plus  com¬ 
mode  est  celui  qui  est  connu  sous  le  nom  de  «  Thaolaxine  ». 

La  <■  Thaolaxine  »  n’est,  eu  effet,  autre  chose  que  de 
Tagar-agar  soigneusement  sélectionné,  auquel  il  a  été 
combiné,  par  un  artifice  ingénieux  de  préparation,  une 
très  faible  proportion  d’extrait  de  diverse.s  rliamnées.  Très 
avide  d’eau  dont  elle  absorbe  quinze  ou  seize  fois  son 
poids,  cette  substance  gonfle  aisément,  augmentant  ainsi 
le  volume  des  fèces  auxquelles  elle  communique  sa  mol- 
les,se  et  son  onctuosité,  rendant  en  même  temps  efficaces 
les  contractions  intestinales.  Sous  sou  action,  on  voit,  au 
bout  de  quelques  jours,  les  garde-robes  redevenir  faciles  et 

(i)  Au.  SCHMtDT.  Atunch.  mediz.  W,och.,  i9o.*i,  n»  41.  — 
(2)  1*.  Carnot.  Progrès  médical,  17  oct.  1908.  — (3)  Bardet. 
BuH.  gèn.  thérapeutique.  —  (4)  A.  Martinet.  Presse 
médicale,  5  déc.  1908  et  30  murs  1910.  —  (5)  Nepper.  Thèse 
de  Paris  1900.  —  (6)  L.  Renon.  Bull,  de  thérapeutique 
24  juhi  1908.  —  (7)  P.  le  Gendre.  Journal  des  Praticiens, 

8  mai  1909.  —  Bull,  médical,  déc.  190g.  —  (8)  J.-Cii.  Roux. 
Les  consultations  métlicales  françaises,  fasc.  XIV  (Poinat, 
édit.).  —  (9)  K.  Roger.  Alimentation  et  digestion,  Paris 
1907  (Masson  êciit.).  —  (10)  Tremoukres  et  Riva.  C.  R. 
Soc.  Biologie,  7  avril  1906.  —  (ii).  Hallion  et  Nepper. 
C.  C.  Soc,  de  Biologie.  20  et  27  juillet  1907. 


régulières,  et  après  un  temps  variable,  l’intestin  récupérer 
son  péristaltisme  normal. 

Malgré  la  très  faible  proportion  de  rhainuées  que  con¬ 
tient  la  «  Thaolaxine  »,  quelques  intestins  très  irrités  par 
l’abus  des  purgatifs  réclament  un  agar  sans  addition.  Ce 
produit,  connu  sous  le  nom  de  «  Laxagarine  »,  a  été  pré¬ 
paré  sur  les  indications  du  docteur  A.'  Mathieu,  médecin 
de  l’hôpital  St- Antoine,  qui  l’emploie  pur  ou  mélangé  en 
proportions  variables  à  la  «  Thaolaxine  ». 

Quoi  qu’il  en  soit,  la  «  Thaolaxine  »  expérimentée 
aujourd’hui  dans  tous  les  hôpitaux  de  Paris,  est  consi¬ 
dérée  par  la  plupart  des  auteurs  :  Paul  Carnot,  Louis 
Renon  (6),  Paul  Le  Gendre  (7),  Martinet,  J.  Ch.  Roux  (8), 
etc.,  comme  le  moyeu  le  plus  pratique  d’administrer  la  gé¬ 
lose  aux  constipés  et  de  les  guérir. 

Mais  la  a  Thaolaxine  »  ne  guérit  que  le  constipé  habituel, 
n’ayant  ni  douleurs  intestinales,  ni  productions  normales 
dans  ses  matières.  L’apparition  de  glaires  (mucus  coa¬ 
gulé),  de  fausses  membranes  ou  de  sable  intestinal,  ac¬ 
compagnée  ou  suivie  de  grosses  douleurs,  avec  alternatives 
de  constipation  opiniâtre  et  de  débâcles  diarrhéiques, 
caractérise  la  transformation  d’un  symptôme  banal  en 
une  maladie  pénible  entre  toutes  ;  nous  avons  nommé 
l’entérocolite  muco-membraneuse. 

On  sait  aujourd’hui  [Professeur  Roger  (9),  Trémo- 
lières  et  Riva  (10),  Hallion  et  Nepper  (ii)],  que  cette 
affection  et  les  symptômes  qui  l’accompagnent  sont  dus 
à  l’insuffisance  de  la  sécrétion  biliaire.  Seule  en  effet  la 
bile  peut  s’opposer  à  l’action  coagulante  qu’exerce  sur 
le  mucus  intestinal  le  fermentisolé  par  Roger  et  qu’il  a 
appelé  «  mucinase  »,  ferment  qui  existe  eu  abondance 
dans  l’intestin  même  et  dans  le  sang  des  malades  atteints 
d’entérocolite.  Nous  avons  vu  en  outre  que  la  bile  étant 
l’excito-moteur  physiologique  du  péristaltisme,  sou 
imsuffisance  entretient  la  constipation,  circonstance  qui 
favorise  encore  l’action  coagulante  de  la  mucinase. 

A  ces  malades  la  4  Thaolaxine  «  ne  convient  que  comme 
adjuvant,  ilfaudra  lui  préférer  ou  lui  associer  un  extrait 
de  bile  capable  de  restaurer  la  fonction  compromise. 

L’une  des  meilleures  préparations  de  ce  genre  (M.  de 
Langeuhagen)  est  la  «  choléokinase  »,  qui  est  constituée 
par  l’association  des  principes  essentiels  de  la  bile,  isolés 
par  un  procédé  spécial,  avec  des  traces  de  kinase  active. 

Én  l’employant  aux  doses  convenables,  6  à  1 2  ovoïdes 
et  inêmé  plus  par  jour  —  nous  avons  vu  se  réaliser  cons¬ 
tamment  les  heureux  effets  annoncés  par  le  professeur 
Roger  lorsqu’il  a  écrit  :  «  Prescrivez  aux  personnes  qui 
rendent  des  membranes  de  l’extrait  de  fiel  de  bœuf  vous 
verrez  les  douleurs  s’apaiser,  les  fausses  membranes  dis¬ 
paraître...  » 

Toute  la  thérapeutique  intestinale  se  trouve  ainsi  heu- 
reu.semeiit  résumée  én  deux  produits  :  «  thaolaxine  »  et 
«  choléokinase»  —  qui  se  recommandent  par  leurs  effets 
réguliers  à  l’attention  du  praticien. 


SOMMAIRE 


A.  Schwartz .  —  La  gynécologie  en  1911  (revue  annuelle) . 

Hartmann  et  Metzger .  —  Les  métastases  ovariques  des  cancers  digesiils-  . . 

TuFn.iR  et  de  Rouville. —  Cancer  de  l’utérus.  Résultats  éloignes  des  operations  et  traitement  du 

Sauvé . —  La  sécrétion  interne  de  l’ovaire .  . 

Funck-Brentano . —  L’obstétrique  en  igii  (revue  annuelle). ...  .  . 

Fabre . —  Le  séjour  au  lit  des  accouchées .  . . 

R0SSIE8 . —  L’éclampsie .  . .  . . . 

Sociétés  savantes . —Société  médicale  des  hôpitaux . 

Libres  propos  :  Les  privilèges  sociaux  des  improductifs,  par  le  D"'  Paul  CiRNor . 

Chronique  scientifique-.  Les  nouveaux  wagons-ambulance  des  chemins  de  fer  fédéraux  suisses, 

Congrès  des  Journalistes  médicaux  français .  . . . 

Les  Cérémonies  médicales  :  Le  P»'  Rocha  Faria .  .  . 

Silhouettes  médicales  :  Le  médecin  homme  politique,  par  le  D'  Pierre  Maiirei . 

L’intermédiaire  des  médecins .  . 

La  Médecine  dans  l'Art  :  Le  médecin  de  villag;,  par  Teniers . 

Nécrologie  :  Le  graveur  Roty,  par  le  D>'  Jean  Cimiis .  . 

La  Médecine  humoristique . .  .  . 

Diététique  et  formules  thérapeutiques .  .  . 

Curiosités . . 

Nouvelles .  .  . 

La  vie  médicale .  . . .  . 

Cours.  Actes  delà  Faculté  de  médecine  de  Pans . . 


.  -103 

.  409 

cancer  inopérable  414 


428 

432 

434 

436 


111 
7  et  VH 
IX 
IX 
XI 
XI 
Xlll 
Xlll 
XVll 
XIX 
XXI 
\X111 
XXV 
XXVll 


Asthme,  Emphysème 
Maladies  du  cœur 
Angine  de  Poitrine 
Affections  rénales 
Hydropisies 


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Pas  d'intolérance  ni  d' Accidents  d'iodisme 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 


PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  1*1  de  chaque  mois. 
WixdQVsihonncmenX.  Décembre  au  3o  Novembre):  France,  I2francs.  —  Etranger,  ISfrancs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  :  I  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 
Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  40  pages. 
Tous  les  autres  numéros  ont  32  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 
ORDRE  DE  PUBLICATION  DBS  NUMÉROS  SPÉCIAUX  (48  pages) 


Janvier _ —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber¬ 

culose. 

Février....  —  Physiothérapie;  —  physiodiagnostic. 

Mars . —  Dermatologie;— syphilis;— maladiesvéné- 

riennes. 

Avril . —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladies 

des  reins  et  des  voies  urinaires. 

Mal . —  Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miné¬ 

rales,  climatothérapie  ;  —  diététique. 

Juin  .....  —  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du  foie. 


Juillet . —  Maladies  du  cœur,  du  sang,  des  vaisseaux. 

Août .  —  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in¬ 

fectieuses. 

Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 
larynx;  —  des  yeux. 

Octobre....  —  Maladies  nerveuses  et  mentales;  —  méde¬ 
cine  légale. 

Novembre  .  —  Thérapeutique. 

Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles;  — ■  Pué¬ 
riculture. 


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(Voir  le  détail  dans  les  numéros 
précédents  et  suivants) 


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—  479  — 


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—  III  — 


LIBRES 


LES  PRIVILÈGES  SOCIAUX  DES  IMPRODUCTIFS 

Le  numéro  de  Gynécologie  et  d’Obstétriqiie  se 
doit  de  débuter  par  un  hymne  à  la  Fécondité. 

Au  surplus,  l’abaissement  de  la  natalité  dans  notre 
pays  est  devenu  tellement  inquiétant  qu’on  ne 
saturait  trop  s’en  préoccuper  :  alors  qu’en  1870,  la 
densité  de  la  population  était,  à  peu  près,  la  même 
en  France  et  en  Allemagne,  elle  est  aujourd’hui, 
au  kilomètre  carré,  de  116  habitants  de  l’autre  côté 
du  Rhin,  et  de  73  seulement  en  France  ;  malgré  la  plus 
grande  richesse  de  notre  sol.  La  moyenne  annuelle 
des  naissances  est  tombée  d’un  million  il  y  a  qua¬ 
rante  a,ns  à  jjo.ooo  en  igog,  chiffre  le  plus  bas  qui 
ait 'été  enregistré  ! 

A  quelles  causes  peut-on  attribuer  cet  abais¬ 
sement  de  la  natalité  française  ? 

lît  tout  d’abord,  s’agit-il  d’une  évolution  inéluc¬ 
table?  Comme  les  individus,  les  Sociétés  humaines 
ont-elles  un  cycle  de  développement,  avec  leurs 
périodes  initiales  de  croissance  et  de  fécondité,  avec 
leurs  périodes  tenuinales  de  stérilité  et  de  sénes¬ 
cence?  Amsi  auraient  évolué  les  Civilisations  passées, 
aujourd’hui  disparues,  celles  d’Athènes  et  de  Rome; 
ainsi  agoniserait  encore  la  Civilisation  arabe,  si  belle 
en  son  efflorescence  de  Grenade  et  de  Cordoue.  Pour 
certains  prophètes,  notre  Civilisation  occidentale 
aurait,  elle  aussi,  tenniiié  sa  période  féconde  :  elle 
.serait  parvenue  à  la  ménopause,  et  >sa  nervmsité, 
son  instabilité  mentale,  ses  bouffées  congestives 
seraient  autant  de  témoins  de  son  retour  d’âge. 

Pareille  déduction  ne  semble  pas  justifiée,  et 
notre  race  ne  paraît  ni  dégénérée  ni  stérile,  puisqu’il 
.suffit  de  la  transplanter  dans  un  pays  neuf,  au 
Canada,  en  Algérie,  partout  ailleurs  que  chez  nous, 
pour  qu’elle  retrouve  sa  belle  ardeur  et  son  énergie, 
pour  qu’elle  se  propage,  et  s’épanouisse  magnifi¬ 
quement.  Ce  sont  donc  nos  conditions  telluriques  ou 
sociales  qui  doivent  être  tenues  pour  responsables  de 
l’infécondité  d’une  race  encore  voureuse. 

Doit-on  incriminer  notre  milieu?  A  cet  égard  cer¬ 
tains  faits  apparaissent  particulièrement  troublants  et 
obscurs  :  j’ai  entendu  soutenir,  par  certains  éleveurs, 
que  la  diminution  de  la  natalité,  dans  notre  pays, 
s’étendait  également  à  plusieurs  de  nos  anhnaux 
domestiques,  et  qu’il  y  avait,  depuis  quelques 
années,  un  fléchtssement  marqué  dans  la  fécondité 
de  notre  bétail  :  nos  confrères  cmnpagnards  pour¬ 
raient,  peut-être,  nous  renseigner  sur  ce  point  et 
nous  transmettre  des  observations  intéressantes. 

Mais  ce  sont,  surtout,  notre  milieu  .social,  les  lois 
et  les  moeurs  de  notre  pays,  qui  expliquent  l’infécon¬ 
dité  volontaire  de  ses  habitants. 

Comme  le  dit  fort  bien  M.  Clémentel,  rapporteur 
du  budget  de  la  guerre  à  la  Chambre  des  Députés, 
l’enfant  est  devenu,  dans  notre  Société,  une  charge 
accablante,  et  il  faut  un  réel  courage  civique  ou  de 
puissants  mstüicts  de  paternité  pour  fonder  aujour¬ 
d’hui  une  nombreuse  famille. 

Fn  premier  lieu,  les  enfants  cofitent  cher  à  nourrir 
et  à  élever.  Tel  ménage  d’ouvriers,  qui  vivrait 
assez  confortablement,  peut  y  renoncer  s’il  doit  sub¬ 
venir  aux  charges  d’mie  nombreuse  famille  :  la 
nourriture,  le  logement,  l’impôt,  contribuent  à 
l'accabler,  proportioimelkmeut  au  nombre  des 
enfants.  I^e  ménagé  productif,  le  seul  utile  à  la 
Société,  achète  chèrement  le  bonheur  de  se  sur¬ 
vivre  dans  sa  descendance  et  de  remplir  la  .seule 
fonction  qui  soit  notre  raison  d’être  ici-bas. 


PROPOS 


En  l’état  actuel  des  choses,  on  peut  admettre, 
avec  Jayle,  que  les  trois  millions  de  ménages  ayant 
plus  de  trois  enfants  .supportent,  à  eux  senÈ,  les  deux 
tiers  des  charges  sociales,  bien  qu’ils  portent  avec 
eux  la  fortune  pré.sente  et  future  de  la  F'rance.  D’où 
le  projet  fort  ingénieux  de  Jayle,  ciu’il  appelle  l’impôt 
du  sang  transmis,  et  qui  repose  sur  le  principe  suivant  : 
tout  père  de  famille,  en  elevant  ses  enfants,  fait  un 
don  a  la  Société  dont  elle  lui  est  redevable  :  tout 
citoyen,  qui  n’acquitte  passa  dette  .sociale  de  repro¬ 
duction,  reste,  par  contre,  redevable  envers  la 
Société  d’une  charge  équivalente.  I,es  improductifs 
doivent  donc  payer,  proportionnellement  à  leur 
re.ssources,  un  impôt  représentant  les  frais  des 
enfants  qu’ils  devraient  avoir  et  qu’ils  n’ont  pas. 
impôt  destiné  à  soulager  les  productifs  au  prorata 
du  nombre  de  leurs  enfants. 

Il  y  a,  dans  cet  impôt  de  compensation,  une  idée 
très  philosophique  et  très  sociale  qui  s’incrustera 
peut-être  un  jour  dans  les  lois  de  la  Cité  future,  mais 
qui  semble  bien  loin  de  sa  réalisation. 

Au  point  de  vue  fiscal,  le  privilège  des  improductifs 
est  plus  flagnmt  encore  ;  car  tout  notre  système 
d’impôts  tend  à  accabler  le  père  de  famille  au  profit 
du  célibataire.  Les  impôts  de  consommation  sont, 
naturellement,  projiortionnels  au  nombre  de  petites 
têtes  à  nourrir  :  les  impôts  directs,  qui  prennent  pour 
base  le  loyer,  les  patentes,  les  portes  et  fenêtres, 
sont,  également,  proportionneLs  au  nombre  des 
habitants.  Les  uns  et  les  autres  sont  d’autant  plus 
lourds  que  le  chef  de  famille  a  plus  d’enfauts  à 
nourrir  et  à  loger;  le  célibataire,  par  contre,  .se 
soustrait  en  majeure  partie  à  cet  impôt. 

Il  ne  semble  pas,  d^ailleurs,  que  les  projets  d’impôt 
sur  le  revemi  aient  sérieusement  tenté  de  modifier 
cette  manière  de  faire;  car  les  dégrèvements  projetés 
sont  trop  insignifiants  pour  compenser  l’inégalité  des 
charges  résultant  du  nombre  des  enfants.  C’est  ce 
que  viennent  d’affinner  les  professeurs  de  la  Faculté 
des  Lettres  de  Paris,  dtms  une  lettre  à  la  Commission 
sénatoriale  chargée  d’étudier  les  remèdes  à  la  dépopu¬ 
lation,  afin  d’attirer  son  attention  sur  la  charge  singu¬ 
lièrement  injuste  que  le  projet  de  loi  imposerait  aux 
familles  nombreuse.®.  «  Cette  surcharge  provient  de 
ce  que  l’impôt  progre.ssif  .sur  l’eusemble  des  revenus 
y  e.st  établi,  en  principe,  par  famille  et  non  par  tête  ; 
comme  si  le  superflu  d’un  revenu  donné  était  le  même 
quand  il  est  entre  les  mains  d’une  personne  seule 

ou  quand  il  en  fait  vivre  quatre  ou  cinq . Le  seul 

principe  équitable  pour  déterminer  le  taux  d’uu 
impôt  progre.ssif  est  que  le  revenu  soit  taxé  par 
tête  ;  en  sorte,  fiar  exemple,  qu’un  revenu  de  douze 
mille  francs  .soit  taxé  comme  deux  revenus  de  six 
mille  francs,'  s’il  fait  vivre  deux  personnes,  comme  trois 
revenus  de  quatre  mille  s’il  en  fait  vivre  trois,  etc...  » 

En  réalité,  pour  que  la  partie  jiroductive  de  la 
nation  cesse  d’être  exploitée  par  la  partie  impro¬ 
ductive,  il  faudrait  que  le  bulletin  de  vote  du  Chef 
de  famille  compte  pour  autant  de  voix  qu’il  repré- 
.seiite  de  membres  :  il  faudrait,  par  exemple,  que  le 
chef  d’un  ménage  aymnt  dix  enfants  de  mineurs 
ait  onze  voix, .  tandis  que  le  célibataire  n’en  aurait 
qu’une. 

Mais,  en  ce  temps  où  chacun  à  .son  petit  système 
de  Représentation  Proportionnelle,  personnelle  s’est 
encore  avisé  qu’une  famille  de  onze  personnes  vaut, 
socialement,  plus  qu’un  célibataire. 

P.  Carno’t. 


--  481  — 


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VICHY  CELESTINS 

BOUTEILLES  ET  DEMI-BOUTEILLES 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE 


LES  NOUVEAUX  WAGONS-AMBULANCES 
DES  CHEMINS  DE  FER  FÉDÉRAUX  SUISSES 

I,es  chemins  de  fer  fédéraux  Suisses  viennent  de  pren¬ 
dre  une  très  loualde  initiative  en  faisant  eoiistruire  quatre 
voitures-ambulances  de  première  classe,  qui  permettent 
de  faire  voyager  les  malades  dans  des  conditions  parfaites 
au  point  de  vue  du  confort  et  de  l’hygiène. 

Cette  question  intéresse  particulièrement  la  Suisse, 
fréquentée  par  une  nombreuse  clientèle  de  malades  riches, 
qui  viennent  souvent  de  fort  loin  dans  ses  nombreux  sana¬ 
toriums,  dont  beaucoup  sont  des  modèles,  notamment  à 
Davos,  Deysin,  etc.  C'est  là  toute  une  catégorie  de  malades 
pour  lesquels  il  est  très  important  de  pouvoir  voyager 
avec  le  maximum  de  confort  et  le  minimum  de  fatigue, 
la  question  de  dépenses  passant  au  second  plan.  Les 


breux  appareils,  nécessités  par  cette  multiplicité  des  or¬ 
ganes,  sept  tuyaux  d'accouplement  de  frem,  appareils 
d'intercommunication  électriques  différents  pour  le 
réseau  du  Nord  français  et  les  réseaux  allemands  et 
autrichiens,  dix  supports  de  lanterne  différents. 

La  caisse  a  i8  mètres  de  longueur  et  2  in.  85  de  largeur. 
A  chaque  extrémité  se  trouvent  des  plates-formes  à  souf¬ 
flets  pour  permettre  l'intercommunicatioii  et  avec  portes 
latérales.  ITn  couloir  règne  sur  toute  la  longueur  de  la. 

Sur  ce  couloir  ouvrent  les  huit  compartiments  qui 
sont  successivement,  en  allant  d’une  extrémité  à  l’autre  : 

Le  compartiment  à  bagages  ; 

Tfn  compartiment  ..à  voyageurs  à  deux  banquettes  ; 

ITn  cabinet  de  toilette  avec  v  ater-closets  ; 

I.a  chambre  de  malade  ; 

Ije  compartiment  du  méde:'in  ; 


Chambre  de  malade  du  wagon-ambulance. 


wagons-lits  et  autres  compartiments  lits  n’olïrent  pas 
toutes  les  commodités  désirables  ;  les  couchettes  sont  tou¬ 
jours  relativement  peu  confortables,  d’nu  accès  peu  facile 
pour  les  malades  qui  doivent  être  transportés  couchés,  et 
le  contact  inévitable  avec  d’autres  voyageurs  laisse  à  dé¬ 
sirer  au  point  de  vue  de  l’hygiène. 

Les  nouvelles  voitures-ambulances  des  chemins  de  fer 
fédéraux  viennent  donc  combler  une  lacune.  Hiles  ont  été 
construites  par  la  Société  industrielle  suisse,  de  Neuhau- 
sen  sur  le  Rhin,  qui  a  bien  voulu  mettre  à  notre  dispo¬ 
sition  les  photographies  qui  illustrent  cet  article. 

Les  voitures  sont  à  deux  bogies,  ont  19  m.  ,35  de  lon¬ 
gueur  entre  tampons  et  pèsent  .42  tonnes.  Elles  ont  été 
construites  de  manière  à  pouvoir  être  intercalées  dans 
tous  les  grands  express  européens,  ce  qui  n’a  pas  été  sans 
obliger  à  une  assez  grande  complication,  en  raison  de  la 
multiplicité  des  appareils  qui  ont  été  nécessaires. 

Les  freins  sont  doubles  ;  il  y  a  un  frein  Westinghouse 
automatique  et  modérable-et  un  frein  à  vide  LIardy,  qui 
peut  fonctionner  automatiquement  ou  non,  selon  le  train 
dont  la  voiture  fait  partie. 

Des  signaux  d’alarme  sont  placés  dans  le  couloir  et  dans 
les  compartiments  :  ils  sont  organisés  dû  manière  à  action¬ 
ner  toujours  le  frein  en  service. 

L’extrémité  de  chaque  voiture  est  munie  de  très  noni- 


Uu  compartiment  à  voyageurs  à  une  banquette  ; 

La  cuisine  ; 

Un  second  cabinet  de  toilette  avec  water-closets. 

I,a  partie  la  plus  importante  est,  bien  entendu,  la 
chambre  de  malade,  qui  a  ;  mètres  de  longueur  sur  2  mè¬ 
tres  de  largeur.  Elle  est  établie  dans  les  conditions  les 
plus  satisfaisantes  au  point  de  vue  de  l’hygiène,  avec 
parois  peintes  au  ripolin,  à  angles  arrondis  sans  joints 
apparents,  parquet  en  linoléum. 

Tout  est  entièrement  laval  le,  même  le  mobilier,  qui 
est  garni  de  cuir  lavable  et  comprend  : 

Lhi  lit  métallique  avec  dispositif  pour  .soulever  le 
malade  ; 

L'ne  table  de  nuit  ; 

Une  table  mobile  pour  le  lit  ; 

Un  fauteuil  ; 

Un  divan-lit  pour  la  personne  de  garde  ; 

1,’éclairage  est  assuré  par  des  lampes  fixes  au  plafond, 
une  lampe  mobile  avec  mise  en  veilleuse.  Une  chaufferette 
électrique  permet  de  réchauffer  le  lit,  et  un  ventilateur 
électrique  de  rafraîchir  l’air. 

Des  sonnettes  placées  au  lit  du  malade  communiquent 
avec  les  autres  compartiments. 

I,a  chambre  est  chauffée  par  un  radiateur  à  vapeur  avec 
régulateur  spécial  pour  maintenir  la  température  cons- 


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-  VII  - 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE  [Suite) 


tante.  Un  calorifère  à  air  chaud  placé  sous  la  voiture  per¬ 
met  d’assurer  le  chauffage  quand  la  vapeur  manque. 

Au  droit  de  la  chambre  de  malade,  de  chaque  côté  du 
wagon  et  au  milieu  de  sa  longueur,  s’ouvrent  des  portes  à 
deux  battants,  par  lesquelles  on  peut  introduire  un 
brancard,  à  armature  métallique  et  garniture  de  cuir 
lavable  comme  le  reste  du  mobilier. 

Ce  brancard  est  rangé  dans  le  compartiment  à  ba, gages. 


I,’éuergie  électrique  pour  l’éclairage,  le  chauffage  et  la 
cuisine  est  fournie  par  huit  batteries  d’accumulateurs  de 
1 ,6  kilowatt-heure  chacun,  qui  sont  chargées  par  .ime 
dynamo  actionnée  par  un  des  essieux. 

On  voit  que  les  malades  trouvent  réunies  dans  ces  wa¬ 
gons  toutes  les  conditions  de  confort,  de  propreté,  d’hy- 
giéne,  et  toutes  les  facilités  pour  recevoir  les  soins  qui  leur 
sont  nécessaires,  comuie  ils  pourraient  le  faire  dans  une 


Manœuvre  pour  la  descente  du  malade. 


qui  comprend  en  outre  une  armoire  renfermant  ilne 
réserve  de  linge. 

Le  cabinet  de  toilette  voisin  de  la  chambre  est  égale¬ 
ment  organisé  avec  le  plus  grand  confort  :  siège  fixe  et 
siège  mobile  avec  protection  contre  les  courants  d’air  ; 
table  de  toilette  avec  eau  froide  et  eau  chaude,  fournie 
exactement  à  la  température  de  40"  par  un  appareil  élec¬ 
trique  avec  régulateitr. 

'fous  les  compartiments  sont  munis  de  banquettes  avec 
couchettes,  élégamment  décorés,  avec  ferrures  nickelées 


■•maison  de  santé  des  plus  moderne  et  des  mieux  orga- 

I.es  dunensions  de  la  chambre  (5  mètres  sur  2  mètres) 
sont  celles  d’une  pièce  normale  et  même  assez  spacieuse, 
ou  tout  au  moins  assez  longue. 

I, 'entrée  et  la  sortie  du  wagon  sont  rendues  très  sim¬ 
ples,  la  largeur  de  la  porte  à  double  battant  donnant  toute 
facilité  pour  l’introduction  directe  du  brancard. 

Dans  ces  conditions,  le  voyage  ne  saurait  effrayer  les 
malades  qui  ne  sont  pas  arrêtés  par  des  considérations 


Plan  du  wagon-ambulance. 

A,  Bagages.  —  B,  armoire.  —  C  et  G,  compartiments  pour  les  voyageurs  accompagnant  le  malade.  —  D,  toilette  du  malade. 
E,  chambre  du  malade.  —  F,  compartiment  du  médecin.  —  II,  cuisine.  —  J,  toilette. 


et  chauffés  par  des  radiateurs  ou  par  le  calorifère  de 
•secours  à  air  chaud. 

Le  compartiment  du  médecin  comprend  en  outre  une 
table  mobile  et  des  armoirîs  à  kistruments  et  à  médica¬ 
ments. 

La  cuisine  n’est  pas  moins  luxueuse  :  ses  parois  sont 
ripolinées,  son  parquet  est  en  xylolithe  aggloméré.  On  y 
trouve  table  de  marbre,  évier,  placards  à  linge,  glacière, 
etc.  Pour  préparer  les  mets,  on  dispose  de  réchauds  élec¬ 
triques  .suspendus  à  la  cardan. 


financières;  il  ne  coûte  d’ailleurs  sur  le  réseau  Suls.se  que 
le  prix  de  quatorze  billets  de  première  classe  pour  un 
premier  grottpe  indivisible  de  trois  personnes  et  un  billet 
supplémentaire  par  personne  en  sus  de  trois. 

Ces  nouvelles  facilités  données  par  les  chemins  de  fer 
fédéraux  Suisses  contribueront  certainement  à  augmenter 
la  clientèle  riche  des"  sanatoriums  admirablement  orga¬ 
nisés,  dans  lesquels  on  vient  de  toute  l’Rurope  chercher  la 
santé  en  respirant  l’air  pur  des  montagnes. 

Sevauus; 


•r-  485  -T 


-  VIII  — 


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—  IX  — 


CONGRÈS  DES  JOURNALISTES  MÉDICAUX  FRANÇAIS 


La  semaine  dernière  a  eu  lieu  à  la  Faculté  de  méde¬ 
cine  de  Paris,  sous  la  présidence  d’honneur  de  M.  le  doyen 
Landouzy,  l'ouverture  du  1“''  Congrès  des  journalistes 
médicaux  français,  congrès  auquel  prirent  part,  d’ail¬ 
leurs,  plusieurs  confrères  étrangers. 

Le  président  effectif  du  Congrès  fut  le  professeur 
PoncET  (de  Lyon),  assisté  de  MM.  CaTT.\nE<)  (de  Parme), 
Lucas-Chaxipionniêre  et  Ricard  (de  Paris),  comme 
vice-présidents;  de  M.  Cabanès,  secrétaire  général;  de 
M.  Lesourd,  auquel  revient  une  si  grande  part  dans 
l’organisation  de  ce  congrès.  —  Un  peu  plus,  nous  allions 
oublier  M.  Maurice  de  Feeury,  l’aimable  et  dévoué  pré¬ 
sident  de  l’Association  des  journalistes  médicaux. 

Les  travaux  du  Congrès  n’ont  duré  qu’un  jour.  C’était 
d’ailleurs  suffisant  pour  une  première  tentative,  et  le  pro¬ 
chain  congrès  que  V Association  des  journalistes  médicaux 
français  fera,  de  concert  avec  V Association  de  la  Presse 
médicale,  c’est-à-dire  par  la  collaboration  des  «  ouvriers  » 
et  des  «  patrons  »,  sera  nécessairement  plus  fructueux. 
Je  trouve  d’ailleurs  un  peu  nouvelle  cette  distinction 
qu’on  paraît  vouloir  lancer  dans  le  langage  médical  entre 
«  ouvriers  »  et  «  patrons  » .  Habituons-nous  à  ne  voir  dans 
le  journalisme  médical  que  des  collaborateurs  à  titres 
divers  et  reliés  entre  eux  par  des  liens  d’étroite  solidarité. 

On  a  discuté  le  rapport  de  M.  AusSEï'  (de  Lille)  sur  les 
Rapports  de  la  presse  médicale  avec  les  Congrès  et  autres 
manifestations  intéressant  l'art  et  la  pratique  de  la  méde¬ 


cine,  puis  le  rapport  de  M.  DiEupart  sur  V  Usurpation 
du  titre  de  docteur  et  enfin  celui  de  M.  VlToux  sur  le  Droit 
de  reproduction  des  articles  médicaux. 

Le  Congrès  s’est  terminé  par  un  dîner  que  présida  le 
très  dévoué  doyen,  le  Pr  Landouzy,  et  auquel  prirent 
part  de  nombreux  convives  français  et  étrangers  parmi 
lesquels,  MM.  Crocq  (de  Bruxelles),  PoxcEï  (de  Lyon), 
Pi':debidou,  sénateur  ;  MM.  Lucas-Ciiampionnière, 
Pozzi,  Albert  Robin,  Mii,ian,  Maurice  de  Fi.eury,  Cab.v- 
NÈs,  Bieiiaut,  Foveau  de  Courmeeee-s,  Aebert-Weie, 
Lucien  Nass,  Courtauet,  I.aumonier,  Lesourd,  Bi':rie- 
EON,  P.  Guieeon,  Cruchet  (de  Bordeaux),  Brochin, 
Bueesteeee,  Natier,  Oranjux,  Virox,  etc. 

Le  professeur  Landouzy  a  terminé  la  courte  série  des 
toasts,  de  l’heureuse  façon  qui  lui  est  coutumière,  -àprès 
avoir  rendu  un  hommage  mérité  aux  plus  anciens  jour¬ 
naux  médicaux  représentés  au  festin,  il  rappela  que  si 
le  doyen  Guy-P.\Tin  n’était  pas  tendre  pour  le  fonda¬ 
teur  du  journalisme,  Théophraste  RENaudoT,  par  contre 
la  Faculté  de  médecine  actuelle,  cette  «  vieille  mégère  > 
très  libérale,  avait  été  heureuse  de  donner  l’hospitalité 
au  B'r  congrès  des  Journalistes  médicaux. 

Pour  résumer,  le  congrès  a  réussi  complètement, 
depuis  le  début  jusqu’à  la  fin,  et  il  convient  de  com¬ 
plimenter  sans  réserves  les  organisateurs,  en  particulier 
MM.  Cabanes,  Lesourd  et  Laumonier. 

H. 


LES  CÉRÉMONIES  MÉDICALES 

LE  PROFESSEUR  ROCHA-FARIA 


Un  écho  nous  arrive  de  la  République  du  Brésil. 
Tout  récemment,  les  col¬ 
lègues,  les  élèves  et  les 
amis  du  D'"  Rociia-Faria, 
ont  fêté  le  vingt-cinquième 
anniversaire  de  sou  profes¬ 
sorat,  en  lui  offrant  et  en 
inaugurant  son  portrait,  à 
la  clinique  qu’il  dirige 
encore. 

Le  D''  Rociia-Faria  est 
professeur  d’hygiène  à  la 
Faculté  de  médecine  de  Rio 
de  Janeiro.  C’est  un  des 
esprits  les  plus  cultivés  du 
Brésil,  en  même  temps  qu’un 
fervent  de  la  science  médi¬ 
cale  fraiiçai.se.  Né  le  9  avril 
1851  à  Rio  Grande  del  Sul, 

Rocha  -  Faria  soutint  sa 
thèse  de  doctorat  en  mé¬ 
decine  en  1875,  devant 
S.  M.  Dom  Pedro,  dernier 
empereur  du  Brésil.  Il  fuv^ 
nommé  professeur  d’hygiè¬ 
ne,  en  1885,  après  un  brillant 
•concours  qui  n’eût  pas  réussi  toutefois  à  le  faire  nom¬ 


mer,  sans  l’intervention  de  l’lîmpereur,  lequel  dut  vaincre 
des  influences  politiques. 
Aussi,  lorsque  la  République 
fut  proclamée,  le  professeur 

servant  sa  chaire  d’hygiène, 
démissionna-t-il  des  divers 
autres  postes  de  confiance 
qu’il  occupait  auprès  du 
Gouvernement,  en  parti¬ 
culier  comme  directeur  gé¬ 
néral  d’hygiène  publique. 

La  clinique  dont  le  pro¬ 
fesseur  Roch.a-Faria  est  le 
médecin  en  chef,  et  où  a  eu 
lieu  la  cérémonie  qu’on  nous 
signale,  constitue  un  des 
services  de  l’hôpital  Santa 
Casa  de  Misericordia,  hôpital 
entretenu  par  une  commu¬ 
nauté  religieuse  du  Brésil,  et 
desservi  par  des  Sœurs  de 
Saint-Vincent-de-Paul,  qui 
sont  presque  toutes  françai¬ 
ses.  C’est  dans  cet  établisse¬ 
ment  que  le  professeur,  aimé 
de  ses  élèves,  distribue  un  enseignement  très  apprécié. 


—  487  — 


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Arrêi  de  croissance 
rmrûinss 


MOI^UR 

Auiénorrliee 

Dysménorrliee 


IAUTIIKOO 
Préparations 
MONCOUR 
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I  de  Muscle  lisse 
Extrait 

de  Muscle  strié 
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—  XI  — 


SILHOUETTES  MÉDICALES 


LE  MÉDECIN  HOMME  POLITIQUE 

Il  y  en  a  de  plusieurs  sortes.  D’abord  le  médecin  à 
grosse  situation.  Celui-là  se  laisse  porter  comme  can¬ 
didat  dans  son  pays  où  il  a  de  l’influence  et  des  intérêts . 
Plutôt  sénateur  (c’est  de  son  âge),  il  continue  à  par¬ 
ticiper  à  la  vie  médicale.  Il  a  voulu  tâter  de  la  poli¬ 
tique  mais  avec  réserve.  Pour  lui  c’est  une  fantaisie, 
son  violon  d’Ingres  !  Aussi  cela  ne  dure  pas.  Dégoûté 
ou  non  réélu,  l’infidèle  reprend  sa  place  au  foyer 
médical.  On  l’accueille  avec  un  léger  sourire  et  on 
n’en  parle  plus.  Quelques-uns  ayant  abandonné 
presque  toute  clientèle  et  n’ayant  rien  mieux  à  faire, 
s’arrangent  pour  continuer  cette  vie  qui  pennet  de 
somnoler  les  après-midi  au  Sénat  connue  à  l’Aca¬ 
démie. 

De  second  groupe  comprend  les  médecins  poli¬ 
ticiens.  Ils  sont  légion.  Des  uns  se  lancent  dans  la 
lutte  pour  satisfaire  leur  ardeur  politique  ou  occuper 
les  loisirs  forcés  de  la  clientèle.  Des  autres  sont  des 


ambitieux,  à  l’étroit  dans  leurs  sous-préfectures 
et  qid  rêvent  de  la  «  grande  vie  parisienne  ».  Ivlus 
ils  mènent  à  Paris  une  vie  médiocre.  Ils  se  consacrent 
aux  «  intérêts  du  Pays  ■>,  en  passant  les  matinées 
dans  les  ministères.  Des  journées  sont  prises  par  les 
commissions...  des  électeurs.  Blackboulés,  ils  consta¬ 
tent  qu’ils  ont  perdu  toute  clientèle  médicale  et 
politique.  Ils  sollicitent  alors,  en  compensation,  de 
se  retirer  dans  un  asile...  comme  directeurs.  vS’ils 
gardent  «  la  confiance  de  leurs  concitoyens  »,  ils 
deviennent  bientôt  des  politiciens  purs  comme  ceux 
du  troisième  groupe. 

Ceux-là  ont  i^assé  leurs  thèses  mais  n’ont  jamais 
exercé  ou  si  peu  !  Destés  de  cette  culture  qui,  par  ces 
temps  de  pathologie  sociale,  vaut  bien  celle  du 
Droit,  ils  se  font  vite  une  place  et  parfois  des  plus 
belles  dans  le  monde  parlementaire. 

Dn  période  électorale,  les  concurrents  prétendent 
que  ces  confrères  font  de  plus  mauvaise  politique  que 
d’autres.  Dst-ce  possible  ?...  Dr  Piiîrric  Maurei^. 


L’INTERMÉDIAIRE  DES  MÉDECINS 


La  jeune  malade  et  son  médecin 
l’ar  Kasp.\r  Netscher 
(  Réponse) 

Ce  tableau,  qui  est  une  réplique  de  celui  de  Gérard 
Dow,  à  Buckingham  Palace,  est  reproduit  dans  les  articles 
qu’a  publiés  le  D'Henry  Steige  en  iSoç,  dans  la  nouvelle 
Iconographie  de  la  Salpêtrière,  sous  le  titre  :  Le  mal 

Voici  comment  s’exprime,  sur  ce  sujet,  le  Dr  Meige, 
dont  la  compétence  comme  critique  médical  des  oeuvres 
d'art  est  universellement  reconnue  (i)  : 

«  C’est  encore  un  fameux  urologue  que  le  jeune  docteur 
appelé  par  Gérard  Dow  auprès  de  la  jolie  malade  d'amour, 
dont  le  portrait  se  trouve  à  BuckinghamPalace  (PI.  XDII), 
tableau  charmant,  plein  de  délicatesse,  d’élégance  et  de 
distinction.  On  y  retrouve  toutes  les  qualités  du  maître 
hollandais  :  le  choix  judicieux  du  sujet,  la  belle  ordon¬ 
nance  des  personnages,  une  grande  finesse  de  coloris, 
une  transparence  et  une  profondeur  sans  égales. 

l’our  M.  Meige,  la  maladie  dont  indubitablement  est 
atteinte  cette  jeune  femme  est  ce  mystérieux  mal  d'amour, 
qui  fit  sou  apparition  dans  les  Pays-Bas  vers  le  milieu  du 
xvil“  siècle,  sous  forme  d’une  épidémie  qui  ne  frappa 
guère  que  les  femmes  riches  et  jeunes,  sinon  jqlies. 

Mais  j’ai  émis  l’hypothèse,  en  iqos,  dans  une  communi¬ 
cation  que  j’ai  faite  à  la  Société  obstétricale  de  France  (2), 
communication  qui  avait  pour  titre  :  Nouvelles  recherches 
sur  la  grossesse  dans  l’art,  qu’on  se  trouvait  ici  en  présence 
d’une  scène  d’uroscopie  ayant  trait  au  diagnostic  de  la 
grossesse.  Il  s’agirait  toujours  du  mal  d'amour,  mais  au 
point  de  vue  de  ses  suites.  Ou  sait  en  eflet  que  les  no¬ 
tions  populaires  sur  la  disposition  anatomique  des  organes 
génito-urinaires  de  la  femme  ont  conduit  pendant  des 
siècles  les  cerveaux  simplistes,  à  penser  que  l’examen  des 
urines  avait  le  privilège  de  déceler  une  conception  à  ses 
débuts.  On  a  même  été  plus  loin  dans  les  essais  de  dia¬ 
gnostic  de  la  grosses.se  par  l’uromancie,  en  recherchant 
dans  l’urinal  le  principe  même  de  la  vie,  en  un  mot 
l'homuiiculus.  Da  fabrication  de  l’homme  in  vitro  n’a-t-ellc 
pas  été  une  des  chimères  du  moyen  âge  au  même  titre 

(1)  Le  Mal  d'amour,  Mas;on  et  Cic,  édit.,  iggii,  p.  ^3. 

(2)  Annales  de  la  Société  Obstétricale  de  France,  igob.  O.  Doin, 
éJiteur,  p,  2it. 


que  la  poursuite  de  la  pierre  philo.sophale?  Atis.si  un  cer¬ 
tain  nombre  de  peintres  n’ont-ils  pas  hésité  à  figurer 
V homunculus  dans  l’uriual,  à  côté  du  vivant  creuset  dans 
lequel  s’est  élaborée  la  matière  vivante.  Tel  David  Byckaert 
dans  le  tableau  de  la  galerie  de  Mannheim  qui  est  intitulé  : 
un  savant  ;  tel  au.ssi  Godfried  Schalken,  élève  de  Gérard 
Dow,  dans  la  Consultation  indiscrète,  du  musée  de  La 
Haye  et  dans  Empirique,  peinture  qui  se  trouve  à 
Bruxelles,  dans  la  collection  du  prince  d'Areuberg. 

Si  dans  le  tableau  de  Netscher,  le  ballon  aitx  urines  ne 
contient  aucun  fœtus  apparent,  les  trois  personnages 
qui  y  sont  représentés  expriment  des  sentiments  liieu 
divers,  qui  font  penser  que  la  même  idée  de  diagnostic 
possible  de  grossesse  traverse  leur  esprit  :  le  médecin, 
dont  le  visage  exprime  à  la  fois  l’attention  et  l’ironie, 
a  l'air  de  n’être  nullement  inquiet  du  pronostic  de  la 
maladie  ;  quant  à  la  malade,  la  crainte  et  l’anxiété  se 
reflètent  sur  sa  figure,  tandis  que  sa  main  droite  semble 
comprimer  les  battements  de  son  cœur  qui  est  prêt  à 
éclater  dans  l’attente  du  résultat  de  l’examen  microsco¬ 
pique  ;  le  troisième  personnage,  mère,  belle-nu' re  ou 
femme  de  confiance,  a  un  air  qui  est  à  la  fois  mécontent, 
soupçonneux  et  préoccupé.  Mais  dans  la  façon  dont  le 
médecin  serre  dans  sa  main  droite  le  poignet  gauche  de  sa 
cliente,  tout  en  faisant  mine  de  lui  tâter  le  pouls,  on  peut 
préjuger  que  le  secret  professionnel  ne  sera  pas  trahi  ;  la 
malade  aurait  tout  de  même  tort  de  croire  que  Turologue 
a  été  .sa  dupe.  Dr  Lùox  Bouchacourt. 

La  jeune  malade  et  son  médecin 
Par  Kaspar  Netscher 
(Réponse) 

A  l’examen  de  ce  tableau  [Paris  médical  du  4  février), 
il  semble  que  cette  jeune  femme  ressente,  au  début  d’une 
grossesse,  les  premiers  symptômes  et  malaises  qui  carac¬ 
térisent  cet  état  :  palpitations  nerveuses,  état  nauséeux. 
Da  position  de  la  main  droite  indique  une  douleur,  une 
gêne  au  moins,  située  sur  le  côté  gauche  du  thorax  et 
correspondant  à  la  région  du  cœur;  enfin  s’il  était  per¬ 
mis,  autant  qu’une  gravure  peut  le  laisser  supposer,  de 
penser  que  la  face  est  pâle,  légèrement  bouffie,  je  ne  serais 
pas  éloigné  de  croire  que  le  confrère  soupçonne  la  pré¬ 
sence  de  l’albumine.  D'  MieueET. 


—  489  — 


-  XII  — 


r  COMPOSITION 
Acide  Salicyliqoe,  Tbym^ 
Bicarbonate 

Borate  de  Soudy^^| 
formaldéhyd^^^^^H 


EFFEBI^^ 


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Le  “SÉDOL”  est  une  association  de  Scopolamine-Morphine 
à  doses  faibles. 

Il  remplace  la  morphine  et  ses  dérivés  dans  toutes  leurs 
indications  sans  exposer  au  risque  de  morphinomanie, 

ÉCHANTILLON  SUN  DEMANDE. —  L.  B.ECOQ,  Ph'» de  1” classo,  A«cie«  rnterne, 
Alé'/a.lle  d’Or  des  Mpitatix  de  Péris,  15,  Avenue  Perriohont,  PARIS. 


se  guenssent  sûrement  et  complètement 
par  l'usage  de  SugipositoiiresJ'  , 


LA  MÉDECINE  DANS  L’ART 


TÉNIERS.  —  LE  MÉDECIN  DE  VILLAGE 

(Musée  de.  Bruxelles) 


David  Ti 
en  1604.  Il 
bien  avant 


Bnixell 


ERS,  dit  le  Jeune  pour  le  distinguer  de 
complut  dans  l’étude  de  scènes  village 
création  du  mot. 


,  naquit  à  Anvers  en  i( 
populaires  qu'il  rendit 


NECROLOGIE 

LE  GRAVEUR  ROTY 


D’illustre  graveur  Roty  vient  de  succomber 
longue  affection  qui  depuis  quelques  années  avi 


laborieux,  desqueb 


re.  Je  n’oublierai  pas  ces  essai 
alade  sortait  épuisé  et  désespé; 


la  beauté  des  formes,  mais 
;  il  fallait  effacer,  recoin- 
Dans  cet  effort  stérile,  la 
pensée  elle-même 
s’obscurcissait,  et 
devant  son  rêve 
ébauché  ce  grand 
artiste  pleurait. 

franco  poignante 
«traduisait  l'inten- 


il  obtint  successiven 
1  1875,  1^*  médaille  cV 


la  main  inhabile  obéissait 
mencer,  effacer  de  nouveî 


de  Rome  de  gravu 
Salon,  le  Grand 
prix  aux  exposi¬ 
tions  de  i88g  et 
de  1900.  Il  était 
commandeur  de  la 
Légion  d’honneur 
et  membre  de 
l’Institut  depuis 
1888.  Ses  œuvres 
sont  connues  de 
tous  :  la  Semeuse 
de  notre  monnaie 
et  de  nos  timbres, 
les  médailles  de 
Victor  Hugo,  de 
Chevreul,  de  la 
mort  du  Président 


Des  désespoirs 
de  l’artiste,  ses 
moments  de  dé¬ 


mieux  la  mesure 
de  son  idéal  que 
ses  tressaillements 
de  joie  devant 


Médaille 


Farateuf) 


_ !  doit  à  Roty  cl’ avoir 

fixé  les  traits  de 

autres  médecins  prenons  plusieurs  de  ses  maîtres  :  Pasteur,  Gosselin,  Parabeuf, 
a  renommée  a  chéris.  Brouardel,  Dépine,  Perier. 

ais  de  longs  mois  renoncé  De  Paris  Médical,  avec  l’assentiment  de  Roty,  a  déjà 
xercices  méthodiques  aux-  reproduit  les  médailles  de  Gosselin  et  de  Brouardel,  et  se 
e  semblèrent  lui  procurer  propose  de  publier  bientôt  les  autres.  ' 
main  devint  plus  assurée  C’est  un  devoir  pour  nous  de  nous  incliner  devant  la 
•s  crayons,  son  ardoise  et  sa  tombe  de  cet  incomparable  artiste.  JEAN  Camus. 


ai! 

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i  il  ^ 

1 

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lii 

■  : 

XIV  - 


lODALOSE 

6ALBRUN 


—  XV  — 


L’ASSOCIATION  SCOPOLAMINE=MORPHINE 


IiOrsque,  aii  cours  (les  affections  canc(*rcuses,  et  d’une 
façon  générale,  au  cours  de  toutes  les  affections  doulou¬ 
reuses  chroniques,  la  souffrance  devient  intolérable,  les 
injections  de  morphine  apparaissent  comme  la  suprême 
ressource  :  la  crainte  des  désordres  graves  que  peut  occa¬ 
sionner  la  morphine  disparaît  devant  la  nécessité  d'adou¬ 
cir  des  souffrances  insupportables. 

Il  peut  arriver  cependant  (pie  cette  suprême  ressource 
soit  inapplicable  ou  insuffisante  : 

Chez  certains  malades  dont  le  cœur  est  en  mauvais 
état,  le  ralentissement  des  battements  cardiaques  causé 
par  la  morphine  constitue  un  danger  grave  permanent. 
Dans  certaines  localisations  de  l'affection  cancéreuse, 
la  morphine  peut,  tout  eu  calmant  la  douleur,  exagérer 
certaines  manifestations  spasmodiques  (par  exemple, 
les  vomissements  dans  le  cancer  de  l'estomac).  Dans 
d'autres  localisations,  la  morphine  peut  se  montrer 
tout  à  fait  insuilisante  :  par  exemple,  dans  les  irradia¬ 
tions  douloureuses  du  cancer  de  la  langue  ou  du  larynx. 

Mnfin,  et  surtout,  l'accoutumance  à  la  morphine  peut 
devenir,  telle  cpxe  des  doses  énormes  et  dangereuses  ne 
parviennent  plus  à  réaliser  la  sédation  des  phénomènes 
douloureux. 

Ponr  restreindre,  sinon  supprimer  les  principaux  in¬ 
convénients  de  la  morphine  et  de  ses  succédanés 
(Héroïne  ou  Dioniue)  on  a  eu  recours  à  diverses 
associations  médicamenteuses,  dont  la  plus  rati(mnelle 
semble  être  l'asswiation  sropolaminc-moyphinr. 

Da  scopolamine  (eu  hyescine)  pc.ssidc,  tn  effet,  les 
propriétés  antagonistes  de  celles  qui  constituent  les 
défauts  de  la  moxphine,  en  même  temps  qu’elle  est 
synergique  de  cette  devniire  substance  au  point  de  vue 
hypnotique.  lîlle  exerce  une  action  paralysante  sur  l’en¬ 
semble  du  système  nerveux,  et  diminue  l’excitabilité 
de  l’écorce  cérébrale. 

Il  en  résulte  que,  bien  loin  de  posséder,  comme  la  mor¬ 
phine  seule,  au  début  de  son  action,  des  propriétés  exci¬ 
tantes  et  émétiques,  l’association  scopolamine-morphine 
est ,  au  contraire,  un  antispasmodique  et  uii  antiémétique 
énergique. 

Ajoutons  que  l’action  toni-cardiaque  reiiforçatrice  des 
battements  du  cœur,  caractéristique,  de  la  scopolamine, 
permettra  d’étendre  l’emploi  de  la  scopolamine-morphine 
à  tous  les  cas  où  l’adynamie  neuro-cardiaque  paraît 
constituer  une  contre-indication  à  l’administration  de  la 
morphine  seule  (cardiaques,  vieillards,  obèses,  etc.). 

Enfin,  dans  les  traitements  de  longue  durée  (cancer 
inopérable),  l’association  scopolamine-morphine  permet 
de  réduire,  de  façon  considérable,  la  dose  active  de  morphine, 


par  suite  de  l’action  hypnotique  synergique  de  la  scopo- 
laniine.  I/action  de  deux  narcotiques  administrés  en 
même  temps,  n'éciuivaut  pas  à  la  somme  des  actions  sé¬ 
parées  de  chacun  des  deux  narcotiques,  mais  est  très 
supérieure  à  cette  somme.  En  sorte  que  l’expérience 
clinique  a  démontré,  par  exemple,  qu’un  i  2  c*''  de  chlo¬ 
rhydrate  de  morphine,  associé  à  i/io»  de  milligr.  de 
scopolamine  a  un  pouvoir  hypnoticjue  et  sédatif  très 
supérieur  h  celui  de  ces  deux  substances  administrées 
séparément.  Pratiquement  on  peut  admettre  que  ces 
doses  associées  ont  un  effet  hypnotique  supérieur  à 
I  centigramme  de  chlorhydrate  de  morphine. 

On  saisit  immédiatement  les  conséquences  cliniques 
de  ce  fait.  Par  l'emploi  de  doses  plus  faibles  de  morphine,  on 
atténue  et  même  on  supprime  l'action  dépressive  neuro- 
cardiaque  de  la  morphine. 

L'usage  de  la  scopolamine-morphine  permet,  d’autre 
part,  d'éviter  l'augmentation  fatale  de  la  dose  de  morphine, 
rendue  nécessaire  par  V accoutumance  progressive  qui  con¬ 
duit  éi  la  morphinomanie.  On  pourra,  eu  effet,  au  moment 
où  l’accoutumance  tend  à  s’établir,  continuer  d’obtenir 
l’effet  hypnosédatif  recherché  non  seulement  sans  aug¬ 
menter  les  doses  de  morphine,  mais  même  eu  les  diminuant, 
à  la  condition  d’augmenter  d’une  façon  parallèle  la  dose 
de  scopolamine.  Ce  résultat  est  d’autant  plus  précieux 
que  l’expérience  clinique  démontre  que  l’accoutumance 
de  l’organisme  d  la  scopolamine  est  faible. 

Ee  Sédol  réalise  l'association  scopolamine-morphine 
telle  qu’elle  doit  être  rationnellement  établie  : 

I"  Dose  faible  de  bromhydrate  de  scopolamine  (i  /S  de 
milligramme  par  centimètre  cube)  : 

2°  Pureté  absolue  dxi  produit  contréilé  par  le  point  de 
fusion  (i(j2‘’)  ; 

3"  Dose  faible  de  morixhine  (4  milligrammes  par  cen¬ 
timètre  cube), 

On  injecte  i  à  2  centimètres  cubes  par  vingt-quatre 

En  pratique,  grâce  à  l’usage  du  Sédol,  ou  pourra  : 

I  "  Si  le  malade  est  accoutumé  à  la  moqjhine,  obtenir 
une  période  de  rémission  pendant  laquelle  la  morphine 
récupérera  son  activité. 

2"  Si  le  malade  n’a  pas  encore  été  traité  par  la  mor¬ 
phine,  arriver  beaucoup  plus  lentement  aux  doses  élevées 
et  dangereuses  d’alcaloïdes  ; 

3”  Dans  les  cas  de  maladies  chroniques  douloureuses 
susceptibles  de  guérison,  éviter  la  morphinomanie,  en 
supprimant  lentement  et  pnrgressivement  la  morjxhiue 
associée  à  la  scopolamine,  et  même  tenter  la  démorphi¬ 
nisation  chez,  des  malades  déjà  intoxiqués.  D  ’ A.  Hesse. 


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XVII 


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Régime  de  la  femme  enceinte.  — 
Alimentation  eu  principe  surabon¬ 
dante,  riche  en  matières  albuminoï¬ 
des  et  en  sels.  Aliments  peu  volu¬ 
mineux  et  digestibles,  surtout  au 
début  de  la  grossesse. 

S’il  y  a  vomissements  ;  mets  et  bois¬ 
sons  glacés  ou  froids,  sucs  de  viande  ; 
quelquefois,  lavements  alimentaires. 

S’il  y  a  albuminurie  :  régime 
lacto-végétarien  décliloruré. 

Si  Vappétit  est  normal  :  cacao  dé¬ 
graissé,  thé  léger,  bouillon,  œufs,  lait 
(s’il  est  bien  toléré),  bœuf  maigre, 
jambon  maigre,  veau,  mouton,  vo¬ 
laille,  pain  blanc,  choux-fleurs,  as¬ 
perges,  riz,  épinards  (contiennent 
de  35  à  45  milligrammes  de  fer  pour 
cent  grammes  d’épinards,  d’après 
Moune5'rat).  Fruits  bien  mûrs.  Com¬ 
me  boisson  :  bière  ou  vin  léger  cou¬ 
pé  d’eau  minérale. 

A  une  époque  plus  avancée  de  la 
grossesse,  tous  aliments  en  général, 
en  évitant  les  légumineuses,  les 
choux  et  les  carottes. 

Aliments  spécialement  défendus 
pendant  la  grossesse  ;  aliments  irri¬ 
tants,  acides,  gras  ;  condiments, 
épices,  persil  ;  champignons  ;  thé 
tort,  café  ;  vins  et  bières  alcooli- 


DIÊTÊTIQUE 

Régime  de  la  femme  en  couches.— 
Dans  les  premiers  jours,  grandes  pré¬ 
cautions  sans  exagérer  la  diète  ;  les 
trois  à  quatre  premiers  jours, 
régime  liquide  (lait  tiède  stérilisé, 
soupes  au  lait,  soupes  au  pain. 

Des  jours  suivants  :  soupes  au 
lait  maigre,  au  bouillon  dégraissé, 
avec  viandes  (poulet,  pigeon,  veau)  ; 
potages  à  l’orge,  au  sagou,  au  gruau, 
au  riz,  aux  farines  maltées,  au  blé 
vert,  aux  nouilles  ;  pulpe  de  viande, 
jambon  maigre,  jus  de  viande,  gelée 
de  viandes,  œufs,  riz  au  lait. 

Idus  tard  :  beafteack,  côtelettes 
(non  panées),  gibier,  poissons  mai¬ 
gres  :  purée  de  pommes  de  terre  ; 
salade  ;  cresson,  choux-fleurs. 

Entremets  farineux,  fruits  cuits. 

Comme  boissons  ;  eau  et  vin  rouge, 
lait,  infusés  chauds  (camomille, 
menthe),  eaux  minérales. 

Sont  défendus  dans  les  quatre  pre¬ 
mières  semaines  :  tous  mets  lourds 
ou  constipants,  excitants  ;  porc, 
oie,  anguille,  sauces  grasses,  choux, 
betteraves,  radis,  carottes,  asperges, 
lentilles,  haricots,  champignons,  oi¬ 
gnons,  épices,  café  fort,  liqueurs. 


Régime  de  la  femme  qui  allaite.  — 
Alimentation  surabondante,  sans 
excès.  Soit  : 

150-160  gr.  . .  d’âlbumine. 

100 —  ..  dégraissé 

400  —  •  •  d’hydrates  de  carbone. 

Eviter  l’insuffisance  des  albumi¬ 
noïdes  et  des  graisses. 

Prescrire  :  soupes  au  lait,  et  aux 
farines  d’avoine,  de  sagou,  de  gruau, 
de  riz,  de  maïs,  de  blé  vert,  avec 
jaunes  d’œufs.  Viandes,  jambon, 
œufs  ;  carottes,  pissenlit,  chicorée, 
persil,  laitue  ;  purée  de  pommes  de 
terre  :  entremets  farineux.  Fruits 
cuits.  Pain  blanc.  Biscuits. 

Système  des  petits  repas  :  six  à 
sept  par  jour.  Après  les  repas  : 
infusé  chaud  d’auis,  ou  de  fenouil. 

Comme  boisson  :  boire  plus  que 
d’habitude  :  bière,  bière  de  malt,  ex¬ 
trait  de  malt  coupé  d’eau.  Ou 
bien  :  décocté  d’avoine  torréfiée  ou 
d’orge  maltée  ou  de  cacao. 

Sont  interdits  aux  Jiourrices  :  ali¬ 
ments  lourds  ou  excitants.  Choux, 
cresson,  asperges  ;  viandes  faisan¬ 
dées  ;  poissons  de  mer  ;  épices,  ail,  oi¬ 
gnon,  poireau  ;  fromages  fermentés  ; 
fruits  non  mûrs  ;  excès  de  pommes  de 
terre  et  de  légumes  verts.  Cidre,  eaux- 
de-vie,  liqueurs  ;  vins  alcooliques. 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


DYSMÉNORRHÉE 

Contre  les  crise.».  —  RI.  Siredey  conseille  de  calmer 
d’abord  la  douleur,  avant  la  crise,  par  des  bains  chauds 
prolongés  (37-38-40"),  i,  2,  3  fois  dans  les  vingt-quatre 
heures. 

Onctions  avec  : 

Huile  de  camomille  amiphrèe. ...  j 

Huile  de  jusquiame .  )  “  ^ 

Teinture  d’opium .  10  grammes. 

Chlorolorme .  I2  ■ — 

F.  s.  a.  un  liniment. 

Petits  lavements  d’eau  bouillie,  chaude  à  50”,  à  laquelle 
ou  ajoutera  XX  à  XXX  gouttes  de  : 

Temture  de  belladone .  )  . , 

Teinture  de  cannabis  indien .  j  ®  grammes. 

Eaudanuui  de  Sydenham .  la  — 

P.  S.  a.  une  mixture. 

Ou  bien,  ajouter  au  lavement  un'des  paquets  : 

Analgèsine ..  . .  i  gramme. 

Pour  un  paquet  n"  q.  s. 

On  peut  encore  remplacer  les  lavements  par  les  suppo¬ 
sitoires  suivants  : 

Chlorhj  drate  de  morphine .  3  centigr. 

Extrait  de  belladone .  1  ,  . 

Exlrail  de  cannabis  indicti .  )  '* 

Antipjrinc .  50  — 

Beurre  de  cacao .  3  grammes. 

F.  s.  a,  un  suppositoire,  ii”  12. 

Dans  la  dysménorrhée  nerveuse.  —  Traitement  général 
ad  hoc. 

Valérianate  de  zinc .  os’,05 

Extrait  de  jusquiame .  o«',o3 

—  de  belladone .  0^,0 1 


P.  s.  a.  une  pilule  ;  u°  20. 

Trois  à  quatre  par  jour. 

(D’après  Herzen.) 

Ou  bien  donner  305  fois  par  jour,  une  cuillerée  à  soupe 
de  la  potion  : 

Acétate  d’ammoniaque .  5  à  10  grammes. 

Hydrolat  d’oranger .  40  — 

—  de  mélisse .  80  — 

Sirop  de  Sîilran .  30  — 

F.  s.  a.  une  potion. 

Ou  bien,  toutes  les  demi-heures,  une  cuillerée  à  soupe 
de  : 

Infusion  de  fleurs  de  sureau .  130  grammes. 

Acétate  d’ammoniaque .  15  — 

Sirop  d’opium .  )  . 

—  de  fleurs  d'oranger .  )  ‘* 

P.  s.  a.  une  potion. 

Pour  régulariser  les  règles  chez  les  femmes  qui  ont  un 
flux  menstruel  trop  abondant,  on  ordonnera  à  la  malade 
de  prendre  au  moment  des  deux  principaux  repas,  huit 
jours  avant  l’époque  présumée  des  règles,  i  à  3  cuillerées 
à  café  de  la  potion  suivante  : 

Elixir  de  Garus .  100  grammes. 

Extrait  fluide  d’hydrastis .  1 

—  de  vibnnnun  pni-  (  . 

nifolium . (  ^ 

Gross}  pium  hcrbaccum .  J 

F.  s.  a.  un  élixir. 

(Al,.  Robin.) 

En  cas  d’intolérance  donner  4  à  6  par  jour  des  pilules  : 

Ergotine  Bonjean .  osi,]o 

Poudre  de  Siuig-dragou . o5',io 

F.  S.  a.  une  pilule  ;  n”  20. 


497  — 


—  XX  — 


La  KEPTINE  BRETAUDEAU 

au  Trisalicylate  de  Quinine,  Caféine,  Tbéobromine 
TONIQUE,  ANTISEPTIQUE.  FÉBRIFUGE 
constitue  le  Spécifique  rêvé  de  la 

TUBERCULOSE 

dans  toutes  ses  manifestations 


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Alcaline,  Lithinée,  Ferrugineuse,  Reconstituante  I 
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C'est  le  REMEDE  le  plus  puissant  contre  les  I 

lYSPEPSIES,  GASTRALGIE^ 

C’EST  LA  VÉRITABLE  EAU  DE  RÉGIME 

des  Faibles,  des  Conoalescents  et  des  Neurasthéniques 

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-  XXI  - 


CURIOSITÉS 


Les  grandes  fécondités.  —  Ménage,  cité  par  le  Centre 
MMical,  rapporte  quelque  part,  [Mênagiana  1693,  p.  389- .^oo), 
le  fait  suivant: 

«  M.  D...  me  conta,  avant-hier,  qu’un  petit  bourgeois 
(le  son  quartier,  nommé  Blunet,  avait  fait  à  sa  femme 
vingt  et  un  enfants  en  sept  fois  de  suite.  Que  ces  enfants 
trijumeaux  avaient  non  seulement  été  baptisés,  mais 
qu’ils  avaient  vécu,  les  uns  plusieurs  jours,  les  autres 
plusieurs  mois,  et  qu’il  en  était  resté  douze  des  plus  forts 
qui  étaient  tous  grands  présentement  et  en  bonne  santé. 
Il  nous  ajouta  que  comme  on  aurait  pu  douter  lequel  des 
deux,  de  sa  femme  ou  de  lid,  contribuait  le  plus  dans  cette 
espèce  de  prodiges,  il  abusa  d’une  jeune  servante  qu’il 
avait,  laquelle,  au  bout  de  neuf  mois,  accoucha  de  trois 
enfants  mâles,  qui,  malgré  la  faiblesse  et  le  jeune  âge  de 
leur  mère,  ne  laissèrent  pas  de  vivre  quinze  jours  ou  trois 
semaines.  Il  n’y  a  peut-être  pas  d’exemple  d’une  pareille 
chose  dans  l’antiquité.  » 

Il  n’y  a  pas  besoin  de  remonter  si  loin,  dans  la  «  nuit 
des  temps  »,  pour  trouver  des  exemples  analogues,  et 
si,  probablement,  il  n’en  existe  plus  en  France,  malgré 
M.  Piot,  il  y  en  a  au  Transvaal. 

Dans  le  district  de  Kroustad,  la  veuve  Van  Wyk  a 
dépassé  soixante-dix-huit  ans,  mais  sa  vieillesse  n’a  pas  à 
redouter  la  misère.  En  effet  voici  quelles  furent  les 
péripéties  de  sa  vie  conjugale  : 

A  dix-huit  ans,  elle  épouse  Pierre  Lube  ;  au 
bout  de  deux  ans,  elle  reste  veuve  avec  un  en¬ 
fant,  ci .  I  enfant. 

Dix  mois  après  Prétorio  devient  son  mari  et 
lui  apporte  en  dot  quatre  enfants  qu’il  avait 

Mais,  il  mourut  au  bout  de.  dix-sept  mois 
sans  avoir  fécondé  sa  nouvelle  femme. 

Après  cinq  mois  de  deuil,  elle  épouse  Pié- 
tresse  qui  avait  lui-même  sept  enfants,  ci  ... .  7  — 

Pour  rétablir  l’équilibre,  sans  doute,  Pié- 
tresse  lui  donna,  à  elle-même,  sept  autres  ma¬ 
ternités  en  onze  ans  de  mariage,  ci .  7  — 

et  mourut. 

Un  quatrième  mari,  dont  le  nom  ne  nous 

parvient  pas,  avait  déjà  huit  enfants,  ci .  S  — 

lorsqu’il  l’épousa  ;  il  en  ajouta  quatre  autres  à 
la  collection  en  onze  ans,  ci .  4  — 

De  deuil  de  Mme  veuve  X...  faillit  demeurer 
étemel  :  elle  ne  se  remaria  qu’au  bout  de  cinq 
ans,  avec  M.  Klopper  qui  n’avait  pas  encore 
d’enfant  mais  se  rattrapa,  car  il  lui  en  donna 
dix  en  onze  ans  de  ménage,  ci .  10 

Deux  ans  après  la  mort  de  M.  Klopper,  M. 

Van  Wyk  prit  la  succession  apportant  lui- 
même  cinq  entants  d’un  mariage  antérieur,  ci  .5 
et  ne  mourut  qu’après  en  avoir  donné  quatre 
autres,  ci .  4  — 

Enfin  M.  Van  Wyk  mourut  à  son  tour,  laissant  une 
veuve  avec  cinquante  enfants.  11  est  vrai  que  beaucoup 
de  ceux  qui  appellent  Mme  Van  Wyk  «  mère  »  ne  sont 
ses  fils  que  par  le  jeu  de  l’état  civil.  En  revanche,  cette 
vénérable  transvaalienne  a  deux  cent  soixante-dix  ne¬ 
veux  bien  authentiques.  Dieu  bénit... 


Dames  seules.  —  Le  Médecin- Pharmacien  raconte 
ce  qui  suit  :  l’excellent  '  Paul  Mounet  (lequel  est 
docteur  en  médecine,  on  le  sait)  prenait  un  jour  le 
train  pour  aller  jouer  la  comédie  dans  les  environs 
de  Paris.  11  faisait  très  chaud,  très  lourd.  L’artiste 
élait  décidé  à  faire  un  bon  somme  jusqu’à  la  gare 
d’arrivée.  11  cherche  un  wagon  désert,  en  trouve  un. 


et  y  pénètre  sans  hésiter,  encore  qu’il  ait  eu  le  temps 
de  lire  au  flanc  du  wagon  la  mention  :  Dames  seules. 

Il  referme  la  portière,  s’installe  dans  un  coin, 
s’allonge  commodément,  et  tôt  s’assoupit. 

Soudain,  la  portière  s’ouvre,  et  une  petite  vieille 
dame  toute  timide  va  pour  gravir  le  marchepied.  Paul 
Mounet,  réveillé  brusquement,  bondit,  furieux,  et  de 
cette  belle  voix  de  lion  qu’on  lui  connaît,  il  rugit  : 

—  Dames  seules,  X..  de  D...  1 

La  pauvre  petite  vieille  dame  court  encore. 

Le  rire  au  Palais.  —  Au  Palais,  un  avocat  demandait 
au  Président  la  remise  d’une  cause,  son  collègue,  une  Dame- 
avocat,  étant  souffrante  momentanément.  —  un  mois, 
dit  le  Président.  —  Ah  !  c’est  que  voilà,  M.  le  juge,  reprit 
alors  le  demandeur,  dans  un  mois,ma  collègue  risqueencore 
d’avoir  des  affaires  qui  la  retiendront  loin  du  Palais.  — 
Maître  Untel,  interrompit  le  Président,  moitié  riant  moi¬ 
tié  bougon,  possible  que  votre  collègue  ait  des  affaires, 
mais  nous,  nous  avons  nos  règles.  Donc,  à  un  mois  ! 

{Revue  moderne  de  médecine  et  de  chirurgie). 

Nos  sages-femmes.  —  Voici  une  annonce  qui  n’est  pas 
banale  parmi  tant  d’autres  du  même  genre  : 

Madame  X... 

Sage-femme  de  ic”  chasse. 

Professeur  d’accouchement. 

A  l’avantage  d’informer  son  aimable  clientèle  qu'en  cas  de 
besoin  elle  peut  redonner  tous  les  symptômes  de  la  virginité,  sans 
opération  et  très  discrètement. 

Sans  commentaires  ! 

Tire-lait  ancien.  —  Dans  l'ouvrage  :  “  Guide  des  .4ccou- 
cheurs  ”,  par  Jacques  Mesn.akd,  chirurgien-juré,  ancien 
prévôt  de  la  comimmauté  des  chirurgiens  de  la  ville  de  Rouen 
et  accoucheur,  Paris  1743,  on  trouve  la  curieuse  figure  que 
nous  repreduisous  ici  et  qui  montre  les  formes  auee.strales  de 
nos  tire-lait  modernes. 


Ejcptuatuxir. 

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pi  féaux  Janj  fueiéa,  et 
feree'e  propt  fj  à  nettre 
•tiir  lit  mammelont' 

c  c 

eicrcfvj  pour  ter 

;  fit 

tér  des  Gÿurej  exétrixcr. 

Le  lait  de  femme  conservé.  —  Il  est  beaucotip  question 
du  lait  de  femme  conservé.  Deux  médecins  de  Vienne 
(Autriche)  constatant  que,  daus  les  crèches,  le  lait  de 
mère  tantôt  était  surabondant  et  tantôt  faisait  défaut, 
que  pourtant  il  était  très  utile  aux  enfants  malades  et 
débiles,  ont  eu  l’idée  de  le  conserver.  Ils  se  sont  servis 
pour  cela  d’un  mélange  d’eau  oxygénée  et  chauffage  à 
50  degrés.  Les  résultats  ont  été  si  satisfaisants,  que, 
désormais,  à  Vienne,  il  est  possible  de  se  procurer  ce 
lait  contrôlé  en  s’adressant  aux  maternités  et  aux  bureaux 
de  nourrices.  {La  mère  et  l'enfant.) 


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—  XXIII  — 


NOUVELLES 


Le  D'  Brault  élu  membre  de  l’Académie  de  médecine. 
—  Le  Dr  A.  Brault  que  l'Académie  de  médecine  vient 
d’accueillir  dans  sa  section  d’anatomie  pathologique 
par  68  voix  sur  74  votants,  est  né  le  mai  1S52  à  Mont- 
fort -l’Amaury  (Seiue-et-Oise). 

Externe  des  hôpitaux  eu  1875,  interne  eu  1S77,  il 
était  reçu  docteur  en  1881  avec  une  thèse  «Contribution 
à  l’étude  des  néphrites  »  où  s’affirmait,  dès  sou  entrée 
dans  la  carrière,  son  goût  pour  les  recherches  anatomo¬ 
pathologiques.  Sa  nomination  au  poste  de  préparateur 
de  Cornil  eu  1883  l’orienta  définitivement  dans  cette 
voie.  Eu  1887,  il  devient  chef  des  travaux,  et  pendant 
plus  de  vingt  ans  consacre  à  l’enseignement  pratique 
de  l’anatomie  pathologique  toute  son  activité.  En  1908 
Cornil  meurt,  et  A.  Brault  se  voit  retirer,  avec  ses 
modestes  fonctions,  la  joui.ssance  du  laboratoire  dans 
lequel  il  a  dépensé,  dans  l’intérêt  de  l’enseignement,  ses 
plus  belles  années.  Monstrueuse  ingratitude  dont  l’Uni¬ 
versité  est  trop  coutumière,  qui  n’a  pas  peu  contribué 
à  créer  à  Brault  des  sympathies  à  l’Académie,  et  qui 
donne  un  peu  à  son  élection  d’hier  le  caractère  d’une 
réparation. 

Entre  temps  {1885),  Brault  avait  été  nommé  méde¬ 
cin  des  hôpitaux,  dans  la  même  promotion  que  Ballet 
et  Talamon.  Après  un  assez  long  séjour  à  Tenon,  il  s’est 
fixé  à  Lariboisière  où  il  continue,  en  dehors  de  la  Faculté, 
les  études  d’anatomie  pathologique  auxquelles  il  doit 
sa  notoriété  scientifique.  Nous  ne  pouvons  dans  cette 
rapide  notice  résumer  l’œuvre  de  Brault.  Nous  nous  con¬ 
tentons  d’en  signaler  les  parties  les  plus  saillantes.  C’est 
d’abord  une  belle  série  d’études  sur  le  relu  et  les  né¬ 
phrites,  commencée  par  sa  thèse,  continuée  par  une  suite 
de  recherches  en  collaboration  avec  V.  Cornil,  recher¬ 
ches  résumées  en  un  volume  :  Étude  sur  la  pathologie  du 
r<u'îj,  (1884).  Plus  récemment  Brault  a  condensé  ses  idées 
sur  la  pathologie  rénale,  dans  un  rapport  au  congrès  de 
Moscou  sur  la  Classification  des  néphrites,  et  surtout  dans 
le  très  bel  article  Maladies  du  rein  et  des  capsules  surré¬ 
nales  du  Traité  de  médecine  Charcot,  Bouchard. 

A  citer  ensuite  une  étude  sur  l’inflammation  (l888), 
deux  volumes  de  la  collection  Léauté.  Les  artérites,  leur 
rôle  en  pathologie  {i8g6),  Artérites  cf  sc/éroses (1897),  d’im¬ 
portants  travaux  sur  les  tumeurs  dont  ou  trouvera 
l’exposé  dans  l’excellent  article  Tumeurs  du  Manuel 
d’histologie  de  Cornil  et  Raiivier  (1901),  et  enfin  toute 
une  série  de  recherches  sur  la  glycogenèse,  réparties  dans 
un  grand  nombre  de  mémoires,  et  dont  l’auteur  a 
tiré  des  conclusions  fort  intéressantes  au  multiple  point 
de  vue  de  la  physiologie,  de  la  pathologie  générale,  de 
la  clinique,  et  même  de  la  médecine  légale. 

Tous  ces  travaux,  aujourd’hui  classiques,  justifient 
amplement  la  distinction  dont  M.  A.  Brault  vient  d’être 
l’objet,  et  à  laquelle  applaudira  le  corps  médical  tout 


dans  son  existence  même.  La  Faculté  des  sciences  est  la 
plus  éprouvée.  Pour  la  P'aculté  de  médecine,  -sans  compter 
le  professeur  Minakow  (méd.  légale),  mis  en  disponiln- 
lité,  il  faut  noter  les  démissions  suivantes  : 

FocH't  (prof.  hou.  pathol.  gén.),  ScuERVINSKy  (prof, 
lion,  clinique  interne),  Roth  (prof.  lion.  clin,  nerveuse), 
Sekbsav  (prof.  ord.  cl.  mentale).  Rein  (prof.  ord.  méd. 
opératoire),  Ai-ESINSKY  (prof,  extraord.  path.  externe). 

Agrégés  ■.  SCHATERNIKOW  UuixE  (physiol.),  Marzi- 
NOWSKY,  FarassEviTCh  (patli.  géll.),  Wla-SSoi-'F  (aiiat. 
path.),  Peetnew,  Kaban’ow  (clin,  tliérap.),  KissEr, 
(mal.  d’enfants),  Tchkrnikovsky  (gynéc.),  Osciiman, 
Gag.man  (chirurgie),  Ros.solinEo  (mal.  nerveuses),  Gox- 
NouscHKiNE  (mal.  ment.),  Stei’ANOkf,  Sverjevsky  (mal. 
du  nez  et  des  oreilles),  SIoeTCHANOef  (mal.  nerveuses). 

Le  pr  Maurel  (de  Toulouse),  a  été  élu  membre  corres¬ 
pondant  de  l’Académie  de  médecine.  —  Le  Dr  E.  Maurel, 
que  l’Académie  de  médecine  vient  d’inscrire  au  nombre 
de  ses  correspondants  nationaux,  a  commencé  sa  carrière 
dans  la  médecine  navale. 


Mis  à  la  retraite  avec  le  grade  de  médecin  ]iriucipal, 
il  fut  attaché  à  la  Faculté  de  médecine  de  Toulouse,  où 
il  occupe  actuellenieiit  la  chaire  de  médecine  expérimen¬ 
tale.  En  souvenir  de  sa  première  carrière,  et  pour  le  dis¬ 
tinguer  de  sou  homonyme,  le  professeur  Morel,  les  étu¬ 
diants,  auprès  de  qui  il  est  très  populaire,  le  désignent 
encore  familièrement  sous  le  nom  de  «  l’amiral  »,  et  cette 
appellation  qui  évoque  auprès  de  l’homme  de  laboratoire 
d'aujourd’hui,  le  souvenir  d’une  jeunesse  consacrée  aux 
longs  voyages  à  travers  le  monde,  n’est  pas  pour  déplaire 
au  nouvel  académicien. 

Maurel  possède  plus  que 
personne  l'amour  de  la  re¬ 
cherche  scientifique.  A  la 
Guyane,  où  la  chaleur  tropi¬ 
cale  dompte  toutes  les  acti¬ 
vités,  il  écrit  son  premier 
ouvrage.  Traité  des  maladies 
paludéennes  à  la  Guyane, 
puis  ce  fut  l'Hénudimétrie 
normale  et  pathologique  des 
pays  chauds.  Depuis  qu’il 
s’est  adonné  à  l’enseigne¬ 
ment,  ses  ouvrages  et  ses 
communications  se  succè¬ 
dent  en  si  grand  nombre 
qu’il  faut  renoncer  à  les  citer  tous.  Mentionnons  ses 
liecherches  expérimentales  sur  les  leucocytes,  un  Traité  des 
maladies  de  la  bouche.  Mais  ce  qui  a  rendu  le  nom  de  Maurel 
populaire,  ce  sont  ses  études  sur  l’alimentation.  Com¬ 
mencées  en  1897,  par  une  étude  sur  le  Traitement  du 


diabète  par  le  dosage  de  V alimentation,  continuées  par  une 


importante  étude  sur  l'Influence  des  climats  et  des  saisons 


sur  les  dépenses  de  l'organisme,  elles  ont  été  condensées 


Démissions  en  masse  des  professeurs  des  Universités 
Russes.  —  Les  dernières  circulaires  du  ministre  de  l’Ins¬ 
truction  publique  et  du  Conseil  des  ministres  ayant  pour 
but  d’anéantir  les  dernières  traces  de  l’autonomie  mii- 
versitaire,  ont  provoqué  des  troubles  et  la  cessation 
d'études  dans  la  plupart  des  Universités  et  des  écoles 
supérieures,  russes.  Les  mesures  draconuiennes  prises 
par  le  gouvernement  (pendant  un  mois  plus  de  i  000  étu¬ 
diants  exclus  avec  interdiction  de  séjour  dans  les  villes 
universitaires,  plusieurs  centaines  d’arrestations,  etc.), 
n’ont  fait  qu’aggraver  la  situation,  et  maintenant  la 
vacance  des  cours  est  presque  complète  dans  les  univer¬ 
sités  de  Pétersbourg  et  de  Moscou  ;  la  crise  s’étend  en 
province.  A  Moscou,  le  recteur,  le  vice-recteur  ont  été 
mis  en  disponibilité  par  or  dre  ministériel. 

La  position  absolument  intenable  et  honteuse  dans 
laquelle  se  trouve  l’Université  a  provoqué  la  démission 
d’un  grand  nombre  de  profe.sseurs  et  d’agrégés.  De 
nouvelles  démissions  arrivent  chaque  jour  ;  la  plus 
vieille  et  la  plus  grande  université  de  Russie,  celle  de 
Moscou,  qui  compte  plus  de  10000  étudiants,  est  menacée 


de  1906  à  1909  en  un  beau  Traité  de  l'alimentation  et  de 
la  nutrition  en  trois  volumes.  Entre  temps,  comme 
rapporteur  au  Congrès  de  médecine,  il  écrivait  un  inté¬ 
ressant  rapport  sur  l'Obésité.  Dans  ces  différents  travaux, 
Maurel  a  été  un  des  premiers  à  s’élever  contre  les  méfaits 
de  la  suralimentation,  et  à  proclamer  que  la  ration  con¬ 
sidérée  il  y  a  quelques  années  comme  ration  d’entretien, 
est  en  réalité  fort  exagérée.  Très  combattu  au  début  de 
ses  recherches,  il  a  la  satisfaction  d’avoir  vu  triompher 
ses  idées,  et  au  Congrès  de  physiothérapie  de  1910,  les 
membres  de  la  Section  de  diététique  rendirent  un  boni* 
mage  unanime  à  ses  laborieux,  persévérants  et  heureux 

Maurel  est  en  même  temps  qu’un  homme  de  science, 
un  professeur  éloquent,  et  jouit  dans  le  monde  scienti¬ 
fique  d’une  univer.selle  sympathie. 

Pharmaclers  des  hôpitaux  de  Paris.  —  Par  arrêté  en 
date  du  21  mars  1911-:  M.  Leroux  (Henri-Louis-Pierre), 
ancien  interne  des  hôpitaux,  est  nommé  pharmacien  de 
l’hôpital  Bretonneau.  M.  Couroux  (Paul),  ancien  interne 
des  hôpitaux,  est  nommé  pharmacien  de  l’hôpital  Hérold. 


—  601 


-  XXIV  — 


LIVRES  REÇUS  AU  BUREAU  DE  PARIS  MÉDICAL 


Contribution  à  l’étude  de  cer¬ 
taines  facultés  cérébrales 
méconnues,  par  le  D''  W.  C.  de 
Sermyn-,  Paris,  1911,  i  vol.  gr. 
in-8  de  610  pages,  broché,  7  fr.  50. 


Ozène  et  gymnastique  respira¬ 
toire,  par  II.  le  D"-  Marcei, 


Surdité  et  nutrition.  Rééduca¬ 
tion  méthodique  de  l’oreille  par 
des  exercices  acoutisques  au 
moyen  de  diapasons,  par  M,  le 
D‘-  Marcei,  Natier.  1910,  in-8, 
1 2  pages,  Paris. 


Bibliographie  des  sciences  mé¬ 
dicales,  classant  par  ordre  de 
matières  tous  les  ouvrage.s  impor¬ 
tants  sur  un  sujet  donné,  i  vo¬ 
lume  iu-8  de  192  pages,  publié  au 
prix  de  i  fr.,  sera  envoyé  gratis  aux 
lecteurs  qui  en  feront  la  demande 
contre  25  centimes,  montantde  s 
frais  de  port,  en  timbres-poste 
français  ou  étrangers.  {J. -b.  Bail¬ 
lière  et  fils,  édit,  à  Paris.) 


L’INTERMEDIAIRE  MEDICAL 


DESINFECTION  INTESTINALE  par  le 

LACTOCHOL 


^MALADIES  NERVEUSESi 

♦  ÉPILEPSIE  —  HYSTÉBIE  ÉCLAMPSIE  ♦ 

♦  CONVULSIONS  des  ENFANTS  —  CHORÉE  ♦ 

♦  VERTIGES  —  INSOMNIE  —  MIGRAINE  ♦ 


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LA  VIE  MÉDICALE 


Convention  entre  la  Belgique  et 
rAIIemagne  à  propos  de  la  rage 
canine.  —  I<e  gouvernement  belge 
et  le  gouvernement  allemand  se  sont 
mis  d’accord  pour  conclure  une 
entente  relativement  à  la  notifi¬ 
cation  des  cas  de  rage  canine  cons¬ 
tatés  dans  les  communes  limi¬ 
trophes  des  deux  pays.  L’entente 
s’est  établie  sur  les  bases  suivantes  : 

Chaque  fois  qu’un  cas  ou  un  cas 
suspect  de  rage  canine  aura  été 
constaté  dans  une  commune  belge 
limitrophe  ou  située  à  une  distance 
de  moins  de  lo  kilomètres  du 
royaume  de  Prusse,  le  bourgmestre 
de  cette  commune  en  donnera  im¬ 
médiatement  avis  aux  bourgmestres 
de  chaque  commune  et  réciproque¬ 
ment  pour  les  cas  signalés  sur  le  ter¬ 
ritoire  de  la  Prusse. 

Imprévoyance  d’une  infirmière.  — 
A  Lorient  une  infirmière  ayant 
oublié  sur  une  table,  dans  mie  salle 
de  l’hôpital  Bodelio,  un  flacon  de 
morphine,  un  malade,  âgé  de  qua¬ 
rante  ans,  camionneur,  marié  et  père 
de  famille,  s’est  emparé  de  la  fiole, 
et  croyant  boire  du  kirsch,  eu  a 
entièrement  absorbé  le  contenu.  Il 
est  mort  peu  après. 

Assistance  médicale-  —  M.  Pru- 
vost  est  nommé  médecin  honoraire 
'  de  l’assistance  médicale  de  Paris. 

Concours  de  d’assistance  médi- 

CADË  —  LECTURE  DES  COPIES.  — 
Séance  du  21  Mars.  —  MM.  Cabesse, 
13  +  17  =  30;  Rouyé  (H.),  12  + 
13  25  ;  Gessen,  10  -)-  ii  =  21  ; 

Lamier,  14  -f  19  =  33- 

Séance  du  25  mars.  —  MM.  Mon- 
tignac,  9  -l-  12  =  21  ;  Lehmann,  ii 
-f  1 1  -  22  ;  Rouyer  (Henri),  12  -j-  14 
=  26;  Morin,  12  -f  15  =  27. 

Séance  du  28  mars.  —  MM.  Dupuy , 
10  -b  13  =  23  ;  Coriat,  14  -b  19  = 
33;  Biétrix,  12  -p  16  =  28.^ 

La  première  séance  d’épreuves 
cliniques  aura  lieu  le  samedi  i'”'  avril, 
à  trois  heures  et  demie,  à  l’Hôtel- 
Dieu. 

Faculté  de  médecine.  —  MonT- 
pEDDIER.  —  M.  Pleig,  docteur  en 
médecine,  préparateur  de  physio¬ 
logie,  est  nommé,  du  i®'  mars  au 
31  octobre  1911,  chef  des  travaux 
pratiques  de  physiologie,  eu  rem¬ 
placement  de  M.  Poujol,  appelé  à 
d’autres  fonctions. 

M.  Fleig,  chef  des  travaux  pra¬ 
tiques  de  physiologie,  est  chargé,  en 
outre,  du  i®'  mars  au  31  octobre 
1911,  des  fonctions  d’agrégé  (sec¬ 
tion  de  physiologie). 

■ —  Un  concours  sera  ouvert  le 
lundi  24  Avril  191 1,  pour  la  place  de 
prosecteur  vacante  à  la  Faculté  de 
médecine  de  Montpellier. 

La  durée  des  fonctions  de  prosec¬ 
teur  est  de  trois  années  ;  Ae  titu¬ 
laire  entrera  en  fonctions  le  i®'  No¬ 
vembre  19H. 

Le  registre  d’inscription  sera  clos 
le  vendredi,  21  Avril  1911,  à  quatre 
heures  du  soir. 


—  Toulouse.  —  Un  congé,  du 
i«®  mars  au  31  mai  191 1,  est  accordé, 
sur  sa  demande  et  pour  raisons  de 
santé,  à  M.  Frébault,  professeur  de 
chimie  et  toxicologie. 

Congrès  des  praticiens.  —  Le 
Comité  de  vigilance  du  Congrès  de.s 
praticiens  a  décidé  d’adresser  aux 
syndicats  médicaux  le  questionnaire 
suivant  : 

Nombre  des  médecins  dans  votre 
circonscription  médicale.  —  Augmen¬ 
tation  depuis  vingt  ans.  —  Bimi- 
nution  depuis  vingt  ans. 

Population.  —  Augmentation  de¬ 
puis  vingt  ans.  —  Diminution  de 
depuis  vingt  ans. 

Y  a-t-il  pléthore  médicale  dans 
votre  circonscription  syndicale  ? 
Etes-vous  pour  la  limitation  ? 
Comment  la  réaliser?  —  Concours 
à  l’entrée.  —  Examens  au  début.  — 
Examens  pendant  les  études.  — 
Examens  avant  les  études.  Quels 
baccalauréats  ? 

Observations  personnelles. 

Hôpitaux  de  Paris.  —  Concours 

DE  CHIRURGIEN  DES  HOPITAUX.  — - 
Le  jury  est  définitivement  composé 
de  MM.  Routier,  J  alaguier,  Reynier, 
Sébileau,  Hartmann,  Launay  et  Rist. 

Sujet  de  la  composition  écrite  ; 
Anatomie  du  voile  du  palais  (sans 
histologie).  —  Pseudarthrose. 

Concours  de  médecin  des  hôpi¬ 
taux.  ■ —  Liste  des  candidats  admis 
à  subir  l’épreuve  clinique  :  MM.  Le- 
niière  et  Gougerot,  26  1/2  ;  Weill 
24  1/2  ;  Harvier,  Ribadeau-Dumas 
et  Ramond,  24  ;  Aubertin  et  Mal- 
loizel,  23  1/2  ;  Courcoux,  Faure- 
Beaulieu,  Chiray  et  Moutier,  23  ; 
Nattau-Larrier,  Géraudel,  Boidin, 
Paisseau  et  Fiessinger,  22  1/2  ; 

Babonneix,  Darré,  Trémolières  et 
Loederich,  22  ;  Armand  Delille,  Au- 
distère  et  Halbron,  21  1/2  ;  Dreyfus- 
Rose,  Louste,  Agasse-  Lafont,  Beau¬ 
doin  et  Sézary,  21  ;  Froin,  Gaultier, 
Voisin,  Rivet  et  Esmem,  20  1/2  ; 
Salomon,  Lemaire  (Henry),  Bloch 
et  Nathan,  20. 

Oto-rhino-laryngologiste  des 
HOPITAUX.  —  Le  concours  s’est  tër- 
miné  par  la  nomination  de  M.  le 
D®  Grivot. 

Monument  Rabelais  à  Montpellier. 
Un  Comité  a  été  formé  à  Montpellier 
afin  d’élever  un  monument  à  Rabe¬ 
lais,  médecin  et  professeur.  L’exé¬ 
cution  en  a  été  confiée  au  sculpteur 
J  acques  Villeneuve.  Les  souscriptions 
sont  reçues  par  le  trésorier  général, 
M.  TaiciiEIRE,  pharmacien  à  Mont¬ 
pellier,  20,  rue  Nationale. 

Médecin  sénateur.  —  M.  le  Pro¬ 
fesseur  Debierre  (de  Lille)  a  été  élu 
sénateur  du  département  du  Nord. 

Fête  de  bienfaisance  de  la_  Jeu¬ 
nesse  médicale.  —  Hier  a  eu  lieu  la 
fête  de  bienfaisance  de  la  Jeunesse 
médicale  où  on  a  joué  une  revue 
fort  applaudie  de  MM.  Bordier  et 
Chapelain  :  «  Si  j’en  veux  du  sé¬ 


rum...  11.  Nous  en  donnerons  le 
compte  rendu  la  semaine  prochaine. 

Hommage  au  professeur  Qrasset. 
—  M.  le  Professeur  Grasset  vient 
d’accomplir  la  trentième  année  de 
son  enseignement  magi.stral. 

Ses  collègues,  ses  élèves  et  ses  amis 
ont  pensé  qu’il  convenait  de  lui 
donner  un  éclatant  témoignage  de 
leur  estime  affectueuse  et  de  leur 
profonde  gratitude. 

L’admiration  sans  limites  que 
suscitent  l’œuvre  scientifique  et  la 
carrière  professionnelle  du  maître 
paraît  être  un  sûr  garant  de  l’accueil 
favorable  que  rencontrera  ce  projet. 

Un  Comité  d’organisation  et  un 
Comité  d’honneur  se  sont  constitués, 
et  une  souscription  est  ouverte,  en 
vue  d’offrir  à  M.  le  professeur  Grasset 
son  buste  et  une  médaille  commémo¬ 
rative  à  son  effigie.  L’exécution  en  a 
été  confiée  à  M.  Injalbert,  l’éminent 
sculpteur,  membre  de  l’Institut. 

Toutes  les  souscriptions  devront 
être  adressées,  le  plus  tôt  possible, 
à  M.  le  docteur  L.  Rimbaud,  18,  rue 
Nationale,  Montpellier.  A  celles  qui 
atteindront  ou  dépasseront  la  som¬ 
me  de  25  francs  sera  réservé  un 
exemplaire  de  la  médaille. 

Syndicat  médical  de  Paris.  — 
I,’assemblée  générale  a  eu  lieu  der¬ 
nièrement.  On  y  a,  discuté  la  ques¬ 
tion  très  intéressante  des  Cliniques 
des  accidents  du  Tra-  vail.  Les 
vœux  suivants  ont  été  votés  : 

«  Le  racolage  des  accidentés  du  tra¬ 
vail  et,  à  plus  forte  raison,  le  détoume- 
inent  de  clientèle,  sont  des  procédés 
blâmables. 

Ils  sont  incompatibles  avec  la  dignité 
médicale  et  constituent  uu  acte  .anti. 
confraternel.  Les  médecins  qui  le 
pratiqueraient  se  mettraient  eux-mêmes 
hors  des  relations  professionnelles. 

Est  considéré  comme  racolage  et 
détournement  de  clientèle,  le  fait  d’at¬ 
tirer  les  accidentés  ou  les  clients  par 
l’appât  d’une  rémunération  directe  ou 
par  intermédiaire,  ou  par  toute  autre 
promesse. 

Nécrologie.  —  M.  le  D®  Louis- 
J  oseph  J  anvier,  membre  de  la  Socié¬ 
té  d’anthropologie,  conseiller  de 
la  légation  d’Haïti,  à  Paris.  — 
M.  Roty,  membre  de  l’Institut,  com¬ 
mandeur  de  la  Légion  d’honneur.  — 
D®  Armand  (de  Denicé).  —  D®  Ed¬ 
mond  Batigne  (de  Montpellier).  — 
D®  Gronssin  (de  Bellevue) .  —  Madame 
Dumont,  femme  du  D®  Dumont, 
secrétaire  général  du  Journal  de  Chi- 
tmgie  ;  nous  adressons  au  D®  Dumont 
l’assurance  de  nos  bien  douloureuses 
sympathies. 

Mariages.  —  D®  Joseph  Augé, 
médecin-major  de  2"  classe  des 
troupes  coloniales,  fils  de  l’ancien 
directeur  des  hospices  de  Narbonne, 
et  M“®  Lucienne-J  canne  Faret,  fille 
du  chef  de  bureau  de  l’assistance 
médicale  de  l’Aude.  —  D®  Abel 
Bichon  et  Mlle  Madeleine  Delarue 
(d’Angers). 


—  503  — 


—  XXVI 


Un  Nouveau  procédé  très  simple  et  très  précis 

POUR 

V Analyse  des  Urines 


coiHouse  ^la 

(lualilativeel 
(jiianlitativo 
(les  âlL'ments 

do  Turine  (sucra  ot  albumine),  tel  est  le  but  dos  Trousses 
Dosurines,  dont  on  signale,  d’autre  part,  rinldrossanto. 
cn'aliou. 


lerninnt  les  tubes  et  ampoules  ii  niaelifs  nécessaires  pour 
eluKjue  opération  d’analyse.  ICIIes  permettent,  en  dou.’: 
minutes,  avec  quelques  gouttes  d'urine,  d’être  très  exacte¬ 
ment  lixé. 

Les  nombreux  médecins  qui  en  ont  essayé  l'emploi  ont 
été  unanimes  à  faire  l’éloge  de  leur  commodité  et  de  laurs 
rigoureux  résultats.  Tout  d’abord,  au  cours  (l’une  visite  ou 
d’une  consultation,  elles  donnent  au  praticien  la  facilité 
d'étre  immédiatement  renseigné  sur  la  composition  de 
J’urine  et  de  pouvoir  instituer,  sans  plus  attendre,  la  thé¬ 
rapeutique  qui  convient.  Kn  outre,  elles  lui  rendent 
aisément  généralisables  les  analyses  urologiques,  demeu¬ 
rées  jusqu’ici  le  monopole  des  pliarmaciens. 

D’autre  part,  en  raison  de  leur  utilisation  extrêmement 


simple,  l’achat  de  cos  trousses  .sera  coi 

profit  aux  malades  eux-mêmes,  qui  pourront  de  la - 

rendre  compte,  aussi  souvent  (pi’il  conviendra,  des  varia¬ 
tions  do  composition  do  leurs  urines.  11  leur  sera  dés  lors 
loisible  de  surveiller  de  très  prés  leur  alimentation, 
de  contrôler  l’inlluence  de  tel  ou  tel  mets  sur  le  taux  de 
leur  sucre  ou  de  leur  albumine,  enfin  de  faire  appei  aux 
soins  médicaux  dès  que  ce  taux  aura  subi  une  élévation. 

Cos  Trousses  urologiques  apparaissent  donc,  à  tous 
égards,  comme  de  très  précieux  collaborateurs  pour  le 
médecin.  Kn  dehors  do  l’exactitude  absolue  de  leurs  résul¬ 
tats,  elles  présentent  encore  l’avantage  d’une  grande  modi¬ 
cité  de  prix  :  chaque  analyse  revient  à  environ  0  fr.  2.ï. 

Gos  trousses  existent  sous  trois  modèles  ditréronts  : 

1*  TROUSSE  INDEX  “  La  Dosurine",  destinée  il 
rechercher  si  Turino  renferme  ou  non  du  ralbumino  ou  du 

2"  TROUSSE  A  “  La  Dosurine  ”,  destinée  à  doser 
Talbumino  contenue  dans  l’urine  ; 

3»  TROUSSE  D  “  La  Dosuriaet  ”  de.stini.e  i.  doser 
la  quantité  do  sucre  (glucose). 

Le  prix  du  chaque  trousse  est  do  H  francs  (Iranco  S  fr.  30). 

—  Ampoule.s  do  renouvellement  :  la  boîte  de  10,  2  fr.  îiO 
(franco  2  fr.  7.0)  :  la  botte  de  20,  i  fr.  73  (franco  :  S  francs). 

—  Uemiso  de  13  p.  100  à  .\1.VL  les  médecins. 

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COURS  —  CONGRÈS 


Clinique  médicale  de  l’Hôtel-Dleu. 
—  Professeur  Gilbert.  —  Samedi 
!<•'  avril.  Lc(on  clinique  sur  l'ictère 
chronique  simple  spléncnnégalique. 

Samedi  8  avril  à  lo  li.  1/2.  Les 
rayons  X  dans  l'appareil  digestif. 
Radiographies,  projections  pxes  et 
cinématographiques,  par  le  1)'’  Koi,- 
BÉ.  —  Ces  Mercredis  à  10  h.  1/2. 
Présentation  de  malades.  Rédaction 
d'ordonnances. 

Congrès  d’hygiène  coloniale.  — 
A  l'occasion  de  l’Iîxposition  d'hy¬ 
giène  de  Tunis,  il  sera  tenu,  en  cette 
ville,  du  18  au  21  avril,  sous  la  pré¬ 
sidence  du  Dr  Cou.seil,  directeur  du 
Ilureau  d'Hygiène  de  Tunis,  un 
Congrès  d'Hygiène  Coloniale. 


_I<es  Docteurs  eu  médecine  qui 
désirent  faire  des  communications, 
des  conférences,  doivent  adresser 
une  demande  d'inscription  au 
Dr  Froussard,  Président  du  Comité 
Parisien,  55,  rue  Cardinet,  Paris. 

P'c  aorlf,  à  I O  heures  4 s.  —  Hopitai, 
Saint-Antoine  (20,  rué  de  Citeaux). 
—  Dr  Aebert  Mathieu.  Les  indiges- 

2  aoril,  à  10  heures.  —  Ceinique 
BAUDIÎEOCQUE.  —  Dr  Couveeaire, 
professeur  agrégé  à  la  Faculté. 

3  aoril,  à  10  heures.  —  Clinique 
Saintë-.A-nne.  —  Dr  Laignei,-I<a- 
VASTiNE,  professeur  agrégé  à  la 
F'aculté  de  Paris  :  Les  réactions  anti¬ 
sociales  des  dysgénésiques  et  pervers 
instinctifs. 


B  aoril,  à  ?  heures.  —  HoI’ITAE 
IlES  ACCIHENTS  DU  TRAVAIL.  — 
Dr  Dagron.  —  Massothérapie  dans 
les  fractures  de  l'extrémité  supé¬ 
rieure  de  l'humérus. 

6  aoril,  à  10  heures.  —  Clini¬ 
que  Sainte-Anne.  —  Dr  Laignel- 
Lavastine  :  Les  vols  des  psvcho- 
pathes. 

6  aoril,  à  10  heures.  —  Hôpital 
liEAUjoN  (Service  du  pr  Robin). 
Dr  Foveau  de  Courmëlles  :  Leçon 
sur  les  courants  de  haute  fréquence 
en  thérapeutique,  sous  leurs  formes 
variées  :  d'Arsonvalisation,  effluves, 
étincelles,  fulgurations,  diathermie, 
électrocoagulation. . . 


ACTES  DE  LA  FACULTÉ 

EXAMENS  DE  DOCTORAT 

Lundi  3  Avril  igi  i.  —  3r  (Deuxième  partie)  {ir»  série). 
Laboratoire  des  travaux  pratiques  d'anatomie  patholo¬ 
gique  :  MM.  Illauchard,  Loeper,  Tiffeneau.—  3»  (Deuxième 
partie)  (2“  série)  :  MM.  Dejerine,  Desgrez,  André  Jousset. 
—  3r,  Oral  (Deuxième  partie)  (pr  série)  :  MM.  Gaucher, 
Letulle,  Sicard.  —  jji-'  Oral  (Première  partie)  (2''  série)  : 
MM.  Roger,  Guillalu,  Léon  Bernard  ;  —  M.  Ziniinern,  sup¬ 
pléant.  . —  56,  Chirurgie  (Première  partie)  (pe  série), 
Hôtel-Dieu  :  MM.  Reclus,  Lejars,  Proust.  —  5“,  Chirur¬ 
gie  (Première  partie)  (2»  série),  Hôtel-Dieu  :  MM.  Se- 
gond,  Legueu,  Pierre  Duval.  —  S"  (Deuxième  par¬ 
tie),  Hôtel-Dieu  :  MM.  Jlarfan,  Marcel  Labbé,  Laigiiel- 
Lavastine.  —  M.  Jean  Camus,  suppléant. 

AI ardi  4  A  vrit  1 9 1 1 .  —  Médecine  opératoire.  Ecole  pra¬ 
tique  :  MM.  Quénu,  Auvray,  Chevassu.  —  3»  (Deuxième 

Sartie)  (P"  sériel.  Laboratoire  des  travaux  pratiques 
'anatomie  pathologiciue  :  MM.  Achard,  Desgrez,  Roussy. 
. —  3''  (Deuxième  partie)  (2’' série),  MM.  Letulle,  Maillard, 
Castaigue.  —  4''  :  MM.  Chanteuiesse,  Gilb.  Ballet,  Ri¬ 
chaud.  M.  André  Broca,  suppléant.  — ■  5e,  Chirurgie  (Pre¬ 
mière  partie)  (P»  série),  Laennec  :  MM.  Pozzi,  Lenormant, 
Terrien.  —  5'',  Chirnrgie  (Première  partie)  (z*-’  .série), 
I/aennec  :  JIM.  de  Lapersonne,  Okinezyc,  Anselme 
vSchivartz  ;  —  JL  Nobécourt,  suppléant.  —  5'  (Deuxième 
partie)  (P“  série),  Hôtel-Dieu  :  JIJI.  Gilbert,' Carnot,  Bal- 
thazard.  —  5“  (Deuxième  partie)  (2'  série),  Hôtel-Dieu  : 
JIJI.  Chauffard,  Claude,  Ratherj'.  —  5',  Chirurgie  (Pre¬ 
mière  partie).  Clinique  Tamier  :  JIJ’I.  Bar,  Brindeau, 
Jeanniu.  —  JI  Grégoire,  suppléant. 

Mercredi  .3  Avril  1911.  —  Jlédeciiie  opératoire.  Ecole 
pratique  :  JIJI.  Hartmann,  Aug.  Broca,  Rouvière.  — 
3"  (Deuxième  partie)  (P‘'  série),  Laboratoire  des  travaux 
pratiques  d'anatomie  pathologique  :  JIJI.  Gautier, 
Jlacaigue,  André  Jousset.  —  3"  (Deuxième  partie) 
(2''  série),  JIJI.  Blanchard,  Desgrez,  Loeper.  —  2''  ;  JIJI. 
Gariel,  Branca,  Jean  Camus.  —  JL  Zimniem,  suppléant. 
—  S’’,  Chirurgie  (Première  partie)  (P''  série),  I<aennec  : 
JIJI.  Reclus,  Legueu,  Proust.  • —  5'',  Chirurgie  (Pre¬ 
mière  partie)  (2’‘  série),  Laennec  :  ’JIJI.  Delbet,  Jlau- 
claire,  Pierre  Duval.  —  (Deuxième  partie)  (pr  série), 
Laennec  :  JIJI.  Roger,  Sicard,  Gougerot.  —  5”  (Deuxiè¬ 
me  partie)  (2‘‘  série),  Laennec  :  JIJI.  jvidal,  Guillain, 
Léon  Bernard;  — JI.  Laignel-I,avastine,  suppléant. 

Jeudi  Cl  A  vril  1 9 1 1 .  —  Jlédecine  opératoire.  Ecole  pra¬ 
tique  :  JIJI.  Auvraj’,  Jlorestin,  Anselme  Schwartz.  — 
3‘>  (Deuxième  partie)  (P"'  série).  Laboratoire  des  travaux 
pratiques  d'anatomie  pathologique  :  JIJI.  Clia.sscvaut, 
Balthazard,  Roussy.  —  3*'  (Deuxième  partie)  (2’'  série), 
-JIJI,  Richaud,  Castaigne,  Gougerot.  —  4’'  :  JIJI.  Pou- 
chet,  Chanteuiesse,  Claude.  —  JI.  Jlaillard,  suppléant. 

Vendredi  7  /I  m  1/ 1 9 1 1 .—  3’’  (  Deuxième  partie)  (  1  série)  ; 
Laboratoire  des  travaux  pratiques  d’anatomie  patho¬ 
logique  :  MJI.  Blanchard,  I<oeper,  Tiffeneau.  — •  3’' 
2' partie)  (2e  série)  :  JIJI.  Jlarfan,  Desgrez,  André  Jousse't. 
—  a»  :  JIJI.  Gariel,  Branca,  Jean  Camus.  — •  3<',  Orcl 
(Première  partie)  ;  JIJVI.  Kirmissoii,  Guéniot,  Rouvière. 
—  3»  (Deuxième  partie)  (P«  série)  JIJI.  Dejerine, 
Jlarcel  Labbé,  Jlacaigue.  — ‘  3®  Oral  (Deuxième  partie) 
(3"  série)  ;  JIM.  Roger,  Sicard,  Laignel-Lavastine.  —  3>‘, 
Oral  (Deuxième  partie)  (3"  série)  :  JIJI.  Widal,  Guil¬ 
lain,  Léon  Bcniard.  —  JI.  Ziminem,  suppléant.  —  5',  Chi¬ 
rurgie  (Première  jmrtic)  (P®  série),  Necker  ;  JI&L  Se- 
gond,  Aug.  Broca,  Ombrédanne.  —  5®,  Chirurgie  (Pre¬ 
mière  partie)  (2®  série),  Necker  JIJI'.  Delbet,  Le^teu, 


DE  MÉDECINE  DE  PARIS 

Proust.  — ^JI.  Jlulon,  suppléant.  —  5®  Obstétrique  (Pre¬ 
mière  partie)  ;  Clinque  Baudeloeque  :  JUI.  Pinard, 
Couvelaire,  Lequeux.  JI.  Richaud,  suppléant. 

Samedis  Avril  19H.  —  3®  (Deuxième  partie)  (P®  .série). 
Laboratoire  des  travaux  pratiques  d’anatomie  patholo¬ 
gique  :  JIJI.  Letulle,  Richaud,  Rathery.  —  3®  (Deuxième 
partie)  (2®  série),  JIJI.  Desgrez,  Balthazard,  Roussy. 

—  4®  :  JIJI.  Chanteinesse,  Gilbert,  Dtipré.  —  JI.  André 
Broca,  suppléant.  —  5®  (Deuxième  partie)  (P®  série), 
Beaujoii  :  JIJI.  Alb.  Robiii,  Achard,  Castaigne.  — ■  5® 
(Deuxième  partie)  (2®  série),  Beaujon  :  JIJI.  Gilb.  Bal¬ 
let,  Carnot,  Claude.  —  5®  (Deuxième  partie)  (3®  série), 
Beaujon:  JIJI.  Widal,  Nobécourt,  Gougerot. — '5®,  Obs¬ 
tétrique  (Première  partie)  Beaujon  :  JIJI.  Rib'emoiit- 
Dessaignes,  Brindeau,  Jeannin.  — JI.  Terrien,  suppléant. 

THÈSES  DE  DOCTORAT 

Mereredi  5  Avril,  à  i  heure.  —  JI.  .\bramovskv  :  Des 
diverses  formes  du  placenta  dans  les  gros.sesses  gémel¬ 
laires  et  en  particulier  dans  les  grossesses  biovulaires. 
(Etude  statistique  et  clinique)  ;  JlJI.  Pinard,  Segond, 
Ombrédanne,  Couvelaire.  —  M.  Allart  :  Etudes  cliniques 
sur  les  fractures  du  bassin  ;  JIJI.  Segond,  Pinard,  Ombré¬ 
danne,  Couvelaire.  —  JI.  Blanco  :  Etude  d’anatomie 
médico-chirurgicale  de  l’attique  ;  JIJI.  Segond,  Pinard, 
Ombrédanne,  Couvelaire.  —  JI.  SiMERAY  :  De  la  forme 
fruste  de  la  coxalgie  ;  JIJI.  Segond,  Pinard,  Ombrédanne, 
Couvelaire.  . —  JI.  .Tchohadjitcii  :  Contribution  à  l’étude 
de  l’utérus  fibromateux  ;  JIJI.  Segond,  Pinard,  Ombré¬ 
danne,  Couvelaire.  —  Mlle  ZouiTOREKK  :  La  névralgie 
«  Zoster  ».  (Les  zonas  sans  éruption  ou  avec  éruption 
minime)  ;  JIJI.  Dejerine,  Gaucher,  Jlarfan,  Jlarcel  Labbé. 

—  JL  Gouin  ;  Acné  chéloïdienne  de  la  nuque  ;  JIJI.  Gau¬ 
cher,  Dejerine,  Jlarfan,  Jlarcel  Labbé.  —  JL  Regnauet  : 
La  coqueluche.  Essais  sur  la  contagion,  la  durée  normale 
et  l'évolution  possible  vers  le  tic  coqueluchoïde  ;  JIJI. Jlar¬ 
fan,  Dejerine,  Gaucher,  Jlarcel  Labbé.  —  JI.  BoiviN  :  La 
cure  physiologique  de  l’obésité  ;  JIJI.  Jlarfan,  Dcjerini, 
Gaucher,  Jlarcei  Labbé. 

Jeudi  6  Avril,  à  i  heure.  —  JI»'®  Piotrovska  :  Con¬ 
tribution  a  1  étude  anatomique  de  lu  paralysie  infantile  ; 
JIJI.  Hutinel.  Chauffard,  Nobécourt,  Rathery.  —  JI.  La- 
VAi.i.içE  :  Des  accidents  abdominaux  au  cours  des  purpu¬ 
ras  ;  JIJI.  Hutinel,  Chauffard,  Nobécourt,  Rathery.  — 
JI.  JlANKNS  ;  Les  pyélonéphrites  de  la  fièvre  typhoïde  ; 
JIJI.  Hutmel.  Chauffard,  Nobécourt,  Rathery.— JI.  Laeon: 
l'iieiimonie  des  vieillards.  Traitement  par  l’injection  soiis- 
cutaiiee  d  huile  camphrée  à  haute  dose  ;  JIJI.  Chauffard, 
Hutinel.  Nobécourt,  Rathery.  —  JI.  CotTi,ON  :  Contri- 
mition  a  1  étude  du  sarcome  primitif  du  vagin  chez 
l’adùltc  ;  JIJI.  Pozzi,  De  Lapersonne,  .^cliard,  -André 
Broca.  —  JI.  SauTY  ;  Contribution  à  l’étnde  des  colobomts 
du  nerf  optique  ;  JIJI.  de  Lapersonne,  Pozzi,  Achard, 
•André  Broca.  —  JL  Ardu-eier  :  Diagnostic  du  cancer 
de  l’estomac  et  radioscopie  ;  JIJI.  Achard,  Pozzi,  de  Laper- 
soiine,  André  Broca.  —  JI.  Oudar  :  Etude  de  l’urtica- 
tirciis  (Ortie  grièche)  ;  MJI.  Alb.  Robin,  Gilb.  Ballet, 
Widal,  Tiffeneau.  —  JL  Benoist  :  Erytliromélalgie  ; 
JIJI.  Gilb.  Ballet,  Alb.  Robin,  Widal.  Tiffeneau.  — 
JL  Strochein  ;  Les  syncinésies.  Leurs  rapjwrts  avec  les 
fonctions  d’inhibition  motrice  •  JIJI.  Gilb.  Ballet,  Alb. 
Robin,  Widal,  Tiffeneau.  —  M.  'ThSsy  :  De  la  p.sychiatrie 
d’urgence  ;  JIJI.  Widal,  Alb.  Robin,  Gilb.  Ballet,  Tiffe¬ 
neau. 


—  505  — 


—  XXVIII  - 


BAILLIÈRE  et  FILS,  Editeurs,  19,  rue  Hautefeuille,  à  Paris 


Gynécologie  —  Obstétrique 


Précis  d’Obstétrique,  par  le  D'  Faube,  prof,  à  la  Faculté  de 
Mé  leciiie  de  Lyon,  accoucheur  des  Hôpitaux  de  Lyon, 
igio,  I  vo'.  in-8de  764  pages,  avec  466  ng.,  cait.  lü  fr. 

Atlas-Manuel  d’Obstétrique,  par  Schaeffer.  Edition  fran¬ 
çaise,  par  le  Potocki,  professeur  agrégé  à  la  Faculté 
de  Médecine  de  Paris.  1901.  i  vol.  in-i6  de  472  pages, 
avec  55  pl.  color.,  iH  pl.  noires,  i8tîg  ,  relié _  20  fr. 

Atlas-Manuel  de  Gynécologie,  par  O.  Schaeffer.  Edition 
française,  par  le  D''J.  Boeglé.  chirurgien  des  hôpitaux 
de  Paris.  igoS,  i  vol.  in-i6  de  3.^3  pages,  avec  90  pl.  col. 
contenant  207  fig.  et  72  dans  le  texte,  relié .  20  fr. 

Atlas-Manuel  de  Technique  gynécologique,  par  les 
I)'»  SciiAFFER,  P.  Second,  professeur  à  la  Faculté  de 
Médecine  de  Paris,  et  O.  Lenoib,  ancien  interne  des 
hôpitaux,  igoâ,  1  vol.  in-iC  de  122  pages,  avec  42  pl. 
coloriées  et  36  lig.,  relié .  i5  fr. 

Consultations  de  Qynécologie,  par  le  Dr  de  Roevii.ee, 
professeur  adjoint  à  la  Faculté  de  Médecine  de  Mont¬ 
pellier.  igo2,  I  vol.  in-8  de  247  pages,  avec  72  tig.  5  fr. 

Traité  pratique  de  Gynécologie,  par  les  Drs  S.  Bonnet, 
ancien  interne  des  hôpitaux  de  Paris,  et  P.  Petit. 
1894,  I  vol.  in-8  de  804  p.,  avec  207  lig.,  dont  go  col.  i5  fr. 

La  Chirurgie  enseignée  par  la  Stéréoscopie,  par  les 
Dr-  Camescasse  et  Leh.mann. 

Hysîérectomia  oaglnale,  29  vues  (45x107),  avec  teste 
explicatif .  32  fr. 

24 vues (45x107),  avec lextcexplicalif.  26  fr. 

Hystéropexle  abdominale,  28  vues  (.(5x107),  avec 
texte  explicatif .  32  fr. 

Amputation  du  sein,  20  vues  (45x107),  avec  texte 
explicatif .  22  fr. 

Leçons  cliniques  sur  la  Menstruation  et  ses  troubles,  par 
'P.  ÜAI.1.ARD,  1885,  1  vol.  in-8  de  325  p.,  avec  37fig.  6  fr. 

Leçons  cliniques  sur  les  Maladies  des  Ovaires,  par  T.  Gal- 
LARD.  1886,  I  vol.  in-8  de  463  pages,  avec  47  fig..  8  fr. 

La  Pratique  gynécologique  dans  les  Hôpitaux  de  Paris, 
par  P.  Lefert,  i8g6,  i  vol  in-i8  de  288  p.,  cart.  3  fr. 

Aide-mémoire  de  Gynécoiogie,  par  P.  Lefert.  1900,  i  vol. 
iii-i8  de  276  pages,  cartonné .  3  fr. 

La  Pratique  des  Maladies  des  Femmes,  par  Tii.-A.  K.m.met. 
1887,  I  vol.  gr.  in-8  de  860  pages,  avec  figures..  i5  fr. 

Traité  des  Maladies  de  la  Grossesse  et  des  Suites  de 
Couches,  par  le  D'  Vinay,  professeur  agrégé  à  la  Faculté 
de  Médecine  de  Lyon.  1894.  '  vol.gr.  in-8  de  836  pages, 
avec  91  figures . 16  fr. 

Blectrothérapie  gynécologique,  par  Apostoli  et  Laqi  er- 

BiÈRE.  1902,  I  vol.  gr.  in-8  de  629  p.,  avec  fig...  7  fr. 

Hémorragies  utérines.  Traitement  électrique,  par  A.  Zim- 
MERN.  1901,  I  vol.  gr.  in-8  de  255  pages,  avec  fig.  8  fr. 

Guide  pratique  d'Electrothérapie  gynécologique,  par 
Aebert-Weiel.  1900.  I  vol.  in-.'8  de  292  pages,  avec 
34  figures,  cartonné .  3  fr. 

Kinésithérapie  gynécologique,  par  Ro.mano.  i8g5,  1  vol. 
gr.  in-8  de  23o  p.tges .  5  fr. 

L’Electricité  en  Gynécologie,  par  J.  Hoi-dart.  1894,  gr. 
in-8,  1 36  pages .  3'fr.  5o 

L'Opothérapie  ovarienne,  par  P.  Mossé.  1899,  gr.  in-8, 

1 35  pages . ^  3  fr,  5o 

Guide  pratique  de  l’Accoucheur  et  de  la  Sage-Femme,  par 
L  Pénard  et  Abelin.  9'  édition.  1906,  i  vol.  in-j8  de 
701  p.,  avec  229  fig.,  cart .  6  fr. 


Manuel  complet  des  Sages-Femmes,  par  G.  Fournier,  pro¬ 
fesseur  à  l’Hcole  de  médecine  d’Amiens.  1895-1896, 
4  vol.  in-i8  de  1260  p.ages,  avec  260  fig.,  cart _  12  fr. 

1.  Anatomie,  Physiologie  et  Pathologie  élémentaires. 
1895,  I  vol.  in-i8  de  3oo  pages,  avec  104  fig., 
cartonné . .  3  Ir. 

IL  Accouchement  normal.  1895,  i  vol.  in-i8  de 

279  pages,  avec  84  fig.,  cartonné .  3  fr. 

ni.  Accouchement  pathologique.  1896,  i  vol.  in-i8  de 

322  pages,  avec  36  fig.,  cart .  3  fr. 

IV.  Pouoelles  Accouchées  et  Nouoeau-Nés.  1896,  i  vol. 
in- 18  de  3o8  pages.,  avec  36  lig.,  cart. ...  3  fr. 

Les  Médications  nouvelles  en  Obstétrique,  par  le 
Dv  G.  K.E1.V1.  1908,  I  vol.  in-i6  de  84  pages,  cart.  i  fr.  5o 

Précis  de  Médecine  opératoire  obstétricale,  par  S.  Remy, 
professeur  agrégé  à  la  Faculté  de  Médecine  de  Nancy. 
1893,  I  vol,  in-i8  de  460  pages,  avec  i85  fig.,  cart.  6  fr. 

Tableaux  synoptiques  d’Obstétrique,  par  Saülieu  et  Leiiief. 
iQQo,  I  vol.  gr.  in-8  de  220  pages,  avec  200  photogra¬ 
phies  et  1 14  lig.,  cart .  5  fr. 

Aide-Mémoire  d’ Accouchements,  par  Lefert.  2»  édition. 
189S.  I  vol.  in-i8  de  228  pages,  cartonné .  3  ir. 

Traité  pratique  des  Accouchements,  par  le  D'  Charpen¬ 
tier.  professeur  agrégé  à  la  Faculté  de  Médecine  de 
Paris.  2'  édition.  i8go,  2  vol.  gr.  in-8  de  1100  pages, 
avec  93ü  fig.  et  2  pl.  color .  3o  fr. 

Traité  pratique  de  l’Art  des  Accouchements,  par  Naegf.i.é 
et  Grenser.  1880,  i  vol.  in-8  de  816  p.,  avec  22g  fig.  12  fr. 

Cours  d’Accouchements,  par  N.  Charles,  professeur 
d’obstétrique  à  l'Ecole  de  Médecine  de  Lié,.,e.  4'  édition. 
1903-1904,  2  vol.  gr.  in-8,  avec  3g8  figures .  i5  fr. 

La  Pratique  Obstétricale  dans  les  Hôpitaux  de  Paris,  par 
R.  Lefert.  i8g6,  i  vol.  in-i8  de  288  piges,  cart..  3  fr. 

Traité  de  l’Art  des  Accouchements,  par  le  Dr  Ciiailly- 
Honoré.  6«  édition.  1878,  i  vol.  in-8  de  io36  pages  avec 
282  ligur-s . .  IC  Ir. 

Pouvoir  ocytocique  du  Sucre,  par  E.  Marquis.  1904,  gr. 
in-8,  93  pages .  2  fr.  5o 

L’ergot  de  Seigle  en  Obstétrique,  par  G.  Df.svignes.  igoo, 
gr.  in-8,  iii  pages . .  3  fr. 

De  l’accommodation  en  Obstétrique,  par  le  Dr  J.  Martel. 
1878.  gr.  in-8,  i5o  pages .  3  fr.  3o 

L’Art  des  Accouchements,  par  E.-C.  Siebold.  i  vol.  in-16 
de  268  pages .  2  fr. 

La, Pratique  des  Accouchements  chez  les  peuples  primitifs. 
Etude  d’ethnographie  et  d'obstétrique,  par  Enüelmann. 
i885,  I  vol.  in-8  de  xvi-388  p.,  avec  83  fig .  7  fr. 

L’Obstétrique  au  XVIF  et  au  XVIIP  siècle,  par  E.  Placet. 
1892.  gr.  in-8,  198  pages,  avec  8  planches .  6  fr. 

L’Obstétrique  en  Occident  pendant  le  Moyen-Age  et  la 
Renaissance,  par  le  Dr  Audureau.  1892,  gr.  in-8,  194  p  , 
avec  planches  et  figures . . . . . .  7  Ir.  5o 

Atlas  d’Anatomie  obstétricale,  par  le  professeur  J.  Carbo- 
NELLi,  accoucheur  de  la  Maternité  de  Turi  1.  Préface  de 
M.  P.  Bar,  professeur  à  la  Faculté  de  Médecine  de  Paris. 
1905,  I  vol.  in-4avec  20  pl.  col .  i5  fr. 

A  propos  d’un  très  jeune  œuf  humain  «  in  situ  »,  par 
G.  Léopold.  1907,  i  vol.  gr.  in-8  de  74  pages,  avec 
16  planches  coloriées .  12  Ir.  5o 


Ulcères  Variqueux  Radiodermites 

ULCÉRINE  BERGER 

EmptoDée  dans  les  Hôpitaux  de  Taris. 


SOMMAIRE 


Ch.  Achard . —  La  séméiologie,  son  objet,  sa  technique . q3g 

Klippel  et  Chabrol.  —  Les  complications  pancréatiques  de  l’ulcère  du  duodénum .  q44 

Bjtoi  et  PETGES _ —  La  diphtérie  spasmogène  sans  e.xtériorisation  membraneuse .  45o 

Jacoulet . —  Un  cas  de  fracture  de  l’omoplate  chez  l’enfant .  451 

Actualités  médicales.  —  Diabète  surrénal  et  pancréas.  —  Psychothérapie.  —  Colotyphus  et  iléus  paraly¬ 
tique.  —  Le  traitement  du  typhus  pétéchial  par  le  sérum  des  convalescents  de 

cettj  infection . . .  453 

Sociétés  savantes..  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  —  Académie  de  médecine.  — 

Académie  des  sciences.  —  Société  de  chirurgie . . .  455 

Libres  propos  :  Les  chasses  d’une  heure,  par  le  Dr  Albert-Weil .  III 

Choses  du  jour  :  La  présence  des  médecins  aux  duels .  111 

Chronique  médico-artistique  :  Le  salon  des  médecins,  par  Grey .  V  et  VII 

La  Médecine  au  Théâtre  ;  Kète  de  bienfaisance  de  la  Jeunesse  médicale .  IX 

Les  cérémonies  médicales  :  Leçon  d’ouverture  du  Professeur  Dejerine,  par  le  D''  Jean  Camus .  XI 

Les  plaquettes  médicales  ;  Les  médailles  de  Pasteur,  par  Roty  et  par  Priidhomme,  par  le  D'-  Uéry .  XIII 

La  médecine  humoristique .  XVII 

Diététique  :  Diététique  comparée  et  pratique,  pur  le  D-'  Derecq  et  Cjallois .  XIX  et  XXI 

Formules  thérapeutiques  :  Anesthésie  locale . . .  .  XXI 

Chronique  des  Livres .  XXIII 

Nouvelles .  . .  .  XXV 

La  vie  médicale .  XXVII 

Cours.  —  Thèses  de  la  Faculté  de  Paris . , .  XXVIII 

Thérapeutique  pratique  :  Un  instrument  nouveau .  XXVIII 


Asthme,  Emphysème 
Maladies  du  cœur 
Angine  de  Poitrine 
Affections  rénales 
Hydropisies 


EUPNINE  VERNADE 

à  l’IODURE  de  CAFÉINE 
LE  PLUS  SUR  DES  DIURÉTIQUES  CONNUS 
Pas  d'intolérance  ni  ü' Accidents  d'iodisme 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 


PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  lerde  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  (/'”^Z)ece»i^»re  aw  .?o  A^omnère)  :  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  :  1  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 
Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Tous  les  autres  numéros  ont  32  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 


ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX 


Janvier _ —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber¬ 

culose. 

Février _ —  Physiothérapie  ;  —  physiodiagnostic. 

Mars .  —  Dermatologie; — syphilis;— maladies  véné¬ 

riennes. 

Avril .  —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladies 

des  reins  et  des  voies  urinaires. 

Mal . —  Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miné¬ 

rales,  climatothérapie  ;  —  diététique. 

Juin .  —  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du  foie. 


Juillet . —  Maladies  du  doeur,  du  sang,  des  vaisseaux. 

Août . —  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in¬ 

fectieuses. 

Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 
larynx  ;  —  des  yeux  ;  des  dents. 

Octobre —  —  Maladies  nerveuses  et  mentales  ;  — méde¬ 
cine  légale. 

Novembre .  —  Thérapeutique. 

Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles;  —  Pué¬ 
riculture. 


PRIMES  DE  PARIS  MÉDICAL 

.  .  . .  . . .  ■  -  ■  au  verso  page  II. 


DIGITALINE  CRISTALLISÉE 

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EXIGER  la  Marque  NATIVELLE 


Ihe^ÎnÏectargy^ 


Benzosullone  paraaminophënylarsinate  de  soude). 
PILULES  (0,10  d’IIectine  par  pilule). 

Une  à  deuas  pitulva  par  Jour  pendant  10  à  IS  jours. 
CIOUTTES  (20 gouttes  équivalent  k  0,05  d’ilectine). 

20  et  tOO  gouttes  par  jour  pendant  tO  à  15  Jours. 
AMPOULES  A  (0,10  d’Hectine  par  ampoule) 
AMPOULES  B  (0,20  d’ilectine  par  ampoule). 
Injecter  une  ampoule  par  Jour  pendant  10  à  15  Jours 

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PILULES  (Par  pilule  ;  llectine  0,10,  Protoiodure  Ilg  0,05  ;1  Durée  dn 
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GOUTTES  (Pur  20  gouttes  .  Heotine  0,05;  Ilg  0,01).  l  «o  à  w 

20  à  100  gouttes  par  jour  J  Jourg. 

AMPOULES  A  (Par  ampoule.  Hectine  0,10;  Ilg  0,005).)  Une  ampoule  par  Jour 
\  pendant  10  à  15  Jours, 

AMPOULES  B  (Par  ampoule 'Hectine  0,20,  Hg  0,01).  S  injections  indolores 

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Le  Succès  de  nos  Primes  est  tel,  que  nous  avons  décidé  de  les  continuer. 

Les  abonnés  d'une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  5  fois 
le  prix  de  l’abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l’ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

J.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  ù  ces  oing  primes)  : 

I  °  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
Blacque,  Instruments  de  chirurgie,  25,  rue  Cujas,  à  Paris. 

20  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emile 
Dupont  fils,  G.  Mathieu  fils  et  G'",  Mobilier  médical,  chirurgical  pour  malades  et  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  9,  rue  Cujas,  à  Paris. 

30  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  100  francs  à  la  maison  «  L’ilygiène  moderne.  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4»  Bons  de  remboursement  de  six  fr.  sur  un  achat  de  vingt-cinq  fr.  ou  de  douze  fr.sur  un  achat 
de  5o  fr.  de  livres  édités  par  la  librairie  J.-B.  Baillière  et  fils,  19,  rue  liautefeuille,  Paris. 

5“  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs^  offerts  par  la  maison 
CouDRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  (Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  ii  faut 
joindre  au  prix  de  (abonnement  ia  somme  de  2  fr.  5o,  pius  5o  centimes  pour  ie  port). 
II.  Primes  offertes  en  outre  aux  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  â  une  seute  do  cos  treize  primes)  ; 

I®  Règles  plates  en  glace  de  Saint-Gobain  verre  rouge  à  base  de  sels  d’or  (valeur  6  francs) 
offertes  par  l’Uraseptine  Rogier  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéol  du  D'  Boucard 
(ces  deux  primes  ensemble). 

2°  Portefeuilles  offerts  par  le  Lait  Lepelletier  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  Lécuyer),à  Carentan. 

30  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Cii.  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  Paris. 

4®  Trousses  de  poche  pour  l’analyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosurine,  16,  rue  Charlemagne, 
à  Paris. 

5®  Seringues  en  verre,  offertes  par  ia  maison  David,  69,  avenue  des  Ternes. 

6»  Appareils  Talisman,  pour  injections  vaginales,  offerts  par  la  Société  du  Talisman,  Place  des 
Barricades  à  Bruxelles  (valeur,  12  fr.  SO).  (Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  ii  faut  joindre  au 
prix  de  (abonnement  ia  somme  de  2  fr.  5o,  pius  bo  centimes  pour  ie  port.) 

7“  Un  colis-postal  de  15  rosiers  de  la  maison  Gemen  et  Bourg,  de  Luxembourg.  (Joindre  1  fr.  5o 
pour  (embattage  et  te  port  du  coiis  des  rosiers). 

8®  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  légumes  (25  variétés)  offertes  par  la  maison  L.  Clause,  à 
Brétigny-sur-Orge.  Joindre  1  fr.  pour  t’embaltage  et  ie  port. 

9®  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Sachet,  papeterie  médicale, 
29,  boulevard  Saint-Michel,  k  Paris. 

lo»  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d’ins¬ 
truments  de  chirurgie,  ii3,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris. 

1 1®  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Cogit  et  C®, 
Appareils  de  précision,  36,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

12®  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  l’achat  d’une  montre  médicale  (75  francs, 
ou  90  francs)  de  la  maison  Auricoste,  horloger,  10,  rue  La  Boétie,  à  Paris. 

i3°  Une  caisse  de  30  bouteilles  d’Eau  de  Pougues  St-Léger,  offerte  par  la  C»  de  Poi-gues  St-LÉusR. 

Envoyer  avec  ie  montant  de  (abonnement  la  iiste  des  primes  dans  (ordre  de  préférence.  — 
Joindre  5o  centimes  pour  les  frais  d’expédition  de  chacune  pies  primes.  —  Les  primes  seront 
expédiées  dans  un  délai  de  i5  jours. 


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LAITERIE  MEDICALE.  Fermes  de  Claire  et  de  la  Pommeraye 

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ÉCHANTILLONS  SUR  LA  DEMANDE  DE  MM.  LES  DOCTEURS 


-  III  - 


LIBRES 

LES  CLASSES  D’UNE  HEURE 

Nos  lycéens  écrivent,  paraît-il,  fort  médiocrement 
le  doux  parler  de  France,  et  leur  style  dénote  trop-Sou- 
vent  mie  culture  rien  moins  que  suffisante  :  Il  est  mie 
crise  du  français.  Aussi  les  pédagogues  se  concertent 
pour,  en  leurs  parlottes,  décider  d’où  vient  le  mal  et 
préparer  les  remèdes  qui  doivent  en  triompher. 

Ivn  cette  période  de  préparation  qui  aura  sans 
doute  son  épilogue  dans  la  refonte  des  progranunes, 
im  chacun  peut  donner  son  avis  ;  et  pour  ne  point 
céler  le  mien,  je  dirai  .•  la  grande  coupable  en  l’occur¬ 
rence  est  la  classe  d’une  heure. 

Ceux  qui  ont  composé  les  programmes  de  1902 
qui  sont  en  vigueur  à  l’heure  actuelle  ont  voulu 
concilier  deux  tendances  ennemies,  étendre  le 
nombre  des  matières  enseignées  et  en  même  temps 
éviter  le  sunnenage  des  jeunes  enfants  en  variant 
le  plus  possible  les  sujets  proposés  à  leur  attention  ; 
«  Ayez  grand  soin  de  ne  pas  consacrer  plus  d’mie 
heure  à  la  même  matière  »,  disent  avec  insistance 
toutes  les  circulaires  mmistérielles.  Aussi  il  est  deve¬ 
nu  habituel  que  pour  les  quatre  heures  de  classe  quo¬ 
tidienne  il  y  a  quatre  professeurs  différents. 

Or  ceci  est  mauvais  pour  le  cerveau  de  l’enfant. 
«Quel  est  l’état  d’âme,  dit  Maurice  de  Fleury,  (juelle 
est  la  psychologie  de  ces  cerveaux  d’enfants  légers, 
mais  non  sans  bon  vouloir,  qui  font  le  gros  de  la  plu¬ 
part  des  classes?  Essentiellement  ils  consistent  en  im 
faible  pouvoir  d’abstraction,  en  une  pauvreté  de 
l’attention,  soit  qu’il  s’agisse  d’assimiler  ce  qu’on 
enseigne,  soit  qu’il  faille  le  créer  au  cours  d’mi  devoir 
Ijersoimel.  Chez  eux,  l’attention  s’émeut  avec  len¬ 
teur  ;  il  leur  faut  une  mise  eu  tram,  un  échaufîement 
progressif  de  l’esprit,  si  bien  que  leur  attention  n’est 
pleinement  captivée  qu’au  moment  où  la  cloche 
somie  l’heure  d’un  nouvel  effort  dans  une  autre  direc¬ 
tion  et  sous  une  autre  impulsion.  Or  il  est  actuelle¬ 
ment  démontré  que,  pour  les  hoiimies  conuue  pour 
les  bêtes,  la  soumie  de  fatigue  est  proportioimelle 
au  nombre  des  mises  en  train.  Ce  qui  éreinte  et  rend 
vite  foiubus  les  attelages  de  nos  compagnies  d’omni¬ 
bus,  ce  n’est  point  de  tramer  sur  le  rude  pavé  des 
voitures  pesantes  chargées  de  voyageurs,  mais  ce 
sont  les  arrêts  fréquents  et  les  efforts  souvent  réité¬ 
rés,  pour  la  remise  en  route.  CoiMaraison  dont  on 
s’étomiera  mais  qui  demeure  juste, le  travail  étant  im 


PROPOS 

dans  toute  la  nature  et  ses  lois  identiques, qu’il  s’agisse 
d’efforts  musculaires  ou  d’efforts  intellectuels  ». 

ha  classe  d’une  heure  nuit  aussi  à  la  solidité  des 
connaissances  acquises.  Mosso  a  dit  avec  justesse  : 
«  la  continuité  de  la  pensée  sur  un  seul  objet  multiplie 
smgulièrement  la  valeur  du  temps  ».  Dans  la  classe 
d’une  heure,  si  l’on  défalque  les  temps  nécessaires  à 
l’installation,  à  la  récitation  des  leçons, l’on  voit  qu’il 
reste  souvent  à  peine  au  maître  viiigt-cmq  à  trente 
minutes  iiour  procéder  à  des  explications  nouvelles. 
Si  au  contraire  le  maître  pouvait  enseigner,  deux 
heures  durant,  les  mêmes  matières,  il  lui  serait  facile, 
en  donnant  à  ses  auditeurs  dix  mmutes  de  récréation 
après  la  première  heure  de  graduer  les  difficultés,  de 
différencier  les  exercices.  Il  lui  serait  facile  de  créer 
la  variété  tout  en  veillant  à  la  continuité  de  la  pen¬ 
sée  ;  et  en  particulier  pour  l’étude  du  latin  et  du  fran¬ 
çais,  il  ferait  de  façon  plus  sûre  oeuvre  utile. 

Il  est  d’ailleurs  des  matières,  l’histoire,  la  géogra¬ 
phie,  qui  s’accommodent  de  la  classe  d’une  heure  ;  il 
faut  dire  aussi  qu’il  est  absurde  de  traiter  un  cers'eau 
d’enfant  de  dix  ans,  comme  un  cerveau  d’adolescent 
de  seize.  Un  horaire  morcelé  peut  convenir  à  cer- 
tams,  alors  que  d’autres  sont  plus  mûrs  pour  un 
travail  suivi. 

Mais  nos  pédagogues  ne  sont  pas  encore  affranchis 
de  remineinte  scholastique  des  éducateurs  d’au¬ 
trefois  et  rmiifonuité  des  méthodes  et  des  pratiques 
reste  pour  eux  ime  règle  qu’on  ne  peut  éluder.  De 
nouveaux  progranunes  ne  marqueront  mi  jirogrès 
sur  les  programmes  d’aujourd’hui  que  s’ils  sont  rédi¬ 
gés  par  ime  conmiLssion  où  place  sera  faite  à  des  mé- 
uecms  avertis  ;  les  médecms  qui  ont  étudié  le  déve¬ 
loppement  du  corps  et  de  l’e.sprit  de  l’enfant  ne  sont- 
ils  pas  en  effet  les  seuls  à  pouvoir  faire  aboutir  des 
méthodes  qui  s’adaptent  à  la  résistance  et  à  la  récep¬ 
tivité  de  son  cerveau? 

Je  ne  me  dissimule  pas  que  c’est  d’ailleurs  beau- 
couj)  demander  ;  on  a  maintes  fois  porté  la  main  sm 
l’arche  sainte  universitaire,  on  a  fait  des  révolutions, 
on  n’a  pu  modifier  des  habitudes  séculaires  :  faire 
■participer  des  médecms  à  l’élaboration  d’un  pro¬ 
gramme  d'enseignement,  c’est-à-dire  à  l’élaboration 
a’une  hygiène  et  d’ime  thérapeutique  de  l’esprit  vrai¬ 
ment  rationnelles,  c’est  la  logique  même.  Mais 
l’heure  du  triomphe  de  la  logique  n’a  pas  encore 
somié.  Ai,BERT-Wiîih. 


CHOSES  DU  JOUR 


LA  PRÉSENCE  DES  MÉDECINS  AUX  DUELS 

La  chambre  des  médecins  de  Gallcie  (Autriche)  a  eu 
récemment  à  juger  un  cas  assez  curieux  ;  une  malheu¬ 
reuse  veuve,  dont  le  fils  avait  été  tué  en  duel,  portait 
plainte  contre  le  médecin  qui  avait  assisté  les  combat¬ 
tants,  prétendant  qu’il  avait  manqué  à  ses  devoirs,  non 
seulement  par  sa  présence  à  la  rencontre,  mais  encore  en 
n'avertissant  pas  à  l’avance  et  les  autorités  et  les 
parents  des  duellistes.  La  chambre  médicale  exprima 
l’opinion  qu’il  y  aurait  un  réel  danger  à  laisser  les 
combattants  sans  soins  immédiats  en  cas  ,de  blessures 
graves  ;  que,  d’autre  part,  le  médecin,  averti  confiden¬ 
tiellement  qu’un  duel  doit  avoir  }ieu,  n’a  pas  à  révéler  le 
secret  qui  lui  a  été  confié. 

A  ce  sujet,  une  enquête  internationale  est  ouverte 
sur  les  points  suivants  : 

1®  Le  médecin  ne  manque-t-il  pas  à  son  devoir  en 
acceptant  d’assister  à  un  duel? 

a®  Le  médecin,  non  scuicmeut  peut-il,  mais  doit-il 


toujours  accepter,  ou  seulement,  clails  certains  cas  ? 

3®  Doit-il,  au  contraire,  toujours  refuser,  ou  seulement 
dans  certains  cas  ? 

4"  Le  médecin,  prévenu  d’une  rencontre,  doit-il  s’en¬ 
tremettre  pour  l’empêcher? 

5°  Est-il  désirable  que  la  loi  soit  modifiée  et  établisse 
l’impunité  des  médecins  qui  assistent  à  un  duel?  (On 
sait  que  légalement  les  médecins  sont  punissables  au 
même  titre  que  les  témoins). 

6“  S’il  y  a  des  cas  où  la  présence  du  médecin  est 
indiscutable,  une  consultation  avec  un  confrère  ne 
s’impose-t-elle  pas  alors  d’une  façon  absolue  ? 

7“  La  présence  de  deux  médecins  dans  chaque  due 
n’est-elle  pas  toujours  désirable,  les  deux  combattiints 
pouvant  être  gravement  blessés? 

8®  Nos  associations .  professionnelles  ne  devraient- 
elles  pas  discuter  ces  diverses  questions  ? 

9°  Avez-vous  des  remarques  à  faire  basées  sur  votre 
expérience  irersonnelle  ? 


—  609  — 


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BOUTEILLES  ET  DEMI-BOUTEILLES 


CHRONIQUE  MEDICO-ARTISTIQUE 

LE  SALON  DES  MÉDECINS 


ées  des  trois 
;  se  lourouse 
de  rendent 


La  curiosité 
is  d'Ingres  » 


et  la  clarté  de  l’atinosplière  provençale.  Trois  pastels  de 
Ou.  VllÆADNRK  sont  des  portraits  fort  vivants  et  run 
d'eux  (n<>  183)  exprime  toute  la  grâce  d’une  jolie  femme. 
De  Gaston  Triiaeau,  nous  avions  pu  apprécier  déjà  le 
spirituel  «  cortège  des  muscles  »  et  surtout  sa  «  Chanson 


J.  Oberthur,  montrent  de  belles  qualités  qu’on  ne 
rouve  pas  dans  ses  grandes  toiles. 

Mous  ne  pouvons  terminér  cette  revue  rapide  et  forcé- 
■nt  inconiplôte  des  peintures,  œuvres  de  médecins,  sans 
re  mention  des  intéressants  paysages  de  deux  agrégés 


Traitement  des  Dyscrasies  nerveuses 

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A.  GILBERT 

Professeur  de  Clinique 
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vJEL  DE  HUNT 


—  vu  — 


CHRONIQUE  MÊDICO=ARTISTIQUE  {Suite) 


de  la  Facujté  de  Paris,  cjiii  ont  souvent  collaboré  ensemble 
jjour  leurs  travaux  scientifiques  et  qui  tous  deux  pren¬ 
nent  plaisir  à  manier  le  pinceau,  à  leurs  heures  de  va¬ 
cances,  ce  sont  les  Dr»  P.  Bezançon  et  Marcel  Dabbé. 

Da  sciil/?litre  n’est  représentée  qu’en  petite  quantité  : 


Dans  ses  bijoux  de  corne,  surtout  sou  pendentif,  le 
Dr  Lucas  a  montré  un  sens  avisé  de  décorateur. 

Enfin  l’exposition  est  heureusement  complétée  par 
une  petite  «  Rétrospective  ».  L’Institut  de  vaccine 
animale  et  le  Dr  Chaumier  (de  Tours)  ont  prêté  d'assez 


Statuette,  par  le  D'  Sabouraud. 


les  bous  portraits  du  Dr  Borrei,,  les  statuettes  de  plâtre 
du  Dr  Sabouraud.  Le  IP  Fernand  Landodt  a  réuni  en 
une  vitrine  les  personnages  de  la  Comedia  deU'Arte  en 
bois  tourné  décoré  ;  chacun  d’eux  est  amusant  au  pos¬ 
sible,  obtenu  par  des  procédés  très  simples,  mais  traité 
avec  une  verve  fort  spirituelle  et  une  documentation  sûre. 


nombreuses  estampes  concernant  la  vaccine,  pour  la 
plupart  satiriques,  d’un  grand  intérêt  documentaire.  Le 
professeur  R.  Bdanciiard  a  tiré  de  sa  collection  de 
4000  médailles,  j  i  pièces  conceniant  la  peste,  et  c’est  une 
rétrospective  bien  d’actualité. 

L.-A.  GrEY. 


(ïranulesdeCatillonl 


A  0,001  EXTRAIT  TITRÉ  d< 

C’est  areo  oes  granules  qu’ont  étô  laites  les  observations  disi 
prouvent  que  3  S  t  par  Jour  donnent  une  diurèse  rapide,  relèvent 


C’est  avec  oes  granules  qu’ont  etô  laites  les  ooservaiions  aiBouwes  a  im-ouBiuii. 
prouvent  que3èt  par  Jour  donnent  une  diurèse  rapide,  relèvent  vite  le  cœur  affaibli,  dissipent 
ASYSTOIIE,DŸSPHÉE,OPPRESSIOM,  ŒDÈMES,  AifeotiontMlTR  AIES,  CARDIOPATHIES  dei  ENFANTS  et  VIEILIAROS, etc. 
Elle!  Immédiat,  —  inoocaité,  —  ni  Intolérance  ni  vaaoconatrlction,  —  on  peut  en  laire  un  usage  continu. 

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NombredtStrophantus  sont  inertet,d'autrBStoxiquas;les  le/nfurassonl //)ffciè/8»,cxigerUSigiiatiireCATILlOH 
frtx  de  l’ Académie  de  lUidielai  pour  "ÿtropbanta:  et  §irOfiantlBe",  tUédailli  d’ÿr  ^xpei  sniv  iSOO. 


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n  ill  II 


DÉSINFECTION  INTESTINALE  par  le 

LACTOCHOL 


—  IX  — 


LA  MÉDECINE  AU  THÉÂTRE 

FÊTE  DE  BIENFAISANCE  DE  LA  JEUNESSE  MÉDICALE 


SI  J’EN  VEUX  DU  SÉRUM? 

Revue  en  2  actes  et  2  tableaux. 

Par  MM. 

Marcel  BORDIER  et  Robert  CHAPELAIN 
Musique  de  M.  CHARLET-REYJAL 

Les  étudiantes  et  étudiants  en  Médecine  ont 
offert  le  3i  mars,  à  l’hôtel  des  Ingénieurs  civils, 
une  fête  de  bienfaisance. 

Cette  fête  fut  pleinement  réussie  :  la  franche 
gaîté  n’a  cessé  de  régner  dans  la  salle,  comble 
bien  avant  le  lever  du  rideau. 

La  famille  médicale  y  était  au  complet,  et  les 
taches  claires  des  élégantes  toilettes  féminines 
coupaient  avec  grâce  le  morne  des  habits  noirs. 

Une  revue  en  deu.v  actes  de  MM.  Marcel  Bor- 
dier  et  Robert  Chapelain,  avec  musique  de 
M.  Albert  Charlet-Reyjal,  nous  a  agréablement 
divertis  pendant  toute  la  soirée,  et  de  nombreux 
passages  pleins  de  sel  et  de  malice  ont  été 
chaleureusement  applaudis. 

Tous  les  acteurs  ont  joué  avec  entrain  :  la  com¬ 
mère  Mariette,  Mlle  Andrée  Lambell,  du  Vaude¬ 
ville,  était  une  aimable  doctoresse.  Le  ressuscité, 
le  compère  Loriot  (André  Cortot),  a  eu  la  réplique 
alerte. 

Enfin  tous  nos  compliments  aux  auteurs,  orga¬ 
nisateurs  et  acteurs  de  celte  charmante  fête. 

Revue  :  Si  j'en  veux  du  sérum! 

Le  premier  tableau  représente  un  pavillon  de  dissection 
moderne  dans  les  jardins  da  Vésinct. 

Les  étudiants  en  médecine,  heureux  de  pou¬ 
voir  disséquer  en  plein  air,  écoutent  avec  humour 
les  recommandations  du  prosecteur  : 

Quand  on  veut  bien  disséquer  un  bras 
On  enlèv'  la  peau  et  puis  le  gras 
Avec  douceur  et  doigté, 

N’  pas  l’oublier. 

Puis  alors  tout  doucement  on  o.se 
Dégager  de  son  aponévrose. 

Le  beau  muscle  qui  est  en  d’sous 
Rouge  caoutchouc. 

Mais  voilà  où  le  difticil’  vient 
Si  l’on  n’  connaît  pas  bien. 

Dans  la  graiss’,  c’est  un  vrai  fouillis 
Où  les  nerfs  se  trouvent  enfouis. 

11  faut  alors  avec  soin, 

A  la  sonde  dégager  b  en... 

C’est  possible,  —  mais  il  faut 
Que  l’on  fasse  place  nette, 

Et  si  vous  appliquez  ma  recette, 

Vous  verrez  très  clair’ment  les  vaisseaux 
Et  disséq’rez  tout  comm’  Sebileau. 

Mais  une  femme-docceur  se  querelle  avec  un 
étudiant,  se  disputant  la  cuisse  du  macchabée; 
celui-ci  se  réveille,  prend  le  parti  de  l’étudiante 
qui  devient  la  commère;  ils  se  racontent  les  nou¬ 
velles,  elle  de  la  terre,  lui  du  ciel. 


Là-haut,  on  parle  des  femmes  académiciennes, 
ici-bas  de  politique. 

A  la  Marin’,  M’sieur  Delcassé, 

A  tout  progrès  toujours  sensible 
Va,  paraît-il,  nous  proposer 
Des  sous-marins  insubmersibles  : 

Car  pour  éviter  le  coulement, 

Les  f’ra  construire  en  bois  d' santal. 

Not’  marin’  s’ra  sauvée  sùr’ment 
Si  l’on  agrée  c’  nouveau  métal  ? 

Puis  on  parle  de  la  Maison  de  retraite  des 
médecins  sans  clientèle,  du  Théâtre  Médical,  où 
Gémier  et  Gratsschild  font  des  projets  extra¬ 
vagants  ; 

Mon  jeune  premier  sera  «.<  Segond  », 

«  Ballet  »  nous  f’ra  des  danses  en  rond, 

«  Richet»...  ;  Hans,  joueur  de  Ilûte. 

«  Reclus  »  cess’ra  d’être  renfermé. 

«  Chaufl'drJ  »  sera  très  enflammé. 

»  Chantemesse  »  fera  1’  plein  chant. 

Ça  s’ra  «  Prenant  ». 

Le  ressuscité  est  très  faible,  la  doctoresse  lui 
offre  une  petite  injection  de  sérum  reconstituant. 

Rendez-vous  est  pris  pour  le  lendemain  au 
cabinet  de  la  doctoresse  :  l’assistant  de  celle-ci, 
le  D’’  Machin,  célèbre  inventeur,  a  convoqué  les 
journalistes  et  la  Faculté  pour  constater  cette 
résurrection. 

Le  deuxième  tableau  représente  le  cabinet 
de  la  Doctoresse. 

On  voit  défiler  la  publicité  medicale.  Les  spé¬ 
cialistes  de  la  Faculté  vantent  leurs  méthodes. 

On  va  faire  l’injection.  Un  ballet  réglé  par 
Mme  Coschel,  de  l’Opéra,  nous  montre  les  glo¬ 
bules  rouges  qui  vont  succomber  aux  entreprises 
de  la  séduction.  Le  Tréponème  pâle  surgit,  les 
domine  et  rit  de  sa  conquête. 

SoNNKT  DU  «  Tréponème  pale  ». 

Gracile  et  serpentin,  je  suis  le  spirochète. 

Le  plasma  vicié  ;  voilà  mon  habitat. 

Tu  voudrais  m’en  chasser,  ô  Japonais  Hatta, 

Des  maints  palais  muqueux  où  calme  je  végète. 

—  Je  le  sais,  le  mercure  ou  l’hectine  me  guette. 

Le  six  cent  six  d’Ehrlich  qui  toujours  me  rata 
Je  m’en  fiche?  Croyez,  jamais  on  ne  m’ôta 
Toute  velléité  de  faire  la  dînette. 

—  Sur  votre  corps  lubrique...  humains,  pâles  humains. 
Employez  le  phénol  et  lavez-vous  les  mains, 

Mais  je  suis  bien  en  vous,  étant  héréditaire. 

—  Je  suis  prince  du  sang  et  j’échappe  à  vos  lois 
Eternel  parasite,  étant  protozoaire. 

J’ai  tué  bien  des  gueux,  mais  aussi  quelques  rois!... 

Mais  le  sérum  surgit  et  le  terrible  Tréponème 
est  détruit. 

Enfin,  l’injection  est  donnée;  la  vie  renaît  dans 
le  corps  du  confrère  enthousiasmé  par  ses  effets; 
il  demande  à  la  commère  Mariette  de  rester 
auprès  de  lui.  Accepté.  Quelle  belle  fête!  Machin 
va  les  unir;  ainsi  le  sérum  qui  leur  a  donné  la 
vie  les  marie.  J.  B. 


—  E15  - 


-  X 


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-  XI  - 


LES  CÉRÉMONIES  MÉDICALES 

LA  LEÇON  D’OUVERTURE  DU  PROFESSEUR  DEJERINE 


Dans  cette  ville  morte  de  la  Salpêtrière,  par  ce  clair 
soleil  de  mars  qui,  égayant  cours  et  jardins, 'apportait  un 
printemps  de  plus  aux  octogénaires  du  vieil  asile,  ce 
furent  quelques  moments  d’agitation  et  de  fête. 

Maîtres  et  élèves,  étudiants  et  étudiantes  se  pressaient 
au  premier  cours  du  professeur  Dejerine  appelé  à  succéder 
à  Charcot  et  à  Raymond  dans  la  chaire  de  neurologie. 

Un  peu  p.ile,  la  voix  grave,  le  maître  que  J  nies  ,Soury 
dans  un  ouvrage  célèbre  n’hésitait  pas  à  classer  il  y  a  déjà 
plusieurs  années  parmi  les  premiers  neurologistes  du 
monde,  nous  dit  son  émotion  en  prenant  possession  de 
«  cette  chaire  de  la  Salpêtrière  qui  fut  l’ambition  de  toute 

Avant  de  nous  parler  des  maîtres  illustres  auxtiuels 
.son  labeur  et  sa  science  l’ont  rendu  digne  de  succéder, 
le  Montagnard,  de  forte  race,  se  retourne  vers  sou  passé  : 

«  Comment  ne  serais-je  pas  étreint  d’une  intense  et  cepen¬ 
dant  réconfortante  émotion  en  .songeant  aux  années  de 
mon  enfance  modeste?  Comment  ne  pas  dire  que  tout  ce 
que  je  puis  être  et  à  quoi  ma  naissance  ne  semblait  pasni’a- 
voir  destiné,  je  le  dois  aux  sacrifices,  à  l’énergie  de  parents 
vers  lesquels  se  reporte 
aujourd’hui  ma  pensée 
reconnaissante  ?  *  Puis, 
vient  l’éloge  de  Ray¬ 
mond  :  <<  Il  mourut  en 
travaillant. . .  si m p  1  e  • 

apparat»..  «Tlfutlerude 
ouvrier  d’art  qui  passe 
une  existence  à  faire  un 
chef-d’œuvre  dont  la 
réelle  valeur  ne  s’aper¬ 
çoit  que  lorsqu’il  est 
terminé  et  aussi  peut 
être  quand  la  patine  du 
temps  lui  a  donné  son 
défiixitif  aspect  ». 

I/œuvre  immense  de 
Charcotnous  est  en.suite 
montrée  ;  Cet  homme 
dont  la  renommée  fut 
mondiale  qui  fut  le 
Maître  des  Maîtres,  au¬ 
près  duquel  accourait 
tout  ce  que  la  science 
médicale  comportait  de 
talents,  cet  homme  dont 
l’esprit  s’envola  si  souvent  jusque  sur  les  hauts  som¬ 
mets,  trouvait  sans  cesse  insuffisante  l’expression  de  sa 
pensée.  Charcot  fut  un  génie,  mais  un  génie  au  service 
d  ’une  conscience  et  ce  fut  là  la  caractéristique  de  .son  œuvre. 

«  Vulpian,  mon  illustre  Maître,  fut,  pendant  dix  ans 
associé  aux  travaux  de  Charcot  et  fonda  avec  lui  cette 
l^eole  de  la  .Salpêtrière  qui  a  jeté  tant  d’éclat  sur  notre 
pays.  »  J’ai  suivi  quatorze  ans  son  enseignement,  j’ai  eit 
son  affection,  j’ai  admiré  son  caractère.  Il  a  été  pour  inoi 
un  guide  et  un  exemple,  et  je  suis  heureux  aujourd’hui  de 
pouvoir  lui  rendre  un  pieux  hommage.  » 

I/œuvre  physiologique  de  Vulpian  fut  considérable,  et  le 
professeur  Dejerine  nous  montre  après  Charcot  «  le  mou 
veinent  qui  conduit  à  la  rénovation  scientifique  de  la 
médecine  par  la  physiologie.  »  «  Si  j’insiste  sur  le  rôle  joué 
par  la  physiologie  expérimentale  dans  le  développement 
de  la  neurologie,  c’est  que  j’estime  que  les  médecins  n’ont 
pas  toujours  aijprécié  à  leur  juste  valeur  les  immenses 
services  qu’elle  nous  a  rendus.  » 

«  En  cinquante  ans,  la  neurologie  s’est  donc  constitiiée.  ■ 
Et  l’on  peut  dire  qu’il  n’est  pas  actuellement  de  branche 
de  la  médecine  qui  soit  plus  florissante,  plus  riche  en  tra¬ 
vaux  de  tout  ordre,  venant  chaque  jour  enrichir  le  do¬ 
maine  Scientifique.  Si,  actuellement,  la  neurologie  se  dé¬ 
veloppe  dans  tous  les  pays  du  monde,  ce  n’est  pas  cepen- 
.  dant  pour  nous  une  petite  satisfaction  que  de  penser 


qu’originellement  elle  a  été  une  science  purement  fran¬ 
çaise,  et  que,  même  à  l’heure  actuelle,  c’est  la  direction 
donnée  par  des  Maîtres  tels  que  Charcot.  Vulpian,  Dn- 
chenne  (de  Boidogne)  qui  est  encore  suivie.  » 

<<  J  e  voudrais  encore  vous  montrer  quelle  est  la  place 
exacte  que  la  nenrologie  doit  tenir  dans  renseignement 
médical...  » 

«  Donnant  aux  esprits,  de  la  préci.sion,  de  la  méthode  et 
le  goût  de  la  recherche  des  causes,  la  neurologie  me  paraît 
donc  pouvoir  être  considérée,  à  juste  titre,  comme  la  meil¬ 
leure  des  éducations  parmi  les  diiïércntes  branches  des 

V  \’ous  apjireudrc/.  ainsi  à  pénétrer  dans  le.s  personna¬ 
lités,  à  concevoir  dans  .ses  intincts  le  niéc.ani.sme  de  l’es¬ 
prit  humain.  \’ous  en  tirerez  de  saines  et  réconfortantes 
notions.  Vents  aimerez  votre  métier,  parce  qu'il  vous  aura 
appris  à  comprendre  et  à  aimer  les  hommes. 

A  cette  clinique-là,  vous  laisserez  bien  vite  déferler  et 
mourir  la  vague  de  scepticisme  qui  tend  à  submerger  cha¬ 
cun  des  sujets  de  nos  générations  modernes.  Vous  verrez, 
à  interroger  vos  malades,  que  l’humanité  est  meilleure 
qu’on  ne  le  pense,  et 

ne  vropathes,c’est  peut- 
être  qu’il  y  a  beaucoup 
de  liraves  gens  tlédai- 
gneux  des  philosophies 
suT'tiles,  mais  qui,  parce 

beaucoup  souffrir.' 

Enfin  à  cette  éduca- 
Hon  voiis  gagnerez  cette 

laquelle,  croyez-m’en,  le 
médecin  s’impose  beau¬ 
coup  plus  à  ses  malades 
que  même  par  l’autorité 
de  .son  intelligence  ou 

L’étude  de  la  neurolo¬ 
gie  «  vous  apprendra.. .  et 

dre  rôle,  à  savoir  manier 
les  hommes  parce  que 

ci  obéissent  quelquefois 
au  raisonnement,  ils 
cèdent  plus  volontiers  et  sans  contrainte  aux  actions  sen¬ 
timentales  exercées  par  ceux  ejui  savent  se  faire  aimer.  » 

Le  premier  cours  du  professeur  Dejerine  se  termine  sur 
ces  paroles  simples  et  belles,  et  c’est  vers  lui  un  coudoie¬ 
ment  de  Maîtres  et  d’élèves  :  médecins  des  hôpitaux, 
professeurs,  membres  de  l’Académie  de  Médecine,  mem 
lires  de  l’Institut,  qui  tous  veulent  serrer  la  main  du 
Jlaître  ou  de  l’ami. 

Leur  foule  mêlée  de  quelques  toilettes  claires,  s’égrenne 
hors  de  l’amphithé.âtrc,  et  les  vieilles  attirées  par  le  bruit 
des  autos  se  demandent  en  chuchotant  ce  que  tous  ces 
gens  .sont  venus  faire  chez  elles. 

—  lionnes  vieilles,  ils  sont  venus,  par  vos  cours  et  vos 
jardins,  apporter  un  encouragement  à  un  homme  qu’ils 
aiment,  et  qui  assume  une  grande  tâche,  ils  .sont  venus 
attiser  d’un  souffle  de  sympathie  le  foyer  de  science  que 
naguère  Charcot  alluma  chez  vous. 

Et  maintenant  les  grilles  de  la  Salpêtrière  se  sont  fer¬ 
mées  sur  les  derniers  .".utos,  le  silence  a  repris  possession 
du  Grand  Asile,  les  vieilles  encore  un  peu  étonnées  se  sont 
remises  à  trottiner  par  les  cours,  et  là-bas,  tout  au  fond 
du  vénérable  hospice,  l’enseignement  s’organise,  les  labo¬ 
ratoires  s’installent,  le  travail  patient  recommence  pour 
les  recherches  nouvelles,  pour  les  découvertes  futures... 

Nous  les  attendons  avec  confiance,  désireux  d’en  entre¬ 
tenir  souvent  nos  lecteurs.  JKAN  CAMUS. 


—  517  - 


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—  XIII  - 


PLAQUETTES  MÉDICALES 


LES  MÉDAILLES  DE  PASTEUR 


Voici,  réunies  ici,  deux  plaquettes  de  Pasteur.  La  pre¬ 
mière  est  du  grand  médailliste  qui  vient  de  mourir, 
O.  RoTY.  C'est  la  médaille  jubilaire  qui  fut  offerte  à 
Pasteur,  le  jour  de  ses  70  ans.  Rn  mai  1889,  la  section  de 
médecine  et  de  chirurgie  de  l’Académie  des  sciences  se 


blicaine.  Les  cinq  classes  de  l’Institut  de  France  avaient 
envoyé  des  délégations  officielles,  toutes  les  grandes 
Sociétés  savantes  étaient  représentées. 

L’État  commanda  la  seconde  plaquette  au  bon  nié- 
dailli.ste  G.  H.  PRiiniiOMME  (i).  Son  inspiration  fut 


La  médaille  de  Pasteur,  par  Roly. 


constitua  en  comité  de  souscription.  Une  médaille  avait 
été  commencée  par  Roty,  tout  naturellement  on  s’adressa 
à  lui.  Pasteur  y  est  représenté  dans  la  tenue  qu’il  avait 
tous  les  jours,  calotte  sur  la  tête,  une  pèlerine  sur  les 
épaules  ;  la  tête  est  admirable  d’expression  et  de  vie  : 
«  l’oeil  prolonge  au  loin  .son  regard  contemplatif  ;  tout 


toute  différente  de  celle  de  Roty  :  il  a  «  déiuaté- 
rialisé  »  le  profil  de  Pasteur  ;  c’est  Pasteur  non  plus  à 
70  ans,  mais  dans  la  force  do  l’âge,  en  pleine  activité  de 
son  génie  ;  aucun  détail  de  costume  ne  vient  distraire 
l’oeil,  accaparé  tout  entier  par  la  contemplation  de  la 
tête. 


La  médaille  de  Pasteur, 

le  visage  reflète  à  la  fois  l’énejgie  et  la  méditation.  »  Roty, 
pressé  par  le  temps,  ne  put  pas  faire  un  revers  comme  il 
l’eût  souhaité.  La  médaille  fut  remise  à  Pasteur,  le  27  dé¬ 
cembre  1892,  dans  le  grand  amphithéâtre  de  la  Sorboniie, 
au  cours  d’une  séance  solennelle  :  l’asteur  entra,  appuyé 
au  bras  du  président  de  la  République,  Sadi-Carnot,  au 
son  d’une  marche  triomphale.,  jouéepar  la  Garde  Répu- 


par  Prudlicmme. 

Le  revers  représente  une  figure  de  fenune  drapée  à 
l’antique  et  symbolisant  la  bactériologie. 

Loüls  Gery. 

(i)  Cette  plaquette,  éditée  par  l’État  a  été  frappée  à  l'Hôtel 
de  la  Monnaie  où  tous  les  admirateurs  de  Pasteur  pourront 
se  la  procurer. 


—  XV  - 


Traitement  organothérapique 

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—  XVI  — 


M!onsieur  le  Docteur, 

Combien  de  fois  n’avez-vous  pas  souhaité 
l’apparition  d’un  véritable  spécifique  des  ma¬ 
ladies  des  veines  ^Varices,  Phlébites,  Ulcères 
variqueux, Varicocèles  ou  Hémorroïdes^? Com¬ 
bien  de  fois  n’avez-vous  pas  désiré  connaître 
un  traitement  actif  de  tous  les  malaises  qui 
accompagnent  une  circulation  troublée,  la 
JVfénopause,  en  particulier  P 

Faute  de  mieux,  vous  avez  souvent  pres¬ 
crit  l’hamamélis  virffinica,  et  pourtant,  vous 
savez  que  des  maîtres  comme  Fieclus,  Fticard, 
Flanchon,  Faul  Carnot,  Colin,  CEttinffer,  sont 
d’accord  pour  constater  son  inefficacité  l 

Vous  n’avez  plus  à  tomber  en  un  si  cruel 
embarras,  -2e  ||1  n||t||n|r  11 A  DP  1# 

vous  avez  maintenant  VAIlluUliC  IVIAtlblV| 
un  médicament  véritablement  curatif,  en  nom¬ 
bre  de  cas  devant  lesquels  vous  étiez  désarmé. 
De  traitement  formé  des  principes  actifs  (tan- 
noïdes,  fflucosides,  etc.)  de  Ftubiacées  et  Foly- 
ffonées  exotiques  traitées  par  notre  procédé 
spécial,  consiste  :  1°  En  un  décocté  ou  tous  les 
sucs  des  plantes  conservent  leurs  propriétés 
particulières  et  qui,  partant,  est  bien  plus  actif 
que  tous  les  extraits  (même  de  plantes  fraîches) 
si  pauvres  en  substances  efficaces;  S°  D’une 
pommade  à  base  des  mêmes  principes,  topique 
vraiment  spécifique. 

Expérimentez-le,  de  préférence,  sur  des 
sujets  porteurs  de  lésions  anciennes,  profondes 
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dité  des  résultats. 

Veuillez  agréer,  lÆonsieur  le  Docteur,  l’ex¬ 
pression  de  mes  meilleurs  sentiments, 

G.  MOJSnSTIEE 

Pharmacien  de  Ire  Classe, 

ÏO,  Rue  de  la  Répinière. 

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L'ORTHOPEDISTE  . 

voici  ïolrc  fils  cjui  jmes  som5  esl  vâilicilcmcnl  «ueri  de  si  deptoubU  Jibbosilé....dU' reste 
.1  de  sanie  pai-failc  ..“hop  parfailc  même  ,  car  au  pvtmici  abord  on  pourvail  croire  guil  est  encore  un 
ais  cela  tient  uniquement  à  ce  qu’il  est  trop  Uas  du  dos  ! 


-  X' 

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-  XVIII 


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digestifs  en  activité. 

permet  la  suralimentation . tuberculose,  cancer,  convalescences, 

est  diunHique . néphrites, 

accroît  la  tolérance  de  l’estomac .  vomissements, 

supplée  à  son  insuffisance . hypopepsie,  cancer, 

combat  les  fermentations  nocives . diarrhée,  entérites. 

La  TUBERCULOSE  en  réunit  les  indications 
Nous  préparons  du  KÉFIR  aoec  du  lait  complètement  écrémé,  prière  de  spécifier  KÉFIR  IVIAIGRE 

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n  1  ’IaH  Atnnin»  a  une  combinaison  de  l'iode  aux  tanins  physiologiques  du  raianhia  et  du  quinquina  et  I 

renferme  en  plus  25  gr.  d'hypophosphite  de  soude  par  litre,  ■ 

„  I  *Tyt«l/«1-anino  *  a  un  Août  très  agréable.  Elle  est  10  fois  plus  active  que  l’huile  de  foie  de  morue  et  30  fois  I 
pjjjj  active  que  les  émulsions.  Elle  est  Indiquée  dans  la  déminéralisation,  dans  la  phospha-  ■ 
turle,  dans  la  neurasthénie,  dans  le  rachitisme,  dans  les  affec  tons  des  bronches.  ■ 

„  f  ’Va<1  A  fait  disparaître  les  Kanglions,  les  adénites  et  les  lésions  bacillaires  au  i"'  degré  (elle  est  I 

«  A.  loaoranine  »  les  lésions  secondaires  avancées).  ■ 


-  XIX  - 


DIÉTÉTIQUE 


DIÉTÉTIQUE  COMPARÉE  ET  PRATIQUE 

Rien  ii’étaut  de  nature  plus  relative  que  les  éléments 
dont  se  compose  la  diététique  pratique,  leur  exposé  ne 
saurait  se  faire  utilement,  qu’en  les  plaçant  dans  le 
cadre  qui  leur  est  propre  ;  le  menu. 

Les  modes  culinaires  différents,  l’emploi,  la  fréquence 
de  l’emploi,  la  valeur  nutritive,  les  indications  thérapeu¬ 
tiques  d'un  aliment,  constituant  autant  de  facteurs 
importants  dans  l’exposé  de  tout  régime,  il  est  indiqué  de 
les  faire  valoir  simultanément,  de  le  tenter  tout  au 
moins. 

Pour  y  réussir,  l’expérience  m’a  démontré  combien  il 
est  aisé  de  faire  ressortir  les  formules  générales  et  parti¬ 
culières  des  régimes  curatifs  de  troubles  pathologiques 
déterminés,  en  les  plaçant  en  regard  des  formules 
hygiéno-diététiques  propres  à  des  non  malades  soucieux 
d’un  bon  équilibre  organique,  par  une  nutrition  saine  et 
un  régime  éclectique  à  la  fois. 

IPun  essai  de  diététique  comparée  doit  se  dégager 
comment  peuvent  être  conçues,  et  ordonnancées  des  séries 
alimentaires  utiles,  sans  qu’elles  soient  fastidieuses. 

On  ne  saurait  nier  qu’en  outre  de  leurs  avantages,  de 
leurs  propriétés  particulières,  les  aliments  peuvent  avoir 
leurs  places  indiquées  dans  les  menus,  tout  comme  dans 
une  partie  de  musique  les  notes  prennent  une  valeur  de 
par  la  place  qu’elles  y  occupent. 

D’un  autre  côté,  il  est  acquis  pour  les  hygiénistes, 
qu’aux  non  malades  une  diététique  s’impose  par  éduca' 
tiou.  Pas  plus  à  eux  qu’aux  mal  portants,  les  voies  diges¬ 
tives  ne  doivent  obéissance  et  tolérance.  Caprices  culi¬ 
naires,  excès  gastronomiques  mettent  tôt  ou  tard  les  uns 
et  les  autres  en  danger.  Dans  les  deux  cas,  la  diététique 
pratique  doit  viser  à  une  rééducation  véritable,  qui  a 
pour  but  de  détruire  les  légendes,  les  habitudes  nui¬ 
sibles,  les  dégoûts  par  prév'ention  ignorante,  les  craintes, 
les  phobies  même,  aussi  bien  que  le  fanatisme  de  cer¬ 
tains,  consommant  avec  excès  et.  Sans  cesse,  leurs  mets 
préférés,  bien  entendu. 

I.a  diététique  et  la  rééducation  «  sont  vécues  » ,  avec  de 
constants  succès,  depuis  quelques  années  en  Prance, 
plus  élégamment  que  partout  ailleurs,  c’est-à-dire  avec 
une  perfection  culinaire  indiscutée,  même  au  delà  des 
frontières,  et  avec  une  science  plus  soucieuse  de  libérer 
les  sujets  soignés  de  leurs  régimes  d’exception,  régimes 
ayant  le  grand  tort  de  rendre  la  vie  sociable  inaccessible, 
quand  leur  formule  dominante  n’est  pas  d’assurer  un 
retour  progressif  à  une  alimentation  se  rapprochant  de 
la  normale  rationnelle. 

La  relation  fidèle  des  journées  alimentaires  de  malades 
effectuant  eu  commun  des  régimes  différents  peut  seule 
fixer  les  données  pratiques  de  la  diététique  par  l’hygiène, 
et  de  la  diététique-thérapie. 

La  gamme  des  aliments  simples  et  précieux,  dans  les 
cures  des  voies  gatriques,  est  si  variée,  si  étendue,  quand 
ou  la  sait  manier,  qu’on  ne  saisit  pas  comment  l’emploi 
abusif  et  exclusif  des  pâtes  alimentaires,  des  oeufs,  des 
bouillons  sans  saveur,  pour  toute  diététique  a  pu  leur¬ 
rer  si  longtemps  la  confiance  et  les  e.spérances  de  ceux 
qui  n’ont  cru  qu’à  leurs  uniques  vertus. 

Quelques  journées  alimentaires,  concernant  des  cas 
pathologiques  déterminés,  l’établiront.  Nous  réunirons 
pour  cela  les  cas  suivants  : 

a.  Une  malade  convalescente  d’un  ulcus  de  l’estomac 
réparé  par  le  régime  lacté  ; 

b.  Une  anorexique  dyspeptique  nerveuse  ; 


c.  Une  convalescente  d’entérite  hémorragique  fébrile  ; 

d.  Un  obèse  avec  auto -intoxication  gastro-intestinale 
et  hépatique  ; 

c.  Un  paludique,  convalescent  d’une  longue  crise 
d’entérite  chronique. 

Ces  malades  étant  désignés  comme  suit  :  Dysf).  clir., 
.tnor.,  I-ntéri.,  Ohé.,  Paltid.,  leurs  menus  suivront  ceux 
des  non  malades  dont  les  mets  seront  précédés  d'un 
numéro  d’ordre  :  celui-ci  sera  employé  pour  désigner  le 
même  mets  dans  les  menus  des  régimes. 

Dimanche....  Janvier  nji  . 

Non  malades  :  huit  heures  matin. 

Potages  variés,  cacao  au  lait,  lait  additionné  de  café  ; 
beurre  frais,  pain  bis,  pain  blanc,  miel. 


Malades  au  régime 


Repas  de  midi.  Non  maiades 
I"  l’iperlans  brocliette  ; 

2"  Grenadins  de  veau  sauteuse  ; 

3"  Pommes  de  terre  Maître  d’Hôtel  ; 
4"  Coulommiers  ; 

5"  Poires  et  pommes. 


Maiades  au  régime 


Potage  à  la  farine  de  blé  vert.  Minutieusement  cuit, 
peut  être  savoureux.  Délayer  la  farine  de  blé  vert  avec 
du  lait  froid,  chauffer  à  feu  doux  et  ajouter,  par  fractions, 
quantité  nécessaire  de  lait  bouillant,  sans  cesser  de 
remuer  le  mélange.  lïbullition  six  à  sept  minutes.  Saler  et 
ajouter  beurre  fin,  cinq  à  dix  grammes  pour  une  per- 

Éperlans  au  court  bouillon  avec  beurre  maître  d’hôtel. 
Choisir  des  éperlans  de  forte  taille.  De  chair  légère  et  fine, 
demandent  une  préparation  soignée.  Les  gratter,  vider, 
laver  à  l'eau  courante,  essuyer  l’intérieur  à  plu.sieurs 
reprises,  avec  des  linges  bien  propres.  Cuisson  parfaite 
dans  un  court-bouillon  d’eau,  de  vin  blanc  ou  citron,  de 
légumes,  d’un  bouquet  et  du  sel. 

Les  éperlans  ainsi  cuits  .sont  servis  dans  un  beurre, 
fondu  au  bain-marie  très  chaud,  additionné  de  jus  de 
citron,  notablement. 

Éperlans  sauteuse.  Tremper  un  instant  chaque  pièce 
dans  du  lait  chaud,  égoutter,  rouler  dans  A  peine  de  farine, 
et  placer  à  cuire  l’éperlan  dans  du  beurre  bouillant  auquel 
aura  été  ajouté  un  cinquième  environ  d’huile  d’olive. 
Dorés  par  la  cuisson,  les  éperlans  sont  servis  dans  du 


—  625 


-  XX  - 


Un  Nouveau  procédé  très  simple  et  très  précis 


Pri'Henti’cs  sous  la  rorini!  irrlilf-aiiLs  portefeuilles,  pou¬ 
vant  être  faeilennnit  mis  dans  la  poelie,  ces  trousses  ren- 
rrrnient  les  tubes  et  ampoules  h  niactifs  nécessaires  pour 
rtiai|ue  opération  d’analyse,  lilles  permettent,  on  deux 
nnnules,  avec  ([ueli|ues  gouttes  d'urino,  d’ôtro  très  exacto- 

Les  nombreux  médecins  cpii  en  ont  essayé  l’emploi  ont 
élé  unanimes  à  faire  l'éloge  do  leur  commodité  et  de  leurs 
rigouieux  résultats.  Tout  d’abord,  au  cours  d’une  visite  ou 
il'une  consultation,  elles  donnent  au  praticien  la  facilité 
d'étre  immédiatement  renseigné  sur  la  composition  do 
rurine  et  île  pouvoir  instituer,  sans  plus  attendre,  la  thé- 
rapeutiiiuo  ijui  convient.  Kn  outre,  elles  lui  rendent 
aisément  généralisables  les  analyses  urologiijues,  demeu¬ 
rées  jiisiiu’ici  le  monoiiole  des  pliarmaciens. 

D’autre  part,  on  raison  de  leur  utilisation  extrêmement 


r Analyse  des  Urines 


profit  aux  malades  eux-mémes,  qui  pourront  de  la  sorte  se 
rendre  compte,  aussi  souvent  qu’il  conviendra,  des  varia¬ 
tions  do  composition  de  leurs  urines.  11  leur  sera  dès  lors 
loisible  de  surveiller  do  très  près  leur  alimcniation, 
do  contrôler  l’inlluenco  de  tel  ou  tel  mets  sur  le  taux  de 
leur  sucre  ou  de  leur  albumine,  enfin  do  faire  appel  aux 
soins  médicaux  dés  que  ce  taux  aura  subi  une  élévation. 

Ces  Trousses  urologiques  apparaissent  donc,  il  tous 
égards,  comme  de  très  précieux  collaborateurs  pour  le 
médecin.  En  dehors  de  l’exactitude  absolue  do  leurs  résul¬ 
tats,  elles  présentent  encore  l’avantage  d’une  grande  modi¬ 
cité  de  prix  ;  chaque  analysa  revient  à  environ  0  fr.  25. 

Ces  trousses  existent  sous  trois  modèles  différents  :  . 

!•  TROUSSE  INDEX  “  La  Dosurine  ”,  destinée  à, 
rechercher  si  l’urine  renferme  ou  non  de  l’albumine  ou  du 

2»  TROUSSE  A.  “  La  Dosurine  ”,  destinée  à  doser 
ralbùmino  contenue  dans  l’urine  ; 

3»  TROUSSE  D  "  La  Dosurinet  ”  destinée  il  doser 
la  quantité  do  sucre  (glucose). 

Le  prix  de  chaque  trousse  est  do  5  francs  (franco  5  fr.  30). 

—  Ampoules  do  renouvellement  :  la  boite  do  10,  2  fr.  50 
(franco  2  fr.  75)  ;  la  boite  do  20,  4  fr.  75  (franco  :  S  francs). 

—  Remise  de  15  p.  100  h  MM.  les  médecins. 

Adresser  les  commandes  et  les  demandes  do  renseigne¬ 
ments  à  la  Société  LA  DOSURINE,  10,  rue  Charlemagne, 
Paris. 


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-  XXI  - 


DIÉTÉTIQUE  {Suite) 


beurre  chaud  non  cuit,  avec  une  pincée  d’herbes  finement 
hachées. 

Potage  ans  laitues  perlé.  Disposer  dans  une  casserole 
une  laitue  émincée,  une  pomme  de  terre  pelée,  mouiller 
avec  de  l’eau  et  saler.  Maintenir  au  feu,  durant  une 
heure  d’ébullition,  passer  par  une  fine  passoire.  Dans  la 
cuisson  ainsi  séparée,  mettre  à  cuire  une  cuillerée  à  bouche 
de  perles  du  J  apon  —  par  personne,  —  allonger  avec  du 
lait  bouillant. 

S’il  s’agit  de  malades  offrant  des  troubles  localisés 
aux  intestins,  user  d’un  tamis  de  crin,  pour  passer  la  lai¬ 
tue  et  les  pommes  de  terre,  avant  de  les  remettre  dans  la 
cuisson.  Servir  et  beurrer  dans  la  soupière. 

Velouté  crème  d’orge.  Préparer  avec  soin  comme  le  potage 
à  la  farine  de  blé  vert,  mais  moins  épaissi,  faire  une  liai¬ 
son  avec  un  jaune  d’œuf  ajouté  dans  la  soupière  et  deux 
cuillerées  à  bouche  de  crème  double,  s’il  s’agit  d’un  potage 
d’une  personne. 

Sauce  mousseline.  Deux  cuillerées  de  crème  de  riz,  deux 
décilitres  de  lait  pour  délayer  à  froid,  saler,  mettre  sur 
un  feu  doux,  sans  cesser  de  remuer,  quinze  minutes,  puis 
fouetter  vivement  en  incorporant  un  jaune  d’œuf  et 
loo  grammes  de  beurre  divisé  en  petits  morceaux,  une 
ou  deux  cuillerées  de  crème  fouettée,  et  finir  en  ajoutant 
le  jus  d’un  citron  bien  exprimé. 

Orenadins  de  veau  cocotte.  8o  à  loo  grammes  de  sous- 
noix  de  veau  taillée  en  triangle,  et  2  ou  3  centimètres 
d’épaisseur.  Piquer  grassement  d’un  côté. 

Disposer  dans  le  fond  d’une  casserole,  carottes,  2  ; 
navets,  2  ;  oignon,  i  ;  en  tranches,  un  bouquet  bien 
garni,  sur  le  tout  poser  le  grenadin,  les  lardons  reposant 


sur  les  légumes.  Mouiller  d’eau,  juste  assez  pour  couvrir 
la  viande. 

Mettre  au  feu,  la  casserole  avec  couvercle,  quarante  à 
cinquante  minutes. 

Séparer  le  grenadin  en  le  dressant  sur  un  plat  très 
chaud,  l’accompagner  de  beurre  fondu,  salé  légèrement, 
avec  un  quartier  de  citron. 

Toute  purée  de  légumes  peut  être  servie  en  même 
temps  que  ce  plat. 

Parée  de  pommes  de  terre.  De  choix  se  portera  de  préfé¬ 
rence  sur  la  pomme  de  terre  de  Hollande.  Pelée,  coupée 
en  quartiers,  culte  à  l’eau,  égoutter  sur  un  tamis, 
pas.ser  à  travers  ce  tamis  avec  un  pilon  de  bois. 
Mouiller  avec  du  lait  bouilli  à  part.  Dans  une  casserole 
russe,  c’est-à-dire,  à  bords  élevés,  travailler  la  purée,  en 
y  incorporant  de  petites  fractions  de  beurre  fin.  Finir  en 
ramollissant  un  peu  avec  du  lait  bouillant. 

Marmelade  de  pommes  (au  tamis  de  soie).  Cuire  des 
quartiers  de  reinettes  choisies  pelées  et  vidées,  dans 
un  léger  sirop  de  sucre,  à  parfaite  cuisson,  lentement 
obtenue,  retirer  du  feu,  ajouter  miel  de  fine  qualité, 
quantité  suffisante,  pour  édulcorer  sans  goût  prononcé,  et 
passer  .soigneusement  en  utilisant  un  tamis  de  soie. 

Pommes  à  la  coque.  Vider  et  peler  nne  reinette,  en  la 
laissant  entière.  La  plonger  dans  un  sirop  de  sucre  très 
faible,  et  bouillant,  et  entretenir  l’ébullition  dix  minutes. 

La  pomme  re.stée  intacte  est  servie  sur  un  compotier 
chauffé  à  l’avance,  et  au  dernier  moment,  elle  est  addi¬ 
tionnée  de  .sucre  en  poudre  parfumé  de  vanille. 

D’’  Léon  DerEcq. 

M.  G.  Gaeems. 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


ANESTHÉSIE  LOCALE 

Novocaïne.  —  La  novocaïne  e.st, 
à  l’heure  actuelle,  le  plus  recom¬ 
mandable  des  anesthé.siques  locaux  ; 
sa  toxicité  extrêmement  faible  per¬ 
met  d’injecter,  sans  inconvénient,  des 
doses  considérables,  et  d’entrepren¬ 
dre  ainsi  des  opérations  complexes 
qui  n’auraient  pu  se  faire  que  dif¬ 
ficilement  à  la  cocaïne  ;  son  pouvoir 
auesthé.sique  est  considérable  et,  de 
plus,  la  novocaïne  n’est  ni  irritante, 
ni  va.so-dilatntrice.  Le  seul  reproche 
qu’on  puisse  lui  faire,  est  la  durée  un 
peu  courte  de  l'anesthésie,  mais  cet 
inconvénient  disparaît  par  l’adjonc¬ 
tion  d’une  petite  quantité  d’adréna¬ 
line  qui,  sans  aggraver  sensiblement 
la  toxicité,  augmente  considérable¬ 
ment  la  durée  et  même  le  degré  de 
l’anesthésie  (i). 

Opérations  faites  à  la  novocaïne. 
—  On  peut  opérer  l’anesthésie 
locale  par  la  novocaïne  :  petites  et 
grosses  tumeurs  cutanées  et  sous- 
cutanées,  ouverture  d’abcès)  suture 
des  tendons,  ténotomies,  suture  des 
nerfs,  élongation  des  nerfs  et  névro- 

(i)  L'anesthésie  locale,  méthode  du 
profe.sseur  Reclus,  par  G.  Piquand, 
chef  de  clinique  à  l'Hôtel- Dieu  de  Paris 
J  911  (0.  Dohi  et  Fils,  édit,  à  Paris.) 


tripsie,  ligatures  artérielles,  ligature 
et  résection  de  varices  ;  ablation 
d’un  cancer  de  la  lèvre,  de  la  langue  ; 
goitres,  empyème,  tumeurs  béni¬ 
gnes  du  sein  ;  ga.strotomie,  anus  ilia¬ 
que  ;  cure  de  la  hernie  inguinale, 
crurale,  ombilicale  ;  appendicites  ; 
laparotomies  pour  péritonite  tuber¬ 
culeuse  ;  kystes  de  l’ovaire,  du  foie  ; 
dilatation  de  l’anus,  hémorroïdes  ; 
circoncision  ;  résection  du  scrotum 
pour  varicocèle  ;  cure  radicale  d’hy¬ 
drocèle  ;  castration  et  épidydecto- 
mie  ;  extirpation  d’un  liygroma  pré- 
rotulien,  d’un  ky.ste  creux  poplité  ; 
arthrotomie  du  genou,  amputation  ; 
ablation  d’une  exostose  sous-cal- 
canéenne  ;  ouverture  d’un  panaris  ; 
désarticulation  d’une  phalange  ; 
exostose  sous-unguéale,  ongle  in¬ 
carné  ;  hallus  valgus  ;  trépanation 
de  l’apophyse  mastoïde  ;  anesthé¬ 
sie  de  la  membrane  du  tympan  et  de 
l’oreille  moyenne  ;  a  des  fosses  nasa¬ 
les,  des  sinus,  du  larynx. 

Dose  et  solution.  —  La  meilleure 
solution  est  la  suivante,  adoptée  par 
le  professeur  Receus  : 

Novocaïne .  o'r.so 

Adrénaline  à  1  p.  1000..  XXV  gouttes 
Sérum  physiologique  ..  100  grammes. 

F,  s.  a,  «ne  solution,  dont  deux 


centimètres  cubes  (soit  une  seringue 
de  M.  Receus,  spéciale  pour  ces 
injections)  =  oi!r,oi  de  novocaïne 
et  une  demi-goutte  d’adrénaline  au 
millième.  On  peut  aller,  comme 
dose  niaxima,  jusqu’à  60  seringues 
(à  2  centimètres  cubes)  du  mélange 
ci-dessus. 

Conservation  du  mélange.  —  La 
solution  précédente  se  conserve  dif¬ 
ficilement,  et  il  faut  la  préparer  au 
moment  de  s’en  servir.  Par  contre, 
les  .solutions  isolées  de  novocaïne 
à  I  p.  200  et  d’adrénaline  à  i  p.  1000, 
se  conservent  plusieurs  mois  sans 
s’altérer.  Aussi,  dans  le  service  du 
professeur  Reclus,  procède-t-on  de 
la  manière  suivante  (Piquand)  :  On 
prépare  à  l’avance,  d’une  part,  une 
solution  d’adrénaline  à  i  p.  1000  dans 
de  l’eau  stérilisée,  et  d’autre  part  un 
certain  nombre  de  bouteilles  renfer¬ 
mant  chacune  :oo  centimètres  cubes 
de  sérum  et  oi!r,5o  de  novocaïne. 
Ces  bouteilles  sont  stérilisées  à  l’au¬ 
toclave,  puis  conservées  pour  servir 
à  mesure  des  besoins.  Au  moment  de 
l’opération  on  débouche  une  bou- 
Iteille,  on  y  ajoute  XXV  gouttes 
f d’adrénaline  à  i  p.  1000,  on  agite 
■légèrement,  et  le  mélange  est  prêt  à 
■Hre  employé. 


—  627  — 


-  XXIII 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


La  cure  solaire  de  la  Tuber¬ 
culose, -pat  ïe  Dr  Mai^oat.  1911, 
I  vol.  iii-i6  (le  388  pages,  avec  fig. 
J.-Ii.  Baillih'r  et  Fils,  édit,  il  Paris. 
La  question  de  la  cure  solaire  de 
la  tuberculose  est  toute  d'actua¬ 
lité  et  M.  Malgat  est  parmi  ceux 
qui  ont  le  plus  contribué  à  démon¬ 
trer  son  efficacité.  Aussi  lira-t-on 
avec  un  intérêt  particulier  le  livre 
dans  lequel,  après  dix  ans  de  travail, 
il  <1  apporte  la  preuve  certaine  que 
la  tuberculose  guérit  à  tous  les  de¬ 
grés  par  les  bains  de  soleil  méthodi¬ 
quement  appliqués.  La  seule  con¬ 
dition  de  guérison  est  de  pouvoir  em¬ 
ployer  une  lumière  suffisamment 
inten,se  »  Les  recherches  de  M.  Rol- 
lier  publiées  ici  même  ont  mis  en 
évidence  l’action  de  l’héliothérapie 
dans  les  tuberculoses  chirurgicales  ; 
celles  que  résume  dans  son  livre 
M.  Malgat  montrent  l’influence  favo¬ 
rable  qu’elle  exerce  également  sur  la 
tuberculose  pulmonaire  chronique, 
eu  fixent  nettement  les  indications  et 
la  teelmique  et  établissentles  ressour¬ 
ces  qu’offre  pour  cette  cure  solaire 
le  littoral  méditerranéen. 

P.  LEREB0UI,I,ET. 

Quelques  idées  en  thérapeu¬ 
tique,  par  le  D'  G.  P.  Widman. 
1911,  I  vol.  de  186  pages  avec 
fig.  O.  Doin  et  fils,  édit,  à  Paris. 
L’auteur  de  ce  petit  livre  est  un 
médecin  sanitaire  maritime  qui  a 
trouvé  dans  sa  pratique  médicale  sur 
les  navires  des  idées  personnelles  en 
thérapeutique.  Toutes  les  maladies 
constatées  se  rapportent  à  des 
troubles  locaux  ou  généraux  de  la 
circulation.  Pt  les  moyens  qu’il 
emploie  pour  combattre  les  troubles 
circulatoires  sont  rangés  ainsi  : 

Médicaments  ;  Massages  ;  Mouve¬ 
ments  divers  ;  Sudation  ;  Marche  et 
travaux  ;  Hydrothérapie  ;  Cata¬ 
plasmes  ;  Réfrigération  ;  Bains  lo¬ 
caux  ;  Bains  généraux  ;  Bains  d’ex¬ 
trémités  ;  Bains  de  pieds  froids.  Bains 
de  mains  froids  ;  Faradisation  ;  Ven¬ 
touses  sèches  ;  Sangsues  ;  Saignée 
générale  ;  Lavements  évacuateurs  : 
Lavements  à  garder  ;  Appareil  à  per¬ 
cussion  périphérique. 

Ht  M.  Widman  décrit  par  la  suite  la 
façon  dont  il  comprend  l’application 
de  ces  divers  procédés.  CoRNBT. 

Contribution  à  l'étude  des  anes¬ 
thésiques  locaux  employés  en 
chirurgie  dentaire,  par  le 
D'  Lavocat.  Thèse  de  Lyon,  1910. 
Après  avoir  fait  l’historique  de 
l’anesthésie  et  de  l’anesthésie  locale, 
en  particulier,  le  D'  Lavocat  a  exa¬ 
miné  les  produits  provoquant  l’anes¬ 


thésie  par  réfrigération  (chlorure 
d’éthyle,  chlorure  de  méthyle,  e'tc.) 
mais  son  étude  a  porté  presque  exclu¬ 
sivement  sur  les  auesthésitjues  par 
infediott,  et  après  avoir  rappelé  le 
rôle  considérable  joué  par  la  Cocaïne, 
1  aborde  l’étude  de  tous  les  succé¬ 
danés  qui  ont  été  conseillés  pour 
remédier  à  la  toxicité  de  la  Cocaïne  ; 
il  examine  tour  à  tour  l’holocaïne, 
l’acoïne,  la  nirvanine,  l’anesthésine, 
la  stovaïne,  l’alypine  et  autres,  pour 
s’arrêter  beaucoup  plus  longuement 
sur  la  Novocaïne-Suprarénine  qui 
a  donné  d’excellents  résultats  en 
odontologie,  en  permettant  l’anes¬ 
thésie  péridentaire  et  intradentaire. 
Elle  est  recommandée  dans  l’extrac¬ 
tion  des  dents,  l’ouverture  de  la 
chambre  pulpaire,  l’extraction  ex¬ 
temporanée  de  la  pulpe,  l’ouverture  et 
le  curettage  du  sinus  maxillaire,  la 
résection  du  rebord  alvéolaire...  ou 
peut  également  l’associer  aux  pâtes 
arsénicales  pour  la  destruction  de 
la  pulpe. 

Le  D''  Lavocat  conclut  que  l’anes¬ 
thésie  locale  obtenue  par  voie  intra- 
gingivale  est  celle  à  laquelle  on  doit 
avoir  presque  toujours  recours,  et  que 
les  injections  de  cocaïne  doivent  être 
de  plus  en  plus  abandonnées,  la  chimie 
nous  ayant  donné  des  succédanés 
aussi  actifs  et  moins  dangereux. 

Cornet. 

L’Aliéné,  l'Asile,  l'Infirmier, 

par  le  Dr  Th.  Simon.  1911,  i  vol. 

in- 12,  406  pages.  Bougault,  édit. 

à  Paris. 

L’ouvrage  de  M.  Th.  Simon  vise 
un  but  essentiellement  pratique.  Il 
nous  indique  les  modes  d’interne¬ 
ment  d’un  aliéné,  la  manière  dont  il 
doit  être  reçu  à  l’asile,  les  soins  qui 
doivent  lui  être  donnés  suivant  les 
troubles  qu’il  présente.  L’auteur 
expose  les  avantages  du  séjour  au 
lit,  les  moyens  de  le  rendre  efficace,  il 
indique  les  procédés  de  surveillance 
des  aliénés  dangereux,  il  envisage  les 
différents  cas  (le  suicide  et  les  pro¬ 
cédés  pour  les  éviter.  L’hygiène  de 
l’aliéné  est  traitée  en  détail  ;  .sa 
toilette,  ses  vêtements,  son  alimen¬ 
tation,  ses  occupatioms,  ses  distrac¬ 
tions  sont  l’objet  de  plusieurs  cha¬ 
pitres.  Les  soins  généraux  et  spé¬ 
ciaux  à  donner  aux  galeux,  aux  épi¬ 
leptiques,  aux  hystériques,  aux  en¬ 
fants  sont  également  étudiés. 

Les  questions  si  importantes  et  si 
souvent  négligées  de  la  situation 
matérielle  des  infirmières,  des  con¬ 
ditions  de  leur  recrutement,  de  leur 
enseignement,  de  leurs  rapports'avec 
les  malades,  ont  pris  dans  l’ouvrage 
la  place  qu’elles  méritent  réellementi 


Le  livre  de  M.  Th.  Simon  rendra 
des  services  importants  à  tous  ceux 
qu’intéresse  le  traitement  des  ma¬ 
ladies  mentales.  Jean  Camus. 
La  médecine  préventive  du  pre¬ 
mier  âge,  par  le  D^  P.  Londe. 
1911,  I  vol  in-i6  de  320  pages. 
Félix  Alcan,  édit,  à  Paris. 
L’auteur  de  ce  petit  volume  a 
voulu  être  utile  et  y  a  réussi  en  grou¬ 
pant  tous  les  principes  d’hygiène 
infantile  qui  permettent  chez  le  nou¬ 
veau-né  et  le  nourrisson  de  prévenir 
les  maladies,  dont  l’origine  est  le  plus 
souvent  au  niveau  du  tube  digestif.’ 
Après  avoir  rappelé  les  maladies  du 
premier  âge,  les  signes  qui  traduisent 
l’imminence  morbide,  les  caractères 
des  infections  intestinales  et  bron¬ 
chiques  susceptibles  de  survenir, 
il  analyse  avec  détail  les  principes 
d’élevage  au  sein  et  au  biberon  qu’il 
faut  mettre  en  pratique,  les  moyens 
prophylactiques  à  opposer  aux  mala¬ 
dies  non  spécifiques  et  aux  maladies 
spécifiques,  enfin  les  avantages  et  les 
imperfections  de  la  loi  Roussel.  Pour 
lui,  «  dans  toute  maladie  non  spéci¬ 
fique  il  faut  penser  au  point  de  dé¬ 
part  alimentaire  ou  digestif,  dans 
toute  maladie  spécifique  il  faut  pen¬ 
ser  à  cette  même  cause  en  présence 
des  complications  :  instituer  la  diète 
puis  la  demi-diète,  éviter  les  maladies 
banales  et  les  complications  des 
maladies  contagieuses,  par  une  dié¬ 
tétique  préventive,  fondée  sur  la  ra¬ 
tion  minime  ou  restreinte,  telles 
sont  les  deux  lois  fondamentales  de 
l’hygiène  alimentaire  du  premier 
âge  ».  On  voit,  par  ce  bref  résumé, 
que  M.  Londe  est  loin  de  s’associer  à 
ceux  qui  actuellement  insistent  sur 
les  dangers  de  l’hypoalimentation 
chez  le  nourrisson  ;  mais  si  ces  dan¬ 
gers  sont  pour  nous  réels,  ceux  de 
l’alimentation  excessive  ou  mal  ré¬ 
glée  sont  plus  importants  encore  et, 
à  cet  égard,  le  livre  de  M.  Londe 
donne  nombre  d’excellents  conseils. 

P.  Lereboueeet. 

Jahreskurse  für  arztlicheFort- 
bildung.  N»  de  janvier  1911. 
Lehmann.  édit.  München. 

Ce  numéro  comprend  deux  par¬ 
ties.  Dans  la  première  sont  étudiées 
par  le  professeur  Johannès  Millier, 
de  Dusseldorf,  plusieurs  questions 
de  physiologie  touchant  le  fonction¬ 
nement  du  cœur. 

Dans  la  seconde  partie  le  profes¬ 
seur  Lubar.sch  envisage  plusieurs 
que.stions  de  pathologie  générale, 
entre  autres  les  phénomènes  d’in¬ 
suffisance  cardiaque,  la  pathogénie 
du  diabète,  la  valeur  de  la  réaction 
de  Wassermann. 


589  — 


LIVRES  REÇUS  AU  BUREAU  DE  PARIS  MÉDICAL 


Recherches  épidémiologiques 
cliniques  et  thérapeutiques 
sur  ta  méningite  céréJbro- 
spinale,  par  le  Dr  Robert  DebrIÏ. 
igii,  in-8,  120  pages  et  figures. 
(Félix  Alcan,  éditeur  à  Paris). 

Le  rôle  de  l'électricité  dans  les 


accidents  du  travail,  par  le 
Dr  J.  DaborderiE.  Paris,  1911, 
I  vol.  in-i2  de  158  pages  avec 
figures,  broché  3  fr.  50.  (Maloine, 
éditeur,  Paris). 

Revue  des  médicaments  nou. 
veaux  et  de  quelques  médica. 


tiens  nouvelles,  par  C.  Crinon, 
pliarmacieu  de  P”  cla.sse,  ex- 
iiitenie  lauréat  des  Hôpitaux  de 
Paris,  directeur  du  Répertoire  de 
pharmacie  et  des  Annales  de  chi¬ 
mie  analytique,  i  vol.  iii-i8,  cart. 
i8‘  édition  (1911).  4  francs.  (Vigot 
frères,  éditeurs,  Paris.) 


L’INTERMEDIAIRE  MEDICAL 

Docteur  CLOITRE  et  PATIN.  —  TéUphont  830-43  —  7,  Place  St>Michel,  Paris, 

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M.  &60,000 
560,000 
54fl.OOO 
S.-S  0,000 
520,000 
6  6.000 
510,000 


et  henn 


Principaux  lots  : 

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200,000 
1  00,000 
60,000 
40,000 
4  5,000 
50,000 

I  tout  t8405  lots  pnyubiei 


„ _ tent  de  lir.ige  en  liinge;  ie  „ 

(lit  i«r  tirage  est  év.  de  marks  B'iOOO, 
7'  tirage  lie  iiinrUs  6000'  0.  .l'e.'ipédi  ■ 
iir  le  1»'  lirage,  au  pri.x  ufllciel  de  : 


milel  entier 


iinTt  de^iille 


■s  des  tirages 
;r  les  divers  11 
itiiB  ottlciel  U 


en  liiiil  la  tieinunde.  (.Iianne  parlieipam  recuit  ne 
nioi,  imniédinlenient  après  le  tirage,  la  liste  cinii  ielle 

is  lots  sont  pnmiplemenls  paves  tons  garantie 


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(Iliaque  commande  peiilse fuir 
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Domi  billot. ...  à  fr.  3,76. 

. . Quart  do  billot  à  fr.  1,90. 

La  somme  do  fr 

l'on»  a  été  remise  par  mandai-/)usle.  i  Biller  ce  qui,  no 
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Vettillesrecouvrerparrembuarsement.)  cas  particulier. 


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4  ou  5  kilomètres  ;  2  grands  hôtels  modernes  confortables  ;  pour 
touristes. 

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=  NOUVEAUX  POUR  1911  = 

Par  H.  BOCQUILLON-LIMOUSIN 
aSsédition,  1911.  t  vol.  in-i8,  33o  pages.  Cartonné .  3/r. 

XXV  - 


NOUVELLES 


Un  nouvel  hôpital  privé.  —  Dimanche  dernier  a  été 
inauguré  à  Paris,  un  hôpital  privé  médico-chirurgical,  sis 
19,  rue  Antoine-Chantiii  (49,  rue  des  Plantes,  XIV“  ar¬ 
rondissement).  Ce  nouvel  établissement  se  propose  de 
prendre  place  entre  les  hôpitaux  et  les  maisons  de  santé  aux 
prix  élevés,  et  de  se  mettre  mieux  à  la  portée  des  diverses 
■  classes  de  la  société.  Il  a  été  fondé  par  une  Société  civile 
au  capital  de  800  000  francs,  divisé  eu  32  parts  de 
25  000  francs  chacune,  avec  obligation  pour  ladite  Société 
de  rémunérer  le  capital  versé,  parades  journées  gratuites 
de  traitement  en  chambre. 

Il  contient  86  lits,  dont  40  tant  en  chambres  qu’cn 
petits  dortoirs  pour  la  chirurgie,  26  pour  la  médecine,  et 
20  chambres  d'isolement  pour  les  maladies  infectieuses. 
Un  service  complet  de  radioscopie  et  radiographie  sera 
mis  à  la  disposition  des  malades,  internes  et  externes, 
moyennant  des  prix  très  modérés,  aussitôt  que  les  crédits 
nécessaires  auront  été  couverts  par  une  souscription  actuel¬ 
lement  ouverte. 

De  Conseil  d' administration  est  ainsi  composé  :  présidente, 
Mlle  Louise  Chaptai,  ;  secrétaire,  M.  Max-DKCI,Erc  ; 
membres,  Mme  la  Comtesse  uE  jglÏAUN  et  M.  Edm. 
Fouret. 

Le  service  médical  est  assuré  par  les  Df’  Léon  Bernard, 
et  Richardiêre,  médecins  des  hôpitaux  ;  le  service  chi¬ 
rurgical,  par  le  D'  GossET,  chirurgien  des  hôpitaux. 

’L,’ inauguration  a  eu  lieu  sous  la  présidence  de  M.  Félix 
Voisin,  président  honoraire  du  Conseil  de  surveillance  de 
l'Assistance  publique  ;  et  malgré  le  vilain  temps,  les  visi¬ 
teurs  furent  nombreux  qui  vinrent  admirer  cette  simple, 
mais  bonne  et  confortable  installation.  Reconnu  dans 
la  foule  :  M.  G.  Mesureur,  [directeur  général  de  l’Assis¬ 
tance  publique,  et  M.  GaeLEY,  secrétaire  général  ;  le 
professeur  Landouzy,  les  Dr*  Roux,  Léon  Bernard, 
Gossex,  Barth,  Pierre  LEREboueeet,  Baraduc  ; 
M.  André  LEEÈvRE,  ancien  sous-secrétaire  d’État  ; 
M.  Ambroise  Rendu,  conseiller  municipal  ;  M.  JuieeERAT, 
chef  administratif  du  Bureau  d’hygiène  de  la  Ville  de 
Paris,  etc.,  pour  ne  citer  que  quelques  noms  parmi  une 
affluence  de  personnalités  appartenant  au  monde  de  la 
philanthropie  et  au  corps  médical.  H. 

Société  nationale  de  médecine  de  Lyon.  —  M.  J  abou- 
lay  a  pris  le  fauteuil  de  la  présidence  en  remplacement 
de  M.  Leclerc. 

Le  nouveau  président  a  rappelé  en  termes  heureux, 
dans  son  allocution,  le  but  et  le  rôle  de  la  Société,  décidée 
♦  à  accueillir  les  contributions  scientifiques  les  plus 
diverses,  à  grouper  et  à  réunir  les  efforts  des  uns  et  des 
autres,  à  traiter  ces  questions  mixtes  qui  touchent  aux 
différentes  branches  de  notre  art,  à  définir  l’exacte  valeur 
des  opérations  suivies  dans  leurs  effets  et  complétées  dans 
leur  action  à  travers  les  asiles  de  médecine,  à  offrir  en 
retour  quelque  moyen  thérapeutique  à  des  affections  qui 
sont  regardées  ailleurs  comme  de  simples  curiosités.  » 

Élection  du  Professeur  Jacob  (du  Val-de-Qrâce)  à  la 
Société  de  Chirurgie.  —  Une  élection  qui  n’a  surpris 
personne,  c’est  celle  du  Professeur  J  acob.  Né  à  Toulouse 
en  1867,  il  était  stagiaire  au  Val-de-Grâce  eu  i8go.  Après 
un  court  séjour  dans  les  régiments,  il  fit  la  campagne  de 
Madagascar,  fut  nommé  en  1900  répétiteur  de  Chirurgie 
à  l’École  du  service  de  santé  militaire  de  Lyon.  Un  an 
après,  un  brillant  concours  le  faisait  désigner  pour  remplir 
au  Val-de-Grâce  les  fonctions  d’Agrégé  de  Chirurgie  de 
Guerre.  Son  temx>s  d’agrégation  terminé,  il  fut  appelé 
aussitôt  à  exercer  ses  hautes  qualités  chirurgicales  au 
moment  de  la  campagne  du  Maroc,  sur  la  frontière  algéro- 
marocaine.  Enfin,  en  1908,  il  revenait  au  Val-de-Grâce 
en  qualité  de  Professeur.  Ces  pérégrinations  multiples  ne 
'empêchèrent  pas  de  s’adonner  aux  travaux  scientifiquesl 


les  plus  importants  :  en  1901 ,  il  publiait  avec  le  Professeur 
Sieur  des  recherches  anatomo-cliniques  sur  les  fosses 
nasales  et  leurs  sinus.  Inutile  d’insi.ster  sur  l’œuvre  admi¬ 
rable  qu’il  a  entreprise  avec  le  Professeur  'restut:le  traité 
d 'Anatomie  topographique  est  connu  de  tous,  et  est 
actuellement  classique.  Le  succès  qu’il  a  obtenu  est  un 
témoignage  éloquent  des  qualités  maîtresses  de  l’homme 
et  du  chirurgien.  A  ces  titres,  joignons  encore  la  l>ubli- 
cation  d’un  Précis  d’Anatomie  topograjihique  dans  la 
collection  Testut,  sans  oublier  d’intéressantes  commu¬ 
nications  à  la  Société  de  Chirurgie.  En  désignant  le  Pro¬ 
fesseur  J  acob  pour  prendre  rang  parmi  ses  membres  titu¬ 
laires,  celle-ci  ne  jjouvait  faire  un  choix  plus  heureux. 

Le  D''  Orivot  a  été  nommé  cto-rhino-Iaryngologlstc 
des  hôpitaux  de  Paris.  —  Le  D'  Grivot,  né  à  Paris  en 
avril  1874,  fit  ses  études 
médicales  à  Paris.  Dès  sa  no¬ 
mination  à  l’Internat  en  1899, 
il  se  consacre  à  la  spécialité 
oto-rhino-laryngologique. 

Elève  de  Lubet-Barbon,  puis 
interne  de  Lermoyez,  enfin  in¬ 
terne  de  Sebileau  dans  le  service 
oto-rhino-laryngologique  de 
l’hôpital  Lariboisière  qu’il  con¬ 
tinue  à  suivre  comme  assistant. 

Il  est,  en  outre,  assistant  d’oto- 
rhino-laryngologie  à  la  clinique 
médicale  de  l’Hôtel-Dieu,  que  dirige  le  Professeur  Gilbert. 

Il  a  été  reçu  docteur  eu  1 903  en  présentant  une  thèse 
sur  la  jiaralysie  faciale  otitique. 

Société  d’études  scientifiques  sur  la  tuberculose.  — 
La  Sociétié  d’Études  scientifiques  sur  la  tuberculose  fondée 
il  y  a  cinq  ans,  vient  de  modifier  ses  statuts  et  de  se 
transformer  en  une  Société  ouverte,  analogue  à  la  Société 
de  Pédiatrie  et  à  la  Société  de  Dermatologie.  Chacun  peut 
dorénavant  présenter,  devant  cette  société,  ses  travaux, 
à  la  condition  qu’ils  soient  d’ordre  scientifique,  et  que  le 
communicateur,  comme  à  la  Société  médicale  des  hôpi¬ 
taux,  soit  présenté  par  un  des  membres  de  la  société. 

En  outre  des  communications,  la  Société  charge  quel¬ 
ques-uns  de  ses  membres  de  faire  tm  rapport  sur  un  certain 
nombre  de  questions  dont  l’étude  est  à  l’ordre  du  jour. 
Ces  rapports  sont  discutés  eu  séance. 

Les  séances  qui  sont  publiques  ont  lieu  à  la  Faculté 
de  Médecine  le  deuxième  jeudi  de  chaque  mois  à  cinq 
heures  très  exactement,  (i). 

Le  Bureau  de  la  nouvelle  Société  est  ainsi  constitué  : 

Président  :  Professeur  Landouzy. 

Vice-Président  :  Professeur  VaeeÉE  (Alfort). 

Secrétaire  général  :  Dr  Fernand  BEZANÇON. 

Trésorier  :  Dr  NobECOurt. 

Secrétaires  des  séances  :  Dr  Léon  Bernard,  Dr  PARIS. 

La  Société  est  composée  de  Membres  titulaires  au 
nombre  de  30,  qui  sont  les  membres  de  l’ancienne  société  ; 
elle  va  s’adjoindre  30  membres  adjoints  et  des  membres 
correspondants. 

Les  membres  adjoints  doivent  présenter,  à  l’appui  de 
leur  candidature  un  travail  original,  qui  sera  lu  en  séance 
et  fera  l’objet  d’un  rapport. 

Le  premier  syndicat  médical  fondé  en  France.  —  Ré¬ 
ponse  à  notre  aimable  confrère,  la  Gazette  médicale  de 
Toulouse  ;  Le  D'  MiGUEN  fonda  le  vr  Syndicat  médical 
de  France  à  Moutaigu  (Vendée),  le  16  mai  1881. 

Nous  devons  ce  renseignement  à  l’obligeance  du 
D»  Julien  Noir. 

(0  Par  exception  ù  cause  des  vac  nccs  de  Pâques,  l,i  séance 
d’avril  a  eu  lieu  le  jeudi  6  avril. 


J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  Éditeurs,  19,  rue  Hautefeuille,  à  Paris 


NOUVEAU 

TRAITÉ  de  CHIRURGIE 


Publié  en  fascicules  sous  la  direction  de 

A.  LE  DENTU 


Pierre  DELBET 


Avec  la  collaboration  de  MM. 

Albappan,  Auvpay,  Cahlop,  Cunéo,  Faupe,  P.  Duval,  Legueu,  Mèuclalpe,  Mopestin, 
Ombpédanne,  Sebileau,  Castex, 

Professeurs  et  agrégés  à  la  Faculté  de  Médecine  de  Paris. 


Appou,  Bpodlep,  Chevassu,  Dujaplep,  Fpedet,  Gulnapd,  Labey,  Launay, 
Lubet-Bapbon,  MIchon,  Mouohet,  Schwaptz,  Soullgoux,  Topson,  Veau, 

Chirurgiens  des  Hôpitaux  et  Anciens  Chefs  de  clinique  à  la  Faculté  de  Médecine  de  Paris. 


Bépapd,  Chavannaz,  Gangolphe,  Guyot,  Jaboulay,  Patel, 

Professeurs  et  agrégés  aux  Facultés  de  Médecine  de  Lyon  et  Bordeaux. 


1 .  Grands  processus  morbides  (traumatismes,  infections,  etc.)  (Pierre  Delbet,  Chevassu,  Schwartz, 

Veau)  (588  pages,  53  figures) . . 

2.  Afiîop/fliswes  (Pierre  Delbet). 

3 .  Malades  chirurgicales  de  la  peau  (J.-L.  Faure)  (144  pages,  8  figures) . . 

4 .  Fractures  (Tanton). 

5 .  Maladies  des  Os  (P.  Mauclaire)  (318  pages,  161  figures) . . 

6.  Lésions  traumatiques  des  Articulations  (plaies,  entorses,  luxations)  (Cahier)  (332  p.,  136  fig.) .... 

7.  Maladies  des  Articulations  (lésions  inflammatoires,  ankylosés  et  néoplasmes)  (P.  Mauclaire); 

(Troubles  trophiques  et  corps  étrangers  (Duj  arrier)  (288  p.,  88  figures) . 

8.  Arthrites  tuberculeuses  (Gangolphe)  (235  pages,  76  figures) . 

9.  Maladies  des  muscles,  Tendons,  Tissus  piritendinewe,  Bourses  séreuses  (Ombrédanne)  (198  pages, 

45  figures) . 

10.  Maladies  des  Nerfs  (Cunéo)  (174  pages,  50  figures) . . . 

11.  Maladies  des  Artères  {PrE,a.vœ,irE-LBr,T). 

12 .  Maladies  des  Veines  (I.aunay).  Maladies  des  Lymphatiques  (Brodier)  . . 

13 .  Maladies  du  Crâne  et  de  l'Encéphale  (Auvray)  (510  pages,  12 1  figures) . . . . 

14 .  Maladies  du  Rachis  et  de  la  Moelle  (.A.uvray). 

15.  Maladies  chirurgicales  de  la  Face  (Le  Dentu,  MoreSïin).  Névralgies  faciales  (P.  Delbet). 

16.  Maladies  des  Mâchoires  (Ombrédanne)  (198  pages,  102  figures) . 

17.  Maladies  de  VŒU  (A.  Terson)  (400  pages,  142  figures) . 

18.  Oto-Rhino-Laryngologie  (Castex  et  I.ubet-Barbon)  (601  pages,  215  figures) . 

19.  Maladies  de  la  Bouche,  du  Pharynx  et  des  Glandes  salivaires  (Morestin).  Maladies  de  l'Œsophage 

(Gangolphe). 

20.  Maladies  du  Corps  thyroïde.  Goitres  (BérArd)  (407  pages,  112  figures) . 

21.  dw  Cou  (Arrou  et  Fredet). 

22.  Maladies  de  ta  Poitrine  {SovLiGOVX). 

23.  Maladies  de  la  Mamelle  (Chavannaz) 

24.  Maladies  de  V Abdomen  (A.  Guinard)  (582  pages,  115  figures) . 

25.  Hernies  (Jaboulay  et  Patel)  (426  pages,  128  figures) . 

26.  Maladies  du  Mésentère,  du  Pancréas  et  de  la  Rate  (Chavannaz  et  Guyot). 

27 .  Maladies  du  Foie  et  des  Voies  biliaires  (J.-L.  Faure  et  Labey)  (308  pages,  39  figures) . 

28.  Maladies  de  l’Anus  et  du  Rectum  (Pierre  Delbet). 

29.  Maladies  du  Rein  et  de  l’Uretère  (Aluarrau). 

30.  Maladies  de  la  Vessie  (F.  Legueu). 

31 .  Maladies  de  l’Urètre,  de  la  Prostate  et  du  Pénis  (Albarran  et  Legueu). 

32.  Maladies  des  Bourses  et  du  Testicule  (P.  SÉBiLEAv). 

33 .  Maladies  des  Membres  (P.  Mauclaire). 


CHAQUE  FASCICULE  8E  VEND  SÉPARÉMENT 


Chaque  fascicule  se  vend  également  oartonM  avec  une  augmentation  de  1  fr,  50  par  fascicule. 


-  XXVII  - 


LA  VIE  MÉDICALE 


Faculté  de  médecine  de  Paris.  — 
Le  conseil  de  la  Faculté  a  décidé 
qu’à  partir  du  2  avril,  les  noms  des 
examinateurs  pour  les  différents 
examens  de  la  Faculté  seraient  tenus 
secrets;  il  ne  sera  donc  plus  publié 
de  tableau  des  actes  de  la  Faculté. 

Les  étudiants  se  montrent  mé¬ 
contents  de  cette  décision. 

Le  prix  Chateauvillard  (2000  fr.) 
est  décerné  à  M.  Clunet  pour  ses 
Recherches  expérimentales  sur  les 
tumeurs  malignes. 

Chirurgien-dentiste.  —  Une  ses¬ 
sion  d’examens  pour  le  diplôme  de 
chirurgien-dentiste  s’ouvrira  à  la 
Faculté  de  médecine  de  Paris,  le 
3  juillet  1911. 

Écoles  de  Médecine.  —  Caen.  — 
M.  Guerbet,  suppléant  de  la  chaire 
de  pharmacie  et  matière  médicale, 
est  chargé  jusqu’à  la  fin  de  l’année 
scolaire  1910-1911,  d’un  cours  de 
Ijliarmacie  et  matière  médicale. 

Limoges.  —  Un  concours  s’ou¬ 
vrira,  le  6  novembre  1911,  devant 
la  F'aculté  mixte  de  médecine  et  de 
pharmacie  de  l’Université  de  Bor¬ 
deaux,  pour  l’emploi  de  suppléant 
de  la  chaire  de  pharmacie  et  matière 
médicale  à  l’école  préparatoire  de 
médecine  et  de  pharmacie  de  Li¬ 
moges.  Le  registre  d’inscription  sera 
clos  un  mois  avant  le  concours. 

M.  Raymond,  suppléant  des 
chaires  d’anatomie  et  de  physiologie, 
est  chargé  pendant  le  deuxième  se¬ 
mestre  de  l’année  scolaire  1910-191 1, 
d’un  cours  d’histologie. 

M.  Eymeri,  professeur  de  physio¬ 
logie,  estj  chargé  pendant  le  deu¬ 
xième  semestre  de.  l’ann.ée  scolaire 
igio-ign,  des  fonctions  de  chef 
des  travaux  de  physiologie. 

Marseille.  —  Un  congé,  du 
16  mars  au  31  octobre  1911'  est 
accordé  sur  sa  demande  et  pour  rai¬ 
sons  de  santé,  à  M.  Heckel,  pro¬ 
fesseur  d’histoire  naturelle. 

Rouen.  —  M.  Bonvalet,  pharma¬ 
cien  de  U®  classe,  est  institué,  pour 
une  période  de  neuf  ans,  suppléant 
de  la  chaire  d’histoire  naturelle. 

RENNES.  —  Un  congé,  du 
UT  avril  au  30  septembre  1911,  est 
accordé,  sur  sa  demande  à  M.  Ber- 
theux,  professeur  de  clinique  médi¬ 
cale. 

M.  Chevrel,  suppléant  des  chaires 
de  pathologie  et  de  clinique  médi- 
•  cale,  est  chargé  du  1“  avril  au 
30  septembre  1911  (durée  du  congé 
de  M.  Bertheux),  d’un  cours  de  cliui- 
que  médicale. 

Un  congé  de  trois  mois,  à  partir 
du  15  mars  1911,  est  accordé,  sur 
sa  demande  à  M.  Seyot,  suppléant 
des  chaires  de  pharmacie  et  de  ma¬ 
tière  médicale. 

Reims.  —  Un  concours  s’ouvrira, 
le  4  juillet  19U,  devant  l’École  pré¬ 


paratoire  de  médecine  et  de  phar¬ 
macie  de  Reims,  pour  l’emploi  de 
chef  des  travaux  de  physiologie  à 
ladite  École.  Le  registre  d’inscription 
sera  clos  un  mois  avant  le  concours. 

Ci.ERMon'T.  —  Un  congé,  du 
1“  mars  au  31  octobre  1911,  est 
accordé,  sur  sa  demande  à  M.  Girod, 
professeur  d’histoire  naturelle. 

M.  Bruyant,  suppléant  de  la 
chaire  d’histoire  naturelle,  est  chargé 
du  l ‘T  mars  au  3 1  octobre  1 9 1 1  (durée 
du  congé  accordé  à  M.  Girod),  d’un 
cours  d’histoire  naturelle. 

Grenoble.  —  Un  congé  de 
six  mois,  du  1”  avril  au  30  septem¬ 
bre  1 9 1 1 ,  est  accordé  sur  sa  demande 
à  M.  Verne,  professeur  de  pharma¬ 
cie  et  matière  médicale. 

ME*-’  Barrier,  suppléante  de  la 
chaire  de  pharmacie  et  matière 
médicale,  est  chargée  du  i"  avril 
au  30  septembre  1911  (durée  du 
cojjgé  accordé  à  M.  Verne),  d’un  cours 
de  pharmacie  et  matière  médicale. 

Hôpitaux  de  Paris.  —  Concours 
DE  mEdecin  des  HOPI'TAUX.  — 
Epreuve  clinique.  Séance  du  31 
Mars.  — MM.  Harvier,  16;  Bloch,  15  ; 
Darré,  15. 

Séance  du  avril.  —  JIM.  Au- 
distère,  15;  Nathan,  16;  Ksnieiu,  15. 

Séance  du  4  avril.  —  MM.  Gérau- 
del,  17;  Armaud-Delille  et  Salomon,' 
17  1/3. 

Concours  de  chirurgien  des 
HOPI'TAUX.  —  Lecture  des  copies. 
Séance  du  29  mars.  —  MM.  Mathieu, 
37  ;  Grégoire,  37  ;  Marcille,  23. 

Séance  du  3 1  mars.  —  MM.  Des- 
marets,  28  ;  Gasne,  25  ;  Français,  23  ; 
Muret,  30. 

Séance  du  3  avril.  — MM.  Fiquand, 
25  ;  Mercadé,  24  ;  Bréchot,  22. 

Assistance  médicale.  —  Lecture 
des  copies.  —  Séance  du  21  mars.  : 
MM.  Montiguac,  21  ;  Lehmann,  22  ; 
Rouyer  (Henri),  26  ;  Morin,  27. 

Séance  du  28  mars  :  MM.  Dupuy, 
23  ;  Biétrix,  28  ;  Coriat,  33. 

Séance  du  ut  avril  1  MM.  Bié¬ 
trix,  19;  Rongé,  18  ;  Morin,  22. 

Séance  du  4  avril.  —  MM.  Las- 
nier,  25  ;  Lafont,  23  ;  Cabessa,  18. 

Monument  nu  D»  Qérald  Mesny. 
—  Un  comité  vient  de  se  constituer 
en  vue  de  l’érection  d’un  monument 
au  D'  Gérald  Mesny  victime  de  son 
dévouement  à  la  science,  décédé  le 
14  janvier  1911  à  Foudziadian. 

Ce  comité  est  ainsi  constitué. 
Président  :  M.  Griffon,  médecin  des 
hôpitaux  de  Paris;  vice-présidents, 
M.  Guépin,  chirurgien  de  l’hôpital 
Péan,  M.  Etienne  Chichet,  rédacteur 
en  chef  de  Paris-Journal  ;  secrétaire 
général,  M.  Antoine  Bot,  directeur 
de  la  Bretagne  nouvelle;  trésorier, 
Armand  Guillou,  docteur  en  droit. 

Les  souscriptions  sont  reçues  chez 
M.  Armand  Guillou,  9,  rue  du  Poissy, 


Paris,  V'.  Le  Comité  a  déjà  recueilli 
les  sommes  suivantes  : 

MM.  Griffon,  50  francs  ;  J  uppet, 
50  francs  ;  Guépin,  20  francs  ; 
Antoine  Bot,  20  francs  ;  Armand 
Guillou,  10  francs  ;  R.  Yve-Plessis, 

5  francs  ;  Henri  Macé,  5  francs  ; 
Chichet,  10  francs. 

Au  laboratoire  municipal.  —  On 
annonce  la  retraite  prochaine  de 
M.  Girard,  directeur  du  Laboratoire 
municipal  de  Paris. 

Il  est  question  d'instituer  un 
concours  pour  désigner  celui  qui  le 
remplacera. 

Banquet  offert  au  professeur 
Moure.  —  Lé  samedi  25  mars  un 
banquet  a  été  offert,  à  Bordeaux,  à 
M.  le  professeur  Moure  à  l’occasion 
de  son  élévation  au  grade  d’officier 
de  la  Légion  d’honneur. 

Hommage  au  D''  Wickham.  —  Le 
D'  Wickham  est  bien  connu  pour  ses 
recherches  sur  l’action  physiolo¬ 
gique  et  thérapeutique  du  radium  ; 
il  est  l’auteur  de  nombreux  travaux 
sur  le  radium  dans  le  traitement 
des  maladies  et  eu  particulier  d’un 
important  ouvrage  eu  collaboration 
avec  le  D'  Degrais  :  Radiumthù- 
rapie,  traduit  en.  anglais  et  en 
allemand.  Il  a  été  le  conseil  pour  la 
fondation  de  l’Institut  royal  du 
radium  à  Londres,  et  il  vient  de 
recevoir,  du  roi  d’Angleterre,  l’ordre 
de  Victoria  à  l’occasion  de  l’inaugu¬ 
ration  de  cet  Institut. 

Association  des  Dames  françaises. 
—  En  remplacement  de  la  comtesse 
Foucher  de  Careil,  décédée  récem¬ 
ment,  madame  l’amirale  Jaurès  a 
été  élu  présidente,  et  M”»-’  Ernest 
Carnot  vice-présidente.  M™»  l’ami¬ 
rale  J  aurès  est  depuis  vingt  ans  vice- 
présidente  de  cette  œuvre... 

Mariages.  —  Dr  Laurent  Gaidex, 
médecin  major  de  ir»  classe  et  ME“ 
Alice  Ede.  —  Le  Dr  .\lbcrt-Weil, 
chef  du  laboratoire  de  radiologie  de 
l’hôpital  Trousseau,  et  Mlle  Olga 
Segall.  Nous  adressons  nos  meilleurs 
souhaits  et  vœux  à  notre  aimable 
collègue  du  Comité  de  Paris  médical. 

Le  mariage  aura  lieu  le  12  avril  à 
Il  h.  1/2  à  la  mairie  du  VUE  arron¬ 
dissement. 

Le  Dr  Frédéric  I.etaiiiturier  de  la 
Chapelle,  médecin-major  de  2»  classe, 
et  Louise  Lafuente.  • —  M.  Henri 
Balmary,  et  Mlle  Marie-Louise  Mar¬ 
tin,  fille  du  Dr  Martin. 

Aujourd’hui  a  lieu  à  Metz  le 
mariage  du  D‘  Kuss,  prosecteur  à  la 
Faculté  de  médecine  de  Paris  avec 
Mlle  Jeanne  Amos. 

Nécrologie.  —  Dr  Kapsammer  (de 
Vienne).  ■ —  Dr  Drasch,  professeur 
d’histologie  à  Gratz.  —  DrMya,  pro¬ 
fesseur  de  clinique  infantile  à  Flo¬ 
rence.  —  Dr  Fargucs  (de  Paris).  — 
Dr  Feyen  (de  llamond). 


-  633  — 


-  - 


THÉRAPEUTIQUE  PRATIQUE 


APPAREIL  NOUVEAU 


Si  la  zomôthérapie  n’a 
pas  pris,  dès  le  début, 
tout  le  développement  au¬ 
quel  elle  avait  droit,  cela 
tient  surtout  au  rendement 
déplorable  des  presses  à 
viande  ordinaires  du  com¬ 
merce  qui  restaient  impuis¬ 
santes  à  vaincre  la  texture 
élastique  de  la  viande  crue. 
C’est  pourquoi  on  devait  se 
contenter  d’administrer 
cette  viande  crue  aux  ma¬ 


lades  sous  forme  de  pulpe,  à  la  dose  de  5  à  600  gram¬ 
mes  par  jour.  Malheureusement  les  résultats  étaient 
loin  d’être  en  rapport  avec  la  répugnance  qu’elle  pro¬ 
voquait. 

Cette  apparente  impossibilité  de  la  méthode  «  zomô- 
thérapique  »  a  enfin  reçu  sa  solution  :  un  appareil  nouveau 
breveté,  la  presse  A.  Petit,  rend  la  Zomôthérapie  acces¬ 
sible  à  toutes  les  classes,  sans  qu’intervienne  la  question 
de  dégoût  de  la  part  des  malades  ou  de  dépense  de  la  part 
de  l’entourage. 

On  obtient,  en  effet,  avec  la  presse  A.  Petit,  sans  effort 
et  à  froid  un  suc  rosé,  clair,  vivant  et  abondant  (  50  p.  100 
environ).  C’est  là  le  moyen  le  plus  sûr  et  le  plus  économique 
qui  s’offre  aux  malades  pour  la  stricte  exécution  de  la 
zomôthérapie. 


COURS 


Clinique  médicaie  de  i’HÔtel-Dieu. 
—  Professeur  Gir,BERT.  —  Samedi, 
8  avril  à  10  h.  i  /z.  Les  rayons  X 
dans  l'appareil  digestif.  Radiogra¬ 
phies,  projections  fixes  et  cinémato¬ 
graphiques,  par  le  Koebé.  —  Les 
mercredis  à  10  h.  1/2,  présentation 
de  malades.  Rédaction  et  correction 
d’ordonnances. 

9  ÀOlil,  à  10  heures.  —  Hôpitae 
Saint-An'Toine.  —  Enseignement 
DE  i,A  Radiologie  médicale.  — 
Cours  de  vacances. 

l’ar  le  Dr  A.  Béclère,  médecin  de 
l’Hôpital  Saint-Antoine,  tous  les 
jours  de  la  semaine  avant  Pâques,  du 
dimanche  9  au  samedi  i  $  avril. 

Matin  :  10  heures.  —  Enseigne¬ 
ment  des  notions  théoriques  et 
techniques  indispensables  à  la  pra¬ 
tique  de  la  Radioscopie,  de  la  Radio¬ 
graphie  et  de  la  Radiothérapie. 

Matin:  ii  heures.  —  Exercices 
pratiques  de  Radioscopie,  particu¬ 
lièrement  appliqués  à  l’exploration 
des  organes  thoraciques  et  abdomi- 

Soir  ;  3  heures.  —  Exercices  pra¬ 
tiques  de  Radiographie,  simple  et 
stéréoscopique,  des  diverses  régions. 

Le  cours  théorique  est  librement 
ouvert  à  tous  les  Etudiants  et  Doc¬ 


teurs  en  médecine  ;  il  commencera 
le  Dimanche  g  avril,  à  10  heurei'4u 
matin,  dans  le  laboratoire  de  Radio¬ 
logie  médicale  du  D"  Béclère,  à 
l’Hôpital  Saint-Antoine. 

Le  droit  d’inscription  pour  les 
exercices  pratiques  de  Radioscopie 
et  de  Radiographie  est  de  100  francs  ; 
ils  auront  lieu  à  partir  du  Lundi 
lo  avril.  (En  raison  du  nombre  for¬ 
cément  restreint  des  personnes  qui 
pourront  y  participer  simultanément 
on  est  prié  de  s’inscrire  le  plus  tôt 
possible.) 

fO  Aoril.  —  Service  de  M.  le 
professeur  Pinard.  Cours  pratique 
d' accouchements,  par  MM.  Wallioh  et 
Convelaire,  agrégés. 

Le  matin  de  dix  heures  à  midi. 
L’après-midi,  de  deux  heures  à 
quatre  heures. 

Tous  les  jours  jusqu’au  22  avril. 

10  Aoril,  à  10  h.  3/4.  —  M.  le 
Professeur  Huiinel  et  le  D'  Nobécourt 
agrégé.  Cours  de  perfectionnement 
de  clinique  médicale  infantile. 

Jusqu’au  29  avril  1911. 

10  Aoril,  à  10  h.  3/4.  —  Clinique 
médicale  infantile  {149,  rue  de 
Sèvres).  —  Lemaire  :  Les  laits 
utilisés  chez;,les  nourrissons. 

10  Aoril,  à  4  heures.  —  Darré  : 
Diagnostic  des  angines  aigues. 


Ilaoril,  à  10  h.  1/3.  —  lixier;  Hy¬ 
pertrophie  chronique  du  tissu  lym¬ 
phoïde  du  pharynx. 

//  Aoril,  à  4  heures.  —  Lemaire  : 
Allaitement. 

12  Aoril,  à  10  h.  1/2  .  —  Nobécourt  : 
Rhumatisme  articulaire  aigu  et 
endocardites  aiguës. 

12  Aoril,  à  4  heures.  —  Merklen  : 
Coqueluche. 

13  Aoril,  à  10  h.  1/2.  —  Tixier  : 
Colites. 

13  Aoril,  à  4  heures.  — Voisin  :  Dia¬ 
gnostic  clinique  des  ménmgites. 

14  Aoril,  à  10  h.  1/2.  — Nobécourt  ; 
Lésions  chroniques  des  orifices  du 

14  Aoril,  à  4  heures.  —  Merklen  : 
Adénopathies  trachéo-bronchiques. 

IB  Aoril,  è.  10  h.  1/2.  —  Tixier:Dia- 
gnostic  de  la  tuberculose  du  nour¬ 
risson. 

15  Aoril,  à  4  heures.  —  Voisin  : 
Ponction  lombaire  et  traitement 
des  méningites. 

18  aoril,  le  matin  de  9  heures  à 
Il  h.  1/3,  l’après-midi  de  2  h.  1/2 
à  s  h.  1/2.  —  MM.  Landonzy,  pro¬ 
fesseur,  Léon  Bernard,  Oougerot  et 
Læderich  :  Leçons  sur  la  Tuber¬ 
culose.  Tous  les  jours  jusqu’au 
24  avril  1911. 


ACTES  DE  LA  FACULTÉ 

THÈSES 

Mercredi  26  avril,  à  une  heure.  —  Mme  Long-Landry. 
La  maladie  de  Little.  Étude  anatomique  et  pathogénique. 
(Travail  du  laboratoire  de  M.  le  professeur  Dejerine,  à  la 
Salpêtrière).  (MM.  Dejerine,  président  ;  Gaucher,  Segond 
et  Dupré).  —  M.  Dubosc.  Les  accidents  de  la  sérothérapie 
antiméningococcique.  (MM.  Gaucher,  président;  Deje¬ 
rine,  Segond  et  Dupré).  -  M.  CUNY.  Traitement  des  throm¬ 
boses  du  membre  inférieur.  (MM.  Segond,  président  ; 
Dejerüie,  Gaucher  et  Dupré). 


DE  MÉDECINE  DE  PARIS 

Jeudi  37  avril,  à  une  heure.  —  M.  DEbertrand.  Etude 
histo-bactériologiquc  d’un  cas  de  rhumatisme  articulaire 
aigu  terminé  par  mort  subite.  (MM.  Hutinel,  président  ; 
Chauffard,  Widal  et  Nobécourt).  —  M.  DucilEZ.  De  la 
gangrène  pulmonaire  par  perforation  d’un  diverticule 
de  traction  de  l’oesophage.  (MM.  Chauffard,  président; 
Hutinel,  Widal  et  Nobécourt).  —  M.  GrosgEorgE.  La 
poliomyélite  épidémique  en  Anjou.  Contribution  à  l’étude 
de  la  maladie  de  Heine-Médiu.  (MM.  Widal,  président  ; 
Hutmcl,  Chauffard  et  Nobécourt). 


SOMMAIRE  : 

Gougürot . ;  —  La  question  des  Blastomycoses  (Reime  généralei. . .  qSu 

Jean-Charles  Roux.  —  Les  gastrites  chroniques  et  leur  traitement .  466 

Ueitz  Boyer . —  L’aspiration  vésicale,  'rait  ment  d’urgence  des  hématuries .  468 

La.my . —  Traitement  chirurgical  du  pied  bot  varus  équi  1  chez  l  entant . 471 

Actualités  Médicales.  —  Recherche  de  l’amylase  pour  le  diag  ostic  des  troubles  pancréatiques.  —  Comment 

l’on  vomit.  —  Le  s  m  neil  et  rhypothvroidisme  chr  nique . .  476 

Sociétés  Savantes.  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  —  Académie  de  médecine. —  Société 

de  chirurgie.  —  Société  de  pédiatrie . . .  470 

Libres  propos  :  A  propos  d’une  décision  du  Conseil  de  la  Faculté .  111  . 

Choses  du  Jour  :  La  taxe  sur  les  automobiles .  III 

Chronique  médico-littéraire  :  Faust  à  Chate  -Guvon,  par  le  !)■•  (  jasion  Diichesne .  V  à  XI 

Chronique  des  Livres  :  L’immunité,  par  le  D»  Hans  Mucii.  —  Conférences  d’hygieiie  pratique,  par  le 

D'' Roger  Hyvert . XI 

Curiosités . . .  ..  ..  XI 

Les  grands  médecins  :  Corvisart,  par  le  Dr  Hohn .  Xlll 

La  médecine  humoristique .  XVII 

Diététique  :  Boissons  antidiarrhéiques. . .  XIX 

Formules  thérapeutiques  :  Préparations  de  caféine .  XIX 

La  Thérapeutique  d'hier  et  celle  de  demain,  par  A.  Buisson .  .  XXI 

Nouvelles .  XXI  et  XXlll 

La  vie  médicale .  XXY 

Cours.  —  Congrès . XXVII 


Asthme,  Emphysème 
Maladies  du  cœur 
Angine  de  Poitrine 
Affections  rénales 
Hydropisies 


EUPNINE  VERNADE 

à  l’IODURE  de  CAFÉINE 
LE  PLUS  SUR  DES  DIURÉTIQUES  CONNUS 
Pas  d'IntolérancB  ni  d'Acoidents  d'iodisme 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 


PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  le^de  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  {/"■  Décembre  au  3o  Novembre)  :  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  :  I  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 
Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Tous  les  autres  numéros  ont  Sa  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d!actualité. 
ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMEROS  SPÉCIAUX 


Janvier. ...  —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber¬ 
culose. 

Février _ —  Physiothérapie;  —  physiodiagnostic. 

Mars .  —  Dermatologie; — syphilis; — maladiesvéné- 

riennes. 

Avril .  —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladies 

des  reins  et  des  voies  urinaires. 

Mal . —  Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miné¬ 

rales,  climatothérapie  ;  —  diététique. 

Juin .  —  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du  foie. 


Juillet . —  Maladies  du  cœur,  du  .sang,  des  vaisseaux. 

Août .  —  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in¬ 

fectieuses. 

Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 
larynx  ;  —  des  yeux  ;  des  dents. 

Octobre....  —  Maladies  nerveuses  etmentales;  —  méde¬ 
cine  légale. 

Novembre  .  —  Thérapeutique. 

Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles;  —  Pué¬ 
riculture. 


PRIMES  DE  PARIS  mEDlCAL 


Voir  le  détail  des  primes 
au  verso  page  II. 


Aliment  de  Régimes  :  LAIT  BULGARE  '^SOUREN' 


EUL  YOGHOU  T  par  procédé  Oriental  et  Ferment  Bulgare  AUTHENTIQUE 

ADMINISTRÉ  EN  CURE  ET  EN  RÉGIME,  DANS  LES  MALADIES  DE: 

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SCLÉROSE,  NEURASTHÉNIE 

Aiment  entièrement  assimilable  —  Diététique  sans  aucune  contre-indication. 
Patire/uftlrarur:  S.  HÊZARIFEND.  Préparateur  I 


—  &36 


-  III  — 


LIBRES 

A  PROPOS  D’UNE  DÉCISION  DU  CONSEIL 
DE  LA  FACULTÉ 

Une  grave  décLsion  vient  d’être  prise  par  le  con¬ 
seil  de  la  Faculté  de  médecine  :  les  jurys  d’examen 
qui  étaient  jusqu’alors  affichés,  ne  seront  plus  désor¬ 
mais  publiés  !  Il  n’eu  fallait  pas  moins  pour  boule¬ 
verser  la  quiétude  des  étudiants,  car,  parmi  eux, 
bien  des  mines  se  sont  rembrunies  depuis  la  promul¬ 
gation  de  cette  mesure.  Cette  dernière  va  en  effet 
modifier  sérieusement  les  conditions  dans  lesquelles 
s’effectuait  la  préparation  aux  examens.  Il  faut  bien 
l’avouer  en  toute  franchise,  dans  la  grande  majorité 
des  cas,  l’étudiant  commençait  à  travailler  son  exa¬ 
men  du  jour  où  il  connaissait  le  nom  de  ceux  qui 
l’interrogeraient,  et  une  grande  partie  de  la  prépara¬ 
tion  consistait  à  étudier  les  «  colles  »  favorites  de 
chaque  membre  du  jury  ;  on  négligeait  complète¬ 
ment  le  reste,  et  le  plus  grand  malheur  qui  pouvait 
arriver  à  lui  candidat  était  qu’au  dernier  moment 
im  examinateur  était  remplacé  par  un  autre  ;  alors 
c’était  le  désarroi  complet. 

Ce  n’était  pas  tout;  une  fois  la  fameuse  liste 
affichée,  une  autre  préoccupation  primait  certaine¬ 
ment  la  précédente  ;  chacun  remuait  ciel  et  terre 
pour  se  faire  recommander,  directement  ou  indirec¬ 
tement,  aux  membres  du  jury  ;  c’était  la  course  aux 
appuis  à  acquérir  pour  passer  «  brillamment  »  une 
épreuve  qui  devenait  ainsi  pour  beaucoup  une  sim¬ 
ple  fonnalité,  et  consistait  en  un  simple  acte  de  pré¬ 
sence.  Combien  de  jeunes  gens  ont  ainsi  obtenu  leur 
grade  de  docteur  en  médecine  ! 

Maintenant,  dans  l’ignorance  de  la  composition 


PROPOS 

des  jurys,  quelles  questions  travailler?  faudra- t-il 
alors  connaître  tout  le  programme?  puis,  adieu  le 
«  piston»,  la  principale  planche  de  salut,  à  niohis  de 
se  faire  recommander,  travail  plus  écrasant  que  l’au¬ 
tre,  à  toute  la  Faculté  ! 

Quand  on  a  agité  la  question  de  la  réforme  des 
études  médicales,  on  a  fait  souvent  allusion  aux  con¬ 
ditions  illusoires  des  examens,  destinés,  mais  en 
théorie  seulement,  à  passer  au  crible  nos  futurs  pra¬ 
ticiens.  Aussi  la  décision  du  conseil  de  la  Faculté  me 
l)araît-elle  constituer  un  progrès  déjà  important,  car 
elle  permettra  d’obtenir  des  étudiants  un  travail  plus 
égal,  plus  .suivi,  et  des  connaissances  certes  plus 
étendues.  Ils  en  bénéficieront  pour  eux-mêmes,  et  les 
malades  n’en  pâtiront  pas. 

Mais  par  contre,  oserai-je  demander  à  certains 
examinateurs  un  peu  moins  d’exclu.sivisme  dans 
leurs  mterrogations  ?  Un  candidat  à  un  examen 
n’est  qu’un  élève,  et  il  lui  est  impossible,  même  au 
plus  zélé,  au  plus  studieux,  de  connaître  les  finesses  de 
la  branche  que  vous,  spécialiste,  vous  avez  appro¬ 
fondie  depuis  de  longues  années.  Faites  un  retour  en 
arrière,  et  rappelez-vous  le  tenqw  où,  de  l’autre  côté 
du  tapis  vert,  vous  avez  peut-être  pâli  devant  des 
questions  un  peu..,  osées.  A  cette  époque  vous  n’avez 
certes  pas  ménagé  vos  critiques,  et  que  diriez-vous 
si  les  murs  des  salles  de  garde,  qui  ont  enregistré  vos 
quolibets  et  vos  railleries  à  l’égard  de  certains  maî¬ 
tres,  vous  en  rendaient  un  jour  l’écho  fidèle?  Dai¬ 
gnez  donc  descendre  un  instant  au  niveau  de  l’étu¬ 
diant,  et  n’exigez  pas  qu’il  soit  comme  vous  un 
savant  ;  il  ne  peut  l’être  encore. 

D()I>TKK. 


CHOSES  DU  JOUR 


LA  TAXE  SUR  LES  AUTOMOBILES 

Le  Recueil  dis  Arrêts  du  Conseil  d'êtat  est  souvent  ins¬ 
tructif  à  consulter  et  parmi  les  nombreuses  chicanes 
de  l’Administration  que  l’Furope  nous  envie,  il  nous 
est  agréable  de  constater  de  temps  à  autre  que  de  coura¬ 
geux  citoyens  ont  gain  de  cause  dans  les  poursuites 
qu’ils  intentent  à  cette  hydre  aux  cent  têtes. 

Témoin  la  requête  d’un  chauffeur  parisien  déférant 
au  Conseil  de  Préfecture  divers  textes  (circulaires  des 
ministres  des  Idnances  et  Travaux  publies)  sur  lesquels 
est  basée  la  taxe  sur  les  automobiles. 

be  Conseil  de  Préfecture  déclara  illégales  ces  circulaires, 
le  ministre  des  Finances  en  appela  au  Conseil  d’État,  qui 
par  un  arrêt  en  date  du  22  décembre  1909  donna  tort  au 
ministre. 

Cet  arrêt  intéresse  tous  les  chauffeurs,  et  en  particulier 
le  corjjs  médical  où  la  pratique  de  l’automobile  est  d’un 
usage  courant. 

Voici  ce  dont  il  s’agissait  :  Les  voitures  automobiles 
sont  assujetties  à  un  double  impôt  :  i«  à  une  taxe  fixe 


par  voiture,  2“  à  une  taxe  proportionnelle  à  la  puissance 
du  moteur,  5  francs  par  cheval. 

Une  voiture  c.st  vendue  en  général  avec  une  double 
appellation,  on  dit  une  14-20  H.  I’.,  une  20-30  H.  P.,  le 
second  terme  indique  la  puissance  maximum  du  moteur 
nu  banc  d’essai;  mais  le  fabricant  ne  vous  garantit  qu’un 
rendement  normal,  égal  au  premier  nombre.  Or  le  fisc 
taxait  toujours  sur  le  rendement  maximum  et  très  sou¬ 
vent  quand  la  voiture  n’était  vendue  qu’avec  une  esti¬ 
mation  unique,  les  agents  des  contributions  majoraient 
de  20  à  30  p.  100  cette  estimation. 

C’est  cette  base  d’appréciation  qne  le  requérant  déféra 
au  Conseil  de  Préfecture  et  que  le  Conseil  d’fvtat  solutionna 
dans  un  esprit  d’équité  en  posant  dans  ses  considérants  : 
«  Que  la  force  maximum  correspond  à  la  force  que 
le  moteur  peut  donner  au  banc  d’essai  et  que  le  ministre 
des  Finances  n’établit  pas  que  la  force  réelle  de  la  voiture 
appartenant  au  sieur  X...  n’est  pas  égale  h.  cette  force 
maximum  ».  '  ' 

Chauffeurs,  vérifiez  donc  votre  feuille  d’imposition  et 
réclamez  si  vous  êtes  taxés  injustement.  B.  J  am. 


—  B37  — 


EXTRAITS  "«CHOSfl 

ÉOUIVALENTaikORGANES  frais 


DESSICCATION  RAPIDE 

VERS  Q? 


NI  AUTOLYSE 

NI  CHALEUR 


depot:  Pharmacie  DEBRU, 


Régime  des 

Arthritiques,  Goutteux,  Rhumatisants 

VICHY  CELESTINS 

BOUTEILLES  ET  DEMI-BOUTEILLES 


_  V  — 


CHRONIQUE  MÊDICO=HTTÊRAIRE 


FAUST  A  CHATEL-GUYON  (i)] 

A- Propos-Féerie  par  le  D'  Gaston  DuchESne 
Deuxième  Tableau 
LE  PARC  DE  CHATEL-aUYON 

Un  coin  du  Paye,  vers  la  Buvette  Marguerite.  A  droite, 
ntl  premier  plan,  un  banc  rustique.  Au  second  plan,  un 
petit  pont  sur  le  ruisseau. 

A  U  lever  du  rideau,  Faust  est  assis  sur  le  banc.  Méphisto 
est  un  peu  en  arriirc,  hors  de  la  vue  de  Faust.  Celui-ci  se 
réveille  et,  dépaysé,  regarde  de  tous  côtés.  C'est  l’aurore.  Le 
jour  succède  peu  à  peu  au  crépuscule,  et  est  complètement 
venu  au  commencement  de  la  Scène  II. 


FAUST,  jiF;phisïo. 

Faust  (vêtu  comme  au  premier  tableau). 

Où  suis-je...  En  quel  pays?...  En  quel  site  inconnu 
Me  trouvé-je  .soutlain  sans  y  être  venu?... 

Suis-je  encore  endormi?...  N’est-ce  pas  un  vain  .songe 
Qui  leurre  mes  esprits  d’un  séduisant  mensonge?... 

(Il  se  lève  et  fait  quelques  pas  vers  les  objets  qu'il  désigne). 
Et  pourtant,  ces  rochers,  ces  arbres,  je  les  vois... 

Je  me  tftte  et  me  sens  ;  j’entends  ma  propre  voix. 
Rappelons-nous. . . 


...  Et  Faust,  à  qui  les  souvenirs  reviennent  en  foule, 
en  même  temps  qu’il  .aperçoit  Méphisto  qui  se  tenait  un 
peu  à  l’écart,  se  rejouit  de  lu  certitude  qu’il  a  de  bientôt 
revoir  Marguerite. 

Mais  voici  précisément  les  <  uatre  sources,  Yvonne, 
Louise,  Germaine  et  Marguerite  qui  se  rejoignent  dans  le 
Parc  où  elles  doivent,  eu  cette  aube  du  i'''  Mai,  jaillir 
des  vasques  restées  inoccupées  pendant  l'hiver.  Chacune 
d’elles  s’éloigne  pour  regagner  sa  Buvette,  sauf  Jlargue- 
rite  qui  demeure  en  scène  où  Faust  l’aperçoit.  A  sa  vue, 
il  est  timide,  tremblant,  hésitant,  et  il  faut  que  Méphisto 
l’encourage  : 

Méphisto. 

Va,  te  dis-je,  poltron.  Elle  n’est  pas  farouche. 

Et  tu  peux  hardiment  la  baiser  sur  la  bouche... 

Faust. 

Sur  la  bouche...  La...  Je... 

Mftp'iisio. 

Mais  va  donc,  indécis. 
Maroueuite. 

Evidemment  c’est  un  timide,  un  imprécis. 

De  la  race  que  nous  nommons  neurasthénique... 

Que  dis-je  ?  Un  aboulique,  un  parfait  abouUque, 

Et  si  je  ne  fais  pas  la  moitié  du  chemin, 

J  amais  il  ne  pourra  vers  moi  tendre  la  main. 

(Elle  sort  de  la  Buvette  et  vient  vers  le  milieu  de  la  scène). 


Elle  vient  par  ici...  Que  devrai-je  lui  dire? 

MÙPniSTo. 

Ah  !  tu  me  fais  pitié... 

(Le  poussant). 

Va,  mais  aies  le  sourire. 

Moi.  je  te  .soufflerai  les  mots.  Répète-les 
Fidèlement.  Je  te  garantis  le  succès, 
y  sommes-nous?... 

Faust. 

(Il  s’avance  vers  Marguerite,  s’incline  devant  elle,  et  com¬ 
mence  à  débiter  lentement,  en  hésitant,  comme  s’il  répétait, 
ce  que  Méphisto  semble  lui  souffler,  jusqu’au  troisième 
vers.  A  partir  de  ;  La  richesse  est  cachée...  il  a  repris  de 
l’assurance.  Il  fait  signe  de  la  main  à  Méphisto  qu  il  peut 
continuer  tout  seul). 

Salut...  ô  Source  chaste  et  pure... 

Au  sourire  enchanteur...  à  l’enivrant  murmure... 

La  richesse  est  cachée  en  ton  sein  agité, 

La  force  et  l’énergie  en  ta  thennalité. 

Salut,  ô  Source  pure  en  laquelle  on  devine 
La  présence  d’une  onde  et  puissante  et  divine... 


(I)  Voir  le  n»  if. 


MarguKUITK  (Charmée.  .4  pari). 

Eh  mais  !  Le  compliment  est  ma  foi  bien  tounié, 

Galant,  plein  d’à-propos...  Le  mal  qu’il  s’est  donné. 
Certes,  pauvre  garçon,  vaut  que  je  l’encourage... 

(S’adressant  à  Faust). 

Fit  qu’es-tu  donc  venu  chercher  en  ces  parages? 

J  e  ty  vois  aujourd’hui  pour  la  première  fois." 

Qu’y  veux-tu  faire,  dis? 

F'au.st, 

Me  soumettre  à  tes  lois. 
JlARGUERITK. 

Fit  qu’attends-tu  de  moi? 

Faust  (S’c.xaltant  de  plus  en  plus). 

La  fin  de  ma  tri.stesse. 

J  ’en  attends  la  santé,  j’en  attends  la  jeuue.sse. 

MEPHISTO  (A  part). 

Cola  va  bien,  très  bien.  Moi,  je  vais  faire  un  tour. 
Laissons-lc  roucouler  sa  romance  d’amour. 

J’ai  praint,  j’en  fais  l’aveu,  que  cette  symphonie 
Dégénère,  et  ne  soit  qu’une  cac...  .ophonie... 

Sec  en  bas,  sec  en  haut,  sec,  hélas  !  de  partout, 
l’ourrait-il  s’en  tirer?...  Jlais  il  tient  le  bon  bout. 

11  est  en  bon  chemin  et  de  moi  n’a  que  faire... 

(Il  sort). 

SCENE  V 
Marguerite,  Faust 
Marguerite. 

Et  qui  l’a  suggéré  qu’il  était  nécessaire 
De  t’adresser  a  moi?...  Parle... 

Faust  (Enthousiaste) . 

Qui  me  l’a  dit  ! 

Où?  Comment  et  pourquoi?  Qu’importe!  11  me  suffit 
D’ardemment  respirer  cet  air  que  tu  respires. 

Pour  entrevoir  enfin  un  terme  a  mon  martyre... 

(Audacieu.x). 

Mais  si  tu  me  vmulais  accorder  ton  baiser. 

Je  sentirais  mes  maux  à  l’instant  s’apaiser... 

Margupirite  (Légèrement  ironique). 

Un  baiser  !...  Le  gaillard  n’y  va  pas  de  main  morte, 

A  la  bonne  heure.  Au  moins,  si  la  chose  est  trop  forte. 

Tu  ne  perds  pas  de  temps  à  me  la  proposer. 

Et  tu  vas  droit  au  but...  Cependant  un  baiser. 

C’est  grave,  cutends-tu  bien...  C’est  plus  qu’une  promesse. 
Un  aquiescement... 

(Coquette). 

Et  quand  on  est  déesse. 

N’est-ce  pas  eu  besogne  un  peu  trop  vite  aller?... 

Faust  (Lyrique). 

Non,  non.  Car  le  donner,  ce  baiser,  c’est  voler 
Au  secours  généreux  de  celui  qui  se  noie... 

C’est,  quand  il  va  périr,  le  mettre  sur  la  voie 

Du  salut...  Un  baiser,  au  minable  égrotant 

Que  je  suis,  —  pauvre  moi  !  —  c’est  peu  compromettant... 

Un  geste  charitable,  un  acte  méritoire. 

Et  qui  pour  ta  vertu  n’a  rieu  d’attentatoire... 

Ah  !  tu  peux  le  donner,  va,  tu  ne  risques  rien... 

11  te  coûtera  peu... 

Marguerite  (Troublée). 

Vraiment  tu  plaides  bien 

Ta  cause.  Et  me  voici,  j’en  conviens,  toute  émue... 

Tou  verbe  éloquemment  me  trouble  et  me  remue... 

(Une  pause.  Puis  décidée.) 

Eh  bien  1  pour  ta  franchise  et  ton  acte  de  foi. 

Ce  baiser,  viens,  ami,  le  prendre,  il  est  à  toi... 

(Enlacement.  A  ce  moment,  changement  à  vue  du  costume 
de  Faust.  La  perruque,  la  calotte  et  la  robe  de  chambre  dis¬ 
paraissent,  et  Faust  apparaît  en  jeune  homme  vêtu  à  la  mode 
romantique  :  maillot  noir,  gilet  largement  ouvert  sur  une 
chemise  à  jabot,  habit  à  la  française.  Longs  chevcu.x  bruns 
bouclés). 

Faust  (Enthousiaste). 

O  prodige  1  O  bonheur  !  Prompte  métamori>ho!ie 
Qui  transforme  en  un  front  joyeux  mon  front  morose  ! 
Qui  d’un  momc  vieillard  usé,  courbé  .perclus, 

Fait  un  jeune  homme  ingambe,  et  qui  change  un  reclus 


—  639  — 


—  VI 


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-  VII  - 


CHRONIQUE  MÊDICG=LITTÊRAIRE  {Suite) 


Kn  amoureux  du  monde.  Ah  !  qui  ()ue  tu  sois,  femme, 
Source  ou  Déesse,  amie  au  regard  plein  de  flamme. 

Sois  mille  foie  bénie  !  lin  me  transfigurant. 

Ton  baiser  fit  passer  cette  flamme  en  mon  sang. 

Je  suis  régénéré,  je  revis,  je  palpite, 

Et  la  reconnaissance,  ô  pure  Marguerite, 

M’incline  devant  toi,  fidèle  adorateur. 

Dévot  fervent,  qui  rend  hommage  à  .son  sauveur... 

[Il  met  un  l’cnou  à  terre  et  incline  son  front  sur  la  main 
que  Marguerite  lui  abandonne.  Une  pause). 


Reléve-toi,  dit  Marguerite,  je  n’ai  fait  <jue  ce  à  quoi 
mes  sœurs  et  moi  somines  tenues,  de  par  le  rôle  que  notre 
Destin  nous  force  à  faire  dans  ce  pays. 

Ce  pays,  riposte  Faust,  je  ne  le  connais  pas.  Quel 
est-il  ?  Etonnement  de  Marguerite  (jui  taxe  de  barbare 
qui  peut  ignorer  encore  Chritcl-duyon. 

Eaust. 

Châtel-Guyon  !...  C’est  là  que  nous  sommes  ? 


Sans  doute  ! 

Apprends  donc  de  ma  bouche  à  le  conuaitre...  Écoute  ! 

BALLADE  CH ATEL-QUYONNAISE  (i) 

C’est  le  l’aradis  sur  la  terre  ; 

Tout  y  rc.spire  la  gaîté. 

Ici  point  de  joie  éphémère  ; 

C’est  le  Paradis  sur  la  terre. 

Tantôt  gracieuse  ou  sévère, 

I^a  Nature  est  toute  en  beauté, 

Dans  ce  J’aradis  de  la  terre 
Où  tout  respire  la  gaîté. 

P'rais  bosquets,  somptueux  parterres. 

Verts  gazons,  tapis  velouté 
Dérident  les  mines  austères. 

Frais  bosquets,  somptueux  parterres, 

J  aillis  eu  gerbes  florifères. 

Proclament  la  fécondité. 

Frais  bosquets,  somptueux  parterres. 

Verts  gazons,  tapis  velouté. 

Des  Sources  le  divin  mystère 
Apaise  pour  l’éternité. 

Toute  peine  lourde  ou  légère. 

Des  Sources  le  divin  mystère. 

Aux  êtres  contristés  naguère 
Apporte  la  félicité. 

Des  Sources  le  divin  mystère 
.S’accomplit  poiir  l’éternité. 

C’est  le  Paradis  sur  la  terre. 

C’est  le  Temple  de  la  Santé;. 

Sur  son  seuil  meurt  toute  misère  ; 

C’est  le  l’aradis  sur  la  terre. 

Il  s’ouvre,  et  la  douleur  amère 
Y  fait  place  à  la  volupté. 

C’est  le  Paradis  sur  la  terre, 

C’est  le  Temple  de  la  Sauté. 

Fax^ST. 

Et  de  ce  Paradis,  quelle  est  la  bonne  fée  ? 

Toi,  u’est-cc  pas?  Eh  bien  1  mon  âme  est  assoiffée 
D’en  savoir  plus  encor.  Complète  mon  bonheur... 

MARC.flîRI’l'K. 

Comment  le  puis-je  faire?... 


Eu  faisant  les  honneurs 
A  ton  hôte  ignorant  de  tou  vaste  domaine. 

Allons  le  visiter... 

JlARC.UKRI’riî. 

C’est  dit...  Viens,  je  t’emmène. 

Faust. 

Et  d’abord  ici  même?... 

MarguKRITK  {Avec  charme  et  poésie). 

Un  coin  du  Parc  ombreux. 

Des  fleurs,  des  arbres  verts  et  feuillus,  où  nombreux, 

(I)  Mise  en  musique  par  M.  le  docteur  I.ouis  Dssiofciirs.  — ■ 
Voir  la  musique  pape  SqS. 


Des  oiseaux  dans  leurs  nids  font  l'amour  à  toute  heure, 
I/ibres,  insouciants...  Si  peu  (pie  tu  demeures. 

Jlésaiigcs,  rossignols,  fauvettes  et  piinsons. 

Charmeront  ton  oreille  au  bruit  de  leurs  chansons. 
Aimes-tu  les  oiseaux,  dis-moi? 

Faust. 

Je  les  adore... 
Marguiîriïe. 

Ici,  ce  ruisselet  dont  la  rive  se  dore. 

Aux  reflets  de  Phtebus  met  comme  une  blancheur 
Vaporisée,  et  tu  goûteras  sa  fraîcheur. 

Puis,  par  d’étroits  sentiers  tpie  tapisse  la  mousse. 

Tu  gagneras  des  coins  discrets  où  Fombre  est  douce 
Pour  rêver  et  dormir... 


Pour  rêver  et  dormir... 
Perspective  oubliée,  et  qui  me  fait  frémir... 

MAROt'KRiïE  (Même  jeu). 

Mollement  caressé  par  le  confus  murmure 
Qu’émettent  sourdement  les  voix  de  la  Nature, 

'l'u  percevras,  bercé  d’étranges  oraisons. 

De  doux  bruissement  des  vertes  frondaisons 
Qui  vibrent  sous  les  doigts  de  la  brise  câline... 

Faust  {[.yrique). 

Ah  !  parle,  parle  encor.  Ta  parole  est  divine... 

Dépeins-moi  les  plaisirs  que  je  puis  escompter... 

Marc.uuritiî  (.1  ffirmativc). 

Tous,  et  plus  cpi’il  n’en  faut  pour  te  bien  contenter... 
Pas  un  jour  qui  ne  soit  marqué  par  une  fête... 

Kermesse,  Gynikanma,  lumineuse  retraite. 

Cortèges  amusants,  concerts  haniiOniéilx. 

Faust. 

Ah  I  rien  qu’eu  t’écoutant,  je  me  sens  tout  joyeux... 
Marguerite. 

Et  ce  n’est  pas  fini.  Si  la  dame  de  pique 
A  pour  toi  (les  attraits  tout  comme  la  musique. 

Tu  pourras  à  loisir  lui  taire  un  doigt  de  cour. 

Un  doigt?...  Toute  une  main... 

Marguerite. 

Mais  prends  garde  en  retour 
Qu’elle  soit  avec  toi  rude  et  capricieuse 
Et  calme  d’un  seul  coup  ton  ardeur  amoureuse. 

Je  saurai  la  séduire... 

Marguerite. 

oh  !  ne  te  vante  point... 

Faust  {F.ntendu). 

Nous  verrous  bien...  J’espère...  et  je  connais  un  joint... 
Marguerite. 

A  de  fougueux  coursiers  si  plutôt  tu  préfère 
Confier  liardiment  ta  fortune  contraire. 

Tout  près  d’ici,  je  sais  un  lieu  discret  et  clcis 
Où  courent  sans  arrêt  de  beaux  petits  chevaux... 

P'aust. 

Faites  vos  jeux,  Me.ssieurs...  Rien  ne  va  plus  ...Je  gagne... 

Marguerite  (Maternelle). 

Entant,  ne  construis  pas  de  châteaux  en  Espagne... 
Faust. 

Mais,  en  fait  de  château,  quel  est  donc  ce  Palais 
Que  j’aperçois  là-bas,  blanc  tout  comme  du  lait?... 
Marguerite. 

Ce  Palais,  c’est,  inoii  cher,  un  bijou  de  Théâtre, 

Coquet,  où  tour  à  tour,  sérieux  ou  folâtres. 

Des  spectacles  divers  sont  donnés...  Fédora, 

Romeo,  Faust,  Carmen,  Mireille  et  cictera... 

Faust. 

Le  Théâtre  !...  Je  suis  comblé,  car  j’en  raffole. 

Et  pour  un  peu  je  danserais... 

Marguerite. 

I<a  farandole... 

Tu  sauras  y  goûter  le  plaisir  hors  de  pair 
Qu’offre  à  ses  spectateurs  un  Directeur  expert, 

Musicien  fameux,  et  maestro  célèbre... 


—  641  — 


J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  Editeurs,  19,  rue  Hautefeuille,  à  Paris 


BROUARDEL  et  GILBERT 


NOUVEAU 

TRAITÉ  de  MÉDECINE 


de  Thérapeutique 


Publié  en  fascicules  sous  la  direction  de  MM. 

A.  GILBERT 

PHOFESSEUR  A  LA  FACULTÉ  DE  MÉDECINE  DE  PARIS 
MEMBRE  DE  L’ACADÉMIE  DE  MÉDECINE 
ET 

L.  THOINOT 

FROFESSEUR  A  LA  FACULTÉ  DE  MÉDECINE  DE  PARIS 
MEMBRE  DE  l'aCADÉMIE  DE  MÉDECINE 

Avec  la  collaboration  de  MM. 


Achard,  Aubertin,  Auché,  Aviragnet,  Babonneix,  Ballet,  Baizep,  Barbier,  Barth,  L.  Bernard, 
Bezançon,  Boinet,  Boulloche,  P.  Carnot,  Cartaz,  Castex,  Chauffard,  P.  Claisse,  Claude, 
Courmont,  Cruchet,  Dejerine,  Deschamps,  Dupré,  L.  Fournier,  Gaillard,  Gallois,  M.  Garnier, 
Gaucher,  Gilbert,  Gcuget,  Grasset,  Gulart,  Hallcpeau,  Hayem,  Herscher,  Hudelo, 

Hutinel,  Jacquet,  Jeanselme,  Klippel,  M.  Labbé,  Lancereaux,  L.  Landouzy,  Lannois, 
Laveran,  Le  -Fur,  Le  Noir,  Lereboullet,  Letulle,  L.  LevI,  Lion,  Marfan,  Marie,  Marinesoo, 
Menetrier,  Méry,  Mlllan,  Mosny,  Netter,  Parmentier,  Pitres,  Rauzier,  Raymond, 
Richardlère,  Roger,  Roque,  Sainton,  Sérieux,  SIcard,  A.  SIredey,  Surmont,  J  Teissler, 
Thoinot,  A.  Thomas,  Triboulet,  Vaillard,  Vaquez,  E.  WetI,  Wldal,  R.  Wurtz. 


1 .  Maladies  microbiennes  en  général,  6®  tirage  (272  pages,  75  figures  noires  et  coloriées) . 

2 .  Fièvres  éruptives,  4e  tirage  (255  pages,  8  figures) . 

3  .  Fièvre  typhoïde,  5®  tirage  (240  pages,  16  figures) . 

4 .  Maladies  parasitaires  communes  à  l’Homme  et  aux  Animaux  (Tuberculose,  morve,  charbon, 

rage,  etc.).  Nouveau  tirage  (566  pages,  81  figures) . 

5 .  Paludisme  et  trypanosomiase,  4®  tirage  {124  pages,  13  figures) . . 

6.  Maladies  exotiques,  3®  tirage  (440  pages,  29  figures) . . . 

7.  Maladies  vénériennes,  4®  tirage  (318  pages,  20  figures) . i . 

8.  Rhumatismes  et  Pseudo-Rhumatismes,  5®  tirage  (164  pages,  18  figures) _ - . l . 

9.  Grippe,  Coqueluche,  Oreillons,  Diphtérie,  4®  tirage  (172  pages,  6  figures) . . . 

10.  Strepiococcie,  Staphylococcie,  Pneumococcie,  Colibacillose,  etc.,  3®  tirage . 

1 1 .  Intoxications,  2®  tirage  (352  pages,  6  figures) . . . . 

12 .  Maladies  de  la  nutrition  (diabète,  goutte,  obésité),  2®  tirage  (378  pages,  15  figures). . . . . 


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13.  CaMCfiF  (662  pages,  1 14  figures) .  12  » 

14.  Mo/adt'es  de /aPeaw  (508  pages,  180  fig).  10  » 

15  Maladies  de  la  Boucle,  du  Pharynx,  etc.,  2®  tirage 

(276  pages,  avec  figures) .  5  » 

[6.  Maladies  de  l'Estomac. 

17.  Maladies  de  l’Intestin,  2®  tirage  (501  pages, 

79  figures) .  9  » 

18.  Maladiesdu  Péritoine  (324  pages,  ûg.).  5  » 

19.  Maladies  du  Foie  et  de  la  Rate. 

20.  Maladies  des  Glandes  salivaires  et  dit  Pancréas 

(342  pages,  avec  60  figures) .  7  » 

21.  Maladies  des  Reins  (462  pages,  ytiiig.).  9  » 

22.  Maladies  des  Organes  génito-urinaires,  3®  tirage 


23.  Mal 

24.  Maladies  des  Artères  et  de  l’Aorte  (472  pages, 

63  figures) .  8  » 

25 .  Maladies  des  Veines  et  des  Lymphatiques.  4  » 

Le  Nouveau  Traité  de  Médecine  et  de  Thérapeutique 

séparés,  lormant  chacun  un  tout  complet,  et  constituant 


26.  Maladies  du  Sang. 

27.  Maladies  du  Nés  et  du  Larynx  (277  pages, 

65  figures) .  5  » 

28.  Sémiologie  de  l’Appareil  respiratoire  (176  pages, 

93  figures) .  4  B 

29 .  Maladies  des  Poumons  et  des  Bronches  (860  pages, 

50  figures) .  16  » 

30.  Maladies  des  Plèvres  et  du  Médiastin. 

31.  Sémiologie  nerveuse  (620  pages,  122  &g.).  12  b 

32 .  Maladies  de  l’Encéphale. 

33 .  Maladies  mentales. 

34 .  Maladies  de  la  Moelle  épinière  (839  pages, 

420  figures) .  16  B 

35.  Maladies  des  Méninges. 

36 .  Maladies  des  Nerfs  périphériques. 

37.  Névroses. 

38.  Maladies  des  Mttscles  (170  pages) .  5  i 

39.  Maladies  des  Os. 

40 .  Mal ,  du  Corps  thyroïde  et  des  Capsules  surrénales^ 
le  premier  ouvrage  iimjAs  qui  paraisse  en  fascicules 


n  même  temps  que  /< 


_ ,  _  _ _ _ ç...., _ _ _  _ _ _ _ _ e  de  médecine  comp'et  du 

savant,  le  guide Jourmilier  du  praticien.  Le  succès  considérable  qui  a  accueilli  cetie  innovation  a  obligé  les  éditeurs 
à  faire  mieux  encore;  aussi  chaque  nouveau  fascicule  est-il  en  progrès  sur  les  précédents  par  ses  qualités  pratiques, 
sa  mise  au  point  exacte  de  la  science  actuelle  et  aussi  par  sa  forme,  notamment  par  son  illustration  toujours  plus 
développée. 

MM.  Gilbert  et  Thoinot  ont  voulu  que  le  Nouveau  Traité  ae  Médecine  et  de  Thérapeutique  soit  le  Traité  de 
Médecine  perpétuel  du  XX*  siècle  ;  aussi  grtlce  à  la  haute  compétence  des  collaborateurs,  suivant  l’énorme  mouve¬ 
ment  scientifique  actuel,  le  Nouveau  Traité  de  médecine  est  perpétuellement  mis  au  courant.  A  chaque  tirage 
les  fascicules  sont  revus  en  tenant  compte  des  derniers  progrès  scientifiques. 

CHAQUE  FASCICULE  8E  VEND  SÉPARÉMENT 
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—  IX  — 


CHRONIQUE  MÉDICO-LITTÉRAIRE  [Stiite) 


BALLADE  CHATEL-GUYONNAISE 

l’oi-siE  DU  nr  Gaston  Duciiesne—  Musique  du  d^  I<ouis 


Wjnt.iw _  ^ 


Destouches  Ah  !  pour  le  coup,  je  sens,  le  long  de  ma 
[vertèbre, 

'->1^  f  Passer  comme  un  eourant  de  doux  fris- 

-■iv-  J  [somiemeiits... 

Marguerite 

ïu  ne  soupçonnais  pas  de  tels  amuse- 
d  „  [ments?... 


J-  Ci  Jtaiht  Jt 

œ.  .  .  .3. 

- ^  ^  — > 

_  , 

_  -r-rt. 

ÏÏr~r- 

- -  J  ?.. 

4  -  -^  -  ■  2  c 

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r  '  li  1  ^fr) 

^■-  ;;  -  r:^r^— ir^  -  ■ 


Je  ne  soupçonnais  pas...  Je  l'avoue  à  ni 
Je  reste  abasourdi...  Je  crois  entendre  u 
De  fée... 


Où  Fée  et  .Source  ne  sont  cppune,  où  la 
Des  choses  et  des  lieux  n’a  rien  d’imagi- 

Où  grâce  à  la  vertu  de  l’onde  tutélaire. 
Tout  renaît  à  lu  vie,  à  la  joie,  à  l’amour... 

•  Ail  !  cette  onde,  je  veux  m’en  griser  chaque 

baisse-moi,  laisse-moi  déguster  tou  breu¬ 
vage. 

Qui  répara  des  ans  l'irréparable  outrage. 
Cette  chaude  liciucur  dont  la  limpidité, 
Des  vapeurs  et  les  sels  redonnent  la  santé, 
Marguerite. 

Abreuve-toi  sans  crainte  et  sans  parcimo[ 

Des  Sources  la  réserve  est  loin  d’être  tarie> 
Kt  voici  justement  mes  sœurs  cpii  vers  ces 


Tes  sœurs?  Ft  combien  donc  en  as-tu, 
[justes  cieux  ! 

Marguiîrite. 

Des  foules  !  Sans  compter  la  vénérable 
[aïeule, 

GUIlbKR,  qui  fît  le  tour  du  monde  (c’e,st 
[la  seule 

Qui  voyage  et trésloin porte  notre  renom), 
Voici  ï.ouise,  Germaine,  Yvonne,  —  c’est 
[leur  nom,  -- 


Des  mêmes,  bonsE,  Yvonne,  Germaine. 
entreui  eu  seine  far  la  gauche 
’à  Vinoncé  de  leur  nom). 

(Continuant  sans  interruption). 

Qui  partagent  ici  ma  tâche  saisonnière 
lît  donnent  aux  humains  leur  âme  tout 
[entière. 

P'aust. 

Germaine... 

Germaine 

(S'inclinant  comme  pour  une  présentation). 
Fraîche  et  douce  au  cœur  des  vieux 
[Me.ssieurs. 


bonite... 

bouiSE  (Même  jeu). 

Oui  des  enfants  va  ranimer  les  jeux. 
Faust. 

Yvonne... 

Yvonne  (Même  ieu). 

Vin  mousseux  qui  frémit  et  pétille... 
Marguerite  (Triomphante). 

Eh  bien  !  qu’en  penses-tu?  Sommes-nous 
[bonnes  filles? 
Faust-  (Admiratii). 

Bonnes  !...  C’est  trop  peu  dire,  et  veux-tu 
[mon  avis? 

Tu  n’exagéras  point...  Je  suis  au  Paradis..^ 


—  X  — 


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E.  LITTRÉ  I  A.  GILBERT 

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—  Xi  — 


CHRONIQUE  MÊDICO- LITTÉRAIRE  {Suite) 


SCÈNE  VII 


Ees  mêmes,  Méphisto. 
SIkphisto  {Descendant  en  scène). 

Un  Paradis  complet,  puisque  même  le  Diable 
Y  tient  son  rôle... 

PausT. 

Et  quel?... 

MfCPHiSTo. 

Un  rôle  indispensable, 

Un  principal  emploi... 

Maroueritr. 

C’est  notre  founiis.seur. 

De  clients... 


Faust. 

Fournisseur?... 


MÉPIIISTO. 

Je  suis  le  tentateur 
Qui  suggère  aux  humains  les  bonnes  gourmandises 
Des  plantureux  r^as,  l'abus  des  friandi.ses. 

Grâce  <à  <juoi  s’enflamma  leur  tube  intestinal. 

Satan  mène  la  danse  et  dirige  le  bal 

Des  Ventres  obstrués  et  des  Entéropathes... 

Faust  {Heconnaissant). 

Mais  il  les  sait  aussi  remettre  sur  leurs  pattes... 

J 'en  sais  bien  quelque  chose  et  je  puis  en  parler 
Certe,  et  je  sms  heureux  de  l’en  congratuler, 

Puisque  c’est  par  ses  soins  que  me  fut  révélée 
Ea  Source  Jlarguerite  et  son  onde  salée. 

llfPHiSTo  {Ironique  et  gouailleur). 

Oui,  mais  c’est  là,  mon  cher,  —  fait  exceptionnel,  — 
Une  chose  inouïe,  un  acte  solennel, 


Unique,  et  tel,  vois-tu,  qu’un  Diable  dans  sa  vie. 

Ne  peut  recommencer,  quoiqu’il  en  ait  envie. 

Sans  avoir  compromis  sa  réputation... 

Margukwtiî  {l'ièrement). 

Qu'importe,  et  ipCa  besoin  vraiment  Châtel-Guyon 
Qidon  le  vante  et  le  loue.  Est-il  un  être  au  monde 
Qui  l’ignore  aujourd’hui?... 

{.lu  t>uhlic). 

J  'interroge  à  la  ronde. 

Allons,  répondez-moi,  Mesdames  et  Messieurs, 

Qui  ce  soir  accordez  vos  rires  à  nos  jeux... 

Votre  présence  ici  le  prouve  ou...  l’insinue... 

I.aissez-nous  vous  y  souhaiter  la  bienvenue... 

De  vœu  que  nous  formons  à  votre  intention 
C’est  que  chacun  de  vous  trouve  à  Châtel-Guyon 
Ce  que  trouva  le  Faust  de  notre  allégorie... 

Ea  jeunesse  éternelle  et  la  forte  énergie... 

Si  ce  vœu  s’accomplit,  vous  nous  applaudirez. 

Et  comme  Marguerite,  en  partant,  vous  direz  : 

Marguerite. 

C’est  le  Paradis  sur  la  terre, 

C’est  le  'l'emple  de  la  sauté. 

Sur  son  seuil  meurt  toute  misère. 

C’est  le  Paradis  sur  la  terre  ; 

Il  s’ouvre,  et  la  douleur  amère 
Y  fait  place  à  la  volupté. 

C’est  le  Paradis  sur  la  terre, 

C'est  le  Temple  de  la  santé  ! 

Rideau 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


L’Immunité,  parle  D'Hans  Mucii. 
(/ mmun itdtsvisse nscha ft) .  tViirtz- 
bourg,  1911. 

Dans  ce  livre,  l’auteur  envisage 
les  différentes  méthodes  pour  obte¬ 
nir  l’immunisation  active  et  pa,ssive 
dans  la  plupart  des  infections.  Des 
développements  théoriques  .sont  con¬ 
sacrés  à  l’étude  des  anticorps  ;  mais 
ce  qui  contribuera  le  plus  à  assurer 
le  succès  de  l’ouvrage,  ce  sont  les 
applications  de  ces  données  au  dia¬ 
gnostic  des  infections.  On  retrouve 


ici  la  technique  et  les  résultats  des 
réactions  agglutinante,  précipitante, 
de  la  déviation  du  complément,  etc. 
réactions  dont  le  praticien  ne  saurait 
se  dé.siutéresser  aujourd’hui.  De  nom¬ 
breuses  figures  explicatives  illus¬ 
trent  le  texte,  et  en  facilitent  la  com¬ 
préhension. 

C.  DopTER. 

Conférences  d’hygiène  prati¬ 
que  et  d’hygiène  scolaire,  par 
le  D'  Roger  HyverT.  lyu, 
2“  édition,  Maloinc,  édit,  à  Paris. 


Ee  D'  R.  Hyvert  publie  sous  ce 
titre  une  série  de  chapitres  du  plus 
haut  intérêt  conceniant  l’hygiène 
scolaire  et  la  préservation  contre 
les  affections  es  plus  réimndues.  Il 
a  fait  œuvre  utile  pour  les  médecins, 
les  chefs  d’institution  et  aussi  pour 
les  chefs  de  famille  qui  doivent  tous 
collaborer  à  la  santé  de  la  collecti¬ 
vité.  Ils  trouveront  dans  ce  livre 
toutes  les  indications  et  les  rensei¬ 
gnements  indispensables  dont  ils 
pourront  avoir  besoin. 

C.  Dopter. 


CURIOSITÉS 


«  Chaque  peuple  a  les  charlatans  qu’il  mérite  ».  — 
Telle  est  la  réflexion  qu’inspire  à  la  Tlierap.  Runds- 
schau,  l’histoire  suivante  qu’elle  raconte  : 

Un  rebouteur  très  en  vogue  en  Allemagne  avait  été 
condamné  à  quatorze  mois  de  prison  pour  avoir  fait  de 
l’exercice  illégal  de  la  médecine,  de  connivence  avec  un 
peintre  eu  bâtiment.  Or,  une  pétition  couverte  de  plus  de 
trois  mille  .signatures  a  été  adressée  à  S.  M.  l’Empereur, 
pour  lui  demander  la  grâce  du  délinquant.  Une  «mserip- 
tion  ouverte  en  faveur  de  celui-ci  a  produit,  en  peu  de 
temps,  plus  d’un  millier  de  francs. 

Cette  histoire  n’a  rien  pour  surprendre,  pour  qui  connaît 
tant  soit  peu  l'Allemagne  où  le  charlatanisme  est  encore 
plus  répandu  qu’en  France  et  plus  difficile  à  réprimer, 
en  attendant  qu’une  loi,  actuellement  en  projet,  vienne 
rendre  aux  médecins  allemands  la  lutte  plus  facile. 


Dans  notre  pays,  cependant,  on  a  constaté,  à  l’occasion 
de  l’affaire  de  l’Institut  Jlaun  {Paris  Médical  y  a  fait 
allusion),  que  le  charlatanisme  peut  trouver  des  sympa¬ 
thies,  même  parmi  les  «  intellectuels  ». 

Un  mot  de  Rabelais.  —  Un  jour  Rabelais  a.ssistait  au 
dîner  du  cardinal  du  Bellay  comme  conseiller.  On  servit 
une  caille  rôtie  sur  laquelle  l’Eminence  allait  se  pré¬ 
cipiter  mais  le  médecin  frappant  .sur  le  bord  du  plat  du 
bout  d’une  baguette  :  «  Durissinnr  digestionis  »  ,  dit-il.  Ee 
cardinal  qui  aimait  sa  santé  et  qui  avait  pleine  foi  aux 
assertions  de  son  médecin,  fit  promptement  enlever  le 
plat.  Rabelais  se  le  fit  ensuite  servir,  alors  le  prélat  : 
«  Comment,  Rabelais,  vous  m’avez  dit  que  la  caille  est 
d’une  digestion  difficile  et  vous  eu  mangez?  — ■  Pardon, 
Jlonscigneur,  je  n’ai  nullement  parlé  de  la  caille,  mais  du 
plat  sur  Icqxiel  j’ai  frappé.  » 


—  545  — 


—  Xll 


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traitement  des 
MALADIES  CUTANÉES 
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Par  les  Docteurs 
AU  DRY 

Professeur  à  la  Faculté  de  médecine  de  Toulouse. 

DURAND  et  NICOLAS 


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-  XIII  - 


LES  GRANDS  MÉDECINS 


CORVISART  (1755-1821) 

CoRViSART  !  Ce  nom  seul  a  comme  une  résonance  de 
gloire,  d’une  gloire  qu’ii  ne  faudrait  pas  prendre  tout 
d’abord  pour  le  simple  écho,  quoique  toujours  vibrant, 
de  la  gloire  enveloppante  de  notre  premier  lîmpereur, 
dont  CORVISART  fut  le  premier  médecin.  Car  Jean-Nicolas 
Corvisart-Desmarets  fut  grand  par  lui-même,  avec 


séparait  pas  la  clinique  de  l’anatomie  pathologique;  De 
sedibus  et  causis  morborum  pey  signa  diagnostica  inves- 
tigaiis,  et  per  anatomen  confirmatis  (ilémoire  à  l’Institut)' 
S’il  ne  tut  pas  l’inventeur  de  la  méthode  de  percussion, 
qu’il  tenait  d’AvENBRUGGER  (i722-i8o9),_de  Vienne,  par 
contre  il  la  perfectionna  au  plus  haut  point  ;  de  même  qu’il 
s'eu  fallut  de  peu  qu’il  ne  découvrît  l’auscultation  dont 
le  père  fut  son  illustre  élève  LaënxEC. 


cette  particularité,  c’est  qu’il  le  fut  doublement,  et  Les  cours  faits  par  CoRviSART  à  la  Charité,  dans  l’ani- 
comme  médecin  et  comme  homme.  phithéâtre  tel  qu’il  existe  encore  et  qu’il  obtint  et  inau- 

Son  enfance  n’a  rien  d'extraordinaire  ;  elle  n’offre  pas  gura  en  1799,  attiraient  une  foule  d’auditeurs.  Sa  parole 

cette  précocité  brillante  qui  étonne,  et  qui  promet  un  peu  était  entraînante,  au  point  que  DupuyTREn  disait  de 

plus  souvent  qu’elle  ne  tient.  Le  jeune  ardennais,  né  lui  :  «  Quand  il  s’élève  à  des  considérations  générales  on 

à  Driancourt  (près  Vouzier.s) ,  croirait  entendre  parler  par 

sa  bouche  le  Dieu  même  de 
la  médecine  ». 

CORVISART  a  laissé  un  livre 
(pii  est  le  premier  ouvrage 
important  sur  la  matière  : 
lissai  sur  les  maladies-ct  les 
lésions  organiques  du  cœur  et 
des  gros  vaisseaux  (1806).  On 
lui  doit  en  outre  des  traduc¬ 
tions,  d’AvExlîRUGGER  (sur 
la  percussion),  et  de  ST01.E 
(1742-1788)  {aphorismes). 

En  1797,  il  fut  nommé  pro¬ 
fesseur  au  Collège  de  France, 
puis  devint  médecin  du  Gou¬ 
vernement  (1799)  et  enfin 
médecin  de  l’Empereur,  lequel 
le  fit  baron  eu  1805.  Cette 
même  année  CorvisarT,  dé¬ 
bordé  par  ses  obligations  de 
toutes  sortes,  démissionna 
comme  professeur  de  Clinique, 
en  abandonnant  pour  la  fon¬ 
dation  d’un  prix  sou  traite¬ 
ment  de  professeur  qui  lui 
était  maintenu  comme  indem¬ 
nité  de  retraite.  Il  fut  élu 
membre  de  l’Institut  en  181 1. 

Sous  une  enveloppe  plutét 
mélancolique  et  rude,  bien 
que  clairsemée  çà  et  là  d’ac¬ 
cès  de  bonne  humeur  où  pé¬ 
tillait  un  esprit  prompt  et 
incisif,  CoRViSART  laisse  le 
.souvenir  d’un  grand  et  beau 
caractère.  FERRUS  raconte, 
qu’appelé  pour  la  première 

deux  hommes  supérieurs  dont  fois  auprès  du  premier  Cou- 

il  devint  l’ami  :  ce  furent  N.  Gorvisaiit.  sul,  CorvisarT  dit  avec  tris- 

DESAUET  et  Antoine  PETIT.  Collection  du  D’  Courcoux  (ij.  tesse  au  cours  de  route,  à 


DëSAUET  voulut  attirer  CoR- 

VI.SART  vers  la  chirurgie,  mais  celui-ci  préféra  la  médecine, 
et  sa  renommée  déjà  bien  assise  le  fit  choisir  pour  suc¬ 
céder  à  DESbois  de  RociiEFORT  à  l’hôpital  de  la  Charité, 
puis  pour  y  occuper  la  première  chaire  de  clinique  interne, 
l’année  même  où,  après  la  suppres.sion  de  l’ancienne 
Faculté  par  l’A.ssemblée  législative  (1792),  la  Convention 
décida  de  créer  à  Paris  une  «  l^cole  centrale  de  Santé  » 
(■795)- 

CorvisarT,  qui  s’était  préparé  à  l’enseignement  cli¬ 
nique  depuis  1789,  monta  vite  à  une  grande  réputation. 
Ce  n’était  pas  à  proprement  parler  un  doctrinaire,  bien 
qu’on  doive  considérer  CorvisarT  comme  le  promoteur 
de  l'organicisme  dont  Rostan  nous  a  laissé  les  articles 
de  foi.  Mais  quel  inerveillepx  technicien  1  II  mit  sur  pied 
la  sémiologie  qu’il  perfectionna  par  l’affinement  des  sens, 


celui  qui  l’accompagnait  :  «  Je 
ne  sais  pas  ce  que  je  gagnerai  à  cette  visite,  mais  j’y 
perdrai  assurément  ie  plus  précieux  des  biens,  la  liberté  ». 
Plus  tard,  NapoeIcon  ayant  voulu  offrir  une  faveur  à  un 
mèmbre  peu  fortuné  de  la  famille  de  son  médecin, 
celui-ci  refusa,  ajoutant  qu’il  «  mangerait  son  dernier 
écu  plutôt  que  d’accepter  pour  .son  parent  une  place 
dont  il  le  connaissait  peu  propre  à  remplir  les  devoirs  ». 
Napoléon  fut  interloqué  :  «  En  connaissez-vous  beau¬ 
coup  comme  celui-là  î  »  dit-il  à  son  Ministre. 

Après  la  chute  de  l’Empire,  CorvisarT,  fidèle  à  ses  opi¬ 
nions  et  à  ses  amitiés,  se  retira  à  la  campagne,  dans  une 
sorte  de  captivité  volontaire,  isolé  de  tout  et  de  tous, 
attendant  philosophiquement  la  mort  do  t  il  avait  i  éjà 
senti  plusieurs  fois  l’étreinte,  Eile  le  délivra  le  18  sep¬ 
tembre  1821,  comme  elle  délivra  cette  même  année 


au  point  d’obtenir  par  la  seule  percussion,  des  diagnostics  l’autre  captif,  Napoléon. 

surprenants,  et  vérifiés  par  l’autopsie.  CorvisarT  ne  Df  Horn 


(1)  Tous  nos  rcmerciemer.ts  au  Dr  Courcoux  qui  a  bien  voulu  mettre  à  notre  disposition  ce  portrait  de  Corvisart. 


—  547  — 


Dissout  92  /o  des  Composés 
de  l’Acide  urique 
Réduit  tes  Déchets  uratiques 

(en  stimulant  l’activité  hépatique) 

par  l3  Citrate  de  Soude  à  l’ètat  naissant. 


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Benzosulfone  paraaininophènylarsinate  de  soude).  (Combinaison  d'Heotine  et  de  Mercure). 

/d  d  tsjoure.  P«I-ÜUE8  (Par  ^p^lule^  ■  ^Hectine^O.W  ;  /^otoiodure  Hg  ^  o,05 , 

aOUTTE8(âOgoutteséquivaientftO,05d’Heotine).  ««.«i— — ..  „  l- 

iO  à  tOO  gounea  par  jour  pendant  10  à  15  Jours.  GOUTTES  (Par  20  gouttes  .  Heotine  0,05;  Hg  0,01). 
iUHPOULES  A  (0,10  d’Hectine  par  ampoule)  gouttes  par  jour. 

MIIPOUI.es  b  (0,20  d’Hecline  par  ampoule)  AMPOULES  A  (Par  ampoule-HeotineO.lO;  IIg0,005).)  Une  ampoule  par  jour 

Injecter  une  ampoule  par  jour  pendant  10  à  15  jours  (  pendant  10  à  15  jours. 

INJECTIONS  INDOLORES  AMPOULES  B  (Par  ampoule: Heotine0,î0;  Hg0,01).  Injections  ihdolobss 


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Médication  à  base  de 

Nuclarrhine 

t’HiSTOGÉNOL  NALINE  est  indiqué  dans  tous  les  cas  où  l’organisme,  débilité 
par  une  cause  quelconque,  a  besoin  d’une  médication  réparatrice  paissante  ; 
dans  tous  les  cas  où  11  faut  relever  l’état  général  par  l’amélioration  de  la 
composition  du  sang,  la  reminéralisation  des  tissus  et  le  retour  ù  la  normale 
des  réactions  intraorganiques 

TUBEROULOSE,  BRONCHITES,  LYMPHATISME,  SCROFULE,  ANÉMIE 
MTHME,  NEURASTHÉNIE.  DIABETE,  AFFECTIONS  CUTANÉES 
FAIBLESSE  GENERALE  CONVALESCENCES  DIFFICILES,  ETC. 


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ÉLIXIR, ÉMULSION 
GRANULE 

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jour. 

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—  XV  — 


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ENTERO-COLITE 
CONSTIPATION 


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—  549 


--  XVI  - 


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A  riodure  de  Sodium. 

*  •  •  «v»**»*  «WMIMAAI.  miquement  pur,  complètement 

A  riodure  de  Strontium,  a  lodates. 


^  INDICATIONS 


Artériosclérose  au  début,  Angine  de  poitrine.  Asthme,  Emphy¬ 
sème,  Bronchite  chronique.  Diabète,  Goutte,  Rhumatisme  chro¬ 
nique,  Scléroses  viscérales.  Syphilis  secondaire  et  tertiaire. 


^  L.ROHÀIS  &C‘-,2,RuedesLions-Saint-Paul, 

^  PARIS 


LA  MEDECINE  HUMORISTIQUE 


LA  GRENOUILLE  QUI  VEUT  SE  FAIRE  AUSSI  GROSSE  QUE  LE  BŒUF 


-  XVIII  - 


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~  - - -  Hygiène  de  la  Bouche  et  des  Dents 


TRAITÉ  DE  STOMATOLOGIE  ; 


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—  XIX  — 


DIÉTÉTIQUE 


BOISSONS 

ANTIDIARRHÉIQUES 

Ou  boissons  constipantes,  ou  d’une 
façon  générale,  boissons  qui  ména¬ 
gent  l’intestin.  Ces  boissons  sont 
également  nutritives,  et  si  je  les  note 
comme  antidiarrhéiques,  c’est  que, 
par  leur  emploi,  le  médecin  se  pro¬ 
pose  d’abord  de  calmer  l’intestin. 

Eau  albumineuse.  —  Boisson  ali¬ 
mentaire  qui  ménage  l’intestin.  On 
la  prépare  avec  de  l’eau  bouillie, 
refroidie  et  aérée,  soit  : 

I  tasse  ou  250  centimètres  cubes  d’eau. 
I  blanc  d’œuf. 

Battre  lentement  pendant  10  mi¬ 
nutes  et  passer  à  travers  tm  linge. 
Aromatiser,  suivant  l’avis  du  méde¬ 
cin,  avec  une  cuillerée  à  bouche  de 
sucre  en  poudre,  ou  2  cuillerées  à 
café  (10  centimètres  cubes)  de  co¬ 
gnac,  vin,  jus  de  citron,  ou  avec  de¬ 
là  saccharine. 

Eau  de  riz  {grains  de  riz). 

150  grammes  grains  de  riz. 

1  litre  d’eîiu. 

Baver  d’abord  le  riz.  eu  le  mettant 
dans  1/4  de  litre  d’eau  froide  qu’on 
porte  lentement  à  une  température 
voisine  de  l’ébullition.  Décanter  et 
faire  égoutter.  Renverser  un  litre 
d’eau  sur  le  riz  ainsi  lavé  et  gonflé, 
et  faire  bouillir  lentement  et  en  vase 
clos.  Ajouter  de  l’eau,  au  besoin, 
pour  maintenir  le  volume  de  un  litre. 
Passer  à  travers  un  linge  préalable¬ 
ment  lavé  à  l’eau  bouillante.  Admi¬ 


nistrer  cette  boisson  chaude  ou 
froide,  suivant  l’avis  du  médecin. 

Eau  de  riz  (farine  de  riz). 

20  grammes  de  farine  de  riz. 

I  litre  d’eau. 

Délayer  d’abord  la  farine  dans 
1/4  de  litre  d’eau  froide,  et  verser  le 
mélange  dans  les  trois  autres  quarts 
de  litre  d’eau  qui  bout.  Maintenir 
l’ébullition  lente  pendant  10  mi¬ 
nutes  en  ajoutant  d’autre  eau,  s’il 
y  a  lieu,  pour  avoir  la  totalité  d’un 
litre. 

Décocté  de  myrtilles. 

125  grammes  de  baies  de  myrtilles. 

50  —  de  sucre. 

I  litre  j/4  d’eau. 

On  connaît  ces  petites  baies  bleu- 
pourpre,  d’une  saveur  acidulée  agréa¬ 
ble,  et  qui  sont  les  fruits  d’un  petit 
arbuste  à  feuilles  de  buis  ou  de 

Baver  les  baies  et  les  faire  macé¬ 
rer  une  heure  dans  l’eau  froide. 
Ensuite  faire  bouillir  lentement 
pendant  une  heure.  Ajouter  le  sucre 
et  passer  au  tamis  le  crin.  Sur  avis 
du  médecin  on  peut  augmenter 
l’action  astringente  de  cette  bois¬ 
son  par  l’addition  de  3  à  4  cuil¬ 
lerées  à  soupe  de  vin  rouge  (contient 
du  tanin). 

Décocté  de  myrtilles  au  riz. 

100  grammes  de  baies  do  myrtilles. 

20  —  de  grains  de  riz. 

50  grammes  de  sucre. 

Baisser  macérer  les  l)aies  dans  l'eau 


froide  pendant  une  heure.  Baver 
et  faire  gonfler  le  riz  avec  un  pen 
d’eau  qu’on  déverse.  Verser  le  riz 
lavé  et  égoutté,  dans  le  macéré  de 
myrtilles.  Faire  bouillir  le  tout, 
lentement,  pendant  ime  demi-heure 
et  ajouter  le  sucre.  Passer  au  tamis 
de  crin. 

Décocté  d’orge  ou  de  sagou. 

50  gr.  de  gruaux  d’orge  ou  de  sagou. 

I  litre  1/2  d’eau. 

Baver  les  grains  avec  un  peu  d’eau 
tiède,  puis  les  verser  dans  l’eau 
froide  qu’on  porte  peu  à  peu  à  l’ébul¬ 
lition,  laisser  bouillir  lentement 
pendant  deux  heures  pour  un  litre 
de  boisson.  Passer.  . 

Décocté  d’arrow-root  ou  de  salep. 

50  grammes  d’arrow-root  ou  de  salep. 

I  litre  1/2  d’eau. 

Baisser  l’arrow-root  ou  le  salep 
en  contact  pendant  10  minutes  avec 
un  peu  d’eau  froide.  Faire  bouillir 
lentement  pendant  une  demi-heure 
avec  le  reste  de  l'eau.  Ou  peut,  sur 
avis  du  médecin,  ajouter  à  cette  bois¬ 
son  du  sucre  ou  du  vin. 

Décocté  de  graines  de  lin. 

I  aiilleréx-  à  soupe  de  graines  de  lin, 
I  litre  d’eau. 

Bien  laveries  semences  qu’on  sèche 
bien  avec  un  linge  pour  les  écraser 
ensuite,  un  peu,  à  l’aide  d’un  rou¬ 
leau  de  bois.  Faire  bouillir  lente¬ 
ment  pendant  une  demi-heure  et 
passer.  Aromatiser  au  besoin  avec 
jus  de  citron  ou  cognac  ou  sucre,  sur 
avis  dii  médecin. 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


PRÉPARATIONS  DECAFÉINE(i) 

Cachets. 

Caféine  .  o«,io 

Exalgine .  o'^io 

Phénacétine .  o‘f.20 

Bichlorhydratedeipiininc  ..  o“'',3o 

Antipyrine .  oit',40 

Pour  I  cachet,  i  ou  2  dans  les 
vingt-quatre  heures,  dans  les  grippes 
algides. 

Potions. 

Caféine . 

Beuzoate  de  soude 
Vanilhne . 

Sirop  de  tulu . 

Eau . 

(i)  Alfred  MaiiTiNiîT,  m  Les  MMica- 
ments  usuels. 


F.  s.  a.  une  potion  pour  enfants  ; 
o«r,i5  centigrammes  p.ir  cuiller  à 
.soupe,  I  à  2  par  jour  siiiv.ant  l’âge. 

Ou  bien  : 

Sulfate  de  strychnine .  o”,o2 

Caféine . \ 

Benzoate  de  soude . (  iîn  2  gr. 

lodure  de  potassium . ) 

.Sirop  de  polygala .  60  — 

Eau  distillée  :  q.  s.  pour  150  centimètres 

Deux  milligrammes  de  strychnine, 
0,20  centigrammes  de  caféine,  de 
benzoate  de  soude,  d’iodure  de  potasr 
.sium  par  cuiller  à  soupe  ;  2  à  .4  cuil¬ 
lers  il  soupe  dans  les  vingt  quatre 
heures. 


Cette  potion  peut  convenir  aux 
bronchitiques,  einphysémnteuy,  pré¬ 
sentant  (les  ]>hénomènes  de  défail¬ 
lance  cardiaque. 

Solution. 

Caféine .  2 '■'■',05 

Beuzoate  de  soude. .  3  gr. 

Jian  distillé-e  bouillie  et  refroidie,  q.  s. 
(environ  8  gr.) 

F.  s.  a.  Pour  obtenir  10  grammes 
de  solution  pour  injections  hypo¬ 
dermiques  (à  25  centigrammes  par 
centimètre  cube). 

(Codex.) 


—  553  — 


tii(;s  sous  la  forme  d’éltigants  portefeuilles,  pou- 
faoilcment  mis  dans  la  poche,  cos  trousses  ren¬ 
ies  tubes  et  ampoules  à,  réactifs  nécessaires  pour 
opération  d’analyse.  Elles  permettent,  on  deux 
avec  quelques  gouttes  d’urine,  d’être  très  exacte- 


imes  à  faire  l'éloge  de  leur  commodité  et  do  leurs 
£  résultats.  Tout  d’abord,  au  cours  d’une  visite  ou 
nsultation,  elles  donnent  au  praticien  la  facilité 
imédiatement  renseigné  sur  la  composition  de 
de  pouvoir  instituer,  sans  plus  attendre,  la  thé- 
10  qui  convient.  En  outre,  elles  lui  rendent 
généralisables  les  analyses  urologiques,  domou- 
u’ici  le  monopole  des  pharmaciens, 
nart,  on  raison  de  leur  utilisation  extrêmement 


Un  Nouveau  procédé  très  simple  et  très  précis 

POUR 

V Analyse  des  Urines 


simple,  l’achat  do  cos  trousses  sera  consedle  avec  grand 
profit  aux  malades  eux-mêmes,  qui  pourront  de  la  sorte  se 
rendre  compte,  aussi  souvent  qu’il  conviendra,  dos  varia¬ 
tions  do  composition  do  leurs  urines.  Il  leur  sera  dès  lors 
loisible  de  surveiller  do  très  près  leur  alimentation, 
de  contrôler  l’inlluenco  de  tel  ou  tel  mets  sur  le  taux  de 
leur  sucre  ou  de  leur  albumine,  enfin  do  faire  appel  aux 
soins  médicaux  dès  que  ce  taux  aura  subi  une  élévation. 

Ces  Trousses  urologiques  apparaissent  donc,  à  tous 
égards,  comme  de  très  précieux  collaborateurs  pour  le 
médecin.  En  dehors  do  l’exactitude  absolue  de  leurs  résul¬ 
tats,  elles  présentent  encore  l’avantage  d’une  grande  modi¬ 
cité  de  prix:  chaque  analyse  revient  à  environ  0  fr.  25. 

Ces  trousses  existent  sous  trois  modèles  dilféronts  : 

1*  TROUSSE  INDEX  “  L,a  Oosurine”,  destinée  h 
rechercher  si  l’urine  renferme  ou  non  de  l’albumine  ou  du 

2»  TROUSSE  A.  “  La  Dosurine  ”,  destinée  à  doser 
l’albumine  contenue  dans  l’urine  ; 

3»  TROUSSE  O  ••  La  Oosuriaet  ’’  destinée  à  doser 
la  quantité  do  sucre  (glucose). 

Le  prix  do  chaque  trousse  est  do  5  francs  (franoo  5  fr.  30). 

—  Ampoules  do  renouvellement  :  la  boite  de  10,  2  fr.  50 
(franco  2  fr.  75)  ;  la  boite  do  20,  4  fr.  75  (franco  :  5  francs). 

—  Remise  do  15  p.  100  à  MM.  les  médecins. 

Adresser  les  commandes  et  les  demandes  do  renseigne¬ 
ments  à,  la  Société  LA  DOSURINE,  10,  rue  Charlemagne, 


—  XXI  — 


LA  THÉRAPEUTIQUE  D’HIER  ET  CELLE  DE  DEMAIN 

Par  A.  BUISSON _ 

Docteur  en  Pharmacie,  lauréat  de  l'Académie  de  médecine. 


I/a  thérapeutique  n’a  pa.s  écliappé  à  cette  fièvre  de 
nouveautés  qui  se  fait  sentir  dans  toutes  les  branches  des 
sciences  médicales. 

Chaqâe  jour  la  synthèse  crée  tm  produit  nouveau  dont 
les  propriétés  physiologiques  ont  été  entrevues  avant' 
.son  obtention,  chaque  jour  la  matière  médicale  s’augmente 
de  végétaux  exotiques  aux  nombreuses  vertus. 

Aussi  le  temps  ne  suffit  plus  à  la  sélection,  le  médecin, 
le  tliérapeute,  doit  lui-même  séparer  le  bon  grain  de 
l’ivraie.  Un  eréserve  absolue  pour  les  nouveautés  peut  le 
faire  déchoir  quelquefois  auprès  de  sa  clientèle,  et  le  priver 
souvent  d’agents  utiles,  mais  il  doit  cependant  être  très 
prudent  dans  l’augmentation  de  son  arsenal  thérapeu¬ 
tique,  d’autant  plus  qu’il  ne  la  fait  le  plus  souvent  qu’en 
remplaçant  im  médicament  qui  a  conquis  ses  lettres  de 
noblesse,  par  un  autre  dont  on  ne  connaît  guère  que  les 
avantages. 

Ue  récent  Codex,  qui  à  un  autre  point  de  vue  sur  lequel 
nous  reviendrons  prochainement  a  été  critiqué,  a  en  cela 
gardé  la  juste  mesure.  Supprimant  quelques  préparations 
véritablement  tombées  en  désuétude  et  ne  répondant 
plus  à  un  véritable  besoin,  il  a  donné  par  contre  son  es¬ 
tampille  officielle  à  quelques  nouveaux  produits  ayant 
fait  vraiment  leurs  preuves. 

Quelquefois  il  s’est  contenté  de  moderniser,  soit  la  pré¬ 
paration,  soit  la  composition  du  médicament,  donnant 
ainsi  satisfaction  aux  amis  du  progrès  sans  priver  le  mé¬ 
decin  d’un  remède  auquel  il  est  habitué. 

Il  en  a  été  ainsi  pour  une  de  nos  plus  anciennes  pré¬ 
parations  galéniques,  le  <<  Baume  Tranquille  »,  dont  la 
création  remonte  au  xvil"  siècle. 

Non  seulement  dans  notre  nouvelle  pharmacopée  la 
formule  et  le  procédé  de  préparation  du  «  Baume  Tran- 
qitille  »  sont  complètement  modifiés  (substitution  des 
plantes  sèches  aux  plantes  fraîches),  suppression  des 
feuilles  de  nicotiane,  etc.),  mais  encore  l’état  civil  de  ce 
produit  a  été  changé.  Dans  le  Codex  de  1884,  le 
«  Baume  Tranquille  »  était  en  effet  désigné  sous  le  nom 
de  «  Balsamum  Tranquillans»,  et  il  figure  maintenant  au 
Codex  de  1908,  sous  l’appellation  de  Huile  de  jusquiame 


composée  (oléum  hyoscyami  compositum)  avec  en  sous- 
titre  «  Baume  Tranqijille  ». 

C’est  que  la  nouvelle  édition  du  Codex,  sans  contester 
le  moins  du  monde  les  propriétés  calmantes  de  cette  pré¬ 
paration,  a  voulu  rappeler  le  nom  de  .son  inventeur  :  le 
Père  Tranquille. 

Le  Père  Aigiian,  en  religion  l’ère  Tranquille,  faisait 
partie  des  fameux  «  Capucins  du  Louvre  »,  que  Dionis 
dans  son  «  Cours  d’opérations  de  chirurgie  »  traitait 
dédaigneusement  d  ’empiriques. 

David,  pharmacien  à  Angers,  cependant  conteste  cette 
paternité  et  revendique  pour  l’abbé  Rousseaxi  «  capucin 
et  médecin  de  Sa  Majesté  »,  la  création  du  Baume  Trau- 

Pour  cet  auteur,  le  Père  Rousseau,  sa  théologie  faite  chez 
les  capucins  de  Vendôme,  fut  envoyé  comme  missionnaire 
dans  les  pays  du  Levant  où  il  connut  le  Père  Tranquille. 
Tous  deux  gagnèrent  à  leur  retour  la  confiance  du  Prince 
de  Coudé  qui  les  présenta  au  Roi,  et  obtint  pour  eux  une 
pension  de  1 500  livres,  puis  un  appartement  et  un  labo¬ 
ratoire  au  Louvre. 

De  cette  collaboration  naquit  sans  doute  outre  le 
Baume  Tranquille,  lu  Laudanum  de  Rousseau,  l’Klixir  de 
propriété,  l’Eau  de  la  Reine  de  Hongrie,  etc,  remèdes 
dont  la  vogue  fut  immense  ainsi  que  le  témoigne  haute¬ 
ment  pour  le  Baume  Tranquille,  Madame  de  Sévigné,  qui 
le  15  Décembre  1684,  écrivait  à  sa  fille  ; 

<<  Je  vous  envoie  ce  que  j’ai  de  plus  précieux  qui  est 
ma  demi-bouteille  de  Baume  Tranquille,  je  ne  pus 
jamais  l’avoir  entière,  les  capucins  n’eu  font  plus  ». 

Les  différentes  et  successives  modifications  apportées 
à  la  composition  du  «  Baume  Tranquille  » ,  entre  autres  la 
suppression  des  crapauds  dans  sa  préparation,  ont  sans 
doute  amoindri  la  valeur  de  ce  remède  «  admirable 
contre  la  peste  et  toutes  les  maladies  vénéneuses  et  conta¬ 
gieuses  »,  car  il  n’a  pas  conservé  le  succès  d’autrefois. 

Il  reste  employé  cependant  encore  comme  sédatif 
externe  de  certaines  manifestations  douloureuses,  associé 
le  plus  souvent  à  une  médication  interne  analgésique’ 


NOUVELLES 


La  «  Maison  du  Médecin  >>,  • —  L'œuvre  de  la  «  Maison 
du  médecin  »  a  tenu  son  assemblée  générale.  Les 
comptes  ont  été  approuvés.  La  situation  est  prospère 
et  pleine  d’espérance. 

Ont  été  nommés  membres  du  Conseil  d’administration  : 
M.  le  Df  PftDEBiDOU,  sénatenr  ;  le  Dr  P.  Revnier,  chi¬ 
rurgien  des  Hôpitaux  ;  le  Dr  Mieian,  médecin  des  Hôpi¬ 
taux  ;  les  Dr-  Cazin,  Bé;Rir,i,oN,  Laumonier,  Bernard 
(de  Juvisy). 

La  «  Maison  du  Dentiste  »  .  —  Nous  avons  la  «  Mai¬ 
son  du  Médecin  »,  nous  aurons  la  «  Maison  du  Dentiste  ». 
C’est  ce  que  nous  apprend  VA  H  dentaire,  en  précisant 
que  l’œuvre  est  fondée  depuis  novembre  dernier,  et  a 
pour  but  de  créer,  diriger  et  administrer  une  ou  plu¬ 
sieurs  maisons  de  retraite,  de  repos  ou  de  santé,  pour  les 
cliirurgiens-dentistes  et  les  dentistes  patentés,  exerçant 
légalement  en  France,  et  dans  les  Colonies. 

—  On  signale  de  Berlin  qu’un  comité  s’est  fonné  pour 
ériger  «  la  Maison  des  Dentistes  allemands.  » 


Société  française  des  espaces  libres  et  des  terrains  de 
jeux.  —  Tous  ceux  qu’intéressent  à  la  fois  la  beauté  et  la 
salubrité  de  nos  grandes  villes  ainsi  que  l’avenir  de  notre 
race  apprendront  avec  plaisir  la  fondation  d’une  «Société 
française  des  e.spaces  libres  et  des  terrains  de  jeux  ». 

Cette  nouvelle. Société  a  pour  but  non  seulement  de 
sauver  où  de  créer,  dans  chaque  ville,  le  plus  d’espaces 
libres  possible,  parcs,  squares,  etc.,  mais  encore  d’y 
encourager  par  tous  les  moyens  les  jeux  de  plein  air,  si 
nécessaires  aux  enfants  et  aux  jeunes  gens  des  grandes 
agglomérations. 

Son  comité  provisoire  est  ainsi  composé.  Présidents 
d’honneur  ;  MM.  J  ules  Siegfried,  député,  et  d’Estour- 
nelles  de  Constant,  sénateur.  Pré.sident,  M.  Hébrard  de 
Villeneuve,  conseiller  d’fîtat,  président  de  l’Acadé¬ 
mie  des  sports  ;  vice-pré.sidents,  MM.  Georges  Kislcr, 
membre  du  Conseil  supérieur  des  Habitations  à  bon 
marché,  et  Ambroise  Rendu,  conseiller  municipal  ; 
secrétaire  général,  Georges  Rozet  ;  Secrétaire,  M.  Gaston 
Ernest  ;  trésorier,  M.  Blais-Mousseron, 


—  665  — 


—  XXII  — 


ACHARD  et  LOBPER 


Précis  d’ANATOMIE  PATHOLOGIQUE 

1908,  I  vol.  petit  in-8,  55o  pages  et  figures  noires  et  coloriées,  cartonné.  12  fr. 


COURRIER  DE  LA  PRESSE 

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Reçoit,  lit  et  découpe  tous  les  Journaux  et  Revues 
et  en  fournit  les  extraits  sur  tous  les  sujets  et  per¬ 
sonnalités. 


LA  PRATIQUE  DES  MALADIES  DES  ENFANTS 

DIAGNOSTIC  ET  THÉRAPEUTIQUE 

Maladies  du  Cœur  et  des  Vaisseaux,  du  Nez,  du  Larynx, 
des  Bronches,  des  Poumons,  des  Plèvres  et  du  Médiastin 


ZUBER  ARMAND  DELILLE  |  AUDEOUD  BOURDILLON 

Anciens  chefs  de  cllni,|ue  inhiulile  Privat-Docenls 

h  la  FacuUiS  de  médecine  de  l'uiii.  |  à  la  Faeullé  de  médecine  do  Genève. 

1911.  Un  volume  grand  in-8  de  702  pages  avec  103  figures.  Broché,  16  fr.  —  Cartonné,  1 7  fr.  50 


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BIBLIOGRAPHIE 

DES  SCIEHCES  MÉDICALES 

Publiée  par  J.-B,  BAILLIÈRE  et  FILS 

1911.  Un  volume  in-8  de  19e  pa^e.s .  1  fr. 

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-  XXIII  - 


NOUVELLES  {S^^ite) 


Le  recensement  en  Autriche-Hongrie.  Les  résul¬ 
tats  définitifs  du  recensement  du  31  décembre  191O) 
effectué  simultanément  eu  Autriche,  en  Hongrie  et  eu 
Bosnie-Herzégovine,  sont  maintenant  connus.  La  popu¬ 
lation  totale  civile  pour  la  monarchie  austro-hongroise 
e.st  de  SI  314  271  habitants. 

Autriche  ;  28  567  8g8  habitants,  en  augmentation  de 
2417  igo,  soit  de  g, 2  p.  100  sur  les  résultats  du  31  décem¬ 
bre  igoo  ; 

Hongrie  :  20  850  700  habitants,  en  augmentation  de 
I  sgô  000,  soit  de  8,3  p.  100  sur  les  résultats  du  31  décem¬ 
bre  igoo  ; 

Bôsnie-Herzégoviue  :  i  895  673,  en  augmentation  de 
327  581,  soit  de  30,8g  p.  100  sur  les  résultats  de  1895, 
dernier  recensement. 

Le  prix  de  Jeanne  Qrunbaum  pour  les  infirmières.  — 
C’est  à  l’hôpital  Lariboisière,  sous  la  présidence  de  M.  Me¬ 
sureur,  directeur  de  l’assistance  publique  qu’a  été 
décerné  le  prix  annuel  Jeanne  Grunbaum  destiné  à  récom¬ 
penser  trois  surveillantes  et  cinq  infirmières  dont  le  dé¬ 


vouement  aux  malades  a  été  particulièrement  remarqué. 
Nous  donnons,  grâce  à  l’obligeance  de  notre  confrère 
«  Excelsior  »  qui  a  bien  voulu  mettre  à  notre  disposition 
ses  documents,  les  photographies  des  infirmières  lau¬ 
réates  : 

Au  premier  rang,  les  trois  surveillantes  : 

Mmes  Brabender,  Lhomnie  et  Pelletier. 

Au  second  rang,  les  cinq  infirmières  :  Mmes  Gendre, 
Van  Rhyn,  Tricot,  Pizaine  et  Bouriaux. 

Une  Ecole  de  médecine  féministe  aux  Etats-Unis.  — 
Les  États-Unis  sont  plus  avancés  que  la  France  sous 
le  rapport  des  études  médicales  féminines.  A  Philadelphie 
existe  une  École  de  Médecine  et  de  Chirurgie  d'où  les 
hommes  sont  soigneusement  bannis. 

Société  de  chirurgie.  —  Prix  à  décerner  en  1911.  — 
Pkix  Marjoun-Duvai..  —  A  nnuel  (300  francs).  —  A  l’au¬ 
teur  (ancien  interne  des  hôpitaux  ou  ayant  un  grade 
analogue  dans  l’année  ou  la  marine)  de  la  meilleure  thèse 
de  chirurgie  publiée  dans  le  courant  de  l’année  19 ii. 

Prix  Labokië.  —  Annuel  [1.200  francs).  —  A  l’auteur 
d’un  travail  inédit  .sur  un  sujet  quelconque  de  chirurgie. 

Prix  Dubreuh.  —  A  nnuel  (400  francs).  —  Prix  destiné 
à  récompenser  un  travail  sur  un  sujet  d’orthopédie. 


Prix  Ricord.  —  Bisannuel  (300  fraiic.s).  —  A  l’auteur 
d’un  travail  inédit  sur  un  sujet  quelconque  de  chirurgie, 
•  ou  d’un  mémoire  publié  dans  le  courant  de  l’année  et 
n’ayant  pas  été  l’objet  d’une  récompense  dans  une  autre 
société.  Les  manuscrits  peuvent  être  signés. 

Prix  Demarquay.  ■ —  Bisannuel  (700  frauc.s).  —  Sujet 
à  traiter.  De  la  transplantation  ou  anastomose  des  nerfs, 
manuel  opératoire  et  résultat. 

Prix  Gerdy.  —  Bisannuel  (2.000  francs).  —  Sujet  à 
traiter  ;  De  la  sporotrichose  au  point  de  vue  chirurgical. 

Les  manuscrits  destinés  au  prix  Laborie,  au  prix  Gerdy 
et  au  prix  Demarquay  doivent  être  anonymes  et  accom¬ 
pagnés  d’une  épigraphe  reproduite  sur  la  souscription 
d’une  enveloppe  renfermant  le  nom,  l’adresse  et  les  titres 
du  candidat.  Les  travaux  des  concurrents  devront  être 
.adressés  au  secrétaire  général  de  la  société  nationale  de 
chirurgie,  12,  rue  de  Seine,  Paris,  avant  le  P''  novembre 
igii. 

Un  conflit  à  Bruxelles.  —  Un  conflit  entre  la  Com¬ 
mission  des  Hospices  et  le  corps  universitaire  (professeurs 
et  agrégés)s’est  élevé,  depuis  quelques  semaines,  au  sujet 
des  nominations  de  chefs  de  service  des  hôpitaux.  Une 
question  mal  interprétée  par  l’administration  a  amené 
la  suspension  de  leurs  fonctions  de  praticiens  éminents. 
Et  comme  toujours  la  politique  s’en  mêle,  les  malades  en 
pâtissent  largement. 

Les  stomatologistes  belges.  • —  Ils  se  proposent  d’a.ssistcr 
nombreux  au  prochain  congrès  français  (juillet-août  191 1). 
Ils  out  constitué  un  comité  spécial  sous  la  présidence  du 
D''  Oury,  de  Liège.  Le  secrétaire  général  eu  est  le  D’’  Al- 
laeys,  rue  Neuve,  à  Anvers. 

Les  nouveaux  statuts  de  la  Société  de  biologie.  — 
I.a  Société  de  biologie  vient  de  modifier  ses  statuts. 

Ou  sait  que,  par  une  combinaison  très  ingénieuse, 
fhacuu  de  ses  quarante  membres  devient  au  bout  de 
neuf  ans  membre  honoraire,  et  est  remplacé  comme  titu¬ 
laire  par  un  membre  nouveau.  Cette  disposition  assure 
un  minimum  de  quatre  à  cinq  élections  par  an,  et  permet 
à  la  Société  de  rester,  tout  en  comptant  parmi  ses 
membres  les  plus  assidus  des  vétérans  de  la  science,  une 
Société  essentiellement  jeune.  Malheureusement,  depuis 
un  demi-siècle,  le  nombre  des  biologistes  s’est  tellement 
accru  que  la  Société  s’est  trouvée  en  face  d’un  excès  de 
candidats  de  valeur  ;  elle  a  dû  leur  faire  attendre  plus 
longtemps  qu’elle  n’aurait  voulu  leur  admission,  et  s’est 
trouvée  dans  l’impossibilité  d’accueillir  les  jeunes  dès 
le  moment  où  des  travaux  d’une  certaine  envergure  les 
lui  signalaient.  C’est  ponr  éviter  à  ces  candidats  une 
longue  et  parfois  décourageante  attente  que  la  Société  a 
décidé  de  porter  à  cinquante  le  nombre  de  ses  membres 
titulaires. 

Il  y  a  ainsi  à  prévoir  un  minimum  de  cinq  ù  six  élec¬ 
tions  par  an.  Dans  un  même  esprit,  le  nombre  des  corres¬ 
pondants  a  été  aussi  augmenté. 

La  Société  a  modifié  en  même  temps  le  règlement  des 
élections.  Avec  una  commission  de  présentation  de 
six  membres,  tirée  au  sort,  il  arrivait  que  certaines  bran¬ 
ches  de  la  biologie  se  trouvaient  pas  momentanément 
représentées.  Avec  le  renouvellement  par  moitié,  ou  se 
plaignait  de  trop  peu  d’esprit  de  suite  dans  les  commis¬ 
sions  successives.  Ces  inconvénients  diminueront  avec 
des  commissions  de  neuf  membres,  renouvelables  par  tiers. 

On  ne  peut  que  féliciter  la  Société  de  biologie  de  ces 
efforts  pour  conserver,  après  plus  de  soixante  ans  d’exis¬ 
tence,  la  plus  précieuse  de  ses  qualités  :  la  J  eunesse. 


—  657 


LIVRES  REÇUS  AU  BUREAU  DE  PARIS  MÉDICAL 

Hygiène  oculaire  et  Inspection  Die  praktische  Bedeutung  des  Jalireskurse  tür  Arztliche 
des  écoles,  par  les  D'»  H.  Truc  Salvarsan  für  die  Syphilis-  Fortbildung  in  zwolt  Mo- 
et  Chavfrnac  Préface  du  Pro-  •  natsheften,  Krankheiten  des 

fesseur  Oarieu.  T  édition,  1911,  ^^erapie,  par  le  Dr  S.  jessner,  HarnappavatesHaut-undGes- 
:  vol  in-8  de  .44  pages  avec  fig.  i-»,  75  pages  avec  figures.  .  m.  80 

(A.  .l/rt/o!HC,  éditeur  a  Paris).  {A.  Stuhers,  édit,  à  Würzburg).  à  Munich). 

L’INTERMEDIAIRE  MEDICAL 


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Le  montanl  total  des  jj^ains  ofTcrls  par  ces  tirages 
avüulageux  dépasse  lu  somme  de 

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5,^0.000 
520,000 
5  5  000 

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OPOTHERAPIE 

Par  le  Paul  CARNOT 


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Bibliothèque  de  Thérapeutique  GILBER  T  et  CARNOT 


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CHIRURGICALE 

Technique  opératoire,  Appareils  et  Bandages 


PAUCHET  I  DU CROQUET 

Professeur  A  l'École  de  Chargé  du  seiyicc  d'orthopédie 
médccmc  d'Amiens.  |  A  la  Policlinique  Rothschild. 

igii,  1  volume  in-8  de  SqS  pages,  avec  552  figures, 
Cartonné .  15  fr. 


-  XXV  - 


Hôpitaux  de  Paris.  —  Concours 
lE  MÉDECIN  DES  HOPITAUX.  — 
iprcuve  clinique.  —  Séance  du  5 
•vril.  —  MM.  Auberthi,  15  1/2; 
ioidin,  18  1/2  ;  Ribadeau-Dumas, 
9  i/a. 

Séance  du  8  avril.  —  MM.  Ra- 
iiond,  17  1/2  ;  Dreyfus-Rose,  18  ; 
Éœdericli,  17. 

Concours  de  chirurgien  des 
HOPITAUX.  —  Lecture.  —  Séance  du 
5  avril.  —  MM.  Kendirdjy  et  Heitz- 
lîoyer,  23  ;  Hallopeau,  25. 

Séance  du  7  avril.  —  MM.  Moc- 
quot,  27;  Capette,  25;  Okinczyc,  27. 

Séance  du  10  avril.  —  MM.  Sau¬ 
vé,  27  ;  Cernez,  25  ;  Martin,  23  ; 
Cauchoix,  26. 

Da  première  séance  d’épreuve  cli¬ 
nique  est  fixée  au  lundi  24  avril,  à 
cinq  heures,  à  l’hôpital  Xecker. 

MM.  les  candidats  admis  à  subir 
l’épreuve  clinique  .sont  prévenus  que 
les  hôpitaux  :  Hôtel-Dieu,  Necker, 
Beaujon,  Dariboisière,  leur  sont  con¬ 
signés  pendant  la  durée  du  concour.s. 

Sont  déclarés  admissibles  : 

MM.  Desmarest,  Grégoire,  Mathieu 
(Paul),  Sauvé,  Okinczyc,  Mocquot, 
Cauchoix,  Hallopeau,  Cernez,  Pi- 
quand,  Capelle,  Gasue,  Mercadé, 
Martin,  Marcille,  François  (Ray¬ 
mond),  Kendirdjy,  Heitz-Boycr. 

Concours  d’opiitalmoi.ogiste 

DES  HÔPITAUX.  —  De  jury  est  pro¬ 
visoirement  composé  de  MM.  de 
Dapersonne,  Morax,  Rochon -Duvi- 
gnaud.  Terrien,  Rieffel.  Jlichon  et 
Variot. 

Concours  d’accoucheur  des  hô¬ 
pitaux  DE  Paris.  ■—  l’n  concours 
pour  la  nomination  à  une  place  d’ac¬ 
coucheur  des  hôpitaux  de  Paris  sera 
ouvert  le  lundi  1 1;  mai  191 1  à  midi. 

Des  candidats  se  feront  inscrire 
au  service  du  personnel  de  l’admi¬ 
nistration  (Bureau  du  Pensonnel 
médical)  de  dix  heures  à  trois  heures 
du  iij  avril  au  29  avril  1911. 

Concours  de  dentiste  adjoint 

DES  HOPITAUX  DE  PARIS.  —  Ull  con¬ 
cours  pour  la  nomination  à  deux 
places  de  dentiste  adjoint  des  hôpi¬ 
taux  de  Paris  sera  ouvert  le  lundi 
22  mai  191 1,  à  midi. 

Des  candidats  se  feront  inscrire 
au  service  du  personnel  de  l’admi¬ 
nistration  de  l’assistance  publique 
de  dix  heures  à  troi.s  Iietires  du 
19  avril  au  8  mai  1911. 

Concours  de  Médecin  de  J’assis 
tance  médicale.  —  Epuuve  clinique. 
—  Séance  du  6  avril.  —  .MM  Carret] 
24;  Coriat,  20;  Jaiiiu.  24. 

Séance  du  8  avril.  —  MM.  Streiff, 
lô;  Vermorcl,  21;  Impuy,  26. 


LA  VIE  MEDICALE 


Séance  du  1 1  avril.  —  MM.  Rouj-er 
(Émile),  28;  Nogier,  25;  Cesseu,  25. 

Hôpitaux  de  Province.  —  Dvon. 
—  De  concours  pour  une  place  de 
médecin  des  hôpitaux  s’est  terminé 
par  la  nomination  de  M.  le  Dr  Fro- 

Dyon.  —  De  lundi  26  juin  1911, 
à  huit  heures  du  matin,  il  sera 
ouvert  un  concours  public  pour  la 
nomination  àlextcrncs  des  hôpitaux. 

De  nombre  des  externes  à  nom¬ 
mer  sera  fixé,  à  la  fin  du  concours. 

Ce  concours  aura  lieu  à  l’Hôtel- 
Dieu,  devant  un  jury  médical,  pré¬ 
sidé  par  un  membre  du  conseil 
d’administration  des  hospices.  Il 
comprendra  trois  épreuves  : 

Première  épreuve  :  question  d’ana¬ 
tomie  topographique  et  descriptive 
et  de  physiologie  élémentaire  à  trai¬ 
ter  par  écrit  ; 

Deuxième  épreuve  :  description 
des  symptômes  essentiels  d’une  mala¬ 
die  de  chirurgie  et  de  médecine  à 
exposer  de  vive  voix  ; 

Troisième  épreuve  :  épreuve  orale 
et  épreuve  pratique  de  petite  chi¬ 
ites  candidats  devront  se  faire 
inscrire  à  l’administration  centrale 
des  hospices,  passage  de  l’Hôtel- 
Dieu,  n"  56,  tous  les  jours  non  férié-s, 
de  neuf  heures  à  onze  heures,  et  de 
trois  heures  heures  à  cinq  heures.  De 
registre  d’inscription  sera  clos  le 
I O  juin  1 9 1 1 ,  à  onze  heures  du  matin. 

VerSAIDDES.  —  De  10  mai  191 1,  à 
neuf  heures  du  matin,  il  sera  ouvert 
un  concours  public  pour  la  nomina¬ 
tion  de  deux  internes  en  médecine. 

Des  intenies  sont  nourris,  logés, 
chauffés  et  éclairés  ;  ils  reçoivent, 
en  outre,  un  traitement  annuel  de 
360  francs  pour  la  première  et  la 
deuxième  année  ;  de  500  francs  pour 
la  troisième  et  la  quatrième  année. 

Un  prix  annuel  de  100  francs 
(fondation  de  Bizy)  et  un  prix  bien¬ 
nal  de  600  francs  (fondation  Des¬ 
pagne)  ont  été  institués  eu  faveur 
des  internes  les  plus  méritants. 

Des  élèves  de  troisième  et  qua- 
jrième  année  d’études  médicales 
peuvent  faire,  comme  internes  à 
Versailles,  le  stage  hospitalier  exigé 
par  la  l^aculté  de  médecine. 

De  registre  d’inscription  .sera  clos 
le  samedi  6  mai  191 1. 

Anger.s.  —  M.  Brin,  chirurgien- 
adjoint  des  hôpitaux,  est  nommé 
chirurgien  de  THôtel-Dieu. 

M.  Mârcau,  chirurgien  de  l’Hôtel- 
Dieu  d’Angers  atteint  par  la  limite 
d’âge,  e.st  nommé  chirurgien  hono¬ 
raire. 

—  659  — 


Nantes.  —  De  concours  de  l’in- 
temat  s’est  terminé  par  les  no¬ 
minations  suivantes  : 

Intenies  titulaires  :  MM.  Delibes, 
Codet,  Martin. 

Intenie  provisoire  ;  JD  fsaffray. 

Ministère  de  l’intérieur.  —  I,a 
médaille  d’honneur  des  épidémies  a 
été  décernée  aux  personnes  ci-après 
désignées,  en  récompense  du  dé¬ 
vouement  dont  elles  ont  fait  preuve  à 
l’occasion  de  maladies  épidémiques  : 

Médailles  d'argent.  —  JD  le  doc¬ 
teur  Grivot  (de  Pari.s)  ;  JI.  Cléret, 
interne  des  hôpitaux  de  Paris. 

Médailles  de  brome.  —  JIJl.  les 
docteurs  Tocheport  (d’Fxcideuil). 
Arnal  (de  Saint-Mathieu-de-Tré- 
viers)  ;  MJI.  Villette,  interne  des 
hôpitaux  de  Paris,  et  Curtil,  interne 
des  hôpitaux  de  Dyon  ;  JIM.  •ô.chard, 
Bideaux,  Cheyron,  Parent  et  'feisset, 
externes  des  hôpitaux  de  Paris  ; 
Jllle  Jlouret,  MM.  Rouvier,  Gillet 
et  Jlartin,  extenies  des  hôpitaux 
de  Dyon. 

Facultés  de  médecine.  —  I.yon.  — 
JD  le  Dr  Villard  a  été  présenté, 
en  première  ligne,  par  le  conseil  de 
rUniversité,  pour  le  cours  de  chi¬ 
rurgie  expérimentale  créé  àlaFaculté. 

Adger.  —  JD  Amédée  Fafont  est 
nommé,  chef  de  clinique  obstétricale. 

Médecin  inspecteur  des  écoles.  — 
JD  Jlercereau  est  nommé  médecin 
inspecteur  des  écoles  de  la  ville  de 
Paris  et  est  affecté  à  la  lo»  circon¬ 
scription  du  XI X”  arrondissement. 

Banquet  de  l’internat.  —  De  Ban¬ 
quet  annuel  des  anciens  Internes  et 
Internes  en  médecine  des  hôpi¬ 
taux  de  Paris  aura  lieu  le  >Samedi 
29  avril  à  sept  heures  et  demie,  à 
l’Hôtel  Dutétia,  43,  boulevard  Ras- 
pail,  sous  la  présidence  de  JI.  le 
D'  JIONPROFIT  (d’Angers). 

De  prix  de  la  souscription  est  fixé 
à  quinze  francs  pour  les  anciens 
internes  et  à  douze  francs  pour  les 
internes  en  exercice.  Pour  s’inscrire, 
envoyer  son  adhésion  fi  JI.  le  Dr  Ver- 
chère,  rue  du  Bac,  loi,  Paris. 

Mariages.  —  Dr  Pierre  Déveque 
médecin  aide-major  de  pt'  classe  1 
Constantine  et  Jllle  Andrée  Girardat 
fille  du  général.  —  Jllle  Jladeleim 
Chrétien,  fille  du  professeur  agrégi 
à  la  Faculté  de  médecine  de  Nancy 
et  JI.  Henry  D'idiet,  lieutenant  d’ar 
tillerie.  —  De  Dr  J  ules  Duranton,  mé 
decin-consultant  à  Vichy,  et  JI" 
Odette  Sorcel,  sœur  de  l’interne  de 
hôpitaux  de  Paris.  —  JI.  I,éopoh 
Bermondy,  fils  du  docteur,  et  JI' 
Jeanne  Osmont.  —  Le  Dr  Fernan 
De  Cointe,  chef  de  clinique  adjoint 
la  Faculté,  et  JI*'<‘  Suzanne  Thére 

Nécrologie.  —  JD  le  Dr  Fre 
Veuesœn,  conseiller  communal  d’Ai 
vers,  décédé  subitement  au  Gram 
Hôtel.  Il  faisait  partie  de  la  délég 
lion  des  édiles  belges. 


-  XXVI  — 


SOMMAIRE  du  N°  18 


A.  Schwartz .  —  La  gynécologie  en  1911  {repue  annuelle) .  ^o3 

Hartmann  et  Metzuer . —  Les  métastases  ovariques  des  cancers  digestifs .  409 

Tlkh.  r  et  de  Rouville.  —  Cancer  de  l’utérus.  Résultats  éloignés  des  opérations  et  traitement  du  cancer  inopér.ible  414 

Sauvé . —  La  sécrétion  interne  de  l’ovaire . .  422 

Funck-Brentano . — L’obstétrique  en  191 1  (/•et'ue  annuelle) .  428 

Faure . —  Le  séjour  au  lit  des  accouchées .  .  432 

Rossier . —  L’éclampsie .  434 

Sociétés  savantes . — Société  médicale  des  hôpÿaux .  430 

Libres  propos  :  Les  privilèges  sociaux  des  improductifs,  par  le  Dr  PAULCAUNor .  111 

Chronique  scientifique  :  Les  nouveaux  wagons-ambulance  des  chemins  de  fer  fédéraux  suisses,  par  Sevarus.  .  V  et  Vil 

Congrès  des  Journalistes  médicaux  français .  IX 

Les  Cérémonies  médicales  :  Le  P"'  Rocha  Faria .  IX 

Silhouettes  medicales  :  Le  médecin  homme  politique,  par  le  D'  Pierre  Maurel . 

L'intermédiaire  des  médecins . 

La  Médecine  dans  l’Art  :  Le  médecin  de  village,  parlENiEBS . 

Nécrologie  :  Le  graveur  Roty,  par  le  D''  Jean  Camus . 

La  Médecine  humoristique . 

Diététique  et  formules  thérapeutiques . 

Curiosités .  . 

Nouvelles . 

La  vie  médicale . . . 

Cours.  Actes  de  la  Faculté  de  médecine  de  Paris . 


XI 

XI 

.  XIII 
.  XllI 
.  XVII 
.  XIX 
.  XXI 
\XIII 
XXV 
XXVII 


SOMMAIRE  du  N°  19 


Ch.  Achard . —  La  séméiologie,  son  objet,  sa  technique .  439 

Klippel  et  Chabrol.  —  Les  complications  pancréatiques  de  l’ulcère  du  duodénum .  444 

Bitot  et  Petües _ —  La  diphtérie  spasraogène  sans  extériorisation  membraneuse .  qSo 

Jacoulet . —  Un  cas  de  fracture  de  l’omoplate  chez  l’enfant .  45 1 

AcTUALtTÉs  MÉDICALES.  —  Diabète  surrénal  et  pancréas.  —  Psychothérapie.  —  Colotyphus  et  iléus  paraly¬ 
tique.  —  Le  traitement  du  typhus  pétéchial  par  le  sérum  des  convalescents  de 

cette  infection .  453 

Sociétés  savantes..  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  —  Académie  de  médecine.  — 

Académie  des  sciences.  —  Société  de  chirurgie .  455 

Libres  propos  :  Les  classes  d’une  heure,  p.ar  le  Dr  Aldert-Weil .  III 

Choses  du  jour  :  La  présence  des  médecins  aux  duels .  III 

Chronique  médico-artistique  :  Le  salon  des  médecins,  par  Grey .  V  et  Vil 

La  Médecine  au  Théâtre  :  F'ète  de  bienfaisance  de  la  Jeunesse  médicale .  IX 

Les  cérémonies  médicales  :  Leçon  d’ouverture  du  Professeur  Dejerine,  par  le  D''  Jean  Camus .  XI 

Les  plaquettes  médicales  :  Les  médailles  de  Pasteur,  par  Roty  et  par  Prudhomme,  par  le  Dr  Géry .  XIII 

La  médecine  humoristique .  XVll 

Diététique  :  Diététique  comparée  et  pratique,  par  le  D*'  Derecq  et  Gallois .  XIX  et  XXI 

Formules  thérapeutiques  :  Anesthésie  locale .  XXI 

Chronique  des  Livres .  XXIII 

Nouvelles .  XXV 

La  vie  médicale .  XXVII 

Cours.  —  Thèses  de  la  Faculté  de  Paris .  XXVIII 

Thérapeutique  pratique  :  Un  instrument  nouveau .  XXVIll 


BROUARDEL,  CHANTEMESSE,  et  MOSNY  Misa  en  oente  le  22  mars 

TRAITÉ  D’HYGIÈNE 

Égouts  et  Vidanges  -  Ordures  ménagères  -  Cimetières 

Par  les  D'»  CALMETTE,  IMBEAUX,  POTTEVIN 


1911.  I  vol.  gr.  in-8.  568  pages  avec  268  figures.  Broché.  ...  14  fr.  Cartonné.  ...  15  fr.  50 


—  XXVII  — 


COURS  —  CONGRÈS 


Clinique  médicale  de  l’Hôtel-Dieu. 

—  Professeur  GubiîRT.  —  Samedis 
15  et  22  mars.  Il  n’y  aura  pas  de 
leçons. 

Samedi  29  mars  à  to  h.  i /2.  Leçon 
clinique  sur  l’ictère  chronique  splé- 
nomégalique.  —  Les  Mercredis  à 
10  h.  1/2,  à  partir  du  26  avril  pré¬ 
sentation  de  malades.  Rédaction  d’or¬ 
donnances. 

15  Aoril,  à  10  II.  1/2.  —  CuNiQUK 
Ml'£DICAI.E  INFANTILE  (HoPITAI,  DES 
ENFANTS  MALADES).  —  M.  le  Dr 
Tixif:r.  Diagnostic  de  la  tuberculose 
du  nourrisson. 

A  quatre  heures.  —  Le  D‘'  Voi¬ 
sin  :  Ponction  lombaire  et  traite¬ 
ment  des  méningites. 

18  Aoril,  à  10  heures  il 2.  —  cli¬ 
nique  médicale  infantile.  — 
M.  le  Dr  ïixiER  :  Diagnostic  et 
traitement  de  la  fièvre  typhoïde. 

A  4  heures.  —  M.  le  Dr  Darré  : 
Diagnostic  des  laryngites  aiguës. 

18  Aoril,  de  2  h.  1/4  à  3  h.  1/4  et 
de  3  h.  1/2  à  4  h.  1J2. 

Hôpital  Saint-Antoine.  —  M.  le 
professeur  Hayem,  assisté  de 
MM.  Bensamde,  médecin  des  hôpi¬ 
taux,  G.  Rosenthal,  Pater  et 
Agasse-LafonT,  chefs  de  clinique 
et  de  laboratoire. 

Cours  de  technique  clinique  et 
thérapeutique  avec  applications  des 
méthodes  spéciales  et  nouvelles. 

Tous  les  jours  jusqu’au  2g  avril. 

19  Aoril,  à  10  heures  1/2.  — cli¬ 
nique  médicale  infantile.  —  M. 
le  Dr  Paisseau  :  Rachitisme. 

A  4  heures.  —  M.  le  Dr  Mer- 
klEN  :  Diagnostic  et  traitement  des 
pleurésies. 

20  Aoril,  à  10  heures  1/2.  — 
CLINIQUE  Médicale  infantile.  — 
ÜI.  le  Dr  Nobécourt  :  Péricardites. 

A  4  heures.  —  M.  le  Dr  Voisin  ; 
Maladies  de  Hein-Médin, 

2!  Aoril,  à  10  h.  1/2.  —  clinique 
médicale  infantile.  —  M.  le  Dr 
Paisseau  ;  Purpuras.  —  Maladie 
de  Barlow. 

A  4  heures.  —  M.  le  Dr  MerklEn  : 
Pneumonie  et  broncho-pneumonies. 

22  Aoril,  à  10  heures  1/2.  — 
clinique  médicale  infantile.  — 
Le  Dr  NobéColtrt  :  Traitement  des 
cardiopathies. 

A  4  heures.  —  Le  Dr  Voisin  : 
Diagnostic  des  tumeurs  cérébrales. 

111°  Congrès  de  physiothérapie 
des  médecins  de  langue  française.  — 
Ce  congrès  qui  doit  se  réunir  à  Paris 
à  la  Faculté  de  médecine,  les '18,  19 
et  20  avril  sous  la  présidence  de  M. 
Béclère,  médecin  de  l’hôpital  Saint- 
Antoine,  s’annonce  comme  devant 
être  une  importante  manifestation 
scientifique. 


Le  volume  qui  contient  les  rap¬ 
ports  sur  les  divers  traitements 
physiothérapiques  du  pied  plat 
douloureux,  du  fibrome  utérin,  de 
l’entéro-colite  muco-membraneusc, 
de  la  syriugomyélie,  va  paraître  et 
sera  incessamment  envoyé  aux 
adhérents. 

Une  exposition  qui  comprendra 
des  radiographies,  des  photogra¬ 
phies,  des  planches  histologiques, 
et  un  bon  nombre  d’appareils,  se 
tiendra  à  la  Faculté  pendant  la  durée 
du  Congrès. 

XIF  Congrès  français  de  médecine. 
—  Ce  Congrès  se  tiendra  à  Lyon  les 
22-25  octobre  1911. 

I.  —  Bureau  du  Congrès. 

Président  :  M.  le  professeur  Teis- 
sier,  associé  national  de  l’Académie 
de  médecine. 

Vice-présidents  :  JIM.  le  médecin- 
inspecteur  Polin,  directeur  de  l’École 
du  service  de  santé  militaire  ;  le  pro¬ 
fesseur  Weill,  ex-pré.sident  de  la  So¬ 
ciété  médicale  des  hôpitaux  de  Lyon; 
le  doteur  J.  Audry,  médecin  hono¬ 
raire  des  hôpitaux,  président  de  la  So¬ 
ciété  médicale  des  hôpitauxde  Lyon. 

Secrétaire  général  :  Docteur  Paul 
Courmont,  professeur  à  la  Faculté 
de  médeciue,  médecin  des  hôpitaux. 

Secrétaire  général  adjoint  :  Doc¬ 
teur  Fernand  Arloing,  agrégé  à  la 
Faculté  de  médecine. 

Trésorier  ;  Docteur  A.  Cade, 
Rggiègé  à  la  Faculté,  médecin  des 
hôpitaux. 

II.  —  Programme. 

Dimanche  22  octobre.  —  Séance 
d’ouverture  du  Congrès  et  réunion 
des  membres  souscripteurs  appelés 
à  voter  les  statuts  de  l’Association 
des  médecins  de  langue  française. 

Lundi  23  octobre,  à  9  heures  du 
matin,  première  séance  générale  et 
discussion  de  la  première  question. 

Première  question  :  Du  coma  dia¬ 
bétique. 

Rapporteurs  :  MM.  le  professeur 
R.  I,épiue  (Lyon),  Introduction .  à 
l’histoire  du  coma  diabétique  ;  les 
professeurs  Hugounenq  et  Morel 
(Lyon),  Chimie  du  coma  diabétique  ; 
le  professeur  agrégé  Marcel  Labbé 
(Paris),  le  docteur  L.  Blum,  assistant 
à  la  Clinique  médicale  de  M.  le  pro¬ 
fesseur  Moritz  (Strasbourg),  Histoire 
clinique  et  thérapeutique  du  coma 
diabétique. 

Deuxième  question  :  Du  rôle  des 
hcmolysincs  en  pathologie. 

Rapporteurs  ;  MM.  le  professeur 
agrégé  Georges  Guillain  et  le  .docteur 
Jean  Troisier  (Paris),  Exposé  géné¬ 
ral  du  sujet;  le  professeur  Nolf  (Liège, 
Les  hémolysiues  au  point  de  vue 
expérimental  ;  le  profc.sseur  Fer¬ 


nand  IVidal  et  le  docteur  Pierre 
Abrami,  Les  ictères  hémolytiques 
acquis.  Rapports  de  l’hémolyse  avec 
la  biligéuie  extra-hépatique  ;  M.  le 
professeur  Bar  (Paris),  Les  hémoly- 
lysiues  de  la  femme  enceinte. 

Troisième  question  :  Des  diuré¬ 
tiques. 

Rapporteurs  ;  MM.  les  professeurs 
Henrijean  (Liège),  le  professeur 
Mayor  (Genève),  La  diurèse  et 
les  agents  diurétiques  ;  le  professeur 
Pie  (Lyon),  Les  médicaments  diuré¬ 
tiques;  le  professeur  Aniozan  (Bor¬ 
deaux),  Les  régimes  diurétiques. 

Quatrième  question  :  Epidémio¬ 
logie  et  prophyla.\-ie  de  la  méningite 
cérébro-spinale  épidémique. 

Rapporteur  :  JL  le  médecin-prin¬ 
cipal  Rouget,  professeur  au  Val-de- 

N.-B.  —  JIJI.  les  membres  du 
Congrès,  qui  désireraient  prendre  la 
parole  sur  les  questions  mises  eu  dis¬ 
cussion,  ou  faire  une  communi¬ 
cation  sur  un  sujet  original,  mais  ne 
faisant  pas  l’objet  d’un  rapport 
spécial,  sont  priés  d’en  informer  le 
plus  tôt  possible  le  secrétariat. 

Adresser  les  communications  à 
M.  Paul  Courmont,  secrétaire  général, 
33,  rue  Sainte-Hélène,  Lyon. 

V.-E.-M.  1911.  —  Le  onzième 
voyage  d’études  médicales  aura  lieu 
du  28  août  au  ii  septembre  1911 
sous  la  présidence  effective  du  pro¬ 
fesseur  Landouzv. 

Il  comprendra  les  stations  du  Sud- 
Est  de  la  France  :  Vais,  Montmi- 
rail,  Lamalou,  Alct,  I.a  Pou-Saint- 
Paul  de-Fenouillet,  Prats-dc-Mollo, 
La  Preste,  .dmélie-lcs-Bains,  Le 
Boulon,  Banyuls-sur-Mer,  Molitg, 
Le  i’ernet,  Thuès,  Mont-Louis, 
Pont-Romeu,  Les  Escaldes,  Ax-les- 
Thermes,  Ussat,  Aulus,  Salies-dii- 
Salat. 

Réduction  de  moitié  prix  sur  tous 
les  Chemins  de  fer  pour  se  rendre 
de  .son  lieu  de  résidence,  au  point 
de  concentration  :  Lyon. 

Les  médecins  étrangers  bénéficient 
de  cette  réduction  à  partir  de  la  gare 
d'accès  sur  le  territoire  français. 

Jlême  réduction  est  accordée  au 
retour,  de  Toulouse  à  la  gare  qui 
a  servi  de  point  de  départ. 

De  Lyon  à  Toulouse,  prix  à  for¬ 
fait  :  350  francs,  pour  tous  les  frais  ; 
chemins  de  fer  classe),  voitures, 
hôtels,  transport  des  bagages. 

Pour  les  Inscriptions  et  Rensei¬ 
gnements,  s’adresser  au  Docteur 
CARRON  DE  LA  CARRIÈRE,  2, 
rue  Lincoln,  ou  bien  au  Docteur 
JOUAUST,  4,  rue  Frèdéric-Bastiat, 
PARIS. 


—  661  — 


Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris 


NOUVELLES  PUBLICATIONS  I9II 


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JEANSELME,  etc.  —  ÊUologie  et  Prophylaxie  des  Maladies 
transmissibles  par  la  peau,  i  vol.  gr.  iu-8  de  750  pages. 

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deChirurgie  oculaire.  30  planclu-s  (45x107)  avec  texte.  8  » 

Bocqitillon-Uimousin  (II.).  —  Formulaire  des  Médicaments 
nouveaux  pour  1911.  i  vol.  in-i8  de  352  pages,  cart.  3  » 

Brétionierks  et  Riscn.  —  Histoire  de  l’Ecole  nationale 
d’Agrioulture  de  Grignon,  i  vol.  gr.  in-8  de  316  p.  4  » 

Cadéac  (C.).  —  Pathologie  interne  des  animaux  domestianes. 
Bronches,  Poumons,  Plèores.  2°  édition.  i  vol.  In-i8  de 
472  p.  avec  86  fig.,  cart.  (Encyclopédie  vétérinaire) .  6  » 

Midiastin,  Cœur,  Vaisseaux,  Sang.  2<>  édition.  i  vol.  in-i8 
de  456  p.  avec  87  fig.,  cart.  (Encyclopédie  vétérinaire) .  6  » 

Caony  (P.)  et  Gooin  (II.).  —  Hygiène  et  Maladies  du  Bétail. 
I  vol.  in-i8  de  480  pages  avec  170  figures.  (Encyclopédie 

Agricole).  Broché,  5  fr.  Cartonné .  6  » 

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Ordures  ménagères.  Cimetières,  i  vol.  gr.  in-8  de  568  p.  avec 
268  fig.  (Traité  d'Hygiéne).  Broché,  14  fr.  Cart.  15  50 
Chodat  (R.).  —  Principes  de  Botanigne.  a"  édition,  i  vol. 

gr.  in-8  de  842  pages  avec  913  figures .  22  » 

Combe,  professeur  à  l’Université  de  I,ausanne.  —  Traitement 
de  l'Entérite.  4'  édition.  1  vol.  in-i8  de  350  p.  avec  fig.  3  50 
CouPAN  (G.),  chef  des  travaux  à  l’Institut  national  agrono- 
miciue.  — Machines  de  Récolte,  i  vol.  in-i8  de  540  p.,  avec 
300  fig.  (Encyclopédie  agricole).  Broché,  5  fr.  Cart...  6  » 

Cousin  et  Serrp:s,  profes.seurs  à  TKcole  dentaire  de  Paris.  — 
Notions  de  Chimie,  de  Physique,  de  Mécaniqne  et  de  Métal¬ 
lurgie  dentaires.  i  vol.  in- 18  de  300  pages  avec  figures^  car¬ 
tonné  (A/anne/ dw  C/it>i(/'giVn-/l«!fisif) .  3  * 

CuNÉo,  profes-scur  agrégé  à  la  Faculté  de  Médecine  de  Paris.  — 
Maladies  des  nerfs  (Nouveau  traité  de  chirurgie).  1  vol.  gr. 
in-8  de  200  p.,  avec  40  fig.  Broché  4  fr.  Cartonné.  5  50 
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de  441  pages  avec  figures,  cartonné .  6  » 

Denaifpe.  —  La  Cuscute.  In.8, 114  pages .  2  » 

UiEULAFfe,  Merpin,  BAUDET,  DuvAL  et  Beéchoi'.  —  Maladies 
chirurgicales  de  la  Bouche  et  des  Maxillaires  (Traité  de 
stomatologie),  i  vol.  gr.  in-S  de  444  p.  avec  266  fig.  Broché, 

12  fr.  Oirtonné .  13  50 

iJiFFi-oTu  (P.).  —  Agriculture  généiule.  Semailles  et  Récoltes. 
3'  édition,  i  vol.  in-i8  de  530  pages  avec  210  figures  (Ency¬ 
clopédie  agricole). ïlxaAiiih.Cxaionnt .  6  > 

lisPANFrr.  —  La  pratique  de  l'Homceopathie  simplifiée.  —  Nou¬ 
velle  édition,  i  vol.  de  in-i6  400  pages,  cart .  4  » 

FAaüUFn,i.E.  — -  Concours  beurriers  et  Syndicat  d’élevage  de  la 
race  bovine  normande.  In-8, 190  pages  avec  figures. . .  e  50 
Garoia  (C.-V.).  —  Engrais,  i  vol.  ln-18  de  500  pages  avec 
35  fig.  (Encyclopédie  Agricole).  Br.  5  fr.,  Cart.  6  » 

Gillet  (H.).  —  Formulaire  des  Médications  nouvelles  pour 

1911. 1  vol.  in-i8  de  320  pages,  cartonné .  3  » 

Ginestous  (K.).  (R.).  —  Hygiène  des  Accidents  oculaires  du 

travail.  ln-8, 36  pages .  i  25 

Gley  (K.),  professeur  au  Collège  de  France,  ineinbre  de 
l’Académie  de  Médecine.  —  Traité  élémentaire  de  Physio¬ 
logie.  I  vol,  gr.  in-8  de  1190  pages  avec  29S  fig.  20  » 

Gobekt  (H.-J.)  et  Cagny  (P.).  —  Le  Cheval  de  Course.  Éle¬ 
vage,  hygiène,  entraînement,  maladies,  i  vol.  in-8  de 

5 10  ixigrâ  avec  3g  figures .  10  » 

Grau.  (Ch.)  et  Clarac.  —  Parapalndisme  et  Fièvres  des  Pays 
chauds.  (Traité  de  Pathologie  exotique),  i  vol.  in-8  de  340  pages 

avec  25  figures.  Broché,  8  fr.  Cartonné .  g  50 

Guhxin  (R.),  directeur  du  laboratoire  de  la  Société  des  Agri¬ 
culteurs  de  France.  Analyses  alimentaires.  1  vol.  in-i8  de 
480  pages  avec  190  figures  (Encyclopédie  agricole).  Brodié 

5  fr.  Cartonné .  6  * 

IlALLopiCAU  (II.),  meinlire  de  l’Académie  de  Médecine  et 
Fol’üuet  (Cu.).  —  Traité  de  la  Syphilis.  1  vol.  gr.  ln-8  de 

43(1  pages .  12  » 

llBKzEN  (V.).  —  Guide-Formulaire  de  Thérapeutique.  6»  édition 
mise  en  concordance  avec  le  Codex  de  1908.  i  vol.  in-i8  de 
1012  pages,  relié  maroquin  souple .  10  » 


JouziER  (E.),  profcsseiu:  à  l’École  d’agriculture  de  Rennes. 

—  Registre  de  Comptabilité  agricole.  Registre  in-folio  oblong 

de  52  feuilles,  avec  modèle  cartonné .  10  » 

—  Législation  rurale.  2°  élf/f/o/I.  i  vol.  in-i8  de  502  pages. 

(Encyclopédie  Agricole).  UTociié,  sfr.  Cartemné .  6  * 

Klein  (P.),  ingénieur  agronome.  —  Météorologie  agricole  et 
Prévision  du  Temps,  i  vol.  in-i8  de  540  pages  avec  105  figtures 

(Encyclopédie  agricole). liioché,  sir.  C&rtotmé .  6  » 

I.ARUE.  —  Géologie,  Hydrologie  et  Agronomie  appliquées. 

Lavallée  de  Beaulche  (Yonne),  gr.  in-8,  197  pages.  5  » 

I,ECENE  (P.),  professeur  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine  de 
Paris.  —  Précis  de  Médecine  opératoire.  (Bibliothèque  du 
doctorat  en  médecine),  i  vol.  in-8  de  315  p.,  avec  321  fig., 

cartomié . 10  » 

Leclerc  du  Sablon,  professeur  à  l’ Université  de  Totüouse. 

—  Traité  de  Physiologie  végétale  et  agricole,  i  vol.  in-8  de 

610  pages  avec  136  figures .  10  » 

I,ÉGKAND.  —  Physiothérapie  infantile.  Menus  et  recettes  de 
cuisine  diététique.  Préface  du  professeur  I,andouzy.  i  vol. 

in-8  de  374  pages .  6  » 

Leconte  (M.).  —  Etude  des  Arythmies.  L’Extra-Systole,  i  vol. 

gr.  in-B  de  230  pages  avec  42  figures . 6  » 

Macaigne,  .professeur  agrégé  à  la  Faculté  de  Médecine  de 
Paris.  —  Précis  d’Hygiéne.  1  vol.  m-8  de  427  pages  avec 

121  figures,  cartonné  (Bibliothèque  du  Doctorat) .  10  » 

Malgat  (J.).  —  La  Cure  solaire  de  la  Tuberculose  chronique. 

I  vol.  ln-8  de  400  pages  avec  figures .  6  » 

Marfan  (A.-B.),  professeur  à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris. 

—  Le  Rachitisme  et  sa  pathogénie,  i  vol.  in-i6  de  94  p., 

cart.  (Actualités  médicales) .  i  50 

MFtuNiER  (L.).  —  Histoire  de  la  Médecine,  depuis  ses  origines 
jusqu’à  nos  jours.  Préface  par  le  professeur  Gilbert  Ballet, 

I  vol.  in-8  de  642  pages .  12  » 

Moussous,  H.  Barbier,  Guinon,  J.  IIallé,  Zuber,  Armand 
Deulle,  Audéoud,  Bourdillon.  —  Maladies  du  Cœur  et 
des  Vaisseaux,  du  Nez,  du  Larynx,  des  Bronches  et  des  Pou¬ 
mons,  des  Plèvres,  du  Médiastin  (La  Pratique  des  maladies 
des  enfants),  i  vol.  gr.  in-8  de  700  pages  avec  loi  figures. 

Broché,  16  fr.  Cartonné .  17  50 

Nicoias  (J.),  professeur  à  la  Faculté  de  médecine  de  Lyon.  — 
Hygiène  de  la  Peau  et  du  cuir  chevelu,  r  vol.  In-i6  de  96  p., 

cart.  (Actualités  médicales) .  i  50 

Pauchet  (V.),  professeur  à  l’Éade  de  médecine  d’Amiens, 
et  IIUCROQUET,  chargé  du  service  d’orthopéiiie  à  la  Poli¬ 
clinique  Rothscliild.  —  Technique  thérapeutique  chirurgi¬ 
cale.  I  vol.  in-8  de  543  pages  avec  552  figures,  cartonné 

(Bibliothèque de  Thérapeutique  Gilbert-Carnot) .  15  t 

PoüTlERS  (A.),  professeur  à  l’École  des  Arts  et  Métiers  d’An¬ 
gers.  —  La  Menuiserie.  2“  édition,  i  vol.  in-i8  de  401  liages 
avec  132  figiures,  cartonné  (Encyclopédie  industrielle) .  5  » 

Ricard  (J.-II.),  ingénieur  agronome.  —  Au  Pays  Landais. 
Exploitation  dss  forêts  réstneusss.  x  vol.  in-8  de  232  pages 

avec  20  figures  et  i  carte .  6  * 

Rougier  (L.)  et  Perret  (C.).  —  L’Agriculture  à  l'Ecole  supé¬ 
rieure.  I  vol.  in-i8  de  432  pages  avec  310  fig.,  cart.  3  > 
Rouviere  (G.).  —  Le  Xéroderma  pigmentosum.  Gr.  in-8, 

140  pages,  avec  tableaux .  3  » 

Saulieu  et  DUBOIS.  Nouvelles  Conférences  pour  rintemat 

des  Hôpitaux  de  Paris.  4  fascicules  gr.  iu-8 .  4  » 

SELTFaîsPERGEH  (Cii.),  ingénieur  agronome,  prof,  d’agriailture 
à  Bayeux.  —  Dictionnaire  d' Agriculture  et  de  Viticulture. 
T.  I  (A.-H.).  —  I  vol.  in-8  de  464  ixiges  avec  450  fig.  6  » 

— Lwtures  agricoles.  1  vol.  in- 18  de  576  pages  avec  200  figures 

( Encyclopédie  agricole).  Broché,  5  fr.  Cartonné .  6  > 

Suarez  de  Msuhioza.  —  OatécUsme  de  prophylaxie  sanitaire 

et  morale,  i  vol.  gr.  iu-8  de  360  pages .  10  » 

Thiroux,  médecin-major  des  Troupes  coloniales,  et  L.  d’An- 
FHEVIU.E  DE  I4V  SALLE.  —  La  Maladie  du  Sommeil  et  les 
Trypanosomiases  animales.  Préface  du  D'  A.  Laveran, 
membredel’lnst.i  vol.in-8de20op,avcci7fig.cart.  6  » 
Van  den  IIbede.  —  Culture  des  Dahlias.  ln-8.  i  50 
Vaquez  (IL),  professeur  agrégé  à  la  Faailté  de  Médecine  de 
Paris. — Les  Arythmies,  i  vol.  gr.  in-8  de  500  p.,  cart.  15  * 

ViBERT,  chef  des  travaux  de  médedne  légale  de  la  Faculté  de 
médedne  de  l*aris.  —  Précis  de  médecine  légale,  8»  édition, 
I  vol.  in-8  de  978  pages  avec  104  fig.  et  6  pl.  coloriées.  12  * 


SOMMAIRE 


.  —  La  forme  anémique  du  cancer  de  l’estomac. . 
.  —  Une  épidémie  de  paralysie  infantile  en  An|oi 
.  —  Prostatectomie  sus-pubienne  (résultats  de  tro 

.  —  L'air  chaud,  sa  puissance  analgésique . 

.  —  Tuberculoses  humaine  et  bovine.  —  Lpiden 


par  des.ustensiles  de  cuisine  contaminés.  —  La  nature  syphilitique  des  dilatations  bronchiques 
Sociétés  savantes . —  Société  de  chiruruie.  —  Société  de  théraneiitiatie . . 


Libres  propos:  L’influence  morale  du  médecin,  par  le  D'  IhEimi;  Li:ni:iiori.i i 

Choses  du  jour  :  La  sonnette  de  nuit . 

Chronique  scientifique  :  La  stérilisation  des  eaux  potables  p  jr  les  rayons  ultra 
Chronique  des  Livres  :  La  lièvre  méditerranéenne,  par  le  D"'  Lk.manski.  —  Th 
diseases,  par  Bernard  Uoli.ander.  —  Effluvation  bipolaire  de  haute  Irequei 
par  le  D‘'  Thiellé.  —  Physiopatholoftie  du  corps  thyroïde,  par  les  1)'»  Leoroi.d 

Curiosités . ’ .  . 

Leçon  d'anatomie . . 

La  médecine  humoristique  :  La  salle  de  garde  de  la  Charité,  par  Bei.i.ery-1)esk 
Diététique  :  Diététique  comparée  et  pratique,  par  les  I)'»  Dereco  et  (jai.eois.. . 

formules  thérapeutiques . 

La  médecine  au  palais . . 

Nouvelles . ' .  . . 

La  vie  médicale . 

Cours.  —  Congrès . . 


iiolets.  par-Si.vAHDs  .  V 

mental  symptoms  of  brains 
ce  et  tuberculose  pulmonaire. 
l.Eviet  Henri  de  Bothsciiii.d. 


Asthme,  Emphysème 
Maladies  du  cœur 
Angine  de  Poitrine 
Affections  rénales 
Hydropisies 


EUPNINE  VERNADE 

à  riODURE  de  CAFÉINE 
LE  PLUS  SUR  DES  DIURÉTIQUES  CONNUS 
Pas  d'intolérance  ni  d' Accidents  d'iodisme 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 

PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  le^de  chaque  mois. 
PnxéeVsbonnemenX  Décembre  au  3o  Novetnbre):  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs, 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  :  I  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureau.x  de  poste. 

Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages, 
Tous  les  autres  numéros  ont  Sa  pages.  , 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité, 

ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX 

Janvier.,..  —  Maladies  des  voies  respiratoires; — tuber-  Juillet . —  Maladies  du  coeur,  du  sang,  des  vaisseaux. 

culose.  Août .  —  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in- 

Févrler. ...  —  Physiothérapie  ;  —  physiodiagnostic.  fectieuses. 

Mars .  —  Dermatologie; — syphilis; — maladies  véné-  Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 

riennes.  larynx;  —  des  yeux  ;  des  dents. 

Avril .  —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladies  Octobre - —  Maladies  nerveuses  etmentales;  —  méde- 

des  reins  et  des  voies  urinaires.  cine  légale. 

Mal .  —  .Maladies  de  la  nutrition;  —  Eaux  miné-  Novembre.  —  Thérapeutique. 

raies,  climatothérapie ;  —  diététique.  Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles;  —  Pué  ' 
Juin .  —  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du  foie.  riculture. 

PRIMES  DE  PAIilS  MÉDICAL  V«lr  le  détail  d„s  primes 

■ - -  au  verso  naae  II. 


Voir  le  détail  des  primes 
au  verso  page  II. 


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Une  à  douas  pilules  par  Jour  pendant  10  à  15  jours. 
OOUTTES  (20  gouttes  équivalent  ô  0,05  d’Hectine). 

SO  à  100  gouttes  par  Jour  pendant  10  à  15  jours. 
AMPOULES  A  (0,10  d’Heotine  par  ampoule) 
AMPOULES  B  (0,20  d’Hectine  par  ampoule). 
Injecter  une  ampoule  par  jour  pendant  10  à  15  Jours 

INJECTIONS  INDOLORES 

(Combinaison  d'Heotlne  et  de  Meroure), 

PILULES  (Par  pilule  :  Hectine  0,10 ,  Protoiodure  Hg  0,05  ;  ]  Durée  do 
Ext.  Op.  0.01).  —  Une  à  S  pilules  par  jour.  f  traitement 

GOUTTES  (Par  20  gouttes  .  Hectine  0,05;  Hg  0,01).  l  lo  A  16 

20  A  100  gouttes  par  jour.  J  Joure. 

AMPOULES  A  (Par  ampoule.  Heotine0,10;Hg0,005).;  Une  ampoule  par  jour 

S  pendant  10  à  15  jours, 

AMPOULES  B  (Par  ampoule 'Hectine  0,20,  Hg  0,01).  S  injections  indolores 

L.  Echantilloss  et  Littérature  i'Heotina  et  i'Hectagyre.  K&BORa.TOIRi:  de  I’HUCTINE,  12,  R.  du  ChemlR-Vert,  V1LLENEUVE-LA.GARENNE  (itiii)  ^  j 

- PRIMES  DE  PARIS  MEDICAL  - 

Le  Succès  de  nos  Primes  est  tel,  que  nous  avons  décidé  de  lés  continuer. 

Les  abonnés  d'une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  5  fois 
le  prix  de  l’abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l’ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

I.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  à  ces  cinq  primes)  : 

I»  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
Blacquk,  Instruments  de  chirurgie,  25,  rue  Cujas,  à  Paris. 

2»  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emile 
Dupont  fils,  G.  Mathieu  fils  et  C”,  Mobilier  médical,  chirurgical  pour  malades  et  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  9,  rue  Cujas,  à  Paris. 

3°  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  100  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne.  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4“  Bons  de  remboursement  de  six  fr.  sur  un  achat  de  vingt-cinq  fr.  ou  de  douze  fr.sur  un  achat 
de  5o  fr.  de  livres  édités  par  la  librairie  J. -B.  Baillière  et  kils,  19,  rue  Hautefeuille*,  Paris. 

5“  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
CouDRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  (Pour  avoir  droit  à  celle  prime,  ii  faut 
joindre  au  prix  de  l’abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  pius  5o  centimes  pour  le  port). 

II.  Primes  offertes  en  outre  aux  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  â  une  seuie  de  ces  treize  primes)  : 

1°  Règles  plates  en  glace  de  Saint-Qobain  verre  rouge  à  base  de  sels  d’or  (valeur  6  francs) 
offertes  par  l’Uraseptine  Rogler  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéol  du  Boucard 
(ces  deux  primes  ensemble). 

2“  Portefeuilles  offerts  par  le  Lait  Lepelletier  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  Lécuyer),àCarentan. 

30  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Ch.  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  Paris. 

4®  Trousses  de  poche  pour  l’analyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosurine,  16,  rue  Charlemagne, 
à  Paris. 

5®  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison  David,  69,  avenue  des  Ternes. 

6»  Appareils  Talisman,  pour  injections  vaginales,  oflerts  par  la  Société  du  Talisman,  Place  des 
Barricades  à  Bruxelles  (valeur,  12  fr.  50).  (Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  ii  faut  joindre  au 
prix  de  i’abonnement  ta  somme  de  2  fr.  5o,  pius  5o  centimes  pour  le  port.) 

7®  Un  colis-postal  de  15  rosiers  de  la  maison  Gemen  et  Bourg,  de  Luxembourg.  (Joindre  i  fr.  5 0 
pour  l'emballage  et  le  port  du  colis  des  rosiers). 

8°  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  légumes  (25  variétés)  offertes  par  la  maison  L.  Clause,  à 
Brétigny-sur-Orge.  Joindre  i  fr.  pour  Remballage  et  le  port. 

9®  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Sachet,  papeterie  médicale, 
29,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

lo»  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d’ins¬ 
truments  de  chirurgie,  ii3,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris. 

1 1  ®  Bous  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Cooit  et  C®, 
Appareils  de  précision,  36,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

12®  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  l’achat  d’une  montre  médicale  (75  francs, 
ou  90  francs)  de  la  maison  Auricoste,  horloger,  10,  rue  La  Boétie,  à  Paris. 

i3®  Une  caisse  de  30  bouteilles  d’Eau  de  Pougues  St-Lé^er,  offerte  par  la  C>®  de  Pocgues  St-LÉOER. 

Envoyer  avec  le  montant  de  l'abonnement  la  liste  des  primes  dans  l’ordre  de  préférence.  — 
Joindre  5o  centimes  pour  les  frais  d’expédition  de  chacune  des  primes.  —  Les  primes  seront 
expédiées  dans  un  délai  de  i5  jours. 


LAIT  FRAIS  ÉCRÉMÉ 

LAITERIE  MEDICALE.  Fermes  de  Claire  et  de  la  Pommeraye 
79,  Rue  de  la  Chapelle,  79,  PARIS  (18”  Arrondissement)  -  Téléphoné  440-52 
ÉCHANTILLONS  SUR  LA  DEMANDE  DE  MM.  LES  DOCTEURS 


III  — 


LIBRES 

L’INFLUENCE  MORALE  DU  MÉDECIN 

«  Souvent  c’e.st  le  cœur  du  médecin  qui  doit  marcher, 
et  beaucoup  plus  que  sa  raison  »,  disait  récemment  le 
professeur  Dejerine  et  les  fortes  paroles  par  lesquelles 
il  précisait  le  rôle  moral  du  méaecin  seraient  toutes 
à  retenir.  Ce  qu’il  a  dit  à  propos  de  la  cure  des  psy¬ 
cho-névroses  peut  s’appliquer  en  effet  d’une  manière 

glus  générale  à  toute  P  action  thérapeutique  du  mé- 
ecin  gui  doit  «  apprendre  à  pénétrer  dans  les  per- 
soimahtés,  à  concevoir  dans  son  üitmiité  le  méca¬ 
nisme  de  l’esprit  huniam...  gui  ne  doit  pas  se  borner 
à  pratiquer  des  examens  physiques  et  à  écrire  des 
ordonnances;  la  sphère  morale  rentre  dans  son  do¬ 
maine,  parce  que  c’est  dans  celle-là  qu’avec  un  peu  de 
bonté  et  de  pitié,  il  peut  faire  le  plus  de  bien  ». 

En  entendant  exposer  si  justement  le  rôle  du  mé¬ 
decin,  je  me  remémorais  les  paroles,  écrites  il  y  a  un 
siècle,  par  un  autre  spécialiste  des  «  rapports  du  phy¬ 
sique  et  du  moral  »,  par  Cabanis  dans  un  petit  livre 
sur  le  Degré  de  certitude  de  la  médecine  ;  presque 
dans  les  mêmes  tenues,  il  exprimait  les  mêmes  idées  : 
«  Des  malades,  disait-il,  ont  droit  d’attendre  du  mé¬ 
decin  tous  les  soins,  toutes  les  consolations.  C’est  peu 
qu’il  sache  médicamenter,  il  faut  qu’il  sache  guérir. 
Et  pour  cela,  il  n’a  pas  moins  besoin  de  connaître 
les  divers  effets  des  impressions  morales,  que  ceux 
des  remèdes  ou  des  almients.  Il  faut  qu’il  soit  initié 
dans  tous  les  secrets  du  cœur,  qu’il  sache  en  remuer 
à  propos  toutes  les  fibres  sensibles.  Observez  les  mé¬ 
decins  qui  guérissent  le  plus,  vous  verrez  que  ce  sont 
presque  tous  des  hommes  habiles  à  manier,  à  tour¬ 
ner  en  quelque  sorte,  à  leur  gré,  l’âme  humaine,  à 
ranhner  l’espérance,  à  porter  le  calme  dans  les  hna- 
gmations  troublées  ». 

Pour  que  l’autorité  salutaire  du  médecin  s’exerce 
ainsi,  il  faut  toufefois  que  rien  ne  vienne  altérer  la 
signification  de  ses  paroles  et  de  ses  actes.  Il  faut 
que  la  confiance  qu’il  inspire  ati  malade  soit  entière. 


PROPOS 

Et  malheureusement,  surtout  depuis  ces  dernières 
années,  l’état  d’esprit  du  public  à  l’égard  du  médecin 
n’est  pas  toujours  fait  pour  faciliter  cette  confiance. 

Récemment,  dans  ixn  remarquable  rapport  sur  le 
malaise  de  la  profession  médicale,  M.  H.  Barbier  met¬ 
tait  bien  en  relief  le  changement  ainsi  survenu  et  ses 
conséquences,  {^i  les  ridicules  extérieurs  du  médecin 
étaient  bafoués  au  temps  de  Molière,  parfois  avec 
quelque  raison,  combien  plus  sévères  encore  .sont  à 
notre  égard  certains  de  nos  contemporains,  trop 
portés  (comme  déjà  ceux  de  Cabanis)  à  s’occuper  des 
choses  de  la  médecme  et  à  les  systématiquement  dé¬ 
nigrer.  vSans  insister  ici  sur  toutes  les  raisons  qui  ex¬ 
pliquent,  sans  les  justifier,  ces  critiques,  il  en  est  une 
qu’il  dépend  du  médecin  d’éviter.  I<e  bruit  de  no;; 
discussions  professionnelles  se  répand  trop  aisément 
au  dehors  et  est  trop  volontiers  dénaturé.  Plus  que 
jamais,  il  serait  n&essaire  que  les  médecins,  unis 
certes  dans  la  défense  légitime  de  leurs  droits,  le 
soient  aus.si  dans  l’afiimiatioii  de  leurs  devoirs,  évi¬ 
tant  ainsi  de  donner  prise  à  des  critiques  qui  dimi¬ 
nuent  leur  mfluence  morale.  Nous  sommes  hélas  ! 
bien  loin  d’une  telle  union  ;  des  événements  récents 
montrent  combien  a  été  mal  comprise  l’attitude 
de  ceux  qui  s’efforcaient  de  défendre  les  vieux  prin¬ 
cipes  de  liberté  et  de  dignité  professionnelles.  Sou¬ 
cieux  de  l’intérêt  général  du  corps  médical,  ils 
e.stimaient  que,  pour  obtenir  et  garder  la  confiance 
de  son  malade,  le  médecin  doit  n’avoir  exclusivement 
en  vue,  dans  ses  prescriptions  et  .ses  conseils,  que 
la  santé  de  celui-ci.  D’autres  pensent  autrement. 
Puisse  le  bruit  de  ces  divisions  ne  pas  sortir  du  milieu 
médical  et  l’union  se  refaire  bientôt,  plus  féconde, 
penuettant  à  l’action  morale  du  médecin  de  s’exer¬ 
cer,  d’autant  plus  que  celui-ci  comprendra  mieux, 
comme  dit  Cabanis,  «  toute  la  grandeur  et  toute  la 
sévérit&de  ses  devoirs  »  et  qu’il  sera,  par  suite,  plus 
unaimnement  respecté  et  écouté. 


CHOSES  DU  JOUR 


LA  SONNETTE  DE  NUIT 

ha  sonnette  de  nuit  !  .\insi  que  le  signalait  dernièrement 
unerevue  anglaise,  cet  épisodedela  pratique  médicale  four¬ 
nirait  un  amusant  essai  de  psychologie  :  «  De  l’état  d’âme 
du  médecin  réveillé  pour  une  urgence  ».  A  l’hôpital,  il  y 
a  un  interne  de  garde  ;  celui-là  est  averti  qu’il  dormira 
mal.  Bah  !  il  se  rattrapera  la  nuit  suivante.  C’est  un  bon 
sommeil  compromis  à  peu  près  une  fois  par  semaine. 
Mais  en  clientèle,  c’est  différent.  En  clientèle,  chaque  nuit 
est  menacée  d’un  appel,  chaque  nuit  cette  menace  peut 
s’exécuter. 

A  minuit,  à  une  heure,  à’ n'importe  quelle  heure,  la 
somiette  retentit,  et  «  médecin  de  quartier  »  faisant  les 
visites  à  pied,  son  parapluie  sous  le  bras,  fourbu  d’avoir 
grimpé  des  escaliers  fantasques,  «  médecin  de  campagne  » 
cahoté  plus  ou  moins  bien,  tout  le  jour,  par  la  «  6-che- 
vaux  »  devenue  classique,  bondissent  à  son  appel. 

On  hésite  à  réveiller  un  professeur  de  la  Faculté,  on  le 
consulte,  on  ne  l’appelle  pas  pour  une  indisposition  subite 
dont  la  nuit  exaspère  les  symptômes  ;  sa  haute  .situation 
lui  confère  le  droit  au  sommeil.  De  repos  du  petit  médecin 
est  moins  sacré. 

Alors,  le  docteur  se  lève  à  la  hâte,  s'habille  de  travers, 
ha  rue  est  pleine  de  boue,  les  becs  de  gaz  clignotent  au 
travers  du  brouillard...  Allons,  la  vhsitc  est  payée  dix 
francs  I 


Tristan  Bernard  retraçait  fort  bien,  il  y  a  quelques 
années,  ces  pénibles  «  Visites  de  nuit  ».  Une  famille  de 
petit  bourgeois,  dont  «  l'enfant  respirait  mal  »,  a  fuit  lever 
un  médecin.  Ce  dernier  examine  l’enfant,  il  affirme  qu’il 
n’a  rien,  il  veut  partir.  Mais  les  parents  tiennent  à  n’avoir 
pas  fait  une  dépense  inutile  ;  à  une  heure  du  matin,  ils 
consultent  pour  eux,  pour  leurs  cheveiix  qui  tombent, 
pour  leur  bonne  enrhumée...  et  le  pauvre  diable  se  sauve, 
bienheureux  d’être  payé  ! 

A  la  campagne,  autres  scènes.  I,æ  médecin  du  pays  ne 
dort  jamais  les  jours  de  frairie.  «  Drin  !  M’sieu  c’e.st  pour 
le  marié  de  tantôt,  il  a  une  barre  sur  l’estomac  »  «  Drin! 
«  M’sieu,  ça  tortille  le  beau-père,  venez  vite!  »  «Drin! 
«  C’est  un  accouchement  à  Vauxelles  où  la  .sage-femme 
dit  qu’elle  ne  comprend  rien.  » 

Et  cependant,  ce  dernier  esclave  de  la  sonnette  de  nuit 
est  moins  à  plaindre  que  l’autre.  Il  achève  de  se  réveiller 
sous  le  plein  ciel,  dans  la  campagne  d’été,  dans  la  cam¬ 
pagne  d’automne  où  les  arbres  sont  toujours  vivants. 
Ce  plaisir  artistique,  il  ne  le  goûte  peut-être  pas  tout  de 
suite  ;  sans -qu’il  s’en  rende  compte,  le  spectacle  reposant 
agit  sur  lui.  C’est  pourquoi  un  médecin  anglais  souhaite¬ 
rait  toujours  d’être  réveillé  à  l’aurore,  «  le  plus  doux 
moment  ».  (The  Hospital,  janvier  ujn). 

A  propos,  à  quelle  heure  vaut-il  mieux  entendre  la  son¬ 
nette  de  nuit?  11  y  aurait  là  un  intéressant  referendum  à 
faire,  SuzAXXE  Dejusï-Devioi,. 


565  — 


IV  - 


VERONIDIA  BUISSON 


lEXTRAITS^CHOSfl 

ÉQUIVALENTauxPRGANES  frais 


DESSICCATION  RAPIDE 

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—  V 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE 

LA  STÉRILISATION  DES  EAUX  POTABLES  mauiôre  très  satislaisanU’ .lans  un  m.  uval  aiiparoil  étudié 
PAR  LES  RAYONS  ULTRA-VIOLETS  par  la  Wesgtinhousu  Coopar  Ilewilt  C'>  eu  oollaboratioii 

avec  ILM.  de  Recklitighauseii,  lleuri  et  Ilelbrouucr,  et  rpii 
Les  effets  luicrobioides  de.s  rayons  ultra  violets  out  a  fait  l’objet  d’une  oounuuiiieatiou  présentée  par  JI.  Das- 

donné  lieu  à  diverses  applications  pour  la  stérilisation  du  tre  à  l'Académie  des  .Sciences  dans  sa  séance  du  17  oc- 

lait  et  de  l’eau,  l’iu.sienrs  appareils  out  été  étudiés  en  tobre  dernier. 

vue  de  leur  utilisation  pour  l’épuration  des  eaux  potables.  Lue  lampe  à  vapeur  de  mercure  Silica  'W’esting- 
l’our  la  production  industrielle  des  rayons  ultra-violets,  house  (fig.  i,  ],)  de  220  volts  3  ampères  .est  placée  dans 

on  emploie  généralement  des  lampes  à  vapeur  de  mercure  une  boîte  rectangulaire  O  dont  trois  faces  parallèles  a>i 

en  quartz  ou  silice  fondue,  ce, corps  ayant  la  propriété  tube  lumineux  sont  formées  par  des  pl.-niucs  de  quartz, 

de  lai.s.ser  pas.ser  les  rayons  ultra-violets,  que  le  verre  au  La  boîte  est  munie  de  deux  joues,  reiiosaut  .sur  un  joint 

contraire  absorbe  complètement.  de  caoutclmuc  ;  elle  entre  à  force,  an  inov.ni  de  r|natie 

Dans  une  communication  faite  le  ii  avril  igioàl’Aca-  écrous  à  oreilles,  dans  un  bac  en  fonte  demi-circulaire, 
démie  des  sciences,  MIL  Victor  Henri,  A.  Helbronner  et  à  l’intérieur  duquel  se  trouvent  cinq  chicanes:  l'eau  .suit 

Max  de  Recklingliausen  ont  décrit  un  appareil  dans  ainsi  un  chemin  compliqué,  et  subit  plusietirs  fois  l’action 

lequel  les  lampes  étaient  placées  sur  des  flotteurs  au-  des  rayons  ultra-violets. 

dessus  de  l’eau,  et  qui  permettait  de  .stériliser  jusqu’à  A  l’appareil  est  adjointe  une  .soupape  de  sûreté,  action- 


Cmipc  schéiimtique  de  l'appareil. 


125  mètres  cubes  à  l’heure,  avec  une  dépemse  en  énergie 
de  36  watts-heure  par  mètre  cube. 

Avec  cette  disposition,  on  n’utilise  que  le  tiers  environ 
des  radiations  émises  par  les  lampes. 

lin  vue  d’une  meilleure  utilisation,  d'autres  expérimen¬ 
tateurs,  MM.  Courmont  et  Nogier,  ont  construit  des  appa¬ 
reils,  dans  lesquels  la  lampe  en  quartz  est  plongée  dans 
l’eau.  Mais  si,  dans  ces  conditions,  il  y  a  moins  de  radia¬ 
tions  perdues,  le  rendement  final  n’est  pas  meilleur,  car 
les  lampes  refroidies  par  l’eau  ont  un  mauvais  rendement 
lumineux  et,  pour  obtenir  la  même  quantité  de  rayons 
ultra-violets,  il  faut  doubler  l'ampérage.  De  plus  il  .se 
forme  sur  la  lampe  un  dépôt  calcaire  qui  arrête  une  partie 
des  radiations. 

Pour  que  la  .stérilisation  .soit  obtenue  dans  les  conditions 
les  plus  économiques,  il  faut  ; 

Que  les  lampes  soient  placées  de  manière  à  utiliser  la 
plus  grande  proportion  possible  des  radiations  émises, 
Ou'elles  puissent  prendre  leur  température  normale 
de  fonctionnement  qui  est  d'environ  8oo'>, 

Oue  l'eau  soit  .soumise  à  un  brassage  énergique. 

Que  l'eau  soit  tran.sparen  te.- 

I,es  trois  premières  conditions  soiit  remplies  d’nne 


née  par  un  électro-aimant  en  série  avec  la  lampe  :  si 
celle  ci  vient  à  s’éteindre,  l’aimant  lâche  le  noyau,  et 
un  levier  fait  ouvrir  le  clapet  par  leciuel  l’eau  s’écoule 
directement  à  l’égout,  au  lieu  de  passer  par  le  stérili- 

Cet  appareil  vient  d’être  soumis  à  des  essais  pratiques 
à  Marseille  où  la  municipalité  a  ouvert  un  concours  pour 
l’épuration  des  eaux  d’alimentation  de  la  ville. 

Les  concurrents  devaient  établir  à  leurs  trais  une  instal¬ 
lation  de  leur  système,  de  nature  à  épurer  200  mètres 
cubes  par  vingt-(piatre  heures. 

L'eau  qui  sert  à  l'alimentation  de  Marseille  provient 
de  la  Durance  :  comme  elle  est  ff)rtemcnt  chargée  de 
limon  au  moment  des  pluies  et  de  la  fonte  des  neiges,  on  a 
construit  sur  le  parcours  plusieurs  bassins  de  décantation, 
le  bassin  de  Saint-Christophe  (contenance  2  millions  <le 
mètres  cubes),  le  bassin  de  Réaltort  (contenance  4 millions 
de  mètres  cubes),  le  bassin  de  Sainte-Marthe  (contenance 
350.000  mètres  cubes),  et  le  bassin  de  Saint-Barnabé 
(contenance  125.000  mètres  cubes). 

Malgré  cela,  les  eaux  restent  toujours  un  peu  limo¬ 
neuses,  .surtout  pendant  la  durée  des  chômages  (une  quin¬ 
zaine  de  jours  en  mars  et  une  quinzaine  en  octobre)  pen- 


—  567  — 


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CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE  {Suite) 


dant  lesquels  ce  sont  les  conduites  de  fond  qui  sont  en  ser¬ 
vice  aux  bassins  de  Sainte-Marthe  et  de  Saint-Barnabé. 

Ainsi,  pour  l’installation  d’essai  qu’ils  ont  faite  à  Mar¬ 
seille  à  l’oceasion  du  concours,  MM.  Puech  et  Chabal  ont 
jugé  nécessaire  d’effectuer  une  clarification  préalable,  dans 
le  but  d’obtenir  une 
eau  claire  et  limpide. 

Cette  clarification  s’ef- 
.  fectue  en  deux  opéra¬ 
tions,  le  dégrossissage 
et  la  préfiltration. 

I<e  dégrossissage  s’o¬ 
père  dans  trois  bassins 
successifs, dans  lesquels 
l’eau  traverse  une  cou¬ 
che  de  graviers  calibrés 
de  dimensions  décrois¬ 
santes  d’un  bassin  au 
suivant,  la  surface  fil¬ 
trante  variant  en  rai¬ 
son  inverse  de  la  gros¬ 
seur  des  graviers  qui 
la  compo.seiit.  Be  net¬ 
toyage  est  fait  à  l’air 
comprimé  :  l’air  est 
refoulé  par  un  ventila¬ 
teur  à  travers  le  plan¬ 
cher  des  dégrossisseurs 
qui  est  constitué  par 
des  dalles  perforées  en 
béton  armé,  supportées 
par  des  solives  creuses. 

On  produit  en  même 
temps  un  courant  d’eau 
ascendant  ;  il  se  forme 
un  bouillonnement  vio¬ 
lent  qui  agite  et  rince 
les  graviers  :  les  boues 
s’écoulent  au  fur  et  à 
mesure  par  une  vidan¬ 
ge  superficielle.  On  ter¬ 
mine  le  nettoyage  après 
arrêt  du  soufflage,  par 
de  fortes  chasses  à  la 
surface  des  graviers  et 
dans  le  double  fond. 

La  préfiltration  des¬ 
tinée  à  retenir  les  ma¬ 
tières  fines  qui  ont  tra¬ 
versé  les  couches  de 


gravier,  se  fait  dans  des  bassins  filtrants  garnis  de  sable 
grossier,  reposant  sur  une  couche  de  gravier  supportée  par 
un  drainage  en  briques.  A  Marseille,  les  préfiltres  sont  au 
nombre  de  quatre,  fonctionnant  en  parallèle.  I,e  nettoyage 
se  fait  eu  décroûtant  la  surface  du  sable  sur  2  ou  3  centimè¬ 
tres  cubes  d’épaisseur. 

L’installation  faite 
à  Marseille  par  MM. 
Puech  et  Chabal  com¬ 
prend  trois  appareils 
présentés  simultané¬ 
ment  au  concours  :  un 
filtre  submergé,  un  fil¬ 
tre  non  submergé  et 
un  appareil  de  .stérili¬ 
sation  par  les  rayons 
ultra-violets,  des.servis 
par  un  même  groupe 
d:;  dégrossisseurs  et  de 
préfiltres.  Ce  groupe 
peut  débiter  600  mètres 
cubes  par  vingt-quatre 
heures,  de  sorte  que 
chaque  appareil  reçoit 
200  mètres  cubes  par 
vingt- quatre  heures, 
conformément  aux 
prescriptions  du  pro¬ 
gramme  du  concours. 
Cette  disposition  per¬ 
met  de  porter  à  600 
mètres  cubes  par  vingt 
quatre  heures  le  débit 
du  stérilisateur  : 

I,e  tableau  ci-eontre 
donne  les  ré'sultats  des 
essais  effectués  avec 
l’appareil  de  .stérilisa¬ 
tion  de  l’eau  par  les 
rayons  \iltra-violets  de 
la  Westinghouse  Coo- 
per  Hewitt  C“  Ld  (pro¬ 
cédés  V.  Henri,  Hel- 
bronner,  de  Ueckling- 
hausen). 

Ces  résultats  sont 
très  satisfaisants  :  l’eau 
qui  a  traversé  l’appa 
reil  ne  contient,  dans 
la  moitié  des  cas,  aucun 
germe  :  on  a  constaté  au  maximum  10  germes  par  cen¬ 
timètre  cube.  On  n’a  jamais  trouvé  le  bacille  coli. 

I(’augmentation  du  nombre  des  moisissures  paraît 
pouvoir  être  attribuée  à  ce  que  le  bas.sin  de  prise  à  la  sortie 
de  l’appareil  est  moins  protégé  contre  le  vent  et  les  pous¬ 
sières  que  le  robinet  de  prise  à  l’entrée. 

Quant  à  la  dépense  d’énergie,  avec  le  débit  de  600 
mètres  cubes  par  vingt-quatre  heures,  elle  est  inférieure 
à  26  watts-heure  par  mètre  cube  (o  fr.  0026  en  comptant 
le  kilowatt  à  o  fr.  :o). 

La  commission  officielle  de  contrôle  du  concours  de 
Marseille  s’est  montrée  favorable  au  système  Puech 
Chabal  pour  la  clarification  préalable  dont  elle  a  reconnu 
la  néce.ssité,  et  elle  a  conclu  que  les  rayons  ultra- violets 
permettent  d’obtenir  une  purification  aussi  complète 
que  les  procédés  à  l’ozone. 

Ces  premiers  résultats  pennettent  de  bien  augurer  de 
l’avenir  d’un  système  encore  à  ses  débuts.  Skvarus. 


Il 

Volume 

traitée  par 
24  heures 
(mètres 

Cunsonniatlon 

mètre  cube 

(watts- 

heure). 

^  J 

Il| 

^  8 

li 

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plus  de  600 

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plus  de  600 

moins  de  2fi 

100  a  200 

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plus  de  600 

moins  de  26 

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plus  de  600 

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plus  de  600 

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plus  de  600 

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50 

23 

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plus  de  600 

moins  de  26 

200 

29 

2  . 

18 

plus  de  600 

moins  de  26 

500  H  1000 

51 

0.17 

TRAITÉ  DE  STOMATOLOGIE 

Publié  en  fascicules  sous  la  direction  de 

Q.  GAILLARD  et  R.  NOQUÉ 


10  fascicules  grand  in-8  de  3oo  à  5oo  pages  avec  figures. 

.  A  naiomie  de  la  Bouche  et  des  Denis,  par  les  D''*  Dieulafé  et  Herpin  (i8o  pages,  49  figures) .  6 

.  Physiologie,  Baciérioloqie,  Malformations  et  Anomalies  de  la  Bouche  et  des  Dents.  Accidents  de 
Dentition,  par  les  Dr»  Guibaud,  Nogué,  Besson,  Dieulafé,  Herpin,  Baudet,  Bargin- 

Fayolle  (322  pages,  217  figures) .  10 

,  Maladies  des  Dents  et  Carie  dentaire,  par  les  Dr»  Dieulafé,  Herpin  et  Nogué. 

.  Dentisterie  opératoire,  par  les  D”  Fargin-Fayolle,  Maiié,  Nogué. 

.  Maladies  paradcnlaires  et  Hygiène  de  la  bouche  et  des  dents,  par  les  Dr»  Nogué,  Dauguet,  Fargii 
Fayolle,  Koenig,  Maiié,  Lebedi.nsky,  Gaumerais,  Terson,  Guibaud  (432  p.,  avec  fig.) .  12 

.  Anesthésie,  par  le  Dr  Nogué  (250  pages). 

.  Maladies  de  la  Bouche,  par  le  Dr  L.  Fournier. 

.  Maladies  chirurgicales  de  la  Bouche  et  des  maxillaires,  par  les  D'»  Dieulafé,  Herpin,  Pierre 

Duval,  Bréchot,  Baudet  (420  pages,  240  figures) .  12 

.  Orthodontie.  Radiologie,  par  les  Dr»  Gaillard  et  Belot. 

.  Prothèse  buccodentaire  et  faciale,  par  le  Dr  Gaillard. 


BOLS  BALSAMIQUES  BERTAL 


A  BASE  DE  BENZO-TERPINE  EUCALYPTO-HÉROINËE 

Traitement  CURATIF  RATIONNEL 

Des  Affections  des  BRONCHES  (  Pleurésie,  etc.  ') 

2  à  3  par  jour,  à  intervalle  des  repas  i 

I  Actionantiseptiqne,  calmante  et  cicatrisante 


DÉSINFECTION  INTESTINALE  par  le 

LACTOCMOL 


—  IX  - 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


La  fièvre  méditerranéenne 
(fièvre  de  Halte),  par  le  D''  I,E- 
MANSKi,  lyii.  I  vol.  iii-iS  (Stcin- 
ticil,  éditeur  à  Paris). 

Voici  un  petit  livre  écrit  dan.s  de 
■saines  idées  cliniques.  D'un  bout  à 
l’autre,  on  sent  que  l’auteur  a  vu  et 
suivi  pendant  des  années,  de  nom¬ 
breux  malades  atteints  de  l’alïection 
qu’il  décrit. 

Après  avoir  défini  la  maladie,  eu 
avoir  fait  l’historique  et  montré  la 
distribution  géographique,  le  Dr  I,e- 
manski  entre  au  cœur  de  son  sujet. 

Sans  se  perdre  dans  les  détails 
d’une  affection  aussi  changeante  que 
la  fièvre  méditerranéenne,  il  nous  la 
schématise  sous  sa  forme  classique, 
habituelle,  par  ce  qu’il  appelle  le 
syndrome  de  Bruce  :  fièvre  ondu¬ 
lante  et  capricieuse  (ce  qui  rappelle 
■son  origine  caprine),  troubles  géné¬ 
raux  communs  aux  infections, 
troubles  digestifs  (constipation  sur¬ 
tout),  sueurs  profuses,  algies  di- 

Telle  est  la  base,  le  principe  fon¬ 
damental  de  cette  pyrexie.  Mais  à 
côté  du  syndrome  de  Bruce,  quel 
polymorphisme  I  que  de  formes  di- 

Iv’affection  se  présente  souvent 
avec  ini  état  typhoïde  très  grave  ; 
d’autres  fois,  l’apparition  d’nne  des 
nombreuses  complications  possibles 
vient  en  obscurcir  l’aspect  clinique. 
Ces  divers  épiphénomènes,  surajoutés 
au  syndrome  de  Bruce  sont  classés 
en  signes  très  fréquents,  rares  et 

Voilà  le  fil  d’Ariane  qui  permet 
de  retrouver  la  bonne  voie  dans  ce 
dédale  qu’est  la  fièvre  de  Malte. 
Chaque  symptôme  observé  se  trouve 
ainsi  mis  en  valeur,  et  néanmoins  la 
description  est  complète. 

Toutes  les  données  récentes  du 
laboratoire,  pathogénie,  formes  as.so- 
ciées,  bactériologie,  .séro-diagiiostic, 

point  dans  des  chapitres  spéciaux. 
I/un  d’eux  cependant  mérite  d’arrê¬ 
ter  le  lecteur  :  c’est  celui  où  le  Dr  De- 
maiiski  nous  indique  la  façon  dont  il 
conçoit  les  grandes  pyrexies.  Il  s’y 
révèle  clinicien  de  l’Kcole  de  Breton¬ 
neau  et  de  Trousseau.  Il  adopte 
entièrement  les  idées  de  Cruchet  et 
de  Castaigne,  en  admettant  que  ce  qui 
fait  l’état  typhoïde,  ce  n’est  pas  le 
bacille  d’Iîberth,  mais  un  ensemble 
de  .signes  cliniques  (stupeur,  hébé¬ 
tude,  phénomènes  généraux  gra¬ 
ves,  etc.).  Aussi  admet-il  des  états 
typhoïdes  à  bacille  d’Eberth,  à 
micrococcus  melitensis,  à  hémato¬ 
zoaires,  etc.  «  Eln  pratique,  dit-il, 
tant  que  la  sérothérapie  pu  la  bacté- 
riothérapie  ne  nous  aura  pas  fourni 
les  moyens  pour  ainsi  dire  mathéma¬ 
tiques  de  guérison,  il  y  aura  toujours 
intérêt  à  faire,  au  lit  du  malade,  un 
diagnostic  clinique  symptomatique. 
ITn  état  typhoïde  grave,  d’origine 
éberthienne,  ou  mélitetiséenue,  se 


soigne  toujours  autrement  qu’une 
atteinte  légère  de  l’une  ou  l’autre 
infection.  >> 

Signalons  encore  le  chapitre  de  la 
prophylaxie,  où  l'auteur,  s’appuyant 
sur  les  données  actuelle.s  de  la  patho- 
génie,  nous  montre  tout  ce  qu’on 
devrait  faire  pour  enrayer  cette  nou¬ 
velle  maladie  qui,  des  bords  de  la 
Méditerranée,  menace  aujourd’hui 
tous  les  points  du  globe.  (  )n  y  trouve 
les  décrets  du  gouverneur  de 
l’Algérie,  du  bej-  de  Tunis  et  du  gou¬ 
verneur  général  de  Malte  pour  c.m- 
pêcher  la  diffusion  de  cette  infection 
si  contagieuse.  Ce  dernier  décret  est 
certainement  une  œuvre  parfaite  de 
réglementation  administrative  au 
point  de  vue  de  l’hygiène. 

Malheureusement,  si  le  traitement 
prophylactique  peut  beaucoup 
contre  la  fièvre  de  Malte,  le  traite¬ 
ment  vraiment  spécifique  n’existe 
pas  encore,  Ea  thérapeutique  doit 
être  .symptomatique  et  hygiénique. 
Cela  ne  veut  pas  dire,  affirme 
l’auteur,  que  le  médecin  soit  dé¬ 
sarmé  ;  bien  au  contraire,  par  l’em¬ 
ploi  judicieux  de  ces  divers  moyens, 
il  peut  <■  lutter  presque  toujours  avec 
avantage.  » 

Enfin,  dans  un  dernier  chapitre, 
on  trouvera  la  bibliographie  très 
complète  de  tout  ce  qui  a  été  écrit, 
soit  en  Erance,  soit  à  l'étranger,  sur 
la  fièvre  méditerranéenne. 

Ce  petit  livre  est  un  travail  très 
consciencieux  qui  met  au  point  une 
question  embrouillée,  tout  à  fait 
d’actualité,  depuis  que  cette  maladie 
tend  à  devenir  endémique  en  E'rance. 

Braqi-Kiiaye. 

The  mental  symptôme  oî  brain 

disease,  par  Bernard  Hc)i,i„an- 

DER,  iqio.  I  vol.  (à  lyondres). 

Dans  ce  petit  livre,  dont  le  plan, 
fort  simple,  est  bien  exposé,  l’auteur 
voudrait  établir  les  localisations  corti¬ 
cales  des  fonctions  psychiques,  et  uti¬ 
liser  ces  notions  pour  la  thérapeutique 
chirurgicale  des  troubles  mentaux. 

Des  deux  premiers  chapitres  sont 
consacrés  à  justifier  la  théorie  des 
localisations,  et  se  terminent  par 
cette  affirmation  :  toutes  les  opéra¬ 
tions  mentales  prennent  place  à  la 
surface  de  la  substance  grise  de 
l’écorce  cérébrale,  et  le  cortex  n’est 
pas  un  organe  homogène,  mais  com¬ 
prend  une  multiplicité  de  centres. 

Au  cours  des  chapitres  suivants, 
Hollander  expose  successivement 
les  fonctions  spéciales  des  lobes  fron¬ 
taux,  temporaux,  pariétaux,  occipi¬ 
taux,  et  celles  du  cervelet.  Il  utilise, 
pour  justifier  les  eonclu.sions  aux¬ 
quelles  il  aboutit,  un  grand  nombre 
de  travaux  d’anatomie  comparée, 
de  physiologie,  de  neurologie  et  de 
métaphysique. 

Des  attributions  spéciales  cpie 
Hollander  affecte  à  chaque  zone 
corticale,  nous  rappellerons  particu¬ 
lièrement  :  les  troubles  des  fonctions 


sexuelles  en  relation  avec  les  lésions 
du  cervelet  ;  la  manie  secondaire  à 
l’excitation  des  cellules  des  lobes  fron¬ 
taux  ;  la  mélancolie  produite  par 
l’anémie  des  lobes  pariétaux. 

M.  Eong-Landrv. 
Effluvation  bipolaire  de  haute 
fréquence  et  de  haute  tension 
et  tuberculose  pulmonaire  à 
différentes  périodes,  par  le 
Dr  TiiiEU,f;,  iqio.  I  vol.  gr.  in-8 
(Camille  liobbe,  éditeur,  à  Bille). 
Le  Dr  'riiiellé,  depuis  de  longues 
aimées,  préconise  l'effluvation  bipo¬ 
laire  du  thorax  comme  un  procédé 
des  plus  efficaces  pour  guérir  nom¬ 
bre  de  tuberculeux  au  premier  ou  au 
deuxième  degré,  et  pour  améliorer 
l'état  général  de  ceux  qui  sont  très 
profondément  atteints. 

Pour  étayer  .ses  affirmations, 
M.  Thiellé  mesure  l’activité  des 
échanges  et  les  caractéristiques  au 
chimisme  re.spiratoire  avant  et  après 
les  applications.  Son  livre  prouve  un 
énorme  labeur  ;  je  ne  crois  pourtant 
pas  qu’il  doive  entraîner  la  vulgari¬ 
sation  du  traitement  qu’il  a  pour  but 
de  faire  connaître.  Ai,bERT-M'eii.. 

Nouvelles  études  sur  la  Physio¬ 
pathologie  du  corps  thyroïde 
et  des  autres  glandes  endo¬ 
crines  (al"''  série)  par  les  D’’-  Lffo- 
POED-Lffvi  et  Henri  de  RoTiis- 
CIIII.D.  lyii,  I  vol.  de  558  pages 
avec  26  figures  et  18  planches. 
(Doit!  et  fils,  éditeurs  à  Paris). 

Ce  travail  fait  suite  à  un  premier 
ouvrage  publié  par  les  auteurs  il  y 
a  trois  ans.  Il  continue  la  suite  de 
leurs  recherches  sur  la  fonction  thy¬ 
roïdienne  et  les  perturbations  pa¬ 
thologiques  de  cette  fonction. 

Ils  étudient  succe.ssivement  le 
rhumatisme  chronique  thyroïdien, 
les  rapports  du  système  pileux  et  de 
la  glande  thyroïde,  ainsi  que  l’in¬ 
fluence  de  cette  glande  sur  le  déve¬ 
loppement  des  ongles  et  des  dents. 

Un  chapitre  est  consacré  à  des 
troubles  morbides  que  les  auteurs 
fout  dépendre  de  l’instabilité  thy¬ 
roïdienne. 

Les  liens  du  corps  thyroïde  avec 
la  nutrition,  l’asthme,  le  sys¬ 
tème  nerveux,  les  affections  de  la 
peau,  la  .sénilité,  fout  l’objet  de  plu- 
•sieurs  chapitres.  L’ouvrage  se  ter¬ 
mine  par  une  étude  de  la  médication 
thyroïdienne  basée  sur  son  emploi 
chez  un  millier  de  sujets  ;  les  au¬ 
teurs  y  insistent  sur  les  avantages 
des  petites  doses. 

Ce  livre  bien  édité  et  illustré  est 
une  contribution  à  la  science  nou¬ 
velle  de  l’Endoerinologie  ;  l’avenir 
modifiera  certainement  dans  ses 
différents  chapitres  nombre  de  don¬ 
nées  actuellement  acceptées;  mais 
comme  le  disent .  (après  Bouveret) 
MM.  lÂ'opold-Leyi  et  H.  de  Roths¬ 
child,  «  le  devoir  n’est  pas  de  par¬ 
venir  au  but,  mais  d’être  en  marcïie.  » 
J.  Camus. 


—  571  — 


—  X  — 


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G» 


—  XI  — 


CURIOSITÉS 


La  révocation  d’un  professeur  de  chirurgie  au  XVIII'' 
siècle.  ■ — En  l’année  1758,  le  sieur  Le  Mercier  du  (Juesnay 
fut  nommé  «  démonstrateur  en  chirurgie  "  à  l’Univer.sité 
<le  Nantes  «  pour  la  physiologie,  l’hygiène,  la  pathologie 
et  la  thérapeu tique  ou  les  principes  ».  11  devait  le  rester 
pendant  près  de  trente  ans.  11  fut  longtemiis  un  professeur 
émérite.  Puis  l’âge  vint  refroidir  son  zèle,  et  ses  étudiants 
de  1787  n'avaient  plus  que  les  restes  d’une  voix  qui  tombe 
et  d’une  ardeur  qui  s’éteint.  Les  États  de  Bretagne,  (jui 
subventionnaient  ce  cours,  furent  saisis  de  jdaintes 
nombreuses,  et  nous  en  retrouvons  l’écho  dans  les  procès- 
verbaux  des  séances  du  «  Bureau  diocésain  de  la  commis¬ 
sion  intermédiaire  des  États  de  Bretagne  an  déjuirtement 
de  Nantes  »  qui  remplissent  aux  archives  de  la  Loire- 
Inférieure,  quatre  registres  in-folio  (C.,  .(62  à  466). 

En  vertu  [de  la  délibération  des  États  et  de  l’invitation 
faite  à  la  commission  intermédiaire  par  M.  de  Botherel, 
procureur  général  .syndic  des  États,  MM.  le  chevalier  de 
Kerpoisson,  de  l’ordre  de  la  noble.sse,  et  Kouaud  de  la 
Villemartin,  de  l’ordre  du  tiers-état,  se  transportèrent 
à  l’École  de  chirurgie  ])Our  assister  au  cours  du  sieur 
Le  Mercier  du  Quesnay.  Étant  entrés  dans  l’amijlii- 
théàtre,  ils  trouvèrent  le  professeur  donnant  sa  troisième 
leçon  aux  élèves,  qui  étaient  en  assez  grand  nombre,  en 
présence  de  plusieurs  maîtres  en  chirurgie  et  de  M.  Des¬ 
plantes,  médecin.  Ils  furent  surpris  désagréablement  de 
plusieurs  principes  contraires  aux  bonnes  mœurs,  dont 
il  entretenait  ses  élèves,  du  système  de  la  «  métem- 
psychose  »,  (lu’il  enseignait,  et  des  injures  qu’il  proférait 
contre  les  médecins,  ne  respectant  j)as  même  sa  pro¬ 
fession.  Ces  leçons  ne  leur  ont  paru  convenir  (ju’à  dé¬ 
goûter  les  élèves  de  leur  état  et  à  leur  inspirer  du  mépris 
pour  la  médecine. 

Ce  singulier  professeur,  remarquèrent  les  commissaires, 
avait  négligé  d’annoncer  son  cours  sous  les  auspices  des 
États,  conformément  à  l’usage,  ainsi  <]ue  d’avertir  les 
élèves  d’entrer  à  l’École  sans  épées,  cannes  ni  bâtons, 
pour  respecter  les  règlements  de  la  Communauté  des 
chirurgiens.  Sur  l’observation  qu’ils  lui  en  adressèrent, 
il  répondit  que,  s’il  était  à  recommencer,  il  ferait  encore 
de  même.  Il  avait  supprimé  une  de  ses  leçons  par  .semaine 
et  au  lieu  de  trois  il  n’en  tenait  que  deux.  Sur  le  reproche 
qui  lui  en  fut  fait,  il  répondit  que  son  grand  âge  ne  lui 
jiermettait  plus  d’en  donner  trois  et  que,  si  l’on  exigeait 
davantage  de  lui,  il  préférerait  envoyer  sa  démission. 
Les  commissaires  lui  répliquèrent  (jue  son  cours  étant  payé 
par  la  Province,  il  devait  répondre  à  ses  vues,  et  que  l’état 
ciu’il  professait  avait  pour  but  de  fournir  à  la  société  des 
élèves  dont  la  profession  devait  concourir  au  soulagement 
du  genre  humain.  Le  sieur  du  Quesnay  persista  à  répondre 
(pCil  ne  ferait  rien  de  plus. 

En  conséquence,les  commissaires  présentèrent  au  bureau 
diocésain  de  Nantes,  dans  sa  séance  du  25  avril  1787, 
un  rapport  sévère,  et  concluant  à  la  révocation  de  Le  Mer¬ 
cier,  lequel,  «  dangereux  dans  ses  principes,  affaibli  par 
l’âge,  était  dans  l’impossibilité  d’enseigner  les  étudiants 
et  ne  répondait  plus  à  la  confiance  de  la  Province  ». 

Le  g  mai  suivant,  le  sieur  Chizeau,  l’un  des  prévôts 
en  charge  des  maîtres  en  chirurgie  de  Nantes,  déposa 
devant  le  bureau  diocésain  une  requête  des  élèves  en 
liturgie  contre  les  leçons  bizarres^  de  Le  Mercier.  Elle 
lut  jointe  au  rapport  des  deux  délégués  de  la  commission 
intermédiaire,  et  le  tout  fut  transmis  à  M.  de  Bothere, 
par  les  soins  de  l’évêque  de  Nantes.  On  faisait  remar- 
‘l'ier  qu’il  serait  désirable  de  conlier  à  deux  professeurs 
les  deux  cours  dont  était  chargé  du  Quesnay  ;  celui-ci 
«'était  plus  en  état  de  remplir  les  vues  de  la  Provinco, 


et  il  était  à  propos  de  suspendre  la  délivrance  de  ses 
appointements. 

Enfin,  le  II  août  1787,  le  sieur  Godebart,  maître  en 
chirurgie,  fut  nommé  professeur  en  remplacement  de 

I.e  Mercier  qui,  faute  de  payement,  abandonna  ses 
leçons  (Les  Débats). 

Accidents  du  travail.  —  D'après  la  statistique  du 
ministère  du  Travail,  le  nombre  des  accidents  du  travail 
signalés  l'an  dernier,  et  ayant  donné  lieu  à  une  incapa¬ 
cité  de  travail  de  plus  de  quatre  jours,  a  été  de  383  2411, 
au  lieu  de  359,027  durant  l'année  précédente.  Cette  aug¬ 
mentation  de  8  p.  100  se  manifeste  dans  toutes  les  caté¬ 
gories  professionnelles,  sauf  deux  :  celle  de  la  taille  des 
pierres  précieuses  et  celle  de  la  manutention. 

Au  point  de  vue  des  professions,  il  est  établi  que  la 
métallurgie  est  l'industrie  où  la  proportion  des  accidents 
est  la  plus  grande  :  277  accidents  pour  i  000  ouvriers. 
Les  autres  industries  où  les  accidents  sont  le  plus  nom¬ 
breux  sont  :  la  construction  eu  pierre,  où  la  proportion 
est  de  1 56  accidents  pour  i  000  ouvriers  ;  le  travail  des 
métaux  ordinaires,  14g  p.  i  000  ;  les  indu.stries  chimiciucs, 

143  P-  I  <^00. 

Pensées  d’un  vieux  médecin.  —  i.  Soigne  comme  tu 
voudrais  qu'on  te  soignât. 

2.  Un  bon  médecin  est  celui  qui  sait  individualiser. 

3.  Ne  manifeste  jamais  de  colère  contre  un  enfant. 

4.  Montre  au  patient  que  tu  comprends  la  cause  do  sa 
souffrance,  mais  ne  le  ren  ls  pas  si  savant  que  toi. 

5.  Va  si  le  malade  te  réclame,  mais  ne  devance  pas  .ses 

ô.  Soigne  la  que.stion  de  détail  :  on  mesurera  parfois 
un  massage  à  la  quantité  de  talc  que  tu  auras  répandue. 

7.  Un  médecin  en  voiture  n’a  jamais  l'air  d'un  imbécile. 

8.  Souviens-toi,  chez  le  client,  que  tu  as  déjà  soigné 
un  cas  .semblable  et  que  tu  as  su  soulager  ton  patient. 

g.  Tout  homme  a  be.soin  d’un  peu  de  merveilleux,  le 
malade  surtout. 

10.  Pais  souvent  comprendre  aux  gens  que  tu  as  de  ta 
profe.ssion  une  conception  autre  que  la  leur. 

11.  Accepte  toujours  si  on  offre  de  te  payer  de  suite. 
C’est  la  coutume  eu  Angleterre,  et  les  Anglais  passent 
pour  être  des  gens  pratiques. 

12.  lîn  fait  d’honoraires,  souviens-toi  que  l’on  pèsera 
.souvent  ta  science  eu  rapport  avec  le  nombre  de  pièces 
de  cent  sous  réclamées. 

13.  Il  n’est  jamais  permis  au  médecin  d’être  pressé, 
sauf  dans  une  opération  et  quand  le  malade  dort. 

14.  N’explique  rien  à  un  malade  instruit  ;  tu  pourrais 
contrecarrer  ses  idées,  ses  théories  et  son  traitement  à  lui. 

15.  Celui  qui  réclame  peu  passe  pour  un  imbécile  et 
un  ingrat  ;  celui  qui  demande  trop  n’est  qu’un  vil  com¬ 
merçant. 

K).  Méfie-toi  des  femmes  et  de  leurs  racontars  :  la 
luxation  de  la  mâchoire  est  plus  fréquente  chez,  elle  et 

1 7.  Si  vous  voyez  clair  chez  votre  malade,  celui-ci  verra 
clair  chez  vous.  IP  R.  L.  (Le  Scaîbcl). 

Coquille.  —  Dans  une  édition  populaire  du  chef-d’œuvre 
d’Octave  Mirbeati,  une  coquille  malheureuse  vient  inter¬ 
rompre  d’un  sourire  intempestif  l’émotion  de  la  lecture. 
Ou  peut  lire  : 

«  Durant  toute  la  scène  avec  riuteudaut,  Geriiuiine  s’est 
montrée  plus  agitée...  Tantôt  de  la  gêne...  tantôt  de  la  révolte.. 
Toujours  une  sorte  iV irrigation  douloureuse...  » 

Vous  employez  sans  doute  l'instrumentation  d’Eygtii- 
sier,  mademoiselle  ;  adoptez  celle  d’Esmarch  et  l’opéra¬ 
tion  ne  sera  plus  douloureuse. 


—  673  — 


XII  — 


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y  \  1  '  /  /  contre  les  dermatoses, 

g  \  j  4  fr.  50  1  /  la  furonculose,  l'insuf-  VÆ 

3  \  I  l  \  jisance  biliaire,  la  cho- 

J  J  I  ^ ^  lémie,  les  états  infec- 

2  ^ "  tieux  et  toxiques. 

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—  XVI  — 


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^  f  ’ÏAflAl’nttin»  *  a  ““  éoût  très  agréable.  Elle  est  10  fois  plus  active  que  l'huile  de  foie  de  morue  et  30  fols 
plus  active  que  les  émulsions.  Elle  est  indiquée  dans  la  déminéralisation,  dans  la  phospha- 
turle,  dans  la  neurasthénie,  dans  le  rachitisme,  dans  les  affec  ions  des  bronches. 

A  t  'TA«f  .AfomSno  «  fait  disparaître  les  ganglions,  les  adénites  et  les  lésions  bacillaires  au  i»  degré  (elle  est 
«  Li  loaoranine  »  action  sur  les  lésions  secondaires  avancées). 


—  XVII  - 


LA  MÉDECINE  HUMORISTIQUE 

LA  SALLE  DE  GARDE  DE  LA  CHARITÉ 
Par  BELLERY-DESFONTAINES 


Bellery-Desfontaiiies,  le  peintre  regretté  dont  le  talent  est  bien  connu,  était  un  hôte  assidu  des  internes  de  la 
Charité,  aux  envin  ns  de  1892-1899.  Il  a  orné  de  fresques  la  salle  de  garde  de  cet  hôpital.  Le  panneau  du  haut  de 
la  page  représente  le  laboratoire  de  la  clinique  chirurgicale  où  le  Di  Cazin  opère  un  lapin,  assisté  du  D'  Claisse. 

Les  deux  panneaux  du  bas  de  la  page  représentent,  l’im  le  Marcel  Sée  et  le  D'  Cheron,  l’autre  les  Dr*  Coquelet, 
Mouchet  et  Gouget. 

Nous  publierons  ultérieurement  une  suite  pour  donner  une  idée  plus  complète  de  l’ensemble  de  ces  fresques. 


--  579  — 


—  XVIII  — 


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-  XIX  - 


DIETETIQUE 


DIÉTÉTIQUE  COMPARÉE  ET  PRATIQUE 

Dîner  des  non  malades. 

I»  Velouté  aux  lentilles  ; 

2»  Truite  saumonée  sauce  verte  ; 

,r  Faisans  bourrés  (rôtis)  ; 

4°  Macédoine  Majesté  ; 

5»  Camembert  ; 

<)”  Tarton  normand. 


Malades  au  régime  (i) 


Garnir  d'une  barde,  et  dans  le  plat  ajouter  du  beurre, 
et  un  bouquet  bien  fourni. 

Pour  conserver  à  ce  mets  tonte  sa  saveur,  le  cuire  au 
four  avec  un  dispositif  le  protégeant  contre  l’ardeur 
extrême  de  la  plaque  du  four  sur  laquelle  reposera  le  plat. 

Pour  cela,  le  fond  sera  garni  d’un  plateau  contenant 
assez  d’eau  pour  baigner  le  plat  du  rôti,  pendant  toute 
la  durée  de  la  cuisson. 

On  obtiendra  de  cette  façon  un  rôti  qui  n’aura  pas  été 
desséché,  et  dans  la  lèchefrite  les  graisses  fondues,  non 
brûlées,  décantées  ne  .seront  pas  indigestes,  consommées 
en  petites  quantités,  et  utilisées  pour  aromatiser  la 
chair  et  sa  garniture. 

Peuvent  être  bourrés  et  cuits  de  cette  manière,  poulet, 
pigeon,  pintade,  dindonneau,  canard,  faisan. 


Faisan  bourré  rôti.  —  I.a  volaille  et  le  gibier  à  plumes 
peuvent  être  considérés  comme  les  aliments  carnés  les 
plus  indiqués  et  recherchés,  pour  la  composition  des 
menus  des  repas  du  soir.  Néanmoins,  pour  des  raisons 
hygiéniques  ou  cliniques,  il  est  parfois  nécessaire  d’en 
rationner  la  consommation,  car  elle  peut  entraîner  les 
accidents  imputables  aux  aliments  carnés. 

Garnir  ces  mets  de  végétaux  de  choix  est  un  procédé 
pratique  et  de  bon  goût  <<  qui  trompant  la  faim  »  la  dé¬ 
tourne  de  l’aliment  le  plus  suspect  dans  les  régimes  des 
sédentaires,  des  nerveux,  des  surmenés. 

Les  végétaux  qui  se  désignent  au  choix,  par  leur  saveur 
agréable,  dès  l’automne  et  pendant  l’hiver,  sont  la  ch⬠
taigne,  le  cerfeuil  bulbeux  et  le  céleri-rave. 

Une  première  cuisson  leur  est  nécessaire  avant  que 
d’être  employés  à  garnir  l’intérieur  des  volailles  ou  du 
gibier  à  plume. 

La  châtaigne  devra  subir  une  première  cuisson  à 
l’êtoufïé,  après  avoir  été  débarrassée  de  son  écorce. 

Le  cerfeuil  bulbeux  et  le  céleri-rave  auront  été  épluchés, 
et  coupés  en  morceaux  gros  comme  des  noix,  puis  cuits  à  la 
sauteuse,  dorés  dans  du  beurre  chaud  avec  un  peu  de  sel. 

La  pièce  à  rôtir  ou  à  braiser,  débarrassée  de  son  foie  et 
bien  vidée,  sera  remplie,  par  exemple,  de  cerfeuil  bul¬ 
beux,  d’un  bouquet  et  d’un  peu  de  beurre,  puis  recousue 
soigneusement. 


(i)  Voir  Paris  Jlédical,  8  Av'ril  igii,  p.  XIX. 


Tarton  normand.  —  L'entremets  qui  couronne  le  repas 
des  régimes  un  peu  sévères,  doit  varier  de  fonne  et  de 
composition,  sans  admettre  les  ingrédients  indigestes,  ni 
les  e.xcès  de  farine. 

L’excellence  des  puddings,  et,  des  crèmes  permises,  ne 
les  protège  pas  contre  la  lassitude,  que  leur  témoigneiit 
vite  certains  malades  soumis  aiix  régimes. 

Les  puddings  et  les  crèmes  ne  sont  pas  sans  trouver  des 
critiques  aussi,  surtout  dans  des  régimes  faits  pour  com¬ 
battre  un  degré  d’atonie  gastro-inte.stinale,  ou  de 
constipation. 

Leur  sont  supérieurs  les  entremets  comportant  des 
fruits  bien  cuits. 

Le  tarton  aux  fruits  est,  pour  ainsi  dire,  une  formule 
imitant  la  tarte.  Mais  tandis  que  la  pâte  de  la  tarte  est 
indigeste  ou  du  moins  d'une  élaboration  digestive  pénible, 
le  tarton  fait  avec  une  pâte  à  sablé  est  plus  supporté, 
plus  subdivisible  à  la  mastication,  à  la  salivation. 

Pour  douze  rations  d’une  personne,  125  grammes  de 
farine,  disposée  en  puits,  dans  lequel  on  met  75  grammes 
de  beurre,  50  grammes  de  sucre  en  poudre,  2  cuillerées 
à  café  d’eau  de  fleur  d’oranger,  et  deux  jaunes  d’oeufs. 
Pétrir  convenablement  avant  d’étaler  au  rouleau,  et 
former  une  forme  de  tarte  ronde  ou  rectangulaire. 
D’autre  part  faire  une  crème  avec  :  sucre  75  grammes, 
dans  50Ü  grammes  de  lait  bouilli,  puis  délayer  4  à 
6  jaunes  d’œufs,  crème  de  riz,  125  grammes,  cuis-son 
cinq  minutes. 

Foncer  le  tarton  avec  la  pâte  à  sablé,  et  garnir  avec  la 
crème  cuite.  Mettre  au  four  jusqu’à  cuisson  complète. 
Laisser  refroidir,  puis  étendre  sur  la  crème  une  marme¬ 
lade  de  pommes,  décorer  avec  des  tranches  de  pommes 
cuites  au  sirop,  saupoudrer  de  sucre  au  besoin. 

Le  tarton  peut  être  fait  avec  une  marmelade  de  poires, 
d’oranges,  de  citron,  d’abricots,  ou  autres  fruits  bien 
cuits.  Sa  désignation  différera.  Cet  entremets  mi-partie 
fruits  et  mi-partie  pâtisserie  non  feuilletée  et  crème  à 
base  de  farine  de  riz,  est  à  la  fois  nourrissant  et  d’une 
digestibilité  parfaite.  D'  DERECO.  G.  G.ti,i.ois. 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


HÉMOGLOBINURIE 

Traiter  la  maladie  générale  (syphi¬ 
lis.  nnpaludisme.  aiiemie).  Kepos. 
Eviter  le  froid.  Supprimer  l’alcool. 
Interdire  les  aliments  oxaliques, 
ceux  qui  contiennent  beaucoup  de 
matières  extractives,  ceux  qui 
exercent  une  action  spéciale  sur  le 

Chez  les  atilmiques,  faire  prendre 
au  milieu  du  repas  une  pilule  de  : 

Glycérophosphate  de  fer .  o«,io 

Poudre  de  rhubarbe .  osqos 

Extrait  de  quinquina .  o=qio 

Chez  les  malades  à  excès  de  désas¬ 
similation  azotée,  faire  prendre  pen¬ 
dant  1 5  jours,  au  réveil  et  un  quart 


d’heure  avant  la  nuit,  une  grande 
cuillerée  de  ; 

.àrséniatc  de  soude.  5  centigrainines 

liau  distillée .  300  grammes. 

Trois  heures  après  le  déjeuner, 
prendre  dans  une  tasse  d’infusion 
de  spirœa  ulniaria,  une  cuillerée  à 
soupe  de  : 

Benzoate  de  soude .  3  grammes. 

Sirop  de  fleurs  d’oran- 


Eau  de  tilleul .  90  — 

Au  bout  de  15  jours,  prendre, 
pendant  3  jours,  une  heure  avant 
les  repas,  un  paquet  de  : 

-Antipyrine .  ok^jo 

Bicarbonate  de  soude . 

dissous  dans  de  l’eau  de  Seltz. 


-Après  une  semaine  de  repos, 
reprendre  la  première  série  du  trai¬ 
tement,  et  ainsi  de  suite. 

Dans  les  cas  où  il  y  a  démiiuia- 
lisation  plasmatique,  donner,  au 
début  ou  au  milieu  du  repas,  un 
cachet  de  : 


L'Iilorure  de  sodiuin .  27  grammes. 

Pliosphate  de  soude  ....  4*',50 

—  dépotasse..  12  grammes. 

Glycérophosphate  de 
chaux .  2  grammes. 

Glycérophosphate  de 
magnésie . 

Sulfate  de  potasse .  2  grammes. 

Glj-cérophosphate  de 

fer . 1  gramme. 

Poudre  d’hémoglobine..  5  grammes. 


Pour  So  cachets.  (.Albert  Robin.) 


—  581  — 


—  XX 


Un  Nouveau  procédé  très  simple  et  très  précis 

POUR 

V Analyse  des  Urines 


siinjile,  l’achut  de  ces  truusses  seni  conseillé  avec 
l)i’ont  aus  malades  oux-m6iiies,  f(ui  poucronl  do  la  s 
l'imdce  complc,  aussi  souvent  qu'il  conviendra,  des 
lions  de  eoinposilion  de  leurs  urines.  Il  leur  sera  dès  lors 
loisible  do  surveiller  do  très  près  leur  alimentation, 
de  contrôler  l’inlluonee  de  tel  ou  tel  mets  sur  le  taux  de 
leur  sucre  ou  de  leur  albumine,  enfin  do  faire  appel  aux 
soins  médicaux  dès  que  ce  taux  dura  subi  une  élévation. 

Ces  Troussies  iirolu"i([ues  apparaissent  donc,  à  tous 
égards,  comme  do  très  précieux  collaborateurs  pour  bs 
médecin.  Kn  dehors  de  l’exactitude  absolue  de  leurs  résul¬ 
tats,  elles  présentent  encore  l’avanlage  d'une  grande  modi¬ 
cité  de  prix  :  chaque  analyse  revient  à  environ  0  fr.  23. 

fies  trousses  existent  sous  trois  modèles  dilfércnls  : 

!•  TROUSSE  INDEX  “  La  Dosurine  ’,  destinée  il 
rechercher  si  Turine  renferme  ou  non  de  l'albumine  ou  du 

2“  TROUSSE  A  “  La  Dosurine  ”,  destinée  à  doser 
l’albumine  contenue  dans  l’urine  ; 

3»  TROUSSE  D  “  La  Dosurinet  ”  destinée  îi  doser 
la  quantité  de  sucre  (glucose). 

Le  prix  de  chaque  trousse  est  do  5  francs  (Iranco  5  fr.  30). 

—  Ampoules  de  renouvellement  ;  la  boîte  de  tO,  2  fr.  SO 
(franco  2  fr.  73)  ;  la  boite  do  20,  4  fr.  73  (franco  :  3  francs). 

—  Remise  do  13  p.  fOO  il  M.M.  les  médecins. 

Adresser  les  commandes  et  les  demandes  de  rensciigno- 
ments  à  la  Société  LA  DÜSURINIÎ,  dO,  rue  Charlemagne, 
Paris. 


de  l'iirine  (sucre  et  albumine),  tel  est  le  but  des  Trousses 
Dosurines,  dont  on  signale,  d’autre  [lart,  rintéressante 

Présentées  sons  la  forme  d’élégants  iiortcfeuilles,  pou¬ 
vant  être  facilement  mis  dans  la  poche,  ces  trousses  ren¬ 
ferment  les  luhes  et  ampoules  il  réactifs  nécessaires  pour 
chaipie  opération  d’analyse.  Kilos  permettent,  en  deux 
niinules,  avec  quelques  gouttes  d’urine,  d’étre  très  exacte¬ 
ment  lixé. 

Les  nombreux  médecins  qui  en  ont  essayé  l’emidoi  ont 
clé  unanimes  ii  faire  l’éloge  de  leur  commo'dité  et  do  leurs 
rigoureux  résultats.  Tout  d’abord,  au  cours  d’une  visite  ou 
d’uiK!  consultation,  elles  donnent  au  nralicien  la  facilité 
d’étro  immédiatement  renseigné  sur  la  composition  de 
l’urine  et  de  pouvoir  instituer,  sans  plus  attendre,  la  thé¬ 
rapeutique  qui  convient.  Kn  outre,  elles  lui  rendent 
aisément  généralisables  les  analyses  urologiques,  demeu¬ 
rées  jusqu’ici  le  monopole  des  pharmaciens. 

D’autre  part,  en  raison  de  leur  utilisation  extrêmement 


-  XXI  -• 


LA  MÉDECINE  AU  PALAIS 


410  francs  de  frais  d’hospitalisation  d’un  indigent 
réclamés...  à  son  médecin!  —  De  la  Province  medicale  :  De 
Dr  Denarié,  de  Chambéry,  remet  à  mi  indigent  de  cette 
ville  un  certificat  médical  destiné  à  faciliter  son  admission 
à  l’Hôtel-Dieu  de  Lyon. 

Le  malade  est  examiné  par  l’interne  de  garde  de  cet 
hôpital,  puis  admis  par  le  bureau  des  entrées,  probable¬ 
ment  par  erreur,  car  il  n’avait  pas  d’engagement  du  maire 
Je  Chambéry  prenant  en  charge  les  frais  d’hospitalisation. 

Et  alors  se  passe  cette  chose  invraisemblable  que  l’Ad¬ 
ministration  des  Hospices  de  Lyon,  ne  pouvant  obtenir 
le  paiement  de  ces  frais  du  malade  insolvable,  la  muni¬ 
cipalité  de  Chambéry,  s’y  refusant,  les  réclame...  au 
Dr  Denarié  I 

On  croit  rêver  en  apprenant  cela  !  et  cependant  la 
lettre  adressée  à  notre  confrère  par  M.  Caillemer,  ancien 
doyen  de  la  Faculté  de  droit  de  Lyon,  président  du 
Conseil  d’administration  des  Hospices  civils  de  Lyon,  est 
libellée  de  cette  façon  comminatoire  : 

ADMINISTRATION  CENTRALE  HOSPICES  CIVILS  DE  LYON 

Passage  de  THôtel-Dleu  - 

n«66 

Gouseil  général  d'administration 

BUREAU 

Frais  D’HosniAusATioti 
J'.,,  de  Chambéry. 


Responsabilité  professionnelle.  —  En  1907,  SI.  D... 
se  fracture  l’humérus  gauche.  Il  fait  appeler  le  docteur 
X...  qui  réduit  la  fracture  par  l’appareil  Hennequiu,  et 
place  dans  le  plâtre  le  membre  blessé.  L’appareil  plâtré 
ne  lui  paraissant  pas  bien  fait,  il  le  brise  et  en  fait  un 
second. 

SI.  D.  ne  peut  plus  se  servir  aujourd’hui  de  son  bras 
gauche  qu’avec  les  plus  grandes  difficultés  ;  aussi,  pré¬ 
tendant  que  ce  second  appareil  plâtré,  défectueux  lui  aussi, 
avait  occasionné  des  plaies,  des  escarres,  et  entraîné  une 
paralysie  du  bras,  a-t-il  assigné  le  docteur  X...  devant  la 
première  chambre  du  tribunal  civil  de  Paris  en  60,000  fr. 
de  dommages-’intérêts. 

Les  experts  nommés  par  le  tribunal,  avant  de  faire 
droit,  le  professeur  Delbet  et  les  docteurs  Demoulin  et 
Claude,  ont  dit,  dans  leur  rapport,  que  le  second  appareil 
plâtré  posé  par  le  docteur  X...  avait  pu,  étant  trop  serré, 
entraîner  les  accidents  dont  se  plaint  M.  D.  Mais  ils  ont 
ajouté  que  la  pose  d’un  semblable  appareil  est  chose  si 
délicate,  qu’il  peut  arriver  aux  chirurgiens  les  plus  expé¬ 
rimentés  de  ne  pas  la  réussir. 

La  première  chambre  du  tribunal  a  débouté  M.  D... 

Le  jugement  déclare  que  le  docteur  X...  avait  pu  ne 
pas  s’apercevoir  que  son  second  appareil  plâtré  était  dé¬ 
fectueux,  et  que  si  M.  D.  soutient  avoir  enduré  de  ce  fait 
des  souffrances  intolérables,  le  docteur  X...  prétend,  au 
contraire,  que  l’état  de  son  bras,  dans  l’appareil,  n’a 
jamais  cessé  d’être  normal. 


Exposé  des  faits  résumés  ci-dessus 


«  I,a  commission  du  contentieux  de  mon  administration, 
appelée  à  examiner  cette  situation  dans  sa  séance  du  2g  oc¬ 
tobre  dernier,  a  estimé  que  les  frais  d’hospitalisation  du  ma¬ 
lade  X,  ne  pouvaient  légalement  rester  à  la  charge  des  hos¬ 
pices  de  I,yon,  et  que,  à  défaut  de  reinboursemeut  par  la  fa¬ 
mille  ou  par  hi  ville  de  Chambéry,  il  appartenait  au  médecin 
qui  avait  ordonné  le  transfert  du  malade  à  l'Hôtel- Dieu  d’assu¬ 
rer  le  paiement  de  la  dépense. 

«  En  conséquence,  j’ai  l’honneur  de  vous  demander.  Mon¬ 
sieur  le  Docteur,  de  vouloir  bien  user  de  votre  inilucnce  pour 
que  les  frais  d’hospitalisation  du  sieur  X.,  que  vous  avez  dirigé 
sm:  nos  hôpitaux,  soient  remboursés  à  mon  administration 
par  la  famille  du  malade  ou  par  la  ville  de  Chambérj*.  A  leur 
défaut,  il  vous  appartiendra  d’en  effectuer  vous-même  le  règle- 

«  Il  est  dû  :  82  jouniées  A  5  francs  :  410  francs. 

«  Je  dois  vous  faire  connaître  que  le  prix  de  journée  des  ma¬ 
lades  traités  dans  nos  services  de  chinirgie  aux  frais  des  familles 
et  des  particuliers  est  de  s  francs.  Ce  prix  est  de  3  fr.  85  lonsque 
les  frais  d’hospitalisation  sont  pris  en  charge  par  les  communes.  » 

Demander  à  un  médecin  410  francs  parce  que  sa  signa, 
ture  figure  au  bas  d’un  certificat  strictement  médical 
destiné  simplement  à  faciliter  l’examen  de  l’intenie  de 
garde,  et  parce  qu’un  employé  de  ladite  administration' 
a  commis  la  bévue  de  ne  pas  réclamer  au  malade  les 
pièces  exigibles  pour  son  admission,  cela  dépasse  vrai¬ 
ment  la  mesure. 

Et  le  Concours  médical  indique  au  D'  Denarié  la  ligne 
de  conduite  à  suivre  en  lui  conseillant  «  d’envoyer  pure¬ 
ment  et  simplement  promener  l’Administfation  des 
Hospices  civils  de  Lyon  et  de  ne  pas  s’inquiéter  des 
menaces  que  cette  administration  sait  bien,  elle-même, 
n’avoir  aucune  valeur  juridique  *. 


La  responsabilité  chirurgicale.  —  Les  juges  de  la  pre¬ 
mière  chambre  se  sont  prononcés  sur  la  demande  d’en¬ 
quête  et  de  complément  d’expertise  sollicités  par  Mlle 
Faille  Duboys,  au  sujet  de  son  procès  en  100.000  francs 
de  dommages-intérêts  contre  deux  médecins  urologistes, 
les  Dr-  Paul  Guillon  et  Verchère. 

Eu  ce  qui  concerne  l’enquête  : 

Attendu  qu’en  autorisant  la  preuve,  ce  serait  donner  aux 
témoins  appelés  A  déjjoser  dans  l’enquête  le  droit  d’apprécier 
la  faute  qu’auraient  pu  conunettre  les  D'  Guillon  et  Verchère 
dans  la  pratique  de  leur  art,  de  discuter  la  méthode  adoptée 
par  eux,  d’examiner  des  théories  médicales,  ce  qui  rentre  dans 
la  seule  compétence  des  hommes  de  l’art. 

Mais,  sans  avoir  recours  A  une  enquête,  le  tribunal  peut 
cependant,  au  moyen  d’un  supplément  d’expertise,  établir 
sa  conviction  sur  certains  points. 

Aussi  a-t-il  chargé  les  docteurs  Delbet,  Reclus  et  Richar- 
dière  de  compléter  le  rapport  de  leur  première  expertise 
chirurgicale. 

Certificat  du  médecin  de  théâtre.  —  I.a  clause  d’un 
contrat  d’engagement  portant  que  le  certificat  du  méde¬ 
cin  de  théâtre  a  force  probante  à  l’exclusion  de  toute 
autre,  a  été  déclarée  valable  par  la  troisième  chambre  du 
tribunal  civil  de  la  .Seine.  Eû  l’espèce  il  s’agissait  d’une 
jeune  artiste  du  théâtre  Péniina,  qui,  prétextant  une 
maladie,  rompit  brusquement  son  engagement.  Son  direc¬ 
teur  M.  Richemond  l’invita  A  se  faire  examiner  par  le 
médecin  du  théâtre.  L’actrice  n’en  fit  rien  et  partit  pour 
Carlsbad. 

Assignée  en  réparation  du  préjudice  causé,  elle  versa 
aux  débats  deux  certificats  médicaux,  le  tribunal  n’eu 
fit  pas  état  et  condamna  Mlle  Dyanthis  A  payer 
4000  francs  de  dommages -intérêts  au  directeur  de 
Pemina, 


-  XXII  — 


•  LA  PRATIQUE  DES  MALADIES  DES  ENFANTS 

DIAGNOSTIC  ET  THÉRAPEUTIQUE 

Maladies  du  Cœur  et  des  Vaisseaux,  du  Nez,  du  Larynx, 
des  Bronches,  des  Poumons,  des  Plèvres  et  du  Médiastin 


H.  BARBIER  1  GUINON 

Médecin  Médecin 

de  l'Hdpitnl  Ilérold.  I  de  lUôpitnl  Trousseau. 

AUDEOUD 

Privai-iJocenis 

à  la  Faculté  de  niéilecine  de  Genève. 

1911.  Un  volume  grand  in-8  de  702  pages  avec  103  figures.  Broché,  16  fr.  —  Cartonné,  1 7  fr.  50 


MOUSSOUS 


ZUBER  ARMAND  DELILLE 

Anciens  chefs  do  clinique  infantile 
h  la  Faculté  de  médecine  du  Paiis. 


I  HALLE 

Médedn 

I  des  Ilèpitaux  de  Pa 

BOURDILLON 


BROUARDEL-QILBERT-THOINOT 


VIENT  DE  PÀBAITRE 


NOUVEAU  TRAITE  DE  MEDECINE 


Maladies  des  Veines  et  des  Lymphatiques 

l.e  Pr  WIDAL,  professeur  à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris, 

Les  pr»  BEZANÇON  et  Marcel  LABBB,  professeurs  agrégés  à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris, 
igii,  I  vol.  grand  in-8,  de  140  pages,  avec  Sa  figures,  4  fr.  ;  cartonné,  5  fr.  5o. 


—  XXIII  — 


NOUVELLES 


Ordre  du  jour  du  lo  avril  du  Conseil  général  des  So¬ 
ciétés  médicales  d’arrondissement.  —  i»  Le  Conseil  géné¬ 
ral  des  Sociétés  médicales  d’arrondissement, 

Indigné  des  attaques  injustifiées  et  violentes  lancées 
contre  le  corps  médical  tout  entier,  dans  une  pièce  jouée 
en  ce  moment  au  Grand-Guignol,  félicite  les  médecins 
de  ce  théâtre  qui,  ne  pouvant  tolérer  par  leur  présence 
de  pareils  outrages,  ont  donné  leur  démission  ; 

Engage  tous  leurs  collègues  à  suivre  cet  exemple  ;  et 
compte  sur  la  dignité  et  la  solidarité  professionnelles,  pour 
que  pas  un  confrère  n’accepte  de  prendre  la  place  des  mé¬ 
decins  démissionnaires. 

2“  La  Société  médicale  du  XVII”  arrondissement  de 

Considérant  que  l’habitude  prise  par  les  pharmaciens 
de  renouveler,  sans  l’autorisation  écrite  du  médecin, 
des  ordonnances  préconisant  l’emploi  de  substances 
visées  par  l’ordonnance  du  29  octobre  1846  et  par  le 
tableau  annexé  au  décret  du  8  juillet  1850,  constitue  un 
grave  danger  pour  les  malades  et  pour  le  public, 

Émet  le  vœu  que  les  lois,  ordonnances  et  décrets  ré¬ 
gissant  la  matière  soient  dorénavant  strictement  ob¬ 
servés  et  appliqués  ; 

Considérant  en  outre  l’utilisation  en  thérapeutique 
de  produits  nouveaux  ne  figurant  pas  au  tableau  annexé 
au  décret  de  1850,  mais  dont  l’emploi  ne  saurait  être  trop 
attentivement  surveillé  ; 

Estime  qu’il  y  a  lieu  de  rechercher  le  moyen  pratique 
d’en  réglementer  la  délivrance. 

Prévoyance  médicale.  —  L’Assemblée  générale  ordi¬ 
naire  de  la  Prévoyance  médicale,  sur  la  proposition  de  son 
Conseil  d’administration,  a  décidé  de  faire  les  réparti¬ 
tions  suivantes,  pour  l’exercice  1910 :  100.000  francs 
à  la  caisse  des  veuves  et  des  orphelins. — 450.000  francs 
à  la  caisse  des  retraites.  —  Le  montant  de  chaque  re¬ 
traite  est  fixé  à  1 700  francs. 

De  plus,  une  somme  de  180.000  francs  est  versée  à  la 
réser\’-e  de  la  caisse  des  retraites,  dont  le  montant  actuel 
est  de  835.000  francs, 

L’Institut  médico-légal  de  Paris.  —  Après  bien  des 
années  et  bien  des  péripéties,  la  fondation  d’un  institut 
médico-légal  qui  soit  digne  de  Paris  entre  enfin  dans  la 
période  de  réalisation. 

Un  accord  est  intervenu  entre  l’État  etla  Ville  pour  le 
partage  des  frais.  Le  nouvel  Institut  sera  construit  place 
Mazas  (Pont  d’Austerlitz)  et  comprendra  trois  services 
distincts  ; 

I®  Les  services  administratifs  :  réception,  reconnais¬ 
sance  de  corps,  etc.,  installés  dans  des  locaux  infiniment 
plus  convenables  que  les  réduits  douteux  de  la  Morgue 
actuelle  ; 

2®  Le  service  des  autopsies  et  des  opérations  judiciaires 
constitué  par  trois  salles  d’autopsie  avec  laboratoire  d’exa¬ 
men  médico-légal  ; 

3®  Le  service  de  l’enseignement  médico-légal  compre¬ 
nant  :  un  amphithéâtre  de  cours  de  deux  cents  places,  un 
laboratoire  de  toxicologie,  une  installation  pour  les  ani¬ 
maux  d’expérience,  un  musée-bibliothèque. 

♦  L’Institut  ajoute  le  rapporteur,  M.  Escudier,  devra 
comprendre  aussi  des  salles  qui,  avec  l’autorisation  du 
vice-recteur,  pourront  être  mises  à  la  disposition  des 
hommes  de  science  et  de  travail,  désireux  d’entreprendre 
des  recherches  ou  de  faire  des  expériences. 

«  Le  grand  intérêt  que  l'État  doit  avoir  à  participer 
à  cette  création  ne  peut  vous  échapper.  Dans  cç  nouvel 


institut,  les  élèves  de  la  faculté,  comme  les  candidats  au 
diplôme  de  médecin  légiste,  recevront,  dans  les  meil¬ 
leures  conditions,  des  indications  précieuses  et  un  enseigne¬ 
ment  pratique  dont  l’influence  ne  peut  qu’être  des  plus 
favorable.  » 

Commémoration  Van  Beneden.  —  Un  comité  à  la  tête 
duquel  nous  voyons  figurer  les  biologistes  et  zoologistes 
de  tous  pays  s’est  formé  pour  honorer  la  mémoire  du  pro¬ 
fesseur  Ed.  Van  Beneden,  de  l’Université  de  Liège, 
décédé  l’an  dernier.  Un  monument  s’élèvera  à  Liège. 
Les  souscriptions  sont  reçues  par  le  professeur  Cer- 
fontaiiie,  institut  de  zoologie  à  Liège. 

Congrès  international  de  la  Tuberculose.  —  Le  VII”  Con¬ 
grès  international  s’ouvrira  à  Rome  le  24  septembre 
prochain,  sous  la  présidence  du  professeur  BaccEi.i.i.  I.e 
secrétaire  général  du  congrès  est  le  D”  Ascol,!.  Le  roi 
d’Italie  assistera  à  la  séance  d’ouverture. 

Radium  et  mésothoiium.  —  Le  professeur  Hahii,  de 
l’Université  de  Berlin,  a  découvert  dans  les  résidus  des 
manchons  à  gaz  un  nouveau  composé  chimique  qu’il  a 
appelé  mésothorium.  Le  bromate  de  mésothorium  déve¬ 
loppe  la  même  puissance  radio-active  que  le  radium  lui- 
même.  La  production  annuelle  de  bromate  de  mésotho¬ 
rium  eu  Allemagne  est  d'à  peu  près  10  grammes,  ce  qui 
égale  la  production  du  radium  dans  le  monde  entier. 

Fondation  Ad.  von  Rath,  à  Berlin.  —  La  fondation 
Adolphe  voit  Rath  due  à  la  libéralité  de  Madame  von 
Ratii  qui  l’a  organisée  en  1907,  dans  le  but  de  distribuer 
gratuitement  de  la  nourriture  aux  tuberculeux  de  Berlin, 
a  assuré  l’an  passé  la  subsistance  de  125  tuberculeux. 

En  tout  il  a  été  distribué  jusqu’ici  45.445  portions  à 
i.ooi  malades.  Cette  œuvre  provient  d’une  première 
générosité  de  500.000  marks. 

Accident  d’automobile.  —  Le  docteur  Vannereau,  mé¬ 
decin  en  chef  de  l’hospice  d’Auxerre,  qui  faisait  une 
promenade  avec  sa  famille,  vient  d’être  victime  d’un 
accident  d’automobile,  près  d’Arcy-sur-Cure.  —  La  belle- 
mère  du  D'  Vannereau  eut  le  bassin  fracturé.  Le  doc¬ 
teur,  sa  femme  et  son  fils  n’onfreçu  que  des  contusions. 

Unions  professionnelles.  —  Un  vaste  mouvement  syn¬ 
dical  s’opère  actuellement  chez  les  praticiens  belges.  Leurs 
cercles  régionaux  se  sont  dans  les  dernières  années  trans¬ 
formés  peu  à  peu  en  unions  professionnelles  reconnues 
par  le  gouveniement.  La  Fédération  de  ces  sociétés  va 
également  solliciter  la  reconnaissance  légale  et  de  nou¬ 
velles  armes  seront  ainsi  aux  mains  des  médecins  belges 
pour  réussir  dans  leur  mouvement  de  revendications. 
Parmi  les  questions  à  l’étude  nous  voyons  figurer  le  relè¬ 
vement  des  honoraires,  l’amélioration  de  l’organisation 
des  services  médicaux  des  sociétés  mutuelles,  des  assu¬ 
rances-accidents,  service  de  la  bienfaisance,  de  l’armée, 
des  chemins  de  fer,  à  propos  desquels  les  confrères  belges 
ont  proposé  des  projets  intéressants  sur  lesquels  nous 
reviendrons  en  temps  utile. 

Société  des  médecins  de  Vienne  pour  l’Indemnité  mala¬ 
die.  —  Dernièrement  a  eu  lieu  l’assemblée  générale  de 
cette  Société,  qui  comprend  actuellement  900  membre.s. 
Les  recettes  ont  été  l’an  passé  de  58000  couronnes  ;  les 
dépenses  (frais  de  maladies,  de  sépulture,  de  secours)  se 
sont  élevées  à  35.000  couronnes.  L’indemnité  journalière 
qui  était  de  8  couronnes  a  été  portée  à  10  couronnes.  Le 
président  de  la  Société  est  le  D”  J.  WEISS,  Glockengasse, 
2,  à  Vienne. 


685  — 


—  XXIV  — 


LIVRES  REÇUS  AU  BUREAU  DE  PARIS  MEDICAL 

Maladies  des  reines  et  des  lym-  Maladies  paradentaires,  hy-  Noouiï).  (/.-/?.  BailUhr  et  fils, 

phatiques.  par  les  D"*  F.  Widai,,  giène  de  la  bouche  et  des  dents,  édit,  à  Paris.) 

!•'.  Bkzançok  et  M.  Labbé.  lyii,  parlesDr-NoGuf:, Dauguet, Far-  La  Démence  Précoce,  Hxide  psy- 

I  vol.  {>r.  iii-S,  140  p.  et  32  fig.,  gin-Fayoi,i,k, KaîNiG,MAnÉ,TER-  chologique,médicalectmédico-ïégalo, 

Br.,  4  fr.;  cart.,  s  fr.  50  (faso.  XXV  SON,  Lebedinsky,  Gaumerais,  par  le  D'  C.  Pascae,  médecin 

du  nouveau  Traité  deniédeciiie  de  Guibaud.  1911,  i  vol.  gr.  iii-S,  des  Asiles  publics  d’aliénés,  i  vol. 

JUr.  Brouardee,  GiebER-T,  Thoi-  432  p.  avecg4  fig.,  l)r.  l’fr.  :cart.  in-i6  de  la  Collection  médicale, 

NOT).  [J. -li.  Baillière  et  fils,  ééit.  1 3  fr.  50  (fasc.  V  du  Traité  de  sto-  cart.  à  l’aiigl.,  4  fr.  (Fédix 

à  Paris.)  niatologie  de  MJI.  Gaieeard  et  Alcan,  éditeur  à  Paris). 

L’INTERMEDIAIRE  MEDICAL 

Docteur  CLOITRE  et  PATIN.  -  Téléphone  830-43  —  7,  Place  St-Michel,  Paris. 

Oeaalon  de  ClieixCiloa  Médicales,  Cabinets  Dentaires,  Maisons  de  Santé,  eto.  —  Bemplaoements  gratuits. 


-  XXV  — 


LA  VIE  MEDICALE 


Distinctions  honorifiques.  —  Dra¬ 
gon  DK  1/Annam.  —  A  U  grade  de 
commandeur.  —  MM.  le  docteur 
Samuel  Bernheim  ;  Caniail,  médecin 
principal  de  a'-’  classe  des  troupes 
coloniales. 

1!;toii,k  Nüirk.  —  Au  grade  d’of¬ 
ficier.  —  MM.  Gaillard,  médecin- 
major  de  a*!  classe  ;  I/Helgoualc'li, 
médecin  de  i'”  classe  de  la  marine  ; 
Martin,  directeur  de  l’Institut  Pas¬ 
teur  à  Brazzaville. 

Au  grade  de  chevalier.  —  MM. 
Doumenjou,  médecin-major  de 
a“  classe  des  troupes  coloniales  ; 
Fulconis,  médecin  aide-major  des 
troupes  coloniales  ;  Ringeiihach,  mé¬ 
decin  aide-major  des  troupes  colo¬ 
niales  ;  le  docteur  Verdelet. 

Cambodge.  —  Au  grade  de  com¬ 
mandeur.  —  M.  Bellot,  médecin  en 
chef  de  1'“  classe  de  la  marine. 

A  U  grade  d'officier.  —  MM.  Ahba- 
tucci,  médecin-major  de  a<‘  classe  des 
troupes  coloniales;  Arnould,  médecin 
major  de  P”  classe  des  troupes  colo¬ 
niales  ;  Bellard,  médecin-major  de 
P"  classe,  directeur  du  service  de 
santé  du  corps  d'occupation  de  Chine. 

MfCRiTEAGRicoKE.  -  Sontnomuiés. 

A  U  grade  d'officier.  —  M.  le  Dr  Rail- 
lard  (de  la  Charité-sur-Loire). 

Au  grade  de  chevalier.  —  MM.  les 
Dr»  Bascou  (de  Bouisse),  Dreyfus 
(Isidore),  Dufotirnier,  Dunogier  et 
Gahai  (de  Palis),  Heuriet  (de  liri- 
eulles-sur-Bar),  Jacques  (de  Mar¬ 
seille),  Dacapère  (de  Paris),  Pellet  (de 
Maringues),  Radiguer,  Silva  et  Vitry 
(de  Paris). 

Légion  d’honneur.  —  IM.  le  mé¬ 
decin  principal  de  i'»  classe  Véron 
et  M.  Draga,  médecin  en  chef  de 
lu  marine  sont  nommés  officiers  de 
Légion  d'honneur.  —  M.  Parazoli, 
médecin-major  des  troupes  colo¬ 
niales,  est  nommé  chevalier. 

Augmentation  du  nombre  des 
médecins  militaires.  —  La  Cham¬ 
bre  des  députés,  dans  sa  .séance  du 
6  avril  1911,  a  voté  sans  discussion 
la  loi  suivante  : 

Article  unique.  —  Le  tableau 
arrêté  par  la  loi  du  15  avril  1904 
et  portant  fixation  du  cadre  des 
médecins  militaires  est  remplacé  par 
le  suivant  : 

Médecins  inspecteurs  géné- 

Médecins  inspecteurs .  ^  20 

Médecins  principaux  cîc 

P"  classe. . . .  50 

Médecins  principaux  de 

Médecins-majors  de  classe.  370 

Médecins-majors  de  2®  classe .  580 

Médecins  aides-majors  de 


P®  et  de  2®  classe  (y  com¬ 
pris  les  élèves  de  l’école  du 
service  de  santé  militaire).  590 

Total  .  iTui 

I<es  cadres  du  service  de  santé  se 
trouvent  donc  augmentés  de  235  mé¬ 
decins. 

Il  y  aura  lieu,  cette  année,  de 
prévoir,  en  didtors  des  vacances 
ordinaires,  les  promotions  suivantes  : 
Médecins  inspecteurs  géné- 


Médecins  in.specteurs .  8 

Médecins  principaux  de 

i'®  classe .  16 

Médecins  principaux  de 

2“  classe .  51 

Médecins-majors  de  i™  classe.  8 1 
Médecins-majors  de  2®  classe .  1 5  i 

L’augmentation  des  aides-majors 
se  fera  en  admettant  un  plus  grand 
nombre  d'élèves  à  l’école  du  service 
de  sauté  militaire. 

Faculté  de  médecine  de  Paris.  — 
M.  le  professeur  Hayeni,  professeur 
de  clinique  médicale  à  l’hôpital 
Saint-.\utoine  et  M.  le  professeur 
Cariel,  professeur  de  physique  à  la 
Faculté  sont  admis  à  faire  valoir 
leurs  droits  à  la  retraite. 

Facultés  de  médecine.  —  Bor¬ 
deaux.  —  Un  concours  pour  la  place 
de  chef  de  clinique  médicale  des 
maladies  des  enfants  sera  ouvert  à  la 
Faculté  de  médecine  et  de  pharma¬ 
cie  de  Bordeaux  le  mercredi  14  juin 
1911,  à  neuf  heures  du  matin.  Les 
candidats  pourront  se  faire  inscrire 
jusqu’au  8  juin  à  quatre  heures. 

Un  concours  pour  la  place  de  chef 
de  clinique  gynécologique  sera  ou¬ 
vert  à  la  Faculté  de  médecine  et 
de  pharmacie  de  Bordeaux  le  jeudi 
22  juin  191 1,  à  dix  heures  et  demie 
du  matin. 

Les  candidats  pourront  se  faire  ins¬ 
crire  jusqu’au  jeudi  1 5  juin,  à  quatre 
heures,  en  produisant  leur  acte  de 
naissance  et  leur  diplôme  de  docteur 
en  médecine. 

Un  concours  pour  la  place  de  chef 
de  clinique  des  malades  chirurgi¬ 
cales  des  enfants  sera  ouvert  à  la 
Faculté  de  médecine  et  de  pharma¬ 
cie  de  Bordeaux  le  lundi  26  juin  191 1 
à  neuf  heures  du  matin. 

Les  candidats  pourrontse  faire  ins¬ 
crire  jusqu’au  22  juin,  à  quatre  heures. 

I,es  fonctions  de  chef  de  clinique 
sont  incompatibles  avec  celles 
d’agrégé  de  médecin  et  chirurgien 
des  hôpitaux,  de  médecin  résidant 
des  hôpitaux,  de  chef  des  travaux, 
de  prosecteur  ou  d’aide  d’anatomie. 

Ùcoles  de  Médecine.  —  -Angers.  — 
M.  Tesson,  professeur  de  chimie  et 


toxicologie,  est  admis,  sur  sa  demande 
et  pour  cause  d'ancienneté  d'âge  et 
de  .services,  à  faire  valoir  ses  droits 
à  un.'  pension  de  retraite  à  partir  du 
mars  1911. 

M.  Tesson  est  nommé  professeur 
honoraire,  à  partir  du  !•'  mars  1911. 

M.  -Allanic,  suppléant  des  chaires 
de  physique  et  de  chimie  est  chargé 
àpartirdu  i®'  mars  1911,  d’un  cours 
de  chimie  et  do  toxicologie. 

Marseii-ee.  —  Un  concours  pour 
une  place  de  chef  de  clinique  médi¬ 
cale  s'ouvrira  à  l’Iîcole  de  Méde¬ 
cine  et  de  Pharmacie  de  Marseille 
le  lundi  3  juillet  191 1. 

Les  candidats  devront  se  faire 
inscrire  au  Secrétariat  de  l'iîcole 
huit  jours  avant  le  Concours. 

I/CS  épreuves  comprendront  ; 

1“  Une  composition  écrite  sur  un 
sujet  de  pathologie  interne. 

2®  lîxamen  de  deux  malades. 

3"  Rédaction  en  une  heure  de 
l’observation  d’un  troisième  malade 
désigné  par  le  jury,  après  dix  mi¬ 
nutes  d’examen. 

.4"  Rpréuve  pratique  d’anatomie 
pathologique  avec  microscopie  et 
chimie  clinique,  épreuve  commune  à 
tous  les  candidats. 

5,1  Appréciation  des  titres  et  des 
travaux  antérieurs  des  candidats. 

Ministère  de  l’Hygiène  en  France. 
—  La  création  d'un  ministère  de 
l’Hygiène  vient  d’être  l'objet  de  la 
part  de  M.  Bussat,  député,  d’une 
proposition  de  loi  qu’il  a  déposée 
sur  le  bureau  de  la  Chambre  des 
députés. 

Un  ministère  des  Affaires  sanitaires 
et  du  Travail  en  Bulgarie.  —  La 
Chambre  des  députés  bulgare  a 
accepté  le  projet  de  la  formation  d’un 
nouveau  ministère  dit  des  Affaires 
sanitaires  et  du  Travail,  duquel  dé¬ 
pendront  :  les  médecins  scolaires,  les 
hôpitaux  civils  et  les  instituts  scien¬ 
tifiques,  les  médecins  vétérinaires, 
les  pharmaciens,  l’hygiène  publique, 
les  médecins  d’arrondissement  et  les 
médecins  d’épidémies,  les  médecins 
des  chemins  de  fer,  etc. 

Le  prix  de  la  journée  d’hôpital 
est  augmenté.  —  Le  conseil  de  sur¬ 
veillance  de  l’assistance  publique 
s’est  préoccupé,  à  plusieurs  reprises, 
de  la  cherté  des  vivres.  Le  conseil 
municipal  de  Paris,  saisi  de  la  ques¬ 
tion,  a  relevé  le  prix  de  la  journée  à 
réclamer  aux  malades  non  néces¬ 
siteux,  admis  exceptionnellement 
dans  les  hôpitaux  ;  il  a  fixé  ce  prix 
à  4  fr.  15  pour  la  médecine  et  à 
3  fr.  20  pour  la  chirurgie  ;  le  prix 
pour  la  journée  des  enfants  et  des 
accouchées  a  été  aussi  auguicuté. 


—  687 


-  XXVI  — 


SOMMAIRE  du  N"  19 


Ch.  Aciiabo . —  I.a  séméiologie,  son  objet,  sa  technique .  439 

Klipi'el  et  Chabrol.  —  Les  complications  pancréatiques  de  l’ulcère  du  duodénum .  444 

Bitot  et  Petges _ —  La  diphtérie  spasmogène  sans  c.'ttériorisation  membraneuse .  45o 

Jacoulet . —  Un  cas  de  fracture  de  l’omoplate  chez  l’enfant .  461 

Actualités  MÉaiOALES.  —  Diabète  surrénal  et  pancréas.  —  Psychothérapie.  —  Coloty,  luis  et  iléus  paraly¬ 
tique.  —  Le  traitement  du  typhus  pétéchial  par  le  sérum  des  convalescents  de 

cette  infection .  453 

.'■'ociÉTÊs  SAVANTES..  —  Société  médicale  des  hôp'.iau.'t.  —  Société  de  biologie.  —  Académie  de  médecine.  — 

Ac  idémie  des  sciences.  —  Société  de  chirurgie .  455 

Libres  propos  :  Les  classes  d’une  heure,  parle  D'’ Albert-Weil .  111 

Choses  du  Jour  :  La  présence  des  médecins  aux  duels .  III 

Chronique  médico-artistique  ;  Le  salon  des  médecins,  par  G-tey .  V  et  VII 

La  Médecine  au  Théâtre-.  Kéte  de  bienfaisance  de  la  Jeunesse  médicale . .  IX 

Les  cérémonies  médicales  :  Leçon  d’ouverture  du  Professeur  Dejerine;  par  le  D"'  Jean  Ca.mus .  XI 

Les  plaquettes  médicales  :  Les  médailles  de  Pasteur  par  Roty  et  par  Prudhomme,  par  le  Dr  Géry  .  XIII 

La  médecine  humoristique .  XVII 

Diététique  :  Diététique  comparée  et  pratique,  par  le  D’’  Derecq  et  Gallois .  Xl.X  et  XXI 

Formules  thérapeuliques  :  Anesthésie  locale .  XXI 

Chronique  des  Livres .  XXIIl 

Nouvelles .  XXV 

vie  médicale  . XXVII 

Cours.  —  Thèses  de  la  Faculté  de  Paris .  XXVIII 

Thérapeutique  pratique  :  Un  instrument  nouveau .  XXVIII 


SOMMAIRE  du  N“  20 


Gouoerot . .  —  La  question  des  Blastomycoies  (Revue  générale) .  q5g 

Jean-Charles  Roux.  —  Les  gastrites  chroniques  et  leur  traitement . 466 

IIeitz  Boyer  et  Sanjubjo.  —  L’aspiration  vésicale,  traitement  d’urgence  des  hématuries .  468 

Lamy . —  Traitement  chirurgical  du  pied  bot  varus  équin  chez  l’enfant .  471 

Actualités  méihcales.  —  Recherche  de  l’amylase  pour  le  diagnostic  des  troubles  pancréatiques.  —  Comment 

l’on  vomit.  —  Le  sommeil  et  l’hypothyroidisme  chronique .  476 

Sociétés  savantes.  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  —  Académie  de  médecine. —  Société 

de  chirurgie.  —  Société  de  pédiatrie .  476 

Libres  propos  :  A  propos  d’une  décision  du  Conseil  de  la  Faculté .  IH 

Choses  du  jour  :  La  taxe  sur  les  automobiles .  111 

Chronique  médico-littéraire  :  Faust  à  Chatel-Guy'on,  par  le  Dr  Gaston  Duchesne .  V  à  XI 

Chronique  des  Livres  :  L’immunité,  par  le  Dr  Hans  Müch.  —  Conférences  d’hygiène  pratique,  par  le 

Dr  Roger  Hyvert . XI 

Curiosités .  XI 

Les  grands  médecins  :  Corvisart,  par  le  Dr  Hors . .  XIII 

La  médecine  humoristique .  XVII 

Diététique:  Boissons  antidiarrhéiques . XIX 

Formules  thérapeutiques  :  Préparations  de  café. ne . XIX 

La  Thérapeutique  d'hier  et  celle  de  demain,  par  A.  Buisson . .  XXI 

Nouvelles . . .  XXI  et  XXHI 

La  vie  médicale . XXV 

Cours.  —  Congrès .  XXVI 


Malgré  tous  les  soins  apportés  par  nos  services  de 
départ,  il  se  produit  quelquefois  des  irrégularités 
dans  la  distribution  du  Paris  Médical.  Nous  prions 
nos  lecteurs  de  nous  les  signaler  sans  retard,  pour 
nous  permettre  d'y  remédier. 


-  MÉDICATION  -  A 

ANTIBACILLAIRE  PAR  L’  Ê\JL\J  I  T  L. 

(en  ampoules  et  pilules  glutlnlséesj 

lipoïdes  spléniques  et  biliaires 

CHOLESTÉRINE.  GOMENOL  et  CAMPHRE 


-  XXVII  - 


VIE  MEDICALE  {Suite) 


LA 

Association  générale  des  médecins 
de  France.  Société  centrale.  —  I/as- 
scmblée  générale  extraordinaire  du 
9  avril  19  ii  a  procédé  au  remplace¬ 
ment  des  président,  vice-président  et 
de  dix-neuf  lucinbres  de  la  commis- 
•sion  administrative  démissionnaire. 

Ont  été  élus  : 

JIM.  Butte,  président  ;  Piquet, 
vice-président  ;  Angelvin,  vice-secrc- 
t-aire  ;  Biard,  Déroché,  Déon,  Four¬ 
nier,  Foveau  de  CourmeUes,  Hiard, 
Donatien  I.abbé,  Paul  Dutaud, 
Mouton,  Paquet,  Régis,  Richard 
d’Aulna5',  Ventuejol,  Deconte,  Péla- 
prat,  Bilhaut  père,  Dutar,  Renouard 
Saltas  et  P  yré,  membres  de  la  com¬ 
mission  administrative. 

Concours  de  médecins  de  l’assis¬ 
tance  à  domicile.  —  Sont  nommés  ; 
MM.  les  D''8  Dasnier,  Rouyer,  Carret, 
Coriat,  Dafoiit,  Montignac,  Morin, 
Xogier,  Dupuy,  Cabessa. 

Médecin  suppléant  à  la  chambre 
des  députés.  —  M.  le  Dr  Husson 
vient  d’être  nommé  pour  occuper 


Explosion  chez  le  Dr  Bengué.  — 
l’ne  e.xplosion  de  chlorure  d'éthvle 
s’est  produite  chez  M.  le  Docteur 
Bengué,  47,  rue  Blanche,  qui  pré¬ 
pare  plusieurs  spécialités  bien  con¬ 
nues  du  public  médic,-.!.  Six  per¬ 
sonnes  ont  été  blessées  et  ont  été 
transportées  à  l’hôpital  Darilxrisière. 
De  Dr  Bengué  est  indemne. 

faion  des  Beaux-Arts  de  Lyon.  — 
I,e  Dr  Henri  Rondet  (de  Neuvillel 
a  obtenu  une  deuxième  médaille.  Il 
avait  exposé  trois  portraits  :  le  sien 
et  celui  des  D'»  Reboul  et  Navarre. 
C’est  un  ancien  interne  des  hôpi¬ 
taux  de  Dyon  (1S6;:). 

Bibliothèque  des  médecins  de 
Lyon.  —  Il  est  question  d’organiser 
.à  Dyon  une  bibliothèque  des  méde¬ 
cins.  Une  commission  dont  font  par¬ 
tie  entre  autres  MM.  Bériel,  Cail¬ 
lou,  Diot,  Desieur,  Plauchn,  P.  Savy, 
Vignard,  Vigne,  étudie  les  voies  et 
moyens  et  prépare  un  projet  dont 
le  plan  général  est  de  : 

I"  Créer  une  bibliothèque  des  mé¬ 
decins  qui  sera  un  centre  de  réunion. 


2"  Organiser  des  salles  de  confé¬ 
rences  et  des  laboratoires. 

3"  Installer  une  salle  de  rcst.-inrant, 
une  salle  de  billard,  etc.  On  paiera 
un  droit  de  30  francs  et  une  cotisa¬ 
tion  annuelle  de  20  francs. 

Hommage  au  professeur  Arloing. 
—  De  maire  de  Dyon  a  proposé  de 
donner  à  la  partie  du  quai  de  l’In¬ 
dustrie  située  sur  la  commune  de 
I.yon,  le  nom  de  quai  Arloing,  en 
souvenir  (iu  regretté  savant. 

Mariage.  —  De  IP  Louis  Oouin 
et  Mlle  Lucie  de  I.alaude  de  Vernon  . 

Nécrologie.  --  I)'  Arragon,  pro¬ 
fesseur  suppléant  à  rf'cole  dc  méde¬ 
cine  de  Limoges.^-  Dr  Oroussin 
(de  Bellevueb  --  1)^  Paid  Fournier 
(de  Cuers).  ---  M.  Antoine  Du- 
miè‘re,  le  grand  industriel  lyonnais, 
décédé  à  Paris.  —  M.  le  professeur 
Ouisepj)o  Berruti,  membre  de  l’Aca¬ 
démie  de  Turin.  —  M>'"  Marie-Iîugé- 
nie  Munier,  tille  de  la  Charité,  supé¬ 
rieure  de  l’ho.spice  général  de  .Saint- 
Omer.  —  M.  le  IP  Jules  Keibel, 
vice-président  de  l’Association  des 
médecins  de  Meurthe-et-Moselle. 


COURS  —  CONGRÈS 


Clinique  médicale  de  l’Hôtel-Dleu. 

—  Professeur  Gilbert.  —  Samedi 
22  avril.  Il  n’y  a  pas  de  leçon.  — 
Samedi  29  avril,  à  10  h.  1/2.  Leçon 
clinique  sur  un  cas  d'icUre  chronique 
splénomégaliquc.  — •  Des  mercredis, 
à  10  h.  1/2,  présentation  de  malades, 
liédaction  et  correction  d'ordonnances. 

22  Aoril,  à  10  heures  1/2.  — 
Clinique  de  médecine  infantile. 
Hôpital  des  enfants  malades.  — 

M,  le  D^Nobécoutt,  professeur  agrégé. 

—  Traitement  des  cardiopathies, 

A  4  heures.  —  M.  le  D^  Voisin.  — 

Diagnostic  des  tumeurs  cérébrales. 

24  Aorll,  à  4  heures.  —  M.  le 
D'  Paisseau.  —  Hypertrophie  du 
thymus.  —  Myxœdème. 

A  5  heures.  —  M.  le  D'  Lemaire. 

—  Troubles  digestifs  des  nourrissons. 

25  Aoril,  à  10  h.  1/2,  —  M.  le 
Dr  Darré.  —  Traitement  de  la 
diphtérie. 

A  4  heures.  —  M.  le  Dr  Lemaire. 

—  Traitement  des  troubles  digestifs 
des  nourrissons. 

25  Aoril,  à  3  heures.  —  Clinique 
ophtalmologique  de  l’Hotel- 
Dieu,  —  M.  le  pr  De  Lapersonne 
et  MM.  Weiss,  Terrien,  professeurs 
agrégés,  Cerise,  Contela,  ,  Oellé, 
chefs  de  clinique  et  de  laboratoire. 

—  Cours  de  technique  ophtalmolo¬ 
gique.  (Tous  les  jours  pendant  six 
semaines.) 

25  Aorll,  à  4  heures.  —  Faculté 


DE  médecine  (cours  libre).  —  M.  le 
Dr  Léopold  Lévi.  —  La  petite 
insuffisance  thyroïdienne  et  son  trai¬ 
tement  (mardis  et  samedis). 

25  Aorll,  à  4  heures.  —  Faculté 
DE  MÉDECINE  DE  PARIS.  —  M.  le 
Dr  Ombredanne,  professeur  agrégé. 

—  Quinze  conférences  sur  la  chirurgie 
infantile. 

26  Aoril,  à  3  h.  1/2.  —  Labora¬ 
toire  d’anatomie  patiiologiqufi 
du  professeur  Marie,  a  la  faculté 
DE  médecine.  —  M.  le  Dr  flougerot 
professeur  agrégé.  —  Les  méthodes 
de  diagnostic  bactériologique  appli¬ 
quées  à  la  clinique.  —  Démonstra¬ 
tions  de  technique  bactériologique. 
(Des  lundis  mercredis,  v'endredis.) 

26  Aorll,  à  6  heures.  —  Faculté 
DE  MÉDECINE  (cours  libre).  —  M. 
le  Dr  Foveau  do  CourmeUes.  — 
Electrothérapie  et  électrophysiologie. 
Radio  et  radiumthérapie.  Radiologie, 
Photothérapic.  Radiations  nouvelles 
(tous  les  mercredis). 

2J  Aorll,  à  4  heures.  —  Faculté 
DE  MÉDECINE  (cours  libre).  —  M.  le 
Dr  Facez.  —  La  Psychopathie  du 
tube  digestif  (tous  les  jeudis). 

27  Aorll,  à  10  h.  1/2.  —  Cliniquk 

DE  MÉDECINE  INFANTILE.  HOPITAL  DES 
ENFANTS  MALADES.  —  JI.  Ic  Dr  Dallé. 

—  Scarlatine, 

A  4  heures.  —  M.  le  D'  Voisin.  — 
Hémiplégie  et  syndrome  de  Little. 

29  Aoril,  à  4  h.  1/2.  —  Clinique 


DES  MALADIES  NERVEUSES.  —  HOS¬ 
PICE  DE  LA  SALPÊTRIÈRE.  —  M.  le 
professeur  Dejerine.  —  Cours  com¬ 
plémentaire  et  pratique  de  neuro¬ 
logie  (tous  les  jours). 

25  Aorll,  il  4  heures.  - — ■  Hôpital 

DES  ENFANTS  MALADES.  —  M.  le 
Dr  Tixier.  —  Chorée.  Epilepsie. 

A  5  heures.  —  M.  le  Dr  Darré.  — 
Rougeole. 

29  Aorll,  à  10  h.  1/2.  —  Hôpital 
DE  L-A  Pitié.  —  I,e  Dr  Babinski  re¬ 
prendra  .ses  conférences  cliniques 
sur  les  maladies  du  .système  nerveux 
et  les  continuera  les  samedis  sui¬ 
vants'  i\  la  même  heure. 

/rr  Uai,  à  8  h.  1/2.  —  Réunion 
de  la  Société  française  d’ophtalmologie. 
—  Rapport  du  Pr  RollET  sur  la 
tuberculose  des  voies  lacrymales. 

8  Mai.  —  P.ARis.  —  Congrès  fran¬ 
çais  d’oto-rhino-laryngologie  (séance 
annuelle  de  la  Société  française  d’oto- 
rhino-laryngologie.  --  Ce  congrès  se 
tiendra  à  l’hôte!  des  Société.s  .sa¬ 
vantes,  6,  rue  Daiitmi,  ilu  S  au 
1 1  mai,  sous  la  pré.sidence  des 
Dr»  JlAiiu  et  Kscat.  De  secrétaire 
général  est  le  Dr  DEPIERRIS. 

Questions  èi  l’ordre  du  jour  : 

Complications  de  l'adénotomie.  — 
Rapporteurs  ;  JIM.  les  D’»  Kauf- 
iiiaiiii  et  Grossard. 

Complications  post-opératoires  de 
la  sinusite  Irontale.  ■—  Rapporteurs  : 
MM.  les  Dr-  Sieur  et  Rouvillois. 


LIBRAIRIE  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue  Hautefeuille,  à  Paris 


Bibliothèque  de  Thérapeutique 

PUBLIÉE  SOUS  LA  DIRECTION  DE 

A.  GILBERT  &  P  CARNOT 

_  Professeur  de  clinique  Proiesseur  agrégé  de  thérapeutique 


Rentes,  dans  lcs<|uelles  sont  étiuliés  les  agents  thérapeutioues,  les  médications,  les  traitements.  Chaque  série 
eoniiirend  un  certain  nombre  de  volumes,  indépendants  les  uns  des  autres  et  paraissant  en  ordre  dispersé,  mais  dont 
la  place  est  nettement  déterminée  dans  le  plan  d’ensemble  de  l’ouvrage. 

La  première  Série  est  relative  aux  agents  thérapeutiques.  Elle  comprend,  comme  introduction  générale, 
r.rlr/ f/r puis  l’étude  des  Techniques  thérapeutiques  médicales  et  chirurgicales. 

L’étude  des  Agents  physiques  a  pris  un  développement  considérable.  Les  diverses  branches  delà  Physiothérapie 
offrent  au  Praticien  une  série  de  ressources  nouvelles.  Qu’il  s’agisse  de  Kinésithérapie,  de  Massage,  A' Hydrothérapie, 
ATîlectrothérapie,  de  liadiothérapie,  etc.,  tout  médecin  doit  savoir  appliquer,  lui-même,  les  méthodes  usuelles. 

L’étude  des  Médicaments  chimiques  a  fait,  elle  aussi,  de  grands  progrès.  Les  Médicaments  minéraux  ont  récem¬ 
ment  revêtu  des  formes  nouvelles  (combinai.sons  organiques,  métaux  colloïdaux),  douées  de  nouvelles  propriétés  théra- 
I)cutit]ues.  Quant  aux  Médicaments  organiques,  leur  nombre  s’accroît  tous  les  jours.  Si  les  Médicaments  d'origine  végé¬ 
tale  sont,  de  plus  en  plus,  obtenus  par  synthèse,  de  nouvelles  plantes  entrent,  à  leur  tour,  dans  la  matière  médicale. 

Les  Médicaments  d'origine  animale,  ioit  employés  jadis,  puis  fort  oubliés,  sont  de  nouveau  étudiés.  L'Opothérapie 
utilise  des  ]îroduit.s  fabriqués  par  l’organisme  même  et  supplée  à  l’insuffisance  glandulaire,  en  fournissant  artificiellement 
au  malade  les  substances  qu'd  ne  fabrique  plus.  C’e.st  la  base  de  la  Thérapeutique  de  demain. 

Les  Médicaments  d'origine  microbienne  ont  métamorphosé  le  traitement  et  la  projihylaxie  des  maladies  infectieuses. 
Ils  peuvent  conférer  une  iminunité  active  grâce  aux  méthodes  de  Vaccination,  ou  passive  grâce  aux  méthodes  de 
Sérothérapie.  On  peut  aussi  faire  de  la  Bactériothérapie,  en  opposant  aux  microbes  nocifs'  d’autres  microbes,  dont  le 
développement  gêne  celui  des  premiers. 

L'étude  des  Agents  Thénipeii tiques  comprend  encore  la  Crénothérapie  (Eaux  minérales),  la  Thalassothérapie 
(Uains  de  mer)  et  la  Climatothérapie.  L’étude  des  Régimes  alimentaires  s’est  beaucoup  précisée  :  le  régime,  scientifi¬ 
quement  établi,  lait,  de  plus  en  plus,  partie  de  l’ordonnance  et  du  traitement. 

Enfin  l’étude  des  Agents  Psychiques,  la  Psychothérapie  a  pris,  elle  aussi,  une  grande  importance. 

La  deuxième  Série  de  la  Bibliothèque  de  Thérapeutique  es.t  relative  à  l’étude  des  médications. 

litant  donné  un  symptôme  clinique,  le  premier  problème  thérapeutique  qui  se  pose  est  de  savoir  si  l’on  doit  agir 
sur  lui,  le  favori.ser  ou  le  combattre.  En  second  lieu,  pour  ou  contre  un  symptôme  donné,  on  peut  utiliser  plusieurs 
méthocies  thérapeutiques.  Chacune  a  ses  indications  et  ses  contre-indications. 

On  voit,  par  là,  toute  l’importance  priitique  que  présente  l’étude  des  Médications  Symptomatiques. 

La  troisième  Série  comprend  Tétude  des  traitements. 

Le  Traitement  d’une  Maladie,  lorsqu’il  n’est  pas  pathogénique,  est  fait,  le  plus  souvent,  de  la  juxtaposition  d’une 
série  cio  Médications  symptoniatiipies.  11  devra  se  modifier  incessamment,  en  se  modelant  sur  la  marche  même  de 
l’ailection.  Beaucoup  de  traitements  sont  devenus  médico-chirurgicaux.  La  partie  médicale  a  donc  été  complétée 
par  une  partie  chirurgicale,  de  telle  sorte  que  l’on  puisse  envisager,  sous  leurs  différentes  faces,  les  multiples  traite¬ 
ments  d'une  même  maladie.  C’est  dans  cet  esprit  qu’une  série  de  volumes  sont  consacrés  aux  'Traitements  des 
Maladies  Générales  (Infections,  Intoxications,  Maladies  de  la  Nutrition),  des  Maladies  de  chaque  ogrgane  (Maladies 
nerveuses,  digestives,  circulatoires,  pulmonaires,  génito-urinaires),  ainsi  que  des  Spécialités  (Maladies  cutanées  et 
vénériennes  ;  Maladies  de  la  bouche,  du  nez,  du  larynx,  des_ oreilles  et  des  yeux). 


Série.  -  LES  AGENTS  THÉRAPEUTIQUES 

L’Art  de  Formuler,  par  le  professeur  Gii-bert.  i  vol.  8  fr. 
Technique  thérapeutique  médicale,  par  le  U'  Milian.  i  vnl. 

•  Technique  thérapeutique  chirurgicale,  par  les  D"  Pauciiet 
et  Üucroquet.  i  vol.  15  fr. 

Physiothérapie. 

*  Electrothérapie,  par  le.  D'  Nogier.  ï  vol.  10  fr. 
Radiothérapie,  Radiumihérapie,  Photothérapie,  par  les  B'* 

Oudin  et  Zimmkrn.  i  vol. 

*  Kinésithérapie  1  Massage,  Gymnastique,  par  les  D”  P.  Car¬ 
not,  Bagron,  BucRoQurT,  Naoeotie,  Cautru,  Bou- 
rcart.  I  vol.  12  fr. 

*  Mécanothérapie,  Jeux  et  .Sports,  Hydrothérapie,  par  les 
B”  l'RAIKIN.  DE  CaRDENAI..  CoNSTENSOUX,  TiSSIÊ, 
Beuagenière,  Pariset,  1  vol.  8  fr. 

•  Crénothérapie  (Eaux  minérales).  Thalassothérapie,  Cil- 
mathothéraple,  jiar  les  professeurs  Landouzy  Gautier, 
Moureu,  11e  Launay,  les  B"  Heitz,  Lamarque,  Lalesque, 
P.  Carnot,  i  vol.  14  fr. 

Médicaments  chimiques  et  végétaux,  par  le  P'  Pic  et  le 

•  Br  Imbert.  2  vol. 

•  Opothérapie  par  le  Br  P.  Carnot,  i  vol,  12  fr. 

•  Médicaments  microbiens  (Bactériothérapie,  Vaccinations, 
Sérothérapie),  par  Metchnikofk,  .Sacquépée,  Remeiniser, 
Louis  Martin,  V.ui.i,ard. Hopter,  Besredka,  Saumbeni, 
Wassermann.  Bujardin-Beaumetz,  C'aemette.  i  vol.  8  fr. 

•  Régimes  alimentaires,  par  le  D'  .Marcel  Labbé.  i  vol.  12  fr. 
Psychothérapie,  par  le  prof.  Bejekine  et  le  D' André  Thomas. 


2-’  Série.  -  LES  MÉDICATIONS . 

•  Médications  générales,  par  les  B«  Bouchard,  H.  Rorer, 

Saiiuuravd,  Saiirazés,  I.AN01.01S,  Berronié.  Pinard, 

Apert,  Maurel,  Rauzier,  P.  Carnot,  P.  Marie,  Clunet, 

Les  volumes  parus  sont  préoédés  d’un  astérisque. 


Lépine,  Pouchet,  Balthazard,  a.  Robin  et  Coyon, 
Chaupfard,  Widal  et  Lemierre.  i  vol.  14  fr. 

Médications  symptomatiques  (Mal,  nerv.,  resp.,  circulât,), 
par  J.  Lépine,  Sicard,  Guillain,  M.  de  Fleury,  Méné¬ 
trier,  Mayor.  i  vol. 

Médications  symptomatiques  (Mal.  digest.  hépat.,  rénales, 
génit,  et  cutanées),  par  Gilbert,  Castaigne,  Jacquet  et 
M.  Ferrand,  i  vol. 

3«  Série.  -  LES  TRAITEMENTS 

Thérapeutique  des  Maladies  infectieuses,  par  les  D'*  Nobé- 
COURT,  Noc,  Marcel  Garnier,  ï  vol. 

Thérapeutique  des  Maladies  de  la  Nutrition  et  Intoxlca 
tlons,  pat  les  B'*  Lereboullet,  Lœper,  i  vol. 

Thérapeutique  des  Maladies  nerveuses,  par  les  D'»  Claude, 
I.EjoNNE,  DE  .Martel,  i  vol. 

*  Thérapeutique  des  Maladies  respiratoires  et  Tuber¬ 
culose,  par  les  B”  IIirtz,  Rist,  Ribadeau-Bumas,  Kuss, 
Tuffier,  Martin,  i  vol,  14  fr. 

Thérapeutique  des  Alaladies  circulatoires  (Cteur,  Vaisseaux, 
.Sang),  parlesIF'JosuÉ,  Vaquez  et  Aubertin,  Wiart,  i  vol. 

Thérapeutique  des  Maladies  digestives.  Foie.  Pancréas, 
par  les  B'»  P.  Carnot,  Combe,  Lecéne.  i  vol. 

*  Thérapeutique  des  Maladies  urinaires  (Reins,  Voies 
urinaires.  Appareil  génital  de  t homme),  p.ar  les  B“  Acuard, 
Marion,  Paisseau.  12  fr. 

Thérapeutique  gynécologique  et  obstétricale,  par  les 
B'*  Brindeau  et  Jeannin.  i  vol. 

*  Thérapeutique  des  Maladies  cutanées  et  vénériennes, 
pat  les  B”  Audry,  Burand,  Nicolas,  i  vol.  la  fr. 

Thérapeutique  osseuse  et  articulaire,  par  les  IF*  Huciiakd, 
PlATOT,  MoUCIIKT,  MaRFAN,  I  Vol. 

Thérapeutique  des  Maladies  des  Yeux,  des  Oreilles,  du  Ne/., 
du  Larynx,  de  la  Bouche,  des  Dents,  par  les  D“  Büfoy- 
Butemps,  Etienne  Lombard,  M.  Roy,  i  vol. 


SOMMAIRE  : 


Dopter . —  La  lièvre  de  trois  jours  ou  la  lièvre  à  pappatacis . .  . .  .  499 

Lesieur  et  P.  Privey.  —  De  l’albumoptysie .  504 

Parisey . —  Direction  de  la  cure  hydrothérapique  des  cardiaques .  5io 

Actualités  médicales.  —  Les  dérivés  salicyliques  inodores  pour  l’usage  externe.  —  Péritonite  partielle  par  sta¬ 
gnation  fécale.  —  Sur  l’état  mental  consécutif  à  la  compression  des  lobes  frontaux  du  cerveau.  —  Les  épithé- 

liomas  kystiques  de  la  glande  mammaire.  —  Les  frottements  sous-scapulaires .  Siq 

Sociétés  savantes....  —  Académie  des  sciences.  —  Académie  de  médecine.  —  Société  de  neurologie .  Siy 

La  Vie  médicale  a  l’Étranüeb,  par  le  D'  Henry . .  5i8 

Libres  propos  :  Le  danger  des  compétences,  par  le  IV  Linossier .  111 

Chronique  médico-littéraire  :  Cinq  semaines  en  EKvpte,  par  le  D^  André  Castex .  V  à  XI 

Art  et  médecine  ■.  Lilotel-Dieu  de  lieaune... .  Xlll 

I.a  médecine  humoristique,  par  Daumier  {(.otlectwn  llartmann\ . .  XVII 

Diététique  :  Régime  des  enlants  arthritiques .  .  XIX 

Formules  thérapeutiques  :  Stomatites .  .  .  XIX 

Chronique  des  livres  :  Les  arvthmies,  par  le  D'  Vaquez.  —  Revue  des  médicaments  nouveaux,  par 

le  D>'  Crinon . XXI 

Intérêts  professionnels .  XXI 

Nouvelles.: . XXIII 

La  vie  médicale .  . . .  .  .  .  X.XV 

Cours,  —  Congrès.  —  Thèses  de  la  Faculté  de  Paris .  XXVII 


Asthme,  Emphysème 
Maladies  du  cœur 
Angine  de  Poitrine 
Affections  rénales 
Hydropisies 


EUPNINE  VERNADE 

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Pas  d'intolérance  ni  ü' Accidents  d'iedisme 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 


PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  i®*'  de  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  (z®’'  Décembre  au  3o  Novembre)  :  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois  :  1  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 
Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Tous  les  autres  numéros  ont  Se  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 

ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX 


Janvier _ —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber¬ 

culose. 

Février. ...  —  Physiothérapie  ;  —  physiodiagnostic. 

Mars .  ^  Dermatologie; — syphilis;— maladies véné- 

,  riennes. 

Avril _ ’. .  —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladies 

des  reins  et  des  voies  urinaires. 

Mal.. . —  Maladies  de  la  nutrition;  —  Eaux  miné¬ 

rales,  climatothérapie  ;  —  diététique. 

Juin .  —  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du  foie. 


Juillet . —  Maladies  du  cœur,  du  sang,  des  vaisseaux. 

Août .  —  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in¬ 

fectieuses. 

Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 
larynx  ;  —  des  yeux  ;  des  dents. 

Octobre..,.  —  Maladies  nerveuses  et  mentales;  —  méde¬ 
cine  légale. 

Novembre .  —  Thérapeutique. 

Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles;  —  Pué¬ 
riculture. 


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Le  Succès  de  nos  Prîmes  est  tel,  que  nous  avons  décidé  de  les  continuer. 

Les  abonnés  d’une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  5  fois 
le  prix  de  l'abonnement,  primes  vai'iées  à  choisir  dans  l’ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

I.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  à  ces  cinq  primes)  : 

I»  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
Bi-tcyuii,  Instruments  de  chirurgie,  25,  rue  Cujas,  à  Paris. 

2°  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emii.e 
Dupont  tils,  G.  iMATmKn.fils  et  C'»,  Mobilier  médical,  chirurgical  pour  malades  et  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  y,  rue  Cujas,  à  Paris. 

3“  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  loo  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne.  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
2g,  rue  Cotte,  à  Paris. 

Bons  de  remboursement  de  six  fr.  sur  un  achat  de  vingt-cinq  fr.  ou  de  douze  fr.  sur  un  achat 
de  5o  fr.  de  livres  édités  par  la  librairie  J.-IJ.  B.mm.ikrk  et  ku.s,  ig,  rue  Hautefeuillc,  Paris. 

5°  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
CouDRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut 
joindre  au  prix  de  l’abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port). 

II.  Primes  offertes  en  outre  aux  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  à  une  seule  de  ces  treize  primes)  : 

1°  Règles  plates  en  glace  de  Saint-Gobain  verre  rouge  à  base  de  sels  d'or  (valeur  6  francs) 
offertes  par  l’Urascptine  Rogier  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéol  du  D' Boucart 
(ces  deu.K  primes  ensemble). 


.JO  Trousses  de  poche  pour  l’a 


e  des  urines,  offertes  par  la  Dosurinp;, 


O  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison  David,  6g,  avenue  des  Ternes, 
i"  Appareils  Talisman,  pour  injections  vaginales,  offerts  par  la  Société  nu  Tai.isman,  Place  des 
Barricades  à  Bru.xelles  (valeur,  12  fr.  50  .  (Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut  joindre  au 
prix  de  l'abonnement  la  somme  de  2  fr.  .^o,  plus  5o  centimes  pour  le  port.) 

O  Un  colis-postal  de  1 5  rosiers  de  la  maison  Ge.men  et  Bourg,  de  Luxembourg.  (Joindre  i  fr.  5o 
pour  l'emballage  et  le  port  du  colis  des  rosiers). 

O  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  légumes  (25  variétés)  offertes  par  la  maison  L.  Clause,  à 
Brétigny-sur-Orge.  Joindre  1  fr.  pour  l'emballape  et  le  port. 

O  Bons  de  remboursement  de  6  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Sachet,  papeterie  médicale, 
2g,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

0  Boris  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d’ins¬ 
truments  de  chirurgie,  1 13,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris. 

•>  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Cogit  et  C*'', 
Appareils  de  précision,  36,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

'■  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  l’achat  d’une  montre  médicale  (75  francs, 
ou  90  francs)  de  la  maison  Auricoste,  horloger,  10.  rue  La  Boétie,  à  Paris. 

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oyer  avec  le  montant  de  l'abonnement  la  liste  des  primes  dans  l'ordre  de  préférence.  — 
■e  .5o  centimes  pour  les  J'rais  d'expédition  de  chacune  des  primes.  —  Les  primes  seront 
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LE  DANGER  DES  COMPÉTENCES 

—  Certainement,  me  dit  mon  ami  X...,  votre 
libre  propos  du  i8  mars  était  justifié.  En  publiant 
à  VOfficiel  un  décret  réformant  les  études  médicales, 
et  en  se  refusant  d’autre  part  à  réclamer  du  Parle¬ 
ment  les  crédits  indispensables  à  son  exécution,  le 
ministre  de  l’Instruction  publique  s’est  moqué  des 
Facultés  de  médecine,  et  je  conçois  qu’elles  en  aient 
ressenti  quelque  mauvaise  humeur.  Pour  ma  part, 
je  me  console  aisément  de  l’aventure  :  le  décret 
de  igog  n’apportait  en  somme  que  des  améliorations 
médiocres,  et  nous  n’en  avions  pas  en  réalité  pour 
l’argent  qu’il  aurait  coûté.  \’ous  ne  me  démentirez 
pas,  puisque  l’Association  des  membres  du  corps 
enseignant  des  Facultés  de  médecine  a  consacré  sa 
dernière  réunion  à  étudier  les  modifications  à  appor¬ 
ter  au  dit  décret  pour  le  rendre  poiîsible  ;  de  l’avis 
de  tous,  il  était  absolument  inapplicable.  Son 
moindre  défaut  était  de  créer  tant  d’examens  au 
cours  des  études  (27  à  d’après  les  calculs  de 
Regaud),  que  les  professeurs  n’eussent  plus  eu  de 
temps  que  pour  interroger,  les  élèves  pour  répondre, 
et  qu’il  ne  fût  pas  resté  une  minute  aux  premiers 
pour  enseigner,  aux  seconds  pour  s’instniire.  On 
eût  dû  même  créer  un  persoimer spécial,  exclusive¬ 
ment  pour  faire  passer  des  examens.,..  Vous  devriez 
bien,  ajouta-t-il,  nous  expliquer  un’  jour,  pourquoi 
dans  les  trois  ordres  d’enseignement,  les  révisions 
de  progranunes,  toujours  confiées  à  des  hommes 
compétents,  et  individuellement  intelligents,  abou¬ 
tissent  le  plus  souvent  à  de  si  pitoyables  réformes, 
que  l'on  doit  s’estimer  bien  heureux,  après  leur  réali¬ 
sation,  si  l’on  n’a  pas  à  regretter  le  passé. 

—  Éh,  précisément,  lui  répondis-je,  voilà  le  mal  ! 
C’est  que  l’on  a  la  manie  de  faire  appel  aux  hommes 
compétents  I 

—  Vous  êtes  paradoxal  ! 

—  J’exècre  le  paradoxe;  ce  n’est  pas  ma  faute  .si 
la  vérité  en  affecte  quelquefois  les  allures.  Dans  le 
cas  présent,  réllécliissez  un  peu,  et  vous  vous  ronge¬ 
rez  à  mon  avis. 

Quand  il  s’agit  de  réformer  les  études  médicales 
(et  s’il  s’agissait  d’enseignement  primaire  ou  secon¬ 
daire,  ce  serait  exactement  la  même  chose),  011  com¬ 
mence  iiar  réimir  une  conmiission,  et  on  y  appelle 
soigneusement  toutes  les  spécialités,  ou,  si  vous  pré¬ 
férez,  toutes  les  compétences.  Alors  se  joue  au  natu¬ 
rel  la  scène  première  du  Bourgeois  gentilhomme. 
Chacun  exalte  sa  science.  I,e  chimiste  déclare  que, 
si  l’on  ne  sait  pas  la  constitution  de  l’antiiTyrine,  on 
est  incapable  de  calmer  une  migraine  ;  le  phy.sicien 
n’admet  pas  qu’on  puisse  regarder  dans  un  micros¬ 
cope,  sans  être  à  même  de  de.ssiner’la  marche  des 
rayons  lumineux  ;  le  naturaliste,  que  l’on  sache  faire 
évacuer  un  ténia,  si  ou  ignore  la  di.spo’sition  de  ses 
organes  génitaiix  ;  le  bactériologiste  que  l’on  o.se 
parler  de  tuberculose,  sans  comuiître  l’aspect  des 
cultures  du  bacille  de  Koch....  Je  pourrais  pour¬ 
suivre  longtemps  encore  cette  énumération  !  A  chacun 
on  cède  une  partie  au  moins  de  ce  (ju’il  réclame,  par 
courtoisie  d’abord,  puis  dans  la  pensée  secrète  d’obte¬ 
nir  à  son  tour,  de  ses  collègues  satisfaits,  la  satisfac¬ 
tion  de  ses  propres  désirs,  et  les  programmes  s’enflent 
démesurément. 


Notez  qu’en  principe  tout  le  monde  a  raison, 
qu’aucune  des  comiaissauces  que  l’on  veut  imposer 
aux  étudiants  n’est  inutile.  Bien  heureux  serait  le 
médecin  qui  pourrait  les  posséder  toutes!  I,e  mal¬ 
heur  est  que  le  temp;  des  études  et  la  capacité 
d’absorption  des  cerveaux  sont  limités.  Aussi, 
quand  les  «  compétents  >  se  sont  arraché  les  heures 
disponibles  des  étudiants,  s’aperçoit-on  qu’après 
cinq  ans  d’études,  de  cours,  de  travaux  pratiques, 
de  stages,  et  d’examens,  les  futurs  médecins  sau¬ 
ront  —  ou  croiront  savoir  —  des  bribes  d’anatomie, 
de  physiologie,  d’hi.stologie,  de  chimie,  de  physique, 
de  pharmacologie,  de  bactériologie,  de  .parasito¬ 
logie...  il  n’y  a  que  la  médecine  dont  ils  n’auront  pas 
eu  le  temps  de  s’occuper.  Il  est  vrai  qu  ils  pourront 
l’étudier  sur  leurs  premiers  clients  I 

—  Mais,  du  moment  que  vous  récusez  les  compé¬ 
tences,  qui  introduiriez-vous  dans  la  commission 
des  réformes,  si  vous  étiez  ministre? 

—  Pas  de  suppositions  désobligeantes,  je  vous  en 
prie  !  Si  j’avais  le  malheur  d’être  ministre,  je  iib 
réunirais  pas  de  commission,  parce  que  mon  expé¬ 
rience  m’a  appris  que  les  commis.sions  de  plus  d’un 
membre  font  rarement  de  la  bonne  besogne.  Quand 
elles  paraissent  en  avoir  fait,  c’e.st,  le  plus  souvent, 
parce  que  le  rapporteur  seul  a  travaillé,  J  e  me  gar¬ 
derais  aussi  de  consulter  sur  chaque  programme 
partiel,  les  «  compétents  »,  c’est-à-dire  le  chimiste 
sur  la  chimie,  le  piiy.sicien  sur  la  physique,  etc. 
Je  chargerais  un  homme  intelligent  de  faire  une 
enquête  auprès  de  quelques  cliniciens  d’une  valeur 
et  d’un  bon  sens  indiscutés.  Bien  entendu,  je  ne 
m’adresserais  pas  à  ceux  qui,  résistant  à  l’évolution 
moderne,  affectent  de  croire  à  un  antagonisme  entre 
la  clinique  et  le  laboratoire,  mais  à  ceux  qui  savent 
apprécier  les  services  rendus  à  la  médecine  par  les 
sciences  dites  accessoires,  qui  utilisent  et  provoquent 
au  besoin  leur  concours.  A  ceux-là  je  ferais  poser  la 
question  suivante  :  ^<  Dans  l’exercice  de  la  jjrofession 
médicale,  quelles  sont  les  notions  des  diverses 
sciences  que  vous  avez  été  heureux  de  posséder? 
Quelles  sont  celles  que  vous  avez  regretté  parfois  de 
ne  pas  avoir  ?  Par  contre,  quelles  sont  les  connais¬ 
sances,  acqxdses  au  cours  de  vos  études,  que  vous 
avez  oubliées  sans  regret  ?  »  1  ’aurais,  je  crois,  beau¬ 
coup  de  chances,  pour  que  cette  enquête  m’indiquât 
précisément  la  somme  de  chacune  des  sciences  indis¬ 
pensables  au  médecin  ! 

Je  ferais  appel  alors  aux  .spécialistes,  pour  les 
prier  de  retoucher  et  de  mettre  d’aplomb  le  pro¬ 
gramme  ainsi  esquissé  ;  mais  je  ne  leur  penuettrais 
pas  de  le  développer  ;  ils  en  savent  trop,  et,  quand 
ils  croiront  avoir  réduit  leurs  exigences  au  strict 
minimum,  elles  .seront  encore  excessives  pour  un 
.simple  médecin.  Je  coiustituerais  ainsi  un  plan 
d’études  médicales  modeste,  mais  iipplicable,  dont 
les  élèves  d’élite  pourraient  à  leur  gré  développer 
telle  ou  telle  partie. 

Quant  aux  axitres,  ils  ne  deviendraient  sans  doute 
pas  des  savants  dans  le  sens  encyclopédique,  mais 
ils  auraient  le  temps  d’apprendre  un  peu  plus 
de  médecine,  et  ce  ne  serait  peut-être  pas  si 
fâcheux. 

O.  DiNüSSiita. 


_  V  - 


CHRONIQUE  MÊDICO-LITTÊRAIRE 


CINGL  SEMAINES  EN  ÉGYPTE 

Par  le  D'  Andriî  Castex 

Dans  le  train  (jui  récemment  nie  ramenait  à  Paris,  au 
retour  d’uii  rapide  voyage  en  Égypte,  je  revoyais  en 
pensée  l'éblouissant  soleil  qui  dore  les  pyramides,  et  la 
foule  bariolée  des  rues  du  Caire,  et  les  temples  fastueux 
des  Pharaons... 


Colonne  c'e  Pompée  et  sphinx  d'.Mexandric. 

'Devais-je  écrire  nies  impressions  sur  l’Égypte?  Quand 
j’y  ai  passé  en  touriste  bleu  plus  qu’en  médecin,  quand 
les  Maspéro,  les  Anatole  France,  les  Loti,  sans  oublier 
les  Bœdecker  et  les  Joanne,  ont  dit  de  façons  si  diverses 
ce  qui  peut  intéresser. 

J’hésitais;  mais  je  me  suis  décidé,  en  me  souvenant 
de  m’être  arrêté  parfois,  au  cours  de  lectures  scienti¬ 
fiques,  à  tel  article  de  fantaisie  que  donnait  un  journal 
de  médecine. 

Le  voyage  est  décidé.  Quel  est  le  meilleur  itinéraire? 

On  vous  dira  :  «  Passez  par  Marseille  ».  Mais  il  y  a  les 
risques  de  la  mer  Tyrrhénienne,  souvent  inclémente. 

Un  autre  préfère  gagner  Trieste  pour  descendre  l’Adria- 

'Ij’ai  choisi  le' moyen  terme,  en  passant  par  Brindisi. 
Le  voyage  est  un  peu  plus  court.  'Vous  pouvez  vous  en 
rendre  compte  en  voyant  laTigne  presque  droite  qui,  par 
l’Italie,  va  de  Paris  à  Alexandrie.  Le  trajet  d’ailleurs  est 
des  plus  intéressant  :  Milan,  Bologne  où  l’on  peut  faire 
une  halte,  la  rive  occidentale  de  l’Adriatique. 

A  Brindisi,  vous  avez  le  choix  entre  deux  lignes  mari¬ 
times  confortables  ;  la  Navigation  Italienne  et  le  Lloyd 
Autrichien.  C’est  sur  un  bateau  de  cette  deuxième  com¬ 
pagnie  que  j’ai  pris  place. 

Éxccllente  traversée.  Lorsque  la  mer  est  calme,  rien 
n’est  reposant  comme  ces  journées  à  bord  d’un  grand 
steamer.  Que  de  souvenirs  évoquent  les  îles  de  la  mer 
Ionienne.  Vous  passez  devant  Zante  où  vint  mourir 
notre  André  Vésale,  devant  Céphalonie,  patrie  de  Panas, 
devant  Navarin,  Ithaque  qui  nous  apparaît  aujourd’hui 
comme  une  île  déserte. 

Après  deux  journées  et  trois  nuits,  on  aborde  à  Alexan¬ 
drie.  Je  vous  souhaite  d’y  arriver  au  matin.  Vous  y  verrez 
une  aurore  prestigieuse.  A  l’horizon,  du  bleu  pille,  de 
l’orangé,  toutes  les  merveilles  de  l’arc-en-ciel.  C'e.st  le 
premier  sourire  de  l’Orient. 

Deux  jours  suffisent  pour  voir  la  Marseille  du  levant. 
L’hôpital  grec  et  l’hôpital  allemand  méritent  surtout 
une  visite.  Ne  manquez  pas  d’aller  à  Ramleli,  belle  plage 
où  se  rencontre,  en  été,  la  haute  société  alexandrine  et 
cairote,  et  qui  est  encadrée  de  jolies  villas.  Visitez  le 
musée.  Vous  y  verrez  nombre  de  momies  dans  leur  sarco¬ 
phage,  une  belle  statue  de  Ramsès  II,  qui  porte  sur  le 
socle  un  profil  de  sa  fille  Hout-Ma-Ba,  vieille  connaissance 
de  notre  prime  jeunesse.  Cu  nous  la  nommait  plus  sim¬ 
plement  «  la  fille  de  Pharaon  ».  C’est  celle  qui  aurait 
sauvé  des  eaux  Moïse,  exposé  sur  le  Nil.  Vous  y  verrez 


encore  un  joli  buste  d’Alexandre  le  Grand,  à  contours 
émoussés  comme  certains  bustes  modernes  et  qu’on 
attribue  à  Lysippe,  sou  sculpteur  préféré. 

Consacrez  quelques  heures  aux  catacombes  qui  con¬ 
tiennent  de  beaux  caveaux.  Tout  à  côté  est  la  colonne 
de  l’ompée.  Klle  domine  tout  le  panorama.  Sur  le  large 
chapiteau  qui  la  couronne,  le  général  Bonaparte,  dit-on, 
aurait  fait  un  déjeuner  en  compagnie  de  scs  officiers. 

J’ai  dit:  deux  jours  pour  Alexandrie,  mais  à  la  condi¬ 
tion  que  vous  résisterez  aux  invitations  aimables  des 
Alexandrins  qui,  très  bienveillants  pour  les  Français, 
s’ingénient  fi  les  retenir. 

D’Alexandrie  au  Caire  —  trois  heures  vingt  minutes 
de  chemin  de  fer  -  le  trajet  n’offre  guère  de  sites  inté¬ 
ressants,  mais  on  voit  passer  à  proximité  de  la  ligne  de 
nombreuses  files  de  chameaux  compassés,  des  fellahs 
trottinant  sur  la  croupe  de  leurs  vaillants  petits,  ânes. 
Devant  vous  s’étendent  les  plaines  fertilisées  par  le  Nil 
dont  vous  traversez  successivement  les  deux  bras.  Le 
mouvemeut  de  la  population  dans  les  gares  est  tout  à 
fait  divertissant. 

Ah  !  les  bons  moments  passés  en  flânerie  dans  les 
rues  du  Caire,  dans  les  Sharia  el  Mouski,  ou  Mohammed 
Ali  :  petites  boutiques  creusées  au  rez-de-chaussée  de 
vieilles  maisons  :  bijoutiers,  parfumeurs,  libraires,  frui¬ 
tiers,  tourneurs  travaillant  à  la  fois  de  leurs  doigts  et  de 
leurs  orteils,  blanchisseurs  du  sexe  masculin  qui  s’ar¬ 
rogent  le  droit  de  repasser  jupons  et  chemises,  femmes 
voilées  à  la  démarche  traînante. 

_^Sans  vous  fatiguer,  assis  sur  la  terrasse  de  votre 
hôtel,  vous  verrez  passer  les  cortèges  des  pieux  Musul¬ 
mans,  revenant  du  Caire.  C’est  d’abord  une  musique  où 
les  tambourins  dominent,  puis  le  pèlerin  dans  un  palan¬ 
quin  que  supportent  deux  chameaux,  vient  après  le  groupe 

Ne  soyez  pas  surpris  si,  sur  les  trottoirs,  on  vous  donne 
du  «  Monsieur  le  comte  »  ou  «  Monsieur  le  baron  ».  C’est 
un  camelot  qui  veut  vous  vendre  des  cigarettes,  des 
cartes  postales  ou  des  écharpes  argentées  d’Assiout. 

Un  jour,  au  milieu  d’un  groupe,  s’approche  de  moi  un 
jeune  homme  qui  me  tendait  sa  carte. 

—  Prenez,  me  dit-oii,  c’est  un  poète  qui  désire  faire 
votre  connaissance. 

Jeni’informaide  son  genre  de  talent.  Que  chantez-vous  ? 
lui  dis-je.  La  nature?  Les  arts?  Oui,  fit-il,  mais  je  com¬ 
pris  qu’il  n’avait  pas  tout  dit.  Après  un  moment  cle  re- 


l’ne  rue  du  Caire. 


cueillenieut  il  ajouta  :  ♦  J  e  chante  aussi. ..  l’amour  I  »  Comme 
toujours. 

Après  les  pronienades  daiis  les  rues  des  quartiers  arabes 
et  européens,  on  doit  visiter  les  mosquées.  Je  les  ai  très 
bien  vues,  eu  compagnie  de  plusieurs  confrères,  grâce 
■surtout  à  l’obligeance  de  Bahgat  Bey,  membre  de  Tln.s- 
titut  égyptien  et  conservateur  du.  Musée  arabe  qui, 
après  avoir  obtenu  pour  nous  les  autorisations  néces¬ 
saires,  a  bien  voulu  nous  diriger  et  nous  montrer  les  plus 
beaux  détails.  Je  conserve  surtout  le  souvenir  de  la 
grande  mosquée  Mohammed-Aly,  située  à  côté  de  la  cita- 


—  695  — 


-  VI  - 


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—  VII  — 


CHRONIQUE  MÉDICO=LITTÊRAIRE  {Suite) 


delle,  et  de  la  niosguée  El-Kalaouii,  une  des  plus  an¬ 
ciennes.  J  e  ne  saurais  décrire  les  belles  portes  de  bronze, 
les  tombeaux  d’anciens  kalifes,.  ces  jolies  lampes  qui  ! 
descendent  de  la  voûte,  ces  tapis  de  modèle  rare,  ni  ces 
couleurs  ravissantes  des  petits  vitraux  multicolores. 
Certes  les  verrières  de  nos  basiliques  gothiques  .sont  plus 
grandioses,  mais  l’éclairage  eu  est  moins  gracieux. 

ha  mosquée  d’El-Azhar  mérite  surtout  une  visite  :  vaste 
université  où  les  étudiants  de  tout  l’I.slam  viennent  ap¬ 
prendre  le  Coran  et  ses  commentaires.  Dans  une  grande 


le  temps  vous  manquera,  comme  au  général  Bonaparte, 
pour  aller  jusqu’à  ces  monuments  fameux.  Un  tramway 
y  conduit  en  une  demi-heure,  mais,  pour  peu  que  vous 
.soyez  contemplatif,  allez-y  au  leVer  ou  au  coucher  du 
soleil,  et  mieux  encore  par  un  beau  clair  de  lune.  C’est 
le  spectacle  qn’il  m’a  été  donné  d’admirer  .sous  la  con¬ 
duite  de  mes  confrères,  les  Dr-  Rousseau  et  Oassef. 

Elles  sont  au  nombre  de  trois  :  la  plus  grande  de 
Chéops,  la  deuxième  de  Kéfren  et  la  plus  petite  de  Meii- 
kera.  Admirez  leur  majesté  mais  n’entrez  pas  pour  visiter 
les  caveaux  intérieurs,  vous  risqueriez  de  vous  rompre  le 


cour,  vous  verrez  cette  nombreuse  jeunesse  assise  en 
groupe  et  scandant  les  '  versets,  tout  en  se  balançant, 
peut-être  pour  se  défendre  du  sommeil.  Avant  cette  visite, 
comme  après,  lisez  dans  la  «  Mort  de  Philœ  »  de  Loti  le 
chapitre  qu’il  a  consacré  à  la  mosquée  :  Un  centre  d’Islam, 
vous  en  garderez  une  impression  durable. 

Ees  églises  Cophtes  sont  intéressantes  au.ssi.  Elles 
desservent  le  culte  chrétien  jacobite  d’Egypte  qui  se 
rapproche  du  rite  orthodoxe  grec. 

Ou  m’a  conduit  dans  le  vieux  Caire,  à  l’église  Saint- 
Serge,  vieille  basilique  égypto-byzantine.  Des  colonnes 
proviennent  des  vieux  temples  ptolémaïques.  C’est  dans 
la  crypte,  dit  la  légende,  que  l’Enfant  J  ésus  aurait  reposé 
lors  de  la  fuite  en  Egj^pte. 

Les  musées  du  Caire  sont  d’un  haut  intérêt.  Il  faut 
voir  d’abord  le  musée  des  Antiquités  égyptiennes,  nécro¬ 
pole  des  momies.  Là,  vous  pourrez  à  loisir  contempler. 


dans  son  sarcophage  de  verre,  le  valeureux  Ramsès  II, 
qui,  dans  les  combats,  s’élançait  seul  sur  son  char  dans 
les  rangs  ennemis.  La  tête,  dépouillée  de  ses  bandelettes, 
montre  encore  la  peau  du  visage  et  des  mèches  de  che¬ 
veux  roux  bien  conservés. 

Au  musée  arabe,  allez  voir  les  vieilles  lampes  de  mos¬ 
quée  et  les  manuscrits  enluminés. 

_  Mais  le  but  principal  d’un  voyage  au  Caire  n’est-il  pas 
d’aller  contempler  les  Pyramides  et  le  Sphinx?  car  vous 
ne  serez  pas,  je  suppose,  tellement  occupé  au  Caire  que 


A  côté,  se  voit  le  grand  Sphinx,  dont  la  tête  et  le  buste 
émergent  seuls  des  sables.  Son  visage  est  énigmatique. 
Le  nez  n’existe  plus,  comme  pour  beaucoup  de  statues, 
mais  je  me  refuse  à  croire,  ce  cjue  disait  un  indigène,  que 
Napoléon  l’avait  pris  pour  cible  de  ses  canons.  Notre 
grainl  capitaine  avait  bien  trop  le  respect  des  choses  de 
l’antiquité  pour  commettre  un  tel  vandalisme. 

A  l’autre  côté  du  Caire,  se  trouve  Héliopolis,  nouvelle 
ville  construite  en  plein  désert,  offrant  des  constructions 
modernes  grandioses.  Là,  les  touristes  peuvent  à  loisir 
admirer  les  aurores  et  les  crépuseules  d'Orieut. 

Consacrez  une  journée  aux  tombes  et  pyramides  de 
Sakkara,  raiicieune  Memphis.  Vous  y  verrez  les  colosses 
de  Ramsès  et  le  Sérapéum,  tombeau  du  bœuf  Apis,  dé¬ 
couvert  par  notre  Mariette  Bey. 

On  y  va  de  la  gare  de  Bédrécheiii  où  des  ânes  attendent. 
«  Bon  bandi  !  (un  bon  baudet)  Moussieu,  Madame, 
clament  les  âniers,  et  vous  faites  votre  choix. 

J’étais  monté  sur  un  tout  petit  haudi  qui,  à  mon  gré. 


avançait  trop  lentement.  Je  l’incitais  eu  écartant  mes 
deux  pieds  pour  cogner  sur  son  bas-ventre.  Ah  la  l  la  1 
la  l  la  l  exclame  mon  ûnier  qui  cheminait  aux  côtés  de 
la  bête.  Comme  je  ne  comprenais  pas  le  motif  de  sa  pro¬ 
testation,  il  me  demande  de  descendre  et  me  montrant 
les  parties  sexuelles  du  baudi  ;  «  Madame  »,  fit-il,  et  gon¬ 
flant  ses  joues,  il  m’expliquait  qu’elle  était  en  état  de 
grossesse.  Durant  toute  l’excursion,  pour  me  rappeler  au 
calme  dont  je  ne  me  départissais  plus,  il  exclamait  : 
«  Madame  l  il  est  malade  1  » 

Tout  mon  temps  ne  se  passait  pas  en  promenades.  A  la 
demande  des  confrères  qui  sont  venus  pour  leurs  études 
à  Paris,  j’ai  fait  une  conférence  à  l’Université  Egyp¬ 
tienne.  Elle  a  porté  principalement  sur  la  question  des 
sourds-muets,  dont  on  commence  à  s’occuper  beaucoup 
dans  la  capitale  de  l’Égypte.  Je  réitère  nies  remercie¬ 
ments  à  vS.  A.  le  Président-rectenr  de  l’Université,  qui 
a  bieu  voulu  donner  l’autorisation  et  au  distingué  secré¬ 
taire  général  Abd-el-Aziz  Pahny,  qui,  très  aimablement, 
s’était  chargé  de  l’organisation.  Les  planches  nécessaires 
aux  explications  m’avaient  été  prêtées  par  le  Dr  D-. 
Waaby,  profes.senr  d’anatomie  à  l’École  de  médecine  du 
Caire.  Qu’il  soit  au-ssi  remercié.  ^ 

Le  sotr  même,  le  théâtre  khédivial  deJ’Ot)éra  donnait 
une  grande  soirée  de  gala,  au  profit  de  l’Ecole  des  sourd.s- 
muets,  récemment  ouverte,  grâce  à  la  générosité  d’un 
grand  philanthrope  égyptien,  Idris  Bey  Ragheb,  dont 
j’ai  eu  l’honneur  de  faire  la  connaissance. 

Dans  un  entr’acte,  les  professeurs  ont  présenté  sur  la 
scène  quelques  élèves  fort  bien  instruits  déjà.  Les  applau¬ 
dissements  ne  leur  ont  pas  été  marchandés.  Ces  enfants 


—  597  — 


LIBRAIRIE  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue  Hautefeuille,  à  Paris 


BIBLIOTHÈQUE 

DU 

Doctorat  en  Médecine 


PUBLIÉE  SOUS  LA  DIRECTION  DE 

A.  GILBERT 

Professeur  à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris, 
Membre  de  l’Académie  de  médecine, 

ET 

L.  FOURNIER 

Médecin  des  Hôpitaux  de  Paris, 

Ancien  chef  de  clinique  de  la  Faculté. 


Premier  examen. 

ANATOMIE  —  DISSECTION  —  HISTOLOGIE 

Anatomie,  z  vol.,  par  Grégoire,  prof,  agrégé  à  la  Fao.  de  méd. 
de  Paris. 

*Histologie  (2'  édition),  par  Bran’CA,  prof,  agrégé  à  la  Fac.  de 

méd.  de  Paris .  15  fr. 

Deuxième  examen. 

PHYSIOLOGIE  —  PHYSIQUE  ET  CHIMIE  BIOLOGIQUES 

•  Physique  médicale,  par  A.  Broca,  prof,  agrégé  à  la  Fac. 

de  méd.  de  Paris .  12  fr. 

Chimie  biologique,  par  Desgrez,  prof,  agrégé  à  la  Fac.  de 
méd.  de  Paris. 

Physiologie. 

Troisième  examen. 

I.  MÉDECINE  OPÉRATOIRE  ET  ANATOMIE  TOPOGRA¬ 
PHIQUE—  PATHOLOGIE  EXTERNE  ET  OBSTÉTRIQUE 

Anatomie  topographique,  pat  Soulié,  proi.  adjoint  à  la  Fac. 
de  méd.  de  Touiousc .  16  fr. 

•  Pathologie  externe,  4  vol.,  par  Faure,  Ombrédanne,  Che- 

VASSü,  Schwartz,  prof,  agrégés  à  la  Fac.  de  méd.  de 
Paris,  Alglave,  chirurgien  des  hôpitaux  de  Paris. 
Caucuoix,  Mathieu,  prosecteurs  à  la  Fac.  de  méd.  de 
Paris.  Chaque  volume .  10  fr. 

•  Médecine  opératoire,  par  Lecène,  prof,  agrégé  à  la  Fac. 

de  méd.  de  Paris. . .  lo  fr. 

•  Ubstétrique,  par  Fabre,  professeur  à  la  Faculté  do  méd. 

du  Lyon .  16  fr, 

II.  PATHOLOGIE  GÉNÉRALE  —  PARASITOLOGIE 

MICROBIOLOGIE  — PATHOLOGIE  INTERNE- ANATOMIE 
PATHOLOGIQUE 

»  Pathologie  générale,  par  H.  Clauoe  et  J.  Camus,  prof, 
agrégés  à  la  Fac.  de  méd.  de  Paris . . .  12  fr. 

•  Parasitologie,  par  Guiart,  prof,  à  la  Faculté  de  médecine 

de  Lyon .  iz  fr. 


Microbiologie,  par  '  Dopter  et  Sacquépée,  prof,  agrégé 
au  Val-de-Grâce. 

Pathologie  interne  (4  vol.),  par  Gilbert,  Widal,  prof,  à 
la  Fac.  de  méd.  de  Paris  :  Castaigne,  Claude,  Lœper, 
Ratherv,  prof.  agr.  à  la  Fac.  de  méd.  de  Paris  : 
Garnier,  Jomier,  Josué,  Paisseau,  Ribierre,  médecins 
et  ancien  int.  des  hôp.  de  Paris  ;  Dopter,  Rouget, 
prof,  agrégésau  Val-de-Grâce.  Chaque  volume .  10  fr. 

*  Anatomie  pathologique,  par  Achard  et  Lœper,  prof, 
et  agrégé  à  la  Fac.  de  méd.  de  Paris . 1 .  12  fr . 


Quatrième  examen. 

THÉRAPEUTIQUE  —  HYGIENE  —  MÉDECINE  LEGALE 
MATIÈRE  MEDICALE  —  PHARMACOLOGIE 

•Thérapeutique,  par  Vaquez,  prof,  agrégé  à  la  Fac.  de 

méd.  de  Paris .  10  fr. 

*  Hygiène,  par  Macaigne,  prof,  agrégé  à  la  Fao.  de  méd.  de 


•  Médecine  légale  (2'  édition),  par  Balthazard,  prof,  agrégé 

à  la  Fac.  de  méd.  de  Paris . .  12  fr. 

Matière  médicale  et  Pharmacologie. 


•  Cinquième  examen. 

I.  CLINIQUE  EXTERNE  ET  OBSTÉTRICALE 
II.  CLINIQUE  INTERNE 

Dermatologie  et  Syphlllgraphie,  par  Jeanselme,  prof,  grégé 
à  la  Fac.  de  méd.  de  Paris. 

*  Ophtalmologie,  par  Terrien,  prof,  agrégé  à  la  Fac.  de 

méd.  de  Paris .  12  fr. 

Laryngologie,  ütologie,  Rhinologie,  par  Sebileau,  prof, 
agrégé  h  la  Fac.  de  méd.  de  Paris. 

Psychiatrie,  par  DuriiÉ,  prof,  agrégé  à  la  Fac.  de  méd.  de 
Paris  et  Camus  (P.),  médecin  des  asiles  d’aliénés. 

•  Maladies  des  Enfants,  par  Apert,  médecin  des  hôpitaux  de 

Paris .  10  fr. 


La  somme  des  connaissances  exigées  de  l’étudiant  en  médecine  pour  l’obtention  du  litre  de  docteur  et  du  prati¬ 
cien  est  considérable  ;  elle  s’accroît  constamment  du  fait  des  progrès  chaque  jour  accomplis  dans  le  domaine  médical. 

Il  n’existait  pas,  cependant,  une  collection  d’ouvrages  correspondant  exactement  aux  programmes  nouveaux 
composant  toutes  les  matières  et  rien  que  les  matières  du  doctorat  en  médecine.  Trop  de  Précis  encombrent  la  litté¬ 
rature  médicale;  beaucoup  ne  sont  que  de  lourdes  compilations  où  l’expérience  de  l'auteur  fait  défaut. 

La  collection  de  Précis  dont  la  librairie  J.-B.  Bailuere  et  fils  entreprend  la  publication,  sous  l’habile  direction 
du  professeur  Gilbert,  contraste  heureusement  avec  ces  manuels  impersonnels,  bons  peut-être  pour  repasser,  mais 
incapables  d’apprendre.  Cette  nouvelle  colleetion  est  faite  pour  réhabiliter  les  Précis  dans  le  monde  médical  :  ce  sont 
en  réalité  des  œuvres  originales  où  ceux-là  mêmes  qui  enseignent  les  diverses  branches  des  sciences  méd  icales  résument, 
pour  le  plus  grand  proht  des  lecteurs,  leur  cours,  fruit  d’une  expérience  réfléchie  et  d'un  enseignement  travaillé.  Ils 
sont  conçus  dans  un  esprit  utilitaire  :  pas  d’historique  ni  de  bibliographie,  pas  de  théorie,  beaucoup  de  pratique. 

Après  avoir  dressé  le  plan  détaille  de  la  «  Bibliothèque  du  Doctorat  »,  les  directeurs  se  sont  efforcés  de  trouver, 
pour  chaque  partie,  le  collaborateur  le  plus  nettement  désigné,  celui  qui,  de  l’aveu  universel,  panit  le  plus  capable  de 
mettre  au  point  la  somme  des  connaissances  que  doivent  posséder  l’étudiant  et  le  praticien. 

Grâce  à  l’autorité  du  directeur,  cette  Bibliothèque  formera  un  tout  homogène  répondant  à  un  plan  mûrement 
réfléchi  ;  grâce  au  choix  des  collaborateurs,  comprenant  trente  professeurs  et  professeurs  agrégés  de  nos  h  acuités  de  méde¬ 
cine  et  vingt  médecins  et  chirurgiens  des  hôpitauxnle  Paris,  elle  reflétera  exactement  l’état  actuel  des  sciences  médicales, 
et  en  particulier  l’enseignement  de  la  Faculté  de  Paris. 

De  leur  côté,  les  éditeurs  ont  tout  fait  pour  que  la  «  Bibliothèque  du  Doctorat  »  se  présentât  sous  un  aspect  capable 
de  satisfaire  les  bibliophiles  les  plus  délicats,  et  pour  qu’aucun  reproche  ne  pût  se  justifier  tant  au  point  de  vue  de 
l’impression  du  texte,  imprimé  en  caractères  neufs  sur  satin,  que  de  la  reproduction  des  figures  dessinées  ou  photogra¬ 
phiées  sous  les  yeux  des  auteurs  et  reproduites  par  les  procédés  les  plus  perfectionnés.  Enfin,  elle  se  présente  sous  un 
élégant  cartonnage  souple,  rouge  et  blanc. 

Les  volumes  parus  sont  préoédés  d’un  astérisque. 


—  IX  — 


CHRONIQUE  MEDICO=LITTÉRAIRE  [Suite) 


ont  instruits  en  langue  arabe  d’abord  avec  des  signes 
es  deux  mains.  Peu  à  peu  on  eu  arrive  à  la  méthode 
orale,  en  les  faisant  lire  sur  les  lèvres. 

Le,  Ministre  de  France  au  Caire,  M.  Defrance,  a  bien 
voulu  me  présenter,  en  même  teni  ps  que  deux  autres 
Français,  à  S.  A.  le  Khédive  qu  i  m’interrogea  sur  le 
nombre  et  le  travail  des  jeunes  Égyptiens  qui  viennent 
à  Paris  suivre  les  cours  de  la  Facu  lté  de  médecine. 


Statues  trouvée.s  nouvellement. 


™  J’ai  visité  plusieurs  hôpitaux  et  dispensaires  dontjje 
regrette  de  n’avoir  pas  noté  les  adresses,  car  ils  sont  à 
vmr.  Je  garde  surtout  uue  excellente  impression  de 
l’orplielinat  créé  et  entretenu  jmr  notre  très^dévoué 
confrère  le  Df  Abd-Él-Aziz  Nazim  Bey.  Un  grand 
nombre  d’enfants  des  deux  sexes  y  sont  logés,  nourris  et 
éduqués.  Les  filles  préparent  la  lingerie  et  la  cuisine  de 
toute  la  maisonnée.  Les  garçons  confectionnent  les 
chaussures,  une  partie  des  vêtements,  des  articles  de 
vannerie  ou  de  ferblanterie.  Mieux  encore,  ils  ont  leur 


Le  couronnement. 
(Temple  d'Edfou). 


fanfare  qui  joue  l’iiynme  égyptien.  La  Marseillaise  est  à 

Il  serait  très  regrettable  d’avoir  été  au  Caire  sans 
remonter  le  Nil  jusqu’à  la  première  cataracte  d’Assouan. 
Ne  vous  laissez  pas  détourner  par  ce  que  vous  en  diront 
les  Égyptiens,  car  la  plupart  d’entre  eux  ne  connaissent 
pas  la  Haute-Égypte.  Quand  arrive  le  moment  des 
vacances,  la  chaleur  sévit  et  ils  se  dirigent  vers  nos  con¬ 
trées  d’Europe  d’un  climat  plus  tempéré. 


TJne  excursion  en  Haute-Égypte  offre  un  très  grand 
intérêt,  car  c’est  là  qu’on  trouve  un  ciel  sans  nuage  et 
les  temples  majestueux  des  Pharaons  et  des  Ptolémées. 

Plusieurs  modes  de  transport  s’offrent  au  voyageur. 
II  peut  remonter  le  fleuve  dans  la  classique  dahabich, 
grande  barque  à  voile,  mais  à  la  condition  de  disposer 
d’un  temps  très  long. 

Sinon  il  prendra  une  de  ces  maisons  flottantes  très 
confortables  que  deux  compagnies  différentes  (Compa 
plie  Cook  et  Compagnie  Hambourg)  font  circuler  sur 

Comme  je  disposais  de  peu  de  temps,  j’ai  fait  eu  une 
nuit  de  chemin  de  fer  le  trajet  du  Caire  à  Luxor.  Puis, 
prenant  place  sur  le  Nubia,  j’ai,  durant  deux  journées, 
joui  du  curieux  spectacle  qu’offre  le  Nil. 

Le  bateau  stoppe  pour  permettre  aux  touristes  de  visi¬ 
ter  les  temples  érigés  sur  les  deux  rives. 

C’est  d’abord  sur  la  rive  gauche  le  temple  d’Edfou 
dégagé  des  sables  par  Mariette  Bey,  et  parfaitement 
conservé.  On  dit,  avec  raison,  qu’en  sou  état  actuel  il 
pourrait  servir  encore  au  culte  d’Osiris; 

Plus  haut,  sur  la  rive  opposée,  le  temple  de  Koin- 
Ombo,  chef-d’œuvre  des  Ptolémées.  Ici  comuienco  la  race 
nubienne.  Les  hommes  vont  presque  nus  et  les  femmes 
mettent  leur  coquetterie  à  natter  leur  chevelure  en  petites 
tresses  qu’elles  enduisent  d’huile  de  ricin.  Une  baguette 
est  fichée  dans  ces  chevelures.  Vous  en  comprenez  l’usage  : 
gratter  les  démangeaisons  que  déterminent  les  parasites  ; 
pojiulation  de  vrais  sauvages. 

Le  surleiidemaiii  soir,  nous  arrivions  à  Assouaii.  Dans 
ce  ciel  pur,  les  lumières  de  la  ville  scintillaient  comme 
des  étoiles.  La  ville  s’étend  sur  la  rive  droite  du  Nil  très 


lie  de  Philœ. 


élargi.  En  face  d’elle  est  l’Ile  Éléphantine  ornée  d’une 
luxuriante  végétation  en  palmiers,  rosiers  de  toutes 
sortes,  bougainvilliers.  Le  climat  d’Assouan  est  admi¬ 
rable.  Du  matin  au  soir  le  soleil  y  rayonne.  Il  n’y  pleut, 
m’a-t-pn  dit,  que  dix  minutes  chaque  année. 

Le  motif  principal  d’aller  jusqu’à  Assouan  est  de  visi¬ 
ter  le  temple  de  l’Ile  de  Philœ.  Le  mieux  est  de  faire 
l’excursion  à  dos  d’i'lne.  On  arrive  ain.si  en  face  du  temple. 
Une  barque  vous  y  conduit  tandis  que  les  ânes  attendent 
pour  vous  ramener  ensuite  à  Assouan,  en  traversant  des 
villages  nubiens  très  intéressants. 

Le  joli  temple  de  Philœ  fut  construit  par  les  Ptolémées 
(200  ans  avant  J.-C.)  en  l’honneur  d’Isis,  puis  embelli 
par  les  Empereurs  romains. 

On  y  montre  la  chambre  où  naquit  Trajan.  Sur  les  murs 
se  trouvent  nombre  d’inscriptions  remontant  à  l’époque 
romaine.  Le  grand  barrage  qui  a  été  établi  en  aval  de 
l’Ile  fait  monter  l’ean  dans  les  parties  basses  du  temple. 
Les  travaux  de  soutènement  qui  ont  été  faits  pour 
prévenir  l’écroulement  de  ce  temple  si  gracieux  seront- 
ils  suffisants,  surtout  lorsque  le  barrage  aura  été  élevé 
de  sept  mètres,  aiiusi  qu’il  est  projeté  pour  accroître 
encore  la  fertilité  des  plaines  qu’inonde  le  Nil  ? 

Les  rameurs  qui  nous  conduisaient  étaient  dirigés  par 
un  patron.  Assis  sur  le  bord  de  la  barque,  il  chantait 
une  de  ces  mélodies  sur  le  registre  aigu  que  l’on  entend 
souvent  au  haut  des  Minarets.  Les  rameurs  reprenaient 
en  un  refrain  qui  se  terminait  invariablement  par  : 

Maiiy  thanks 

Danke  sehr. 

Merci  beaucoup. 

Et  réjouis  de  leur  chanson,  ils  montraient  des  dents 
éblouissantes  de  blancheur. 

Comme  dans  toutes  les  villes  d’Orient,  la  visite  aux 


—  599  — 


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XI  - 


CHRONIQUE  MÉDICO-LITTÉRAIRE  [Suite] 


bazars  est  à  Assouaii  des  plus  amusante.  Mais  il  faut 
surtout  aller  au  eamp  des  Bicharis  non  loin  de  la  ville. 
Ce  sont  des  nomades  du  désert  surveillés  par  les  gen¬ 
darmes  égyptiens  qui  leur  interdisent  d’approcher  trop 

C'est  en  remontant  vers  le  Caire  que  j’ai  visité  Buxor 
construit  sur  l’ancienne  ïhèbes.  Une  des  premières  excur¬ 
sions  doit  être  pour  les  tombeaux  des  rois.  Dan  s  les  hautes 


Groupe  d'cxcur-sionnistcs  .lu  camp  des  Bicharis. 


collines  granitiques  qui  bornent  l’horizon  à  l’Ouest, 
les  monarques  égyptiens  avaient  fait  creuser  leur  tombe 
à  une  grande  profondeur.  Elles  furent  découvertes  et 
souvent  dévalisées  par  des  invasions  successives.  Da 
plus  curieuse  à  voir  est  celle  d’Aniénophis  II.  Après  avoir 
descendu  un  grand  nombre  de  niîtrches,  on  accède  dans 
la  chambre  tunéraire  où  le  roi,  sous  un  couvercle  en 
verre,  dort  l’éternel  sommeil.  Sa  peau  d’un  ton  d’ardoise 
dessine  encore  nettement  les  lignes  du  visage.  Il  ii’a 
pas  [été  facile  de  découvrir  ces  tombeaux,  car  les  rois 
avaient  fait  creuser  plusieurs  galeries  pour  égarer  les 
profanateurs. 

Non  loin  se  voit  le  temple  de  Medinet-Habou,  sorte  de 
temple-forteresse  où  les  peintures  antiques  sont  encore 
on  excellent  état  de  conservation. 

Sur  la  rive  droite  du  fleuve  se  dressent  les  ruines  du 


Un  Bicharis  dans  son  camp. 


temple  de  Luxor  que  reliait  au  grand  temple  de  Karnak 
une  avenue  de  béliers  accroupis  dont  un  grand  noilibre 
existees  encore.  i 

C’est  à  Luxor  que  vous  verrez  l’obélisque,  sœur  de  la 
nôtre,  qui  nous  avait  été  également  offerte,  mais  qui  ne 
fut  pas  acceptée  en  raison  des  dépenses  qu’avait  occa¬ 
sionné  le  transport  de  la  première. 

N’est-ce  pas  le  cas  de  rappeler  l’amusant  dialogue  que 
Théophile  Gautier,  dans  Emaux  et  Camées,  prête  aux 
deux  obélisques  séparées  : 


D’obélisque  de  Paris  : 

Sur  cette  place  je  m'ennuie. 

Obélisque  dépareillé. 

Neige,  givre,  bruine  et  pluie 
Glacent  mon  flanc  déjà  rouillé. 

Da  sentinelle  granitique. 

Gardienne  des  énormités, 

Se  dresse  entre  un  faux  temple  antique 
Et  la  Chambre  des  députés. 

D’obélisque  de  Duxor  répond  : 

Nul  ennui  ne  t’est  comparable. 

Spleen  lumineux  de  l’Orient  ! 

Que  je  voudrais  comme  mon  frère 
Dans  ce  grand  Paris  transporté 
Auprès  de  lui  pour  me  distraire 
Sur  une  place  être  planté  ! 

De  temple  de  Karnak  est  le  plus  grandiose  de  tous. 
C’est  du  haut  de  ses  pylônes  qu’il  faut  voir  le  soleil  des- 


Karn.ik. 


cendre  au  lointain  des  sables.  Promenez-vous  dans  les 
salles  hypostyles  et  vous  aurez  chance  d’y  rencontrer  le 
meilleur  des  cicérones,  M.  Deprain,  le  très  distingué  direc¬ 
teur  des  fouilles.  De  jour  où  je  m’y  trouvais,  il  était  dans 
la  joie  de  son  âme.  «  Je  viens  de  découvrir  un  monsieur, 
disait-il»  et  entouré  de  ses  arabes  il  faisait  laver  à  grande 
eau  un  torse  de  granit  que  la  pioche  des  ouvriers  venait 
de  mettre  au  jour. 

Après  avoir  vu  Duxor,  qui  est  certainement  la  partie 
la  plus  attrayante  du  voyage,  il  fallait  me  hâter  vers 

En  manière  de  conclusion,  je  dirai  l’accueil  particu¬ 
lièrement  aimable  que  les  Égyptiens  réservent  aux  Fran¬ 
çais.  Comnie  nous  aurions  tort  de  ne  pas  aller  vers  ce 
peuple  dont  les  intellectuels^  viennent  si  nombreux  vers 
nous.  -  D’Égypte  est  une  région  d’influence  française. 
Cultivons  jalousement  ces  sympathies  qu’il  nous  est  sî 
naturel  d’éprouver  -en  retour. 

Un  dernier  mot.  A  ceux  qui  reviennent  d’Égypte,  je 
transmets  le  conseil  qui  m’a  été  donné  de  lire  le  livre  II 
d’Hérodote.  Il  est  particulièrement  savoureux  de  voir 
décrits  par  l’aimable  conteur  grec  les  sites  et  les  monu¬ 
ments  que  l’on  vient  de,  visiter. 


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I .  [.«Liii.au?' 


de  Bourgogne, 
Dieu  de  Beau 
du  xv"  siècle. 
La  porte  esi 


443  par  Nicolas  Rolin,  chancelier  du  duc 
et  sa  femme,  Guigone  de  .Salins,  l'Hôtel- 
ine  est  un  magnifique  spécimen  de  l’art 


î  est  surmontée  d’un  auvent  à  trc 
ornements  et  des  statuettes.  La 
de  la  porte  est  d’un  travail 


I<a  cour  intérieure,  avec  ses  arcades  sup-  , 
portées  par  des  colonnettes,  constituant 
une  galerie  en  forme  de  cloître,  renferme,  !  Ûhf' 
outre  un  calvaire  moderne,  un  puits  du  'lÉriff 

xv“  siècle.  I  J' N 

La  partie  la  plus  remarquable  est  la  ..Jijefl'ji 
salle  principale  de  malades.  Tune  des  plus  ;^|C|îî 
vastes  et  des  plus  belles  que  nous  aient  P 

léguées  les  temps  passés.  Elle  est  surniou-  ■ 
tée  d’un  comble  ogival  lambrissé.  Les 
poussées  du  comble  sur  les  murs  d’appui 
sont  maintenues  par  des  tirants  ornés  de  Hcurt  ir 
devises,  de  peintures  et  de  sculptures  allé¬ 
goriques.  Les  décors  sont  très  riches.  Un 
tableau  attribué  à  Van  Eyck  représente  le  Jugement 
dernier. 

Nombreux  sont  les  médecins  auxquels  il  a  été  donné 
de  visiter  ce  merveilleux  logis  des  pauvres  où  les  Dames 
hospitalières  au  grand  hennin  carré  consacrent  leur  vie 
aux  malades. 


Mais  le  temps  fait  son  œuvre,  et  malgré  les  restau¬ 
rations  exécutées  ces  dernières  années,  de  nouvelles  et 
importantes  réparations  s’imposent. 

I/’hôpital  a  pour  revenus  les  vignobles  célèbres  qui 
donnent  les  vins  des  hospices  do  Beaune,  mais  deux 
années  de  déficit  dû  à  l’anéantissement  des 
,  révoltes  mettent  la  Commission  adminis- 
trative  de  l’Hôtel-Dieu  dans  le  plus  grand 
,  ,  embarras,  surtout  au  moment  on  il  faut  faire 

\  face  à  des  dépenses  imporLantes  de  réfec- 

'  et  admirateurs  de  l’Hôtel-Dieu  de  Beaune 
ouvrent  une  souscription,  sous  le  haut  patro- 
nage  de  M.  Roujon,  directeur  des  Beaux- 
Arts,  et  sous  la  présidence  de  M.  Sadi-Carnot, 
BhB  Les  lecteurs  de  Paris  médical  qui  voudront 

contribuer,  non  seulement  à  conservei 

des  pauvres  malades,  sont  priés  d’adresser, 

,  .  dans  le  plus  bref  délai  possible,  en  raison  de 

e  la  porte.  '  ‘  , 

1  urgence  des  travaux,  leur  souscription  a 
M.  P.  Rongé,  trésorier  du  Comité  d’initia¬ 
tive,  rue  Traversière,  à  Beaune  (Côte-d’Or).  Chaque 
souscripteur  de  cent  francs  aura  droit  à  un  exemplaire 
du  Livre  d'or  illustré  de  l’Hôtel-Dieu  de  Beaune  qui  sera 
édité  au  cours  de  l’exécution  des  travaux,  spéciale¬ 
ment  pour  les  souscripteurs. 

Cornet. 


XIV 


CliOLÉ% 


CAPSULES^  GLUTINISEES 

A  L’EXTRAIT  INALTÉRABLE  DE  FIEL  DE  BŒUF 


1 


MALADIES 
DU  FDIE 
ENTERO-COLITE 
CONSTIPATION 


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MOULINS  (Allier), 
échantillon  et  Littérature 
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Une  à  deux  /nlules  par  jour  pendant  10  à  15  jours. 
QOUTTES  (20  gouttes  ôquiva  len  t  ù  0,05  d'Hectino). 

20  à  100  gouttes  par  jour  pendant  10  à  15  jours. 
AMPOULES  A  (0,10  d’Hectine  par  ampoule) 
AMPOULES  B  (0,20  d’Hectine  par  ampoule) 
injecter  une  ampoule  par  jour  pendant  10  à  15  jours 


PILULES  (Par  pilule  ;  Heotine  0,10;  Protoiodure  Hg  0,05; 

Ext.  Op  0.01).  —  Une  à  2  pilules  par  jour. 
GOUTTES  (Pur  20  gouttes  ;  Heotine  0,05;  Hg  0,01). 

20  à  100  gouttes  par  jour. 


AMPOULES  B  (Par  ampoi 


t,  VILLENEUVE-LA-GARENNE  (Sdti) 


ISTOGENOL 


N  ALINE 


Nuclarrhine 
organisme,  débilité 


Arsénlo-phosphorée 
organique  { 

L’HISTOGÉNOL  NALINE _ 

par  une  cause  quelconque,  a  besoin  d’une  médication  réparatrice  paissante  ; 
dans  tons  les  cas  où  il  faut  relever  l’état  général  par  l’amélioration  de  la 
composition  du  sang,  la  reminéralisation  des  tissus  et  le  retour  ù  la  normale 
des  réactions  intraorganiques 

TUBERCULOSE,  BRONCHITES,  LYMPHATISME,  SCROFULE,  ANÉMIE 
ASTHME,  NEURASTHENIE,  DIABÈTE,  AFFECTIONS  CUTANEES 
FAIBLESSE  GENERALE  CONVALESCENCES  DIFFICILES,  ETC. 

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-  XV  - 


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de  la 

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Essentiellement  différent  des  solvants  chimiques  de 
i  acide  uriquej  qui  sont  des  substances  étrangères  à  l’économie,  le 

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restitue  à  l’organisme  soumis  à  la  diathèse  urique 

l’éliminateur  naturel  (acide  thyminique) 
élaboré  normalement  par  l’organisme  sain; 

assure  ainsi  un  maximum  d’activité  théra¬ 
peutique,  sans  jamais  produire  la  moindre 
action  nuisible. 


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605  — 


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BALTHAZARD,  LANGLOIS,  BERGONIÉ,  P.  CARNOT,  P.  MARIE,  CLUNET, 
PINARD,  APERT,  MAUREL,  RAUZIER, 

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■  •  V  ■  ;s 


—  XVIII  — 


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-  XIX  - 


DIÉTÉTIQUE 


RÉGIME 

DES  ENFANTS  ARTHRITIQUES 

(!)'■  H.  IjîGRAND,  d’Amiens.) 

Navets  à  la  sauce  blanche.  —  I.es 
cuire  au  naturel,  les  égoutter  ;  les 
couvrir  de  quelques  cuillerées  de 
sauce  blanche  pour  servir. 

Purée  de  navets.  —  Tamiser  des 
navets  cuits  au  naturel,  leur  ajouter 
le  1/3  de  leur  poids  de  purée  de 
pommes  de  terre. 

Salsifis  au  naturel.  — •  Ratisser, 
couper  en  tronçons  une  botte  de 
salsifis.  Tes  laver  à  l'eau  acidulée 
pour  les  empêcher  de  noircir. 
Pélayer  4  cuillerées  de  farine  dans 
2  litres  d’eau,  le  jus  d’uli  demi- 
citron.  Plonger  les  salsifis  dans  la 
cuisson,  ajouter  une  pincée  de  sel. 
Faire  partir  en  plein  feu.  baisser 
cuire  doucement  pendant  i  heure  1/2. 

Salsifis  à  la  sauce  blanche.  — 
Cuire  les  salsifis  au  naturel,  les 
égoutter,  les  servir  avec  une  sauce 
blanche  à  part. 


Salsifis  au  jus.  —  Cuire  les  salsifis 
au  naturel.  Tes  égoutter,  les  servir 
arrosés  de  bon  jus  de  rôti  bien  dé¬ 
graissé. 

Salsifis  en  purée.  —  Tes  cuire  au 
naturel,  les  égoutter,  les  tamiser. 
Ajouter  à  la  purée  un  peu  de  beurre 
frais  et  quelques  cuillerées  de 

Crosnes  à  la  sauce  blanche.  —  Tes 
faire  tremper  à  l’eau  tiède  pendant 
1/4  d’heure.  Tes  brosser  soigneuse¬ 
ment,  les  laver  à  grande  eau.  I.es 
sécher,  les  mettre  cuire  à  l’eau  salée 
bouillante  pendant  12  minutes.  Tes 
faire  égoutter,  et  les  servir  arrosés 
de  sauce  blanche. 

Crème  renversée  à  la  vanille.  — 
Faire  bouillir  1/2  litre  de  lait  avec 
too  grammes  de  sucre,  un  peu  de 
vanille.  Verser  le  lait  tiède  sur  4 
jaunes  d’œufs  battus  plus  un  œuf 
entier.  Bien  mélanger  et  faire  cuire 
au  bain-marie  pendant  25  minutes. 
I.aisser  refroidir  avant  de  démou¬ 
ler. 


Pots  de  crème  à  la  vanille.  — 
Faire  bouillir  i  jz  litre  de  lait  avec 
80  grammes  de  sucre,  un  peu  de 
vanille.  Verser  le  lait  tiède  sur 
4  jaunes  d’œufs  battus.  Tamiser, 
mettre  en  pots.  Faire  cuire  35  mi¬ 
nutes  au  bain-marie. 

Œufs  à  la  neige.  —  Faire  bouillir 
I  '2  litre  de  lait  avœc  1 00  grammes  de 
sucre,  un  peu  de  vanille  ou  de  fleurs 
d’oranger.  Séparer  les  jaunes  des 
blancs  de  4  œufs.  Battre  les  blancs 
en  neige  très  ferme  et  les  sucrer. 
Prendre  le  mélange  par  cuillerées 
que  l’on  fait  tomber  doucement 
•dans  le  lait  bouillant  ;  en  mettre 
autant  que  peut  porter  la  .surface 
du  lait  ;  les  retourner  au  bout  d’un 
instant,  laisser  cuire  encore  un  peu 
et  les  retirer  avec  une  écumoire. 
Torsque  tous  les  blancs  seront  cuits, 
battre  les  jaunes,  les  mêler  avec  le 
lait  passé  à  la  fine  passoire  et  re¬ 
mettre  sur  le  feu.  Remuer  jusqu’à  ce 
<iue  la  crème  épaississe  et  la  verser 
autour  des  blancs  de  manière  à  ne 
pas  les  en  recouvrir. 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


stomatite  de  dentition. 

I  "  I.avages  fréquents  avec  : 

Acide  borûjue .  20  grammes. 

I )écoction  de  racine  de  guimauve. . . .  500  — • 

2"  Dans  l’intervalle,  toucher  les  gencives  avec  un  pin- 
L-au  imbibé  de  : 


Chlorhydrate  de  cocaïne 

Chlorate  de  soude . 

(lljcérine  . 


I  gramme. 
10  grammes. 


3“  S’il  y  a  de  l’insomnie,  donner  : 

Bromure  de  sodium .  i  gramme. 

.Shop  d’althœa .  40  grniume.s. 

Julep  gommeux .  40  — 

(TE  Gendre.) 


Stomatite  diabétique. 

Antisepsie  buccale.  Gargarismes  avec  : 

Naphtol  P .  G«,20 

Borate  de  soude .  îo  grammes. 

biîu  de  menthe .  150  — 

l'iiu  bouillie .  Q.  S.  pour  un  litre. 

(A.  Robin). 


Stomatite  ulcéreuse. 


Chlorate  dépotasse  ou  borax. 

Miel  rosat . 

Glycérine . 


2  gi animes. 
2  grammes. 
(CoMBV.) 


Alcoolaliue  de  cdchléaria .  10  grammes. 

Teinture  de  (luimiuina .  8  . — 

—  de  cacliou .  4  — 

—  de  lienjoin .  2  — 

l'im  de  Botot .  aoo  — 


Pour  gargarismes  ;  une  à  deux  cuillerées  à  bouche  dans 
un  verre  d’eau.  (J.  Simon.) 


Stomatite  urémique. 

Dans  le  cas  de  stomatite  crythhnatciise  et  pultacée, 
gargarismes  à  l’eau  de  Vichy,  badigeonnages  répétés 


Gljcérinc . 

Borate  de  soude 


grammes. 


Bains  de  bouche  fréquents  avec  solutions  alcalines. 

Quand  la  stomatite  revêt  la  forme  ttlcircuse,  toucher 
les  ulcérations  avec  une  .solution  de  chlorure  de  chaux, 
ou  avec  du  jus  de  citron  ou  le  crayon  de  nitrate  d’argent 
mitigé.  Te  traitement  le  plus  efficace  consiste  à  toucher 
les  ulcérations  avec  : 


.Acide  salicyliiiue .  2  grammes. 

Combattre  la  fétidité  avec  des  gargarismes,  dans  les¬ 
quels  ou  ajoutera  un  liquide  antiseptique  comme  l’al- 


coolature  d’eucalyptus  ou  avec  : 

Alcoolature  d’eucalyptus .  10  grammes. 

Tiqueur  de  Van  Sivieten . !..  40  — 

l'iau  distillée .  400  — 


Pour  collutoire. 


(BariÉ.) 


—  XX 


Un  Nouveau  procédé  très  simple  et  très  précis 

POUR 

r Analyse  des  Urines 


Pri^senliics  sous  la  forniu  d'iUûKants  poi'tofeuilles,  j)OU- 
vanl  être  lacilemeiit  mis  dans  la  jioelie,  ees  trousses  ren¬ 
ferment  les  tubes  et  ampoules  h  réactifs  nécessaires  pour 
chaque  opération  d’analyse.  Kllcs  permettent,  en  deux 
minules,  avec  quebiues  gouttes  d'urine,  d’être  très  exacte¬ 
ment  lixé. 

Les  nombreux  miiilocins  qui  en  ont  essayé  l’emploi  ont 
été  unanimes  à  faire  l’éloge  de  leur  commodité  et  de  leurs 
rigoureux  résultats,  'fout  d’abord,  au  cours  d’une  visite  ou 
d’une  consultation,  elles  donnent  au  praticien  la  facilité 
d’être  immédiatement  renseigné  sur  la  composition  de 
l’urine  et  de  iiouvoir  instituer,  sans  plus  attendre,  la  thé¬ 
rapeutique  qui  convient.  En  outre,  elles  lui  rendent 
aisément  généralisables  les  analyses  urologiques,  demeu¬ 
rées  jusqu’ici  le  monopole  des  pharmaciens. 

D’autre  part,  en  raison  de  leur  utilisation  extrêmement 


profit  aux  malades  eux-mêmes,  qui  pourront  do  la  sorte  se 
rendre  compte,  aussi  souvent  qu’il  conviendra,  des  varia¬ 
tions  do  composition  de  leurs  urines.  11  leur  sera  dès  lors 
loisible  de  surveiller  de  très  près  leur  alimenlation. 
do  contrôler  l’inlluence  do  tel  ou  tel  mets  sur  le  taux  de 
leur  sucre  ou  de  leur  albumine,  enfin  do  faire  appel  aux 
soins  médicaux  dès  que  ce  taux  aura  subi  une  élévation. 

Ces  'frousses  urologiques  aiiparaissenf  donc,  à  tous 
égards,  comme  do  très  précieux  collaborateurs  pour  le 
médecin.  En  dehors  do  l’exactitudo  absolue  de  leurs  résul¬ 
tats,  elles  présentent  encore  l’avantage  d’une  grande  modi¬ 
cité  de  prix:  chaque  analyse  revient  à  environ  0  fr.  25. 

Ces  trousses  existent  sous  trois  modèles  <lifl’éronts  : 

1*  TROUSSE  INDEX  “  La  Dosurine”,  destinée  à. 
rechercher  si  l’urine  renferme  ou  non  de  l’albumine  ou  du 

2»  TROUSSE  A  “  La  Dosurine  ”,  destinée  à  doser 
l’albumine  contenue  dans  l’urine  ; 

30  TROUSSE  D  “  La.  Dosurinet  ”  destinée  ù,  doser 
la  quantité  do  sucre  (glucose). 

Le  prix  de  chaque  trousse  est  de  5  francs  (franco  5fr.  30). 

—  Ampoules  de  renouvellement  :  la  boîte  de  10,  2  fr.  50 
(franco  2  fr.  75)  ;  la  boite  de  20,  i  fr.  75  (franco  :  5  francs). 

—  Keinise  do  15  p.  100  h  MM.  tes  médecins. 

Adresser  les  commandes  et  les  demandes  de  renseigne¬ 
ments  à  la  Société  LA  DOSURINE,  10,  rue  Charlemagne, 


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—  XXI  - 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


Les  arythmies,  par  le  Dr  H.  Va- 
QTJKZ.  I.eçons  recueillies  par  le 
Dr  Cn.  lîSMEiN.  lyii,  I  vol.  in-8 
«le  437  pages  avec  48  figures  dans 
le  texte  15  fr.  {J.  li.  Ihiillihe 
et  fils,  éditeurs  à  Paris). 

Des  troubles  du  rythme  du  coeur 
et  du  pouls  ont  été  l’objet  de  nom¬ 
breuses  recherches  depuis  quelcpies 
années,  «Vantant  plus  nécessaires  nue 
la  multiplicité  et  la  variabilité  de  ces 
troubles  ont  longtemps  rendu  leur 
analyse  particidièrement  aride.  Il  a 
fallu  les  constatations  anatomiques 
et  physiologiques  contemporaines, 
et  notamment  la  découverte  capi¬ 
tale  du  faisceau  de  His,  pour  donner 
à  ces  recherches  la  base  précise  qui 
trop  longtemps  leur  avait  fait  dé¬ 
faut.  Parallèlement  les  progrès  de  la 
méthode  graphique  la  rendaient  ap¬ 
plicable  à  l’étude  des  troubles  «lu 
rythme  cardiaque  et  l’électrocardio¬ 
graphie  notamment  donnait  des  ré¬ 
sultats  curieux  et  suggestifs.  Nul 
plus  que  M.  Vaquez  n’a  contribué 
en  France  à  cette  étude  des  arythmies 
cardiaques,  nul  mieux  que  lui  n’était 
susceptible  de  mener  à  bien  la  tâche 
d’exposer  dans  un  livre  l'ensemble 
de  ces  questions. 

I,es  leçons  qu’il  publie  aujour¬ 
d’hui,  recueillies  par  son  fidèle  colla- 
borateiir  M.  F.smein,  ont  le  graufl  mé¬ 
rite  d’être  tout  à  la  fois  l’exposé  clair 
et  complet  de  toutes  les  recherches 
faites  (et  elles  sont  fort  nombreuses) 
et  la  relation  des  con.statations  et  des 
vues  personnelles  de  l’auteur. 

Après  avoir  analysé  le  rythme 


normal  du  cœur,  en  s’inspirant  de 
tous  les  travaux  anatomiques  et  phy¬ 
siologiques  récents,  avoir  détaillé 
les  ressources  «les  méthodes  graphi¬ 
ques,  M.  Vaquez  aborde  l'étude  des 
arythmies.  Il  expose,  au  cours  «le  ces 
leçons,  les  modifications  physiolo¬ 
giques  du  pouls,  parmi  lestpielles 
l’arythmie  respiratoire  et  l'arythmie 
de  station,  le  pouls  extrasystolique 
résultant  d’un  trouble  de  l'exci¬ 
tabilité  cardiaque  et  représenté  eu 
clinique  soit  par  l’extrasystole  isolée 
soit  par  l'extrasystole  régulièrement 
groupée  qui  réalise  l’irrégularité 
connue  sous  le  nom  de  tachycardie 
paroxystique  ;  il  donne  de  celle-ci 
une  description  particulièrement 
neuve  et  précise  ;  il  aborde  ensuite 
l’exposé  de  l’arythmie  par  trouble 
delà  conductibilité, dont  l’expression 
clinique  est  la  bradycanlie  paro¬ 
xystique  ou  permanente,  et  montre 
quelle  doit  être  la  conception  actuelle 
«lu  syndrome  de  Stoke.s-.â.dams. 
Après  avoir  consacré  deux  leçons 
au  pouls  alternant  de  Traube  et  à 
l’arythmie  perpétuelle,  il  termine 
enfin  par  quelques  pages  qui  mon¬ 
trent  bien  les  progrès  réalisés,  grâce 
à  toutes  ces  recherches,  dans  le  pro¬ 
nostic  et  le  traitement  des  arythmies. 

On  voit,  par  cette  rapide  énumé¬ 
ration,  à  combien  de  questions  d’ac¬ 
tualité  touche  le  livre  de  M.  Vaquez  ; 
sa  lecture  s’impose  aussi  bien  à  ceux 
tpii  se  sont  déjà  familiarisés  avec  ces 
notions  nouvelles  de  pathologie  car¬ 
diaque  qu’à  ceux  qui  sont  désireux 
de  les  étudier  dans  un  travail  d'en* 
semble.  PIERRE  DEREBoui,i.et. 


Revue  des  médicaments  nou¬ 
veaux,  18"»’  édition,  par  C.  Cri- 
N()N,  1911,  I  vol.  in-i8  cart.,  4  fr. 
(  I  ’igot  frères,  éditeurs  à  Paris) . 

Revue  bien  connue  et  qui  fait 
honneur  à  II.  Çrinon.  Parmi  les  mé¬ 
dicaments  nouveaux  qui  ont  été 
ajoutés  dans  cette  dix-huitième 
édition,  nous  mentionnerons  plus 
spécialement  :  l' A  eide  trichUnacc- 
iyhalicyliquc,  l'Acàïne,  l'Aményl, 
VAntodyuc,  l'Asurol,  le  liromhy- 
drate  de  codéine,  la  Digistrophane, 
l'Enlatine,  VHexamcthylènc-tltrami- 
nc-gaiacol,  le  Pantopan,  le  Seiffénot, 
le  f)o6,  le  Tasi,  le  Thilavène  et  la 
Zincopyrine. 

On  retrouvera  un  certain  nombre 
«le  médicaments,  connus  depuis 
quelque  temps,  mais  qui  ne  figurent 
point  au  Codex  et  sur  lesquels  les 
médecins  et  les  pharmaciens  out 
a.ssez  souvent  besoin  de  se  renseigner 
soit  au  point  «le  vue  de  leurs  carac¬ 
tères  ou  de  leur  préparation,  soit 
au  point  de  vue  des  doses  auxquelles 
il  convient  «le  les  prescrire  ;  ce  sont  : 
VApiot,  le  Képhir,  le  Koumys,  les 
Sels  de  lithinc,  la  Lobélie,  le  Maté, 
le  Myrtol,  le  Pautlinia,  le  Phosphure 
de  sine,  le  Podophyllin,  etc. 

Des  sujets  traités  sont  présentés 
par  ordre  alphabétique,  sans  trop 
de  détails,  mais  avec  une  concisûm 
appropriée  à  chaque  sujet,  résu¬ 
mant  eu  uu  style  clair  tous  les  ren¬ 
seignements  indispensables. 

Cette  dix-huitième  édition  fera 
siirement  .son  chemin  ainsi  que  les 
précédentes.  Cornet. 


INTÉRÊTS  PROFESSIONNELS 


Œuvre  régionale  de  secours  Immédiat.  —  Dans  la  ré¬ 
gion  du  Nord  (départements  du  Nord,  Pas-de-Calais, 
.Somme,  Ardennes,  -àisue),  .s’e.st  fondée  il  y  a  seize  mois 
une  Œuvre  régionale  de  secours  immédiat  et  d'assistance 
à  la  famille  médicale. 

Da  dernière  assemblée  générale  s’est  tenue  ù  Dille,  cn 
mars  dernier,  sous  la  présidence  du  IF  CandrewER,  de 
Tourcoing.  Rappelons  que  les  vice-présidents  de  l’oeuvre 
sont  MM.  Bombart  et  Oui  ;  le  secrétaire  général  est  le 
Dr  E.  AussET  (de  Dille),  professeur  agrégé,  rédacteur 
en  chef  de  la  Pédiatrie  pratique.  Ou  lit  dans  le  rapport 
du  secrétaire  général  : 

«  11  J’  a  seize  mois  que  notre  Œuvre  «le  Secours  Inunédiat 
fonctionne.  Nous  fûmes  les  premiers  eu  France  «i  inaugurer 
ce  nouveau  nuxle  d’ Assistance  ii  la  Famille  Médicsile.  Je  inc 
hâte  d'ajouter  que  l’idée  première  nous  en  avait  été  donnée  par 
notre  sympathique  et  dévoué  confrère,  le  D'  Granjux,  qui, 
dans  le  Bulletin  medical,  faisait,  depuis  un  certain  temps,  tous 
ses  efforts  pour  aboutir  «1  la  cwâition,  dans  les  diverses  régions, 
de  ces  œuvres  appelées,  comme  vous  le  verrez  tout  il  l’heure, 
à  rendre  les  plus  grands  serviex-s. 

I.a.  campagne  de  Granjtix  a  été  très  fructueuse  et  notre 
exemple  a  été  très  largement  suivi  puistiue  actuellement  existent 
eu  France  plusieurs  Œuvres  régionales  de"  Secours  Immédiat: 
à  Piu-is,  à  Rouen,  à  Caen,  A  Bordeaux,  etc.,  et  l’on  peut  dire 


nue,  désormais,  le  Secours  Immédiat  a  acquis  pleinement  droit 
«ie  cité. 

Ce  n’est  pas  «lu’au  di-but  les  difficultés  n’aient  été  nombreuses 
et  les  oppositions  aussi  vives  qu’inju.stifié<^s.  Il  est  même  à 
coniîtater  que  les  objections  nous  vinrent  surtout  de  ceux  t2Ui 
cepcntlant  avaient  la  mission  «le  secourir  le  médecin  malheu¬ 
reux.  Vous  savez  que  l’objection  jirmciiialc  était  «pie 
nous  allions  iiour  ainsi  dire  créer  une  jirime  à  l’imprévoyance 
puisque  nous  comiitions  secourir  non  seulement  ceux  que  l’A. 
G.  ne  pouvait  suffisamment  aider,  mais  encore  et  surtout  ceux 
pour  lesquels  elle  ne  pouvait  rien,  parce  qu'ils  no  s’étaient  pas 
affiliés  à  elle. 

D’arg«unent  n’avait  auame  valeur.  N’oubliez  pas,  cn  effet 
que  le  caractère  essentiel  de  notre  Œuvre  est  «le  donner  un 
secours,  fl»  moment  «ni  le  nmlhcur  se  prtjcluit,  limitant  exclusi¬ 
vement  notre  Assistance  pécuniaire  à  ce  moment  précis,  et  ne 
donnant  jamais  que  des  secours  temporaires.  Comment  pcut-oir, 
«lès  lors,  raisonnablement  atlmeltrc  «lu'un  médecin  se  refuse  à 
faire  acte  de  prévoyance  parce  qu’il  saura  que  désornmis,  pré¬ 
voyant  ou  non,  on  viendra  momentanément  à  son  secours  s 
lui  ou  les  siens  tombent  «lans  la  misère?  Des  imprévoyants,  quoi¬ 
qu’il  advienne  de  bien  ou  «le  mal,  resteront  toujours  des  impré¬ 
voyants  ;  c’est  là  un  défaut  Inhérent  à  certaines  natures  et  à 
certains  caractères,  contre  lequel  toutes  nos  objurgations  res¬ 
teront  impuissantes.  Mais  ce  n’est  pas  la  création  d’Œuvre-s 
telles  que  la  iK'itre  «pii  augmentera  ou  diminuera  le  nombre  des 
Imprévoyants. 


-  611  - 


-  XXII  - 


BROUARDEL,  CHANTEMESSE,  et  MOSNY 

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—  XXIII  — 


NOUVELLES 


Le  secret  professionnel  à  Berlin.  —  La  Commission  des 
liôpitaux  de  la  Ville  de  Berlin  a  décidé  de  supprimer 
l’indication  de  la  maladie  qui  était  inscrite  au  lit  des 
malades.  Dans  les  services  de  chirurgie,  la  maladie  sera 
indiquée  par  la  première  syllabe  du  vocabulaire  latin. 

L’Hygiène  scolaire  en  Autriche.  —  En  Autriche,  ou 
annonce  la  création  d’un  Comité  pour  Vhygihie  dentaire 
dans  les  écoles  sous  la  présidence  du  Dr  von  Haberer, 
conseiller  du  ministère  de  l’Instruction  publique  et 
avec  le  Dr  Woep,  spécialiste,  comme  secrétaire. 

L’Hygiène  scolaire  en  Belgique.  —  Le  Illr  Congrès 
international  A' Hygiène  scolaire,  tenu  à  Paris  l’an  dernier, 
a  donné  une  vigoureu.se  impulsion  aux  que.stions  de 
l’inspection  et  de  l’hygiène  scolaire.  Les  médecins  belges 
inspecteurs  d'école  se  sont  réunis  dernièrement  à  Bruxelles 
pour  fonder  une  association  nationale  dont  le  programme 
est  d’apporter  un  large  concours  à  l’association  intenia- 
tionale  des  médecins  inspecteurs  d’école,  de  préparer 
les  congrès  internationaux  et  de  défendre  les  intérêts 
des  membres. 

Petit  Code  professionnel.  —  La  Fédération  médicale 
belge  a  fait  éditer  l’an  deniier  un  code  professionnel  que 
nous  signalons  volontiers  aux  associations  médicales. 
11  contient  les  règles  de  déontologie,  des  notices  de  légis¬ 
lation  médicale,  modèles  de  certificats,  tarifs  d’hono¬ 
raires,  des  renseignements  administratifs,  les  oeuvres  de 
prévoyance.  Il  signale  le  bureau  municipal  de  ren.seigne- 
ments  pour  les  médecins  visitant  Paris  qui  est  installé  à 
la  Sorbonne,  la  Maison  des  Médecins  de  Nice,  le  bureau 
de  renseignements  de  Berlin  (Luisenplatz,  2,  4). 

Tous  ces  renseignements  condensés  sont  dos  plus  utiles 
au  praticien  et  cette  brochure  serait  utilement  prise 
comme  modèle  par  nos  syndicats  professioimels. 

Création  d’une  Société  médicale  à  Clermont-Ferrand. 
—  Une  Société  de  médecine  s’est  fondée  à  Clermont- 
Ferrand.  M.  le  Dr  Gautrez  a  été  nommé  président. 

En  1845,  une  première  Société  de  médecine  avait  été 
fondée  à  Clermont-Ferrand,  en  même  temps  qu’il  s’eu 
fondait  une  à  Moulins,  qui  ne  vécut  que  quatre  à  cinq 
ans,  et  une  à  Gannat,  qui  vit  encore  et  prospère. 

La  Société  de  médecine  de  Clermont-Ferrand,  après 
de  brillants  débuts,alla  déclinant  pour  s’éteindre  vers  1 875. 

Eclipses  de  soleil  et  de  lune.  —  D’après  les  astronomes 
il  n’y  aura,  en  tout  et  pour  tout,  que  quatre  éclipses  ; 
deux  de  soleil,  l’une  a  eu  lieu  le  28  avril  et  l’autre  se 
produira  le  22  octobre,  et  deux  de  lune,  le  12  mai  et 
le  6  novembre.  On  n’apercevra  presque  rien  des  éclipses 
lunaire.s,  tandis  que  celles  de  soleil  ne  peuvent  être  vues 
qu’en  Asie,  en  Océanie  et  dans  Vocéan  Pacifique. 

La  lutte  contre  la  Dépopulation.  —  Le  sénateur  Beall, 
plus  connu  sous  le  surnom  populaire  de  storh  major  of  A  Iton 
(la  grande  cigogne  d’Alton),  vient  de  soumettre  au  Sénat 
de  l’Illinois  un  texte  législatif  qui  a  pour  but  d’encourager 
la  fécondité  et  de  combattre  le  célibat.  Considérant  que, 
malgré  les  dispositions  paternelles  du  gouvernement,  la 
population  de  l’État  augmente  moins  encore  que  celle  de 
la  France  et  se  compose  pour  un  tiers  de  girls  et  de  boys 
improductifs,  la  loi  de  M.  Beall  dispose,  dans  son  article  4, 
que  tout  célibataire  âgé  de  plus  de  trente-cinq  ans,  qui 
ne  pourra  faire  valoir  une  excuse  sérieuse  en  faveur  de 
sa  vie  solitaire,  devra  payer  chaque  année  une  tîixe  de 
10  dollars,  soit  50  francs. 

Le  produit  de  cet  impôt  sera  versé  dans  le  population 
fund  créé  par  l’article  i"  de  la  même  loi  et  destiné  à 
récompenser  les  ménages  féconds.  Les  mères  toucheront 
500  francs  pour  chaque  enfant  né  après  deux  ans  de 
mariage.  On  a  pensé  sans  doute  que  le  premier  méritait 


moins  d’encouragement.  Deux  jumeaux  donneront  droit 
à  une  double  taxe  et  trois  à  une  triple.  Reste  à  savoir 
si  les  célibataires  ne  trouveront  pas  une  économie  à  payer 
cinquante  francs. 

Ligue  contre  la  mortalité  infantile.  —  Récemment 
a  eu  lieu  à  la  mairie  du  X»  arrondissement  de  Paris 
l’as.semblée  générale  de  la  Ligue  contre  la  mortalité  infan¬ 
tile,  sous  la  présidence  de  M.  Lannelongue,  président 
de  l’Académie  de  médecine. 

La  séance  a  été  ouverte  par  une  allocution  de  M.  Paul 
Strauss,  sénateur,  président  de  la  ligue.  Après  avoir 
remercié  M.  Launelongue,  dont  il  fit  un  grand  éloge,  le 
docteur  AviragnET,  secrétaire  général,  annonça  que  le 
comité  français  de  VUnion  internationale  du  premier  âge 
faisait  désormais  partie  intégrante  de  la  ligue  ;  après  le 
rapport  du  trésorier,  Mme  Pierre  Budin,  le  professeur 
Lannbeongue  a  prononcé  un  discours  au  cours  duque 
il  a  in.si.sté  sur  la  nécessité  de  prévenir,  dans  l’intérêt  du 
pays,  la  mortalité  infantile. 

Esl-ce  donc  trop  demander,  a-t-il  dit,  à  une  organisation 
sociale  bien  comprise,  de  prendre  à  sa  charge  la  femme  pauvre 
sur  le  point  d’être  mère,  et  lorsqu’elle  a  accouché,  la  mère  et 
son  enfant  qui  vivra  si  on  ne  les  sépare  pas  ? 

Gagner  quelques  jours,  trois  semaines,  un  mois,  et  l’existence 
de  l’enfant  est  sauvée.  La  patrie  aura  un  ouvrier,  un  défenseur 
et  un  producteur  de  plus.  Quel  gain  pour  elle,  quel  placement 
n’aura-t-elle  pas  fait  ? 

Cherchons  donc  à  imiter  l’Extrême-Orient  où  l’enfant  ne 
(piitte  pas  la  mère,  où  la  mère  ne  quitte  pas  la  famille,  où  la 
famille  a  la  charge  et  la  responsabilité  de  tous  ses  membres. 

Il  n’est  pas  de  sacrifices  qu’oii  ne  doive  faire  pour  conserver 
les  nouveau-nés  dans  le  foyer  de  la  famille  pauvre,  et  au  be¬ 
soin  recueillir  la  mère  et  l’enfant  en  des  oiivroirs,  refuges  par¬ 
faitement  orgaiiist-s,  multipliés  dans  les  grandes  villes.  Au 
moins  pourrait-on  en  tenir  un  toujours  prêt  dans  chiupie  dé- 
Iiarteniciit.  Les  dépenses  d’entretien  ne  seraient  pas  grandes  : 
qiielipies  millions  y  siiflîraient. 

Les  écoles  de  puériculture  et  les  consultations  de  nourrissons 
peuvent  rendre  ies  plus  signalés  services.  Pour  cela,  il  faut  les 
faire  c'onnaître  en  y  attirant,  non  seulement  les  nouiTices  de 
l'Assistance  et  les  mères  seœurues,  mais  toutes  les  mères  sans 
attache  admmistrative,  celles  qui  sont  libres  ;  il  convient  d’en 
créer  dans  les  centres  importants  de  population,  et  d’y  attirer 
les  mères  à  qui  on  apprendra  l’hygiène  de  l’enfant,  et  leur 
hygiène  propre.  C’est  i>ar  l’instruction  des  mères  que  l'on 
arrivera  à  sauver  des  quantités  de  petits  êtres. 

Enrichir  son  pays  d’enfants,  c’est  lui  donner  la  vraie  richesse, 
celle  ejui  défie  la  pauvreté.  C’est  aussi  agrandir  son  patrimoine 
matériel,  c’est  augmenter  sa  force  et  sa  grandeur,  en  lui  don¬ 
nant  ù  l’intérieur  une  résistance  et  une  vitalité  <pi’aucun  capital 
ne  saurait  lui  olïrir.  et  à  l’extérieur  une  expansion  et  une  virilité 
qui  viendront  fournir  la  preuve  de  la  valeur  et  des  qualités  de 

Visites  scientifiques.  —  Sous  la  conduite  de  M.  le  Pro¬ 
fesseur  agrégé  ChassEvant,  les  élèves  du  cours  d’Hydro- 
logie  et  d’Hygiène  ont  visité  l’établissement  thermal 
d’Enghien,  le  7  avril  dernier.  Ils  ont  pu  se  rendre  compte 
des  nombreuses  transformations  et  améliorations  effec¬ 
tuées  cette  année  encore  dans  cet  établissement  qui  peut 
mainteuaut  rivaliser  avec  ceux  des  stations  les  plus 
réputées. 

Deux  nouveaux  héros  de  In  peste.  —  Un  étudiant  de 
l’académie  de  médecine  militaire  de  Saint-Pétersbourg, 
Elie  Vassiliévitcli  Mamontoff,  l’assitant  médecin  Jean 
Broujoumas  doivent  être  inscrits  parmi  les  martyrs  cou¬ 
rageux  de  la  pe.ste  en  Mandchourie.  Mamontoff,  après 
avoir  .soigné  de  nombreux  malades,  est  atteint  à  .son  tour  ; 
il  est  traité  par  l’injection  du  sérum  de  Hafkine  mais 
voyant  que  son  état  s’aggrave,  il  fait  entourer  sou  lit  de 
fleurs...  et  il  meurt  trois  tours  après. 


—  613  — 


-  XXIV  - 


LIVRES  REÇUS  AU  BUREAU  DE  PARIS  MÉDICAL 


Médications  générales,  par  les 
î)'’’  Ch.  Bouchard,  H.  Rooiîr, 


Thérapeutique  des  maladies  La  pblébo-anesthésie  par  la 


respiratoires  et  de  la  tuber¬ 
culose  pulmonaire,  par  les  D" 
lÎD.  Hirtz,  Rist  et  Ribadeau, 
Dumas,  Turkier  et  J.  Martin, 
Ku.ss.  I  vol.  in-8  (le  713  pages 
avec  85  figures,  cartonné,  14  fr. 
( J. -B.  Baillière  et  fils,  éditeurs  à 


Les  préjugés  en  oto-rhino- 
laryngologie,  par  le  D''  J.  Bos- 
viiîE.  Préface  du  de  Grandmai- 
sou.  I  vol.  in-i8  de  146  pages,  3  fr. 
(A ,  Maloinc,  libraire  à  Paris.) 


novocaïne,  par  le  D'  Juees  Ba- 
RANDON.  (Gr.  in-8,  6o  pages). 
{J.  il/«r(/î(esf(!,  libraire  à  Toulouse.) 
L’arthritisme,  ses  principales 
manifestations  et  son  traite¬ 
ment,  par  le  D‘  H.  Mauban,  i  vol. 
in-i6  degô  page.s,  cartonné,  i  fr.  50. 
(J. -B.  Baillière  et  fils,  éditeurs'  à 

Formulaire  pour  les  maladies 
des  enfants,  par  le  D'  A.  Vieie- 

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-  XXV  - 

LA  VIE  MÉDICALE 


Concours  d’agrégation  à  l’École 
d’application  du  service  de  santé 
militaire.  —  Des  concours  seront 
ouverts  à  l’école  d’application  du 
service  de  santé  militaire. 

De  3  juillet  1 9 1 1 ,  pour  les  emplois 
de  professeur  agrégé  des  chaires  de  : 

Chirurgie  d’armée  (blessures  de 
guerre).  Anatomie  chirurgicale  (opé¬ 
rations  et  appareils).  Diagnostic  chi¬ 
rurgical  spécial. 

De  17  juillet  lyi  i,  pour  les  emplois 
de  professeur  agrégé  des  chaires  de  : 

Hygiène.  Médecine  légale,  législa¬ 
tion,  administration  du  service  de 
sauté  militaires. 

De  2  octobre  1 9 1 1 ,  pour  les  emplois 
de  répétiteur  à  l’école  du  service  de 
santé  militaire,  de  : 

Anatomie  descriptive  et  topo- 
graphitjue.  Médecine  opératoire  et 
accouchements.  l’hysiologie,  histolo¬ 
gie  et  anatomie  pathologique. 

Kt  éventuellement  pour  les  emplois 
de  répétiteur  qui  pourraient  devenir 
vacants  par  suite  de  la  nomination 
des  titulaires  à  l’un  des  emplois  de 
professeur  agrégé  ci-dessus  énumérés. 

Des  épreuves  seront  subies  d’après 
les  programmes  et  les  conditions  dé¬ 
terminées  par  les  notes  ministérielles 
insérées  au  Bulletin  officiel,  P.  R., 
vol  XXXn,  11-'  I,  p.  282  et  287. 

Des  demandes  formulées  par  les 
médecins-majors  en  vue  d'obtenir 
l’autorisation  de  prendre  part  à  ces 

motivé  des  chefs  de  chaque  candidat 
et  adre.ssées  au  ministre  de  la  guerre 
(direction  du  service  de  santé,  pre¬ 
mier  bureau),  avant  le  i'’'’  juin  pour 
les  concours  du  3  juillet  ;  avant  le 
IJ  juin  pour  les  concours  du 
17  juillet  ;  avant  le  i"  septembre 
pour  les  concours  du  2  octobre. 

Concours  de  médecin  des  troupes 
coloniales.  —  Un  concours  s’ouvrira, 
le  29  novembre  1911,  à  neuf  heures 
du  matin,  à  l’hôpital  militaire  du 
Val-de-Grâce,  et  le  27  novembre  igi  i 
à  neuf  heures  du  matin,  à  l’école 
d’application  du  service  de  santé 
des  troupes  coloniales  à  Marseille, 
pour  l’admission  de  dix  docteurs 
en  médecine  et  de  quatre  pharma¬ 
ciens  de  première  classe  à  des  emplois 
de  médecin  et  de  pharmacien  aides- 
majors  de  deuxième  classe  des 
troupes  coloniales; 

Des  candidats  devront  être  nés  ou 
naturalisés  français,  avoir  moins 
de  trente-deux  ansau  l"  janvierigi  i 
avoir  satisfait  à  la  loi  militaire  et 
être  aptes  à  servir  en  France  et  aux 
colonies.  Ils  devront  souscrire  l’en¬ 
gagement  de  servir,  pendant  six  ans 
dans  le  corps  de  santé,  à  partir  de 
leur  nomination  au  grade  d’aide- 
major  de  deuxième  classe. 

Facultés  de  médecine.  —  CoMm': 
CONSULTATIF  DK  1,’ENSKIGNKMKNT 
PUBLIC.  —  M.  Teissier,  professeur 
de  clinique  médicale  à  la  Faculté 
mixte  de  médecine  et  de  phau  n  1 
de  l’Université  de  Dyon,  est  nommé 
membre  du  comité  consultatif  de 


l’enseignement  public  (première 
section).  Il  siégera,  en  cette  qualité, 
à  la  commission  de  médecine  et  de 
pharmacie. 

BordKaU-X.  —  M.  Jol.vet,  pro¬ 
fesseur,  est  admis  à  faire  valoir  ses 
droits  à  une  pension  de  retraite,  à 
partir  du  i't  mai  1911.  M.  Joly  et 
est  nommé  professeur  honoraire,  à 
partir  du  U'''  novembre  1911. 

Dille.  —  Sont  admis  à  prendre 
part  au  concours  ([ni  s’ouvrira  le 
25  avril  1911,  devant  la  Faculté  de 
Dille,  pour  l’emploi  de  chef  des  tra¬ 
vaux  anatomiques  à  ladite  Faculté  ; 

MM.  Debeyre,  Gérard  et  Dooten. 

MonTPEI.liKK.  -  M.  Hamelin, 
profe.sseur,  est  admis  à  faire  valoir 
ses  droits  à  une  pension  de  retraite, 
à  partir  du  1"  mai  1911.  M.  Hame¬ 
lin  est  nommé  professeur  honoraire, 
à  partir  du  U'"'  novembre  1911. 

M.  Astruc,  agrégé,  chargé  de  cours 
complémentaire  de  phannacie  à  l’é¬ 
cole  suijérieure  de  phannacie,  est 
nommé,  à  partir  du  i"  avril  1911, 
professeur  adjoint  à  ladite  école. 

Écoles  de  Médecine.  —  Grenoble. 

■ —  M.  Corneloup,  suppléant  des 
chaires  d’anatomie  et  de  physiologie, 
est  chargé,  en  outre,  du  U’''  mars  au 
31  octobre  lyii,  des  fonctions  de 
chef  des  travaux  de  physiologie. 

Reims.  —  M.  Dauglet,  professeur 
et  directeur,  est  admis  à  faire  valoir 
ses  droits  à  une  pension  de  retraite, 
à  partir  du  l 'r  novembre  1 9 1 1 . 

SI.  Danglet  est  nommé  professeur 
et  directeur  honoraires,  à  partir  du 
I  ‘'r  novembre  1 9 1 1 . 

M.  Chevy,  professeur  de  ])hysique, 
est  admis  à  faire  valoir  ses  droits  à 
une  pension  de  retraite,  à  partir  du 
I'''  avril  1911.  M.  Chevy  est  nommé 
professeur  honoraire. 

Hôpitaux  de  Paris.  =3  Médecin 
DK.S  HOPITAUX.  ~  Épreuve  clinique. 
—  Séance  du  25  avril.  —  MM.  Bau¬ 
doin,  1 7  ;  Jlalloizel,  1 5  ;  Gougerot,  1 5. 

Chirurgien  des  hôpitaux.  — 
Épreuve  clinique.  —  Séance  du 
25  avril.  —  MM.  Ockiiiczyc,  17  ; 
Gasne,  i4;ricquand,  14. 

Internat  de  Brévannes.  —  Séance 
du  22  avril.  —  MM.  Achard,  27; 
Drouet,  23;  Flacet,  20;  Jacquemin, 
19;  Dan,  12. 

Séance  du  24  avril. — MM.  Beloux, 
29;  Burguet,  25;  Sorel,  22;  Haris- 
toy,  17;  Dujarric  de  la  Rivière,  15; 
Andrieu,  12;  Bazin,  10;  Fadkine,  8; 

Dévouement  médical.  —  M.  le  D' 
H.  Poullain,  médecin-major  de  pre¬ 
mière  classe,  médecin  chef  de  l’hô¬ 
pital  militaire  de  Sétif,  a  reçu  une 
lettre  de  félicitations  du  ministre  pour 
son  dévouement  au  cours  d’une  épi¬ 
démie  de  typhus  exanthématique. 

M.  Stinhelmer,  étudiant  en  méde¬ 
cine,  actuellement  sous  les  drapeaux 
vient  de  subir  l’amputation  du  bras 
droit,  à  la  suite  d’un  phlegmon  con¬ 
tracté  en  soignant  des  malades  à 
l’infirmerie  de  Da  Fart-Dieu  à  Dyon. 


I,e  général  Guérin  lui  a  remis  la 
médaille  militaire. 

Ecole  annexe  de  médecine  navale 
de  Rocliefort.  -  -  Un  concours  s’ou¬ 
vrira  à  Rocliefort  le  3  juillet  1911, 
pour  l’emploi  de  profe.sseur  de  petite 
chirurgie  et  de  sémiologie  médicale 
à  riîcole  annexe  de  médecine  navale 
de  ce  port. 

Distinctions  honorifiques.  —  Sont 
nommés  dans  l'ordre  de  la  Dégion 
d’honneur  : 

Au  uradc  de  (licvalicr.  —  M.  le 
médecin  de  ])remière  classe  de  la 
marine  Olivier  ;  M.  le  major  de 
deuxième  cla.s.se  Serre;  M.  le  docteur 
Braquehaye  (de  'funis). 

cours  de  sa  visite  à  l’hôpital  de  Cham¬ 
béry,  a  remis  une  médaille  d’or  à  la 
sœur  Clorynde  en  lui  adressant  ses 
félicitations. 

Les  Travaux  dans  les  hôpitaux. 
—  De  Conseil  municipal  vient 
d’approuver  une  dépense  de  dix 
millions  à  prélever  sur  les  fonds 
provenant  du  grand  emprunt  pour 
faire  des  travaux  dans  les  hôpitaux. 

C’est  ainsi  que  1,300,000  francs 
seront  affectés  à  la  reconstruction 
de  l’hôpital  Cochin  ;  300.000  francs 
à  l’agrandi.ssement  du  magasin 
centrai  ;  3  millions  à  de«  grosses  ré¬ 
parations  telles  que  :  1.8 10.000 
francs  pour  la  transformation  de 
l’Hôtel-Dieu  ;  loo.otK)  francs  à 
Broussais  ;  20f>.ooo  francs  à  Bicêtre  ; 
1 5  5 .000  francs  aux  Knfants-Malades, 
etc.  Des  réserves  de  linge  mobilier 
seront  augmentées  de  500.000  francs; 
enfin  100.000  francs  seront  dépensés 
pour  l’agrandissement  du  sanato¬ 
rium  d’Hendaye  et  40.000  francs 
pour  une  salle  de  conférences  à  la 
Nouvelle-Fitié. 

Concours  de  i’Internat  en  phar¬ 
macie  des  hôpitaux  de  Paris.  —  De 
Jury  est  ainsi  composé  :  MM.  VillE- 
JEAN,  président  ;  Viron,  Diïgkr 
Meii.LERE,  pliarmacieus  des  hôpi¬ 
taux  ;  Thabuis,  pharmacien  des 
a.silcs  de  la  -Seine  ;  MM.  CarETTE 
et  DumESNIL,  membres  de  la  Société 
de  pharmacie  de  Paris. 

Syndicat  médical  de  Paris.  —  De 
conseil  du  Syndicat  médical  de 
Paris  a  procédé  au  renouvellement 
de  sou  bureau  pour  1 91 1 . 

Président  :  M.  de  Pradel. 

Vice-présidents  :  MM.  Chassevant 
etd’Ayrenx; 

Secrétaire  général  :  M.  Berruyer  ; 

Secrétaire  général-adjoint  :  M.  Da- 
bady. 

'Trésorier  ;  M.  de  Spéville. 

Secrétaires  des  séances  :  MM.  Achu- 
ray  et  Carel. 

R  édacteur  du  Bulletin  :  JD  Chapon. 

Hôpitaux  de  province.  —  Saint- 
ÉTiENNE.  —  Da  commission  admi¬ 
nistrative  des  hospices  civils  de 
Saint-Étienne  donne  avis  qu’un  con¬ 
cours  pour  la  nomination  d’un  mé¬ 
decin  suppléant  de  ses  établis.se- 
nients,  sera  ouvert  à  l’Hôtel-Dieu 
de  Lyon,  le  lundi  20  novembre  1911. 


-  (315  — 


-  XXVI  — 


SOMMAIRE  du  N°  20 


Gougerot . —  La  question  des  Blastomycoses  (Revue  générale) .  qSq 

Jean-Charles  Roux.  —  Les  gastrites  chroniques  et  leur  traitement .  466 

Heitz  Boyer  et  Sanjurjo.  —  L’aspiration  vésicale,  traitement  d’urgence  des  hématuries .  468 

Lamy . —  Traitement  chirurgical  du  pied  bot  varus  équin  chez  l’enfant .  471 

Actualités  médicales.  —  Recherche  de  l’amylase  pour  le  diagnostic  des  troubles  pancréatiques.  —  Comment 

l’on  vomit.  —  Le  sommeil  et  l’hypothyroidisme  chronique. .  476 

Sociétés  savantes.  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  — Académie  de  médecine. —  Société 

de  chirurgie.  —  Société  de  pédiatrie .  476 

Libres  propos  :  A  propos  d'une  décision  du  Conseil  de  la  Kaculté .  III 

Choses  du  four  :  La  taxe  sur  les  automobiles .  111 

Chronique  médico-littéraire  ••  Faust  à  Chatel-Guvon,  par  le  !)'■  Gaston  Duchesne .  V  à  XI 

Chronique  des  Livres  ;  L’immunité,  par  le  If  Hans  Mucii.  —  Conlerences  d  hygiene  pratique,  par  le 

D‘'  Roger  Hyvert .  XI 

Curiosités . XI 

Les  grands  médecins  :  Corvisart,  par  le  Dr  Horn .  XIII 

La  médecine  humoristique . XVII 

Diététique  :  Boissons  antidiarrhéiques .  XIX 

Formules  thérapeutiques  :  VrépaTatAons  àe  cafüne .  XIX 

La  Thérapeutique  d’hier  et  celle  de  demain,  par  A.  Buisson .  XXI 

Nouvelles . .  XXI  et  XXI  II 

La  vie  médicale .  XXV 

Cours.  —  Congrès . ._ .  XXVI 


SOMMAIRE  du  N“  21 


Parmentier  et  Chabrol...  —  La  forme  anémique  du  cancer  de  l’estomac .  479 

Denéciiau  et  Grosgeoroe.  —  Une  épidémie  de  paralysie  infantile  en  Anjou..... .  484 

Marion . —  Prostatectomie  sus-pubienne  (résultats  de  trois  ans  de  pratique) .  487 

Dausset . —  L’air  chaud,  sa  puissance  analgésique .  498 

Actualités  médicales . —  Tuberculoses  humaine  et  bovine.  —  Epidémie  de  dvsenterie  bacillaire  provoquée 

par  des  ustensiles  de  cuisine  contaminés.  —  La  nature  syphilitique  des  dilatations  bronchiques .  498 

Sociétés  savantes . —  Société  de  chirurgie.  —  Société  de  thérapeutique .  496 

Congrès  :  —  Le  troisième  congrès  de  physiothérapie  des  médecins  de  langue  française . 497 

Libres  propos-.  L’influence  morale  du  médecin,  par  le  D'  Pierre  Lereboullet .  ...  III 

Choses  du  jour  :  La  sonnette  de  nuit .  III 

Chronique  scientifique  :  La  stérilisation  des  eaux  potables  par  les  rayons  ultra-violets,  par  Sevarus .  V  et  Vil 

Chronique  des  Livres  :  La  fièvre  méditerranéenne,  par  le  Dr  Lemanski.  —  The  mental  symptoms  of  brains 
diseases,  par  Bernard  Hollander.  —  Effluvation  bipolaire  de  haute  fréquence  et  tuberculose  pulmonaire, 
par  le  D'  Thiellé.  —  Physiopathologie  du  corps  thyroVde,  par  les  D™  Léopold  Levi  et  Henri  de  Rothschild.  IX 

Curiosités .  XI 

Leçon  d’anatomie .  XIII 

La  médecine  humoristique  :  La  salle  de  garde  de  la  Charité,  par  Bellery-Deseontaine .  XVI! 

Diététique  :  Diététique  comparée  et  pratique,  par  les  D'»  Derecq  et  Gallois .  XIX 

I-ortnules  thérapeutiques .  XIX 

La  médecine  au  palais . XXI 

Nouvelles .  . .  .  .  .  XXIII 

La  vie  médicale .  .  XXV  et  XXVII 

Cours.  —  Congrès .  XXVII 


—  XXVll  - 


VIE  MÉDICALE  {Suite) 


LA 

Ce  concours  aura  lieu  devant  un 
jury  medical  présidé  par  un  membre 
de  la  commission  administrative 
des  hospices.  Il  se  composera  de  cinq 

Pour  tous  renseignements,  s’a¬ 
dresser  au  secrétariat  général  des 
hospices,  rue  de  la  Badouillère,  à 
Saint-Étienne. 

Les  étudiants  sous  les  drapeaux. 
—  Une  récente  circulaire  ministé¬ 
rielle  a  interdit  les  actes  de  scolarité 
aux  étudiants  sous  les  drapeaux. Cette 
circulaire  vient  d’être  complétée. 

L’interdiction  qui  précède  n’at¬ 
teindra  pas  les  militaires  autorisés, 
au  début  de  l’année  scolaire,  à 
prendre  des  inscriptions. 

A  titre  transitoire,  et  sur  l'avis 
favorable  de  il.  le  ministre  de  l’Ins¬ 
truction  publique,  ces  militaires 
pourront  compléter  leurs  inscrip¬ 
tions,  de  manière  à  pouvoir  passer 
leurs  examens  de  fin  d’année,  mais 
il  est  bien  entendu  que  cette  tolé¬ 
rance  s’applique  seulement  à  l’année 
scolaire  igio-igii. 

Rien  ne  s’oppose,  par  contre,  à  ce 
que  chaque  année  les  militaires  nou¬ 
vellement  incorporés  se  présentent 
à  la  session  d'octobre-novembre 
suivant  leur  incorporation,  à  des 
examens  universitaires  précédés 
d’inscriptions,  h  condition  qu’ils 
justifient  de  ces  inscriptions  avant 
leur  incorporation. 

Il  en  sera  de  même  pour  les  exa¬ 
mens  universitaires  non  précédés 
d’inscriptions. 

Les  militaires  sous  les  drapeaux 
ne  pourront  être  admis  à  les  subir 
qu’a  la  session  d’octobre-novembre 
suivant  leur  incorporation. 


Quant  aux  examens  et  concours 
autres  que  les  examens  universi¬ 
taires,  les  militaires  sous  les  dra¬ 
peaux  pourront  être  autorisés  à 
s’absenter  pour  les  subir,  à  quelque 
époque  que  ce  soit,  sous  la  réserve 
expresse  qu’ils  ne  bénéficieront 
d’aucune  faveur  spéciale  pour  la 
préparation  de  ces  examens  et  con¬ 
cours,  laquelle  ne  devra,  d’aucune 
façon,  porter  préjudice  à  leur  ins¬ 
truction  militaire.  Les  permissions 
ainsi  données  devront  compter  dans 
les  trente  jours  de  permission  que 
la  loi  permet  d’accorder  pendant 
les  deux  ans  de  service. 

— ■  Le  ministre  de  la  Guerre  vient 
d’inviter  les  généraux  commandant 
les  corps  d’armée  à  lui  faire  parvenir 
d’urgence  l’état  nominatif  des  étu¬ 
diants  en  médecine,  possédant  huit 
inscriptions  au  plus,  faisant  .actuel¬ 
lement  leur  service  militaire,  qui 
seraient  désireux  d’achever  leur 
temps  de  service  eu  Algérie. 

Les  étudiants  en  médecine  qui 
sont  dans  les  conditions  requises 
sont  donc  priés,  dans  leur  intérêt, 
de  faire  connaître,  au  plus  tôt,  leur 
désir  à  qui  de  droit. 

Mariages.  —  Dr  Charles  Giraud 
et  Mlle  Henriette  Cosson.  — 
Dr  Maurice  Le  Roj  des  Barres 
et  Mlle  Suzanne  Tarrius,  fille  du  mé¬ 
decin.  —  Dr  Gallerand  et  Mlle 
Marie  Lombard.  — M.  Paul  Hébrard, 
interne  des  hôpitaux  de  Paris  est 
fiancé  à  Mlle  Claire  Sénac.  — 
Dr  Albert  Mangenot,  médecin  major 
de  iro  classe  et  Mme  Doyen,  née 
Juliette  Galland.  —  M.  le  médecin- 
major  Sévérac  du  135“  régiment 


d’infanterie  et  Mlle  J  eanne  Laurent, 
fille  du  Dr  Laurent  décédé.  —  M. 
Paul  Condom,  fils  du  directeur  de 
l’hôpital  Trousseau,  est  fiancé  à 
Mlle  Angèle  Laffray.  —  M.  le  Docteur 
Chabret  du  Rieu  est  fiancé  à 
Mlle  Joséphine  Gard.  —  M.  Charles 
Chevreux,  sous-chef  du  cabinet  du 
ministre  du  Travail,  et  M*>‘'  Renée 
Bataille,  fille  du  Dr  Bataille,  profes¬ 
seur  à  l’École  de  médecine  de 
Rouen,  chirurgien  de  l’Hôtel-Dieu. 
—  Dr  René  Bellot,  médecin-major 
au  I  iqr  régiment  d’infanterie  etM“r 
Andrée-Marie  Liniouzin.  —  Dr  A. 
Polack  et  M“''  Suzanne  de  Ricqlès. 

Nécrologie.  —  Dr  Adolphe  Bruyère 
médecin  consultant  à  l’hôpital  Roths¬ 
child,  médecin  adjoint  des  palais 
nationaux.  —  M‘'r  Hélène  Thiriat, 
étudiante  en  médecine,  externe  des 
hôpitaux  de  Marseille.  — ■  Dr  J  oseph 
Demétrius  Abela,  docteur  en  méde¬ 
cine,  vice-consul  d’Angleterre,  vice- 
consul  d’Espagne,  décédé  à  Saïda 
(Turquie).  —  i,e  Dr  Mariotte,  aide- 
major  des  troupes  coloniales,  a  été 
tué  à  l’ennemi  a  l’âge  de  vingt-huit 
ans,  à  la  bataille  de  Koyama 
(Guinée  française),  le  23  novembre 
1908.  Son  corps  a  été  ramené  à 
Langres  où  viennent  d’avoir  lieu 
les  obsècpies.  —  Dr  Rollin,  médecin 
aide-major  de  classe  au  Maroc, 
victime  du  devoir.  —  Dr  Gaston 
Houzel  (de  Boulogne-, sur-Mer),  père 
du  Dr  G.  Houzel  et  de  M.  Gaston 
Houzel,  interne  des  hôpitaux  de 
Paris.  —  Dr  Hans  Naigeli-Akerbloin, 
privât  docent  à  l’Université  de 
Genève,  décédé  à  43  ans,  à  la  suite 
d’une  courte  maladie. 


Clinique  médicale  de  l’Hotel-Dleu. 

—  Professeur  Gilbert.  —  Samedi 
29  avril  à  10  h.  1/2.  Leçon  clinique 
sur  un  cas  d’ictère  chronique  spUno- 
»iég«L’ç«c.— LesMercredisà  loli.  1/2, 
présentation  de  malades.  Rédaction  et 
correction  d'ordonnances. 

29  Aoril,  à  i  o  h.  i  /2.  —  Hôpital  pk 
LA  PITIE.  Le  Dr  Babinski  reprend 
ses  conférences  cliniques  sur  les  mala¬ 
dies  du  système  nerveux  et  les  con¬ 
tinuera  les  samedis  suivants  à  la 
même  heure. 

29  Aoril,  ù  4  heures.  —  Cli.N'IQPK 
DE  mEdecine  ini'axtile  (Hôpital 
DES  ëneants-malades).  — -  M.  le  Dr 
Ferrand.  —  Diagnostic  de  la  .syphilis. 

A  3  heures.  —  M.  le  Dr  Nobeconrt. 

—  Albuminuries. 

30  Aoril,  à  10  heures.  —  Clinique 
dermatologique  de  l’uopital 


COURS 


Saint- Louis.  ~  M,  le  Pr  Gaucher.  — 
Hérédo-syphilis  tertiaire.  —  'Tous  les 
dimanches  matin.  I.e  mercredi  de 
chaque  semaine,  à  10  heures,  pré¬ 
sentation  de  malades. 


/rr  mai.  —  Hôpital  Saint-Louis. 
—  M.  le  Professeur  Gaucher,,  assisté 
de  nombreux  conférenciers,  fera  du 
irr  mai  au  8  juillet  un  cours  pratique 
et  complet  de  dermatologie  et  de 
vénéréologie.  Ce  cours  aura  lieu  tous 
les  jours. 

/"  Mal,  à  5  heures.  —  FacultE 
DE  mEdecine.  —  JL  I,e  Dr  Lan¬ 
glois,  professeur  agrégé  à  la  Faculté, 
commencera  une  série  de  !2  confé¬ 


rences  sur  la  Physiologie  appliquée  à 
l’hygiène  industrielle.  Ces  conféren¬ 
ces  auront  lieu  tous  les  lundis,  mer¬ 
credis,  vendredis,  à  la  même  heure. 


2  mai,  h  I  h.  il 2.  —  Faculté  de 


mEdecine.  —  JL  le  Dr  Kuss,  pro¬ 
secteur  à  la  Faculté,  commencera 
son  cours  d’opérations  sur  la  tête, 
le  cou,  le  thorax  et  le  continuera 
tous  les  jours  suivants  à  la  même 
heure. 

2  mai,  ù  3  heures.  —  FACULTE 
DE  mEdecine.  —  JL  le  Dr  Castex, 
assisté  de  JIJI.  les  Dr»  Oollinet, 
Babé,  Blanluet,  reprendra  son  cours 
et_  ses  travaux  pratiques  d’oto- 
rhino-laryngologie.  Lundis,  mercre¬ 
dis,  vendredis,  conférences.  —  Jlardis 
jeudis,  samedis,  présentations  de 
malades.  —  Tous  les  jours,  de  trois  à 
cinq  heures,  'fr-avaux  pratiques. 

5  mai,  à  10  heures.  —  Clinique 
DERMATOLOGIQUE  DE  L’HOPITAL 
Saint-Louis.  —  JL  le  Dr  Gougerot, 
professeur  agrégé.  —  Jlyeoses  diver¬ 
ses:  hémisporoses,  cladioscs,  acré- 
nionioses. 


THÈSES  DE  LA  FACULTÉ  DE  MÉDECINE  DE  PARIS 


Mercredi  3  mai,  à  une  heure.  —  JL  I-IenRY.  De  la  kéra¬ 
tose  syphilitique  plantaire  (JIJI.  Gaucher,  président  ; 
Segond,_  Jlarfan  et  Pierre  Duval).  —  JL  Cuambard.  L’a- 
ne.sthésie  lombaire  (JIJI.  Segond,  président  ;  Gaucher, 
Jlarfan  et  Pierre  Duval).  — JL  Chardon.  Envahisseinent 
massif  du  liquide  céphalo-rachidien  et  absence  de  réac¬ 
tion  cellulaire  au  cours  de  la  méningite  cérébro-spinale. 
(JIJI.  Jlarfan,  président  ;  Gaucher,  Segond  et  Pierre  Du¬ 
val). 

Jeudi  a  mat,  à  une  heure.  — JL  JIonnier.  Considérations 
sur  les  chorées  chroniques,  des  relations  cliniques  et  la 
chorée  Sydenham.  (JIJI.  Debove,  président  ;  Gilbert 


Ballet,  Claude  et  Rathery).  —  JL  SlEpian.  Amnésie  de 
fixation.  Sa  valeur  sémiologique  et  ses  conséquences  psy¬ 
chologiques.  (MJL  Gilbert  Ballet,  président  ;  Debove, 
Claude  et  Rathery).  —  Jl”"^  Tinel-Giuy.  La  polionij’é- 
lite  épldémimie  (maladie  de  Heine-JIédin)  (JIJI.  Hutinel, 
président  ;  Clianteniesse,  Albert  Robin  et  Nobécourt).  • — 
JL  BREGEON.  La  rage  humaine.  Fréquence  des  erreurs 
de  diagnostic  (JIJI.  Chatitenies.se,  pré.sldent  ;  Hutinel, 
Albert  Robin  et  Nobécourt).  —  JI.  Puifferrat.  I,e  signe 
de  Jelllneck  dans  le  syndrome  de  Basedow.  (JIJI.  Al¬ 
bert  Robin,  président  ;  Hutinel,  Chaiitemesse  et  Nobé¬ 
court). 


—  617  — 


Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue  Hautefeuille,  PARIS 


Atlas  Manuels  de  Médecine  coloriés 


Atlas  Manuel  d'Anatomie  patholo£:ique,  par  les 

lîoi.LiNiiER  et  Gouget.  1902,  I  vol.  in-i6,  avec  137  planches 
coloriées  et  27  ligures.  Kelié .  20  fr. 

Atlas  Manuel  de  Bactériologie,  par  le^  D'*  Leiimann. 
Nei  mann  et  Griffon.  190(1,  i  vol.  in- 16,  avec  74  planches 
loniprenant  plus  de  6oo  lig.  col.  Relié .  20  fr. 

Atlas  Manuel  des  Bandages,  Pansements  et  Appa¬ 
reils,  par  les  L)>-.  Hoffa  et  1>.  IIali.oreaij.  Préface  de 
P.  Berger  1  vol.  in-i(l  avec  12K  pl.  nclié .  14  fr. 

Allas  Manuel  des  Maladies  de  la  Bouche,  du  Pharynx 
et  du  Nez,  par  les  1)^’  Grunwalo  et  Laurens.  i  vol.  in-iO, 
avec  12  pl.  color.  etgi  lig.  Relié .  14  fr. 

Atlas  Manuel  des  Maladies  des  Dents,  par  les  U‘'i 
Preiswerk  et  Cho.mphet.  kjoS,  i  vol.  in-i6  de  366  pages, 
avec  44  pl.  col.  et  i63  lig.  Relié .  IS  fr. 

Atlas  Manuel  de  Prothèse  dentaire  et  buccale,  par  les 
Dv»  Preiswerk  et  Ciiompref.  1907,  i  vol.  in-i6  de  460  pages, 
avec  21  planches  comprenant  5o  lig.  coloriées,  et  362  lig. 
dans  le  texte  dont  100  coloriées.  Relié .  18  Ir. 

Atlas  Manuel  de  Chirurgie  oculaire,  par  O.  Haas  et 
A.  Monthiis.  igo5,  i  vol.  in-i6  de  270  pages,  avec  3o  pl. 
color.  et  166  ligures.  Relié .  16  fr. 

Atlas  Manuel  de  Chirurgie  opératoire,  par  les  D'’  O. 
ZucKERKANüL  et  A.  MouciiET.  Préface  du  If  Quénu.  .Voi<- 
yelle  édition,  1910,  i  vol.  in-i6  de  490  p.,  avec  404  fig.  et 
41  pl.  col.  Relié .  20  fr. 

Atlas  Manuel  de  Chirurgie  orthopédique,  par  Luning, 
ScHULTiiEss  et  V1LLE.WIN.  1902,  I  vol.  in-i6  avec  16  pl.  col. 
et  230  lig.  Relié .  16  fr. 

Atlas  Manuel  de  Diagnostic  clinique,  par  les  D»  c. 
Jakob  et  A.  Lêtienne.  5»  édition,  i  vol.  in-ib  de  396  pages, 
avec  68  pl.  coloriées  et  86  lig .  15  fr. 

Atlas  Manuel  des  Maladies  des  Enfants,  par  IIecker< 
Trkmpr  et  Apert,  médecin  des  hôpitaux  de  Paris.  19061 
I  vol.  in-i6  de  423  pages,  avec  48  planches  coloriées  et 
174  ligures.  Relie .  20  fr. 

Atlas  Manuel  des  Fractures  et  Luxations,  pir  les 
Dv»  Helferich  et  P.  Delbet.  2“  édition,  i  vol.  in-i6  avec 
68  pl.  col.  et  137  lig.  Relié .  20  fr. 

Atlas  Manuel  de  Gynécologie,  p  ir  les  D'"  .Schæffer  et 
J.  UotiGi.É,  chirurgien  des  hôpitaux  de  Pans.  igoS,  i  vol. 
iii-K),  avec  go  pl.  col.  et  76  lig.  Relié .  20  Ir. 

Atlas  Manuel  de  Technique  gynécologique,  par  les 
If"  Schaeffer,  P.  Segosi)  et  O.  I.enoir.  igoS,  i  vol.  in-i8, 
avec  42  planches  col.  Relié . ' .  15  fr, 

Atlas  Manuel  d’Histologie  pathologique,  par  les 
Durck  et  Gouget,  prol.  .agr.  à  la  Fac.  dr  Paris.  1932,  i  voi. 
in-16,  avec  120  pl.  col.  Relié . .  20  fr. 


Atlp  Manuel  d’Histologie  et  d’Anatomie  microsco¬ 
pique,  par  les  IJ"  J.  Sobotta  et  P.  Mulon.  1903.  i  vol. 

in-16,  avec  80  pl.  col.  Relié .  20  fr. 

Atlas  Manuel  des  Maladies  du  Larynx,  par  les  D'*  L. 
Gru.nwai.I)  et  Castex,  2'  édition,  i  vol.  in-i6,  avec  44  pl. 

col.  Relié . .  14  ifr 

Atlas  Manuel  des  Maladies  externes  de  l’Œil,  par  les 
D”  O.  Haaii  et  A.  Terson.  igoS,  i  vol.  in-16  de  3i6  pages, 

avec  40  planches  col.  Relié . 16  fr. 

Atlas  Manuel  des  Maladies  de  l’Oreille,  par  les  Des 
Bruhi-,  P01.1TZER  et  G.  I.AURENS.  I  vol.  in-16  de  3g5  p.  avec 

39  pl.  col.  et  88  lig.  Relié .  18  fr. 

Atlas  Manuel  des  Maladies  de  la  Peau,  par  les  D“  Mra- 

CEK  et  !..  Hudfxo.  2'  édition.  igoS,  i  vol.  in-16,  avec  ii5  pl. 

dont  78  coloriées.  Relié .  24  fr. 

Atlas  Manuel  de  Médecine  et  de  Chirurgie  des  Acci¬ 
dents,  par  les  D’’*  G  jeebiewski  et  P.  Riche,  chirurgien  des 
hôpitaux  de  Paris,  i  vol.  in-16  avec  148  planches  noires  et 

40  planches  coloriées.  Relié . ;...  20  fr. 

Atlas  Manuel  de  Médecine  légale,  par  les  Hofmann 

et  Ch.  Vibert,  Prélace  par  le  prof.  Brouardel.  2»  édition. 

I  vol.  in-16,  avec  56  pl.  col.  Relié .  18  fr. 

Atlas  Manuel  d’Obstétrique,  par  les  D«  Schæffer  et 
Potocki.  Préface  de  M.  le  professeur  Pinard.'i  vol.  in-16, 

avec  55  pl.  col.  et  18  lig.  Relié . . . .  20  fr. 

AtLis  Manuel  d’Ophtalmoscopie,  par  les  D"  O.  Haab  et 
A.  Terson.  3*  édition,  i  vol.  in-16  de  276  p.,  avec  88  pl. 

colo  iées.  Relié . .  15  fr. 

Atlas  Manuel  de  Psychiatrie,  par  les  Dr*  Weygandt  et 
J.  Roubinovitch,  raéJecin  delà  Salpêtrière,  i  vol.  in-16  de 

643  p.,  avec  24  pl.  col.  et  264  lig.  Relié .  24  fr. 

Atlas  Manuel  du  Système  nerveux,  par  les  D"  G.  Jakob, 
Rémono  et  Clavelier.  2»  édition,  i  vol.  in-16,  avec  84  pl. 

coloriées  et  lig.  Relié .  20  fr. 

Atlas  Manuel  des  Maladies  nerveuses,  parles  D^Seiffer 
et  G.  Gasne,  médecin  des  hôpitaux  de  Paris.  1904,  i  vol. 
in-16  de  352  pages,  avec  26  pl.  col.  et  264  fig.  Relié.  18  fr. 
Atlas  Manuel  des  Maladies  vénériennes,  par  les  D” 
Mracek  et  K.«eby.  2»  édition.  1904,  i  vol.  in-i6,  avec 

71  pl.  toloriees  et  12  pl.  noires.  Relié. .  20  fr. 

Atlas  Manuel  de  Chirurgie  générale,  par  les  I)'»  Mar- 
WEüEL  et  CiiEVAssu.  1908,  I  vol.  in-i6  de  420  p.  avec  171  lig. 

et  28  pl.  coloriées.  Relié . . .  16  Ir. 

Atlas  Manuel  de  Chirurgie  des  Régions,  par  le  profes¬ 
seur  G.  Sultan  et  G.  Kuss.  1909-1911,  2  vol.  in-16  de  5oo  p., 
avec  25o  lig.  et  40  pl.  col.  Relié.  Chaque  volume. . .  20  fr. 


Atlas  d’Anatomie  Descriptive 

Par  le  J.  SOBOTTA,  iro  fesseur  d’Anatomie  à  l'IInivcrsité  de  Wurszbourg. 

Édition  française  par  le  D’’  ABEL  DESJARDIN,  Aide  d'Anatomie  à  U  Faculté  de  Médecine  de  Paris. 

3  vol.  de  texte  et  3  atlas  grand  in-8  colombier,  avec  150  planches  en  couleurs  et  environ 
1600  photogravures,  la  plupart  tirées  en  couleurs,  intercalées  dans  le  texte. 

Ensemble,  6  volumes  cartonnés  ;  90  francs. 

1.  Ostêologle,  Arthrologle,  Myologle.  il.  Splanc/inologie,  Cœur. 

I  volume  de  texte  et  i  atlas,  cartonnés .  30  fr.  i  volume  de  texte  et  i  allas,  cartonnés . 30  fr. 

III.  Nerfs,  Vaisseaux,  Organes  des  sens. 

I  volume  de  texte  et  i  atlas,  cartonnés . .  30  fr. 

Chacune  des  3  parties  peuvent  être  acquises  séparément  au  prix  de  30  Ir.  les  deux  volumes  cartonnés.  ' 

Les  plus  récents  traités  d’anatomie  ne  répondent  pas  aux  besoins  de  la  très  grande  majoriié  des  étudiants,  mais  s’adre.ssent 
.seulement  ii  quelques  rares  élèves,  candidats  aux  concours  d’anatomie.  Ceux-ci  doivent  savoir,  dans  tous  ses  détails,  l'ana- 
tumie  théorique  alors  que  ceux-là  n’ont  besoin  desavoir  que  les  notions  qui  leur  .serviront  dans  la  pratique  journalière  du 
la  médecine.  II  ne  faut  pas  oublier  que  l’anatomie  n’est  et  ne  doit  être  au’iine  branche  acccs.soire  de  la  médecine  et  que 
pour  indispensable  qu’elle  soit  à  connaître,  ne  doit  pas  a  oiparer,  au  déiriincnt  des  autres  branches  de  beaucoup  plus 
importantes,  la  plus  grande  partie  des  études  médicales.  L’anatomie  normale  ne  doit  être  qu’une  introduction  à  l’anatomie 
pathologique,  à  la  clinique  et  à  la  thérapeutique.  Un  médecin  qui  ne  s’atiacherait  qu’à  l'étude  de  la  première  ferait  un 
travail  stérile,  puisque  plus  tard  il  ne  se  trouvera  jamais  en  présence  d’organes  normaux,  semblables  à  ceux  qu’il  aura  appris 
dans  les  livrcs.  sa  science  ne  trouvant  son  emploi  que  sur  des  organUnies  malades. 

Le  livre  de  Sobotta,  qui  s’adresse  aux  apprentis  médecins,  est  conçu  dans  cette  idée;  —  on  y  trouvera  simplement  les 
notions  essentielles  à  connaître  pour  examiner  et  soigner  nn  malade.  On  a  supprimé,  de  parti  pris,  tout  ce  qui  n’avait  pa.s 
une  réelle  importance  pratique,  tandis  qu’on  a,  par  contre,  donné  tous  les  détails  que  le  medeci,n  devra  savoir  et  retenir. 

Envoi  franco  d’un  spécimen  dn  texte  et  des  planches  à  toute  personne  qui  en  fera  la  demande. 


SOMMAIRE 


Linossieb . —  Les  maladies  de  la  nutriUon  en  1911  Uieme  générale). 

R.  Lépine . —  Une  cause  possible  d’hyperglycdraie  dans  le  diabete — 

■Gilbert  et  P.  Lereboullet.  —  La  glycosurie  diabétique,  son  rythme  lournal  ■" 

Gilbert  et  Baudouin . —  La  glycémie  diabétique,  ses  variations  sous  1’ 

Marcel  Labbé.. . —  La  ration  d’entretien  chez  les  obèses . 

ilANRioTet  P^aTURiER . —  La  climatothérapie  en  Algérie . 

Linossier.  .  L . —  La  radioactivité  des  eaux  minérales . 

Actualités  médicales . —  Le  traitement  de.  la  goutte  et  du  rhumatismi 

Sociétés  savantes . —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de 

Académie  des  sciences  —  Société  de  chirurgie.  —  Société  de  pédiatrie . 

Libres  propos  ;  Les  maisons  ouvrières,  par  le  D'  J.  Camus . 

Chronique  médico-pédagogique  :  Les  punitions  chez  les  enfants,  par  le  D*’  C 
Chronique  des  Livres  :  Les  maladies  de  l’estomac,  par  le  D''  Vires.  —  Préci; 
du  poumon  et  du  cœur,  par  les  Dr»  Vires  et  Paües.  —  Jahreskurse  fur  lert; 

Formulaire  des  spécialités  pharmaceutiques,  par  le  Dr  Gardeite . 

La  méJecine  au  Palais . 

Les  eaux  minérales  dans  la  littérature  :  Boileau  à  Bourbon-l’Archambault.. 

Revue  rétrospective  des  eaux  minérales  par  l'image . 

Nécrologie  :  L’aide-major  Mariette . 

Les  grands  médecins  :  Le  professeur  Cii.  Bouchard . 

Silhouettes  médicales  :  Le  médecin  d’eaux,  parle  Dr  Pierre  Maurel . 

Curiosités . 

La  médecine  humoristique . 


La  vie  médicale .  XXXV 

Cours.  —  Thèses  de  la  Faculté  de  Pans .  XXXVII 

Thérapeutique  pratique  :  Le  Mont-Dore  et  les  voies  respiratoires .  XX.XIX 

Thérapeutique  pratique  :  La  cure  de  diurese  a  Lvian . ^ _  XL 

“  eSpnine  vernade 

Angine  de  Poitrine  à  l'IODURE  de  CAFÉINE 

Affections  rénales  le  PLUS  SUR  DES  DIURÉTIQUES  CONNUS 
_ Hydropisies _ Pas  d'IntoUram  ni  d’ Accidents  d'iodisme _ 

CONDITIONS  DE  PUBLICATION  ~~ 

PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  ler  de  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  (/'r  Décembre  au  3o  Novembre)  :  France,  12  francs.  — Etranger,  15  francs. 
—  Abonnement  d’essai  d’un  mois:  1  franc. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 

Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Tous  les  autres  numéros  ont  32  pages. 

Le  troisième  numéro  de  chaque  mois  contient  une  Revue  générale  sur  une  question  d’actualité. 

ORDRB  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX 

Janvier. ...  —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber-  |  Juillet . —  Maladies  du  cœur,  du  sang,  des  vaisseaux. 

culose.  ...  . —  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in- 


-  Maladies  des  voii 

culose. 

-  Physiothérapie; 

-  Dermatologie; — 


^nostic.  lectieuses. 

ialadiesvéné-  Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  n 
larynx  ;  —  des  yeux  ;  des  dents. 
-  obstétrique;  —  maladies  Octobre....  —  Maladies  nerveuses  et  mcntales;- 
’  ■  ’  lires.  cine  légale. 

Eaux  miné-  Novembre  .  —  Thérapeutique. 


raies,  climatothérapie;  —  diététique.  Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles;  —  Pué- 
Juln .  —  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du -foie.  I  riculture. 

PRIMES  DE  PARIS  mÉDÎCAL  (Voir  le  détail  des  primes  dans  les 

_  numéros  precedents  et  suivants) 


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«r/ne  à  deuw  pilules  par  Jour  pendant  10  d  tS  jours. 
âOUTTES  (20  gouttes  âquiralent  à  0,05  d’Hectine). 

20  d  100  gouttes  par  Jour  pendant  10  à  15  Jours. 
AMPOULES  A  (0,10  d’Heotine  par  ampoule) 
AMPOULES  B  (0  ,20  d’Hectine  par  ampoule). 
Injecter  une  ampoule  par  Jour  pendan  tlOà  ISJo^rs 


(Combinaison  d’Heotine  et  de  Uercure). 

PILULES  (Par  pilule  ;  Ilectine  0,10,  Protoiodure  Ilg  0,05;  J  Durée  d 
Ext.  Op.  0.01).  —  Une  d  2  pilules  par  jour.  (  traitemt 

GOUTTES  (Pur  20  gouttes  .  Hectine  0,05;  Hg  0,01).  L  i»  ë  il 

20  d  100  gouttes  par  jour.  )  Jours. 


AMPOULES  A  (Par  ampoule.  Hectine  0,10;  Hg  0,005).)  Une  ampoule  par  Jour 
\  pendant  10  d  15  Jours. 

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ÉCHANTILLONS  SUR  LA  DEMANDE  DE  MM.  LES  DOCTEURS 


—  111  — 


LIBRES 

LES  MAISONS  OUVRIÈRES 

Dans  un  des  récents  libres  propos  de  ce  journal,  notre 
collègue  le  D^  Milian,  après  une  série  de  remar¬ 
ques  intéressantes  sur  la  «  Propreté  française 
écrivait  cette  plurase  :  «  Il  y  a  beaucoup  d’argent 
dépensé  à  Paris  pour  la  charité.  Au  lieu  de  distribuer 
de  la  main  à  la  main  ces  millions  inutiles,  car  demain 
le  problème  de  l’existence  se  dressera  semblable  pour 
le  malhemeux  secouru,  qu’on  élève  donc  des  habi¬ 
tations  à  bon  marché,  spacieuses  où  les  gens  du  peuple 
pourront  habiter  proprement,  laver  lem  corps  et 
prendre  goût  à  la  vie,  pour  eux  si  pénible.  Malheu¬ 
reusement  les  idées  de  charité  ne  s’orientent  pas  dans 
ce  sens  ».  Il  est  juste  de  remarquer  que  des  efforts 
sérieux  et  couromiés  de  succès  ont  été  faits  récem¬ 
ment  dans  cet  ordre  d’idée..  Plusieurs  maisons 
ouvrières  ont  été  bâties  dans  Paris  et  j’en  commis 
particulièrement  une  qui  répond  point  pour  point 
au  désir  exprimé  par  M.  Milian.  C’est  rinuneuble  de 
la  rue  de  Prague  (XII«  Arrt.),  appartenant  à  la 
Fondation  Rothschild  pour  l’amélioration  des  con¬ 
ditions  de  l’existence  matérielle  des  travaillemrs. 
Cette  fondation  a  ceci  de  particulier  que  les  millions 
versés  constituent  un  don  une  fois  fait,  assurant  à 
l’œuvre  une  durée  illimitée.  Fn  effet  cet  immeuble, 
malgré  le  prix  minime  des  Ipyers,  rapporte  des  inté¬ 
rêts  et  ces  intérêts  mis  en  réserve  serviront  à  édifier 
d’autres  immeubles  ayant  même  destination  ; 
«  l’amélioration  de  la  vie  des  ouvriers.  » 

On  conçoit  ainsi  que  non  seulement  l’œuvre  se 
suffise  à  elle-même,  mais  encore  qu’elle  pui.sse  donner 
naissance  par  la  suite  à  de  nombreuses  maisons 
ouvrières  du  même  type  que  les  premières. 

Ces  maisons  sont  intéressantes  pour  le  sociologue 
et  pour  le  médecin.  Tout  y  est  organisé  d’après  les 
règles  de  l’hygiène.  De  nombreuses  cabines  de  bains, 
de  douches  fonctionnant  d’après  les  systèmes  les 
plus  modernes  sont  mises  à  la  disposition  des  loca¬ 
taires  ;  un  lavoir  modèle  où  le  linge  est  lavé,  essoré  à 
l’aide  de  macliines  très  perfectioimées  existe  dans  les 
sous-sols.  Les  appartements  bien  aérés  comimrtent 
l’eau,  le  gaz,  l’éclairage  électrique,  la  force  motrice 
pour  les  machines  à  coudre  des  ouvrières.  De  vastes 
cuisines  luéparent  des  plats  achnirablenient  présentés 
pour  des  prix  peu  élevés.  Des  cours  de  cuisine,  des 
cours  de  mode,  de  reptissage,  de  cordomierie  même, 
etc.,  sont  faits  régulièrement  2>our  les  locataires 
désireux  de  se  perfectionner,  par  des  spécialistes 
appointés  i^ar  la  fondation.  Une  crèche  existe  pour  les 
petits  enfants  ;  de  grandes  salles  de  jeux,  de  lecture 
sont  réservées  aux  jilus  grands  au  sortir  de  l’école, 
on  les  y  distrait,  on  les  y  instruit  agréablement.  Ces 
services  sont  tous  payajits,  le  principe  de  la  fonda¬ 
tion  est  de  ne  jias  faire  de  charité  qui  imisse  hiunilier 
celui  qui  reçoit,  mais  les  contributions  demandées 
aux  locataires  pour  ces  services  sont  nihumes. 
C’est  ainsi  qu’un  bain-douche  coûte  15  centimes,  luie 
journée  d’enfant  à  la  tiédie  10  centimes,  etc. 

Dans  certains  escaliers  de  l’inuneuble  des  ateliers 
spacieux,  bien  aérés,  imiurvius  de  la  force  motrice  ont 
été  aimexés  aux  apijartements.  I/ouvrier  n’a  qu’à 


PROPOS 

sortir  de  chez  lui  pour  trouver  son  ateher  sur  le  même 
palier;  les  sollicitations  delà  rue  lui  sont  évitées, 
principalement  celles  du  marchand  de  vins. 

Inutile  d’ajouter  que  le  succès  de  cet  hnmeuble 
dans  la  classe  ouvrière  du  faubourg  Saint- Antoine  a 
été  colossal  et  que  d’imiombrables  familles  postulent 
pour  les  appartements  qui  pourraient  devenir 
vacants.  L’achninistration  choisit  en  règle  générale 
panni  toutes  ces  demandes  celles  des  familles  cpii 
possèdent  le  plus  d’enfants. 

Un  dispensaire  médical  est  réservé  aux  habitants 
de  l’immeuble  (i). 

Deux  consultations  ixir  semaine  sont  destinées  aux 
adultes,  ime  consultation  est  spécialement  organisée 
pour  les  noiurissons.  Ces  consultations,  et  c’est  là  un 
but  essentiel  du  dispensaire,  sont  l’occasion  de  conseils 
d’h3’-giène,  de  mesures  de  proifiiylaxie,  d’indications 
de  régimes  alhnentaires  pour  adultes  et  enfants  ; 
les  mères  y  sont  instruites  de  la  quantité  de  lait 
nécessaire  aux  nourrissons,  du  nombre  de  tétées 
par  vmgt-quatre  heures,  de  la  manière  de  stériliser 
le  lait,  etc.  Le  poids  des  nourris.sons  est  inscrit  régu- 
Uèrement,  et  quand  il  est  nécessaire  ils  sont  jiesés 
avant  et  après  la  tétée. 

Les  locataires  a2)preiment  ainsi  à  .se  soigner  et  à 
bien  soigner  leurs  enfants.  Fréquemment  ils  sont 
invités  à  réclamer  de  boime  heure  les  soins  de  leur 
médecin  habituel  :  et  c’est  2Jrécisément  dans  ce  der¬ 
nier  but  que  des  thermomètres  sont  mis  à  leur  di.s])o- 
sition.  Chaque  fois  qu’un  locataire  se  2)résente  au 
di.S23ensaire  mie  fiche  est  établie  ;  le  grou2)ement  des 
fiches  des  membres  d’une  même  famille  constitue 
la  fiche  familiale  qui  peu  à  peu  se  complète.  On  voit 
l’intérêt  scientifique  que  pourront  présenter  ces  fiches 
dans  quelques  aimées  quand  on  pense  que  l’obser¬ 
vation  2iorte  sur  une  population  de  i  200  habitants 
qui  sont  fixés  dans  l’immeuble  pour  de  nombreuses 
années  et  qui  tous  n’ont  qu’un  désir,  celui  d’y  rester 
le  plus  longtenqis  2iossible. 

L’état  sanitaire  de  rimmeuble  de  la  rue  de  Prague 
e.st  remarquablement  bon,  les  maladies  y  ont  été  fort 
2)eu  nombreuses  de2iuis  un  an;  la  mortalité  est  in.si- 
gnifiante  et  certes  de  semblables  fondations  en  se  mul¬ 
tipliant  n’a2iporteront  lias  la  fortune  aux  médecins. 

Les  maladies  iront  en  effet  en  décroissant  dans  les 
quartiers  ouvriers,  c’est  ce  que  tout  le  monde  désire 
et  les  médecins  eux-mêmes  s’en  réjouiront  les  2>re- 
niiers  ;  n’est-il  pas  dans  leur  destiné>e  de  travailler 
à  rendre  leur  intervention  de  moins  en  moins  utile? 

Des  médecins  ont  été  a2)2)elés  et  seront  encore 
invités  à  collaborer  à  des  œuvres  semblables.  Us  en 
seront  les  auxiliaires  indispensables. 

Malgré  le  discrédit  qu’on  s’attache  trop  souvent, 
en  des  2ii'ocès  retentissants,  à  jeter  sur  notre  pro- 
fe.ssion,  il  est  consolant  de  noter  que  pas  une  grande 
œuvre  de  23rogrès  social  ne  se  fonde,  sans  qu’on  fasse 
appel  à  notre  collaboration.  J  ban  Camus. 

(i)  L’établissement  de  ce  distwnsaire  a  été  critiqué  de 
bonne  foi  iwr  des  hommes  <iui  devaient  le  connaître  incom¬ 
plètement.  {Voy.  Bulklin  des  Soeictés  médicales  des  ano>sdisse- 
meiils  de  Paris,  mars  et  avril  1911.) 


—  eai  — 


—  IV 


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_  V  - 


CHRONIQUE  MÊDICO=PÉDAGOGIQUE 


LES  PUNITIONS  CHEZ  LES  ENFANTS  (i) 

Par  le  0’Foi,l,owEl.r< 

Toute  la  force  de  rd-ducation  est 
dans  une  discipline  bien  entendue. 

(PEAÏON.) 

Elever  uii  enfant,  faire  son  éducation,  c’est  développer 
son  âme  et  son  corps  de  la  façon  la  plus  complète  pour  le 
perfectionnement  et  le  bonheur  de  l’individu,  pour  l’utilité 
et  la  prospérité  de  la  société. 

C’est  dans  ce  problème  de  l’éducation,  dit  Kant,  dans 
son  traité  U  ber  Pâdagogik,  qtie  gît  le  grand  secret  du  per¬ 
fectionnement  de  l’humanité...  Il  y  a  deux  choses  qu’on 
peut  regarder  comme  étant  tout  ensemble  les  plus  impor¬ 
tantes  et  les  plus  difficiles  pour  l’humanité  :  l’art  de  gou¬ 
verner  les  hommes  et  celui  de  les  élever. 

Cette  noble  tâche  qu’est  l’éducation  d’un  enfant  ne  va 
p;is  sans  difficultés,  car  il  faut  des  soins  constants  pour 
«  lutter  avec  de  jeunes  enfants  dont  l’inexpérience,  la 
légèreté,  la  mobilité  et  la  vivacité  de  caractère  réclament 
une  surveillance,  une  attention  de  tous  les  instants.  » 
(Dr  BOUUÆT.) 

Tandis  que  J  ACOTOT  (  1 770- 1 840)  supprime  le  professeur, 
estimant  que  tout  homme  a  reçu  de  Dieu  la  faculté  de 
pouvoir  s’instruire  lui-même,  Victor  CONSIDÉRANT,  dis¬ 
ciple  exalté  de  son  maître  EouRlER  et  l’auteur  de  l’Edu¬ 
cation  naturelle  et  attrayante,  imagine  pour  réformer  l’édu¬ 
cation  d’y  supprimer  toute  discipline,  estimant  que 
«  l’enfant  ne  sera  jamais  désobéissant  parce  qu’on  ne  lui 
commandera  jamais  rien.  » 

Nécessité  d’une  discipline.  —  Ce  sont  là  des  utopies. 
En  effet,  quel  que  soit  le  mode  d’éducation  choisi  pour 
l’enfant,  que  celui-ci  demeure  dans  sa  famille  ou  qu’il 
devienne  élève  d’un  établissement  scolaire  «  le  but  auquel 
ou  tend  est  atteint  par  certains  moyens  dont  il  importe 
d’assurer  l’efficacité;  par  exemple,  les  exercices  doivent 
être  convenablement  répartis,  un  temps  déterminé  doit 
leur  être  consacré,  de  judicieux  intervalles  sont  néces¬ 
saires  pour  les  séparer,  eu  un  mot,  il  faut  établir  l’ordre 
dans  le  travail,  puis  veiller  à  l’exécution  de  ce  travail. 
Toutes  les  prescriptions,  ordres  ou  défenses  sont  renfer¬ 
més  dans  un  code  nommé  règlement  auquel  se  con¬ 
forment  maîtres,  parents  et  élèves.  C’est  la  loi  commune, 
égale  pour  tous,  protectrice  de  tous  et  que  tous  ont  un 
égal  intérêt  à  respecter  et  à  maintenir.  » 

L’éducation  doit  discipliner  les  hommes,  écrit  KanT  ; 
les  discipliner,  c’est  chercher  à  empêcher  que  ce  qu’il  y  a 
d’animal  en  eux  n’étouffe  ce  qu’il  y  a  d’humain...  La  dis¬ 
cipline  consiste  donc  à  les  dépouiller  de  leur  sauvagerie. 

N’est-cc  pas  l’affirmation  de  I’eaton  qui,  dans  ses  Lois, 
établissait  que  toute  la  force  de  l’éducation  est  dans  une 
discipline  bien  entendue. 

Au  point  de  vue  général  et  philosophique  on  peut  dire 
de  la  discipline  comme  de  toute  l’éducation  ;  il  y  a  deux 
méthodes  eu  présence,  la  méthode  autoritaire  et  la 
méthode  libérale  ;  il  y  a  une  discipline  qui  agit  surtout  du 
dehors  et  une  autre  surtout  au  dedans  ;  l’une  prescrit  et 
défend  au  nom  du  droit  qu’a  Je  maître,  elle  ne  souffre  ni 
résistances,  ni  exceptions,  elle  s’impo.se  comme  règle 
indiscutable  ;  l’autre  tient  encore  plus  à  se  faire  cotn- 

(l)  Extmit  d’un  travail  d’ensemble  ayant  obtenu  le  pre¬ 
mier  prix  (médaille  d’or),  au  concours  international  de  la 
Société-  (te  l’Hygiène  de  l'Enfance. 


prendre  qu’à  se  faire  obéir,  à  être  approuvée  qu’à  être 
suivie.  C’est  l’élève  plutôt  que  le  maître  qui  l’établit,  et 
son  empire  dépend  plus  de  la  persuation  que  de  l’auto- 


La  discipline  doit  maintenir,  prévenir,  réprimer.  — 
Le  but  de  l’éducation  morale,  dit  Herbert  SPENCER,  est 
de  former  un  être  apte  à  se  gouverner  lui-même,  non  un 
être  apte  à  être  gouverné  par  les  autres  ;  d’où  cette  con¬ 
séquence  :  le  système  de  disciplme  qui  conviendrait  le 
mieux  à  l’enfant  serait  celui  qui  lui  apprendrait  le  mieux 
à  se  contrôler  lui-même,  ce  serait  en  quelque  sorte  la 
discipline  spontanée. 

C’est  là  une  conception  bien  difficile  à  réaliser,  du  moins 
pour  les  jeunes  enfants  ;  aussi  semble-t-il  plus  sage  d’appli¬ 
quer  une  discipline  qui  remplisse  ces  trois  fonctions  prin¬ 
cipales  :  «  maintenir,  prévenir,  réprimer.  Le  soin  de  ne 
laisser  rien  de  coupable  sans  correction  est  le  soin  de  la 
discipline  répressive  ;  le  soin  d’écarter  les  occasions  dan¬ 
gereuses  est  l’œuvre  de  la  discipline  préventive  ;  le  soin 
de  montrer  en  tout  temps  et  en  tous  lieux  la  route  à  suivre 
est  l’office  de  la  discipline  directive.  Il  vaut  incompara¬ 
blement  mieux  prévenir  que  réprimer...  de  là  l’importance 
très  inférieure  quoique  nécessaire  de  la  discipline  répres¬ 
sive  qui  châtie  »  (Mgr  Dupaneodp). 

Il  est  en  réalité  difficile  de  séparer  l’idée  d’amélioration 
de  l’idée  de  châtiment.  Aussi  le  droit  de  correction  est-il 
pour  le  père  de  famille,  ainsi  que  le  droit  de  garde,  le 
corollaire  et  le  complément  du  droit  d’éducation. 

Comment  agir  sur  les  Enfants 

Agir  avec  douceur.  —  Les  beaux  résultats  obtenus  dans 
une  classe  par  la  crainte  ne  sont  qu’apparents.  La  disci¬ 
pline  établie  par  un  maître  violent  est  toute  extérieure. 

Dès  que  le  maître  cesse  sa  surveillance,  tout  s’effondre 
et  disparaît.  Ain.si  dressés,  les  élèves  accomplissent  certai¬ 
nement  leur  tâche  à  l’instant  où  le  maître  l’ordonne, 
inaE  c’est  par  néce.s.sité  ;  ils  n’obéissent  et  ne  travaillent 
pas  plus  de  leur  plein  gré  que  l’animal  évoluant  sous  le 
regard  du  dompteur. 

Au  contraire,  la  douceur  ouvre  à  la  fois  le  cœur  et 
l’intelligence  des  élèves.  Elle  permet  au  maître  de  con¬ 
naître  vraiment  les  travers,  les  défauts  de  chacun  des  éco¬ 
liers  et  par  suite  lui  donne  les  moyens  de  les  corriger. 
Grâce  à  la  confiance  qu’elle  inspire  aux  enfants  pour 
leur  instituteur,  celui-ci  peut  non  seulement  convaincre, 
mais  encore  pensuader.  Au  lieu  de  défendre  et  de  réprimer, 
elle  pousse  à  l’action  et  stimule  les  bonnes  volontés. 

Cependant  gardons-nous  de  l’excès.  Etre  doux  ne  veut 
pas  dire  être  familier.  La  familiarité  n’est  peut-être  pas 
mauvaise  en  elle-même,  mais  elle  est  dangereuse,  elle  peut 
tuer  le  respect,  elle  peut  diminuer  l’autorité.  Le  maître 
familier  qui,  eu  certaines  occasions,  se  laisse  aller  à  de  trop 
grandes  concessions  n’a  plus  ensuite  le  courage,  ni  même 
le  pouvoir  de  punir  certaines  fautes. 

Sous  peine  de  devenir  mollesse,  la  douceur  doit  s’unir 
à  une  fermeté  rai.sonnable,  sinon  elle  est  aussi  funeste  que 
la  violence. 

User  avec  à-propos  des  reproches  et  des  réprimandes.  — 
Je  veux,  dit  Quintii,ien,  qu’on  me  donne  un  enfant  qu 
soit  sensible  à  la  louange,  que  la  gloire  enflamme,  à  qui 
une  défaite  arraclie  des  larmes...  Un  reproche,  une  répri¬ 
mande  le  touchera  au  vif,  le  sentiment  de  l’honneur 
l’aiguillonnera. 

On  obtient  plus,  dit  I’EUT.arqce,  par  les  éloges  et  les 


—  623  — 


-  VI  - 


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—  VII  — 


CHRONIQUE  MÊDICO=PÉDAGOGIQUE  [Suite] 


répriniandes  que  par  les  lijîueurs,  si  l'on  a  soin  de  les  em¬ 
ployer  tour  à  tour,  celles-ci  pour  détourner  du  mal,  ceux- 
là  pour  encourager  au  bien. 

Un  reproche  adressé  sans  amertume  sinon  sans  gravité 
et  sans  tristesse  produit  une  vive  impression  sur  l’enfant, 
surtout  si,  en  le  lui  adressant,  ou  s'attache  à  lui  faire  recon¬ 
naître  sa  faute  et  qu’on  lui  inspire  le  désir  de  s’amender. 
Le  châtiment  doit  être  pour  celui  (pti  a  commis  une  faute 
le  moyen  do  se  relever. 


Prêcher  d’exemple.  -  Ce  dernier  précepte  apparaît 
trop  naturel  pour  qu’il  y  ait  besoin  de  le  développer, 
et  cependant  c’est  la  partie  délicate  de  l’éducation. 

Je  trouve,  disait  Moxtaigxk,  que  nos  plus  grands 
vices  prennent  leur  pli  dés  notre  plus  tendre  enfance,  et 
que  notre  principal  gouvernement  est  entre  les  mains  des 
nourrices.  Et  J.-J.  Rousseau,  dans  l'Emile,  écrivait  : 
«  I,’éducation  de  l’homme  commence  à  sa  naissance.  » 

L’enfant,  il  faut  bien  le  reconnaître,  est  d’une  logique 
terrible,  c’est  un  observateur  minutieux  et  perpétuel. 
Si  donc  l’éducateur  se  laisse  aller  eu  sa  présence  à  quelque 
erreur  et  que  pour  une  faute  du  même  genre  l’écolier  un 
jour  soit  puni,  alors  l’enfant  sera  tout  désemparé.  Il  ne 
comprendra  plus  pourquoi  ce  que  le  maître  fait,  lui  n’est 
pas  autorisé  à  le  faire. 

«  Dans  tous  les  âges,  l’exemple  a  un  pouvoir  étonnant 
sur  nous,  dans  l’enfance  il  peut  tout  »  (FénEEOn). 

Quelles  punitions  le  Maîtve  pourra-t-il  appliquer 

Exhortations.  —  L’exhortation  se  fera  d’abord,  en  par¬ 
ticulier,  d’un  ton  paternel,  affectueux  ;  puis,  s’il  faut  la 
renouveler,  on  emploiera  un  mode  plus  grave,  plus  sévère. 

Réprimandes.  —  Des  réprimandes,  on  variera  la  forme 
de  façon  à  les  rendre  plus  ou  moins  pénibles.  On  commen¬ 
cera  toujours  par  faire  la  réprimande  hors  la  présence 
des  autres  élèves  ;  nuiis  si  la  faute  a  été  grave,  la  répri¬ 
mande  sera  publique. 

La  réprimande  publique  doit  faire  plus  d’impression 
sur  le  coupable  que  l’admonestation  adressée  en  particu¬ 
lier  ;  néanmoins,  dans  l’intérêt  des  autres  élèves,  il  ne 
faut  pas  abuser  des  punitions  publiques,  il  vaut  mieux  que 
les  enfants  entendent  parler  plus  .souvent  du  bien  que 
des  actions  répréhensibles. 

Le  pensum.  —  Le  pensum  sera  d’un  excellent  emploi, 
sous  la  réserve  expresse  que  ce  pensum  sera  un  travail 
utile,  par  exemple,  la  copie  eu  une  écriture  ajjtyliquéc  de 
quelque  leçoti.  Car  il  n’est  rien  de  plus  grotesque  que  ces 
pensums  consistant  en  trois  ou  quatre  cents  lignes  et  que 


l’élève  apporte  après  les  avoir  rédigées  au  moyen  de  plu¬ 
sieurs  plumes  fixées  au  même  porte-plume?  Nous  nous 
sommes,  au  reste,  déjà  expliqué  plus  haut  sur  ce  point. 

F^rivatioii  d’un  plaisir.  —  Enfin,  la  privation  d’un  plai¬ 
sir  consistera  par  exemple  en  la  suppression  d’une  prome¬ 
nade  agréable,  d’un  jeu  particulièrement  amusant,  d’une 
friandise  superflue,  d’un  objet  de  toilette,  d’une  leçon 
d’art  d’agrément.  Aucune  de  ces  privations  ne  doit  aller 
jusqu’à  nuire  au  développement  physique  et  intellectuel 
de  l’enfant. 

On  punit  certains  enfants  comme  indociies,  alors  qu’iis 
sont  ou  maiades  ou  anormaux.  —  Qxie  de  fois,  il  est  utile 
de  demander  au  médecin  de  donner  son  avis  dans  la 
conduite  à  tenir  vis-à-vis  d’un  enfant  !  Que  de  fois  des 
règles  d’hygiène  sagement  appliquées  améliorent  rapi¬ 
dement  le  caractère  d’un  enfant  qui  n’était  pas  un  rebelle 
mais  un  malade  ! 

Dans  combien  de  circonstances  un  professeur  peut-il 
.sévir  à  tort  contre  un  enfant  qui  ii’est  pas  un  indiscipliné, 
qui  n’est  plus  qu’un  malade  qui  est,  chose  bien  triste, 
un  anormal  ;  et  de  ces  anormaux  que  de  types  variables 
l’éducateur  est  appelé  à  rencontrer  sur  sa  route  ! 

Certains  anormaux  sont  très  calmes,  d’autres  très  agités, 
d’autres  enfin  sont  des  types  mixtes  chez  lesquels,  dit 
Jacoi'IN,  l’instabilité,  l’agitation,  la  turbulence  n’existent 
pas  toujours  de  façon  continue  et  permanente,  mais  pro¬ 
cèdent  par  bouffées,  par  intermittences. 

Beaucoup  de  ces  enfants  anormaux  sont  de  nature  hon¬ 
nête  et  doués  de  bous  sentiments,  mais  leur  moralité  est 
fragile,  et  leur  notion  du  bien  et  du  mal  reste  incomplète. 

Peu  de  punitions,  peu  de  récompenses.  —  Si  nous  avons 
réduit  les  punitions  à  la  privation  de  certains  plaisirs  et  aux 
répriniandes  et  même  à  moins  que  cela,  nous  ne  serons 
pas  moins  sobre  de  récompenses.  II  suffit  de  prendre  la 
contrepartie,  de  borner  les  récompenses  à  certains  plaisirs 
et  à  des  approbations  ou  à  des  éloges. 

Le  bien  devrait  être  fait  pour  i’amour  du  bien.  — 
L’idéal  à  réaliser  consisterait  en  un  mode  de  récompense 
sans  valeur  vénale  ou  matérielle  dont  l’effet  concourrait 
à  l’éducation  de  l’enfant,  c’est-à-dire  à  sou  amélioration 
morale,  car  en  matière  d’éducation,  nous  ne  saurions  trop 
le  dire,  tout  doit  servir  à  l’éducation.  Le  bien  devrait  être 
fait  pour  l’amour  du  bien  et  non  pour  les  avantages  qu’on 
eu  peut  retirer,  lesquels  viennent  par  surcroît. 

C’est  évidemment  fort  difficile  à  réaliser,  cependant 
on  doit  essayer  avec  l’idée  qu’on  réussira  ainsi  à  bien  diri¬ 
ger  l’enfant  au  mieux  de  ses  intérêts  futurs. 

Aimez  les  enfants  et  faites  ieur  aimer  ic  travail  en  l’ai¬ 
mant  vous-même.  —  En  résumé,  aimez  les  enfants  ;  aimez- 
les  pour  eux  plus  que  pour  vous,  étudiez-les  patiemment 
et  longuement,  gagnez  leur  confiance,  donnez-leur  le 
bon  exemple,  et  vous  pourrez,  avec  peu,  très  peu  de  puni¬ 
tions  —  tout  en  évitant,  par  suite  d’une  sensiblerie  ridi¬ 
cule  et  blâmable,  la  crainte  d’avoir  à  sévir  — •  vous  pour¬ 
rez  leur  incidquer  l’amour  du  devoir,  leur  faire  comprendre 
ce  que  peu  de  jeunes  gens  modernes  veulent  comprendre  : 
qu’il  faut  d’abord  travailler  avant  de  vouloir  jouir  de  la 
vie.  Vous  pourrez  en  uii  mot  arriver  à  en  faire  des  hommes, 

<1  après  avoir  développé  leur  âme  et  leur  corps  de  la  façon 
la  plus  complète,  pour  le  perfectionnement  et  le  bonheur 
de  l’individu,  pour  l'utilité  et  la  prospérité  de  la  Société  ». 


—  625  — 


.  Le  plus  fidèle 
Le  plus  constant 
Le  plus  inoffensif 


DES 


DIURÉTIQUES 


—  IX  — 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


Les  maladies  de  l’estomac,  par 
le  D'  Vires,  professeur  agrégé  à  la 
Vacuité  de  médecine  de  Montpel¬ 
lier.  1911,  I  vol.  iii-i8,  cart. 
{Cdulet  et  fils,  édit,  à  Montpellier). 
I/’auteur  étudie  d’abord  le  traite¬ 
ment  des  grands  symptômes  gas¬ 
triques  (faim,  soif,  douleurs,  vomis¬ 
sements,  liématéméses),  puis  le  trai¬ 
tement  des  syndromes  fonctionnels 
(dyspepsie  par  vices  d’alimentation, 
par  exagération  des  fonctions  gas¬ 
triques,  par  insuffisance  de  ces  fonc¬ 
tions),  enfin  le  traitement  des  syn¬ 
dromes  organiques  (gastrites,  ulcère, 
cancer). 

Ces  différents  chapitres  sont  sur¬ 
tout  envisagés  au  point  de  vue  de  la 
thérapeutique  pratique.  On  y  trouve 
de  nombreuses  formules,  qui  peu¬ 
vent  rendre  de  grands  services  dans 
la  médecine  quotidienne. 

P.  Carnot. 

Formulaire  des  spécialités 
pharmaceutiques,  par  le  IK 
Victor  Gardkt'TE,  médecin  con¬ 
sultant  à  Chàtel-Guyon,  5'  édition. 
Pu  vol.  in-i8,  cartonné,  1911, 
(J .-B.  Baillière  et  fils,  éditeurs  à 

Parmi  les  innombrables  .spéciali¬ 
tés  qui  emplissent  l’arsenal  théra- 
lieutique,  le  médecin  est  souvent 
perdu.  Il  risque  de  s’embrouiller 
dans  les  dénominations,  les  compo¬ 
sitions,  les  modes  d’emploi,  s’il  ne 
tient  pas  un  fil  d’Ariane  qui  le  guide. 
Ce  guide  précieux,  c’est  M.  Gardettc 
<jui  le  tend  pour  la  cinquième  fois, 
sous  la  forme  d’une  5“  édition  de 
son  excellent  formulaire. 

On  y  trouve,  par  ordre  alphabé¬ 


tique,  avec  l’indication  concise  de 
leur  composition  et  de  leur  po.sologie, 
toutes  les  spécialités  connues  :  Vero- 
nidia  Buisson,  Extraits  totaux  Choay, 
Sel  de  liant,  Ulmarènc  Gigon,  Ura- 
septine  Rogicr,  Strophantus  Catillon, 
Piperazinc  Midy,  lodalose  Galbrun, 
Lactêol  Boucard,  OvoUcithine  Billon, 
Miisculosine  Byla,  Kcfir  Carrion, 
Bulgarine  Thepenicr,  Eupninc  Ver- 
nade.  Digitaline  Nativelle,  Hectine, 
Lipochol,  Tribromurc  Gigon,  Emul¬ 
sion  Marchais,  Phytinc,  Choléine 
Camus,  llistogénol,  Solurol  Clin, 
Koumis  et  Kéfir-.'iatmon,  etc. 

Horn. 

Maladies  paradentaires, 
Hygiène  et  Prophylaxie  de 
la  Bouche  et  des  Dents, 
par  NoüuE,  Daugukt,  Fargin- 

P'AYOIAE,  KQÎNIG,  hKBEDINSKY, 

JlAiii';,  Terson,  Gau.merai.s,  Gui¬ 
raud  (fasc.  V  du  Traité  de 
Stomatologie,  de  MM.  Gaii,- 
EARD  et  NoguE),  1911,  I  vol. 
gr.  iu-8,  de  500  pages  avec  93  fig., 
12  Baillière  et  /i/s,  édit.. 

Ce  fascicule  continue  brillamment 
la  série  de  ceux  qui  l’ont  précédé. 
De  bons  chapitres  sont  consaerés  à 
l’hypertrophie  des  gencives  (Nogué), 
à  la  pyorrhée  alvéolo-dentaire  (No¬ 
gué  et  Dauguet),  aux  fistules  alvéo¬ 
laires,  dentaires,  aux  kystes  radi- 
culo-dentaires  (Pargiu-Vayolle),  aux 
affections  du  sinus  maxillaire  (Koe- 
nig),  etc.  Da  question  des  kystes 
radiculo-deiitaires,  qui  intéresse  le 
chirurgien  autant  que  le  stomatolo¬ 
giste,  m'a  paru  tout  particulière- 


par  P'argin-Fayolle. 

Je  ne  veux  pas  manquer  de  si¬ 
gnaler  une  série  de  chapitres  très 
originaux  sur  les  rapports  entre  les 
affections  bucco-dentaires  et  les 
maladies  de  l’œil  par  'fersou,  sur  les 
rapports  entre  les  affections  bucco- 
dentaires  et  l’oreille  par  Kœnig,  sur 
la  répercussion  cutanée  et  muqueuse 
des  irritations  gingivo-dentaires  par 
Gaumerais,  sur  l’influence  du  sys¬ 
tème  dentaire  sur  l’état  général  par 
lA'bedinsky,  etc. . . 

Un  très  long  et  très  minutieux 
article  sur  l’hygiène  de  la  bouche  et 
des  dents  par  Guibaud  termine  ce 
volume  qui  plaira  aussi  bien  aux 
hommes  de  science  qu’au.x  prati- 

Ai.hERT  MoucilET. 

Jahreskurse  für  ærztliche 
Fortbildung,  fascicule  d’avril 
i()ii.  Rédacteur  en  chef;  Dr  Ja- 
DiiASON,  de  Berlin.  {Lchmann,  édit, 
à  Munich). 

I,e  fascicidc  d’avril  de  cette  pu¬ 
blication  mensuelle  contient  un 
article  sur  les  maladies  de  l'appareil 
urinaire  par  les  professeurs  G.  Ki.K.m- 
I>ERER,  de  Berlin,  et  GdEREAENDEU, 
de  Dresde.  Da  syphilithérapic  e.st 
également  traitée,  dans  ses  prin¬ 
cipes  généraux,  par  le  professeur 
Neisser,  dans  ses  divers  traite¬ 
ments  modernes  (traitement  mer¬ 
curiel,  iodothérapie,  arséno-thé- 
rapie,  salvarsan)  par  le  D'  Konrad 
SiEBERT.  L’ensemble  est  illustré 
de  figures  explicatives  et  comporte 
la  littérature  complète  des  ques¬ 
tions  traitées.  Horn. 


LA  MÉDECINE  AU  PALAIS 


I-alsifIcation  des  eaux  minérales.  —  Un  pharmacien 
avait  minéralisé  de  l’eau  de  Seine  par  addition  de  bicar¬ 
bonate  de  soude,  et  il  vendait  ainsi  de  l’eau  de  Vichy 
artificielle. 

Il  a  été  condamné  à  300  francs  d’amende.  Il  avait 
vendu  en  deux  ans  8  000  bouteilles  de  son  eau  de  Vichy  ! 

Corrigez  vos  épreuves.  —  M.  T...,  ébéniste  à  Faris,  ren¬ 
trait  chez  lui,  un  soir,  en  état  d’ivresse. 

Se  rendant  compte  de  son  état,  il  dit  à  sa  femme  : 

—  Va  donc  chez  le  pharmacien  me  chercher  quelque 
cho.se  pour  me  dégriser  ! 

M"»  T...  feuilleta  un  livre  de  médecine  contenant  la 
formule  suivante,  destinée  à  combattre  l’ivresse  : 


lîau .  100  grammes 

IviUi  de  menthe .  15  — 

Ammoniaque .  15  — 


F.  s.  a.  une  potion  à  prendre  en  deux  ou  trois  fois. 

La  femme  de  l’ébéniste,  après  avoir  recopié  cette  for¬ 
mule,  chargea  sou  petit  garçon  de  se  rendre  chez  un  phar¬ 
macien,  lequel  exécuta  et  remit  la  potion  demandée. 
Slais  l’absorption  de  cette  drogue  eut  pour  conséquence 


la  mort  de  M.  T....  Ce  n’est  pas,  eu  effet,  15  grammes, 
mais  bien  i  ;  gouttes  d’ammoniaque  qui  devaient  entrer 
dans  la  potion. 

L’auteur  du  livre  eu  question,  le  IF  M...  avait  publié 
autrefois  .son  ouvrage  à  Gand.  I.a  formule,  pour  dissiper 
l’ivresse,  contenait  alors,  très  exactement  :  15  gouttes 
d’ammoniaque.  Dans  une  nouvelle  édition  de  l’ouvrage 
parue  à  Paris,  les  1 5  gouttes  d’ammoniaque  se  trouvèrent 
jiar  erreur,  métamorphosées  en  15  grammes. 

Le  docteur  et  le  pharmacien  furent  poursuivis,  l’un  et 
l’autre,  eu  correctionnelle,  .sous  l’inculpation  d’homicide 
et  de  complicité  d’homicide  par  imprudence.  Le  pharma¬ 
cien  avait,  en  outre,  à  répondre  du  délit  de  délivr.auce 
d’une  potion  sans  ordonnance  médicale. 

Le  tribunal  a  condamné  le  docteur  M...  <■  qui  n’a  pas  sur¬ 
veillé  l’impression  de  sou  livre  »,  ù  trois  mois  de  prison, 
avec  sursis,  et  à  loo  francs  d’amende,  et  M.  R...  pharma¬ 
cien,  à  un  mois  de  prison,  avec  sursis,  et  à  100  francs 
d’amende. 

Mme  T...  qui  se  portait  partie  civile  au  procès,  a  obtenu 
1 .000  francs  de  dommages-  intérêts  ét  300  francs  de  rente. 
Eu  outre,  300  fr.ancs  de  rente  ont  été  .alloués  à  chacun  des 
enfants  de  M.  T...  jusqu’au  moment  de  leur  majorité. 


—  627  — 


SM.  THIOCOL 


bmiiisiration  du  GAÏACOL  à  havites  Doses  --- 

sans  aucun  inconvénient  ^  j'  -?"|l 

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—  XI  — 


LES  EAUX  MINÉRALES  DANS  LA  LITTÉRATURE 

BOILEAU  A  BOURBON-L’ARCHAMBAULT 


Boileau  était  atteint  d’aphonie  et  respirait  difficilement 
■depuis  longtemps  ;  à  son  âge,  environ  cinquante  ans, 
on  lui  avait  promis  «  qu'à  peine  il  aurait  goûté  des  eaux 
de  Bourbon-rArcliauibault,  il  se  trouverait  très  renouvelé; 
et  avec  plus  de  forceet  de  vigueur  qu’à  l’âge  de  vingt  ans». 
1  taquin  et  Fagon,  médecins  de  Bonis  XIV,  par  ordre 
<l’ancienneté,  avaient  conseillé  à  l’auteur  du  Lutrin 
d’aller  à  Bourbon  ;  le  premier  l’avait  adressé  à  M.  des 
Trapières,  médecin  en  cette  station,  mais  Fagon  qu 
contrecarrait  toujours  les  projets  de  Daquin,  par  derrière 
(il  arriva  à  le  supplanter)  l’envoya  au  IF  Bourdier, 
intendant  des  eaux,  ce  qui  mit  en  colère  Datiuin, 
lorsqu’il  sut  qu’on  n’avait  pas  consulté  son  correspondant. 
(Lettre  de  Racine,  aoilt  1867).  Sa  correspondance 
avec  Racine  nous  donne  tous  les  renseignements  sur 
sa  cure;  le  26  juillet  il  lui  écrit  :«  J’ai  été  saigné,  purgé, 
etc.';  il  ne  me  manque  plus  aucune  des  formalités  préten¬ 
dues  nécessaires  pour  prendre  les  eaux.  La  médecine 
(pie  j’ai  prise  aujourd’hui  m’a  fait,  à  ce  qu’on  dit,  tous 
les  biens  du  monde  ;  car  elle  m’a  fait  tomber  4  ou  5  fois 
en  faible.s.sc,  et  m’a  mis  enjtel  état  qu’à  peine  je  puis  me 
soutenir.  C’est  demain  que  se  doit  commencer  le  grand 
chef-d’œuvre  ;  je  veux  dire  que  demain  je  dois  commencer 
à  prendre  les  eaux.  M.  Bourdier,  mon  médecin,  me  remplit 
toujours  de  grandes  e.spérances  ;  il  n’est  pas  de  l’avis 
de  JI.  Fagon  pour  le  bain,  et  cite  même  des  exemples 
de  gens,  non  seulement  qui  n’ont  pas  recouvré  la  voix, 
mais  qui  l’ont  même  perdue  pour  s’être  baignés.  Du  reste 
on  ne  peut  pas  plus  faire  d’estime  de  M.  Fagon  qu’il  en 
fait,  et  il  le  regarde  comme  l’ivsculape  de  ce  temps...  Ce 
ne  sera  pas  une  petite  affaire  pour  moi  que  la  prise  des 
eaux,  qui  sont,  dit-oh,  fort  endormantes,  et  avec  lesquelles 
néanmoins,  il  faut  absolument  s’empêcher  de  dormir...  » 
l.e  25  juillet,  une  lettre  de  Racine  l’encourage,  lui  dit  que 
le  roi,  Monsieur  et  Madame  ont  demandé  de  ses  nouvelles 
et  que  s’il  n’est  pas  guéri  par  Bourbon,  il  le  sera  à  son 
retour  par  un  médecin  nommé  Morin  qui  manie  habile¬ 
ment  l’ere.sypum.  l.e  29  juillet,  il  répond  à  Racine  : 
t  Les  eaux  jusqu’ici  m’ont  fait  un  fort  grand  bien,  puisque 
je  les  rends  de  reste,  et  qu’elles  m’ont  pour  ainsi  dire  tout 
fait  sortir  du  corjts,  excepté  la  maladie  pour  laquelle  je 
les  prends.  M.  Bourdier,  mon  médecin,  soutient  pourtant 
que  j’ai  la  voi.x  plus  forte  que  quand  je  .suis  arrivé  ;  et 
M.  Baudière,  mou  apothicaire,  qui  est  encore  meilleur 
juge  que  lui,  puisqu’il  est  sourd,  prétend  atissi  la  même 
chose  ».  On  le  voit,  l’esprit  satirique  trouve  matière  à 
s’exercer,  mais  malgré  cela  le  découragement  perce  <lans 
une  lettre  à  M'“"  Manchon,  sa  sœur.  —  3 1  juillet  :  «  C’est 
aujourd’hui  le  dixième  jour  que  je  prends  les  eaux  et  pour 
vous  dire  l’effet  qu’elles  ont  produit  eu  moi,  elles  m’ont 
causé  de  fort  grandes  lassitudes  dans  les  jambes,  excité 
des  envies  de  dormir,  et  produit  beaucoup  d’effets  qui  ont 
contenté  du  reste  les  médecins,  mais  qui  ont  jusqu’ici 
très  peu  satisfait  le  malade,  puisque  je  demeure  toujours 
sans  voix,  avec  très  peu  d’appétit  et  une  assez  grande 
faiblesse  de  corps...  Ainsi  je  m’en  vais  regarder  dorénavant 
les  eaux  et  les  médeeinés  que  j’avalerai  comme  des  péni¬ 
tences  qui  me  sont  imposées,  plutôt  que  comme  des  re¬ 
mèdes  qui  doivent  produire  ma  sauté  corporelle...  Je  ne 
nierai  pourtant  pas  que  les  eaux  ne  m’aient  déjà  fait  du 
bien,  puisque  ayant  eu  cette  nuit  la  respiration  fort  em¬ 
barrassée,  ce  matin,  aussitôt  après  avoir  pris  mes  eaux. 


je  me  suis  trouvé  fort  dégagé.  Il  faut  donc  aller  jusqu’au 
bout  ;  et  si  je  ne  puis  guérir,  ne  pas  donner  du  moins  occa- 
■sion  aux  hommes  de  dire  que  je  n’ai  fait  ce  qu’il  fallait 
pour  me  guérir  ».  Racine  qui  lui  donne  des  nouvelles  de  la 
cour  consulte  à  Paris,  pour  lui,  et  lui  envoie  tous  les 
meilleurs  encouragements,  lui  disant  que  la  voix  revien¬ 
dra,  mais  le  patient  lui  écrit  le  9  août  :  «  C’est  que  ma 
maladie  est  de  ces  sortes  qua’  non  recipiunt  niagis  et  mi¬ 
nus,  puisque  je  suis  environ  au  même  état  que  j’étais  lors¬ 
que  je  suis  arrivé  ».  Le  13  août  son  ami  lui  dit  avoir  con¬ 
sulté  Fagon  qui  conseille  de  quitter  les  eaux  sur-le-champ 
d’ailleurs  chacun  donne  son  avis  ;  Louis  XIV  incrédule 
dit  :  «  Il  fera  mieux  de  se  remettre  à  son  train  de  vie  or¬ 
dinaire,  la  voix  lui  reviendra  lorsqu'il  y  pensera  le  moins  •>, 
et  M.  Du  Tartre,  chirurgien  ordinaire  du  roi,  «  croit  qu’ab- 
solument  les  eaux  de  Bourbon  ne  sont  pas  bonnes  pour 
votre  poitrine,  et  que  vos  lassitudes  en  sont  une  marque 
c’est  pourquoi  Racine  conseille  aussi  le  retour.  Le  1 3  août, 
Boileau  est  momentanément  à  Moulins  où  il  rencontre 
le  !)'■  .àmiot  qui  retourne  vers  Bourbon  (un  mois  plus  tard, 
il  devait  j’  .soigner  M™''  de  Sévigné),  après  avoir  consulté 
Fagon,  et  qui  veut,  d’accord  avec  lui,  lui  faire  goûter 
du  demi-bain  ;  il  se  rend  à  son  avis  bien  qUe  «  à  vous  dire 
le  vrai,  mon  cher  monsieur,  c’est  quelque  chose  d’a.ssez 
fâcheux,  que  de  se  voir  ain.si  le  jouet  d’une  science  très 
conjecturale,  et  où  l’un  dit  blanc  et  l'autre  noir  ;  car  les 
deux  derniers  (Bourdier  et  Bartdière)  ne  soutiennent  pas 
seulement  que  le  bain  n’est  pas  bon  à  mon  mal  ;  mais  ils 
prétendent  qu'il  y  va  de  la  vie,  et  citent  sur  cela  des  exem¬ 
ples  funestes.  Mais  enfin  me  voilà  livré  à  la  médecine,  il 
n’est  plus  temps  de  reculer  ». 

Le  23  août,  il  écrit  à  Racine,  qu’après  une  consultation, 
entre  Aniiot,  Bourdier  et  des  'l'rapière.s  il  a  essayé  le  demi- 
bain  malgré  les  tragiques  remontrances  de  Bourdier,  et  il 
est  tout  joyeux  du  résultat  :«  Je  n’y  ai  été  qu’une  heure; 
cependant  j’en  suis  sorti  beaucoup  en  meilleur  état  que  je 
n’j»  étais  entré,  c’est-à-dire  la  poitrine  plus  dégagée,  les 
jambes  plus  légères,  l’e.sprit  plus  gai  :  et  même  mon 
laquais  m’ayant  demandé  quelque  chose,  je  lui  ai  répondu 
un  non  à  pleine  voix  qui  l’a  surpris  lui-même  aussi  bien 
qu’une  servante  qui  était  dans  la  chambre  ;  et  pour  moi 
j’ai  cru  l’avoir  prononcé  par  enchantement.  Il  est  vrai 
que  je  n’ai  pu  depuis  rattraper  ce  ton-Ià  ;  mais,  comme 
vous  voyez,  nonsieur,  c’en  est  assez,  pour  me  remettre 
le  cœur  au  ventre,  puisque  c’est  une  preuve  que  ma  voix 
n’est  pas  entièrement  perdue,  et  que  le  bain  m’est  très 
bon.  »  Il  ne  parlera  pas  mieux  pendant  son  séjour,  et  le 
2  septembre,  prêt  à  partir,  il  écrit  à  Racine  :  «  La  vérité 
est  pourtant  que  le  bain  (il  en  a  pris  une  dizaine)  m’a 
renforcé  les  jambes  et  fortifié  la  poitrine  :  mais  pour  ma 
voix,  ni  le  bain,  ni  la  boisson  des  eaux  ne  m’ont  de  rien 
servi.  Il  faut  donc  s’en  aller  de  Bourbon  aus.si  muet  que 
j’y  suis  arrivé  ».  Ce  fut  Louis  XIV  qui  eut  rai.son  en  .son 
pronostic,  six  mois  après  la  voix  lui  revint.  Racine  avait 
lui-même  passé  à  Bourbon,  non  comme  malade,  mais  avec 
l’abbé  le  Vasseur  qui  y  prenait  les  bains  (i)  (Lettres  dos 
27  mai  et  juin  1661). 


(1)  Iv-xlrait  de  l’intéressant  onvriigc  du  Dr  Hector  Gkasset. 
I41  médecine  naturiste  à  travers  les  siècles  (Histoire  de  la 
physiothérapie).  1911,  i  vol.  in- 8  (Rohîsc/,  éditeur  à  Paris). 


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IZI2  médicament  véritablement  curatif,  en  nom¬ 
bre  de  cas  devant  lesquels  vous  étiez  désarmé. 
De  traitement  formé  des  principes  actifs  (tan- 
noïdes,  fflucosides,  etc.)  de  Fubiacées  et  Foly- 
ffonées  exotiques  traitées  par  notre  procédé 
spécial,  consiste  :  1°  Fn  un  décocté  ou  tous  les 
sucs  des  plantes  conservent  leurs  propriétés 
particulières  et  qui,  partant,  est  bien  plus  actif 
que  tous  les  extraits  (même  de  plantes  fraîches) 
si  pauvres  en  substances  efficaces;  3°  D’une 
pommade  à  base  des  mêmes  principes,  topique 
vraiment  spécifique. 

Expérimentez-le,  de  préférence,  sur  des 
sujets  porteurs  de  lésions  anciennes,  profondes 
et  douloureuses,  vous  serez  étonné  de  la  rapi¬ 
dité  des  résultats. 

Veuillez  agréer.  Monsieur  le  Docteur,  l’ex¬ 
pression  de  mes  meilleurs  sentiments. 

a.  MoisnsriEFt 

Pharmacien  do  l'  e  Classe. 

lO,  JRue  de  la  Pépinière. 

Echantillon  sur  demande. 


-  XV  - 


REVUE  RÉTROSPECTIVE  DES  EAUX  MINÉRALES 
PAR  L’IMAGE  {Suite) 


Plombières  en  1701,  d'après  une  aquarelle  de  A.-F.  JACQUOT. 

(Extiîiit  de  «  Plombières  ancien  et  moderne  >>  de  Parisot.) 


NÉCROLOGIE 


L’AIDE-MAJOR  MARIOTTE 

Le  Docteur  Jlariotte,  né  à  Langres  en  iS8o,  a  fait  ses 
études  au  collège  de  Langres,  puis  à  l’Ecole  Descartes 
à  Paris.  Il  est  entré  en  1902  à  l’Ecole  préparatoire  du  ser¬ 
vice  de  sauté  de  la  marine  de  Toulon,  puis  il  passa  trois 
ans  à  l’Ecole  de  médecine  navale  de  Bordeaux,  et  soutint 
sa  thèse  de  doctorat  en 
1907  sous  la  présidence 
du  professeur  Régis  : 
Essai  sur  l’état  mental 

bution  à  l’étude  des 
troubles  psychiques 
dans  le  cancer,  1907, 

Enfin  il  termina  ses 
études  par  une  année  à 
l’Ecole  d’application  du 
service  de  santé  des  trou¬ 
pes  coloniales  de  Mar- 

Le  24  avril  1908,  ii 
s’embarque  pour  aller  servir  à  l’hôpital  de  Dakar,  mais 
désirant  un  poste  plus  actif,  il  permute  et  est  envoyé 
à  la  frontière  de  Liberia,  où  les  révoltes  sont  fréquentes. 

Seul  médecin  pour  un  poste  avancé,  il  lui  fallait  accom¬ 
plir  chaque  jour  des  marches  forcées  dans  une  contrée 
montagneuse,  à  travers  la  brousse  et  au  milieu  d’une 
population  si  hostile  qu’il  devait  dormir  la  nuit,  revolver 
à  portée,  gardé  par  quatre  tirailleurs.  . 

En  novembre  1908,  il  peut  donner  libre  carrière  à  son 
dévouement,  lors  de  l’attacjue  du  village  de  N’Zappa, 
où  il  soigna  les  blessés  sous  le  feu  de  l’ennemi,  mais  au 
village  de  Koyania,  il  fut  victime  de  son  dévouement  et 
y  perdit  la  vie. 


l’iacé  dans  la  colonne  en  avant  de  l’arrière-garde  avec 
une  dizaine  de  tirailleurs  et  ses  deux  infirmiers,' il^eut 
fort  affaire  pour  soigner  les  blessés  dès  le  début  du  com¬ 
bat.  En  aidant  ses  infirmiers  à  relever  un  homme  blessé 
à  la  tête,  il  reçut  trois  balles  d’un  bataillon  ennemi  qui, 
à  travers  la  forêt,  avait  tourné  la  colonne. 

Il  fut  transporté  et  enterré  provisoirement  à  N’Zebela. 


La  Tombe  du  1)'  MAïuorric  à  N’Zebcl.i. 


A  l’endroit  où  il  est  tombé,  un  lieutenant  de  ses  amis 
le  lieutenant  Paivre,  a  élevé  de  ses  propres  mains  un 
petit  mausolée  en  pierres  surmonté  d’une  croix  avec 
cette  inscription  :  «  Ici  est  mort  au  champ  d’honneur  le 
23  novembre  1908  le  Docteur  G.  Mariette,  tué  à  l’ennemi. 
Souvenir.  » 

Le  Docteur  Mariette  est  mort  en  brave  au  champ 
d’honneur,  emportant  l’affection  de  ses  chefs,  de  ses 
camarades  et  de  ses  subordonnés  et  la  profonde  recon¬ 
naissance  de  tous,  due  à  son  inlassable  dévouement. 

A  ses  funérailles,  qui  viennent  d’avoir  lieu  à  Langres,  le 
colonel  de  Thuys  a  épinglé  sur  le  cercueil  la  croix  de  la 
Légion  d’honneur  accordée  «  post  mortem»  à  l’aide-major 


—  633  — 


-  XVI  - 


«  La  meilleure  préparation  ferrûgineuse,  quelle  que  soit  sa  constitution  chimique, 
est  celle  que  l’estomac  tolère,  digère  et  absorbe....  » 

«  ....  celle  qui  m’a  donné  les  meilleurs  résultats  est  le  protoxalate  de  fer....  » 

Professeur  HAYEM. 

(Traitement  de  la  chlorose  —  Du  sang.) 


HYPERGLOBULIE 

REMINÉRALISATION 


Feroxal 

Buisson 

COMBINAISON  QRANULÉE  de  PROTOXALATE  DE  FER 

- - -  et  de  PHOSPHATES  ALCALINS  - - 

Complètement  soluble  dans  tous  les  sucs  gastriques. 


PprïTIP'f  l’administration  du  fer, 
fonctions  digestives. 


que  soit  l’élat  des  ^ 


Assure 


par  ses  phosphates  alcalins  son  absorption  parfaite 
et  totale,  en  même  temps  que  la  minéralisation 
des  tissus. 


Pas  d’intolérance  —  Pas  d’action  sur  les  dents 


Jamais  de  constipation 


DOSE.  —  I  à  2  cuillerées  à  café  à  croquer  à  chaque  repas. 

ÉCHANTILLON  ET  LITTÉRATURE  SUR  DEMANDE 

Laboratoires  BUISSON  &  P',  20,  Boul'i  du  Montparnasse,  PARIS 


—  XVII  — 


LES  GRANDS  MÉDECINS 


CH.  BOUCHARD 


Exceptionnellement  nous  faisons  place  aujourd’hui  avide  de  précisions,  les  demanda  à  la  chimie,  et  la  chi- 
dans  notre  série  de  portraits  des  «  grands  médecins  »  mie  ne  lui  fournit  (lu’hypothèses  injustifiées,  contra- 
à  un  médecin  vivant.  dictions,  erreurs.  Avec  des 


hommage  .à  ceux  qui  ont  s 
science  quelques  graines  f 
nité  le  sort  de  la  graine,  si 


Dans  ce  premier  numéro, 
consacré  aux  maladies  de 
la  nutrition,  il  nous  a  sem¬ 
blé  qu’aucune  grande  figure 
médicale  ne  méritait  davan¬ 
tage  d’être  évoquée  que  celle 
de  Bouchard. 

On  sait  quelle  large  contri¬ 
bution  ce  grand  semeur 
d’idées  a  apportée  à  l’étude 
de  ces  maladies,  avec  quelle 
maîtrise  il  les  a  reliées  par 
la  description  d’ùn  troidjle 
commun  :  le  ralentissement 
de  la  nutrition.  La  concep¬ 
tion  de  Bouchard  marque 
une  étape  dans  l’histoire  des 
doctrines  médicales.  Si  elle 
n’a  pas  pris  dans  la  science 
une  place  définitive,  si  les 
recherches  ultérieures  lui  ont 
fait  plus  d’une  brèche,  c’est 
que  l’effort  qui  la  créa  fut 
prématuré.  Il  y  a  un  quart 
de  siècle,  l’étude  des  échan¬ 
ges  était  à  sou  aurore  ;  les 
travaux  des  Kossel,  des  Eis- 
clier  ne  nous  avaient  pas  encore  fait  entrevoir  le  mystère 
delà  constitution  des  molécules  complexes  qui  constituent 
notre  organisme.  Pour  élever  son  édifice,  Bouchard, 


matériaux  aussi  fragiles,  son 
imagination  créatrice  ne  put 
réaliser  qu’un  monument 
d’attente  ;  ce  ne  fut  pas  sa 


faute.  Mais,  en  cherchant 
dans  l'étude  chimique  des 


armature  pour  ses  concep¬ 
tions  médicales,  il  a  compris 
et  indiqué  aux  chercheurs  de 
l’avenirla  voieoii  ilsdevaieiit 
s’engager,  et  préparé  ainsi 
les  conquêtes  ultérieures. 
C’est  là  sa  gloire  ;  elle  mé¬ 
rite  de  lui  survivre,  même 
quand  les  progrès  des  scien¬ 
ces  exactes  auront  permis 
de  reconstruire  sur  d’autres 
bases,  plus  résistantes,  l’œu¬ 
vre  tentée  par  lui. 

Aucun  chercheur  n’a  pu  ni 
lie  pourra  jamais  se  flatter 
d’inscrire  le  mot  <•  fin  »  sur 
une  page  quelconque  de  la 
médecine.  Nous  devons  notre 
enié  dans  le  champ  infini  de  la 
écondes.  Qu’importe  à  l’huma- 
la  moisson  est  belle  î  O.L. 


SILHOUETTES  MÉDICALES 


LE  MÉDECIN  D’EAUX 

Sa  clientèle  est  essentiellement  variée,  dejniis  les 
grands  personnages  habitués  au  fin  doigté  des 
maîtres  jusqu’aux  plus  modestes  malades.  Et  cela 
exige  une  délicate  souplesse  d’adaptation.  Telle 
pourrait  être  sa  dominante  avec  des  notes  graduées 
^t  diverses  dans  la  tonalité  générale. 

De  l’ensemble  se  détachent  certains  types  de 
différents  reliefs.  C’est  le  convaincu  aux  longues 
démonstrations  à  côté  du  sceptique  à  l’allure  légère 
et  détachée.  C’est  le  rasta  exubérant  près  de  l’élégant 
à  la  tenue  discrète  et  distinguée.  C’e.st  le  solemiel 
chargé  de  titres  et  de  décorations.  C’est  le  médecin 
du  crû  se  disant  polyglotte  qui  «  écorche  >  le  français 
avec  son  collègue  étranger. /C’est  le  «  je  m’enfichiste  » 
qui  doit  tout  son  succès  à  l’ardeur  de  ses  convictions. 
C’est  l’entreprenant  fêtard  qui  fait  l’admiration  de 
son  délicat  confrère,  ancien  malade  de  la  station. 
C’est  le  groupe  des  retranés  qui  déambulent  en  évo¬ 
quant  des  souvenirs  militaires.  C’est  le  médecin, 


maire  ou  conseiller  général  en  proie  aux  électeurs 
qu’il  soigne  gratuitement  et  qui  le  blackboulent. 

C’est  une  certaine  mondanité  qui  va  des  garden- 
partiesetdes  dîners  rechercliés  de  celui-ci,  à  l’accueil 
sans  façon  et  à  la  table  ouverte  de  celui-là.  C’est  la 
villa  somptueuse  ou  coquette  de  l’un,  en  face  de  la 
modeste  maison  de  l’autre.  C’est  l’aspect  grave  du 
doyen  de  la  station,  décoré  d’un  large  rubaJi  rouge  ou 
l’air  souriant  du  confrère  qui  affecte  la  simplicité. 
C’est  l’entrain  du  jeune  débutant  très  sportif  ou  l’air 
artiste  du  médecin  amateiur.  C’est  l’ardeur  au  travail 
de  celui  qui  a  la  «  grosse  situation  »  et  dont  on  col¬ 
porte  les  fabuleux  honoraires,  à  côté  de  l’insou¬ 
ciance  et  des  loisirs  du  jeune  fils  à  Papa.  C’est  l’es- 
brouffe  auprès  de  la  modestie.  C’est  la  valeur  scien¬ 
tifique... 

L’hiver  on  les  retrouve  sur  la  Côte  d’Azur,  en  pro¬ 
vince,  à  Paris.  Au  printemps  (tel  un  vol  d’hiron¬ 
delles  !)  ils  s’abattent  sur  les  hôintaux,  dans  les 
sociétés,  chez  les  confrères...  11  y  en  a  jjartout  ! 

Dr  PiERKiî  Maurel. 


—  635  — 


—  XVIII  — 


station  Thermale  de  CHATEAU -THIERRY 

Source  du  MONT-MARTEL 

■  -  HORS  CONCOURS,  PARIS  1900  — 

Établissement  d 'Hydrothérapie  ouvert  toute  l’année 
Station  climatérique  admirable  —  Site  merveilleux 

L’eau  minérale  naturelle  du  MONT- MARTEL,  nitrée,  ferro-a'caline  et  bicarbonatée,  dont  les  sources  sont 
à  Château-Thierry  (Aisne),  e;t  remarquable  par  ses  propriétés  toniques,  diurétiques,  résolutives  et  fondantes. 

Spécialement' prescrite  dans  le  traitement  de  l’arthritisme,  de  la  gravelle,  des  lithiases,  des  atlections  du  foie,  de 
l’estomac  et  des  rems,  elle  est  le  spécifique  par  e,\cellence  de  toutes  les  congestions,  hypostases  et  engorgements,  ainsi 
que  des  maladies  par  ralentissement  de  la  nutrition,  l’anémie,  la  neurasthénie  et  la  tuberculose. 

Dépôt  ;  M.  BRUYER  et  FILS,  2,  rue  Saint  =>  Denis,  PARIS 


CURE  DE 


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Exiger  le  CACHET  VERT  et  la  SIBHA  7URE  ;  V 


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Providence  des  ^ôthmaiiques  ” 

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se  guérissent  sûrement  et  complètement  m  - 

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De'pOt  pour  toute  la  ftance  Pharmacie  du  Dr.Mialhe  8  Rue  Favart,  Paris. 


-  XIX  - 


CURIOSITÉS 


La  patrie  des  fruits  de  table.  —  Une  revue  anglaise 
nous  donne  sur  l’origine  des  fruits  que  nous  mangeons 
couramment  des  renseignements  qui  ne  manquent  pas 
d'intérêt. 

Savez-vous  que  fort  peu  sont  originaires  de  France, 
voire  d’Europe? 

Ces  choses  savoureuses  nous  sont  venues  de  très  loin¬ 
tains  pays,  en  des  temjjs  (jui  .sont  lointains  aussi. 

Où  est-on  allé  cherclier  la  fraise?  En  Virginie,  l’an  1629 
viâ  Londres,  et  au  Chili,  en  1715,  viâ  Paris. 

D’où  vient  l’al)ricot?  De  la  Chine.  Mais  les  Grecs  et  les 
Romains  le  connaissaient  aussi. 

La  pêche?  De  la  Chine  aussi,  et  non  de  la  Perse,  comme 
on  le  répète  souvent. 

La  cerise?  Des  bords  de  la  Casjuenne.  La  prune?  Du 
Caucase.  I.a  poire?  D’Arménie.  Le  coing?  Du  Caucase 
encore. 

Et  la  pomme?  La  l)iblique,  l’universelle  pomme?  De 
la  région  politique,  de  la  Perse  et  du  Caucase,  toujours. 

L’amande?  Du  Turkestan,  de  la  Transcaucasie.  I,a 
ligue?  De  Syrie.  La  groseille?  Du  Japon.  La  noix?  De 
l’Inde. 

L’orange  vient  de  la  Chine,  le  citron  de  l’Inde,  encore, 
et  le  raisin  de  partout. 

(Revue  internationale  illustrée.) 

Un  synonyme  inattendu  du  mot  «  médecin  ».  —  Notre 
confrère  «  Comœdia  »  racontait  dernièrement  la  piquante 
histoire  que  voici  : 

Le  fils  d’uii  auteur  dramatique,  qui  habite  la  campagne, 
e.st  venu  terminer  seul  .ses  études  à  Paris.  Sou  père,  qui  a 
su  s’y  amuser  autrefois,  lui  demande  simplement,  sans 
contrôler  sa  vie,  de  lui  envoyer  tous  les  mois  la  liste  de  ses 

—  Il  y  a  pourtant,  objecte  le  jeune  homme,  des 
dépenses  personnelles  que  je  ne  puis  inscrire  sans  te 
manquer  de  respect. 

—  Eh  bien,  répond  le  père,  tu  mettras  tout  simple¬ 
ment  le  mot  <•  Chasse  »  avec  le  chilirc. 

Et  le  voilà  parti. 

A  la  fin  du  premier  mois,  le  taux  de  «  Chasse  »  fut  rai- 
■sounable.  Le  deuxième,  il  augmenta.  Le  troisième,  il 
devint  exagéré.  I.c  vieil  auteur  allait  faire  à  son  rejeton 
des  remontrances  paternelles,  lorsqu’il  fut  très  étonné, 
le  quatrième  mois,  de  ne  ]5oint  trouver  sur  la  note 
l'article  incriminé.  Rien  de  plus  non  le  cinquième,  ni  le 
sixième.  Il  s’inquiétait  à  nouveau,  lorsqu’il  trouva,  à  la  fin 
du  .septième  mois,  les  mots  suivants  : 

«  Armurier  :  200  francs.  » 

Remède  héro’ique.  —  Le  1  )'’  Hill,  qui  avait  échoué  dans 
sa  candidature  à  la  Société  Royale  de  Londres,  imagina 
une  vengeance  d’un  genre  nouveau.  Il  adressa,  sous  le  nom 
d’un  médecin  de  province,  la  relation  d’une  cure  récente. 
«  Un  matelot  s’était  cassé  la  jambe.  Ayant  été  appelé, 
je  rapprochai  les  parties,  les  assujettis  fortement  avec  de 
la  ficelle  que  j’avais  sous  la  main,  et  arrosai  le  tout  d’eau 
de  goudron  forte.  Le  malade  ne  tarda  point  à  se  servir 
de  sa  jambe  aussi  facilement  qu’auparavant.  »  L’eau  de 
goudron  était  alors  très  recommandée  ;  la  Société  mit 
l’observation  en  discussion,  les  uns  soutenant  que  la 
fraeture  avait  été  incomplète,  d’autres  acceptant  le  ré¬ 
sultat  en  faveur  de  l’eau  de  goudron.  La  discussion  allait 
être  imprimée  dans  les  Comptes-Rendus,  quand  arriva 
une  seconde  lettre  du  pseudo-docteur.  «  J’avais  omis 
de  spécifier  dans  le  cours  de  l’observation  que  j’ai  adressée 
à  la  Société,  que  la  jambe  doi’L  j’ai  parlé  était  une  jambe 
de  bois.  » 

(Revue  française  de  médecine  et  chirurgie.) 

Perles.— On  peut  lire  dans  le  Prince  Zilah,  chap.  XXIV. 

«  Fargeas  prit  entre  ses  doigts  la  peau  fine  de  la  jeune 
femme  et  la  jiinça,  au  cou,  sous  la  petite  oreille  encore 
rose. 


«  Marsa  I.aszlo  ne  tressaillit  pas. 

«  —  Il  y  a  amnésie  du  cou  !...  dit  le  docteur...  » 

Et,  un  peu  plus  loin,  chapitre  XXVIII,  cette  descrip¬ 
tion  romantico- chimique  ; 

«Le  soleil  descendait  lentement  dans  une  atmosphère 
de  feu,  découpant  sa  rondeur  rouge  et  chaude  dans  une 
bande  couleur  d'acide  sulfurique...  o 

I,es  journ.alistes  nous  ont  habitués  depuis  longtemps  à 
«  l’odeur  d’acide  carbonique  •>  mais  la  «  couleur  d’acide 
sulfurique  »,  il  faut  avouer  cpie  c’est  une  trouvaille  ! 

Gai.. 

Le  hasard  est  un  grand  maître. . —  Henri  Jlurgcr  disait  : 
«  Le  hasard  est  l’homme  d’affaire  du  bon  Dieu  »  ;  avant 
lui,  Théophile  Gautier,  pillant  Chamfort,  avait  écrit  : 
«  I,e  hasard  est  le  pseudonyme  de  la  Providence  >'  ; 
«  hasard  providentiel  »  e.“t  une  formule  dont  les  médecins 
auraient  le  droit  de  faire  usage  maintes  fois. 

En  voici  une  preuve,  prise  dans  les  œuvres  chirurgi¬ 
cales  de  Chassaigiiac  ; 

«  ITii  marin,  âgé  d’environ  vingt  ans,  s’était  luxé  la 
cuisse.  Deux  mois  après,  A.  Cooper  tenta  sans  succès 
la  réduction.  Cornish,  consulté  au  bout  d’un  an,  déclara 
la  déformation  incurable.  Il  avait  parfaitement  constaté 
tous  les  signes  d’une  luxation  iliaque  et  le  m.alade  mar¬ 
chait  avec  des  béquilles.  Ouinze  ans  après,  il  le  rencontra 
sans  la  plus  légère  claudication,  et  apprit  de  lui  que  cinq 
ans  après  l’accident,  se  rendant  de  Falmouth  à  Plymouth 
dans  un  petit  b.itimeiit  côtier,  l’embarcation  avait  reyu 
une  secousse  pendant  larpielle  il  avait  été  jeté  à  la  mer. 
.Au  moment  de  sa  chute,  il  entendit  un  fort  craquement 
dans  la  hanche,  et  depuis  ce  moment  il  mit  de  côté  ses 
bétiuillcs  et  recouvra  l’usage  de  sou  membre. 

J’ai  en  réserve  bien  d’autres  histoires  semblables  ;  je 
n’ai  aujourd’hui  ni  a.ssez  de  loisir  —  ni  a.ssez  de  place  — 
pour  les  narrer.  Je  me  borne  à  inviter  les  amateurs  de 
curiosités  curatives  à  lire  les  Mémoires  de  l’Académie  des 
Sciences  de  1752  ;  ils  trouveront  dans  ce  recueil  une  obser¬ 
vation  du  Dr  Lieutaud,  d’ .Aix-en-Provence,  portant  ce 
titre  significatif  :  «  .Sur  une  maladie  singulière,  occasion¬ 
née  par  des  chagrins  et  guérie,  par  le  bruit  inattendu  d’un 
coup  de  fusil.  •>  (Centre  médical.) 

L’hérédité  du  hîen  et  l’hérédité  du  mal.  -  I.e  “  super¬ 
intendant  de  l’assistance  aux  enfants  négligés  de  l’Etat 
de  Manitoba  ”  rappelle,  dans  un  rapport  récent,  le  con¬ 
traste  présenté  par  deux  familles  américaines,  les  familles 
Edwards  et  J  ukes. 

Jonathan  Edwards  naquit  dans  le  Connecticut,  en  1 703. 
lîn  1 900,  des  recherches  permirent  de  retrouver  les  traces 
de  i,,394  de  ses  descendants:  13  furent  jjrésidents  et 
64  professeurs  dans  des  universités  ;  (to,  médecins  ; 
100,  prêtres  ou  pasteurs  ;  73,  officiers  des  armées  de  terre 
ou  de  mer  ;  60,  littérateurs  ;  1 30,  juges,  avoués  ou  avocats; 
80,  fonctionnaires;  3,  sénateurs;  1,  vice-président  des 
Etats-Unis;  i,  président  d’une  grande  Compagnie  de 
navigation  ;  phtsieurs  furent  gouverneurs  d’Etats,  mem¬ 
bres  du  Parlement,  maires,  ministres  plénipotentiaires. 
33  Etats  américains  et  92  villes,  plusieurs  pays  étrangers 
profitèrent  de  l’activité  bienfaisante  de  cette  famille, 
dont  aucun  membre  ne  fut  condamné  à  une  peine  infa¬ 
mante. 

Max  Jukes  naquit  eu  1720.  Il  fut  un  paresseux  et  un 
ivrogne.  Parmi  ses  descendants,  310  moururent  dans  un 
hospice,  300  décédèrent  pendant  l’enfance,  440  souffri¬ 
rent  de  maladies  vénériennes,  400  devinrent  ihalades  ou 
infirmes  par  suite  de  leurs  vices,  30  furent  d’une  immo¬ 
ralité  notoire  ;  7  commirent  des  meurtres  ;  60  passèrent, 
en  moyenne,  doixze  ans  en  pri.son  ;  1 30  furent  condamnés 
pour  délits  plus  ou  moins  fréquents  ou  plus  ou  moins 
graves.  .Aucun  des  descendants  de  Max  Jukes  ne  contri¬ 
bua  à  la  prospérité  générale,  et,  au  contraire,  on  a  cidculé 
que  cette  famille  avait  coûté  à  la  Société  environ  6  mil* 
lions  de  francs.  Heureusement  elle  paraît  éteinte. 

(La  Revue  philanthropique. 


—  637  - 


—  XX 


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GALBRUN 


—  XXI  — 


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contre  le  Rhume  et  T  Asthme  des  Foins 

Préparé  par  le  D''  L.  MALTET,  Docteur  en  Médecine  et  en  Pharmacie 
Pharmacien  de  i‘“  classe 

au  Laboratoire  de  “Physiologie  du  Puits=d’ Angle,  par  LE  CHESNAY 
(Seine=ô=Oise) 


La  fièvre  des  foins  ou  coryza  des  foins  ou  hay  fever  est  due  à  l’action  irritante  d’albumines 
provenant  du  pollen  des  fleurs  en  suspension  dans  l’atmosphère.  Ces  toxalbumines  se  dégagent  du  r 
pique  grain  de  pollen  qui  gonfle  puis  éclate  au  niveau  des  muqueuses  de  l’œil  et  du  nez. 

Les  crises  d’asthme  surviennent  particulièrement  chez  les  personnes  nerveuses  ou  arthritiques  ayai 
coryzas  répétés.  Des  grains  de  pollen  ont  été  trouvés  en  plein  hiver  par  LIEFMANN  dans  l’air  des  rues 
(Saxe);  aussi  beaucoup  de  malades  ont  du  coryza  et  de  l’asthme  des  foins  en  dehors  des  pério 
floraison  saisonnière. 

Tous  ces  malades  sont  soulagés  rapidement  et  guéris  pour  une  longue  période  par  le  traitement  a 
Collyre  des  D'»  BILLARD  et  MALTET. 

Ce  Sérum-Collyre  est  obtenu  en  injectant  ii  des  canards  et  des  oies  les  pollens  toxiques  ;  ces 
réagissent  en  sécrétant  une  antitoxine  qui  se  trouve  dans  leur  sérum. 

Celui-ci  n’est  pas  injectable,  mais  doit  seulement  être  instillé  dans  l’œil  ou  dans  le  nez. 


—  639  — 


-  XXIIl  - 


LA  MÉDECINE  HUMORISTIQUE 

LES  BAINS,  par  GRANVILLE 


Granville  fut  uii  humoriste,  uu  peintre  amusé  et  amusant  de  la  comédie  humaine.  La  Fontaine  en  ses  fables,  Rostand 
dans  Chantecler,  ont  caché  des  hommes  sous  l’enveloppe  de  chiens,  de  chats,  d’oiseaux.  C’est  l’humanité  qu’ils  ont 
peinte,  et  on  la  reconnaît  sous  le  masque.  Granville  agit  ainsi  avec  son  crayon  :  regardez  ces  personnages  divers  qui 
plongent  ou  nagent  dans  la  piscine  de  quelque  station  thermale.  Sont-ce  des  grenouilles,  des  serins,  des  rats  ?  Non, 
ce  sont  des  hommes  que  nous  avons  souvent  coudoyés,  et  sur  leur  visage  nous  pouvons  lire  leurs  travers,  leurs 
ridicules. 

Les  croquis  de  Granville  sont  de  petites  comédies  finement  observées,  spirituellement  dessinées.  Celle  que  nous 
reproduisons  n’est  pas  dans  les  meilleures,  mais  elle  avait  sa  place  marquée  dans  ce  numéro  en  partie  consacré  aux 
eaux  minérales. 


641  - 


--  XXIV  — 


Aliment  de  Régimes  :  LAIT  BULGARE  ''SOUREN” 

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est  diurétique . néphrites, 

accroît  la  tolérance  de  l'esloniac .  vomissements, 

supplée  à  son  insuffisance . hypopepsie,  cancer, 

combat  les  fermentations  nocives . diarrhée,  entérites. 

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Trailrmciil  des  Entérites,  Entérocolites,  Diarrhées,  Artérioscléroses,  Dermatoses,  furonculoses,  Acnés 


-XXV  - 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


TRAITEMENT  DE  LA  DIATHÈSE  GOUTTEUSE 

Première  période  (quinze  jours). 

Prendre  dix  minutes  avant  les  deux  principaux  repas 
XV  gouttes  de  : 

Teinture  de  noix  vomique .  lo  grammes. 

—  de  chardon  bénit .  5  — 

Au  milieu  des  mêmes  repas,  une  des  pilules  suivantes: 

Arséniate  de  soude .  0,001 

lodure  de  pohissimn .  0,05 

Poudre  de  rhubarbe .  0,05 

lîxtrait  de  douce  amère .  U-  S- 

Le  soir  avant  de  se  coucher,  une  tasse  d’infu.sion  de 
feuilles  de  frêne,  ou  de  reine  des  prés. 

Deuxième  période  (un  moi.s). 

a)  Prendre  quatre  jours  de  suite,  au  commencement 
ou  à  la  fin  des  deux  principaux  repas,  une  cuillerée  :i 
.soupe  de  : 

.Sidonal .  3  grammes. 

lîau  distillée .  300  — 

b)  Pendant  les  quatre  jours  suivants,  prendre,  au  cours 
des  mêmes  repas,  un  grand  verre  de  : 

Carbonate  de  lilhine .  o'r^jo 

lîau  gazeuse  .  i.ooo  grammes. 

Reprendre  quatre  jours  («),  puis  quatre  jours  (h),  et 
ainsi  de  suite  pendant  un  mois. 

Troisième  période  (10  jours). 

Prendre  avant  le  déjeuner  et  le  diner  une  cuillerée  à 
soupe  de  : 

Ilenzoale  de  soude .  /  ... 

Phosphate  de  soude  .  \  aa  10  grammes. 

lîau  distillée .  300  — 


Quatrième  période  (deux  mois  et  demi). 

a)  Un  mois  de  repos. 

b)  l’endant  quinze  jours,  prendre,  le  matin  à  jeun, 
par  verres  de  250  grammesà  un  quart  d’heure  d’intervalle, 
en  marchant,  si  possible,  entre  chaque  prise  : 

Eau  deMartigny,  de  Vittel  ou  de  Cou trexéville  une  bou¬ 
teille. 

c)  Un  mois  de  repos. 

Au  cours  de  cette  cure,  suivre  strictement  le  régime 
des  goutteux,  et  lutter  contre  lu  constipation,  si  elle 
existe,  en  prenant,  apres  le  repas  du  soir,  une  infusion  de 
six  à  huit  follicules  de  séné  lavés  à  l’alcool. 

(.4.  Robin.) 

TRAITEMENT  DU  PRURIT  DES  DIABÉTIQUES 

Dans  le  cas  de  prurit  vulvaire,  mélanger  à  un  litre 
d’eau  tiède  une  cuillerée  à  soupe  <le  levure  de  bière 
fraîche,  ou  une  cuillère  à  café  de  levure  sèche,  et  faire, 
avec  ce  mélange,  des  lotions  et  des  injections  vaginales 
deux  fois  par  jour.  Éviter,  bien  entendu,  l’eau  trop  chaude, 
qui  tuerait  la  levure. 

De  .sucre  urinaire  ré.siduel  resté  au  contact  des  parties 
irritées  disparaît  par  fermentation  et  est  remplacé,  par 
une  solution  alcoolique  faible,  antiseptique,  antiprurigi¬ 
neuse  et  tonique  des  tissus. 

Dès  le  deuxième  jour,  le  prurit  cesse  et  les  érosions 
se  cicatrisent. 

(P.  Carnot.) 


DIÉTÉTIQUE 


RÉGIME  DES  DIABÉTIQUES 

Valeur  énergétique  de  quelques  aliments 
sans  hydrates  de  carbone. 

Quand  on  constitue  un  régime  sévère  pour  un  diabé¬ 
tique,  il  importe  de  se  rendre  compte  que  le  minimum 
de  calories  néce.ssaire  à  l’organisme  est  atteint.  C’est 
dans  ce  but  que  nous  publions  le  tableau  suivant  tra¬ 
duit  de  Von  Noorden. 


Huile  végétale . 

Dard .  10 

l'romage  à  la  crème 
(Gervais,  Neuchâtel)  ly 

J  ambon .  23 

Porc  gras .  14 

Danguedebœuf  fttmé'c  24 

l'romage  gras .  25 

Oh  gresse 

lîœuf  ou  mouton  gras 


le  de  Brie. 


RÉGIME  DES  OBÈSES 


5<’/)r  heures  et  demie.  —  300  grammes  de  thé  très  chaud 
et  très  léger  sans  sucre  (autoriser  à  la  rigueur  un  peu  de 
saccharine).  Une  tranche  de  viande  froide,  viande  de 
boucherie,  jambon  ou  volaille.  Mie  de  pain  (20  grammes 
au  niaxiinuni). 

Dix  heures  et  demie.  —  Deux  œufs  à  la  coque,  20  grammes 
de  mie  de  pain,  thé  chaud  et  léger  sans  sucre. 

M  idi.  —  Viande,  jambon,  poulet,  poisson  froids  à  volonté. 
Une  grande  assiette  de  salade  verte  ou  de  cresson  assai¬ 
sonnée  au  citron  sans  huile.  Dégumes  verts  herbacés. 


cuits  à  l’eau  sans  beurre  (en  tolérer  10  grammes  seule¬ 
ment  à  la  rigueur),  à  discrétion.  Tous  fruits  sucrés  à  di.s- 
crétion.  30  grammes  de  mie  de  pain.  Thé  chaud  et  léger 

Cinq  heures.  ~  Thé  sans  sucre,  20  grammes  de  mie  de 
pain. 

Sept  heures  et  demie,.  —  Comme  à  midi,  mais  on  autori¬ 
sera  les  viandes  et  le  poisson  chauds. 

Après  chacun  des  repas,  promenade  d’une  demi-heure. 
D’après  A.  Robin,  avec  ce  régime,  les  obèses,  doués  du 
lilus  fort  appétit,  n’ingèrent  pas  plus  de  i  300  calories. 

(A.  Robin.) 


RÉGIME  DES  GOUTTEUX 

Teneur  des  pi'incipaux  aliments  en  purines 
Des  purines  .sont  dans  l’organisme  les  générateurs  de 
l’acide  urique,  et  on  s’accorde  à  interdire  aux  goutteux  les 
aliments  qui  eu  renferment  beaucoup.  C’est  à  ce  titre  que 
le  tableau  ci-apres,  du  a  Walker  Hall,  pourra  être  utile. 
.tlimcnts  d’origine  animale 
Paniu-sp.  1000  Purines  P.  looo 

Ris  de  veau .  12.1  .Saumon  .  1.4 

Poie  de b(vuf .  3.3  Mouton  .  1.2 

Bifteck  de  Ixeuf .  2.3  Daiiiii .  i,i 

Pilet  debœuf .  1.6  Monie .  0,7 

Poulet .  i.()  IriiK'.s .  0,7 

Pilet  de  porc .  1.5  Dait .  o,oof> 

Jambon  .  1.4  (Puis . .  o 

p'ilet  de  veau  . . 


getale. 


Thé . 

Chocolat . 

Café  torréfié. . . . 
Haricots,  lentilles, 
l'arine  (l’avoine. . 
P'urine  de  pois. . . 


e.sp.  I 


Bière  (pale  ale) . . 


3.5435.8  Pain  complet.... 

14.3  .-rsperges . 

12.4  Oignons . 

0,8  Pommes  de  terre. . 

0,6  Pain  blanc,  riz,  tapioca 
0,5  Clionx,  laitue. . . . 
Hoissons 


—  643  — 


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—  XXVII  — 

DIÉTÉTIQUE  {Suiié) 

RECETTES  POUR  LES  DIABÉTIQUES 


Sauce  à  la  crème 

Faire  cuire  les  viaudes  blanches 
ou  les  légumes  dans  de  l’eau  salée. 
I/orsqu’ils  sont  cuits,  les  ranger  sur 
un  plat  et  les  tenir  au  chaud.  Mettre 
un  peu  de  leur  cuisson  dans  une 
petite  ea.sserole,  y  ajouter  un  hou 
morceau  de  beurre,  finir  avec  une 
tasse  de  crème.  Verser  cette  crème 
sur  les  légumes  ou  sur  la  viande  et 
servir.  Chauffer  au  bain-marie,  mais 
ne  jamais  laisser  bouillir  la  crème. 

Sauce  au  limon 

Prendre  :  un  jaune  d'œuf,  une 
cuillerée  à  soupe  de  jus  de  limon, 
une  ta.sse  à  thé  bien  pleine  de  lait, 
le  demi-zeste  d'un  limon  râpé. 

Battre  le  jaune  d’œuf  dans  une 
casserole,  et  y  ajouter  tous  les  in¬ 
grédients.  Bien  mélanger  et  cuire  à 
feu  doux  en  remuant  sans  inter¬ 
ruption  jusepi’à  consistance  voulue 

Purée  de  pommes  de  terre 

On  a  cherché  à  priver  la  pomme 
de  terre  d’une  partie  de  son  amidon, 
de  façon  à  la  rendre  moins  nuisible 
aux  diabétieiues.  Sternberg  conseille 
de  râper  la  pomme  de  terre  crue  et 
de  mettre  cette  purée  dans  l’eau. 
Bientôt  la  pomme  de  terre  tombe 
au  fond  du  vase.  On  verse  sur  un 
linge  le  résidu,  on  le  presse,  on  le 
sèche,  et  l’on  s’en  sert  pour  préparer 
une  .série  de  jnets  (purée,  croquettes, 
etc.).  Malheureusement  la  pomme 
de  terre  a  perdu  ainsi,  en  meme 
temps  que  de  l’amidon,  des  sels,  et 
elle  est  devenue  très  fade. 

Civet  des  diabétiques 

On  prend  ;  un  lièvre  mariné  ;  du 
jambon  ;  des  champignons  ;  du  vin 
rouge,  du  bouillon  ;  un  oignon,  un 
bomiuet  ;  le  sang  du  lièvre,  ou  à 
défaut,  du  sang  de  poulet. 

I"  Paire  mariner  le  lièvre  pendant 
deux  ou  trois  jours  avec  du  vinaigre, 
du  poivre  en  grains,  des  oignons, 
clous  de  girofle,  thym,  laurier,  etc.  ; 

2“  Couper  le  jambon  en  dés,  le 
mettre  dans  une  cocotte  avec  un  bon 
morceau  de  beurre,  et,  lorsque  le 
tout  est  chaud,  y  jeter  les  morceaux 
de  lièvre  égouttés.  Les  faire  roussir  ; 

.1“  Ajouter  l’oignon  émin;é,  le 
faire  roussir  avec  le  reste  ; 

4"  Un  verre  de  bouillon,  un  verre 
de  vin  rouge,  les  champignons,  le 
bouquet,  le  sel.  Couvrir  hermétique¬ 
ment  et  lai.sser  bouillir  à  feu  doux 
pendant  deux  heures  ; 

5>>  Délayer  le  .sang  avec  un  peu  de 


cette  cuisson,  l’ajouter  au  civet  et 
Crème  russe 

rrendre  :  8  grammes  de  gélatine, 
un  quart  de  litre  d’eau  froide,  uu 
quart  de  litre  de  lait,  trois  cuillerées 
à  soupe  de  glycérine,  un  œuf,  une 
cuillerée  à  bouche  de  brandy  ou 
d’e.ssence  de  vanille. 

Tremper  la  gélatine  dans  Teau 
jusqu’à  ce  qu’elle  soit  complètement 
ramollie  et  égoutter. 

Chauffer  le  lait,  ajouter  la  gélatine, 
la  glycérine  et  le  jaune  de  l’œ-uf. 
Paire  bouillir.  Puis  laisser  un  peii 
refroidir.  Verser  le  blanc  de  l’œ-uf 
bien  battu  en  neige,  puis  le  parfum. 
Verser  le  mélange  dans  un  moule. 

Cet  entremets  doit  être  fait  la 
veille. 

Pain  d'amandes  pour  diabétiques, 

,/nc  fou  peut  hhe  s.n-mimo.  ~  D.ans 
un  mortier  en  marbre  ou  en  porce¬ 
laine,  pulvériser  aussi  finement  que- 
possible  250  à  300  grammes  d’a¬ 
mandes  douces  mondées.  ^Vjouter 
detix  œ-ufs  frais  et  les  paquets  Perré 
préparés  pour  la  fabrication  du  pain 
d’amandes.  On  en  fait  un  tout  bien 
homogène  que  l’on  dispose  dans  un 
moule  à  pâtisserie  en  fer-blanc,  bien 
enduit  de  beurre  à  l’intérieur.  Paire 
cuire  à  feu  moyeu  environ  20  minutes. 

On  peut  saler  ou  aromatiser,  et 
même  y  ajouter  un  ]ieu  de  beurre 
et  sucrer  légèrement  à  l’édulcor,  si 
l’on  veut  en  faire  une  espèce  de 
gâteau. 

Crème  aux  amandes 

Prendre  :  une  tasse  d’eau,  une 
tasse  de  crème,  30  grammes  de  farine 
il’amandcs,  une  cuillerée  à  café  et 
demie  d’eau  de  fleurs  d’oranger, 
(juatre  boulettes  de  saccharine, 

I  ;  grammes  de  gélatine. 

Tremper  la  gélatine  dans  l’eau, 
jusqu’à  complet  ramollis.sement  ;  la 
chauffer  à  feu  doux  dans  une  casse 
rôle  jusqu’à  dissolution  complète. 

Ajouter  la  crème,  les  boulettes  de 
saccharine  et  la  farine  d’amandes. 
Paire  bouillir  pendant  cinq  minutes. 
Remuer  en  ajoutant  l’eau  de  fleurs 
d’oranger  et  tami.ser  à  travers  un 
sac  de  luousseliiie.  Verser  dans  un 
moule  humide. 

Pudding  à  la  rhubarbe 

Prendre  :  ()0  grammes  de  farine 
de  gluten,  30  grammes  de  farine  très 
fine,  60  grammes  de  grai.sse,  un  œuf, 
une  tasse  à  thé  d’eau  dans  laquelle 
cinq  boulettes  de  saccharine  auront 
été  dissoutes  et  suffisamment  <le 


rhubarbe  jmur  remplir  une  bassine. 

Mélanger  les  farines,  y  incorporer 
la  graisse,  et  les  travailler  avec  l’œuf 
et  l’eau,  de  manière  à  en  faire  une 
pâte.  Roider,  et  en  garnir  un  moule  à 
pudding.  Remplir  ensuite  avec  la 
rhubarbe  et  recouvrir  avec  delapâte. 
Bouillir  pendant  une  heure  et  quart. 

Pudding  à  la  vanille 
Von  Xoorden  donne  la  recettte  .sui¬ 
vante  pour  uu  pudding  de  farine  de 
niaizena,  qui  ne  contient  pas  plus 
de  25  grammes  d’hydrates  de  car- 


Coupes  au  flanc 

Prendre  :  deux  œufs,  une  tasse  de 
lait,  huit  boulettes  de  saccharine, 
une  cuillerée  à  café  de  cognac  et 
\T  gouttes  d’essence  de  ratafia. 

.Séparer  les  blancs  des  jaunes 
d’œufs  et  bien  les  rebattre.  Paire 
bouillir  le  lait  et  y  verser  les  jaunes, 
remettre  sur  le  feu  et  remuer  jus¬ 
qu’à  ce  que  le  flan  épaissis.se.  Ajouter 
le  cognac  et  les  boulettes  de  saccha¬ 
rine  (préalablement  dissoutes  dans 
une  cuillerée  à  thé  d’eau  chaude), 
p'ouetter  les  blancs  d’œufs  en  une 
mousse  épaisse,  les  disposer  en  ro¬ 
chers  sur  le  flan,  servi  dans  des 
coiqjes,  et  saupoudrer  de  muscacle. 

FMan 

Prendre  :  deux  œ-uf.s,  six  boulettes 
de  saccharine,  un  quart  de  litre  de 


Dissoudre  les  boulettes  dans  le 
lait  et  chauffer  à  feu  doux. 

Verser  sur  les  œufs,  préalablement 
l'ieii  battus,  et  mettre  le  tout  dans 
une  casserole,  l'aire  bouillir  graduel¬ 
lement  et  remuer  constamment.  Une 
cuillerée  à  café  de  cognaesera ajoutée 


ALIMENTS  DÉFENDUS  DANS 
LE  DIABÈTE 

--  Le  sucre  sous  toutes  formes  (en 
nature,  mets  .sucrés,  chocolats,  bon¬ 
bons,  fruits  confits,  confitures)  ;  les 
fruits  sucrés  (rai.sins,  oranges,  poires, 
cerises,  fraises,  banancsl.  De  même 
les  légumes  sucrés  :  carottes,  navets, 
oignons,  betteraves,  raves. 

Parmi  les  féculents  il  faut  interdire 
les  haricots,  les  pois,  les  lentilles, 
les  fécules  alimentaires  (salep,  ta¬ 
pioca,  arow-root)  ;  les  pâtes  ali- 
njentaires  (vermicelle,  semoule, 
macaroni)  ;  le  seigle,  le  maïs,  le  riz. 


—  645  — 


XX  VIH 


AIX-LES-BAINS 

à  8  heures  de  Taris  —  à  2  heures  de  Genève 


Sources  sulfureuses  chaudes  46°  C. 

remarquables  par  leur  abondance  (7000  m.  cubes  par  jour) 

Le  traitement  par  le  massage  sous  l'eau  minérale  {douche- 
massage)  combiné  suivant  les  cas  aux  bains  de  vapeur 
7iaturellc,  appelés  Bcrthollet,  a  une  réputation  universelle. 

INDICATIONS.  Convalescence  du  rhumatisme  articulaire  aigu,  Rhumatisme 
chronique,  articulaire,  musculaire,  lumbago,  goutte  chronique,  névralgies, 
sciatique,  névrites  périphériques,  suites  de  traumatisme,  suites  de  phlébite, 
cure  intensive  de  la  syphilis. 

MARLIOZ,  à  dix  minutes  d’Aix  :  Eau  sulfurée  sodique  forte,  pulvérisations, 
inhalation  pour  les  bronchites,  laryngites  des  arthritiques,  les  enfants 
lymphatiques. 

STATIONS  DE  CURE  D’AIR.  Les  Corbières,  moyenne  altitude:  ()oo  mètres; 
Mont  Revard,  grande  altitude  :  iSqS  mètres,  reliées  à  Aix  par  une 
crémaillère. 


Source  des  Deux=Reines 

Approuvée  pnr  l’Aeadémie  de  Médecine  et  autori.'^ée  par  l'Ktat 

comme  adjuvant  de  la  cure  thermale. 

Eau  hypominérale,  suroxygénée 
recommandée  pour  la  cure  de  lavage  interne. 

Eau  de  table,  Eau  de  régime 
pour  arthritiques,  uricémiques. 


ÉTABLISSEMENT  PHYSIOTHÉRAPIQUE 

Du  QUYENOT 

OUVERT  TOUTE  L’ANNÉE 

Electrothérapie,  Radiologie,  Radiumthérapie, 
Mécanothérapie  Zander,  Bains  carbo-gazeux. 
Clinique  spéciale  des  suites  d’accidents  du  travail. 


—  XXIX  — 


INDICATIONS  THÉRAPEUTIQUES 
DES  STATIONS  THERMALES  FRANÇAISES 


I/CS  deux  tableaux  que  nous  publions  sous  ce  titre  ont 
été  rédigés  par  le  syndicat  général  des  médecins  des  sta¬ 
tions  balnéaires  et  sanitaires  de  b'rance,  que  préside  le 
professeur  Albert  Robin. 

Ils  constituent  un  formulaire  très  succinct  des  eaux 
minérales  françaises,  et  présentent  par  leur  origine  même 
toutes  garanties  d’impartialité  et  de  compétence.  C’est 
à  ce  titre  que  nous  les  reproduisons. 

LES  PRINCIPALES  AFFECTIONS  ET  LES  STATIONS 
HYDROMINÉKALES  OU  IL  FAUT  LES  TRAITER 

Affections  des  artères  (artériosclérose)  :  Royat.  —  Ilour- 
bon-Lancy.  —  Contrexévillc.  —  l'îvian.  —  ^’ittel.  — 
Slartigny. 

Affections  du  canir  :  Royat.  — •  llourbon-Laiicy.  — 
ïivian. 

Affections  de  l'estomac  :  Vichy.  —  l’ougues.  —  Royat. 

—  Châtel-fîuj’ou.  • —  riombières.  —  Vais.  —  Cauterets 
(source  Mauliourat). 

Affections  des  femmes  :  lüarritz.  —  .Salies-de-lléarn.  — 
Salins-du-Jura.  -  -  Ruxeuil.  —  Plombières.  ■ —  Pagiièrcs- 
de-Bigorre.  — ■  P'orges-les-Iîaux.  —  Saint-Sauveur.  — 
Néris.  —  lîaux-Chaudes.  —  Evaux,  —  Ussat.  —  Bussang. 

—  Orezza. 

Affections  du  foie  :  Vichy.  —  Vittel.  —  Brides.  —  Châ- 
tel-Guyon.  -  l’ougues.  —  Evian.  —  Contrexévillc.  - 
Martigny.  —  A’als. 

Affections  de  l'intestin  :  Plombières.  ■ —  Châtel-Guyon. 

—  Brides, 

Affections  de  la  moelle  éfiinièrc  :  Eamalou.  ■ —  Balaruc, 

—  Néris.  —  Bourbon-l’Archambault. 

Affections  des  os  ;  Biarritz.  —  Barèges.  —  Bourbonne. 

—  Amélie-les-Bains.  —  vSaliiis-Moutiers.  —  Salies-de- 
Béarn.  —  Salins-du-Jura. 

Affections  de  la  peau  :  Vichy  (d’origine  digestive).  — 
Euchon.  • —  Royat.  — •  Uriage.  —  Saint-Christau.  — • 
Bagnères-dc-Bigorre.  —  Cauterets.  —  Saint-Gervais.  — 
Aulus.  —  Barèges.  —  Ax.  — •  Allevard.  —  Enghieii. 

Affections  du  système  nerveux  :  Aix-les-Bains.  —  Néris. 

• —  Royat.  ■ —  Eamalou.  ■ —  Plombières.  —  Baguères-de- 
Bigorre.  ■ —  Divonne-les-Bains.  —  Euxeuil.  —  Balaruc. 

—  Saint-Sauveur.  • —  Saint-.'Vmand.  ■ —  Saint-Gervais.  — 
Bourbonne.  • — ■  ITssat. 

Affections  des  veines  :  Bagnoles-de-l’Orne.  —  Bagnères- 
de-Bigorre.  —  IJax.  —  Barbotan  (période  des  résidus). 

Affections  des  reins  et  de  la  vessie  ;  Vichy.  —  Contrexé- 
ville.  ■ —  Vittel.  —  Êvian.  —  Saint-Nectaire.  —  Martigny. 

—  Capveru.  —  Aulus.  —  Thonou.  —  Vais. 

Affections  des  voies  respiratoires  :  Aix-les-Bains  (Mar- 

lioz).  —  Mont-Dore.  ■ —  Ea  Bourboule.  ■ —  Euchon.  ■ — 
Cauterets.  ■ —  Royat.  —  Eaux-Bonnes.  —  Allevard.  — ■ 
Saint-Honoré.  —  Challes.  — Eaux-Chaudes.  —  Ee  Ver- 
net.  —  Enghien.  —  Cambo. 

Anémies  et  chloroses  :  Royat.  —  Bussang.  —  Forges- 
les-Eaux.  —  Saint-Nectaire.  • —  Orezzn. 

Diabète  et  goutte  :  Vichy.  —  Aix-les-Bains  (goutte  chro¬ 
nique.)  —  Contrexévillc.  —  Ea  Bourboule.  —  Vittel.  — 
Evian.  —  Capvern.  —  Martigny.  —  Royat.  —  Thonon. 

—  Vais. 

/ mpaludisme  :  Vichy.  —  Châtel-Guyon.  —  Ee  Boulon. 
Paralysies  et  hémiplégies  ;  Balaruc.  —  Eanialou.  — 
Bourbou-l’Arehambaidt.  —  Bourboiine-les-Bains.  — 
Ussat. 


Rhumatismes  :  Aix-les-Bains.  —  I.uchon,  —  Bourbon- 
Eancy.  —  Dax.  —  Plombières.  —  I.amalou.  — ■  Bourbon- 
l 'Archambault.  — Saint-Arnaud.  —  Néris.  —  Bourbonne- 
les-Bains.  • —  Ax,  ■ —  Eaux-Chaudes.  • —  Saint-Honoré.  — 
Bagnères-de-Bigorre,  • —  Ee  Vernet, 

Scrofule  et  lymphatisme  :  Euchon.  — •  Aix-les-Bains 
(Marlioz).  ■ —  Biarritz.  —  Ea  Bourboule.  —  Salins-Moû- 
tiers.  • —  Cauterets.  • —  ETriage.  ■ —  vSalies-de-Béarn.  — 
Bourbonne.  • —  Bourbon-l’Archambault.  —  Balaruc.  — 
Amélie-les-Bains.  —  Eaux-Bonnes.  — ■  Salius-du-Jura. 

Tuberculose  pulmonaire  ;  Ea  Bourboule.  ■ —  Cambo. — 
Mont-Dore.  —  Ee  Vernet.  —  Saint-Honoré.  —  Eaux- 
Bonnes. 

LES  PRINCIPALES  STATIONS  HYDROMINËBALES 
DE  FRANCE  ET  LES  MALADIES  QU’ON  Y  TRAITE 

(Par  ordre  alphabétique.) 

Aix-les-Bains  :  -\rthritisme.  ■ —  Troubles  de  la  circula¬ 
tion  d’origine  arthritique.  —  Goutte  articulaire  chronique. 
—  Rhumatisme  chronique  héréditaire  ou  acquis.  — 
Névralgies.  — ■  (A  Marlioz,  traitement  des  afl'ections  de 
l’appareil  respiratoire.) 

A  llcvard  :  Maladies  des  voies  respiratoires  chez  les 
sujets  arthritiques.  —  Végétations  adénoïdes.  —  Eczéma. 

Amélie-les-Bains  :  Scrofulo-tuberculose.  —  Maladies 
des  os.  — Traitement  climatique  de  la  phtisie  pulmonaire. 

Aulus  :  Maladies  des  reins.  ■ —  Gravclle.  —  Maladies  de 
la  peau  de  cause  arthritique.  —  Rhumatismes.  —  Consti¬ 
pation. 

Ax  :  Rhumatismes  articulaire,  noueux  et  déformant. 

■ —  Affections  de  la  peau,  spécialement  l'eczéma  arthri¬ 
tique.  —  Syphilis. 

Bagnères-dc-Bigorre  :  Neuro-arthritisme.  —  Maladies 
nerveuses  d’origine  rhumatismale.  - —  Herpès  arthri¬ 
tique.  —  Maladies  des  femmes. 

Bagnoles-de-l'Orne  :  Phlébites  et  suites  de  phlébites. — 
Varices.  —  Maladies  des  veines.  —  Troubles  circulatoires. 

Balaruc  :  Paralysies.  —  Hémiplégies.  —  Névralgies. — 

Barèges  :  Eymphatisme.  —  Scrofule.  —  Maladies  des 
os.  — ■  Suites  de  blessures. 

Biarritz  :  Maladies  des  femmes.  —  Scrofule.  —  Mala¬ 
dies  des  os.  —  Cure  de  repos.  —  Adénopathies. 

Bourbon-Lancy  :  Maladies  du  cœur  liées  à  l’hyperten¬ 
sion  artérielle.  ■ —  Rhumatismes  subaigu,  artlcidairc  et 
déformant.  • —  Sciatiques. 

Bourbon-V Archambault  ;  Paralj’sies.  — ■  Paralysies 
infantiles.  —  Rhumatisme  des  arthritiques,  surtout 
déformant. 

Bourbonnc-lcs-Bains  :  Goutte  et  rhumatisme  chro¬ 
niques.  —  Arthrite  sèche.  —  Diabète  goutteux.  —  Suites 
de  blessures.  ■ — ■  Maladies  des  os. 

Brides  :  Obésité  et  constipation  des  arthritiques.  — • 
États  pléthoriques.  —  Dyspep.sies  gastro-hépatiques  et 
gastro-intestinales. 

Bussang  :  Anémies.  — ■  Chloroses.  —  Convalescences. 

Cambo  :  Bronchites  chroniques.  —  Formes  catarrhales 
de  la  tuberculose  pulmonaire.  ■ — ■  Débilités  nerveuses. 

Capvern  ;  Goutte.  —  Gravelles  biliaire  et  urinaire.  — - 
Maladies  nerveuses  des  arthritiques.  —  Maladies  des  voies 
urinaires. 

Cauterets  .-Maladies  des  voies  respiratoires.  ■ —  Catarrhes 
naso-pharyngo-laryngiens.  —  Névralgies.  —  Sciatiques. 


—  647  — 


—  XXX  - 


—  XXXI  — 


INDICATIONS  THÉRAPEUTIQUES 
DES  STATIONS  THERMALES  FRANÇAISES  [Suite] 


Challes  :  Lyniphatisine.  —  Scrofule.  —  Pharyngites  et 
laryngites. 

Chatel-Guyon  :  Maladies  de  l’intestin.  • — ■  Coiistiiration 
atonique.  —  Maladies  de  l’estoniac  et  du  foie.  —  Palu¬ 
disme.  ■ —  Jîntérites  des  pays  chauds. 

Contrcxcvülo  :  Cure  de  diurèse  (lavage  du  rein  et  des 
voies  urinaires).  —  Maladies  des  reins.  ■ —  Goutte  sans 
exception.  —  Gravelles  biliaire,  rénale  et  urinaire.  — 
Diabète  arthritique.  —  Coliques  néphrétiques. 

Dax  :  (liains  de  boue).  —  Rhumatisme  et  ses  diverses 
manifestations.  —  Névralgies.  — •  Sciatiques  chroniques. 

—  Atrophies  musculaires. 

Divonnc-lcs-Bains  :  Maladies  nerveuses.  —  Troubles 
de  la  nutrition.  —  Hydrothérapie.  —  Mécanothérapie.  — 
Cures  d’isolement. 

Eaux-Bonnes  :  Inflammations  catarrhales  des  voies 
respiratoires.  —  lîmphy.sème  pulmonaire.  — •  Anémies 
symptomatiques.  —  Phtisie  pulmonaire. 

Eaux-Chaudes  :  Rhumatisme.  —  Maladies  des  femmes. 

Enghien-les-Bains  :  Maladies  des  voies  respiratoires.  — 
Maladies  de  la  peau. 

Evaiix  :  Asthme  des  rhumatisants.  —  Maladies  des 
femmes.  — •  Rhumatismes  noueux,  mêmes  formes  avan- 

Evian  :  Cure  de  diurèse.  —  Maladies  du  rein  et  des 
voies  urinaires.  ■ —  Dithiases  rénale  et  biliaire.  —  Albumi¬ 
nuries  liées  à  de  l’hypertension  artérielle.  — ■  Artério¬ 
sclérose.  —  Goutte.  —  Gravelle. 

Eorgcs-Ifs-Eaux  ;  Anémie.  —  Chloroses.  —  Maladies 
des  femmes. 

La  Bourboule  ;  Maladies  de  la  peau  pouvant  supporter 
les  bains.  —  lînfauts  chétifs.  —  Scrofule.  ■ —  Rachitisme. 

—  Diabète  chez  les  affaiblis,  — -  Paludisme.  —  Tubercu¬ 
loses  locale  et  pulmonaire. 

Lamalou  :  Affections  de  la  moelle  épinière.  —  Tabes. 
— ■  Ataxie  locomotrice.  —  Maladies  du  système  nerveux. 

—  Névralgies.  ■ — •  Sciatiques. 

Ludion  :  Maladies  de  la  peau.  —  Maladies  des  voies  res¬ 
piratoires.  — •  Asthme  humide.  —  Knfants  convalescents 
ou  rachitiques.  —  Rhumatisme  chronitiue.  —  Syphilis. 

Luxeuil  :  Maladies  des  femmes.  —  Maladies  nerveuses. 

—  Affections  intestinales  spasmodiques. 

Martigny  :  Cure  de  diurèse.  —  Maladies  des  reins.  — 
Gravelle.  —  Goutte.  ■ —  Dithiases  rénale  et  biliaire.  — 
Maladies  dues  à  l’acide  urique.  —  Coliques  néphrétiques. 

Mont-Dore  :  Asthme.  —  Maladies  de  l'appareil  re.spi- 
ratoire,  chroniques  et  récidivantes.  — ■  llronchites  à  répé¬ 
tition.  —  Dyspnée.  —  Tuberculose  peu  avancée. 

Ncris  :  Maladies  du  système  nerveux.  - —  Maladies  des 
femmes.  —  Maladies  de  la  peau  d'origine  arthritique  et 
nerveuse.  —  Névralgies. 


Orezza  :  Chlorose.  —  Anémie.  —  Dyspepsie  chez  les 
chlorotiques.  —  Paludisme. 

Plombières  :  Affections  intestinales.  —  Diarrhée.  ■ — ■ 
Constipation  spasmodique.  --  Maladies  nerveuses.  — ■ 
Rhumatisme  à  forme  douloureuse.  —  Maladies  des 
femmes. 

Pougiics  :  Maladies  gastro-intestinales.  —  Lithiase 
biliaire  et  urique.  —  Goutte  et  diabète  chez  les  débilités. 

—  Chlorose. 

Royal  ;  Arthritisme.  —  Anémies.  — •  Nervosisme.  — 
Maladies  du  cœur.  —  Artériosclérose.  —  ICczénia  et 
maladies  nerveuses  des  arthritiques.  — ■  Diabète. 

Saint-Amand  (Bains  de  boue)  .•  Rhumatismes  chro¬ 
nique,  musculaire  ou  articulaire.  —  Tremblement  ner¬ 
veux.  —  Suites  de  fractures.  —  .\trophies  musculaires. 

Saint-Christau  :  Maladies  de  la  peau.  —  Iveucoplasies. 

—  Psoriasis. 

Saint-Gervais  :  Maladies  de  la  peau.  —  Lezéma  et 
psoriasis  arthritiques.  —  Phifaiits  dégénérés  et  débilités. 

Saint-Honoré  :  Maladies  de  l’appareil  respiratoire.  — 
Asthme  lié  au  catarrhe  bronchique.  —  Sujets  prédisposés 
à  la  tuberculose. 

Saint-Nectaire  :  Albuminuries  de  croissance,  rénale  ou 
fonctionnelle.  —  Maladies  des  reins.  — •  Anémies  avec 
dépression  nerveuse. 

Saint-Sauveur  :  Maladies  des  femmes.  —  Maladies  ner¬ 
veuses.  —  Dépression  nerveuse. 

Salies-de-Béarn  :  Scrofule.  ■ —  Maladies  des  os.  -  • 
Tuberculoses  externes.  —  Maladies  des  femmes. 

Salins-Moutiers  :  Lymphatisme.  — •  Ifiifants  rachi¬ 
tiques,  anémiques  ou  obèses. 

Salins-du-Jura  ;  Maladies  des  femmes.  —  Maladies 
des  os.  —  lYymphatismc. 

Thonon  :  Dyspepsies  acides.  —  l’rédispositioii  gout¬ 
teuse  ou  lithiasique. 

Uriage  :  Maladies  de  la  peau.  —  Scrofule  et  lympha¬ 
tisme,  plus  particulièrement  chez  les  enfants.  —  Syphilis. 

Ussat  :  Maladies  des  femmes.  —  Maladies  nerveuses.  — 
Maladie  de  Basedow. 

Vais  :  Affections  de  l’estomac.  —  Congestion  hépa¬ 
tique.  —  Lavage  des  reins. 

Le  Vernet  ;  Maladies  des  voies  respiratoires.  —  Tuber¬ 
culose  pulmonaire  chronique,  ler  et  2®  degrés. 

Vichy  :  Dyspepsies  de  toute  nature.  — -  Affections  gas¬ 
tro-intestinales.  — ■  Maladies  congestives  du  foie.  —  Dia¬ 
bète.  —  Coliques  hépatiques.  —  Paludisme.  —  Alcoo¬ 
lisme.  —  Moriîhinisme.  —  Affections  causées  par  l’acide 
urique.  —  Catarrhe  de  la  vessie. 

Vittel  (Cure  de  diurèse)  .•  Arthritisme.  —  Goutte 
chronique.  • —  Diabète  arthritique.  — ■  lYithiase  biliaire, 
rénale  et  urique.  — •  Albuminuries  des  arthritiques. 


HOPITAUX  THERMAUX  MILITAIRES 


I,es  médecins  et  pharmaciens  militaires  de  Bour- 
bonne.  Vichy,  Bourbon-l’Archambault  et  Barèges  vien¬ 
nent  d’Être  dé.signés  de  la  façon  suivante  : 

IIÔPITAI,  DK  B0UKB0NNJM,KS-BATNS. 

(Du  1 5  mai  au  i  ;  septembre.) 

MM.  : 

I.évy,  méd.  princ.  de  2”  cl.,  médecin  chef. 

Dieu,  méd.-maj.  de  P''  cl. 

Albert,  méd.-maj.  de  P'-'  cl. 

Barrai,  méd.  aide-maj.  de  2'-'  cl. 

Brunhammer,  méd.  aide-maj.  de  2<’  cl. 

Adeuot,  pharmacien  aide-major  de  2’’  cl. 

Delorme,  oflicier  d’administr.  de  2"  cl. 

Galichet,  officier  d’administr.  de'3“  cl. 

IIoPlTAI,  DK  VICIIY. 

(Du  P’’’  mai  au  1 5  septembre). 

MM.  : 

Collinet,  méd.  princ.  de  2‘‘  cl. 

Biscons,  méd.-maj.  de  P“  cl. 

Pous,  méd.-maj.  de  2"  cl. 


Canel,  méd.-maj.  de  2®  cl. 

Pellet,  méd.  aide-major  de  l'®  classe. 

Jlartin-Rosset,  pharmacien  aide-major  de  2®  cl. 
Salkin,  officier  d’administr.  de  2®  cl. 

Azalbert,  officier  d’administr.  de  2®  cl. 

Hôpitai,  DK  Bourbon-i.’Auchamuaui.t. 

(Du  15  mai  au  15  septembre). 

MM.  : 

Pech,  méd.-maj.  de  P®  cl.,  médecin  chef. 

Schuugel,  méd.  aide-major  de  ir®  cl. 

Hôpitai,  dk  BarLuks. 

(Du  12  juin  au  15  septembre). 

MM.  : 

Sanglé-Perrière,  méd.  princ.  de  2®  cl.,  médecin  chef, 
Barailhé,  méd.-maj.,  de  2®  cl. 

Cruzel,  méd.  aide-major  de  1'®  classe. 

Chatency,  pharmacien-major  de  2“  cl. 

Noguée,  officier  d'administr.  de  P®  cl. 

Brunet,  officier  d’administr.  de  2®  cl. 


—  649  — 


—  XXXII 


ANTIEMETIQUE,  EXCITANT  DU  PÉRISTALTISME,  ANALGÉSIQUE  GASTRIQUE 

ClS  TT  «  »  R  O  s  E 

(Acide  protocêtrarique  Soluble) 

Contre  les  VOMISSEMENTS  EN  GÉNÉRAL,  les  VOMISSEMENTS 
DE  LA  GROSSESSE,  /ÉTAT  NAUSÉEUX,  le  PYROSIS,  = 
les  SPASMES  DU  PYLORE, /'ATONIE  GASTRIQUE, /e^  DYSPEPSIES, 
les  TROUBLES  GASTRO  INTESTINAUX,  r -  : 


‘Pharmacie  A.  GIGON  et  P  ANDRÉ  GIGON.  7,  Rue  Coq-Hêron,  PARIS 


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■  authentique  CARLSBAD. 

Se  méfier  des  falsifiçations  frauduleuses. 


CrrantileSdeCatilloaM  É  ï-ltl  ïJ  !  V‘l  k)  k  ri  I M 

A  0,001  extrait  titré  d» 

C’est  avec  oes  granules  qu'ont  été  faites  les  observations  discutées  û  l’Académie  en  1889;  elles 
prouvent  queSùl  par  Jour  donnent  une  diurèse  rapide,  relèvent  vite  le  coeur  affaibli, dissipent 
ASYSTOLIE,  DYSPNÉE, OPPRESSION, SDÊMES,UfeeÜoni  MITRALES, GARDIOPATHIESdetENFANTSetVIEILLARDS, etc. 


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-  XXXIII  - 


NOUVELLES 


Les  nouveaux  membres  correspondants  de  l'Académie 
de  médecine.  —  Les  Elanquinque  (de  Laon)  et 
I<AGUESSE  (de  I/ille)  ont  été  élus  membres  correspondants 
nationaux  de  notre  Académie  de  médecine. 

Le  D''  P.  Beanquinque  est  un  ancien  interne  des  hôpi¬ 
taux  de  Paris.  Après  avoir  été  médecin  en  chef  de  l’Hôtel- 
Dieu  de  Laon,  il  en  est  devenu,  depuis  1888,  le  chirurgien 
en  chef.  M.  Beanquinque  est,  de  plus,  président  de  la 
Société  des  médecins  des 
arrondissements  de  Laon, 
Vervins,  et  Château-Thier¬ 
ry  ;  vice-président  du  con¬ 
seil  départemental  d’hy¬ 
giène,  médecin  des  épidé¬ 
mies,  professeur  du  cours 
départemental. 

Les  récompenses  obte¬ 
nues  par  notre  éminent 
confrère  ne  se  comptent 
plus  :  5  ou  6  rappels  de 
médaille  d’or;  médailles  de 
bronze,  d’argent,  de  ver- 

Ses  travaux  qui  portent  sur  la  médecine  et  la  chirnrgie 
lui  ont  justement  ouvert  les  portes  de  l’Académie  de  méde¬ 
cine.  Citons  parmi  les  publications  du  Beanquinque: 
Contagion  et  prophylaxie  de  la  variole,  Contagion  de  la 
fièvre  typhoïde,  Deux  cas  de  splénectomie.  Fièvre  typhoïde  et 
eaux  potables. 

Le  Dr  l^aguesse  (Gustave-Edouard) ,  né  à  Dijon  en  1861, 
fit  à  Paris  ses  études  médicales  et  scientifiques  (doctorat 
ès  sciences  naturelles).  En 
1 89 1 ,  il  fut  chargé  des  fonc¬ 
tions  d’agrégé  à  la  Faculté 
de  médecine  de  Lille.  Reçu 
agrégé  d’anatomie  l’année 
suivante,  il  professe  l’his¬ 
tologie  dans  cette  Faculté 
depuis  1891,  comme  char¬ 
gé  du  cours,  puis  comme 
titrdaire  (1896).  M.  La- 
guesse  a  publié  dans  les 
périodiques  spéciaux  de 
nombreux  mémoires  d’his¬ 
tologie  et  d’embryologie. 
Nous  rappellerons  seule¬ 
ment  ses  travaux  sur  le  pancréas,  et  particulièrement  sur 
les  Ilots  de  Langerhans  dont  il  a  découvert  et  prouvé  le 
rôle  endocrine,  travaux  résumés  dans  sou  livre  :  Le  Pan¬ 
créas,  paru  en  2  fascicules  dans  la  Revue  générale  d’histo¬ 
logie  de  Renaut  et  Regaud. 

Terrains  de  jeux.  — ■  Le  Conseil  municipal  de  Paris 
vient  de  renvoyer  à  l’examen  de  ses  III“  et  IV“  Commis¬ 
sions  la  proposition  suivante  de  M.  Ambroise  Rendu  : 

«  1“  L’Administration  est  invitée  à  établir  dans  les 
II“,  V“,  X®  et  XIII®  arrondissements  et  autant  que  pos¬ 
sible  avec  les  terrains  dont  la  Ville  de  Paris  est  proprié¬ 
taire,  des  jardins  destinés  spécialement  aux  jeux  des 
enfants. 

<<  2“  La  Ville  de  Paris  mettra  à  la  disposition  de  la 
Société  française  des  espaces  libres  et  terrains  de  jeux, 
moyennant  un  loyer  de  i  franc  par  an,  dans  un  des  quar¬ 
tiers  ci-dessus,  un  terrain  d’au  moins  i  000  mètres,  qui 
sera  également  et  par  les  soins  de  la  Société,  affecté  aux 
jeux  des  enfants  ». 


La  peste  en  Chine.  —  Un  édit  du  gouvernement  chinois 
annonce  la  fin  de  l’épidémie  de  peste.  Le  nombre  des 
morts  est  évalué  à  60.000. 


L  importation  des  eaux  minérales  en  Angleterre  et  aux 
États-Unis.  —  L’Allemagne  commence  à  s’émotionner 
de  l’augmentation  manifeste  du  chiffre  des  importations 
françaises  sur  le  marché  anglais  et  de  la  diminution  sen¬ 
sible  de  son  industrie  nationale. 

C’est  ainsi  que,  depuis  1905,  la  progression  suivante 
s’est  manifestée  pour  la  France  et  l’Allemagne  (les  chiffres 
du  i'®  tableau  représentent  la  valeur  en  quintaux  importés 
en  Angleterre  :  ceux  du  second  leur  valeur  exprimée  en 
livres  sterling). 


1905  1906 


3908  1909 


I-'rance .  271. 105  580.363 

Allemagne..  908.690  814.148 


661.986  667.689 
932-7.59  729-626 


66.482 

169.828 


110.846 

151.622 


139.414 

173.625 


134.213 

132.842 


148.073 

14.102 


En  Amérique  également,  ainsi  que  le  constate  l’auteur 
de  l’article  de  la  Balneologische  Zeitung,  auquel  j’emprunte 
ces  chiffres,  l’importation  allemande  est  en  sérieuse 
diminution,  au  profit  de  l’industrie  hydro-minérale  fran¬ 
çaise.  C’est  ainsi  que,  en  1909,  l’Allemagne  avait  importé 
en  Amérique  26.182  quintaux,  tandis  qu’elle  n’a  plus 
importé,  eu  igio,  que  13.321  quintaux.  C’est  donc  une 
diminution  de  près  de  50  p.  100  sur  le  marché  d’Amé¬ 
rique.  Bien  que  l’auteur  de  l’article  ne  donne  point  les 
chiffres  de  notre  importation  en  Amérique,  il  convient 
que  cette  fluctuation  est  toute  à  notre  profit. 

Mieux  que  cela  encore,  non  contents  de  concurrencer 
les  Allemands  sur  les  marchés  de  Grande-Bretagne  et 
d’Amérique,  nous  les  concurrençons  également  chez  eux, 
et  cela,  malgré  les  prix  très  élevés  auxquels  se  vendent, 
en  Allemagne,  les  eaux  minérales  françaises.  —  Vichy, 
au  détail,  ne  coûte  pas  moins  de  i  mark,  Evian  se  vend 
I  mark  25  et  même  i  mark  30. 

Ce  succès  est  tout  à  l’honneur  de  l’Hydrologie  française, 
qui  peut  prétendre,  par  la  valeur  exceptionnelle  et  la 
supériorité  incontestée  de  ses  produits  naturels,  à  la 
meilleure  place. 


Les  Étudiants  étrangers  à  l’Université  de  Paris.  — 
A  la  Faculté  de  médecine  434  étrangers  et  302  étrangères, 
aspirant  au  doctorat,  ont  fait  acte  de  scolarité  en  1910. 
Les  Russes  fonnent  la  grosse  majorité  ;  210  hommes, 
290  femmes,  soit  au  total  500  Russes  sur  un  ensemble  de 
736  étrangers,  En  dehors  d’eux,  il  n’y  a  guère  à  citer, 
pour  le  nombre,  que  57  Ottomans  (dont  3  femmes)  et 
47  Roumains  (dont  4  femmes). 

Eu  1910,  502  étudiants  étrangers  se  sont  fait  immatri¬ 
culer  à  la  Faculté  des  sciences  (365  étudiants  et  173  étu¬ 
diantes),  dont  322  Russes,  43  Roumains,  22  Ottomans. 
Les  certificats  qui  attirent  le  plus  les  candidats  étrangers 
sont  ;  la  mécanique  rationnelle,  la  chimie  générale,  la 
botanique  et  les  mathématiques  préparatoires. 

Les  cours  de  l’école  de  pharmacie  ne  sont  suivis  que  par 
22  étrangers,  dont  3  femmes. 

En  résumé,  les  Russes  représentent  à  peu  prés  la  moitié 
du  nombre  total  des  étudiants  étrangers  qui  fréquen¬ 
tent  l’Université  de  Paris. 


—  651  — 


—  XXXIV  — 


HOTELS  RECOMMANDÉS  DES  STATiONS  THERMALES  FRANÇAISES 

Aix-les-Bains.  La  Roche-Posay  (Vienne). 


Grand  Hôtel  d’Aix.  —  i  ■  ^  ordre.  Guibert  frères  et  Gaudin, 
propriétaires. 

Hôtel  Astoria  et  de  l’Arc  Romain.  —  iSj  eliaiiibres, 
43  bains.  —  Création  du  dernier  moderne.  —  Un  face  les 
ïlienues  et  le  Parc.  —  Télégrammes  :  Astoria. 

Begina  Hôtel  Bernascon.  —  250  chambres  avec  eau 
chaude  et  froide,  50  salles  de  bains.  —  Situation  élevée, 
tranquille,  et  à  proximité  de  l’établi.ssemcnt  thermal,  des 
casinos,  etc.  —  J  ardins  ombragés.  —  Vues  magnifiques. 
—  J.  11.  lîernascon,  propriétaire. 

Splendide-Hôtel-Excelsior.  —  La  plus  belle  situation.  Der¬ 
nier  confort,  lîrands  jardins.  Tennis.  Garage. 


Baçfnères-de-Liicbon. 

Grand  Hôtel  Sacaron.  —  Allées  d’iètigny,  les  plus  beau.x 
ombrages  de  Ludion.  —  Kestaurant  dans  le  parc.  C.arage. 

Cauterets. 

Continental  Hôtel.  —  Situation  exceptionnelle.  Jardin. 
Lumière  éUctriiiue.  250  chambres.  Kestamant  Louis  XV. 

Évian. 

Boyal  Hôtel.  —  Situation  e.xceptiomielle.  Tout  le  dernier 
confort  moderne. 

Splendid  Hôtel.  —  Vue  superbe.  Jardins. 


Établissement  thermal.  —  i’’''  ordre.  Ouvert  du  Juin 
au  i»'  Octobre.  Hydrothérapie.  Cure  de  boisson  et  cure 
d’air  recommandées. 


Plombièl'es. 

Hôtel  Métropole.  —  lîntre  le  P.irc  et  les  Thermes.  Salles  de 
bains  à  tous  les  étages.  Ascenseur.  Tables  de  régime.  Vastes 
jardins.  Garage. 


Fougues. 

Splendid-Hôtel.  —  Confort  moderne.  Prix  modérés.  Le 
seul  situé  dans  le  parc  de  l’établissement. 


Thonon-Ies-Bains. 

Hôtel  du  Parc.  —  A  côté  de  l’établissement  thermal.  — 
i“‘'  ordre.  —  200  chambres.  —  Vue  splendide.  —  Vaste 
parc.  —  Hydrothérapie  complète  dans  l’hôtel.  —  Tables 
de  régime. 


Vichy. 

Nouvel  Hôtel.  —  1"  ordre.  Sur  le  parc.  Un  face  de  rétablis¬ 
sement.  250  chambres.  .Appartements  avec  salle  de  bains. 
I^ivabos  à  eau  cliaude  et  froide.  Tables  de  régime.  Orchestre. 


—  XXXV  - 


LA  VIE  MÉDICALE 


Hôpitaux  de  Paris.  —  CONCOURS 
DE  MÉDECIN  DES  HOPITAUX.  — 
Epreuve  clinique.  —  Séance  du 
26  avril.  —  MM.  Voisin,  18  ;  Agasse- 
lyafont,  14  1/2  ;  Faure-Beaulieu,  14. 

Séance  du  29  avril.  —  MM.  I^e- 
niierre,  18  ;  Courcoux,  17  1/2  ;  Ba- 
bonneix,  17. 

Séance  du  i”  mai.  —  JIM.  Weill, 
18;  Henry  Lemaire,  15;  Chiray, 
19  1/2. 

Concours  de  chirurghîn  des 
HOPITAUX.  —  Epreuve  clinique.  — 
Séance  du  26  avril.  —  MM.  Mocquot, 
17  ;  Français,  13  ;  Dcsmarest,  15. 

Séance  du  i®*'  mai.  —  MM.  Ken- 
dirdjy,  1 1  ;  Capette,  1 5  ;  Heitz- 
Boyer,  16. 

Concours  d’ophtaemoeogiste 
des  HOPlïAtTX.  —  Le  jury  a  été  con¬ 
stitué  de  la  façon  suivante  :  MM.  De 
Lapersonne,  Rochon  -  Duvignaud, 
Morax,  Terrien,  Rielïel,  Michon, 
Apert.  La  composition  écrite  a  eu 
lieu  le  27  avril  sur  le  sujet  suivant  ; 

<<  Cônes  et  bâtonnets,  anatomie  et 
physiologie  ». 

Epreuve  écrite.  —  Séance  du 
29  avril.  —  MM.  Magitot,  Cerise  et 
Coutela,  27;  J  osepli,26;  Cantonnet,29. 

Concours  d’accoucheur  des  no-, 
PI  TAUX.  —  Le  jury  est  provisoire¬ 
ment  composé  de  MM.  Ribeniont- 
Dessaigne,  Lucas-Chanipionnière, 
Bouffe  de  Saint-Biaise,  Pinard, 
Porak,  Claude  et  Morestin. 

Internat  de  Brévannes,  Chardon- 
Lagarche  et  Hendaye.  —  Après 
concours  ont  été  nommés  :  à  Bré¬ 
vannes,  MM.  Drouet,  Jacquemin, 
Sorel  ;  à  Chardon-Lagarche,  M.  Be- 
loux  ;  à  Hendaye,  MM.  Acliard, 
Burguet. 

L’élevage  de  chiens  sanitaires.  — 
Un  chenü  militaire,  pour  l’élevage 
et  le  dressage  du  chien  sanitaire, 
vient  d’étre  créé  à  Fontainebleau 
par  le  ministère  de  la  Guerre  et  la 
direction  en  est  confiée  au  capitaine 
Tolet  qui  fut  le  promoteur  du  chien 
sanitaire  en  France. 

Congrès  international  de  ia  Presse, 
à  Rome.  —  En  ce  moment  a  lieu  à 
Rome  le  Congrès  international  des 
grandes  associations  de  Presse. 
I/’inauguration  solennelle  a  eu  lieu 
jeudi  deniier,  4  mai,  au  Capitole 
(salle  des  Horaces  et  des  Curiaces), 
•sous  la  présidence  de  LL.  MM.  le 
Roi  et  la  Reine  d’Italie. 

Le  IF  Paul  Cornet,  secrétaire 
général  de  Paris  Médical,  prend 
part  à  ce  Congrès,  comme  délégué 
du  syndicat  de  la  Presse  scientifique. 

Le  Dr  Philippe  Roy,  commis¬ 
saire  générai  du  Canada  en  France. 
—  L’honorable  sénateur  canadien 
le  Dr  Philippe  Roy  vient  d’être 
nommé  commissaire  général  du 
Canada  en  France.  Il  est  né  en  1868 
dans  la  province  de  Québec;  il  fit 
ses  études  à  l’ Université  Laval  où 


il  fut  reçu  docteur  en  médecine.  Il 
est  sénateur  depuis  1906. 

Marine.  —  Par  décision  ministé¬ 
rielle  du  25  avril  1911,  M.  le  méde¬ 
cin  principal  Chastang  a  été  dési¬ 
gné  pour  être  chargé,  par  intérim 
et  jusqu'à  la  fin  de  l'année  scolaire 
en  cours,  de  l’enseignement  de  la 
.sémiologie  et  de  la  petite  chirur¬ 
gie  à  l’école  annexe  de  médecine 
navale  de  Rochefort,  en  rempla¬ 
cement  de  M.  le  D'  Bartet.  qui  a  ter¬ 
miné  la  période  quinquennale  d’en¬ 
seignement. 

—  Par  décision  du  25  avril  1911, 
le  ministre  a  fixé  comme  suit  le 
nombre  d’élèves  à  admettre  en  1911 
à  l’école  principale  du  service  de 
santé  de  la  marine  : 

Ligne  médicale  :  44  élèves,  dont 
30  pour  les  troupes  coloniales  et 
14  pour  la  marine. 

Ligne  pharmaceutique  :  3  élèves 
pour  les  troupes  coloniales. 

Légion  d’honneur.  —  Au  grade  de 
chevalier.  —  M.  le  docteur  Serre, 
médecin  major  de  deuxième  classe. 

Querre.  —  MM.  les  docteurs  Rou- 
villois  et  Tanton,  médecins-majors 
de  deuxième  classe,  professeurs  agré¬ 
gés  au  Val-de-Grâce,  sont  désignés 
pour  les  confins  algéro-marocains. 

Cours  d’instruction  du  service  de 
santé  en  1911.  —  Le  cours  annuel 
d’in.struction  sur  le  service  de  santé 
en  campagne,  qui  fonctionne  égale¬ 
ment  comme  école  d’instruction, 
aura  lieu,  pour  les  médecins,  phar¬ 
maciens  et  officiers  d’administra¬ 
tion  du  service  de  santé  de  réserve 
et  de  territoriale,  pendant  le  mois  de 

Il  comprendra  deux  séries  : 

Première  série  ;  Pour  les  officiers 
du  service  de  santé  de  réserve 
(médecins  et  officiers  d’administra¬ 
tion),  du  6  au  25  juin. 

Deuxième  série  :  Pour  les  officiers 
du  service  de  santé  de  l’année  terri- 
tori.ale  (médecins,  pharmaciens  et 
officiers  d’administration)  et  phar¬ 
maciens  de  réserve,  du  lO  au  25  juin. 

Dans  chaque  .série,  il  sera  fait  : 

a.  Des  conférences  communes  à 
tous  les  officiers  ; 

à.  Des  conférences  spécialessuivant 
l’affectation  de  l’officier  à  la  niobili- 

Ces  conférences  seront  faites  à  l’é¬ 
cole  d’application  du  Val-de-Grâce. 

Elles  seront  accompagnées  ou 
suivies  de  démonstrations  et  exer¬ 
cices  d’application  qui  auront  lieu, 
suivant  les  cas,  aux  docks  du  ser¬ 
vice  de  santé  à  Vanves  ou  au  quai  de 
la  Râpée  (dépôt  de  la  22®  section 
d’infirmiers  militaires)  et  se  tennine- 
ront  par  des  manœuvres  de  garnison, 
où  entreront  en  fonction  les  différents 
cléments  du  .service  de  santé. 

En  dehors  dès  officiers  du  corps 
de  santé  normalement  convoqués 
pour  suivre  le«  cours  d’instruction  », 
pourront  également  y  prendre  part. 


à  titre  bénévole,  ceux  qui  en  feront 
la  demande,  un  mois  avant  l’ouver¬ 
ture,  au  directeur  du  service  de  santé 
de  la  région  de  corps  d’armée  à  la¬ 
quelle  ils  sont  affectés. 

Concours  pour  une  place  de  doc¬ 
toresse  à  l’office  de  Port-Saïd.  — 
L’administration  quarantenaire  met 
au  concours,  sur  titres,  une  place  de 
doctoresse  auprès  de  l’office  de  Port- 
Saïd  aux  appointements  mensuels  de 
livres  égypiennes  36  à  43. 

Les  demandes  des  postulantes 
devront  être  transmises  à  la  prési¬ 
dence  du  conseil  quarantenaire  à 
Alexandrie.  Elles  devront  contenir  ; 

I  “  Copie  du  diplôme  de  doctoresse; 

2“  Extrait  de  naissance  ; 

3°  Certificat  de  bonne  constitu- 

4°  Certificat  de  bonnes  vie  et 
mœurs  ; 

5“  Copie  des  titres^et  certificats 
possédés  par  les  candidates  ; 

6“  Engagement  formel  de  prendre 
possession  de  son  poste  en  cas  dénomi¬ 
nation,  dans  le  courant  du  mois  qui 
suivra  la  notification  officielle. 

Les  postulantes  doivent  indiquer 
les  langues  qu’elles  connaissent. 

Toute  démission  ne  pourra  être 
acceptée  que  si  elle  est  adressée  à 
la  présidence  du  conseil  quaraute- 
naire  trois  mois  à  l’avance. 

L’administration  requiert  la  co¬ 
pie  du  diplôme  et  des  autres  titres 
et  certificats  et  non  pas  les  origi¬ 
naux,  car  elle  décline  toute  respon¬ 
sabilité  au  cas  où  ces  derniers  vien¬ 
draient  à  être  égarés. 

Le  concours  sera  clos  /<;  4  /n  fin  91 1. 

I.cs  candidates  qui  auraient  à  de¬ 
mander  des  renseignements  peuvent 
s’adre.sser  nu  consul  de  France  à 
Alexandrie. 

Société  de  géographie.  —  Le  prix 
Potron  (600  francs  et  une  médaille 
d’argent)  est  déeernéau  D'  Louis 
Vaillant  (mission  Pelliot  1906-1908). 

Le  pri.x  J  uvénal-Dessaigne  (mé¬ 
daille  de  vermeil)  est  décerné  à 
M.  le  docteur  d’-ànfreville  de  la  Salle 
pour  ses  études  sur  le  Sénégal. 

Mariages.  ■ —  Pierre  Salmon  et 
Mlle  Angèle  Simonneaux,  fille  du 
D'  Simonneaux,  de  Moutfort-sur- 
Meu  (Ile-et-Vilaine). 

Nécrologie.  — -  D®  Bec  (de 
Fleurie).  —  D®  Pierre  Cazeaux,  chef 
de  laboratoire  à  la  Faculté  de  mé¬ 
decine  de  Paris.  —  Le  D'  Charles 
Pupin,  ancien  secrétaire  de  la  Fa¬ 
culté  de  Médecine,  vient  de  mourir  à 
l’âge  de  65  ans.  —  M.  le  D®  W.  Manz, 
ancien  professeur  d’ophtalmologie  à 
la  Faculté  de  médecine  de  Fribourg- 
en-Brisgau.  —  M.  le  D®  Charles  Sted- 
man  Bull,  professeur  d'ophtalmologie 
à  Comcll  University  Medical  college 
de  New-York.  —  M.  le  D»  James 
Bell  professeur  de  chirurgie  à  Mc  Gill 
University  de  Montréal. 


—  663  — 


—  XXXVI  — 


LIVRES  REÇUS  AU  BUREAU  DE  PARIS  MÉDICAL 


La  puériculture  sociale,  par  le  D'¬ 
Henri  Bouqukt.  igii,  I  vol.  iu-i8 
de  324  pages  (Blond  et  de,  éditeurs 
à  Paris). 

Technique destérilisation, -par  le 
D"-  E.  Gérard,  professeur  de  Phar¬ 
macie  et  de  Pharmacologie  à  la 
Faculté  de  Médecine  de  Lille. 
Deuxième  édition  augmentée,  191 1. 

I  vol.  iu-i6  cartonné  avec  72  fig., 
6  fr.  (Vigoi  frères,  édit,  à  Paris). 

Les  applications  pratiques  du 
laboratoire  à  la  clinique. 
Principes.  Techniques.  Interpréta¬ 


tions  des  résultats,  par  E.  Agasse 
Lai'ont,  ancien  chef  de  Clinique 
de  la  Faculté  de  Paris,  chef  de 
Laboratoire  à  l’hôpital  Saint- 
Antoine;  avec  préface  de  M.  le  pro¬ 
fesseur  G.  HayEm,  191 1.  I  volume 
iu-8  écu,  cartonné,  avec  254fîgure.s 
dont  109  en  couleur  et  4  planches 
en  lithographie,  10  fr.  (Vigot 
frères,  éditeurs  à  Paris). 

Les  interventions  médicales 
d’urgence,  par  G.  Lemoine,  pro¬ 
fesseur  de  Clinique  médicale  a  la 
Faculté  de  Médecine  et  de  Phar¬ 
macie  de  Lille,  1911.  1  vol.  in-8 


écu,  cartonné,  6  fr.  (Vigot  frères, 
éditeurs,  Paris). 

La  neurasthénie  rurale.  Fré¬ 
quence,  causes  sociales  et  indivi¬ 
duelles.  Etudes  psychologiques  et 
cliniques  de  la  neurasthénie  chez 
le  Paysan  contemporain,  par  le 
D--  Raymond  B.EEBI'îzE.  i  vol. 
in-i6,  3  fr.  50  (  Vigot  frères,  éditeurs, 
Paris.) 

Malaga,  son  climat,  ses  indica¬ 
tions  thérapeutiques,  par  le 
D*-  M.  Paux-DoTEzac.  igio.  i  vol. 
in-8,  146  pages  (Vigot  frères,  édit, 
à  Paris). 


L’INTERMEDIAIRE  MEDICAL 


-  XXXVll  — 


COURS 


Clinique  médicale  de  l’Hôtel-Dieu. 
—  Professeur  GirjffiRT.  —  Samedi, 
6  mai  à  lo  h.  1/2.  Leçon  clinique 
à  propos  d’un  cas  d’ ictère  chronique 
spUnomégalique.  —  Les  Mercredis  à 
10  h.  112,  présentation  de  malades. 
Rédaction  et  correction  d'ordon- 


6 Mai,  à  9  heures.  —  .HÔPIT..U,  UES 
Enkant.s-Mai.ades.  —  Leçons  sur  la 
diphtérie,  deM.le  DrE.-;C.  Aviragnet, 
10  leçons  ;  tous  les  matins. 

7  Mai,  à  10  heures.  —  Clinique 

DERMATOIiOGIQUE  DE  I.’UÔPITAI, 
Saint-Louis.  —  M.  le  professeur 
Gaucher.  Hêrédo-syphilis  tertiaire. 
Tous  les  dimanches  matins.  —  Le 
mercredi  de  chaque  semaine,  présen¬ 
tation  de  malades. 


8  Mai,  à  10  heures.  —  Hôpitae 
BroCA.  —  Cours  de  clinique  gyné¬ 
cologique,  M.  le  professeur  S.  Pozzi, 
(lundis  et  vendredis). 

8  Mai,  à  3  heures.  —  JI.  le  D''  Fou¬ 
lard.  —  Conférences  pratiques 
d’ophtalmologie  (lundis,  mercredis, 
vendredis). 

tO  Mai,  à  10  heures.  —  Clinique 

DERMATOUOGIQUE  DE  E'HÔPITAI, 
Saint-Louis.  —  M.  le  P'  Gaucher. 
Leçon  clinique.  Présentation  de 
malades. 

//  Mai,  à  5  heure.s.  —  Écour  de 
PSYCIIOUOGIE  (49,  rue  Saint-André- 
des-Arts).  —  M.  le  IJr  Bérillon. 
Cours  de  psychologie  médicale  et 
pédagogique  :  Les  enfants  anormaux, 
l’hypnotisme  et  l’orthopédie  mentale. 


12  Mai,  à  8  h.  1/2  du  soir.  — 
Société  d’encouragement  (44,  rue 
de  Rennes).  —  M.  Glandgeaud  fera 
une  conférence  sur  l’exploitation 
des  sources  naturelles  d’acide  carbo¬ 
nique. 

i2  Mai,  à  10  heures.  —  Clinique 
dermatoi,og;que  de  d’hopitai, 
Saint-Louis.  —  M.  le  If  Gongerot, 
professeur  agrège  :  Blastomycoses 
et  Exascoses  ;  Saccharomycoses, 
Endomycoses  (muguet). 

/5  Mai,  à  1  h.  I  /2.  —  Pacui,té 
DE  MÉDECINE.  —  M.  le-  Df  Pierre 
Moeiuot,  prosecteur  h.  la  Faculté, 
commencera  son  cours  d’opérations 
d’urgence  et  de  pratique  courante, 
qu’il  continuera  tous  les  jours 
suivants,  à  la  même  heure. 


AVIS 

BUREAU  DE  RENSEIGNEMENTS  GRATUITS  POUR  LES  MÉDECINS  ÉTRANGERS 


Il  est  créé  au  bureau  du  journal  Paris  Médical,  19, 
rue  Hautefeuille,  Paris,  un  service  de  renseignements 
gratuits  pour  les  médecins  étrangers  qui  désirent  avoir 
des  renseignements  sur  les  divers  cours  ou  leçons  faits  à 
la  Faculté  de  médecine  et  dans  les  hôpitaux  de  Paris. 

Un  médecin  parlant  anglais,  allemand,  espagnol  et  italien 
est  placé  à  la  tête  de  ce  service  et  se  trouvera  deux  fois 


par  semaine  à  la  disposition  de  tout  médecin  étranger 
pour  donner  des  renseignements. 

Les  mois  prochains  de  novembre  et  décembre  1911, 
seront  organisés  des  cours  payants  sur  les  diverses  bran¬ 
ches  de  la  médecine,  cours  qui  seront  faits  par  les  assis¬ 
tants  des  professeurs  de  la  Faculté  et  des  médecins  des 
hôpitaux  de  Paris.  PARIS  MÉDICAL 


THÈSES  DE  LA  FACULTÉ  DE  MÉDECINE  DE  PARIS 


Mercredi  10  Mai,  à  une  heure.  —  M.  Henry  :  De  l’em¬ 
ploi  de  la  succi-pompe  de  Rohan  dans  le  traitement  des 
crevasses  du  sein  ;  MM.  Pinard,  Segond,  Hartmann,  Cou- 
velaire.  —  M.  DivET  ;  Contribution  à  l’étude  de  l’entéro¬ 
stomie  dans  le  traitement  des  péritonites  ;  MM.  Segond, 
Pinard,  Hartmann,  Couvelaire.  ■ —  M.  Coül,ON  :  De  la 
ligature  de  la  carotide  externe  (procédé  Morestiu)  > 
MM.  Hartmann,  Pinard,  Second,  Couvelaire.  —  M.  SERÉE; 
La  hernie  périnéale  de  la  vessie  (cystoeêle  vaginale)  et  son 
traitement  chirurgical  ;  MM.  Hartmann,  Pinard,  Segond, 
Couvelaire.  —  M.  GüénioT  ;  Essai  sur  les  migrations 
parasitaires  dans  les  dermatoses  ;  MM.  Blanchard,  Reclus, 
Roger,  Gougerot.  • —  M.  PÉRlER  :  De  la  reposition  et  du 
redressement  cosmétique  du  pavillon  de  l'oreille;  MM.  Re¬ 
clus,  Blanchard,  Roger,  Gougerot.  —  M»®  WEii,  :  Points 
douloureux  abdominaux  et  des  erreurs  de  diagnostic 
qu’ils  comportent  ;  MM.  Roger,  Blanchard,  Roger, 
Gougerot.  —  M.  LEGHEon-:  Contribution  à  l’étude  des 
abcès  du  larynx  ;  MM.  Roger,  Blanchard,  Reclus,  .Gou¬ 
gerot. 

Jeudi  II  Mai  à  une  heure.  —  M.  SciikeidER  :  La  polio¬ 
myélite  épidémique  (Maladie  de  Heine-Medin)  ;  MM.  Hu- 
tinel,  Chantemesse,\Vidal,Nobécourt.— M.  Schatzmann; 
Contribution  à  l’étude  des  conditions  hygiéniques  néces¬ 


saires  dans  l’habitation  des  enfants  ;  MM.  Chantemesse, 
Hutinel,  Widal,  Nobécourt.  —  M.  LE  Coz  :  Fréquence  et 
formes  cliniques  de  la  tuberculose  pulmonaire  des  vieil¬ 
lards  ;  MM.  Widal,  Hutmel,  Chantemesse,  Nobécourt.  — ■ 
M.  Faure  ;  Traitement  des  staphylomes  opaques  de  la 
cornée  par  l’extraction  du  cristallin  ;  MM.  De  Laper- 
sonue.  Bar,  Chauffard,  Castaigne.  —  M.  ChaTaing  :  Des 
luxations  congénitales  de  la  hanclie,  à  la  clinique  Tarnier 
(1907-1991)  ;  MM.  Bar,  De  Lapersonne,  Chauffard,  Cas¬ 
taigne.  —  M.  LEEONGT  :  Contribution  à  l’étude  du  trai¬ 
tement  spécifique  (tuberculiues  et  sérums  antitubercu¬ 
leux)  de  la  tuberculose  des  organes  génito-urinaires  ; 
MM.  Chauffard,  De  Lapersonne,  Bar,  Ca.staigne,  • — 
M.  Bhoustaii,  :  Contribution  à  l’étude  du  traitement  de 
la  syphilis  par  le  chlorhydrate  de  dioxydiamido-arséno- 
benzol  ;  MM.  Alb.  Robin,  Gilb.  Ballet,  Achard,  Richaud.  — 
M.  Maeeet  ;  .Contribution  à  l’étude  anatomique  des  dé¬ 
mences.  La  démence  neuro-épithéliale  ;  MM.  Gilb.  Ballet, 
Alb.  Robin,  Achard,  Richaud.  —  M.  BedEE  :  Des  rap¬ 
ports  des  obsessions-  avec  la  psychose  périodique  ; 
MM.  Gilb.  Ballet,  Alb.  Robin,  Achard,  Richaud.  — 
M.  PouGET  :  Étude  clinique  des  urines  de  malades 
atteints  d^cczéma  papulo-vésiculcux  :  MM.  Achard, 
Alb.  Robin,  Gilb.  BaUet,  Richaud. 


—  65B  — 


—  XXXVIII  — 


- - •  iVous  appelons  toute  l’attention  de  MM.  les  SOURCIERS  sur  .  . . 

Les  Bouchages  mécaniques  de  la  Société  des  Ëlab''  WEISSENTHANNER,  8,  rue  Voltaire,  lontreuil-sous-Bois 

Les  bouchages  de  cette  Société,  adoptés  par  un  grand  nombre  do  Sourciers,  mettent  ces  derniers  à  l’abri 
de  In  fraude,  les  capsules  “  PHENIX”,  “  ETOILE”,  “  GALLIA”,  étant  absolument  inviolables,  et  mettent  le 
Consommateui'  et  les  Sourciers  à  l’abri  des  ennuis  qu’occasionnait  le  bouchage  au  liège.  Dans  les  dilTéi-enls 
bouchages  mentionnés,  le  liège  est  isolé  de  l’eau  minérale  par  une  rondelle  d’étain  pur. 

Les  machines  ferment  très  rapidement,  sont  d’un  coût  très  modiijuc  et  d’une  extrême  simplicité. 


BR0^^0ÇARPINE  e^pÎÏepSïe 


'CÉRINB  très  tolérable  au  goût.  Pas  de  Bromisme,  Pas  d'intolérance  gastrigue» 

Emploi .  Knfants  :  1  é  6  cuillerées  à  café.* Adultes  ;  1  &  3  cuillerées  à  bouche. 

n  supérieuî*  c/cwse,  Ex-mterne  en  pharmacie  de  la  Salpêtrière,  BOULOGNE  (Seine) 


—  XXXIX  — 


THÉRAPEUTIQUE  PRATIQUE 


MONT-DORE  ET  VOIES  RESPIRATOIRES 

I,e  Mont-Dore  est  une  vieille  station  thermale  qui, 
au  travers  des  bouleversements  historiques,  scienti¬ 
fiques,  thérapeutiques,  a  toujours  conservé  les  mêmes 
indications  cliniques  depuis  l’époque  gallo-romaine.  Il  a 
été  et  est  surtout,  pour  ne  pas  dire  uniquement,  consacré 
au  traitement  des  affections  des  voies  respiratoires. 

Le  Mont-Dore,  dans  sa  synthèse  thermale  et  clima¬ 
tique,  et  pour  résumer  en  deux  mots  son  action  physio¬ 
logique,  est  un  médicament  sédatif  et  décongeslif. 

Il  s’adresse  donc  aux  excités,  aux  spasmodiques,  aux 
congestifs, .  et,  sous  le  jour  de  ces  indications  d’ordre 
général,  nerveux,  vasculaire,  doit  se  préciser  l’indication 
locale,  dans  tout  l’arbre  respiratoire. 


Buste  du  Vieux  liomain 
Type  de  l’a.stlimatique  emphysémateux 
trouvé  dans  les  fouilles  de  I  Ktablissement  ■riiormal. 

I,e  niédicatuent  moutdorien  s’emploie  dausTes  affections 
suivantes  : 

1“  Les  coryzas  aigus  à  répétition  et  les  coryzas  chro¬ 
niques  à  forme  catarrhale  ; 

2“  Les  poussées  congestives  ou  inflammatoires  dans  les 
adénoïdes  légères  ou  moyennes  ou  les  poussées  post-opé¬ 
ratoires. 

3“  Les  pharyngites  aiguës  à  répétition  et  les  pharyngites 
chroniques  catarrhales  qu’accompagne  presque  toujours 
un  semis  plus  ou  moins  abondant  de  granulations. 

4“  Les  laryngites  aiguës  répétées,  les  laryngites  chro¬ 
niques  catarrhales  et  les  laryngites  professionnelles  si 
fréquentes  cliez  les  orateurs,  les  professeurs,  les  chan¬ 
teurs. 

S®  Les  poussées  faciles  de  trachéite  aiguë,  les  trachéites 
catarrhales  chroniques,  les  rhumes  d’hiver,  les  bronchites 
aiguës  à  répétition  et  les  bronchites  clironiques. 

6»  Au  point  de  vue  pulmonaire,  l’emphysème  béné¬ 
ficie  de  la  gymnastique  respiratoire  active  imposée  par 
l’altitude  (1052  mètres)  et  de  la  diminution  ou  de  la  sup¬ 


pression  des  poussées  trachéo-bronchitiques,  qui  acci¬ 
dentent  si  fréquemment  cette  affection.  Les  dilatations 
droites  modérées,  sans  asthénie  cardiaque,  s’y  amé¬ 
liorent  en  même  temps  que  leurs  causes  broncho-pulmo¬ 
naires  originelles. 

En  ce  qui  concerne  la  tuberculose,  il  y  a  des  indications 
très  précises.  Le  Mont-Dore  est  indiqué  dans  la  forme 
commune,  au  début,  à  la  période  de  germination,  en 
l’absence  d’élément  fébrile  et  de  réactions  trop  marquées' 
du  côté  de  l’état  général.  Mais  il  s’emploie  surtout  dans 
les  formes  fibreuses,  chez  les  arthritiques,  par  exemple, 
avec  sclérose  partielle  ou  sclérose  diffuse,  avec  poussées 
congestives  plus  ou  moins  vives,  plus  ou  moins  fré¬ 
quentes  (expectoration  hémoptoïque  ou  hémoptysies). 
Et  enfin,  dans  les  formes  chroniques,  bronchitiques,  avec 
ou  sans  dilatation  des  bronches,  où  domine  l’élément 
catarrhal.  La  forme  pleurale,  localisée  ou  étendue,  relève 
également  du  médicament  moutdorien. 

D’autre  part,  tous  les  reliquats  post-pneumoniques  ou 
broncho-pneumoniques,  toutes  les  séquelles  d’infection 
pulmonaire,  en  dehors  de  la  tuberculose  (rougeole,  grippe, 
etc.,  etc...)  sont  aussi  tributaires  de  cette  médication,  et 
on  peut  dire  que  le  Mont-Dore  «  désausculte  »  admirable¬ 
ment  ces  états  locaux  qui  tendent  à  la  chronicité. 

7®  Une  des  principales  indications,  pour  ne  pas  dire 
la  principale,  est  l’AsTilsiB.  Chez  les  enfants  comme  chez 
les  adultes,  l’asthme  pncumo-hulbaire  neuro-arthritique, 
qualifié  habituellement  d’asthme  «  essentiel  »,  quelle 
qu’en  soit  la  forme  clinique,  sèche,  c’est-à-dire  purement 
spasmodique,  ou  humide  (asthme  sec,  asthme  catarrhal). 

Il  faut  y  comprendre  également  Vasthme  nasal,  dans 
les  manifestations  systématiques  ou  non  systématisées, 
c’est-à-dire  l’asthme  des  foins  ou  le  coryza  des  foins 
{rhume  des  foins),  l’asthme  saisonnier  (printemps,  été, 
automne)  quelle  qu’en  soit  la  cause  florale  occasionnelle, 
et  enfin  le  coryza  apériodique  et  toutes  les  rhinites  vaso¬ 
motrices.  De  telles  manifestations  artliritiques,  essen¬ 
tiellement  asthmatiques,  relèvent  par  excellence  de  la 
médication  montdorienne. 

Parmi  les  asthmes  symptomatiques,  bénéficient  tout 
aussi  bien  de  la  cure,  l’asthme  chez  les  tuberculeux,  chez 
les  adénopathiques  et  l’asthme  rénal  tout  à  fait  au  début, 
à  la  période  «  prébrightique  ». 

Il  y  a  le  plus  souvent  contre-indication,  à  la  période 
d’état  (mal  de  Bright),  et  il  y  a  toujours  contre-indica¬ 
tion  nette  dans  l’asthme  aortique. 

Brièvement,  l’application  thérapeutique  comprend  : 

I®  L’eau  en  boisson  (un  à  quatre  verres  par  jour), 
eau  chaude,  bicarbonatée  sodique,  légèrement  ferrugi¬ 
neuse  et  arsenicale,  fortement  siliceuse. 

2“  Le  séjour  dans  les  salles  d’inhalation  (vingt  minutes 
à  une  heure)  à  température  progressive  (28“-30®  et  32®), 
inhalation  où  se  retrouvent  tous  les  éléments  de  l’eau 
minérale  et  une  partie  des  gaz  thermaux. 

3®  L’emploi  de  pratiques  décongestives  (pédiluves,  demi- 
baius  à  eau  courante,  pris  au  griffon,  45®). 

4®  Certaines  pratiques  locales,  variables  suivant  les  cas 
d’espèce  (pulvérisations  pharyngiennes,  laryngiennes, 
douches  nasales,  humages  naso-carboniques,  etc.). 

S®  Balnéothérapie  et  hydrothérapie  thenno-minérale 
appropriées,  douches  de  vapeur,  etc.,  etc. 

En  dehors  des  indications  purement  respiratoires,  on 
peut  encore  envoyer  au  Mont-Dore  —  (indications  secon¬ 
daires)  —  certains  rhumatismes  (sciatique,  rhumatisme 
noueux,  lumbagos),  et  enfin  certains  eczémas  humides, 
fissuraires,  que  l’eau  fortement  siliceuse,  prise  en  bains  pro¬ 
longés,  déterge  et  assèche  rapidement. 


—  657  — 


—  XL 


THÉRAPEUTIQUE  PRATIQUE 


LA  CURE  DE  DIURESE  A  EVIAN 

Ou  sait  la  place  qu’occupe  dans  la  thérapeutique 
générale  la  médication  diurétique.  Son  importance  tient 
précisément  à  ce  qu’elle  stimule  une  des  fonctions 
essentielles  de  l’organisme.  La  fonction  rénale,  qui  est  la 
principale  voie  d’élimination  des  substances  normales  ou 
anormales  dont  la  rétention  dans  l’organisme  se  trouve 
à  la  base  de  tant  d’états  morbides.  Ain.si  s’explique  la 
faveur  croissante  qui  s’attache  aux  Stations  où  se  pra¬ 
tique  la  cure  hydro-minérale,  dite  cure  de  diurèse. 

l^vian  est  l’ime  des  plus  importantes  de  ces  stations. 
Chef-lieu  de  canton  pittoresquement  situé  à  400  mètres 
d'altitude,  sur  la  rive  française  du  lac  Léman,  Évian 
s’étage  en  amphithéâtre  sur  le  versant,  orienté  au  nord, 
d’une  colline  que  surmonte  un  plateau,  dominé  lui-même 
par  les  premiers  contreforts  des  Alpes.  Au  voisinage 
de  la  vaste  nappe  du  Léman,  et  à  la  ceinture  de  mon¬ 
tagnes  qui  reiitourent,  fiviau  doit  non  seulement  un  déeor 
d’une  incomparable  beauté,  mais  encore  un  délicieux 
climat  d’été,  remarquable  par  son  action  sédative. 

L’eau  d’Kvian  coule  en  plusieurs  sources,  de  pro¬ 
priétés  très  voisines,  dont  la  principale  est  la  source 
Cachai,  seide  employée  tliérapeutiquement.  Cette  eau, 
.fraîche  (il"), très  aérée,  d’une  limpidité  parfaite,  possède 
une  minéralisation  faible,  ne  dépassant  pas  0,50  centi¬ 
grammes  par  litre,  dont  la  moitié  est  constituée  par  des 
carbonates  de  chaux,  de  soude  et  de  magnésie. 

Si  ses  propriétés  physiques  et  chimiques  se  prêtent 
mal  à  clas.ser  l’eau  d’Évian,  elles  sont  la  raison  d’être  de 
son  action  diurétique  remarquable,  qui  en  fait  un  agent 
de  premier  ordre  jjour  la  mi.se  en  oeuvre  de  la  cure  de 

Voici,  en  pou  de  mots,  l’essentiel  de  cette  cure.  Elle 
consiste  à  provoquer  par  l’inge.stion  méthodique  de  l’eau 
minérale,  prise  dans  les  périodes  de  vacuité  gastrique,  et 
surtout  le  matin  à  jeun,  un  courant  lixiviant,  un  flot 
diurétique,  dont  l’action  ehmmatnce  vise  soit  l’économie 
tout  entière,  soit  tel  ou  tel  appareil  plus  spécialement  en 
cause  et  notanuuent  l’appareil  herniaire.  Chez  un  sujet 
normal,  le  flot  diurétique  est  tel  que  une  heure  et  demie 
après  l’ingestion  de  l’eau,  les  reins  ont  répondu  à  la 
sollicitation  hydrique  par  la  sécrétion  d’une  urine  de 
densité  très  faible,  dont  le  volume  dépasse  notablement 
celui  de  l’eau  ingérée.  Cette  polyurie  provoquée  cesse  rapi¬ 
dement  et  fait  place  à  la  sécrétion  d’une  urine  plus  dense 
et  plus  chargée  de  dépôts  cristallins  (urates,  o.xalates  et 
phosphates)  qu’elle  n’avait  coutume  d’être  avant  la  cure. 

C’est  donc  surtout  par  ce  qu’elle  emporte,  que  l’eau 
d’iîvian  agit.  Slais  si  telle  est  son  action  principale,  on 
n’en  doit  pas  moins  tenir  coiiipte  des  modifications  pro¬ 
fondes  que  cette  eau  peut  provoquer  dans  l’intimité  des 
échanges  cellulaires  par  des  mécanismes  que  nous  ne 
faisons  encore  qu’entrevoir  (action  osmotique,  action 
catalytique,  ionisation). 

Il  faut  savoir  que  cette  polyurie  provoquée,  si  caracté¬ 
ristique  de  l’effet  normal  de  la  cure,  ne  se  produit  pas 
toujours.  Comme  elle  est  le  but  à  atteindre  au  point  de 
vue  de  l’effet  thérapeutique  et  comme  elle  témoigne  de 
l’état  fonctionnel  des  organes  que  traverse  le  courant  diu¬ 
rétique  et  notamment  des  reins,  il  faut,  dans  la  prat  que 
de  la  cure,  tenir  le  plus  grand  compte  de  ses  modalités 


car  elles  fournissent  un  précieux  critérium  pour  en  poser 
l’indication  et  en  régler  le  déterminisme.  A  ce  dernier 
point  de  vue,  loin  de  considérer  comme  un  dogme  le  fait 
de  boire  en  marchant,  on  se  rappellera  l’action  favori¬ 
sante  sur  la  diurèse  du  décubitus  horizontal,  qu’on  utili¬ 
sera  dans  les  cas  de  diurèse  défectueuse. 

Les  indications  et  les  contre-indications  de  la  cure 
d’iîvian  découlent  tout  naturellement  de  la  conception 
que  nous  venons  de  définir.  Ces  indications  sont  d’ordre 
général  ou  d’ordre  local,  .suivant  qu’on  envisage  l’action 
générale  sur  l’économie  ou  bien  l’action  élective  sur  tel 
ou  tel  appareil. 

Procédé  de  lavage  du  sang  et  des  tissus,  cette  cure 
s’adresse  à  tous  les  cas  dans  lesquels  l’économie  est  en¬ 
combrée  de  produits  toxiques,  que  l’origine  de  ceux-ci 
soit  dans  une  infection  ou  dans  une  perversion  du  méta¬ 
bolisme.  Sont  donc  justiciables  d’Evian  la  grande  famille 
des  neuro-arthritiques  et  des  goutteux,  certains  diabétiques 
et  tant  de  neurasthéniques,  chez  lesquels  la  névrose  est 
secondaire  à  une  adultération  du  milieu  humoral. 

Il  n’est  pas  d’appareil  qui  ne  puisse  bénéficier  de  la 
dépuration  et  de  l’équilibration  de  la  masse  humorale  que 
produit  l’ouverture  plus  large  du  barrage  rénal.  Maints 
dyspeptiques  tirent  profit  de  la  cure  d’Evian,  surtout  dans 
les  formes  nervo-motrices  et  hyperchlorhydriques. 

Beaucoup  d'iiépatopathcs  (cholémie  familiale,  lithiase 
biliaire,  congestions  hépatlque.s)  sont  également  justi¬ 
ciables  de  cette  cure  qui  lave  le  foie  sans  Vexciter  et  qui, 
en  activant  la  dépuration  urinaire,  combat  heureu¬ 
sement  la  cholémie  et  les  manifestations  diverses  de 
l’intoxication  biliaire.  Évian  réclame  aussi  les  artério- 
scléreux  et  les  cardio-rénaux  qui  hénéficieront  de  la  cure 
dans  la  mesure  où  l’état  de  la  perméabilité  rénale  per¬ 
mettra  son  action  diurétique  et  déchlorurante.  Les 
rénaux  et  les  urinaires  sont,  au  premier  chef,  justiciables 
d’Evian.  La  cure  de  diurèse  conviendra  à  maint  albumi¬ 
nurique,  soit  qu’il  s’agisse  de  stimuler  une  dépuration 
urinaire  déficiente  du  fait  d’un  processus  scléreux, 
soit  surtout  qu’il  s’agisse  de  laver  les  reins  des  produits 
cristallins  (urates,  oxalates  et  phosphates),  qui  entre¬ 
tiennent  une  irritation  albumimgene.  La  lithiase  rénale  et 
les  steppuraiions  de  l’arbre  urinaire  constituent  une  indi¬ 
cation  de  la  cure  de  diurèse,  que  la  tradition  a  depuis 
longtemps  consacrée. 

Il  ne  saurait  y  avoir  à  la  cure  de  diurèse  de  contre- 
indications  absolues,  autres  que  celles  qui  interdisent  à  un 
malade  les  fatigues  d’un  déplacement.  Par  contre  il  faut 
tenir  grand  compte  des  coutre-iiidi.çatious  relatives  à 
l’état  fonctionnel  des  appareils  que  met  eu  jeu  la  diurèse,  et 
ce  serait  commettre  une  erreur  dangereuse  par  les  phé¬ 
nomènes  de  pléthore,  qui  pourraient  en  résulter,  que  de 
viser  inconsidérément  à  forcer  par  une  boisson  intempes¬ 
tive  les  barrages  des  écluses,  que  les  organes  traversés  par 
le  flot  diurétique  échelonnent  sur  son  cours. 

On  aurait  de  la  cure  d’Evian  une  idée  très  incomplète, 
si  on  oubliait  les  adjuvanços  thérapeutiques  qu’offre 
uu  établissement  physiothérapique  modèle  et .  des  ins¬ 
tallations  diététiques,  permettant  de  régler  le  régime 
alimentaire,  et  si  l’on  n’évoquait  le  site  enchanteur  et  le 
climat  très  doux  et  tempéré,  qui  fout  de  cette  station  un 
lieu  de  sauté  idéal  pour  les  'malades,  les  convalescents  et 
les  surmenés. 


SOMMAIRE  : 

Çruchet .  —  Un  cas  d’hydrocéphalie  avec  anencéphalie  partielle . .  555 

Schwartz .  . . . —  Technique  opératoire  de  l’amputation  du  col  utérin  par  le  procédé  de  Schroeder .  56i 

Nobécourt .  —  Les  médications  dans  le  traitement  de  la  coqueluche  normale .  563 

Albert-Weil .  —  Traitement  de  la  paralysie  infantile . 568 

Actualités  médicales.  —  Anaphyla.xie  alimentaire .  571 

Sociétés  savanteis. . . .  —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  —  Académie  de  médecine. 

—  Société  de  chirurgie.  —  Société  de  neurologie .  hyS 

Libres  propos  :  La  propreté  scolaire,  par  le  D''  Albert-Weil . . .  III 

Chronique  scientifique  :  Le  surpeuplement  des  habitations.  Les  familles  nombreuses  et  les  logements  à  bon 

marché,  par  le  Dr  Jacques  Bertillon .  V  à  IX 

Chronique  des  livres:  La  maladie  du  sommeil  et  les  trypanosomiases  animales  au  Sénégal,  par  les  D«Tiiiroux 
et  d’Anfreville  de  la  Salle.  —  Guy  Patin,  par  Pierre  Pic.  —  Hygiène  oculaire  et  inspection  des  écoles, 

par  les  D™  Truc  et  Chavernac.  —  Les  morts  mystérieuses  de  l’histoire,  par  le  D'  Cabanés .  XI 

Monuments  médicaux:  Statue  du  professeur  Albarran .  Xlll 

La  médecine  humoristique  :  La  première  cure,  par  Gavarni . .  XVll 

Diététique  :  Diététique  comparée  et  pratique,  par  le  D'  Derecq  et  (jallois .  .  XIX 

Formules  thérapeuliques . XXI 

Nouvelles .  XXI  et  XXIII 

La  Vie  médicale .  XXV 

Cours.  —  Thèses  de  la  F.tcuUé  de  Paris . .  XXVII 

Thérapeutique  pratique  :  Médication  phospho-créosotee.  —  Valeur  dus  sucs  de  viande.  —  Comment  011  lait 

une  limonade  purgative . . . XXVIII 

Connaissances  pratiques  :  Pour  empêcher  le  dépôt  de  pluie  et  de  buee  sur  les  glaces  des  autos .  XXVIH 


Asthme,  Emphysème 
Maladies  du  cœur 
Angine  de  Poitrine 
Affections  rénales 
Hydropisies 


EUPNINE  VERNADE 

à  l’IODURE  de  CAFÉINE 
LE  PLUS  SUR  DES  DIURÉTIQUES  CONNUS 
Pas  d'intolérance  ni  d' Accidents  d’/odisme 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 

PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  1”  de  chaque  mois. 
l^riiCdcYahonncmcnt  {1°''  Décembre  au  3o  Novembre)  :  France,  12  francs. —  Etranger,  15  francs. 
Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIERE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 
Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Les  autres  numéros  ont  Sa  pages.  Le  troisième  numéro  du  mois  contient  une  Revue  générale. 
ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX 

Janvier..,.  — Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber-  |  Juillet . — Maladies  du  coeur,  du  sang,  des  vaisseaux. 


Février. ...  —  Physiothérapie  ;  —  physiodiagnostic. 

Mars .  —  Dermatologie; — syphilis; — maladies  véné-  Septembre 

tiennes.  ,  ,. 

Avril . —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladies  Octobre... 

des  reins  et  des  yoies  urinaires. 

Mal . —  Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miné-  Novembre 

raies,  climatothérapie  ;  —  diététique.  Décembre. 
Juin .  —  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du  foie. _ 


Août . —  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in¬ 

fectieuses. 

Septembre.  —  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 
larynx  ;  —  des  yeux  ;  des  dents. 

Octobre —  —  Maladies  nerveuses  et  mentales;  —  méde¬ 
cine  légale. 

Novembre .  —  Thérapeutique. 

Décembre..  —  Médecine  et  Chirurgie  infantiles;  —  Pué¬ 
riculture. 


[COQUELUCHE  Tonf 


PRIMES  DE  PARIS  MÉDICAL 


Voir  le  détail  des  primes 
au  verso  page  II. 


Aliment  de  Régimes:  LAIT  BULGARE  ^^SOUREN’ 

SEUL  YOGHOÜRT  par  procédé  Oriental  et  Ferment  Bulgare  AÜTHEMTIQÜE 

,  ADMINISTRÉ  EN  CURE  ET  EN  RÈGIWIE,  DANS  LES  MALADIES  DE: 

TiH  f  ESTOMAC,  INTESTINS,  REINS,  FOIE.  PEAU,  ARTHRITISME,  DIABÈTE,  ARTÉRU 

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'  Aliment  entièrement  assimiiabte  —  Diététique  sans  aucune  contre-indication. 


—  669  — 


Nouveau  Traitement  delà  SYPHILIS  ' 


Benzosullone  paraaminophènylarsinate  de  soude). 
FILULES  (0,10  d’Heotine  par  pilule)  ' 

Une  à  deuœ  pilules  par  Jour  pendant  10  à  15  jours. 
QOUTTE8  (20  gouttes  équivalent  à  0,05  d'Heotine). 

go  d  100  gouttes  par  Jour  pendant  10  à  15  Jours. 
AMPOULES  A  (0,10  d’Hectine  par  ampoule). 
AMPOULES  B  (0,20  d’IIectine  par  ampoule)  I 
Injecter  une  ampoule  par  jour  pendant  10  à  15  Jours 


(Combinaison  d'Heotine  et  de  Mercure). 


AMPOULES  A  (Par  ampoule  Hectine  0,10;  Hg  0,005).)  Une  ampoule  par  Jour 
(  pendant  10  à  15  joure. 

AMPOULES  B  (Par  ampoule; Hectine 0,20; Hg 0,01).  Sinjectiohs  indolores 


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PRIMES  DE  PARIS  MÉDICAL 


Le  Succès  de  nos  Primes  est  tel,  que  nous  avons  décidé  de  les  continuer. 

Les  abonnés  d'une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  5  fois 
le  prix  de  l'abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l'ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  ; 

I.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  à  oes  cinq  primas)  : 

1“  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de.  cinquante  francs  à  la  maison 
Blacque,  Instruments  de  chirurgie,  25,  rue  Cujas,  à  Paris. 

2®  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emile 
Dupont  fils,  G.  Mathieu  fils  et  G'®,  Mobilier  médical,  chirurgical  pour  malades  et  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  g,  rue  Cujas,  à  Paris. 

3®  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  loo  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne.  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4»  Bons  de  remboursement  de  six  fr.  sur  un  achat  de  vingt-cinq  fr.  ou  de  douze  fr.sur  un  achat 
de  5o  fr.  de  livres  édités  par  la  librairie  J.-B.  Baillière  et  fils,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris. 

5»  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
(potiDRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  (Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  ii  faut 
joindre  au  prix  de  i'abonnement  ta  somme  de  3  fr.  5o,  pius  5o  centimes  pour  te  port), 
IL  Primes  offertes  en  outre  aux  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  à  une  seuie  de  oes  treize  primes)  : 

I®  Règles  plates  en  glace  de  Salnt-Qobain  verre  rouge  à  base  de  sels  d’or  (valeur  <5  francs) 
offertes  par  l’Uraseptine  Rogier  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéol  du  D'  Boucard 
(ces  deux  primes  ensemble). 

2“  Portefeuilles  offerts  par  le  Lait  Lepelletier  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  Lécuyer),  à  Carentan. 

3»  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Cii.  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  Paris. 

40  Trousses  de  poche  pour  l’analyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosurine,  16,  rue  Charlemagne, 


5»  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison  David,  69,  avenue  des  Ternes. 

6®  Appareils  Talisman,  pour  injections  vaginales,  otlerts  par  la  Société  du  Talisman,  Place  des 
Barricades  à  Bruxelles  (valeur,  12  fr.  50).  (Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  iifaut  joindre  au 
prix  de  l’abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port.) 

7»  Un  colis-postal  de  15  rosiers  de  la  maison  Gemen  et  Bourg,  de  Luxembourg.  (Joindre  i  fr.  5o 
pour  l'emballage  et  le  port  du  colis  des  rosiers). 

8°  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  légumes  (26  variétés)  offertes  par  la  maison  L.  Clause,  à 
Brétigny-sur-Orge.  Joindre  1  fr.  pour  l’emballage  et  le  port. 

9®  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Sachet,  papeterie  médicale, 
29,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

10®  Boris  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d’ins¬ 
truments  de  chirurgie,  ii3,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris. 

Il®  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Cogit  et  C®, 
Appareils  de  précision,  36,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

12®  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  l’achat  d’une  montre  médicale  (75  francs, 
ou  90  francs)  de  la  maison  Auricoste,  horloger,  10,  rue  La  Boétie,  à  Paris. 

■  3®  Une  caisse  de  30  bouteilles  d’Eau  de  Pougues  St-Léger,  offerte  par  la  C‘®  de  Pouques  St-LéaeR. 

Envoyer  avec  le  montant  de  l'abonnement  la  liste  des  primes  dans  l’ordre  de  préférence.  — 
Joindre  5o  centimes  pour  les  frais  d’expédition  de  chacune  des  primes.  —  Les  primes  seront 
expédiées  dans  un  délai  de  i5  jours. 


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LIBRES  PROPOS 


LA  PROPRETÉ  SCOLAIRE 

Il  est  curieux  de  remarquer  que  la  vulgarisation  de 
nombre  de  notions  d’hygiène  n’a  pas  entraîné  comme 
corollaire  dans  l’esprit  des  masses  la  nécessité  de  la 
propreté  corporelle  complète  et  des  ablutions  quo¬ 
tidiennes  totales. 

J  e  me  souviais  avoir  vu  à  la  Rétrospective  de 
rameublemént,  à  l’exposition  de  igoo,  la  cuvette 
minuscule  où  le  roi  Louis-Philippe  pouvait  tout  au 
plus  laver  le  milieu  de  son  visage  et  l’extrémité  de 
ses  doigts.  Une  hydrothérapie  aussi  restreinte  paraît 
encore  suffisante  à  beaucoup  :  «  Nombre  d’honnêtes 
personnes,  comme  le  disait  ici-même  il  y  a  quelque 
temps  le  D'  Müian,  fussent-elles  de  la  plus  authen¬ 
tique  noblesse,  ne  sont  pas  intimement  convameues 
du  bonheur  qu’il  y  a  de  se  sentir  vivre  sous  mie  peau 
lavée.  »  Et  ce  qui  est  vrai  des  femmes  à  qui  leur 
situation  sociale  permet  la  jouissance  permanente 
de  cabinets  de  toilette  bien  agencés  oi'i  l’eau  coule  à 
flots,  l’est  eicore  bien  plus  pour  les  gens  du  peuple 
qui  vivent  en  des  logements  insalubres  ou  surpeuplés  ; 
car  nous  sonuues  encore  loin  du  jour  où  les  maisons 
ouvrières  modèles  dont  a  parlé  le  D'  Camus,  il  y  a 
huit  jours,  remplaceront  partout  les  maisons  déla¬ 
brées  et  malsaines  qui  déshonorent  encore  certains 
quartiers  de  Paris. 

Nombre  de  gens  d’ailleurs  sont  d’mie  propreté 
relative  et  ont  peur  de  l’eau  ;  tous  les  discours,  tous 
les  conseils  de  leurs  médecins  n’y  feront  rien  ;  ils  ne 
consentiront  jamais  à  modifier  leur  façon  de  vivre. 
Aussi  si  l’on  veut  modifier  les  moeurs. françaises 
•c’est  sur  l’enfant  qu’il  faut  agir  ;  car  les  habitudes 
inculquées  dans  l’enfance  persistent  dans  toute 
l’existaice  ;  et  aussi  bien  la  propreté  de  l’enfant  est 
encore  une  des  meilleures  prophylaxies  des  maladies 
contagieuses. 

La  propreté  relative  est,  du  reste,  pour  les  enfants 
absolmnent  insuffisante  ;  leurs  jeux,  leurs  luttes,  leins 
sports  les  couvrent  rapidement  de  poussière  et  de 
crasse.  Et  quand  on  songe  comme  des  enfants 
élevés  chez  leurs  parents  et  bien  soignés  sont  vite 
malinopres,  l’on  s’effraye  de  voir  l’hydrothérapie 
aussi  peu  en  hoimeur  dans  les  lycées  et  collèges.  Il 
est  inconcevable  que  les  apôtres  de  l’hygiène  sco¬ 
laire  n’aient  pu  encore  obtenir  dans  les  établissements 
de  l’Etat  l’obligation  de  la  douche-lavage  quotidienne  : 
réfonner  le  programme  est  jeu  de  maîtres  qui  se 
répète  tous  les  dix  ans  ;  réfonner  les  mœurs  est  mi 
travail  d’Hercule  devant  lequel  se  sont  brisées  les 
meilleures  volontés. 

La  propreté  relative  est  même,  chez  nombre  d’en¬ 
fants  des  écoles  commmiales,  absolmnent  inconnue  : 
certams  parents  soit  par  négligence  soit  par  suite  des 
nécessités  de  leur  labem  quotidien  ne  lavent  presque  ,, 
jamais  leurs  enfants,  et  les  laissent  véritablement 
infectés  par  les  poux.  Dans  la  petite  ville  où  s’est 
écoulée  mon  enfance,  des  conunères  croyaient  encore 
que  la  présence  de  ces  parasites  était  signe  de  santé  ; 


j’espère  qu’à  l’heure  actuelle  ces  préjugés  ont  tout 
à  fait  dispara.  Quoi  qu’il  en  soit,  d’une  enquête  faite 
en  1910  par  un  professeur  du  lycée  BuSon,  M.  Jules 
Wogue,  il  résulte  que  dans  ime  école  commmiale 
de  la  ville  de  Paris,  sur  73  élèves  il  en  était  plus  du 
quart  qui  étaient  couverts  de  vennines  ou  de  lentes  ; 
et  le  mal,  comme  le  dit  le  dernier  bulletin  de  la  Ligue 
d’hygiène  scolaire,  n’est  pas  particulier  à  une  seule 
école  de  la  ville  de  Paris,  mais  à  toutes  et  il  sévit 
aussi  bien  en  provmce  qu’à  l’étranger.  La  destruction 
des  poux  dans  les  écoles  publiques,  la  vulgarisation 
de  la  inopreté  sont  donc  des  problèmes  qui  s’im¬ 
posent  à  tous  ceux  qu’mtéresse  l’hygiène  de  l’enfance. 

Il  convient  donc  de  signaler,  comment  mi  de  nos 
confrères  le  Dr  Thomas  a  pu,  au  Raiucy,  mener  le 
combat  contre  l’armée  imiombrable  de  ces  parasites 
et  comment  il  a  pu  eu  grande  partie  les  détruire  dans 
la  commmie  où  il  est  inspecteur  des  écoles. 

Dès  l’abord,  il  a  fait  mie  sorte  de  ladrerie  dans 
chaque  classe  en  affectant  aux  enfants  infectés  mie 
rangée  de  bancs  séparées  des  autres;  il  a  défendu  de 
laisser  jouer  iiendant  les  récréations  les  pouilleux 
avec  les  enfants  propres  ;  sur  les  garçons  il  a  eu 
certes  mi  certain  succès  ;  mais  cliez  les  filles  il  n’a 
jamais  pu  obtenir  la  suppression  totale  des  lentes. 
Aussi  il  n’a  pas  hésité  à  deihauder  au  conseil  mu¬ 
nicipal  et  à  l’insiiecteiir  d’académie  dont  il  dépen¬ 
dait,  l’autorisation  de  faire  couper  d’office  les  che¬ 
veux  des  enfants  infectés,  ou,  si  les  résistances  des 
parents  étaient  insurmontables,/®  droit  d’exclure  de 
l’école  ces  enfants  comme  pour  toute  autre  maladie 
contagieuse.  Le  conseil  municipal  du  Raiucy  l’a 
suivi  et  le  mois  dernier  le  maire  faisait  placarder  un 
avis  où  l’on  pouvait  lire  : 

«  Pour  éviter  aux  enfants  propres  un  contact 
«  fâcheux,  les  soms  de  propreté  seront  exigés  avec 
«  la  plus  grande  rigueur,  et  tout  enfant  atteint  de 
«  phtiriase  (poux)  ou  même  de  lentes  sera  exclu  des 
«  écoles  ajjrès  trois  avertissements  aux  parents  et 
«  ne  pourra  rentrer  qu’après  guérison  absolue  et 
«  dûment  constatée  par  un  médecin.  » 

J  e  ne  sais  si  cet  arrêté  est  tout  à  fait  légal,  puisque 
jusqu’à  présent  la  phtiriase  n’entre  pas  dans  la  liste 
des  maladies  contagieuses  dont  la  déclaration  est 
obligatoire.  J  e  ne  crois  pourtant  pas  que  le  D^  Tho¬ 
mas  et  le  maire  du  Raiucy  pourraient  être  poursuivis  > 
comme  le  fut  eu  igog  une  institutrice  de  l’Orne  par  1 
le  père  d’une  de  ses  élèves  qui  n’admettait  pas  que  ■ 
sa  fille,  au.ssi  pouilleuse  que  sale,  ait  été  séparée  de  ^ 
ses  compagnes  ;  eu  tous  cas,  je  ne  doute  pas  que  les  ; 
mesures  qu’ils  viemient  de  prendre  seront  pour  la 
vulgarisation  de  la  propreté  et  de  l’hygiène  du  plus 
heureux  effet. 

Je  les  signale  aux  médecins  inspecteurs  des  écoles, 
dont  un  concours  vient  de  doter  la  ville  de  Paris  : 
la  lutte  pour  la  propreté  corporelle  des  élèves  «  de  ; 
la  laïque»  est  mie  petite  partie  de  leur  tâche,  mais 
elle  n’est  pas  la  moins  intéressante. 

AhBKRX-WEir,. 


—  661 


IV  — 


DANS  TOliS  LES  CAS 

dHÉMORRAGIE.ANÊIVIIETUBERCULOSL 

AlMTIHÉinOLYTIOLE  PtJISSAIMT 


EXTRAITS '«CHOSf 

ÉOUIVALENTauxORGANES  FRAIS 


DESSICCATION  RAPIDE 

VERS  O? 


NI  AUTOLYSE 
NI  CHALEUR 


DANS  LE  VIDE  « 


Régime  des 

Arthritiques,  Goutteux,  Rhumatisants 

VICHY  CÉLESTINS 

BOUTEILLES  ET  DEMI-BOUTEILLES 


—  V  — 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE 


SURPEUPLEMENT  DES  HABITATIONS 

Les  familles  nombreuses 
et  les  logements  à  bon  marché 
Par  le  D'  Jacques  Bbrtii,i,on 
Chef  des  Travaux  de  la  statistique  municipale  de  Paris. 

Est  surpeuplé  un  logement  clans  lequel  le  nombre  des 
habitants  dépasse  le  double  du  nombre  de  pièces.  On 
appelle  pièce  tout  local  assez  grand  pour  pouvoir  con¬ 
tenir  un  lit  d’adulte  (im.50  sur  2  m.). 

Ainsi  un  logement  composé  de  deux  pièces  et  une  cui¬ 
sine  et  qui  contient  .six  personnes  n'est  pas  considéré 
comme  surpeuplé.  Il  rentre  dans  cette  catégorie  s’il  con¬ 
tient  sept  personnes. 

Cette  définition,  dont  je  suis  l’autenr,  a  été  généralement 
adoptée.  C’est  notamment  celle  des  statisticiens  anglais. 

C'est  en  1891  que  j’ai  profité  du  recensement  pour 
savoir  combien  il  y  avait  à  Paris  de  logements  composés 
de  I,  2,  3....  pièces  occupées  par  i,  2,  3....  personnes.  Lors 
du  recensement  suivant,  en  1896,  l’exemple  domié  par 
la  Ville  de  Paris  a  été  suivi  par  Reims,  Saint-Etienne  et 
Lyon..  En  1901,  il  a  été  généralisé  à  toute  la  France 
(toutefois  les  garnis  n’ont  pas  été  compris  dans  cette 
statistique).  En  1906,  cette  recherche  n’a  pas  été  faite 
ù  Paris.  Ce  sont  donc  les  chiffres  de  1891  et  surtout  ceux 
de  i8g6  et  de  1901  que  nous  allons  utiliser. 

A  Paris,  en  1901,  la  population  (i)  se  répartissait  ainsi 
qu’il  suit  au  point  de  vue  de  l’encombrement  des  loge¬ 
ments.  Soit  pour  mille  habitants  ; 


Logements  surpeuplés  (plus  de  2  personnes  par  pièce) ...  143 

—  insuffisants .  374 

—  suffisants  (i  personne  par  pièce) .  234 

—  larges .  197 

—  très  larges  (plus  de  2  pièces  par  personne)  ..  ^ 


De  la  nécessité  de  réserver  aux  familles  nom¬ 
breuses  les  logements  à  bon  marché  —  En  matière 
de  logements  ouvriers,  les  besoins  sont  immenses  et  les 
ressources  Umitées. 

Il  faut  donc  courir  au  plus  pressé,  en  d’autres  termes 
faire  le  plus  de  bien  possible  avec  le  moins  d’argent  pos¬ 
sible.  Le  présent  travail  a  pour  but  d’indiquer,  d’après 
les  lumières  de  la  statistique,  comment  on  pourra  y 
parvenir.  Nous  allons  voir  que  les  familles  nombreuses 
sont  celles  qui  oüt  le  plus  de  peine  à  se  loger  ;  que,  de 
toutes,  elles  sont  les  plus  dignes  d’intérêt,  et  que  c’est  à 
elles  uniquement  qu’il  faut  songer,  d’ici  à  fort  longtemps. 

Les  résultats  du  recensement  de  1901  (les  recensements 
de  1891  et  1896  en  avaient  fourni  de  très  analogues)  sont 
les  suivants  : 


Offrir  h  ces  341  000  Parisiens  des  logements  suffisants 
à  des  prix  acceptables,  est  une  tâche  qui  dépasse  nos 
moyens  actuels.  Le  moins  qu’on  puisse  dépenser,  c’est 
-i  000  francs  par  personne,  soit  341  millions.  Or,  le  fonds 
créé  par  MM.  de  Rothschild  frères  est  de  10  millions. 

Il  faut  donc  faire  un  choix  parmi  ces  341  000  mal  logés  ; 
il  faut  chercher  quelle  est,  parmi  eux,  la  catégorie  la  plus 
intéressante.  C’est  le  but  du  présent  travail. 

La  réponse  à  cette  question  se  trouve  dans  le  petit 
tableau  suivant  : 


Nombre  Nombre 

de  personnes  de  personnes  o/oo 
en  Kènèr.il.  «  mal  logées  » . 


Ménages  de  3  personnes  . 


—  8  à  15  — 


526.875  71.613 
728.712  125.833 
2S2.199  92.572 
126.215  50.276 


136 

329 

398 


On  voit,  par  ces  chiffres,  que  plus  une  famille  est  nom¬ 
breuse,  plus  il  est  fréquent  qu’elle  soit  «  mal  logée  ». 
C’est  surtout  lorsqu’elle  compte  six  ou  sept  personnes  ou 
davantage  (ordinairement  les  deux  parents  et  les  quatre 
ou  cinq  enfants)  que  le  cas  est  fréquent.  Et  c’est  là  sur¬ 
tout  qu’il  est  lamentable. 

C’est  donc  surtout  des  ménages  composés  de  six  per¬ 
sonnes  et  plus  (deux  parents  et  quatre  enfants  au  moins) 
qu’il  faut  s’occuper  lorsqu’on  parle  des  logements  à  bon 
marché.  C’est  pour  ces  ménagés  que  le  problème  du  loge¬ 
ment  est  redoutable,  et  souvent  insoluble  dans  l’état 
actuel  des  choses. 

Ces  chiffres  ne  disent  pas  tout  :  si  défavorables  qu’ils 
soient  aux  familles  nombreuses,  la  réalité  est  pire.  Non 
seulement  leurs  logements  .sont  trop  étroits,  mais  ils  sont 
mauvais  à  tous  les  égards. 

C’est  ce  que  nous  laissent  supposer  les  chiffres  suivants, 
dans  lesquels  la  salubrité  des  logements  est  caractérisée 
par  plusieurs  indices  très  importants  :  la  présence  ou 
l’absence  d’un  cabinet  d’aisances  ;  le  fait  d’être  éclairé 
par  une  cour  plus  ou  moins  obscure,  au  lieu  d’être  éclairé 
sur  la  rue  ;  le  fait  de  n’avoir  pas  de  cheminée. 

Ne  considérons,  pour  plus  de  rapidité,  que  les  logements 
composés  de  3  pièces.  Ceux  d’entre  eux  qui  sont  occupés 
par  une  seule  personne- possèdent  un  cabinet  d’aisauces 
particulier  au  logement,  dans  la  moitié  des  cas  ;  plus 
s’élève  le  nombre  de  personnes  qui  occupent  ce  logement, 
plus  il  est  fréquent  qu’il  ne  possède  pas  de  cabinet  d’ai¬ 
sances  ;  s’il  contient  sept  personnes,  cela  arrive  dans  les 
trois  quarts  des  cas  ;  s’il  en  contient  huit,  la  proportion 
s’élève  encore. 


PARIS  (1896) 


Additionnons  les  mal  logis,  ainsi  définis,  de  toute  caté"- 
gorie  ;  à  savoir  ceux  qui  logent  trois  et  plus  dans  une 
pièce,  cinq  et  plus  dans  deux  pièces,  sept  et  plus  dans  trois 
pièces,  etc.  Nous  en  trouvons,  dans  tout  Paris,  341  000. 
C’est-à-dire  que,  sur  i  000  habitants  de  Paris,  ü  y  en  a 
144  qui  vivent  dans  ces  détestables  conditions,  aussi 
déplorables  au  point  de  vue  de  l’hygiène  qu’au  point  de 
vue  de  la  morale. 

(i)  La  composition  des  ménagi^.cn  1901  a  été  déterminée 
pour  2  604  46g  personnes,  dont  229  426  dans  des  «  établisse¬ 
ments  divers,  hôtels,  etc.  ».  Pour  52  866  personnes,  le  rejïsei- 
gnement  n’a  pu  être  connu.  I.a  fopulation  «  présente  »  totale 
de  Paris,  était  de  2  657  33s  habiüuits. 

Si  élevée  que  soit  cette  proportion,  elle  est  moindre  que 
celle  que  j’ai  calculée  pour  la  plupart  des  grandes  villes  d’Eu- 
uoiie  (Voir  l’introduction  au  recensement  de  Paris,  en  i8gi). 


Sur  cent  logements  de  trois  pièces,  occupés  par 
1,  2,  3...  9  personnes,  combien  ne  possèdent 
pas  de  cabinet  d'aisances  particulier  : 

53 

60 
62 

65 

67 
70 

76 

77 

En  1891,  j’avais  fait  la  même  enquête  en  classant  les 
pièces  de  chaque  logement,  suivant  qu’elles  s’éclairent 
sur  la  cour  (souvent  étroite  et  obscure)  au  lieu  de  s’éclairer 
sur  la  rue  ou  sur  le  jardin.  Id  encore,  nous  trouvons  que 


1  personne  . 

2  personnes 

3  — 

5  — 

6  — 

7  — 

8  — 


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—  VII  - 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE  [Suite) 


les  logements  occupés  par  les  familles  nombreuses  sont  les 
moins  favorisés.  C’est  ce  que  montrent  les  chiffres  sui¬ 
vants,  où  nous  ne  parlons,  pour  plus  de  rapidité,  que  des 
logements  de  3  pièces  : 

Paris  (1891).  —  T,ogemcttts  de  trois  pièces. 

Sur  1000  pièces,  combien  sont  éclairées  sur  la  cour. 
I.ogements  occupés  par  i  personne  . 


lînscmble. 


jrix,  se  loger  conveiiableinent  dans  la  périphérie  de  la 
ville  ou  dans  la  banlieue  ;  s’ils  ne  le  font  pas,  c’est  parce 
qu’ils  sont  attachés  au  centre  de  la  ville  par  leur  pro- 
fes.sion.  Donnez-leur  des  moyens  de  transport  rapides 
,et  bon  marché,  et  ils  s’empresseront  d’eii  profiter.  C’est 
le  service  que  leur  rend,  depuis  le  recensement,  le  Métro¬ 
politain.  Il  sera  très  curieux  de  voir,  après  quelques 
années,  dans  quelle  mesure  ils  en  auront  profité. 

Dans  la  périphérie,  au  contraire,  la  seule  cause  du  sur- 
peuplement  est  la  misère,  et  le  Métropolitain  n’y  chan- 
504  géra  rien. 

516  Puisque  le  surjieuplement  du  centre  et  celui  de  la  péri- 
^35  phérie  sont  de  nature  différente  et  réclament  un  remède 

495  différent,  il  y  a  intérêt  à  faire  le  compte  de  l’un  et  de 

l’autre  (i). 


En  1891,  également,  j’avais  fait  classer  les  pièces  de 
chaque  logement,  suivant  qu’elles  étaient  ou  non  munies 
d’une  cheminée.  Voici  les  résultats  généraux  (logements 
de  trois  pièces)  : 


ïo'*  arrond.  lo"  arrond. 

du  Centre,  de  la  périphérie.  Totaux. 

Nombre  des  logements  (  189e.  30.277  50.404  80.681 

surpeuplés  i  1901.  20.055  49.846  69.901 


Sur  1000  pièces,  combien  sans  cheminée. 


Eogemcnfs  occupé-s  par  i  ù  4  personnes .  287 

—  •  —  5  —  289 

—  —  6  —  296 

—  —  7  à  10  —  .  ,310 

Ensemble . .  288 


Nombre  des  ijersonncs  t  i8g6.  10S.470  256.140  364.610 
quiyvivent  |  igoi.  95-491  245-550  341-041 

Les  49  846  logements  surpeuplés  de  la  périphérie  se 
décomposent  ainsi  : 


A  quelque  caractère  du  logement  que  l’on  s’attache, 
on  voit  toujours  le  même  résultat  :  outre  que  les  familles 
nombreuses  ont  trop  peu  de  pièces,  elles  ont  les  logements 
les  plus  mauvais  à  tous  égards. 

Plus  la  classe  de  population  que  nous  considérons  est 
pauvre,  plus  il  est  vrai  de  dire  que  les  familles  nombreuses 
sont  les  plus  mal  logées.  Cette  vérité  se  résume  dans  les 
chiffres  suivants  : 


Sur  1000  ménages  composés  de  J2  personnes,  combien  vivent 
à  l’état  de  surix-uplemcnt. 


Ménages  de 

Arrondissements.  3  jiirs.  htm  S  per*,  (i on  7  ptiî.  8  ii  1 0 ikt*. 


Trèspauvres(i3, 15,18, 19,20''))  132  213  478 


Pauvres  (il”,  12",  i.i') .  144  202  439 

Aisés  (2»,  3",  4”,  5‘>,  10",  17")  . .  144  152  271 

Très  aisés  (6») .  126  108  145 

Riches  (i**,  7»,  g",  16') .  115  iii  124 

Très  riches  (8') .  iig  73  56 


706 

670 

158 

123 

4.5 


Dans  l’arrondissement  exceptionnellement  riche  de 
l’Elysée,  la  règle  que  nous  avons  formulée  ne  peut  être 
observée,  car  les  chiffres  n’y  ont  pas  la  même  significa¬ 
tion  que  dans  les  autres  arrondissements  ;  les  domes¬ 
tiques,  en  effet,  comptent  dans  le  nombre  des  membres 
du  ménage,  et  ils  sont  très  nombreux  dans  cet  arrondis¬ 
sement,  ainsi  qu’on  peut  le  voir  par  les  recensements  de 
1896  et  années  précédentes.  La  même  observation  s’ap¬ 
plique  (mais  dans  une  proportion  bien  moindre)  pour 
es  arrondissements  que  nous  avons  qualifiés  de  riches. 

Que  nous  les  fassions  entrer  ou  non  en  ligne  de  compte, 
nous  voyons,  par  ce  tableau,  que  plus  nous  considérons 
des  arrondissements  pauvres,  plus  les  familles  nombreuses 
sont  sacrifiées. 

Les  remèdes  à  apporter  au-  surpeuplement  des  loge¬ 
ments  sont  très  différents,  selon  que  nous  considérons 
le  centre  de  la  ville  ou  sa  périphérie. 

Il  est  très  vraisemblable  que  le  oyer  payé  par  les 
surpeuplés  de  l’arrondissement  riche  du  Louvre  ou  de 
la  Bourse  est  suffisant  pour  qu’ils  puissent,  iiourle  même 


Logements  occupés  par  3,  4 ou  5  personnes .  34.600 

—  —  6  persomu-s et  plus .  15.246 

Total .  49.846 


A  notre  avis,  ces  1 5  246  logements,  occupés  par  six  per¬ 
sonnes  et  plus,  sont  les  seuls  dont  il  y  ait  lieu  de  s’occu¬ 
per  pour  commencer.  Ils  sont  occupés  i)ar  108  328  per- 
sonne.s. 

Voici  donc  le  problème  beaucoup  plus  circonscrit  qu’il 
ne  le  paraissait,  au  début  de  cette  étude.  Nous  trouvions, 
tout  d’abord,  70000  logements  surpeuplés,  habités. par 
341  000  personnes  ;  pour  leur  offrir  des  logements  con¬ 
venables,  on  pouvait  estimer  à  première  vue  la  dépense 
nécessaire  ù  340  millions,  chiffre  énorme  et  peut-être 
décourageant. 

Si  nous  adoptons  la  règle  de  courir  au  plus  pressé  et  de 
secourir  tout  d’abord  les. misères  les  plus  intéressantes 
et  les  plus  incurables,  c’est-à-dire  celles  des  familles  de 
plus  de  trois  enfants  dans  les  arrondissements  excen¬ 
triques,  nous  nous  trouvons  en  présence  de  15  000  loge¬ 
ments  seulement,  occupés  par  108  000  personnes.  La 
somme  nécessaire,  pour  donner  à  ces  familles  si  intéres¬ 
santes  des  logements  conven,ables,  peut  être  évaluée  à 
770  francs  par  per.sonne  (chiffre  que  nous  retrouvons  plus 
loin),  soit  83  millions.  Ce  chiffre  dépasse,  sans  doute,  les 
ressources  que  nous  pouvons  espérer,  mais  déjà  il  nous 
permet  d’entrevoir  le  moment  où  nous  arriverons  ù  une 
solution  complète  de  la  partie  la  plus  urgente  du  pro¬ 
blème. 

Ce  que  l’étude  des  chiffres  nous  a  montré,  l’expérience 
quotidienne  l’a  prouvé  à  un  groupe  de  philanthropes  qui 
ne  s’occupaient  guère  de  statistique.  La  société  VAbyi 
constituée  jiar  des  dames  bienfaisantes  dont  le  but 
primitif  était  d’aider  les  pauvres  gens  ù  payer  leur  loyer 

(i)  Nous  citons  les  diiffrcs  de  i8g6  et  de  Igor,  mais  ils  ne 
sont  pas  comparables  entre  eux,  la  manière  de  compter  ar-ant 
été  différente.  Notamment  en  1901  on  n’a  pas  fait  'entrer  en 
compte  les  garnis. 

recensement  do  igo6,  déjiouillé  comme  celui  de  1901 
par  le  Ministère  du  Travail,  ne  donne  aucun  renseignement  sur 
les  logements. 


—  606  — 


—  VIII  — 


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-  IIX  - 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE  {Suite) 


et  de  prévenir  les  expulsions,  a  eu  depuis  longtemps 
occasion  de  s’en  apercevoir.  Ces  dames  généreuses  ont 
remarqué  que,  parmi  toutes  les  familles  qui  s’adressaient 
à  elles,  les  plus  intéressantes,  sans  doute,  étaient  les 
familles  nombreuses  et  pauvres.  Il  leur  est,  pour  ainsi 
dire,  impossible  de  se  loger  convenablement  à  Paris.  Beau¬ 
coup  de  propriétaires  n’en  veulent  pas,  d’autres  les 
admettent  à  contre-cœur.  Leurs  ressources  sont  néces¬ 
sairement  très  précaires  tant  que  les  enfants  .sont  jeunes 
Connncut  faire?  Il  ii’y  a  qu’une  solution  :  s’empiler  dans 
des  logements  beaucoup  trop  étroits.  C’est  ce  qu’elles 
font  dans  un  tiers  des  cas  (et  même  dans  presque  tous  les 
cas,  lorsqu’il  s’agit  d’ouvriers  comme  nous  l’avons  vu). 
C’est  ainsi  que  ces  dames,  si  étrangères  qu’elles  fussent 
à  la  statistique,  ont  été  conduites  à  former  une  «  Société 
de  logements  à  bon  marché  pour  familles  nombreuses.  » 
Cette  Société  a  construit  trois  immeubles  dans  lesquels 
on  ne  pourra  loger  qu’à  condition  d’avoir  trois  enfants 
au  moins.  A  chaque  ménage  on  donne  (juatre  pièces 
(une  pièce  commune  servant  de  cuisine,  salle  à  manger, 
etc.  ;  une  chambre  à  coucher  pour  les  deux  parents  ;  une 
pour  les  garçons,'  une  pour  les  filles)  pour  le  prix  moyen 
de  3<)i)  francs  par  an.  Cette  maison  contient  70  logements 
et  pourra  donc  loger  environ  500  personnes. 

Malgré  cette  critique  grave,  on  peut  dire  que  ces 
dames  ont  trouvé  la  voie  à  suivre  pour  faire  le  plus  de 
bien  possible  avec  le  moins  d’argent  possible.  Malheu¬ 
reusement  elles  n’ont  pas  compris  qu’une  famille  ne 
commence  à  être  difficile  à  loger  que  lorsqu’elle  compte 
quatre  enfants  (voir  plus  haut).  C’est  à  ce  chiffre  seule¬ 
ment  qu’elle  commence  à  être  «  nombreuse  ».  Cette 
Société  n’est  donc  pas  fidèle  au  beau  titre  qu’elle  s’était 
donné.  Les  immeubles  sont  encombrés  par  des  familles 
qui  ne  sont  pas  «  nombreuses  » ,  au  détriment  de  familles 
plus  malheureuses  et  plus  intéressantes,  lieux  autres 
arguments  doivent  être  invoqués  pour  le  mieux  démon¬ 
trer. 

On  estime  impossible  de  construire  des  logements  con¬ 
venables  à  moins  de  mille  francs  par  personne.  Or,  si  la 
Société  dont  il  e.st  question  était  restée  fidèle  à  son 
titre,  elle  n’aurait  dépensé  que  386  000  francs  pour  loger 
joü  personnes,  soit  572  francs  par  personne.  Ain.si  elle 
aurait  dépensé  beaucoup  moins  que  ne  le  prévoient  les 
architectes  les  plus  autorisés.  Le  motif  eu  est  simple  : 
pL.ur  loger  une  famille  de  trois  personnes,  il  faut  plus 
que  la  moitié  de  ce  qui  est  nécessaire  à  une  famille  de 
six  personnes.  Ainsi,  il  est  plus  avantageux,  au  point 
de  vue  de  la  philanthropie,  de  ne  s’adresser  qu’aux 
familles  nombreuses.  Pour  la  même  somme,  on  pourra 
loger  convei.ablemeut  quatre  personnes  au  lieu  de  trois. 

Un  des  écueils  contre  lesquels  échouent  souvent  les 
œuvres  philanthropiques  les  mieux  conduites,  c’est 
qu’elles  profitent  à  des  familles  auxquelles  elles  n’étaient 
pas  destinées.  Que  de  fois  on  s’est  plaint  que  les  habi¬ 
tations  à  bon  marché  n’étaient  pas  toujours  occupées 
par  des  ouvriers,  mais  par  de  petits  rentiers,  demi-aisés  ! 
Comment  faire  pour  qu’il  en  soit  autrement?  A  quel 
signe  caractéristique  distinguer  l’ouvrier  ou  l’employé 
besogneux  du  p;tit  propriétaire  dont  la  place  n’est  pas 
dans  une  œuvre  philanthropique? 

Si  on  adoptait  la  règle  que  je  propose  et  qui  consiste, 
pour  commencer,  à  n’admettre  dans  les  habitations  à 
bon  marché  que  les  familles  ayant  au  moins  quatre 
enfants,  le  problème  n’existerait  même  pas.  Toutes  ces 
familles,  lorsqu’elles  ne  sont  pas  très  fortunées,  éi)rouvent. 


à  se  loger  convenablement,  la  plus  grande  difficulté. 

La  difficulté  de  loger  les  familles  nombreiises  n’est  pas 
spéciale  à  l’aris.  Il  y  a  quelque  dix  ans,  elle  était 
reconnue  par  un  philanthrope  américain,  M.  Beall,  de 
l’Illinois.  Dans  ses  immeubles,  il  a  adopté  la  règle  de 
n’admettre  que  des  familles  nombreuses  à  l’exclusion  des 

.  Il  n’est  pas  besoin  d’aller  si  loin  :  A  Nancy,  V Œuvre 
d’assistance  par  l’habitation  avec  jardin  (l),  a  construit 
deux  séries  d’immeubles  réservés,  eu  principe,  aux 
familles  nombreuses  ayant  au  moins  cinq  enfants. 
Voici  les  deux  premiers  articles  du  règlement  de  l’tlîuvre  : 

«  L’assistance  par  l’habitation  a  pour  but  de  procurer 
aux  familles  indigentes  chargées  d’enfants  un  logement 

«  Les  concessions  de  logement...  sont  faites...  aux 
familles  nombreuses  jouissant  d’une  bonne  réputation. 
Lorsque  les  charges  de  famille  viendront  à  diminuer,  la 
concession  pourra  être  retirée...  » 

Le  bureau  de  bienfaisance  de  la  ville  si  patriotique  de 
Nancy  a  donné  un  exemple  excellent  qu’il  importe  de 
suivre  et  de  généraliser. 

A  Lille,  les  organisateurs  de  la  maison  Sainte-Marie- 
Madeleine  ont  également  «  cherché  à  favoriser  les  familles 
nombreuses  »,  mais  ils  n’ont  pas  inscrit  cette  loi  dans 
leur  règlement.  De  là  vient  sans  doute  que,  sous  des 
influences  diverses,  elle  n’a  pas  été  observée.  Sur  41  loge¬ 
ments  que  contient  cette  maison,  il  n’y  en  a  que  21  qui 
soient  occupés  par  des  familles  ayant  plus  de  trois  enfants. 

Peut-être  ce  résidtat  était-il  fatal,  malgré  l’évidente 
bonne  volonté  des  organisateurs  de  la  maison  Sainte- 
Marie-Madeleine.  S’il  est  difficile  d’appliquer  un  règle¬ 
ment  nettement  formulé,  il  est  à  peu  près  impossible  de 
rester  fidèle  à  une  simple  intention  ;  les  recomman¬ 
dations  individuelles  font  qu'on  s’eu  détache  dans  une 
série  de  cas  prétendus  exceptionnels  ;  peu  à  peu,  ces 
exceptions  finissent  par  devenir  le  cas  ordinaire. 

Il  est  donc  indispensable  de  formuler  une  règle  abso- 

Conclusions.  —  Il  y  a  lieu,  pour  commencer,  de  réser¬ 
ver  exclusivement  aux  familles  ayant  plus  de  trois  en¬ 
fants  les  logements  économiques  construits  par  les 
Sociétés  philanthropiques. 

Plus  les  familles  sont  nombreuses,  plus  il  leur  est  diffi¬ 
cile  de  se  loger  convenablement.  Le  plus  souvent,  elles 
sont  forcées  de  s’entasser  ;  leur  logement  est  trop  étroit 
et,  en  outre,  défectueux  à  tous  les  autres  égards  (pas  de 
cabinet  d’aisances  ;  pas  de  jour  sur  la  rue  ;  pas  de  che- 

C’êst  donc  à  elles,  à  elles  seules,  qu’il  faut  songer  tout 
d’abord  ; 

I"  Parce  que  leur  misère  est  plus  grande  ; 

2“  Parce  que,  dans  l’état  actuel  des  choses,  il  leur  est 
spécialement  impossible  de  se  loger  mieux  ; 

3“  Parce  que  la  dépense  par  tête  sera  moindre  que  pour 
des  familles  moins  nombreuses.  Un  fera  donc  plus  de  bien 
avec  la  même  somme  d’argent  ; 

4“  lînfin,  et  surtout,  parce  qu’elles  sont  plus  intéres¬ 
santes.  Il  importe  qu’en  France  ou  proclame,  autrement 
qu’en  paroles,  que  les  familles  de  plus  de  trois  enfants  ont 
droit  au  respect  et  à  la  protection  publiques. 

(i)  Fondée  par  le  bureau  de  bienfaisance,  sous  l'inspiration 
de  feu  M.  I/-opold  LuUcment. 


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nombreuses  figures.  8  francs 
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Ive  nom  de  Guy  Patin,  le  siècle  où 
il  a  vécu,  les  événements  auxquels 
il  fut  mêlé  donnent  un  intérêt  parti¬ 
culier  au  livre  que  vient  de  publier 
l’aimable  et  spirituel  érudit  qui  se 
cache  sous  le  pseudonyme  transpa¬ 
rent  de  Pierre  Pic.  Très  commenté 
depuis  son  apparition,  sou  ouvrage 
retient  à  juste  titre  l’attention  du 
lecteur.  Sans  doute  Guy  Patin  ne 
bénéficie  pas  ici  de  la  sympathie 
que  témoignent  d’ordinaire  les  bio¬ 
graphes  à  leur  héros  et  l’introduc¬ 
tion  nous  le  montre  peu  à  son  avan¬ 
tage.  S’il  était  aussi  «  surfait  », 
«  raseur  »  et  «  radoteur  »  que  son 
éditeur  d'aujourd’hui  le  soutient, 
peut-être  ne  trouverait-on  pas  le 
même  intérêt  à  la  lecture  du  vivant 
portrait  qu’eu  trace  Pierre  Pic  et  des 
lettres  qu’il  groupe  à  la  suite  de  sou 
introduction.  Certe.s,  Guy  Patin 
n’était  pas  tendre  à  l’égard  de  ses 
confrères  et  ses  médisances  et  ca¬ 
lomnies  professionnelles  montrent 
bien  combien  peu  régnait  au  grand 
siècle  «  l’optima  medicorum  concor- 
dia  »  ;  sans  doute  aussi  sa  thérapeu¬ 
tique  nous  apparaît  bien  réduite  et 
quelque  peu  puérile.  Mais,  à  travers 
ses  lettres,  et  grâce  à  la  très  riche 
illustration  que  l’éditeur  leur  a  ad¬ 
jointe,  011  voit  revivre  la  plupart  de 
ses  contemporains,  médecins  ou 
non  :  on  se  dit  alors  que,  parmi  eux, 
Guy  Patin  était,  malgré  ses  défauts, 
une  figure  originale,  spirituelle  et 
indépendante  et  on  ferme  le  livre  en 
remerciant  son  dernier  commenta¬ 
teur  de  nous  l’avoir,  bien  qu’avec 
quelque  sévérité  pour  lui,  mieux  fait 
connaître. 

P.  IyEREhoueEET. 

Hygiène  oculaire  et  inspection 
des  écoles,  par  les  Df»  Truc  et 
ClIAVERNAC.  3"  édition,  igii, 

1  vol.  de  344  pages.  (Maloinc, 
éditeur,  à  l’aris.) 

1, 'utilité  de  ce  petit  ouvrage  est 
démontrée  par  son  succès  même. 
C’est  au  professeur  Truc  qu’on  doit 
la  première  installation  satisfaisante 
de  l’inspection  oculistique  dtjS  écoles. 
Mieux  que  tout  autre,  il  était  qua¬ 
lifié  pour  écrire  ce  livre  et,  avec  le 
Dr  Chavernac,  il  a,  comme  le  dit  le 
professeur  Garlel  dans  sa  préface, 
rassemblé  et  condensé  tout  ce  qu’il 
faut  savoir  pour  l’organisation  ocu¬ 


listique  rationnelle  des  écoles.  L’œil 
et  la  vision  de  l’écolier,  l’organisa¬ 
tion  de  l’école,  ce  que  doivent  y 
être  l’éclairage,  le  mobilier  et  les 
fournitures  scolaires,  quelles  sont 
les  méthodes  scolaires  à  employer, 
comment  il  faut  organiser  l’inspec¬ 
tion  oculaire,  tout  y  est  méthodique¬ 
ment  passé  en  revue  et  clairement 
exposé. 

P.  Lereboueuet. 

La  maladie  du  sommeil  et  les 
trypanosomiases  animales  a  u 
Sénégal, -par  les  D"  A.  Tiiirou.x  et 
L.  D’Anerevieee  de  i,a  Saeee, 
préface  du  Dr  A.  Laveran,  1911. 
Un  volume  in-8  de  VHI-200  pages 
iJ.-B.  Baillière  et  jils,  éditeurs, 
à  Paris.) 

Dans  ce  livre,  MM.  'Thiroux  et 
cl’Anfreville  ont  donné  les  résultats 
de  leurs  études  sur  les  trypanoso¬ 
miases  tant  humaines  (pi’animales, 
au  triple  point  de  vue  clinique,  bio¬ 
logique  et  thérapeutique.  Ce  travail 
est  le  fruit  de  trois  années  d’étude 
au  Sénégal  et  basé  sur  un  nombre 
assez  important  d’obsers'ations  ; 
61  malades  ont  pu  être  suivis  par 
eux  longtemps  et  de  près,  puisque 
la  grande  majorité  entrèrent  au 
village  de  Ségrégation  que  les  au¬ 
teurs  installèrent  à  Saint-Louis. 

Les  cinq  sixièmes  de  l’ouvrage 
sont  consacrés,  comme  de  juste,  à  la 
trypano.somiase  humaine. 

Après  un  chapitre  consacré  à 
l’étude  de  chacun  des  principaux 
symptômes  de  la  maladie,  les  au¬ 
teurs  abordent  l’étude  des  différents 
moyens  microbiologiques  de  dia¬ 
gnostic  de  l’affection,  insistant  sur 
la  valeur  de  Cercopithecus  patas 
comme  animal  sensible,  sur  l’impor¬ 
tance  de  la  recherche  des  trypano¬ 
somes  dans  les  ganglions,  surtout 
cervicaux.  Leurs  recherches  ont 
porté  avec  prédilection  sur  le  trai¬ 
tement  ;  ils  ont  13,3  p.  loo  de  gué¬ 
risons  probables,  30  p.  100  de  morts. 
I,’atoxyl  reste  le  médicament  de 
choix,  surtout  associé  avec  un  autre 
agent  thérapeutique,  de  préférence 
l’orijimcnt  et  aussi  une  émétique, 
quoique  cette  dernière  soit  moins 
commodément  maniable,  lînsuite 
Thiroux  et  d’Anfreville  étudient  la 
répartition  géographique  de  la  try¬ 
panosomiase  humaine  au  Sénégal, 
donnent  quelques  observations  sur 
la  distribution  des  territoires  à  glos- 
sines  et  sur  les  mœurs  de  cea  ' 
mouches.  Un  chapitre  important  est 
consacré  à  la  prophylaxie  ;  déboise¬ 


ment,  destruction  des  tsétsés,  fo¬ 
rages  de  puits  évitant  aux  indigènes 
d’aller  chercher  l’eau  aux  marigots, 
instructions  aux  noirs  concernant 
le  danger  des  glossines,  isolement 
des  malades  dans  des  «  villages  de 
ségrégation  »  construits  en  des  points 
où  les  tsétsés  sont  absentes. 

Les  auteurs  consacrent  ensuite  une 
trentaine  de  pages  à  l’étude  des 
diverses  trypanosomiases  des  ani¬ 
maux  domestiques  qu’ils  ont  ren¬ 
contrées  au  Sénégal  et  surtout  â  leur 
traitement  :  l’orpiment  précipité  pur 
(trisulfurc  d’arsenic)  donne  d’excel¬ 
lents  résultats  chez  le  cheval, 
quelle  que  soit  l’espèce  de  trypano¬ 
some  en  jeu. 

Louis  Gerv. 

Les  morts  mystérieuses  de  l’his¬ 
toire  (Deuxième  série),  par  le 
Dr  Cabanics.  i  vol.  in- 18  de 
440  pages,  avec  nombreuses  figures 
[Albin  Michel,  édit.,  à  Paris.) 

L’histoire  des  rois,  reines  et  princes 
français  montre  souvent  leur  mort 
entourée  de  mystère  ;  volontiers  le 
poison  est  invoqué  là  où  la  maladie 
seule  est  intervenue;  médecin  et  his¬ 
torien  doivent  fréquemment  se  prêter 
une  mutuelle  collaboration  pour 
dégager  la  vérité.  Le  Dr  Cabanès  est 
passé  maître  en  de  telles  enquêtes 
et  sait  à  merveille  conduire  un  dia¬ 
gnostic  rétrospectif.  Le  dernier  vo¬ 
lume  qu’il  nous  présente  est  plein 
de  ces  études  attachantes  et  l’on  y 
peut  suivre  toute  l’histoire  patholo¬ 
gique  des  derniers  rois  de  l''rance, 
de  Louis  XIII  à  Louis-Philippe,  ainsi 
que  le  récit  de  la  dernière  maladie 
de  Napoléon  1“  et  de  celle  de  Na¬ 
poléon  III.  L’entérite  tuberculeuse 
de  Louis  XIII,  le  cancer  du  sein 
d’Anne  d’Autriche,  l’abcès  axillaire 
de  Marie  Thérèse,  la  gangrène  sénile 
de  Louis  XIV  et  celle  de  Louis 
XVIII,  le  choléra  de  Charles  X,  le 
cancer  gastrique  de  Napoléon  1“'' 
et  la  lithiase  vésicale  de  Napo¬ 
léon  III  sont  l’objet  de  di.s.serta- 
tions  dont  l’érudition  n’exclut  ja¬ 
mais  l’intérêt  et  qui  entraînent  le 
plus  souvent  la  conviction.  Ajoutons 
qu’un  tiers  du  volume  est  consacré 
à  la  question  Louis  XVII,  sur  la¬ 
quelle  M.  Cabanès  a  amassé  un  en¬ 
semble  de  documents,  dont  les  dis-  , 
eussions  récentes  montrent  toute 
l’actualité.  Ce  simple  et  rapide 
énoncé  suftit  à  établir  que  le  nouvel 
ouvrage  de  M.  Cabanès  est  digne  de 

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La  statue  du  Professeur  Albarran  à  Sagua-Ia-Grande. 


Les  hommes  sont  rares  à  qui  leurs  contemporains  naires  a  lui  valut  un  prix  de  la  Faculté.  Chef  delà  clinique 

firent  le  magnifique  hommage  de  dresser  une  statue  de  des  maladies  des  voies  urinaires  en  1 890,  deux  ans  après 

leur  vivant.  Le  corps  médical  tout  entier  a  le  droit  il  est  professeur  agrégé.  Sa  nomination  comme  chirurgien 

d’être  fier  que  cet  honneur  exceptionnel  ait  été  rendu  à  des  hôpitaux  date  de  1894.  Enfin,  depuis  1906,  il  est  pro- 

l’un  de  ses  membres  :  un  peu  de  cet  honneur  rejaillit  sur  fesseur  de  la  Clinique  des  maladies  des  voies  urinaires, 

chacun.  Récemment,  tm  monument  «  à  Joacquin  Second  titulaire  de  la  chaire,  il  succédait  à  sou  maître, 

Albarran,  fils  préféré  de  Sagua,  »  a  été  érigé  eu  un  lieu  le  professeur  Guyon,  qui  par  ses  travaux  en  avait  rendu 

public  de  cette  ville,  sa  patrie  d’origine,  la  France  étant  la  création  nécessaire  et  l’occupait  avec  un  éclat  mondial 

sa  patrie  scientifique.  *  depuis  1877. 

Joacquin  Albarran  naquit  le  22  août  1860  à  Sagua-  Spécialisé  dans  une  partie  delà  grande  science  médicale, 
1  a-Grande,  port  de  la  côte  nord  de  l’île  de  Cuba,  à  l’ouest  Albarran  sut  montrer  dans  le  domaine  qu’il  s’était 
de  la  Havane.  Il  commença  ses  études  médicales  à  la  choisi  l’étendue  de  son  esprit  ;  il  fut  autant  médecin  et 
Havane,  les  continua  à  Barcelone,  où,  en  1877,  il  fut  pathologiste  fécond  qu’habile  et  adroit  chirurgien, 
nommé  licencié  de  médecine.  Très  jeune,  il  vint  à  Paris,  Et  ceci  est  amplement  prouvé  par  la  liste  de  ses  tra- 
oii  bientôt  il  suivit  le  service  du  professeur  Guyon.  Sa  vaux  didactiques  gravée  au  socle  du  monument  repré¬ 
carrière  fut  brillante  et  rapide.  Nommé  interne  des  sentant  Albarran  assis  dans  une  pose  professorale,  le 
hôpitaux  eu  1884,  il  fut  interne  médaille  d’or  en  clii-  front  haut,  le  regard  vivant,  le  geste  précis  et  explicite, 
rurgie  en  1888-1889.  Sa  thèse  sur  «  les  reins  des  uri-  l^il^  L.-A.  Grey. 


671 


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KOUMIS-SALMON 

Préparé  selon  la  mode  de  Klrgis 


YOGHOURT 


Nous  préparons  du  Képhir  avec  du  lait  complètement  écrémé  ou  Képhir  maigre 

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ALIMENTS  DE  REGIMES 


I  BIGNON-PARIANI 


CATALOGUE  FRAHCO  SUR  DEMAffOE 


-  XIX  - 


DIÉTÉTIQUE 


DIÉTÉTIQUE  COMPARÉE  ET  PRATIQUE 

Lundi.  Huit  heures  matin.  Malades  au  régime 

Dysp.  cur.  I  Anokex.  I  ESTIiR.  I  Obés.  I  PALUI). 

PotaRC  Potage  Panade.  I.alt  écrémé  Lait  pur 

à  la  crème  au  350  grammes  350  grammes 

d’avome.  1  Racahout.  |  |  Café  75».  1  de  sélection 

Repas  de  midi.  Non  malades 
:<>  Omelette  Poitlard  ; 

3"  Gigot  de  pré-salé  à  l'anglaise,  froid 
3"  Salade  Parmentier  ; 

40  Port-Salut  ; 

5“  Oranges.  Noix. 

Malades  au  régime 


1“  Plocons  au  çotiron  mousseux  ; 
2“  Soufflés  mignons  ; 

3“  J  ambon  d’York  en  daube  ; 
40  Chicorée  passée  ; 

5»  Mont-Oore  ; 

6°  Fruits.  Confitures. 


Malades  au  régime 


Macaroni  3"  Macaroni  3“  Macaroni 

Petit  suisse  5”  Petit  Suisse  S”  Petit  Suisse 

Caisse  Caisse  Caisse  Pommes  Caisse 

Pompon.  Pompon.  Pompon.  cuites  Pompon. 

Panade.  — •  lîau,  450  grammes;  pain  commun,  80  à 
loi)  grammes,  sel;  quantité  suffisante  ;  cuisson,  quarante 
minutes,  sur  feu  égal,  passer  au  tamis,  remettre  au  feu 
cinq  minutes,  verser  dans  une  assiette  chaude,  ajouter 
beurre  fin,  40  grammes. 

Cette  formule  ne  saurait  subir  utilement  de  modifica¬ 
tions,  ijour  l’alimentation  du  matin. 

Destinée  à  un  repas  de  midi,  ou  de  la  fin  du  jour,  ou 
pourra  lier  avec  un  jaune  d’œuf,  et  du  lait. 


Lait  pur  de  sélection.  —  lîn  thérapeutique,  le  lait  intègre, 
pur  a  des  chances  d’assimilation  et  de  désa.ssimllation 
qui  sont  révélées  et  confirmées  par  la  tolérance  qui  suit 
son  inge.stion.  En  conséquence  il  est  bon  d’éprouver  la 
tolérance  gastrique  de  chaque  malade  au  début  de  toute 
cure  lactée,  en  administrant  du  lait  de  vaches  connues,  en 
observant  en  même  temps  que  le  malade  lui-même, 
pendant  deux  jours  ou  trois,  quel  lait  aura  été  suivi  de  la 
digestion  la  plus  parfaite. 

Cette  sélection  faite,  la  cure  sera  poursuivie  au  moyen 
du  lait  de  la  même  vache,  dont  ralimentatioii  quotidienne 
ne  devra  pas  varier,  d’une  façon  sensible,  ainsi  que  son 
hygiène.  Dans  le  traitement  des  affections  du  tube 
digestif  des  malades  atteints  de  paludisme,  ce  mode  de 
procéder  donne  des  résultats  très  favorables,  au  point  de 
vue  de  la  diurèse  et  des  fonctions  hépatiques. 


Omelette  Poularil.  —  Battez  séparément  six  blancs, 
six  jaunes  d’œufs  ;  dans  une  poêle  bien  nette,  ayez  du 
beurre  bien  chaud,  dans  laquelle  vous  verserez  le  mé¬ 
lange  fait  au  dernier  moment  des  blancs  et  des  jaunes 
bien  battu  et  salé. 

Durant  la  cuisson  soulevez  avec  une  fourchette,  sans 
arrêt  et  quand  la  niasse  va  «  se  prendre»  ajoutez  du 
beurre  en  morceaux  gros  comme  des  noisettes,  jusqu’au 
moment  de  plier  l’omelette,  en  la  versant  sur  un  plat 
chauffé  à  l’avance.  Dorée,  légère,  onctueuse  elle  devra 
être  très  aérée,  et  savoureuse. 

Étant  donnée  la  valeur  iptritive  de  l’œuf,  son  emploi 
dans  les  régimes  semblerait  indiqué.  Il  en  est  différem¬ 
ment  dans  la  diététique  pratique  des  troubles  de  la  nu¬ 
trition  et  du  système  nerveux. 

Qu’il  entre  dans  la  confection  d’un  grand  nombre  de 
préparations  culinaires  des  grands  repas,  —  potages, 
sauces,  entremets,  —  ce  .'•era  au  jioint  de  vue  régime  le 
meilleur  rôle  de  l’œuf.  MaLs,  «en  nature»,  pour  constituer 
un  plat,  il  n’est  pas  aliment  de  choix.  On  ne  saurait  le 


mettre  dans  les  menus  quotidiens,  tout  au  plus  le  pourrait 
on  une  fois  par  semaine. 

Qigot  de  pré-salé  à  l’anglaise.  —  Foncer  une  jambon- 
nière  en  carottes,  navets,  oignons,  bouquet  bien  garni, 
quelques  grains  de  poivre,  de  l’eau  jusqu’à  moitié.  Cuis¬ 
son  à  feu  vif,  une  heure. 

Cousez  un  gigot  bien  à  point,  dans  une  toile  à 
mailles  larges,  et  plaeez-le  dans  la  cuisson,  en  lui  accordant 
quinze  minutes  par  livre,  au  feu.  Cuisson  obtenue,  séparer 
le  gigot  et  le  placer  au  garde-manger,  dans  un  plat  où 
sera  recueillie  une  gelée  jusqu’au  lendemain. 

Dans  les  régimes  surveillés,  cette  coctiou  se  recom¬ 
mande  par  la  saveur  qu’elle  donne  à  la  chair  du  mouton, 
par  la  stérilisation  qu’elle  détermine  et  par  son  action 
sur  la  graisse  qu’elle  entraîne  hors  des  tissus. 

Enfin,  consommé  froid,  le  gigot  à  l’anglai.se  est  très 
goûté  des  malades,  et  sa  mastication  est  plus  facile  à 
obtenir  que  celle  du  gigot  rôti,  même  bien  à  point. 

Potage  grains  grillés.  —  Une  cuillerée  à  bouche  de 
farine  de  grains  torréfiés  de  seigle  et  de  froment,  délayée 
avec  un  quart  de  litre  de  bouillon  de  légumes,  pour  une 
cuisson  prolongée,  de  quinze  à  vingt  minutes,  saler,  et 
mettre  au  dernier  moment  une  ou  deux  cuillerées  de  lait, 
et  du  beurre  fin,  1 5  à  25  grammes. 

Ce  potage  n’offrepas  d’éléments  defermentiscibilitéaux 
voies  digestives  affectées  d’une  façon  chronique  de  ce  pro¬ 
cessus  pathologique. 

En  principe,  les  potages  imposés  par  esprit  de  régime 
doivent  être  consommes  par  doses  très  fractionnées, 
.ùussi,  est-il  important  d’obtenir  des  malades  que  l’in¬ 
gestion  des  potages  soit  faite  au  moyen  d’une  cuillère  à 
café,  et  non  d’un  modèle  plus  grand. 

Plstoles  en  compote.  —  Les  petites  prunes  d’Algérie 
désignées  ainsi  composent  un  entremets  très  utile,  par 
ses  qualités  rafraîchissantes.  Les  mettre  à  l’eau  froide, 
tremper  douze  heures,  puis  renouveler  l’eau  pour  débar¬ 
rasser  les  pistoles  de  toute  impureté. 

•  Les  cuire  à  l’eau,  30  minutes  environ,  les  édulcorer  fort 
peu,  avec  miel  et  sucre.  Les  servir  froides,  comme  des.sert. 

On  les  passera  au  tamis  pour  certains  malades  délicats, 
et  suspects  de  ne  pas  bien  mastiquer  leurs  aliments. 

Potage  Flocons  au  potiron  mousseux.  —  Cuire  quel¬ 
ques  minutes  des  flocons  de  riz  dans  l’eau  obtenue  du  po¬ 
tiron  mis  au  feu,  avant  de  le  passer. 

Les  flocons  de  riz  ainsi  cuits,  incorporés  dans  le  potage 
au  potiron  ne  réalisent  pas  qu’une  variante.  Ils  rem¬ 
plissent  un  double  but,  car  ils  nourrissent,  et  retardent 
utilement  dans  la  ùoKc/icl’ingestiou  dupotage,  toujours  trop 
vite  dégluti,  pour  la  susceptibilité  de  certains  estomacs. 

Mignonssoufflés.  ■ —  Dans  une  casserole,  mettre  2  50  gram¬ 
mes  d’eau,  75  grammes  de  beurre,  et  sel,  porter  à  ébulli¬ 
tion,  ajouter  125  grammes  de  farine  de  gruau,  dessécher 
la  pâte  sur  le  bord  du  feu,  après  quoi,  la  retirer  pour  y 
incorporer  4  œufs,  qu’on  travaillera  sans  repos.  Coucher 
sur  une  plaque  à  four,  faire  des  fractions  de  la  pâte 
obtenue,  grosses  comme  un  œuf,  à  des  distances  suffisantes  ; 
dorer  et  piquer  sur  chacun  des  petits  cubes  de  fromage  de 
Gruyère.  Placer  au  four  pour  souffler,  15  à  20  minutes. 

Pour  huit  personnes. 

Macaroni  émeraude.  —  La  cuisson  d’une  ration  do 
macaroni  obtenue  à  l’eau  bouillante  salée,  mettre  à 
égoutter  et  au  chaud  ;  d’autre  part,  passer  au  tamis  de 
la  chicorée  après  grande  cuisson,  et  composer  un  mé¬ 
lange,  à  la  dernière  minute,  avec  du  beurre  chaud,  dans 
la  proportion  d’une  cuillerée  à  bouche  de  chicorée,  pour 
cinq  à  six  cuillerées  de  macaroni. 

Cette  façon  n’a  pas  pour  but  unique  de  varier  la  saveur 
d’un  aliment  quotidieiinement  au  menu  de  certains 
régimes,  sous  la  forme  macaroni  ou  sous  celle  d’autres 
pâtes,  nouilles,  nouillettes:  elle  permet  d’initier  certains 
malades,  remis  de  troubles  intestinaux,  gastro-intesti¬ 
naux  ou  hépatiques,  aigus,  importants,  à  une  alimen¬ 
tation  comportant  les  legumes.  En  procédant  ainsi,  ou 
éprouve  sans  risque  la  susceptibilité  des  muqueuses,  les 
fonctions  hépatiques. 

Caisse  pompon.  Dans  une  forme  en  porcelaine  allant 
au  feit,  mettre  œuf,  un  jaune,  sucre  vanillé, une  cuillerée 
à  bouche  rasée,  lait  75  grammes,  placer  au  four,  au  bain 
marie  et  protéger  la  cuisson  par  un  couvercle. 

Lai.sser  refroidir  dans  la  forme,  et  couvrir  la  crème 
d'une  épaisseur  aussi  copieuse  que  possible  de  fruits  cuits 
en  marmelade,  tels, 'que  abric-ot.s,  poires,  pistoles,  pru¬ 
neaux,  pommes  ou  poires. 

IF  Léon  Derëcq.  M.  G.  Gallois. 


—  677  — 


—  XX  — 


Un  Nouveau  procédé  très  simple  et  très  précis 

POUR 

V Analyse  des  Urines 


de  l'urine  (sucre  et  albumine),  loi  est  le  but  des  Trousses 
Dosurine  dont  on  signale,  d’autre  part,  l’intOressanle 

l'rosentéos  sous  la  forme  d’élcigants  porlofouilles,  pou¬ 
vant  ôtre  faoiloniont  mis  dans  la  pocbe,  ces  trousses  ren¬ 
ferment  les  tubes  et  ampoules  il  réactifs  nécessaires  pour 
cha(|ne  opération  d'analyse.  ICIles  pormeUcnt,  en  doux 
minutes,  avec  (pndiiiics  gouttes  (t'urine,  d’ôtre  très  exactc- 

Lcs  nombreux  médecins  qui  en  ont  essayé  l’emploi  ont 
été  unanimes  à  fain!  l’éloge  de  leur  commodité  et  de  leurs 
rigoureux  résultats.  Tout  d’abord,  au  cours  d’une  visite  ou 
d’une  consultation,  elles  donnent  au  praticien  la  facilité 
d’être  immédiatement  renseigné  sur  la  composition  de 
Turino  et  de  pouvoir  instituer,  sans  plus  attendre,  la  thé¬ 
rapeutique  qui  convient.  En  outre,  elles  lui  rendent 
aisément  généralisables  les  analyses  urologiques,  demeu¬ 
rées  jusqu'ici  le  monopole  des  pharmaciens. 

D’autre  part,  en  raison  de  leur  utilisation  extrêmement 


rendre  compte,  aussi  souvent  qu'il  conviendra,  des  varia¬ 
tions  do  composition  do  leurs  urines.  11  leur  sera  dès  lors 
loisible  de  surveiller  de  très  près  leur  alimentation, 
de  contrôler  Tinlluenco  do  tel  ou  tel  mots  sur  le  taux  do 
leur  sucre  ou  de  leur  albumine,  enfin  do  faire  appel  aux 
soins  médicaux  dés  que  ce  taux  aura  subi  une  élévation. 

Ces  Trousses  urologiques  apparaissent  donc,  à,  tous 
égards,  comme  do  triis  précieux  collaborateurs  pour  le 
médecin.  En  dehors  de  l’exactitude  absolue  de  leurs  résul¬ 
tats,  elles  présentent  encore  l’avantage  d’une  grande  modi¬ 
cité  de  prix:  chaque  analyse  revient  a  environ  0  fr.  25. 

Cos  trousses  existent  sous  trois  modèles  dilfèronts  : 


2»  TROUSSE  A.  “  La  Dosurine  ",  destinée  k  doser 
l’albumine  contenue  dans  l’urine  ; 

3“  TROUSSE  D  "  La  Dosui-inet  ’’  de.sLinéo  h  doser 
la  quantité  do  sucre  (glucose). 

Le  prix  do  chaque  trousse  est  do  5  francs  (franco  5  fr.  30). 

—  Ampoules  do  renouvellement  ;  la  boîte  de  10,  2  fr.  50 
(franco  2  fr.  75)  ;  la  boite  de  20,  4  fr.  75  (franco  :  5  francs). 

—  Remise  do  15  p.  100  k  MM.  les  médecins. 

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ments  a  la  Société  LA  DOSURINE,  16,  rue  Charlemagne, 


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1 

-  ARTICLES  DE  PAPETERIE 

SPÉCIAUX  POUR  DOCTEURS 

SERINGUES  “1^ 

POUR  INJECTIONS  HYPODERMIQUES 

n  A  If  I  n  Ternes 

UHVIU  -  paris  - 


—  XXI  — 

FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


GERÇURES  DES  SEINS 

Mixturë  lodurée. 

Glycérine .  500  centigr. 

Alcool . .  50  — 

lîau  distillée .  450  — 

Biiodurc  de  mercure  ....  0,10  ce. 

lodttre  de  potassium.  Q.  S.  i)our  dis- 

A  chaque  tétée  on  lave  le  mame¬ 
lon  à  l’eau  bouillie  pour  enlever 
toute  trace  de  la  solution  précédente. 

(I,EPAGB.) 

Teinture  dé  bénjoin. 

Eau  de  roses .  40  grammes. 

Glycérine .  ao  — 

Borate  de  soude .  8  — 

Teinture  benjoin .  la  — 

Imbiber  de  cette  teinture  im  linge 
fin  et  laisser  à  demeure  sur  le  mame¬ 
lon. 

(Marpan.) 

GALACTOGÈNES 

Qaléga. 

I “Teinture de galéga  ..  300  grammes. 

Sirop  de  sucre .  80  — 

Teintiure  de  fenouil  .  30  — 

P.  S.  a.  un  élixir.  Un  verre  à  li¬ 
queur  après  un  repas,  deux  à  trois 
fois  par  jour. 


3“  Extrait  aqueux  sec  de  galéga.  o8»,ao 

Poudre  de  guimauve .  o«oi 

Sirop  de  guimauve .  Q.  S. 

P.  s.  a.  rme  pilule;  n“  50.  On  eu 
prescrira  de  5  à  1$  par  jour. 

3“  Extrait  de  galéga. .  50  grammes. 

Sirop  simple .  i  000  — 

P.  s.  a.  un  sirop  composé.  En  pren¬ 
dre  quatre  à  cinq  cuillerées  à  soupe 
par  jour. 

(Carron  de  ea  Carrière.) 

4“  Extrait  de  galéga 10  grammes. 

Eactophosphate  de 

Teinture  de  fenouil  .  10  — 

Sirop  de  sucre .  400  — 

P.  s.  a.  un  sirop  composé.  En  don¬ 
ner  de  quatre  à  huit  cuillerées  à 
soupe  par  jour. 

Ortie. 

Extrait  d’ortie .  aoo  grammes. 

Sirop  simple .  i  000  — 

P.  s.  a.  un  sirop  composé  de 
quatre  à  cinq  cuillerées  à  soupe  par 

INSOMNIE 

DES  NEURASTHÉNIQUES 

Prendre  le  soir  une  des  pilides 
suivantes  : 


Sulfate  de  quinine! .  i  gramme. 

Acide  arsénieux  .  o'^So 

Extrait  de  clianvre  indien.  0^,50 
Extrait  de  poudre  de  racine 

de  valériane .  Q-S. 

Pour  30  pilules. 

.  (Bing.) 

CATARRHE  INTESTINAL 

Carbonate  de  bismuth  .  5  grammes. 

Huile  de  ricin .  30  — 

îlixturc  gommeuse  ...  70  — 

P.  6.  a.  Eu  prendre  3  cuillerées  à 
café  par  jour  avant  le  repas. 

(Koeiscii.) 

LARYNGITE  RUBÉOLIQUE 

Antipyrine .  o^as 

Bromure  de  potas- 

Sirop  de  pavot .  10  grammes. 

Mixture  gommeuse  ...  60  — 

P.  s.  a.  une  potion  à  donner  par 
cuillerées  à  café  toutes  les  deux 
heures. 

(Bing.) 

CONTRE  L’OBÉSITÉ 

Vinaigre  scilliüque .  aoo  grammes. 

lodm-e  de  potassium. .  10  — 

P.  S.  a.  Pour  frictions  sur  la  paroi 
abdominale. 

{Jotirn.  de  médecine  de  Paris, } 


NOUVELLES 


Association  générale  des  médecins  de  France. 

Assemblées  générales 

Les  Assemblées  générales  de  l’Association  générale 
des  médecins  de  Prance  viennent  d’avoir  lieu,  l^a 
première  —  le  matin  —  était  une  assemblée  extraordi¬ 
naire  exclusivement  consacrée  à  la  révision  des  statuts. 
L’assemblée  a  décidé  qu’il  y  avait  lieu  de  supprimer  dans 
les  statuts  tous  les  articles  relatifs  à  la  Société  centrale, 
cette  Société  devant  être  considérée  comme  une  Société 
locale  ordinaire.  Toutes  les  modifications  statutaires 
proposées  par  le  Conseil  général  en  vue  de  la  création 
et  de  l’agrégation  d’une  seconde  Société  à  Paris,  sous  le 
nom  de  «  Société  métropolitaine  »,  n’ont  donc  pas  eu  à 
être  discutées,  plusieurs  sociétés  étant  susceptibles 
d’exister  désormais  dans  le  département  de  la  Seine, 
comme  dans  les  autres,  sous  réserve  de  leur  agrégation 
à  r.A.  G.  par  le  Conseil  général. 

Le  vüéu  de  la  Société  de  Seine-et-Oise  demandant  la 
suppression,  dansles  statuts,-deralinéa  suivant  :  «  I<e  but 
de  l’Association  générale  est...  de  maintenir  par  son 
influence  moralisatrice  l’exercice  de  l’art  dans  les  voies 
utiles  au  bien  public  et  conformes  à  la  dignité  de  la  pro¬ 
fession  »,  a  été  repoussé.  Cet  alinéa  continuera  donc  à 
figurer  dans  les  nouveaux  statuts. 

L’Assemblée  annuelle  de  l’après-midi  a  entendu  la 
lecture  d’une  lettre  collective  des  membres  démission¬ 
naires  du  Bureau  —  tout  le  bureau,  moins  M.  Lande  et  le 
trésorier — et  du  Conseil. 

Ont  été  nommés  ; 

Vice-présidents  :  MM.  BeUencpntre,  Gairal  et  Gassot. 

Secrétaire  général  :  M.  Levassort. 

Secrétaires  des  séances  :  MM.  Hiard  et  Watelet. 

Archiviste  ;  M.  Dépassé. 

Membres  du  Conseil  général:  MM.  Bail,  Bilhaut, 


Boudin,  Bouland,  Butte,  Clauzel-Vialard,  Dignat,  Piquet, 
Vimont,  de  Paris  ;  Barbanneau  (Vendée)  ;  Bauzon 
(Saône-et-Loire)  ;  Dcngler  (J  ura)  ;  Saquet  (Loire-Infé¬ 
rieure). 

Soit  1 7  membres  nouveaux. 

L’Assemblée  a  voté  14  pensions  (9  à  800  fr.  et  $  à 
i.ooo  fr)  et  2  suppléments  de  pension  de  200  francs. 

D’importantes  questions  ont  été  discutées.  Le  projet 
de  création  par  l’A.  G.  d’une  caisse  spéciale  d’assurance- 
déeès  a  été  renvoyé  à  l’étude  des  Sociétés  locales. 

L'Assemblée  a  approuvé  le  principe  d’un  projet  de 
Société  de  secours  mutuels  pour  les  femmes  de  médecins, 
société  qui  —  indépendaute  de  l'A.  G.  —  pourra  béné¬ 
ficier  des  avantages  créés  par  la  loi  de  1898.  Il  a  été  décidé 
qu’on  ne  devait  créer  pour  le  moment  qu’une  Société 
unique  en  Prance. 

La  question  des  retraites  de  droit  et  de  la  convention 
de  l’A.  G.  avec  la  Mutualité  familiale  du  corps  médical 
français  a  fait  l’objet  d’une  importante  discussion.  Les 
Sociétés  locales  qui  le  désireront  verseront  annuellement 
à  la  caisse  des  fonds  généraux  une  somme  de  o  fr.  80  par 
sociétaire.  Ces  fonds  serviront  à  aider  les  confrères  qui 
verseraient  à  la  Mutualité  familiale  des  cotisations  en  vue 
d’une  pension  ne  dépassant  pas  360  francs.  Le  Conseil 
général,  de  son  côté,  va  étudier  si  l’A.  G.  ne  doit  pas 
subventionner  d’autres  oeuvres  analogues. 

Les  honoraires  des  expertises  médico-légales,  les 
médecins  de  colonisation,  les  fiches  sanitaires  scolaires 
ont  été  également  l’objet  d’intéressants  rapports. 

Le  nouveau  Conseil  s’est  réuni  le  lendemain  et  a  décidé 
qu’ime  élection  présidentielle  aurait  lieu  le  dimanche 
18  juin  dans  les  93  Sociétés  locales,  pour  élire  un  prési¬ 
dent  en  remplacement  de  M.  L.  Lereboullet,  démission- 


-  XXII 


BROUARDEL,  CHANTEMESSE,  et  MOSNY 

TRAITÉ  D’HYGIÈNE 

Egouts  et  Vidanges  -  Ordures  ménagères  -  Cimetières 
Par  les  D'»  CALMETTE,  IMBBAUX,  POTTEVIN 
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J.  AURICOSTE 

Constructeur  de  Chronomètres 


10,  Rue  La  Boétie,  10  ^  PARIS 


CHRONOGRAPHE 


Spécialités  Pharmaceutiques 

Par  le  D'  H.  GARDETTE 

Préface  du  D’  MANQUAT 
igii,  I  vol.  in-i8  de  400  pag.,  cart.  3  fr. 


LIbrairit  J.-B,  BAILkIÈRE  &  FILS,  19,  rue  Hautjfeuille,  PARIS 

TECHNIQUE  THÉRAPEUTIQUE 

CHIRURGICALE 

Technique  opëpatoire,  Appareils  et  Bandages 


PAUCHET  I  DUCROQUET 


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Pulvérisateur 
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PRÉVENTIF  EFFICACE 
4/^^  fi»  a  CONTRE  fi»  a 
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Fabricant  VAAST,  22,  me  de  TOdéon,  PARIS 


-  XXIII  - 


NOUVELLES  {Suite) 


Service  de  la  vaccination  à  Paris.  • —  Par  arrêté  du 
Préfet  de  la  Seine,  sur  la  proposition  du  Directeur  des 
Affaires  municipales,  les  médecins  titulaires  du  service 
de  l’Assistance  publique  dont  les  noms  suivent  sont  dési¬ 
gnés  pour  remplir  les  fonctions  de  médecin  vaccinateur, 
savoir  : 

i"  Arrondissement.  —  MM.  Richard  (Emest),  Man- 
heimer-Gommès,  Vincent,  Wildenstein. 

2^  Arrondissement.  —  MM.  Pascalis,  Eamouroux,  Sébil- 
latte. 

30  Arrondissement.  —  MM.  Ring,  Dupuy,  Giraud, 
Viaineiu,  Wateau. 

4®  Arrondissement.  —  MM.  Bloch  (Gabriel),  Carpen¬ 
tier,  Fourier,  Garnier,  Gerson,  Malbec,  Picard  (Georges), 
Vigouroux,  Virey,  Rabant. 

5»  Arrondissement.  —  MM.  Rollin,  Planés,  Mallet 
(Henri- Paul),  Kortz,  Renault,  Pelisse,  Joly,  Demay. 

6®  Arrondissement.  —  MM.  Guillier,  Ganja,  Chau¬ 
mont,  Bâtisse,  Netter,  Lévy,  Dobligeois. 

7®^  rrondissement.  — MM.  d’Aurelles  de  Paladines,  Villy, 
Cliampion,  Chirié,  M”»®  Dautremer,  MM.  Mercereau, 
Tolédano,  Demaldent,  Blondin,  Cayrol. 

8®  Arrondissement.  —  MM.  Papillon,  Peltier,  Billon. 

g®  Arrondissement.  —  MM.  Frasey,  Daskine,  Poupon, 
Goizet,  Main,  Isidor. 

ter-  Arrondissement. — MM.  Barbulée,  Fi.ssiaux,  Rotillon, 
Hennoeque,  Mathieu  (Achille),  Ungauer,  Fiole,  Bloch 
(Isidore),  Mathieu  (Félix),  Merklen  (Prosper),  Archam¬ 
bault,  Narboni,  Thébault  (Victor),  Eafond. 

1 1®  A  rrondissement.  — MM.  Droubaix,  Redit,  Dubrueil, 
Montignac,  Bourdier,  Netter  (Georges),  Calmeau,  Giaco- 
metti,  Bidel. 

12®  Arrondissement.  —  MM.  Yvon,  Janot,  Schraeder, 
Zibelin,  Gourichon  (H.),  Gourichon  (E.),  Abramoff,  Dau¬ 
phin,  Friedel,  Quentin,  Carel. 

1 3®  A  rrondissement.  —  MM.  Eaurent,  Gresset,  Bichon, 
Floraiiq^Dambies,  Huard,  Mallet  (Jean),  Morin,  Biard, 
Froment,  Bochory,  Dreyfus,  Oguse,  Poisson. 

14^  Arrondissement.  —  MM.  Meurisse,  Besson,  Eafount, 
Geny,  Chevet,  Besson  (Y.  B.),  Descouleurs,  Mallet, 
Forestier,  Dezille. 

15®  Arrondissement.  —  MM.  Dufour,  Fachatte,  Chas- 
tenet,  Foumioux,  de  Pradel,  Acheray,  Puech,  Ricapet, 
Eecacheur,  Regimbeau,  Presle,  Beauvy,  Bertrandon, 
Guillemin. 

16®  Arrondissement.  —  MM.  Audard,  Bertrand,  Du- 
fournier,  Sainturet,  Teisseire. 

17®  Arrondissement.  — MM.  Estrabaut,  Héron  de  Ville- 
fosse,  Bourdin,  Housquains,  Demay  (François),  Eaffitte, 
Mme  Peltier;  MM.  Aubert,  Hurtaud,  Pottier,  Weill  (Eéon). 

18»  Arrondissement. — MM.  Comil,  Delarue,  Barrault, 
Journiac,  Saintu,  Cange,  Bois,  Bouniot,  Hamnide,  Thil, 
Gougelet,  Tournier,  Serré,  Amoux,  Darin,  Haury, 
Henriot. 

19e  Arrondissement. —  MM.  Braunberger,  Bricet,  Cal- 
ton,  Delmond-Bebet,  Eabady,  Laurent  (Emile),  Lazard, 
Eebas,  Pascaud,  Picard  (Louis),  Sangline,  Thibault 
(Robert),  Theulet-Luzié. 

20®  Arrondissement.  — MM.  Laloy,  Monjoin,  Daily,  Le 
Mière,  Sainmont,  Vildermann,  Cart,  Carlet,  Jay,  Bal¬ 
louhey,  Faucillon,  Bail,  Oppgnheim,  Beauvillard,  Robert, 
Lavie. 

Concours  de  la  Société  d’hygiène  de  l’enfance.  —  La 

Société  d’hygiène  de  l’enfance  met  au  concours  la  ques¬ 
tion  suivante  pour  jgii  :  Les  cantines  scolaires.  Leur 
utilité.  Que  doivent-elles  être? 

I.es  manuscrits  seront  reçus  jusqu’au  3 1  décembre  1 9 1 1 . 


Pa.ssé  cette  date,  aucun  mémoire  ne  sera  admis. 

Ils  devront  être  inédits  et  écrits  en  français,  allemand, 
anglais,  italien  ou  espagnol. 

Ils  tie  seront  pas  signés,  mais  porteront  en  tête  une  devise 
ou  épigraphe  reproduite  sur  enveloppe  cachetée,  conte¬ 
nant  le  nom  et  l’adresse  de  l’auteur.  Tout  auteur  qui  se 
fera  connaître  sera  exclu  du  concours. 

Les  mémoires  ne  sont  pas  rendus  ;  ’mâme  non  primés, 
ils  deviennent  la  propriété  de  la  Société  et  ne  peuvent  être 
publiés  par  leurs  auteurs.  I.a  Société  se  réserve  de  tirer  des 
meilleurs  travaux  la  matière  d’une  brochure  de  propa¬ 
gande  et  d’enseignement. 

Les  prix  seront  décernés  en  1912,  dans  la  séance  pu¬ 
blique  annuelle.  Ils  consistent  en  médailles  d’or,  de  ver¬ 
meil,  d’argent,  de  bronze  et  en  mentions  honorables. 

Adresser  les  mémoires  avant  le  31  décembre  1911,  au 
Président  de  la  Société  d'hygiène  de  l’enfance,  10,  rue 
Saint- Antoine,  Paris,  4’. 

Population  de  l’Université  de  Vienne.  —  Pendant  le 
semestre  d’hiver  1910-191 1,  l’Université  de  Vienne  a  été 
fréquentée  par  9  922  auditeurs. 

La  Faculté  de  Médecine  a  compté  2  206  auditeurs  ordi¬ 
naires  (dont  96  Dames),  77  auditeurs  extraordinaires 
(dont  2  Dames)  et  302  s  fréquentants  ». 

Voyage  d’études  en  Scandinavie.  —  Le  huitième 
voyage  de  perfectionnement  scientifique  et  médical 
organisé  par  l’enseignement  médico-mutuel  interna¬ 
tional  aura  lieu  du  12  au  30  août  en  Scandinavie  (Dane¬ 
mark,  No>vège,  Suède).  Il  coïncidera  avec  la  première 
session  annuelle  de  l’Association. 

Iv’itinéraire  adopté  est  le  suiv'ant  :  Hambourg,  Altona, 
Kiel,  Korsor,  Copenhague,  Skodsborg,  Klampendorg, 
Copenhague,  Elseneur,  Gottborg,  les  chutes  de  Frolcet- 
tan.  Christiania,  Myrdal,  Flaam,  le  Sognefjord,  Gudwan- 
gen,  Stalheim,  Voss,  Bergen,  le  Hardangerfjord,  Odde, 
Eide,  Christiania,  Holmenkollen,  Friksta,  Hoping, 
Stockholm,!  Upsala,  le  lac  Mœlar,  Katriuehohn,  Mjolby, 
Luiid,  Trelleborg,  Sassnitz,  Stralsund,  Berlin. 

Pour  faciliter  le  voyage,  le  départ  se  fera  en  groupe  de 
Paris  par  voitures  rapides  directes  ;  et  le  retour  de  Berlin 
pourra  s’effectuer  à  volonté  avec  des  billets  individuels  à 
durée  facultative  jusqu’au  1 5  septembre. 

On  sera  à  Berlin  au  moment  des  grands  Congrès  Inter¬ 
nationaux  d’Oto-rhino-laryngologie  et  des  «  Gouttes  de 
Lait  ».  Ce  sera  également  l’époque  où  l’Exposition  Inter¬ 
nationale  d’Hygiène  de  Dresde  battra  son  plein. 

Société  belge  d’hydrologie.  —  Cette  société  récemment 
ondée  compte  déjà  150  membres  et  le  bureau  a  été  der¬ 
nièrement  constitué  : 

Président  :  D®  Mœller,  de  Bruxelles  ;  vice-présidents  ; 
D®  Zerwagne,  député,  et  Délayé,  pharmacien  des  hospices 
de  Liège  ;  secrétaire  :  D®  Malcens,  médecin  de  la  Maison 
du  Roi  ;  trésorier  :  D®  Wybauw,  de  Spa. 

Un  annuaire  renseignant  sur  les  stations,  plages,  et  villé¬ 
giatures  belges  va  bientôt  paraître. 

Vacance  d’une  place  d’auditeur  au  Conseil  supérieur 
d’hygiène  publique  de  France.  —  Une  place  d’auditeur 
au  Conseil  supérieur  d’hygiène  publique  de  France  est 
déclarée  vacante  et  il  y  a  lieu  de  pourvoir  à  la  nomina¬ 
tion  d’un  auditeur. 

D’après  le  règlement  intérieur  du  conseil  supérieur 
appelé  ù  établir  une  liste  double  de  p)réseutation  de 
candidats,  la  pjrésentatiou  pour  la  place  déclarée  vacante 
sera  faite  en  faveur  d’un  docteur  en  médecine. 

Coiiformémcut  à  l’article  5  du  décret  du  18  dé¬ 
cembre  1902,  les  candidats  sont  invités  à  produire  leur 
demande,  accompagnée  de  leurs  titres,  avant  le 
15  mai  1911,  au  ministère  de  l'intérieur  (direction  de 
l’assistance  et  de  l’hygiène  pmblique,  4®  bureau). 


—  XXIV  — 


LIVRES  REÇUS  AU  BUREAU  DE  PARIS  MÉDICAL 


Diagnostic  et  traitement  spéci¬ 
fique  de  la  Tuberculose,  par 
les  D''*  BaNDEUER  et  RoEPKE. 
Édition  française  parle  D‘'  Béopoed 
DE  Reynier.  1911,  i  vol.gr.  in- 8  de 
272  pages  avec  figures  et  planches. 
6  fr.  (  J. -B.  Bailliùrcct  fils,  éditeurs 
à  Paris). 

Attivazione  del  veneno  di  cobra 
permezzo  dei  sieri  dei  tuber- 
COlosie.  1911.Gr.  in-8,  30  pages. 


(Extrait  du  journal  II  Policlinico, 
à  Rome). 


Le  Choléra  asiatique  dans  l' hô¬ 
pital  national  grec  de  Yédi- 
Coulé  pendant  la  dernière 
épidémie  (Octobre  i9iO-Jan- 
vier  1911),  par  le  D'  Eveepidiîs. 
1911.  in-8,  16  pages.  (Imprimerie 
A.  Chrislidis,  à  Constantinople). 

Manuel  de  culture  physique, 
par  le  D'  C.-C.  PAGÈS,  1911.  Un 
vol.  in-i8  jésus,  cartonné,  avec 
86  figures  dans  le  texte.  3  fr.  50. 
(Vigat  frères,  éditeurs  à  Paris). 


Formulaire.  Consultations  mé¬ 
dicales  et  chirurgicales,  par 
les  P"  Lemoine,  Gérard,  Dou- 
MER,  VanvERTS,  de  la  Faculté  de 
Médecine  de  Lille,  5' édition,  revue, 
corrigée  et  augmentée.  —  1911, 
un  volume  in-i8  raisin  de  1020  p.^ 
reliure  peau  souple,  7  fr.  (Vigot 
frères,  éditeurs  à  Paris). 


L’INTERMEDIAIRE  MEDICAL 

Docteur  CLOITRE  et  PATIN.  —  Téléphone  830-43  —  7,  Placô  St-Michel,  Paris. 

Cession  de  Clie^:.les  Médicales,  Cabinets  Dentaires,  Maisons  de  Santé,  eio.  —  Remplaoemeats  gratuite. 


HOTELS  ’  RECOMMANDÉS  DES  STATIONS  THERMALES  FRANÇAISES 

Aix-les-Bains.  La  Roche-Posay  (Vienne). 


Qrand  Hôtel  d’Aix.  —  i"  ordre.  Guibert  freres  et  Gaudin, 
propriétaires. 

Hôtel  Astoiia  et  de  l’Arc  Romain.  —  182  chambres, 
43  bains.  —  Création  du  dernier  moderne.  —  En  face  les 
Thennes  et  le  l’arc.  —  Télégrammes  :  Astoria. 

Begina  Hôtel  Becnascon.  —  250  chambres  avec  eau 
chaude  et  froide,  50  salles  de  bains.  —  Situation  élevée, 
tranquille,  et  à  proximité  de  l’établissement  thermal,  des 
casinos,  etc.  —  Jardins  ombragés.  —  Vues  magnifiques. 
—  J.  M.  Bernascon,  propriétaire. 

Splendide-Hôtel-Excelsior.  —  La  plus  belle  situation.  Der¬ 
nier  confort.  Grands  jardins.  Tennis.  Garage. 


Grand  Hôtel  Saoaron.  —  Allées  d’Etigny,  les  plus  beaux 
ombrages  de  Ludion.  —  Restaurant  dans  le  pare.  Garage. 


Cauterets. 

Continental  Hôtel.  —  Situation  exceptionnelle.  Jardin, 
Lumière  électrique.  250  chambres.  Restaurant  Louis  XV. 

Évian. 

Royal  Hôtel.  —  Luxe  et  confort  le  plus  raffiné.  Parc  de 
8  hectares.  Altitude  470  m.  Vue  sur  les  Alpes  et  le  lac 
Léman.  Cuisine  de  régime  sur  demande. 

Splendid  Hôtel.  —  Confort  familial.  Entièrement  remis  à 
neuf  en  1908.  Jardin.  Vue  splendide.  Pension  à  partir 
de  12  francs. 


Etablissement  thermal.  —  1““'  ordre.  Ouvert  du  i®’’  Juin 
au  1“''  Octobre.  Hydrothérapie.  Cure  de  boisson  et  cure 
d’air  recommandées. 

Plombières. 

Hôtel  Métropole.  —  Entre  le  Parc  et  les  Thennes.  Salles  de 
bains  à  tous  les  étages.  Ascenseur.  Tables  de  régime.  Vastes 
jardins.  Garage. 

Fougues. 

Splendid-Hôtel.  —  Confort  moderne.  Prix  modérés.  Le 
seul  situé  dans  le  parc  de  l’établissement. 

Thonon-les-Bains. 

Hôtel  du  Parc.  — A  côté  de  l’établissement  thermal.  — 
icr  ordre.  —  200  chambres.  —  Vue  splendide.  —  Vaste 
parc.  —  Hydrothérapie  complète  dans  l’hôtel.  —  Tables 
de  régime. 

Grand  Hôtel  des  Bains. —  i®'  ordre.  Électricité.  Salie  de 
bains.  Garage  avec  boxes.  Téléphone. 

Vichy. 

Nouvel  Hôtel.  —  i®'  ordre.  Sur  le  parc.  En  face  de  l’établis¬ 
sement.  250  chambres.  Appartements  avec  salle  de  bains. 
Lavabos  à  eau  diaude  et  froide.  Tables  de  régime.  Orchestre. 


LA  PRATIQUE  DES  MALADIES  DES  ENFANTS 

DIAONOSTIC  ET  THÉRAPEUTIQUE 

Maladies  du  Cœur  et  des  Vaisseaux,  du  Nez,  du  Larynx, 
des  Bronches,  des  Poumons,  des  Plèvres  et  du  Médiastin 

PAR  LES  DOCTEURS 

MOUSSOUS  I  H.  BARBIER  1  GUINON  |  HALLÉ 

Profesaeur  à  la  Faculté  |  Médecin  |  Médecin  I  Médecin 

de  médecine  de  Uordeaux.  |  de  rilôpilal  Ilérold.  1  de  l'ilàpital  Trouaietu.  |  des  Hôpitaux  de  Paris. 

ZUBER  ARMAND  DELILLB  |  AUDEOUD  BOURDILLON 

Anciens  chefs  de  clinique  infantile  |  Privat-Docents 

h  la  Faculté  de  médecine  de  Paris.  |  i  la  Faculté  de  médecine  de  Genève. 

1911.  ün  volume  grand  ia-8  de  702  pages  avec  103  figures.  Broché,  16fr.  —  Cartonné,  17  fr.  50 


-XXV  — 


Hôpitaux  de  Paris.  —  Médecins 
DES  HOPITAUX.  —  Séance  du  3  mai. 
MM.  Rivet,  18;  Fiessinger,  15; 
Iiouste,  18  1/2. 

Séance  du  s  mai.  MM.  Trémolières, 
19  ;  Moutier,  14. 

Séance  du  8  mai  ;  JiM.  Nattan- 
Larricr,  18  ;  Paisseau,  17  ;  Sezary,  16. 

Chirurgiens  des  hôpitaux.  — 
Séance  du  3  mai:  MM.  Marcille,  19  ; 
Grégoire,  19  ;  Cauchoix,  14. 

Séance  du  5  mai  :  MM.  Mercadé, 
16;  Martin,  15  ;  Hallopeau,  12. 

Séanee  du  8  mai  :  MM.  Geriiez,  1 8  ; 
Sauvé,  15  ;  Mathieu,  14. 

Ophtaemoeociste  des  hôpi¬ 
taux.  —  Séance  du  5  mai.  MM.  Cou- 
tela,  19;  Magitot,  19  ;  Cerise,  19. 

Séance  du  8  mai.  MM.  Joseph,  18; 
Cantonnet,  19. 

Accoucheur  des  hôpitaux.  — 
Le  jury  est  provisoirement  composé 
de  MM.  Lucas-Championnière,  Pi¬ 
nard,  qui  acceptent  ;  Potocki,  Bouffe 
de  Saint  Biaise,  Chanipetier-de- 
Ribes,  l’ierre  Marie  et  Marion,  qui 
n’ont  pas  encore  fait  connaître  leur 
acceptation. 

Hôpitaux  de  Province.  - —  PIopi- 
TAI,  Saint-Joseph  de  Lyon.  — 
Concours  d’internat.  —  Le  jeudi  29 
juin  191 1  aura  lieu,  à  l’hôpital  Saint- 
J  oseph  de  Lyon,  rue  Parmentier,  7, 
devant  le  Conseil  d’administration, 
assisté  d’un  jury  médical,  un  con¬ 
cours  public  pour  la  nomination  de 
trois  élèves  internes  nécessaires  au 
service  de  l’hôpital.  Ils  seront  nom¬ 
més  pour  deux  ans. 

Les  candidats  devront  se  faire 
inscrire  au  secrétariat  de  l’hôpital 
jusqu’au  27  juin  inclus. 

Concours  d’externat.  —  Un  con¬ 
cours  pour  la  nomination  d’élèves 
externes  nécessaires  au  service  de 
l’hôpital,  et  dont  le  nombre  pourra 
varier  de  cinq  à  sept,  aura  lieu  le  lun¬ 
di  10  juillet  1911,  Les  inscriptions 
seront  reçues,  7,  rue  Parmentier, 
jusqu’au  8  juillet  inclus. 

Hôpitaux  de  Lyon.  —  Concours 
d’externat.  —  Le  lundi  26  juin  191 1, 
il  sera  ouvert  un  concours  [pour  la 
nomination  d’externes  des  hôpitaux 
appelés  à  faire  le  service  de  médecine 
et  de  chirurgie  dans  les  établisse¬ 
ments  de  l’Administration.’ 

Le  nombre  des  externes  à  nommer 
sera  fixé  à  la  fin  du  concours. 

Ce  concours  aura  lieu  à  l’Hôtel- 
Dieu  ;  il  comprendra  trois  épreuves. 
Première  épreuve  :  question  d’ana¬ 
tomie  topographique  et  descriptive 
et  de  physiologie  à  traiter  par  écrit  ; 
«leuxiènic  épreuve:  description  des 
symptômes  d’une  maladie  de  chi¬ 
rurgie  et  de  médecine  à  eximser  de 
vive  voix;  troisième  éiireuve  ;  épreuve 
orale  et  épreuve  pratique  de  petite 
chirurgie. 

Les  candidats  devront  se  faire 
inscrire  à  l’administration  centrale 
des  hospices.  Le  registre  d’inscrip- 


LA  VIE  MEDICALE 

tion  sera  clos  le  samedi  10  juin  191 1 
à  1 1  heures  du  matin. 

Ministère  de  l’Intérieur.  • —  Un 
concours  pour  dix  places  de  rédac¬ 
teur  au  ministère  de  l’Intérieur  aura 
lieu  le  20  juillet. 

Les  docteurs  en  médecine  sont 
admis  à  concourir. 

Le  Journal  officiel  du  4  mai  1911 
publie,  pages  3525  et  3520,  les  condi¬ 
tions  de  ce  concours. 

Concours  du  prosectorat.  —  Ques¬ 
tions  posées  à  l’épreuve  écrite. 

Anatomie  :  Arrière- cavité  des 

épiploons. 

Histologie  :  Glandes  de  l’estomac. 

Physiologie  :  Innervation  motrice 
et  secrétoire  de  l’estomac. 

Pathologie  :  Diagnostic  et  trai¬ 
tement  du  cancer  du  pylore. 

Concours  de  l’adjuvat.  —  Questions 
données  à  l’épreuve  écrite  : 

1“  Artères  de  la  jambe  depuis 
l’interligne  articulaire  jusqu’aux 
malléoles. 

2“  Asphyxie. 

Lecture  des  copies.  —  MJl.  I.uzoir, 

26;  Wolfrom,  24;  Brocq,  21  ;  Lorin, 

20;  Mutel,  20;  Vireuque,  19  ;  Monod, 

19;  Séjournet,  18  ;  Métivet,  17. 

Concours  pour  les  prix  des  Internes 
en  pharmacie.  —  Le  concours  an¬ 
nuel  pour  les  prix  à  décerner  à 
MM.  les  élèves  internes  en  phar¬ 
macie  des  hôpitaux  et  hospices  .sera 
ouvert  le  mardi  6  juin  1911,  à  midi, 
dans  la  salle  des  concours  de  l’admi¬ 
nistration,  rue  desSaints-Pères,n‘>49. 

MM.  les  interaes  en  pharmacie 
sont  prévenus  qu’en  exécution  des 
dispositions  du  règlement  général 
.sur  le  service  de  santé,  tous  les 
internes  en  pharmacie  des  hôpitaux 
et  ho.spices  sont  tenus  de  prendre 
part  i\  ce’concours,  sous  peine  d’être 
considérés  comme  démissiounairc.s, 
et,  comme  tels,  d’être  privés  du 
droit  de  continuer  leur  service  dans 
les  hôpitaux. 

Ils  devront,  en  conséquence,  .se 
faire  inscrire  à  l’administration  cen¬ 
trale  (service  du  personnel),  de 
onze  heures  à  trois  heures,  du  lundi 
8  mai  au  samedi  20  du  même  mois. 

Écoles  de  médecine.  —  Reims.  — - 
Par  arrêté  ministériel  eu  date  du 
2  mai  191 1,  les  professeurs,  les  char¬ 
gés  de  cours  et  suppléants  de  l’école 
préparatoire  de  médecine  et  de  phar¬ 
macie  de  Reims,  pourvus  du  grade 
de  docteur  ou  de  pharmacien  de  pre¬ 
mière  classe,  sont  convoqués  le  jeudi 
i8  mai  1911,  à  l’effet  d’élire  un  délé¬ 
gué  au  conseil  académique  de  Paris, 
en  remplacement  de  M.  Chevy, 
admis  à  faire  valoir  ses  droits  à  une 
pension  de  retraite. 

Angers.  —  M.  le  Df  Allanic, 
supiiléant  des  chaires  de  physique 
et  de  chimie  est  nommé  professeur 
de  chimie  et  toxicologie,  en  rempla¬ 
cement  de  M.  A.  Tesson, 


M.  le  D’'  René  Tesson,  suppléant 
des  chaires  de  pathologie  et  de  cli¬ 
nique  chirurgicales  et  de  clinique 
obstétricale,  est  prorogé  dans  les- 
dites  fonctions  jusqu’au  31  octo¬ 
bre  1912. 

Concours  d’inspecteur  général  ad¬ 
joint  des  services  administratifs.  — 
Un  concours  pour  l’admission  à 
l’emploi  d’inspecteur  général  adjoint 
des  services  administratifs,  docteur 
en  médecine  ou  technicien  d’une  com¬ 
pétence  spéciale  en  matière  d’hy¬ 
giène  publique,  ou  de  service  sani¬ 
taire  (exécution  de  l’article  6,  §  3 
du  décret  susvisé  du  20  décembre 
1907),  s’ouvrira  à  Paris,  au  minis¬ 
tère  de  l’intérieur,  le  26  mai  ign. 

Les  concurrents  devront  adres.ser 
leur  demande  de  participation  aux 
épreuves  du  concours  au  pré.sidcnt 
du  conseil,  ministre  de  l’intérieur, 
qui  leur  fera  connaître  si  elle  est 
agréée.  Cette  demande  devra  être 
accompagnée  de  toutes  les  pièces 
énumérées  dans  l’arrêté  ministériel 
susvisé  du  24  janvier  191 1,  inséré  au 
Journal  officiel  du  26  janvier. 

I.es  demandes  seront  inscrites 
au  ministère  de  l’intérieur,  secréta¬ 
riat  de  la  direction  du  contrôle  et  de 
la  comptabilité,  1 3,  rue  Cambacérès, 
avant  le  16  mai  inclus.  Le  nombre 
des  iilaces  mises  au  concours  est 
fixé  à  une. 

Le  Dr  Philibert  victime  d’un  acci¬ 
dent  d’automobile.  —  Le  D'  Phili¬ 
bert  se  trouvait  dans  un  auto-taxi 
place  de  la  Concorde.  Une  collision 
s’est  produite  entre  l’auto-taxi  et 
un  tramway.  Il  a  été  grièvement 
blessé  par  des  éclats  de  verre  et 
fortement  contusionné. 

Œuvre  des  sanatoriums  popu¬ 
laires  de  Paris.  —  L’assemblée  géné¬ 
rale  de  l’œuvre  des  sanatoriums 
populaires  de  Paris  (sanatorium  de 
Bligny)  se  réunira  sous  la  prési¬ 
dence  de  M.  le  prince  Auguste 
d’Arenberg  le  lundi  1 5  mai  ù  quatre 
heures,  salle  des  Agriculteurs  de 
P'rance,  H,  rue  d’Athènes. 

Médecin  frappé  par  un  détenu.  — 
Le  D'  Chevallier,  maire  de  Segré, 
ayant  été  commis  par  le  parquet 
I)our  examiner  l’état  mental  de 
Louis  Guérin,  âgé  de  dix-neuf  ans, 
incarcéré  pour  vagabondage,  se  pré¬ 
parait  ù  soigner  le  détenu,  quand 
celui-ci  se  jeta  sur  lui  et  le  frappa 
d’un  violent  coup  de  poing. 

Mariages.  —  ^I.  le  IF  Giraud  et 
Mlle  Jlarie  Cosson.  —  M.  le  méde¬ 
cin-major  Bordet  et  Mlle  Pitrat.  — 
M.  le  capitaine  Emile  Voinier  et  Mlle 
Elisabeth  Rémy,  fille  du  Dr  Reniy, 
profes.seur  agrégé  à  la  Faculté  du 
Nancy.  —  M.  le  £)'  Marcel  Fourgons 
et  Mlle  Isabelle  Faure. 

Nécrologie.  —  Df  Paul  Bitot  (de 
Bordeaux).  —  IF  Cat  (de  Saint- 
Marcel). 


—  XXVI  — 


SOMMAIRE  du  N“  22 


Doptkr . —  La  fièvre  de  trois  jours  ou  la  fièvre  à  pappatacis .  .  49q 

Lesieur  et  P.  Privey.  —  De  l'albumoptysie .  5o4 

PARisEr .  .  —  Direction  de  la  cure  hydrothérapique  des  cardiaques .  5io 

ActuALiTÉs  MÉBicALES.  —  Lcs  dérivés  salicyliques  inodores  pour  l’usage  externe.  —  Péritonite  partielle  par  sta¬ 
gnation  fécale.  —  Sur  l’état  mental  consécutif  à  la  compression  des  lobes  frontaux  du  cerveau.  —  Les  épithé- 

liomas  kystiques  de  la  glande  mammaire.  —  Les  frottements  sous-scapulaires .  Siq 

Sociétés  savantes....  —  Académie  des  sciences.  —  Académie  de  médecine.  —  Société  de  neurologie .  Siy 

La  Vie  .médicale  a  l’Ltranoer,  par  le  D'  Henry .  SiS 

Libres  propos  :  Le  danger  des  compétences,  par  le  D'  Linossier .  III 

Chronique  médico-littéraire  :  Cinq  semaines  en  Egypte,  par  le  Dr  André  Ca.stex .  V  à  XI 

Art  et  médecine  :  L’Hôtel-Dieu  de  Beaune .  XIII 

La  médecine  humoristique,  par  Daumier  (Collection  Hartmann' . .  XVII 

Diététique  :  Régime  des  enfants  arthritiques .  XIX 

Formules  thérapeutiques  ;  .Stomatites .  XIX 

Chronique  des  livres  :  Les  arythmies,  par  le  D^  Vaquez.  —  Revue  des  médicaments  nouveaux,  par 

le  Dr  Crinon .  .  XXI 

Intérêts  professionnels .  XXI 

Nouvelles . ; .  XXIII 

La  vie  médicale .  XXV 

Cours.  —  Congrès.  —  Thèses  de  la  Faculté  de  Paris .  XXVII 


SOMMAIRE  du  N“  23 


VetVII 


L1N0.SSIER . —Les  maladies  de  la  nutrition  en  igii  (Revue  générale)  .  5iq 

R.  Lépine . —  Une  cause  possible  d’hyperglycémie  dans  le  diabète .  SaS 

Giliiert  et  P.  Lereboullet.  —  La  glycosurie  diabétique,  son  rythme  journalier .  53o 

Gilbert  et  Baudouin . —  La  glycémie  diabétique,  ses  variations  sous  Imlluence  de  1  épreuve  du  sucre. . . .  535 

Marcel  Labbé . —  La  ration  d’entretien  chez  les  obèses .  538 

Hanriot  et  Partcrie.t . —  La  climatothérapie  en  Algérie . .  542 

Linossier . —  La  radioactivité  des  eaux  minérales .  546 

Actualités  médicales . —  Le  traitement  de  la  goutte  et  du  rhumatisme  par  le  radium.  —  Variole  blanche.  549 

Sociétés  savantes . —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Société  de  biologie.  —  Academie  de  medecine. 

Académie  des  sciences  —  Société  de  chirurgie.  —  Société  de  pédiatrie .  55o 

Libres  propos  :  Les  maisons  ouvrière.s,  par  le  D'  J.  Camus .  III 

Chronique  médico-pédagogique  :  Les  punitions  chez  les  enfants,  par  le  D'  O  I'ollowell . 

Chronique  des  Livres  :  Les  maladies  de  l’estomac,  par  le  Dr  Vires.  —  Précis  d’auscultation  et  de  percussion 
du  poumon  et  du  cœur,  par  les  Dr»  Vires  et  Pages. — Jahreskurse  fur  airtzliche  Fortbildung,  n”  d'avril. - 

Formulaire  des  spécialités  pharmaceutiques,  par  le  Dr  Gardette . . . 

La  médecine  au  Palais . 

Les  eaux  minérales  dans  la  littérature  :  Boileau  à  Bourbon-l’Archambault . 

Revue  rétrospective  des  eaux  minérales  par  l'image . 

Nécrologie  :  L’aide-major  Mariette . . 

Les  grands  médecins  :  Le  professeur  Cii.  Bouchard . . .  .  XVII 

Silhouettes  médicales  :  Le  médecin  d’eaux,  parle  D»’  Pierre  Maurel .  XyiJ 

Curiosités . XIX 

La  médecine  humoristique .  XXIII 

Formules  thérapeutiques  :  Traitement  de  la  diathèse  goutteuse.  —  Traitement  du  prurit  des  diabétiques...  XXV 

Diététique  :  Régime  des  diabétiques.  —  Régime  des  obèses.  —  Régime  des  goutteux .  XXV  et  XXVII 

Indications  thérapeutiques  des  stations  thermales  françaises .  XXIX  et  XXXI 

Nouvelles .  XXXjlI 

La  vie  médicale . XXXV 

Cours.  —  l'hèses  de  la  l'acuité  de  Paris .  .  XXXVII 

Thérapeutique  pratique  :  Le  Mont-Dore  et  les  voies  respiratoires —  .  .  XXXIX 

Thérapeutique  pratique  :  La  cure  de  diurèse  à  Evian .  XL 


XIII  e 


L’ARTHRITISME 

SES  PRINCIPALES  MANIFESTATIONS 
- -  SON  TRAITEMENT - 


le  MAUBAN 


ANCIEN  INTERNE  DE 
vol.  in- 16,  96  pages,  c 


HOPITAUX  DE  PARIS 


Clinique  médicale  de  l’Hôtel-Dleu. 

—  Professeur  Gn^BERT.  —  Samedi 
13  mai  à  10  h.  1/2.  Leçon  clinique 
sur  un  cas  d'ictère  chronique  spUno- 
mfgalique. — Les  mercredis  à  i  o  h.  i  ,'2, 
présentation  de  malades.  Rédaction  et 
correction  d'ordonnances. 

13  mal,  à  9  lieures  du  soir.  — 
Institut  océanographique,  io?, 
rue  Saint-Jacques  (Société  scien- 
Tieique  d’hygiénk  alimentaire). 

—  M.  le  D'  Haniiot,  professeur 
agrégé  à  ia  Faculté  de  médecine  ; 
Que  devons-nous  boire  ? 

13  Mal,  à  10  heures.  —  Hôpital 
Saint-Antoine. — M.  le  Ui  Albert  Ma¬ 
thieu  :  Dilatation  aigue  de  l’e.stomac. 

13  mai,  à  10  heures  et  demie.  — 
Hôpital  Trousseau.  —  M.  le 
D"'  Savariaud.  Conférence  clinique  de 
chirurgie  infantile  et  orthopédie, 
Tous  Tes  samedis. 

/4  mai,  à  10  heures.  —  Hôpital 
Saint-Louis.  —  Professeur  Oauchec  : 
Hérédo-syphilis  tertiaire.  Localisa¬ 
tions  cutanées  de  l’hérédo-syphilis. 
Tous  les  dimanches  matins. 

/4  mai,  à  10  heures.  —  Clinique 
BaudelocquE.  —  M.  le  Di  Couvelaire, 
professeur  agrégé,  Conférence  de 
thérapeutique  et  de  clinique  obsté¬ 
tricales. 

/5  mal,  à  10  heures  et  demie.  — 
Asile  Sainte-Anne.  —  M.  le 
Dr  Laignel-Lavastine,  professeur 
agrégé  :  Les  réactions  antisociales 
dans  l’enfance  et  l’adolescence. 

n  mai,  à  10  heures.  —  Hôpital 
Saint-Louis.  —  Professeur  Gaucher. 
Leçon  clinique  et  présentation  de 
malades. 

19  mai,  à  10  heures.  —  Hôpital 
Saint- Louis.  —  D'Gouserot,  profes¬ 
seur  agrégé.  Blastomycoses  améri¬ 
caines;  oïdiomycoses.  —  Diagnostic 
des  exascoses  et  leur  traitement. 

19  mal,  à  I  heure  i  /2,  —  Faculté 


COURS 

DE  MÉDEONE.  —  D'  Bréchot,  prosec¬ 
teur.  Cours  d’opérations  gynécolo¬ 
giques.  —  Tous  les  jours. 

30  mai,  à  9  heures  du  soir.  — 
Institut  océanographique,  195, 
rue  vSaint- J acques  (Société  scip:n- 
tieique  d'hygiène  aliment.ure). 

—  M.  Martel,  vétérinaire  inspec- 
de  la  Seine  :  Les  viandes,  ce  qu'elles 
doivent  être. 

20  mai,  à  10  heures.  —  Hôpital 
.Saint-Antoine.  —  M.  le  IF  J.  Ch. 
Roux  :  Douleurs  gastriques  d’ori¬ 
gine  nerveuse. 

3  Juin.  —  Hôpital  Trousseau.  — 
M.  le  D''  Triboulet  commencera  le 
3  juin  une  série  de  6  leçons  pra¬ 
tiques  sur  l’examen  clinique  des 
fonctions  digestives  et  les  conti¬ 
nuera  les  samedis  suivants. 

S’inscrire  avant  le  25  mai,  en 
raison  du  nombre  limité  des  places. 

Ecole  d’enseignement  médical.  — 
Cours  pratiques.  —  Deux  séries 
par  an  :  série  d’hiver,  novembre  et 
décembre  ;  série  d’été,  mai  et  juin. 

—  La  série  d’été  commencera  le 
15  mai  1911. 

M.  le  D'  Arnould  :  Chirurgie  pra¬ 
tique  et  traumatique  (douze  leçons). 

M.  le  D' Le  Fur;  Maladies  des  voies 
urinaires  (douze  leçons). 

M.  le  Dr  Leuret  :  Gynécologie  (dix 
leçons). 

M.  le  Dr  Pierra  :  Pratique  obsté¬ 
tricale  (douze  leçons). 

M.  le  Dr  Mayet  :  Chirurgie  infan¬ 
tile  et  orthopédie  (douze  leçons). 

M.  le  Dr  d’Ayrenx  :  Pratique 
ophtalmologique  (dix  leçons). 

MM.  les  Dr»  Cauzard  et  Faseuille  : 
Oto-rhino-laryngologie  (douze  le¬ 
çons). 

M.  le  Dr  Réal  :  Chirurgie  dentaire 
et  .soins  de  la  bouche  (six  leçons). 

M.  le  Dr  P.  de  Grandmaison  de 
Bruno  ;  Clinique  thérapeutique  pra¬ 


tique.  Hygiène  alimentaire  (douze 
leçons). 

M.  le  Dr  Meslay  :  Pathologie  in¬ 
fantile  (sept  leçons). 

M.  le  Dr  Roger  ;  Puériculture. 

M.  le  Dr  Lenglet  :  Maladies  de  la 
peau  (huit  leçons). 

M.  le  Dr  André  Thomas  :  Mala¬ 
dies  du  système  nerveux  (huit  le¬ 
çons). 

M.  le  Dr  Fleig  :  Radiologie,  Ra¬ 
diothérapie  (cinq  leçons). 

M.  le  Dr  Laquerrière  :  Electrothé¬ 
rapie  (huit  leçons). 

M.  le  Dr  Dubois  de  Saujon  ;  Hy¬ 
drothérapie  et  physiothérapie  (trois 
leçons). 

M.  le  Dr  Debonuesset  :  Massage 
(six  leçons). 

M.  le  Dr  Lorrain  :  Méthodes  géné¬ 
rales  de  laboratoire  (douze  leçons). 

M.  le  Dr  Philippe  Rondeau  :  Acci¬ 
dents  du  travail. 

M.  Briot  :  Cours  de  physiologie 
générale. 

Tous  ces  cours  se  font  avec  dé¬ 
monstrations  pratiques,  présenta¬ 
tions  de  malades  et  d’instruments. 

Un  programme  détaillé  de  cha¬ 
que  cours  se  trouve  au  siège  de  l’as¬ 
sociation,  18,  rue  du  Luxembourg. 

L’enseignement  pratique  a  lieu 
dans  divers  hôpitaux  et  cliniques. 

Droits  d’inscription:  25  francs 
pour  un  cours,  35  francs  pour  deux 
cours,  50  francs  pour  l’ensemble  des 

Un  droit  de  10  francs  sera  perçu 
en  plus  pour  les  manoeuvres  obsté¬ 
tricales,  pour  les  travaux  pratiques 
de  radiologie  ou  ceux  de  laboratoire. 

Pour  tous  renseignements,  s’adres¬ 
ser  au  secrétariat  de  l’École  d’en¬ 
seignement  médical,  18,  rue  du 
Luxembourg,  tous  les  jours,  le 
dimanche  excepté,  de  deux  heures 
à  six  heures. 


AVIS 

BUREAU  DE  RENSEIGNEMENTS  GRATUITS  POUR  LES  MÉDECINS  ÉTRANGERS 


Il  est  créé  au  bureau  du  journal  Paris  Médical,  19, 
rue  Hautefeuille,  Paris,  un  service  de  renseignements 
gratuits  pour  les  médecins  étrangers  qui  désirent  avoir 
des  renseignements  sur  les  divers  cours  ou  leçons  faits  à 
la  Faculté  de  médecine  et  dans  les  hôpitaux  de  Paris. 

Un  médecin  parlant  anglais,  allemand,  espagnol  et  italien 
est  placé  à  la  tête  de  ce  service  et  se  trouvera  deux  fois 
par  semaine,  les  lundis  et  vendredis  de  4  à  5  heures,  à 


THÈSES  DE  LA  FACULTÉ 

Mercredi  17  mai,  à  une  heure.  —  M.  GlÉNArd.  Sur  les 
propriétés  physico-chimiques  des  eaux  de  Vichy.  Pouvoir 
catalytique.  (MJI.  Gautier,  président  ;  Pouchet,  Richaud 
et  Gougerot.)  —  M.  Garcin.  Etude  critique  des  applica¬ 
tions  de  l’arsénobenzol.  «  606  »  (Pharmacologie,  techni¬ 
ques,  indications  et  contre-indications).  (MM.  Pouchet, 
président  ;  Gautier,  Richaud  et  Gougerot.)  —  M.  FrÈZE. 
Traitement  des  tuberculoses  urinaires  par  la  tuberculine. 
(MM.  Reclus,  président  ;  Segond,  Delbet  et  Pierre  Duval.) 
—  M.  Jardin.  Contribution  à  l’étude  du  traitement  de 
la  sclérose  de  l’oreille  moyenne.  (MM.  Segond,  président  ; 
Reclus,  Delbet  et  Pierre  Duval.)  —  M.  J  acq.  Etude  d’un 
cas  de  symphyse  médiastiiio-péricardite  traitée  chirurgi¬ 
calement.  (MM.  Delbet,  président  ;  Reclus,  Segond  et 
Pierre  Duval.)  —  M.  Laisnëy.  Contribution  à  l’étude 
de  la  pathogénie  et  du  traitement  chirurgical  des  craque¬ 
ments  sous-scapulaires.  (MM.  Delbet,  président  ;  Reclus, 
Segond  et  Pierre  Duval.) 

Jeudi  18  mai,  à  une  heure.  —  M.  Katz*  Recherches  sur 


la  disposition  de  tout  médecin  étranger  pour  donner 
des  renseignements. 

Les  mois  prochains  de  novembre  et  décembre  1911, 
seront  organisés  des  cours  payants  sur  les  diverses  bran¬ 
ches  de  la  médecine,  cours  qui  seront  faits  par  les  assis¬ 
tants  des  professeurs  de  la  Faculté  et  des  médecins  des 
hôpitaux  de  Paris. 

PARIS  MÉDICAL 


DE  MÉDECINE  DE  PARIS 

les  modifications  de  la  trompe  de  Fallope  au  cours  de 
divers  états  physiologiques.  (MM.  Pozzi,  président  ;  de 
Lapersonne,  Bar  et  Terrien.)  —  M.  ChaiNEAUX.  Etude 
sur  la  double  hémianopsie  corticale.  (MM.  de  Lapersonne, 
président  ;  Pozzi,  Bar  et  'ferrien.)  —  M.  LERAT.  La  ré¬ 
troversion  de  l’utérus  gravide  et  son  traitement,  eu  par¬ 
ticulier  par  la  laparotomie  complétée  par  la  ligmento- 
pexie.  (MM.  Bar,  président  ;  Pozzi,  de  Lapensoune  et 
Terrien.)  —  M.  Lunck.  Contribution  à  l’étude  de  l’opo¬ 
thérapie  mammaire  dans  les  hémorragies  et  dans  le 
fibrome  de  l’utérus.  (MM.  Gilbert,  président  ;  Albert 
Robin,  Richaud  et  Nicloux.)  —  M.  Desvernine.  L’eau 
de  Hammam-Sclama.  (MM.  Albert  Robin,  président  ; 
Gilbert,  Richaud  et  Nicloux.)  —  M.  HERVÉ.  L’article  29 
de  la  loi  du  30  juin  1838.  (MM.  Gilbert  Ballet,  président  ; 
Chauffard,  Claude  et  Balthazard.)  ■ — M.  Delabrou-SSE. 
La  cure  libre  de  la  tuberculose  pulmonaire  :  principes, 
indications,  technique,  résultats.  (MM.  Chauffard,  pré¬ 
sident  ;  Gilbert  Ballet,  Claude  et  Balthazard.) 


—  686  — 


—  XXVIII  — 


THÉRAPEUTIQUE  PRATIQUE 


MÉDICATION  PHOSPHO-CRÉOSOTÉE 

Les  résultats  constants  obtenus  par  <t  l’Émulsion 
Marchais  phosplio-créosotée  »  dans  les  tuberculoses, 
les  bronchites,  les  catarrhes,  les  grippes,  font  dire 
au  Dr  Ferrand,  dans  son  Traité  de  «lécicciwe  :  «  L’Éniul- 
siou  Marchais  est  la  meilleure  préparatiou  créosotée  ; 
elle  diminue  la  toux,  l'expectoration,  la  fièvre  et 
active  la  nutrition  » . 

On  l’administre  à  la  dose  de  3  à  6  cuillerées  à  café 
dans  le  lait,  bouillon,  tisane. 

COMMENT  ON  FAIT  UNE  LIMONADE  PURGATIVE 

Inutile  de  dire  combien  il  e.st  parfois  difficile  d’arriver  à 
faire  accepter  des  enfants  un  purgatif.  Voici  une  recette 
de  limonade  purgative  d’un  goût  très  agréable  et  d’un 
prix  très  modeste  (30  centimes)  si  on  la  prépare  soi-même. 
On  achète  du  sirop  de  citron.  On  en  mélange  un  verre  à 
bordeaux  avec  un  quart  de  litre  d’eau.  On  ajoute  30  à 
40  grammes  de  citrate  de  soude  qui  se  dissolvent. 


VALEUR  DES  SUCS  DE  VIANDE 

Il  est  aujourd’hui  prouvé  que  c’est  à'  l’état  naissant, 
c’est-à-dire  au  moment  de  son  extraction  à  froid  que  le 
suc  de  la  viande  crue  possède  sou 

Le  Dr  J.  de  Rey  Pailhade, 
correspondant  national  de  la 
Société  de  thérapeutique  de 
Paris,  a  démontré  que  l’albu¬ 
mine  vivante  du  muscle  (phi- 
lothion)  est  détruite  par  l’oxy¬ 
gène  libre  et  se  décompose  à  la 
longue. 

C’est  ce  qui  explique,  d’après 
lui,  l’absence  de  cet  élément  " 
vivant  dans  les  sucs  de  viande 
conservés. 

Le  dispositif  breveté  de  la  Presse  A.  Petit,  figuré 
ci-dessus,  permet  d’extraire  extemporanément  à  froid, 
sans  effort  et  sans  perte,  un  suc  rosé  limpide  qui 
représente  presque  du  muscle  vivant. 


ÉCHOS  DES  STATIONS  THERMALES 


LA  SAISON  A  VICHY 

Le  temps  merveilleux  du  mois  d’avril  a  fait  arriver  un 
très  grand  nombre  de  malades  qui  ont  devancé  l’ouver¬ 
ture  de  la  saison,  qui  s’annonce  comme  devant  être  parti¬ 
culièrement  brillante. 

Vichy  est  non  seulement  la  première  de  nos  stations 
françaises,  mais  on  peut  dire  qu’elle  est  aujourd’hui  sans 
rivale  en  I-lurope. 

La  reconstruetion  totale  de  ses  établls.sements  et  les 
perfectionnements  apportés  aux  traitements  accessoires 
lui  assignent  une  place  prépondérante  ;  aucune  station 
n’est  mieux  outillée  pour  l’application  des  régimes  et  des 
re.s.sources  thérapeutiques  nouvelles  qu’offrent  l’élec¬ 
trothérapie,  le  massage,  l’entéroclyse  ;  toutes  les 
données  de  la  physiologie  expérimentale  sont  utilisées 
pour  la  cure  de  certaines  affections  du  système  nerveux. 


telles  que  le  tabès,  la  paralysie  agitante,  etc.,  .sous  la 
direction  de  médecins  expérimentés. 

Quant  à  la  cure  thermale  et  minérale  proprement  dite, 
elle  s’applique  à  toutes  les  affections  de  la  nutrition  : 

La  dyspepsie,  la  dilatation  de  l’estomac  et  même 
l’ulcère  simple  ; 

Le  diabète,  la  cirrhose,  la  congestion  chronique  du 
foie,  l’hépatite  des  pays  chauds  et  toutes  les  variétés  de 
la  lithiase  biliaire  ; 

La  cystite,  la  lithiase  urinaire  et  même  l’albuminurie 
chronique,  lorsque  l’urémie  n’est  pas  menaçante  ; 

La  goutte,  le  rhumatisme  chronique  et  toutes  les  mani¬ 
festations  de  l’arthritisme  ; 

L’obésité  est  combattue  avec  succès  par  la  cure  ther¬ 
male  complétée  par  l’application  des  agents  physiques  ; 

Énfin  l’entérite  muco-membraneuse  et  toutes  les  affec¬ 
tions  intestinales  sont  justiciables  de  Vichy. 


CONNAISSANCES  PRATIQUES 

POUR  EMPÊCHER  LE  DÉPÔT  DE  PLUIE  ET  DE  BUÉE  SUR  LES  GLACES  DES  AUTOS 


Voici  une  bonne  recette  de  M.  A.  Leroy,  parue  dans  la 
Vie  automobile  et  reproduite  dans  la  Pratique  automobile. 

La  présente  recette  atténue  les  dépôts  de  buées  ou  de 
gouttelettes  d’eau  qui  viennent  se  condenser  ou  se  dépo¬ 
ser  sur  les  vitres  des  véhicules  automobiles  et  particulière¬ 
ment  sur  le  vitrage  des  brise-vent,  par  les  temps  humides 
ou  pluvieux.  Elle  permet  de  maintenir  les  vitres  dans  un 
état  de  transparence  satisfaisante  pour  la  vision. 

La  recette  consiste  à  diluer  la  substance  grasse  dans  un 
liquide  (en  ternie  technique  dans  un  «  véhicule  »)  fonc¬ 
tionnant  comme  dissolvant  facilement  volatilisablc, 
de  telle  sorte  que  la  couche  graisseuse  soit  appliquée  en 
très  minimes  proportions  sur  la  surface  vitreuse  et  en 
proportions  suffisantes  pour  produire  l’action  attribuée, 
sans  un  excès  nuisible  de  matière  grasse. 

D’après  ce  principe,  on  procède  de  la  manière  suivante  : 

Ajouter  dans  de  l’essence  à  moteur,  ou  mieux  encore 
dans  du  benzol,  environ  dix  pour  cent  d’huile  de  graissage 
aussi  consistante  que  possible  et  agiter  ;  la  dissolution 
se  fait  instantanément  à  froid. 

Le  produit  composite  ainsi  préparé  est  placé  dans  un 
récipient  quelconque  ;  pour  le  vaporiser  sur  les  surfaces 
à  enduire,  on  procède  comme  suit  :  on  se  procure  un  de  ces 
très  simples  systèmes  vaporisateurs,  constitués  par  deux 
tubes  de  section  ad  hoc,  ajustés  à  angle  droit,  du  type 
servant  aux  artistes  pour  fixer  les  dessins  au  fusain  ou  à 
l’estompe,  par  pulvérisation  d’un  vernis  alcoolique  (gom¬ 
me-laque).  Un  tel  vaportsatcur,  facilement  repliable  sur 
lui-tnênic,  fonctionne,  on  le  sait,  très  aisément  en  immer¬ 
geant  la  petite  branche  verticale  dans  le  liquide  à  vapo¬ 


riser,  et  en  soufflant  fortement  avec  la  bouche  à  travers 
le  tube  horizontal.  On  opérera  de  cette  façon  la  projection 
vaporisante  du  liquide  essence  et  matière  gras.se,  sur  les 
surfaces  vitreuses  à  enduire,  celles-ci  étant  préalablement 
asséchées  par  un  essuyage  à  sec. 

L’essence  volatilisablc,  par  son  évaporation  immédiate, 
abandonnera  sur  le  verre  une  très  minime  couche  de  ma¬ 
tière  gra.sse  qui,  elle,  non  volatilisablc,  agira  comme 
surface  graisseuse  pour  s’opposer  au  dé-pôt  des  buées  et 
des  gouttelettes  d'eau. 

Cette  recette,  en  plus  de  sa  facilité  d’application,  pré¬ 
sente  l’avantage  de  réaliser  l’enduit  en  proportions  utiles 
et  strictes,  sans  exposer  à  un  excès  ou  à  une  üisuffisance, 
écueils  fréquents  quand  on  étend  les  antibuées  par  frot¬ 
tement  sur  les  surfaces. 

La  solution  grasse,  au  lieu  d’être  constituée  à  base 
d’huile  consistante,  peut  être  préparée  avec  de  la  vaseline, 
de  la  paraffine,  ou  encore  de  la  cire  d’abeille,  de  la  cire 
du  Japon;  dans  ce  dernier  cas,  il  sera  utile  de  préférer  le 
benzol  comme  dissolvant,  et  au  besoin  de  l’additionner 
d’essence  de  térébenthine. 

En  terminant,  voici  une  recommandation  importante  : 
il  va  de  soi  que  la  vaporisation  du  produit,  aussi  bien 
à  base  d’essence  qu’à  base  de  benzol,  devra  être  pra¬ 
tiquée  loin  de  toute  flamme  ou  de  tout  feu.  Donc,  on 
opérera  dehors  et  en  plein  jour  ou  on  n’emploiera  comme 
source  d’éclairage  que  la  lumière  électrique  à  incandes¬ 
cence.  L’oubli  de  cette  précaution  indispensable  entraî¬ 
nerait  aux  plus  gros  risques  d’incendie  et  de  brû¬ 
lures. 


SOMMAIRE 


CHET  ET  P.  Maugis.  —  La  hanche  à  ressort  (Revue 

ET  Devai .  —  Recipe . 

:  ET  Perrin .  —  Formule  leucocytaire  f>énér 

ROL .  —  La  détersion  électrolytique 

s  SAVANTES — . —  Société  médicale  des  hôpita 

—  Académie  des  sciences. 
propos  :  Impres.sions  de  Berlin,  par  le  D''  Mouchet 
que  :  L’exposition  de  Dresde,  par  le  Dr  P.  Cornet. 
igie  :  Le  D'  Pierre  (ilazeaux,  par  le  D'  Cocvelaire 


Plaquettes  médicales  :  Médaille  du  Professeur  Lépine . 

La  médecine  humoristique  :  La  salle  de  garde  de  la  Chante _ 

Diététique  :  Diététique  comparée  et  pratique,  par  le  Dr  Dirko  e 
Formules  thérapeutiques  :  Préparations  de  marron  d’Inde. _ 


Asthme,  Emphysème 
Maladies  du  cœur 
Angine  de  Poitrine 
Affections  rénales 
Hydropisies 


EUPNINE  VERNADE 

à  riODURE  de  CAFÉINE 
LE  PLUS  SUR  DES  DIURÉTIQUES  CONNUS 
Pas  d'IntoléranoB  ni  d'Aoeldents  d'Iodlsme  \ 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 

PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  i®rde  chaque  mois. 
Pnxdel’ahonncmQnt  {i<^^  Décembre  au  3o  Novembre):  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs. 
Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuilie,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 
Le  premier  nume'ro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Les  autres  numéros  ont  Sa  pages.  Le  troisième  numéro  du  mois  contient  une  Revue  générale. 
ORDRE  DE  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX 

Janvier. ...  —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber-  |  Juillet . —  Maladies  du  cœur,  du  sang,  des  vaisseaux. 


Janvier. ...  —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  t 
culose. 

Février....  —  Physiothérapie;  —  physiodiagnostic. 


-  Dermatologie  ;  —  syphilis  ;—  maladies  véné¬ 

riennes. 

-  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladies 

des  reins  et  des  voies  urinaires. 

-  Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miné¬ 

rales,  climatothérapie  ;  —  diététique. 

-  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du  foie. 


Maladies  du  cœur,  du  sang,  des  vaisseaux. 

Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in¬ 
fectieuses. 

Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 
larynx  ;  —  des  yeux  ;  des  dents. 

Maladies  nerveuses  et  mentales;  —  méde¬ 
cine  légale. 

Thérapeutique. 

Médecine  et  Chirurgie  infantiles  ;  —  Pué- 


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PRIMES  DE  PARIS  MEDICAL 


Voir  le  détail  des  primes 
au  verso  page  II. 


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SO  à  100  gouttes  par  jour  pendant  10  à  15  jours. 
AMPOULES  A  (0,10  d’Heotine  par  ampoule) 
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Injecter  une  ampoule  par  jour  pendant  10  à  15  jours 


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AMPOULES  A  (Par  ampoule.  Heotine 0,10;  Hg 0,005).)  Une  ampoule  par  jou 
\  pendant  10  à  15  joun 

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Le  Succès  de  no.s  Primes  est  tel,  que  nous  avons  décidé  de  les  continuer. 

Les  abonnés  d'une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  5  fois 
le  prix  de  l'abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l’ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

I.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  à  oes  cinq  primes)  ; 

1“  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
Blacque,  Instruments  de  chirurgie,  25,  rue  Cujas,  à  Paris. 

2"  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emii.e 
Dupont  fils,  G.  Mathieu  fils  et  C'«,  Mobilier  medical,  chirurgical  pour  malades  et  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  9,  rue  Cujas,  à  Paris. 

3“  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  100  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne,  Lavabos,  Salle  de  bains  », 

29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4»  Bons  de  remboursement  de  six  fr.  sur  un  achat  de  vingt-cinq  fr.  ou  de  douze  fr.  sur  un  achat 
de  5o  fr.  de  livres  édités  par  la  librairie  J.-B.  BAiLufeuE  et  fils,  ig,  rue  Hautefeuille,  Paris. 

5"  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Muguet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
CouDRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  ii  faut 
joindre  au  prix  de  i’abonnement  ia  somme  de  2  fr.  5o,  pitis  5o  centimes  pour  te  port). 

II.  Primes  offertes  en  outre  aux  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  à  une  seule  de  oes  treize  primes)  : 

1“  Règles  plates  en  glace  de  Saint-Qobain  verre  rouge  à  base  de  sels  d'or  (valeur  6  francs) 
offertes  par  l’Uraseptine  Rogier  et  un  Agenda  médical  ollert  par  le  Lactéol  du  D' Boucart 
(ces  deux  primes  ensemble). 

2“  Portefeuilles  offerts  par  le  LaitLepelletier  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  Lécuyer),àCarentan. 

3"  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Cii.  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  Paris. 

4»  Trousses  de  poche  pour  l’analyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosukink,  16,  rue  Charlemagne, 
à  Paris. 

5“  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison  David,  69,  avenue  des  Ternes, 

0“  Appareils  Talisman,  pour  injections  vaginales,  offerts  par  la  Société  du  Tai.is.man,  Place  des 
Barricades  à  Bruxelles  (valeur,  12  fr.  50).  (Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut  joindre  au 
prix  de  l’abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port.) 

7“  Un  colis-postal  de  15  rosiers  de  la  maison  Ge.men  et  Bourg,  de  Luxembourg.  {Joindre  i  fr.  5o 
pour  l’emballage  et  le  port  du  colis  dès  rosiers). 

8°  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  légumes  (25  variétés)  offertes  par  la  maison  L.  Clause,  à 
Brétigny-sur-Orge.  Joindre  1  fr.  pour  l’emballage  et  le  port. 

9°  Bons  de  remboursement  de  6  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Sachet,  papeterie  médicale, 

29,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

lo»  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d'ins¬ 
truments  de  chirurgie,  1 13,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris. 

n»  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Cooit  et  C*», 
Appareils  de  précision,  36,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

12°  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  l’achat  d’une  montre  médicale  (75  francs, 
ou  90  francs)  de  la  maison  Auricoste,  horloger,  10,  rue  La  Boétie,  à  Paris. 

13°  Une  caisse  de  30  bouteilles  d’Eau  de  Pougues  St-Léger,  offerte  par  laC'°de  Pouuues  St-LÉCER. 

Envoyer  avec  le  montant  de  l'abonnement  la  liste  des  primes  dans  l’ordre  de  préférence.  — 
Joindre  5o  centimes  pour  les  frais  d'expédition  de  chacune  des  primes.  —  Les  primes  seront 
expédiées  dans  un  délai  de  1 5  jours. 

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-  III  — 


LIBRES 

IMPRESSIONS  DE  BERLIN 

Depuis  quelque  temps,  dans  le  corps  médical,  la 
mode  est  aux  impressions  de  voyage  ;  je  livre  sans 
prétention  aux  lecteurs  de  ce  journal  les  impressions 
que  m’a  produites  le  court  voyage  que  je  viens  de 
faire  à  Berlin  à  l’occasion  du  Congrès  de  la  Société 
allemande  d’orthopédie. 

De  ce  Congrès  lui-même,  j’ai  peu  de  choses  à  dire  ; 
il  n’a  pas  apporté  à  l’édifice  orthopédique  de  pierre 
nouvelle,  et  les  quelques  pomts  hitéressants  qui  méri¬ 
teraient  un  certain  développement  trouveront  leur 
place  plus  tard  dans  le  numéro  mensuel  de  décembre. 


I,e  diripcablc  Sicmcns-Schuckcrt  passant  au-dessus 
de  la  place  de  l’Opéra  à  Berlin,  le  i8  avril. 
(Monument  de  Frédéric-le-(irandl. 


La  soirée  préparatoire  de  projections  lumineuses 
constituait  peut-être  le  «  clou  »  de  ce  Congrès  ;  et 
c’était  plaisir  de  contempler  —  entre  autres  choses 
—  la  série  de  tmes  cinématographiques  de  Bade 
(de  Hanovre)  représentant  des  manchots  extraor¬ 
dinairement  habiles  à  écrire  et  à  coudre  avec  leurs 
pieds.  Qu’il  nous  soit  pennis  à  ce  propos  de  regretter 
l’insuffisant  outillage  de  nos  laboratoires  médicaux 
français  où  les  travaux  photographiques  et  cmémato- 
graphiques  sont  si  rarement  et  si  parcimonieusement 
exécuté.s.  Nous  restons  sur  ce  point  vis-à-vis  de  nos 
collègues  d’outre-Rliin  dans  mi  état  d’mfériorité 
marquée. 

Berlm  est  mie  ville  propre,  extrêmement  propre, 
mais  smis  beauté,  sans  chsrme,  sans  fantaisie. 
L’empereur  pourra  continuer  à  y  faire  percer  de  larges 
avanies,  à  y  entasser  des  monuments  «  colossaux  » 
à  la  gloire  de  la  plus  grande  Allemagne  et  de  son 
«  inoubliable  grand-père  »,  jamais  Berlin  ne  viendra 
seulement  «  à  la  cheville  »  de  Paris. 

D’abord  Berlin  n’a  pas  de  passé  ;  Berlin  est  trop 
moderne,  et  puis  il  lui  manque  tous  les  beaux  et 
vieux  mommients  de  notre  Paris  ;  il  lui  manque  ces 
rives  admirables  de  la  Seme,  cette  pointe  de  la 
Gté  dont  quelques  Vandales  voulaient  changer  der¬ 
nièrement  l’haniionieuse  perspective,  il  lui  manque 
nos  Musées,  et...  tant  de  choses  encore... 


PROPOS 

I.a  .Sprée  est  trop  noire,  les  rues  sont  trop  tirées  au 
cordeau,  les  monuments  trop  massifs  et  trop  lourds. 
La  fameuse  avenue  si  vantée,  «  Unter  den  I.inden  •>, 
avec  .ses  arbres  rabougris,  m’a  causé  une  profonde 
déception  cju’a  seulement  mi  peu  corrigée  le  spectacle 
des  évolutions  du  volumineux  dirigeable  «  Siemens- 
Schuckert  •>.  La  colonne  de  la  Victoire  est  sans 
grâce  ;  les  mommients  de  marbre  élevés  à  la  gloire 
des  célébrités  allemandes  trop  nombreux  et  trop 
blancs  ;  l’allée  de  la  \hctoire  qu’ils  bordent  en 
devient  quelque  peu  ridicule. 

lùi  revanche,  on  ne  se  lasse  pas  d’admirer  la  pro¬ 
preté  immaculée  des  mes  :  pas  un  prospectus,  pas  le 
plus  petit  carré  de  papier  .sur  le  sol;  sur  la  chaussée, 
lias  de  crottin  de  cheval  ;  sur  le  trottoir  jias  de  ces 
fèces  de  chiens  contre  lesquels  s’indignait  récem¬ 
ment  M.  le  professeur  Blanchard  au  nom  de  l’hy¬ 
giène  ! 

Potsdam,  sans  valoir  notre  Versailles,  offre  quelque 
agrément  pour  celui  qui  vient  de  Berlin,  I,es  rives  de 
la  Havel  sont  gracieu-ses,  le  château  de  la  ville  est 
intéressant  ;  celui  de  Sans-Souci,  entouré  d'un  beau 
parc,  n’est  pas  dénué  de  channe  et  possède  quelques 
beaux  tableaux.  Point  n’est  besoin  pour  visiter 
ces  châteaux  de  chausser  ses  pieds  de  grandes  babou- 


Sans-Suuci. 


elles,  comme  on  le  fait  au  château  de  Guil¬ 
laume  II  à  Berlin.  Mais  quelle  profusion  exagérée  et 
affreuse  d’ornements,  quel  excès  d’or  sur  tous  les 
murs  et  les  plafonds  :  c’est  le  goût  qui  manque  le 
plus  ! 

Dans  un  autre  ordre  d’idées,  on  ne  peut  que  déplo¬ 
rer  à  Berlin  le  manque  de  mesure  et  de  tact  qui  a 
présidé  à  l’édification  des  monuments  consacrés  à 
la  victoire  de  1870  dont  l’msolence  bnitale  n’est 
même  pas  rachetée  par  la  beauté  du  style.  Jusque 
dans  les  plus  petits  détails,  un  orgueil  excessif  s’est 
donné  libre  c.arrière  à  nos  dépens. 

Peut-être  le  Kaiser  ferait-il  bien  de  méditer  —  pour 
l’appliquer  à  son  peuple  vainqueur  aussi  bien  qu’à  lui- 
même  —  cette  phrase  que  je  lisais  à  Potsdam  slir  le 
testament  du  grand  Frédéric  :  4  ...  mais,  pomr  être 
roi,  on  n’en  vaut  pas  mieux  pour  cela  que  les 
autres...  »  ‘  Albert  Moucuet. 


—  IV  — 


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BOUTEILLES  ET  DEMI-BOUTEILLES 


palais  principal 


ilxposilton 


principii 


I/iiiauguration  générale  de  l’exposition  internationale  talion,  raliinentatii 
d’hygiène  de  Dresde  vient  d’avoir  lieu  en  présence  du  roi  les  maladies  infertie 
de  Saxe.  M.  Edouard  Fuster,  commissaire  général  du  la  proteotioii  de  l’e 
gouvernement  français  à  l’exposition,  et  M.  Troncliet,  l’armée,  de  la  mari 
architecte  en  chef  de  la  section  française,  y  assistaient.  Des  sections  son 


uses  et  sociales,  les  soins  aux  malades, 
iifance,  l’hygiène  des  transports,  de 
ne  et  des  colonies, 
t  nombreuses.  Signalons  ValcocHsiitc, 
tviiillctii's,  la  hiilnèolof’ie,  ï'éclairugi-, 
la  shitistiqur  et  l’/iy- 
f’it'iie  t>ro/essio»i:clU's, 
la  désinjeetwn,  l'itU- 
wentatiou,  les  mala¬ 
dies  vciiérieaites,  les 
poisons  industriels, 
Vhahitation,  les  mala¬ 
dies  injeetieuses,  V  im¬ 
munité  et  l'immuni¬ 
sation,  le  vètenunt, 
les  soins  aux  maladi  s, 
la  mierobiologie  et  la 
parasitai  igie,  l'armée, 
la  marine,  la  phvsio- 


vieut  pour  la  circon¬ 
stance,  la  «  rue  des 
Nations  ». 

C’est  une  manifestation  .si  ientifîquc 
haut  intérêt,  une  démonstration  de  t 
lutte  contre  les  causes  de  la  déchéance 
allemand  est  colossal. 


et  sociale  du  plus 
DUS  les  moyens  de 
physiclue.  D’effort 


volution  de  l’hygiène 
îiar  les  découvertes 
de  l’asteur  et  de  ses 

màniiuer  de  se  faire 
russe.  représenter  à  cette 

exposition,  le  gou¬ 
vernement  français  a  donc  accepté  l'invitation  qui  lui 
était  officiellement  adressée. 

I,a  France  occupe  un  pavillon  de  i  joo  mètres  carrés,  cou 
sacré  à  .sa participation  BcientifK]ue.administrati\e  et  jihi- 


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XI  — 


NECROLOGIE 


PIERRE  CA2EAUX  (1876-1  91 1) 

I,e  Dr  Pierre  Cazeanx,  chef  de  laboratoire  de  la  Faculté  ments  à  la  Faculté,  chef  de  laboratoire  à  la  clinique  B 

de  médecine  de  Paris,  vient  de  mourir  à  l'âge  de  35  ans,  delocque  depuis  1907,  il  remplissait  ses  fonctions  avec  ■ 

des  suites  d’une  infection  contractée  au  cours  d’une  conscience  et  une  compétence  auxciuellcs  tous  se  plais 
autopsie.  à  rendre  hommage.  Il  était  toujours  là,  ne  marchand 

Né  à  Paris  en  1876,  il  appartenait  à  une  famille  dont  le  ni  son  temps  ni  sa  peine,  donnant  à  tous  le  meilleui 
nom  e.st  resté  cher  aux  accoucheurs  lui-même  avec  un  désintércssem 

français.  Son  grand-père,  Pierre 
Cazeaux,  mort  eu  1862,  agrégé  de 
la  Faculté  et  membre  de  l’Académie 
de  médecine,  était  l’auteur  du  traité 
d’accouchement  qui,  maintes  fois 
réédité,  fut  l’évangile  obstétrical  de 
bien  des  générations  d’étudiants  et  de 
médecins. 

De  petit-fils  portait  dignement  le 
•nom  illustré  par  le  grand-père.  Élève 
de  Deroux  à  l’hôpital  Saint- J oseph, 
de  Routier,  de  Chevalier,  de  Marion, 
de  Widal  et  de  Pinard  dans  les 
hôpitaux  de  l’Assistance  publique,  il 
•jj’était,  à  la  fin  de  ses  études  médi-  les  liens  d’une  affectueuse  amitié  c( 

cales,  consacré  à  la  pratique  des  accouchements.  me  sentais  joyeux  et  fier  d’être  l’ami  d’un  homme 

Par  deux  fois  il  fut  externe  à  la  clinique  Baudelocque.  possédait  au  plus  haut  point  les  qualités  les  plus  prècie 

Kt  depuis  1902,  il  ne  quitta  plus  la  maison  ofi  il  avait  du  vrai  médecin  :  la  loyauté,  l’honnêteté  scrupuleus 

■été  si  paternellement  accueilli  par  le  Professeur  Pinard.  dévouement  sans  bornes  aux  malades  et  à  la  science. 

Répétiteur  bénévole,  préparateur  du  Cours  d’accouche-  A.  CouvEL.tiRE. 


avaient  le  droit  de  trouver  excc.si 
Sa  thèse  inaugurale  (1903)  .sur  les  u) 
fications  de  l’utérus  au  cours  des  j 
sesses  ectopiques  avait  mis  en  i 
ses  qualités  scientifiques,  et,  s’il  a 
publié  sous  sou  nom,  il  a,  par  son  la 
incessant,  fourni  à  tous  les  collai: 
teurs  du  professeur  Pinard  les  éléni 
de  maints  travaux  sortis  du  labora 
dont  il  était  devenu  le  chef. 

Plus  que  personne  j’avais  conti 
vis-à-vis  de  Cazeaux  une  dette 
reconnaissance.  Nous  étions  liés 


HENRI  OMBREDANNE 


I<e  D'  Henri  (Imbredanne  vient  de  mourir  à  Marseille, 
à  l’âge  de  trente-huit  ans. 

Ses  obsèques  ont  eu  lieu  à  Oiséme  (lîure-et-Loir). 

C’est  avec  un  sentiment  de  profonde  tristesse  que  je 
tiens  à  rendre  un  dernier  hommage  à  cet  excellent  cama- 
lade  qui  fut  im  condisciple  du  lycée  Michelet  oià  il  fit 
toutes  ses  études.  J  e  le  retrouvai  à  la 
Faculté  de  médecine  où  nous  avons  eu 
maintes  occasions  de  nous  rencoutrer, 
dans  les  pavillons  de  dissection  et  dans 
les  hôpitaux. 

Henri  Ombredanne  commença  ses 
études  médicales  à  Paris  et  fut  reçu 
externe  des  hôpitaux  au  concours  de 
1894.  Il  a  été  l'élève  de  Polaillon,  de 
lilum,  de  Hanot,  de  Detulle.  Désirant 
suivre  la  filière  des  concours,  il  prépara 
l'internat,  mais  il  fut  victime  du  sur¬ 
menage  des  concours. 

Il  contracta  dans  son  service  une- 
broncho-pneumonie  qui  évolua  avec  une 
extrême  gravité  et  faillit  causer  sa  mort. 

Il  se  remit  grâce  aux  soins  dévoués  dont  il  fut 
entouré,  mais  dès  lors  sa  santé  resta  chancelante. 
Ses  maîtres,  Hanot,  Blum  lui  interdirent  le  séjour 
de  Paris  et  l’obligèrent  à  te,-,jniner  ses  études  à  Mont¬ 
pellier  où  il  passait  sa  thèse  en  1895  sur  l’infection 
typho-grippale. 

Son  maître  Detulle  l’engagea  à  se  faire  recevoir  méde- 
-ciii  de  la  Compagnie  générale  transatlantique,  pensant 


que  la  navigation  contribuerait  à  améliorer  sa  s 

Pendant  seize  ans  il  fut  médecin  de  cette  Compi 
et  ne  cessa  de  naviguer  dans  la  Méditerranée.  Il  y  a  u 
il  était  désigné  imur  servir  à  botd  du  Charles-Roi 
plus  beau  paquebot  méditerranéen  de  la  Compo 
C’est  à  ce  poste  qu’il  fut  de  nouveau  terrassé  par  la  1 
die  à  laquelle  il  succombe. 

Henri  Ombredanne  était  le  fil 
IF  E.  Ombredanne  qui  exerce  d 
longtemps  dans  un  quartier  de  Pa 
qui  a  su  y  conquérir  l’estime  de  1 
'il  était  le  frère  du  D'  Ivouis  Oi 
danne,  professeur  agrégé  à  la  Fa 
de  médecine  de  l’aris,  chirurgiei 
hôpitaux,  enfin  il  était  cousi: 
D'  Chevé,  chirurgien  de  l’hôpiti 
Tours. 

Sa  disparition  si  prématurée  ca 
donc  de  profonds  regrets  dans  to 
corps  médical  où  il  avait  de  si 
breuses  attaches  et  où  il  coin 
parmi  ses  camarades  d’études  i 

sincères  amitiés. 

Mais  hélas  tous  les  regrets  et  tous  les  témoignag 
sympathie  ne  pourront  adoucir  que  bien  faiblemc 
malheur  qui  frappe  le  Dr  E.  Ombredanne  et  le  D' 
Ombredanne  à  qui  nous  adressons  nos  bien  viv 
bien  douloureuses  condoléances. 

Le  nom  d’Henri  Ombredanne  doit  être  inscrit  s 
tableau  des  victimes  du  devoir. 


-  XII  - 


iQxanulesdeCatillonl 

A  0,001  EXTRAIT  TITRÉ  di  | 


C’est  areo  oes  granules  qu’ont  étd  faites  les  observations  discutées  à  l’Académie  en  1889;  elles 
prouvent queSâ  4  par  Jourdonnent  une  dlurèee  rapide,  relèvent  vite  lecœur  affaibli, dissipent 
ASYSTOLIE,  DYSPNÉE, OPPRESSION, ŒDÈMES, ifleoüoni  MITRALES,  CARDIOPATHIESdeiENFANTSet  VIEILLARDS, eto. 


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(Collection  de  Madame  Roty.) 


La  plaquette  offerte  en  1900  au  professeur  Raphaël 
Iiépine  par  ses  élèves  et  ses  amis  est  une  des  meilleures 
œuvres  de  Roty. 

A  travers  le  profil  du  maître  Lyonnais,  d’une  res¬ 
semblance  frappante,  par  un  tour  de  force  du  graveur 
on  a  l’impression  précise  du  regard  très  caractéristique 
du  modèle,  bien  que  celui-ci  ne  regarde  pas. 

Trois  inscriptions  :  l’une  nous  donne  la  date  de  l’entrée 
de  Lépine  dans  la  carrière  universitaire  par  le  concours 
d’agrégation  de  1875  ;  la  seconde  nous  apprend  sa  prin¬ 
cipale  fonction  :  professeur  de  clinique  médicale. 

C’est  en  1877,  au  moment  de  la  création  de  la  Faculté 
de  Lyon,  que,  abandonnant  la  Faculté  et  les  hôpitaux  de 
Paris  où  de  brillants  concours  lui  avaient  ouvert  une  car¬ 
rière  pleine  de  promesses,  Lépine  accepta  une  chaire  de 
clinique  dans  sa  ville  natale.  Il  devait  l’occuper,  sans 
interruption,  jusqu’au  jour  récent  où  la  limite  d’âge  l’en 
fit  descendre  en  pleine  activité.  Enfin  la  troisième  inscrip¬ 
tion  enregistre  la  distinction  qui  fut  le  légitime  couron¬ 
nement  d’une  vie  tout  entière  consacrée  à  la  science  :  le 
litre  de  correspondant  de  l’Institut. 

Au  revers,  l’allégorie  obligatoire.  Elle  a  ici  le  mérite 
d’être  très  représentative  de  l’orientation  scientifique  de 
I<épine.  Ce  n’est  ni  la  clinique  ni  la  salle  d’hôpital  que 
l’auteur  a  évoquée,  mais  un  coin  de  laboratoire,  avec 
■quelques  niatras,  et  un  chien  ligoté  sur  une  gouttière  de 
Claude  Bernard.  Et  c’est  au  laboratoire  en  effet  que  s’est 
écoulée  la  plus  grande,  et,  je  crois  pouvoir  dire,  la  plus 
heureuse  partie  de  la  vie  du  maître.  Que  d’heures  il  y  a 
passées,  à  méditer,  comme  la  femme  pensive  gravée  par 


Roty,  sur  la  signification  de  l’expérience  terminée,  ou  sur 
le  plan  de  l’expérience  à  faire.  Que  de  chiens  il  y  a  sacri¬ 
fiés,  tentant  d’arracher  à  leur  agonie  une  parcelle  de 
vérité.  Convaincu  que  le  chien  est,  de  tous  les  animaux 
d’expériences,  celui  dont  la  physiologie  se  rapproche  le 
plus  de  celle  de  l’homme,  Lépine  l’a  presque  exclusive¬ 
ment  utilisé  comme  sujet  d’études.  Aussi  quelle  héca¬ 
tombe,  et  ne  lui  conseillerais- je  pas  de  s’égarer  dans  une 
assemblée  de  la  société  protectrice  des  animaux.  Il  ris¬ 
querait  de  n’en  pas  sortir  vivant  ! 

Il  n’était,  on  le  reconnaîtra,  que  juste  d’évoquer  sur 
la  plaquette  ces  collaborateurs  aussi  modestes  qu’invo¬ 
lontaires  que  furent  pour  lui  les  victimes  de  la  fourrière, 
et  de  les  associer  à  l’apothéose  du  maître.  Ils  furent  à  la 
peine  ;  ils  devaient  être  à  l’honneur,  et  le  caniche,  qui 
attend  résigné  son  sort,  nous  rappelle  d’heureu.se  manière 
que  la  vivisection  fut  un  des  principaux  moyens  d’étnde 
de  Lépine,  comme  quelques  accessoires  de  chimie  évo¬ 
quent  sa  compétence  en  chimie  biologique. 

Toutefois  l’auteur  n’a  pas  oublié  que,  si  Lépine  fut  un 
expérimentateur,  la  clinique  ne  cessa  d’être  son  but,  et 
il  l’a  éloquemment  exprimé  en  laissant  apercevoir,  par 
une  baie  largement  ouverte,  la  belle  façade  de  l’Hôtel- 
lîieu  de  Lyon,  cet  Hôtel-Dieu,  où  pendant  plus  de  trente 
ans  s’exerça  une  activité  féconde,  (pie  la  retraite  même 
n’a  pas  interrompue  :  les  lecteurs  du  Paris  médical  ont 
pu  en  juger  par  l’article  si  suggestif  que  le  maître  Lyon¬ 
nais  a  consacré  dans  notre  numéro  spécial  aux  maladies 
de  la  nutrition  à  son  sujet  préféré,  le  diabète. 

G.  L. 


CURIOSITÉS 


Un  accouchement  au  Sénégàl.  —  Dans  sa  thèse  pour 
Je  Doctorat  en  médecine  (Paris,  1887),  le  D'  F.-L.  Lota 
signale  le  cas  suivant  ;  Les  habitants  du  paj's  (il  s’agit 
du  Haut-Sénégal)  ne  s’adressaient-  jamais  à  nous,  soit 
•qu’ils  n’eussent  pas  grande  confiance  dans  nos  connais¬ 
sances  médicales,  soit  qu’ils  craignissent  d’irriter  les 
forgerons,  leurs  médecins  habituels,  en  se  faisant  soi¬ 
gner  par  un  blanc.  Une  fois  seulement  nous  fûmes 
appelés,  un  de  mes  camarades  et  moi,  auprès  d’une 
femme  en  travail  depuis  la  veille. 

En  entrant,  nous  la  trouvâmes  à  genoux  par  terre, 
les  cuisses  écartées  et  maintenues  dans  cette  position 
par  deux  matrones,  tandis  qu’elle  soufflait  de  toutes 
ses  forces  dans  une  bouteille  collée  à  ses  lèvres  ;  notre 
arrivée  lui  produisit  un  effet  tel  que  l’accouchement 
s’effectua  immédiatement  sans  que  nous  eu.ssions  à 
intervenir  autrement.  » 


La  taille  chez  les  divers  peuples  d’Europe.  —  Le  Comité 
anthropométrique  de  la  British  Association  vient  de 
terminer  une  curieuse  enipiête  sur  la  taille  moyenne 
chez  les  différents  peuples.  Eu  voici  les  résultats  : 

C’est  la  race  anglo-saxonne  qui  tient  la  tête.  La  plus 
haute  taille  est  celle  de  l’ouvrier  anglais,  avec  i™,74. 
Abstraction  faite  des  catégories  sociales,  l’Anglais,  en 
général,  atteint  i  “',70.  C’est  aussi  la  taille  du  Norvégien. 
Le  Danois,  le  Hollandais  et  le  Hongrois  ont  67  ;  le 
Suisse,  le  Russe  et  le  Belge,  5  millimètres  de  moins. 

Le  Français  a  i”',66,  et  r.ùllemand,  si  étonnant  que 
cela  paraisse,  n’a  pas  davantage,  car  si  le  Poméranien 
reste  colossal,  le  Bavarois  est  plutôt  petit.  Les  plus  petits 
de  tous  sont  les  Espagnols  et  les  Italiens  avec  i'",57. 

Constatation  étrange  :  alors  que  chez  les  Français  les 
membres  de  la  classe  bourgeoise  sont  plus  grands  que 
ceux  de  la  classe  ouvrière,  il  en  va  tout  différemment  en 
.Angleterre,  où  l’on  constate  2  centimètres  d’écart. 


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et  d'inappétence 

HÉMOPLASE 

Médication  énergique 

LUMIÈRE 

des  déchéances 

organiques 

—  XVII  — 


LA  MÉDECINE  HUMORISTIQUE 


LA  SALLE  DE  GARDE  DE  LA  CHARITÉ 

peintre  Isaac,  que  nous  reproduisons  portes  les  effigies  des  internes  qui  passèrent  ; 
partie  de  l’ensemble  décoratif  dû  au  La  Charité  de  1892  à  igoo. 

-Desfontaines  et  de  ses  arnis  Quatre,  Voici  le  D"'  Ca'zin,  qui  fut  l’un  des  premiers  repré- 
aac;  le  gracieux  symbolisme  de  ce  senté  sur  un  des  étroits  panneaux  de  la  salle  de  garde 


Le  panneau  du 
aujourd’hui,  fait 
talent  de  Bellery- 
Olivié-Bon  et  Isa 


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digestifs  en  aciivité. 

permet  la  suralimentation. . tuberculose,  cancer,  convalescences, 

est  diurétique . néphrites, 

accroît  la  tolérance  de  l’estomac .  vomissements, 

supplée  à  son  insurtisance . . hypopepsie,  cancer, 

combat  les  fermentations  nocives . diarrhée,  entérites. 

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—  XIX  — 


DIÉTÉTIQUE 


DIÉTÉTiaUE  COMPARÉE  ET  PRATIQUE 


Mardi.  Huit  heures  matin.  Maiades  au  régime 


Repas  de  midi.  Non  maiades  (i) 

]"  Filets  de  lyiniandes  Soles  à  la  Sauteuse. 
2»  Noix  de  Veau  piquée  rôtie. 

3“  Flageolets  Clievriers  au  gras. 

4“  Reblochon. 

5"  Pommes  et  oranges. 


Dîner.  Non  malades 

i»  Potage  Levantin. 

2“  Quenelles  de  marée  sauce  croquette. 
3°  Pigeonneaux  braisés. 

4°  Salade  de  mâches  et  chicorée. 

5®  Camembert. 

6"  Meringues  à  l’orange. 


dans  le  cas  contraire,  la  surveillance  exercée  des  déjec¬ 
tions  permettra  de  démontrer  que  les  aliments  non 
broyés,  non  mâchés,  auront  résisté  à  l’action  des  sucs 
digestifs,  et  que  leur  rejet  dans  les  déjections  aura  coïn¬ 
cidé  avec  des  troubles  ressentis  dans  les  heures  précé¬ 
dentes,  à  l’état  de  veille,  ou  pendant  le  sommeil. 

Les  haricots  verts,  les  petits  pois,  les  carottes  sont 
particulièrement  propres  à  rééduquer  les  malades, 
négligents,  distraits  qui  ingèrent  sans  provoquer  le 
pt3’alisme,  ils  sont  aussi  faciles  à  reconnaître  dans  les 
matières  fécales. 

Les  croûtons  de  pain  séchés  au  four,  dont  on  garnit 
certains  potages,  sous  la  forme  de  petits  cubes,  n’offrent 
pas,  on  le  comprendra,  le  double  avantage  désirable. 

Sauce  suprême.  —  125  grammes  de  bouillon  dégraissé, 
à  ébullition,  3  à  4  cuillerées  à  potage  de  crème  de  riz 
délayées  dans  un  bol  avec  du  lait,  faire  le  mélange  sur 
le  feu,  allonger  au  besoin  avec  du  lait  chaud,  et  monter 
au  beurre,  avant  de  servir. 

Quenelles  sauce  croquette.  —  Dans  un  fort  mortier  de 
marbre  placer  du  brochet  ou  du  colin  désossé  et  privé 
de  peau,  saler  et  piler  vigoureusement  en  incorporant 
un  blanc  d’oeuf  ;  travailler  jusqu’à  ce  que  la  masse 
prenant  du  corps  on  puisse  la  passer  au  tamis  de  crin. 
Recueillir  dans  une  terrine  pour  laisser  reposer  au  frais, 
même  à  la  glace  cinq  à  six  heures. 

Travailler  à  nouveau  en  ajoutant  de  la  crème  de  lait — • 
dite  fleurette.  La  masse  molle  à  point,  la  mouler  à  la 
cuillère,  et  au  fur  à  mesure  la  pocher  à  l’eau  chaude  — - 
non  bouillante  —  2^  à  30  minutes.  Pour  les  servir, 
égoutter  sur  un  linge  chaud. 

La  sauce  croquette  est  faite  d’un  beurre  maître  d’hôtel 
avec  citron,  dans  laquelle  au  dernier  moment  ou  mêlera 
de  la  mie  de  pain  moyenne,  frite  bien  dorée,  dans  un 
beurre  à  la  sauteuse. 


Kiz  ù  la 
créole. 

Coulommiers 

double. 

meringuées. 


Kiz  à  iu 
créole. 

Pommes 

meringuées. 


Coulommiers 

double. 

Pommes 

meringuées. 


aux  bdtues 


Coulommiers 

meringuées. 


Potage  Levantin.  —  Couper  des  feuilles  d’endives, 
en  julienne,  faire  la  section  par  le  travers  —  morceaux 
en  croissant  —  cuire  à  l’avance  dans  de  l’eau  et  du  sel. 

Dans  un  potage  à  la  crème  de  pois  ou  dans  un  potage 
à  base  de  bouillon  de  flageolets  clievriers,  monté  en 
beurre,  mêler  la  julienne  préparée  d’endives,  ajouter 
une  peluche  de  cerfeuil. 


Potage  quatre  saisons.  —  Dans  deux  litres  d’eau  mis 
au  feu,  ajoutez  sel,  une  laitue,  deux  carottes,  un  navet,  un 
poireau,  une  branche  céleris,  une  feuille  ou  deux  de  chou, 
maintenir  en  ébullition  deux  heures  au  moins.  Séparer 
la  cuisson  à  laquelle  sera  ajouté  tapioca  (quatre  cuillerées 
à  potage),  remettre  au  feu,  en  terminant;  additionner  de 
beurre,  de  1 50  grammes  de  lait  et  garnir  avec  des  haricots 
verts  bien  cuits,  coupés  en  petits  fragments,  et  aussi 
quelques  jjetits  pois,  cuits  à  l’avance. 

Pour  obvier  à  l’ingestion  inconsidérée,  trop  rapide, 
des  aliments,  même  des  potages,  comme  c’est  le  fait  fré¬ 
quemment  des  malades  du  tube  digestif,  il  est  indiqué 
de  provoquer  la  mastication  par  des  corps  résistants  et 
cependant  aisés  à  écraser. 

Si  les  malades  observent  la  mastication  indiquée,  leur 
rééducation  aura  des  suites  importantes  dans  leur  cure. 


Céleris  en  paille.  —  Débiter  du  céleris  rave,  avec  un 
couteau,  comme  des  pommes  de  terre  coupées  en  paille. 

Dans  une  sauteuse,  ayez  du  beurre  chaud,  pour  saisir 
la  paille  de  céleris,  la  dorer  eu  secouant  la  sauteuse  et 
puis  à  feu  doux  obtenir  une  complète  cuisson.  Saler  et 
servir  avec  des  fines  herbes. 

Pommes  meringuées.  —  Garnir  une  forme  de  porce¬ 
laine,  allant  au  feu,  avec  de  la  marmelade  de  pommes, 
sans  remplir  entièrement,  battre  3  blancs  d'œufs,  sucre 
eu  poudre  125  grammes;  à  point  battus,  combler  la 
forme,  décorer  ùla  poche,  et  saupoudrer  avec  sucre  glacé. 

Placer  dans  l’étuve  chaude  405  heures. 

Laisser  refroidir,  même  en  glacière,  servir  froid. 

D'  L.  Derecq,  g.  Gallois. 


(i)  Voir  Paris  Midiail,  22  avril  1911,  p.  XIX,  13  mai,  p.  XIX. 


—  706  — 


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exempt  de  tout  principe  médica¬ 
menteux,  constitue  un  régulateur 
très  actif  des  luuctionsintestinales.  ] 
Elie  n’irrite  pas  la  muqueuse, 
no  provoque  aucune  réaction  de 


défense  organique  et  constitue 
même  un  sédatif  des  douieurs 
gastro-intestinaies. 

Supérieure  dans  ses  effets  h  la 
graine  de  lin,  ê  l’agar-agar  et 
aux  laxatifs  a  base  d’agar-agar, 
la  CORÉlNS  n’ollre,  en  raison 
de  sa  nature  môme,  aucun  des 
inconvénients  que  présentent  ces 
produits,  inconvénients  attri- 
buabies  à  leurs  déchets  cellulo¬ 
siques  et  aux  principes  laxatifs 
surajoutés. 

La  CORÉINE ,  n’ayant  ni 
odeur  ni  saveur,  estbienaoceptée 
par  les  malades. 

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-  XXI  — 


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DE  MARRON  D’INDE 

Intralt  de  Alarron  d’Inde.  — 
1,’Iutrait  de  Marron  d’Inde  s'em¬ 
ploie,  par  milligrammes,  à  la  dose 
moyenne  d’«;î  centigramme  par 
24  heures. 


d’aloès,  en  cas  de  selles  glaireuses, 
dysentériformes  ;  à  la  teinture  d’Ha- 
mamelis  dans  les  hémorroïdes  sai¬ 
gnant  spontanément  dans  les  inter¬ 
valles  des  selles  et  non  procidentes  ; 
à  la  teinture  de  noix  vomique,  dans 
les  hémorroïdes  procidentes  blanches 
symptomatiques  et  accompagnées 
d’atonie  intestinale. 


Posoi,oGiE  :  X  gouttes,  deux  à 
trois  fois  par  jour. 

Dans  les  cas  d’hémorroïdes  avec 
selles  glaireuses. 

^  Intrait  d.- Marron  d’Inde  i  gramme 

.■Mcool  à  90“. . .  .*> .  I 

Glycérine .  |  aa  10  gr. 

lîxtrait  fluide  d’IIama- 


Avec  cet  lutrait,  on  prépare  : 

1“  Des  Pilules  contenant  2  niilli- 
graimnes  d’intrait  :  dose,  une  à  deux 
pilules,  deux  à  trois  fois  par  jour. 

2»  Une  solution  à  J  p.  100,  à  pren¬ 
dre  par  gouttes  : 

X  gouttes  de  cette  solution  corres¬ 
pondent  à  un  centigramme  d’intrait, 
dose  moyenne  :  V  gouttes  ;  on  peut 
prendre  jusqu’à  X  gouttes,  deux  à 
trois  fois  par  jour. 

On  peut  encore  utiliser  l’Intrait 
en  pommades,  liniments,  et  contre 
les  engelu-es,  en  lotions  aqueuses, 
à  la  dose  de  i  à  5  p.  100  d’intrait. 

Dans  certains  cas,  on  pourra  asso- 
eier  l’Intrait  de  Marron  d’Inde  à 
■quelques  médicaments,  la  teinture 


30  Une  pommade. 

^.'lutrait  de  Marron 

d’Inde .  là  2  grammes. 

Kau  distillée .  10  à  20  — 

dissoudre  et  incorporer  dans 

I,anoline .  60  — 

Prendre  gros  comme  une  noisette 
et  l’étendre  sur  la  région  variqueuse. 
Recouvrir  d’ouate  non  hydrophile  et 
de  tissu  imperméable. 

4"  Des  gouttes  : 

4;  Intrait  de  Marron  d’Inde  i  gr. 

.\lco<fl  à  90“ .  aa  10  gr. 

Glycérine .  nu  10  gr. 

Teinture  d’aloés .  20  gr. 

I  gramme  de  cette  teinture  donne 
D  gouttes. 


:  gramme  de  cette  solution  donne 
XUVm  gouttes. 

PoSoi.oGiE  :  XII  gouttes,  deux  à 
trois  fois  par  jour. 

Dans  les  cas  d’hémorroïdes  hé¬ 
morragiques. 

4' Intrait  de  Marron  d’Inde  i  gramme 

Alcool  à  90“ .  I 

Glycérine .  t 

Teinture  de  noix  vo¬ 
mique  (Cod.  1908).. .  20  grammes 

I  gramme  de  cette  teinture  donne 
h  gouttes. 

PosoEOGiE  :  X  gouttes,  deux  à 
trois  fois  par  jour. 

Dans  le.s  cas  d’hémorroïdes  pro¬ 
cidentes  avec  atonie  intestinale. 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


Traité  d’hygiène,  Ciiantëmesse 
et  MoSNV,  fasc.  A’ U,  Egoûts  et 
vidanges.  Ordures  ména¬ 
gères.  Cimetières,  par  MM.  Cal- 

METTE,  I.MBEAUX,  PoTTEVlN.  IiJI  I, 
i,vol.  gr.  in-8,  500  pages  avec  fig. 
{J. -B.  Baillière  cl  fils,  édit,  à  Paris). 

S’il  est  un  .sujet  qui  intéresse  au 
plus  haut  point  l’hygiène  et  l’hygié¬ 
niste,  c’est  celui  que  traite  le  nou¬ 
veau  fascicule  du  Traité  d’hygiène. 
On  sait  l’importance  qu’on  attache 
à  juste  titre  à  la  question  des  égoûts 
■et  vidanges,  de  l’évacuation  des 
ordures  ménagères,  etc.  Il  y  a  peu  de 
temps  encore,  les  grandes  agglomé¬ 
rations  des  villes  se  contentaient  de 
déverser  dans  les  fleuves  et  rivières 
les  énormes  déchets  de  la  vie  journa¬ 
lière  ;  combien  d’épidémies  célèbres 
furent  provoquées  ou  favorisées  par 
une  telle  pratique  !  Aussi  depuis 
plusieurs  années,  les  hygiénistes 
s’ingénièrent  à  trouver  des  procédés 
jihysiques  et  chimiques  capables 
d’épurer  les  eaux  véhiculant  les  dé¬ 
tritus  humains  et  végétaux  et  de 
les  rendre  iuoffensives. 

Aussi  les  pages  de  ce  volume 
viennent-elles  à  leur  heure,  h'éfiu- 
ration  des  eaux  d'égouts  a  été  traitée 
par  M.  Calniette  (de  Lille),  dont  le 
nom  fait  autorité  en  la  matière,  en 


raison  des  multiples  travaux  qu’il  a 
poursuivis  depuis  longtemps  déjà. 
11  passe  en  revue  tous  les  procédés 
capables  de  l’obtenir,  fait  l’analyse 
et  la  critique  .suivie  de  chacun  d’eux, 
et  discute  les  procédés  de  choix, 
applicables  suivant  les  circonstances 
locales.  La  question  des  égouts  et 
vidanges  revenait  à  M.  Imbeaux  dont 
la  compétence  sur  ce  sujet  est  indé¬ 
niable.  Enfin,  les  ordures  ménagères 
et  l’hygiène  des  cimetières  ont  été 
confiées  à  M.  Pottevin  qui  fait  pro¬ 
fiter  le  lecteur  de  sa  grande  expé¬ 
rience.  On  lira  avec  intérêt  notam¬ 
ment  les  pages  qu’il  a  consacrées  à 
la  collecte  des  ordures  ménagères, 
à  leur  utilisation  agricole,  à  leur  inci¬ 
nération,  etc. 

En  somme,  nouveau  volume  qui 
par  la  qualité  de  ses  auteurs,  l’ex- 
po.sition  simple,  claire,  facile,  attire 
la  lecture  ;  on  peut  lui  prédire  un 
grand  succès  ;  il  le  mérite. 

C.  Douter. 

Nouvelles  méthodes  de  séro¬ 
diagnostic  (syphili.s,  mycoses, 
kyste  hydatique,  lèpre,  etc.), 
par  le  Dr  En.  Joetrain.  y  édit. 
igii,  I  vol.  in-8  (Matoine,  éditeur 
à  Paris). 

Les  éditions  de  ce  petit  livre  .se 


succèdent  avec  une  rapidité  surpre¬ 
nante.  N’c.st-ce  pas  le  critérium  du 
succès  qu’il  obtient  auprès  du  public 
médical.  Je  crois  bien  que  la  troi¬ 
sième  édition  qui  vient  de  paraître 
ne  fera  que  l’accroître.  Une  analyse 
me  semble  inutile,  tant  il  est  déjà 
connu  ;  disons  seulement  que  l’ou¬ 
vrage  s’est  enrichi  des  nouvelles  mé¬ 
thodes  de  séro-diagno.stic  et  des 
modifications  qiu  ont  été  apportées 
aux  plus  anciennes  ;  insistons  sut 
les  développements  que  Joltrain  a 
consacrés,  en  outre  de  la  réaction  de 
Wassermann,  au  séro-diagnostic  mu- 
cosique,  à  la  nai.ssance  duquel  il  a 
tant  contribué,  au  séro-diagnostic 
du  kyste  hydatique,  du  myco.sis 
fongoïde,  de  la  lèpre,  de  la  tubercu¬ 
lose,  et  en  général  des  maladies  in¬ 
fectieuses  où  il  peut  être  mis  en 

En  raison  de  l’importance  de 
toutes  ses  méthodes,  ce  livre  devient 
donc  indispensable  à  tout  prati- 

Exposé  clair,  consciencieux,  facile 
à  lire,  telles  sont  les  principales  qua  • 
lités  qu’on  peut  lui  attribuer  ;  ne 
sont-elles  pas  les  plus  appréciées  du 
médecin  qui  vient  s’instruire  ?  -\ussi 
Joltrain  peut  d’bres  et  déjà,  à  mon 
sens,  préparer  l’édition  suivante. 

C.  Doptkr. 


707  — 


-  XXII  — 


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renferme  en  plus  25  gr.  d'hypophosphite  de  soude  par  litre. 
c  I.’Iodotanine  a  ®|‘^éable.  EUc  est  lO  fois  plus  active  que  l’huile  de  foie  de  morue  et  30  fois 

plus  active  que  les  émulsions.  Elle  est  indiquée  dans  la  déminéralisation,  dans  la  phospha- 
turie,  dans  la  neurasthénie,  dans  le  rachitisme,  dans  les  aftec  Ions  des  bronches. 

«  LTodOlaninC  9  disparaître  les  ganglions,  les  adénites  et  les  lésions  bacillaires  au  degré  (elle  est 


Echantillons  au 
Corps  Médical 


JEL  DE  HUNT 


—  XXlll  — 


NOUVELLES 


Les  honoraires  des  médecins-légistes,  en  Algérie.  — 
Le  Procureur  général  d’Alger  indique  dans  une  cir¬ 
culaire  que  lorsqu’il  y  a  pluralité  de  blessés,  victimes 
d’un  même  attentat  et  même  inculpé,  un  réquisitoire 
collectif  suffit  :  le  praticien  doit  se  borner  à  établir  un 
rapport  global. 

Récemment  le  parquet  d’Alger,  s’inspirant  bien  en¬ 
tendu  de  ces  principes,  allouait,  pour  un  rapport  global 
concernant  dix-sept  blessés,  la  somme  de...  cinq  francs. 

Les  bains  populaires  en  Allemagne.  —  La  Société 
allemande  des  bains  populaires  tiendra  son  assemblée 
générale  le  24  mai. 

Conférences  à  l’ordre  du  jour  :  propreté  et  hygiène  de  la 
peau  à  la  campagne,  par  le  professeur  D'  Jacob,  de 
Berlin  ;  importance  des  bains  pour  la  croissance,  par  le 
médecin-major  Dr  ScilEMEr,,  de  Berlin. 

Cette  Société  a  bénéficié  récemment  d’un  apport  de 
plus  de  21.000  Marks,  provenant  de  la  Société  berlinoise 
pour  les  bains  populaires. 

La  maison  d’Adam  et  Ève.  —  Dernièrement,  un  tou¬ 
riste  américain  de  passage  au  Mans,  voulut  acquérir  afin 
de  le  démolir  pour  le  faire  ensuite  réédifier  en  Amérique, 
l’hôtel  que  le  médecin  astrologue  Jean  de  Lépine  fit 
construire  en  1620  dans  la  grand’rue  de  la  capitale  du 
Maine,  et  dont  le  principal  bas-relief  représente  Ève 
offrant  la  pomme  à  Adam.  Avertie  à  temps,  la  munici¬ 
palité  du  Mans  est  intervenue  et  cette  habitation,  aux 
élégantes  sculptures,  qui  est  une  des  curiosités  du  pitto¬ 
resque  vieux  Mans,  ne  sera  pas  touchée. 

Monument  en  l’honneur  du  Professeur  Poirier.  —  Une 
souscription  est  ouverte  pour  élever  à  Granville  un  monu¬ 
ment  eu  souvenir  du  professeur  Poirier. 

Èn  mourant,  il  avait  laissé  à  sa  ville  natale  un  legs  im¬ 
partant  qui  a  servi  à  la  fondation  d’une  maternité.  Son 
monument  sera  placé  devant  cette  maternité. 

Orchestre  médical.  —  L’orchestre  médical  donnera  son 
3‘*  concert  le  l  3  Juin  à  la  salle  de  la  Société  d’horticulture 
(84,  rue  de  Grenelle)  à  9  heures  du  soir,  au  profit  de 
l'œtwre  du  secours  immédiat. 

Nous  rappelons  que  tous  les  exécutants  et  chanteurs 
sont  médecins  ou  appartiennent  à  la  famille  médicale. 

Voici  le  programme  de  ce  concert  qui  s’annonce  comme 
une  belle  manifestation  artistique,  devant  attirer  de 
nombreux  auditeurs. 

Notons  que  Cosi  Fan  Tuttc,  le  bel  opéra  de  Mozart,  qui 
Constitue  la  2“  partie  n’a  jamais  été  exécuté  à  Paris.  C’est 
donc  un  numéro  sensationnel  que  nous  offre  l’orchestre 


médical. 

PREMIÈRE  PARTIE 

I.  —  Ouverture  de  Promcthée .  Beithoven. 

II.  —  Symphonie  Inachevée .  vSchubert. 

III.  —  I phigénie  en  Tauridd  (Air) .  Geuck. 

(Mlle  Trelly) 

IV.  —  L’invitation  à  la  valse .  Weber. 

DEUXIÈME  PARTIE. 

Cosi  Fan  Tutte 

(Ouverture) .  Mozart. 


Sextuor  Vocal  :  Mmes  Bleuzet  et  Bonamy,  Mlle  Trelly, 
IK  David,  N...  et  N...- 

Le  professeur  Achard  a  été  élu  membre  de  l’Académie 
de  Médecine.  —  Le  profes.scur  Achard  vient  d’être  élu 
membre  de  l’Académie  de  médecine  dans  la  section  d’ana¬ 
tomie  pathologique  à  la  presque  unanimité  des  suffrages. 
Ce  beau  succès  ne  surprendra  aucun  de  ceux  qui  savent 
la  part  active  prise  au  mouvement  scientifique  contem¬ 


porain  par  ce  chercheur  acharné  ;  il  sera  accueilli  avec  joie 
par  tous  ceux  qui  ont  pu  apprécier  ses  qualités  de  cœur  et 
sa  constante  affabilité. 

Interne  des  hôpitaux  eu  1882,  médecin  du  Bureau  Cen¬ 
tral  en  1892,  le  professeur  Achard  était,  depuis  1897, 
médecin  de  l’Hôpital  Tenon  qu’il  a  quitté  pour  Necker  eu 
1907.  Nommé  agrégé  en  1895,  chef  du  laboratoire  du  pro¬ 
fesseur  Lannelongue  depuis  1898,  il  succédait  l’an  dernier 
au  professeur  Bouchard  dans  la  chaire  de  pathologie  et 
thérapeutique  générales. 

Peu  de  médecins  de  sa  génération  ont  accompli  une 
œuvre  originale  aussi  intéressante.  L’étude  féconde  qu’il  a 
entreprise  des  humeurs  et  des  différents  éléments  cellu¬ 
laires  du  sang  l’ont  conduit  à  des  constatations  nouvelles 
sur  les  ferments  hématiques,  la  rétention  par  l’économie 
de  certaines  substances,  notamment  le  chlorure  de  sodium, 
sur  la  régulation  de  la  composition  humorale  de  l’orga¬ 
nisme,  sur  l’équilibre  leucocytaire  normal  et  pathologique, 
sur  les  globulins,  sur  les  réactions  spécifiques  des  leuco¬ 
cytes  aux  substances  normales  ou  morbides,  fondement  du 
leuco-diagnostic.  Parmi  les  procédés  d’exploration  cli¬ 
nique  qu'il  a  imaginés,  doivent  être  citées  l’épreuve  du 
bleu  de  méthylène,  pour  la  recherche  de  la  perméabilité 
rénale,  l’épreuve  de  la  glycosurie  phloridzique,  pour  l’ap¬ 
préciation  du  travail  glandulaire  du  rein,  l’épreuve  de 
l’insuffisance  glycolytique.  Sa  contribution  à  la  micro¬ 
biologie,  à  la  pathologie  expérimentale  et  à  la  pathologie 
spéciale,  notamment  à  la  pathologie  nerveuse,  comprend 
de  multiples  travaux  originaux. 

Il  a  collaboré  à  de  nombreuses  publications  didactiques. 
Traité  de  thérapeutique  appliquée  de  Robin,  Traité  de 
médecine  et  de  thérapeutique  de  Brouardel  et  Gilbert, 
Bibliothèque  de  thérapeutique  (Gilbert  et  Carnot), 
Bibliothèque  du  Doctorat  en  médecine  (Gilbert  et  L.  Four¬ 
nier)  ;  il  a  assumé  la  direction  du  Manuel  de  diagnostic 
médical,  du  Manuel  de  thérapeutique  médicale,  du 
Manuel  de  médecine.  Depuis  1898  il  est  secrétaire  de  la 
rédaction  des  Archives  de  Médecine  c.vpérimcntale  et 
d'anatomie  pathologique. 

Le  professeur  Achard  est  un  maître  dont  s’honore  la 
médecine  française. 

Le  professeur  Metchnikoff  est  parti  étudier  la  peste.  — 
Lundi  dernier,  le  professeur  Metchnikoff,  l'éminent  sous- 
directeur  de  l’Institut  Pasteur,  est  parti  en  Russie,  afin 
d’étudier  dans  la  province  d’ Astrakan  les  bacilles  pes¬ 
teux  et  les  conditions  dans  lesquelles  ils  résistent  aux 
chaleurs  de  l’été. 

La  mission  comprend  quatre  membres  dont  le  D' Salim- 
beni  ;  des  savants  de  Saint-Pétersbourg  et  de  SIoscou  se 
joindront  à  elle. 

Le  professéur  Henrijean  a  été  victime  d’un  accident 
d’automobile.  —  M.  le  professeur  Henrijean,  de  l’Université 
de  Liège,  a  été  victime  d’un  accident  d’automobile  èt  a  été 
relevé  avec  les  signes  d’une  fracture  du  crâne.  Nous  appre¬ 
nons  que  l’état  du  ble.ssé  s’améliore  et  qu’il  est  actuelle¬ 
ment  hors  de  danger.  On  sait  que  le  professeur  Henrijean 
est  un  des  rapporteurs  désignés  au  Congrès  français  de 
médecine  qui  se  tiendra  à  I.yon  en  octobre  prochain. 

Fédération  médicale  belge.  —  Cette  puissante  associa¬ 
tion  est  reconnue  depuis  quelques  semaines  par  le  gouver¬ 
nement  belge.  Elle  groupe  actuellement  25  sociétés 
comportant  un  effectif  de  plus  de  2300  membres,  qui  se 
réuniront  en  un  congrès  professionnel  les  16,  17,  18  sep¬ 
tembre  à  Charleroi,  siège  actuel  d’une  exposition  indus¬ 
trielle  et  commerciale  importante. 


—  709  — 


~  XXIV  - 


LIVRES  REÇUS  AU  BUREAU  DE  PARIS  MÉDICAL 


Les  Maladies  du  cœur,  par  le 
Drames  MackensiE,  membre  du 
(hi  collège  royal  des  médecins  de 
Londres.  Traduit  sur  la  deuxième 
édition  anglais  .-par  le  I)'' A.  Kkax- 
çON,  médecin  consultant  à  Aix- 
cs-I5ains,  avec  une  préface  de 
il.  le  D'  H.  Vaguez,  professeur 
agrégé  à  la  Faculté_^de  Médecine, 


médecin  des  hôpitaux  de  Paris. 
I  vol.  grand  in-8  avec  280  figures 
1 5  f  r.  (  FHi.v  A  Ica  H ,  éditeur  à  Paris) . 

Guide  pratique  de  l' Infirmière- 
Hospitalière  et  deV  Infirmier- 
Brancardier,  par  le  D''  Kdmond 
Morin  {Publié  sous  le  patroiuif’c 
(le  la  Société  de  la  Croix-Rouge. 


Union  des  Femmes  de  France.)  I  vol. 
in-8  écu  avec  200  figures  2  fr.  25. 
(V’igot  frères,  éditeurs  à  l’aris). 

J ahreskurse  für  artzliche  Fort- 
bildung,  H"  de  mai,  Nervenhank- 
heiten  und  Psychiatrie.  1911  in-8. 
90  pages.  2  m.  75.  (/.  F.  I.elimann, 
éditeur  à  Munich). 


L’INTERMEDIAIRE  MEDICAL 

Docteur  CLOITRE  et  PATIN.  —  Téléphone  830-43  —  7,  Place  St-Michel,  Paris. 

Cession  de  CIie_ljles  Médicales,  Cabinets  Dentaires,  Maisons  de  Santé,  eto.  —  Eemplaoements  gratuits. 


HOTELS  RECOMMANDÉS  DES  STATIONS  THERMALES  PRANCALSES 


Aix-les-Bains. 

Grand  Hôtel  d’Aix.  —  l  ordre.  Guibert  frères  et  Gaudin, 
propriétaires. 

Hôtel  Astoria  et  de  l’Arc  Bomain.  —  182  chambres, 
4,t  bains.  —  Création  du  derni.T  moderne.  —  En  face  les 
Thermes  et  le  Parc.  —  Télégrammes  :  Astoria. 

Begina  Hôtel  Bernasoon.  —  250  chambres  avec  eau 
chaude  et  froide,  50  salles  de  bains.  . —  .Situation  élevée, 
tranquille,  et  à  proximité  de  l’établissement  thermal,  des 
casinos,  etc.  —  Jardins  ombragés.  —  Vues  magnifiques. 
—  J.  M.  Beniascon,  propriétaire. 

Splendide-Hôiel-Excelsior.  —  I.a  plus  belle  situation.  Der¬ 
nier  confort.  Grands  jardins.  Tennis.  Garage. 

Baqnères-de-L  uchon . 

Grand  Hôtel  Saoaron.  —  Allées  d’Eligny,  les  plus  beaux 
ombrages  de  I.uchon.  —  Kestaurant  dans  !<•  parc.  Garage. 

Cauterets. 

Continental  Hôtel.  —  Situation  exceptionnelle.  Jardin. 
Lumière  électrique.  250  chambres.  Restaurant  Louis  XV. 

Évian. 

Boyal  Hôtel.  —  Luxe  et  confort  le  plus  raffiné.  Parc  de 
S  hectares.  iMtitude  470  m.  Vue  sur  les  Alpes  et  le  lac 
I.éman.  Cuisine  de  régime  sur  demande. 

Splendid  Hôtel.  —  Confort  familial.  Entièrement  remis  à 
neuf  en  1908.  Jardin.  Vue  splendide.  Pension  à  partir 
de  12  francs. 


La  Roche-Posay  (Vienne). 

Établissement  thermal.  —  i”''  ordre.  Ouvert  du  i'*'  Juin 
au  I''  Octobre.  Hydrothérapie.  Cure  de  boisson  et  cure 
d'air  recommandées. 


Plombières. 

Hôtel  Métropole.  —  Entre  le  Parc  et  les  Thermes.  Salles  de 
bains  à  tous  les  étages.  Ascenseur.  Tables  de  régime.  Vastes 
jardins.  Garage. 


Fougues. 

Splendid-Hôtel.  —  Confort  moderne.  Prix  modérés.  Ije 
seul  situé  dans  le  parc  de  l’établissement. 


Thonon-les-Bains. 

Hôtel  du  Parc.  — A  côté  de  l’établissement  thermal.  — 
i»'-  ordre.  —  200  chambres.  —  Vue  splendide.  —  Vaste 
parc.  —  Hydrothérapie  complète  dans  l’hôtel.  —  Tables 
de  régime. 

Grand  Hôtel  des  Bains.  —  i"  ordre.  Électricité.  Salle  de 
bains.  Garage  avec  boxes.  Téléphone. 

Vichy. 

Nouvel  Hôtel.  —  i"  ordre.  Sur  le  parc.  En  face  de  l’établis-' 
sement.  250  chambres.  Jtppartements  avec  salle  de  bains. 
I^ivabos  à  eau  chaude  et  froide.  Tables  de  régime.  Orchestre. 


D® 

Catatogue 

Illustré 

Franco 

sur 

Demantie 

BLACQUE  1 

INSTRUMENTS  DE  CHIRURGIE  | 

25,  rue  Cujas,  Paris 

_ 

—  XXV 


LA  VIE  MÉDICALE 


Hôpitaux  de  Paris.  —  Concours 

DE  MEdECIN  des  IIf)I>ITAtJX.  - 

ISpiyitvc  clinique.  —  Séance  du  12 
mai.  —  MM.  Froiii  et  (iaultier, 

I S  ;  Halbron,  1 7. 

Epreuve  orale.  — ■  Séance  du 
15  mai.  —  MM.  Boidiii,  18;  Cour- 
coux,  1 8  ;  Dreyfus-Rose,  1 8  ;  Dœde- 
ricli,  16;  Rauiond,  16. 

Séance  du  16  mai.  —  MM.  Le- 
mierre,  18  1/2;  Babonneix,  19  1/2; 
Cliiray,  17;  Baudouin,  18;  Nattan- 

Avis.  —  Le  jury  rappelle  aux  can¬ 
didats  bi-admissibles  que  les  hôpi¬ 
taux,  Hôtel-Dieu,  Charité,  Necker, 
Beaujou,  leur  sont  interdits  dès 
maintenant,  jusqu'à  la  fin  du 
concours. 

Concours  de  chirurgien  des 
HOPITAUX.  —  Consultation  écrite.  — 
Séance  du  10  mai  1911.  —  MM. 
Okinczyc,  17  ;  Grégoire,  18  ;  Gau- 
choix,  20  ;  Marcille.  17. 

Séance  du  12  mai.  — MM.  Capette, 
12  ;  Gasne,  14  ;  Mathieu,  15  ;  Des- 
mare.st,  19. 

Séance  du  15  mai.  —  MM.  Ger- 
nez,  19;  Sauvé,  17;  l’icquand,  12. 

CONCO  URS  D  ’ORIITAEMOEOGISTE 
DES  HOPITAUX.  —  Epreuve  opéra¬ 
toire.  — ■  Séance  du  1 1  mai.  — 
MM.  Cantonnet,  18  ;  Joseph,  17  ; 
Coutela,  Magitot  et  Cerise,  19. 

Consultation  écrite.  — •  Séance 
du  14  mai.  —  MM.  Cantonnet,  29  ; 
Cerise,  28  ;  Magitot  et  Coutela,  30. 

Concours  d’accoucheur  des 
HOPITAUX.  —  Le  jury  est  définiti¬ 
vement  composé  de  MM.  Potocki, 
Lucas-Championniére,  Bouffe  de 
vSaint- Biaise,  Pinard,  Champetier  de 
Ribes,  Marfan  et  ^ariou. 

Liste  des  candidats.  —  MM.  Chirié, 
Delestre,  Devraigne,  Dupont,  Gué- 
niot.  Laçasse,  Le  Lprier,  Lemeland, 
Mouchotte,  Sauvage. 

Composition  écrite.  —  Séance  du 
5  mai.  —  Anatomie  de  l’uretère 
chez  la  femme.  Physiologie  du  glo- 
mérule  du  rein. 

Concours  de  chirurgien  den¬ 
tiste  DES  IIOPIPAUX.  —  Le  jury  est 
provisoirement  composé  de  MM. 
Riche  qui  accepte  ;  Chompret,  Sau¬ 
vez,  Roy  et  Caussade,  qui  n’ont  pas 
encore  fait  connaître  leur  accepta- 

Concours  d’inspecteur  général 
adjoint.  —  Le  jury  du  concours  pour 
un  emploi  d’inspecteur  général  ad¬ 
joint  des  services  administratifs  qui 
doit  s’ouvrir  le  26  mai  1911,  est  com¬ 
posé  de  MM.  Ogier,  conseiller  d’État, 
président  ;  le  docteur  Calmette, 
M.  Mirman,  M.  Bluzet,  M.  Pujalet,  le 
docteur  Faivre  et  M.  Winter. 

Asiles  publics  d’aiiénés.  —  Le  con¬ 
cours  pour  l’emploi  de  médecin- 
adjoint  des  asiles  publics  d’aliénés 
s’est  terminé  par  la  nomination  de 
MM.  Hannard  (Lille),  Hamel  (Paris, 
asile  de  Villejuif),  Bourilhet  (Paris, 
asile  de  Villejuif),  Boidard  (Blois)  et 
Brissot  (Paris,  asile  de  Villejuif)  pour 


les  asiles  publics,  et  de  M.  Pagès 
(Bordeaux),  pour  les  a.siles  privés. 

Nouveau  prix  de  l’incernat.  — 
Kn  mémoire  de  son  père,  le  Dr  Ja- 
niain,  Mme  Dujardin  a  remis  à 
l’assistance  publique  une  somme  de 
10.000  francs  destinée  à  constituer 
un  prix  en  faveur  du  c.iiididat  reçu 
au  concours  de  l’internat  en  mé<le- 
cine  des  hôpitaux  de  Paris,  qui  aura 
la  meilleure  note  dans  la  composi¬ 
tion  écrite  d’anatomie. 

Faculté  de  médecine  de  Liiie.  — 
Concours  pour  un  emploi  de  prosecteur 
d'anatomie.  —  Un  concours  pour 
l’emploi  de  prosecteur  d’anatomie 
s’ouvrira  le  lundi  17  juillet  1911  à 
neuf  heures  du  matin  à  la  Faculté 
de  médecine  de  Lille.  Les  inscrip¬ 
tions  sont  reçues  au  .secrétariat 
jusqu’au  6  juillet  inclus. 

Durée  des  fonctions  :  trois  ans 
et  un  an  de  prorogation  sur  demande 
du  professeur  d’anatomie. 

Traitement  annuel:  1.200  francs. 

Les  épreuves  du  concours  sont 
au  nombre  de  quatre  : 

I"  Une  préparation  durable  d’ana¬ 
tomie  pour  laquelle  les  candidats 
auront  un  délai  de  deux  mois  à 
partir  du  17  juillet  1911  ; 

2“  Une  composition  écrite  dont  le 
sujet  porte  sur  l’anatomie,  l'histo¬ 
logie,  l’embryologie  et  la  physio- 
logie  ; 

3“  Une  leçon  orale  sur  uu  sujet 
d’anatomie  ; 

4"  Une  opération  sur  le  cadavre. 

Malsan  départementale  de  Nan¬ 
terre.  —  Concours  de  d’internat. 
—  Epreuve  clinique  de  pathologie 
interne  (première  séance).  —  MM.  Sal- 
mont,  18  ;  Breuillet,  17  1/2  ;  Colanéri, 
14;  Thierry,  5  ;  Lévy,  14  ;  Joubrel, 
‘5- 

Hospices  civils  d’Orléans. 
Concours  pour  quatre  places  de  mé- 
decins-ad/oints  à  l'Hôtcl  Dicu.  — 
Un  concours  aura  lieu  aux  ho.spices 
de  Tours,  pour  la  nomination  de 
deux  médecins  adjoints,  d’un  chi¬ 
rurgien  ophtalmologiste-adjoint  et 
d’un  cliirurgien  oto-rhino-laryngo¬ 
logiste-adjoint,  sous  la  présidence 
de  l’un  des  membres  de  la  Commis¬ 
sion  administrative  des  hospices 
d’Orléans  assisté  d’un  jury  médical, 
les  12,  13  et  14  juin  I9ll,à  sept 
heures  et  demie  du  matin. 

Les  candidats  devront  se  faire 
inscrire  au  .secrétariat  de  l’admi¬ 
nistration  des  hospices  d’Orléans 
jusqu’au  4  juin  19 ii.  Les  médecins 
qui  seront  nommés  à  la  suite  du  con¬ 
cours  entreront  en  service  aussitôt. 

La  durée  des  fonctions  est  de 
ciiKi  années,  mais  le  titulaire  peut 
être  maintenu  par  périodes  de  cinq 
années  sans  nouveau  concours. 

11  n’est  accordé  aux  médecins- 
adjoints  aucun  traitement,  mais  ils 
reçoivent  uneindemnitéde  100  francs 
par  au  pour  leurs  déplacements. 

Les  épreuves  se  composent. 

Pour  les  médecins-adjoints  : 


po.sition  écrite  sur  un  sujet  de  pa¬ 
thologie  interne  ixnir  laquelle  il 
sera  accordé  trois  heures.  La  qiics- 

les  conciirrent.s  ;  3“  de*  l’examen  de 
deux  malades  dont  l’un  avec  con¬ 
sultation  écrite. 

Pour  les  chirurgiens  ophtalmolo¬ 
gistes  et  oto-rhino-laryngologistes  : 

i"  De  l’examen  des’ titres  et  des 
travaux  des  candidats  :  2<>  d’une 
composition  écrite  sur  un  sujet  de 
pathologie  spéciale  ;  3"  de  l’examen 
de  deux  malades  spéciaux  dont 
l’un  avec  consultation  écrite. 


Commission  supérieure  consui- 
tative  d’hygiène  et  d’épidémiologie 
militaire.  —  Par  décision  ministé¬ 
rielle  du  U)  mai  1911  M.  le  médecin 
inspecteur  Vallin,  de  la  section  <le 
réserve,  a  été  nommé  vice-président 
de  la  Ooinmission  supérieure  con- 
.sultative  d’hygiène  et  d’épidémio¬ 
logie  militaire 'en  remplacement  de 
M.  le  médecin  inspecteur  Keisch. 

Concours  de  l’adjuvat.  —  Lec¬ 
ture  des  copies.  —  MM.  Leveuf  2(., 
Moinard,  24  ;  De.splas,  19  ;  M.  Métivet 
a  eu  27  dans  la  précédente  séance  et 


Concours  du  prosectorat.  — Lec¬ 
ture  des  copies.  MM.  Girode,  22; 
Cruet,  16,  Berger,  26  ;  Ba.s.set,  27  ; 
Hovelacque,  24  ;  Olivier,  23  ;  Cadenat, 
29;  Houdard,  23;  Monsingeon,  23. 

Institut  municipal  d’électrothé- 
rapic  de  la  Salpêtrière.  —  Le  con¬ 
seil  municipal  a  décidé  de  mettre  uu 
concours  la  place  de  directeur  de  cet 
important  service  de  la  Salpêtrière, 
Voici  la  composition  du  jury  : 
MM.  Gariel,  D’Arsonval,  Babinski, 
Béclére,  Pozzi,  Tripier,  le  président 
de  la  Société  d’électrothérapie, 
Salmoii  Navarre.  Il  s'agit  de  pourvoir 
au  remplacement  du  D'  Vigouroiix. 
^  Mariaps.— Le  Dr  Charles  Meslier, 


tenant-colonel,  directeur  du  génie  à 
Dijon.  —  M.  Louis  Jacobé  de  Nau- 
rois,  lieutenant  au  6^  Hussards  et 
Mlle  Jeanne  Preux,  fille  du  médecin 
principal  des  troupes  coloniales. 

Nécrologie.  —  Le  Dr  Henri  Om- 
bredanne,  fils  du  Dr  Ombredaune 
(de  Paris)  et  frère  du  Dr  Ombredaune, 
profe.s.seur  agrégé  à  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris,  chirurgien  des 
hôpitaux,  est  mort  à  Marseille.  — 
Le  IJr  Reibel  (de  Nancy),  président 
d’honneur  de  la  Société  des  anciens 
internes  de  Stra.sbourg  et  de  Nancy, 
ancien  président  de  la  Société  de 
médecine  de  Nancy,  vice-président 
de  l’association  des  médecins  de 
Meiirthe-et  Moselle.  —  Le  DrFallot, 
professeur  à  l’École  de  Médecine  de 

Le  D'  l’errot,  médecin  de  coloni¬ 
sation  de  la  commune  mixte  des  Bi- 
bans  (Algérie),  mort  victime  du  de¬ 
voir  4>rotessiounel.  —  Le  Dr  Boëteaii 
(du  Mans),  victime  du  devoir  pro¬ 
fessionnel  (accidents  causés  par  les 
rayons  X).  —  I,e  D*'  Brossard,  pro¬ 
fesseur  à  l’école  de  médecine  de  Poi¬ 
tiers.  —  Le  Dr  Ch.  Heiining,  pro¬ 
fesseur  de  gynécologie  à  l’uiliversité 
de  Leipzig.  —  Mme  Boulland,  femme 
du  Dr  Boullaiid.  . 


;t  Mlle  Charlotte  Zeïler,  fille  du  lieu 


—  711  — 


—  XXVII  — 


Clinique  médicale  de  rHôtel-Dieu. 

—  Professeur  Gii,bert.  —  Samedi, 
20  mai,  à  lo  h.  1/2.  Leçon  de  II. 
LfîOPOl,D  lyfîvi  sur  le  tempérament 
thyroïdien.  —  Les  Mercredis,  à 
10  h.  1/2,  prése7itaiion  de  ttialades. 
RédacHott  et  correctioji  d’ordon- 
■nances. 

20  Mai,  à  10  heures.  —  Hôpital 
SAINT- ANTOINE.  —  M.  le  H'  Jean- 
Chatles  Roux.  Douleurs  gastriques 
d’origine  nerveuse. 

20  Mai,  à  10  heures  1/2.  — 
Hôpital  Trousseau.  —  M.  le  D^ 
Savariaud.  Conférence  clinique  de 
chirurgie  infantile  et  orthopédie. 

20  Mai,  à  9  heures  du  soir.  — 
Institut  océanographique,  195, 
rue  Saint-Jacques  (société  scien¬ 
tifique  U’HYGIÉNE  ALIMENTAIRE). 

—  M.  Martel,  vétérinaire  inspecteur 
de  la  Seine  :  Les  viandes. 

21  Mai,  à  10  heures.  —  Hôpital 
Saint-Louis.  —  M.  le  P'  Gaucher. 
Hérédo-syphilis  tertiaire  :  Gommes 
et  lésions  sous-cutanées. 

2!  Mai,  à  10  heures.  —  Clinique 
Baudelocque.  —  M.  le  Dr  Cou- 
velaire,  professeur  agrégé  :  Con¬ 
férence  de  clinique  et  de  thérapeu¬ 
tique  obstétricale.  Traitement  des 
affections  puerpérales.  Thérapeuti¬ 
que  intra-utérine. 

22  Mai,  à  10  h.  1/2.  —  Asile 
Sainte- Anne.  —  M.  le  Dr  Laignel- 
Lavastine,  professeur  agrégé  ;  Les 
troubles  psychiques  dans  les  acci¬ 
dents  du  travail. 

24  Mai,  à  10  heures.  —  Hôpital 
Saint-Louis.  —  M.  le  professeur 
Gaucher.  Leçon  clinique  et  présen¬ 
tation  de  malades. 

26  Mai,  à  10  heures.  —  Hôpital 
Saint-Louis.  —  M.  le  Dr  Gouge- 
rot,  professeur  agrégé  :  Oosporoses, 
actinomycoses,  mycétones,  disco- 
niycoses. 


»URS  —  CONGRE 

27  Mai,  à  10  heures.  —  HôpiT.ti, 
.Saint- Antoine.  —  M.  le  Dr  Albert 
Mathieu  :  .Syphilis  gastrique. 

27  Mai,  à  9  heures  du  soir.  — • 
Institut  océanographique,  195, 
rue  Saint-Jacques  (Société  scien¬ 
tifique  d’hygiéne  alimentaire). 

—  M.  Henri  Labbé.  Budget  ali¬ 
mentaire  d’un  ouvrier  ou  d’un  em¬ 
ployé  parisien. 

29  Mai.  —  Premier  congrès  des 
médecins  légi.stes  de  France  iît 

DES  PAYS  DE  LANGUE  FRANÇAISE 
(Paris,  29-.10  mai  1911). 

Nous  rappelons  que  le  premier 
Congrès  des  médecuis  légistes  de 
France  et  des  pays  de  langue  fran¬ 
çaise  se  tiendra  à  Paris  les  29  et  3<j 
mai  sous  la  présideuce  du  professeur 
Thoinot. 

A  part  les  questions  relatives  à 
l’organisation  des  Congrès  et  la  dis¬ 
cussion  sur  les  honoraires  des  ex¬ 
perts,  les  communications  suivantes 
sont  annoncées  : 

pr  Pierresson  (Paris).  Du  di¬ 
plôme  de  médecin  légiste  et  de  son 
application.  —  D^  Roussellier  (Mar¬ 
seille).  Nécessité  du  roulement 
parmi  les  experts  inscrits  près  les  tri¬ 
bunaux  pour  le  service  criminel.  — 
D'  Mégevand  (Genève)  :  De  l’em¬ 
poisonnement  par  le  lysol.  —  Dr  Bar¬ 
da  (Montpellier)  :  Des  cristaux  d’hé¬ 
mochromogène.  —  Dr  Stookis  (Liè¬ 
ge)  :  Des  empreintes  digitales  invi¬ 
sibles.  —  Dr  Balthazard  (Paris)  : 
Les  recherches  histologiques  et  bac¬ 
tériologiques  en  médecine  légale.  — 
IF  Dervaux  (Saint-Omer)  :  Hémor¬ 
ragie  mortelle  par  plaie  des  vais¬ 
seaux  du  cou,  par  chute  sur  un  vase 
de  nuit,  considérations  médico- 
légales.  —  Dr  Oatais  (Caen)  :  vingt- 
cinq  ans  de  pratique  médico-légale 
en  Normandie.  —  D'  Ëtienne  Mar¬ 
tin  (Lyon)  :  Les  feuilles  d’autopsie, 


S 

leur  utilité  dans  la  pratique  médico- 
légale. 

Hôpital  de  la  Charité.  —  LEÇONS 
SUR  LES  MALADIES  DE  LA  NUTRITION. 

—  M.  Marcel  Labbé  a  commencé  le 
vendredi  1 9  mai  à  1 1  heures  du 
matin  ses  leçons  cliniques  sur  les 
maladies  de  la  nutrition  et  les  conti¬ 
nue  les  vendredis  suivants  à  la  même 
heure. 

Conférences  de  physique  médicale. 

—  M.  .‘V.  ZiMMERN  agrégé  fait  actuel¬ 
lement  les  lundis,  mercredis  et  ven¬ 
dredis  à  6  heures,  une  série  de  confé¬ 
rences  d’Electricité  médicale  :  Etu¬ 
de  des  principales  modalités  élec¬ 
triques  (courants  continus,  Haute 
fréquence.  Rayons  X,  etc.)  avec  leurs 
applications  au  diagnostic  et  à  la 
thérapeutique. 

5/  Juiiiet.  —  Cours  de  vacances 
de  M.  Calot..  (Du  31  juillet  au  6  août 
1911).  —  A  l’Institut  Orthopé¬ 
dique  DE  Berce  (s"»' année). 

En  .sept  jours,  de  8  h.  du  matin  à 
7  h.  du  soir.  Enseignement  de  l’Or¬ 
thopédie  indispensable  aux  médecins 
et  du  traitement  des  Tuberculoses 
externes.  Coxalgie,  Mal  de  Pott.  Tu¬ 
meurs  blanches.  Luxation  congéni¬ 
tale  de  la  hanche,  Déviations,  Slala- 
dies  des  Os  et  des  Articulations,  etc.. 

Neuf  conférences  avec  leçons,  pré¬ 
sentation  demalades,  démonstrations 
et  exercices  pratiques  ’ndividuels. 

Pour  avoir  le  programme  détaillé 
et  pour  tous  les  renseignements, 
écrire  au  D'  Fouchèt,  Berck- Plage 
(P.-de-C.). 

7  Août.  —  Hôpital  maritime  de 
Berck-sur-Mer.  —  Cours  de  va¬ 
cances,  12  leçons  sur  la  tuberculose 
des  os  et  des  articulations,  et  des 
ganglions,  par  M.  Ménard,  JIM.  An- 
drieu  et  Calvé.  Durée  7  au  20  août 
Prix  du  cours,  50  francs. 


AVIS 

BUREAU  DE  RENSEIGNEMENTS  GRATUITS  POUR  LES  MÉDECINS  ÉTRANGERS 

11  est  créé  au  bureau  du  journal  Paris  Médical,  19, 
rue  Hautefeuille,  Paris,  im  service  de  renseignements 
gratuits  pour  les  médecins  étrangers  qui  désirent  avoir 
des  renseignements  sur  les  divers  cours  ou  leçons  faits  à 
la  Faculté  de  médecine  et  dans  les  hôpitaux  de  Paris. 

Un  médecin  parlant  anglais,  allemand,  espagnol  et  italien 
est  placé  à  la  tête  de  ce  service  et  se  trouvera  deux  fois 
par  semaine,  les  lundis  et  vendredis  de  4  à  S  heures,  à 


la  disposition  de  tout  médecin  étranger  pour  donner 
des  renseignements. 

Les  mois  prochains  de  novembre  et  décembre  1911, 
seront  organisés  des  cours  payants  sur  les  diverses  bran¬ 
ches  de  la  médecine,  cours  qui  seront  faits  par  les  assis¬ 
tants  des  professeurs  de  la  Faculté  et  des  médecins  des 
hôpitaux  de  Paris. 

PARIS  MÉDICAL 


THÈSES  DE  LA  FACULTÉ  DE  MÉDECINE  DE  PARIS 


Mercredi  24  mai,  à  une  heure.  —  M"»  Klein.  De  la 
tétanie  dans  l’état  puerpéral  (JIM.  Pinard,  président; 
Segond,  Pierre  Duval  et  Couvelaire).  —  M.  LehÉrissey. 
De  quelques  complications  tardives  non  sanglantes  de  la 
luxation  congénitale  de  la  hanehe  (MM.  Segond,  prési¬ 
dent;  Pinard,  Pierre  Duval  et  Couvelaire).  —  JI.  BÉra. 
Du  syndrome  eouimun  à  la  rupture,  à  la  luxation  et  à 
l'élongation  du  tendon  du  long  biceps  (JIM.  Segond, 
président;  Pinard,  Pierre  Duval  et  Couvelaire).  — 
M.  FeutriE.  Contribution  à  l’étude  du  traitement  de 
l’exstropliie  vésicale  par  l’implantation  des  uretères  dans 
le  rectum  (Voie  extrapéritonéale).  (JIJI.  Segond,  prési¬ 
dent;  Pinard,  Pierre  Duval  et  Couvelaire).  —  JL  Bou- 
bermann.  Étude  sur  les  modifications  que  présente  le 
sang  au  cours  de  la  maladie  de  Stokes-Adams.  Quelques 
essais  sur  l’étiologie  de  ce  syndrome  (MJI.  Gaucher,  pré¬ 


sident  ;  Widal,  Léon  Bernard  et  Gougerot). — JI.  Leblanc. 
Recherches  sur  l’indice  respiratoire  (JIJI.  Widal,  prési¬ 
dent;  Gaucher,  l,éon  Bernard  et  Gougerot). 

Jeudi  25  mai,  à  utic  heure.  —  JI.  Hénouille.  De 
l’emploi  de  l’acide  chromique  dans  les  affections  inflam¬ 
matoires  et  ulcéreuses  des  muqueuses  et  de  la  peau 
(JIJI.  Hutinel,  président;  Gilbert-Ballet,  Chauffard  et 
André  Broca).  —  JI>'«  Vigor.  Étude  clinique  de  l’hypo- 
alimcntation  chez  le  nourrisson  (Variétés,  évolution,  dia¬ 
gnostic,  traitement).  (JIJI.  Hutinel,  président;  Gilbert 
Ballet,  Chauffard  et  André  Broca).  —  JI.  Fourcade.  La 
constitution  émotive  (JIJI.  Gilbert-Ballet,  président; 
Hutinel,  Chauffard  et  André  Broca).  -r-  JL  Audouy.  Du 
traitement  des  êpithéliomas  cutanés  par  le  radium  (Jlé- 
thode  du  rayoïmement  composite).  (JUI.  Chauffard,  pré¬ 
sident;  Hutinel,  Gilbert  Ballet  et  André  Broca). 


J. -B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  Éditeurs,  19,  rue  Hautefeuille,  à  Paris 


NOUVEAU 

TRAITÉ  de  CHIRURGIE 


Albat 


Ai’ec  la  collaboration  de  MM. 

I,  Auvray,  Cahier,  Cunéo,  Faure,  P.  Duval,  Legueu,  Mauclaire,  Morestin, 
Ombrédanne,  Sebileau,  Castex, 

Professeurs  et  agrégés  à  la  Faculté  de  Médecine  de  Paris. 


Arrou,  Brodler,  Chevassu,  Dujarier,  Fredet,  Gulnard,  Labey,  Launay, 
Lubet-Barbon,  f/llchon.  Mouchai,  Schwartz,  Soullgoux,  Terson,  Veau, 

Chirurgiens  des  Hôpitaux  et  Anciens  Chefs  de  clinique  à  la  Faculté  de  Médecine  de  Paris. 


Bérard;  Chavannaz,  Gangolphe,  Guyot,  Jaboulay,  Patel, 

Professeurs  et  agrégés  aux  Facultés  de  Médecine  de  Lyon  et  Bordeaux. 


1 .  Grands  processus  morbides  (traumatismes,  infections,  etc.)  (Pierre  Delbet,  Chevassu,  Schwartz, 

Veau)  (588  pages,  53  figures) . .  10  » 

2.  (Pierre  Delbet). 

3 .  Malades  chirurgicales  de  la  peau  (  J.-L.  Faure)  (144  pages,  8  figures) . ; .  3  » 

4.  Fractures  (Tanton). 

5.  Maladies  des  Os  (P.  Mauclaire)  (318  pages,  161  figures) .  6  » 

6.  Lésions  traumatiques  des  Articulations  (plaies,  entorses,  luxations)  (Cahier)  (332  p.,  136  fig.) ....  6  » 

7.  Maladies  des  Articulations  (lésions  inflammatoires,  ankylosés  et  néoplasmes)  (P.  Mauclaire)  ; 

(Troubles  trophiques  et  corps  étrangers  (Dujarrier)  (288  p.,  88  figures) .  6  » 

8.  .dyf/inïes  (Gangolphe)  (235  pages,  76  figures) .  5  » 

9.  Maladies  des  muscles,  Tendons,  Tissus  pêritendineux,  Bourses  séreuses  (Ombrédanne)  (ig8  pages, 

45  figures) . . .  4  » 

10.  Ma/adws  dtfs  (Cunéo)  (174  pages,  50  figures) .  4  » 

11.  Ma/ad»es  d«s (Pierre Delbet  et  Mo cquot) .  8  » 

12.  Maladies  des  Veines  Maladies  des  Lymphatiques  iBuoDmv.) .  5  » 

Ta  .  Maladies  du  Crâne  et  de  VFMt.éhhnle  IAiivpavI  f=Tn  nnaes.  furiirpsl _  rn  » 


14.  Maladies  du  Rachis  et  de  la  Moelle  (Auvray). 

15.  Maladies  chirurgicales  de  la  Face  (Le  Dentu,  Morestin).  Névralgies  faciales  (P.  Delbet). 


16.  Ma/atfîM  des  Mdc//oz>es  (Ombrédanne)  (198  pages,  102  figures) .  5  » 

17.  Maladies  de  l'Œil  (A.  Terson)  (400  pages,  142  figures) .  8  » 

18.  Oto-Rhino-Laryngologie  (Castex  et  Lubet-Barbon)  (601  pages,  215  figures) .  12  » 

19.  Maladies  de  la  Bouche,  du  Pharynx  et  des  Glandes  salivaires  (SIorestin).  Maladies  de  l'Œsophage 

(Gangolphe). 

20.  Mafadzes  dt<  Cor/JS  fAyroide.  Goifres  (Bérard)  (407  pages,  1 12  figures) . . .  8  » 

21 .  Maladies  du  Cou  (Arrou  et  FredetL 

22 .  Maladies  de  la  Poitrine  (Souligoux) . . . .  6  » 

23.  Maladies  de  la  Mamelle  (Chavannaz). 

24.  Maladies  de  l'Abdomen  (A.  Guinard)  (582  pages,  115  figures) .  12  » 

25.  Hernies  (Jaboulay  et  Patel)  (426  pages,  128  figures) . 8  » 

26.  Maladies  du  Mésentère,  du  Pancréas  et  de  la  Rate  (Chavannaz  et  Guyot). 

27 .  Maladies  du  Foie  et  des  Voies  biliaires  (J.-L.  Faure  et  Labey)  (308  pages,  39  figures) . . .  ' .  6  » 


28.  Maladies  de  l'Anus  et  du  Rectum  (Pierre  Delbet). 

29.  Maladies  du  Rein  et  de  l'Uretère  (Albarran). 

;3o.  Maladies  de  la  Vessie  (F,  Legueu). 

*31 .  Maladies  de  l'Urètre,  de  la  Prostate  et  du  Pénis  (Albarran  et  Legueu). 

32 .  Maladies  des  Bourses  et  du  Testictde  (P.  Sébileau). 

33.  Maladies  des  Membres  (P.  Mauclaire). 

CHAQUE  FASCICULE  8E  VEND  SÉPARÉMENT 

Chaque  fascicule  se  vend  également  oartoj^  avec  une  augmentation  de  1  fr.  50  par  fascicule. 


SOMMAIRE  : 

Simonin . —  Les  séquelles  de  la  méningite  cérébro-spinale  épidémique .  SgS 

CiiAviGNY . —  Achondroplasie  et  service  militaire .  6o3 

A.  MouciiETetL.  Lamy.  —  Ostéosynthèse  par  gaine  d’aluminium .  606 

Amblard . —  L’hypertension  artérielle,  valeur  sémiologique  et  pronostique .  60g 

Actualités  médicales.  —  Sur  le  réflexe  du  diaphragme  et  sa  valeur  clinique.  —  Septicémie  et  altérations 

glandulaires  dans  la  scarlatine .  612 

Sociétés  savantes . —  Société  médicale  des  hôpitaux.  —  Académie  de  médecine.  —  Société  de  chirurgie.  — 

Société  de  thérapeutique.  —  Société  de  psychiatrie .  6i3 

Libres  propos  :  Le  rôle  des  sanatoriums  de  Bligny  dans  la  lutte  antituberculeuse,  par  le  Df  Pierre  Lereboullet-  111 

Chronique  scientifique  :  Le  mal  des  aviateurs,  par  les  D">  Cruciiet  et  Moui.inier .  .  V  et  VII 

La  médecine  au  théâtre  -.  «  Le  couteau  » .  . _  IX 

Les  règlements  et  les  lois  intéressant  les  médecins .  IX 

Silhouettes  médicales  :  Le  médecin  de  province  d’autrefois,  par  le  Dr  Pierre  Maurel . .  XI 

Chronique  des  livres  :  Monsieur  l  Agrégé,  par  le  D'  Nass.  —Précis  de  Mcdecine  légale,  par  le  D'  Vibert.  -  XI 

Leçon  d’anatomie  :  Leçon  d  anatomie  de  Léonard  Oautier  (xvii»  siècle) . .  .  XllI 

La  médecine  humoristique .  . 

Diététique . . . . 

Formules  thérapeutiques . . .  . 

La  Médecine  au  Palais . 

L’intermédiaire  des  médecins . 

Nouvelles . . 

La  vie  médicale .  ...  . . 

Cours.  —  Thèses  de  la  I-aculté  de  Parts . 

Thérapeutique  pratique  :  /îomothérapie . 

Connaissances  pratiques . 

Tableau  chronologique  des  congrès . 


XVII 

XIX 

XIX 

XXI 

XXI 

XXIII 

XXV 

XXVII 

XXVIII 

XXVIII 

XXVIII 


Asthme,  Emphysème 
Maladies  du  cœur 
Angine  de  Poitrine 
Affections  rénales 
Hydropisies 


EUPNINE  VERNADE 

à  l’IODURE  de  CAFÉINE 
LE  PLUS  SUR  DES  DIURÉTIQUES  CONNUS 
Pas  d'intolérance  ni  d' Accidents  d'iodisme 


CONDITIONS  DE  PUBLICATION 

PARIS  MÉDICAL  paraît  tous  les  Samedis.  Les  abonnements  partent  du  ler  de  chaque  mois. 
Prix  de  l’abonnement  5o  iV'opcffiôre)  :  France,  12  francs.  —  Etranger,  15  francs. 

Adresser  le  montant  des  abonnements  à  la  Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue 
Hautefeuille,  à  Paris.  On  peut  s’abonner  chez  tous  les  libraires  et  à  tous  les  bureaux  de  poste. 
Le  premier  numéro  de  chaque  mois,  consacré  à  une  branche  de  la  médecine,  contient  48  pages. 
Les  autres  numéros  ont  32  pages.  Le  troisième  numéro  du  mois  contient  une  Revue  générale. 


ORDRB  DB  PUBLICATION  DES  NUMÉROS  SPÉCIAUX 


Janvier....  —  Maladies  des  voies  respiratoires;  —  tuber¬ 
culose. 

Février. ...  —  Physiothérapie  ;  —  physiodiagnostic. 

Mars .  —  Dermatologie; — syphilis; — maladiesvéné- 

riennes. 

Avril .  —  Gynécologie;  —  obstétrique;  —  maladies 

des  reins  et  des  voies  urinaires. 

Mal . —  .Maladies  de  la  nutrition  ;  —  Eaux  miné¬ 

rales,  climatothérapie  ;  —  diététique. 

Juin .  —  Maladies  de  l’appareil  digestif  et  du  foie. 


Septembre. 

Octobre. 


—  Maladies  du  cœur,  du  sang,  des  vaisseaux. 

—  Bactériologie;  —  hygiène;  —  maladies  in- 

lectieuses. 

—  Maladies  des  oreilles,  du  nez,  du 

larynx;  — des  yeux  ;  des  dents. 

—  Maladies  nerveuses  et  mentales;  —  méde¬ 

cine  légale. 

—  Thérapeutique. 

—  Médecine  et  Chirurgie  infantiles  ;  —  Pué¬ 

riculture. 


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715  — 


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I  Le  Succès  de  nos  Primes  est  tel,  que  nous  avons  décidé  de  les  continuer. 

Les  abonnés  d’une  année  seront  remboursés  par  des  primes  représentant  5  fois 
le  prix  de  l'abonnement,  primes  variées  à  choisir  dans  l’ordre  de  réception  des 
abonnements  dans  la  liste  suivante  : 

I.  Primes  offertes  à  tous  les  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  ù  ces  cinq  primes)  : 

I  “  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs  à  la  maison 
Blacque,  Instruments  de  chirurgie,  25,  rue  Cujas,  à  Paris. 

2»  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  tout  achat  de  cent  francs  à  la  maison  Emile 
Dupont  fils,  G.  Mathieu  fils  et  C'°,  Mobilier  médical,  chirurgical  pour  malades  et  Instru¬ 
ments  de  chirurgie,  9,  rue  Cujas,  à  Paris. 

30  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  cinquante  francs,  ou  de  douze  francs 
sur  tout  achat  de  100  francs  à  la  maison  «  L’Hygiène  moderne.  Lavabos,  Salle  de  bains  », 
29,  rue  Cotte,  à  Paris. 

4“  Bons  de  remboursement  de  six  fr.  sur  un  achat  de  vingt-cinq  fr.  ou  de  douze  fr.sur  un  achat 
de  5o  fr.  de  livres  édités  par  la  librairie  J.-B.  Baillière  et  fils,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris. 

5“  Trois  flacons  Héliotrope,  Chèvrefeuille,  Mugruet  (valeur  12  francs),  offerts  par  la  maison 
CouDRAY,  parfumeur,  i3,  rue  d’Enghien,  à  Paris.  (Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut 
joindre  au  prix  de  l’abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port). 

II.  Primes  offertes  en  outre  aux  abonnés  de  Paris  Médical 

(Chaque  abonné  a  droit  ù  une  seule  de  ces  treize  primes)  : 

1°  Règles  plates  en  glace  de  Saint-Qobain  verre  rouge  à  base  de  sels  d’or  (valeur  6  francs) 
offertes  par  l’Uraseptine  Rogier  et  un  Agenda  médical  offert  par  le  Lactéol  du  D'  Boucard 
(ces  deux  primes  ensemble). 

2“  Portefeuilles  offerts  par  le  Lait  Lepelletier  homogénéisé,  stérilisé  (procédés  Lécuyer),  à  Carentan. 

30  Pulvérisateurs  Vaast,  offerts  par  la  maison  Ch.  Vaast,  22,  rue  de  l’Odéon,  à  Paris. 

4®  Trousses  de  poche  pour  l’analyse  des  urines,  offertes  par  la  Dosurine,  16,  ruç  Charlemagne, 
à  Paris. 

5®  Seringues  en  verre,  offertes  par  la  maison  David,  69,  avenue  des  Ternes. 

6»  Appareils  Talisman,  pour  injections  vaginales,  offerts  par  la  Société  du  Talisman,  Place  des 
Barricades  à  Bruxelles  (valeur,  12  fr.  50).  (Pour  avoir  droit  à  cette  prime,  il  faut  joindre  au 
prix  de  l’abonnement  la  somme  de  2  fr.  5o,  plus  5o  centimes  pour  le  port.) 

7®  Un  colis-postal  de  15  rosiers  de  la  maison  Gemen  et  Bourg,  de  Luxembourg.  (Joindre  /  fr.  5o 
pour  l'emballage  et  le  port  du  colis  des  rosiers). 

8»  Un  colis  de  Graines  de  fleurs  et  légumes  (25  variétés)  offertes  par  la  maison  L.  Clause,  à 
Brétigny-sur-Orge.  Joindre  i  fr.  pour  l’ emballage  et  le  port. 

g®  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Sachet,  papeterie  médicale, 
2g,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

loo  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  à  la  maison  Mathieu,  fabrique  d’ins¬ 
truments  de  chirurgie,  ii3,  boulevard  Saint-Germain,  à  Paris. 

1 1®  Bons  de  remboursement  de  six  francs  sur  tout  achat  de  50  francs  à  la  maison  Cogit  et  C®, 
Appareils  de  précision,  36,  boulevard  Saint-Michel,  à  Paris. 

12“  Bons  de  remboursement  de  douze  francs  sur  l’achat  d’une  montre  médicale  (75  francs, 
ou  90  francs)  de  la  maison  Auricoste,  horloger,  10,  rue  La  Boétie,  à  Paris. 

i3“  Une  caisse  de  30  bouteilles  d’Eau  de  Pougues  St-Léger,  offerte  par  la  C»  de  Pocgues  St-LÉGER. 

Envoyer  avec  le  montant  de  l'abonnement  la  liste  des  primes  dans  l’ordre  de  préférence.  — 
Joindre  5o  centimes  pour  les  frais  d’expédition  de  chacune  des  primes.  —  Les  primes  seront 
expédiées  dans  un  délai  de  r  5  jours. 


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LIBRES  PROPOS 


LE  ROLE  DES  SANATORIUMS  DE  BLIGNY 
DANS  LA  LUTTE  ANTITUBERCULEUSE 

La  tuberculose  fait  dans  la  population  parisienne 
des  ravages  cruels  que  les  efforts  de  l’Assistance 
Publique,  quelque  persévérants  qu’ils  soient,  ne 
parvieiment  que  bien  iniparfaitemeut  à  limiter.  A 
voir  nos  hôpitaux  si  .souvent  encombrés  d’incu¬ 
rables,  à  voir  les  difficultés  multiples  auxquelles  se 
heurtent  la  plupart  des  tentatives  faites  pour  remé¬ 
dier  à  l’état  ,de  choses  actuel,  on  se  prend  souvent 
à  douter  de  la  possibilité  de  guérir  la  tuberculose 
populaire. 

Aussi  est-il  réconfortant  de  suivre  les  progrès  de 
l’œuvre  des  sanatoriums  populaires  de  Paris,  fondée 
il  y  a  dix  ans,  et  dont  l’assemblée  générale  récente^ 
présidée  par  le  professeur  Landouzy,  a  bien  montré 
la  croissante  prospérité.  Les  nombreux  auditeurs 
qui,  il  y  a  quelques  jours,  applaudissaient  le  si 
actif  et  dévoué  médecin-directeur  de  Bligny,  le 
Dr  Guinard,  ont  tous  compris  l’importmice  de  l’œu¬ 
vre  qui  s’accomplit  sous  sa  direction.  Il  a,  en  quel¬ 
ques  paroles  claires  et  précises,  exposé  quels  sont 
les  nioyeiis  employés  dans  les  sanatoriums  de  Bligny 
pour  arriver  à  la  guérison  de  la  tuberculose  et  quels 
ont  été  les  résultats  obtenus.  Sa  conférence  et  les 
belles  projections  en  couleurs  qui  l’accompagnaient 
ont  bien  établi  la  distance  qui  sépare  des  hôpitaux 
pour  malades  ces  «  maisons  oii  l’on  recouvre  la  santé  » 
et  où  chaque  aimée  les  guérisons  se  comptent  par 
centaines.  Les  demandes,  très  supérieures  aux  admis¬ 
sions,  pourtant  nombreuses  (358  admissions  pour 
688  demandes  en  1910)  montrent  la  juste  popularité 
acquise  en  peu  d’années  par  Bligny.  Les  malades  y 
sont  soignés,  suivis  de  près  et  y  apprennent  à  se 
soigner  eux-mêmes  ;  une  fois  guéris,  ils  restent  en 
contact  avec  l’œuvre  et  aiment  à  y  revaiir.  Tous 
ceux  qui  ont  eu  l’occasion  de  suivre  de  tels  malades 
savent  ce  qu’ils  doivent  à  Bligny  et  aux  soins  éclairés 
qu’ils  y  ont  reçus.  Mais  ce  n’est  pas  pour  insister 
sur  ces  brillants  résultats  que  j’écris  ces  lignes;  c’est 
surtout  pour  montrer  l’exemple  offert  par  Bligny 
et  son  rôle  dans  la  lutte  antituberculeuse. 

Création  de  l’initiative  privée,  patroimée  par  un 
conseil  d’administration  coinposé  de  philanthropes 
éclairés  ayant  à  leur  tête  le  prince  d’Arenberg, 
l’œuvre  s’est  constituée  et  vit  avec  des  ressources 
dont  la  modicité  relative  étoime  justement.  Il  y  a 
eu  en  1910  près  de  75.000  journées  de  traitement 
dont  le  prix  de  revient  a  été  de  moins  de  4  francs,  la 
nourriture  entrant  dans  cette  somme  pour  à  peine 
plus  de  I  fr.  50.  Le  total  des  dépenses  annuelles,' 
y  compris  certains  frais  d’ajnortis.sement,  est  resté 
inférieur  à  300.000  francs.  Si  j’ajoute  que  l’emsemble 
des  frais  de  construction  et  d’aménagement  des  deux 
sanatorimns,  dus  au  zèle  éclairé  d’un  architecte 
éminent,  M.  Lucien  Magne,  est  d’à  peine  2  millions  et 
demi  (pour  250  malades  environ)  on  voit  que  les 


résultats  obtenus  l’ont  été  avec  un  minimum  de 
frais  et  les  comparaisons  que  l’on  pourrait  faire  ne 
viendraient  pas  à  l’appui  de  ceux  qui  aiment  à  .sub¬ 
stituer  à  l’initiative  privée  l’intervention  de  l’IOtat. 

Si  les  sanatoriums  de  Bligny  ont  pu  être  ainsi  édi¬ 
fiés  et  remplir  si  nettement  leur  but,  c’est  qu’il  y  a  eu, 
dès  le  début,  collaboration  étroite  et  constante  entre 
l’architecte,  le  conseil  d’administration  et  le  médecin 
appelé  à  diriger  l’œuvre  ;  c’est  trop  souvent  faute 
d’une  collaboration  analogue  que  les  résultats  de 
certaines  créations  restent  incomplets,  celui  qui  est 
appelé  à  les  diriger  n’ayant  pas  contribué  à  les  orga¬ 
niser. 

Tels  qu’ils  sont,  les  deux  sanatoriums  de  Bligny 
sont  d’utiles  foyers  d’études  pour  la  cure  anti-tuber¬ 
culeuse.  Là  plus  que  dans  nos  hôpitaux  où  les  mahidcs 
ne  font  souvent  que  passer,  plus  que  dans  la  clien¬ 
tèle  de  ville,  il  est  possible  de  suivre  longuement 
les  malades  et  de  voir  chez  eux  les  effets  de  la  plu¬ 
part  des  méthodes  préconisées  ;  si  la  tuberculinothé- 
rapie,  comme  cure  adjuvante  de  la  tuberculose,  a 
actuellement  en  France  rme  nouvelle  vogue,  les  ré¬ 
sultats  obtenus  à  Bligny  en  sont  l’iiiie  des  raisons. 
Ces  succès  inspirent  en  effet  confiance.  Le  dogme  de 
la  curabilité  de  la  tuberculose,  ti'op  souvent  ailleurs 
dénaturé  par  les  faits,  est  ici  mie  réalité  tangible  et 
les  méthodes  suivies  par  le  D'  Guinard  et  ses  colla¬ 
borateurs  peuvent  être  citées  en  e.xemple  à  ceux, 
trop  nombreux  encore,  qui  restent  sceptiques  sur 
la  cure  active  à  opposer  à  la  tuberculose. 

L’œuvre  des  sanatorimns  populaires  a  donc  fait 
beaucoup  pour  donner  confiance  d’une  part  dans 
l’assistance  antituberculeuse  par  le  sanatorium, 
d’autre  part  dans  l’action  des  traitements  par  les 
tuberculines  et  les  sérmns  qui  ne  doivent  pas  être 
regardés  comme  des  spécifiques,  mais  comme  des  adju¬ 
vants  précieux  de  la  cure  hygiénique.  Si  les  conditions 
mêmes  de  son  organisation  restreignent  son  action  à 
un  petit  nombre  des  tuberculeux  parisiens,  on  peut 
et  on  doit  e.spérer  que  la  charité  privée,  encouragée 
par  cet  exemple,  élargira  progressivement  cette 
action  et  créera  de  nouvelles  œuvres. 

Certes,  il  est  nécessaire  d’assLster  le  tuberculeux 
incurable  connue  le  font  d’autres  œuvres,  mais  c’est 
là  mie  tâche  tristement  décevante.  Combien  plus 
réconfortantes  sont  les  œuvres  qui,  comme  Bligny, 
ont  pour  but  essentiel  la  guérison  de  la  tuberculose  ! 
L’Assistance  publique  de  Paris  a  compris  cette  double 
uéce.ssité  en  fondant  Angicourt  et  Brévannes  et  en 
ouvrant  le  dispensaire  de  la  rue  Vaueau.  Mais  son 
action  resterait  inipui.ssante  si  l’esprit  public  rie 
venait  à  son  aide  en  soutenant  et  en  développant 
les  œuvres  privées.  A  ce  titre,  le  succès  de  l’œuvre 
de  Bligny  doit  être  proclamé  bien  haut  et  donner 
confiance  dans  l’avaiir  de  la  lutte  contre  la  tuber¬ 
culose  populaire  à  Paris. 

P.  lerkboüllet. 


—  717 


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V  — 


CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE 

LE  MAL  DES  AVIATEURS 

Le  Dr  René  Cruchet  par  Le  Dr  René  Moui.inier 

Professeur  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine  de  Bordeaux,  Médecin  de  i"  ciasse  de  la  marine. 

Médecin  des  lidpitaux.  Professeur  à  l’École  de  santé  navale  de  Bordeaux. 


Déjà,  en  septembre  1910,  à  la  suite  de  la 
Grande  semaine  d'aviation  de  Bordeaux,  dans  «  le  J  ournal 
de  médecine  s>  et  «  la  Gazette  hebdomadaire  des  sciences 
médicales  »  de  cette  ville,  nous  avons  attiré  l’attention 
sur  les  phénomènes  physiologiques  que  présentent  les 
aviateurs  dans  les  épreuves  de  hauteur.  Le  mémoire  que 
vient  de  présenter  à  l’Académie  des  sciences  le  professeur 
Dastre  n’a  fait  que  développer  et  préciser  nos  premières 
notes  préliminaires. 

Voici  le  résumé  de  ce  travail  qui  sera  publié  prochaine¬ 
ment  dans  le  «  Journal  de  physiologie  et  de  pathologie 
générale  ». 

Le  vol  nécessite  un  effort  physique  et  intellectuel  cons¬ 
tant,  effectué  dans  des  conditions  auxquelles  l’organisme 
n’est  pas  primitivement  adapté.  En  général,  les  vols  aux 
hautes  altitudes,  tels  que  les  aviateurs  les  pratiquent 
actuellement,  ont  une  durée  de  quarante-cinq  minutes  au 
maximum.  L'altitude  de  2  000,  2  500,  3  000  mètres  est 
atteinte  en  trente  à  quarante  minutes  et  de  cette  altitude 
l’appareil  se  précipite  sur  le  sol  en  cinq  à  sept  minutes. 
Chavez  pendant  la  traversée  tragique  du  Simplon  s’élève 
de  880  mètres  (Brieg),  à  2  010  (Kulm)  en  dix-neuf  mi¬ 
nutes.  Morane,  au  Havre,  a  atteint  2  600  mètres  en 
vingt-quatre  minutes  et  est  redescendu  en  moins  de  deux; 
à  Bordeaux,  il  atteignit  en  vingt-deux  minutes  i  500  mè¬ 
tres  et  redescendait  en  cinq.  Legagneux,  à  Pau,  s’élevait 
à  3  200  mètres  dans  les  mêmes  conditions  de  temps. 

Vitesse  d’ascension  rapide,  de  descente  vertigineuse, 
telle  est  la  condition  mécanique  particulière  des  vols  aux 
hautes  altitudes  ;  et  c’est  probablement  ce  facteur  qui 
donne  les  caractères  spéciaux  au  «  mal  des  aviateurs  » 
que  nous  avons  cherché  à  étudier  au  cours  de  la  Grande 
Semaine  de  Bordeaux,  qui  a  eu  lieu  du  1 1  au  16  septembre 
iqio:  en  particulier,  le  lieutenant  de  vaisseau  Byasson, 
les  lieutenants  Cammermann  et  Rémy  (biplans),  MIL  Mo- 
raue,  Legagneux,  Tyck  (monoplans),  Bielovucie,  Brégi  et 
Juillerot  (biplans),  ont  bien  voulu  répondre  à  nos  ques¬ 
tions  et  se  prêter  à  nos  expériences.  Ce  sont  les  résultats 
de  cette  enquête  que  nous  désirons  faire  connaître. 

Dans  la  montée,  la  respiration  devient  plus  courte  aux 
environs  de  l  500  mètres,  par  conséquent  à  une  hauteur 
moindre  qu’avec  les  .sphériques  :  le  cœur  bat  plus  vite, 
mais  habituellement  il  n’y  a  pas  de  palpitations  ;  il  n’existe 
pas  à  proprement  parler  de  nausées  ou  de  sensations  de 
gonflement  du  ventre,  comme  dans  certaines  ascensions 
de  montagne,  mais  un  léger  malai.se  que  Morane  attribue 
«  à  l’angoisse  et  à  la  grande  solitude  que  l’on  ressent  ». 
Vers  I  200  mètres,  rhypoacou.sie  apparaît  :  le  crépite¬ 
ment  du  moteur  diminue  et  ce  phénomène,  très  net  par 
temps  sec,  augmente  par  temps  nuageux  ou  brumeux.  Les 
bourdonnements  d’oreilles,  d’ailleurs  légers,  ne  se 
montrent  qu’à  une  altitude  plus  élevée,  exactement  vers 
I  800  mètres  (Morane)  ;  toutefois  Legagneux  accusa  des 
*  claquements  d’oreilles  »  à  une  altitude  plus  basse  :  il 
e.st  vrai  que  c’était  la  première  fois  qu’il  s’élevait  à  pareille 
hauteur,  et  un  passager,  qui  lui  aussi  montait  pour  la  pre¬ 
mière  fois  sur  un  biplan  qui  s’éleva  à  300  ou  400  mètres, 
éprouva  le  même  phénomène;  il  y  a  évidemment  une  que.s- 
tion  d’accoutumance  ;  mais,  même  à  1 800  mètres,  ce 
phénomène  se  produit  plus  bas  que  dans  les  ascensions 
ordinaires  en  montagne.  Les  vertiges  ne  sont  accusés 
par  aucun  aviateur. 


«  La  vue  est  toujours  très  nette,  écrit  Morane.  Ce  qui 
laisserait  croire  le  contraire,  c’est  la  rapidité  avec  la¬ 
quelle  les  objets  et  les  choses  diminuent  et  s’éloignent  ». 
De  plus,  par  temps  clair  et  légère  brunie,  le  soleil  en  se 
reflétant  sur  la  brume  comme  sur  une  glace  rend  comme 
aveugle  et  gêne  considérablement,  surtout  dans  les 
remous,  la  direction  du  monoplan  (Morane).  Un  autre 
aviateur  a  présenté  de  véritables  hallucinations  visuelles 
pendant  la  durée  d’un  de  ses  raids  ;  il  voyait  à  chaque 
instant  se  dresser  à  sa  droite  les  flèches  de  la  cathédrale 
•  Notre-Dame,  alors  qu’il  en  était  à  plusieurs  centaines  de 
kilomètres. 

Une  légère  céphalée  encerclant  les  tempes  se  montre  à 
partir  do  i  300  mètres  chez  les  aviateurs  entraînés  ;  chez 
les  novices,  elle  apparaît  au-dessous  de  cette  altitude. 

Le  froid  devient  vite  pénible  à  partir  de  2  000  mètres  : 
il  le  fut  particulièrement  à  Bordeaux.  «  A  Bordeaux, 
écrit  Morane,  je  n’avais  pas  froid  jusqu’à  i  500  mètres  ; 
passé  cette  hauteur,  la  température  descendait  très  rapi¬ 
dement  et  à  2  000  mètres  elle  était  certainement  vers 
—  15°.  A  la  baie  de  la  Seine,  le  phénomène  de  l’abaisse¬ 
ment  de  la  température  fut  considérablement  moindre. 
Et  je  ne  saurais  l’expliquer  que  i>ar  la  saison  ;  nous  étions 
alors  en  plein  été,  et  peut-être  la  chaleur  était  plus  péné¬ 
trante  et  traversait  plus  avant  les  couches  de  l’atmos¬ 
phère  * 

Au-delà  de  i  500  mètres,  une  impérieuse  envie  d’uriner 
apparaît. 

Au-dessus  de  i  000  mètres,  surtout  au-delà  de 
I  500  mètres,  les  mouvements  volontaires  sont  plus  ner¬ 
veux  et  saccadés,  les  mouvements  réflexes  ont  plus  d’am¬ 
plitude  (Morane)  ;  le  froid,  l’essoufflement  léger  qui  se 
produit  à  ce  moment,  les  contractions  plus  rapides  du 
cœur,  la  réverbération  du  soleil  et  les  troubles  de  l’ouïe 
auxquels  il  faut  adjoindre  la  tension  nerveuse  et  la  fatigue 
suffisent  à  expliquer  ces  modifications  motrices. 

Dans  la  descente,  le  cœur  bat  beaucoup  plus  fort  sans 
s’accélérer,  mais  les  palpitations,  qui  ne  tardent  pas  à 
être  ressenties,  augmentent  à  mesure  que  la  descente  se 
précipite.  Il  est  diflicile  de  se  rendre  compte  de  ce  qui  se 
passe  du  côté  de  la  respiration  à  cause  de  la  rapidité 
de  la  chute  en  vol  plané  qui  fait  parcourir  3  à  400  mètres 
à  la  minute  et  provoque  une  sorte  d’angoisse  comparable 
à  la  sensation  de  vide  qu’on  éprouve  quand  on  se  trouve 
dans  un  ascenseur  qui  descend  très  vite.  Les  bourdonne¬ 
ments  et  sifflements  d’oreilles,  le  besoin  d’uriner  tendent 
à  s’accroître  vers  la  fin  de  la  descente,  mais  les  phéno¬ 
mènes  particulièrement  intenses  qui  dominent  et  aug¬ 
mentent  nettement  à  mesure  qu’on  se  rapproche  du  sol 
sont  : 

La  sensation  de  cuisson  à  la  figure,  de  rougeur  et  de 
très  forte  chaleur  de  la  face  :  les  yeux  piquent,  sont  injec¬ 
tés,  les  narines  sont  humides  sans  épistaxis  à  proprement 
IJarler  ; 

2°  La  céphalée  ; 

3»  Une  très  grande  tendance  au  sommeil,  si  impérieu.se 
que  les  yeux  se  ferment  par  instants,  malgré  la  volonté 
la  plus  ferme  pour  les  tenir  ouverts.  On  signalait  encore 
tout  récemment  un  jeune  aviateur  parti  en  excursion  et 
qui  fut  trouvé  endormi  en  pleine  campagne  dans  son  aéro¬ 
plane  ;  réveillé,  il  ne  se  souvenait  pas  comment  il  avait 
atterri. 


—  719  — 


—  VI  - 


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THÉRAPEUTIQUE 

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^  VII  — 

CHRONIQUE  SCIENTIFIQUE  [Suite] 


Ajoutons  que  dans  cette  descente  vertigineuse,  l’an¬ 
goisse  étreint  l'honime  le  plus  fort  ;  la  peur  elle-même  le 
surprend  à  certaines  secondes  :  elle  est  heureusement 
presque  toujours  de  très  courte  durée  ;  mais  la  pensée 
et  l’image  de  la  mort  sont  constamment  présentes  à 

]<es  mouvements  volontaires  sontlents, paresseux,  d’une 
maladresse  qui  fait  opposition  à  la  vivacité  physique  et 
intellectuelle  du  sujet.  Certains  aviateurs  ont  conscience 
de  cet  engourdissement  psychique,  mais  d’autres,  non. 

A  \' atterrissage,  l’aviateur,  malgré  toute  son  énergie, 
saute  de  son  aéroplane  avec  une  lourdeur  évidente  :  il 
se  rend  néanmoins  d’un  pas  ferme,  quoique  un  peu  lent,  à 
son  hangar  situé  à  quelques  mètres  de  là  ;  mais  à  ce  mo¬ 
ment  les  bourdonnements  et  les  .sifflements  d’oreilles 
prennent  une  Intensité  qu’ils  n’avaient  pas  eue  jusque-là  : 
le  héros  est  comme  sourd,  il  entend  vaguement  ceux  qui 
lui  parlent  ou  les  acclamations  dont  il  c.st  l’objet  :  par¬ 
fois,  il  est  pris  de  vertiges  et  la  tête  lui  tourne  ainsi  qu’il 
arriva  à  un  aviateur  qui  tomba  presque  dans  nos  bras  en 
rentrant  sous  sa  tente. 

La  céphalée  persiste  non  .seulement  à  l’atterrissage, 
mais  encore  plusieurs  heures  après  ;  il  en  est  de  même  de 
la  somnolence.  Un  jeune  aviateur  qui  pour  la  première 
fois  faisait  de  la  hauteur  continuait  à  sommeiller  cinq  ou 
six  heures  après  les  raids  qu’il  avait  effectués  ;  il  ne  ré¬ 
pondait  pas  aux  personnes  qui  lui  adressaient  la  parole, 
avait  l’air  engourdi,  ne  songeant  qu’à  dormir. 

I.es  mouvements  re.spiratoires  tendent,  dès  qu’on  a 
atterri,  à  reprendre  leur  rythme  normal  :  mais  il  n’en  est 
pas  de  même  de  l’appareil  circulatoire  sur  l’examen  du¬ 
quel  nous  insisterons  plus  particulièrement.  On  observe 
de  la  cyanose  des  extrémités  :  les  doigts  sont  violacés. 
Wynmalen,  qui  atteint  2  780  mètres,  dit  «  sentir  le  sang 
couler  de  ses  ongles  dans  ses  gants  fourrés  et  des  perles 
rouges  venaient  mouiller  ses  lèvres  •>.  Morane  n’a  jamais 
constaté  pareil  phénomène  qui  d’ailleurs  peut  être  en 
relation  avec  la  température  basse  des  hautes  régions 
atmosphériques  que  rend  encore  plus  accusée  la  vitesse 
de  l’aéroplane  :  cette  réfrigération  est  très  pénible  et  tous 
les  aviateurs  s’en  plaignent.  Nous  n’avons  pas  observé 
d’épLstaxis  mais  presque  toujours  de  l’hyperémie  des 
conjonctives.  Les  yeux  sont  cependant  bien  protégés  par 
des  lunettes  appropriées. 

Le  pouls  est  légèrement  accéléré,le  dicrotisme  à  l’artère 
radiale  est  peu  marqué.  Les  mouvements  de  l’aiguille  de 
l’oscillomètre  de  Pachon  ont  une  faible  amplitude.  Pas  de 
palpitations.  La  valeur  de  la  tension  artérielle  est  cons¬ 
tamment  augmentée,  au  moment  de  l’atterri.ssage  après 
un  vol  à  des  altitudes  variant  entre  i  ex»  et  2  000  mètres. 

Parmi  les  données  que  nous  avons  recueillies,  signalons 
les  chiffres  suivants  (recherches  faites  à  l’artère  radiale  à 
l’aide  de  l’oscillomètre  de  Pachon). 

Aviateur  Y. 

Avant  le  vol  :  5  h.  30  soir. 

Tension  mininia  .  9  cm.  Hg. 

Tension  maxima .  18  cm.  Hg. 

Pulsations .  70  à  la  minute. 

A  six  heures  du  soir,  après  un  vol  de  vingt-cinq  mi¬ 
nutes  durant  lesquelles  à  la/ vingtième  minute,  l’altitude 
de  1  100  mètres  a  été  enregistrée  par  le  baromètre  em¬ 
porté  par  l’aviateur  : 

Tension  minima .  12  cm.  Hg. 

Tension  maxima .  19  cm.  Hg. 

l’ulsatipns .  80  à  la  minute. 


Cette  hypertension  que  nous  avons  constatée  chez 
plusieurs  autres  aviateurs  descendant  d’une  altitude  dé¬ 
passant  I  000  mètres,  est  moins  apparente  chez  les  sujets 
très  fatigués  qui  présentent  alors  des  palpitations 
cardiaques  et  une  accélération  du  pouls  très  accusée 
(  1 08  pulsations  dans  un  cas,  chez  un  jeune  aviateur  ayant 
atteint  i  000  mètres  après  un  vol  ascensionnel  d’une 
durée  d’une  heure). 

Cette  augmentation  de  la  pression  artérielle  est  propre 
aux  aviateurs  qui  descendent  des  altitudes  élevées.  Nous 
ne  l’avons  pas  constatée  chez  les  aviateurs  qui  se  main¬ 
tiennent  aux  altitudes  de  loo  à  150  mètres 

C'est  ainsi  que  le  lieutenant  Z...  présente  au  départ  : 

Tension  minima .  9  cm.  Hg. 

Tension  maxima .  19  cm.  Hg. 

Pulsations .  So  à  la  minute. 

A  l’atterrissage,  après  un  vol  de  cinquante-cinq  mi¬ 
nutes,  à  une  altitude  moyenne  de  100  mètres  : 

Tension  minima  .  9,5  cm.  Hg. 

Tension  maxima .  18,5  cm.  Hg. 

Pulsations .  100  à  la  minute. 

Si  nous  devions  formuler  une  hypothèse  sur  les  causes 
de  la  modification  de  la  waleur  de  la  pression  sanguine 
qui  peut  avoir  pour  conséquence  des  troubles  graves  chéz 
des  sujets  astreints  à  un  travail  cérébral  très  actif,  à  une 
attention  soutenue,  nous  admettrions  volontiers  que  l’or¬ 
ganisme  qui  tombe  sur  le  sol  en  quatre  ou  cinq  minutes, 
et  même  moins,  après  avoir  atteint  i  000  et  2  000  mètres 
en  vingt  ou  vingt-cinq  minutes,  n’a  pas  le  temps  d’a¬ 
dapter  .son  système  circulatoire  aux  pressions  variables 
(591  mm  Hg.  à  2  000  mètres,  760  mm.  à  o)  que  franchit 
l’aéroplane  en  un  temps  trop  rapide. 

Les  troubles  que  nous  signalons  se  présentent  suivant 
des  modalités  variables  avec  les  sujets.  Il  en  est  du  «mal 
des  aviateurs  »  comme  du  «  mal  des  montagnes  ».  Cer¬ 
tains  peuvent  en  être  exempts,  d’autres  sensibles  à  des 
altitudes  relativement  basses  :  les  .symptômes  peuvent 
être  plus  ou  moins  accusés  suivant  les  dispositions  indi¬ 
viduelles,  mais  d’une  façon  générale  on  peut  conclure 
qu’ils  apparai.ssent  à  des  hauteurs  généralement  plus 
basses  que  dans  les  ascensions  à  pied  et  même  en  ballon 
sphérique. 

lîn  conclusion,  réactions  vaso-motrices  avec  hyperten- 
■sion,  vertiges,  céphalée,  somnolence  consécutive  aux  as¬ 
censions  et  s’accusant  surtout  sur  le  sol  et  quelque  temps 
après  l’atterrissage,  tels  sont  les  phénomènes  qui  dis¬ 
tinguent  le  «  mal  des  aviateurs  »  du  «  mal  des  mon¬ 
tagnes  »,  et  donnent  un  aspect  très  particulier  à  ces 
troubles  dont  la  cause  essentielle  est  très  vraisemblable¬ 
ment  la  rapidité  avec  laquelle  l’aviateur  se  transporte 
dans  l’espace.  Kt  nous  croyons  que  c’est  ce  facteur  qui 
intervient  pour  rendre  pénibles  et  même  dangereuses  des 
variations  de  pression  atmosphérique  dont  la  valeur  est 
relativement  faible  quand  on  la  compare  aux  variations 
de  pressions  auxquelles  sont  soumis  les  scaphandriers, 
par  exemple,  chez  qui  d’autre  part,  ce  facteur  —  rapidité 
de  décompression  —  Intervient  aussi  dans  la  genèse  des 
troubles  qu’ils  présentent. 


—  721  — 


—  VIII  — 


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-  IX  — 


LA  MÉDECINE 

l,e  couteau.  Essai  dramatique  sur  les  limites  dic  droit  chi¬ 
rurgical,  par  le  Dr  O.  lîsi’i';  DE  METZ,  Paris,  1911,  i  vol. 
iii-i8  {Bernard  Grasset,  éditeur). 

Premier  acte.  —  11  se  déroule  dans  la  salle  de  dissection 
de  la  «  P'aculté  internationale  de  chirurgie  ».  Des  étudiants 
chantent,  rient,  discutent  en  disséquant.  D’illustre  Manitor 
passe  avant  de  se  rendre  à  l’amphithéâtre  de  cours  ;  une 
partie  des  étudiants  l’encense  démesurément.  Hux 
sortis,  survient  la  prince.sse  Teuff  accompagnée  de  son 
amant  M.  X...  Mlle  est  envoyée  à  Manitor  par  le  rabat¬ 
teur  de  celui-ci,  le  Dr  lîertrand,  pour  subir  de  la  main 
experte  du  maître,  en  sa  maison  de  santé  de  la  rne  de 
Carthage,  une  opération  qui  lui  permettra  de  se  livrer 
sans  contrainte  à  la  frénésie  de  son  tempérament.  De 
prix  est  convenu  et  payé  d’avance  ;  1 50  000  francs  que 
Manitor  et  Bertrand  partagent.  Mais  Manitor  n’est  plus 
le  chirurgien  habile  d’autrefois,  il  a  besoin  d’une  main 
plus  sûre  que  la  sienne  pour  le  suppléer  eu  cas  de  néces¬ 
sité  et  il  a  jeté  sou  choix  sur  Deiioir,  jeune  opérateur  de 
grand  mérite,  bien  qu’il  ne  puisse  arriver  à  briller,  perdu 
qu’il  est  dans  la  clientèle  pauvre.  Bertrand  et  Manitor 
e  circonviennent,  l’allèchent  par  l’appât  de  20  0.00  francs, 
l’appât  de  l’influence  de  Manitor  qui  lui  promet  de  le 
faire  nommer  médecin  de  l’hôpital  Mondial.  D’honnêteté 
de  Denoir  finit  par  succomber  ;  il  espère  pouvoir  ainsi  ren¬ 
dre  sa  fille  heureuse. 

Deuxième  acte. —  Au  de  uxième  acte,  des  années  ont  passé. 
Denoir  est  devenu  riche  ;  mais,  toujours  en  proie  au 
remords,  il  ne  «  va  plus  rue  de  Carthage  »  et  s’est  consacré 
uniquement  à  la  science. 

Sa  fille  a  épousé  le  fort  riche  vicomte  de  Tréfeu  qui  est 
mort  bientôt  en  lui  laissant  une  vingtaine  de  millions. 
Au  cours  d’une  fête  que  Denoir  donne  dans  sou  hôtel, 
nous  le  voyons  prêcher  en  termes  éloquents  l’iionuêteté  à 
Sabin  :  Sabin  est  l’homme  habile  que  Manitor,  de  plus  en 
plus  inhabile,  veut  se  donner  comme  opérateur,  rue  de 
Carthage.  Nous  voyons  la  jeune  veuve,  fille  de  Denoir, 
se  pâmer  dans  les  bras  du  Dr  Roland.  Ils  s’aiment  mais 
ne  ireuvent  s’épouser.  Roland  est  marié  et  père  de  nom¬ 
breux  enfants.  Manitor  surprend  la  conversation  des 
amoureux,  les  effraye,  les  sépare.  Une  fois  Alice  de 
Tréfeu  isolée,  Manitor  finit  assez  vite  par  la  persuader 

Les  Règlements  et  les  lois 

LE  CLASSEMENT  DES  AUTOMOBILES 

Ilatira  lieu  avant  le  15  juin  à  Paris  et  dans  les  grands  centres. 

Comme  suite  au  recensement  des  automobiles  qui, 
cette  année,  s’effectue  pour  la  première  fois  conformément 
à  la  loi  du  22  juillet  igotj,  il  est  actuellement  procédé  au 
classement  des  voitures  recensées.  Cette  opération  est  de 
beaucoup  plus  importante  que  le  recensement,  puisqu’il 
ne  s’agira  plus  d’une  simple  déclaration  faite  à  la  mairie, 
mais  d’une  présentation  réelle  et  effective  des  voitures. 

Pour  éviter  les  dépenses  considérables  qui  en  résul¬ 
teraient,  il  n’est  pus  procédé  au  classement  dans  toutes 
les  communes.  Lorsque  plusieurs  communes  .sont  exami¬ 
nées  au  même  centre,  les  propriétaires  des  voitures  sont 
convoqués  successivement,  de'  manière  à  éviter  l’encom¬ 
brement  et  les  pertes  de  temps.  Ivn  aucun  cas,  les  com¬ 
missions  de  classement  ne  fonctionnent  le  dimanche. 
Mlles  sont  composées  d’un  officier  président,  d’un  membre 
civil  compétent  désigné  par  le  préfet  et  d'un  repré.sentant 
du  service  des  mines.  Mn  outre,  le  maire  et  le  secrétaire 


AU  THÉÂTRE 

que  rovariotomie  est  le  seul  moyen  pour  elle  d’aimer  et 
d’être  heureuse  :  c’est  500000  francs  qu’il  touchera. 

Troisième  acte.  —  I.enoir  est  cloué  dans  un  fauteuil  de 
sou  cabinet  par  une  douloureuse  cri.se  de  rhumatisme. 
Il  reçoit  une  lettre  de  Sabin.  Denoir  l’a  convaincu  de  ne 
pas  devenir  châtreur  de  femmes  :  Sabin  n’ira  pas  rue  de 
Carthage.  Denoir  se  félicite  d’avoir  sauvé  son  jeune  con¬ 
frère  du  déshonneur. 

Alice  vient  faire  à  son  père  des  adieux  touchants  et 
longs  :  elle  part  passer  trois  semaines  à  la  campagne 
chez  la  princesse  de  ïenfî.  Mn  réalité,  elle  va  rue  de  Car¬ 
thage,  se  faire  stériliser  par  Manitor.  Denoir  apprend 
par  le  téléphone  que  sa  fille  est  entre  les  mains  de  Mani¬ 
tor  qui,  le  ventre  ouvert,  perd  la  tête  :  des  syncopes 
successives,  une  hémorragie,  -Vlice  meurt  ;  Roland  se 
suicide  ;  les  cris  de  Denoir  cramponné  au  téléphone  ren¬ 
seignent  le  lecteur  sur  les  phases  successives  de  la  scène 
qui  se  passe  rue  de  Carthage. 

Quatrième  acte.  —  De  laboratoire  de  Denoir.  I.enoir  fait 
son  testament;  il  laisse  99  millions  à  différentes  œuvres,  et 
fonde  r  «  .Académie  des  Débuts  »  pour  permettre  aux 
talents  nouveaux  de  se  faire  connaître  sans  compromis¬ 
sion.  Depuis  la  mort  d’-\lice,  Denoir  a  semblé  pardonner 
à  Manitor.  De  voici  justement,  appelé  par  une  lettre  de 
Denoir.  Celui-ci,  par  surprise,  lui  inocule  le  bacillua 
thanatogenuis  qui  amène  à  coup  sûr  la  mort  en  quelques 
heures  au  milieu  d’atroces  souffrances  ;  puis  il  se  suicide 
en  s’ouvrant  plan  par  plan  les  tissus  cardiaques  avec  son 
couteau  de  chirurgien  qu’il  s’enfonce  alors  d’un  geste 
brusque  dans  le  cœur. 

Voici  le  résumé  de  cet  «  essai  dramatique  ».  Ce  résumé 
est  compliqué  ;  l’essai  dramatique  lui-même  l’est  encore 
beaucoup  plus.  Mvidemment  il  ne  faut  pas  prendre  ce 
que  dit  le  Dr  G.  Mspé  de  Metz  au  pied  de  la  lettre.  Dans 
ces  outrances  et  ces  invraisemblances,  il  ne  faut  voir 
que  des  .symboles  et  ne  retenir  de  ce  roman  dialogué 
(ce  n’est  pas  une  pièce  de  théâtre)  que  la  bonne  volonté 
de  l’auteur  et  les  idées  qu’il  y  émet,  idées  nobles  et 
honnêtes  mais  d’une  vérité  trop  évidente  jjour  qu’il  ait 
été  bien  utile  de  la  dire. 

D.-A.  Grey. 


INTÉRESSANT  les  MÉDECINS 

de  la  mairie  doivent  obligatoirement  assister  aux 
séances. 

Toutes  les  voitures  recensées  doivent  être,  sous  peine 
d’amende,  présentées  à  la  commission  de  classement, 
sauf  :  1“  les  voitures  qui  auraient  été  déclarées  précé¬ 
demment  impropres  au  service.  Cette  année,  cette 
éventualité  ne  se  présentera  pas,  puisque  le  classement 
s’effectue  pour  la  première  fois,  et  qu’il  y  aura  lieu 
d’examiner  toutes  les  voitures  ;  2"  les  voitures  exemptées 
de  la  réquisition,  soit  celles  appartenant  au  président  de 
la  République,  à  certains  fonctionnaires,  à  certaines 
administrations,  aux  docteurs  eii  médecine  (une  par 
médecin)  et  aux  membres  du  corps  diplomatitiue. 

Ajoutons  que  des  dispositions  ont  été  prévues  pour  la 
présentation  des  voitures  en  dehors  de  leur  résidence. 
Des  propriétaires  de  ces  voitures  doivent  prévenir  le 
général  commandant  de  corps  d’armée  par  l’intermé¬ 
diaire  du  maire.  De  général  commandant  le  corps  d’armée 
décide  devant  quelle  commission  la  voiture  devra  être 
présentée  ou  si  elle  doit  être  dispensée  de  la  présentation. 


—  723  — 


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LE  MÉDECIN  DE  PROVINCE  D’AUTREFOIS 

Aujourd’hui  il  passerait  pour  un  lettré  !  Il  citait 
Horace  et  fredonnait  du  Béraiij^er.  Il  troussait  genti¬ 
ment  le  vers.  Chacme  année  au  bancmet  de  la  Société 
locale,  sa  chanson  a  boire,  gaillarde  dans  ses  allusions 
professionnelles,  était  le  clou  de  la  soirée. 

Il  s’occupait  volontiers  de  politique.  Plutôt  libé¬ 
ral,  convaincu  et  déshitéressé,  il  arrivait  moins  aux 
liomieurs  que  certains  confrères  politiciens  d’aujour¬ 
d’hui.  Gourmet  et  grand  liseur,  ü  avait  comme  exu¬ 
toires  de  sa  vie  provinciale  mie  bomie  cave  et  mie 
grande  bibliothèque.  Dans  celle-ci,  Rabelais  et 
Voltaire  voisinaient  avec  les  œuvres  de  Galien  et  le 
traité  des  fractures  de  Malgaignc.  Dans  ses  tournées 
de  ville  et  des  environs,  il  lisait  la  Gazette  des  Hôpi¬ 
taux  e:t\a.  Revue  des  Deux  Mondes,  cahoté  dans  son 
cabriolet,  au  trot  de  son  placide  cheval.  Que  dirait-il 
des  8-10  HP  d’aujourd’hui  !. 


Tout  ra.sé  et  coiffé  du  chapeau  de  soie,  il  avait  de  la 
tenue  dans  sa  redingote  boutonnée  haut  sur  la  cra¬ 
vate  à  plusieurs  tours.  Il  pontifiait  parfois  mais 
croyait  que  «  c’était  arrivé  ».  Il  n’aurait  pas  com¬ 
pris  le  bluff  et  la  blague  de  quelques-ims  d’entre 

lîii  général  bon  clinicien,  il  se  faisait  gloire  de  possé¬ 
der  le  flair  et  l’art.  JMalgré  des  honoraires  modestes 
et  irréguliers,  il  arrivait  à  «  représenter  »  honora¬ 
blement  grâce  à  des  prodiges  d’économie  et  de  vie 
simple.  Il  jouissait  de  la  considération  générale  en 
dépit  des  clans  et  des  liâmes  de  la  vie  de  Provhice.  Et 
il  disparaissait,  souvent  remplacé  par  son  fils  qui 
continuait  la  dynastie. 

A  son  enterrement  il  y  avait  des  éloges  un  peu 
fnistes  mais  sincères,  du  recueillement,  des  regrets, 
à  peine  un  ou  deux  mots  «  rosses  »...  D’âge  d’or  ! 

Df  PllîRRIî  Maurki,. 


CHRONIQUE  DES  LIVRES 


Précis  de  médecine  légale,  par 
le  Df  Ch.  VlBlîRï'.  8“  édition  revue 
et  corrigée.  1 9 1 1 ,  i  v.  in-8  de 
97K  page.set  1 10  fig.  (J.- B.  Baillière 
et  Fils,  édit.,  Pans). 


Quand,  il  y  a  quelque  douze  ans, 
les  étudiants  de  nia  génération  pré¬ 
paraient  le  quatrième  examen  de 
doctorat,  c’était  pour  eux  plu¬ 
sieurs  semaines  assez  dures.  Efforts 
de  mémoire  nécessités  par  des  cha¬ 
pitres  de  pharmacologie  et  d’hy¬ 
giène  plutôt  arides,  crainte  de 
quelques  examinateurs  jouissant 
(l’une  réputation  de  sévérité  solide¬ 
ment  établie,  tout  cela  constituait 
une  période  peu  récréative.  Au  mi¬ 
lieu  de  cette  préparation,  c’était 
cependant  un  plaisir  goûté  de  beau¬ 
coup  d’entre  nous  de  «  bouquiner 
le  Vibert  »  comme  on  disait  alors. 
Et  de  fait  ce  livre  était  agréable  à 
lire,  facile  à  retenir,  on  y  apprenait 
la  médecine  légale  (l’une  façon  inté¬ 
ressante. 

Il  faut  croire  que  les  générations 
d’étuiliants  qui  ont  suivi  la  mienne 
ont  eu  le  même  goût  que  nous  pour 
le  livre  du  D’’  Vibert,  car  j(:  viens  de 
recevoir  sa  8®  édition.  Mais  que  de 
(luestions  nouvelles  écloses  dans  ces 
(ieruières  années  sont  traitées  dans 
ce  Précis  de  médecine  légale  :  ex¬ 
pertises  relatives  aux  accidents  du 
travail,  conduite  à  tenir  vis-à-vis 
des  aliénés,  questions  relatives  à 
l’exercice  de  la  profession  médicale, 
à  la  responsabilité  du  médecin  ; 
anthropométrie  et  bertillonnage, 
etc...  Des  rapports _  médico-légaux 
basés  sur  des  procédés  de  recher¬ 
ches  nouveaux  :  examen  des  taches 
de  sang  par  les  sérums  pré(:ipitants, 
étude  des  cheveux,  des  poils,  etc..., 
.sont  annexés  à  cet  ouvrage. 

Tout  en  devenant  d’année  en 
année  plus  complet,  le  livre  du 
Ur  Vibert  n’a  rien  perdu  de  scs  qua¬ 
lités  premières;  les  médecins  et  les 
étudiants  y  trouveront  la  précision 
de  la  documentation  et  l’intérêt  de 
la  lecture  qui  ont  fait  le  succès  des 
éditions  précédentes.  J.  CAMUS. 

Monsieur  l’Agrégé,  par  le  D'  D. 

Na.SS,  1911,  I  vol.  iu-i,8,  5  fr.  50. 

En  lisant  le  livre  dû  D'  I..  N  ASS, 
Monsieur  l'agrégé,  livre  dont  le  titre 
est  suivi  de  cette  notice  «  la  crise  mé¬ 


dicale  »,  je  songeais  aux  Morticolcs 
et  m’attendais  à  une  nouvelle  satire  ; 
mais  bientôt  je  trouvais  cette  phrase  ; 

«  Sommes-nous  des  Dieux  ?  Nous 
sommes  des  hommes  ;  nous  nous 
trompons  comme  tout  le  monde,  et 
un  de  nos  plus  beaux  titres  de 
gloire,  c’est  de  reconnaître  nos 

Le  D  j  Nass  ne  cherche  plus,  en  effet, 
à  étudier  une  profession  et  surtout 
ses  travers.  Il  peint  des  hommes 
dont  les  erreurs  peuvent  provoquer 
de  tragiques  incidents. 

Consfilérous  l’ouvrage  de  plus 
près.  Un  riche  industriel,  Warner, 

«  esprit  pratique,  d’une  probité 
prescpie  chevaleresque  »,  mais  or¬ 
gueilleux  «  parvenu  non  sans  peine 
à  pénétrer  dans  le  Tout-Paris  », 
consent  à  donner  sa  fille  Thérèse  au 
jeune  interne  Jacimes  Clerget,  si  ce 
dernier  parvient  a  l’agrégation  de 
médecine. 

Jacques  Clerget  est  lui  «  fort  en 
thème  ».  Il  «  paraît  plus  que  son 
âge  ».  Sage,  il  est  demeuré  très 
livresque. 

Il  songeait  à  s’établir  en  pro¬ 
vince.  Sans  origmalitô  personnelle, 
les  circonstances  feront  de  lui  uii 
chef  de  parti,  il  se  laissera  guider. 

Clerget  est  soutenu  par  son 
maître  Tissot,  le  vieux  «  patron  ■>, 
affectueux  et  bienyeillaut,  qui  voit 
avec  peine  son  protégé  s’engager 
dans  les  concours.  Mais  Tissot  meurt 
avant  le  concours. 

Clerget  est  refusé.  Et  comme 
Warner  l’accueille  par  ces  mots, 
«  les  malchanceux  ne  méritent  pus 
d’éloges  »,  il  se  prépare  à  recom¬ 
mencer. 

Or,  le  hasard  veut  (lue  Dulac, 
jeune  agrégé, 'qui  a  aime  autrefois 
Thérèse,  puis  s’est  éloigné  puis¬ 
qu’elle  lui  préférait  Clerget,  soit 
président  du  jury  pour  le  nouveau 
concours.  Après  des  hésitations,  Thé¬ 
rèse  va  lui  recommander  Clerget. 
Dulac  aime  encore  Thérèse.  Il  est 
homme...  Clerget  e.st  reçu. 

Clerget,  agrégé,  se  marie.  Il  débute 
à  la  P'aeulté,  et  son  cours  d’ana¬ 
tomie  pure  et  simple  lui  aliène  ceux 
qui  voyaient  en  lui  nn  novateur.  Il 
se  montre  «  rosse  »  aux  examens, 

Clerget,  agrégé,  va  dans  le  monde. 
Sa  femme  revoit  Dulac,  et  Clerget 


se  brouille  avec  son  protecteur.  Alors 
c’est  la  débâcle.  Thérèse  s’enfuit 
avec  Dulac...  Dulac  abandonne  son 
poste  à  la  Faculté,  son  emploi  de 
chirurgien...  Clerget  continue  son 
cours  encore  (juelque  temps,  puis 
il  devient  fou  devant  une  dernière 
farce  des  étudiants  devenus  ses  en- 

Ce  livre  est,  à  la  fois,  un  roman  et 
une  thèse.  D’intrigue  et  le  dévelop¬ 
pement  des  personnages  semblent 
destinés  à  localiser  dans  la  vie  réelle 
les  idées  qu’expose  l’auteur. 

Détachons  cet  aspect  d’un  bon 
Maître  : 

Frofesseur  de  clinique  chirurgicale  à 
l’hôpital  Tenon,  membre  de  l’Académie 
de  médecine  et  de  l’Institut,  le  docteur 
Tissot  était  un  de  ces  savants  atixquels 
va  la  vénération  de  tous  eaux  qui  les 
approchent  :  confrères,  étudiants,  ma¬ 
lades,  clients  piuivrcs  ou  ridxes.  D’une 
bonté  inépuisable,  il  faisait  le  bien 
secrètement,  sans  ostentation;  au  sur¬ 
plus,  d’une  fortune  modeste,  comparée 
à  (X-lles  qu’amassent  Imbituellement  les 
virtuoses  du  bistouri.  De  bonne  heure, 
il  avait  pris  sous  son  affectueuse  pro¬ 
tection  l’étudiant  Jacques  Clerget  au 
moment  où  celui-ci  vint  passer  une 
année  d’extemat  dans  son  service.  Il 
s’intéressa  à  ce  jeune  homme  isolé  dans 

accessible  aux  sentiments  de  charité  et 
d’humanité  qui  faisaient  battre  le  cœur 
d’t  vieux  savant. 

DKJUST-DEWüI.. 


T  réels  d’auscultation  et  de  per¬ 
cussion  du  poumon  et  du 
cœur,  par  les  D'»  ViRlîS  et 
Fages,  professeurs  agrégés  à  la 
Faculté  (le  médecine  (le  Montpel¬ 
lier.  1911,  I  vol.  in- 18,  (le  194  p. 
cart.',  2®  édition  (Coulet  et  fils,  édit, 
à  Montpellier). 

Dans  ce  petit  livre,  MM.  Vire.s  et 
Fages  résument  des  leçons  de  propé- 
deutique  faites  par  eux  à  Montpellier 
et  ils  y  exposent,  dans  un  ordre  mé¬ 
thodique  et  d’une  façon  simple^  la 
sémiologie  du  poumon  et  du  cœur. 
D'étudiant  (jui  débute  à  l’hôpital  est 
souvent  embarrassé  pour  ilétermi- 
ner  la  signification  des  signes  (lu’il 
perçoit;  ll  est  assuré  de  trouver  dans 
ce  préçi.s,  qui  lui  est  de.stiué,  l’essén- 
tiel  de  ce  qu’il  doit  savoir. 

F.  DUUKboui,i,KI. 


—  725  — 


-  XII  - 


REMINERALISATION  SILICEUSE 


"ÎSISSr  ARTERiaSCLÉROSE 

MINÉBALOGÈNE  BOSSON 

SILICATE  DE  SOU  DE  SOLUBLE  ,  TITRÉ,  ASSIMILABLE;  ' 


lODALOSE  GALBRUN 


IODE  PHYSIOLOGIQUE,  SOLUBLE,  ASSIMILABLE 

I>remière  ComblnaiBon  directe  et  entièrement  stable  de  l’Iode  avec  la  JPoptone 
Découverte  en  189G  par  e.  OALBRUN,  docteur  en  pharmacie 

Remplace  toujours  Iode-  et  lodures  sans  Iodisme 

't  vingt  goutte»  lODALOSB  agiseent  comme  un  gramme  lodure  alcalin. 


LEÇON  D’ANATOMIE 

LEÇON  D’ANATOMIE  DE  LÉONARD  GAUTIER  (XVII«  SIÈCLE) 


le  numéro  ai  de  Paris  Médical,  nous  avons  publié  im  maquillage  de  cette  I^eçon  d’anatomie  de  Léonard  < 
remplacer  les  têtes  de  l’original  par  des  têtes  de  médecins  contemporains.  Nous  devons  encore  à  l’obliges 

reproduisons  aujourd’hui. 


IHECTINE  HECTARGYRE 


Benzosulfone  parstaminophinylarsiuate 
PILULES  (0,10  d’Hectine  par  pilule) 


(Combinaison  d’Heotlne  et  de  1 


Une  à  detice  (hCuU'S  par  Jour  pendant  10  à  15  jours. 
GOUTTES  (20  gouttes  équivalent  ô  0,05  d'Hectine). 

SO  ci  100  gouttes  par  Jour  pendant  10  d  15  jours. 
AMPOULES  A  (0,10  d'Hectine  par  ampoule), 
AMPOULES  B  (0,20  d’Hectine  par  ampoule) 
Injecter  une  ampoule  par  jour  pendant  10  à  15  Jours 


AMPOULES  A  (Par  ampoule-Hectine0,10;Hg0,005).)  Une  ampoule  par  Jour 
^pendant  10  à  15  jours. 

AMPOULES  B  (Par  ampoule: Hectine0,20; Hg 0,01).  Sinjeotions  indolobBB 


fne  et  d'.H;sct8pyra.  X1ABOBA.TOXRB  de  l’BBCXIITS,  12,  R.  du  Chemin-Vert,  VILLENEUVE-U-GARENNE  (Siiii) 


HISTOGENOl 


Le  LACTOCMOL 

Combinaison  de  ferinenl«Jactij^ies^_^^^d|cxtra^  | 

constitue  l’agent  de  désinfection  gastro-intestinale  le  plus  puissant  :  il  n’est  pas  i 
toxique;  son  activité  est  démontrée  par  la  Clinique  et  le  Laboratoire. 


(D)  f  La  boîlc  \  f 


LLactochol 


est  soixante  fois  plus  actif  J 


LLactochol 


est  indiqué  dans  les  < 
d'entérifes  aiguës 


\  \  /  d’appendicite  chronique,  L 

\  \  •  /  /  contre  les  dermatoses,  W 

\  j  4  fr.  50  j  /  la  furonculose,  l'insuf- 

\  I  l  V_^\  lisance  biliaire,  la  cho-  it 

J  j  ^ ^  lémie,  les  états  infec-  M 

^  lieux  et  toxiques. 

“ATLAS"  Litféraiure,  Échantillons  et  Laboratoire  :  50,  Rue  Rennequin,  PARIS.  ^ 


^  Nédication  ÂnH-Tuberculeuse 

Iazotyl  I 

^  en  Ampoules  | 

g  pour  injections  sous-cutanées  ou  intra-musculaires  r 

et  en  PILULES  KÉRATINISÉES  Â 

^  Lipoïdes  biliaires  et  spléniques  Æ» 
^  Cholestérine,  Goménol,  Camphre  ^lÜP 


LITTÉRATURE  &  ÉCHANTILLONS  : 

Laboratoires  :  30,  rue  Rennequin,  PARIS 

USINE  à  LA  CARENNE-COLOMBES 


Fac-similé 
Grandeur  nature 
d’une  ampoule 
d’AZOTYL 


-  XVI  - 


Granulé  de  sérum 
s  hémopolétique  ü 


“  Llngestion  de  sérum 
hémopoïétique  provoque 
chez  les  anémiques  une 
hyperglobulîe  rapide  et 
constante.  ” 

Anémie  Chlorose 


Laboratoire  de  l’Hématol 

36,  rue  du  Colisée  —  Paris 

G.  BIÉRON,  Ph.  de  1  ~  clasie  -  Tel.  ;  568.50 


-  XVII  - 


LA  MÉDECINE  HUMORISTIQUE 

LA  VACCINE  PAR  DAUMIER 

(Collection  Hartmann^ 


—  Un  moment,  docteur,  votre  vache  n*a  pas  eu  l'Épizootie?  C'est  que  je  ne  voudrais  pas 
attraper  la  maladie  fies  bêtes  à  cornes. 


—  731  — 


PHYTINE 

PRINCIPE  PHOSPHO-ORGANIQUt 
NATUREL  DES  GRAINES  VÉGÉTALES 

22,  p,  c.  de  phosphore  assimilable 

Reconstituant  Énergique  —  Apéritif  Puissant 
CACHETS  -  GRANULÉS  -  GÉLULES 


KÉPHIR -SALMON 

Alimentation  des  Dyspeptiques  et  des  Tuberauleux 

Képhir  n"  1  laxatif.  —  N«  a  Alimentaire.  —  N»  3  Constipant. 

KOUMIS-SALMON 


YOGHOURT 


Nous  préparons  du  Képhir  avec  du  lait  complètement  écrémé  ou  Képhir  maigre 

Fournisseur  des  Hôpitaux.  Livraison  ohaque  jour  à  domioile  dans  Paris 

TÉLÉPHONÉ  149-78  28,  Rue  de  Trévise,  Paris  TÉLÉPHONE  149-78 


THEPENIER 


MENUS  SCHÊMATiaUES 
Cancer  de  l'estomac. 

i"  Djns  l’absencc  des  troublîs  mo¬ 
teurs  : 

Petit  déjeuner  :  un  demi-litre 
de  lait,  40  grammes  de  biscuits  secs, 
10  grammes  de  beurre, 

A  10  HEURES  :  Soupe  à  la  farine 
d’avoine  avec  du  jus  de  viande. 

A  MIDI  :  Soupe  au  blé  vert  avec 
un  jaune  d’oeuf,  150  grammes  de 
roastbeef,  chevreuil,  volaille  ou 
poisson  ;  loo  grammes  de  purée  de 
pommes  de  terre. 

A  4  HEURES  :  un  litre  de  cacao  au 
lait  avec  un  jaune  d’œuf,  30  grammes 
de  zwieback. 

1,E  SOIR  :  bouillie  farineuse  au 


lait,  soit  : 

I,ait .  250  gr. 

Tapioca  ou  farine  d’avoine.  20  gr. 

Sucre...- .  15  gr. 


50  grammes  de  biscuit,  et  au  besoin 
un  demi-litre  de  lait  en  plus. 

2«  S’il  y  a  des  troubles  de  motilité, 
appliquer  le  régime  de  la  dilatation 
gastrique. 

A  7  HEURES  1/2  :  une  tasse  de 
café  ou  de  thé  avec  une  ou  deux 
cuillers  à  café  de  crème,  deux  tranches 
de  pain  blanc  avec  beaucoup  de 
beurre. 

A  10  HEURES  :  1  assiette  de  bouillie 
d’avoine  au  lait. 

A  MIDI  :  une  petite  tasse  de  bouillon 
de  viande  avec  un  jaune  d’œuf  ; 
un  demi-pigeon,  un  petit  pain. 


-  XiX 

DIÉTÉTIQUE 

Une  tranche  de  rôti  avec  sauce 
au  beurre  ;  une  assiette  de  légumes 
verts  hachés,  ou  nouilles,  macaronis, 
riz  au  lait,  riz  aux  pommes  ;  deux 
cuillers  à  soupe  de  purée  de  pommes 
de  terre  au  lait  ;  alternativement  ; 
purées  de  pommes,  compotes,  pud¬ 
dings  soufflés  ;  un  verre  de  vin  léger. 

A  4  HEURES  :  un  verre  de  crème 
ou  une  assiette  de  fruits,  suivant  la 
saison. 

A  8  HEURES  :  une  tasse  de  bouillon 
avec  un  jaune  d’œuf  ;  plusieurs 
tranches  de  pain  blanc,  avec  -beurre, 
et  petites  tranches  de  viande,  gelée 
de  viande,  caviar,  jambon,  fromage 

Ou  bien  une  grande  assiette  de 
soupe  épaisse  au  lait,  ou  une  bouillie 
de  gruau  avec  un  œuf. 

A  10  HEURES  1/2  :  un  demi-verre 
de  crème  ou  un  peu  de  fruits. 

PiCKARDT. 

Gastrite  chronique. 

Cas  moyennement  grave  : 

A  8  HEURES  :  Soupe  au  lait  : 

I,ait . 100  grammes. 

Pain  blanc .  50  — 

Beurre .  30  — 

A  10  HEURES  :  Deux  œufs  à  la 
coque,  50  grammes  de  pain  blanc  ; 
ou  bien,  à  la  place  des  œufs,;6o  gram¬ 
mes  de  viande  ou  de  jambon  haché. 

A  MIDI  :  Deux  cents  grammes  de 
soupe  à  la  farine  de  gruau,  200  gram¬ 


mes  de  riz  au  lait,  100  grammes  de 
purée  de  pruneaux. 

A  3  HEURES  :  200  grammes  de 
lait  avec  thé,  ou  café  au  lait 
50  grammes  de  pain. 

A  7  HEURES  ;  200  grammes  de 
soupe  au  lait  et  au  riz,  50  grammes 
de  zwieback. 

En  cas  d’amélioration  ; 

A  8  HEURES  :  200  grammes  de  lait 
avec  30  grammes  de  sucre  et  i  cuil¬ 
lerée  à  thé  de  cacao  ;  50  grammes  de 
cakes  ou  de  zwieback. 

A  10  HEURES  :  50  grammes  de  pain 
blanc  avec  30  grammes  de  beurre  et 
100  grammes  de  riz  de  veau  ou  cer¬ 
velle  de  veau. 

A  MIDI  :  soupe  avec  un  œuf, 
10  grammes  de  beurre  et  30  grammes 
de  farine  (avoine,  tapioca,  riz, 
maïs)  ;  100  grammes  de  nouilles,  ou 
de  purée  de  haricots,  ou  d’épinards, 
ou  de  carottes  ;  100  grammes  de 
volaille  ou  côtelette  de  veau,  ou 
du  pigeon,  ou  du  gibier  (à  l’excep¬ 
tion  du  lièvre),  ou  du  poisson 
(brochet,  tanche,  truite,  aigrefin)  ; 
$0  grammes  de  purée  de  pommes  de 
terre  ;  100  grammes  de  soufflé  de 
gruau,  de  riz,  ou  omelette  soufflée. 

A  3  HEURES  ;  100  grammes  de 
lait  avec  thé  et  30  grammes  de  sucre 
ou  une  pincée  de  saccharine  ; 
25  grammes  de  cakes. 

A  7  HEURES  ;  50  grammes  de  pain 
blanc  et  30  grammes  de  beurre  ; 

,  50  grammes  de  viande  hachée. 

PiCKARDT. 


FORMULES  THÉRAPEUTIQUES 


ECZÉMA 

Eczéma  de  la  face.  —  Brocq. 

Acide  tartrique .  1  gr. 

Acide  salicylique .  0.50  à  i  — 

Glycérolé  d’amidon .  2.5  — 

Acide  salicylique .  2  gr. 

Baume  du  Pérou .  Q.  s. 

Vaseline .  30  à  35  gr. 

Ou  bien  : 

Sous-acétate  de  plomb  liquide  .  4  gr. 

Vaseline .  5  — 

Lanoline . 40  — 

Dans  Veczéma  impétigineux,  appli¬ 
cations  de  : 

Précipité  jaune .  i  gr. 

Huile  de  cade  . . .  S  gr. 

Glycérolé  d'amidon .  30  — 

Quand  l’éniption  est  sèche, 

mettre  : 

Précipité  jaune .  i  gr. 

Cérat  sans  eau .  20  — 


S’il  y  a  des  démangeaisons  : 

Acide  tartrique . .  r  gr. 

Glycérolé  d’amidon .  20  — 

Dans  les  cas  rebelles,  un  peu  ato- 
niques,  avec  infiltration  profimdc 


des  téguments,  rnettre  : 

Précipité  jaune . .  i  gr. 

Huile  de  cade . .  '5  — 

Glycérolé  d’amidon  . . .  30  — 

Dès  que  l’éruption  est  sèche, 
mettre  : 

Précipite  jaime . . .  i  gr. 

Cérat  sans  eau . . .  20  — 

Emplâtre  simi)le .  (.00  — 

Cire  jaune .  250  — 

Huile  blanche .  400  — 


Eau. ...  Q.  s.  pour  délaver  la  dextrme. 

Eczéma  des  parties  génitales.  — 
E.  Besnier. 

Au  début,  traitement  antiplllo- 


gistique  :  enveloppement  par  le 
caoutchouc  pendant  le  jour,  cata¬ 
plasmes  de  fécule  pendant  la  nuit. 
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LA  MÉDECINE  AU  PALAIS 


LA  RESPONSABILITÉ  PROFESSIONNELLE 

La  responsabilité  du  médecin  est  mise  à  chaque  instant 
en  jeu  et  l’on  voit  des  malades,  même  des  confrères 
(cela  est  arrivé  récemment),  qui  intentent  des  actions  en 
dommages-intérêts  contre  le  praticien  qu’ils  estiment 
avoir  commis  une  faute  dans  uu  traitement  pourtant 
appliqué  avec  méthode,  dans  des  prescriptions  scienti¬ 
fiquement  établies,  dans  une  tentative  de  thérapeutique 
loyalement  conçue,  dans  des  conseils  donnés  avec  désin¬ 
téressement  ;  sous  prétexte  que  ce  traitement,  ces  pres¬ 
criptions  ne  leur  ont  pas  donné  tout  le  soulagement  qu’ils 
en  attendaient,  que  cette  médication  ou  cette  opération 
n’est  pas  conforme  aux  usages  habituels,  que  ces  conseils 
leur  ont  causé  soit  par  la  faute  d’un  autre,  soit  par  la 
leur  un  désagrément. 

Les  tribunaux,  incompétents  le  plus  souvent  pour 
apprécier  sainement  des  questions  d’un  ordre  tout  à  fait 
spécial,  rendent  des  jugements  qui  sont,  pour  la  plupart, 
critiquables  par  les  bases  sur  lesquelles  ils  se  fondent. 

Pourtant,  il  en  est  certains  de  ces  jugements,  oii  les 
juges,  par  des  attendus  pleins  de  bon  sens,  ont  rendu 
justice  au  corps  médical. 

Témoin  un  jugement  récent  de  la  première  chambre 
du  tribunal  civil  de  la  Seine  rendu  sur  la  requête  d’une 
dame  qui  intentait  une  action  en  40  000  francs  de  dom¬ 
mages-intérêts  contre  son  médecin,  et  qui  déboute  ainsi 
la  demanderesse. 

«  Attendu  d’abord  qu’il  convient  de  poser,  eu  principe, 
que  si  l’on  ne  veut  pas  paralyser  l’initiative  si  souvent 
bienfaisante  des  médecins  et  entraver  d’une  façon  géné¬ 
rale  l’essai  de  la  science  médicale  eu  voie  de  progrès  con¬ 
tinus,  on  ne  saurait  être  fondé  à  rechercher  les  médecins 
pour  des  faits  purement  relatifs  à  l’exercice  légitime  et 
normal  de  leur  profession,  si  ces  faits  réputés  même 
dommageables  en  soi  ne  procèdent  dans  une  mesure  quel¬ 
conque  d’une  faute  extra-professionnelle  ou  de  droit 
commun,  imputable  à  l’homme  indépendamment  du 
praticien  et  du  traitement  qu’il  a  prescrit; 

«  Que  l’on  ne  saurait  retenir  les  faits  professionnels 
comme  un  élément  de  fait,  que  s’ils  constituent  une 
faute  lourde  de  diagnostic,  de  traitement  ou  d’opération 
que  l’état  de  la  science  ne  permettait  pas  de  commettre, 
ou  s’ils  dénotent  une  impéritie  ou  une  négligence  telles 
qu’on  ne  peut,  dans  une  opinion  moyenne,  s’attendre 


à  en  rencontrer  de  semblables  chez  une  personne  possé¬ 
dant  le  titre  de  docteur  avec  les  connaissances,  la  cons¬ 
cience  et  le  bon  sens  exigés  pour  l’exercice  de  cette  pro¬ 
fession.  0 

Après  les  condamnations  prononcées  ces  derniers  temps, 
ce  jugement  est  réconfortant  et  il  faut  souhaiter  qu’il 
fasse  jurisprudence. 

On  s’e.st  demandé  récemment  si  la  responsabilité  de 
l’Assistance  publique  ne  devait  pas  être  substituée  à  celle 
de  son  chirurgien. 

Le  tribunal  civil  delà  Seine  a,  dans  des  cas  analogues, 
tranché  la  question  dans  le  sens  négatif  dans  de  nombreux 
jugements  ;  en  posant  que  l’administration  de  rA.ssis- 
tance  publique  ne  choi.sit  pas  ses  médecins  et  chirurgiens 
qui  sont  nommés  et  révoqués  par  le  ministre  de  l’Intérieur 
et  que  ces  praticiens  sont  les  chefs  de  leurs  services,  ne 
dépendant  que  de  leur  conscience  et  n’ayant  à  recevoir 
ni  ordres  ni  instructions  de  l’Administration. 

Ainsi  donc,  et  dans  tous  les  cas,  c’est  au  médecin  seul 
que  l’on  s’attaquera  et  celui-ci  n’aura  comme  réponse 
à  ces  attaques  le  plus  souvent  injustifiées  que  la  satisfac¬ 
tion  morale  du  devoir  accompli. 

Il  est  utile  de  connaître  tous  les  cas  odla  responsabilité 
du  médecin  est  mise  en  jeu,  et  cela  arrive  fréqueinment. 
Dans  quelque  temps  il  faudra  que  les  médecins,  après 
leurs  nombreux  démêlés  avec  dame  Thémis,  mettent  en 
pratique  et  en  toutes  circonstances  le  précepte  de  Socrate 
qui  recommandait  de  tourner  sept  fois  sa  langue  dans 
la  bouche  avant  de  parler.  Pour  eux,  il  leur  faudra  se 
demander  à  chaque  instant  :  «  .si  je  fais  ceci  ou  cela,  ai-je 
une  responsabilité  engagée  ?  » 

Un  cas  typique,  et  assez  commun  par  ses  analogues,  vient 
de  donner  lieu  à  un  procès  devant  le  tribunal  d’Amiens. 

Un  médecin  rentrait  à  son  domicile  en  automobile,  uu 
de  ses  amis  lui  demande  de  l’aceompagner.  Chemin 
faisant,  le  conducteur  ne  peut  éviter  un  accident;  l’ami 
est  coutusioiiné  ;  il  attaque  le  médecin,  sou  conducteur 
par  obligeance,  eu  dominages  et  intérêts...  le  médecin  est 
condamné  ! 

Ainsi  donc,  lorsqu’un  ami,  ou  une  personne  à  laquelle 
uu  médecin  pourrait  rendre  service  (et  cela  arrive  fré¬ 
quemment  dans  l’exercice  de  la  profession),  lui  deman¬ 
dera  monter  dans  sa  voiture,  il  doit  refuser  et  cultiver 
l’égoïsme  puisque  nos  institutions  lui  en  fout  une  si 
stricte  obligation.  B.  J  AM. 


L’INTERMÉDIAIRE 

Un  cas  d’anaphylaxie  alimentaire 

Un  cas  personnel  d’anaphylaxie  me  paraît  devoir  être 
communiqué  après  les  remarques  de  P.  Carnot  (p.  571 
de  ce  journal). 

Voici  les  faits  :  après  avoir  ingéré  quelques  moules  je 
fus  pris,  il  y  a  trois  ans,  de  sensation  d’étouffement,  sen¬ 
sation  de  sécheresse  et  irritation  de  l’arrière-gorge,  toux 
quinteuse.  Ces  quelques  phénomènes  principaux  se  mani¬ 
festèrent  vingt  minutes  après  l’ingestion  de  ce  mets  qui 
précédemment  ne  m’avait  jamais  causé  ni  indigestion,  ni 
malaise  quelconque.  Notons  qu’aucun  des  convives  ne 
fut  incommodé. 

Quinze  jours  plus  tard,  même  repas,  mêmes  phénomènes 
plus  violents,  céphalée,  poussée  d’urticaire,  diarrhée.  Je 
reconnus  la  cause  des  sympvômes  que  la  première  fois 
je  n’avais  osé  rapporter  à  l’alimentation  et  devant  les 
manifestations  intenses  bien  que  l’ingestion  ait  été  de 
moindre  quantité,  je  pensais  à  l’anaphylaxie.  J’ai 
supprimé  les  moules  de  mes  menus  pendant  un  au,  j’en 
ai  usé  depuis  et  n’ai  plus  eu  de  sujet  de  plaintes. 


DES  MÉDECINS 

Je  rapporte  le  cas  personnel,  car  il  n’en  est  point  venu 
d’autres  à  ma  connaissance  et  les  réflexions  de  P.  Carnot 
ont  réveillé  ces  souvenirs  que  je  transcris  en  commentaire 
de  son  article.  Df  RlîNé:  LedEnt. 

Malades  s’opérant  eux-mêmes 
et  épidémie  de  mutilations 
Une  véritable  épidémie  de  mutilations  sévit  en  ce  mo¬ 
ment  à  la  prison  militaire  de  Grenoble.  La  semaine  der¬ 
nière,  un  détenu  s’e.st  tranché  presque  totalement  un 
orteil  avec  le  manche  d’une  cuiller  aiguisé  contre  uu  mur. 
Le  lendemain,  un  de  ses  camarades  se  coupait  un  doigt 
du  pied  gauche; le  surlendemain,  uu  soldat,  attendant  de 
passer  au  conseil  de  guerre,  s’est  sectionné  quatre  doigts 
de  la  main  droite  avec  une  truelle.  Ce  dernier,  plusieurs 
fois  condamné,  est  un  enfant  assisté,  engagé  de  cinq  ans. 
Ces  pratiques,  qui  paraissent  devenues  courantes  dans 
les  prisons  militaires,  ont  pour  but,  dit-on,  d’échapper 
aux  rigueurs  du  pénitencier,  les  condamnés  préférant, 
paraît-il.  être  envoyés  aux  travaux  publics.  D*'  Bri';re. 


—  XXII  — 


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NOUVELLES 


La  question  des  langues  en  Belgique.  —  Ou  sait  que  la 
quc.stiou  (les  langues  (français  ou  flamand)  est  une  de 
celles  qui  divisent  le  plus  nos  voisins  et  alors  que  dans  les 
milieux  instruits  on  a  vu  se  créer  en  Wallonie  et  ent'landre 
de  nombreuses  associations  pour  la  culture  de  la  langue 
française,  d’autre  part  le  programme  des  revendications 
flamamles  a  pris  des  proportioits  imiuiétantcs  depuis  un 

Un  des  derniers  projets  de  loi  présenté  par  des  députés 
de  toutes  les  couleurs  politiques  a  trait  à  la  flaniandisa- 
tion  de  l'Université  de  Gand.  Les  cours  seraient  donnés 
uniquement  en  flamand,  les  publications  paraîtraient  eu 
langue  flamande.  Ainsi  des  productions  intéressantes 
seraient  perdues  pour  la  moitié  d’un  pays  travailleur, 
pour  tous  les  savants  de  langue  française,  pour  les  nom¬ 
breux  congrès  où,  à  côté  de  l’anglais  et  de  l’allemand,  le 
français  est  seul  admis  comme  langue  ofîiciclle.  Des  asso¬ 
ciations  scientifiques  protestent  contre  ce  projet  et  no¬ 
tamment  beaucoup  (le  médecins  belges  (jui,  tout  en  admet¬ 
tant  le  juste  désir  des  Flamands  d’être  en.seignés  dansleur 
langue  maternelle,  regrettent  les  erreurs  qui  se  glissent 
dans  un  plan  de  revendications  dont  les  moyens  dépassent 
le  but  et  l’idée  primordiale  et  dont  la  mise  en  pratique  cau¬ 
serait  plus  (le  désavantages  que  de  profits. 

Une  simple  question  de  langue  doit-elle  mettre  en  péril 
les  forces  futures  d’un  peuple  dont  nous  savons  toute 
l’énergie? 

Fondation  Carnegie.  —  La  c(nnmi.s.sion  de  la  fonda¬ 
tion  Carnegie  vient  de  se  réunir  sous  la  pré.sidence  de 
M.  fîmile  Loubet,  au  ministère  de  l’intérieur. 

Elle  a  décerné  la  médaille  d’or  de  la  fondation  et  une 
allocation  de  vingt-cinq  mille  francs  à  M""’  Mesny,  veuve 
du  médecin-major  hors  cadres  Mesny,  qui  au  cours  de 
l’épidémie  de  Mandchourie  chercha,  dans  des  conditions 
héroïque.s,  à  entraver  la  marche  de  la  peste  pnlmonaire. 

Congrès  de  l’Association  des  professeurs  des  Écoles  de 
médecine  et  de  pharmacie  de  France.  —  L’-Association 
des  professeurs  des  écoles  de  médecine  et  de  pltarmacie 
de  France  vient  de  tenir  sa  première  assemblée  à  la 
Faculté  de  médecine  de  Paris. 

iîlle  a  pris  acte  de  l’importante  manifestation  de 
l’Académie  de  médecine  (séance  du  2, S  mars)  à  la  suite 
de  la  communication  de  M.  le  professeur  Motais  (d’An¬ 
gers)  sur  «les  écoles  préparatoires  de  médecine  et  de 
pharmacie  ;  importance  de  leur  nôle  dans  l’enseignement 
médical  ». 

MM.  les  professeurs  Labbé,  Guyon,  Blanchard,  Gariel, 
Pouchet,  Bureau,  s’appuyant  eu.x-mémes  sur  les  opinions 
publiquement  exprimées  des  jirofesseurs  Tillaux,  Lance- 
reaux,  Troisier,  Gautier  et  du  doyen  de  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris,  professeur  Landouzy,  ont  pré.senté 
les  déclarations  suivantes  : 

L'encombrement  de  la  Faculté  de  médecine  de  Paris  ne 
permet  pas  aux  débutants  un  accès  suffisant  aux  cliniques, 
aux  laboratoires,  à  l'amphithéâtre  ;  il  en  résulte  que  les 
notions  élémentaires,  base  de  tout  enseigenment  médical 
sérieux,  y  sont  imparfaitement  acquises. 

Les  écoles  de  médecine  et  de  pharmacie  sont  au  con¬ 
traire  parfaitement  organisées  pour  cet  enseignement 
élémentaire.  11  e.st  donc  «d’un  immense  avantage  pour 
nos  fils  (professeur  Landouzy)  de  faire  en  province  leurs 
premières  années  d'études  médicales  >. 

Dans  l'intérêt  de  l'en.scignement  des  sciences  médiçales, 
il  est  de  la  plus  haute  importance  que  ces  faits,  si  énergi¬ 
quement  affirmés  par  l’.Académie  de  médecine,  soient 


portés  à  la  connaissance  des  familles  et  des  futurs  étu- 

L'a.ssociation  a,  en  outre,(liscuté  divers  rapports  concer¬ 
nant  les  études  médicales  et  pharmaceuticiues  dans  les 
écoles  de  médecine  et  de  pliarmacie.Les  conclusions  votées 
ont  été  immédiatement  présentées  au  ministre  de  l'ins¬ 
truction  publique  par  une  délégation  de  l’association. 

Maison  d’éducation  pédagogique  à  Berlin.  ■ —  La 
Socii'lé  centrale  athniani/e  pour  les  soins  de  l'enfance  a 
rés(du  de  construire  une  maison  d’éducation  pédagogique 
pour  les  «  enfants  psychopathiques  ». 

De  même  le  Collige  mhlical  de  Prusse  a  décidé  d’orga¬ 
niser  une  colonie  de  coqueluchcux  au  bord  de  la  mer.  On 
construira  à  proximité  d’une  forêt  des  maisons  de 
familles,  séparées  par  des  plantations. 

Falsification  des  eaux  minérales.  —  Le  jugement 
rapporté  dans  le  n"  2,t  de  ce  jourmd  a  des  précédents. 
Un  médecin  belge  nous  signale  un  arrêt  du  tribunal  de 
commerce  de  Bruxelles  (juin  1908)  condamnant  les  ven¬ 
deurs  d’une  «Eau  de  Janos  artificielle  >  à  cinq  cents 
francs  de  dommage  et  à  des  insertions  dans  les  journaux . 

l’iusieurs  jugements  analogues  existent  dans  la  juris¬ 
prudence,  croyons-nous. 

Importation  d'eaux  minérales.  —  Les  relevés  officiels 
indiquent  en  Belgi(jue  une  augmentation  de  l’importa¬ 
tion  des  eaux  minérales  allemandes.  Ce  sont  surtout  les 
eaux  de  table  qui  l’emportent  d’ailleurs  sur  les  eaux 
médicinales. 

Une  ordonnance  médicale  prophylactique.  -  -  I,u  sur 
les  feuillets  d’ordonnance  d’un  confrère  belge,  un  entête 

L’alcool  est  un  poison,  n’en  buvez  jamais.  Le  lait  doit 
être  la  seule  nourriture  du  nourrisson  jus(iue  huit  mois. 

Four  éviter  de  propager  la  tuberculose,  ne  craches  pas 
à  terre. 

Monument  au  D''  Claude  Martin  (de  Lyon).  —  Une 
.souscription  est  ouverte  pour  élever  un  monument  à  la 
mémoire  du  D’’  Claude  Martin,  bien  connu  pur  ses  tra¬ 
vaux  de  .Stomatologie.  M.  Caillou,  i,  rue  Victor  Hugo,  â 
Lyon,  reçoit  les  .souscriptions. 

Accident  du  D'  Hœckel.  —  Le  (Ux'tenr  Hæckel, 
le  célèbre  professeur  de  zoologie  d’Iéna,  en  voulant 
prendre  un  livre  sur  les  rayons  de  sa  bibliothèque, 
e.st  tombé  d'nn  tabouret;  il  a  une  fracture  d'un  os  du 
bassin.  Le  professeur  Hieckel  est  âgé  de  soixante-dix- 

Souvenir  Bourneyille.  —  Les  collègues,  collabora¬ 
teurs,  élèves  et  amis  du  regretté  IF  Bourneville,  désirant 
perpétuer  sa  mémoire  et  lui  a.ssurer  une  sépulture 
digne  des  services  qu'il  a  rendus,  se  sont  réunis  dans 
ce  but. 

Ils  ont  chargé  un  comité  de  recueillir  les  cotisations 
de  toutes  les  personnes  (pn  voudraient  prendre  part  à 
cette  oeuvre  de  justice  et  de  rcconnai.ssance  envers  cet 
homme  de  valeur  et  de  bien. 

.Se  plaçant  au-dessus  des  passions  d’ordre  politique 
ou  religieux,  le  Comité  désire  honorer  Bourneville  dans 
toute  son  œuvre  et  commémorer  en  lui  le  médecin 
dévoué,  le  savant  consciencieux,  rhoimne  politique 
sincère,  le  réformateur  audacieux,  l’organisateur 
inla.ssable,  le  journaliste  expert  et  le  philanthrope 

Les  cotisations  doivent  être  a(lrc.s.sées  an  tré.soricr 
du  comité,  M.  Georges  S.\l,oMON*,  1 1 2  his,  boulevard 
Malesherbes,  Paris. 


—  737  — 


—  XXIV  — 


LIVRES  REÇUS  AU  RÜREAU  DE  PARIS  MÉDICAL 


Compte  rendu  du  IIP  Congrès 
international  d'hygiène  sco¬ 
laire,  Paris  2-7  août  1910.  — 
1911,  3  volumes  111-8",  de  1000  p. 
1 2  francs,  (ilf  a/oiac, éditeur  à  Pari^. 
Affections  chirurgicales  de  la 
Poitrine,  par  le  Dr  Charles  Sou- 
iiiGoux,  chirurgien  des  hôpitaux. 
Fasc.  XXII  du  Traité  de  Chi¬ 
rurgie  de  De  Dentu  et  Deebet. 
I  vol.  gr.  in-8,  de  282  pages,  avec 
48  figures,  br.  8  fr.  ;  cart.  9  fr.  50. 
J. -B.  Baillière  et  fils,  édit.,  Paris. 


Les  Patibulaires,  par  Jean  et 
Paue  Fioeee.  1911,  I  vol.  ia-i6, 
de  237  pages,  3  fr.  50.  {Union  fran¬ 
çaise  d’édition,  Paris). 

Thérapeutique  usuelle  du  pra¬ 
ticien,  par  le  P"  Aebert  Robin, 
de  l’Académie  de  Médecine. 
Deuxième  série.  1  vol.  in-8  de 
de  530  pages,  8  fr.  (Vigot  frères, 
éditeurs,  Paris). 


Le  Pragmatisme,  par  Wieeiam 
J  AME,  traduit  par  F.  Le  Brun  avec 
une  introduction  par  H.  Bergson, 
membre  de  l’Institut,  professeur  au 
Collège  de  France.  1 9 1 1 , 1  vol.  in- 1 8 , 
312  pages,  3  fr.  50.  {Bibliothèque 
de  philosophie  scientifique,  dirigée 
par  le  Dr  Gustave  Le  Bon, 
Flammarion,  éditeur  à  Paris). 


L'INTERMEDIAIRE  MEDICAL 


HOTELS  RECOMMANDÉS  DES  STATIONS  THERMALES  FRANÇAISES 


Aix-les-Bains. 

Grand  Hôtel  d’Alr.  —  ï'r  ordre.  Guibert  frères  et  Gaudin, 
propriétaires. 

Hôtel  Astoria  et  de  l’Arc  Romain.  —  182  chambres, 
43  bains.  —  Création  du  dernier  moderne.  —  En  face  les 
Thermes  et  le  Parc.  —  Télégrammes  :  Astoria. 

Begina  Hôtel  Bernascon.  —  250  chambres  avec  eau 
chaude  et  froide,  50  salles  de  bains.  —  Situation  élevée, 
tranquille,  et  à  proximité  de  l’établissement  thermal  des 
casinos,  etc.  —  J  ardins  ombragés.  —  Vues  magnifiques. 
—  J.  M.  Bernascon,  propriétaire. 

Splendide-Hôtel-Exoelsior.  —  La  plus  belle  situation.  Der¬ 
nier  confort.  Grands  jardins.  Tennis.  Garage. 

Bagnères-de-Luebon. 

Grand  Hôtel  Saoaron.  —  Allées  d’Etigny,  les  plus  beaux 
ombrages  de  Ludion.  —  Restaurant  dans  le  parc.  Garage. 


Évian. 

Royal  Hôtel.  —  Luxe  et  confort  le  plus  raffiné.  Parc  de 
8  hectares.  Altitude  470  m.  Vue  sur  les  Alpes  et  le  lac 
Léman.  Cuisine  de  régime  sur  demande. 

Splendid  Hôtel.  —  Confort  familial.  Entièrement  remis  à 
neuf  en  1908.  Jardin.  Vue  splendide.  Pension  à  partir 
de  12  francs. 


La  Roebe-Posay  {Vienne). 
Etablissement  thermal.  —  i'"’  ordre.  Ouvert  du  l»‘'  J 
lu  I"'  Octobre.  Hydrothérapie.  Cure  de  boisson  et  ci 


Pougqes. 

Splendid-Hôtel.  —  Confort  moderne.  Prix  modérés.  I<e 
_  seul  situé  dans  le  parc  de  l’établissement. 

Thonon-les-Bains. 

Hôtel  dn  Parc.  —  A  côté  de  l’établissement  thermal.  — 

_  1“''  ordre.  —  200  chambres.  —  Vue  splendide.  —  Vaste 

parc.  -7-  Hydrothérapie  complète  dans  l’hôtel.  —  Tables 
[in.  de  régime. 

Vais. 

Grand  Hôtel  des  Bains. —  i»'  ordre.  Électricité.  Salle  de 
de  bains.  Garage  avec  boxes.  Téléphone. 

Vichy. 


Nouvel  Hôtel.  —  i"  ordre.  Sur  le  parc.  En  face  de  l’établis¬ 
sement.  250  diambres.  Appartements  avec  salle  de  bains. 
Lavabos  à  eau  diaudc  et  froide.  Tables  de  régime.  Orchestre. 


-XXV  — 


Hôpitaux'  de  Paris." —  Concours 

DE  MÉDECIN  DES  HÔPITAUX.  — 
Epreuve  orale.  —  Séance  du  l8  mai. 

—  MM.  Malloizel,  i6  ;  Aubertin,  i8  ; 
Voisin,  17;  Fiessingcr,  19  1/2; 
Faure-Beaulieu,  16. 

Séance  du  ig  mai.  —  MM.  Ilar- 
vier,  18;  Rivet,  17  1/3;  Géraudel, 
12;  Halbron,  ig  ;  Darré,  18. 

Séance  du  22  mai.  —  MM.  Froin, 
16  1/2  ;  Gaultier,  17  1/2;  Gougerot, 
17;  Ribadeau-Dumas,  19  1/2;  Ar- 
mand-Delille,  18  1/2. 

Concours  de  chirurgien  des 
HÔPITAUX.  —  Consultation  écrite.  — 
Séance  du  17  mai.  —  MM.  Heitz- 
Boyer,  i2;Mercadé,  17;  Mocquot,  16. 

Sont  déclarés  admissibles  aux 
épreuves  définitives  :  MM.  Grégoire, 
64  points;  Gemez,  62;  Desmarest, 
62  ;  Okinczyc,  6r  ;  Cauclioix,  60  ; 
Marcille,  59  ;  Sauvé,  S9  :  Mocquot, 
S7. 

Séance  du  20  mai.  —  MM.  Moc¬ 
quot  et  Cauchois,  26  ;  Okinczyc,  24, 
Desmarest,  28  ;  Gemez,  20  ;  Gré¬ 
goire  et  Marcille,  29;  Sauvé,  23. 

Séance  du  22  mai.  —  MM.  Marcille, 
15  ;  Grégoire,  18;  Okinczyc,  19;  Cau- 
choix,  18;  Desmarets,  ig. 

Concours  d’accoucheur  des 

HÔPITAUX.  —  Lecture  des  copies.  — 
Séance  du  18  mai.  — MM.  Delestre, 
17;  De  I/orier,  18;  Chirié,  15; 
Devraigue,  16;  Dequeux,  15. 

Séance  du  19  mai.  —  MÎVI.  Gué- 
uiot,  1 7  ;  Moucliotte,  1 6  ;  Sauvage,  18. 

Séance  du  20  mai.  — •  MM.  De 
Dorier,  15;  Guéniot,  14;  Moucliotte, 
16. 

Concours  d’opiitai,moi,ogiste 
des  hôpitaux.  —  Epreuve  supplé¬ 
mentaire.  —  Séance  du  18  mai.  — 
MM.  Cantonnet  et  Coutela,  20  ; 
Magitot,  19, 

I  M.  Cantonnet  est  nommé  ophtal¬ 
mologiste  des  hôpitaux. 

ProscctoraD  —  Séance  du  17  mai. 
MM.  Girode,  16;  Berger,  16;  Cade- 
nat,  14. 

Séance  du  19  mai.  —  MM.  Hou- 
dard,  19;  Basset,  17;  Monsaingeon, 

15  ;  Hovelacque,  15. 

Maison  départementale  de  Nan¬ 
terre.  —  Concours  de  i/internat, 

—  Epreuve  clinique  de  pathologie 
interne  (deuxième  séance).  — 
MM.  Damy,  18;  Hugonnet,  13; 
Mareau,  16  ;  Decocq,  17  ;  Rousse’, 

13  ;  Kuhn,  18. 

Epreuve  clinique  de  pathologie 
externe.  —  MM.  Kuhn,  16;  Damy, 
13;  Breuillet,  17;  Decoq,  18; 
Roussel,  14  ;  Dévy,  17  ;  Moreau, 

16  1/2  ;  Thierry,  10  ;  Salmont,  13  ; 
Jaubrel,  15  1/2  ;  Colanéri,  18. 

Faculté  de  médecine  de  Bordeaux. 

—  Un  concours  pour  la  place  de 
chef  de  clinique  médicale  Ües  ma¬ 
ladies  des  enfants  sera  ouvert  à  la 
Faculté  de  médecine,  le  mercredi 

14  juin  1911.  Des  inscriptions  sont 
reçues  jusqu’au  8  juin,  quatre  heures. 

Un  concours  pour  la  place  de  chef 


LA  VIE  MEDICALE 


de  clinique  gynécologique  sera  ou¬ 
vert  le  22  juin  1911.  Des  inscrip¬ 
tions  .seront  reçues  jusqu’au  i  S  juin, 
à  quatre  heures. 

Un  concours  pour  la  place  de  chef 
de  clinique  chirurgicale  infantile 
sera  ouvert  le  lundi  26  juin  1911. 
Des  inscriptions  seront  reçues  jus¬ 
qu’au  22  juin,  à  quatre  heures. 

Facultés  de  médecine  étrangères. 

—  Napees. —  M.  le  Dr  Pietro  Stanca- 
nelli  est  nommé  privât  docent  de 
dennatologie  et  de  .syphiligraphie. 

GraTZ.  —  M.  le  Dr  G.  Von  Saar 
est  nommé  privât  docent  de  chirurgie. 

Rome.  —  M.  le  Dr  Amelio  Zan- 
cla  est  nommé  privât  docent  d’oto- 
rhino-laryngologie. 

Écoles  de  médecine.  —  Nantes. 

—  Par  arrêté  du  ministre  de  l’Ins¬ 
truction  publique  et  des  Beaux-Arts 
en  date  du  5  mai  1 9 1 1 ,  un  con¬ 
cours  s’ouvrira  le  27  novembre  191 1, 
devant  la  Faculté  de  médecine  de 
l’Université  de  Paris,  pour  l’emploi 
de  suppléant  des  chaires  de  patho- 
lome  et  de  clinique  chirurgicales  à 
l’Ecole  de  plein  exercice  de  médecine 
et  de  pharmacie  de  Nantes. 

De  registre  d’inscription  sera  clos 
un  mois  avant  le  concours. 

M.  le  Dr  Henri  Derat,  ancien  in¬ 
terne  des  hôpitaux  de  Nantes  et  de 
Paris,  a  été  nommé  après  concours 
chef  de  clinique  chirurgicale  à  l’Ecole 
de  médecine  de  Nantes,  eu  rempla¬ 
cement  de  M.  le  Dr  Favreul. 

Ceermont-F'errand.  —  M.  le 
Dr  Dionis  du  Séjour  est  institué  pour 
une  nouvelle  période  de  neuf  ans, 
à  partir  du  P'r  mars  191 1,  suppléant 
des  chaires  de  pathologie  et  de  cli¬ 
nique  chirurgicales  et  de  clinique 
obstétricale. 

Reims.  ■ —  M.  Dajoux,  professeur 
de  pharmacie  et  matière  médicale, 
est  admis  à  faire  valoir  ses  droits  à 
une  pension  de  retraite,  à  partir  du 
irr  novembre  191 1.  —  M.  Dajoux  est 
nommé  professeur  honoraire  à  par¬ 
tir  du  V''  novembre  191 1. 

Rouen.  — M.  Bonvalet,  suppléant 
de  la  chaire  d’histoire  naturelle, 
est  chargé  des  fonctions  de  chef 
des  travaux  d’histoire  naturelle. 

Angers.  —  Un  concours  s’ou¬ 
vrira  le  27  novembre  1911,  devant 
l’école  supérieure  de  pharmacie  de 
l’université  de  Paris,  pour  l’emploi 
de  suppléant  des  chaires  de  phy¬ 
sique  et  de  chimie  à  l’école  prépa¬ 
ratoire  de  médecine  et  de  pharma¬ 
cie  d’Angers. 

De  registre  d’inscription  sera  clos 
un  mois  avant  le  concours. 

Asiles  publics  d’aliénés.  —  I,e 
Dr  R.  Beiion  vient  d’ètre  nommé 
médecin  adjoint  des  quartiers  d’hos¬ 
pice  à  Saint-Jacques,  à  Nantes. 

Daboratolre  de  diagnostic  bacté¬ 
riologique  des  maladies  infectieuses. 

—  De  laboratoire  de  bactériologie  de 
la  Ville  de  Paris  met  gratuitement 
à  la  disposition  de  MM.  les  médecins 

—  739  — 


des  nécessaires  pour  le  diagnostic 
de  la  diphtérie  et  de  la  tuberculose. 

Ces  nécessaires  sont  délivrés,  rue 
des  Hospitalières-Saint-Ger vais,  i  bis 
(IV”  Arrondissement),  sur  la  de¬ 
mande  écrite  de  MM.  les  médecins, 
la  veille  ou  le  jour  même  de  leur  em¬ 
ploi,  et  les  résultats  des  analyses  leur 
sont  communiqués  aussitôt  qu’ils  sont 
acquis,  généralement  vingt-quatre 
heures  après  le  retour  au  Dabora- 
toire  des  nécessaires  utilisés. 

De  laboratoire  est  ouvert  tous  les 
jours  de  huit  heures  du  matin  à  huit 
heures  du  soir  et  les  dimanches  et 
fêtes,  de  dix  heures  à  quatre  heures. 

Nota.  —  De  dépôt  d’une  somme 
de  30  ou  de  50  centimes  donne 
droit  à  une  réponse  télégraphique. 

Hôtel-Dieu.  —  De  conseil  muni¬ 
cipal  a  accordé  une  subvention  du 
10000  francs  à  M.  Chanteniesse, 
chef  de  service  à  l’Hôtel-Dieu  pour 
l’achat  d’appareils  de  laboratoire  et 
l’installation  d’une  consultation  ex¬ 
terne  des  voies  digestives. 

Prix  de  médecine  navale.  —  De  prix 
de  médecine  navale  a  été  attribué 
pour  l'année  1910  à  M.  le  médecin 
de  U»  classe  ChaiiannE,  de  Cher¬ 
bourg  (Mémoire  sur  la  péritonite  ty¬ 
phoïdique  dans  la  marine  française 
de  1900  à  1910). 

Il  a  été  accordé  un  témoignage  de 
satisfaction  aux  officiers  suivants  : 

M.  Barbe,  médecin  de  l'v  classe. 
(Rapport  d’inspection  générale  de 
1910.  Croiseur  Jules-Ferry). 

M.  Brochet,  médecin  principal. 
(Rapport  d’inspection  de  igio. 
Croiseur  Ernest- Renan). 

M.  Brunet,  médecin  de  U''  classe. 
(Mémoire  sur  l’épidémie  de  fièvre 
typhoïde  de  Cherbourg  en  1909). 

M.  Caz.\mian,  médecin  de 
i™  classe.  (Rapport  d’inspection 
de  1910.  Croisom  Amiral-Aube). 

kl.  Ficiiet,  médecin  de  Us  classe. 
(Rapport  sur  la  campagne  du  La¬ 
voisier  eu  1910). 

M.  Guéguen,  pharmacien  princi¬ 
pal.  (Mémoire  sur  la  recherche  et  le 
dosage  de  l’huile  d’arachide  dans 
les  huiles  en  général  et  en  particulier 
dans  les  huiles  d’olive). 

kl.  Valence,  médecin  chef  de 
2"  classe.  (Rapport  d’inspection  de 
la  2“  division  légère  en  igio). 

kl.  ViGNOLl,  pharmacien  principal, 
(klémoire  sur  les  huiles  d’olive  pour 
graissage  extraites  au  moyen  de 
sulfure  de  carbone.) 

Mariages.  —  De  Dr  klaurice  Cazin 
et  Mlle  J  ulia  Debane.  —  De  Dr  Chi- 
foliau,  chirurgien  des  hôpitaux  et 
Mlle  Olga  Dreyfus. 

Nécrologie.  —  De  D'  Grabinski 
(de  Neuville-surSaône).  —  De 
Dr  Dastat  (de  Mons),  ancien  prési¬ 
dent  de  la  société  belge  d’ophtalmo¬ 
logie,  qui  venait  de  fêter  son  50'  an¬ 
niversaire  professiomiel.  —  De 
Dr  Husson  (de  Tunis). 


Librairie  J.-B.  BAILLIÈRE  et  FILS,  19,  rue  Hautefeuille,  Paris 


Les  Actualités  Médicales 

Collection  de  volumes  in*  16,  de  96  pages,  cartonnés.  Chaque  volume  :  1  fr.  50 


Le  Rachitisme,  par  A.-15.  Marfas,  professeur  à  la  Faculté 
de  médecine  de  Paris,  iijii,  i  vol.  in-iô,  cart.  1  fr.  50 
Hygiène  de  ia  Peau,  par  J.  Nicolas,  professeur  à  la 
Faculté  de  médecine  de  Lyon,  et  Ja.mbon,  chef  de  Cli¬ 
nique.  i()ii,  I  vol.  in-if),  cart .  1  fr.  60 

L'arthritisme,  Des  manifestations  cliniques  et  son  traite¬ 
ment,  parleD-'P.  Mal'iian.  1911,  i  v.  in-iC),  cart.  1  fr.  60 
Quide  pratique  du  diagnostic  de  la  Syphilis,  séro-dia- 
ffiiostic,  par  les  U”  P.  iJasioü  et  A.  üirauld.  1910, 

I  vol.  in-ifi,  avec  22  fig.,  cart .  1  fr.  60 

L’Ultra-Microscope  dans  le  diagnostic  clinique  et  les 
recherches  de  laboratoire,  par  le  Dr  P.  Gastou.  1910, 

I  vol.  in-iC  avec  25  tig.,  cart .  1  fr.  50 

Hygiène  du  visage  (cosmétique,  esthétique  et  massage), 
par  le  Dr  P.  Uastoc,  directeur  du  laboratoire  de  l’hôpital 
Saint-Louis.  1910,  i  vol.  in-ifi  avec  lig.,  cart.  1  fr.  50 
Les  Courants  de  haute  fréquence  et  la  D’Arsonvalisation, 
par  le  D'  Ziu.mekn,  prolessetir  agrégé  à  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris,  et  S.  'rtiRcmsi.  1910,  i  vol.  in-iô, 

avec  22  lig.,  cart .  1  fr.  50 

Les  Opsonines  et  les  traitements  opsonisants,  par  le 
Dr  R.  Gaultier,  chef  de  Clinique  de  la  Faculté  de 
médecine  de  Paris.  1909,  i  vol.  in-ifi  cart.  1  fr.  50 
L’Artériosclérose  et  son  traitement,  par  A.  Gouuet,  pro- 
fcs.seur  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine  de  P  . ris.  1907, 

I  voi.  in-i6  avec  fig.,  cart .  1  fr.  50 

La  Radioscopie  clinique  de  l’Hstomac  normal  et  patholo¬ 
gique,  par  le  D‘'  Cerné,  professeur  à  l’Ecole  de  méde¬ 
cine  de  Rouen  et  le  iR  Delaforue.  igoS,  i  vol.  iti-i6, 

avec  21  fig.,  cart .  1  fr.  60 

Technique  de  l’Exploration  du  Tube  digestif,  par  le 
IR  Gaultier,  chef  de  clinique  à  la  Faculté  de  médecine 
de  Paris.  igoS,  i  vol.  in-ifî, avec  i3fig.,  cart...  1  fr.  60 
Les  Dilatations  de  l’Estomac,  Sémiologie  et  Thérapeu¬ 
tique  des  distensions  gastriques,  par  le  Dr  René  Gaul¬ 
tier.  igog,  I  vol.  in-ifiavec  12  lig.,  cart .  1  fr.  60 

Les  Empoisonnements  alimentaires,  par  le  D”  Sacquépée, 
professeur  airégé  à  l’Ecole  du  Val-de-GrAce.  igot), 

I  vol.  in-if),  cart .  1  fr.  60 

La  Cure  de  Déchloruration  dans  le  Mal  de  Bright,  par  le 
Dr  F.  WiDAL,  professeur  .à  la  Faculté  de  médecine  de 
Paris,  et  le  Dr  A.  Javal.  igofi,  i  vol.  in-if),cart.  1  fr.  60 
La  Diphtérie,  liactériulogie  et  Clinique,  Prophylaxie  et 
Traitement,  parles  D"il.  Barrier, médecin  de  l’hôpital 
Ilérold,  et  G.  Ulmann.  1899,  i  vol.  in-iti,  avec  figures, 

cart . . .  I  fr.  50 

LesMaladiesdu  Cuir  cheveiti, /’rop/iy/ii.vie  et  Traitement, 
par  le  Dr  Gastou,  assistant  a  l’hôpital  Saint-Louis. 
2*  édition.  1907,  i  vol.  in-ili,  avec  ig  fig.,  cart.  1  fr.  50 
Traitement  de'  la  Syphilis,  par  le  Dr  Emeiiv,  ancien  chef 
de  clinique  à  la  Faculté  de  Paris.  Préface  de  .M.  le  pro¬ 
fesseur  Focrsilr.  2' é,/i/.  1905,1  vol.  ni  if),cart.  1  fr.  60 
L’Alimentation  des  Enfants  malades,  par  lu  D'  Péiiu, 
médecin  des  hôpitau.x  de  Lvoii.  igoS,  i  vol.  in-iô, 

cart . ; .  1  fr.  60 

Le  Traitement  de  la  Constipation,  par  le  D'  Froussard, 
ancien  interne  des  hôpitaux  de  Paris.  2”  édition,  igoo, 

I  vol.  in-if),  cart .  1  fr.  60 

Les  Traitements  des  Entérites,  par  le  D'  M.  JouAUsr. 

190.5,  I  vol.  in-if),  cart .  1  fr.  60 

Calculs  des  Voles  biliaires  et  Pancréatites,  par  le  pr  R. 
Gaultier,  chef  de  clinique  à  la  Faculté  de  médecine  de 

Paris.  igoK,  i  vol.  in-iô,  avec  16  fig.,  cart _  1  fr.  60 

Trachéobronchoscopie  et  tEsophagoscopie,  par  le  Dr  Gui- 
SEz,  chef  des  travaux  d’oto-rhino-laryngologie  à  la 
clinique  chirurgicale  de  l'Ilôtel-Dieu.  i9'o5,  i  vol.  in-i(>, 

avec  20  fig.,  c.irt . .  . .  1  fr.  50 

La  Démence  précoce,  par  le  D'  <î.  Di.nï,  médecin  de  la 
Salpétrière,  et  P.  Rov.  i  voL  in-ifi,  avec  11  ligures, 

cart. .  1  fr.  60 

Les  Folies  intermittentes.  La  Folie  maniaque  dépressive, 
par  les  Dr»  G.  Dent  et  P.  Camus.  1907,  i  vol.  in-ifi, 

avec  fig.,  c.art .  1  fr.  60 

LTonothérapie  électrique,  par  les  Dr»  Deliierm,  ancien 
interne  des  hôpitaux  de  Paris,  et  A.  LaquerriIire,  lau¬ 
réat  de  rAcadémic  de  médecine.  igo8,  1  vol.  in-ifi,  avec 

II  tig.,  cart .  1  fr.  60 

Les  Rayons  de  Rontgen  et  le  Diagnostic  de  la  Tubercu¬ 
lose,  par  le  D»  A.  BéclIire,  médecin  de  l’hôpital  Saint- 
Antoine.  i&gg,  I  vol.  in-i6,  avec  lig.,  cart .  1  fr.  60 


Les  Rayons  de  Rontgen  et  le  Diagnostic  des  affections 
thoraciques  non  tuberculeuses,  par  le  Dr  A.  Béclére, 

1901,  I  vol.  in-ifi,  avec  10  fig.,  cart .  1  fr.  50 

Les  Rayons  de  Rontgen  et  le  Diagnostic  des  maladies 

internes,  par  le  D-'  A.  Bêclère.  igoq,  i  vol.  in-i6,  avec 

fig.,  cart .  1  fr.  60 

La  Fulguration,  son  rôle  et  ses  efiets  en  thérapeutique, 
par  le  Dr  Zimmehn,  professeur  agrégé  à  la  Faculté  de 
médecine  de  Pans.  1909,  i  vol.  in-i6,  avec  figures, 

cart .  l'fr.  50 

Le  Cytodiagnostic,  les  méthodes  d'examen  des  sérosités 
pathologiques  et  du  liquide  céphalo-rachidien,  par  le 
Dr  Marcel  I.aiibé,  profe-sseur  agrégé  à  la  Faculté  de 

médecine,  igo.^,  i  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  60 

Le  Sang,  par  lê  Dr  Marcel  Labbé.  2»  édition.  1910,  1  vol. 

in-16,  avec  fig.,  cart .  1  fr.  50 

La  Protection  de  la  Santé  publique.  Loi  et  Commentaires 
de  ta  loi  et  des  règlements  d'administration,  par  le 
Dr  Mosny,  médecin  des  hôpitaux  de  Paris,  igoi,  i  vol. 

in-16,  cart . : . .  1  fr.  60 

Les  Accidents  du  Travail.  Guide  du  médecin,  par  le 
Dr  Brouardel,  médecin  des  hôpitaux  de  Paris.  2'  édi¬ 
tion.  1907,  t  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  60 

La  Psychologie  du  Rêve  au  point  de  rue  médical,  par 
N.  Vaschide,  chef  des  travaux  du  laboratoire  de  psy¬ 
chologie  expérimentale  des  Hautes-Etudes,  et  H.  Piéron. 

1902,  I  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  50 

Dia'gnostic  de  l’Appendicite,  par  le  Dr  M.  Auviiay,  pro¬ 
fesseur  agrégé  à  la  Faculté  de  Paris,  tgoq,  i  vol.  in-16, 
cirt .  1  fr.  60 

Chirurgie  intestinale  d’urgence,  par  le  Dr  A.  Mouchet, 
chirurgien  des  hôpitaux  de  Paris.  igoS,  i  vol.  in-16, 

avec  23  lig.,  cart .  1  fr,  60 

Chirurgie  nerveuse  d’urgence,  par  le  Dr  A.  Chipault. 

1904,  I  vol.  in-ifi,  cart .  1  fr.  60 

Le  Canal  vagino-pérltonéal,  Diagnotic  et  traitement  de 
la  hernie  inguinale  et  des  hydrocèles  congénitales, 
de  Tectopie  testiculaire,  par  le  D»  P.  Villemin,  chirur¬ 
gien  des  hôpitaux  de  Pari.s.  1904,  i  vol.  in-16,  avec 

17  fig.,  cart  .  1  fr.  60 

La  Qastrotomie,  par  le  D»  J.  Braqueiiaye,  agrégé  à  la 
Faculté  de  Bordeaux,  chirurgien  de  l’hôpital  de  Tunis. 

tgoo,  I  vol.  in-16  avec  figures,  cart .  1  fr.  60 

Chirurgie  des  Voles  biliaires,  parle  D'  Pauchet,  chirurgien 
des  hôpitaux  d’Amiens.  1900,  i  vol.  in-16,  avec  fig., 

cart .  1  fr.  60 

Le  Tétanos,  par  les  Dr»  J.  Courmost,  professeur,  et 
M.  Dovon,  profes.seur  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine 

de  Lyon.  189g,  i  vol.  in-ifi,  avec  fig.,  cart _  1  fr.  50 

Le  Rhumatisme  articulaire  aigu  en  bactériologie,  par  les 
1)'»  H.  T’biboulet,  médecin  des  hôpitaux  de  Paris,  et 
A.  CoYON.  1900, 1  vol.  in-it),  avec  fig.,  cart....  1  fr.  50 
Le  Pneumocoque,  par  le  Dr  Lippmann,  ancien  interne  des 
hôpitaux  de  Paris.,  Introduction  par  le  Dr  Dufloco, 
médecin  des  hôpitaux  de  Paris.  1900,  t  vol.  in-t6,  avec 

fig.,  cart .  1  fr.  60 

Les  Oxydations  de  l’Organisme  (oxydases),  par  E.  Enri- 
QUEE  et  J.-A.  SicARi),  médecin  des  hôpitaux  de  Paris. 

1902,  t  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  60 

Les'  États  neurasthéniques,  Diagnostic,Traitemeni,  par  le 
D’  A.  RtciiE,  médecin  de  l'hospice  de  Bicêtre.  1908, 

t  vol.  in-it),  cart .  1  fr.  50 

Les  Alyélites  syphilitiques.  Formes  cliniques  et  traite¬ 
ment,  par  le  Dr  Gilles  de  la  Toürette,  professeur 
agrégé  a  la  Fac.  de  Paris.  181)9,  i  vol.  in-16,  cart.  1  fr.  50 
Le  Traltemeiil  pratique  de  ï’EpilcpsIe,  par  le  Dr  Gilles 

DE  LA  Toürette.  1901,  t  vol.  in-16,  cart .  1  fr.  60 

Les  Névralgies  et  leur  traitement,  par  les  D»»  Lévy  et 
Baudouin,  anciens  internes  des  hôpitaux,  itjog.  i  vol. 

in-16,  avec  fig.,  cart .  1  fr.  60 

Les  Thérapeutiques  récentes  dans  les  maladies  nerveuses, 
par  les  !)»•  Lannois,  professeur  agrégé,  et  Porot,  chef 
de  clinique  à  la  Faculté  de  médecine  de  Lyon.  1907, 

I  vol.  in-16,  cart . .  . . .  Ifr.  60 

La  Syphilis  de  la  moelle,  par  les  Dr»  A.  Gilbert,  professeur 
à  la  Faculté  de  médecine  de  Paris,  et  G.  Lion,  médecin 
de  riiôpitai  de  la  Pitié.  i()o8,  i  vol.  in-16,  cart.  1  fr.  60 
Les  Rayons  N  et  les  Rayons  N',  par  le  D»  Bordier,  pro¬ 
fesseur  agrégé  à  la  Faculté  de  médecine  de  Lyon,  iqoô, 

I  vol.  in-16,  avec  16  fig.,  cart . . .  1  fr.  60 


—  XXVII  - 


Clinique  mëdicaie  de  l’Hôtei-Dieu. 
—  Professeur  Gii<bert.  —  Samedi 
27  mai  à  10  h.  1/2.  Leçon  clinique 
sur  un  cas  de  cancer  de  l'estomac  avec 
anémie  extrême.  —  I<es  mercredis  à 
loh.i  '2,  présentation  de  malades.  Ré¬ 
daction  et  correction  d'ordonnances. 

27  Mai,  à  10  heures.  —  Hopitai, 
Saint-Antoine.  —  M.  le  D'  Albert 
Mathieu  ;  Syphilis  gastrique. 

27  Mai,  à  10  h.  1/2.  —  Hopitae 
Tuous.sEAU.  —  M.  le  Dr  Savariaud  : 
Conférence  de  chirurgie  infantile  et 
orthopédie. 

27  Mai,  à  4  hnires  1/2.  - 

.Société  de  e’Internat  (12,  rue  de 
Seine).  —  Couféience  de  M.  le  Dr  René 
Gaultier  :  Valeur  séméiologique  de  la 
coprologie  cliniiiue  d-ms  les  affections 
des  voies  digestives. 

27  Mai,  à  9  heures  soir.  —  Insti¬ 
tut  OCÉANOGRAPHIQUE,  195,  TUe 
Saint-Jacques  (Société  sciEnTi- 
EIQUE  d’hygiéne  aeimentaire).  — 
M.  Henri  Labbé  :  Budget  alimcn- 


COURS 

taire  d’un  ouvrier  ou  d’un  employé 
parisien. 

28  Mai,  à  lo  heures.  —  I-IopiTai, 
Saint- Louis.  —  M.  le  P'  Gaucher  : 
Hérédo-syphilis  tertiaire  :  Localisa¬ 
tions  sur  les  muqueuses  bucco-pha- 
ryngée  et  laryngée. 

28  Mai,  à  lo  heures.  —  Ceinique 
Baudeeocque. — M.le  D' Couvelaire, 
professeur  agrégé  :  Conférence  de 
clinique  et  de  thérapeutique  obsté¬ 
tricales. 

29  Mai,  à  lo  heures  1/2.  — 
Asile  Sainte-Anne.  —  M.  le 
D'Iiaignel-Lavastine,  professeur  agré¬ 
gé  :  L’aliéné  au  point  de  vue  social 
et  administratif. 

30  Mai,  à  5  heures.  —  Clinique 
DES  Dr»  Luc  ET  GuiSEz(i5,rueCha- 
naleille.s) . — Les  D  r»  Luc  et  Gnisez  com¬ 
mencent  un  Cours  Pratique  sur  les 
affections  chirurgicales  du  nez, 
larynx,  oreilles,  sinus  et  broncho- 
cesophagoscopie,  en  particulier  sur 
les  maladies  de  l'irsophagc  avec 


examen  de  malades,  maniement  des 
appareils,  instruments  spéciaux.  I.e 
Cours  durera  un  mois.  Nombre  de 
places  limité  ;  s’inscrire  à  l'avance 
auprès  de  la  Directrice  de  la  Clinique 
de  2  à  5  heures. 

3!  Mai,  à  10  heures.  —  lIOPiTAL 
S.mnt-Louis.  —  M.  le  P'  Gaucher  : 
Leçon  clinique  et  pré.seiitation  des 
malades. 

/  '  Juin,  à  10  heures  1/2.  — 
Asile  Saintp:-Anne.  —  M.  le 
Dr  Laignel-Lavastine,  professeur  agré¬ 
gé  ;  Le  criminel  au  point  de  vue 
biologique. 

2  Juin,  à  10  heures.  —  Hôpital 
Saint-Louis.  —  M.  le  D’  Gougerot  : 
Oosporoscs  (suite).  Pied  de  niadura  et 
niycétomes.  Dysconiycoses  cutanées  et 
viscérales,  nodosités  juxta-aniailaires. 
Diagnostic  général  et  traitement  des 
oosporoscs. 

3  Juin,  à  10  heures.  —  Hôpital 
Saint- Antoine.  —  M.  le  Dr  Jean- 
Charles  Roux  :  Douleurs  abdominales 
d’origine  vasculaire. 


CONNAISSANCES  PRATIQUES 

LES  FOIES  D’OIE  ET  DE  CANARD  ENGRAISSÉS  A  L’ARSENIC 


Le  service  de  la  répression  des  fraudes  vient  d’ouvrir 
une  enquête  sur  les  faits  graves  suivants  qui  lui  ont  été 
signalés  par  M.  Vielle,  pharmacien  inspecteur  de  l’arron¬ 
dissement  de  Dax.  On  vendrait  dans  certains  pays  d’éle¬ 
vage  une  substance  destinée  ù  provoquer  un  développe¬ 
ment  exagéré  du  foie  chez  les  canards  et  chez  les  oies. 

Cette  poudre  contient  des  produits  à  base  d’arsenic 
qui  a  la  propriété  de  déterminer  une  dégénérescence 
graisseuse  du  foie  dans  lequel  il  se  localise  de  préfé¬ 


rence,  aussi  bien  que  dans  le  cerveau  ;  il  apparait  de 
suite  à  quels  accidents  serait  exposé  le  consommateur 
absorbant  le  foie  d’animaux  engraissés  par  ce  moyen 

Nous  croyons  devoir  mettre  eu  garde,  non  seulement 
les  pharmaciens,  mais  aussi  tout  le  public  qui  s’occupe 
d’élevage  ,  contre  les  accidents  auxquels  expose  l’usage 
de  semblables  produits,  dont  la  vente  est  d’ailleurs  for¬ 
mellement  interdite. 


AVIS 

BUREAU  DE  RENSEIGNEMENTS  GRATUITS  POUR  LES  MÉDECINS  ÉTRANGERS 


Il  est  créé  au  bureau  du  journal  Paris  Médical,  19, 
rue  Hautefeuille,  Paris,  un  service  de  renseignements 
gratuits  pour  les  médecins  étrangers  qui  désirent  avoir 
des  renseignements  sur  les  divers  cours  ou  leçons  faits  à 
la  Paculté  de  médecine  et  dans  les  hôpitaux  de  Paris. 

Un  médecin  parlant  anglais,  allemand,  espagnol  et  italien 
est  placé  à  la  tête  de  ce  service  et  se  trouvera  deux  fois 
par  semaine,  les  lundis  et  vendredis  de  4  à  5  heures,  à 


la  disposition  de  tout  médecin  étranger  pour  doiiuer 
des  renseignements. 

Les  mois  prochains  de  novembre  et  décembre  1911, 
seront  organisés  des  cours  payants  sur  les  diverses  bran¬ 
ches  de  la  médecine,  cours  qui  seront  faits  par  les  as.sis- 
tants  des  professeurs  de  la  P'aculté  et  des  médecins  des 
hôpitaux  de  Paris. 

PARIS  MÉDICAL 


THÈSES  DE  LA  FACULTÉ  DE  MÉDECINE  DE  PARIS 


Mercredi  31  mai,  à  une  heure.  —  M.  LagarriguE.  La 
lutte  contre  le  rat  (MAL  Blanchard,  président  ;  Déjerine, 
Nicolas  et  Branca).  —  M.  ClosiER.  De  l’herpès  zoster 
auriculaire  et  para-auriculaire.  (MM.  Déjerine,  prési¬ 
dent  ;  Blanchard,  Nicolas  et  Branca.)  —  M.  Lai'ai.x. 
Contribution  à  l’étude  de  la  fécondation  chez  les  mammi¬ 
fères.  (MM.  Nicolas,  présidjut  ;  Blanchard,  Déjerine  et 
Branca.)  — M.  PRICKER.  «  L’accident  »  dans  les  acci¬ 
dents  du  travail.  (MM.  Reclus,  président  ;  Lejars,  Proust 
et  Ombredanne.)  ■ —  M.  GuisoulphE.  De  la  résection  de 
la  mâchoire  dans  l’arthritt:  temporo-maxillaire.  (MM.  Re¬ 
clus,  président  ;  Lejars,  I  roust  et  Ombredanne.) 


Jeudi  i"f  juin,  à  une  heure.  —  M.  Galvp.  L’auto¬ 
thérapie  ascitique.  (MM.  Chantemesse,  président  ;  Chauf¬ 
fard,  Balthazard  et  Rathory) .  —  M.  Baye.  Etude  générale 
clinique  de  la  syphilis  de  l’urètre.  (MM.  Chauffard, 
président  ;  Chantemesse,  Balthazard  et  Rathery.)  — 
M.  Berche.  Contribution  à  l’étude  de  l’influence  des 
iusuflisances  ovarieiiues  sur  le  tractus  uréal.  (MM.  de 
Lapersonue,  président  ;  Bar,  Denielin  et  André  Broca.) 
—  M®”  Huard-  Collard.  De  Imsufiisaiice  ovarienne 
envisagée  dans  ses  rapports  avec  l’insuftisance  thyroï¬ 
dienne.  (AIM.  Bar,  président  ;  de  Lapersonue,  Denielin 
et  Audrè  Broca.) 


—  741  — 


XXVIII  — 


THÉRAPEUTIQUE  PRATIQUE 

ZOMOTHÉRAPIE.  -  DOSES  CURATIVES 


La  zomothérapie  ne  devrait  pas 
compter  d’insuccès  si  on  indiquait  en 
détail  aux  malades  comment  le  suc  mus¬ 
culaire  doit  Être  préparé  et  à  quelles 
doses  il  doit  être  administré. 

Le  suc  de  la  viande  crue  doit  être  pré¬ 
paré  uniquement  par  pression  à  froid  et 
au  moment  du  besoin. 

Il  doit  être  administré  à  la  dose  de 
250  grammes  en  deux  ou  trois  fois  dans 
la  journée. 

On  doit  le  faire  absorber  séance  te¬ 


nante.  dès  sou  extraction,  à  cause  de  sa 
grande  altérabilité. 

La  Presse  A.  Petit  est  le  seul  appareil 
vraiment  pratique  pour  retirer  à  froid  et 
sans  effort  250  grammes  de  suc  frais  de 
500  grammes  de  viande  crue,  dose  jour¬ 
nalière  indispensable  pour  la  bonne  réus¬ 
site  de  la  zomothérapie. 

Lors  de  sa  présentation  à  la  Société 
des  sciences  médicales  de  Lyon,  cet  appa¬ 
reil  a  reçu  l’approbation  xmauime  du  coqjs 
médical. 


TABLEAU  CHRONOLOGIGtUE  DES  CONGRÈS 


5  Juin.  —  Koi,berg.  —  Congrès 
de  thalassothérapie.  —  Le  président 
est  le  D'  Vemeuil,  médecin  de  l’hô¬ 
pital  maritime  de  Middelkerke.  Le 
secrétaire  est  le  IJr  Wettendorf  à 
Middelkerke  (Belgique). 

3/  Juillet.  —  Paris.  —  il»  Congrès 
français  de  stomatologie.  —  Il  se 
tiendra  à  Paris  du  31  Juillet  au 
4  Août  igii. 

Pourront  faire  partie  de  ce  Con¬ 
grès  :  1“  Tous  les  médecins  français 
et  étraujgers  s’intéressant  à  la  sto¬ 
matologie  ; 

2“  A  titre  individuel  les  person¬ 
nalités  qui,  en  raison  de  leurs  tra¬ 
vaux  et  de  leurs  titres,  auront  été  ad¬ 
mises  par  le  comité  d’organisation. 

Le  bureau  est  ainsi  con.situé  : 
l’résidents  d’honneur,  MM.  Omet, 
O.  Gaillard  ;  président,  M.  J  ulcs 
Perrier;  vice-presidents,  MM.  Chom- 
pret  et  Julien  Tellier.  secrétaire 
général,  M.  Gires  ;  secrétaires,  MM. 
1’.  Nespoulous  et  Vaysse:  trésorier, 
M.  Bozo. 

Adresser  les  adhésions  et  le  titre 
des  communications  à  M.  Gires, 
secrétaire  général,  4,  rue  de  Rome, 
Paris. 


//  Septembre.  —  b«ri.in.  — 
ni"  Congrès  des  0  Gouttes  de  lait  ».  — 
Communications  et  rapports  : 

I)''  Ausset.  De  l’enseignement  de 
la  puériculture  au  grand  public.  Son 
influence  dans  la  lutte  contre  la  mor¬ 
talité  infantile. 

D"  Aviragnct.  Influence  de  l’ali- 
lueut.ation  des  vaches  sur  les  qua¬ 
lités  du  lait.  Inconvénients  et  dan¬ 
gers  de  l’emploi  des  résidus  indus¬ 
triels  dans  l’alimentation  des  vaches 


IK'  G.  Barret  et  G.  Iieven.  Étude 
radioscopique,  de  l’estomac  des  notir- 
rissoiLS  (anatomie,  physiologie,  pa¬ 
thologie). 

I)r  Cliambrelent.  Importance  de 
surveiller  l’origine  du  lait  des  nour¬ 
rissions. 

I)f  Dccherf.  Étude  critique  des 
œuvres  de  protection  de  l’enfance. 
Historiqucj  développement  progres¬ 
sif  et  continu  de  ces  œuvres.  Leurs 
progrè,s.  Les  résultats  obtenus. 

Dr  P.  Grasset.  La  protection  du 

Sremier  fige  dans  le  département 
’lndre-et-lAJire. 


Dr  J  arricot.  Rôle  éducatif  des 
considtations  des  nourrissons. 

Dr  Ledé.  Mesures  nouvelles  et  efli- 
caces  de  préservation  des  nourris¬ 
sons  prises  depuis  le  précédent  Con¬ 
grès.  (L'application  de  ces  mesures 
doit  dater  de  deux  ans  au  moins). 

Dr  Lesage.  Alimentation  artifi¬ 
cielle  pendant  les  trois  premiers 
mois  de  la  vie. 

Dr  O’Pollowell.  Les  farines  des 
céréales  dans  l’alimentation  des 
nourrissons. 

Dr  Paterne.  Critique  de  la  loi 
Roussel  ;  ses  bienfaits,  ses  imper¬ 
fections,  modifications  qu’il  y  aurait 
urgence  à  y  apporter. 

M.  Poussineau.  La  mutualité  ma¬ 
ternelle.  Son  fonctionnement,  ses 
résultats. 

D»  Raimondi.  Les  instituts  de 
puériculture  en  Prance. 

Dr  Sergent.  La  loi  Roussel,  ses 
bienfaits,  ce  que  l’on  en  a  retiré  et 
comment  ou  peut  encore  la  modifier. 

Dr  Vivien.  De  l’influence  des  con¬ 
sultations  de  nourrissons  sur  le  dé¬ 
veloppement  des  mutualités  ma¬ 
ternelles  eu  Prance. 

//  Septembre.  —  Vienne.  — 
30  Congrès  de  la  Société  allemande 
d'urologie.  —  Questions  à  l’ordre  du 
jour  :  Néphrectomie  pour  tubercu¬ 
lose,  ses  résultats.  Les  méthodes 
urétroscopiques  .en  urologie.  (Pour 
renseignements,  écrire  :  Vienne  IX 
Maria-'fheresienstrasse  3). 

18  Septembre.  —  Rome.  — 
Vll°  Congrès  International  de  der¬ 
matologie  et  de  syphillgraphle.  — 
A  la  demande  d’un  grand  nombre 
de  dcrmatologistes,  la  date  primi¬ 
tivement  fixée  pour  la  réunion  du 
VU"  Congrès  international  de  der¬ 
matologie  et  de  syphiligraphie  a  été 
modifiée.  Ce  Congrès  se  tiendra  à 
Rome,  du  18  au  23  septembre  pro¬ 
chain,  sous  la  présidence  du  profes¬ 
seur  T.  de  Amicis. 

Les  adhésions  sont  reçues  par  le 
docteur  Ciarrocchi,  secrétaire  gé¬ 
néral,  S,  piazza  Crazioli.  à  Rome, 
et  par  le  docteur  G.  ïhibierge,  se¬ 
crétaire  pour  la  Prance,  64,  rue  des 
Mathurius,  à  Paris. 

Le  montant  de  la  cotisation  est 
de  23  francs. 

24  Septembre.  —  Rome.  — 


Vll°  Congrès  international  de  la 
Tuberculose.  —  Le  professeur  Ba- 
celli  en  est  le  président.  Secrétariat  : 
Via  in  Lucina,  36,  à  Rome. 

1  ™  section  :  Étiologie  et  Épidé¬ 
miologie.  —  2»  section  :  Pathologie 
et  Thérapeutique.  —  3“  section  : 
Protection  sociale. 

Une  exposition  d’hygiène  sociale 
et  de^  prophylaxie  est  annexée  au 
congrès. 

26  Septembre.  —  BruxeeeES. — 
Société  internationale  de  chirurgie. 
—  Du  26  au  30  septembre  1911  le 
III»  congrès  de  chirurgie  se  réunira 
à  Bruxelles.  Trois  questions  :  chi¬ 
rurgie  pleuro-pulmonaire,  colites  et 
pancréatites  seront  discutées,  l'arnii 
les  rapporteurs  nous  voyons  figurer 
Gaucher  (de  Lille),  Segond  et  Le- 
normand  (de  Paris),  Michel  (de 
Nancy),  Girard  (de  Genève). 

Le  secrétaire  général  est  le  pro¬ 
fesseur  Dimage,  avenue  Louise,  à 
Bruxelles.  Une  Exposition  de  pièces 
et  documents  relatifs  au  traite¬ 
ment  des  fractures  et  d’appareils  et 
instruments  de  chirurgie  s’ouvrira 
pendant  le  Congrès. 

/"  octebre.  —  LiAge.  —  Congrès 
de  l’alimentation.  —  Il  aura  lieu 
sous  la  présidence  de  M.  Jorissen, 
professeur  à  l’Université  de  Liège. 
Le  secrétaire  général  est  1  e  D' Schoofs, 
préparateur  du  cours  d’hygiène  a 
l’Université  de  Liège  (rue  des  Guil- 
leniius,  27,  à  Liège). 

2  Octobre.  —  Txirin.  —  Congrès 
international  d’anatomie  pathologique. 

2  Octobre.  —  Dresde.  —  ili”  Con¬ 
grès  international  d’hygiène  de 
l’habitation.  —  Le  président  du 
Congrès  de  Dresde  est  le  pr  Renk  ; 
le  Secrétaire  général  est  le  D"  HoEE. 
Reichstrasse  4“,  à  Dresde,  auquel 
il  convient  d’adresser  toutes  com¬ 
munications. 

Le  prix  d’admission  au  Congrès 
est  de  25  marks,  et  10  marks,  pour 
les  membres  de  la  famille. 

22  octobre.  —  Lyon.  —  Xll”  Con¬ 
grès  de  Médecine.  Adresser  les  com¬ 
munications  avec  les  demandes  de 
renseignements  à  M.  Paul  CotJR- 
monT,  secrétaire  général,  33,  rue 
Sainte-Hélène,  Lyon  ;  les  bulletins  de 
souscription  et  mandats  à  M.  A.  Rey, 
imprimeur,  6,  rue  Gentil,  Lyon, 


TABLE  ALPHABÉTIQUE 


(Partie  Paramédicale). 


Absinthe  (proposition  de  loi 
contre  1’),  55. 

Académie  de  médecine  (Élec¬ 
tion  à  1’),  247,  473.  501, 
651,  709. 

—  de  médecine  (I/'S  nouveaux 
membres  correspondants  de 
1’),  651. 

—  (Prix  de  1’),  71). 

—  royale  de  médecine  de 
UelfîKiue,  277,  A73- 

—  des  sciences  (Élection  à  1’), 

—  des  sciences  (Prix  de  1’),  81. 
247,  3»9. 

Accidents  d’automobile.  585, 
709. 

—  dus  aux  lampes  à  vapeur 
de  mercure,  155,  367. 

—  chez  les  individus  préjjosés 
au  cluiulïage  des  grands  éta- 
blissemeuts,  155. 

—  du  D'  Hœckel,  737. 

—  du  travail,  573. 

Ach.\lmk,  51. 

Achari)  (Élection  à  l’acadé-- 
mie  de  médecine  <lu  profes- 

Accôuchemcut  au  Séné-gsd, 

69g. 

Actes  de  lu  Paailté  de  Paris, 
29,  .‘)7.  85.  113.  it>7,  197. 
225,  353,  381,  307,  337,  363, 
393,  421,  449.  477.  505.534. 
(>17,635, 6S5,  713,  741. 

Administration,  349. 

Aéropluigie  (Un  cas  grave  d’), 
airicature,  551. 

Agrégation  (dîner  triennal  de 

1’).  105. 

Agré-gations  spéciales  (Oto- 
rhino-laryngologie,  ophtal¬ 
mologie),  333. 

Aiguille,  315. 

Air  dans  le  métropolitain  de 
l’aris  (Comiiosition  de  1’),  5- 

Aluakkan  (Une  statue  au 
professeur),  671. 

Albert- Wiîir,,  99,  259,  2(11, 
265,  285,  509,  571,  ()(>i- 

Albuminoïdes  (U-  problème 
de  l’aimphylaxie  des),  321. 

Albuminuries  et  leur  traite¬ 
ment,  431. 

Alcixdisme  devant  le  Sénat, 

Aliment  (I41  préisiratiou  de 
1’),  33Ï. 


Alimentaires  (Analyses),  51. 
Aliéné,  l’asile,  l’infirmier  (1’), 
529- 

Amaigrissement  (  Pommade 
pour  favoriser  1’),  105. 
Analyse  des  urines  (Trousse 
de  poche  pour  1’),  7. 

— •  alimentaires,  51. 
Anaphylaxie  des  alt)uniinoïdt.s 
(I,e  problème  de  1’),  321. 

—  alimentaire  (t'n  cas  d’),  735. 
Anatomie  (bedons  d’),  95,  239, 

4<>3. 

Anecdote  (Une),  303. 

Anémie  (PormuU’S  thérapeu- 
thiucs  contre  1’),  105. 
Anesthésie  locale,  .‘127. 
AiU'SthéaiipU'S  loaiux  em¬ 
ployés  eu  chirurgie  dentaire 

529. 

AnFREVILLE  IlK  LA  S.\LLK  (1,. 

Anorexie  (Pormules  thérupeu- 
tiques  contre  1’),  243. 
Auticholériipie  en  Serbie  (la 
désinfection),  237. 
Antiœnstlpant  (Régime),  413. 
Antidiarrhéhiues  (Boissons), 
553- 

Antituberculeuse  (Une  nou¬ 
velle  médication),  169. 

—  (la  rôle  des  sanatoriums 
de  Blignydaus  la  lutte),  717. 

Apaches  (Paut-il  châtier  ou 
fouetter  les),  23,  43. 
Apophtegme  hygiénicpie,  13. 
Appareil  rtspimtoire  (Consul¬ 
tations  médicales.  Maladies 
dit  l’apiKireil  digestif  et  de 

1’).  125. 

Appareils  nouveaux,  7,  169. 
Appareillage  électrique  du 
pmticien,  261. 

Arixjinc.  (la  professeur), 
nécrologie,  463. 

Arsenic  dans  l’artériosclé¬ 
rose,  329. 

Art  et  médecine,  19,  47,  üg,  75, 
95,  lüi,  123,  129,  159,  187, 
215,  243,  271,  299,  327,  355, 
'  383.  4”.  439.  407.  491,  495. 
52.3,  551.  57  '.  '>03,  607,  641, 
675.  703.  73». 

Artérioscléreux  (Contre  hi 
dy.spnée  des),  133. 
Artériosclérose  (I/arsenic  élans 

T),  329- 


Arthritiipxes  (Régime  des  en¬ 
fants),  441,  609. 

Arythmies  (I,i-sl,  (>ii. 

Assassinat  légal,  1 19. 

As.sistance  médicale,  333. 

—  publique  (Budget  (le  1’), 

— •  publiipte  à  l’aris  (Concours 
de  rédacteur  à  l’administra¬ 
tion  de  1’),  3(.i. 

Association  générale  îles  méde¬ 
cins  de  P'rance,  4 19,  (i7(). 

—  interaatiouide  des  méde¬ 
cins  scolaires  (Création 

Ata.xique  en  1892  (Une  ordon¬ 
nance  de  Charcot  pour),  387. 

Attirance  du  danger.  425. 

•Auscultation  et  de  percussion 
du  poumon  et  du  cieur 
(Précis  d’),  725. 

Automobile  (I,es  progrès  de 
1’).  287. 

Auloniobili.s  (la  taxe  sur  Us), 
537- 

—  (la  classement  clés),  723. 

—  (Pour  empêcher  le  déjiôt 
de  pluie  et  de  buéi‘  sur  les 
glaces  des),  686. 

Automobilistes  (  Règlement 
pour  les),  127. 

Aviateurs  (I,c  mal  des),  719. 

Aviation  (las  progrès del’), 427. 

Azotyl,  170. 

Bac,  atricature  médieale,  19. 

Bains  (I,es),  caricature  par 
Granville,  641. 

—  populaires  en  Allemagne, 

—  de  vapeur  ou  le  mari 
gâté  (la),  carii-ature,  271. 

Bal  de  l’internat  en  U)io 
(Cartes  du),  cairicatures,  131 

Ballet  (Élection  du  l’»  U.il- 
bert)  comme  président  de  la 
Société  médiade,  223. 

BALTHA/.ARI1  (V.),  91. 

Bandelier,  153. 

Barbier,  359- 

Baroei',  133. 

Bardier,  431. 

BariA,  609. 

BARTIIÉI.EMV,  31.5. 

BARTIIOLIN  CniOIlUUS),  239. 

Iî.\iTiJL-r,  235. 


Baup,  28t. 

Bazy,  247. 

lÎELLERY-  UESI'  l  .NTAINES,  4  7 . 
579. 

Bernari»  (Claude),  (Éloge  à 
r Académie  dis  sciences  de), 

Bernheim  (Médaille  du  pro- 
fes.seur), 

Bertillon  (Jaciiues),  (163. 

BE.SNIER  (K).,  733. 

Biedl,  471. 

Bienfaits  de  la  vaccine  (cari- 
i-iture),  139. 

Bière  eu  Allemague  (la),  173. 

Bile  (la)  et  le  foiedansle  livre 
dis  Mille  et  une  nuits,  315. 

Billard  (Max),  235. 

Binet,  3.3. 

Bino,  679. 

Biologica,  1.13. 

Ul.ANquiNcjDE  (Élection  du 
IP),  651. 

Blessé  qui  s’opère  lui-iuèmc, 

BocqlILLON-blMorSIN  (II.), 

Bceeke,  153. 

Boileait  â  Bourbon-l’Archam- 
bault,  629. 

Boissons  pour  malades,  105. 

—  antidiarrhéiques,  553. 

BonnejoY,  39. 

Bol'CIIACOI'RT  (I.éiin),  489. 

BOI'CIIARD  635. 

Bouche  (Jlaladies  chirurgi¬ 
cales  dis  maxillaires  et  de 
la),  235. 

BoPCin’T,  É.,  435. 

Bouillons  et  potages  ixcur 
enfants  tuberculeux,  161. 

Bourbcu-l’ArchamUiult  (Boi¬ 
leau  à),  (>29. 

Boiirdillon,  359. 

BorRNEVll.LE  (Souvenir),  737. 

Boxe  (I,is  niatches  de),  61. 

Branca(1,«  U'),  élu  membre  de 
la  .Soi-iété  de  Biologie  277. 

Branly  (lèlectiou  à  l’Aeadé- 
niie  des  sciences  de),  247. 

BR.V4t'ElIAYE,  571. 

Bralti.t  (Élection  à  l’Acadé¬ 
mie  de  niLHiecine  du  D'),  501  • 

BrüCHot,  ,235. 

Brère,  735. 

BRoe’u,  385.  4^9.  733- 

Bronchite  fétide  (Pormule 


PARIS  MÉDICAL 


thérapeutiques  contre  la), 
441. 

lîRorwER,  I,a  douleur,  155, 
267. 

Budget  de  l’Assistance  pu¬ 
blique,  193. 

Buisson  (A.),  555. 

Cabanês,  669. 

Cadavres  à  la  Baculté  (Sur  la 
pénurie  de),  95. 

Caféine  (Préparations de),  553. 

Calvitie  vulgaire  (Traitement 
médical  de  la),  189, 

Calmette,  76^.  . 

Camus  (Jean),  25,  51,  125, 

341.  431.  491.  517,  571,  621, 

Cancer  (I.cgs  pour  les 
recherches  relatiees  au), 

—  de  l’estomac  (menus  sché- 
iimtiques),  733- 

Carnoi  (P.),  25,  89,  257,  275, 
321,  431,  433.  471,  481. 
627,  643- 

Carron  de  la  Carrière, 
679. 

Cartes  de  visite  curieuses, 
349- 

CtSTEX  (André),  595. 

Catarrhe  intestinal  (l'oimiiles 
thérapeutiques  contre  le), 
679. 

Cazeaux  (nécrologie  du  D'), 
697. 

Cercueil  de  l’Kmpereur  (Secret 
du),  117. 

Cercy,  551. 

Cérémonies  scientifiques,  97, 
207,  375,  433,  459.487,  517. 

Certificat  du  médecin  de 
thé“âtre,  583. 

Clmire  d’hj’drologie  à  la  P'a- 
culté  de  mé^decine  de  Paris, 

Chambres  it  coucher  (Paut-il 
chauffer  les),  41. 

CliAMiTASSiN  (P.  de),  275. 

CllANTEMBSSE,  51,  707. 

Chailue  peuple  a  les  charlatans 
qu’il  niérlte,545. 

Charcot  (I41  mission),  81. 

—  (une  ordonnance  de»  jH.nr 
ataxiiiue  en  1892,  387. 

ClIASSAINU  DE  BORREDON  (A.), 
287. 

Chaussures  (Ouelle  doit  être  la 
forme  des),  23,  43. 

Chavernac,  669. 

Cheval  (.Son  Age  d’après  l’exa- 
me-n  des  dents),  21. 

Chinirgieu-nmjor  (caricature), 

243. 

—  de  province  (Silhouette 
«lu).  351. 

CholéTa  (Contie  le),  249. 

Cluwes  du  jour,  3,  33,  (>i,  89, 
117,  145.  t73.  201,  229,  313, 
341,  3'>9,  425.  .S09.  537.  505. 


431,  47i,  529,  545,  571,  fin, 
627,  669,  707,  725. 

Clmonique  médico-artistique, 
343,  511. 

—  médico-littéraire,  315,  455, 
539.  595. 

—  médico-pédagogique,  623. 

—  professionnelle,  399. 

—  scientifique,  5,  63,  91,  173, 
203,  231,371,427,  483,  567, 
663,  691,  719. 

—  sportive,  147. 

Cinq  semaines  en  Égypte,  595. 

Clap,  127. 

Classes  d’une  heure,  509. 

Code  professionnel,  613. 

Codex  (Be)  et  les  colonies,  305. 

Colporteurs  de  gennes,  183. 

Combe  (A.),  189,  275. 

Combustibilité  des  femmes. 

Combustible  économique,  41. 

Commémoration  Van  Bene- 
den,  585. 

Comby,  441,  609. 

Conception  survenue  dans  des 
circonstances  extraordi¬ 
naires,  179. 

Concours,  53,  55,  81,  109,  137, 


Couperies  de  poils  et  le  secré¬ 
tage,  371. 

Cours,  29,  57,  85,  113,  141, 
167,  197,  225,253,  279,  309, 
337,  365,  393,  421,  449, 
477,  505,  534,  5Û1,  589. 
617.  655,  685,  713,  741. 

Couteau  (Be).  Essai  drama¬ 
tique  sur  les  limites  du 
droit  chirurgical,  723. 

COUVELAIRE  (A.),  697. 

Crampes  de  la  grossesse,  329. 

Crinon  (C.),  611. 

Crippen  (affaire)  et  empoison¬ 
nement  à  l’hyoscyamine,  3. 

Croque-mort  (Be),  est  sans 
pitié  349. 

CRuaiET  (René),  313,  719. 

Crj-ogénine  Bnniiére,  169. 

CuNÉo  (Bernard),  51. 

Cure  liydrothéTapiquo,  273. 

—  SCHROXT,  273. 

—  solaire  de  la  tuberenlose, 

(I41),  529. 

Curiosités,  13,  41,  69,  95,  123, 
153,  179,  21 1,  237,  289,  349, 
377,  435,  499,  545,  573,  637. 


Dalché  (Élection  comme  pré¬ 
sident  à  la  société  de  thé-ra- 


—  de  l’externat  des  hôpi¬ 
taux  de  Paris,  (Perles 
recueillies  dans  un  récent), 
289. 

—  (A  proposd’un),  317. 
ConféTence  sanitaire  interna¬ 
tionale,  361. 

Conflit  à  Bruxelles  (Un),  557, 
Congrès,  29,305,  337,365,447- 

449,487,  505,561,585,  589, 

713.  737,  742. 

Connaissances  pratiques,  zi, 
41.  133,  183,  331,  422,  443, 
686. 

Conseil  d’hygiéne  de  la  Seine, 

—  supérieur  d’hygiént  pu¬ 
blique,  361,  681. 

Conservation  des  oeufs  l>ar  le 
froid,  170. 

Constitution  d’un  bien  de 
famille,  443. 

CoiLsultations  de  médedne,  55. 

—  -  à  l’hôpital  (uiricature  par 

Elorant),  41 1. 

Con\  ulsions  des  enfants  (Poi- 
mules  thérapeutiques  contre 
les),  469. 

Ctxpieluche  (l'onnuks  thè-- 
rapeutiques  contre  la),  4(19. 
Co.juille,  573. 

Cornet  (Paul),  109,  235,  397, 
431,471,  529.  603,611,691. 
Cornu,  (Be  monument),  375, 


pcnitique),  223. 

—  de  Weir  Mitcliell,3io. 
Dames  seules,  499. 

Danger  des  compétences  (Bc), 
593- 

Dannemann,  235. 
dauguet,  627. 

Daumier,  159,  271,  439,  467, 
607,  731. 

Déclaration  des  maladies  trans¬ 
missibles,  173. 

Définition  de  la  petite  vérole, 

Diîouy,  385. 

Déjerdje,  81. 

—  (Beçon  d’ouverture  du  P'), 

517. 

DEJI’ST-DEKIOL  (M"“'),  319, 

425,  471,  .565,  725. 

Delbet  (Pierre),  51. 

Deulle  (Arnmnd),  359. 
Démissions  des  professeurs 
des  ITniversités  russes,  501. 
Dents  (Comment  le-s  Japonais 
arrachent  les),  123. 
Dentaires  (anesthésiciues  lo- 
e-aux  employés  en  chirur¬ 
gie),  529. 

Dentifrices  (Pûtes),  formules 
thè-rapeuti<jues,  413. 
Déqxjpulation  (Ba  lutte  contre- 
la),  613. 

Derecu  (Bé'on),  525,  581,  677, 
705- 

Désinfection  antichulé-ricxue 
en  .Serbie,  237. 

Dé-vouement  iné-dical,  473. 
Diabète  (Aliments  défe-ndus 


Diabétiques  (Régime  des), 

643. 

—  (Traitement  du  prurit  des). 

643. 

Diathe'se  goutteuse  (Traite¬ 
ment  de  la),  643. 

Diagnostic  artistique,  23,  125  , 
155,  267,  377. 

Dichotomie  (Pièce  représen¬ 
tée  au  Grand-Guignol),  471. 
Diététiiiuc,  II,  39,  77,  105, 
133,  161,  189,  217,  245,  273, 
301,  329,  357,  385.  413,  441, 
469,  497.  525,  553,  609,643. 
677,  707,  733. 

—  comparée  et  jiratique,  525, 
581,  677,  705. 

Dieulafé,  235. 

Digestives  (Bes  fonctions), 

431. 

Dîner  triennal  de  l’agréga¬ 
tion,  107. 

Dingwall  (A.),  321. 

Diplômes  de  docteurs  en  méde¬ 
cine  délivrés  par  les  facul¬ 
tés  françaises  pendant  l’an¬ 
née  scolaire,  1909-1910,  221. 
Dispensaire  général  de  Byon, 
249. 

Dimrèse  A  Évian  (I41  cure  de), 
658. 

DiVE  (Félix),  387. 

Doctoresses  reçues  A  la  Faculté 
de  Paris,  361. 

—  non  admise  comme  privât 
docente,  473. 

Donation  nu  Muséum,  24g. 
Dopter  (C.),  25,  51,  181,  229, 
293,  321,  537,  545,  707. 
Douche  sous-marine  (Ba),  281. 
Douleur,  jiar  Adriaii  Brouwer 
(lA),  155,  267. 

DUCHE.SNE  (Gaston),  455,  539. 
Ducroquet,  99. 

Dupont  (E.),  i55- 
Duré-e  de  la  vie,  313. 

Durey  (Élection  A  In  société 
de  thé-rapcuti(iue  du  D'), 
361. 

Duval  (Pierre),  235. 
Dj’sménorrhée  (Formules  thé- 
rapeutiiiues  contre  la),  497. 
Djspejjsies  liyiiersthéniques 
(Formules  théraiieutuiues 
contre  les),  217. 

Dysimée  des  artérioseléreux, 

133. 

EaudeCarlsbadartificicllc,3ui . 
Eaux  miué-ralcs  (Falsification 
des),  627,  737. 

—  minérales  imr  l’image 
(Revue  rétrosiiective  des), 
631. 

—  minérales  «m  Angleterre  et 
aux  États-Unis  (B’iniixir- 
tation  des),  651. 

—  mhié-ralcs  (Imjmrtatiaii  d’), 

737. 

—  potables  par  les  rayons 


—  du  !)'■  yumi-EAir  i\  l’Aca-  Kéuzet  (Klogi*  du  I)'),  207. 
di'inie  dc>  médi-ctnc,  247.  l''cinnu‘hydroi)iiiuedi-(îÉRARi> 

Éleotro  et  nidiothi-rapie  {I,i-s  Dow  (Affection  dont  est 
mesures  en),  259.  atteinte  lu),  23. 

Électrothérapie  au  xvnr  l-'cnunesenceintesdeTOntletri- 
siiVle,  265.  Imnal  révolutiomuiire,  235. 

ïîloîîe  de  Claude  Bernard,  —  (I41  combustibilité  di-s), 
107.  337- 

—  du  D'  l-'élizet  à  la  séanci-  — .à  l'Institut  (I.es),  80. 

annuelle  de  la  Sodétc  de  l'imieture  de  la  Facidté  (Sur 
Chirurgie,  207.  la),  33. 

Étmiiller  votre  bicjx'lette  F'errier,  161. 

(Pour),  170.  h'ête  de  bienfaisance  de  la  jeu- 

ï^motions  jKirisicnnes  (Carica-  liesse  inédiatle,  515. 


III.  therapeutniues),  .■iSi. 

(lAV.tRNl,  loi,  215,  327,  675.  némoplase  I.unilérc,  lOq. 

(îerçures  des  nuiins  (Pom-  néinorroïdes  (Traitement 

mude  contre  les),  357.  médical  dl^5),  39. 

-  -  des  seins  (Formules  théra-  Henrijean  (le  Pf)  a  été  vic- 
jK‘Utiques  contre  les),  679.  tinie  d’un  accident  d’anto- 
(îeniies  (I,es  colixirteurs  de),  mobile,  709. 

183.  Iléri-dité  du  bien  et  l’iiéridité 

(ÎÉRY  (lamis),  519,  (>33,  669,  du  mal  (I,'),  637. 

CtlMiERT  (.\.),  117,  125,  295.  Héroïsme  médical,  305,  407, 

315.  Herwn,  23.3. 

0.ii,iiert-Bai.li-.t,  président  de  Herzen,  331. 
la  société  médicale  des  hôpi-  Heureuse  trouvaille  (Carica- 
taux  (I,c  professeur),  323.  turc  jiar  A.  Dahmier),  467 


IV 


PARIS  MEDICAL 


II11.L  (Appareil  ilu  professeur), 
■ 

IIiLLiON  (H.),  303. 

1 1  (  )Ct)iTART  (Médedn-inspee- 
teur),  nécrologie,  201). 
JIiENir.  (Henri),  <)y. 
IIoLLANtinu  (Bernard),  571. 
Hommage  an  1"  Cazknkhve, 

389- 

■ —  an  1"  llKASSET,  503. 

—  au  !’'■  Jl'NOFLElSCH,  450. 

—  à  JI.  l'ORTES,  305. 

Homme  mystérieux  au  théâtre 

Sarah-Bernhardt  (!,’), 21,  35. 
Honoraires,  350. 

—  des  médecins-légistes  en 
Algérie,  70g. 

Honorariat,  473. 

Hôpital  privé  (Un  nouvel),  531 . 
Hôpitaux,  27,  53,  55,  81,  log, 
137. 187.  lyi.  195. 223.  251, 
277.  279,  307.  335.  391.  421, 
447,  475,  503,  533.  559,  f>i5. 
633,  883,  711,  730. 

—  (Grande  salle  de  l'ancien 
Hôtel-Dieu  ou  hôpital 
Saint-Jean  d’Angers),  123. 

—  de  Saint-Étienne  (Con¬ 
cours  des),  361. 

—  thermaux  militiures  649. 
Hospitîillsation  d’un  indigent 

(frais  d’)  réclamés  à  son 
médecin,  583. 

Hôtel-Dieu  ou  hôpital  Saint- 
Jean  d’Angers  (xii“  siècle) 
(grande  salle  de  l’ancien), 
123. 

—  de  Beaune,  603. 

Horn,  323,  435,  547,  627. 
Hucharb  (Né-cTologic  du 

D' Henri),  71. 

—  (H.),  125,  469. 

Hydrologie  à  la  faculté  de 
Paris  (Création  d’un  insti¬ 
tut  d’),  257,  277. 

Hydropique  de  Gé-rard  Dow 
(Diagnostic  prohable  de 
l’affection  dont  est  atteinte 
la  femme),  127. 

Hydrorrhée  nasale  (Pormules 
Ihémpeutitiues  contre  1’), 
46g. 

Hydrothérapique  (Cure),  273. 
Hygiène  et  alimentation 
impulaire,  333. 

—  et  prophylaxie  de  la  bouche 
et  des  dents,  627. 

--  dans  Us  écoles,  310. 

—  -  de  l’hubitation,  153. 

—  -  de  la  peau  et  du  cuir  che¬ 

velu,  133. 

■  de  Dresde  (exposition  in¬ 
ternationale  d’),  387,  Ogi. 

—  ■  militaire  (ïmité  d’),  07. 

—  musulmane  (Préceptes  d’), 
435. 

■  «K-uIaire  et  inspection  des 
écoUs,  (i(«g. 

--  of  infancy  and  Chilhood, 
.121. 

—  pratique  et  hygiène  sco¬ 
laire  (Conféieuixs  d’),  545. 

—  scolaire  en  Autriche,  Ü13. 
■  -  scolaire  en  Belgique,  (>13. 

—  (Pré-cis  d’i,  25. 


Hygiène  (Traité  d’),  51. 

—  (Traité  d').  Égouts  et  vi¬ 
danges.  Ordures  ména¬ 
gères  et  cimetières),  707. 

Hvoscvaiinne  (affaire  Crlppen 
et  eiiipoisoimemoit  â  T),  3. 

Hyperhyilrose  plantaire  (Por- 
mulcs  thérapeutiques  contre 
1’).  4fi9. 

Hyvert  (Roger),  545. 

IMIIEAITX,  707. 

Immunité,  545. 

Impressions  de  Berlin,  68g. 

Influence  morale  du  médecin 

565. 

Inhalations  prophylactiques 
(Formules  thérapeutiques) , 

Inondations  en  igio  (Causes 
probables  des),  203. 

Insomnie  des  neurasthéniques 

—  (Traitement  de  1’),  338. 
(FormuUs  thérapeiiticiues 
contre  T),  679. 

Inspecteur  général  adjoint  des 
services  administratifs  du 
ministère  de  l’intérieur,  473. 

Institut  (I,cs  femmes  à  1’),  33. 

—  français  d’anthropologie, 

—  d’hydrologie  à  la  faculté 
de  Paris  (Création  d’un), 

257. 

—  Mann,  133. 

—  médico-légal  de  Paris,  585. 

—  océanograiihique  (Inau¬ 
guration  de  1’),  24g. 

—  de  palé-ontologie  humaine, 
361. 

Internat  (Reproduction  des 
premières  airtes  du  bal  de 
1’).  47- 

Intérêts  professionnels,  61 1. 

Intenics  et  externes  en  méde¬ 
cine  pour  l’année  igio-1911 
(Répartition  dans  les  ser¬ 
vices  hospitaliers  de  Paris, 

277. 

Intermédiaire  des  médecins, 
23,  43,  125,  155,  235,  267, 
347,  489,  735- 

Intoxication  par  le  magiié- 
siiiiii,  389. 

JACOH,  531. 

JACUFES,  523. 

JAIIHASON,  (>27. 

Jahreskurse  fur  ar/,tliche 
Fortbildiing  in  zwolf  Mo- 
imtshefteii,  303,  529,  627. 

J.tM,  515,  337,  733. 

JAMIION,  153. 

Japonais  arrachent  les  dents 
(Comment  Iw),  123. 

JEANSEI.ME,  31. 

Jeune  nuilade  et  son  mé-decin, 
de  Kaspar  Netscher  (Dia¬ 
gnostic  artistiipie),  347,  .(Ng. 

JOI.ASI)  (IF)  contre  le  D'  I,\- 
C.RANOE,  331. 

JOI.TRAIN  (Kll.),  707. 

Jl  lUARl),  495. 

JI'NIIFLEISCII  (Hoiiiiuage  au 

V),  459. 


Kaiser,  docteur  honoraire 
(I<e),  135. 

KEI.SCI1  (Nécrologie  du  méde¬ 
cin  inspecteur),  293. 

Keyser  (Thomas  de),  95. 

Kien-io,  627. 

Kousch,  679. 

Kustner  (Otto),  125. 

Baennec,  151. 

Bafforgue,  20g. 

Bagitesse  (élection  du  P'), 
651. 

Bait  de  femme  conservé,  49g. 

Bannois  ((BeP''),  élu  membre 
correspondant  de,  l’Aca¬ 
démie,  473. 

Bannelongub  (I,e  P'),  élu 
président  de  l’Académie  cie 
médecine,  ni. 

Baryngite  rubéolique  (For¬ 
mules  thérapeutiques  contre 
la),  679. 

Baurens,  441. 

I.AVOCAT,  529. 

Baxagarine,  478. 

Bebedixsky,  627. 

Becèxe  (Paul),  67. 

Beçons  d’anatomie,  95,  23g, 
351,  463,  575.  727. 

Beçon  d’anatomie  du  profes¬ 
seur  Frédéric  Ruysch  par 
J.  Van  Neck,  351. 

—  d’anatomie  par  Rem¬ 
brandt,  463. 

—  d’anatomie  de  Büonard 
Gautier,  727. 

—  d’anatomie  de  Béonard 
Gautier  modernisée,  573. 

—  d’ouverture  du  professeur 
Dejerine,  517. 

—  d’ouverture  du  professeur 
Widal,  433. 

Beclercq  (Arthur),  431. 

Beuent  (René),  37g,  733. 

I,E  DENTU,  51. 

Be  Gendre,  609. 

Bégion  d’honneur,  55,  167, 
193,  225,  251,  419,  615. 

BEGRAND  (H.),  Il,  133,  If)!, 

245,  413,  441,  469,  609. 

Begs  d’un  cadavre  (A  propos 
<lu),  133- 

—  pour  les  recherches  rela¬ 
tives  au  cancer,  221. 

BEGUEU  (Félix),  181. 

Bemanski,  571. 

Bematte  (B.),  267. 

Bemoine  (G.-IB),  67. 

Befage,  67g, 

BBfine  (méciaille  du  P');  figg. 

Bi:REBOt’U.ET  (P.),  153,  173, 

.  I«I.  275,  321,  35g,  431, 
52g,  505,  61 1,  Otig,  717,  725. 

Bermoyez,  46g. 

Ijcttre  de  faire-part  de  nais¬ 
sance  (curiosité),  34g. 

Be  Tr.i.iiER,  3.17. 

BÉVI  (I,é-opold),  371. 

BU>res  propos,  3,  33,  Oi,  8.), 
117,  143,  173,  201,  22g,  257, 
285.  313.  341,  .It>9,  .V»7.  425. 
453.  481.  5"9.  537.  ,5<>5.  .593, 
621,  661,  68g,  717. 


Bigue  française  de  l’édueation 
plij-sique,  461. 

—  contre  la  mortalité  infan¬ 
tile,  613, 

Bimonade  purgative  (Com¬ 
ment  on  fait  une),  686. 
Binossier  (G.),  33,  SI,  67, 

125,  145,  153.  201,  235, 
369,  425,  463,  S93. 
Bong-Bandry  (M.),  571. 
Borde  de  (.André),  35. 

Butte  contre  la  tuberculose  en 
Irlande,  153. 

Byon  (Gaston),  133. 
Macaigne,  25. 

Magdelaine,  71. 

Magnésium  (Intoxication  par 

le),  389. 

HauB,  627. 

Maison  d’Adam  et  Éve,  70g. 

—  d’éducation  pédagogitpie  â 
Berlin,  737. 

—  du  dentiste,  555. 

—  du  médecin,  g,  221,  2gl, 

555. 

—  de  santé  (Coups  id 
bles,sures  dans  une),  15. 

Maisons  médicales,  193. 

—  ouvrières  (Bcs),  621. 
Maitre-Onome,  105,  2ig,  443. 
Mal  des  aviateurs,  71g. 
Malade  et  son  médecin  (Ba 

jeune),  par  Kasper 
Netscher,  267. 

—  et  son  médecin,  jiar  Bac,  19. 

—  et  médecins  (Caricature 
par  Ch.  Jacques),  355. 

Malades  s’opérant  eux-mêmes, 
235.  735- 

Maladie  de  Pascal  (I,a),  153. 
Maladies  cliirurgicales  de  la 
bouche  et  des  maxillaires. 

235. 

—  des  enfants  (Ba  pratique 
des),  359. 

—  du  péritoine,  471. 

—  paradentalres.  Hygiène  et 
prophjdaxie  de  la  bouche  et 
des  dents,  627. 

—  du  sommeil  et  les  trypa¬ 
nosomiases  animales  nu  Sé¬ 
négal  (Ba),  66g. 

—  transmissibles  (Déclaration 
des),  173. 

MAI.GAT,  529. 

Mann  (B’Instltut),  133. 
Marchoux,  51. 

Marfan,  441,  67g. 

Mariages,  27,  55,  81,  log,  13g, 
195,  223,  251,  279,  307,  335. 

391,  421,  473,  303,  533,  53g, 
589.  617,  653,  683,  71 1,  73g. 
Mariotte  (Ni-crologie  de 
l’aide-major),  633. 

Jlarron  d’Inde  (Préparations 
de),  707. 

Martin  (momiment  de 
Chaude),  737- 

Martin  (Nécrologie  de 
Chaude).  321. 

-Massage  et  exercice  illégal, 

273. 

—  dans  les  accidents  du  tnir 
vail  (Be),  273. 

Matches  de  boxe,  61. 


TABLE  ALPHABETIQUE  v 


Maurel  (Pifrrc),  123,  211, 
295,  323.  351.  489.  635, 
725  • 

Mauriîl  (Élc-clion  du  P'),  501. 
Maxillaires  (Maladies  chirur¬ 
gicales  de  la  bouche  et  des), 

.Médaille  du  P'  Herniieim,  97. 

—  du  P^  Hrouaruel,  183. 

—  du  P'  Gosselin,  407. 

—  du  P'  IIanüt,  295. 

—  du  pr  R.  I,ÉPINE  (detyoïi), 
699. 

—  du  P'  Raymond,  43. 

—  de  Pasteur,  519. 

Médecin  de  campagne  (I.e) 

419. 

—  d’eaux  (Silhouette  du),  635. 

—  homme  politiiiue  (Si¬ 
lhouette  du),  480. 

—  militaire  (Silhouette  du), 

323. 

—  mondain  (Silhouette  du), 

—  de  province  d’autrefois 
(Silhouette  médicale  du), 

725. 

—  de  quartier  (Silhouette  du), 

• —  de  village  (tableau  de 
David  Téniers),  491. 
Médecins  des  asiles,  445. 

— ■  et  la  Bourse  du  travail,  135. 

—  du  bureau  de  bienfaisance 
(I,es  appointements  des), 
359- 

—  chassé  par  sa  clientèle,  9. 

■ —  aux  duels  (I,a  présence 

des),  309. 

—  de  l’hôpital  Tenon  (I.e 
banquet  des),  caricature  par 
le  Dr  JUILLIARD,  495. 

—  (L’influence  morale  du), 

565. 

— ■  Inspecteur  des  écoles,  333. 

—  juif  de  Constantinople  au 
XVT®  siècle,  179. 

—  militaires  (Les),  81. 

—  (Unnouveau  prix  pour  les), 
333- 

—  contre  pharmacien,  219. 

—  (Le  salon  des),  511. 

—  pour  vente  de  médica¬ 
ments  (Condamnation  d’un) 
359- 

—  wrologues,  69. 

Médecine  (Consultations  de) 

55. 

—  humoristique,’  19,  47,  75, 
loi,  129,  159,  187,  215, 
243,  271,  299,  327.  355,  383, 
411,  439.  487,  495,  523,  551, 
579,  607.  841,  875.  703,  73U 

—  humoristique  (Caricature 
par  Daumier),  607. 

—  légale  (Précis  diM,  725. 

—  au  palais,  15,  103,  131, 
219,  247,  273,  303,  331,  359. 
443,  58.1,  (127,  735. 

—  au  théâtre,  21,  35,  119 
179,  239,  291,319,  471.515' 
723. 

—  tipératoire  (Précis  de),  (>7. 

—  et  littérature,  3JI. 

, —  dans  les  journaux  poli¬ 


tiques.  (Dé-sinfection  anti- 
cholérique  en  Serbie),  237. 

Médicales  (La  réforme  des 
études),  425. 

Médicaments  nouveaux,  7,  49, 

—  nouveaux  pour  1911  (For¬ 
mulaire  des),  471. 

—  nouveaux  (Revue  des), 

—  radiféres,  7. 

Médications  nouvelles  pour 

1911  (Formulaire  des),  431. 

—  phospho-créosotée,  686. 

Médico-social  (Le  mouve¬ 
ment),  397. 

Médico-sociales  (üîuvres),  399. 

—  (Les  origines  des  œuvres), 

Mcdizinische  Terminologie, 

Mental  symptoms  of  brain 
diseases  (The),  571. 

Menus  hebdomadaires  pour 
grands  enfants  tuberculeux, 
245. 

—  schématiques  dans  le  can¬ 
cer  de  l’estomac  et  la  gas¬ 
trite  chronique,  733. 

Mesnv,  407,  533. 

Mésothorium  et  Radium,  585. 

Métaphore  anatomique,  21 1. 

Metchnikoff  (Le  Pr)  .est  parti 
étudier  la  peste  709. 

Métropolitain  de  Paris  (Com¬ 
position  de  l’air  dans  le), 

—  (Passage  sous  la  .Seine), 
231. 

—  de  Paris  (La  ventilation 
du),  63. 

Jlétrorragies  (Formules  thé¬ 
rapeutiques  contre  les),  301. 

Meubles  se  décollant  par  le 
cliaulïage  des  appartements, 

Mieui.et,  235,  267,  489. 

Milian,  369,  453. 

3Iillion  (Le),  239. 

Mission  Charcot  (La),  81. 

—  scientifique,  249. 

Moizard,  469. 

Moll-Weiss  (M”'),  41,  183, 
331- 

Momies  (Fxamen  histologique 
des),  237. 

Monsieur  l’Agrégé,  725. 

Mont-Dore  et  voies  respira¬ 
toires,  657. 

Montoya  (Gabriel),  291. 

Monument  du  IF  Aluarran, 
671. 

—  du  Pr  COHNIL,  375, 
419. 

—  au  D'  Claude  Martin  (de 
L.von),  737. 

-  du  IF  siesny,  533. 
en  l’honneur  du  pr  Poi- 

RAHE.L.U8,  503. 

Mortalité  dc-s  enfants  du  pre¬ 
mier  âge.dans  (lueUinespays 
de  l’Kurope,  389. 

Mortalité  infantile  (Ligtu 
contre  la),  613. 


Morts  mvstérieuses  de  l’his¬ 
toire,  669. 

Mosny,  51,  707. 

Mot  de  Rabelais  (Un),  545- 
Mouchet  (Albert),  5,  61,  67, 
125,235,275,  313,  627,  689. 
Mouciiotte,  51. 

Moulinier  (René),  719. 
Moure  (Banquet  du  IF),  533. 
Mourir  (.Sonnet),  310. 
Moussous,  359. 

ÎMouvement  médico-social, 
397- 

Mulon  (I<eD'’),  élu  à  la  Société- 
dé  biologie,  81. 

Musée  d’hygiéne,  305. 

—  Pasteur,  55. 

—  de  la  tuberculose,  305. 

Napoléon  a-t-il  fait  assassiner 
I,ord  Benjamin  Bathurst? 

341. 

Nass  (L.),  725- 
Nécrologie,  27,  55,  81,  109, 
139,  167,  195,  225,  251,  279, 
.307,  335,  391,  421.  447,  475, 
503,  533,  559,  589.  817,  653. 
883,711,7.39.^^ 

—  du  IF  Pierre  Cazeai’X,  697. 

—  du  D'  Henri  IIitchard, 

—  du  Df  Hocquard,  209. 

—  du  médecin  inspecteur 
Kelscii,  293. 

—  de  l’aide-major  Mariotte, 

833- 

—  du  D'  Claude  Martin,  321. 

—  du  DI  Mesny,  433. 

—  du  IF  Henri  Omdredanne, 

897. 

—  de  RoTV,  491. 

—  du  Pi  Ch.  Van  C.\u\VEN- 
niîRciUE,  379. 

—  du  DI  Simon. 

Nerfs  (Maladies  des),  51. 
Netroc,  387. 

Nicolas,  153- 

Nobel  (Prix),  135. 

Noqué,  235,  627. 

Nouvelles,  ii,  55,  77,  105,  107, 
135,  153.  193.  221,  247,  277. 
305.  333,  361,  387,  419,  445. 
473,  501,  531,  555,  585.  Û13. 
851,  679,  681,  709,  737. 
Novoc.-iïne,  527. 

Obèses  (Régime  des),  643. 
Obésité  (Formules  thérapeu- 
tkiues  contre  1’),  679. 
Obturation  dentaire  (.Acci¬ 
dent  au  cours  d’une),  15. 
Oculaire  (Pré-cis  de  thérapeu¬ 
tique),  303. 

tlîufs  (Préparations  diété- 
thpies  d’),  357. 

Oîuvres  médico-sociales,  399, 
415. 

—  régionale  de  secours  immé¬ 
diat,  61 1. 

o’Foliaiwell  623. 

OLIVIER  (Kugène),  231). 
Ombredanne  (Lel)')  élu.mem- 
bre  de  la  SodétédeChinirgie 
277- 


Ombredanne  (II.),  nécrologie, 
697. 

Opérateur  (!,’),  tableau  de 
Steen,  377. 

Opération  nouvelle  (Action  en 
dommages-intérêts  intentée 
au  sujet  d’une),  105. 

Ophtalmologique  (Responsa¬ 
bilité),  443. 

Opothérapie  (Médicaments 
animaux),  25. 

Orchestre  médiaü,  81,  109, 
291,  709. 

—  médical  à  Vienne,  305. 

Ordonnances  et  notes  d’hono¬ 
raires  de  médecin  sur  des 
cartes  à  jouer,  95. 

—  de  Charcot  pour  ataxique 
en  1892,  387. 

Ordures  ménagères  comme 
engrais  et  comme  combus¬ 
tible  (L’utilisation  des),  175. 

Orthopédiste  (L’),  caricature 
par  Jacques,  523. 

Otite  moyenne  aiguë  (For¬ 
mules  thérapeutiques  contre 
1’),  441- 

PACOITET,  135. 

Pages,  725. 

Palmes  académiques,  145. 

PARAT  (Le  cas),  69. 

Parapaludisme  et  fièvres  des 
liays  chauds,  18 1. 

Paris  (I,a  propreté  de),  313. 

Passage  sous  la  Seine  de  la 
ligne  métropolitaine  11°  8  â 
la  place  de  la  Concorde, 
231. 

Pasteur  (médaille  de),  519. 

Pasteur  (Musée),  55. 

Paternité  et  maternité  pré¬ 
coces,  349. 

Pâtes  dentifrices  (Formules 
thérapeutiques),  413. 

Pathologie  exotique.  Para- 
paludisme  et  fièvres  des 
pays  chauds  (Traité  pra¬ 
tique  de),  181. 

—  clinique  (Traité  élémen¬ 
taire  de  physio-),  431. 

Pauchet,  99. 

Pédagogie  médicale  (Traité 
encyclopédique  de),  235. 

Pensées  d’un  vieux  médecin, 
573- 

Percussion  du  poumon  et  du 
cœur  (Pré-cis  d’auscultation 
et  de),  725. 

Père  La  Frousse  (Pièce  repré¬ 
sentée  .au  thé-âtre  Cluny), 

319- 

Pé-ritoine  (Les  maladies  du), 
471. 

Perle-s,  637. 

Persodine  Lumière,  169. 

Peste  buboniciue,  55. 

—  en  Chine  (IF»),  277,  305. 
651. 

--  par  l’image  (Ifi),  343- 

—  (Les  mesures  contre  la), 

.305- 

—  (Li-s  progrès  de  la),  333. 

—  (Deux  nouveaux  héros  de 
la),  613. 


VI 


PARIS  MEDICAL 


Petite  vérole  (Définition  de 
.  la),  2 II. 

Pfeiffer  (Hermann),  321. 
Pharmacie  (Écoles  supérieures 
fie),  38g. 

—  (Commerce  et),  419. 
Pharmaciens  de  Brest,  221. 

—  (I,e),  pièce  repré-sentée  au 
Grand-Guignol,  31g. 

—  des  hôpitaux  de  Paris,  501. 
Pharmaceuticiues  (Fonnulaire 

des  spécialités),  627. 
Phannacopéc  française,  389. 
Physiologie  (Traité  élémen¬ 
taire  de),  31. 

Physio-patholügie  clinique 
(Traité  élémentaire  de),  431. 

—  du  corps  thyroïde  et  des 
autres  glandes  endocrines 

Physiothérapie  (I, 'exercice 
illégal  de  la),  285. 
Physiothérapique  (Tech¬ 
nique),  259. 

Pic  (Pierre),  669. 

PiCKARDT,  733. 

Pierre  (Épigramme  sur  la), 
13- 

PiORRY,  323. 

PlSSAVY,  471. 

Plantes  pour  vases  sur  piliers, 
170. 

Plaquettes  médicales,  43,  97, 
183.  295i  407,  519,  Ô99. 

Poils  et  le  secrétage  (I,escou- 
perie-s  de),  371. 

Pommade  contre  la  fissure 
anale,  133. 

Population  de  rAllemagne, 
193- 

—  en  .Suisse,  193. 

—  de  l’Université  de  Vienne, 
681. 

Potages  végétariens  (Recettes 
fie),  39. 

—  farineux,  189. 

—  maigres,  133. 

Potion  à  base  de  quinine,  133. 
PoTTEViN,  707. 

POUCHET,  133. 

Pratique  des  exercices  phy¬ 
siques  (Gyninastique,  jeux 
et  sports),  99. 

Prenakt  (I/:  professeur),  est 
élu  membre  de  l’Académie 
de  médecine  445. 

Presse  à  viande,  160. 
Préparations  au  lait,  217. 
Prévoyance  médicale,  585. 
Privilèges  sociaux  des  impro¬ 
ductifs,  481. 

Prix  de  l’Académie  de  méde- 

—  des  sciences,  79. 

—  fondé  à  l’académie  royale 
de  médi-cine  de  Belgique, 

193. 

—  Jeanne  Grunbaum  pour 
les  infirmières,  557. 

—  de  la  prophylaxie  de  l’in¬ 
fection  diarbonneuse,  473. 

—  d’un  homme,  435. 
/ambaco-Pacha,  193. 

Produits  pharmaceutiques  au 
Japon,  389. 


Prophylaxie  de  l’infection  char- 
bomieuse  (Prix  de  la),  473. 

—  des  maladies  trXnsmis- 
sibles  par  la  peau  et 
muqueuses  externes  (Éîtio- 
logle  et),  51. 

Propreté  de  Paris,  313. 

—  française,  453. 

—  scolaire,  661. 

Pnirit  des  diabétiques  (Trai¬ 
tement  du),  643. 
l’unitions  cliez  les  'enfants 

Question  de  «  point  de  vue  », 
349- 

—  des  langues  en  Bclghiuc 
(Éa),  737- 

Quinine  (Potion  à  base  de) ,  1 33 . 

Rabelais  (monument),  503. 
Rachitisme  et  sa  pathogénic 
(UO,  27.4. 

Radiféres  (Jlédicainents),  7. 
Radiothérapie  (I,es  mesures 
en  électro  et),  259. 

Radium  (I,es  dangers  du),  167. 

—  (Iy’ institut  du),  9. 

—  et  mésothorium,  585. 

Raymond* (Médaille  du  P*')  43. 
Récalcifiante  (Thérapeutique) 
161. 

Ré-adcification  (Régime  de). 
Méthode  Ferrier,  161. 
Récamier,  21 1. 

Recensement  en  Autrlche- 

—  de  la  France,  201,  389. 
Recettes  de  régime,  77. 
Rectification  à  l’affaire  Bazy, 

Redelsperger  (Jacques),29i. 
Réforme  des  études  médi- 

Régéiié-ration  de  l’homme  par 
la  gymnastique  (caricature 
par  Daumier),  271. 

Régime  (Recettes  de),  77. 

—  anticunstipant,  413. 

—  des  enfants  arthritiques, 
441,  609. 

—  des  enfants  diabétiques, 
469. 

—  de  la  femme  enceinte,  497. 

—  de  la  femme  en  couches, 

497. 

—  de  la  femme  qui  allaite, 

497. 

—  de  récalcification  (Méthode 

Réglementation  nouvelle  du 
concours  de  médecin  des 
hôpitaux,  ii)i. 

Reonaclt  Henri- Victor  (Cen¬ 
tenaire  de),  97. 

Religion  médicale,  229. 
Rembrandt,  4Ô3. 

Remède  héroïque,  637. 
Responsabilité  cliirurgicale, 
583. 

—  ophtalmologii|ue,  443, 

—  d’un  pharmacien,  331. 

—  professionnelle,  201,  291, 

331.  583.. 735. 


Révocation  d’un  professeur  de 
chirurgie  au  xvm''  siècle,  573. 
Ribierre,  51. 

Ricord,  caricature  par  Gill, 

383- 

Rire  au  palais  (1,0),  499. 
Robin  (Albert),  581,  609,  643. 
Rociia-Faria,  487. 

Rochard  (A.),  207. 
Rothschild  (h.  de),  571. 
Roty  (Nécrologie  du  graveur), 
491. 

Sabotage,  pièce  représentée 
au  Grand-Guignol,  179. 
Sages-femmes,  499. 

Salle  de  garde  de  I.a  Charité 
(Caricatures  par  Bellery- 
Desfontaines),  .379,  703. 
Salon  médical,  44s,  511. 
Salvarsan  (Contrôle  biolo¬ 
gique  du),  385. 

—  en  Belgique,  389. 
.Sanatoriums  de  Blignj’  dans 

la  lutte  antituberculeuse 
(De  rôle  des),  717. 

—  pour  le  placement  des 
tuberculeux  (I.iste  et  indi¬ 
cations  pratiques),  163. 

Sangsues  (Des),  caricature  par 
Granville,  75. 

Scène  de  la  vie  médicale  (cari¬ 
cature  par  Gavarni),  103. 
ScHOBER,  23.3. 

.ScHROTT  (Cure),  273. 

SCHULZ,  235. 

Schwartz  (A.),  99,  181. 
Sciatique  (Formules  thérapeu¬ 
tiques  contre  la),  77,  441. 
Science  française  (Pour la), 473. 
Sebileau  (Élection  à  l’Aca¬ 
démie  de  médecine  du  D'), 

247. 

Secours  immédiat  ((Kuvre 
régionale  de),  61 1. 

Secret  du  cercueil  de  l’Empe- 

—  professionnel  à  Berlin, 
613. 

Sécrétions  internes  (Des),  471. 
Sémiologie  nerveuse,  125. 
Sergent,  51. 

Séro-diagnostic  (Nouvelles 
méthodes  de),  707. 

Sevarus,  5,  63, 175,  427,  483. 
567. 

Siici-nnAKER,  441. 

Silhouettes  médicales,  123, 
21 1,  295,  323,  351,  489,  63.3, 

725. 

Simon  (D.-G.)  (nécrologie  du 
DI),  181. 

Simon  (J.),  469,  609. 

Simon  (Th.),  529. 

Simond,  51. 

Société  anatomo-clinique  de 
Bordeaux,  247. 

—  belge  d’hydrologie,  681. 

—  belge  de  phj-siothérapie, 

305. 

—  de  biologie  (Nouveaux  sta¬ 
tuts  de  la),  557- 

—  centrale.  Association  géné¬ 
rale  des  médecins  de  France, 

419. 


Société  des  chirurgiens  des 
hôpitaux  de  Paris,  221. 

—  des  chirurgiens  de  Paris 
333- 

—  de  chirurgie  (Prix  à  décer¬ 
ner  en  1911),  557. 

—  d’études  scientifiques  sur 
la  tuberculose,  531. 

—  française  des  espaces  libres 
et  des  terrains  de  jeux,  555. 

—  d’hygiène  de  l’enfance  (Con¬ 
cours  de  la).  681. 

—  d’hydrologie  médicale  de 

—  des  médecins  de  Vienne 
pour  l’indemnité  de  mala¬ 
die,  58.3. 

—  médicales  d’arrondisse¬ 
ment  (Ordre  du  jour  du 
10  avTil  du  Conseil  général 
fies),  585. 

—  médicale  à  Clermont-Fer¬ 
rand  (Création  d’une),  613. 

—  médicale  despraticlens,247. 
—•  nationale  de  médecine  de 

—  odontologique,  247. 

—  de  pédiatrie,  167. 

Sonnette  de  nuit,  565. 

SOÜLÉ,  89. 

Souvenir  Bounieville,  737. 
.Spectator,  3,  21,  33,  Gi, 
117.  14s.  179- 
Sports  d’hiver,  147. 

Stations  thermales  françaises 
(Indications  thérapeutaïues 
des),  647. 

Statue  du  prof'  Albarran, 
671. 

Steen,  377. 

Stérilisation  des  eaux  potables 
par  les  rayons  ultra-vio¬ 
lets,  567. 

Stomatite  de  dentition  (For¬ 
mules  thérapeutiques  contre 
la),  609, 

—  diabétique  (Formules 
thérapeutiques  contre  l.a), 

—  ulcéreuse  (Formules  thé¬ 
rapeutiques  contre  la),  (mij. 

—  urémique,  609. 
Stomatologistes  belges,  557. 
Sucs  de  viande  (valeur  des), 

686. 

Surpeuplement  des  habita¬ 
tions,  663. 

Syndicat  des  médecins  de  la 
Seine,  27,  193. 

—  médical  fondé  en  France 
(De  premier),  531. 

Synonyme  inattendu  du  mot 
<  médechi  *,  637. 

Syphilis  par  l’hectine  et  l’hec- 
targyre  (traitement  de  la) 

387. 

Taxe  sur  les  automobiles.  .337. 
Taille  diez  les  divers  peuples 
de  l’Europe,  699. 

Teclinique  thérapeutique  chi¬ 
rurgicale,  99. 

Tehiture  d’iode  décolorée,  357, 
TÉNIBR.S,  491. 

Tenroc  (P.),  147, 


VII 


TABLE  ALPHABÉTIQUE 


Terrains  de  jeux,  631. 

Terreur  du  l’acha  (lya),  369. 

Terson,  627. 

Thaolaxine,  478. 

Théâtre  (Médecine  au),  21, 
35.  IÏ9.  179.  239.  291.  319. 
471.  515.  723- 

Thérapeutique  chirurgicale 
(Technique),  99. 

—  d’hier  et  de  demain,  555. 

—  (Guide  formulaire  de),  321. 

—  oculaire  (Précis  de),  303. 

—  pratique,  281,  308,  338, 
391.  422,  448,  450,  478,  534, 

657,  686. 

—  (Quelques  idées  en),  529. 

—  récaldfîante,  161. 

Thèses  de  la  faculté  de  méde¬ 
cine  de  Paris.  Voy.  Actes. 

l'niEU.É,  571. 

Tiiiroux  (A.),  669. 

Tiioingt,  51,  125. 

Tire-lait  ancien,  499. 

Tournier  (Émile),  317. 

Trousse  pour  l’imalyse  des 
urines,  7. 

Truc,  669. 

Trjq)anosomiases  animales  au 
Sénégal  (I41  maladie  du 
sommeil  et  les),  669. 

Tuhcradexx  (Formules  thé¬ 
rapeutiques  contre  les 
vomissements  des),  441. 

—  (Recettes  de  boidllons  et 
potages  poim  aifants),  161. 


Tuberculeux  (Indicationspra- 
tiques  pour  le  placement 
des),  163. 

Tuberculose  (Die  Klinik  der), 
IS3- 

—  (I41  cure  solaire  de  la),  529. 

—  en  Irlande  (Dutte  contre 
la),  153- 

—  pulmonaire  (Effluvation 
bipolaire  de  haute  fré^quence 
et  de  haute  tension  et),  571. 

—  (Société  d’études  scienti¬ 
fiques  sur  la),  531. 

Ulcérations  simples  du  col 
utérin  (Formules  thérapeu¬ 
tiques  pour  le  traitement 
des),  469. 

Ulcérine  Berger,  292,  394. 

Ultra-violets  (I,a  stérilisation 
des  eaux  potables  par  les 
rayons),  567. 

Unions  professionnelles,  585. 

Université  de  Toulouse  (I41 
reconstitution  des  blblio- 
tliéques  de  1’),  9. 

Urologie  (Traité  diirurgical 
d’),  181. 

Urologues  (Des  médedns),  69. 

Utilisation  des  ordures  ména¬ 
gères  comme  engrais  et 
comme  combustible,  175. 

Vaednation  à  Paris  (Service 
de  la),  681. 


Vaedne  (Bienfaits  de  la), 
caricature,  159. 

—  (Caricature  par  Dauniier), 
731. 

Van  Beneden  (commémora¬ 
tion),  585. 

Van  Cauwenberohe  (nécro¬ 
logie  du  Dq,  379. 

VAqUEZ  (H.),  611. 

Variétés,  265,  308,  387,  437, 
461. 

Variot,  469. 

Vasseur  (1,.),  231. 

Ventilation  du  Métropolitain 
de  Paris,  63. 

Vermifuge  poiu  enfants  (For¬ 
mule  d’une  pâte),  469. 
Verouidia,  338. 

Viande  crue,  308,  422,  686, 

742. 

—  (Recettes  pour  administrer 
la).  II. 

VIBERT  (Cil.),  725. 

Vie  (I,a  durée  de  la),  313. 

—  médicale  (Ua),  27,  53,  83, 
III,  137,  167, 195.223,  251. 
279. 307,  335.  363.  391.  419. 
447.  475.  503.  533.  559. 
587,615,653,  683,  711,  739. 

Vin  toni-cardiaque  (l^ormide 
du),  469. 

Vinaigre  (Fabrication  ména¬ 
gère  du),  135. 

Violence  (I^i),  369. 


Vires,  627,  725. 

Visites  sdeutiCques,  613. 
Vomissements  gastriques  (For¬ 
mules  thérapeutiques  contre 
les),  245. 

—  des  nourrissons  (Formules 
thérapeutiques  contre  les), 
469. 

—  des  tuberculeux  (Formules 
thérapeutiques  contre  les), 
441. 

Voyage  d’études  en  Scandi¬ 
navie,  681. 

Wagons-ambulances  des  che¬ 
mins  de  fer  fédéraux  suisses, 

483- 

Wassermann  aidant  à  la 
redierche  de  la  paternité, 
349- 

WEISS  (Georges),  97. 
WiCKHAM  (homuuige  au  D'), 

533. 

WiDAE  (Eeçon  d’ouverture  du 
professeur),  433. 

WiDMAN  (G.-F.),  529. 

Zomothérapie  pratique,  308. 
422,  742, 

Zona  (De  traitement  chinois 
du),  349. 

Zouave  Jacob  (Encore  le),  303, 

—  —  (caricature  par  Gill), 
299. 

ZUBER,  359.